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Jeudi, 1er mars 1956

– Jésus : Tu n’as pas beaucoup prié pour tes enfants aujourd’hui, tu es trop préoccupée. Que dirais-tu d’une mère de famille qui aurait beaucoup d’enfants, parmi ces enfants des malades, des infirmes, des malheureux, des affamés et qui passerait toute une journée sans se préoccuper d’eux, les laissant seuls? C’est ce que tu as fait aujourd’hui. Comment comprends-tu ton rôle d’épouse du Christ?

Heureusement que je suis là à chaque instant, que je pense à tous mes enfants. S’il fallait que j’attende après toi pour sauver des âmes, aujourd’hui j’aurais attendu longtemps. Que dirais-tu si j’agissais de la même manière avec toi? Mets donc une bonne fois pour toute ton orgueil de côté. Tu n’aurais plus de préoccupations. Tu sais ce que je veux dire, sois humble, simple avec ton directeur, je l’ai placé pour t’aider. »

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Jeudi, le 8 mars 1956

Mimi : Je regardais tomber la neige, comme c’est beau.

– Mimi : « Comme tu es grand et puissant. Mon Dieu, je t’aime et je t’adore. Avec chaque flocon de neige je t’offre des actes d’amour, de reconnaissance, de contrition parfaite pour moi et les âmes. »

– Jésus : Ma chère petite fille, tu crois en ma présence parce que tu vois. Calcule chaque instant depuis ta naissance où mon amour descendait sur toi comme ces flocons de neige mais tu ne me voyais pas toujours. »

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Vendredi, le 9 mars 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, je permets ces tentations pour te tenir dans l’humilité pour te faire expier tes péchés et aussi pour te faire mériter, pour sauver des âmes. Crois-tu ma chère petite fille que si c’était toi qui provoques ces tentations, qui te mettent dans cet état, comme le démon voudrait te le faire croire, crois-tu que ton directeur ressentirait les mêmes effets? Il est assez éclairé, il te le dirait tout de suite, car tu sais ma chère petite épouse Bien-Aimée, par un privilège spécial, je permets que ton directeur ressente les mêmes effets que toi. Ne doute pas de ceci. Il souffre autant que toi dans ces moments-là parce qu’il est témoin de bien des choses qu’il ne peut t’expliquer car tu es trop petite et tu ne connais pas l’importance de tout cela. Cela l’éclaire davantage sur ce que j’attends de toi. Je sais que tu ne comprends pas ce que signifient ces paroles, peu importe, lui va comprendre. Parfois nous avons un code secret à ton sujet petite curieuse. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais plus comment faire pour te parler. Tu me répètes sans cesse que je ne comprends pas et quand je cherche à comprendre tu m’appelles curieuse. Mets-toi à ma place. » 

– Jésus : Ma chère petite fille, je ne veux pas me mettre à ta place un seul instant parce que je manquerais de confiance à mon Père. Je ne te demande pas de tout comprendre, tu ne serais pas capable sans une grâce spéciale de l’Esprit Saint. Pour le moment tout ce que je te demande c’est de comprendre mon amour pour toi, c’est tout. Tu ne comprends pas la valeur des tentations, demande à ton directeur des explications. »

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Samedi, le 10 mars 1956

Mimi : Je me préparais à écrire. 

– Jésus : Non ma chère petite, va faire une heure Sainte à l’église. Viens refaire tes forces près de moi. »

Mimi : Je ne savais que faire, écrire ou faire une heure Sainte.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce bien toi ou l’autre qui me demande de faire l’heure Sainte? Que veux-tu que je fasse pour te plaire? »

Pas de réponse. Alors je me dirige vers l’église pour faire l’heure Sainte. Voilà déjà une demi-heure que je suis là et le démon me tourmente sans cesse, je ne puis pas prier, je souffre beaucoup par toutes sortes de tentations contre la foi, contre la miséricorde infinie de Dieu. Mon esprit est tourmenté par des blasphèmes, par des fantômes impurs, par des actes de révolte contre la Volonté de Dieu. Je tremble à la seule pensée de faire ma petite retraite demain. Une voix me dit : «  Va vers ton directeur, va te faire bénir car tu as une grande épreuve à passer. »

– Satan : « Non ma chère petite fille, n’écoute pas la voix de ton ennemi, il veut que tu déranges ton directeur pour si peu. Tu aurais dû venir aux heures de confession. »

– Mimi : « Mon Dieu, que faire? »

– Satan : « Ne va pas confier à ton directeur tes doutes, il est fatigué de toi, il ne comprend pas l’état de ton âme, il ne peut plus rien faire pour toi, pour ton salut. »

Mimi : Je ne pouvais plus lutter. Je fais part à mon directeur de tout ce qui se passe en moi. Il a bien examiné la situation, il me rassure en me disant :

– Mon directeur : « Vous allez tout offrir pour sauver des âmes. »

Puis il me demande de me mettre à genoux pour me bénir. Mon ennemi était près de moi, je ne sais pas pourquoi j’ai agi de la sorte mais j’ai refusé de mJe souffrais beaucoup, je ne pouvais plus l’entendre parler, j’avais hâte de partir, j’avais chaud, je ne pouvais même pas le regarder sans ressentir de la haine, du mépris. (Comme je souffre d’être obligée d’écrire tout cela.)

Donc après un long silence mon directeur devine cette lutte, ce qui se passe en moi, il me dit :

– Mon directeur : « Vous voulez que le démon gagne sur vous et vous l’écoutez. »

– Mimi : « Non je ne veux pas qu’il gagne. »

– Mon directeur : « Alors qu’allez-vous faire pour Dieu? »

Mimi : J’ai compris et je lui demande de me confesser. Au moment de l’absolution mon ennemi revient de nouveau. Tout de suite je demande à mon directeur de m’aider, de me bénir.

Il a aussi prié pendant un certain temps en invoquant Jésus, Marie, Joseph.

Après ma confession je puis respirer librement et retrouver la paix de l’âme. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, laisse-moi me reposer sur ton cœur. Tu sais comme je déteste ces tentations, garde-moi près de toi. »

Voilà que mon ennemi revient de nouveau. Je pleurais.

– Mimi : « Mon Dieu aidez-moi s’il vous plaît. Jésus, Marie, Joseph, venez à mon secours. »

– Jésus : Ma chère petite fille, offre bien tout, tu n’es pas la seule à souffrir car en ce moment ton directeur souffre et offre beaucoup pour ta petite âme. Offre avec moi cette tentation, cette épreuve en union à ma passion pour expier, pour sauver des âmes pour la plus grande gloire de mon Père. »

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Dimanche, le 11 mars 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé as-tu remarqué que mon directeur pleurait quand je lui ai parlé de notre entretien au sujet de la grande tentation que j’avais de m’acheter un chapeau de paille pour Pâques et où tu me disais que j’aurais une autre parure sur la tête pour Pâques. »

– Jésus : Mais oui ma chère petite fille, c’est bien vrai qu’il pleurait, il comprend l’importance de mes paroles, il sait ce que cela veut dire. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé de quelle parure parles-tu? De la couronne d’épines ou de la couronne des élus? »

– Jésus : Ma chère petite fille tu me fais rire avec toutes tes questions, tu agis comme un tout petit bébé. Je t’aime quand même parce que tu es simple et parfois tu es si simple d’esprit, ça c’est pour ton orgueil, pour satisfaire ta curiosité, Je vais te dire que je placerai d’abord la couronne d’épines et pour la couronne des élus je verrai ce que mon Père désire pour toi. Je dois me soumettre à mon Père, (moi.)

D’abord, commence à te corriger de ta curiosité. Quelle couronne voudrais-tu que je place sur une petite tête dure comme la tienne? »

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Lundi, le 12 mars 1956

– Mimi : « Mon Dieu, aidez-moi s’il vous plaît, je n’ai jamais passé une crise morale aussi forte qu’aujourd’hui. »

Mon ennemi est près de moi, il ne me laisse pas un seul instant et me dit :

– Satan : « Profite de la situation, prends ta chance, c’est l’intention qui compte. Tu peux faire certaines actions et même en jouir en pensant à Dieu, ne crains pas. Si ton esprit est levé vers Dieu, donc il te manquera le plein consentement de la volonté. Ne va pas te confier à ton directeur, attends encore quelques jours. »

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît. Mon Bien-Aimé donne-moi la force pour me rendre vers mon directeur. »

Je me rendis à l’église pour pleurer près de mon Bien-Aimé, là les attaques redoublent et cette voix me disait sans cesse :

– Satan : « Tu le vois bien ce que cela te donne d’être l’épouse du Christ, tu n’es pas digne de porter ce nom puisque tu as brisé notre silence. Enfin tu es libre, libre de jouir, libre d’aimer, libre dans tout, même dans tes actions, libre d’être à moi, tu es maintenant mon épouse. Enlève-toi la vie pour lui montrer que tu es libre de ta vie, que tu désires être à moi. D’abord ton Dieu t’a rejetée, enlève-toi la vie, ne crains pas, il n’y a pas de danger. Si tu manques ton coup cela passera pour un accident et si tu meurs je viendrai te chercher puisqu’il n’y aura plus que moi près de toi, tu seras libre. »

Mimi : Je regardais mon Bien-Aimé cloué à la croix. Des pensées, des blasphèmes, remplissent mon esprit. Mon pauvre petit cœur souffre tellement, je pleure et je ne puis retenir mes larmes de repentir.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, de votre petite fille qui est là à vos pieds vous demandant pardon. Pardon mon Bien-Aimé, jette un regard sur moi, je me traîne à tes pieds comme un misérable ver de terre que je suis. Je mériterais d’être écrasée. Mon Bien-Aimé je n’en peux plus. S’il faut que je meure écrasée que ce soit par ton pied divin et non par celui de mon ennemi. »

Une voix me dit :

– Satan : « Va-t’en Satan, quitte ces lieux ce n’est plus ta place ici près du tabernacle, enfant maudite, enfant gâtée par le péché. Je te rejette loin de moi, ton Dieu que tu as offensé et dont tu as abusé des grâces et des sacrements depuis six ans.

Monstre d’orgueil ne lève plus les yeux vers moi, tu mériterais que je te fasse périr tout de suite mais les prières de ton directeur arrêtent mon bras vengeur, mais au moment de ta mort il ne pourra plus arrêter ma sentence. Je suis un Dieu de justice. »

Mimi : Comme je souffrais, je ne puis écrire toute la peine que j’avais.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, je ne puis pas croire que c’est vous qui me parlez de la sorte, vous la bonté infinie, le Dieu de miséricorde. Vous qui êtes toute charité, tout amour pour l’âme repentante, pour l’âme sincère, pour l’âme qui veut vous aimer. Mon Bien-Aimé dis-moi que ce n’est pas vrai, dis-moi quelque chose, dis-moi que je suis encore ta petite fille, encore plus petite que l’autre jour, plus petite qu’hier. Regarde-moi un seul instant. Dans le passé tu m’as reçue comme une pauvre petite brebis blessée. Aujourd’hui c’est tout mon être qui souffre, mon âme, mon cœur, mon esprit, mon corps. Je ne suis plus rien qu’un être méprisable, je n’ai plus rien. Il ne me reste plus rien que l’espoir en toi, mon Bien-Aimé. C’est si facile pour toi de me ramasser encore une fois, de me garder sur ton cœur comme un petit rien. Tu sais comme je regrette mes fautes, que je vais aller voir mon directeur pour me confesser tout de suite mais je t’en supplie, dis-moi que tu me pardonnes mon Bien-Aimé. »

– Satan : « Pauvre petite fille, je te défends de m’appeler ton Bien-Aimé. Je n’ai pas de temps à perdre avec toi. Je ne peux plus rien faire pour toi. Mon Père a parlé, je dois par obéissance me taire. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu ne peux pas garder le silence lorsque ta petite épouse souffre. »

– Satan : « En effet, tu as déjà été mon épouse, je t’avais choisie. Mais, mon Père, la sagesse même a refusé de t’accepter pour sa petite fille et moi après six ans j’ai compris qu’il avait raison. Mon amour pour toi m’avait aveuglé. »

Mimi : Non, non je ne veux pas me décourager, je ne savais que faire, je pleurais et je pleure encore en écrivant, en pensant à tout cela. Mon unique espoir est vers ma douce Maman du ciel.

– Mimi : « Maman, Maman, ma douce Maman du ciel, je t’en supplie, viens à mon secours. Je souffre tellement. Regarde ton enfant qui pleure à tes pieds et qui, malgré mes misères, s’offre à toi, offre ses souffrances pour expier sa faute, ses péchés, pour réparer et sauver des âmes. »

– Satan : « Pauvre petite fille, tu crois que j’ai besoin de tes larmes, de tes souffrances pour sauver des âmes. Je n’ai pas besoin de toi. J’ai donné mon Fils Bien-Aimé. Tout ce que je puis faire pour toi est de te donner un conseil : Fais-toi exorciser par un autre prêtre que ton directeur car tu es possédée par le démon. Rappelle-toi les paroles de ton directeur pendant tes crises morales. C’est seulement par le pouvoir de son sacerdoce qu’il parvint à te donner un peu de paix en disant à ton ennemi : Va-t’en Satan. Tu sais comment tu parles, comment tu agis dans ces moments-là. Ton directeur te l’a déjà dit : « Cela ne me fait pas peur, ce n’est pas vous qui parlez. » Donc si ce n’est pas toi, c’est le démon qui est en toi, tu es assez intelligente pour comprendre cela. Fais ce que je te demande, c’est tout. »

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, je n’en peux plus. »

– Satan : « Ne te fatigue pas à me prier. J’ai fermé la porte de mon cœur pour toujours. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu sais bien que j’étais dans ton cœur avant que tu ne fermes la petite porte de ton cœur. »

– Satan : « Tu vois, tu ne voulais pas me croire, c’est la preuve, qu’est-ce qu’il a fait pour toi, pour te consoler, que veux-tu de plus? Donne-toi donc à moi, prends tous les plaisirs possibles. Je serai patient. Tu as assez pleuré pour rien. Donne-toi au moins cette consolation de faire ce que tu veux, de jouir de cette liberté. Puisqu’il n’y a plus de pardon pour toi, ton Dieu t’a rejetée, moi je vais te recevoir. Jette-toi devant cette automobile. Tu vas voir tu ne seras pas si mal avec moi. Tout ce que tu auras peut-être à souffrir est d’être privée de la vue de Dieu, cela ne changera rien à ta vie. Tu ne l’as jamais vu, tu crois seulement à un être invisible, j’ai hâte de te recevoir, ton Dieu te remet entre mes bras. »

– Mimi : « Mon Dieu, comme je souffre, je pleurais au moment même où je commençais une petite retraite afin de me purifier, afin de mieux te connaître, pour mieux t’aimer, mieux te servir. Non ce n’est pas possible, toi que j’aime tant, toi mon Unique Amour, mon Dieu, mon Tout. »

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Mardi, le 13 mars 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, tu dois mourir victime de mon amour. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me demande comment. Puis-je demander à mon directeur ce que cela veut dire? Il le sait sans doute. »

– Jésus : Non, ma chère petite épouse Bien-Aimée, il ne doit pas te le dire maintenant parce que tu es encore trop petite pour comprendre. Si je te le disais tout de suite tu mourrais de frayeur avant même d’avoir commencé ta mission. Ton petit cœur commence seulement à comprendre un peu ce que je veux de toi. Ta petite nature hésite encore. Il y a beaucoup de travail à faire pour nettoyer le petit grenier. Ton esprit se laisse trop préoccuper, trop distraire. Si tu étais aussi préoccupée pour écouter ma voix et celle de mon représentant, Je t’en supplie ne mets pas d’obstacle à la grâce. Laisse donc entrer librement l’Esprit Saint dans ton petit grenier, son travail serait plus efficace. Que dirais-tu si tu avais une petite servante qui voudrait t’aider à mettre de l’ordre dans ton petit grenier et qui, voyant un tas de poussière, ne l’enlèverait que par brins? Son travail se ferait mais il serait plus long. Si au contraire tu la laisses libre de prendre tous les moyens qu’elle veut pour nettoyer ton petit grenier. Si tu lui disais sois libre, prends les grands moyens s’il le faut, prends une pelle, lave, frotte, arrache tout. »

– Mimi : « Je ne veux plus de saleté dans mon petit grenier. Je n’aime pas cela car je veux plaire à mon Époux et garder notre petite demeure bien propre, même le petit grenier. »

– Jésus : Et une fois le ménage bien fait, pour conserver cette propreté, tu l’entretiendras chaque jour ayant soin d’éviter que la poussière ne s’accumule. Si tu savais comme ton Époux serait heureux, chez lui dans une demeure bien propre, il n’aurait pas honte de faire entrer ses amis, même de leur faire visiter le petit grenier; sais-tu qui sont ces amis?

La grâce, l’amour, la charité, la confiance, la tentation, la souffrance, la croix et l’immolation. Tous doivent entrer dans ta petite demeure même dans le petit grenier et y demeurer toujours. Tu dois les accepter, les accueillir avec joie, avec amour comme les amis de ton Époux Bien-Aimé et à la dernière visite qui est l’Immolation la porte de la petite demeure fermera ses portes pour toujours aux choses du monde, de la terre, car ayant tout accepté ses amis dans ta petite demeure, tu seras au comble du bonheur près de ton Époux Bien-Aimé. »

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Mercredi, le 14 mars 1956

Mimi : Je préparais ma confession de retraite, je venais de traverser de grandes tentations.

– Satan : « Tu es damnée, je te le répète, tu vas finir par comprendre, par me croire. »

– Mimi : « Va-t’en menteur. Te croire toi, le père du mensonge, tu me fais rire. Je suis peut-être damnée pour toi mais pas pour Dieu. J’ai confiance en lui, en sa miséricorde infinie pour moi, je l’aime, cela me suffit. Je n’ai pas de temps à perdre à écouter tes mensonges, va voir mon directeur, tu sais comment il te traite, comment il te reçoit. »

Mon ennemi rage, il veut se venger sur moi, il attaque avec violence, la tentation devient de plus en plus forte.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi. »

Cette grande tentation m’a rapprochée de Dieu. Mon Bien-Aimé m’a arrêtée juste à temps. J’ai compris ce que j’aurais perdu pour toujours. J’ai compris ce que c’est de souffrir seule, se sentir seule dans l’abîme, voir s’écrouler un idéal, voir périr ses enfants sous ses yeux.

N’avoir, ne ressentir aucun secours divin, n’avoir aucun secours humain, c’est le vide complet, être seule en face de son ennemi, en face du danger sans être capable d’avoir une arme à la main pour me défendre. Je n’avais même pas l’ombre d’un espoir, d’une bonne pensée, je n’étais même pas capable de lever mon regard vers Dieu. J’étais entourée de tentations, mon esprit était dans les ténèbres, mon âme se dilate par la douleur. Quand je pense à tout cela je pleure encore.

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Jeudi, le 15 mars 1956

Mimi :   Après ma confession, je me rendis à l’église pour remercier Dieu et ma douce Maman du ciel. Je regardais mon Bien-Aimé cloué à la croix.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme je voudrais que la croix ne soit pas si haute, je pourrais baiser tes pieds, pleurer mes péchés comme Marie-Madeleine. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ce n’est pas nécessaire de lever ton regard si haut pour m’atteindre. Redescends simplement au fond de ta petite âme, je suis là qui t’attends avec amour, les bras tendus pour te recevoir et le cœur pour te posséder toute. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te remercie de ta miséricorde infinie, de ton amour pour moi, pauvre et si misérable créature, si petite devant toi. Je viens m’offrir à toi, je me jette avec amour, avec confiance entre tes bras divins comme un tout petit bébé, garde-moi bien pour toujours près de ton Divin Cœur qui m’aime tant. Que veux-tu de moi? Qu’attends-tu de ta petite épouse, de ta petite servante? »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, l’heure est venue où tu dois faire le grand pas. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne comprends pas très bien. Combien de fois tu me fais des reproches parce que je comptais mes petits pas? Aujourd’hui tu me demandes de faire un grand pas. Je ne suis même pas capable de faire un petit pas seule, comment veux-tu que je fasse un grand pas? »

– Jésus : En effet, ma chère petite fille, je le sais bien que tu n’es pas capable de ne rien faire sans moi. C’est ce que je voulais te faire dire, te faire admettre, que tu n’es rien sans moi. Maintenant il s’agit de faire un grand pas, c’est-à-dire de faire un grand pas de ta vie naturelle à la vie spirituelle. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne suis même pas capable de faire des petits pas, de me tenir debout dans la vie spirituelle. Je sais ce que je vais faire. Comme je suis encore un tout petit bébé je me jette en toute confiance entre tes bras puissants. Avec toi je ne crains pas, je sais que je suis en sécurité pour toujours. Je t’aime tant mon Bien-Aimé à moi, rien qu’à moi. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ma chère petite, dis-moi encore que tu m’aimes, dis-moi que tu as confiance en moi. Dis-moi que tu acceptes ce que mon Père attend de toi. À l’avenir tu ne dois vivre que pour moi seul, ton Dieu. Peu importe le reste. Ferme les yeux aux choses du monde mais fixe ton regard sur moi, ton Époux Bien-Aimé.

Aucune préoccupation, sauf pour le salut de ton âme. Aucune affection humaine sauf pour les âmes. Ta mission commence dès aujourd’hui, la mission d’aimer, de souffrir pour sauver des âmes. Tu dois m’aimer pour me consoler. Tu ne dois aimer les âmes que pour moi seul, tu dois me faire aimer des âmes. Tu dois m’aimer dans mes consolations, dans mon intimité avec toi mais tu dois surtout m’aimer lorsque j’arrive avec mes croix, mes épreuves, mes grandes tentations que je réserve à mes enfants gâtés. Tu n’es pas au terme de tes souffrances morales et physiques, tu commences. Il faut réparer, expier et mériter, oui expier pour toi et le monde entier. 

Tu dois t’offrir comme victime pour que mon Père règne sur la terre, pour que mon amour règne sur tous les cœurs. Avec toutes tes misères, tes faiblesses, tu dois t’offrir comme victime pour soutenir l’unité de l’Église, pour aider le Saint Père, pour les missionnaires, pour obtenir des vocations sacerdotales et religieuses, aussi pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs, pour obtenir le pardon de miséricorde aux agonisants, pour obtenir la délivrance des pauvres âmes du purgatoire, en un mot, pour obtenir la paix dans la monde et le règne de Dieu sur le monde. Si tu connaissais toutes les misères humaines! Récite en la présence de mon représentant la formule d’oblation contenue dans l’Imitation de Jésus Christ. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, donne-moi ton cœur, s’il vous plaît, j’en ai besoin pour comprendre et aimer toutes ces âmes. »

– Jésus : Ne crains pas ma Bien-Aimée, avec ma grâce et mon Amour, ton petit cœur peut contenir le monde entier. »

– Mimi : « Mon Dieu, que voulez-vous de plus, je vous ai tout donné dans mon T…… »

– Jésus : Je le sais bien, ma chère petite, mais ton directeur a été distrait et il a oublié de me donner l’essentiel qui est ta petite volonté. C’est le plus important de tout, car ta volonté est libre. Sans la volonté tu ne peux rien faire. Pense à cela, tu ne peux rien faire dans l’ordre temporel comme dans l’ordre spirituel. Médite bien ceci : « Je suis venu faire la Volonté de mon Père. »

Tu dis tous les jours : « Que votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Tu fais ta volonté et tu la gardes. C’est cette volonté que je veux de toi. Comment veux-tu avoir confiance en moi si tu gardes ta volonté. C’est par un acte de volonté et d’humilité que le monde a été sauvé, par la Volonté de mon Père et par l’humilité acceptée de ma Mère. C’est aussi par un acte de volonté, de révolte et d’orgueil que le monde a été perdu. Comment veux-tu avoir l’humilité si tu gardes ta petite volonté? Comment veux-tu être obéissante envers moi, envers ton directeur si tu gardes ta volonté? Comment veux-tu te soumettre à la conformité de Dieu si tu gardes ta volonté et fais ce que tu veux? Comment veux-tu m’aimer vraiment si tu gardes ta volonté? C’est cela qui t’empêchait de te jeter complètement dans mes bras.

Ton directeur a quelque chose à te demander mais il hésite. Dis-lui de ma part de ne plus hésiter. Parle-lui du………. de P…   Maintenant, ma chère petite fille, je te demande de réparer ton manque de confiance envers moi, ton manque de respect devant l’autorité, devant mon représentant. Je ne t’ai pas confiée à un guide aveugle. Au moment de réparer ne regarde pas l’homme mais simplement moi en lui. Ne fais pas ta petite volonté, sois simple et humble comme ma Mère. Que ton directeur ajoute à ton T……….. ta petite volonté. Donne-moi tout par V.C.O.P. Je veux tout et je garderai tout dans mon cœur pour toujours. »

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Vendredi, le 16 mars 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comment te remercier de tant d’amour, de tant de bonté? »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, c’est moi qui te remercie, je suis heureux, content de ma petite épouse. Vois-tu le bonheur que tu ressens en restant petite, humble, obéissante en te soumettant à la Sainte Volonté de mon Père? Enfin tu as compris mon amour. »

– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé, je comprends maintenant l’amour et la confiance qu’avait Marie-Madeleine à tes pieds. »

– Jésus : Ma chère petite, j’ai voulu que tu répares pour te tenir dans l’humilité, pour réparer ton manque de confiance, de respect devant mon représentant, surtout devant lui, tu sais bien ce que je veux dire.

Ce matin j’étais préoccupé à ton sujet, je me demandais ce que tu allais faire avec ta petite volonté. Par une grâce spéciale j’ai permis que ton directeur partage les mêmes moments de bonheur. Il partage bien tes ennuis et même la souffrance que tu ressens dans les grandes tentations. Je ne pouvais le laisser seul, je voulais qu’il partage notre bonheur, qu’il ressente cette paix et les effets de mon amour. Notre petite équipe doit être la même dans la joie comme dans la souffrance. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé quand je pense à cela, tout s’est fait tellement vite, je ne puis exprimer ce changement, mon cœur se dilatait de joie, mon âme était inondée d’amour pour toi, une douce paix était en moi. Seule ta puissance, ta présence, ton amour peuvent produire de tels effets dans mon âme. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ma petite….. que j’aime, ma petite épouse, un jour viendra où tu comprendras parfaitement mon amour sans avoir besoin de preuves. Ce qui s’est passé entre nous trois ce matin a été pour la plus grande gloire de mon père. Tu ne peux comprendre. Je me suis simplement manifesté en vous parce que je vous aime et aussi parce que vous étiez sincères et humbles tous les deux. L’humilité de ton directeur pour accepter sans comprendre, l’humilité pour toi de réparer sans comprendre l’importance. À ce moment-là ton directeur a compris une fois de plus ma miséricorde infinie et comment mon amour peut transformer une âme. Il a compris sa dignité de prêtre, la place qu’il occupe comme mon représentant devant une pauvre petite âme.

C’est la deuxième fois dans sa vie que je me manifeste en lui d’une manière sensible, le jour de son ordination et ce matin. Il y a longtemps qu’il voulait savoir quelque chose. Comme toi il a compris, dans un seul instant, tout était clair pour lui, plus de doutes. Mon amour et le souffle de l’Esprit Saint avaient déchiré le voile obscur. Entre lui et moi il s’est passé autre chose que tu ne peux savoir. On ne dit pas tout à une petite fille, mais tu comprendras peut-être au moment de ta mort prochaine. Ton directeur a bien compris la grande responsabilité qu’il a de diriger ta petite âme vers moi, vers ce que j’attends de toi et ce que mon Père veut de toi. Il sait et comprend ce que je veux de toi, il n’a plus de doutes. »

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Samedi, le 17 mars 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, donne la médaille de Marie Reine des Cœurs que tu portes sur toi à ce pauvre malade. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’en ai une autre dans ma sacoche! »

– Jésus : Ma chère petite fille, peu importe que tu en aies une autre dans ta sacoche. Fais donc ce que je te demande sans comprendre. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me demande ce que je vais faire, si ça continue comme cela, s’il faut que je porte sur moi toutes les médailles que tu me demandes de donner, avant longtemps c’est une poche qu’il me faudra porter sur le dos. »

– Jésus : En effet, ma chère petite fille, c’est une poche remplie d’obéissance que tu devrais porter sur le dos. »

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Dimanche, le 18 mars 1956

- Mimi : Près de la statue du Sacré Cœur, à genoux à ses pieds, je pleurais mes péchés.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne comprends pas l’état où je me trouve dans les grandes tentations. Accorde-moi s’il vous plaît la force et le courage pour accepter, pour lutter, sans toi je ne puis rien. Vois comme je suis méchante dans ces moments-là et pourtant tu sais bien que je t’aime, que je ne veux pas t’offenser. Je te demande pardon et aussi la grâce d’obtenir la vraie et sincère conversion. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, par ta confession de retraite tu as jeté les gros morceaux, maintenant c’est la poussière qu’il faut enlever. Il faut tout purifier avant de paraître devant mon Père. Souviens-toi qu’il n’y a eu qu’un chemin de croix et que j’ai été le seul à le faire par amour. »

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Lundi, le 19 mars 1956
Fête de Saint Joseph

 Mimi : Mon directeur hésitait à me faire communier car j’étais très souffrante. Il craignait d’autres vomissements.

– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé la grande peine que je ressens à la seule pensée que je ne pourrais pas te recevoir. Tu es là si près. Je t’en supplie, au nom de notre union, de notre amour, ne me laisse pas seule. »

Inspirée par l’Esprit Saint je dis à mon directeur :

– Mimi : « Ne craignez pas, soyez sans crainte, mon Bien-Aimé sait bien le grand désir que j’ai de le recevoir parce que je l’aime. Il s’arrangera bien pour rester chez lui en moi. De mon côté je ne bougerai pas, je vais rester couchée. »

J’étais si heureuse de le recevoir une fois de plus pour m’aider. Je souffre tellement. Je le désire de plus en plus en moi, dans ma vie.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de cette marque d’amour, car les vomissements ont recommencé une demi-heure après avoir communié. »

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Mardi, le 20 mars 1956

Mimi : Je souffrais beaucoup physiquement et moralement.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé regarde-moi, aide-moi s’il vous plaît. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, chaque jour depuis six ans je vois ton martyre. À haute voix, je te demande plus, j’ai besoin de plus. »

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Vendredi, le 23 mars 1956

Mimi : Je méditais sur mon T…… Tout à coup je vis la Sainte Face, les traits n’étaient pas clairs. La Sainte Face était de la grosseur d’une petite médaille.

– Jésus : C’est moi, ma Bien-Aimée, vois comme je me fais petit pour toi, m’aimes-tu vraiment? Regarde-moi bien en toi.

Ma Bien-Aimée, avant d’accepter ce que je te demande, regarde-moi bien sur la croix, devant le petit crucifix que ton directeur porte sur lui. Ce petit crucifix a été l’objet de bien des choses, il est précieux car il a été témoin de tes grandes tentations. Même dans une de tes crises morales et poussée par ton ennemi, tu l’as repoussé avec violence, tu l’as jeté sur le plancher mais cette petite croix a été aussi témoin de ton repentir, elle a été inondée de tes larmes de repentir, de tes baisers brûlants d’amour. Et c’est cette petite croix que ton directeur appliquera sur tes lèvres au moment de ton agonie. Ton dernier souffle de vie, ton dernier baiser d’amour sera pour moi sur cette petite croix que ton directeur devra garder précieusement comme une relique pour continuer à m’honorer, à m’aimer et à réparer. Un jour elle lui sera utile. À ta mort quelqu’un réclamera cette petite croix comme souvenir. Je lui défends de s’en séparer sous aucun prétexte même devant les larmes. Elle est à lui cette petite croix qu’il la garde. C’est son bien qui est le mien, et c’est ma volonté.

Je veux qu’il répare, qu’il fasse beaucoup d’actes d’amour sur cette petite croix en la baisant avec amour, avec respect. Ma Bien-Aimée, aujourd’hui je te demande tout devant cette petite croix. 

Regarde-moi bien quelques instants, prouve-moi ton amour en acceptant de le faire avec la permission de ton directeur. »

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 Samedi, le 24 mars 1956

Mimi :  Grande souffrance physique à un certain moment.

– Mimi : « Je croyais que tu serais venu me chercher. Ta pauvre petite fille, ta petite épouse qui ne désire que toi, que ta présence. Je m’ennuie tellement de toi, mon Amour, mon Dieu, mon Tout. »

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Dimanche, le 25 mars 1956

Mimi : Jour mémorable pour moi, déjà six ans que j’ai fait V.C.

Fête de l’Annonciation
de la Bienheureuse Vierge Marie

– Jésus : Aujourd’hui commence pour toi l’Annonciation de ce que mon Père attend de toi. Coïncidence avec le dimanche des Rameaux. Oui tu feras ton entrée avec moi dans le chemin douloureux de la croix pour sauver des âmes. En ce jour, je veux que tu renouvelles tes v.c.o.p. Fais aussi l’acte d’oblation devant mon représentant, j’accepte tout ce que contient ton petit t…..   Après que tu m’auras tout donné librement par amour, là je te ferai commencer ta mission pour sauver des âmes. J’attends beaucoup de toi. Je veux tout, je prendrai tout et ça sera tout. »

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Lundi, le 26 mars 1956

Mimi : J’étais à l’hôpital, j’ai passé cinq heures (examen, radiographie pour la colonne cervicale). Malgré les souffrances physiques j’étais heureuse de revoir tous ces pauvres malades, mes enfants.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, prépare-toi, ce que tu souffres en ce moment n’est rien. Prépare-toi, dans quelque temps je prendrai plus car tu devras subir une autre opération. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé à quel endroit dois-je subir l’opération? »

– Jésus : Ma chère petite, simplement à l’hôpital. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu veux rire encore de moi, parle donc sérieusement, la situation est assez critique. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée je connais bien la situation, je suis très sérieux. Tu vas subir une autre opération à l’endroit où je veux. Ne me pose pas de questions inutiles. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé ce n’est pas, il me semble, une question inutile. Tu me parles d’opération, entre nous tu le sais, j’aimerais bien savoir l’endroit où l’on va me couper. C’est la sixième fois, j’espère bien ne pas me faire couper le cou. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je veux simplement avoir plus pour sauver des âmes. Chaque fois que je te demande plus, je me rapproche davantage de toi et toi tu me ressembles plus et c’est ce qui alimente et fortifie notre union, notre amour dans la souffrance pour faire la Sainte Volonté de mon Père pour sauver des âmes.

Pense à moi, est-ce que j’ai demandé durant la flagellation combien de coups j’aurais? Est-ce que j’ai mis des limites à mon amour pour toi, pour les âmes? Le nombre de mes blessures sur mon corps est incalculable. Mon pauvre corps n’était pas sous l’effet de l’anesthésie, ni entouré d’attentions, de précautions. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon de ma question inutile, de mon manque de confiance. Tu vois comme je suis encore faible avec ma pauvre petite nature craintive, curieuse, je suis comme une enfant et pourtant je voudrais tant ne jamais te déplaire, accepter tout par amour pur, ce vilain défaut qui me pousse toujours à te poser des questions qui ne me regardent pas mais qui ne regardent que toi mon Dieu. Je te demande pardon mon Bien-Aimé et accorde-moi s’il vous plaît la grâce de me mêler de mes petites affaires. Donne-moi aussi une plus grande confiance.

Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à tout accepter comme toi. Je sais que tu es capable de m’aider à me corriger de mes défauts. Tu sais comme j’aime mon Dieu, mon Bien-Aimé. Je ne voudrais pas lui faire l’ombre d’une peine. Regarde ma conduite, regarde ce que je fais, je lui manque de confiance. »

Et je pleurais.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé regarde ton enfant si faible, fortifie en moi l’amour et la confiance. Je ne puis rien sans toi. »

– Jésus : En effet ma Bien-Aimée, je te regarde toujours comme une enfant bien petite, une enfant gâtée. Ne pleure pas ma Bien-Aimée, viens près de mon cœur. Pauvre petite fille que j’aime malgré tout. Je connais tes bons désirs, il y a longtemps que je connais les élans d’amour de ton pauvre cœur.

Je te fais des reproches parce que je t’aime. Je te fais des reproches parce que je veux t’aider à te corriger, à te purifier, c’est parce que je t’aime. Je connais bien tes faiblesses.

Ma Bien-Aimée tu m’as tout donné alors pourquoi vouloir savoir l’endroit, le morceau que je veux avoir de plus? Ma Bien-Aimée fais-moi un beau sourire et dis-moi que tu m’aimes et que tu me donnes tout sans compter les morceaux, sans aucune réserve. Tu commences la Semaine Sainte avec moi, Je veux tout. Il me faut beaucoup d’âmes. Ton directeur est généreux, il travaille ferme (lui) il ne calcule pas les morceaux qu’il me donne. »

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Mardi, le 27 mars 1956

Mimi : Grande tentation, souffrances physiques et morales. Depuis trois mois le moment de la confession devient pour moi un moment de torture, cependant je retrouve la paix qu’après cette lutte. Je ne sais ce qui se passe en moi, il me semble que c’est un cauchemar. Je ressentais une grande peine lorsque mon directeur me fit part un peu de ce que j’avais dit et fait. Je ne puis croire à toute la méchanceté sortie de mon cœur.

– Mimi : « Pourtant tu le sais bien que je déteste ces tentations, que j’en ai peur. Tu le sais bien que je t’aime mon Bien-Aimé. Je t’en supplie ne crois pas tout ce que je dis dans ces moments-là, je souffre tellement physiquement et moralement. Il faut avoir passé par là pour pouvoir comprendre un peu ce que l’âme peut souffrir. »

– Satan : « Ma chère petite, pourquoi te plaindre? C’est toi qui joues cette comédie pour attirer l’attention de ton directeur. C’est toi qui provoques ces tentations seulement pour passer le temps, pour faire perdre le temps à ton directeur et en même temps avoir quelque chose d’extraordinaire dans ta vie car tu sais que les saints ont passé par les grandes tentations et tu crois devenir une sainte comme cela. Tu veux me plaire et tu m’offenses encore plus, au moment de recevoir le sacrement de pénitence, je te défends de te confesser, comme cela tu éviteras les tentations que tu cherches pour satisfaire ton orgueil. Chaque fois que tu vas me désobéir en te confessant les tentations reviendront. Je me demande : pourquoi te confesser? Pourquoi recevoir l’absolution? Je t’ai déjà tout pardonné. Ne parle pas de cela à ton directeur, c’est très délicat. 

Il connaît son affaire mais avec toi il ne sait plus comment agir, il soupçonne quelque chose mais il hésite à t’en parler pour ne pas te faire de peine, c’est un sujet très délicat. Donc plus de confession et tout va rentrer dans l’ordre. Garde bien le silence sur ce que je viens de te confier pour le plus grand bien de ton âme. »

Mimi : Pendant et après les tentations je suis si épuisée que je pleure.

J’ai beau essayer d’étirer les joues sur le long et le large, je ne parviens pas à avoir un tout petit sourire. Je demande à mon directeur de me dire quelque chose de drôle pour me faire rire car je ne veux pas que l’on soupçonne ce qui s’est passé en moi.

– Satan : « Ma chère petite tu le dis toi-même, tu joues tellement bien ton rôle que tu peux pleurer et quelques minutes après rire. Tu vois bien que j’ai raison. Je suis un Dieu de vérité. Ne doute plus de moi, de ma parole. Encore une fois pas de fréquentations des sacrements et tu auras la paix car tu as une tendance à faire du scrupule. C’est dans ton intérêt, ton directeur aura enfin la paix. »

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Mercredi, le 28 mars 1956

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, écoute bien ce que je vais te dire. Prends un mouchoir blanc et viens à l’église près de la statue de Notre Dame de la Pitié. Baise mes pieds avec respect, avec amour en union aux souffrances de ma Mère Bien-Aimée puis, applique avec foi, avec confiance, le mouchoir blanc sur les plaies de mes pieds. Je te réserve une surprise, une grande surprise, mais surtout une grande joie, une grande consolation. Tu partageras avec ton directeur le petit mouchoir blanc que vous garderez comme relique, comme gage de mon amour. Il y a une condition, il faut que tu gardes le silence le plus absolu sur cela sauf à ton directeur. »

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Jeudi Saint, le 29 mars 1956

Mimi : Mon ennemi ne me quitte pas. Je ne puis écrire toute la souffrance morale que je ressens, la souffrance physique que j’endure n’est rien à côté de cela.

Avec peine j’ai pu me rendre à l’église.

Pendant la procession de tous ces prêtres prosternés qui offraient à Dieu leur adoration et leur amour, j’étais placée assez loin du reposoir, je m’unissais à toutes ces adorations mais mon ennemi était près de moi et me suggérait des blasphèmes.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce possible que mon âme qui désire tant te recevoir et qui t’aime soit là à tes pieds avec un amour froid, sec, aucune parole, aucune pensée pour t’exprimer mon amour, c’est le vide, le dégoût presque complet. Je ne suis même pas capable de lire ou de prier, je crois à peine à ta présence dans l’hostie. Je ne peux même pas préparer ma communion, j’ai peur de m’approcher de toi. Je ne suis pas digne de te recevoir. Qu’est-ce que je suis devant ta majesté et par obéissance il faut que je communie dans cet état. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée veux-tu me recevoir pour ton bonheur à toi ou pour mon bonheur à moi? Mon bonheur de me donner une fois de plus à ma pauvre petite fille chérie, à ma Bien-Aimée. Je comprends tout sois sans crainte. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je souffre tellement, garde-moi s’il vous plaît près de ton Divin Cœur. Mon Bien-Aimé si mon directeur pouvait comprendre ce que mon petit cœur, mon âme souffrent en ce moment il pourrait prier davantage.

Mimi : Il est là devant toi, parle-lui, il serait si heureux. Donne-lui s’il vous plaît de douces consolations, il le mérite bien. Regarde tout ce qu’il fait pour m’aider à mieux t’aimer, à mieux te connaître, à mieux te servir. Tu sais qu’il n’hésite pas devant les obstacles dressés par le démon, qu’il ne recule pas devant les pièges de mon ennemi. Tu sais comme il a à cœur de mener ma petite âme vers toi, vers mon idéal. Il a toujours été à son devoir, il n’a pas calculé son temps, sa santé, ses sacrifices, ses mortifications, ses prières sans parler de ce que tu sais et de ce que je ne sais pas. Il doit avoir lui aussi un endroit secret dans son âme. »

– Jésus : Oui il a un endroit secret dans son âme, il n’a pas d’endroit secret dans un petit grenier comme une petite fille que je connais bien. Ma Bien-Aimée, si je comprends bien tu voudrais que je donne tout de suite à ton directeur une récompense? »

– Mimi : « Oui, c’est bien cela mon Bien-Aimé. Comme toujours le moindre désir est exaucé, Tu comprends tout à demi-mot, merci, merci à l’avance. »

– Jésus : Pas si vite ma Bien-Aimée. En effet je comprends tout, je comprends le désir de ton petit cœur, de ta reconnaissance, de ton respect devant mon représentant, mais, si j’exauce tes désirs, que lui restera-t-il de mérites, de joies après sa mort? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est si facile pour toi. Je ne te demande pas de lui donner son ciel sur la terre. Je le connais assez, il ne le prendrait pas car il ne pourrait pas vivre longtemps sans souffrances, sans croix, c’est son pain quotidien.

Tout ce que je te demande simplement pour lui c’est une place de choix dans ton Divin Cœur qu’il aime tant et, en ce moment, donne-lui s’il vous plaît une douce consolation. Mon Bien-Aimé, fais cela pour ta petite fille qui t’aime. »

– Jésus : Ma toute petite fille, ma Bien-Aimée, tu me fais rire, tu me tourmentes, tu insistes comme un tout petit bébé qui veut obtenir quelque chose.

Ma Bien-Aimée, tu me fais plaisir, je suis si heureux c’est ça la confiance. Mon cœur est tellement sensible que je pleure de joie devant ton amour pour moi, ta confiance, ton grand cœur prend encore le dessus. Tu souffres beaucoup en ce moment, tu ne penses pas à toi, tu me demandes des consolations, non pas pour toi, mais pour ton directeur.

Ma Bien-Aimée, je ne puis résister à ta demande. Je te promets qu’il aura, qu’il ressentira quelques instants mon amour, ma douce présence en lui. Cependant sa récompense il la recevra, et je te le répète encore une fois, sa récompense il la recevra au moment où il nous remettra ta petite âme que mon Père lui a confiée et que moi je lui avais prêtée. Donc, sa récompense sera au moment de ta mort. Ma chère petite ne prend plus la place de l’ange gardien de ton directeur pour énumérer tout ce qu’il fait. Crois-tu que je ne sais pas tout? Je le connais bien comme je te connais, ne l’oublie pas, j’ai un code secret avec lui. »

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Vendredi Saint, le 30 mars 1956

– Satan : « Ma chère petite fille, cela ne sert à rien de prier, de communier, d’offrir plus, toutes ces actions ne comptent pas parce que, par l’état de péché où tu vis continuellement, tu es devenue un membre mort de mon corps mystique. »

– Mimi : « Va-t’en menteur, je te reconnais par tes mensonges, tu as raison je suis devenue un membre mort pour toi et, par la grande miséricorde infinie de mon Bien-Aimé, je suis devenue un membre vivant du corps mystique et par la grâce sanctifiante je crois que mon Bien-Aimé est là présent dans ma pauvre petite âme. »

– Satan : « Tu fais une vie inutile, en faisant ta volonté, tu crois faire la volonté de Dieu. »

– Mimi : « Je sais que je fais une vie inutile pour toi mais je suis certaine qu’elle est utile à Dieu. Malgré ma faiblesse j’aide mon Bien-Aimé à sauver des âmes, c’est la Sainte Volonté de Dieu. »

Après de violentes attaques de mon ennemi je souffre de plus en plus moralement et physiquement.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, tout en moi s’écroule, il me semble que je vais tomber dans le découragement, tout est noir autour de moi, je suis dans les ténèbres, il n’y a plus d’espoir. Tout ce que j’entends, c’est la voix de mon ennemi qui me suggère de t’offenser. 

Mon Dieu, je ne veux pas t’offenser, je souffre mais j’accepte ta Sainte Volonté en esprit d’expiation pour mes péchés et ceux du monde entier en union à tes souffrances pour sauver des âmes. »

La souffrance physique augmente, la tentation devient plus violente. Grande tentation contre la foi, contre le grand mystère de la croix, contre la miséricorde infinie de Dieu. Je ne peux plus accepter ce que Dieu attend de moi.

– Jésus : Demande de l’aide ma chère petite fille, lance un S.O.S. à ton directeur. Te crois-tu plus forte que moi pour passer seule cette épreuve? »

Mimi : J’écris quelques lignes à mon directeur pour le mettre au courant de la situation. Il me téléphone et, voyant qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas très bien, il me demande d’aller le voir. Je ne voulais pas le voir pour ne pas le décourager. J’avais peur de faire une crise morale car mon ennemi était de plus en plus près de moi. 

Dans l’après-midi, visite à mon directeur. Nouvelle crise morale devant lui. Il me conseille d’aller à l’église, regarder simplement la statue de la Sainte Vierge et de lui parler comme son enfant. Je ne sais pas ce qui se passe en moi, je refuse. Il veut me bénir, je refuse encore de me mettre à genoux et dans mon cœur je ressentais une haine pour Dieu et du mépris pour mon directeur. Voyant la situation devenir critique il me dit :

– Mon directeur : « Au nom de Jésus, Marie, Joseph je vous demande de vous mettre à genoux. »

Mimi : Je me souviens de lui avoir répondu ceci :

– Mimi : « Si je me mets à genoux c’est parce que je le veux bien et non parce que vous me le demandez. »

Puis je lui adresse des reproches, des insultes. Je lui dis :

– Mimi : « Comme représentant de Dieu je vous déteste, je vous hais, vous ne gagnerez pas sur moi, je suis libre. »

Je pleure en écrivant ces lignes, je n’ose plus écrire ces choses abominables par respect pour ma Douce Maman du ciel qui est près de moi sur la petite table (la statue).

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme je suis méchante, ingrate, injuste envers toi, envers ton représentant. Pourquoi faut-il qu’il souffre à cause de moi? Je me demande pourquoi je parle contre ma volonté. Tout ce que je voudrais faire et dire, je ne le fais pas et tout ce que je ne veux pas faire et dire, je le fais. Je le dis avec mépris. À certains moments il me semble que je suis heureuse d’agir de la sorte, c’est une joie diabolique qui s’empare de moi et me pousse à agir de la sorte et pourtant je ne veux pas. Mon Bien-Aimé, Tu le sais bien que tu es mon unique espérance, mon Dieu, mon Tout. »

Donc après une lutte assez sérieuse je décide de me mettre à genoux, mon ennemi rage près de moi et lorsque mon directeur prononce le nom de Jésus, Marie, Joseph  je retrouve la paix. Je profite de l’occasion pour demander à mon directeur de me confesser. J’ai tellement hâte de recevoir mon Bien-Aimé, mon Dieu.

Dans le silence et la paix d’une petite chapelle, je fais mon action de grâce, c’est-à-dire je parle avec mon Bien-Aimé. Je savoure ces instants d’intimité, je profite de l’occasion pour lui demander son aide, pour lui demander la force et le courage et plus d’amour pour le suivre jusqu’au bout.

– Jésus : Ma Bien-Aimée va à l’église maintenant. »

Mimi : Je me dirige tout de suite vers l’église. Comme j’ai l’habitude d’entrer par la porte de la rue R.

– Jésus : Non ma chère petite, marche plus loin, entre par la porte de la rue 

Mimi : Entrée dans l’église, j’allais me diriger vers l’autel de la Sainte Vierge, Il me dit :

– Jésus : Non, ma Bien-Aimée, pas de ce côté, dirige tes pas du côté du reposoir. »

Mimi : Je me mets à genoux dans un banc.

– Jésus : Non, ma Bien-Aimée, avance encore quelques bancs. »

Mimi : À ma grande surprise après avoir fait un acte d’adoration devant mon Dieu je constate qu’il y a près de mes gants une petite médaille. Tout de suite je la prends et la regarde.

C’était exactement la même reproduction que la petite médaille que j’avais entrevue quelques jours auparavant à la maison dans un moment de douce consolation. Je tremblais, j’étais si émue, cette médaille représentait la Sainte Face et de l’autre côté Notre Dame des Sept Douleurs.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, regarde encore mon amour, est-ce que ce signe est assez sensible pour toi? Est-ce bien cette médaille que tu as vue l’autre jour? Maintenant va tout de suite faire bénir cette médaille par ton directeur et garde-la comme souvenir du Vendredi Saint 1956. Après ta mort elle devra être remise à ton directeur, avertis qui de droit. Ma chère petite fille, ma Bien-Aimée, es-tu assez forte pour faire le chemin de la croix avec moi, à mes côtés? »

– Mimi : « Oui, oui, mon Bien-Aimé, avec toi je puis tout, je t’aime et je te remercie. »

Après le chemin de la croix, je baise la grande croix installée dans l’église à la vénération du public à l’occasion du Vendredi Saint. Je m’approche avec amour, avec repentir, avec douleur, avec confiance. Au moment où je baise ses Pieds Divins :

– Jésus : Ma Bien-Aimée, dis-moi que tu acceptes de me suivre. Ne me laisse pas seul, toi mon épouse Bien-Aimée, ma toute petite G…… »

Mimi : Je ne pouvais contenir mes larmes de joie.

– Jésus : Ma Bien-Aimée ceci est un tout petit moment de répit. Acceptes-tu aussi de partager mon agonie pour sauver des âmes? Maintenant regarde ce que tu as fait de moi. Tout à l’heure au début de l’après-midi, sous l’emprise du démon, tu ne voulais pas aller à l’église, seulement pour quelques minutes, tu ne savais que faire. Voilà que tu es près de moi depuis une heure et que tu as même fait le chemin de la croix malgré tes souffrances morales et la fatigue de ton pauvre corps. Sous l’influence du démon tu refusais de baiser le petit crucifix que ton directeur te présentait, maintenant tu es là à mes pieds. Tu baises avec amour, avec respect la croix, tu es là prosternée devant moi comme Marie-Madeleine et cela devant les gens. Je continue. Tu voulais enlever tout ce que tu avais de béni sur toi, médailles, anneau et le reste. Voilà que je te donne une médaille que tu vas faire bénir par ton directeur et que tu garderas et porteras en souvenir de ce jour mémorable du Vendredi Saint 30 mars 1956. Qui a dirigé tes pas vers l’église? Qui a choisi spécialement les traits de la Sainte Face sur la petite médaille? Qui a placé la petite médaille dans le banc? Est-ce bien la même petite médaille que tu avais déjà entrevue?

N’est-ce pas que c’est un beau jour pour notre petite équipe, nous les trois inséparables comme la Sainte Trinité, la Sainte Famille. Ce n’est pas tout. Tu ne voulais pas aller voir ton directeur sous prétexte de ne pas le déranger. Je te demande d’aller lui faire part de ceci, malgré ce qu’il a ressenti hier et aujourd’hui et ce qu’il ressentira demain. Dis-lui bien de ma part que je l’aime, que je le porte dans mon Divin Cœur, comme mon disciple bien-aimé. Qu’il reste en paix avec moi, dans mon cœur. Remarque encore ce fait : tu ne voulais pas voir ton directeur, tu l’as même insulté dans ce qu’il a de plus cher, son sacerdoce. » 

Tu lui as adressé des reproches non mérités et moi je te demande d’aller lui faire part de ce que je pense de lui et je te donne en même temps une preuve que je l’aime bien comme mon disciple, comme mon serviteur fidèle et dévoué à la cause de mon Père. Vois tout ce que tu as fait avec moi dans peu de temps et même sans t’en apercevoir. C’est un privilège spécial que je te parle, que je t’accorde toutes ces faveurs pour t’aider à mieux comprendre l’état de la grande tentation. Tu as bien le cœur, la bonne volonté d’accepter mais tu es faible. Tu ne comprends pas toujours l’importance des tentations.

Ma chère petite, la tentation n’est pas une chose extraordinaire pour les âmes privilégiées. C’est une chose bien naturelle et normale dans la vie spirituelle. C’est aussi un signe bien normal pour les âmes consacrées et qui veulent me suivre jusqu’au bout et accomplir fidèlement, avec amour, la Sainte Volonté de mon Père. Demande à ton directeur si tu peux offrir plus. S’il te le permet qu’il te prête ce qu’il faut pour ce soir, je veux plus. Ma Bien-Aimée, ne me quitte pas ce soir. Veux-tu partager mon agonie? »

– Mimi : « Mais oui, mon Bien-Aimé, avec ta grâce je veux, j’accepte avec amour, je t’aime tant. »

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée d’abord que ton esprit soit souple aux inspirations de l’Esprit Saint. Fais tout ce que je vais te demander même sans comprendre. Reste une heure à genoux pour faire le chemin de la croix en esprit de mortification pour sauver des âmes. Demeure dans cette position sans remuer, mets sous tes genoux la petite croix. »

Mimi : Je souffrais beaucoup physiquement lorsque s’ajoutent à mes souffrances les grandes tentations contre la pureté. Elles étaient si violentes qu’il me semblait recevoir à chacune un coup de fouet et cela pendant toute la durée du chemin de la croix. Il y avait à certains moments les tentations contre la foi, contre le grand mystère de la Rédemption, de la Résurrection. Je souffrais beaucoup, je voulais faire des actes d’amour et de foi, je n’étais capable de rien, c’est le vide.

– Mimi : « Mon Dieu, mon Bien-Aimé ayez pitié de moi. Je n’en peux plus. »

J’étais courbée par la douleur mais la douleur morale me faisait souffrir davantage, pas une lueur d’espérance, de confiance, d’amour, et cependant je ne cessais de dire :

– Mimi : « Mon Dieu, je crois, je veux croire, je veux t’aimer, je ne veux pas t’offenser, aide-moi s’il vous plaît, viens à mon secours. »

– Satan : « Crois-tu que Dieu va faire un miracle pour toi? Si tu attends le secours du ciel tu vas attendre longtemps. Regarde ce qu’il a fait de son Fils. Est-il venu à son secours? S’il était venu à son secours il ne serait pas mort. Tu es ridicule de tout endurer. Pour avoir la paix lève-toi c’est bien simple. Crois-tu qu’avec une douleur de plus ou de moins tu peux sauver des âmes? Tu fais de la folie. »

– Mimi : « Mon Dieu soutenez-moi je ne puis écrire tous les blasphèmes qui remplissent mon esprit et mon amour. »

– Jésus : Maintenant, ma Bien-Aimée, courage, je suis avec toi. Étends tes petits bras en croix et reste dans cette position durant les deux prochaines stations. Ma Bien-Aimée, je veux plus, applique sur tes poignets le petit c… et garde cela jusqu’au sang et jusqu’à la fin du chemin de la croix. »

Mimi : Le chemin de la croix a duré une heure, je suis si épuisée, exténuée, je souffrais beaucoup. À la maison j’étais fiévreuse. J’avais hâte de boire un bon verre d’eau froide. Comme je me préparais à boire mon Bien-Aimé me dit :

– Jésus : Non ma Bien-Aimée, offre-moi encore ce sacrifice pour sauver des âmes, ne prends pas une seule goutte d’eau. Pense à moi, pense à ma soif des âmes! Pense au vinaigre que l’on me donna. »

Mimi : Comme je me sentais faible, je me préparais à me laver la figure avec de l’eau très froide pour me ranimer un peu.

– Jésus : Non ma Bien-Aimée, pense encore à moi, à mes sueurs de sang versées par amour pour toi et les âmes, offre-moi ce malaise. »

Mimi : Je me proposais de prendre un peu de repos.

– Jésus : Non ma toute petite épouse Bien-Aimée, ne te couche pas tout de suite, veille avec moi, console-moi. Regarde-moi bien les yeux dans les yeux. Regarde mon cœur qui t’aime tant. Ma Bien-Aimée, un jour viendra où ta soif sera rassasiée par de douces paroles de consolation, ta figure sera ranimée par de doux baisers de ton Époux Bien-Aimé et ton repos tu le trouveras pour toujours entre mes bras divins car je vais me rappeler du Vendredi Saint de 1956 où tu étais bien tout à moi, rien qu’à moi. »

Mimi : Comme le temps passe vite en sa présence, depuis 10 heures que je suis entre ses Bras Divins, il est déjà une heure du matin, je ne voulais pas le laisser seul.

Pendant tout ce temps, je n’ai pas ressenti de souffrances. J’étais si heureuse entre ses bras, j’étais blottie sur son Cœur adorable. Je ressentais une grande paix, une douce joie qui ne s’exprime pas par des mots. Il me semblait être complètement détachée de la terre. Son étreinte était si forte que je pouvais à peine respirer.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, pas si fort, il me semble que je vais mourir d’amour, c’est trop pour ma pauvre petite âme, je ne mérite pas tant de bonheur. »

Je pleurais de joie.

– Jésus : Viens ma Bien-Aimée, viens que je sèche tes larmes par un doux baiser. Tu pleures comme un tout petit bébé qui est entre mes bras.

Je t’aime, c’est pour cela que j’agis de la sorte, car je veux te faire comprendre d’une manière sensible toute la force, la puissance, toute la miséricorde, tout l’amour de mon Divin Cœur pour toi. Ma Bien-Aimée, si mon amour, si mon étreinte est si forte, c’est que je veux t’écraser pour te mettre encore plus petite dans mon Divin Cœur. Je veux te faire comprendre l’amour de la croix, la joie dans la souffrance pour sauver des âmes. N’est-ce pas que tu es tout inondée de mon amour, de ma grâce?

Ma petite épouse, mon tout petit trésor que j’ai enfin trouvé, bien caché depuis des années dans un corps de boue, dans un état lamentable! Malgré tout je voulais tout. »

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Samedi Saint, le 31 mars 1956

Mimi : Après quelques heures de sommeil, remplies de cauchemars, de rêves diaboliques, je reprends une autre journée près de mon Bien-Aimé. Tout l’avant-midi se passe avec de grandes tentations, accompagnées de souffrances morales et physiques.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé du petit rayon de soleil dans mes ténèbres. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée ne me quitte pas malgré tes souffrances physiques, offre-moi plus. Si tu savais la quantité d’âmes à convertir, à sauver et qui hésitent encore à s’approcher de moi. Offre plus, ton directeur a un cas difficile avec lui. »

Mimi : Il était dix heures et demie.

Dans l’après-midi.

– Jésus : Va vers ton directeur au confessionnal, fais un acte d’humilité, va lui dire que je te demande de faire une heure Sainte durant les heures de confession. Qu’il se prépare à recevoir des cas difficiles. Dis-lui que tu vas l’aider de tes prières. Notre travail d’équipe sera complet. Fais une autre heure Sainte, reste avec moi près de la croix pour me consoler. En ce moment ton directeur a besoin de ton aide, offre plus. Il y a tellement d’âmes à sauver. »

– Mimi : « Mon Dieu, Prêtre Éternel, je t’en supplie, écoute la prière humble et confiante de ta petite fille. 

Je te demande pour tous les prêtres du monde entier et spécialement pour mon directeur la force et le courage nécessaires dans leurs devoirs d’état. Je t’en supplie, sois dans leurs cœurs afin qu’ils puissent parler comme toi, avec douceur malgré leurs fatigues. Qu’ils comprennent et procurent à l’âme des paroles douces, des paroles de réconfort et de paix. Sois dans leurs esprits afin qu’ils soient éclairés sur le cas de chacune des âmes et qu’ils indiquent la route du vrai bonheur qu’on ne trouve qu’en toi par l’état de grâce. Sois dans leurs bouches afin qu’au moment de prononcer les paroles de l’absolution aux pécheurs repentants l’âme sincère reçoive cette douce parole du pardon comme un baume sur son cœur et qu’elle ressente dans l’âme un doux baiser de paix. 

Je te prie aussi pour toutes les âmes qui s’approchent des confessionnaux afin qu’elles soient bien sincères et que le motif qu’elles ont de s’approcher des sacrements ne soit pas simplement un motif d’obligation mais un motif de pur amour basé sur la confiance en ta miséricorde infinie pour les pécheurs. Et maintenant mon Bien-Aimé, je te demande pour les âmes craintives, donne-leur s’il vous plaît la force et le courage. Ces pauvres âmes tremblent parce qu’elles ne comprennent pas ton amour, envoie-leur s’il vous plaît l’Esprit Saint avec tous ses dons et spécialement je demande pour ces âmes le don de force afin que leurs cœurs et leurs résolutions soient sincères, pas seulement à la surface de leur volonté. 

Mon Bien-Aimé je te prie aussi pour les âmes tièdes, donne-leur s’il vous plaît plus d’amour, plus de sincérité. Inspire s’il vous plaît aux confesseurs une seule parole qui pourrait toucher leurs cœurs, si froids, si indifférents et qu’elles reconnaissent leur état, qu’elles puissent enfin réfléchir sur le danger qu’elles ont d’agir de la sorte avec les sacrements. 

Pour les pécheurs les plus endurcis je te demande un vrai repentir de leurs péchés et le ferme propos de ne plus t’offenser et d’éviter même les occasions.

Par ton amour transforme leurs âmes en des tabernacles vivants. Par ton Sang Précieux, lave et purifie toutes ces âmes, elles sont toutes tes enfants et les miens, je les aime et je ne veux pas qu’elles soient malheureuses en vivant loin de toi. Je veux aussi qu’elles soient heureuses avec toi dans le ciel pour l’éternité. Avec ta grâce je désire que toutes ces âmes  rendent gloire à Dieu le Père pendant toute l’éternité. Pour les âmes délicates, fragiles, faibles mais sincères, je t’en supplie, regarde leur bonne volonté, leurs efforts, accorde-leur s’il vous plaît encore plus d’amour, d’humilité, de confiance, de persévérance dans leurs bonnes résolutions afin qu’elles puissent vraiment te consoler.

Au nom de tes souffrances, de tes mérites, de ta passion, avec ma douce Maman du ciel, je veux offrir à Dieu toutes ces âmes. Mon Dieu écoute la prière, non pas de ta petite fille, mais la prière confiante, venant du cœur d’une petite mère, qui malgré sa faiblesse, son impuissance veut sauver ses enfants en danger. Je m’appuie sur toi mon Bien-Aimé et j’ai confiance. Regarde-moi j’implore et demande pour eux, pardon et miséricorde, je les aime tous, sans exception, je les veux tous pour toi mon Dieu. »

Le soir.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que j’ai hâte de ressusciter avec toi demain. »

– Jésus : Mais non ma Bien-Aimée, demain tu vas ressusciter dans ton cœur, dans ton esprit et non dans ton corps, car je vais ressusciter dans toute ma Gloire, avec la couronne d’or de ma Royauté. J’ai pensé que tu pourrais pendant ce temps porter ma couronne d’épines à ma place, pour aujourd’hui! Comme épouse tu dois t’unir à moi à chaque instant, tu dois marcher à mes côtés, et par charité, par amour pour moi et tes enfants je te demande de porter ma couronne d’épines. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé avec ta grâce j’accepte de porter ta couronne d’épines. Sois sans crainte, elle ne tombera pas, j’ai la tête assez dure parfois. »

– Jésus : Je le sais bien ma Bien-Aimée c’est pour cela que je la place sur ta petite tête dure et j’espère que les épines de mon amour entreront profondément dans cette petite tête. Tu sais ma Bien-Aimée, même le jour de la Résurrection il ne faut pas que la croix demeure un seul instant sans victime, parce qu’il y a encore des âmes qui se perdent. C’est à toi que je donne ce privilège de me remplacer un peu sur la croix, car tu es du nombre des âmes consacrées et victime de mon amour. Es-tu heureuse d’être ma petite épouse Bien-Aimée? »


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