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TEXTE INTÉGRAL


 † Dimanche, 1er janvier 1956

– Mimi : « En effet mon Dieu, je suis votre petite enfant gâtée mais ce n’est pas de ma faute, je sais que je ne mérite pas cela. Mais c’est vous mon Dieu qui m’avez gâtée par votre miséricorde infinie mais surtout par votre amour jusqu’à permettre que votre Divin Fils devienne mon Époux et dans votre grande bonté vous m’avez donné un directeur éclairé pour me guider, pour me conduire vers vous. Merci mon Dieu, j’ai tout reçu de vous, de votre grâce. Vous me comblez tous les jours de votre amour. Que puis-je espérer de plus sur cette terre. Cependant comme une enfant gâtée je ne suis jamais satisfaite, il me faut toujours plus. Et bien mon Dieu, je veux plus, je vous désire de plus en plus. Je ne peux plus vivre séparée de mon Bien-Aimé, de mon Époux, de mon Unique Amour. Je désire le ciel pour être avec vous et avec mon époux Bien-Aimé pour toujours sans oublier ma douce Maman du ciel.

Venez me chercher, je m’ennuie tellement de vous. Je désire le ciel non parce que je quitterai cette terre remplie de souffrances, je désire le ciel mon Dieu, uniquement pour vous aimer encore plus, pour vous consoler, pour vous adorer pendant toute l’éternité. C’est un besoin que je ressens de me donner à vous, de vous aimer ô mon Dieu si bon pour moi.

Je comprends ton amour pour moi. Je comprends le besoin que tu as de venir dans ma pauvre petite âme afin de la purifier, elle si misérable, remplie de misère, de défauts. Viens ô mon Bien-Aimé, viens avec ta grâce, avec ton amour miséricordieux, viens mettre de l’ordre dans notre petite demeure. Je t’en supplie augmente en mon âme ton amour, purifie mon âme et mon corps, accorde-moi s’il vous plaît la grâce d’aimer et pratiquer l’humilité. 

Apprends-moi à aimer et à bénir les croix et les épreuves de cette vie, à me soumettre avec pleine confiance entre tes bras puissants. Je sais que sans toi je ne peux rien, je ne suis rien. 

J’espère que 1956 sera l’année de ma sanctification puisqu’elle sera l’année de Dieu. Je m’offre à toi dès le début, fais de moi ce qu’il te plaira, j’accepte avec amour ta Sainte Volonté, j’ai confiance car je sais que tu m’aimes et que tu seras toujours près de moi car sans toi je ne peux rien, mais avec toi je peux tout. Tu sais mon Bien-Aimé qu’il y a beaucoup de travail à faire dans mon âme pour la rendre agréable à ton Père. Avant de penser à ma sanctification je dois d’abord penser à ma conversion. J’ai confiance que je l’obtiendrai car je sais que tu es toujours près de moi et aussi parce que j’ai confiance en mon directeur qui te représente. Depuis six ans qu’il me dirige il y a eu beaucoup de changements dans ma pauvre vie. »

– Jésus : En effet, ma chère petite épouse, regarde bien. Médite bien ce que nous avons fait, ce que nous faisons pour toi, pour ton âme, ton directeur et moi. Regarde avec les yeux de la foi.

L’amour humain a fait place à l’amour divin.

Le péché a fait place à la pureté.

La vie charnelle a fait place à la vie spirituelle.

Le confort, le peu de biens a fait place à la mendicité, à l’abandon des choses créées (même permises.).

Une vie sans but a fait place à un idéal, celui de sauver des âmes. 

Une vie perdue et inutile a fait place à une vie active à aimer Dieu et le prochain.

Une vie de jouissance dans le péché a fait place à une vie de joie intime dans la    souffrance et les croix.

Une vie d’orgueil, de vanité a fait place à une vie d’abnégation et d’humiliation.

Rappelle-toi de tes visites à l’hôpital durant toute l’année; de tes tentations, de tes petites crises morales devant ton directeur et de tes réparations devant lui. Rappelle-toi du geste ignoble de révolte, ton anneau béni. Souviens-toi de mon amour, des marques de miséricorde après cela.

Ma chère petite épouse Bien-Aimée, depuis six ans je suis heureux car ton directeur a fait du beau travail. Il a coopéré à l’œuvre de mon Père, il est digne de notre amour et de notre confiance, il nous procure de grandes consolations. Ma chère petite épouse je ne peux pas en dire autant de toi. Tu me donnes parfois bien des inquiétudes mais je t’aime quand même avec tes misères. »

– Mimi : « Comment voulez-vous mon Dieu que je fasse plus? Il me semble que je fais preuve de bonne volonté, je fais mon possible pour ne pas vous déplaire. »

– Jésus : Ma chère petite fille, as-tu fait preuve de bonne volonté mardi par ta gourmandise? Lorsque j’étais près de toi et te demandais de ne rien prendre? Pense aussi à ton geste ignoble de révolte, ton manque de confiance, ta désobéissance envers ton directeur qui me représente. Que fais-tu de ton orgueil caché? Après cela tu crois faire ton possible! 

En effet, ma chère petite épouse, il y a des jours où vraiment tu fais ton possible pour écouter la voix du démon. »

– Mimi : « Mon Dieu que je souffre d’entendre tes reproches. Après six ans de luttes, d’efforts. Pourtant j’ai fait souvent le ménage de ma petite demeure avec mon directeur. »

– Jésus : Oui, je crois que tu faisais le ménage mais il y avait le grenier où étaient cachés ton orgueil, ton manque de confiance, tes défauts. Tu n’as pas fini, tu vas découvrir bien des choses accumulées depuis tant d’années. Il a fallu le souffle de l’Esprit Saint pour soulever la poussière, il en reste encore. »

– Mimi : « Pourquoi mon Bien-Aimé ne pas me l’avoir dit il y a six ans, mon directeur m’aurait aidée davantage? »

– Jésus : Crois-tu que ton directeur aurait pu faire plus? Est-ce que tu l’as toujours laissé libre d’entrer dans ta petite demeure? Et moi-même pendant combien de temps ai-je attendu à la porte de ton âme sans recevoir de réponse. Combien de fois ton directeur se présentait devant ta petite demeure et la porte était fermée? Il ne pouvait pas même regarder par la fenêtre. Il y avait trop de saleté, trop de désordre.

Ma chère petite épouse, il y a six ans tu n’étais pas prête pour ce que j’attends de toi. Est-ce que tu demanderais à un nouveau-né de faire du ménage dans sa petite demeure? Après six ans tu commences seulement à te tenir debout. Tu ne sais pas encore marcher dans le chemin de la vie spirituelle. C’est pour cela que je t’ai choisi un directeur, un guide expérimenté, pour te conduire là où tu dois aller et où je veux. Donne-lui la main sans crainte, ferme les yeux et marche avec lui, il me représente, il ne peut pas se tromper, il sait ce que je veux dire. Tu ne comprends pas, peu importe. »

– Mimi : « Mon Dieu je vous demande pardon, comment ai-je pu agir de la sorte avec vous? Comment ne pas me rappeler vos bienfaits, votre miséricorde, votre amour? Mon Bien-Aimé, au nom de notre amour, ne regarde pas seulement mes misères, regarde aussi mon amour  pour toi malgré ma faiblesse, je t’aime, je reconnais mes péchés, mes misères, mes faiblesses, je sais que je suis lâche parfois devant la lutte, je sais que je te suis de loin dans le chemin de la perfection. Je sais que je suis aveugle et ne vois pas toujours tout ce que tu fais pour moi et j’oublie vite ce que tu as fait pour mon âme et ce que mon directeur fait pour moi et pour mon âme. Je reconnais comme je suis une ingrate après tant de preuves d’amour, que je suis une égoïste après avoir reçu de ton infinie bonté tant d’amour, de miséricorde, de grâces spéciales, de grâces de choix. Je constate de jour en jour que je ne suis rien. Mes péchés, mes fautes de chaque jour me rappellent sans cesse que je ne suis pas un ange, que ma pauvre nature n’est pas morte et malgré cela tu vois comme j’étais aveugle, je ne voyais même pas les défauts cachés dans le petit grenier de ma demeure. »

– Jésus :  « Ma chère petite fille, souviens-toi lorsque ton directeur soupçonnait ces défauts, qu’est-ce que tu as répondu sur ce sujet? Tu disais simplement avec un air désintéressé : « Je ne crois pas. » Pourtant il le savait bien! Comme il sait bien d’autres choses. Il sait ce que je veux de toi et ce que j’attends de toi. Pour le moment tu es encore trop petite pour comprendre. 

Ce n’est pas pour rien que je t’ai choisi un directeur qui connaît ce que je veux. Il connaît bien le chemin que tu dois prendre pour venir jusqu’à moi. Il a déjà passé par la même route. Il sait les obstacles, les dangers, les ruses du démon, les pièges. Il a beaucoup souffert. Il souffre encore, il souffre aussi à cause de toi, il veut tellement mener ta petite âme vers moi, aide-le, aie confiance, sois obéissante même sans comprendre. Il me représente.

Adresse à Dieu le Père.

− Mimi : « Ô mon Dieu infiniment bon, je te demande pardon. Laisse-moi pleurer sur ton épaule, je souffre tant. Vois ce que je suis, remplie de misère, et que cela te peine. Mon Dieu ayez pitié de moi qui ne suis rien qu’un atome entre tes bras puissants. Mon amour est si petit, si froid, si indifférent parfois, cependant mon Dieu tous ces petits riens je vous les offre et de plus je vous offre ma pauvre petite âme pour devenir votre petite hostie d’amour, pas une hostie que l’on offre simplement! Avec votre grâce je veux être une hostie d’amour consommée par vous. Oui mon Dieu dans votre amour, mangez-moi toute, toute afin qu’il ne reste plus rien pour la pauvre petite. Je sais mon Dieu que vous allez peut-être mal digérer la petite hostie que je vous offre, elle est si remplie de misère de mes péchés. Cependant j’ai confiance car ma douce Maman du ciel voyant vos malaises, vous donnera une dose du sang précieux de votre Divin Fils et tout rentrera dans l’ordre. Excusez-moi mon Dieu de vous parler de la sorte. Je vous parle comme une petite fille entre les bras de son père. 

Mon Bien-Aimé je te demande pardon, je te demande ton aide pour lutter contre mes défauts si nombreux.

Ô Esprit Saint éclaire-moi s’il vous plaît afin que je puisse voir l’horreur de mes fautes et que je puisse comprendre l’énormité de mes péchés mais que je comprenne surtout l’amour miséricordieux de mon Dieu, mon Créateur, mon Tout. »

– Jésus : Enfin, enfin, voilà ce que j’attendais de toi, que tu reconnaisses ce que mon amour a fait pour toi, ce que nous faisons pour toi. 

Enfant gâtée par l’amour et la grâce, enfant chérie de mon Père, enfant privilégiée de mon amour, de ma miséricorde comme Marie-Madeleine. Commences-tu à comprendre un peu ce que ton directeur fait pour toi mais surtout pour ton âme? Tu lui dois beaucoup, beaucoup. Sans le secours de ses prières et de ses sacrifices, de son dévouement inlassable, sans son abnégation au service de Dieu et des âmes, ton salut aurait été en danger. Il a toujours coopéré avec nous. Il sait ce que nous voulons de toi. Ne l’oublie pas, il a été choisi par moi et non par toi. Il a tous les droits pour diriger ton âme car il me remplace. Laisse-le libre d’agir en toi, c’est pour ton bien futur, donc sois-lui très obéissante et ne mets pas d’obstacle par ta petite volonté qu’il devra casser, par ton orgueil qu’il devra écraser. Qu’il prenne tous les moyens possibles, il faut maintenant que tu marches d’un pas rapide vers la sainteté car tu commences la dernière étape de ta vie, donc pleine confiance. Je t’ai confiée à lui, tu es en sécurité si tu es obéissante, humble, simple comme une toute petite fille.

N’écoute plus le démon, il est jaloux de ton directeur, écoute-moi bien, tu vas être encore surprise. Tu sais la gêne mal placée envers ton directeur pour lui parler, pour lui ouvrir la porte de ton âme, pour lui confier tes consolations, et nos entretiens et bien ma chère petite fille, au fond c’était de l’orgueil déguisé en gêne. Tu as agi de la même manière avec moi, ton Dieu. 

Pourtant c’est si simple de parler à un ami, à quelqu’un qui est attentif, qui sait comprendre, conseiller, consoler, diriger vers la perfection, vers la sainteté, qui veut ton bien, qui te respecte, qui aime ton âme pour l’amour de moi. Je t’en supplie, dis-lui tout, ton salut dépend de ton obéissance, de ta confiance. 

Il y a longtemps que j’attendais le moment où tu reconnaîtrais ce que mon amour a fait pour toi. Enfin tu reconnais tes fautes, tes faiblesses, tu admets que sans moi tu ne peux rien, que tu n’es rien, sois en convaincue. Tu es la faiblesse même c’est pour cela que tu dois écouter, obéir à ton directeur, même sans comprendre. C’est pour cela qu’à mon tour je t’indique tes erreurs, tes manquements, tes fautes. Je désire que tu répares immédiatement, même devant ton directeur, afin de te tenir dans l’humilité la plus parfaite. Crois-tu ma chère petite épouse Bien-Aimée que si je ne t’aimais pas je te parlerais de la sorte? C’est parce que je t’aime d’un amour infini, c’est parce je veux tout, je te veux rien qu’à moi, tout à moi, ton époux Bien-Aimé. Je veux tellement te purifier, te rendre agréable à mon Père. Je t’en supplie ne mets pas d’obstacles entre nous, entre notre amour par ton manque de confiance, par ton orgueil qui veut demeurer en toi, même sans t’en apercevoir, sans t’en rendre compte.

Ne te laisse pas abattre par ton ennemi, lutte avec moi et pour moi, mon amour est plus fort. Agis simplement avec ton directeur comme un enfant et non pas comme une grande demoiselle. Après tout qui es-tu devant moi? Devant lui? Il te connaît assez et depuis longtemps. Tu sais dans la vie spirituelle l’âge n’a rien à faire, une personne très âgée peut avoir l’âme d’un enfant, l’âme pure et le cœur simple. 

Maintenant, ma chère petite épouse, médite bien sur ce que je viens de te dire, fais part à ton directeur de cela. Encore une autre remarque : ne sois pas négligente en écrivant, forme bien tes lettres, surtout la lettre « T », pense à la croix. »

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Mercredi, 4 janvier 1956

Je méditais sur le travail des missions. 

–  Mimi : Quand je pense qu’avec mes prières remplies de distractions et mes sacrifices si petits que je n’y pense même pas, je puis aider les missionnaires dans leur apostolat car je veux sauver des âmes moi aussi. Je veux faire ma part. 

– Jésus : Certainement ma chère petite fille, tout compte pour moi, un atome offert par amour pour sauver des âmes m’est plus agréable que tout acte de vertu fait par devoir. Que fais-tu de la communion des saints, cela n’existe pas seulement dans le ciel. Sache bien que toute âme en état de grâce et qui malgré sa faiblesse de tous les jours, faisant preuve de bonne volonté, en acceptant tout par amour, en acceptant son devoir d’état par amour est une âme sanctifiée et commence sur la terre à rendre gloire à Dieu mon Père. Pense à la petite Thérèse de l’Enfant Jésus. »

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Jeudi, le 5 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, je désire que tu fasses bénir ton testament spirituel et après que tu le portes sur toi près de ton petit cœur. Médite-le tous les jours. Dans les moments les plus sombres, dans tes grandes tentations où ton esprit s’égare, où ton être semble mort, engourdi par le démon, place simplement ta petite main tremblante sur ton petit cœur et je comprendrai tout ce que tu veux me dire et tout ce que tu m’offres par ton petit testament. Je te défends de l’enlever pour aucune raison. J’attends beaucoup de ce petit testament spirituel. Porte-le précieusement sur ton petit cœur car au moment de ta mort il sera ton billet d’entrée pour le ciel. Ne doute pas de cela. »

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Vendredi, 6 janvier 1956

Mimi : Jour mémorable, j’ai fait bénir mon testament spirituel et je le place sur mon petit cœur rempli d’amour, pour lui, mon Dieu, mon Époux Bien-Aimé.

Pendant ma méditation sur la visite des Rois Mages auprès de Jésus :

– Mimi : Comme le voyage a dû être long pour eux! Ils ont marché des jours et des jours pour aller adorer Jésus-Enfant. Peut-être l’ont-ils vu simplement pendant quelques heures, et quand je pense que ce même Jésus est là présent en moi. Je le crois, il est dans ma pauvre petite âme et que, pour l’adorer, il ne me suffit qu’un seul acte d’amour, de volonté et d’esprit de foi. Comme je suis heureuse. C’est pour cela que je ne veux pas le quitter un seul instant et quand il m’arrive de le perdre par mes fautes de chaque jour, par mes préoccupations, par mon manque de confiance devant les épreuves, vite je fais mon possible pour le retrouver par des actes d’amour et de contrition. 

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, un jour je te regardais marcher, comme les Rois Mages tu me cherchais malgré ta vie de péchés. Tu souffrais, tu avais parfois de bons désirs mais ta chair était faible et dans le fond de ton petit cœur il y avait encore de l’amour. Un jour mon cœur ne pouvait plus contenir l’amour que j’avais pour toi. Je te voulais pour moi seul. J’ai eu pitié de toi. Je souffrais de te voir marcher seule dans une route déserte sans guide. Malgré tes bons désirs, ta bonne volonté, tu ne pouvais aller bien loin sans tomber, sans te perdre sur une route inconnue. C’est pour cela que je t’ai choisi un directeur. Qu’il soit ton étoile, ton guide sur la route de l’amour et de la souffrance, route directe du bonheur vers nous pour l’éternité. »

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Samedi, 7 janvier 1956

Mimi : Je me préparais à faire mon heure Sainte et tout de suite je disais à mon Bien-Aimé.

– Mimi : « Tu veux bien que je me place près de ton Divin Cœur? Laisse-moi reposer ma pauvre tête sur ton épaule. Comme il fait bon d’être près de toi, ô mon Amour Infini, mon Bien-Aimé. »

– Jésus : Ma chère petite fille, ne trouves-tu pas que les rôles sont renversés? C’est moi qui désire être consolé. – (Après un long silence.) – 

Tu veux bien maintenant que je me repose sur ton petit cœur, ce petit cœur que j’aime tant? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je m’excuse d’avoir choisi la première. Comme je suis égoïste, je te demande pardon, pauvre Jésus de mon cœur. Viens, je t’en supplie, viens reposer ta tête sur mon petit cœur.

Tu le sais bien qu’il est tout à toi et que je suis tout à toi pour toujours. Tu n’as pas besoin de permission pour venir te reposer dans ta demeure où je demeure. »

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Lundi, 9 janvier 1956

Mimi : J’avais des distractions et je regardais l’âne dans la crèche. Je me demande à qui il ressemble, son regard semble celui d’une personne.

– Jésus : Ma pauvre petite ne cherche pas si loin, car en ce moment tu lui ressembles, parce que tu agis comme un âne, avec tes grands yeux, qui regardent tout, tes oreilles tendues aux moindres bruits, ta bouche qui est incapable de me parler, avec ton cœur si froid, si indifférent devant moi.

Maintenant as-tu reconnu la ressemblance? Te reconnais-tu? N’est-ce pas que cela faisait un peu ton affaire d’avoir perdu cette page. Maintenant ajoute cet entretien aux autres. »

– Mimi : « Est-ce bien nécessaire mon Bien-Aimé que j’écrive ceci? »

– Jésus : Mais oui, ma chère petite, c’est même important pour te tenir dans l’humilité et te faire faire un acte d’obéissance. Crois-tu que je ne connais pas le fond de ton petit cœur? Cela te répugne d’écrire ceci…Fais-le par amour pour moi. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé en écrivant je ne fais pas seulement un acte d’humilité, je fais aussi un acte d’humidité car j’ai bien chaud!

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 Mardi, le 10 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, pour l’âme qui aspire à un idéal élevé, et pour s’offrir en holocauste, l’âme doit être purifiée comme l’encens.

L’encens doit être consumé par le feu et c’est seulement quand il devient cendres qu’il jette son odeur si agréable qui monte vers le ciel.

Pour l’âme c’est la même chose, c’est seulement lorsqu’elle a été purifiée par le feu de l’amour divin, qu’elle est devenue que cendres devant Dieu, que l’âme peut s’offrir et s’élever rapidement vers Dieu pour lui être agréable. Médite ceci. »

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Samedi, le 14 janvier 1956

Mimi : Ma chère petite viens faire une heure Sainte à l’église.

Satan : Non, ma chère petite, je préfère que tu assistes à la Sainte Messe et même je te permets de communier de nouveau, deux communions le même jour ce n’est pas trop pour une âme qui aime, tu m’aimes tant. Ne va pas confier tes doutes à ton directeur, il ne comprendrait pas l’amour que j’ai pour toi en ce moment. Mon amour n’est-il pas prêt à se donner à chaque instant? »

– Mimi : « Mon Dieu éclairez-moi s’il vous plaît, où est la vérité? »

J’ai confié à mon directeur mes doutes et il m’éclaira en m’expliquant bien d’où venait cette voix. Il me conseille de faire l’Heure Sainte et de ne pas écouter l’autre voix, qui me suggérait de faire une autre communion.

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Mercredi, le 18 janvier 1956

Mimi : Je souffre du cœur, je pouvais à peine respirer sans ressentir de vives douleurs.

– Jésus : Viens, ma chère petite épouse Bien-Aimée, viens me dire que tu acceptes cette souffrance car elle est un signe avant-coureur de notre rencontre. »

− Mimi : « Je lui demande : Est-ce ma mort qui approche? »

Pauvre nature humaine, je tremblais en lui demandant cela.

– Jésus : Non, ma chère petite, n’appelle pas cela la mort mais le commencement de ta vie avec moi, là notre union sera parfaite selon les désirs de mon Père.

Fais un acte d’humilité, va vers ton directeur, fais-lui part de ceci et profite de l’occasion pour mettre de l’ordre dans ta petite âme, il y a encore de la poussière dans le petit grenier. Parle-lui de ta gourmandise d’hier, il faut que tu répares. »

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Jeudi, 19 janvier 1956

– Jésus : Ne te préoccupe pas des douleurs que tu ressens au cœur, c’est simplement mon amour qui commence son travail.

Te souviens-tu hier, lorsque tu étais près de moi, tout près de moi, au moment où tu m’offrais plus, n’est-ce pas que mon étreinte était trop forte pour toi? Puis après ta douleur est devenue plus aiguë. Rappelle-toi du vendredi Saint 1953 où je t’apprenais à connaître ma sixième plaie. Puis le vendredi Saint 1954, les doux moments passés près de ma Sainte Face voilée. Puis le vendredi Saint 1955 où tu comprenais l’amour dans la souffrance. Puis viendra le vendredi Saint 1956 où tu connaîtras parfaitement l’amour de la croix, où je prendrai tout.

Ma chère petite, il y a longtemps que je te dis que tu dois mourir victime de mon amour, alors je te prépare chaque jour. La dernière étape de ta vie commence en 1956. Ce n’est pas par caprice que je voulais que ton directeur te prépare, compose et écrive pour toi un testament spirituel.

Souviens-toi de la petite prière du 13 novembre 1955, médite-la bien, n’oublie pas de méditer ton testament spirituel, c’est très très important. »

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Samedi, le 21 janvier 1956

– Jésus : Viens faire une heure Sainte, car il y a un malheur qui plane sur ta famille. »

  Mimi : À ma grande surprise, le jour suivant, ma sœur me téléphone pour me dire qu’il s’était passé quelque chose d’étrange. Sa petite fille était assise à étudier ses leçons quand tout à coup un bruit se fit entendre, la vitre de la fenêtre se casse, il y avait quelqu’un qui tirait avec une carabine, la balle a été retrouvée dans la maison, grâce à Dieu la petite n’a pas été blessée, elle a un choc nerveux.

– Jésus : Ma chère petite doutes-tu maintenant de mes demandes? Fais part de cela à ton directeur. »

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Dimanche, le 22 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, est-ce cela que tu appelles faire une heure Sainte? Voilà 10 minutes que tu es près de moi, tu es à moitié endormie, ton esprit est presque engourdi. »

– Mimi : « Je le sais bien mon Dieu, mais il fait si bon chez toi, puis tu as déjà dit : Venez tous à moi vous qui êtes fatigués, vous qui souffrez. Comme je souffre beaucoup et que je suis fatiguée c’est près de toi que je viens refaire mes forces, que je viens chercher le courage pour continuer ma route vers le ciel, vers toi mon Bien-Aimé. Près de toi je suis si heureuse, je me sens en sécurité, je profite de cette douce paix. »

– Jésus : En effet, ma chère petite épouse Bien-Aimée, savoure bien le temps où tu te trouves, je te laisse un peu de répit pour refaire tes forces. Le temps approche où tu vas commencer à faire tes premiers pas dans la mission que tu as choisie pour toi et qui te destine de toute éternité. Ne l’oublie pas, tu dois mourir victime de mon amour. »

– Satan : « Ma chère petite n’écoute pas cette voix, cette paix que tu ressens vient de moi et ce que tu entends vient de ton imagination. Vois comme je suis fort, je t’inspire à écrire ce que je veux, je t’inspire même des bonnes idées car, dans son aveuglement, ton directeur se laisse prendre. Il doute parfois, il est prudent, il est parfois craintif et demande de l’aide pour comprendre le sens de nos entretiens. »

– Mimi : « Où est la vérité? » 

– Jésus : Ma chère petite, si tu crois que tout ce qui t’arrive vient de toi ou si tu doutes de ma voix, c’est de l’orgueil sous une autre forme.

Pourquoi craindre, pourquoi me demander où est la vérité, pourquoi me demander un signe sensible? Ma chère petite, si tu désires un signe sensible je peux bien me retirer de ta vie et te laisser seule et si tout ce qui t’arrive vient de toi, tu constateras vite ce que tu es capable de faire. Je t’en supplie n’écoute pas la voix de ton ennemi, réfléchis bien. Es-tu capable de te donner des consolations dans la désolation? Es-tu capable de procurer la paix dans les tentations violentes? Es-tu capable d’avoir une seule bonne pensée dans la sécheresse spirituelle?

Es-tu capable de prier, de méditer, de m’aimer et même d’écrire lorsque je permets à ton ennemi de rester près de toi à certains moments pour t’éprouver, pour te faire mériter, pour sauver des âmes. Ma chère petite es-tu capable de répondre oui à toutes ces questions? Est-ce que je suis vraiment Dieu le Tout-Puissant pour toi? Si tu crois que je suis Tout-Puissant, pourquoi croire la voix maudite de ton ennemi? Prends-tu ton directeur pour un imbécile? Crois-tu qu’après six ans de direction, ton directeur ne te connaît pas? Pourquoi écouter les suggestions du démon? Ne te laisse pas conduire par tes impressions, méprise ton ennemi.

Va ton chemin, fixe ton cœur et ton esprit vers moi et non vers ton prochain pour te laisser distraire et préoccuper car cela est un obstacle à ce que je veux de toi et attends de toi. »

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Lundi, le 23 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite, viens faire une heure Sainte. »

Mimi : Je ne sais pas ce que j’avais, cela me répugnait de sortir. J’avais froid, je me sentais très fatiguée. J’aurais préféré me coucher et me reposer un peu. Puis me dirigeant vers l’église tout à coup une force mystérieuse me fit changer de direction et j’allais voir mon directeur. Je ne pouvais pas lui expliquer pourquoi j’étais là. Il en profite pour me parler de mon orgueil, il me parle clairement sur mon manque de confiance surtout dans les tentations. À ma grande surprise le temps pour faire mon heure Sainte est terminé.

– Jésus : Ne te trouble pas ma chère petite, ne te préoccupe pas. Je suis heureux quand même car la visite à ton directeur était nécessaire. Il a dit tout ce que je voulais te dire. Pense un peu, tu étais certaine d’aller à l’église. Qui a dirigé tes pas vers ton directeur? Ma chère petite, après les remarques, les reproches faits par ton directeur sur ton orgueil, avais-tu encore froid? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu sais bien que j’ai eu chaud et même très chaud. Je n’avais pas besoin de chaufferette je te l’assure. » 

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Mardi, le 24 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, sois très prudente, agis comme un gardien de nuit qui doit surveiller un édifice, il ne doit pas dormir, il doit être très attentif au moindre bruit et il doit surveiller spécialement l’endroit où se trouve caché le coffre-fort, les objets précieux car il est responsable. À toutes les heures il doit marquer sa présence. Fais de même, ton corps représente l’édifice, veille sur lui mais surveille surtout ton âme où je suis caché comme un trésor précieux. Sois très attentive au moindre bruit de la grâce, au moindre souffle de l’Esprit Saint.

Ma chère petite épouse Bien-Aimée, à chaque heure viens marquer ta présence dans mon Divin Cœur par des actes d’amour. Ton travail d’équipe sera plus complet. Pense à ton idéal qui est moi et les âmes; et moi je pense à ton idéal : à toi et à ton âme. Pour moi seul je veux tout. »

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Mercredi, le 25 janvier 1956

Mimi : Je regardais l’ostensoir, comme j’aimerais être la petite Hostie consacrée pour rendre gloire à Dieu.

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, ne cherche pas si loin. Par l’offrande de ton pauvre petit corps tu es devenue le tabernacle vivant et par l’offrande de ta petite âme, tu es devenue la petite Hostie consacrée par l’amour et la souffrance, par l’état de grâce tu habites continuellement chez moi en toi. Que je suis heureux, adore-moi présent en toi. »

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Jeudi, le 26 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, répare les irrévérences dans mon Église. Dans le temps des Fêtes, les gens arrivent avec les enfants et la première chose qu’ils font, ils se dirigent en toute hâte vers la crèche. Remarque bien que je ne blâme pas ceci mais j’aimerais mieux que les parents apprennent aussi aux tout-petits que je suis là présent sur l’autel au tabernacle. Qu’ils viennent en premier lieu me dire bonjour puis après qu’ils se dirigent vers la crèche, et fassent comprendre que c’est simplement mon image. Cela me peine beaucoup, parce que c’est un manque de délicatesse. Ils ont parfois plus d’esprit de foi devant la petite statue en cire que devant moi présent à l’autel.

En entrant dans un palais est-ce que les gens se dirigent tout de suite vers le portrait du roi sans aller d’abord le saluer puis lui offrir leurs hommages? Ne suis-je pas Roi dans mon palais à l’église? Répare, reste près de moi, répare aussi pour toi, oui pour toi. L’autre jour c’est à peine si tu as eu le temps de me parler, tu étais distraite en regardant les enfants devant la crèche. Tu me faisais penser à l’âne qui semble regarder le va-et-vient des enfants. J’aimerais bien que l’on corrige aussi l’expression des gens qui disent simplement : « Je vais voir la crèche. » J’aimerais mieux que l’on dise : « Je vais voir l’Enfant Jésus de la crèche » ou « Je vais voir la Sainte Famille dans la crèche. »

Ma chère petite, avec ton petit cœur sensible tu vas me comprendre. Ce n’est pas pour me plaindre que je te parle de cela, c’est pour te montrer le jugement des hommes comme il est parfois faux, comme leur esprit est étroit et je plains les petites enfants d’avoir une éducation religieuse mal commencée, mal dirigée. 

Crois-tu que si ces gens n’étaient pas si préoccupés, si distraits, ils commettraient ces irrévérences? Malgré tout j’ai pitié d’eux, de leur faiblesse. Pour me consoler dis-moi que tu acceptes de réparer, cependant demande l’avis de ton directeur. »

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Vendredi, le 27 janvier 1956

Mimi : Je suis si heureuse de travailler sous le regard de ma douce Maman du ciel. Comme je l’aime. Parfois en écrivant j’ai des distractions car je la regarde, je la trouve si belle, je m’arrête pour l’embrasser, pour lui dire que je l’aime, que je suis heureuse d’être sa petite fille.

– Marie : « Ma chère petite fille, écoute-moi bien. Si à chaque heure tu te recueilles quelques instants et pense aux souffrances et à la mort de mon Divin Fils en implorant miséricorde pour les pécheurs et les agonisants et en demandant la délivrance des âmes du purgatoire, la paix dans le monde, le règne de Dieu sur la terre, offre cette prière à Dieu en lui disant ceci :

« Père Éternel, mon Dieu, mon tout, par les mains de Marie Médiatrice de toutes grâces, faites miséricorde à ces pauvres enfants qu’elle aime tant, ces pauvres âmes et par le précieux sang de votre Fils Bien-Aimé, purifiez-les toutes afin qu’elles vous rendent gloire un jour dans le ciel. Je ne vous demande pour moi qu’une chose, augmentez mon amour pour vous seul, mon Dieu, mon tout. Mon Dieu dans votre amour infini protégez votre Église, le Saint Père et tous ses prêtres, ses missionnaires, donnez-nous de saints prêtres. Père Éternel je crois en vous, je vous aime et je vous remercie. Avec Marie, j’ai confiance et j’espère tout de votre amour. »

– Père éternel : « Ma chère petite fille, si tu es fidèle à cette pratique, je te promets de sauver des âmes et d’exaucer ta prière humble et confiante. 

Sois persévérante car je ne peux rien refuser à Marie, ma fille Bien-Aimée, qui intercède pour toi et ses enfants. Demande la permission à ton directeur pour dire cette prière, ne fais rien de toi-même. Tu lui dois obéissance. »

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Samedi, le 28 janvier 1956

Mimi : Je ne pouvais me décider à sortir, j’avais tellement froid. Mon Bien-Aimé me demande de faire une Heure Sainte à l’église.

– Jésus : Ma chère petite fille, ne pense pas à toi en ce moment, pense à moi dans ma petite crèche, pense aux âmes. Dans ma crèche crois-tu que j’avais chaud? J’ai enduré cela par amour pour toi, pense aux âmes, tes petits enfants d’adoption car malgré que je te considère comme une toute petite fille, comme une enfant gâtée par ton rôle d’épouse du Christ, tu dois avoir un cœur de mère pour tous. Pense aux âmes comme si elles étaient tes propres enfants. Je t’ai donné un cœur affectueux pour moi et les âmes. Pense à ce que j’ai enduré par amour pour toi. Crois-tu que j’avais chaud en regardant ton petit cœur si froid devant mon amour? Je n’avais pas de chaufferette moi comme une petite fille que je connais bien. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore des remarques. Je ne sais plus que faire? »

– Jésus : Ma chère petite fille, cette dernière remarque est pour te taquiner un peu, pour te faire sourire, pour t’apprendre à mieux me connaître. Je ne suis pas toujours un Dieu sévère, un Dieu gênant, un Dieu mélancolique, un Dieu triste.

Je suis avant tout un Dieu d’amour, de miséricorde et de charité, un Dieu de paix. Est-ce que l’amour en moi rend triste? »

Je suis le Bon Dieu, infiniment Bon, je ne suis pas un Dieu au regard sévère pour regarder toutes les laideurs des hommes, Je n’ai pas toujours les poings fermés, prêts à frapper à la moindre offense. Pourtant je suis si simple, si doux avec les petits et les humbles. Je suis toujours prêt à pardonner, j’ai les bras tendus pour les recevoir sur mon Divin Cœur, pour les bénir, pour les soutenir, pour les aimer. Regarde-moi sur la croix, mon cœur est ouvert à tous. Regarde-moi sur la croix, mes bras tendus pour les recevoir. Regarde-moi sur la croix, les yeux fixés vers le ciel pour implorer miséricorde.

Comprends-tu mon Amour? C’est comme cela que je veux que tu m’aimes, simplement. Je veux que notre intimité grandisse. Il y a des moments où tu te fais si petite, si simple, si humble que je souris en te voyant agir de la sorte. Tu es comme un tout petit bébé, gâté par la grâce, que l’on regarde avec amour et tendresse. Tout est si simple, si pur. Dans ces moments-là je suis si heureux, si heureux que si ce n’était de faire la volonté de mon Père qui est d’attendre, je viendrais te chercher tout de suite pour ne plus nous séparer.

Je t’aime, il y a des jours où mon cœur ne peut plus contenir mon amour pour toi, ma petite épouse Bien-Aimée. Vois-tu jusqu’où va mon amour pour toi? Je t’en supplie, augmente ton intimité avec moi, c’est si simple, si facile pour toi avec ta nature renfermée pour le monde. Être seule avec moi. Il y a des jours où tu me peines où tu sembles regretter d’avoir été simple, d’avoir eu une intimité plus grande avec moi. Pourquoi ne restes-tu pas toujours petite, simple et affectueuse avec moi? Je ne suis pas venu condamner l’amour, au contraire j’élève au premier rang l’amour pur. Ne suis-je pas le Dieu de l’amour? J’ai tout donné par amour. 

Pourquoi te gêner de parler d’amour avec moi, ton Époux Bien-Aimé, ton Dieu, ton Père, ton Ami? Ce petit cœur, si tendre, si affectueux, crois-tu que je ne le connais pas? C’est moi qui te l’ai donné. Je te connais si bien et je t’aime tellement ma chère petite, ma toute petite épouse Bien-Aimée. Oui je le connais bien ce cœur. Je sais qu’il est bien grand. Quoiqu’il soit grand à certains moments, c’est à peine si j’ai de la place, il est rempli d’affection pour les pécheurs, les agonisants, toute l’Église, les missionnaires, les malades, sans compter les préoccupations et le reste! »

– Mimi : « Tu sais bien mon Bien-Aimé que ce petit cœur est à toi pour toujours et si je donne l’hospitalité à toutes ces âmes c’est à toi que je pense car j’aime mon prochain pour toi, j’aime avec toi. Sois sans crainte, mon Bien-Aimé, je t’aimerai toujours, toujours. Tu as la première place. »

– Jésus : Ma chère petite fille, ne parle pas trop vite, ne sois pas trop certaine de toi, même pour m’aimer car je pourrais peut-être t’appeler un jour Pierrette de l’Évangile, tu te rappelles de Pierre, de ses paroles, de ses promesses. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais plus comment te parler, je veux être simple avec toi mais tu me fais encore des reproches. » (Je pleurais.)

– Jésus : Viens, ma chère petite épouse Bien-Aimée, approche, approche, ne pleure pas. Viens que je baise tes yeux pour sécher tes larmes car tu ne pourrais rien voir. Maintenant regarde avec moi ta phrase. « Sois sans crainte, je t’aimerai toujours, toujours », comme si tu étais capable de m’aimer toute seule, comprends-tu maintenant? Tu aurais dû dire : «  Avec ta grâce ou avec ton aide je ferai mon possible pour t’aimer toujours. » Vois-tu la différence? 

Sans moi tu ne peux rien, tu n’es rien, tu n’es pas capable d’une seule bonne pensée sans le secours de la grâce. Tu n’es pas capable de me prier, de penser à moi sans l’intervention de l’Esprit Saint. Ne l’oublie pas, tu ne peux rien, comme un petit enfant.

Jette-toi dans mes bras avec confiance comme un tout petit bébé, Je t’aime bien tu sais. Maintenant regarde-moi bien dans les yeux et fais-moi un beau sourire. C’est parce que je t’aime que je te parle de la sorte, Je te veux tellement belle, ton âme bien pure pour t’offrir à mon Père. Je ne veux pas avoir honte de t’avoir choisie pour épouse, c’est pour cela que je veux faire ton éducation spirituelle. Tu sais d’où tu viens et où tu dois aller. Cependant tu ne connais pas encore la route que tu dois prendre. Sois sans crainte, ton directeur sait ce que je veux dire, il la connaît bien cette route qui conduit vers moi. Avant de te quitter il faut que je te dise encore une fois que je t’aime bien ma chère petite Bien-Aimée, ma toute petite à moi, rien qu’à moi. »

– Mimi : « Merci mon Dieu, mon Bien-Aimé de ton amour. Mon Bien-Aimé pourquoi ne m’appelles-tu pas par mon surnom au lieu de mon nom, il me semble que notre intimité serait plus grande? » 

– Jésus : Je le sais bien ma chère petite que ton surnom te va bien car tu es encore si petite, mais je préfère le nom que tu as reçu à ton baptême. Quand j’appelle quelqu’un à mon service, je l’appelle par son nom. Je ferai de même au jugement dernier. Chacun sera appelé par le nom qu’il aura reçu au baptême, comme enfant de Dieu et de l’Église. Qu’auraient dit mes apôtres, Pierre si je l’avais appelé par un surnom par exemple Peureux? »

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Dimanche, le 29 janvier 1956

Mimi : Je me demande combien d’âmes ont été sauvées aujourd’hui.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’ai fait mon possible pour ne rien te refuser. »

– Jésus : Ma chère petite fille, pense donc à toutes les âmes que tu as peut-être perdues, cesse donc de demander pourquoi. Je sais tout, ne sois pas curieuse. Si tu étais aussi empressée, aussi curieuse pour découvrir tes défauts, tes fautes, je ne te ferais pas de reproches. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, il me semble que tu as quelque chose contre moi, pourquoi me parles-tu sur ce ton? »

– Jésus : Ma chère petite fille, en effet, je ne suis pas content de toi et mon Père est mécontent parce que tu ne cesses de demander des pourquoi : pourquoi les tentations? Pourquoi les consolations? Pourquoi je me cache? Pourquoi je suis près de toi? Pourquoi je te traite comme cela? Pourquoi ton directeur agit comme cela? Tu as toujours des questions à poser. Corrige ce défaut qui peine. Par tes pourquoi tu manques de confiance, de conformité à la Sainte Volonté de mon Père. Par tes pourquoi tu manques d’humilité. Par tes pourquoi tu manques à notre amour. Souviens-toi que mon Père est le Créateur du ciel et de la terre et le Souverain-Maître. À lui seul appartient le pourquoi de tout. Tu ne savais pas ma chère petite épouse Bien-Aimée, c’est ce qui nous peine le plus, le manque de confiance. Il ne faut jamais, jamais essayer de sonder les desseins et le Cœur de Dieu. Demande humblement à ton directeur de t’aider à te corriger. N’est-ce pas ma chère petite qu’il y avait bien des choses de cachées dans ton petit grenier? »

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Lundi, le 30 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, tu me rappelles souvent des personnages de l’évangile :

1) L’enfant prodigue, par ton retour vers moi.

2) Marie-Madeleine, par sa vie de péchés mais surtout par son amour, son repentir.

3) Pierre, par sa témérité.

4) Thomas, par son incrédulité. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je reconnais que je suis tout cela et que parfois je suis à tes yeux bien malade, infirme dans la vie spirituelle. Mon Bien-Aimé ne regarde pas seulement mes misères, regarde mon amour pour toi. Comme les personnages de l’évangile je m’approche de toi afin de mieux te connaître, de mieux t’aimer.

  1. Comme l’enfant prodigue, je cours vers toi ô mon Dieu, je me jette avec confiance entre tes bras de Père, entre tes bras puissants, prêts à me recevoir malgré ma conduite si méprisable.
  2. Comme Marie-Madeleine je m’approche de toi avec amour, avec confiance malgré mes péchés si nombreux, malgré ma vie remplie de misère; regarde mon amour, mon repentir.
  3. Comme Pierre j’ai été bien imprudente dans ma vie, je ne pensais qu’à moi, je ne pensais pas assez au petit rien que je suis entre tes mains.
  4. Comme Thomas j’ai été faible, combien de fois j’ai refusé de croire même lorsque tu étais sans cesse près de moi.

Je te demande pardon, mon Bien-Aimé. Ce n’est pas moi qui ai touché ton Divin Cœur pour croire, c’est toi mon Bien-Aimé par ton amour, ta miséricorde, par ta grâce, qui as touché mon pauvre petite cœur. C’est toi, ô mon Amour, qui as pansé cette plaie que j’avais depuis longtemps, oui cette plaie faite par le péché. Mon Bien-Aimé comme l’aveugle de l’évangile je veux te voir dans toute ta splendeur, je ne veux voir que par les yeux de la Foi pure, la Foi simple. Je veux te voir en toute chose comme mon Dieu, mon Tout, mon Unique Amour. Accorde-moi s’il vous plaît de voir mes péchés, mes misères telles que tu les vois. Accorde-moi aussi la grâce de rester aveugle à toutes les choses créées et au monde.

Fais que je marche comme une aveugle dans la vie spirituelle, que je marche avec amour, avec confiance, m’appuyant que sur toi et me laissant conduire par la main par mon directeur.

Mon Bien-Aimé, j’espère qu’à l’heure de ma mort tu te souviendras de moi comme du bon larron. Je serai certaine d’être près de toi sur la croix et un jour être près de toi dans le ciel pour toujours. »

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Mardi, le 31 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, reste petite, ne lutte pas contre ta petite nature affectueuse et simple. Laisse ton âme s’épanouir en moi, laisse ton cœur se dilater en moi. Si tu savais comme je t’aime, ma toute petite, lorsque tu te fais simple, petite comme un tout petit bébé. Ce que je veux de toi, c’est ton petit cœur tout entier et ton amour. »

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Mercredi, le 1er février 1956

Mimi : Je revenais de communier, je marchais très vite pour me rendre à la maison.

– Jésus : Ma chère petite fille, pourquoi marches-tu si vite, tu ne penses pas à moi qui suis présent en toi. Répare cette indélicatesse, ce manque de respect, marche plus lentement, fixe ton cœur et ton esprit vers moi, adore-moi en toi, parle-moi mais dis-moi surtout que tu m’aimes. Que dirais-tu de voir passer une procession et que le prêtre qui tient l’ostensoir entre les mains marcherait d’un pas rapide sans se préoccuper? Tu dirais tout de suite, il n’a pas de respect. Tu ressentirais de la peine de me voir traiter de la sorte par un de mes serviteurs. Il me semble t’entendre me dire : «  Pauvre Jésus de mon cœur, je veux réparer cette offense. Je veux t’aimer avec respect comme tu le mérites. » En ce moment qu’est-ce que tu fais? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon de ce manque de respect mais tu comprends ce n’est pas pour te faire de la peine que je marchais vite, j’étais nerveuse. »

– Jésus : Ma chère petite fille, je sais que tu étais nerveuse. Ce n’est pas tout à fait cela que je te reproche, c’est l’état de ton esprit, de ton cœur car tu étais si préoccupée que tes pensées marchaient aussi vite que tes pas. Si tu avais pris le temps de réfléchir, ton esprit aurait été calme et tes pas aussi. Pense donc plus souvent à cela, que tu es mon épouse Bien-Aimée, que tu es tout à moi, que ton âme est devenue une petite hostie consacrée et que ton corps est devenu l’ostensoir où tu demeures avec moi. »

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Jeudi, le 2 février 1956

À l’église.

– Mimi : « Mon Dieu, je crois, je vous adore et je vous aime.

Viens mon Bien-Aimé, viens réchauffer mon pauvre petit cœur si froid, il est aussi froid que mon corps. Comme je voudrais te consoler mais je ne suis capable de rien (grande tentation contre la foi.) Je t’offre mon petit cœur qui t’aime et qui désire t’aimer davantage. Je souffre en ce moment de ne pouvoir t’aimer comme tu le mérites.

Ô ma douce Maman du ciel, prête-moi s’il vous plaît ton cœur pour adorer, pour aimer mon Dieu, mon Créateur, mon Tout.

Mon Bien-Aimé, donne-moi asile dans ton Divin Cœur pour te parler cœur à cœur, regarde-moi comme tu as regardé Marie-Madeleine, les yeux dans les yeux, comme je regrette mes péchés qui vous ont tant offensé. Ô mon Dieu, humblement je vous demande pardon de mes ingratitudes, pardon surtout pour mon manque de confiance après tant de preuves d’amour. Comme j’ai été injuste envers vous mon Dieu, ô Bonté Infinie. Comment ne pas croire à ton amour? Je méritais l’enfer, tu me donnes le ciel. Je méritais d’être châtiée, tu viens me sauver. Je méritais d’être rejetée, tu viens me relever. Je méritais d’être méprisée, tu viens m’aimer. Je méritais d’être seule et abandonnée, tu me donnes ton Fils comme compagnon de vie, comme époux. Je ne méritais rien et tu me donnes tout.

Merci mon Dieu de tous vos bienfaits. Mon Dieu je vous en supplie sincèrement, ne regardez pas seulement mes besoins mais regardez aussi le fond de mon petit cœur qui vous aime et vous supplie d’augmenter en lui votre amour. Rien ne vous est impossible mon Dieu, ne rejetez pas ma prière humble et confiante. Mon Dieu je suis votre enfant qui souffre, qui pleure, qui vous demande pardon; pardon pour ma conduite si méprisable. Avec votre grâce et m’appuyant sur les mérites de votre Divin Fils, je ne veux plus vous offenser. Merci mon Dieu de votre amour miséricordieux.

Ma Douce Maman du ciel, laisse-moi pleurer sur ton cœur de Mère. Tu sais la cause de ma peine, aide-moi s’il vous plaît à me relever et à continuer ma route vers Dieu, vers mon idéal. Garde-moi bien entre tes bras comme ton enfant, protège-moi de mes ennemis, cache-moi dans ton manteau de Reine. Protège-moi comme tu as protégé ton Doux Jésus lors de la fuite en Égypte. Protège-moi de mes ennemis, des dangers, surtout du découragement. Je suis faible et je mets ma confiance en toi. Ô Vierge très pure, très humble, ô ma Mère, à ton exemple je veux aimer et plaire à Dieu, apprends-moi s’il vous plaît à aimer et à pratiquer l’humilité en toute chose. Comme toi je veux être la petite servante de Dieu, je veux le servir avec fidélité et à chaque jour redire avec toi mon fiat.

Comme le temps passe vite, je suis triste car il faut que je te quitte. Pourtant mon Bien-Aimé j’avais tellement de choses à te dire, je suis si bien dans le calme près de toi. Je demande à la lampe du sanctuaire de me remplacer pour te tenir compagnie. Que la mèche qui brûle soit le feu brûlant de mon petit cœur rempli d’amour pour toi et que notre amour se consume l’un dans l’autre, ô mon Dieu, mon tout. »

– Jésus : Merci, merci, ma chère petite épouse Bien-Aimée, tu as choisi la meilleure place pour me parler. N’est-ce pas qu’il fait bon près de mon Divin Cœur? N’est-ce pas que ton petit cœur si froid au début de l’Heure Sainte, s’est réchauffé bien vite auprès de mon Cœur Adorable, mon Cœur brûlant d’amour pour toi? Ma chère petite… à moi, rien qu’à moi pour toujours, je compte les jours où notre union sera parfaite. »

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Vendredi, le 3 février 1956

Mimi : Pendant mon Heure Sainte je regardais mon Bien-Aimé sur la croix.

– Mimi : « Pauvre Jésus de mon cœur, je t’en supplie, au nom de notre amour, viens te reposer près de mon pauvre petit cœur. Tu sais l’autre jour tu me disais que par mon rôle d’épouse du Christ je devais avoir un cœur de mère. En ce moment mon petit cœur a besoin de se donner encore plus, c’est toi que je veux consoler. Mon Bien-Aimé, je t’en supplie fais-toi tout petit comme un enfant afin que je puisse te bercer pour te prouver mon amour. Avec ma douce Maman du ciel je veux t’aimer encore plus. Comme je t’aime avec amour, avec tendresse. Je te regarde avec les yeux de la foi, avec mes yeux de petite mère. »

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, maintenant que ton rôle de mère près de moi est fini, tu veux bien que je te parle de choses importantes. Vois-tu jusqu’où va mon amour pour toi? Je prends plaisir à exaucer tes moindres désirs, tes moindres caprices comme si j’y suis obligé. Et toi que fais-tu parfois lorsque je te demande plus? Es-tu toujours empressée à exaucer mes désirs? Quand vas-tu finir par fixer tout ton cœur et ton esprit vers moi seul. Je me manifeste en toi par des grâces spéciales, par des avertissements, par des marques sensibles, par des grâces de choix.

Tu crois, mais lorsque j’arrive avec la croix, avec les épreuves, tu commences à douter et quand j’arrive avec les grandes tentations de toutes sortes, que je réserve à mes amis, là tu perds la tête, elle qui n’est pas solide d’avance, tu oublies tout. Tu te laisses distraire par ton ennemi, c’est cela qui me peine le plus. Tu ne comprends pas encore l’importance des grandes tentations. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore des reproches. » 

– Jésus : Ma chère petite fille, aimerais-tu mieux recevoir les reproches de mon Père? Tu es mieux d’accepter les reproches de ton vivant qu’après ta mort. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me demande quand nous allons nous entendre parfaitement. Je fais mon possible pour te plaire, pour servir Dieu comme je le peux, avec ce que j’ai, avec tout l’amour que j’ai. J’étais si heureuse de venir te consoler, de te tenir dans mes bras comme un enfant, comme un trésor, de te presser sur mon pauvre petit cœur rempli d’amour pour toi et voilà que tu profites de l’occasion pour me faire des reproches. Que veux-tu que je fasse de plus? Tu me dis que je ne comprends pas encore l’importance des grandes tentations et quand je cherche à comprendre et demande pourquoi, comme un enfant, tu me dis que je suis curieuse, que je dois marcher les yeux fermés sans comprendre. Je ne sais plus que faire, quoi penser… et je pleurais. »

– Jésus : Ma chère petite fille, ma Bien-Aimée, viens ne pleure pas comme cela. Maintenant es-tu bien près de mon Divin Cœur? Nous allons nous parler cœur à cœur. Vois-tu combien je t’aime malgré tout, enfant gâtée par mon amour, enfant privilégiée de mon Père. Crois-tu que j’agis ainsi avec tout le monde? C’est la même chose avec les grandes tentations, il n’y a qu’un petit nombre qui les reçoit. C’est cela que tu ne comprends pas. 

Ma chère petite n’est-ce pas toi qui as manifesté le désir de me voir petit comme un enfant, c’est ce que je fais. Je te parle avec simplicité, comme un enfant. Nous allons nous entendre le jour où tu auras tout donné, le jour où tu auras compris parfaitement mon amour pour toi. 

Le jour où tu accepteras les grandes tentations comme les consolations, par amour, tout ce que je veux de toi ma petite Bien-Aimée, c’est de l’amour. Tout ce que je désire recevoir de toi, encore de l’amour, tout ce que j’attends de toi, ce sont des preuves d’amour. Qu’il ne soit plus question que d’amour entre nous. Pense donc un peu à ceci : Moi le Dieu de l’amour, uni par un lien si pur à sa pauvre petite créature. À certains jours tu te demandes pourquoi je t’aime tant et moi à certains moments je me pose la même question. La réponse est toujours l’amour.

Ce petit cœur si affectueux, je le veux tout à moi, rien qu’à moi. Pendant ta petite retraite, tu regarderas spécialement dans ta vie, tes péchés, mais surtout ce que j’ai fait par amour pour toi. À chaque instant de ta vie je t’apporte une preuve de mon amour. Ton pauvre petit cœur que je tiens continuellement dans mes mains, que je place à certains moments près du mien et qu’à l’unisson nous rendons gloire à mon Père. Comprends-tu l’importance de mon amour? Sais-tu bien ce que cela signifie d’être aimée de moi, ton Dieu, ton Époux? Oui ma chère petite épouse Bien-Aimée, ma toute petite que j’aime tant à en rendre jaloux les anges. Eux ont l’avantage de me voir, de m’adorer, toi par l’état de grâce, par la Sainte Eucharistie, tu me possèdes tout entier, tu me donnes asile dans ta petite demeure où je suis si heureux d’être chez moi en toi. Mon amour ne te quitte pas un seul instant même quand je me cache pour éprouver ta foi, ta confiance, ton amour, ta fidélité. Si tu regardais bien sans te laisser préoccuper par ton ennemi tu me trouverais peut-être caché derrière la porte de ta petite demeure. Comme l’autre jour tu me cherchais au dehors, tu as jeté un coup d’œil rapide dans ta petite demeure, tu étais si troublée, tu n’as pas pensé à regarder partout, j’étais caché derrière cette croix, cette tentation. Il a fallu que ton directeur t’indique où j’étais. Je n’étais pas si loin. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce que tu parles comme cela à mon directeur? »

– Jésus : Mais non ma chère petite curieuse. Je n’ai pas besoin de toujours lui parler comme je le fais pour toi car j’aime mieux l’entendre me parler. À certains moments il est si simple, si affectueux avec moi que je me demande si je ne me suis pas trompé pour lui donner un cœur. Il a un cœur sensible comme celui d’une mère, il a un cœur affectueux comme celui d’une petite fille que je connais bien. Tu sais il a beaucoup souffert et souffre encore. Il a été tout de suite à la bonne école, lui. Il a appris à me connaître, à m’aimer, à me servir toujours dans la joie comme dans la peine, dans les consolations comme dans la désolation. Il y a bien longtemps qu’il a tout donné par amour pour moi et les âmes. Il comprend l’intimité de l’âme avec son Dieu, il comprend l’intimité de Dieu avec l’âme, il me connaît bien, Je le connais. Je connais son idéal, celui de sauver ton âme, de la conduire où je veux. Il sait ce que j’attends de toi, je l’ai placé pour cela, pour t’aider. »

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Samedi, le 4 février 1956

– Jésus : Ma chère petite, tu ne comprends pas encore la tentation. Tu crois que la tentation est une malédiction, au contraire elle est pour l’âme une bénédiction. Vois-moi en tout. Je suis plus près de toi dans la tentation que dans la consolation. Dans ces moments tu ne ressens rien, crois-le quand même que je suis là en toi. Si tu pouvais comprendre mon amour pour toi, même dans les tentations! Le jour où tu auras compris parfaitement ceci, là tu marcheras d’un pas rapide vers moi sans même t’en apercevoir. Fais une neuvaine à l’Esprit Saint avant de commencer ta petite retraite. J’attends beaucoup de cette retraite. Laisse tout, pas de préoccupations, pas de sorties inutiles, reste seule avec moi. Fais silence autour de toi, ferme les yeux aux choses créées, au monde. 

Ma chère petite fille, comment veux-tu parvenir à une victoire sans luttes. Dans les grandes tentations tu te laisses trop abattre par ton ennemi. Pourquoi ne fais-tu pas ce que je te demande de faire? Tu oublies tout. Pourquoi ne places-tu pas ta petite main tremblante sur ton petit cœur où je suis, près de ton testament spirituel? Tu es là, tu pleures, tu attends que ton directeur demande pour toi de l’aide, le secours du ciel. Fais donc un acte d’humilité dès le début, puis demande-moi de t’aider, demande à ton directeur de prier avec toi. Que dirais-tu d’un soldat qui devant un danger, devant son ennemi, resterait là à pleurer et à attendre que son commandant lui donne une poussée pour le faire avancer? Dans les tentations il faut que tu apprennes à lutter. Dans la vie spirituelle c’est comme à la guerre. Si tu n’avances pas vers ton ennemi avec confiance en Dieu, avec une arme solide qui est la croix, c’est ton ennemi qui avancera vers toi pour te détruire, pour remporter la victoire. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne comprends plus rien. Tu sais dans quel état je me trouve dans les grandes tentations. Je ne suis pas capable de rien. Tu permets ces tentations, pourquoi me dire sans cesse que je ne comprends pas et quand je veux faire mon possible pour comprendre tu me fais des reproches? Mon Bien-Aimé tu n’as jamais fait autant de reproches à Marie-Madeleine après sa conversion. »

– Jésus : Ma chère petite fille, c’est vrai, je n’ai jamais eu besoin de faire des reproches à Marie-Madeleine parce que dès le début elle m’a aimé, elle a été humble, elle a été repentante, elle a été fidèle, elle a tout donné par amour. Elle avait confiance. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, si tu savais comme j’ai le cœur gros, comme j’ai de la peine. Pourquoi es-tu comme cela, toujours des reproches, surtout depuis 1956. (Je pleurais.) Tu le sais que je t’aime, que j’ai confiance en toi. »

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, tu as le cœur gros, tu as de la peine, moi aussi je souffre car tu sembles ne pas comprendre mon amour pour toi. C’est par amour que j’agis de la sorte, c’est par un privilège spécial que je te parle. Le temps approche où tu dois commencer ta mission, où tu dois exécuter les ordres de mon Père, où tu dois accomplir ce que mon Père attend de toi de toute éternité. Ne l’oublie pas, tu es mon épouse, tu dois me suivre, prendre le même chemin pour aller à mon Père. 

Ma Bien-Aimée, il faut que je t’aide, il faut que je te purifie, il faut que je te prépare, il faut que je te fortifie, avant le grand jour, car tu dois mourir victime de mon amour, ne crains pas, ne pleure pas. 

Je comprends ta petite nature humaine, ton hésitation devant un fait non accompli. Moi-même j’ai eu un moment de faiblesse dans mon agonie.

Ma Bien-Aimée, au nom de notre amour, je te promets de toujours être présent en toi dans notre petite demeure. Crois cela quoiqu’il arrive, je serai toujours avec toi en toi! Par un privilège spécial je vais t’exaucer et permettre que ton directeur soit près de toi dans ton agonie et par le signe de la croix il remettra entre mes bras ta petite âme que mon Père lui avait confiée et que moi je lui avais prêtée. Il a beaucoup fait pour ta petite âme, elle lui a coûté cher mais il recevra sa récompense au moment de ta mort. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’ai peur, j’ai le frisson en écrivant cela. »

– Jésus : Ma chère petite fille, tu n’as que cela, moi j’avais des sueurs de sang devant ma mort. Ma chère petite, je sais que tu ne comprends pas. Ne cherche pas à comprendre pour le moment. Fais-moi confiance. Crois ce que je viens de te dire, c’est tout. En lisant ces lignes ton directeur comprendra tout. Après ta petite retraite, tu ne me demanderas plus le pourquoi des choses ni ce que signifie cette phrase. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu m’entoures de mystère. Moi qui suis déjà craintive, faible, j’ai peur et parfois je tremble déjà. »

– Jésus : Ma chère petite fille, ma Bien-Aimée, ma chère petite Pierrette, car en ce moment tu me fais penser à Pierre. Tu fais bien d’avoir peur de toi-même. Alors avec confiance, avec amour, jette-toi dans mes bras, dans les bras de ton Bien-Aimé. »

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Dimanche, le 5 février 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme le tableau est noir. »

– Jésus : Ma chère petite fille, ma Bien-Aimée, tu ne regardes que les ombres. Sois patiente, attends que l’Esprit Saint mette de la lumière sur ce petit tableau. Laisse à mon Père le choix d’y placer lui-même les sujets, les personnages. Moi je placerai la couleur, je ferai les retouches, j’ajouterai ce qui manque pour en faire un chef- d’œuvre. Pour le moment ton directeur met la couche de fond. Sois sans crainte, le travail délicat, je le ferai, afin de terminer ce petit tableau le plus vite possible. Après ta mort, ce petit tableau que tu vois aujourd’hui en noir sera peint en blanc, symbole de la pureté et en rouge, symbole du martyre. Je mettrai en relief l’amour, le ciel sera bleu, tu le verras de tes yeux. »

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Lundi, le 6 février 1956

Mimi : Je repassais une robe un  peu vite, j’avais hâte de finir.

– Jésus : Ma chère petite fille, fais ton travail avec soin comme si tu recevais un salaire. Pense que tu travailles pour moi. Ma chère petite épouse Bien-Aimée, si c’était ma tunique que tu repassais, irais-tu aussi vite pour travailler? Sans te préoccuper des plis? Fais ton travail avec amour pour moi et les âmes. Mets de la perfection dans les moindres petites choses, puisque tout est à moi et que tu m’offres tout. »

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Mardi, le 7 février 1956

 À l’église.

– Jésus : Tu sais ma chère petite épouse Bien-Aimée, qu’une âme qui veut entreprendre de marcher dans la vie spirituelle n’est pas à l’épreuve des tentations. Au contraire, plus l’âme marche dans la vie spirituelle, plus elle doit redouter son ennemi, plus elle doit être convaincue de sa petitesse, de sa faiblesse, de son ignorance, de ses infirmités dans la vie spirituelle. Les défauts existent toujours même ils sont plus à redouter, plus à craindre car l’âme se croit parfois en sécurité et cette opinion qu’elle a de se sentir un peu à l’abri la fait tomber dans les pièges de son ennemi. 

Ma chère petite fille, la vie spirituelle ne veut pas dire une vie sur terre remplie de délices, une vie de paix, une vie sans soucis, sans épines, sans croix, une vie sans épreuves, une vie qui serait presqu’un ciel sur la terre. Non, ma chère petite fille, ma Bien-Aimée, tu sais la vie spirituelle est avant tout une vie remplie d’amour, de confiance, d’abnégation, de conformité à la Sainte Volonté de mon Père. C’est une vie de luttes, de combats mais c’est aussi une vie de victoire et de paix. Il ne faut pas être surprise, tu sais dans la vie spirituelle, les défauts demeurent tous les mêmes quoique l’âme fasse son possible pour les détester, les combattre.

Elle ne doit s’appuyer que sur Dieu, sur la Grâce, sur les inspirations de l’Esprit Saint, sur les sacrements, sur l’obéissance aux supérieurs. Elle doit être convaincue et elle doit reconnaître qu’elle ne peut rien, qu’elle n’est pas capable de rien sans le secours de la grâce et l’aide de Dieu. »

À certains moments la tentation est plus grande, plus forte pour cette âme que pour d’autres, parce que sans la vie spirituelle, l’âme doit être complètement purifiée et l’humilité en est la base.

Il y a parfois dans cette âme beaucoup de défauts, d’imperfections, c’est pourquoi le démon se tient là à chaque instant, il est plus attentif au moindre manquement, au moindre signe de faiblesse de cette âme. Pour éprouver ces âmes, je permets, je me cache pour un certain temps pour m’assurer de leur fidélité, de leur amour, de leur confiance en moi, rien qu’en moi.

Ma chère petite épouse Bien-Aimée, le comprends-tu maintenant pourquoi je te demande plus? C’est pour cela que je veux t’aider à comprendre la vie spirituelle. C’est pour cela que je t’ai confiée à un directeur éclairé, un guide certain et qui ne tremble pas devant l’effort, devant la lutte, devant l’ennemi. Il connaît bien la route, ce chemin qui conduit vers moi. Il y a encore beaucoup de poussière dans ta petite demeure.

J’ai hâte que tu fasses ta petite retraite, ton petit ménage avec ton directeur. Sois confiante et marche sans crainte même sans tout comprendre. Ne me demande plus le pourquoi des choses, ne pose plus de questions inutiles à ton directeur, cela pourrait devenir de la curiosité spirituelle, de l’incrédulité. Puis dans les moments de sécheresse spirituelle ne néglige pas tes prières, tes méditations parce que cela pourrait devenir de la paresse spirituelle.

Demande-moi sans cesse d’être préservée de l’orgueil spirituel c’est le défaut que je hais le plus, que je déteste parce qu’il est le plus dangereux, le plus à redouter pour l’âme qui veut avoir un idéal élevé. 

Il est aussi à craindre surtout de mes âmes consacrées. Que ton directeur prenne tous les moyens pour te garder, pour te tenir dans l’humilité. Laisse-le libre, reste toute petite entre mes bras. D’abord tu sais ce que tu es devant moi et d’où tu viens. Ton directeur aussi te connaît bien, après moi il n’y aura personne, sauf ton directeur qui connaîtra le fond de ta petite âme. » 

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Dimanche, le 19 février 1956

Mimi :  Visite chez ma sœur. Je ne sais pas ce que cela veut dire, ce que je ressentais, je ne pouvais me décider de sortir.

Mimi : « J’ai fait ce que tu désirais mon Bien-Aimé et ce que mon directeur me demandait de faire. »

Il y a longtemps que la voix me demande de me rendre chez ma sœur et voici ce qu’elle me demandait de faire :

……. « Ma chère petite fille, je désire que tu te rendes chez J… prends la médaille de la Sainte Vierge que tu portes sur toi, applique-la sur la jambe malade. Au début récite l’acte d’humilité, prie avec confiance ta douce Maman du ciel. »

Je ne savais pas d’où venait cette demande. Enfin je me décide d’en parler à mon directeur qui me demande de faire ce que la voix m’avait demandé. Puis avant d’appliquer sur sa jambe malade la médaille de Marie, Reine des Cœurs, je me suis recueillie quelques instants sans que cela paraisse et j’ai récité l’acte d’humilité avec confiance.

Après à l’église, près de la statue de la Sainte Vierge.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, Reine des Cœurs, je te confie cette âme, ce corps malade. J’ai confiance que tu peux faire quelque chose pour elle, pour la soulager si c’est la Sainte Volonté de Dieu. Avec l’aide de Dieu je m’offre à sa place pour souffrir.

Tu sais ce que c’est qu’une famille où la mère est malade depuis au moins 20 ans. Écoute la prière confiante de ta pauvre petite fille. C’est à ton cœur de mère que je m’adresse, j’ai confiance en toi. Je sais que tu as tous les pouvoirs sur le cœur de Dieu et je sais qu’une maman ne peut rien refuser à la prière de son petit enfant qui demande avec confiance, avec amour et qui laisse parler son petit cœur si affectueux. Nous commençons une neuvaine à Marie, Reine des Cœurs.

Ma douce Maman du ciel je ne puis rien faire de plus que de prier, d’attendre avec confiance l’heure de Dieu et je compte sur toi pour intercéder, pour toucher le cœur de Dieu. Médiatrice de toutes grâces, que j’ai confiance en toi, en ton amour, ayez pitié de nous, vos pauvres enfants. »

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Dimanche, le 26 février 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, voilà une demi-heure que je suis là, tu ne m’as pas encore dit que tu m’aimes. Je ne reçois que des reproches. »

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, c’est comme cela que je te prouve mon amour en t’indiquant tes erreurs, tes manquements, tes défauts, tes faiblesses. Tu as un idéal élevé, celui de sauver des âmes. Parce que je t’aime, je veux t’aider à comprendre la vie spirituelle. Pour bien la comprendre et l’aimer il faut comme base l’humilité, la confiance, l’obéissance. Tous ces actes pratiqués par amour et avec une ferme conformité à la Sainte Volonté de mon Père. Est-ce que tu pourrais construire un édifice solide sur une base de boue? Cela ne prendrait pas de temps pour que l’édifice s’écroule. C’est ce qui arrive aux âmes qui veulent bien marcher dans la vie spirituelle mais à leur manière. Elles veulent bien pratiquer l’humilité mais ne jamais être commandées, ni être critiquées, ni être contrariées, tout  avoir, garder leur volonté propre. Elles veulent bien avoir la confiance mais elles sont toujours inquiètes, toujours préoccupées par toutes sortes de choses qui ne regardent que moi. Elles vivent sans cesse dans la crainte, elles veulent bien pratiquer l’obéissance mais ne jamais recevoir d’ordres surtout des supérieurs.

Comment veux-tu bâtir un édifice solide sur une base semblable? Examine-toi bien, tu es du nombre de ces âmes, aux désirs si grands et aux forces si petites. Tu vois ma petite fille que mes reproches sont plus doux. Par délicatesse j’ai parlé au pluriel pour ne pas trop te gêner mais tu sais, entre nous, c’est à toi que je pensais le plus en disant cela. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te remercie de ta délicatesse pour m’indiquer mes défauts. Entre nous, j’aime mieux les recevoir directement, c’est plus facile de les reconnaître et notre intimité est plus grande. Mon Bien-Aimé, je n’ose plus lever la tête vers toi, je ne sais plus comment te parler. Je marche presque toujours la tête basse, il me semble toujours que je vais recevoir un coup, et quand tu gardes le silence, c’est mon directeur qui te remplace parfois. Après cela mon Bien-Aimé, tu me demandes de marcher les yeux fermés, sans crainte, je ne sais plus que faire pour te plaire. Comme je me sens petite, comme je suis faible, je ne peux même pas marcher. Mon Bien-Aimé regarde ta petite fille qui se traîne à tes pieds comme un tout petit bébé. »

– Jésus : Mais oui, ma chère petite fille, ma Bien-Aimée, c’est pour cela que je dois avoir sur toi une surveillance étroite. Je veille sur toi comme une maman veille avec plus d’attention sur le plus petit qui est faible et qui commence à se traîner. Elle n’exerce pas autant de surveillance pour l’aîné car les dangers sont plus grands pour le tout-petit. Tu fais bien de baisser la tête en ma présence mais j’aimerais mieux que tu la baisses parfois devant les gens. Après tout ma chère petite qui es-tu pour marcher la tête haute?

Ma chère petite fille je suis heureux d’apprendre que tu reconnais que ton directeur me remplace pour te tenir dans l’humilité, tu ne m’apprends rien. C’est moi qui lui ai demandé de m’aider. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu ris encore de moi…. (Et je pleurais.) »

− Jésus : « Mais oui, ma chère petite orgueilleuse, si sensible, je ris de toi. C’est tellement drôle de te voir agir de la sorte, tu es comme un vrai petit bébé gâté. Je ne suis pas seul à rire. Vas-tu avoir chaud si je te dis que ton directeur va rire en lisant cela? Ma chère petite fille ne me reproche pas de rire de toi. Tu m’as assez fait pleurer dans le passé. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon, aide-moi s’il vous plaît à me corriger de mes défauts qui te font de la peine. Avec ta grâce je veux à l’avenir te consoler. Tu sais que je t’aime, faisons la paix, donne-moi la main et tu veux bien que je te baise le front. »

– Jésus : Ma chère petite fille, est-ce qu’il y avait une guerre entre nous? J’accepte bien ta petite main mais j’aimerais mieux ton petit cœur. Tu me demandes de faire la paix, c’est ce que nous voulons faire, ton directeur et moi. Nous voulons te donner la paix de l’âme, une paix solide et durable qu’en moi, une paix dans l’amour et la confiance. Que vas-tu faire maintenant, accepter ou refuser. »

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Lundi, le 27 février 1956

Chez le médecin

– Mimi : J’attendais mon tour pour voir le médecin. Je ne pouvais attendre plus longtemps parmi ces gens. Je ne puis comprendre ce que j’avais, j’avais peur. Je ressentais une répugnance, du dégoût.

– Jésus : Ma chère petite, pourquoi avoir du dégoût, pourquoi avoir de la répugnance pour ces pauvres gens? Si tu savais comme je les aime tous sans exception. C’est pour eux que je suis venu, que je suis mort pour les pécheurs, les malheureux, les malades, pour ceux qui souffrent. Ne regarde pas seulement leur corps, regarde aussi leur figure marquée par la souffrance morale et physique mais regarde surtout leur âme. Prie pour chacun d’eux, regarde-les comme tes enfants; souffre pour eux! Regarde-moi en chacun d’eux. J’ai pitié de la foule. Médite cette parole : « Vous qui souffrez, venez tous à moi. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comment peux-tu me demander de rester calme, insensible devant tant de souffrances, devant mon prochain, de l’aimer comme toi? Mon Bien-Aimé, regarde celui qui est devant moi, il ne cesse de me regarder, j’en ai peur. Il a un regard furieux, j’en ai mal au cœur. Quand je pense qu’il faut que je l’aime aussi comme si c’était toi. Mon Bien-Aimé je fais mon possible pour essayer de te voir en lui, je ne suis pas capable de trouver l’ombre d’une ressemblance. Toi au regard si bon, si doux, si affectueux, non ce n’est presque pas possible. Mon Bien-Aimé l’as-tu bien regardé? »

– Jésus : Et toi, ma chère petite, as-tu bien regardé son âme? Mais oui, ma chère petite épouse, c’est à ton cœur de petite mère que je m’adresse. Il faut que tu l’aimes et même plus que les autres, il faut que tu pries davantage pour lui, il est si malheureux. Sais-tu pourquoi il te regarde, d’abord parce que tu es devant lui, puis tu parais calme, ton sourire lui donne la confiance. Regarde-le bien, c’est si peu pour toi un sourire, un jour tu le rencontreras et tu comprendras pourquoi je voulais que tu l’aimes davantage.

Ma chère petite, tu avais mal au cœur en regardant ces pauvres gens et moi ma chère petite fille pendant combien de temps j’avais la nausée devant toi, devant ton âme infectée par le péché et ton corps qui tombait en pourriture. Lorsque je t’ai ramassée dans la boue du péché tu sentais déjà le cadavre. Je n’ai pas pensé à moi dans ce moment-là, j’ai pensé à toi, à ton âme. 

Je t’aimais, Je t’ai placée sur mon cœur pour ensuite te confier à ton directeur afin qu’il prenne soin de ta petite âme qu’il doit me remettre purifiée. Par pure bonté, par une grâce spéciale je t’ai donné un directeur, je l’ai placé pour t’aider, pour me remplacer. Par un privilège c’est lui qui t’assistera dans ton agonie et qui me remettra ta petite âme. Tu crois que le pauvre malheureux te regarde avec des yeux furieux. Pauvre petite, si tu savais comme il souffre, lui aussi il n’a personne pour lui aider. C’est pour cela que je veux que tu l’aimes et pries pour lui, pour son âme, donne-lui un sourire. Ma chère petite fille, crois-tu que ton regard est doux et limpide quand tu traverses une crise morale? Si les gens te voyaient avec ce regard furieux, cette haine dans les yeux, ce sont eux qui auraient peur de toi. Fais un acte d’humilité, demande à ton directeur ce qu’il en pense dans ce moment-là. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme il faut que mon âme soit bien méchante dans ce moment-là pour que mes yeux reflètent l’horreur. Il paraît que les yeux sont le miroir de l’âme. Comment mon âme peut-elle être aussi laide, aussi méchante? »

– Jésus : Ma chère petite fille, il ne faut pas confondre. Saint Thomas d’Aquin prétend que les yeux sont le miroir de l’âme, cela n’est qu’au figuré, ce n’est pas parole d’Évangile. Je dis que ton regard change, devient furieux par la tentation. Je n’ai pas parlé de ton âme quoiqu’elle soit troublée par la tentation, par la présence de ton ennemi. Je permets cela, je suis toujours là en toi, je dors comme dans la barque de Pierre. Pense à cela ma petite Pierrette, je t’aime malgré tout. »

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Jeudi, 1er mars 1956

– Jésus : Tu n’as pas beaucoup prié pour tes enfants aujourd’hui, tu es trop préoccupée. Que dirais-tu d’une mère de famille qui aurait beaucoup d’enfants, parmi ces enfants des malades, des infirmes, des malheureux, des affamés et qui passerait toute une journée sans se préoccuper d’eux, les laissant seuls? C’est ce que tu as fait aujourd’hui. Comment comprends-tu ton rôle d’épouse du Christ?

Heureusement que je suis là à chaque instant, que je pense à tous mes enfants. S’il fallait que j’attende après toi pour sauver des âmes, aujourd’hui j’aurais attendu longtemps. Que dirais-tu si j’agissais de la même manière avec toi? Mets donc une bonne fois pour toute ton orgueil de côté. Tu n’aurais plus de préoccupations. Tu sais ce que je veux dire, sois humble, simple avec ton directeur, je l’ai placé pour t’aider. »

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Jeudi, le 8 mars 1956

Mimi : Je regardais tomber la neige, comme c’est beau.

– Mimi : « Comme tu es grand et puissant. Mon Dieu, je t’aime et je t’adore. Avec chaque flocon de neige je t’offre des actes d’amour, de reconnaissance, de contrition parfaite pour moi et les âmes. »

– Jésus : Ma chère petite fille, tu crois en ma présence parce que tu vois. Calcule chaque instant depuis ta naissance où mon amour descendait sur toi comme ces flocons de neige mais tu ne me voyais pas toujours. »

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Vendredi, le 9 mars 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, je permets ces tentations pour te tenir dans l’humilité pour te faire expier tes péchés et aussi pour te faire mériter, pour sauver des âmes. Crois-tu ma chère petite fille que si c’était toi qui provoques ces tentations, qui te mettent dans cet état, comme le démon voudrait te le faire croire, crois-tu que ton directeur ressentirait les mêmes effets? Il est assez éclairé, il te le dirait tout de suite, car tu sais ma chère petite épouse Bien-Aimée, par un privilège spécial, je permets que ton directeur ressente les mêmes effets que toi. Ne doute pas de ceci. Il souffre autant que toi dans ces moments-là parce qu’il est témoin de bien des choses qu’il ne peut t’expliquer car tu es trop petite et tu ne connais pas l’importance de tout cela. Cela l’éclaire davantage sur ce que j’attends de toi. Je sais que tu ne comprends pas ce que signifient ces paroles, peu importe, lui va comprendre. Parfois nous avons un code secret à ton sujet petite curieuse. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais plus comment faire pour te parler. Tu me répètes sans cesse que je ne comprends pas et quand je cherche à comprendre tu m’appelles curieuse. Mets-toi à ma place. » 

– Jésus : Ma chère petite fille, je ne veux pas me mettre à ta place un seul instant parce que je manquerais de confiance à mon Père. Je ne te demande pas de tout comprendre, tu ne serais pas capable sans une grâce spéciale de l’Esprit Saint. Pour le moment tout ce que je te demande c’est de comprendre mon amour pour toi, c’est tout. Tu ne comprends pas la valeur des tentations, demande à ton directeur des explications. »

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Samedi, le 10 mars 1956

Mimi : Je me préparais à écrire. 

– Jésus : Non ma chère petite, va faire une heure Sainte à l’église. Viens refaire tes forces près de moi. »

Mimi : Je ne savais que faire, écrire ou faire une heure Sainte.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce bien toi ou l’autre qui me demande de faire l’heure Sainte? Que veux-tu que je fasse pour te plaire? »

Pas de réponse. Alors je me dirige vers l’église pour faire l’heure Sainte. Voilà déjà une demi-heure que je suis là et le démon me tourmente sans cesse, je ne puis pas prier, je souffre beaucoup par toutes sortes de tentations contre la foi, contre la miséricorde infinie de Dieu. Mon esprit est tourmenté par des blasphèmes, par des fantômes impurs, par des actes de révolte contre la Volonté de Dieu. Je tremble à la seule pensée de faire ma petite retraite demain. Une voix me dit : «  Va vers ton directeur, va te faire bénir car tu as une grande épreuve à passer. »

– Satan : « Non ma chère petite fille, n’écoute pas la voix de ton ennemi, il veut que tu déranges ton directeur pour si peu. Tu aurais dû venir aux heures de confession. »

– Mimi : « Mon Dieu, que faire? »

– Satan : « Ne va pas confier à ton directeur tes doutes, il est fatigué de toi, il ne comprend pas l’état de ton âme, il ne peut plus rien faire pour toi, pour ton salut. »

Mimi : Je ne pouvais plus lutter. Je fais part à mon directeur de tout ce qui se passe en moi. Il a bien examiné la situation, il me rassure en me disant :

– Mon directeur : « Vous allez tout offrir pour sauver des âmes. »

Puis il me demande de me mettre à genoux pour me bénir. Mon ennemi était près de moi, je ne sais pas pourquoi j’ai agi de la sorte mais j’ai refusé de mJe souffrais beaucoup, je ne pouvais plus l’entendre parler, j’avais hâte de partir, j’avais chaud, je ne pouvais même pas le regarder sans ressentir de la haine, du mépris. (Comme je souffre d’être obligée d’écrire tout cela.)

Donc après un long silence mon directeur devine cette lutte, ce qui se passe en moi, il me dit :

– Mon directeur : « Vous voulez que le démon gagne sur vous et vous l’écoutez. »

– Mimi : « Non je ne veux pas qu’il gagne. »

– Mon directeur : « Alors qu’allez-vous faire pour Dieu? »

Mimi : J’ai compris et je lui demande de me confesser. Au moment de l’absolution mon ennemi revient de nouveau. Tout de suite je demande à mon directeur de m’aider, de me bénir.

Il a aussi prié pendant un certain temps en invoquant Jésus, Marie, Joseph.

Après ma confession je puis respirer librement et retrouver la paix de l’âme. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, laisse-moi me reposer sur ton cœur. Tu sais comme je déteste ces tentations, garde-moi près de toi. »

Voilà que mon ennemi revient de nouveau. Je pleurais.

– Mimi : « Mon Dieu aidez-moi s’il vous plaît. Jésus, Marie, Joseph, venez à mon secours. »

– Jésus : Ma chère petite fille, offre bien tout, tu n’es pas la seule à souffrir car en ce moment ton directeur souffre et offre beaucoup pour ta petite âme. Offre avec moi cette tentation, cette épreuve en union à ma passion pour expier, pour sauver des âmes pour la plus grande gloire de mon Père. »

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Dimanche, le 11 mars 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé as-tu remarqué que mon directeur pleurait quand je lui ai parlé de notre entretien au sujet de la grande tentation que j’avais de m’acheter un chapeau de paille pour Pâques et où tu me disais que j’aurais une autre parure sur la tête pour Pâques. »

– Jésus : Mais oui ma chère petite fille, c’est bien vrai qu’il pleurait, il comprend l’importance de mes paroles, il sait ce que cela veut dire. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé de quelle parure parles-tu? De la couronne d’épines ou de la couronne des élus? »

– Jésus : Ma chère petite fille tu me fais rire avec toutes tes questions, tu agis comme un tout petit bébé. Je t’aime quand même parce que tu es simple et parfois tu es si simple d’esprit, ça c’est pour ton orgueil, pour satisfaire ta curiosité, Je vais te dire que je placerai d’abord la couronne d’épines et pour la couronne des élus je verrai ce que mon Père désire pour toi. Je dois me soumettre à mon Père, (moi.)

D’abord, commence à te corriger de ta curiosité. Quelle couronne voudrais-tu que je place sur une petite tête dure comme la tienne? »

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Lundi, le 12 mars 1956

– Mimi : « Mon Dieu, aidez-moi s’il vous plaît, je n’ai jamais passé une crise morale aussi forte qu’aujourd’hui. »

Mon ennemi est près de moi, il ne me laisse pas un seul instant et me dit :

– Satan : « Profite de la situation, prends ta chance, c’est l’intention qui compte. Tu peux faire certaines actions et même en jouir en pensant à Dieu, ne crains pas. Si ton esprit est levé vers Dieu, donc il te manquera le plein consentement de la volonté. Ne va pas te confier à ton directeur, attends encore quelques jours. »

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît. Mon Bien-Aimé donne-moi la force pour me rendre vers mon directeur. »

Je me rendis à l’église pour pleurer près de mon Bien-Aimé, là les attaques redoublent et cette voix me disait sans cesse :

– Satan : « Tu le vois bien ce que cela te donne d’être l’épouse du Christ, tu n’es pas digne de porter ce nom puisque tu as brisé notre silence. Enfin tu es libre, libre de jouir, libre d’aimer, libre dans tout, même dans tes actions, libre d’être à moi, tu es maintenant mon épouse. Enlève-toi la vie pour lui montrer que tu es libre de ta vie, que tu désires être à moi. D’abord ton Dieu t’a rejetée, enlève-toi la vie, ne crains pas, il n’y a pas de danger. Si tu manques ton coup cela passera pour un accident et si tu meurs je viendrai te chercher puisqu’il n’y aura plus que moi près de toi, tu seras libre. »

Mimi : Je regardais mon Bien-Aimé cloué à la croix. Des pensées, des blasphèmes, remplissent mon esprit. Mon pauvre petit cœur souffre tellement, je pleure et je ne puis retenir mes larmes de repentir.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, de votre petite fille qui est là à vos pieds vous demandant pardon. Pardon mon Bien-Aimé, jette un regard sur moi, je me traîne à tes pieds comme un misérable ver de terre que je suis. Je mériterais d’être écrasée. Mon Bien-Aimé je n’en peux plus. S’il faut que je meure écrasée que ce soit par ton pied divin et non par celui de mon ennemi. »

Une voix me dit :

– Satan : « Va-t’en Satan, quitte ces lieux ce n’est plus ta place ici près du tabernacle, enfant maudite, enfant gâtée par le péché. Je te rejette loin de moi, ton Dieu que tu as offensé et dont tu as abusé des grâces et des sacrements depuis six ans.

Monstre d’orgueil ne lève plus les yeux vers moi, tu mériterais que je te fasse périr tout de suite mais les prières de ton directeur arrêtent mon bras vengeur, mais au moment de ta mort il ne pourra plus arrêter ma sentence. Je suis un Dieu de justice. »

Mimi : Comme je souffrais, je ne puis écrire toute la peine que j’avais.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, je ne puis pas croire que c’est vous qui me parlez de la sorte, vous la bonté infinie, le Dieu de miséricorde. Vous qui êtes toute charité, tout amour pour l’âme repentante, pour l’âme sincère, pour l’âme qui veut vous aimer. Mon Bien-Aimé dis-moi que ce n’est pas vrai, dis-moi quelque chose, dis-moi que je suis encore ta petite fille, encore plus petite que l’autre jour, plus petite qu’hier. Regarde-moi un seul instant. Dans le passé tu m’as reçue comme une pauvre petite brebis blessée. Aujourd’hui c’est tout mon être qui souffre, mon âme, mon cœur, mon esprit, mon corps. Je ne suis plus rien qu’un être méprisable, je n’ai plus rien. Il ne me reste plus rien que l’espoir en toi, mon Bien-Aimé. C’est si facile pour toi de me ramasser encore une fois, de me garder sur ton cœur comme un petit rien. Tu sais comme je regrette mes fautes, que je vais aller voir mon directeur pour me confesser tout de suite mais je t’en supplie, dis-moi que tu me pardonnes mon Bien-Aimé. »

– Satan : « Pauvre petite fille, je te défends de m’appeler ton Bien-Aimé. Je n’ai pas de temps à perdre avec toi. Je ne peux plus rien faire pour toi. Mon Père a parlé, je dois par obéissance me taire. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu ne peux pas garder le silence lorsque ta petite épouse souffre. »

– Satan : « En effet, tu as déjà été mon épouse, je t’avais choisie. Mais, mon Père, la sagesse même a refusé de t’accepter pour sa petite fille et moi après six ans j’ai compris qu’il avait raison. Mon amour pour toi m’avait aveuglé. »

Mimi : Non, non je ne veux pas me décourager, je ne savais que faire, je pleurais et je pleure encore en écrivant, en pensant à tout cela. Mon unique espoir est vers ma douce Maman du ciel.

– Mimi : « Maman, Maman, ma douce Maman du ciel, je t’en supplie, viens à mon secours. Je souffre tellement. Regarde ton enfant qui pleure à tes pieds et qui, malgré mes misères, s’offre à toi, offre ses souffrances pour expier sa faute, ses péchés, pour réparer et sauver des âmes. »

– Satan : « Pauvre petite fille, tu crois que j’ai besoin de tes larmes, de tes souffrances pour sauver des âmes. Je n’ai pas besoin de toi. J’ai donné mon Fils Bien-Aimé. Tout ce que je puis faire pour toi est de te donner un conseil : Fais-toi exorciser par un autre prêtre que ton directeur car tu es possédée par le démon. Rappelle-toi les paroles de ton directeur pendant tes crises morales. C’est seulement par le pouvoir de son sacerdoce qu’il parvint à te donner un peu de paix en disant à ton ennemi : Va-t’en Satan. Tu sais comment tu parles, comment tu agis dans ces moments-là. Ton directeur te l’a déjà dit : « Cela ne me fait pas peur, ce n’est pas vous qui parlez. » Donc si ce n’est pas toi, c’est le démon qui est en toi, tu es assez intelligente pour comprendre cela. Fais ce que je te demande, c’est tout. »

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, je n’en peux plus. »

– Satan : « Ne te fatigue pas à me prier. J’ai fermé la porte de mon cœur pour toujours. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu sais bien que j’étais dans ton cœur avant que tu ne fermes la petite porte de ton cœur. »

– Satan : « Tu vois, tu ne voulais pas me croire, c’est la preuve, qu’est-ce qu’il a fait pour toi, pour te consoler, que veux-tu de plus? Donne-toi donc à moi, prends tous les plaisirs possibles. Je serai patient. Tu as assez pleuré pour rien. Donne-toi au moins cette consolation de faire ce que tu veux, de jouir de cette liberté. Puisqu’il n’y a plus de pardon pour toi, ton Dieu t’a rejetée, moi je vais te recevoir. Jette-toi devant cette automobile. Tu vas voir tu ne seras pas si mal avec moi. Tout ce que tu auras peut-être à souffrir est d’être privée de la vue de Dieu, cela ne changera rien à ta vie. Tu ne l’as jamais vu, tu crois seulement à un être invisible, j’ai hâte de te recevoir, ton Dieu te remet entre mes bras. »

– Mimi : « Mon Dieu, comme je souffre, je pleurais au moment même où je commençais une petite retraite afin de me purifier, afin de mieux te connaître, pour mieux t’aimer, mieux te servir. Non ce n’est pas possible, toi que j’aime tant, toi mon Unique Amour, mon Dieu, mon Tout. »

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Mardi, le 13 mars 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, tu dois mourir victime de mon amour. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me demande comment. Puis-je demander à mon directeur ce que cela veut dire? Il le sait sans doute. »

– Jésus : Non, ma chère petite épouse Bien-Aimée, il ne doit pas te le dire maintenant parce que tu es encore trop petite pour comprendre. Si je te le disais tout de suite tu mourrais de frayeur avant même d’avoir commencé ta mission. Ton petit cœur commence seulement à comprendre un peu ce que je veux de toi. Ta petite nature hésite encore. Il y a beaucoup de travail à faire pour nettoyer le petit grenier. Ton esprit se laisse trop préoccuper, trop distraire. Si tu étais aussi préoccupée pour écouter ma voix et celle de mon représentant, Je t’en supplie ne mets pas d’obstacle à la grâce. Laisse donc entrer librement l’Esprit Saint dans ton petit grenier, son travail serait plus efficace. Que dirais-tu si tu avais une petite servante qui voudrait t’aider à mettre de l’ordre dans ton petit grenier et qui, voyant un tas de poussière, ne l’enlèverait que par brins? Son travail se ferait mais il serait plus long. Si au contraire tu la laisses libre de prendre tous les moyens qu’elle veut pour nettoyer ton petit grenier. Si tu lui disais sois libre, prends les grands moyens s’il le faut, prends une pelle, lave, frotte, arrache tout. »

– Mimi : « Je ne veux plus de saleté dans mon petit grenier. Je n’aime pas cela car je veux plaire à mon Époux et garder notre petite demeure bien propre, même le petit grenier. »

– Jésus : Et une fois le ménage bien fait, pour conserver cette propreté, tu l’entretiendras chaque jour ayant soin d’éviter que la poussière ne s’accumule. Si tu savais comme ton Époux serait heureux, chez lui dans une demeure bien propre, il n’aurait pas honte de faire entrer ses amis, même de leur faire visiter le petit grenier; sais-tu qui sont ces amis?

La grâce, l’amour, la charité, la confiance, la tentation, la souffrance, la croix et l’immolation. Tous doivent entrer dans ta petite demeure même dans le petit grenier et y demeurer toujours. Tu dois les accepter, les accueillir avec joie, avec amour comme les amis de ton Époux Bien-Aimé et à la dernière visite qui est l’Immolation la porte de la petite demeure fermera ses portes pour toujours aux choses du monde, de la terre, car ayant tout accepté ses amis dans ta petite demeure, tu seras au comble du bonheur près de ton Époux Bien-Aimé. »

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Mercredi, le 14 mars 1956

Mimi : Je préparais ma confession de retraite, je venais de traverser de grandes tentations.

– Satan : « Tu es damnée, je te le répète, tu vas finir par comprendre, par me croire. »

– Mimi : « Va-t’en menteur. Te croire toi, le père du mensonge, tu me fais rire. Je suis peut-être damnée pour toi mais pas pour Dieu. J’ai confiance en lui, en sa miséricorde infinie pour moi, je l’aime, cela me suffit. Je n’ai pas de temps à perdre à écouter tes mensonges, va voir mon directeur, tu sais comment il te traite, comment il te reçoit. »

Mon ennemi rage, il veut se venger sur moi, il attaque avec violence, la tentation devient de plus en plus forte.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi. »

Cette grande tentation m’a rapprochée de Dieu. Mon Bien-Aimé m’a arrêtée juste à temps. J’ai compris ce que j’aurais perdu pour toujours. J’ai compris ce que c’est de souffrir seule, se sentir seule dans l’abîme, voir s’écrouler un idéal, voir périr ses enfants sous ses yeux.

N’avoir, ne ressentir aucun secours divin, n’avoir aucun secours humain, c’est le vide complet, être seule en face de son ennemi, en face du danger sans être capable d’avoir une arme à la main pour me défendre. Je n’avais même pas l’ombre d’un espoir, d’une bonne pensée, je n’étais même pas capable de lever mon regard vers Dieu. J’étais entourée de tentations, mon esprit était dans les ténèbres, mon âme se dilate par la douleur. Quand je pense à tout cela je pleure encore.

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Jeudi, le 15 mars 1956

Mimi :   Après ma confession, je me rendis à l’église pour remercier Dieu et ma douce Maman du ciel. Je regardais mon Bien-Aimé cloué à la croix.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme je voudrais que la croix ne soit pas si haute, je pourrais baiser tes pieds, pleurer mes péchés comme Marie-Madeleine. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ce n’est pas nécessaire de lever ton regard si haut pour m’atteindre. Redescends simplement au fond de ta petite âme, je suis là qui t’attends avec amour, les bras tendus pour te recevoir et le cœur pour te posséder toute. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te remercie de ta miséricorde infinie, de ton amour pour moi, pauvre et si misérable créature, si petite devant toi. Je viens m’offrir à toi, je me jette avec amour, avec confiance entre tes bras divins comme un tout petit bébé, garde-moi bien pour toujours près de ton Divin Cœur qui m’aime tant. Que veux-tu de moi? Qu’attends-tu de ta petite épouse, de ta petite servante? »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, l’heure est venue où tu dois faire le grand pas. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne comprends pas très bien. Combien de fois tu me fais des reproches parce que je comptais mes petits pas? Aujourd’hui tu me demandes de faire un grand pas. Je ne suis même pas capable de faire un petit pas seule, comment veux-tu que je fasse un grand pas? »

– Jésus : En effet, ma chère petite fille, je le sais bien que tu n’es pas capable de ne rien faire sans moi. C’est ce que je voulais te faire dire, te faire admettre, que tu n’es rien sans moi. Maintenant il s’agit de faire un grand pas, c’est-à-dire de faire un grand pas de ta vie naturelle à la vie spirituelle. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne suis même pas capable de faire des petits pas, de me tenir debout dans la vie spirituelle. Je sais ce que je vais faire. Comme je suis encore un tout petit bébé je me jette en toute confiance entre tes bras puissants. Avec toi je ne crains pas, je sais que je suis en sécurité pour toujours. Je t’aime tant mon Bien-Aimé à moi, rien qu’à moi. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ma chère petite, dis-moi encore que tu m’aimes, dis-moi que tu as confiance en moi. Dis-moi que tu acceptes ce que mon Père attend de toi. À l’avenir tu ne dois vivre que pour moi seul, ton Dieu. Peu importe le reste. Ferme les yeux aux choses du monde mais fixe ton regard sur moi, ton Époux Bien-Aimé.

Aucune préoccupation, sauf pour le salut de ton âme. Aucune affection humaine sauf pour les âmes. Ta mission commence dès aujourd’hui, la mission d’aimer, de souffrir pour sauver des âmes. Tu dois m’aimer pour me consoler. Tu ne dois aimer les âmes que pour moi seul, tu dois me faire aimer des âmes. Tu dois m’aimer dans mes consolations, dans mon intimité avec toi mais tu dois surtout m’aimer lorsque j’arrive avec mes croix, mes épreuves, mes grandes tentations que je réserve à mes enfants gâtés. Tu n’es pas au terme de tes souffrances morales et physiques, tu commences. Il faut réparer, expier et mériter, oui expier pour toi et le monde entier. 

Tu dois t’offrir comme victime pour que mon Père règne sur la terre, pour que mon amour règne sur tous les cœurs. Avec toutes tes misères, tes faiblesses, tu dois t’offrir comme victime pour soutenir l’unité de l’Église, pour aider le Saint Père, pour les missionnaires, pour obtenir des vocations sacerdotales et religieuses, aussi pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs, pour obtenir le pardon de miséricorde aux agonisants, pour obtenir la délivrance des pauvres âmes du purgatoire, en un mot, pour obtenir la paix dans la monde et le règne de Dieu sur le monde. Si tu connaissais toutes les misères humaines! Récite en la présence de mon représentant la formule d’oblation contenue dans l’Imitation de Jésus Christ. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, donne-moi ton cœur, s’il vous plaît, j’en ai besoin pour comprendre et aimer toutes ces âmes. »

– Jésus : Ne crains pas ma Bien-Aimée, avec ma grâce et mon Amour, ton petit cœur peut contenir le monde entier. »

– Mimi : « Mon Dieu, que voulez-vous de plus, je vous ai tout donné dans mon T…… »

– Jésus : Je le sais bien, ma chère petite, mais ton directeur a été distrait et il a oublié de me donner l’essentiel qui est ta petite volonté. C’est le plus important de tout, car ta volonté est libre. Sans la volonté tu ne peux rien faire. Pense à cela, tu ne peux rien faire dans l’ordre temporel comme dans l’ordre spirituel. Médite bien ceci : « Je suis venu faire la Volonté de mon Père. »

Tu dis tous les jours : « Que votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Tu fais ta volonté et tu la gardes. C’est cette volonté que je veux de toi. Comment veux-tu avoir confiance en moi si tu gardes ta volonté. C’est par un acte de volonté et d’humilité que le monde a été sauvé, par la Volonté de mon Père et par l’humilité acceptée de ma Mère. C’est aussi par un acte de volonté, de révolte et d’orgueil que le monde a été perdu. Comment veux-tu avoir l’humilité si tu gardes ta petite volonté? Comment veux-tu être obéissante envers moi, envers ton directeur si tu gardes ta volonté? Comment veux-tu te soumettre à la conformité de Dieu si tu gardes ta volonté et fais ce que tu veux? Comment veux-tu m’aimer vraiment si tu gardes ta volonté? C’est cela qui t’empêchait de te jeter complètement dans mes bras.

Ton directeur a quelque chose à te demander mais il hésite. Dis-lui de ma part de ne plus hésiter. Parle-lui du………. de P…   Maintenant, ma chère petite fille, je te demande de réparer ton manque de confiance envers moi, ton manque de respect devant l’autorité, devant mon représentant. Je ne t’ai pas confiée à un guide aveugle. Au moment de réparer ne regarde pas l’homme mais simplement moi en lui. Ne fais pas ta petite volonté, sois simple et humble comme ma Mère. Que ton directeur ajoute à ton T……….. ta petite volonté. Donne-moi tout par V.C.O.P. Je veux tout et je garderai tout dans mon cœur pour toujours. »

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Vendredi, le 16 mars 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comment te remercier de tant d’amour, de tant de bonté? »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, c’est moi qui te remercie, je suis heureux, content de ma petite épouse. Vois-tu le bonheur que tu ressens en restant petite, humble, obéissante en te soumettant à la Sainte Volonté de mon Père? Enfin tu as compris mon amour. »

– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé, je comprends maintenant l’amour et la confiance qu’avait Marie-Madeleine à tes pieds. »

– Jésus : Ma chère petite, j’ai voulu que tu répares pour te tenir dans l’humilité, pour réparer ton manque de confiance, de respect devant mon représentant, surtout devant lui, tu sais bien ce que je veux dire.

Ce matin j’étais préoccupé à ton sujet, je me demandais ce que tu allais faire avec ta petite volonté. Par une grâce spéciale j’ai permis que ton directeur partage les mêmes moments de bonheur. Il partage bien tes ennuis et même la souffrance que tu ressens dans les grandes tentations. Je ne pouvais le laisser seul, je voulais qu’il partage notre bonheur, qu’il ressente cette paix et les effets de mon amour. Notre petite équipe doit être la même dans la joie comme dans la souffrance. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé quand je pense à cela, tout s’est fait tellement vite, je ne puis exprimer ce changement, mon cœur se dilatait de joie, mon âme était inondée d’amour pour toi, une douce paix était en moi. Seule ta puissance, ta présence, ton amour peuvent produire de tels effets dans mon âme. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ma petite….. que j’aime, ma petite épouse, un jour viendra où tu comprendras parfaitement mon amour sans avoir besoin de preuves. Ce qui s’est passé entre nous trois ce matin a été pour la plus grande gloire de mon père. Tu ne peux comprendre. Je me suis simplement manifesté en vous parce que je vous aime et aussi parce que vous étiez sincères et humbles tous les deux. L’humilité de ton directeur pour accepter sans comprendre, l’humilité pour toi de réparer sans comprendre l’importance. À ce moment-là ton directeur a compris une fois de plus ma miséricorde infinie et comment mon amour peut transformer une âme. Il a compris sa dignité de prêtre, la place qu’il occupe comme mon représentant devant une pauvre petite âme.

C’est la deuxième fois dans sa vie que je me manifeste en lui d’une manière sensible, le jour de son ordination et ce matin. Il y a longtemps qu’il voulait savoir quelque chose. Comme toi il a compris, dans un seul instant, tout était clair pour lui, plus de doutes. Mon amour et le souffle de l’Esprit Saint avaient déchiré le voile obscur. Entre lui et moi il s’est passé autre chose que tu ne peux savoir. On ne dit pas tout à une petite fille, mais tu comprendras peut-être au moment de ta mort prochaine. Ton directeur a bien compris la grande responsabilité qu’il a de diriger ta petite âme vers moi, vers ce que j’attends de toi et ce que mon Père veut de toi. Il sait et comprend ce que je veux de toi, il n’a plus de doutes. »

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Samedi, le 17 mars 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, donne la médaille de Marie Reine des Cœurs que tu portes sur toi à ce pauvre malade. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’en ai une autre dans ma sacoche! »

– Jésus : Ma chère petite fille, peu importe que tu en aies une autre dans ta sacoche. Fais donc ce que je te demande sans comprendre. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me demande ce que je vais faire, si ça continue comme cela, s’il faut que je porte sur moi toutes les médailles que tu me demandes de donner, avant longtemps c’est une poche qu’il me faudra porter sur le dos. »

– Jésus : En effet, ma chère petite fille, c’est une poche remplie d’obéissance que tu devrais porter sur le dos. »

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Dimanche, le 18 mars 1956

- Mimi : Près de la statue du Sacré Cœur, à genoux à ses pieds, je pleurais mes péchés.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne comprends pas l’état où je me trouve dans les grandes tentations. Accorde-moi s’il vous plaît la force et le courage pour accepter, pour lutter, sans toi je ne puis rien. Vois comme je suis méchante dans ces moments-là et pourtant tu sais bien que je t’aime, que je ne veux pas t’offenser. Je te demande pardon et aussi la grâce d’obtenir la vraie et sincère conversion. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, par ta confession de retraite tu as jeté les gros morceaux, maintenant c’est la poussière qu’il faut enlever. Il faut tout purifier avant de paraître devant mon Père. Souviens-toi qu’il n’y a eu qu’un chemin de croix et que j’ai été le seul à le faire par amour. »

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Lundi, le 19 mars 1956
Fête de Saint Joseph

 Mimi : Mon directeur hésitait à me faire communier car j’étais très souffrante. Il craignait d’autres vomissements.

– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé la grande peine que je ressens à la seule pensée que je ne pourrais pas te recevoir. Tu es là si près. Je t’en supplie, au nom de notre union, de notre amour, ne me laisse pas seule. »

Inspirée par l’Esprit Saint je dis à mon directeur :

– Mimi : « Ne craignez pas, soyez sans crainte, mon Bien-Aimé sait bien le grand désir que j’ai de le recevoir parce que je l’aime. Il s’arrangera bien pour rester chez lui en moi. De mon côté je ne bougerai pas, je vais rester couchée. »

J’étais si heureuse de le recevoir une fois de plus pour m’aider. Je souffre tellement. Je le désire de plus en plus en moi, dans ma vie.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de cette marque d’amour, car les vomissements ont recommencé une demi-heure après avoir communié. »

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Mardi, le 20 mars 1956

Mimi : Je souffrais beaucoup physiquement et moralement.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé regarde-moi, aide-moi s’il vous plaît. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, chaque jour depuis six ans je vois ton martyre. À haute voix, je te demande plus, j’ai besoin de plus. »

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Vendredi, le 23 mars 1956

Mimi : Je méditais sur mon T…… Tout à coup je vis la Sainte Face, les traits n’étaient pas clairs. La Sainte Face était de la grosseur d’une petite médaille.

– Jésus : C’est moi, ma Bien-Aimée, vois comme je me fais petit pour toi, m’aimes-tu vraiment? Regarde-moi bien en toi.

Ma Bien-Aimée, avant d’accepter ce que je te demande, regarde-moi bien sur la croix, devant le petit crucifix que ton directeur porte sur lui. Ce petit crucifix a été l’objet de bien des choses, il est précieux car il a été témoin de tes grandes tentations. Même dans une de tes crises morales et poussée par ton ennemi, tu l’as repoussé avec violence, tu l’as jeté sur le plancher mais cette petite croix a été aussi témoin de ton repentir, elle a été inondée de tes larmes de repentir, de tes baisers brûlants d’amour. Et c’est cette petite croix que ton directeur appliquera sur tes lèvres au moment de ton agonie. Ton dernier souffle de vie, ton dernier baiser d’amour sera pour moi sur cette petite croix que ton directeur devra garder précieusement comme une relique pour continuer à m’honorer, à m’aimer et à réparer. Un jour elle lui sera utile. À ta mort quelqu’un réclamera cette petite croix comme souvenir. Je lui défends de s’en séparer sous aucun prétexte même devant les larmes. Elle est à lui cette petite croix qu’il la garde. C’est son bien qui est le mien, et c’est ma volonté.

Je veux qu’il répare, qu’il fasse beaucoup d’actes d’amour sur cette petite croix en la baisant avec amour, avec respect. Ma Bien-Aimée, aujourd’hui je te demande tout devant cette petite croix. 

Regarde-moi bien quelques instants, prouve-moi ton amour en acceptant de le faire avec la permission de ton directeur. »

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 Samedi, le 24 mars 1956

Mimi :  Grande souffrance physique à un certain moment.

– Mimi : « Je croyais que tu serais venu me chercher. Ta pauvre petite fille, ta petite épouse qui ne désire que toi, que ta présence. Je m’ennuie tellement de toi, mon Amour, mon Dieu, mon Tout. »

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Dimanche, le 25 mars 1956

Mimi : Jour mémorable pour moi, déjà six ans que j’ai fait V.C.

Fête de l’Annonciation
de la Bienheureuse Vierge Marie

– Jésus : Aujourd’hui commence pour toi l’Annonciation de ce que mon Père attend de toi. Coïncidence avec le dimanche des Rameaux. Oui tu feras ton entrée avec moi dans le chemin douloureux de la croix pour sauver des âmes. En ce jour, je veux que tu renouvelles tes v.c.o.p. Fais aussi l’acte d’oblation devant mon représentant, j’accepte tout ce que contient ton petit t…..   Après que tu m’auras tout donné librement par amour, là je te ferai commencer ta mission pour sauver des âmes. J’attends beaucoup de toi. Je veux tout, je prendrai tout et ça sera tout. »

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Lundi, le 26 mars 1956

Mimi : J’étais à l’hôpital, j’ai passé cinq heures (examen, radiographie pour la colonne cervicale). Malgré les souffrances physiques j’étais heureuse de revoir tous ces pauvres malades, mes enfants.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, prépare-toi, ce que tu souffres en ce moment n’est rien. Prépare-toi, dans quelque temps je prendrai plus car tu devras subir une autre opération. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé à quel endroit dois-je subir l’opération? »

– Jésus : Ma chère petite, simplement à l’hôpital. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu veux rire encore de moi, parle donc sérieusement, la situation est assez critique. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée je connais bien la situation, je suis très sérieux. Tu vas subir une autre opération à l’endroit où je veux. Ne me pose pas de questions inutiles. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé ce n’est pas, il me semble, une question inutile. Tu me parles d’opération, entre nous tu le sais, j’aimerais bien savoir l’endroit où l’on va me couper. C’est la sixième fois, j’espère bien ne pas me faire couper le cou. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je veux simplement avoir plus pour sauver des âmes. Chaque fois que je te demande plus, je me rapproche davantage de toi et toi tu me ressembles plus et c’est ce qui alimente et fortifie notre union, notre amour dans la souffrance pour faire la Sainte Volonté de mon Père pour sauver des âmes.

Pense à moi, est-ce que j’ai demandé durant la flagellation combien de coups j’aurais? Est-ce que j’ai mis des limites à mon amour pour toi, pour les âmes? Le nombre de mes blessures sur mon corps est incalculable. Mon pauvre corps n’était pas sous l’effet de l’anesthésie, ni entouré d’attentions, de précautions. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon de ma question inutile, de mon manque de confiance. Tu vois comme je suis encore faible avec ma pauvre petite nature craintive, curieuse, je suis comme une enfant et pourtant je voudrais tant ne jamais te déplaire, accepter tout par amour pur, ce vilain défaut qui me pousse toujours à te poser des questions qui ne me regardent pas mais qui ne regardent que toi mon Dieu. Je te demande pardon mon Bien-Aimé et accorde-moi s’il vous plaît la grâce de me mêler de mes petites affaires. Donne-moi aussi une plus grande confiance.

Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à tout accepter comme toi. Je sais que tu es capable de m’aider à me corriger de mes défauts. Tu sais comme j’aime mon Dieu, mon Bien-Aimé. Je ne voudrais pas lui faire l’ombre d’une peine. Regarde ma conduite, regarde ce que je fais, je lui manque de confiance. »

Et je pleurais.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé regarde ton enfant si faible, fortifie en moi l’amour et la confiance. Je ne puis rien sans toi. »

– Jésus : En effet ma Bien-Aimée, je te regarde toujours comme une enfant bien petite, une enfant gâtée. Ne pleure pas ma Bien-Aimée, viens près de mon cœur. Pauvre petite fille que j’aime malgré tout. Je connais tes bons désirs, il y a longtemps que je connais les élans d’amour de ton pauvre cœur.

Je te fais des reproches parce que je t’aime. Je te fais des reproches parce que je veux t’aider à te corriger, à te purifier, c’est parce que je t’aime. Je connais bien tes faiblesses.

Ma Bien-Aimée tu m’as tout donné alors pourquoi vouloir savoir l’endroit, le morceau que je veux avoir de plus? Ma Bien-Aimée fais-moi un beau sourire et dis-moi que tu m’aimes et que tu me donnes tout sans compter les morceaux, sans aucune réserve. Tu commences la Semaine Sainte avec moi, Je veux tout. Il me faut beaucoup d’âmes. Ton directeur est généreux, il travaille ferme (lui) il ne calcule pas les morceaux qu’il me donne. »

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Mardi, le 27 mars 1956

Mimi : Grande tentation, souffrances physiques et morales. Depuis trois mois le moment de la confession devient pour moi un moment de torture, cependant je retrouve la paix qu’après cette lutte. Je ne sais ce qui se passe en moi, il me semble que c’est un cauchemar. Je ressentais une grande peine lorsque mon directeur me fit part un peu de ce que j’avais dit et fait. Je ne puis croire à toute la méchanceté sortie de mon cœur.

– Mimi : « Pourtant tu le sais bien que je déteste ces tentations, que j’en ai peur. Tu le sais bien que je t’aime mon Bien-Aimé. Je t’en supplie ne crois pas tout ce que je dis dans ces moments-là, je souffre tellement physiquement et moralement. Il faut avoir passé par là pour pouvoir comprendre un peu ce que l’âme peut souffrir. »

– Satan : « Ma chère petite, pourquoi te plaindre? C’est toi qui joues cette comédie pour attirer l’attention de ton directeur. C’est toi qui provoques ces tentations seulement pour passer le temps, pour faire perdre le temps à ton directeur et en même temps avoir quelque chose d’extraordinaire dans ta vie car tu sais que les saints ont passé par les grandes tentations et tu crois devenir une sainte comme cela. Tu veux me plaire et tu m’offenses encore plus, au moment de recevoir le sacrement de pénitence, je te défends de te confesser, comme cela tu éviteras les tentations que tu cherches pour satisfaire ton orgueil. Chaque fois que tu vas me désobéir en te confessant les tentations reviendront. Je me demande : pourquoi te confesser? Pourquoi recevoir l’absolution? Je t’ai déjà tout pardonné. Ne parle pas de cela à ton directeur, c’est très délicat. 

Il connaît son affaire mais avec toi il ne sait plus comment agir, il soupçonne quelque chose mais il hésite à t’en parler pour ne pas te faire de peine, c’est un sujet très délicat. Donc plus de confession et tout va rentrer dans l’ordre. Garde bien le silence sur ce que je viens de te confier pour le plus grand bien de ton âme. »

Mimi : Pendant et après les tentations je suis si épuisée que je pleure.

J’ai beau essayer d’étirer les joues sur le long et le large, je ne parviens pas à avoir un tout petit sourire. Je demande à mon directeur de me dire quelque chose de drôle pour me faire rire car je ne veux pas que l’on soupçonne ce qui s’est passé en moi.

– Satan : « Ma chère petite tu le dis toi-même, tu joues tellement bien ton rôle que tu peux pleurer et quelques minutes après rire. Tu vois bien que j’ai raison. Je suis un Dieu de vérité. Ne doute plus de moi, de ma parole. Encore une fois pas de fréquentations des sacrements et tu auras la paix car tu as une tendance à faire du scrupule. C’est dans ton intérêt, ton directeur aura enfin la paix. »

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Mercredi, le 28 mars 1956

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, écoute bien ce que je vais te dire. Prends un mouchoir blanc et viens à l’église près de la statue de Notre Dame de la Pitié. Baise mes pieds avec respect, avec amour en union aux souffrances de ma Mère Bien-Aimée puis, applique avec foi, avec confiance, le mouchoir blanc sur les plaies de mes pieds. Je te réserve une surprise, une grande surprise, mais surtout une grande joie, une grande consolation. Tu partageras avec ton directeur le petit mouchoir blanc que vous garderez comme relique, comme gage de mon amour. Il y a une condition, il faut que tu gardes le silence le plus absolu sur cela sauf à ton directeur. »

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Jeudi Saint, le 29 mars 1956

Mimi : Mon ennemi ne me quitte pas. Je ne puis écrire toute la souffrance morale que je ressens, la souffrance physique que j’endure n’est rien à côté de cela.

Avec peine j’ai pu me rendre à l’église.

Pendant la procession de tous ces prêtres prosternés qui offraient à Dieu leur adoration et leur amour, j’étais placée assez loin du reposoir, je m’unissais à toutes ces adorations mais mon ennemi était près de moi et me suggérait des blasphèmes.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce possible que mon âme qui désire tant te recevoir et qui t’aime soit là à tes pieds avec un amour froid, sec, aucune parole, aucune pensée pour t’exprimer mon amour, c’est le vide, le dégoût presque complet. Je ne suis même pas capable de lire ou de prier, je crois à peine à ta présence dans l’hostie. Je ne peux même pas préparer ma communion, j’ai peur de m’approcher de toi. Je ne suis pas digne de te recevoir. Qu’est-ce que je suis devant ta majesté et par obéissance il faut que je communie dans cet état. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée veux-tu me recevoir pour ton bonheur à toi ou pour mon bonheur à moi? Mon bonheur de me donner une fois de plus à ma pauvre petite fille chérie, à ma Bien-Aimée. Je comprends tout sois sans crainte. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je souffre tellement, garde-moi s’il vous plaît près de ton Divin Cœur. Mon Bien-Aimé si mon directeur pouvait comprendre ce que mon petit cœur, mon âme souffrent en ce moment il pourrait prier davantage.

Mimi : Il est là devant toi, parle-lui, il serait si heureux. Donne-lui s’il vous plaît de douces consolations, il le mérite bien. Regarde tout ce qu’il fait pour m’aider à mieux t’aimer, à mieux te connaître, à mieux te servir. Tu sais qu’il n’hésite pas devant les obstacles dressés par le démon, qu’il ne recule pas devant les pièges de mon ennemi. Tu sais comme il a à cœur de mener ma petite âme vers toi, vers mon idéal. Il a toujours été à son devoir, il n’a pas calculé son temps, sa santé, ses sacrifices, ses mortifications, ses prières sans parler de ce que tu sais et de ce que je ne sais pas. Il doit avoir lui aussi un endroit secret dans son âme. »

– Jésus : Oui il a un endroit secret dans son âme, il n’a pas d’endroit secret dans un petit grenier comme une petite fille que je connais bien. Ma Bien-Aimée, si je comprends bien tu voudrais que je donne tout de suite à ton directeur une récompense? »

– Mimi : « Oui, c’est bien cela mon Bien-Aimé. Comme toujours le moindre désir est exaucé, Tu comprends tout à demi-mot, merci, merci à l’avance. »

– Jésus : Pas si vite ma Bien-Aimée. En effet je comprends tout, je comprends le désir de ton petit cœur, de ta reconnaissance, de ton respect devant mon représentant, mais, si j’exauce tes désirs, que lui restera-t-il de mérites, de joies après sa mort? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est si facile pour toi. Je ne te demande pas de lui donner son ciel sur la terre. Je le connais assez, il ne le prendrait pas car il ne pourrait pas vivre longtemps sans souffrances, sans croix, c’est son pain quotidien.

Tout ce que je te demande simplement pour lui c’est une place de choix dans ton Divin Cœur qu’il aime tant et, en ce moment, donne-lui s’il vous plaît une douce consolation. Mon Bien-Aimé, fais cela pour ta petite fille qui t’aime. »

– Jésus : Ma toute petite fille, ma Bien-Aimée, tu me fais rire, tu me tourmentes, tu insistes comme un tout petit bébé qui veut obtenir quelque chose.

Ma Bien-Aimée, tu me fais plaisir, je suis si heureux c’est ça la confiance. Mon cœur est tellement sensible que je pleure de joie devant ton amour pour moi, ta confiance, ton grand cœur prend encore le dessus. Tu souffres beaucoup en ce moment, tu ne penses pas à toi, tu me demandes des consolations, non pas pour toi, mais pour ton directeur.

Ma Bien-Aimée, je ne puis résister à ta demande. Je te promets qu’il aura, qu’il ressentira quelques instants mon amour, ma douce présence en lui. Cependant sa récompense il la recevra, et je te le répète encore une fois, sa récompense il la recevra au moment où il nous remettra ta petite âme que mon Père lui a confiée et que moi je lui avais prêtée. Donc, sa récompense sera au moment de ta mort. Ma chère petite ne prend plus la place de l’ange gardien de ton directeur pour énumérer tout ce qu’il fait. Crois-tu que je ne sais pas tout? Je le connais bien comme je te connais, ne l’oublie pas, j’ai un code secret avec lui. »

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Vendredi Saint, le 30 mars 1956

– Satan : « Ma chère petite fille, cela ne sert à rien de prier, de communier, d’offrir plus, toutes ces actions ne comptent pas parce que, par l’état de péché où tu vis continuellement, tu es devenue un membre mort de mon corps mystique. »

– Mimi : « Va-t’en menteur, je te reconnais par tes mensonges, tu as raison je suis devenue un membre mort pour toi et, par la grande miséricorde infinie de mon Bien-Aimé, je suis devenue un membre vivant du corps mystique et par la grâce sanctifiante je crois que mon Bien-Aimé est là présent dans ma pauvre petite âme. »

– Satan : « Tu fais une vie inutile, en faisant ta volonté, tu crois faire la volonté de Dieu. »

– Mimi : « Je sais que je fais une vie inutile pour toi mais je suis certaine qu’elle est utile à Dieu. Malgré ma faiblesse j’aide mon Bien-Aimé à sauver des âmes, c’est la Sainte Volonté de Dieu. »

Après de violentes attaques de mon ennemi je souffre de plus en plus moralement et physiquement.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, tout en moi s’écroule, il me semble que je vais tomber dans le découragement, tout est noir autour de moi, je suis dans les ténèbres, il n’y a plus d’espoir. Tout ce que j’entends, c’est la voix de mon ennemi qui me suggère de t’offenser. 

Mon Dieu, je ne veux pas t’offenser, je souffre mais j’accepte ta Sainte Volonté en esprit d’expiation pour mes péchés et ceux du monde entier en union à tes souffrances pour sauver des âmes. »

La souffrance physique augmente, la tentation devient plus violente. Grande tentation contre la foi, contre le grand mystère de la croix, contre la miséricorde infinie de Dieu. Je ne peux plus accepter ce que Dieu attend de moi.

– Jésus : Demande de l’aide ma chère petite fille, lance un S.O.S. à ton directeur. Te crois-tu plus forte que moi pour passer seule cette épreuve? »

Mimi : J’écris quelques lignes à mon directeur pour le mettre au courant de la situation. Il me téléphone et, voyant qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas très bien, il me demande d’aller le voir. Je ne voulais pas le voir pour ne pas le décourager. J’avais peur de faire une crise morale car mon ennemi était de plus en plus près de moi. 

Dans l’après-midi, visite à mon directeur. Nouvelle crise morale devant lui. Il me conseille d’aller à l’église, regarder simplement la statue de la Sainte Vierge et de lui parler comme son enfant. Je ne sais pas ce qui se passe en moi, je refuse. Il veut me bénir, je refuse encore de me mettre à genoux et dans mon cœur je ressentais une haine pour Dieu et du mépris pour mon directeur. Voyant la situation devenir critique il me dit :

– Mon directeur : « Au nom de Jésus, Marie, Joseph je vous demande de vous mettre à genoux. »

Mimi : Je me souviens de lui avoir répondu ceci :

– Mimi : « Si je me mets à genoux c’est parce que je le veux bien et non parce que vous me le demandez. »

Puis je lui adresse des reproches, des insultes. Je lui dis :

– Mimi : « Comme représentant de Dieu je vous déteste, je vous hais, vous ne gagnerez pas sur moi, je suis libre. »

Je pleure en écrivant ces lignes, je n’ose plus écrire ces choses abominables par respect pour ma Douce Maman du ciel qui est près de moi sur la petite table (la statue).

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme je suis méchante, ingrate, injuste envers toi, envers ton représentant. Pourquoi faut-il qu’il souffre à cause de moi? Je me demande pourquoi je parle contre ma volonté. Tout ce que je voudrais faire et dire, je ne le fais pas et tout ce que je ne veux pas faire et dire, je le fais. Je le dis avec mépris. À certains moments il me semble que je suis heureuse d’agir de la sorte, c’est une joie diabolique qui s’empare de moi et me pousse à agir de la sorte et pourtant je ne veux pas. Mon Bien-Aimé, Tu le sais bien que tu es mon unique espérance, mon Dieu, mon Tout. »

Donc après une lutte assez sérieuse je décide de me mettre à genoux, mon ennemi rage près de moi et lorsque mon directeur prononce le nom de Jésus, Marie, Joseph  je retrouve la paix. Je profite de l’occasion pour demander à mon directeur de me confesser. J’ai tellement hâte de recevoir mon Bien-Aimé, mon Dieu.

Dans le silence et la paix d’une petite chapelle, je fais mon action de grâce, c’est-à-dire je parle avec mon Bien-Aimé. Je savoure ces instants d’intimité, je profite de l’occasion pour lui demander son aide, pour lui demander la force et le courage et plus d’amour pour le suivre jusqu’au bout.

– Jésus : Ma Bien-Aimée va à l’église maintenant. »

Mimi : Je me dirige tout de suite vers l’église. Comme j’ai l’habitude d’entrer par la porte de la rue R.

– Jésus : Non ma chère petite, marche plus loin, entre par la porte de la rue 

Mimi : Entrée dans l’église, j’allais me diriger vers l’autel de la Sainte Vierge, Il me dit :

– Jésus : Non, ma Bien-Aimée, pas de ce côté, dirige tes pas du côté du reposoir. »

Mimi : Je me mets à genoux dans un banc.

– Jésus : Non, ma Bien-Aimée, avance encore quelques bancs. »

Mimi : À ma grande surprise après avoir fait un acte d’adoration devant mon Dieu je constate qu’il y a près de mes gants une petite médaille. Tout de suite je la prends et la regarde.

C’était exactement la même reproduction que la petite médaille que j’avais entrevue quelques jours auparavant à la maison dans un moment de douce consolation. Je tremblais, j’étais si émue, cette médaille représentait la Sainte Face et de l’autre côté Notre Dame des Sept Douleurs.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, regarde encore mon amour, est-ce que ce signe est assez sensible pour toi? Est-ce bien cette médaille que tu as vue l’autre jour? Maintenant va tout de suite faire bénir cette médaille par ton directeur et garde-la comme souvenir du Vendredi Saint 1956. Après ta mort elle devra être remise à ton directeur, avertis qui de droit. Ma chère petite fille, ma Bien-Aimée, es-tu assez forte pour faire le chemin de la croix avec moi, à mes côtés? »

– Mimi : « Oui, oui, mon Bien-Aimé, avec toi je puis tout, je t’aime et je te remercie. »

Après le chemin de la croix, je baise la grande croix installée dans l’église à la vénération du public à l’occasion du Vendredi Saint. Je m’approche avec amour, avec repentir, avec douleur, avec confiance. Au moment où je baise ses Pieds Divins :

– Jésus : Ma Bien-Aimée, dis-moi que tu acceptes de me suivre. Ne me laisse pas seul, toi mon épouse Bien-Aimée, ma toute petite G…… »

Mimi : Je ne pouvais contenir mes larmes de joie.

– Jésus : Ma Bien-Aimée ceci est un tout petit moment de répit. Acceptes-tu aussi de partager mon agonie pour sauver des âmes? Maintenant regarde ce que tu as fait de moi. Tout à l’heure au début de l’après-midi, sous l’emprise du démon, tu ne voulais pas aller à l’église, seulement pour quelques minutes, tu ne savais que faire. Voilà que tu es près de moi depuis une heure et que tu as même fait le chemin de la croix malgré tes souffrances morales et la fatigue de ton pauvre corps. Sous l’influence du démon tu refusais de baiser le petit crucifix que ton directeur te présentait, maintenant tu es là à mes pieds. Tu baises avec amour, avec respect la croix, tu es là prosternée devant moi comme Marie-Madeleine et cela devant les gens. Je continue. Tu voulais enlever tout ce que tu avais de béni sur toi, médailles, anneau et le reste. Voilà que je te donne une médaille que tu vas faire bénir par ton directeur et que tu garderas et porteras en souvenir de ce jour mémorable du Vendredi Saint 30 mars 1956. Qui a dirigé tes pas vers l’église? Qui a choisi spécialement les traits de la Sainte Face sur la petite médaille? Qui a placé la petite médaille dans le banc? Est-ce bien la même petite médaille que tu avais déjà entrevue?

N’est-ce pas que c’est un beau jour pour notre petite équipe, nous les trois inséparables comme la Sainte Trinité, la Sainte Famille. Ce n’est pas tout. Tu ne voulais pas aller voir ton directeur sous prétexte de ne pas le déranger. Je te demande d’aller lui faire part de ceci, malgré ce qu’il a ressenti hier et aujourd’hui et ce qu’il ressentira demain. Dis-lui bien de ma part que je l’aime, que je le porte dans mon Divin Cœur, comme mon disciple bien-aimé. Qu’il reste en paix avec moi, dans mon cœur. Remarque encore ce fait : tu ne voulais pas voir ton directeur, tu l’as même insulté dans ce qu’il a de plus cher, son sacerdoce. » 

Tu lui as adressé des reproches non mérités et moi je te demande d’aller lui faire part de ce que je pense de lui et je te donne en même temps une preuve que je l’aime bien comme mon disciple, comme mon serviteur fidèle et dévoué à la cause de mon Père. Vois tout ce que tu as fait avec moi dans peu de temps et même sans t’en apercevoir. C’est un privilège spécial que je te parle, que je t’accorde toutes ces faveurs pour t’aider à mieux comprendre l’état de la grande tentation. Tu as bien le cœur, la bonne volonté d’accepter mais tu es faible. Tu ne comprends pas toujours l’importance des tentations.

Ma chère petite, la tentation n’est pas une chose extraordinaire pour les âmes privilégiées. C’est une chose bien naturelle et normale dans la vie spirituelle. C’est aussi un signe bien normal pour les âmes consacrées et qui veulent me suivre jusqu’au bout et accomplir fidèlement, avec amour, la Sainte Volonté de mon Père. Demande à ton directeur si tu peux offrir plus. S’il te le permet qu’il te prête ce qu’il faut pour ce soir, je veux plus. Ma Bien-Aimée, ne me quitte pas ce soir. Veux-tu partager mon agonie? »

– Mimi : « Mais oui, mon Bien-Aimé, avec ta grâce je veux, j’accepte avec amour, je t’aime tant. »

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée d’abord que ton esprit soit souple aux inspirations de l’Esprit Saint. Fais tout ce que je vais te demander même sans comprendre. Reste une heure à genoux pour faire le chemin de la croix en esprit de mortification pour sauver des âmes. Demeure dans cette position sans remuer, mets sous tes genoux la petite croix. »

Mimi : Je souffrais beaucoup physiquement lorsque s’ajoutent à mes souffrances les grandes tentations contre la pureté. Elles étaient si violentes qu’il me semblait recevoir à chacune un coup de fouet et cela pendant toute la durée du chemin de la croix. Il y avait à certains moments les tentations contre la foi, contre le grand mystère de la Rédemption, de la Résurrection. Je souffrais beaucoup, je voulais faire des actes d’amour et de foi, je n’étais capable de rien, c’est le vide.

– Mimi : « Mon Dieu, mon Bien-Aimé ayez pitié de moi. Je n’en peux plus. »

J’étais courbée par la douleur mais la douleur morale me faisait souffrir davantage, pas une lueur d’espérance, de confiance, d’amour, et cependant je ne cessais de dire :

– Mimi : « Mon Dieu, je crois, je veux croire, je veux t’aimer, je ne veux pas t’offenser, aide-moi s’il vous plaît, viens à mon secours. »

– Satan : « Crois-tu que Dieu va faire un miracle pour toi? Si tu attends le secours du ciel tu vas attendre longtemps. Regarde ce qu’il a fait de son Fils. Est-il venu à son secours? S’il était venu à son secours il ne serait pas mort. Tu es ridicule de tout endurer. Pour avoir la paix lève-toi c’est bien simple. Crois-tu qu’avec une douleur de plus ou de moins tu peux sauver des âmes? Tu fais de la folie. »

– Mimi : « Mon Dieu soutenez-moi je ne puis écrire tous les blasphèmes qui remplissent mon esprit et mon amour. »

– Jésus : Maintenant, ma Bien-Aimée, courage, je suis avec toi. Étends tes petits bras en croix et reste dans cette position durant les deux prochaines stations. Ma Bien-Aimée, je veux plus, applique sur tes poignets le petit c… et garde cela jusqu’au sang et jusqu’à la fin du chemin de la croix. »

Mimi : Le chemin de la croix a duré une heure, je suis si épuisée, exténuée, je souffrais beaucoup. À la maison j’étais fiévreuse. J’avais hâte de boire un bon verre d’eau froide. Comme je me préparais à boire mon Bien-Aimé me dit :

– Jésus : Non ma Bien-Aimée, offre-moi encore ce sacrifice pour sauver des âmes, ne prends pas une seule goutte d’eau. Pense à moi, pense à ma soif des âmes! Pense au vinaigre que l’on me donna. »

Mimi : Comme je me sentais faible, je me préparais à me laver la figure avec de l’eau très froide pour me ranimer un peu.

– Jésus : Non ma Bien-Aimée, pense encore à moi, à mes sueurs de sang versées par amour pour toi et les âmes, offre-moi ce malaise. »

Mimi : Je me proposais de prendre un peu de repos.

– Jésus : Non ma toute petite épouse Bien-Aimée, ne te couche pas tout de suite, veille avec moi, console-moi. Regarde-moi bien les yeux dans les yeux. Regarde mon cœur qui t’aime tant. Ma Bien-Aimée, un jour viendra où ta soif sera rassasiée par de douces paroles de consolation, ta figure sera ranimée par de doux baisers de ton Époux Bien-Aimé et ton repos tu le trouveras pour toujours entre mes bras divins car je vais me rappeler du Vendredi Saint de 1956 où tu étais bien tout à moi, rien qu’à moi. »

Mimi : Comme le temps passe vite en sa présence, depuis 10 heures que je suis entre ses Bras Divins, il est déjà une heure du matin, je ne voulais pas le laisser seul.

Pendant tout ce temps, je n’ai pas ressenti de souffrances. J’étais si heureuse entre ses bras, j’étais blottie sur son Cœur adorable. Je ressentais une grande paix, une douce joie qui ne s’exprime pas par des mots. Il me semblait être complètement détachée de la terre. Son étreinte était si forte que je pouvais à peine respirer.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, pas si fort, il me semble que je vais mourir d’amour, c’est trop pour ma pauvre petite âme, je ne mérite pas tant de bonheur. »

Je pleurais de joie.

– Jésus : Viens ma Bien-Aimée, viens que je sèche tes larmes par un doux baiser. Tu pleures comme un tout petit bébé qui est entre mes bras.

Je t’aime, c’est pour cela que j’agis de la sorte, car je veux te faire comprendre d’une manière sensible toute la force, la puissance, toute la miséricorde, tout l’amour de mon Divin Cœur pour toi. Ma Bien-Aimée, si mon amour, si mon étreinte est si forte, c’est que je veux t’écraser pour te mettre encore plus petite dans mon Divin Cœur. Je veux te faire comprendre l’amour de la croix, la joie dans la souffrance pour sauver des âmes. N’est-ce pas que tu es tout inondée de mon amour, de ma grâce?

Ma petite épouse, mon tout petit trésor que j’ai enfin trouvé, bien caché depuis des années dans un corps de boue, dans un état lamentable! Malgré tout je voulais tout. »

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Samedi Saint, le 31 mars 1956

Mimi : Après quelques heures de sommeil, remplies de cauchemars, de rêves diaboliques, je reprends une autre journée près de mon Bien-Aimé. Tout l’avant-midi se passe avec de grandes tentations, accompagnées de souffrances morales et physiques.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé du petit rayon de soleil dans mes ténèbres. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée ne me quitte pas malgré tes souffrances physiques, offre-moi plus. Si tu savais la quantité d’âmes à convertir, à sauver et qui hésitent encore à s’approcher de moi. Offre plus, ton directeur a un cas difficile avec lui. »

Mimi : Il était dix heures et demie.

Dans l’après-midi.

– Jésus : Va vers ton directeur au confessionnal, fais un acte d’humilité, va lui dire que je te demande de faire une heure Sainte durant les heures de confession. Qu’il se prépare à recevoir des cas difficiles. Dis-lui que tu vas l’aider de tes prières. Notre travail d’équipe sera complet. Fais une autre heure Sainte, reste avec moi près de la croix pour me consoler. En ce moment ton directeur a besoin de ton aide, offre plus. Il y a tellement d’âmes à sauver. »

– Mimi : « Mon Dieu, Prêtre Éternel, je t’en supplie, écoute la prière humble et confiante de ta petite fille. 

Je te demande pour tous les prêtres du monde entier et spécialement pour mon directeur la force et le courage nécessaires dans leurs devoirs d’état. Je t’en supplie, sois dans leurs cœurs afin qu’ils puissent parler comme toi, avec douceur malgré leurs fatigues. Qu’ils comprennent et procurent à l’âme des paroles douces, des paroles de réconfort et de paix. Sois dans leurs esprits afin qu’ils soient éclairés sur le cas de chacune des âmes et qu’ils indiquent la route du vrai bonheur qu’on ne trouve qu’en toi par l’état de grâce. Sois dans leurs bouches afin qu’au moment de prononcer les paroles de l’absolution aux pécheurs repentants l’âme sincère reçoive cette douce parole du pardon comme un baume sur son cœur et qu’elle ressente dans l’âme un doux baiser de paix. 

Je te prie aussi pour toutes les âmes qui s’approchent des confessionnaux afin qu’elles soient bien sincères et que le motif qu’elles ont de s’approcher des sacrements ne soit pas simplement un motif d’obligation mais un motif de pur amour basé sur la confiance en ta miséricorde infinie pour les pécheurs. Et maintenant mon Bien-Aimé, je te demande pour les âmes craintives, donne-leur s’il vous plaît la force et le courage. Ces pauvres âmes tremblent parce qu’elles ne comprennent pas ton amour, envoie-leur s’il vous plaît l’Esprit Saint avec tous ses dons et spécialement je demande pour ces âmes le don de force afin que leurs cœurs et leurs résolutions soient sincères, pas seulement à la surface de leur volonté. 

Mon Bien-Aimé je te prie aussi pour les âmes tièdes, donne-leur s’il vous plaît plus d’amour, plus de sincérité. Inspire s’il vous plaît aux confesseurs une seule parole qui pourrait toucher leurs cœurs, si froids, si indifférents et qu’elles reconnaissent leur état, qu’elles puissent enfin réfléchir sur le danger qu’elles ont d’agir de la sorte avec les sacrements. 

Pour les pécheurs les plus endurcis je te demande un vrai repentir de leurs péchés et le ferme propos de ne plus t’offenser et d’éviter même les occasions.

Par ton amour transforme leurs âmes en des tabernacles vivants. Par ton Sang Précieux, lave et purifie toutes ces âmes, elles sont toutes tes enfants et les miens, je les aime et je ne veux pas qu’elles soient malheureuses en vivant loin de toi. Je veux aussi qu’elles soient heureuses avec toi dans le ciel pour l’éternité. Avec ta grâce je désire que toutes ces âmes  rendent gloire à Dieu le Père pendant toute l’éternité. Pour les âmes délicates, fragiles, faibles mais sincères, je t’en supplie, regarde leur bonne volonté, leurs efforts, accorde-leur s’il vous plaît encore plus d’amour, d’humilité, de confiance, de persévérance dans leurs bonnes résolutions afin qu’elles puissent vraiment te consoler.

Au nom de tes souffrances, de tes mérites, de ta passion, avec ma douce Maman du ciel, je veux offrir à Dieu toutes ces âmes. Mon Dieu écoute la prière, non pas de ta petite fille, mais la prière confiante, venant du cœur d’une petite mère, qui malgré sa faiblesse, son impuissance veut sauver ses enfants en danger. Je m’appuie sur toi mon Bien-Aimé et j’ai confiance. Regarde-moi j’implore et demande pour eux, pardon et miséricorde, je les aime tous, sans exception, je les veux tous pour toi mon Dieu. »

Le soir.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que j’ai hâte de ressusciter avec toi demain. »

– Jésus : Mais non ma Bien-Aimée, demain tu vas ressusciter dans ton cœur, dans ton esprit et non dans ton corps, car je vais ressusciter dans toute ma Gloire, avec la couronne d’or de ma Royauté. J’ai pensé que tu pourrais pendant ce temps porter ma couronne d’épines à ma place, pour aujourd’hui! Comme épouse tu dois t’unir à moi à chaque instant, tu dois marcher à mes côtés, et par charité, par amour pour moi et tes enfants je te demande de porter ma couronne d’épines. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé avec ta grâce j’accepte de porter ta couronne d’épines. Sois sans crainte, elle ne tombera pas, j’ai la tête assez dure parfois. »

– Jésus : Je le sais bien ma Bien-Aimée c’est pour cela que je la place sur ta petite tête dure et j’espère que les épines de mon amour entreront profondément dans cette petite tête. Tu sais ma Bien-Aimée, même le jour de la Résurrection il ne faut pas que la croix demeure un seul instant sans victime, parce qu’il y a encore des âmes qui se perdent. C’est à toi que je donne ce privilège de me remplacer un peu sur la croix, car tu es du nombre des âmes consacrées et victime de mon amour. Es-tu heureuse d’être ma petite épouse Bien-Aimée? »

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Dimanche de Pâques, le 1er avril 1956

Mimi : Mon Bien-Aimé m’a comblée de ses grâces, de ses faveurs car il a placé sur ma tête la couronne d’épines.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, je ne puis écrire, je souffre trop. »

Mon Bien-Aimé se cache mais je sais bien où le trouver. Comme cela doit être beau au ciel aujourd’hui. La douce rencontre de mon Bien-Aimé avec son Père parmi tous ses saints. Quand viendra mon tour?

– Jésus : Ma Bien-Aimée, un jour tu connaîtras les joies célestes où je viendrai te chercher pour t’offrir à mon Père. Je veux tout, je prendrai tout et ça sera tout. Comprends-tu l’importance du mot tout? Par un privilège spécial ton corps ne connaîtra pas la corruption car chaque partie de ton être aura été purifiée par une grâce spéciale réservée aux âmes privilégiées. Tout ce que tu souffres en ce moment n’est rien qu’une préparation de ce que mon Père attend de toi. C’est pourquoi je veux plus, pour te donner plus et nos deux plus mis ensemble feront une unité agréable à mon Père. »

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Lundi, le 2 Avril 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu sais comme je déteste ces tentations, j’ai toujours peur de t’offenser et je tremble quand je sens la présence de mon ennemi. »

– Jésus : Mais non ma chère petite, si tu trembles c’est parce que tu n’as pas confiance en moi. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai confiance en toi. Il me semble que cela est bien naturel chez une enfant d’avoir peur, de ressentir de la crainte devant le danger! »

– Jésus : Tu as raison, l’enfant a peur en face du danger mais cette enfant est une petite fille que je tiens d’une manière spéciale dans mes bras et que je garde près de mon Divin Cœur comme un tout petit bébé. A-t-elle raison d’avoir peur dans les bras de son Dieu? Est-ce que tu la connais cette petite fille qui manque parfois de confiance? Même entre mes bras?

Ne pleure pas ma pauvre petite Pierrette ou G……….  Viens plus près de moi, je t’aime bien tu sais. Écoute-moi bien : Je permets ces tentations parce qu’il le faut pour te purifier, pour expier, pour mériter, pour sauver des âmes. Si tu comprenais l’importance de ces grandes tentations. Je suis plus près de toi en ce temps-là et pendant ce temps tu mérites. Tu vas voir un jour le nombre d’âmes que tu auras sauvées en peu de temps durant ces tentations. Il faut que tu acceptes tout d’avance que tu m’offres tout. 

Puis au début récite l’acte d’humilité et la si belle prière Anima Christi et dans le moment pénible de tes souffrances mets ta petite main tremblante sur ton petit cœur où je suis, près de ton petit testament. 

Je comprendrai tout. Les tentations et les petites crises morales que tu as ne sont rien à comparer à celles que tu devras subir dans quelque temps. Ma Bien-Aimée il faut que je te prépare, ne crains pas, fais-moi confiance, fais confiance à ton directeur. As-tu remarqué que tu n’es jamais seule pour passer ces épreuves?

C’est par un effet de ma bonté que je permets que ton directeur soit témoin pour t’aider. Tu sais ce que tu ferais si tu étais complètement seule? Il me remplace. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne puis comprendre ces tentations qui sont si dangereuses pour mon âme. Je ne puis comprendre que tu sois plus près de moi dans ces moments-là où mon ennemi est en moi, où mon esprit est rempli de blasphèmes, de révoltes, de mépris pour toi et ton représentant. Tu le sais dans ce moment-là comme je fais, je déteste, je lance des insultes, des injures, je repousse les bénédictions, les prières, j’ai horreur de l’eau bénite, je souffre davantage lorsque j’entends mon directeur prier et invoquer les Saints Noms de Jésus, Marie, Joseph. À certains moments je ne puis même pas endurer l’eau bénite et une force invisible me pousse à regretter de m’être donnée tout à toi, il me semble que j’agis comme une damnée.

Mon Bien-Aimé, moi qui t’aime tant, pourquoi faut-il que je sois si méchante, si injuste envers toi la Bonté Infinie, mon Dieu? Pourquoi faut-il que je cause des ennuis, que je fasse souffrir mon directeur qui fait tant pour mon âme? »

– Jésus : Ma Bien-Aimée encore des « pourquoi ». Crois-tu que je ne sais pas ce qui se passe en toi? Crois-tu que je ne connais pas l’état de ton âme dans ces moments-là? C’est presque un martyre, une agonie morale que tu endures? Je permets que tout en toi soit atteint, physique et moral. Je sais bien ce que tu souffres. Je te regarde lutter, je souffre avec toi et à certains moments je pleure avec toi. Ton directeur ressent les mêmes effets que toi; seulement ce n’est pas lui qui doit subir ces épreuves, ces tentations, il n’est là que pour t’aider. Il est un peu plus fort que toi par son sacerdoce. C’est pour cela que je désire qu’il porte l’étole durant tes grandes tentations car elle a une puissance extraordinaire sur le démon. C’est par un privilège que je l’ai placé pour t’aider, cependant sa tâche est difficile car le démon le déteste. »

– Satan : « Ma chère petite fille, ma Bien-Aimée n’écoute pas cette voix, c’est celle de ton ennemi qui cherche à te faire croire que les grandes tentations viennent de Dieu. Si cela était, est-ce que tu agirais de la sorte en le blasphémant? Donc il y a en toi une autre force invisible qui vient de moi. Un jour ton directeur va voir comme je le déteste parce qu’il m’a arraché ton âme. Il veut ton salut, il veut sauver ton âme mais c’est toi qui vas le perdre, je t’ai placée pour jouer ton rôle, tu parais si sincère avec tes larmes, surtout dans les grandes supposées tentations. Je suis content de toi, je savais que tu es capable de tout, je suis certain de toi. Je suis sûr de toi pour lui dire ma haine, mon mépris, tu vois bien que je suis le plus fort.

Que fait ton Dieu dans ces moments-là? Il dit qu’il se cache, parce qu’il a peur. Il dit qu’il permet cela, il ne peut pas faire autrement. C’est pour cela que tu es toute seule avec moi. 

Même ton directeur a peur, il trouve cela ennuyeux parce qu’il n’est pas certain de lui. Il parle fort mais il tremble intérieurement, s’il pouvait fuir il le ferait. 

Si ces tentations dont il est témoin venaient de Dieu, il serait heureux d’accepter la Sainte Volonté de Dieu, mais c’est le contraire qu’il fait, il trouve le temps long, il a peur d’avoir à lutter avec moi en toi. Je n’ai pas peur de lui, tu sais comme je me moque de ses bénédictions, de ses prières, je le hais de tout mon cœur.

Pauvre petite cela me fait rire quand ton Dieu te demande d’accepter ces tentations, cette épreuve comme si cela venait de lui, comme si tu étais une sainte. Il ne veut pas que tu aies de l’orgueil et il te donne les moyens d’en avoir par ces tentations qu’il croit venir de lui.

Il fait bien de te demander d’accepter, comme cela il admet que j’ai raison, que je suis le plus fort puisqu’il ne peut éviter ni empêcher ces tentations. Où est sa puissance? Donc accepte pour lui faire plaisir et pour m’obéir car c’est moi qui te commande dans ce temps-là. Tu es tout à moi, je te fais dire ce que je veux et te fais faire ce que je te commande.

N’est-ce pas que tu es tout engourdie, tu n’es même pas capable de faire le signe de la croix, parfois je retiens ta main par ma force. C’est à peine si tu es capable de répéter les invocations que ton directeur voudrait te faire dire. Crois-tu que si tout cela venait de ton Dieu, il permettrait de se faire insulter par une petite fille comme toi? 

C’est toi qui provoques ces tentations et c’est moi qui t’inspire, j’en suis heureux. Je n’ai pas besoin de me cacher pour agir dans une âme qui est tout à moi. »

– Mimi : « Va-t’en menteur. Mon Dieu ayez pitié de moi. Maman, Maman, viens à mon secours, viens au secours de ta petite fille qui lutte.

 Mon Bien-Aimé où es-tu? J’ai besoin de toi.

Après un certain temps.

– Jésus : Ne pleure pas ma Bien-Aimée, si tu savais comme je souffre en toi. Cela me peine de te faire souffrir mais que veux-tu, il faut pour aller vers mon Père que tu prennes le même chemin que moi. Je t’en supplie, ne te laisse pas abattre par les mensonges de ton ennemi. Crois en moi, en ma parole qui est la vérité même. Mets ta confiance en moi. Tu auras encore bien d’autres tentations, plus pénibles et plus violentes. Ne crains pas je serai toujours en toi avec toi, quoique ton ennemi te dise. Qu’il te fasse faire et dire ce qu’il voudra, je m’en moque, je le méprise. Écoute-moi bien, avec toute sa puissance qu’il croit avoir sur moi et sur toi. Il ne peut pas me déloger de ma petite demeure qui est ta petite âme. Je suis chez moi en toi et j’y resterai toujours parce que je t’ai choisie pour devenir ma petite épouse. Comme une bête féroce il est jaloux, il cherche par tous les moyens à pénétrer dans notre petite demeure pour te dévorer mais, ne crains pas je suis là en dedans avec toi, et au dehors notre demeure est bien gardée par un gardien fidèle en la personne de ton directeur. Par son sacerdoce il est fort, il est puissant sur ton ennemi, tu en sais quelque chose. Il a un moyen de te protéger par les sacrements. 

Dans tes crises morales, qui emporte la victoire, ton ennemi ou ton directeur? Sois courageuse, lutte avec moi et par amour pour moi et les âmes un jour tu comprendras l’importance des grandes tentations. »

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Mardi, le 3 avril 1956

– Satan : « Ma chère petite épouse Bien-Aimée, il faut que tu arrives à comprendre parfaitement que c’est moi qui permets ces tentations. C’est bien simple à comprendre ma chère petite fille, ne te confesse plus, comme cela tu seras tranquille, ton directeur sera heureux car lui aussi n’aime pas ces tentations et ton Dieu ne sera pas inquiet à ton sujet. Tu ne l’offenseras plus en accumulant tes sacrilèges. Remarque que je ne me plains pas c’est pour toi que je te donne ce conseil, je trouve que tu fais pitié. En agissant de la sorte ta santé reviendra car les crises morales, les grandes tentations ne sont pas faites pour toi, tu es trop faible, cela t’épuise et aggrave ton mal. Tu sais comme tu souffres physiquement pendant ces tentations. Donc plus de confessions et tu auras la paix. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée n’écoute pas cette voix maudite. Aie confiance en moi. Je permets ces tentations. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’accepte bien tout, mais c’est toujours au moment de la confession devant mon directeur que viennent les grandes tentations. »

– Jésus : Je le sais bien ma chère petite, aimerais-tu mieux que tes parents, les gens, tes amis soient tous témoins de tes crises morales? Quand pour t’éprouver, pour te faire expier et te faire mériter, pour sauver des âmes, si je te laisse seule je t’assure que tu n’as pas l’air fin. Ton directeur en sait quelque chose! Je permets cela pour te tenir dans l’humilité même dans la tentation. Je te veux si petite… cependant avec ma grâce, maîtrise les tentations et méprise ton ennemi. »

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 Mercredi, le 4 avril 1956

– Mimi : « Encore une journée pour toi mon Bien-Aimé, je souffre beaucoup de grandes tentations. Mon Bien-Aimé je ne veux pas t’offenser, aide-moi s’il vous plaît je ne suis capable de rien, je n’en peux plus, j’ai les nerfs en boule. »

– Jésus : Je le sais ma Bien-Aimée mais ce n’est pas une raison pour perdre la boule! »

– Mimi : « Est-ce bien toi mon Bien-Aimé qui me parle comme cela? »

– Jésus : Mais oui ma petite fille, qui es-tu pour que je te parle autrement? Je te réponds sur le même ton que tu me parles. C’est cela l’entente, il ne faut pas toujours prendre de grands détours pour se comprendre, pour se parler. Que fait l’enfant quand il parle ou demande quelque chose? Dans sa simplicité il va droit au but, c’est pourquoi j’aime les enfants, comprends-tu? Qu’est-ce que tu es aujourd’hui, une grande et presque vieille demoiselle ou un tout petit enfant, comme un bébé? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon. Je le constate de plus en plus comme je suis faible. Avec ta grâce je veux rester bien petite. Mon Bien-Aimé garde-moi dans tes bras comme un tout petit bébé. J’ai besoin d’affection, berce-moi, dis-moi encore que tu m’aimes. J’ai confiance en toi et je t’aime, je m’ennuie de toi, comme je trouve le temps long. Que j’ai hâte de te recevoir vendredi, je compte les jours. Je sais le grand bonheur que tu as de venir dans les âmes, de te donner à tous par amour. Viens ô mon Amour, viens dans ma pauvre petite âme qui soupire après toi, mon Dieu, mon Tout. »

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Jeudi, le 5 avril 1956

Mimi : Au moment de la confession mon ennemi redouble de rage, je ne sais ce qui se passe en moi, il me semble que je suis magnétisée, mes membres sont engourdis, ma volonté refuse de blasphémer et ma bouche répète des blasphèmes et les injures à mon directeur. Je repousse toutes les bénédictions, cela me fait souffrir davantage.

– Mimi : « Je souffre mon Dieu, ayez pitié de moi. »

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Vendredi, le 6 avril 1956

Mimi : Avec la grâce de Dieu et l’aide de mon Bien-Aimé, je veux agir dans les grandes tentations, comme si j’étais sur l’eau, dans un petit bateau qui serait mon corps et comme pilote mon âme consacrée. Je m’imagine avoir un long voyage à entreprendre vers une terre inconnue qui est le Ciel. Avant d’atteindre mon idéal, je dois traverser cette mer, je dois lutter contre les vagues violentes des tentations, je dois faire face aux intempéries qui sont le manque de confiance, le découragement, la persévérance dans toutes les difficultés. D’autres jours quand la mer sera calme, je me laisserai bercer doucement par les vagues de l’Amour Divin. Et si le danger me menace, je m’accrocherai à mon chapelet comme à une ceinture de sauvetage.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te laisse libre de conduire mon petit bateau. Je mets toute ma confiance en toi, avec toi je veux demeurer dans l’océan infini de ta miséricorde. »

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Mardi, le 10 avril 1956

Mimi : J’ai rêvé que j’étais pendue. Dans mon rêve j’étais heureuse et je disais aux gens :

– Mimi : « Le Bon Dieu m’aime tellement qu’il me prend par le cou. Il me donne une preuve sensible de son Amour. »

Drôle de coïncidence, je reviens de l’hôpital avec un collier feutré que je dois porter nuit et jour.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, cela me donne l’occasion d’expier mes vanités. Combien de fois j’ai été fière de moi, de ce pauvre corps qui tombe en ruine. Mon Dieu, purifie-moi, je me donne à toi sans réserve. Je te donne tout, mon petit tout, prends tout. »

À l’hôpital je regardais toutes ces figures souffrantes, tous ces yeux préoccupés par l’inquiétude, par la crainte, par la souffrance morale et physique. Je priais pour eux.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu connais mon grand désir de sauver des âmes avec toi. Je t’en supplie au nom de notre amour, de notre union dans l’amour et la souffrance, regarde tes enfants qui sont aussi les miens, regarde comme ils souffrent tous. Comme je voudrais les aider davantage. Tu sais mon Bien-Aimé je me sens parfois comme une maman poule qui voudrait garder bien au chaud sous ses ailes ses petits poussins, avec ta grâce je veux les garder dans mon cœur. 

Je voudrais les aimer davantage ces âmes, je voudrais les mettre à l’abri de la misère, leur donner le goût du bien, le goût de ne vivre que pour toi. Je voudrais voir dans leurs yeux un seul rayon d’espoir, un peu de bonheur sur leurs figures, un sourire sur leurs lèvres et beaucoup de paix dans leurs âmes, cette paix que l’on ne trouve qu’en toi. Comme je voudrais te faire rayonner dans chacune de ces âmes. Je voudrais tant leur parler de toi, de ton amour. Je voudrais leur faire comprendre ta miséricorde infinie pour eux. Ils ne seraient pas si malheureux s’ils étaient tous avec toi. Avec ton aide, tout ce que je puis faire pour eux, c’est de prier, de souffrir, je les aime comme s’ils étaient mes propres enfants. »

– Jésus : Ma chère petite fille, l’image de la petite poule te va bien. En effet ma chère petite il y a des jours où tu ressembles à une petite poulette. Lorsque j’arrive avec les grandes tentations tu trembles comme une poule mouillée. Dans la mortification de ton corps tu as la chair de poule avant même d’avoir commencé. Pendant combien de temps as-tu couvé tes péchés, tes défauts, tes imperfections? Combien de fois aussi as-tu caché sous tes ailes et gardé secret pour ton directeur les consolations, les grâces que par pure bonté je te donnais pour t’aider? Cependant garde tes ailes de poule pour voler vers moi. Maintenant que tu admets que tu ne peux rien sans moi. Avec le feu de mon amour, je vais faire éclore tes petits œufs (les âmes) que tu auras couvés, par ma grâce, par ton amour ardent pour les âmes, par tes petits sacrifices. 

Ton directeur prendra soin de recueillir les œufs et de bien nettoyer ton petit poulailler. Tu n’es pas encore une poule de catégorie « A » sur toute la ligne. Il y a encore bien du travail à faire n’est-ce pas ma petite poulette? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aujourd’hui tu me compares à une petite poule. Tu sais pour qu’une poule soit délicieuse et très tendre il faut qu’elle soit cuite lentement. Je compte sur ton amour ardent pour me faire cuire, pour que je sois tendre, purifie-moi du feu, de la charité, purifie mon corps qu’il soit consumé par ton amour et que chaque jour je me détache de tout et que je ne sois pas comme dans la chanson « Une Poulette Noire » mais une poulette blanche, agréable à manger. Tant que tu ne seras pas rassasié, prends et coupe tous les morceaux que tu voudras. Je suis entre tes mains comme une petite poulette. Entre nous, mon Bien-Aimé, je n’aime pas cela lorsque, dans notre intimité, tu me compares à des animaux sans raison comme par exemple à un âne, maintenant à une poule, après tout mon Bien-Aimé j’ai une âme. » 

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu me fais rire, tu mériterais que je t’appelle petit coq et parfois que je te compare à une pouliche car à certains moments tu es……………… je n’ose pas le dire.

Ma chère petite, je le sais bien que tu as une âme, c’est moi qui te l’ai donnée. Mais toi ma chère petite, depuis combien de temps y penses-tu que tu as une âme à sauver? Lorsque je te compare à quelque chose ce n’est pas à ton âme que je m’adresse directement mais à ton pauvre corps. Je ne dis pas que tu es ceci ou cela, je dis que tu me fais penser ou que tu ressembles à ceci ou cela. 

Je te ferai remarquer qu’au début de notre entretien c’est toi qui te comparais à une petite poule. J’ai simplement continué sur le même sujet. Après tout ma chère petite fille c’est gentil une toute petite poule blanche entre mes mains. Ce matin tu avais vraiment un petit cœur de poule car tu n’as pas fait beaucoup pour tes petits. »

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Samedi, le 14 avril 1956

Mimi : Je porte le collier feutré, dans mon petit orgueil cela me gênait de sortir.

– Jésus : Ma Bien-Aimée encore de l’orgueil! Je te demande simplement de faire une heure Sainte. Je ne te demande pas de faire le tour de l’église, de faire la collecte à chaque banc! Et pourtant c’est bien cela que je devrais te demander de faire pour expier et te corriger. Sur ce point je compte et laisse libre ton directeur d’agir comme il voudra pour te tenir dans l’humilité et pour t’aider à te corriger. Qu’il prenne tous les moyens possibles. Il me remplace, sois-lui soumise et obéissante, c’est pour le bien de ton âme. Accepte tout avec humilité, avec amour en expiation de tes péchés et ceux de tes enfants. »

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Dimanche, le 15 avril 1956

– Satan : « Je me demande quand ton directeur va comprendre ton état d’âme? Chaque fois que tu t’approcheras des sacrements tu auras toujours de grandes tentations que je déteste. Ma chère petite je t’envoie cela pour expier tes désobéissances car je te défends depuis longtemps de t’approcher des sacrements, de te confesser. En agissant de la sorte tu me fais souffrir davantage, moi ton Dieu. Qu’est-ce que j’ai pu faire pour toi depuis tant d’années? Malgré tout j’ai pitié de toi et par pure bonté, au moment de la confession je donne un signe sensible à ton directeur, il ne comprend pas. Tu deviens l’image de ce que tu es en réalité. Ton directeur ne veut pas croire à cela et pourtant il le sait bien ce que je veux dire! Tu lui disais hier que tu ne voulais plus de moi dans ta vie, toi tu comprends que ma miséricorde a des bornes. Mais ton directeur ne veut rien entendre, il persiste dans son erreur, parce qu’il a une autre raison. Dans son orgueil de prêtre, il croit que sous sa direction, tu pourrais devenir une petite sainte. Sais-tu ce qu’il fait de toi depuis six ans? Il travaille pour faire de toi une sainte, une sainte nitouche, rien de plus. En te gardant dans cet état, ton directeur met obstacle à la grâce et au travail de l’Esprit Saint. Le sang d’un Dieu est trop précieux pour le verser inutilement sur une âme damnée.

Tu crois que je t’aime, enlève-toi cela de la tête. Je suis patient, j’attends et j’ai hâte de faire éclater ma justice le jour où tu vas paraître devant moi, ce jour approche de plus en plus. La sentence pour ton directeur sera plus lourde car il fait la sourde oreille à ce que je lui demande. Je lui ordonne de t’exorciser. Quand va-t-il le faire? Je lui permets de soumettre ton cas à un confrère, car il a douté de lui-même, il a une décision à prendre, il tremble. Si tu n’étais pas une âme perdue, crois-tu que je ferais cela? C’est ta dernière chance. »

– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne te crois pas, tu es jaloux, tu veux me troubler. Je crois que mon Bien-Aimé est là présent en moi et c’est tout. »

– Satan : « Ma chère petite fille, je t’en supplie, tais-toi car en me disant de m’en aller tu blasphèmes car tu me rejettes, moi ton Dieu. Je suis la vérité même, je veux t’éclairer une dernière fois et tu crois que je veux te troubler. Je ne peux pas être présent dans une âme damnée, dans une âme où le démon règne en roi et maître. »

– Mimi : « Maman, ma douce Maman du ciel, viens à mon secours. »

Je pleurais.

– Satan : « Ma chère petite, sois obéissante à mon Fils qui est la vérité même, donc plus de confession ni de communion sacrilège et tu auras la paix. »

Mimi : Je prie Dieu de purifier toutes les pensées qui me hantent depuis ce matin.

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Lundi, le 16 avril 1956

Mimi :  Je méditais sur le Bon Pasteur.

– Mimi : « Mon Dieu, mon Bien-Aimé, comme un Bon Pasteur regarde-moi, comme ta petite brebis la plus misérable, regarde ma toison est souillée par le péché. Je suis blessée, infirme par mes fautes, mes faiblesses, mes manquements de chaque jour. Je suis si faible, je ne puis marcher sans guide, sans soutien dans le chemin de la vertu. Mon petit cœur souffre de t’avoir offensé, je voudrais t’aimer encore plus. Écoute mes plaintes, écoute ma voix, viens me chercher pour me mettre sous ta protection. Garde-moi s’il vous plaît près de ton cœur, de ton Sang Précieux. Lave et purifie-moi de toute souillure et par ton amour soigne mes plaies. Protège-moi de mon ennemi qui me blesse. Quelle douce parole de consolation de t’entendre dire que tu connais tes brebis. Quand je pense et considère tout ce que tu as fait pour venir chercher ta petite brebis perdue. Mon directeur a travaillé fort pour me tenir dans le pâturage. Merci mon Bien-Aimé de ta miséricorde infinie. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je voulais tout, je prends tout. Je prendrai tout. Ma petite brebis blessée plus que les autres, c’est pour cela que je t’aime tant. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, avec le collier feutré je n’ai pas l’air d’une brebis. Je ressemble beaucoup plus à un toutou. Puisque tu veux tout, tout, garde bien le toutou que je suis. »

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Mercredi, le 18 avril 1956

Mimi : Une personne disait à mes trois amies :

« Comme elle est malchanceuse, elle a toujours quelque chose. »

− Mimi : Je la regarde en riant lui disant :

– Mimi : « Vous ne direz pas cela après ma mort, vous direz comme elle est chanceuse, elle a quelque chose pour toujours. Le Bon Dieu me prend par le cou c’est tout.

Entre nous, mon Bien-Aimé, c’est très normal entre époux… Je suis si heureuse, d’être avec toi. »

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Jeudi, le 19 avril 1956

– Mimi : « Cela me fait rire mon Bien-Aimé de voir un pauvre médecin chercher encore la maladie que j’ai et les remèdes qu’il faudrait. Tu avais bien raison de dire que cette souffrance vient directement de toi. Par amour pour toi et les âmes et en esprit d’expiation, je me soumets encore à des examens qui me font souffrir. »

Radiographie de la colonne cervicale. Il n’y a pas à dire, ces pauvres médecins prennent tous les moyens pour chercher la cause du mal. Au point de vue humain cela ne sert à rien. Je fus éveillée durant la nuit, j’étais heureuse car cela me donnait l’occasion de dire à mon Bien-Aimé que je l’aime et en même temps que je pouvais offrir plus pour les âmes.

Mon Bien-Aimé m’aime tellement qu’il ne peut pas me voir dormir trop longtemps. Il sait comme je suis heureuse d’être éveillée par lui. Mon réveil est si doux entre ses bras.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel n’oublie pas de souhaiter bonne fête à mon cher papa qui est près de toi. J’espère qu’il est au ciel. »

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Vendredi, le 20 avril 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je veux bien marcher sur tes traces. Je veux bien te suivre, mais tu fais des grands pas, si je veux essayer de faire un pas de plus je tombe, je te suis de loin. »

– Jésus : Ma chère petite fille, je ne demande pas toujours de faire des grands pas, tu ne serais pas capable car tu es plus souvent par terre que debout, tu es encore si petite. Tout ce que je te demande c’est de prendre le même chemin que moi. Il n’y a qu’un seul chemin qui conduit à mon Père, oui le chemin de la croix, chemin étroit pour les petits, les humbles, pas pour les âmes gonflées d’orgueil, elles ne pourraient pas, il n’y aurait pas de place. Chemin douloureux pour les âmes vraiment généreuses au service de Dieu et du prochain. Ce chemin n’est pas fait pour les âmes généreuses qu’en paroles, qu’en actes récités et non pratiqués. Chemin de croix accompli chaque jour, à chaque instant par amour, par bonheur. Chemin de croix fait par devoir d’état, rempli chaque jour avec amour et pleine conformité à la Sainte Volonté de Dieu, en union à mon chemin de la Croix pour sauver des âmes vivantes.

Que dire du chemin de la croix parcouru en quelques minutes en faisant le tour de l’église, l’esprit préoccupé à gagner des indulgences, l’esprit rempli de distractions et l’on offre cela pour les pauvres âmes du purgatoire. Que sert à l’âme de vouloir faire le chemin de la croix et de ne me suivre que des yeux? N’est-ce pas ma Bien-Aimée que la Rédemption aurait été faite bien vite? Je n’aurais eu qu’à jeter les yeux sur la Passion, sur le monde. Non, mon Père voulait plus! J’ai une confidence à te faire, ma Bien-Aimée. 

Le plus méritoire, le plus beau chemin de la croix que l’on puisse offrir à mon Père c’est le chemin de croix fait avec moi chaque jour, à chaque heure, à chaque instant en union à ma Passion.

Ma chère petite épouse Bien-Aimée, en acceptant les petites croix de chaque jour, avec amour, avec conformité à la Sainte Volonté de mon Père, de cette manière le chemin de la croix a plus de valeur et il est plus méritoire pour délivrer les âmes du purgatoire et plus efficace pour sauver les âmes des vivants. On a une fausse idée du chemin de la croix. L’on croit qu’il n’est utile qu’aux âmes du purgatoire. Dans ce cas j’aurais pu attendre la fin du monde pour accomplir la Rédemption.

Combien d’âmes seraient sauvées si les gens faisaient souvent le chemin de la croix avec moi en union à ma Passion, pour sauver des âmes, des pauvres pécheurs? Les mérites, les souffrances de ma Passion n’ont pas été appliqués qu’aux âmes du purgatoire. Je me suis donné à tous sans exception mais je suis venu surtout pour les pécheurs. Quant aux âmes du purgatoire, elles sont plus en sécurité que les âmes des pécheurs parce qu’elles sont dans un lieu où je les purifie. Remarque bien que je ne condamne pas la pratique du chemin de la croix à l’église car il y a beaucoup d’indulgences à gagner, cela aide aussi les âmes qui ne comprennent pas encore le don Royal de la croix. Tu sais ce que c’est de faire le chemin de la croix chaque jour avec moi. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé apprends-moi s’il vous plaît à aimer, à porter ma croix chaque jour avec toi afin qu’à tes côtés je puisse marcher sur le chemin royal de la croix avec tous mes enfants. » 

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Samedi, le 21 avril 1956

− Mimi : « Mon…………. me demande de prier pour sa conversion. Que dois-je faire mon Bien-Aimé? »

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, prie pour sa sanctification car une âme consacrée, une âme en état de grâce est le temple de l’Esprit Saint. C’est presque une insulte à nous faire que de demander de prier pour obtenir la conversion. La conversion consiste de l’état de péché à l’état de grâce. Nous ne faisons pas notre demeure dans une âme en état de péché, ni dans une âme endurcie dans le mal. Nous faisons notre demeure dans l’âme en état de grâce, dans l’âme consacrée, mais qui est faible, qui est humble, qui reconnaît son néant. Cette âme a bien plus besoin de sanctification que de conversion. Cela ne veut pas dire que les âmes consacrées, les âmes en état de grâce n’ont pas besoin de prières! Au contraire elles ont beaucoup plus besoin de prières pour les tenir dans l’humilité, dans la persévérance, dans le bien, afin d’atteindre un jour le niveau de mon amour. Cela demande beaucoup d’abnégation, d’esprit de foi, de luttes, d’amour, d’humilité, de persévérance, de charité, de confiance pour atteindre cet idéal. Les âmes humbles, confiantes, aimantes comprennent cela parce qu’elles ont tout donné. En retour je leur donne plus. Je me donne aux âmes. »

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Vendredi, le 27 avril 1956

– Mimi : « Comme je suis faible dans les grandes tentations. J’oublie vite ce que tu as fait pour moi. Je t’en demande pardon. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée tu n’es pas la seule à souffrir de ce mal. Ce qui me peine le plus c’est que ce malaise, cet état se trouve surtout chez les consacrées, quelquefois chez les âmes privilégiées. Prie pour les âmes qui souffrent d’anémie spirituelle. Elles sont faibles dans les tentations, elles n’ont pas de force pour combattre, c’est à peine si elles ont le courage d’accomplir leur devoir d’état avec amour, avec confiance. Ces âmes consacrées sont parfois dans un état bien lamentable. Parfois tu es du nombre. C’est une plaie pour la hiérarchie de l’Église. Si toutes ces âmes pouvaient comprendre un peu mon amour et avoir un peu plus d’amour pour moi, elles trouveraient vite le remède pour leur anémie spirituelle. Mon amour est si puissant, si fort. N’est-ce pas que tu en sais quelque chose? Te souviens-tu de tous tes Vendredis Saints. »

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Lundi, le 30 avril 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore une journée avec toi et mes enfants. »

Je suis à l’hôpital avant de subir une radiographie de la colonne vertébrale.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je me jette entre tes bras puissants et j’accepte avec résignation ta Sainte Volonté. Merci de cette nouvelle preuve d’amour. »

Le médecin m’ordonne de porter encore le collier feutré jusqu’au 15 juin. Je commence à être habituée depuis le mois d’avril que je le porte. Pauvre nature et dire que depuis ce temps mon petit orgueil, ma vanité prennent parfois encore le dessus. Le médecin me demande de coucher encore sur une planche.

– Mimi : « Je suis heureuse de te ressembler un peu mon Bien-Aimé, quand je pense à toutes tes souffrances endurées par amour pour moi. En retour je ne puis que vouloir t’aimer encore plus et vouloir partager tes souffrances pour te consoler. Quand je serai sur ma planche je penserai à toi sur la croix. Heureusement que le médecin ne m’a pas demandé de coucher sur une planche à repasser. Quelqu’un disait : « Pauvre petite fille, quand je pense qu’elle couche encore sur une planche. » Pourquoi me plaindre, je suis mieux d’être couchée sur une planche que d’être couchée entre quatre planches ou bien d’être couchée sur un bois d’allumettes! Je suis bien plus à mon aise sur la planche. »

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Mardi, le 1er Mai 1956

Mimi : J’ai eu le grand bonheur de recevoir mon Bien-Aimé. J’avais tellement hâte que je ne pouvais dormir.

– Jésus : Ma Bien-Aimée tu me fais plaisir, offre plus pour les âmes. »

– Mimi : « Je ne me sens plus seule, j’ai près de moi mes deux amours (statues de Jésus et Marie). Je suis si heureuse de posséder ces deux trésors. J’ai reçu en cadeau deux belles statues représentant mes deux amours, la statue du Sacré Cœur et celle de la Vierge. C’est tout ce que j’ai de plus cher au monde. Merci mon Dieu et merci à mon directeur. »

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 Jeudi, le 3 mai 1956

Mimi : Heure Sainte de onze heures à minuit.

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Vendredi, le 4 mai 1956

Mimi : Communion.

− Mimi : Mon Bien-Aimé me demande de partager la sixième plaie.

– Satan : « Est-ce que l’on demande à une enfant de mortifier son corps? Ton Bien-Aimé ne cesse de te dire de rester petite, d’être petite comme une enfant. Donc agis comme une enfant, tu lui fais plaisir. Ton corps est assez malade comme cela sans que tu sois obligée de le mortifier. Accepte simplement ce que tu souffres et c’est déjà beaucoup. »

– Mimi : « Va-t’en menteur, je te reconnais, je n’ai pas besoin de ta sympathie. Ce que je souffre n’est rien à comparer aux souffrances que mon Bien-Aimé a endurées par amour pour moi. Je n’oublie pas notre union, l’amour dans la souffrance. Mon idéal est de lui ressembler le plus et avec sa grâce je parviendrai à atteindre mon but. Pour rendre gloire à Dieu je veux souffrir avec mon Bien-Aimé, j’accepte avec amour la Sainte Volonté de Dieu pour sauver des âmes. »

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Samedi, le 5 mai 1956

– Jésus : Sais-tu ma Bien-Aimée ce qui me ferait plaisir et consolerait mon Divin Cœur? Je voudrais que le monde ait une plus grande dévotion à mon Père et qu’il reconnaisse son autorité, surtout comme Dieu, comme Créateur, comme Père Miséricordieux, lui le Père Éternel.

Pourtant tout revient à lui, gloire, honneur, louanges. Il a joué un grand rôle dans la création, dans la rédemption. Il ne faut pas qu’il reste dans l’ombre. Il est le Maître Suprême du ciel et de la terre, il faut le reconnaître, le louer dans les siècles des siècles.

Tu te rappelles de la belle petite prière que tu as écrite, inspirée par l’Esprit Saint et que tu récites chaque jour pour rendre gloire au Père Éternel (prière du 27 janvier 1956). Tu ne peux pas comprendre le grand bonheur que tu procures à mon Père en récitant cette prière presque à chaque heure en lui disant : Père Éternel… mon Dieu, mon Tout, etc. Reste fidèle à cette belle prière, tu sauves beaucoup d’âmes. Ton directeur devrait prendre l’habitude de réciter cette belle prière, elle est très efficace pour sauver des âmes. »

– Mimi : « Mon Dieu je veux bien continuer à être fidèle à réciter cette petite prière, je voudrais la répandre dans le monde mais elle n’est pas approuvée par l’autorité, par l’Église. »

– Jésus : Ma chère petite fille pourquoi craindre? Si cette prière venait de toi tu aurais raison d’avoir des inquiétudes, de craindre. 

Ne suis-je pas l’autorité? Ne suis-je pas le chef suprême de l’Église? Ne suis-je pas le maître du ciel et de la terre?

Avec la dévotion au Père Éternel j’attends aussi beaucoup de cette petite prière car chaque demande formulée est précise et basée sur l’amour, la charité, la confiance. On fait faire des monuments, des statues, des médailles pour honorer de simples créatures que mon Père a créées et sanctifiées et l’on ne pense pas assez à lui. Il n’y a pas sur la terre une seule église, même une seule petite chapelle dédiée spécialement au Père Éternel, même le Vatican porte le nom de Saint-Pierre. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est toi-même qui as dit à Pierre si je me rappelle bien : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »

– Jésus : En effet j’ai bien demandé à Pierre d’être le chef, le représentant de mon Église mais je ne lui ai pas demandé de donner son nom. Les hommes ont pris seuls la décision sans nous consulter. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé en parlant de Rome l’on dit bien la Ville Éternelle! »

– Jésus : « Comprends donc petite ignorante, le nom de la Ville Éternelle ce n’est pas moi en particulier, ce n’est pas le nom de mon Père. J’ai une confidence à te faire, ce qui peine le plus mon Père est l’ingratitude des hommes. Il a un cœur lui aussi. Pourquoi bâtir des cathédrales dédiées au Sacré Cœur, à la Vierge, à Sainte Anne, à Saint Joseph, mais à lui, le Père Éternel, on ne pense pas à cela. Je souffre avec lui. Ma Bien-Aimée, console-le souvent, dis-lui que tu l’aimes. »

Si tu savais jusqu’à quel point il t’aime d’une manière providentielle. Ma Bien-Aimée il faut que tu répandes la dévotion au Père Éternel. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé sais-tu ce que tu me demandes? Je n’ai rien, je ne suis rien, je n’ai pas d’instruction. Regarde mon ignorance dans tous les domaines, je n’ai pas le don de la parole, je suis craintive, timide et parfois humide lorsque mon directeur me fait avoir chaud en me parlant de mes défauts, de ce que je suis. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée je sais bien ce que tu es. Je te connais si bien, je connais ton grand cœur. Je connais aussi ta faiblesse. Est-ce qu’une enfant qui veut parler à ses amies des bontés, de l’amour, de la miséricorde de son Père a besoin d’un gros livre, de grandes phrases? Est-ce que mon Père a besoin d’études sérieuses, de théologiens, de grands maîtres, de savants pour faire établir son rang comme Dieu, pour faire éclater sa puissance? Que fait l’Esprit Saint? Non, ma Bien-Aimée, tout ce dont il a besoin c’est d’un petit cœur pour le comprendre, pour le consoler et surtout pour l’aimer. Comme moi il a besoin d’être aimé et d’aimer. Il a un cœur de Père.

Le monde ne comprend pas encore l’amour du Père Éternel pour les créatures, c’est à peine si le monde comprend un peu l’amour du Fils de Dieu mais lui le Père Il reste méconnu du monde et même des âmes consacrées. Mais pour toi ma Bien-Aimée c’est si facile de l’aimer avec ton petit cœur affectueux, si sensible. Et lorsque l’on aime une personne on est porté à y penser, à la faire connaître, à en parler, à chercher toutes les occasions pour lui faire plaisir, pour lui témoigner notre amour, notre reconnaissance, notre gratitude. 

Et si cette personne est un Dieu? Ton Dieu, ton Créateur, ton Père pour l’éternité? N’est-ce pas consolant de pouvoir dire j’ai un Père qui m’aime, il pense à moi à chaque instant. Il est là dans mon âme avec son amour, avec sa grâce, avec sa puissance. Il habite avec ton Bien-Aimé et L’Esprit Saint. Pense à cela souvent et médite cette vérité. J’ai un Père pour l’éternité. Le Père Éternel, mon Dieu, mon Tout. Par pure bonté il m’a tout donné, par amour. Il m’a donné son Fils, je dois tout lui remettre et par amour tout lui donner, le pauvre moi avec mes petits touts. Je désire que tu pries beaucoup mon Père sous le nom du Père Éternel. »

Je voulais peindre une statue représentant le Père Éternel. Je pris la statue du Sacré Cœur, je mis les cheveux et la barbe blanche. Mais tout à coup mon ennemi me dit :

– Satan : « Regarde ce que tu fais, tu veux peindre un Père Éternel et tu en fais un Père Noël avec sa barbe blanche. »

– Jésus : Ma chère petite fille fais un dessin de ce que je vais t’inspirer. Je désire que tu mettes au milieu de la page Dieu le Père Éternel assis sur son trône, sur sa tête la couronne de sa Royauté, à ses pieds le globe terrestre, sur la poitrine l’Esprit Saint, les deux bras tendus donnant la main, à sa droite, son Fils tenant la main de Marie-Madeleine, à sa gauche, donnant la main à la Sainte Vierge tenant la main du bon larron. »

Je commence le dessin.

– Mimi : « Je me demande mon Dieu pourquoi ne pas mettre Dieu le Fils avec sa Mère, Marie-Madeleine et le larron ensemble? »

– Père éternel : « Mais non, mais non ma chère petite, copie simplement ce que je désire et t’inspire. Il me semble que je sais ce que je veux. »

– Mimi : « Mon Dieu, je vous demande pardon. (et je pleurais). »

– Père éternel : « Pourquoi pleures-tu? »

– Mimi : « Je n’ose pas vous le dire. »

– Père éternel : « Parle ma chère petite, je sais ce que tu penses en ce moment, je connais le fond de ton cœur, parle je t’écoute. »

– Mimi : « J’ai honte de vous le dire. »

– Père éternel : « Parle je t’écoute. »

– Mimi : « Mon Dieu, je ne voulais pas mal faire, je ne voulais pas vous faire de la peine en faisant cette remarque. Je vous demande pardon, j’ai parlé sans réfléchir. Cela me fait de la peine de vous entendre parler fort. C’est la première fois, vous prenez le ton de votre Fils. »

– Père éternel : « Je le sais bien et j’espère que c’est la dernière fois. »

Je pleurais en pensant à la peine que je lui ai causée.

– Mimi : « Je regrette ma conduite, j’ai honte de moi, je n’ose m’approcher de vous mais mon Dieu, votre amour est plus fort et m’attire à vous. Malgré ma conduite si méprisable, je me jette avec confiance entre vos bras de Père. Je vous demande pardon, je vous remercie et je vous aime. » 

– Père éternel : « Ma chère petite, c’est ce que je voulais que tu admettes, tes erreurs. Je voulais voir ton repentir, ton amour pour moi. Tu le sais bien que je t’aime, je te parle comme un bon père. Tu n’es pas encore parfaite, ta petite nature humaine est encore là, bien vivante. Plus je te veux tout à moi, plus je dois te purifier. Comme un bon père je dois t’aider à te corriger, à te signaler tes erreurs même dans les plus petites choses. Pour te purifier, pour te faire mériter et sauver je dois permettre de grandes épreuves, de grandes tentations. À certains moments je souffre de te voir lutter, toi si petite, si faible. Que veux-tu il le faut, c’est le chemin qu’a pris mon Fils. Parfois je dois marcher sur mon cœur. Ton directeur comprend ce que je veux dire. Pour te prouver que je te parle comme un père  je vais répondre à ta petite remarque au sujet du dessin.

Je désire avoir à ma droite mon Fils Bien-Aimé tenant par la main Marie-Madeleine, sa première conquête par l’amour parfait. À ma gauche je désire avoir la Vierge Marie Immaculée et le bon larron, première conquête de Marie par l’amour pur. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce que tu lui avais donné Saint Jean avant de lui donner le larron? »

– Jésus : Mais oui, ma chère petite, j’ai donné en premier lieu à ma divine Mère, Saint Jean, la pureté même. 

Dans ce geste c’est moi qui lui faisais le don. Elle a accepté cet enfant dans l’amour et la joie. Ma divine Mère en acceptant le larron comme son enfant, c’était la première conquête dans l’amour et la douleur, c’est-à-dire c’était son premier enfant qu’elle acceptait de la nature humaine.

Moi j’étais en vérité son enfant, c’est-à-dire l’Enfant du Père Éternel, par conséquent j’étais de la nature divine. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, excuse-moi mais je ne comprends pas très bien. Parle-moi donc s’il vous plaît pour te faire comprendre, donne-moi les lumières nécessaires, tu connais mon ignorance. Mon Bien-Aimé comment se fait-il que le larron était le premier enfant que ma douce Maman du ciel acceptait de la nature humaine? Tu lui avais donné en premier lieu Saint Jean, il était lui aussi de la nature humaine. »

– Jésus : Ma chère petite, excuse-moi à mon tour, et laisse-moi rire. Tu es bien petite pour poser des questions. C’est drôle, s’il fallait que je te parle toujours pour que ta petite intelligence me comprenne, je t’assure que je ne dirais pas grand-chose. Dans mon entretien ce n’est pas seulement à toi que je parle. Je m’adresse aussi à ton directeur, aux âmes. Il y a bien des choses que tu as écrites, sous l’inspiration de l’Esprit Saint et dont tu ne connaîtras jamais sur cette terre, la valeur, l’importance. C’est pour cela que je veux que tu écrives tout sans poser trop de questions inutiles. Fais-moi confiance, crois en ma parole, c’est tout. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé si je ne peux plus te poser de questions je me demande ce que va devenir notre intimité. » 

– Jésus : Ma Bien-Aimée je ne te demande pas de ne plus poser de questions mais de ne pas poser de questions inutiles pour toi et indiscrètes. Ma chère petite, approche, plus près, pour te faire plaisir je vais répondre à ta question.

En effet, Saint Jean était lui aussi de la nature humaine comme le bon larron. Mais Saint Jean représentait l’enfant de l’amour pur dans l’ordre spirituel parce qu’il était pur dès le premier instant de sa conception, tandis que le bon larron représentait l’enfant du péché mais racheté, purifié par l’amour. Demande à ton directeur de t’expliquer tu es si petite. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé si je demande à mon directeur de m’expliquer il faut que je lui pose des questions. Il te représente, je ne sais pas s’il va répondre à toutes les questions. »

– Jésus : Comme moi il sait ce qu’il faut dire et répondre à une petite fille comme toi. Ne pose pas de questions inutiles et indiscrètes, tu ne seras pas déçue. Ton directeur est placé pour t’aider, t’éclairer, te guider, pour te conseiller et non pour aider ta curiosité, ton manque de confiance.

Dans ce tableau, ce dessin, vois-tu l’amour du Père Éternel pour toutes ses créatures? Vois-tu l’amour du Père pour le Fils? Vois-tu l’amour du Fils pour sa Mère? Vois-tu l’amour de la Mère pour ses enfants? Vois-tu l’amour des enfants pour leur Créateur? L’amour et la confiance sont comme une chaîne; si chaque anneau de la confiance est soudé par l’amour, il n’y a pas de danger, la chaîne est solide. C’est l’amour et l’orgueil qui perdent le monde mais c’est l’amour et l’humilité qui le sauveront. »

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Dimanche, le 20 mai 1956

– Jésus : Ma chère petite, viens à l’église, je veux te parler. Rappelle-toi que c’est au Cénacle que mes apôtres recevaient la visite de l’Esprit Saint. »

– Mimi : « Mon Dieu donne-moi s’il vous plaît le don de sagesse pour accepter toujours ta Sainte Volonté et pour te suivre avec fidélité. Mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît le don d’intelligence pour comprendre parfaitement ton amour et ta miséricorde et aussi pour comprendre un peu les grandes tentations et tout ce que tu attends de moi. Mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît le don de conseil afin que je puisse suivre avec fidélité les conseils et les inspirations de l’Esprit Saint, sans oublier les conseils de mon directeur. Mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît le don de force pour lutter contre mes défauts, pour lutter contre mes ennemis. Donne-moi la force de porter ma croix. Mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît le don de science pour apprendre à mieux te connaître, te servir, et t’aimer, donne-moi la science du bien afin de te rendre gloire et te faire connaître. Mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît le don de piété afin que je sois fidèle à prier Dieu et à demander sans cesse le secours du ciel surtout dans les grandes tentations et la persévérance finale. Mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît le don de la crainte de Dieu afin que j’évite le moindre péché qui blesse son Divin Cœur et qu’avec l’aide de Dieu et de mon directeur je puisse faire la lutte à mes péchés, mes imperfections.

Donne-moi s’il vous plaît une crainte salutaire. Mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît le don du Saint amour, augmente ma foi, ma confiance, mon amour. Je souffre trop, je ne puis écrire davantage. »

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Lundi, le 21 mai 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est la colonne vertébrale que tu voulais de plus? »

– Jésus : Mais oui, ma chère petite, ma Bien-Aimée, c’est parce que après le cœur, c’est le morceau le plus important, le plus gros morceau, il tient tout. Comme cela je puis purifier tout. »

– Mimi : « C’est vrai mon Bien-Aimé j’ai tout donné, il ne me reste plus rien. »

– Jésus : Ma chère petite il reste encore ton petite cœur. Ce ne sera pas long maintenant, ta fin approche. J’ai tellement hâte ma Bien-Aimée de cette douce rencontre. Je commence à compter les jours où nous nous aimerons pendant l’éternité, médite bien cela. Est-ce bien normal pour deux époux de vivre séparés l’un de l’autre. As-tu hâte ma Bien-Aimée de vivre avec moi pour toujours? Demande à ton directeur de t’aider à bien te préparer pour le grand voyage, il attendait le signal, le voilà. Qu’il t’aide à te purifier le plus vite possible. Je lui ordonne et commande au nom de mon Père de te faire suivre le programme tracé dans la vie spirituelle pour une âme comme la tienne. Qu’il n’hésite pas un seul instant. Comme nous il devra marcher sur son cœur. Tu ne comprends pas, peu importe, et tant mieux. Ma Bien-Aimée dis-moi que tu vas accepter tout, tout avec amour. Sois bien obéissante à ton directeur, c’est très important. Tout ce qu’il désire te faire faire est approuvé de mon Père, qu’il marche sans crainte, il est appuyé par nous.

Je compte sur lui pour me remettre ma petite épouse Bien-Aimée que je lui avais confiée et qu’il a gardée et respectée comme un ange. Je savais à qui je te confiais. Et pourquoi lui plus qu’un autre? Encore un autre mystère pour toi. « Notre code secret nous défend de parler pour le moment. » Est-ce que l’on dit tout à un petit bébé? Est-ce qu’on lui explique les grands problèmes de la vie? Et lui-même est-ce qu’il se préoccupe de tout? Non il se contente d’être en sécurité dans les bras de son Père. Il lui fait confiance parce qu’il sait qu’il est aimé et qu’il aime. Avec moi fais toujours ton petit bébé. Je t’aime tellement comme cela. Tu me consoles. As-tu déjà remarqué chez une personne adulte, lorsqu’elle aime sincèrement, purement, comme tout devient enfantin, simple chez elle, ses gestes, ses paroles, c’est si beau une personne simple. Te souviens-tu de la petite fille qui un jour a voulu faire sa grande demoiselle? »

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Mardi, le 22 mai 1956

Mimi : Je regardais les photos des débutantes de la saison.

– Jésus : Ma chère petite tu devrais dire les « dégoûtantes de la saison.» Pourquoi faire admirer les photos des débutantes, des reines de ceci ou de cela, des vedettes, des artistes? Pourquoi ne pas mettre à l’honneur les portraits des jeunes filles qui laissent le monde pour se faire religieuses, futures épouses du Christ? Ce n’est pas une honte de vouloir tout donner à Dieu.

Quand je pense à tout l’argent dépensé pour rien à l’occasion de ces réunions mondaines, boissons, toilettes pour vêtir, Je devrais dire pour dévêtir ces supposées demoiselles. C’est ridicule de vouloir leur faire porter une robe qui est presque un morceau de tissu blanc, symbole de la grâce et de la pureté. La Vierge Immaculée souffre davantage dans ce temps-là. Après cela les catholiques craignent de faire paraître un portrait de leur fils ou de leur fille en habit religieux! Comme le monde a l’esprit étroit parfois. Je trouve que faire paraître le portrait d’une vedette, débutante, etc… est un vrai déshonneur pour une société, et que le portrait d’un religieux ou religieuse est un honneur pour l’humanité et pour l’Église, car c’est un nouveau membre du corps mystique. »

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Vendredi, le 1er juin 1956

Mimi : Visite à l’hôpital, je suis heureuse, cela me donne l’occasion de voir mes enfants qui souffrent. Mon Bien-Aimé me prend encore par le cou. Je dois porter le collier feutré jusqu’au quinze juin. Je dois suivre le même traitement.

– Mimi : « Mon Dieu j’accepte tout par amour pour toi et les âmes. »

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Samedi, le 9 juin 1956

Mimi : Crise morale qui a duré trois quarts d’heure dans le confessionnal.

– Jésus : Mes enfants vous avez mérité tous les deux. « J’ai permis cela pour mieux vous comprendre et par ce fait vous faire accomplir votre travail d’équipe. » À certain moment ton directeur avec son cœur de prêtre a ressenti un peu ma grande miséricorde et l’attitude que j’avais devant Marie-Madeleine. Tu ne comprends pas l’importance de cette phrase? Il lui fallait une grâce spéciale pour comprendre la situation, pour comprendre son état et l’état où tu étais. Il a beaucoup souffert, autant que toi. Moi aussi, mes enfants j’ai pleuré avec vous. Je sais que la lutte a été terrible. Pour obéir aux ordres de mon Père je devais simplement vous soutenir de mon regard et me cacher derrière cette grâce, cette grande tentation.

Le Père Éternel a pleuré de joie lorsqu’au milieu de la tempête et au moment de sombrer, tu as lancé ton s.o.s. au ciel en disant : « Merci mon Dieu de cette tentation, de cette épreuve et tu as remercié trois fois.

Moi aussi mes enfants j’ai pleuré de joie de vous voir accepter tous les deux. J’ai été ému en vous voyant souffrir tous les deux. Je te regardais, je voyais ton pauvre petit cœur déchiré par la douleur morale, ton pauvre corps qui était affaibli, épuisé par les attaques du démon. Mais le temps, la durée de cette tentation étaient fixés par mon Père. Si vous saviez le nombre d’âmes que vous avez sauvées. Il y avait surtout deux âmes consacrées en danger. L’une sur le point de mourir en état de péché et l’autre sur le point de commettre un péché mortel. » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce possible que des âmes consacrées puissent se damner? »

– Jésus : Malheureusement il y en a encore! Ma chère petite c’est ce qui me fait le plus souffrir. C’est pour cela que je vous ai demandé de tout offrir avant. Je voulais voir réparer ces péchés par deux âmes consacrées. Ton directeur par son sacerdoce était placé pour réparer, pour sauver l’âme d’un prêtre et toi par ton âme consacrée par l’union mystique, par tes v…. tu réparais et expiais pour l’autre âme consacrée. Je vous ai envoyé les mêmes tentations seulement j’étais plus près de vous, pour vous soutenir. Tu ne sais pas ce que c’est que l’agonie d’un prêtre qui est impuissant et qui sent toute la lourdeur de la responsabilité de sa vie sacerdotale peser sur ses épaules comme une croix de fer. 

C’est une chose terrible lorsque mon Père est obligé de punir, de châtier une âme consacrée. Prie davantage pour eux. Tu ne sais pas le martyre d’une âme consacrée qui a perdu la tête une seule seconde et par le fait a tout perdu par le péché mortel et qui n’a pas le courage de revenir à Dieu, puis les circonstances ne permettent pas à cette âme de voir un prêtre avant plusieurs jours. Par respect humain elle veut et se propose de communier quand même. C’est spécialement pour elle que tu souffrais. Prie davantage pour elle. Vois-tu l’importance des grandes tentations? Commences-tu à comprendre que c’est une bénédiction que je t’envoie pour expier, mériter, sauver des âmes? »

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Lundi, le 11 juin 1956

Mimi : Je devais faire une demande pour recevoir une pension d’invalide, je ne savais que faire.

– Jésus : Ma Bien-Aimée dans le ciel tu n’auras pas besoin de pension d’invalide, ne fais aucune démarche avant deux mois. Je me charge de tout. Lorsque tu seras près de moi, tu ne seras pas considérée comme une invalide. Tu vas avoir beaucoup de travail à faire pour tes enfants que tu auras laissés sur la terre. Tu es considérée par les hommes comme une invalide, en effet ton pauvre corps ne vaut pas cher. Ton directeur avait raison de dire que c’est une ruine d’un bout à l’autre. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu ne me donnes pas de chance, voilà que tu parles le même langage que mon directeur, ne regarde pas seulement le corps! Tu sais mon Bien-Aimé que dans les ruines il reste parfois de bonnes pierres assez solides. »

– Jésus : Tu as raison, ta petite tête est encore dure et ta petite vanité est encore assez solide. Après cela tu me demandes de ne pas regarder seulement le corps. »

– Mimi : « Je le sais bien que mon pauvre corps tombe en ruine, je le constate chaque jour. Je voulais te parler de ma petite âme. Avec ta grâce il me semble que j’ai fait mon possible pour garder le temple en bon ordre afin qu’il ne tombe pas en ruine. Je ne compte pas sur moi, je sais que tout en moi n’est rien. Je regarde ma petitesse.

Mais je m’appuie sur toi, sur ton amour, sur ta miséricorde, sur ta puissance et je suis tellement convaincue de notre amour, de notre union que c’est pour cela que je disais que parfois dans les ruines il y avait de bonnes pierres assez solides puisque nous ne sommes plus qu’un. Cependant mon Dieu augmentez mon amour afin qu’il soit dur comme une pierre, augmentez s’il vous plaît ma confiance afin qu’elle soit solide comme un rocher. Tu le sais bien que sans toi je ne puis rien. »

– Jésus : Mais oui, ma chère petite, ma Bien-Aimée, je le sais bien mais c’est toi qui sembles l’oublier. »

– Mimi : « Je sais mon Bien-Aimé que j’ai souvent la mémoire courte même quand je suis près de toi. Et lorsque je suis dans tes bras puissants ne me demande pas de questions, j’oublie tout, je suis si heureuse que j’oublie tout. Je sens battre ton Divin Cœur si fort. Ton amour est si ardent, tes paroles si douces que j’oublie tout. Dans ce temps-là je me laisse bercer comme un bébé gâté. Merci mon Bien-Aimé de ton amour infini. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, si tu me disais cela dans les grandes tentations! Si ton amour était aussi ardent! Si ta confiance était aveugle! Si ta simplicité était celle d’un bébé!

Ma Bien-Aimée, fille chérie de mon Père c’est tout cela que je te demande dans les grandes tentations, l’abandon total entre mes bras. Ma Bien-Aimée, à l’avenir lorsque j’arriverai avec les grandes tentations, regarde-moi avec amour, avec confiance. Regarde mes mains remplies de grâces de bénédictions pour toi et tes enfants. 

Une mère n’a pas le droit de refuser la nourriture pour ses enfants qui meurent de faim. Serais-tu assez sans cœur pour faire cela? Regarde mon cœur ouvert, rempli d’amour, toujours prêt à te recevoir, pour te réfugier au milieu de la tempête.

Les grandes tentations ne sont pas seulement une bénédiction, elles sont surtout une nourriture pour l’âme, elles alimentent l’âme d’un amour pur, elles fortifient dans la lutte, elles donnent confiance, dans le danger elles augmentent l’abandon total entre les bras de Dieu. »

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Mardi, le 12 juin 1956

– Satan : « Ma Bien-Aimée fais donc une bonne confession, ta vie se passe continuellement dans le péché. Vois mon amour, je te donne une dernière chance, à chaque confession tu fais un sacrilège de plus, par ce que tu appelles tes grandes tentations, donc fais une bonne confession et accuse tes tentations car tu trompes ton directeur. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée je te défends d’accuser les grandes tentations comme étant des fautes, comme venant de toi parce que premièrement tu mentirais à l’Esprit Saint, de plus tu manquerais à ton v…. d’obéissance à ton directeur qui me représente et croyant que la tentation vient de toi tu ferais un péché d’orgueil. Puis tu offenserais gravement mon Père qui est la Vérité même. »

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Mercredi, le 13 juin 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je suis fatiguée de porter presque toujours ma robe verte, voilà huit ans que je la porte. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée pense à ta robe baptismale, combien de temps l’as-tu portée sans tache? Et pendant combien de temps as-tu gardé ta petite robe souillée par le péché? Ma chère petite épouse Bien-Aimée, même sur ta robe nuptiale je trouve encore des petites taches. C’est pour cela que je demande à ton directeur de m’aider à enlever les taches. C’est un travail délicat, car le tissu est très fragile. Parfois les taches se cachent dans un pli ou à côté d’une perle, la perle éblouit les yeux et la tache ne paraît presque pas et pourtant elle existe. Heureusement que ton directeur a les yeux clairs.

Ma Bien-Aimée tu es si bébé, si maladroite, c’est pour cela que tu dois recevoir le sacrement de pénitence plus souvent qu’une autre afin d’enlever le plus vite possible la moindre petite tache sur ton âme. Comme un tout petit bébé n’est-ce pas que tu tombes souvent? Pour parvenir à te faire tenir debout, à te faire faire quelques pas, ton directeur et moi sommes obligés de te tenir par les mains et malgré tout tu tombes. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je sais que je suis petite, c’est pour cela que je me place continuellement dans tes bras comme un bébé. 

Là j’ai confiance, là je suis en sécurité et j’ai tout, je ne demande rien de plus. Je sommeille paisiblement et lorsque je me fais éveiller en sursaut par les grandes tentations, je pleure comme un bébé, qui se fait éveiller brusquement sans trop savoir pourquoi, et cela prend quelques minutes avant qu’il puisse reconnaître l’endroit où il est; moi c’est la même chose.

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 Vendredi, le 15 juin 1956

Mimi : À l’hôpital examen qui dura trois quarts heure. Injection dans la colonne cervicale, je souffrais beaucoup.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, pense à ma couronne d’épines. Pense aux épines que tu entrais toi-même dans ma pauvre tête (elle n’était pas dure comme la tienne) oui, les épines de ton orgueil, tes vanités, par ton manque de confiance. Je ne recevais pas d’injections de cocaïne pour calmer la douleur. Ma Bien-Aimée il faut que je te purifie. Je veux tout, je prendrai tout et ce sera tout. »

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Dimanche, le 17 juin 1956     

Fête des Pères.

− Mimi : Je voulais mettre ma petite robe bleue. J’aurais aimé faire plaisir à une personne.

– Jésus : Cette personne n’est-ce pas toi en premier lieu? »

– Mimi : « Mais oui mon Bien-Aimé je serais heureuse de mettre ma petite robe bleue. »

– Jésus : Et bien, offre-moi ce sacrifice en expiation de toutes tes vanités, ne mets pas ta petite robe bleue. Pense à te réfugier dans les bras de ta douce Maman du ciel sous son beau manteau bleu. N’es-tu pas plus heureuse? Pense à réparer les immodesties de tes enfants. Répare pour toi et pour eux. »

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Lundi, le 18 juin 1956

Mimi : J’étais à écrire, tout à coup je regardais une petite mouche sur le papier, je méditais.

Comme Dieu est puissant, comme Dieu est bon. Et dire que le Bon Dieu a pensé à cette petite mouche. Il lui a donné la vie. Dans le monde, sur la terre elle a son utilité, comme nous, elle devra vivre et mourir, qu’est-ce qu’il lui restera? Rien, tout vient de Dieu, la vie, la mort. Tout doit revenir à Dieu. Dieu tout puissant n’a rien négligé pour créer cette petite mouche. Tout est parfait dans le moindre détail, des petits yeux, si petits que je dois prendre la loupe pour les voir.

Je regardais l’habilité de ses ailes, de ses petites pattes. Tout a été calculé, pour l’éléphant lui si fort et la mouche si petite à côté de lui. Et tous deux ont leur utilité. Il n’y a rien que Dieu ait créé qui soit inutile et pourtant combien de fois, autrefois, j’ai pensé que ma vie était inutile, sans but.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je suis heureux que tu puisses trouver un sujet de méditation même devant une petite mouche. Regarde-toi toujours comme une petite mouche entre mes mains, et lorsque tu seras tentée de faire la grande demoiselle, ou que tu seras tentée d’avoir de la vanité mal placée, de l’orgueil, pense à ce temps-là à l’éléphant qui malgré sa force fait de gros pas lourds. Il n’avance pas aussi rapidement que la petite mouche, qui ne prend que son vol. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, excuse-moi mais j’ai eu une distraction. C’est pour cela que je riais. Il me semblait voir un éléphant avec des ailes. »

– Jésus : C’est cela que tu trouves drôle, comme tu es petite. Ma Bien-Aimée en as-tu déjà vu des éléphants avec des ailes? »

– Mimi : « Voyons mon Bien-Aimé, tu veux rire de moi, tu sais bien que cela n’existe pas. »

– Jésus : Pourtant ma Bien-Aimée, voilà l’image de ce que tu as déjà été. »

– Mimi : « Moi ? »

– Jésus : Oui toi! Avec ta vie remplie de péchés, tu faisais de gros pas lourds. Par ton orgueil tu te croyais forte comme un éléphant et malgré tout tu essayais d’avoir des ailes pour prendre ton vol comme une mouche. Après ta mort que seras-tu? Il restera rien. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé ta comparaison devient de plus en plus grande. Il y a quelque temps, tu me comparais à un âne, à une poulette; mon directeur me comparait à une poule mouillée. Aujourd’hui tu me compares à un éléphant et une mouche. Je me demande quand je paraîtrai devant Saint Pierre, comment devrais-je m’identifier avec tous ces qualificatifs? »

– Jésus : Ne te trouble pas. Je serai là. Je dirai à mon Père voilà ma petite épouse Bien-Aimée, ce petit rien, elle n’a rien. Je lui donne tout pour toujours et ce sera tout.

Vois-tu l’importance de rester petite entre mes bras? »

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de cette grande leçon. Et dire que c’est une simple petite mouche qui a été l’objet au début, pour se terminer par la suite par un éléphant.

Mon Bien-Aimé, tu me demandes de rester toujours comme une petite mouche entre tes bras. Je t’en supplie ne me chasse pas. Parfois la mouche pique et elle est ennuyeuse pour les hommes, mais toi tu comprends. Et si je te pique trop fort c’est pour te prouver mon amour et si je me pose sur ton cœur adorable c’est pour ne plus te quitter. »

– Jésus : Ne crains pas ma Bien-Aimée, crois-tu qu’une petite mouche comme toi peut m’ennuyer si tu étais là? Est-ce que je vais te dire ce que je pense? »

– Mimi : « Mais oui, mon Bien-Aimé, parle-moi et continue ta phrase. »

– Jésus : Ma petite si tu étais comme une puce je ne dirais pas cela. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’aimerais bien devenir une petite puce comme cela notre amour n’aurait pas de répit. Je te prouverais à chaque instant que je suis près de toi et que je t’aime.

Je regardais dans le dictionnaire. Alors j’ai appris que la puce se nourrit du sang de l’homme. Alors j’ai pensé à devenir ta petite puce pour me nourrir de ton Sang Précieux. En même temps, cela sera plus facile pour m’écraser si je suis une petite puce au lieu d’être un éléphant. »

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Samedi, le 27 juin 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je souffre de ne pas avoir de l’argent. Si j’étais riche, mon désir serait d’aider à la formation de prêtres, de religieuses, de missionnaires, d’aider les pauvres. Je ne puis qu’offrir mes petites prières remplies de distractions; mes petits sacrifices si petits qu’ils ressemblent à du sable. Je ne les vois pas. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée ne pleure pas, je comprends avec ton cœur trop grand pour tes moyens cependant console-toi, tu as une petite mine d’or que tu peux exploiter. Ce sont tes souffrances, tes désirs, ton chemin de la croix de tous les jours avec moi. Pense aussi à notre intimité, à notre amour. Pense à mon Cœur Adorable où se cachent tous les trésors d’amour où tu peux puiser à chaque instant tant de faveurs pour toi et tes enfants. Mon Divin Cœur est entièrement à ta disposition.

Tu es riche et tu ne le comprends pas! Médite ceci : Tu habites dans le temple de Dieu par l’état de grâce. Tu es l’épouse d’un Dieu; tu es l’enfant privilégiée de Dieu le Père. Regarde ta vie dans l’ordre spirituel avec les yeux de la foi.

Ma Bien-Aimée, si tu étais riche dans l’ordre temporel, tu n’aurais peut-être pas le désir que tu as en ce moment, d’atteindre ton idéal pour sauver des âmes. Et si je te donnais tout cela dans l’ordre temporel, tu serais si pauvre devant Dieu. Offre ta pauvreté et tes désirs. Je te comblerai enfant gâtée de mon amour. »

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Jeudi, le 28 juin 1956

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, voilà huit jours que je prie, que je te demande et te tourmente pour obtenir la guérison de ma chère maman. J’ai confiance en toi, tu as tous les pouvoirs sur le cœur de Dieu. Tu n’as qu’à demander. Aux Noces de Cana, tu as bien demandé un miracle. Il me semble que la guérison de ma chère maman est bien plus importante qu’une coupe de vin pour satisfaire la gourmandise. Tu ne voulais pas que le maître de la maison soit dans l’embarras. Regarde ta petite fille qui est dans l’embarras car je ne puis rien faire pour soulager ma chère maman. »

– Jésus : Ma chère petite fille, je voulais plus. N’est-ce pas que tu souffrais de voir ta bonne maman malade? Je voulais m’assurer de ta confiance, de ta persévérance dans la prière. Je ferai quelque chose pour ta maman. »

– Mimi : « Merci mon Dieu, merci à l’avance, merci de tout mon cœur. »

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Vendredi, le 29 juin 1956

Mimi : Mon directeur est en retraite depuis le 24 juin jusqu’au 3 juillet. Je commence ma petite retraite jusqu’au 3 juillet.

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, prépare ta retraite dans le silence et le recueillement. Il faut que tu mettes fin à toutes tes préoccupations. Fais ta retraite avec les petites feuilles que ton directeur a écrites spécialement pour toi. Médite surtout les pages jaunes et vertes. »

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Dimanche, le 1er juillet 1956

– Mimi : « Ô Père Éternel je veux être votre petite Hostie d’amour pour vous consoler. Je m’offre avec votre Divin Fils par les mains de ma douce Maman du ciel et par le sacrifice offert par mon directeur. Je me jette avec confiance entre vos bras et que votre Sainte Volonté s’accomplisse en moi, selon vos saints désirs.

Avec votre grâce je serai prête de cœur et d’esprit à accepter toutes les croix, les épreuves qu’il vous plaira de m’envoyer pour le plus grand bien de mon âme. Avec ma douce Maman du ciel, je veux dire le Fiat et vous redire merci mon Dieu. J’accepte de nouveau tout ce que contient mon petit t…

Mon Bien-Aimé déracine de mon cœur tout ce qui peut nuire à notre union. Détache-moi des vanités, purifie-moi, aide-moi s’il vous plaît à mettre ordre dans ma pauvre vie avant notre rencontre. Si tu savais mon amour, comme je trouve le temps long. Comme j’ai hâte de te voir face à face, de vivre avec toi, pour t’aimer.

– Jésus : Ma Bien-Aimée ton désir de vivre avec moi, n’est rien à comparer à mon désir ardent d’aller te chercher bientôt.

Ma chère petite………. que j’aime, que mon Père a choisie pour sa petite fille, enfant gâtée de notre amour miséricordieux. »

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Lundi, le 2 juillet 1956

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, cela me gêne un peu de te dire cela. Tu sais j’aimerais bien que tu fasses la toilette de ta petite robe nuptiale, il y a des taches. Je te veux tellement propre pour te présenter aux yeux de mon Père, devant la Cour Céleste. Un conseil surtout, n’apporte pas tes deux chapeaux et tes deux paires de gants que tu as achetés sans permission, pour satisfaire ta petite vanité, ton orgueil endormi dans le fond de ta petite demeure. Tu le constates maintenant qu’il faut toujours se méfier de ce monstre d’orgueil qui ne fait pas toujours de bruit et cependant parfois il semble dormir et pourtant il agit avec prudence. À ton tour sois prudente. Avec moi, méfie-toi de ton ennemi… Mets ta confiance en moi seul. Sois obéissante à ton directeur. Demande à ton directeur de t’aider à faire la toilette de ton âme. Il faut que le nettoyage se fasse par un procédé ultra rapide. Qu’il commence dès aujourd’hui. Je ferai le reste. Avant le départ il faut que tout soit purifié. »

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Mardi, le 3 juillet 1956

Mimi : Je n’étais pas satisfaite car mon médecin me cache la vérité sur mon état. J’aimerais mieux connaître la vérité.

– Jésus : Ma pauvre petite notre union est dans l’amour et la souffrance. Rappelle-toi ce que tu as accepté en devenant mon épouse. C’est pourquoi aucun être humain ne comprendra le mal dont tu souffres actuellement. Après ta mort ils comprendront tout. Pour le moment ta souffrance est à moi et aux âmes. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît à bien préparer ma confession de retraite. C’est avec amour, avec confiance, avec un vrai repentir de mes nombreux péchés que je veux m’approcher de toi. Mon ennemi me tourmente déjà. Je mets ma confiance en toi, tu es ma force, tu es la lumière dans mes ténèbres, tu es la vérité dans mes doutes, tu es mon soutien dans la lutte, tu es mon guide dans le danger, tu es mon espoir pour toujours. En un mot, mon Dieu, mon Tout, mon Amour Infini, mon Unique Amour. Mon Bien-Aimé quand va-t-il venir le jour où notre union sera complète et notre amour sans fin? »

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Samedi, le 7 juillet 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, tu es un puits de surprise. Depuis six ans que ton directeur travaille dans ce puits, plus il puise en profondeur, plus il découvre d’autres défauts, encore de la vanité pour rien. À quoi sert d’avoir acheté des gants blancs si tes mains sont sales par la vanité. Et les gants bleus, est-ce par esprit d’humilité et de pauvreté que tu désirais les porter? Pour expier et réparer cette faute, que ton directeur t’enlève les gants, il faut les lui remettre le plus vite possible. Je te défends de les porter. »

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Dimanche, le 8 juillet 1956

Mimi : Triste jour de fête, même pas de souhaits, de baisers de celle qui m’a donné le jour. Maman a oublié ce jour et quelques membres de ma famille sont indifférents. Mon directeur me souhaita bonne fête, c’était la première fois depuis six ans. Cela ne sera pas long après ma mort pour être oubliée, je suis déjà oubliée de mon vivant, merci mon Dieu.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, une autre année commence pour moi, je m’offre à toi et j’espère que cette année sera l’année de rencontre. »

Je suis allée faire une heure Sainte, je voulais commencer cette année près de lui, le temps a passé si vite.

À la maison une personne qui demeure avec nous me montre le cadeau qu’elle avait reçu de mon directeur. À ma grande surprise c’était bien mes gants bleus. J’en avais fait le sacrifice en les donnant à mon directeur mais le cœur me faisait mal de la voir avec ses grosses mains dans mes petits gants si délicats. Je la regardais, son bonheur était si grand que j’oubliais ma peine. Tout à coup elle insiste pour me faire essayer les gants. Là vraiment je me sentais faiblir. Avec la grâce de Dieu je mis les gants et j’ai pu avoir la force d’ajouter qu’ils étaient beaux, que j’étais heureuse pour elle. J’étais sincère mais je souffrais un peu. Je ne croyais pas que la réaction aurait été si grande, pauvre petite nature humaine.

Mimi : Le soir :

– Jésus : Ma Bien-Aimée va faire connaître à ton directeur ce qui s’est passé cet après-midi et fais-lui connaître ta petite réaction. »

Donc avec courage je vais rendre visite à mon directeur et je lui racontais tout, voilà qu’il se mit à rire, c’était très encourageant. Puis il me fit la lecture de neuf pages (jaunes) qu’il avait écrites. Ce n’était guère des souhaits, des compliments qu’il m’adressait en ce jour. Il commença par cette phrase : « Ma chère petite tête dure (de p.) » je croyais qu’il voulait dire tête de Pierrette, je lui demande et il me répond que cela voulait dire tête de pioche! Donc je pris la résolution de ne pas questionner et d’écouter attentivement le reste de la lecture. C’était un vrai déluge, tout y passait, orgueil, vanité, amour-propre, mensonge, manque de confiance envers Dieu, envers lui, ingratitude de toutes sortes, ma peur de souffrir plus dans les grandes tentations, ma négligence pour écrire, mes préoccupations, mes visites inutiles, tout y passe, jusqu’aux cheveux blancs, etc. Ce n’était pas une pluie de rosée!

Il n’y a pas à dire, c’est un beau jour. J’ai tout accepté et je remercie Dieu de m’avoir confiée à un directeur éclairé, ferme, à un bon père qui me montre mes erreurs et qui fait tout pour m’aider à corriger mes défauts et pour sauver mon âme. Il a une tâche bien difficile à remplir, je veux l’aider. Aujourd’hui mon directeur marche sur son cœur et moi je piétine sur le mien. Je pensais à mes gants bleus, je me disais qu’ils venaient de Hong Kong et à cause d’eux et de ma vanité on me cogne sur la tête.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé donne-moi la main s’il vous plaît je n’ai plus de gants. »

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 Mardi, le 10 juillet 1956

Mimi : Je considère le jour anniversaire de mon baptême comme le plus important et le plus beau jour de ma vie, il est plus important, plus précieux que le jour de ma naissance.

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 Samedi, le 14 juillet 1956

Mimi : J’avais de grandes tentations, c’était presque le désespoir. Je demandais à ma douce Maman du ciel de venir à mon aide. La crise a duré plusieurs heures. Tout à coup, mon directeur me téléphone. Je crois qu’il a aussi un code secret avec ma douce Maman du ciel. Je ne puis expliquer ce qui se passe, j’avais peur de lui et même d’entendre sa voix par téléphone.

Il me demande ce qu’il se passe et sans connaître la raison il me demande : « Avez-vous peur de moi? » Pendant ce temps mon ennemi rage après moi. Je ne puis même pas répondre aux questions que mon directeur me pose. Il m’ordonne d’aller le voir dans l’après-midi. À l’heure convenue la peur s’empare de tout mon être, j’ai peur de mon directeur, c’est-à-dire de son pouvoir de prêtre. J’étais à peine arrivée que j’avais hâte de partir.

Mon directeur me demande ce qui se passe exactement en moi. Je veux répondre mais je suis incapable de parler, aucun son ne sort de ma bouche. 

Pourtant je ne suis pas muette pour faire des critiques. Alors il me parla de Marie Immaculée et chaque fois mon ennemi me fit sursauter de rage. Puis je regarde par la fenêtre, je ne pouvais soutenir le regard de mon directeur, il eut un long silence.

Mimi : L’autre voix me dit tout bas :

– Jésus : Ton directeur prie, il souffre, il pleure à cause de toi. Encore une autre peine à ajouter aux autres. »

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, tu sais donc dans quel état je suis. »

Mon directeur me demande de réciter à genoux l’acte d’humilité. Je commence à réciter l’acte; au mot orgueil je commence à rire, je ne puis expliquer ce qui se passe en moi. Mon directeur me commande de recommencer et encore je recommence à rire. Mon directeur me dit : « Je sais d’où viennent ces rires. » Il me bénit, je riais toujours, il me semble qu’il me parla fort, je ne sais pas ce qu’il me disait, je ne comprenais rien et cela me faisait rire encore plus. Alors mon directeur me dit :

– Mon directeur : « Tout ce qu’il y a à faire, vous allez aller à l’église et rester deux minutes près de votre Maman du ciel. Demandez-lui de vous aider, dites-lui de venir à votre secours, de mon côté je vais prier et le Bon Dieu fera le reste. Il a le bras puissant. »

Mimi : Je ne puis écrire et dire ce que j’ai vu dans son regard, cela a duré quelques secondes. Il me semble que ce n’était plus le même regard.

J’ai été touchée, je crois que ce regard était celui de mon Bien-Aimé, je ne puis expliquer clairement ce qui se passe dans peu de temps.

Devant ce regard si bon, si miséricordieux je ne pouvais fuir. Tout à coup je ressens une grande peine, un besoin de me faire bénir. Revenue à moi-même je demande à mon directeur de me confesser. Avant nous avons offert tous les deux toutes les épreuves pour sauver des âmes et pendant l’absolution mon ennemi rage, il veut me faire rire de nouveau, j’ai assez conscience pour entreprendre la lutte, je sais que je ne suis pas seule.

– Mimi : « Mon Dieu aidez-moi s’il vous plaît, je ne veux pas rire de ce sacrement, je ne puis comprendre cet état, je croyais devenir folle. Je ne pouvais croire que mon ennemi puisse me faire rire dans la tentation. Mon Dieu, je vous offre tout. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée n’est-ce pas que tu as été surprise de cette nouvelle tentation, plus dangereuse que les autres. C’est la première fois que ton directeur a été témoin de ce fait et en trente-six ans de sacerdoce, c’est la première fois qu’il entend et voit chose pareille. Pourtant à soixante-quatorze ans il en a vu et entendu des choses. Mon Père avait fixé cette épreuve, tu dois la subir, accepte tout sans comprendre. Remercie Dieu d’avoir permis que ton directeur soit près de toi. As-tu remarqué que cette nouvelle tentation arrive juste avant le départ de ton directeur? Qu’est-ce que tu aurais fait d’avoir à subir cette épreuve devant un prêtre qui ne connaîtrait pas la situation? Vois-tu ma bonté? As-tu remarqué que dans les grandes tentations, ton directeur est toujours près de toi comme il sera près de toi au moment de ta mort prochaine? 

Te souviens-tu de mes paroles, tu auras beaucoup à souffrir de grandes tentations que je donne à mes amis mais tu ne seras jamais seule? Par là je veux vous faire expier, mériter et sauver des âmes. Notre équipe marche au complet et à l’unisson, pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes. »

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            Dimanche, le 15 juillet 1956

Mimi : Près de ma Douce Maman du ciel.

– Marie : « Ma chère petite fille remarque bien la date 15 juillet 1956. Que dirais-tu si je venais te chercher dans un mois? »

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, tu sais mon grand désir d’être avec vous tous, mais cela ne me donne pas beaucoup de temps, un mois pour réparer, expier, préparer une éternité. Tu sais comme j’ai besoin de réparer, de faire la toilette de mon âme. Je suis si pauvre, j’ai les mains vides, je ne suis rien que ta pauvre petite fille entre tes bras de Mère. Cependant je te donne mon cœur, garde-le s’il vous plaît près de ton cœur si pur, maintenant et à l’heure de ma mort. Ô Vierge Immaculée, je t’aime, je te confie toute ma vie, ma mort, mon éternité. »

– Marie : « Ma chère petite fille si tu mourais subitement aujourd’hui aurais-tu le temps de te préparer, d’apporter ce qu’il faut pour un long voyage? Ne te préoccupe pas ma chère petite, tu te confies à moi, ne crains pas. N’est-ce pas le rôle de la maman de préparer, d’aider sa petite fille à faire sa valise pour entreprendre un long voyage? Avant le départ elle jette un dernier coup d’œil sur tout pour voir si elle a tout ce qu’il lui faut, et si par malheur il lui manque quelque chose, vite elle s’empresse de le lui donner, sois confiante en moi. Ne t’ai-je pas aidée quand ton âme était morte? Non ma chère petite fille, ne crains pas.

La mort n’est qu’un doux sommeil et un heureux réveil. Tu t’abandonnes entre mes bras de Mère, je te garde, je te bercerai près de mon Divin Cœur. 

Je t’endormirai comme un tout petit bébé. À ton réveil ton Époux sera là pour te recevoir entre ses bras pour toujours. Oui, toi, pauvre petite fille, si petite, enfant chérie de Dieu le Père, épouse de mon Fils Bien-Aimé, enfant gâtée par l’amour divin, toi la plus petite, la plus pauvre, la plus misérable de mes enfants. Je t’aime comme un tout petit bébé entre mes bras. Est-ce qu’une maman laisse partir seule en voyage un tout petit bébé? Non n’est-ce pas, elle le porte sur son cœur surtout si cet enfant est fragile et qu’il lui a été confié par Dieu. »

– Mimi : « Mon Dieu, j’ai confiance en vous, j’accepte tout et que votre Sainte Volonté s’accomplisse en moi pour vous rendre gloire et pour sauver des âmes. »

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Mardi, le 16 juillet 1956

Mimi : Je faisais un peu de couture. J’offrais chaque point comme si c’était des actes d’amour, des actes de remerciement, des actes de contrition parfaite. Je l’adore présent en moi. J’adore la Sainte Trinité, habitant dans le temple où je demeure.

– Jésus : Laisse là ton travail et viens causer avec moi plus intimement, c’est-à-dire, viens mettre de l’ordre dans tes petites feuilles car tu as promis d’écrire et il le faut. Plus tard tu comprendras. Cependant garde le secret de nos entretiens, sauf avec ton directeur. »

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Mercredi, le 18 juillet 1956

Mimi :  Grande fatigue par les tentations. Je sens un dégoût pour prier, je me rends quand même à l’église.

– Mimi : « Me voilà devant toi le cœur rempli d’amour, je n’ai pas la force de prier, mon esprit s’égare, je ne trouve pas les mots pour te dire tout ce que je voudrais te dire. Cependant regarde ma misère, mon dénuement, je ne me suis jamais sentie si pauvre, si seule. Je suis là devant toi comme une statue. Comment mon petit cœur peut-il rester si froid, si indifférent après tant de preuves d’amour?

Mon Bien-Aimé je souffre beaucoup, je désire tellement t’aimer comme tu le mérites, t’aimer comme jamais aucune créature ne t’a aimé. Je ne puis dire sincèrement que mon cœur est libre, il y a encore quelque chose qui m’échappe, je ne puis expliquer, je ne puis comprendre cet état et j’ai peur. Mais dans ta bonté infinie rappelle-toi de notre union, de notre amour, où j’étais si heureuse de devenir ta petite épouse pour toujours. Malgré l’état où je me trouve, je ne veux pas rétracter l’offrande de tout mon être à ton amour miséricordieux. Soutiens-moi s’il vous plaît, garde-moi entre tes bras puissants et laisse-moi pleurer sur ton Divin Cœur. J’ai besoin de toi, j’ai peur, le démon me tourmente sans cesse et les tentations deviennent de plus en plus violentes. Regarde ma misère.

Mimi : Ma douce Maman du Ciel, regarde ton enfant, vois sa détresse, ne laisse pas périr ta petite fille qui lutte dans la tempête. Maman, Maman tu ne peux pas rester insensible aux pleurs de ton enfant qui souffre. Je t’en supplie, viens à mon secours s’il vous plaît. »

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Jeudi, le 19 juillet 1956

Mimi : Je regardais quelqu’un partir en voyage et j’ai eu un moment de faiblesse, de regret en disant :

– Mimi : « Moi aussi j’aimerais bien prendre un peu de repos, prendre une petite vacance ou bien faire un beau voyage. »

– Jésus : Ne sois pas triste ma Bien-Aimée, dans quelque temps nous ferons un long voyage. Enfin tu seras près de moi pour toujours. Tu seras tout à moi rien qu’à moi. Offre-moi plus en sacrifiant la plus petite distraction permise. Je veux plus pour te donner davantage. » 

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Vendredi, le 27 juillet 1956

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’avoir permis que je puisse te recevoir, j’étais si malade, merci de m’avoir aidée à me rendre à la maison. Maintenant mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît la force et le courage de me rendre à l’hôpital. Viens avec moi, je suis toujours seule et j’en suis heureuse car je peux travailler librement, je peux t’offrir plus, parce que je suis plus près de mes enfants. »

Cela me fait rire maintenant de voir comment vont les choses. Autrefois j’avais pour m’accompagner toute une délégation de parents, père, mère, sœur, frère, beau-frère, amies pour me conduire à l’hôpital simplement pour subir de tout petits examens. Aujourd’hui je dois subir un traitement douloureux, je suis si malade que je peux à peine marcher. Il n’y a pas une seule partie de mon pauvre corps qui ne souffre et je dois me rendre seule. Depuis, mon père est décédé, maman trop malade, les autres sont tous trop occupés par les circonstances pour m’accompagner, ils n’ont pas de temps à perdre avec moi. Heureusement que j’ai toujours avec moi mon Bien-Aimé qui est là présent en moi.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre cela en expiation de mes fautes. Dans le passé combien de fois étais-tu seul pour souffrir et je ne trouvais pas le temps de te tenir compagnie? Je te demande sincèrement pardon. Je te remercie de me donner tout ce qu’il faut pour réparer, pour expier, merci surtout de ton amour miséricordieux. Merci de tout, sans une grâce spéciale je n’aurais même pas été capable de me rendre seule à l’hôpital et d’accepter la situation. Merci au nom de mes enfants pour la grande tentation et aussi pour l’injection dans la colonne cervicale. »

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Samedi, le 28 juillet 1956

Mimi : Confession – Grandes tentations.

Mon ennemi me suggère toutes sortes de choses que je n’ose écrire par respect pour mon Bien-Aimé présent en moi. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, quand je pense, une demi-heure de grandes tentations, je n’en peux plus, mon directeur semble bien fatigué, épuisé. À son âge ce n’est pas drôle d’avoir à diriger mon âme, sa tâche est bien ingrate parfois, surtout quand je l’insulte, je ne comprends pas toujours. »

– Jésus : Ma chère petite fille, je trouve que vous sauvez des âmes à bon marché! Seulement une demi-heure de souffrances, de tentations. Crois-tu que l’âge a des limites pour sauver une seule âme? Moi, j’ai passé trois heures d’agonie! Et trente-trois années à un travail presque inutile! Mes souffrances sont incalculables. Vas-tu commencer à calculer les petites demi-heures que tu me donnes chaque semaine? Je devrais dire que je prends chaque semaine et parfois malgré toi! N’as-tu pas honte? Est-ce que tu as chaud? Heureusement que ton directeur a tout donné et il ne calcule pas comme toi! Il connaît si bien la valeur des âmes, toi tu ne connais que toi, entre nous tu n’es pas grand-chose, tu es si petite dans ma main.

Demande à ton directeur de t’expliquer comment il comprend si bien, ce que c’est la valeur d’une seule âme. De mon côté je t’aiderai à mieux comprendre, ne te décourage pas. »

Continue de prier tous les jours l’Esprit Saint. Ne l’oublie pas, il y a toute une vie à refaire en toi! Il y a surtout toute une éducation spirituelle à t’apprendre. Tu sais d’où tu viens? Donc laisse-moi libre de travailler en toi, de transformer ton âme pour la rendre agréable à mon Père. »  

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Mercredi, 1er août 1956

– Jésus : Comment après tout ce que j’ai fait pour toi tu voudrais garder la photographie où tu étais en état de péché? Où ton sourire n’était qu’un masque! Ma Bien-Aimée si je pouvais te montrer en photographie la beauté, la splendeur de ton âme maintenant en état de grâce, surtout dans les grandes tentations. Si tu pouvais voir le portrait de notre demeure en toi. Crois-moi ma Bien-Aimée, après avoir vu une seule seconde cette image tu ne commettrais même pas l’ombre du plus petit manquement tellement la beauté de la grâce divine est puissante et se transforme dans une petite âme. C’est un trésor caché que, seules, les âmes simples, humbles, ne peuvent découvrir sans une grâce spéciale, que Dieu donne à quelques âmes privilégiées. Pour le moment tu es encore aveugle pour contempler cette merveille. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé si je pouvais emprunter les lunettes de mon directeur, je t’assure qu’il voit clair jusqu’au moindre petit détail. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, cela ne servirait à rien de porter les lunettes de ton directeur, lui regarde avec les yeux de la foi pure, de la confiance sans borne. Je te le répète, tu es encore aveugle. As-tu déjà vu un aveugle porter des lunettes? Que dirais-tu d’un nouveau-né porter des lunettes? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé cela me ferait rire parce que c’est ridicule. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée vas-tu rire si je t’annonce que tu es un nouveau-né dans la vie spirituelle? 

Tu es aveugle, tes yeux ne sont pas encore ouverts à tout ce que j’attends de toi. Cependant mets les lunettes de la confiance, un jour tu guériras de ton infirmité spirituelle. Marche sans crainte avec ton guide, il n’est pas aveugle lui! Il connaît le chemin qui conduit vers nous. Il n’y en a qu’un, c’est celui que j’ai pris pour vous enseigner comment marcher, selon la Sainte Volonté de mon Père. Chemin d’amour par la souffrance, route directe du bonheur parfait. Chemin mystérieux, chemin douloureux, chemin glorieux. »

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Jeudi, le 2 août 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je sais que tu me parlais ce matin, mais excuse-moi, j’ai été distraite et à la fin j’ai tout oublié. Mon Bien-Aimé j’aimerais savoir ce que tu voulais me dire. »

– Jésus : Ma chère petite fille, je t’ai parlé sur ton manque d’adaptation dans la vie spirituelle. Pour te punir et te corriger de tes préoccupations je devrais garder le silence mais ton amour pour moi me fait oublier tout. Je t’aime malgré tout. Je t’ai dit ceci :

« Ma Bien-Aimée il y a encore quelque chose qui manque à notre intimité. Tu ne sembles pas comprendre ce que j’attends de toi, ce que mon Père veut de toi! Il y a en toi un manque d’adaptation dans le plan divin. Tu sembles ne pas te rendre compte des desseins de Dieu sur toi, enfant privilégiée de notre amour. Comprends-tu ce que comporte ta mission? Donner par pure bonté par mon Père pour sauver des âmes. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai tout donné il me semble, que veux-tu de plus? Tu le sais mon Amour, je me place tous les jours avec toi sur la croix, je m’offre avec toi, à Dieu le Père, par les mains de ma douce Maman du ciel et par l’offrande du Saint Sacrifice offert par ton représentant sur la terre. Tu connais le fond de mon petit cœur, tu sais que je veux faire mon possible pour plaire à Dieu le Père et que mon unique désir est de bien remplir mon devoir d’épouse en t’aimant de plus en plus. 

Tu connais mon idéal et celui de sauver beaucoup d’âmes pour rendre gloire à Dieu. Tu sais aussi comme j’ai besoin d’expier, de me corriger, aide-moi s’il vous plaît, c’est dans ton intérêt d’exaucer ma prière confiante. Sans toi je ne puis rien. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je le sais bien que tu te places chaque jour avec moi sur la croix mais tu n’es pas encore fixée à la croix. Que ton directeur t’éclaire sur ce point. Je compte sur lui car il sait depuis longtemps ce que nous voulons de toi. »

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Vendredi, le 3 août 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, fais-moi comprendre s’il vous plaît, mets-moi du plomb dans la tête. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ne fais jamais cette demande, tu as la tête assez dure. Demande surtout d’assouplir par la grâce ta pauvre petite volonté, afin qu’elle soit souple au plus petit souffle de l’Esprit Saint, afin qu’elle soit docile aux inspirations de la grâce divine, qu’elle soit conforme à la Sainte Volonté de Dieu, c’est tout. »

Mimi : Après ma communion, je regardais la statue du Sacré Cœur. Je lui demande :

– Mimi : « Mon Bien-Aimé quand vas-tu avoir le sourire, tu parais si triste? Il me semble que je fais mon possible pour te plaire. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée crois-tu que je puisse avoir des yeux rieurs lorsque je te regarde agir avec toutes tes préoccupations, sauf pour moi ton époux? J’ai hâte que tu commences ta petite retraite. Nous allons faire l’inventaire de ta pauvre petite vie. Nous ferons aussi le budget de tout ce que tu as reçu et de tout ce que tu as dépensé inutilement dans l’ordre spirituel et dans l’ordre temporel, ensemble nous calculerons ce que tu m’as donné, c’est si peu. »

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Samedi, le 4 août 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée je désire que tu prépares la fête de l’Assomption de la Vierge Marie Immaculée par une petite retraite de trois jours dans le silence, le recueillement, si possible, dans la solitude, la prière, la mortification. Donc il faut mettre de l’ordre dans notre petite demeure. Depuis quelque temps tu négliges un peu trop l’entretien de notre demeure, la poussière s’accumule un peu, tu es trop préoccupée et notre intimité en souffre. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais plus comment agir, les préoccupations me viennent de personnes qui ont besoin de se confier, d’être encouragées, d’être aidées. N’est-ce pas un devoir de charité envers mon prochain que d’essayer de les aider? Toi-même mon Bien-Aimé dans ta vie publique tu étais mêlé aux gens. »

– Jésus : Mais oui, ma chère petite, dans ma vie publique j’ai été à tous. Je suis venu pour tous. Je me suis donné à tous mais je n’ai pas été préoccupé par eux à en venir au point d’oublier ma mission, d’oublier de faire la Sainte Volonté de Mon Père, d’oublier parfois sa présence, d’oublier qu’il était mon Père. Ma seule préoccupation était d’accepter par amour de faire la Sainte Volonté de mon Père pour sauver des âmes. (Médite bien cela, en as-tu déjà entendu parler?) As-tu la mémoire courte? »

Ma Bien-Aimée ton premier devoir de charité est envers nous, envers moi ton Époux Bien-Aimé et laisse-moi te dire que tu fais plus pour ton prochain en priant en silence qu’en lui parlant car il se glisse parfois un peu de contentement, de satisfaction naturelle, de vanité pour des phrases qui ne viennent pas de toi mais inspirées de l’Esprit Saint. (Examine-toi bien). 

Tu sauves plus d’âmes en restant chez toi à écrire car notre intimité doit passer avant tout. En écrivant notre intimité, c’est-à-dire l’histoire de notre vie, tu fais la Volonté de mon Père. Ma Bien-Aimée, si tu écrivais seulement l’histoire de ta pauvre petite vie, je t’assure que cela ne vaudrait pas la peine d’écrire toutes ces laideurs. Mais en écrivant l’histoire de ta pauvre petite vie avec moi, toi en moi, moi en toi, en écrivant le plus intime de notre amour et en décrivant notre union dans l’amour et la souffrance, les âmes comprendront ma miséricorde infinie, mon amour pour les pauvres âmes comme la tienne. Elles comprendront davantage comment l’amour Divin peut transformer une pauvre petite âme car tu as été l’image de Marie Madeleine, de l’enfant prodigue, de Pierre, de Thomas sans nommer les autres. En écrivant tu éclaires et aides beaucoup ton directeur. »

– Mimi : « Moi, j’aide mon directeur? Je ne vois pas comment. Tu veux rire. »

– Jésus : Je suis très sérieux. Mais oui ma Bien-Aimée, vous vous aidez mutuellement. Je ne t’aurais pas dit cela il y a six ans! Et même je me demande si tu vas me croire aujourd’hui. Tu as eu besoin de lui et il a eu besoin de toi. C’est comme cela dans le corps mystique, il faut que tous les membres soient utiles, s’entraident. Parfois le plus petit a besoin du plus fort puis un jour vient où le plus fort a besoin du plus petit. 

Ma Bien-Aimée, un jour j’ai dû me faire petit, pour vaincre le monde, pour sauver le monde, non par ma force, ma puissance, mais par ce qu’il y a de plus simple, l’amour. Pense à cela, moi le Tout-Puissant. Que dirais-tu si un jour ton petit cœur refusait de battre en disant mon corps est plus grand, plus fort, qu’il s’arrange seul? Que deviendrait ton corps sans l’aide de ton petit cœur? 

Tout ce qui doit compter dans ta vie est en premier lieu l’amour et la conformité présente à la Sainte Volonté de Dieu, une adaptation aux plans Divins sur toi, une générosité sans bornes au service de Dieu et des âmes, un amour plus grand de la croix, des souffrances, surtout dans les grandes tentations, pour plaire à Dieu et obtenir le salut des âmes. »

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Dimanche, le 5 août 1956

– Jésus : Ton directeur a quelque chose à te demander mais il hésite un peu. Dis-lui de ma part qu’il parle, je t’aiderai à comprendre. »

– Mimi : « Merci mon Dieu, j’étais si heureuse de savoir. J’étais prise dans une toile d’araignée qui était faite de mes péchés, de mes défauts, de mes manquements, de mon manque de confiance. J’étais là, je n’osais pas me remuer, j’étais comme engourdie. Mais aujourd’hui mon directeur a déchiré la toile pour me permettre de respirer librement, afin de me détacher complètement de cette vilaine toile. Après que mon directeur m’ait demandé de sacrifier quelque chose que j’aimais beaucoup.  Pauvre Jésus, moi qui croyais t’avoir tout donné, pauvre nature humaine. Je te remercie mon Bien-Aimé d’avoir permis que je comprenne, que j’accepte avec amour. J’ai tout offert mais c’est si peu, je suis si heureuse. Je remercie mon directeur de m’avoir aidée et éclairée. Je suis si heureuse qu’il me semble avoir des ailes. »

– Jésus : Ne parle pas trop vite, il fait encore chaud et tu pourrais être tentée de te servir de ce que tu as sacrifié aujourd’hui, sois prudente car tu pourrais bien avoir des ailes mouillées devant la tentation. Connais-tu l’histoire de la petite poule mouillée? »

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Mercredi, le 8 août 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé l’autre jour tu me disais qu’après ma mort je ne serai pas considérée comme une invalide, même tu ajoutas ceci : « Tu auras beaucoup à faire pour tes enfants. » Je me demande comment je devrais faire pour accomplir mon devoir d’épouse et ne rester rien qu’à toi. Je ne pourrais pas me partager entre toi et mes enfants et c’est un don total que tu désires de moi. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée est-ce là ton gros problème? N’es-tu pas mon épouse pour toujours? Notre union n’est-elle pas basée sur l’amour et la souffrance? Les âmes que tu appelles tes enfants sont aussi les miennes! Ne suis-je pas leur Père? Dans l’union de deux êtres, dans l’amour pur, est-ce que l’épouse aime ses enfants au détriment du père? Et quand cet époux est un Dieu, crois-tu que la vie de famille s’efface? Que l’amour de l’un pour l’autre doit diminuer? L’amour et le devoir ne se séparent jamais! À ma naissance mon Père m’a confié à deux époux pour former une Sainte Famille. Crois-moi ma toute petite, ma Bien-Aimée à moi, rien qu’à moi, au ciel tu continueras de m’aimer. Tu feras ton devoir d’épouse tout en aimant tes enfants de la terre. »

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Vendredi, le 10 août 1956

Mimi :  À l’hôpital le temps que le médecin me faisait l’injection dans la colonne cervicale. Il demande à sa compagne Dr. X : « Je pars en vacances qu’est-ce que tu vas faire? » Elle lui répond : «  Je vais m’ennuyer mais je suis heureuse pour toi. »

Après mon Bien-Aimé me dit :

– Jésus : Toi ma Bien-Aimée qu’est-ce que tu ferais si je m’éloignais, si je partais pour une petite vacance? » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je crois que j’en mourrais de peine. Tu m’aimes trop, tu ne pourrais pas aller bien loin sans ta pauvre petite fille. »

– Jésus : Et toi ma chère petite épouse, qu’est-ce que tu crois que je ressens lorsque tu t’éloignes de moi par tes préoccupations? »

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Samedi, le 11 août 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu vas subir les trois grandes tentations si dangereuses. Il faut que je te demande plus! Si tu savais le nombre d’âmes qui m’offensent surtout en fin de semaine et durant le temps des vacances. Le nombre est incalculable. Ces âmes volent aussi rapidement que des papillons vers le péché, vers la mort éternelle. Dis-moi que tu acceptes. Va vers ton directeur, acceptez tous les deux pour sauver des âmes, tu sais il souffre lui aussi. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce que mon directeur souffre plus que moi dans les grandes tentations parce que tu me dis qu’il souffre lui aussi? »

– Jésus : Ma chère petite curieuse c’est une question indiscrète. Alors pas de réponse pour une petite Ève. Tu apprendras cela après ta mort. Cependant la souffrance est assez bien partagée. Vous avez chacun votre part et j’ai la mienne. Ton directeur souffre d’une manière et tu souffres d’une autre manière. Moi je souffre avec vous, c’est tout. Tout ce qui compte aux yeux de mon Père c’est l’acceptation, la conformité à sa Sainte Volonté et tout cela s’accomplit avec un amour pur, avec confiance, pour plaire à mon Père pour sauver des âmes, beaucoup, beaucoup d’âmes.

Ma Bien-Aimée en 1956 je pourrais encore répéter ces mots : J’ai soif, donne-moi des âmes. Offre-moi souvent ton amour, comme si c’était une coupe remplie d’eau fraîche, qu’elle soit limpide comme l’eau d’une source pure, c’est-à-dire aucune poussière par tes manquements, après cela je pourrai boire, me rassasier. J’ai besoin de ton petit cœur, de ton amour pour étancher ma soif. Un jour viendra où ton directeur, moi et toi boirons à la même coupe. »

– Mimi : « Excuse-moi mon Bien-Aimé, pourquoi dis-tu ton directeur, moi et toi? »  

– Jésus : Ma Bien-Aimée ne suis-je pas le trait d’union entre vous? Pauvre petite, m’interrompre pour si peu, tu es bien comme une enfant qui n’est pas capable d’attendre la fin de la conversation avant de poser des questions inutiles.

Donc, je continue, pour le moment vous boirez parfois le calice amer rempli d’amertume. Mes deux enfants lorsque j’arrive avec les grandes épreuves, que je vous présente mon calice à boire, acceptez tout, ayez confiance et regardez bien à la fin après l’avoir accepté et là vous trouverez toujours au fond du calice une goutte de mon Précieux Sang et de mon amour pour vous réconforter, mes enfants que j’aime.

Après chaque épreuve, tentation, remerciez-moi bien sincèrement du fond du cœur, non parce que l’épreuve soit finie mais de la grande faveur, de la grande bénédiction que je vous envoie par amour pour vous faire expier, mériter, sauver des âmes qui nous rendront gloire pendant l’éternité. » 

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Mercredi, le 15 août 1956    

Fête de l’Assomption.

 Mimi :  Après ma communion :

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne sais pas ce qui se passe en moi, il me semble que je vais m’évanouir! Mon pauvre petit cœur bat faiblement, aide-moi s’il vous plaît, j’ai l’impression que ma vie ne tient qu’à un souffle. »

– Jésus : Mais non ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse Bien-Aimée, mon tout petit trésor que j’aime, ce que tu crois être une faiblesse n’est rien que mon amour. Tu n’as pas connu ce que c’est que l’ivresse de deux êtres qui s’aiment, c’est-à-dire l’ivresse de mon amour pour toi, pauvre petite créature. Ma Bien-Aimée jusqu’ici tu n’as connu que mon étreinte. Depuis trois jours tu m’as offert plus, je voulais te donner un peu plus. Vois comme mon amour est fort et puissant. Ma Bien-Aimée au moment de ta mort tu auras beaucoup plus qu’une étreinte, qu’un moment d’ivresse, ce que tu recevras de mon Père, ce que je te donnerai, ton pauvre petit cœur de chair ne pourra pas le supporter, c’est alors que tu mourras victime de mon amour. Ma chère petite si tu savais ce que je te réserve au moment de ta mort, tu me supplierais de venir te chercher tout de suite. Si tu pensais plus à notre douce rencontre tu aurais une confiance sans limites, tu accepterais tout. »

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Jeudi, le 16 août 1956

– Mimi : « Mon directeur me dit que le Bon Dieu viendrait me chercher quand le fruit sera mûr. Mais toi mon Bien-Aimé qui connais mon ardent désir de t’aimer encore plus, qui comprends mon amour pour toi, je t’en supplie envoie-moi s’il vous plaît les rayons divins de ton amour pour me faire mûrir le plus vite possible et même si tu le voulais tu pourrais venir me chercher, m’arracher à cette terre remplie de misères et où je crains toujours de te perdre par le péché. 

Tu pourrais me transplanter dans ton Divin Cœur où ton amour miséricordieux fera mûrir mon amour pour toi seul, mon Dieu, mon Tout. »

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Dimanche, le 19 août 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je crois que tu as pris une petite vacance en fin de semaine. »

– Jésus : C’est bien cela ma Bien-Aimée, je comptais sur toi pour travailler, pour sauver des âmes. »

− Mimi : « Oui, mais avec cela j’ai travaillé le dimanche et j’ai fait travailler mon directeur. »

– Jésus : Ne te préoccupe pas. En travaillant dans l’ordre spirituel, c’est-à-dire en travaillant pour sauver des âmes n’étiez-vous pas tous les deux aux choses de mon Père? Qui va vous juger? Pense aux âmes que vous avez certainement sauvées. »

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Lundi, le 20 août 1956

Mimi : J’ai dû prendre trois fois les grands moyens pour vaincre cette tentation. Chaque fois que je demandais à la Vierge Immaculée de m’aider, mon ennemi redoublait de rage.

Mon ennemi prenant la voix de ma douce Maman du ciel me disait :

– Satan : « Va-t’en hypocrite, je ne puis rien faire pour toi, enlève donc ton masque de fausse humilité devant ton directeur. Fais-toi connaître sous ton vrai jour. Cesse donc de jouer la comédie avec ton âme, c’est un jeu dangereux, ton salut est en danger. Ne va plus te confesser, tu n’as rien à dire, tu inventes des mensonges. À chaque confession tu crois être choisie par Dieu pour sauver des âmes, tu crois que tu mérites et tu fais des confessions sacrilèges. Comme une mère qui parle à son enfant écoute-moi, tu mérites l’enfer avec ta conduite odieuse, tu abuses des sacrements. Ton directeur commence à comprendre ton petit jeu, celui de jouer la comédie, de jouer à la bonne petite fille pour lui faire perdre son temps, et le distraire dans son devoir d’état.

Après six ans il est fatigué de toi, de tes mensonges, de ton orgueil, de ton manque de confiance, il le sait bien que tu n’es pas sincère, il a hâte de trouver l’occasion de t’abandonner complètement. Tu ne pourras pas tromper Dieu bien longtemps. Mon Fils te l’avait envoyé pour t’aider mais il est incapable de remplir sa tâche parce que Satan a tous les droits sur toi. Ton directeur va te dire que c’est mon Fils qui permet cela, que ce sont des tentations et pourtant c’est la vérité, ce n’est pas la première fois que je lui demande de t’exorciser mais dans son orgueil de prêtre il n’aime pas à être commandé. 

Mon Fils est trop juste pour permettre à une âme damnée de mériter de sauver des âmes. Tu connais ta mission de perdre les âmes. Tu as tout ce qu’il faut dans ce domaine. Tu as toujours eu du succès, pour le moment tu as un bon sujet entre les mains. Comme tu le constates je ne puis rien faire pour toi, pour ton salut. Mon Fils n’est pas obligé de faire un miracle pour toi. Il y a longtemps que Dieu t’a rejetée. Que veux-tu de plus? Maintenant peu nous importe ce que tu feras, tu es damnée d’avance, c’est tout ce que j’avais à te dire. »

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Mardi, le 21 août 1956

Mimi : Grande tentation contre la foi.

Mon directeur était à m’expliquer quelque chose, je le regardais puis tout à coup il me dit :

– Mon directeur : « Vous avez l’air de ne rien comprendre! Vous me regardez avec des yeux insignifiants. »

Il ne savait pas que je souffrais physiquement surtout de la tête. Mon orgueil souffrait encore plus.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée. Je me suis contentée de sourire un peu et de ne rien dire, par amour pour toi. »

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Mercredi, le 22 août 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, en effet tes yeux jouent un grand rôle dans ta vie. Ils sont comme une épée à deux tranchants, d’un côté ils feront beaucoup de bien, de l’autre côté ils seront dangereux. Pense que tout ce qui se passe en toi reflète dans ton regard, tes joies, consolations spirituelles, ton amour pour moi, sympathie, tes douleurs morales, physiques, surtout dans les grandes tentations. Ma Bien-Aimée je ne t’aurais pas parlé de cela il y a six ans car tu portais encore ton masque d’hypocrisie. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je me demande ce que je vais faire, je ne peux tout de même pas m’enlever les yeux ou bien changer leur expression! Je ne peux pas porter des verres fumés. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée je le sais que tu dois les garder comme ils sont puisque c’est moi qui t’ai donné la vue. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé là j’ai vraiment des yeux insignifiants parce que je ne peux pas comprendre ce que tu veux dire. Tu me dis que mes yeux feront du bien, d’un autre côté ils seront dangereux. Puis tu ajoutes que je dois les garder comme ils sont. Comment mes yeux peuvent-ils être dangereux quand ils reflètent ta présence en moi? »

– Jésus : N’est-ce pas ma Bien-Aimée que j’avais raison de t’appeler aveugle comme un nouveau-né dans la vie spirituelle. Je parlais de tes yeux surtout dans l’ordre spirituel. 

Tes yeux peuvent devenir dangereux s’ils cherchent à voir, à scruter les desseins de Dieu, si tu cherches à regarder le chemin fait, au lieu de regarder avec les yeux de la foi, le chemin que tu dois suivre pour venir à nous. Cela s’appelle curiosité spirituelle et c’est très dangereux surtout pour les âmes consacrées, les âmes privilégiées. Maintenant dans l’ordre naturel c’est aussi dangereux. Sois aveugle aux choses du monde, ferme les yeux à toutes les convoitises, à toutes les préoccupations. Il y a une foule d’exemples que ton directeur t’expliquera. Un regard bien simple pour toi peut troubler parfois une autre personne. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu ne me dis pas que mon regard est dangereux lorsque je te regarde les yeux dans les yeux? Tu n’as pas peur? Mon Bien-Aimé combien de fois je ne prononce aucune parole. Nous nous regardons simplement avec amour et tu es si heureux et nous nous comprenons, pourtant ce sont les mêmes yeux. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je connais le langage des yeux, souviens-toi de Marie-Madeleine, un seul regard d’amour a suffi pour faire la conquête de son cœur. Et toi ma Bien-Aimée j’ai fait la conquête de ton petit cœur quoique ma Sainte Face était voilée! Te rappelles-tu d’un Vendredi Saint? Pourtant mes yeux étaient fermés, cependant tu sentais la présence de mon regard rempli d’amour et de miséricorde pour toi pauvre petite fille d’hier. Ma Bien-Aimée d’aujourd’hui, dans les grandes tentations, à certains moments, tu n’es même pas capable d’ouvrir les yeux et lorsque tu regardes ton directeur c’est avec un regard rempli de haine et de mépris. 

Crois-tu être capable de changer de regard et avoir un regard doux, limpide, calme, serein, sympathique? 

Donc tu admets que je permets cela pour te faire expier, mériter et sauver des âmes. Je permets que Satan agisse sur ta sensibilité, sur tes sens et même ton regard, ton expression change.

Seul ton directeur peut comprendre par tes yeux car ils reflètent l’état lamentable, le martyre, la souffrance morale et physique où tu te trouves dans ce temps-là. Maintenant ma Bien-Aimée vas-tu pouvoir ouvrir un peu tes petits yeux? Vas-tu regarder avec les yeux de la foi dans la vie spirituelle? As-tu besoin de mettre les lunettes de la confiance? »

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Jeudi, le 23 août 1956

– Mimi : « Mon Dieu je suis un bien faible instrument pour travailler pour vous. »

– Jésus : Je le sais bien c’est pour cela que je t’ai choisie! Rien n’est impossible quand un Dieu tient dans sa main puissante un faible, un tout petit instrument comme toi. »

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 Vendredi, le 24 août 1956

– Jésus : Confie-moi ta mère tous les jours. J’ai confié ma Mère à Saint Jean, mon disciple bien-aimé. Il était un être humain et je ne craignais pas pour elle. Mais toi, tu confies ta mère à un Dieu, qu’as-tu à redouter, à craindre? Pauvre petite nature humaine, encore si vivante. Je te comprends si bien et je t’aime malgré tout. Ma petite hostie d’amour, purifiée dans mon amour miséricordieux et que j’attends chaque jour. »

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Dimanche, le 26 août 1956

– Jésus : Enfin le voilà le moment tant souhaité où ton esprit est libre, approche-toi de mon Divin Cœur, appuie ta pauvre petite tête sur mon épaule, ferme les yeux pour mieux savourer mes paroles, ouvre tes oreilles, écoute-moi bien, j’ai à te parler.

Ma Bien-Aimée je veux te dire, ce que j’attends de toi c’est l’amour, oui beaucoup d’amour, surtout un grand amour de la souffrance et de la croix. Je veux un cœur libre, sans affection aux choses créées, un esprit souple aux inspirations de l’Esprit Saint, un esprit sans préoccupations. Je veux une volonté ferme dans la lutte, un courage sans bornes devant l’ennemi. Je veux de toi une âme généreuse au service de Dieu, une âme humble et simple pour le prochain, une âme charitable pour aider toutes les âmes de tes enfants, même les âmes du purgatoire.

Ma Bien-Aimée, ma chère petite, je veux faire de toi une petite sainte, pas une grande sainte car tu es trop petite pour cela. Je veux simplement avoir une petite sainte à moi, rien qu’à moi que je trouverais toujours prête à me consoler, pour aimer mon Père, pour m’aimer car tu sais au ciel il y a parfois des préoccupations pour soulager les misères humaines. Ma Divine Mère est débordée de travail. Elle intercède à chaque instant pour ses enfants de la terre, les saints ont tous leurs occupations pour soulager les misères humaines et parfois nous restons là quelques secondes sans recevoir d’amour, cela nous paraît une éternité. »

– Mimi : « Mais mon Bien-Aimé, la petite Thérèse qui t’aime tant, elle doit t’aimer encore plus. Il y a Marie-Madeleine qui te cherchait sans cesse sur la terre, elle ne doit pas te laisser souvent seul! »

– Jésus : Ma Bien-Aimée remarque bien que je ne me plains pas, je constate. La petite Thérèse m’aime de plus en plus mais elle a le pouvoir de répandre sa pluie de roses sur la terre, cela la tient bien occupée. Marie-Madeleine ne perd pas son temps, elle cherche des âmes pécheresses, elle trouve des âmes repentantes pour me les donner. Elle n’a plus besoin de me chercher puisqu’elle m’a trouvé pour l’éternité.

Tout ce que je désire faire de toi, c’est une petite sainte pour m’aimer, pour me consoler, pour souffrir avec moi. Une âme où je pourrais toujours me réfugier pour me reposer, une âme pour converser avec moi, une âme pour pleurer avec moi sur les misères humaines.

Mon petit trésor d’amour, je veux surtout ton amour, si petit pour le monde, si grand pour moi. Je veux ta petite âme pour m’aimer :

Une âme libre,

Une âme bienveillante,

Une âme souriante,

Une âme docile à l’Esprit,

Une âme humble,

Une âme remplie de Dieu,

Une âme que je veux cacher bien profondément dans mon Divin Cœur pour toujours. »

Ma petite hostie d’amour, dis-moi que tu acceptes tout. Tout c’est si peu à comparer à mon amour infini pour toi, mon épouse à moi, rien qu’à moi. 

Pour être rassuré sur notre amour, je veux que tu renouvelles tes engagements sur ton petit t… en présence de mon représentant. Ma Bien-Aimée je veux tout, je prendrai tout, et ce sera tout. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je suis tout à toi, avec ta grâce j’accepte tout avec amour. Merci de ton amour miséricordieux. Ô Père Éternel, merci. Je ne suis pas digne de tant d’amour, de faveur. Quand je pense que par pure bonté, par amour, Dieu jette les yeux sur moi, si petite, si méprisable. Mon Dieu pourquoi m’aimes-tu tant que cela après tant d’ingratitudes? »

– Père éternel : « Ma chère petite fille, ne cherche pas à comprendre mon amour infini, c’est par amour pour ta pauvre petite âme que je t’ai envoyé mon Fils pour te racheter et que, malgré ton indignité je te le confie et donne comme Époux. Lui qui t’aime tant, médite longuement sur cela, médite surtout sur ton rôle d’épouse du Christ. »

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Mardi, le 28 août 1956

Mimi : Départ de mon piano. Seuls, mon Bien-Aimé et mon directeur peuvent comprendre l’état où je suis. Je suis si heureuse dans l’ordre spirituel.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, par amour pour toi et en esprit de sacrifice je garderai secret ce qui se passe en moi, pauvre nature humaine. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, merci, tu sais dans la vie, pour rendre les autres heureux il faut se sacrifier, laisser tout. Ne suis-je pas ton Tout? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je le sais tu es mon Tout mais regarde-moi, avec ma pauvre petite nature et laisse-moi pleurer quelques minutes à tes pieds et ce sera tout. »

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Vendredi, le 31 août 1956

Mimi : À l’hôpital radiographie pour le foie. J’ai hâte d’avoir le résultat, mais il faut attendre huit jours.

– Jésus : Ma Bien-Aimée que dirais-tu si je te demandais de faire faire la radiographie de ta foi dans les grandes tentations. Aurais-tu hâte d’avoir le résultat? De me montrer une copie? »

– Mimi : « Non mon Bien-Aimé je n’aurais pas hâte mais j’aurais honte. »

– Jésus : Alors ma Bien-Aimée, offre-moi plus aujourd’hui. Mes enfants chéris, j’attends beaucoup de vous aujourd’hui, c’est vendredi. »

Tentation qui dura une heure et demie (à genoux). Je crois que mon directeur souffrait plus que moi.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton assistance. »

Sans une grâce spéciale, je n’aurais jamais pu supporter cette longue et dure tentation. J’étais déjà très épuisée ayant passé tout l’avant-midi à l’hôpital et affaiblie par le jeûne prolongé.

À l’église après la grande tentation.

– Mimi : « Maman, je viens près de toi pour me reposer, je suis si épuisée. »

Je regardais ma douce Maman du ciel, elle était si belle. Puis tout à coup, une douce paix s’empare de mon âme, un calme, une joie que je ne puis expliquer.

– Mimi : « Ô Vierge Immaculée ma Mère, je t’aime, j’ai confiance et merci. »

À ma grande surprise je venais pour me reposer et j’étais encore à genoux, sans ressentir aucune fatigue, je ne sais pas depuis combien de temps j’étais là, tout ce que je sais c’est que le temps me parut très court.

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 Dimanche, le 2 septembre 1956

Mimi : Je regardais voler les oiseaux. Comme j’aimerais être à leur place, être libre, ne pas être rivée à la terre.

– Jésus : Ma chère petite fille, cela est facile pour toi d’être comme un tout petit oiseau, parfois tu as une cervelle d’oiseau. Qui t’empêche de prendre ton vol tous les jours vers moi? Qui t’empêche d’être libre? C’est vrai, tes petits ailes sont si petites, tu es si faible, tu pourrais tomber. »

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Lundi, le 3 septembre 1956

Mimi : Je venais de lire les pages jaunes où mon directeur me faisait des remarques, des reproches que je méritais. En lisant cela je dis à mon Bien-Aimé :

– Mimi : « Ne trouves-tu pas que mon directeur va un peu loin? »

– Jésus : Mais non ma Bien-Aimée. Je l’approuve, il n’y a pas de limites pour diriger ton âme, pour te tenir dans l’humilité. C’est toi qui vas trop loin en faisant cette remarque. Tu as grandement tort et tu me peines. N’oublie pas, celui qui vous méprise me méprisera. Quand tu es dans l’erreur voudrais-tu que ton directeur ferme les yeux? Qu’il écrive sur des pages blanches? Te signe un certificat de bonne conduite? Qu’il te donne la main en te félicitant sur tes défauts? Crois-tu que tu mérites des louanges? Lorsque ta faiblesse ne tient qu’à des petits cheveux blancs? Crois-moi, ma Bien-Aimée, je suis content du beau travail de ton directeur, mais je ne peux pas en dire autant de toi. Après cela vas-tu encore faire une remarque sur les agissements de ton directeur qui me représente et à qui j’ai confié la direction de ta petite âme. »

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Jeudi, le 6 septembre 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé quand je suis dans tes bras j’oublie tout, je suis si heureuse. »

– Jésus :C’est vrai ma Bien-Aimée, et moi quand je suis dans tes bras des grandes tentations je constate que tu oublies tout, que je suis là avec mon amour. Heureusement que ton directeur est là, il y pense lui! Vois-tu l’importance d’être deux pour offrir? Et pourquoi je vous demande d’offrir tous les deux? »

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 Vendredi, le 7 septembre 1956

– Mimi : « Mon Dieu faites que je vois, que j’entende, que je marche. »

Jusqu’ici j’étais sur la croix avec mon Bien-Aimé mais il m’a fait comprendre que je n’étais pas encore fixée à la croix avec lui. J’étais bien adaptée à la souffrance physique, mais pas assez à la souffrance morale, je craignais de traverser le tunnel si sombre de la sécheresse spirituelle et des grandes tentations. Je n’ai pas une minute à perdre. Dieu veut tout. Il prendra tout et ça sera tout de mon pauvre petit tout. J’ai tellement besoin de son amour pour me soutenir, pour le suivre, ça ne sera pas long, il n’y avait que la tête et le cœur à prendre, les médecins parlent d’opération dans la colonne cervicale. Heureusement que ce n’est pas dans la 5e colonne, cela serait dangereux en temps de guerre.

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Lundi, le 24 septembre 1956

Mimi : Le 10 j’ai eu une attaque du cœur et le mal augmenta de plus en plus. Mes parents demandèrent d’urgence le médecin, le déranger pour si peu. À son arrivée il me donna une injection puis il me dit :

− Le Docteur : « Pour le moment je ne vois pas la nécessité de faire demander le prêtre et si toutefois il arrive une rechute vous êtes prête pour le ciel. »

– Mimi : « Voilà mon Bien-Aimé l’opinion d’un être humain. »

Cela m’a fait sourire, je me disais, il est bien plus malade que moi en parlant comme cela, je ne croyais pas qu’il était si aveugle. Il ne savait pas que dans la vie spirituelle j’étais bien malade, remplie d’infirmités et d’une très grande faiblesse. Je suis comme un nouveau-né, je ne vois pas bien clair, je ne suis pas capable de marcher seule, c’est pour cela que je me traîne et quand je suis trop fatiguée, mon Bien-Aimé se penche vers moi, me prend dans ses bras et me laisse reposer sur son cœur adorable et je reste là comme une enfant gâtée par la grâce et l’amour miséricordieux.

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Mercredi, le 26 septembre 1956

Mimi : Je préparais ma confession de retraite.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, donne-moi à boire. J’ai soif. Donne-moi tes péchés, tes imperfections, tes manquements de chaque jour, tes misères, tes défauts, tes joies. Oui j’ai soif et je veux me rassasier. »

– Mimi : « Comment mon Bien-Aimé, tous mes péchés peuvent-ils te rassasier, ils sont si honteux, si laids, si méprisables, si répugnants? »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, n’est-ce pas pour eux que j’ai donné mon Sang Divin? Ce n’est certainement pas pour tes mérites que j’ai tout donné. Donne-moi tous tes péchés, donne-les moi tous et jette-toi avec eux dans l’océan infini de ma miséricorde. Comprends-tu mon amour miséricordieux? Ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse, plus tu es remplie de misère, plus je t’aime. Voilà ce que c’est, l’amour infini d’un Dieu pour la pauvre petite créature. En retour, tout ce qu’il attend c’est de l’amour pur.

Viens, viens je t’attends les bras tendus pour te recevoir comme l’enfant prodigue, le cœur grand ouvert pour te pardonner comme à Marie-Madeleine. Devant ton amour sincère, ta confiance, ton repentir, je te dirai comme au larron : Ma Bien-Aimée, aujourd’hui même je me souviendrai de toi dans mon royaume mais surtout dans mon cœur. »

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Jeudi, le 27 septembre 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé fais qu’il n’y ait rien entre nous. »

– Jésus : Ne crains pas ma Bien-Aimée, je veille sur lui comme je veille sur toi. Je n’ai pas de reproches à vous faire. Il te respecte comme une hostie consacrée et toi tu le respectes comme moi. Pour te rassurer, tu sais le sentiment que tu as eu l’autre jour en recevant le cadeau, c’est bien naturel chez toi. Malgré ton âge ta petite nature affectueuse reste encore enfant, c’est ce qui me fait plaisir. Tu fais bien de maîtriser tes sentiments sincères devant tous. Cependant il ne faut pas que tu exagères en restant ou en paraissant être indifférente à ce que l’on te fait ou à ce que l’on te donne. Sois simple, petite, humble en remerciant, tout en restant sincère. Ma Bien-Aimée, c’est pour cela que j’ai choisi, que j’ai pris possession de ton petit cœur, pour qu’il ne soit pas partagé. Je te connaissais avec ta petite nature affectueuse, c’est pour cela que pour combler ton petit cœur, je te donne asile dans le mien. Tu me fais tant plaisir lorsque tu souffres et que tu t’approches de moi pour me parler d’amour simple. Tu sais ce qui se passe entre nous?

N’est-ce pas que seul l’Amour Divin peut produire cet effet dans ta petite âme? Souviens-toi surtout de mon étreinte du Vendredi Saint et de la petite médaille! Oui, nous avons passé de si doux moments dans l’amour et la souffrance. »

– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé en ta présence mon petit cœur affectueux devient si chaud. »

– Jésus : Mon petit trésor d’amour, je te connais si bien, continue en ma présence d’avoir le cœur chaud et brûlant d’amour pour moi seul. Mais sois prudente avec ta petite nature affectueuse, avec ton petit cœur chaud, ce n’est pas une raison pour brûler les autres même par lettre, tu sais ce que je veux dire. »

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 Vendredi, le 28 septembre 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je suis plus sévère pour toi que pour une autre. Tes fautes, tes manquements, tes imperfections, je les considère comme des fautes graves car l’offense est faite à ton Dieu, à ton Époux. Et l’épouse choisie d’un Dieu ne peut pas se permettre de l’offenser même légèrement, c’est une insulte à lui faire après tout ce qu’il a donné par amour. Je veux tellement te purifier, te rendre agréable à mon Père avant la douce rencontre. Pense à ce que sera notre éternelle union. »

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Samedi, le 29 septembre 1956

– Mimi : « Merci mon Dieu, je suis si heureuse d’avoir encore une fois tout donné. J’avais tellement hâte de te recevoir, il me semblait que je te recevais pour la première fois. Mon Bien-Aimé c’est trop de bonheur, je ne mérite pas cela. Enfin j’ai trouvé ce que je cherchais, la paix de l’âme, du cœur et surtout de l’esprit. Je suis libre, oui libre pour lui seul, avec amour et confiance. Je me jette dans tes bras puissants pour toujours.

Maintenant ma seule préoccupation sera de faire et d’accepter ta Sainte Volonté en tout et partout pour te prouver mon amour et ma reconnaissance et aussi pour sauver des âmes.

Tu sais mon Bien-Aimé, que parfois mes désirs sont bien grands et mes agissements sont lents, cependant regarde ma bonne volonté, mes efforts, mes luttes mais regarde surtout mon amour. Avec ta grâce, je veux te suivre fidèlement et ne rien te refuser. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée c’est par un privilège spécial que je me sers de toi pour offrir, pour souffrir avec moi pour le salut des âmes. Aime-moi, surtout lorsque j’arrive avec les grandes tentations, les épreuves, baise amoureusement les croix de chaque jour. C’est une préparation de ce que j’attends, de ce que je te réserve. Remercie-moi chaque fois que je te demande plus et sois généreuse, fidèle comme une épouse du Christ. 

Mon tout petit trésor, ma Bien-Aimée, la dernière étape de ta vie est commencée. Ça ne sera peut-être pas long avant la douce rencontre. Il faut que tu sois fixée à la croix avec moi par amour. Je veux tout, j’attends tout de ton amour et je prendrai tout, ça sera tout avant de te donner tout. Pense aussi à tes enfants. Viens, ma petite hostie d’amour, petite hostie consacrée dans mon Précieux Sang par notre union dans l’amour et la souffrance. Dis-moi que tu acceptes de me suivre jusqu’au bout, même dans mes souffrances, dans ma passion, dans mon agonie, dans ma mort sur la croix, pour le salut du monde. N’oublie pas que tu dois mourir victime de mon amour, c’est le plus beau présent que je puisse t’offrir avant que tu me possèdes pour toujours. »

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Dimanche, le 30 septembre 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je crois que j’ai perdu la copie de notre entretien, je l’ai peut-être déchirée par erreur. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ne t’inquiète pas, heureusement que tu n’as pas perdu la carte. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je n’ai pas besoin de la perdre, car la route, le chemin que j’ai à suivre pour aller vers toi est assez long. J’ai besoin que ma carte soit en bon état, autrement je cours le risque de faire fausse route, de me perdre pour toujours. Mais j’ai confiance en toi et en mon guide pour me conduire vers toi. »

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Mardi, le 2 octobre 1956

Mimi : J’étais à l’église et je ressentais un dédain devant une personne.

– Jésus : Ma Bien-Aimée offre-moi ce malaise. L’autre jour tu avais mal au cœur parce qu’une personne sentait l’ail, aujourd’hui c’est une autre qui sent trop le parfum, autrefois c’était l’odeur du tabac, comme ta petite nature est sensible, fragile. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé si tu avais été là près d’elle je t’assure que tu aurais certainement eu mal au cœur, ce n’était pas du parfum de grande valeur comme celui que te versa Marie-Madeleine. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée de quelle Marie-Madeleine parles-tu? Marie-Madeleine No. 1 ou No. 2 ? En effet Marie-Madeleine No. 1 a versé un parfum de grande valeur sur mes pieds. J’étais si heureux de recevoir cet hommage mais ce que j’ai préféré est le parfum de ses larmes d’amour et de repentir. Parlons maintenant de Marie-Madeleine No. 2. Lorsque j’étais près d’elle, en effet j’avais mal au cœur devant la décomposition de sa pauvre âme, de son pauvre corps déjà en ruine. C’est tout ce qu’elle avait à m’offrir! Parfois elle était là à mes pieds comme Marie-Madeleine No. 1 versant des larmes de repentir, c’était bien plus souvent des larmes de crocodile. »

– Mimi : « Maintenant mon Bien-Aimé, ma petite nature fragile et mon petit cœur si sensible ne peuvent plus rester insensibles à ces reproches si bien mérités et laisse-moi pleurer, non pas à tes pieds mais sur ton Divin Cœur.

Pauvre Jésus qui m’aime tant et voilà comment je le traite. Qu’est-ce que je suis pour me permettre d’agir de la sorte avec mon Dieu, mon Créateur, mon Époux Bien-Aimé?

Mon Dieu je vous demande sincèrement pardon. Mon Bien-Aimé regarde mon repentir. Avec ta grâce je garderai le silence et je serai plus généreuse à ton service. Regarde mon petit cœur qui souffre de t’avoir offensé.

Mon Bien-Aimé tu veux bien que je baise ton front pour te faire oublier un peu ma conduite? Reçois et accepte s’il vous plaît mes larmes de contrition comme si c’était des actes d’amour, de contrition parfaite, de remerciement et oublie s’il vous plaît les larmes de crocodile. »

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Jeudi, le 4 octobre 1956

Mimi : J’étais souffrante, j’aurais aimé me reposer.

– Jésus : Ma Bien-Aimée c’est jeudi, veille du premier vendredi du mois. »

J’avais oublié l’heure sainte de onze heures à minuit. J’ai fait des efforts pour me tenir éveillée jusqu’à cette heure, j’ai placé mes deux amours sur une chaise près de moi. Je regardais mes amours et je dis à mon Bien-Aimé :

– Mimi : « Ferme tes yeux, repose-toi. Avec ta grâce et l’aide de ma douce Maman du ciel, je veillerai à ta place comme une épouse dévouée et fidèle qui veille sur ses enfants la nuit. Laisse-moi souffrir à ta place, laisse-moi surtout te consoler, laisse-moi te parler d’amour, te parler des besoins de nos enfants, de te parler de nos projets, de notre future rencontre, de notre union. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée si tu me parles tout le temps je ne pourrai pas me reposer! »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu veux me taquiner car je te connais, je sais bien que lorsque tu sembles dormir, ton cœur adorable veille sur nous. »

– Jésus : Merci ma Bien-Aimée, ma petite épouse chérie, mon tout petit trésor à moi, rien qu’à moi. Je suis si heureux de ta confiance, de tant de marques d’amour. Je suis si heureux. Enfin tu vas finir par comprendre ce que je suis. J’avais dit cela pour éprouver ta confiance, merci. Ma Bien-Aimée, si tu me voyais en ce moment, je suis si ému que je pleure de joie. 

Viens ma petite hostie consacrée. Viens que je te prenne dans mes mains pour t’offrir à mon Père. Il sera si heureux. »

Mimi : Vers la fin de l’heure sainte.

– Mimi : « Excuse-moi mon Bien-Aimé, je ne sais pas où j’étais rendue. »

– Jésus : Ce n’est rien mon tout petit bébé, tu étais simplement à moitié endormie sur mon cœur. En te regardant dormir je pensais à mes apôtres. »

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Vendredi, le 5 octobre 1956

– Satan : « Tu fais un sacrilège en te comparant à une hostie consacrée, à une épouse du Christ. Par qui as-tu été consacrée? Qui a béni ton union? Tu crois avoir une mission? »

– Mimi : « Va-t’en menteur, ce n’est pas moi qui ai choisi ce privilège. C’est Dieu le Tout-Puissant qui, dans son amour infini pour moi pauvre petite fille, m’a consacrée dans le Sang Précieux de son Divin Fils. C’est mon Bien-Aimé qui a béni et demandé cette union dans l’amour et la souffrance, puis mon directeur a béni ces vœux au nom de l’Église dont il est le représentant. Ma mission n’est autre chose que de suivre l’exemple de mon Bien-Aimé, de tout accepter par amour, de me conformer avec confiance à la Sainte Volonté de mon Père, de souffrir et mourir avec mon Bien-Aimé sur la même croix, pour rendre gloire à Dieu, pour sauver des âmes. »

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Samedi, le 6 octobre 1956

– Jésus : Tu auras beaucoup à souffrir en expiation des péchés de tes enfants, surtout durant la fin de semaine, le jour de l’Action de Grâce. Combien d’âmes vont me rendre gloire, me rendre grâce en m’offensant gravement. Ma petite épouse, console-moi durant ce jour où je suis si oublié. Parle-moi d’amour, J’ai tant besoin de me donner à tous, surtout à toi, ta petite âme m’a coûté si cher. »

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Dimanche, le 7 octobre 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu auras à subir de grandes tentations aujourd’hui. Va vers ton directeur pour qu’il travaille, lui aussi, va te faire bénir, je veux plus. »

Mimi : Dans l’après-midi.

– Satan : « N’écoute pas la voix qui te dit d’aller voir ton directeur pour te faire bénir. Si tu te rends et te confesses ça sera toi qui provoqueras les grandes tentations. Attends donc mon heure, ne fais rien de toi-même. Tu vas le déranger, laisse-le se reposer un peu, ta présence lui devient insupportable et la direction de ton âme l’ennuie énormément. »

Mimi : À ces mots je savais d’où venait la voix. Donc je me rendis le voir. Je lui fais part de ce que je venais d’entendre au sujet des grandes tentations surtout celles que je devais subir de 7 à 8 heures. Il m’a encouragée en me rappelant mon rôle d’épouse du Christ. Puis je lui demande de me confesser pour mériter encore plus. Nous avons tout accepté. Pendant la confession tout était calme mais après ma confession, mon directeur me parlait de ma douce Maman du ciel et en prononçant le nom de Marie Immaculée mon ennemi m’attaque avec violence, il me dit ceci :

– Satan : « Je rage, tu as voulu faire une confession et lui t’a pardonné au nom du… »

Mimi : Je n’ose pas écrire toutes ces horreurs, tous ces blasphèmes par respect pour mon Bien-Aimé qui est présent en moi. 

Mon directeur m’a fait accepter de nouveau, lui aussi a offert en même temps, pour sauver des âmes. Nous ne savons jamais quand la tentation va venir ni quand elle va finir et jusqu’où elle peut aller. J’avais de l’eau bénite, mon directeur me dit :

– Mon directeur : « Faites un beau signe de croix avec l’eau bénite. »

Je connais la puissance de l’eau bénite sur mon ennemi alors j’en ai bu quelques gouttes. En ce moment je croyais mourir tellement mon ennemi me faisait souffrir, il agissait sur mon esprit, puis après quelques minutes il agissait sur mes sens avec une douceur qui me troublait et me faisait souffrir. Puis voyant que mon directeur me faisait prier encore plus, il prit la fuite en me disant :

– Satan : « Je t’attends ce soir, tu vas être seule. Je vais rire parce que je vais gagner, tu n’auras pas ton directeur pour être témoin, tu n’auras pas des maudites bénédictions avec l’eau bénite, ces… de prières qui ne valent rien, son… étole… un… pouvoir de prêtre pour l’éternité. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je souffre tellement quand je pense que tu es présent en moi et que tu entends tous ces blasphèmes, mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît. »

J’en ai assez de subir ces tentations et dire qu’il faut que j’écrive tout. Je reprends courage. Je sais que je ne suis pas seule. Mon Bien-Aimé est présent en moi et avec l’aide de mon directeur, le travail d’équipe est au complet.

– Satan : « N’accepte pas le petit crucifix, tu vas le profaner. »

– Jésus : Non garde-le tu en auras besoin. »

J’étais à essayer d’écrire. J’ai beaucoup de difficultés. Mon Bien-Aimé me prend par le pouce. J’avance pouce par pouce. Tout à coup mon Bien-Aimé me dit :

– Jésus : C’est le temps, offre bien tout. Avant d’offrir, offre-moi plus. Tu sais ce que je veux dire. Offre-moi tout cela par amour pour sauver des âmes, pour expier et pour mériter. Garde le petit crucifix sur toi. »

– Mimi : « Mon Dieu que votre volonté soit faite. J’unis mes petites souffrances à la passion, à l’agonie, à la mort de votre Divin Fils avec les douleurs, les souffrances de ma douce Maman du ciel et faisant partie du corps mystique j’unis mes petites souffrances, mes tentations avec toutes les âmes qui souffrent dans le monde. Je vous offre cela par amour en reconnaissance de toutes vos bontés et pour que votre règne arrive, pour soutenir votre Église, pour le Saint Père, pour aider les missions, pour obtenir des vocations sacerdotales et religieuses, pour obtenir la conversion des pécheurs et miséricorde pour les agonisants, pour obtenir la délivrance des âmes du purgatoire.

Je te demande aussi une heureuse délivrance pour toutes les mères qui doivent mettre au monde un enfant. Je demande le baptême pour tous ces chers petits. Je vous demande de bénir toutes les âmes consacrées afin qu’elles persévèrent dans le droit chemin pour votre plus grande gloire. Mon Dieu, ayez pitié de toutes les misères humaines. Ayez pitié de toutes mes misères. 

Donnez-moi s’il vous plaît la force et le courage pour accomplir fidèlement avec amour et pleine confiance votre très Sainte Volonté. Mon Dieu, faites que je vous aime encore plus. »

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Lundi, le 8 octobre 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée crois-tu que ta mission est de passer ton temps dans mes bras à savourer mes délices, à te reposer sur mon Divin Cœur sans avoir à souffrir? Hier tu n’as pas compris ta mission, l’amour dans la souffrance. Tu acceptais bien l’amour et tu me laissais la souffrance. Les rôles étaient changés. Tu étais comme l’enfant gâtée à qui l’on présente du gâteau et qui prend le plus gros morceau. S’il avait fallu que je fasse comme toi, ne choisir que l’amour, je serais resté auprès de mon Père. Je ne serais pas venu racheter le monde par la souffrance. Je n’aurais pas donné tout mon Sang Précieux pour toi et les âmes. J’ai eu de la peine aujourd’hui en vous voyant agir. Tu semblais hésiter à m’offrir plus. Tu tremblais pour toi et pour ton directeur. Tu avais mille excuses et ton directeur a été un moment craintif. Le respect humain était là entre son devoir.

Mais pourquoi avoir douté, âmes de peu de foi? Ne t’ai-je pas dit ceci : Que je veillerai sur lui comme sur toi? Alors pourquoi craindre? Dans les grandes tentations, je vous mets à l’abri de témoins, de toutes critiques. Aimerais-tu mieux subir les grandes tentations devant les gens? Depuis six ans qu’il te dirige, a-t-il eu des reproches à cause de toi? Et toi as-tu eu des remarques, des ennuis à cause de lui? Tu me connais assez pour savoir que quand j’ai quelque chose à dire, je suis capable de parler. Mes pauvres enfants quand je pense au moment même où je voulais plus! Je vous voyais trembler, hésiter et toi comme Pierrette et lui comme Pierre, pauvres enfants, trembler devant la souffrance. Pauvre nature humaine qui est naturellement contre la souffrance! Si vous aviez pensé une seule seconde à moi, à mon amour, à tout ce que j’ai fait pour vous, avant de penser à vous auriez-vous agi de la sorte devant le crucifix? 

Cependant mes enfants chéris, je vous pardonne. Il fallait que je vous parle ainsi et que je fasse cette remarque pour la plus grande gloire de mon Père. Tu sais, je dois parfois marcher sur mon Cœur. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, nous vous demandons sincèrement pardon. Avec ta grâce, nous serons plus généreux en n’hésitant pas un seul instant à tout ce que tu nous demanderas. Nous voulons tout accepter, tout accomplir par amour pour Dieu pour toi et les âmes. »

– Jésus : Merci ma Bien-Aimée. Je vous pardonne. Pour vous tenir dans l’humilité, je désire un acte de réparation pour ce manquement, c’est-à-dire pour ces moments d’hésitation devant la souffrance. Dites-moi que vous allez réparer tous les deux. Si oui, que ton directeur décide ce qu’il faudra faire. J’espère que vous n’aurez pas de respect humain pour réparer et assez d’amour pour réparer devant le petit crucifix. »

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Mercredi, le 10 octobre 1956

– Satan : « Tu te fatigues à écrire pour rien, si tu consacrais tout ton temps, toutes ces heures à travailler pour préparer le ménage des Fêtes. Ton directeur devrait te défendre d’écrire. Pense à tout le temps perdu par la lecture, méditation, visites au Saint-Sacrement, chapelets, heures saintes, messes, écritures. Pour arriver, il faut que tu négliges ton travail. Il te faudrait des journées de 48 heures. Quel salaire retires-tu de tout cela? »

– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne demande rien. J’ai tout ce qu’il me faut pour être heureuse. J’aime mon Dieu. Je suis la petite épouse de mon Bien-Aimé et c’est tout. Va-t’en, je n’ai pas une seconde à perdre avec toi. »

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Jeudi, le 11 octobre 1956

Fête de la Maternité de la Vierge Marie.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, j’aimerais mieux que tu écrives Fête de la Maternité de la Vierge Immaculée. Son Immaculée Conception est bien plus importante que son nom. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, il y a une fête sous le vocable de l’Immaculée Conception. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu n’as pas compris le sens de la phrase et ce que je désire obtenir. Je le sais bien qu’il y a une fête sous le nom de l’Immaculée Conception et j’en suis heureux. Mais nous aimerions mieux avoir la Fête de la Maternité célébrée avec plus d’éclat en mettant en évidence son Immaculée-Conception dans sa Maternité toute Divine qui relève du Père et de l’Esprit Saint. Les âmes admettent bien la maternité de la Vierge Marie mais la nouvelle génération n’admet pas son Immaculée-Conception dans sa maternité. Avec le modernisme, le monde évolue; les gens ne donnent plus le même sens aux paroles et même mon Évangile n’a plus la même signification. On le pratique, l’interprète selon l’idée de chacun, c’est plus facile. Pourtant je suis la Vérité. Il n’y a qu’un Évangile, qu’une seule loi Divine, comme il n’y a qu’une Vierge Immaculée dans sa conception, dans sa maternité divine, dogme de foi. »

– Mimi : « Tu le sais bien mon Bien-Aimé que la fête de la Maternité de la Vierge Immaculée est pour moi la plus belle fête. 

Quand je pense que la Vierge Immaculée, la Mère de Dieu est aussi ma Mère et que je suis son enfant. Elle veille sans cesse sur moi. Elle intercède pour moi, Elle me protège dans le danger.

À l’église.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, à l’occasion de la si belle fête de la Maternité Divine, qu’est-ce que je pourrais t’offrir pour te faire plaisir? »

– Marie : « Approche-toi ma chère petite fille. J’ai un secret à te confier et tu sais bien, un secret de maman dans l’oreille de son enfant est une chose sacrée, un privilège. »

– Mimi : « Maman, ma douce Maman du ciel, parle-moi s’il vous plaît. J’écoute de mes deux oreilles, mon esprit est libre et mon petit cœur rempli d’amour est grand ouvert pour recevoir le petit secret. »

– Marie : « Ma chère petite fille, aujourd’hui ce qui me ferait tant plaisir serait que tu te donnes à Dieu une fois pour toutes. J’aimerais que tu t’offres à Dieu avec un amour sans borne et une confiance sans limite, que tu acceptes aussi généreusement tout, tout, que tu accomplisses avec amour et fidélité ton rôle d’épouse du Christ, ta mission d’hostie consacrée pour sauver des âmes avec ton Bien-Aimé, ton époux. En devenant l’épouse de mon Fils tu consentais à tout accepter et comme moi tu dois accepter la maternité spirituelle, c’est-à-dire tu dois enfanter des âmes dans la douleur morale, dans la souffrance physique jusqu’à la mort, mais surtout dans l’amour en union aux souffrances, à la passion de mon Fils Bien-Aimé. Comme nous, tu devras avoir un grand amour de la croix. 

C’est ce qui te manque. Dieu n’attend que cela pour agir en toi. Comme nous tu devras tout donner par amour pour acheter le plus d’âmes afin de rendre gloire à Dieu, et par là, accomplir la mission que Dieu le Père attendait de toi de toute éternité.

Tu ne comprends pas tous les desseins de Dieu sur toi, peu importe, tu es trop petite. Le plus important est d’accepter avec amour, humilité, confiance, abandon, abnégation la Sainte Volonté de Dieu en tout et partout pour toujours. Ma chère petite fille, je te parle comme……. »

– Mimi : « Maman, excuse-moi si je tremble. Je suis si émue par tes paroles. Je sais que tu me comprends. Tu sais comme je suis faible, craintive et ma pauvre petite nature frémit à la pensée des grandes souffrances. Je suis certaine que tu vas comprendre la situation, l’état où je me trouve en ce moment. Rappelle-toi ô ma douce Maman du ciel, lorsque l’ange te salua tu as été un moment bouleversée. Tu te demandais ce que signifiait cette visite de l’ange? L’ange te rassura. Regarde-moi, je ne veux pas douter de tes paroles ni des paroles de mon directeur pour m’éclairer, cependant je suis bouleversée et je tremble. »

– Marie : « Mais oui, ma chère petite fille, comprends-le bien, par un privilège spécial tu as plus qu’un ange pour te guider dans ta mission, te parler. Tu as un représentant de mon Fils pour te protéger du démon. Ne l’oublie pas, le prêtre est au-dessus des anges. Son pouvoir lui a été donné par Dieu pour l’éternité. Mon Fils est le prêtre éternel qui s’immole chaque jour par amour pour les âmes. 

Si tu mets une pleine confiance en Dieu Tout-Puissant, à son représentant choisi par Dieu pour te guider, si tu te mets sous ma protection toute spéciale, si tu as recours à ton ange gardien et tu donnes la main à ton Bien-Aimé, si tu marches avec lui, si tu acceptes avec amour, humilité, confiance, l’Adorable Volonté de Dieu, si tu regardes ta faiblesse à chaque instant, si tu te méfies de toi, si tu reconnais ton néant, si tu admets que sans Dieu tu ne peux rien, si tu as une conformité absolue à la Sainte Volonté de Dieu en acceptant toutes les croix par amour, si tu es obéissante à ton directeur et que tu lui fais confiance, avec cela tout rentrera dans l’ordre, dans le plan Divin. Qu’est-ce que tu auras à craindre? Qu’est-ce que tu as à redouter entre les mains de Dieu? Si tu es fidèle, un jour par une grâce spéciale, tu aimeras la croix, tu la désireras par amour pour plaire à Dieu.

Ma chère petite fille, tu trembles encore parce que tu n’es pas encore fixée à la croix par amour. Donc accepte tout par amour et que les croix deviennent ton unique amour, ton unique espérance pour atteindre ton idéal qui est aussi le nôtre. »

Mimi :  Au sujet du titre de la Maternité de la Vierge Immaculée.

– Satan : « Tu crois que l’Église va changer le calendrier liturgique pour toi? Simplement pour te faire plaisir, pour te donner raison dans tes mensonges?  Si vraiment Dieu voulait que le nom de la fête change, il pourrait s’adresser à des Saints. Il doit y en avoir encore quelques-uns sur la terre. Il pourrait s’adresser au pape, aux évêques, aux théologiens, aux savants. Cela regarde l’Église, le pape et non pas toi, surtout toi. Tu sais ce que tu es? Tu me fais rire en écrivant cela, toi pauvre ignorante, excepté dans le mal, Dieu te ferait des confidences? Ce n’est pas d’aujourd’hui que tu fais de la folie. 

Tu te rappelles des confidences sur la passion, sur l’importance de la sixième plaie? Il est grand temps que ton directeur ouvre les yeux. Il a confiance en toi. Cela pourrait lui jouer un mauvais tour. Il croit ce que tu inventes mais je ne devrais pas me plaindre car tu travailles pour moi surtout depuis six ans. Ne dis pas tout à ton directeur. Il va finir par avoir peur de toi et tu ne pourras pas accomplir ton travail facilement. Tu sais quelle mission tu as à remplir et ce que je désire de toi et de lui pour ma plus grande gloire. »

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Vendredi, le 12 octobre 1956

Mimi : Mon directeur venait de lire la page contenant l’entretien du 8 octobre. Il me téléphone pour me dire qu’il fallait réparer ce manquement le plus vite possible, qu’il avait hâte de réparer ce moment d’hésitation devant la souffrance morale et me dit :

− Mon directeur : « Il faut réparer tous les deux. »

– Satan : « Ma Bien-Aimée n’écoute pas la voix qui demande de faire un acte d’humilité, de réparer. En agissant ainsi vous allez vous rendre ridicules. C’est ton ennemi qui veut se venger de ton directeur et inspire tout cela. Après il pourra dire avec orgueil qu’il a fait mettre ton directeur à genoux devant lui. Demande à ton directeur de ne rien faire pour réparer. S’il doute, laisse-le faire. Mais toi, sois obéissante, ne fais rien. Je suis Dieu et quand je pardonne je ne demande pas de réparation. Ça serait un manque de confiance envers mes créatures. Et comme Dieu, est-ce que j’ai besoin de demander à ton directeur ce qu’il faut faire pour réparer? Donc écoute-moi qui suis la vérité. Je préfère l’obéissance à l’humilité et l’humilité ne consiste pas à faire des actes ridicules. Si vraiment tu es humble, incline-toi devant ma volonté. Je te demande de ne rien faire pour réparer, tu compromettrais ma miséricorde infinie. »

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Samedi, le 13 octobre 1956

– Mimi : « Ma bien douce Maman du ciel, nous avons réparé et nous avons beaucoup de peine d’être si lâches à votre service. »

– Marie : « Ma Bien-Aimée, ne pleure pas. Mon Fils ne vous a pas fait de reproches, c’est simplement une remarque pour vous tenir dans l’humilité. Mettez-vous sous ma protection toute spéciale dans toutes les circonstances que Dieu vous réserve pour sa plus grande gloire. J’espère que tu comprendras ce que je veux dire. Je vous mettrai à l’abri dans mon Cœur Immaculé de Mère. Ne craignez pas! N’ai-je pas protégé mes enfants les apôtres. J’ai protégé leur réputation, leur mission, leur devoir d’état, même leurs consolations, leurs relations. Depuis toujours n’ai-je pas veillé sur toi d’une manière spéciale dans ton passé depuis six ans, dans le présent. Et crois-tu que je vais t’abandonner dans l’avenir au moment même où vous aurez le plus besoin de moi, de ma protection, ayant à faire face à votre ennemi si redoutable et qui vous déteste tous les deux surtout toi, pauvre petite.

Viens à tous les jours te réfugier dans mes bras avec amour et confiance. Je veille sur toi et sur le représentant de Dieu. »

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Dimanche, le 14 octobre 1956

– Jésus : Tu auras beaucoup à souffrir au nom de notre amour et par amour pour mon Père, offre-moi plus pour le succès de la retraite des dames. Je me demande si je dois maintenir le nom de « dames ». Combien peuvent le porter vraiment ce nom? Les responsabilités, le devoir d’une mère sont incalculables. Avec ton petit cœur de mère, tu vas comprendre. Prie pour elles. »

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 Lundi, le 15 octobre 1956

Mimi : Je suis heureuse de pouvoir assister à la messe célébrée par mon directeur et surtout recevoir mon Bien-Aimé.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-nous s’il vous plaît. Tu sais, nous avons un gros contrat durant le temps des retraites. »

– Jésus : Je le sais bien ma Bien-Aimée. Je suis le Contracteur. Mon Père me donne les plans, vous êtes tous les deux mes ouvriers. Ma Divine Mère vous procure ce qu’il faut pour bien travailler. Ce n’est pas facile de bâtir un temple digne d’un Dieu sur une base qui n’était que des ruines. Notre équipe travaille mieux sans contremaître humain qui ne connaissait rien dans nos desseins. »

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Mardi, le 16 octobre 1956

Mimi : Je regardais tomber les feuilles. Je me sentais triste, il me semblait voir passer la mort.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu te sens triste rien qu’à la pensée de ne plus voir de belles feuilles mais moi je suis triste à la pensée qu’il y a autant d’âmes qui tombent dans le péché. Elles tombent aussi rapidement dans le feu éternel. Et les gens ne se préoccupent pas de ces âmes. Elles les rejettent et les poussent du pied comme ces feuilles mortes. »

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Jeudi, le 17 octobre 1956

Mimi : En regardant la lune et mon étoile préférée.

– Mimi : « Mon Dieu, je crois en toi, Créateur de toutes choses. Je t’adore présent en moi, je t’adore dans toutes les choses créées. Je te remercie de tant de bonté et je t’aime dans toutes les âmes. »

− Jésus : Ma Bien-Aimée, tu crois en ma puissance devant la lune, les étoiles, devant les choses créées. Mais quand tu es dans les grandes tentations et que tu es dans la lune crois-tu?

Ton directeur a compris encore plus ce que c’est que la miséricorde infinie et le besoin, le bonheur de pardonner. Il avait déjà lu mais jamais il n’avait ressenti cet effet. Par une grâce spéciale j’ai permis cela; qu’il ressente un peu ma miséricorde en face de l’âme repentante, pour l’aider, pour l’encourager, pour l’éclairer dans la direction de ta petite âme, dans la mission que tu dois remplir. L’amour dans la souffrance pour sauver des âmes. Lui aussi a sa part de responsabilité, c’est pour cela que je l’ai choisi. Mes chers enfants vous avez tous les deux une mission à remplir, une mission spéciale selon le plan Divin.

Ton directeur a beaucoup souffert durant sa vie mais depuis six ans il travaille encore plus, il a compris ce que c’était que la vraie souffrance morale. Cet après-midi il a beaucoup souffert. J’ai permis cela pour t’ouvrir les yeux sur ta mission afin que tu comprennes bien comme il faut prier, souffrir pour les âmes consacrées. Après la chute de Judas, rien n’est plus terrible que la chute d’une âme consacrée. 

Comme il faut prier, prie beaucoup, et souffrir davantage pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs, tu le sais qu’un seul instant suffit pour faire perdre la tête, la nature est faible surtout quand l’esprit est obscurci par la passion. Pense aussi à la lutte des agonisants, que peuvent-ils faire? Quand le corps est affaibli et qu’ils sont seuls pour lutter une dernière fois avant d’être jugés pour l’éternité. Donc préparez-vous tous les deux pour dimanche. »

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Dimanche, le 21 octobre 1956       

Mimi : Jour mémorable.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu avais bien raison de dire de me préparer à subir une troisième conversion. Je n’ai jamais tant souffert moralement et physiquement. Nous avons accepté tout par amour, pour expier, sauver des âmes, pour mériter. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, vois-tu l’importance de l’humilité, de l’obéissance lorsque je te demande d’appeler ton directeur à ton secours? Il avait sa part de responsabilités. Sans lui tu étais en danger. Il t’a protégée par son pouvoir de prêtre, par ses prières, ses bénédictions, son étole, l’eau bénite, ses doigts consacrés. Après une heure de lutte il a remporté la victoire sur ton ennemi qui était presque déchaîné.

Ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse, le martyre enduré, le supplice n’est rien à comparer à mes souffrances endurées par amour pour toi. Ce n’est rien à comparer à la peine que tu aurais eue, au désespoir de me perdre pour toujours. Si tu nous avais vus dans le ciel, nous étions sous une tension nerveuse. Nous avons suivi chaque degré de la tentation, car tu étais libre d’agir ou de lutter pour défendre ton salut. Tu étais libre d’accepter ou de refuser cette épreuve finale. C’est avec peine, angoisse que nous vous regardions souffrir et lutter tous les deux devant votre ennemi. À un moment donné, tu étais si épuisée par la lutte que je craignais pour toi. La nature humaine était là. J’ai lancé un appel à mon Père et à ma Divine Mère devant la peine, l’angoisse, la prière, les supplications de ton directeur qui ne voulait pas que le démon gagne sur toi et sur lui. C’est alors que dans un moment critique ton directeur prit dans ses mains la statue de la Vierge et dit : »

– Mon directeur : « Ma bonne Mère, ô Vierge Immaculée, je vous en supplie, aidez-nous. »

– Jésus : Et ma Divine Mère, la Vierge Immaculée, la Médiatrice de toutes grâces, devant ce geste rempli d’amour, de confiance de son enfant n’a pu résister plus longtemps à cette supplique, adressant à Dieu cette prière :

– Marie : « Père Éternel, mon Dieu, mon Tout, je vous en supplie abrégez cette épreuve. Ce sont mes deux enfants qui souffrent et mon Cœur de Mère souffre avec eux. Cependant, ô Père Éternel, je suis toujours votre petite Servante et je m’incline humblement devant votre Adorable et très Sainte Volonté. Ô mon Dieu, comme une mère voyant ses enfants en danger, tout ce que je vous demande avec confiance, ne permettez pas qu’elle vous perde pour toujours. Le sang Précieux de votre Divin Fils a coûté si cher!

Dans votre infinie bonté soutenez votre représentant, augmentez son courage, protégez-le devant l’attaque du démon. C’est à lui que vous avez confié cette petite âme privilégiée. Donnez-lui la force de résister jusqu’au bout contre Satan, aidez-le à défendre cette petite âme, l’épouse de votre Fils Bien-Aimé, votre petite fille si aimante, votre petite hostie d’amour.

Mon Dieu, ce sont mes enfants et aussi les vôtres, je souffre de les voir souffrir et lutter. Je les aime tellement tous les deux, mon Cœur de Mère ne peut rester insensible devant eux, cependant que votre Volonté soit faite. »

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 Lundi, le 22 octobre 1956

Mimi : Pour me remettre de la fatigue d’écrire, je suis allée fendre du bois pour chauffer. Après un quart d’heure j’étais très épuisée.

– Mimi : « Tu vois bien mon Bien-Aimé que je fais tous les métiers. »

– Jésus : Je le sais bien ma Bien-Aimée tu as fait longtemps le métier de contremaître. Je sais aussi ce que peuvent faire une petite âme et un corps malade soutenus par ma grâce. »

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Mardi, le 23 octobre 1956

– Mimi : « Mon Dieu donnez-moi s’il vous plaît de la patience. Mon Bien-Aimé comment veux-tu que j’écrive? Il y a lecture à haute voix dans une pièce et dans l’autre la radio qui joue assez fort. Et c’est le seul moment où je peux écrire. Comme j’aimerais être seule avec toi mon Bien-Aimé, mon Dieu. »

– Jésus : Ma chère petite fille, veux-tu me plaire? Veux-tu m’aimer encore plus? Enlève de ta vie les trois mots suivants que tu répètes souvent : j’aimerais, je désire, je veux; méprise ces mots dans ta vie temporelle. Dans ta vie spirituelle je te permets de t’en servir et j’en serai heureux. Regarde comme je peux me servir de ces trois mots.

J’aimerais que tu m’aimes davantage.

Je désire que tu sois tout à moi.

Je veux tout.

Vois-tu la différence? Vois-tu ce que l’on peut faire avec les trois mots surnaturalisés? Médite bien cela. »

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Mercredi, le 24 octobre 1956

Mimi : J’avais demandé à ma Douce Maman du ciel de m’éveiller à temps pour me préparer à ma communion. Chose étrange à mon réveil je tenais encore dans ma main la petite statue de la Vierge. Comme je l’aime. Elle ne me quitte pas même durant mon sommeil.

– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel. »

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Vendredi, le 2 novembre 1956

− Jésus : Ma Bien-Aimée voudrais-tu porter une croix de roses et me laisser porter seul la croix de bois? Veux-tu une croix à ton goût ou préfères-tu une croix à mon goût? Veux-tu porter la croix que je porte, c’est-à-dire ta croix, la croix que tu as placée si longtemps sur mes épaules?

Ma Bien-Aimée je ne te demande pas de porter seule la croix! Tu es trop petite, tu n’es même pas capable de la tenir fermement sur ta petite épaule, tu la traînes parfois plus longtemps que tu l’as portée. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je le sais que sans toi je ne puis rien. Entre nous, je suis si petite et la croix si lourde, épuisante, je la traîne, mais je ne la lâche pas. Je te demande de m’aider à porter notre croix. »

– Jésus :Vois-tu comme il faut que je t’aime pour m’abaisser jusqu’à toi, pour te demander de m’aider, moi ton Dieu? Si tu pouvais comprendre parfaitement le don Royal de la croix! Ma Bien-Aimée chacune de tes croix a une valeur infinie devant mon Père parce qu’en devenant mon épouse, tu participes, tu acceptes la même croix que moi. Si tu connaissais l’amour infini de Dieu le Père Éternel pour toi. Il te traite en enfant gâtée. Oui, enfant gâtée par l’amour infini de Dieu, le Père Éternel. Enfant chérie de l’Esprit Saint. Enfant aimée et épouse de Dieu le Fils. Enfant privilégiée de l’amour miséricordieux. »

– Mimi : « Mon Dieu je vous remercie. Avec ma conduite si méprisable je ne mérite pas tant d’amour. 

Cependant mon Dieu ayez pitié de moi, ma faiblesse est plus forte que ma bonne volonté, ma petite nature humaine est toujours là; malgré tout mon Dieu, prenez mon petit cœur, il est à vous. Mon Dieu, Père Éternel, mon Père, fixez-moi vous-même sur la croix avec votre Divin Fils, mon Époux Bien-Aimé. Là vous serez certain que je ne vous échapperai plus, clouez-moi s’il vous plaît avec les clous de la foi, de l’amour pour vous et de la charité pour les âmes.

Faites ô mon Dieu que dans votre miséricorde infinie et votre amour pour moi, faites que je devienne par vous, par votre puissance, par votre grâce un autre Christ avec votre Fils Bien-Aimé, c’est-à-dire que je puisse répondre à votre appel et être une petite fille docile aux inspirations de l’Esprit Saint, que je sois soumise à votre Adorable Volonté, apprenez-moi à aimer la croix afin qu’elle devienne pour moi chaque jour, ma nourriture, ma consolation, mon espoir, mon soutien, ma force, ma confiance. Faites que je sente le besoin de la porter généreusement avec votre Divin Fils par amour pour vous et les âmes. »

– Satan : « Tu vois comme ton orgueil domine tout, tu désires maintenant devenir un autre Christ. En faisant cette demande tu blasphèmes, tu répètes le même geste qu’Ève. »

– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne demande pas de devenir un autre Christ, je désire, par la puissance, par la gloire, simplement devenir l’image de mon Bien-Aimé, je veux surtout être avec lui un autre Christ dans l’amour de la souffrance, dans l’acceptation de la croix jusqu’à la mort, par amour pour Dieu et les âmes. C’est bien légitime pour l’enfant de demander à son Père de l’aider à atteindre son idéal, de lui faire partager sa demeure pour toujours, surtout si ce Père est un Dieu, un Roi.

J’ai le droit d’espérer le ciel, non par ma dignité humaine, je n’en ai pas, puisque je ne suis rien, je ne suis qu’une pauvre petite fille, entre les bras de son Père. Mais comme enfant de Dieu et membre du corps mystique, j’ai confiance que j’obtiendrai tout. Je n’ai plus d’hésitation, j’ai confié ma vie, ma mort, mon salut éternel à ma douce Maman du ciel. Et ma douce Maman du ciel sait bien ce dont sa petite fille a besoin pour le plus grand bien de sa petit âme et ce qui lui manque pour atteindre parfaitement Dieu. » 

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Dimanche, le 4 novembre 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, dans les grandes tentations, dans les grandes souffrances, lorsque tu désires un peu de consolation spirituelle durant ces épreuves, tu agis comme une enfant. Parfois tu agis comme si tu me disais : « Je veux bien porter la croix avec toi mon Bien-Aimé mais laisse-moi porter le bas de la croix, c’est moins lourd. » Ou bien tu agis comme cela en voulant que je mette  sur tes épaules du baume par les consolations, que je mette un coussin sur tes épaules meurtries par la suppression des grandes tentations. Crois-tu ma Bien-Aimée que durant ma passion j’ai porté une croix de papier? Mais non ma Bien-Aimée, par amour pour toi j’ai consenti non seulement de porter une croix de bois mais j’ai aussi accepté d’être cloué et de mourir pour toi et les âmes.

Pauvre petite tu n’es pas encore là où je te veux. Je connais la place que mon Père te réserve, le plus important dans la vie spirituelle n’est pas simplement de comprendre la valeur des croix et d’être fixé à la croix mais c’est d’aimer de toute son âme, de toutes ses forces, de toute sa volonté toutes les croix et d’accepter par amour pour Dieu et les âmes toutes les épreuves, surtout celles que Dieu choisit pour nous chaque jour. Ce n’est pas suffisant d’être fixé à la croix, mais il faut y rester clouée jusqu’à la mort, comme Dieu le divin modèle.

Ma Bien-Aimée, ma vie a été un long chemin de croix. Si tu veux toujours me suivre, accepte toutes les croix, prends surtout la croix de la souffrance physique et accepte avec amour la souffrance morale, les grandes tentations, cadeau précieux, trésor caché pour les petites âmes. Viens et suis-moi, prends le même chemin qui conduit à mon Père pour l’éternité. 

Ma chère petite épouse il faut que tu en arrives non seulement à aimer la croix mais il faut que tu la désires par amour pour moi, que tu acceptes par amour pour les âmes. Tu sais ma Bien-Aimée, certaines âmes sensibles, aimantes sont émues en me regardant cloué à la croix. Pauvres âmes, elles ne peuvent pas voir la croix que je porte au plus intime de mon âme, c’est-à-dire croix faite par les ingratitudes, par les manques de confiance, par les abus de la grâce, ce sont là les fautes de mes âmes consacrées, parfois tu es du nombre. Tu sais, ma Bien-Aimée, je sens le besoin de te parler de cœur à cœur. Tu sais la croix que j’ai portée sur mon corps était la croix faite par les péchés des hommes mais je ressentais une croix plus lourde, plus pénible que la première, la croix que j’avais dans l’âme faite par les péchés, les manquements des âmes consacrées, des âmes choisies.

Pauvres insensés, pauvres âmes. Lorsqu’elles se donnent elles croient nous avoir tout donné, pauvres âmes elles ne pensent pas qu’elles nous remettent simplement ce que nous leur avons prêté. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, approche-toi j’ai un secret à te dire dans l’oreille. Après ce que tu viens de me dire, cela me gêne un peu de parler. Veux-tu mon Bien-Aimé fermer les yeux et écouter ta petite fille? Mon Bien-Aimé depuis six ans tu as dû rire souvent de mes offrandes que je faisais. Tu sais, j’étais sincère mais je constate maintenant que c’était si peu, si peu. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée je suis si heureux de ta confiance, de t’entendre parler à mon oreille comme une toute petite fille parle à son père, de voir les élans d’amour de ton petit cœur affectueux à moi. Fais toujours ton petit bébé gâté avec nous, cela nous console tellement mais j’aimerais mieux quand tu me parles que tu me regardes les yeux dans les yeux.

Pauvre petite crois-tu que par le seul fait d’avoir les yeux fermés, je ne voyais pas le fond de ton âme? Tu sais bien que je connais le langage des yeux. Ton directeur le connaît bien, rien ne lui échappe. Maintenant pour te rassurer, tu sais lorsque tu t’offrais, je ne riais pas de toi. Je regardais tes intentions, ton amour pour nous et les âmes. Je savais que tu avais un idéal, que tu avais parfois de la bonne volonté. Comme je savais que tu étais faible, misérable, si petite, alors nous regardions ton petit cœur rempli d’amour pour nous et nous laissant toucher nous acceptions tout, ton pauvre petit tout. Je devrais dire ton pauvre petit rien.

Ma Bien-Aimée, approche-toi, c’est à mon tour de te confier un secret. Ma chère petite épouse, à l’avenir pour être agréable à mon Père, offre-toi avec moi par amour pour lui rendre gloire, offre tout par les mains de ta douce Maman du ciel. Petite ……… tant aimée, pour bien remplir ton rôle d’épouse, au nom de notre amour, de notre union, offre-toi à moi pour porter cette croix intime de mon âme. Par tes souffrances morales, tu me consoles, tant qu’à ta croix du corps je m’en chargerai. Souviens-toi, je veux tout, je prendrai tout et ça sera tout pour toujours, toujours. Est-ce que cela te rappelle quelque chose? Ce mot toujours, toujours, surtout lorsqu’il est dit par une personne qui sait s’en servir bien à propos toujours, toujours. »


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