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Dimanche, le 1er juillet 1956

– Mimi : « Ô Père Éternel je veux être votre petite Hostie d’amour pour vous consoler. Je m’offre avec votre Divin Fils par les mains de ma douce Maman du ciel et par le sacrifice offert par mon directeur. Je me jette avec confiance entre vos bras et que votre Sainte Volonté s’accomplisse en moi, selon vos saints désirs.

Avec votre grâce je serai prête de cœur et d’esprit à accepter toutes les croix, les épreuves qu’il vous plaira de m’envoyer pour le plus grand bien de mon âme. Avec ma douce Maman du ciel, je veux dire le Fiat et vous redire merci mon Dieu. J’accepte de nouveau tout ce que contient mon petit t…

Mon Bien-Aimé déracine de mon cœur tout ce qui peut nuire à notre union. Détache-moi des vanités, purifie-moi, aide-moi s’il vous plaît à mettre ordre dans ma pauvre vie avant notre rencontre. Si tu savais mon amour, comme je trouve le temps long. Comme j’ai hâte de te voir face à face, de vivre avec toi, pour t’aimer.

– Jésus : Ma Bien-Aimée ton désir de vivre avec moi, n’est rien à comparer à mon désir ardent d’aller te chercher bientôt.

Ma chère petite………. que j’aime, que mon Père a choisie pour sa petite fille, enfant gâtée de notre amour miséricordieux. »

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Lundi, le 2 juillet 1956

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, cela me gêne un peu de te dire cela. Tu sais j’aimerais bien que tu fasses la toilette de ta petite robe nuptiale, il y a des taches. Je te veux tellement propre pour te présenter aux yeux de mon Père, devant la Cour Céleste. Un conseil surtout, n’apporte pas tes deux chapeaux et tes deux paires de gants que tu as achetés sans permission, pour satisfaire ta petite vanité, ton orgueil endormi dans le fond de ta petite demeure. Tu le constates maintenant qu’il faut toujours se méfier de ce monstre d’orgueil qui ne fait pas toujours de bruit et cependant parfois il semble dormir et pourtant il agit avec prudence. À ton tour sois prudente. Avec moi, méfie-toi de ton ennemi… Mets ta confiance en moi seul. Sois obéissante à ton directeur. Demande à ton directeur de t’aider à faire la toilette de ton âme. Il faut que le nettoyage se fasse par un procédé ultra rapide. Qu’il commence dès aujourd’hui. Je ferai le reste. Avant le départ il faut que tout soit purifié. »

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Mardi, le 3 juillet 1956

Mimi : Je n’étais pas satisfaite car mon médecin me cache la vérité sur mon état. J’aimerais mieux connaître la vérité.

– Jésus : Ma pauvre petite notre union est dans l’amour et la souffrance. Rappelle-toi ce que tu as accepté en devenant mon épouse. C’est pourquoi aucun être humain ne comprendra le mal dont tu souffres actuellement. Après ta mort ils comprendront tout. Pour le moment ta souffrance est à moi et aux âmes. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît à bien préparer ma confession de retraite. C’est avec amour, avec confiance, avec un vrai repentir de mes nombreux péchés que je veux m’approcher de toi. Mon ennemi me tourmente déjà. Je mets ma confiance en toi, tu es ma force, tu es la lumière dans mes ténèbres, tu es la vérité dans mes doutes, tu es mon soutien dans la lutte, tu es mon guide dans le danger, tu es mon espoir pour toujours. En un mot, mon Dieu, mon Tout, mon Amour Infini, mon Unique Amour. Mon Bien-Aimé quand va-t-il venir le jour où notre union sera complète et notre amour sans fin? »

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Samedi, le 7 juillet 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, tu es un puits de surprise. Depuis six ans que ton directeur travaille dans ce puits, plus il puise en profondeur, plus il découvre d’autres défauts, encore de la vanité pour rien. À quoi sert d’avoir acheté des gants blancs si tes mains sont sales par la vanité. Et les gants bleus, est-ce par esprit d’humilité et de pauvreté que tu désirais les porter? Pour expier et réparer cette faute, que ton directeur t’enlève les gants, il faut les lui remettre le plus vite possible. Je te défends de les porter. »

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Dimanche, le 8 juillet 1956

Mimi : Triste jour de fête, même pas de souhaits, de baisers de celle qui m’a donné le jour. Maman a oublié ce jour et quelques membres de ma famille sont indifférents. Mon directeur me souhaita bonne fête, c’était la première fois depuis six ans. Cela ne sera pas long après ma mort pour être oubliée, je suis déjà oubliée de mon vivant, merci mon Dieu.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, une autre année commence pour moi, je m’offre à toi et j’espère que cette année sera l’année de rencontre. »

Je suis allée faire une heure Sainte, je voulais commencer cette année près de lui, le temps a passé si vite.

À la maison une personne qui demeure avec nous me montre le cadeau qu’elle avait reçu de mon directeur. À ma grande surprise c’était bien mes gants bleus. J’en avais fait le sacrifice en les donnant à mon directeur mais le cœur me faisait mal de la voir avec ses grosses mains dans mes petits gants si délicats. Je la regardais, son bonheur était si grand que j’oubliais ma peine. Tout à coup elle insiste pour me faire essayer les gants. Là vraiment je me sentais faiblir. Avec la grâce de Dieu je mis les gants et j’ai pu avoir la force d’ajouter qu’ils étaient beaux, que j’étais heureuse pour elle. J’étais sincère mais je souffrais un peu. Je ne croyais pas que la réaction aurait été si grande, pauvre petite nature humaine.

Mimi : Le soir :

– Jésus : Ma Bien-Aimée va faire connaître à ton directeur ce qui s’est passé cet après-midi et fais-lui connaître ta petite réaction. »

Donc avec courage je vais rendre visite à mon directeur et je lui racontais tout, voilà qu’il se mit à rire, c’était très encourageant. Puis il me fit la lecture de neuf pages (jaunes) qu’il avait écrites. Ce n’était guère des souhaits, des compliments qu’il m’adressait en ce jour. Il commença par cette phrase : « Ma chère petite tête dure (de p.) » je croyais qu’il voulait dire tête de Pierrette, je lui demande et il me répond que cela voulait dire tête de pioche! Donc je pris la résolution de ne pas questionner et d’écouter attentivement le reste de la lecture. C’était un vrai déluge, tout y passait, orgueil, vanité, amour-propre, mensonge, manque de confiance envers Dieu, envers lui, ingratitude de toutes sortes, ma peur de souffrir plus dans les grandes tentations, ma négligence pour écrire, mes préoccupations, mes visites inutiles, tout y passe, jusqu’aux cheveux blancs, etc. Ce n’était pas une pluie de rosée!

Il n’y a pas à dire, c’est un beau jour. J’ai tout accepté et je remercie Dieu de m’avoir confiée à un directeur éclairé, ferme, à un bon père qui me montre mes erreurs et qui fait tout pour m’aider à corriger mes défauts et pour sauver mon âme. Il a une tâche bien difficile à remplir, je veux l’aider. Aujourd’hui mon directeur marche sur son cœur et moi je piétine sur le mien. Je pensais à mes gants bleus, je me disais qu’ils venaient de Hong Kong et à cause d’eux et de ma vanité on me cogne sur la tête.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé donne-moi la main s’il vous plaît je n’ai plus de gants. »

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 Mardi, le 10 juillet 1956

Mimi : Je considère le jour anniversaire de mon baptême comme le plus important et le plus beau jour de ma vie, il est plus important, plus précieux que le jour de ma naissance.

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 Samedi, le 14 juillet 1956

Mimi : J’avais de grandes tentations, c’était presque le désespoir. Je demandais à ma douce Maman du ciel de venir à mon aide. La crise a duré plusieurs heures. Tout à coup, mon directeur me téléphone. Je crois qu’il a aussi un code secret avec ma douce Maman du ciel. Je ne puis expliquer ce qui se passe, j’avais peur de lui et même d’entendre sa voix par téléphone.

Il me demande ce qu’il se passe et sans connaître la raison il me demande : « Avez-vous peur de moi? » Pendant ce temps mon ennemi rage après moi. Je ne puis même pas répondre aux questions que mon directeur me pose. Il m’ordonne d’aller le voir dans l’après-midi. À l’heure convenue la peur s’empare de tout mon être, j’ai peur de mon directeur, c’est-à-dire de son pouvoir de prêtre. J’étais à peine arrivée que j’avais hâte de partir.

Mon directeur me demande ce qui se passe exactement en moi. Je veux répondre mais je suis incapable de parler, aucun son ne sort de ma bouche. 

Pourtant je ne suis pas muette pour faire des critiques. Alors il me parla de Marie Immaculée et chaque fois mon ennemi me fit sursauter de rage. Puis je regarde par la fenêtre, je ne pouvais soutenir le regard de mon directeur, il eut un long silence.

Mimi : L’autre voix me dit tout bas :

– Jésus : Ton directeur prie, il souffre, il pleure à cause de toi. Encore une autre peine à ajouter aux autres. »

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, tu sais donc dans quel état je suis. »

Mon directeur me demande de réciter à genoux l’acte d’humilité. Je commence à réciter l’acte; au mot orgueil je commence à rire, je ne puis expliquer ce qui se passe en moi. Mon directeur me commande de recommencer et encore je recommence à rire. Mon directeur me dit : « Je sais d’où viennent ces rires. » Il me bénit, je riais toujours, il me semble qu’il me parla fort, je ne sais pas ce qu’il me disait, je ne comprenais rien et cela me faisait rire encore plus. Alors mon directeur me dit :

– Mon directeur : « Tout ce qu’il y a à faire, vous allez aller à l’église et rester deux minutes près de votre Maman du ciel. Demandez-lui de vous aider, dites-lui de venir à votre secours, de mon côté je vais prier et le Bon Dieu fera le reste. Il a le bras puissant. »

Mimi : Je ne puis écrire et dire ce que j’ai vu dans son regard, cela a duré quelques secondes. Il me semble que ce n’était plus le même regard.

J’ai été touchée, je crois que ce regard était celui de mon Bien-Aimé, je ne puis expliquer clairement ce qui se passe dans peu de temps.

Devant ce regard si bon, si miséricordieux je ne pouvais fuir. Tout à coup je ressens une grande peine, un besoin de me faire bénir. Revenue à moi-même je demande à mon directeur de me confesser. Avant nous avons offert tous les deux toutes les épreuves pour sauver des âmes et pendant l’absolution mon ennemi rage, il veut me faire rire de nouveau, j’ai assez conscience pour entreprendre la lutte, je sais que je ne suis pas seule.

– Mimi : « Mon Dieu aidez-moi s’il vous plaît, je ne veux pas rire de ce sacrement, je ne puis comprendre cet état, je croyais devenir folle. Je ne pouvais croire que mon ennemi puisse me faire rire dans la tentation. Mon Dieu, je vous offre tout. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée n’est-ce pas que tu as été surprise de cette nouvelle tentation, plus dangereuse que les autres. C’est la première fois que ton directeur a été témoin de ce fait et en trente-six ans de sacerdoce, c’est la première fois qu’il entend et voit chose pareille. Pourtant à soixante-quatorze ans il en a vu et entendu des choses. Mon Père avait fixé cette épreuve, tu dois la subir, accepte tout sans comprendre. Remercie Dieu d’avoir permis que ton directeur soit près de toi. As-tu remarqué que cette nouvelle tentation arrive juste avant le départ de ton directeur? Qu’est-ce que tu aurais fait d’avoir à subir cette épreuve devant un prêtre qui ne connaîtrait pas la situation? Vois-tu ma bonté? As-tu remarqué que dans les grandes tentations, ton directeur est toujours près de toi comme il sera près de toi au moment de ta mort prochaine? 

Te souviens-tu de mes paroles, tu auras beaucoup à souffrir de grandes tentations que je donne à mes amis mais tu ne seras jamais seule? Par là je veux vous faire expier, mériter et sauver des âmes. Notre équipe marche au complet et à l’unisson, pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes. »

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            Dimanche, le 15 juillet 1956

Mimi : Près de ma Douce Maman du ciel.

– Marie : « Ma chère petite fille remarque bien la date 15 juillet 1956. Que dirais-tu si je venais te chercher dans un mois? »

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, tu sais mon grand désir d’être avec vous tous, mais cela ne me donne pas beaucoup de temps, un mois pour réparer, expier, préparer une éternité. Tu sais comme j’ai besoin de réparer, de faire la toilette de mon âme. Je suis si pauvre, j’ai les mains vides, je ne suis rien que ta pauvre petite fille entre tes bras de Mère. Cependant je te donne mon cœur, garde-le s’il vous plaît près de ton cœur si pur, maintenant et à l’heure de ma mort. Ô Vierge Immaculée, je t’aime, je te confie toute ma vie, ma mort, mon éternité. »

– Marie : « Ma chère petite fille si tu mourais subitement aujourd’hui aurais-tu le temps de te préparer, d’apporter ce qu’il faut pour un long voyage? Ne te préoccupe pas ma chère petite, tu te confies à moi, ne crains pas. N’est-ce pas le rôle de la maman de préparer, d’aider sa petite fille à faire sa valise pour entreprendre un long voyage? Avant le départ elle jette un dernier coup d’œil sur tout pour voir si elle a tout ce qu’il lui faut, et si par malheur il lui manque quelque chose, vite elle s’empresse de le lui donner, sois confiante en moi. Ne t’ai-je pas aidée quand ton âme était morte? Non ma chère petite fille, ne crains pas.

La mort n’est qu’un doux sommeil et un heureux réveil. Tu t’abandonnes entre mes bras de Mère, je te garde, je te bercerai près de mon Divin Cœur. 

Je t’endormirai comme un tout petit bébé. À ton réveil ton Époux sera là pour te recevoir entre ses bras pour toujours. Oui, toi, pauvre petite fille, si petite, enfant chérie de Dieu le Père, épouse de mon Fils Bien-Aimé, enfant gâtée par l’amour divin, toi la plus petite, la plus pauvre, la plus misérable de mes enfants. Je t’aime comme un tout petit bébé entre mes bras. Est-ce qu’une maman laisse partir seule en voyage un tout petit bébé? Non n’est-ce pas, elle le porte sur son cœur surtout si cet enfant est fragile et qu’il lui a été confié par Dieu. »

– Mimi : « Mon Dieu, j’ai confiance en vous, j’accepte tout et que votre Sainte Volonté s’accomplisse en moi pour vous rendre gloire et pour sauver des âmes. »

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Mardi, le 16 juillet 1956

Mimi : Je faisais un peu de couture. J’offrais chaque point comme si c’était des actes d’amour, des actes de remerciement, des actes de contrition parfaite. Je l’adore présent en moi. J’adore la Sainte Trinité, habitant dans le temple où je demeure.

– Jésus : Laisse là ton travail et viens causer avec moi plus intimement, c’est-à-dire, viens mettre de l’ordre dans tes petites feuilles car tu as promis d’écrire et il le faut. Plus tard tu comprendras. Cependant garde le secret de nos entretiens, sauf avec ton directeur. »

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Mercredi, le 18 juillet 1956

Mimi :  Grande fatigue par les tentations. Je sens un dégoût pour prier, je me rends quand même à l’église.

– Mimi : « Me voilà devant toi le cœur rempli d’amour, je n’ai pas la force de prier, mon esprit s’égare, je ne trouve pas les mots pour te dire tout ce que je voudrais te dire. Cependant regarde ma misère, mon dénuement, je ne me suis jamais sentie si pauvre, si seule. Je suis là devant toi comme une statue. Comment mon petit cœur peut-il rester si froid, si indifférent après tant de preuves d’amour?

Mon Bien-Aimé je souffre beaucoup, je désire tellement t’aimer comme tu le mérites, t’aimer comme jamais aucune créature ne t’a aimé. Je ne puis dire sincèrement que mon cœur est libre, il y a encore quelque chose qui m’échappe, je ne puis expliquer, je ne puis comprendre cet état et j’ai peur. Mais dans ta bonté infinie rappelle-toi de notre union, de notre amour, où j’étais si heureuse de devenir ta petite épouse pour toujours. Malgré l’état où je me trouve, je ne veux pas rétracter l’offrande de tout mon être à ton amour miséricordieux. Soutiens-moi s’il vous plaît, garde-moi entre tes bras puissants et laisse-moi pleurer sur ton Divin Cœur. J’ai besoin de toi, j’ai peur, le démon me tourmente sans cesse et les tentations deviennent de plus en plus violentes. Regarde ma misère.

Mimi : Ma douce Maman du Ciel, regarde ton enfant, vois sa détresse, ne laisse pas périr ta petite fille qui lutte dans la tempête. Maman, Maman tu ne peux pas rester insensible aux pleurs de ton enfant qui souffre. Je t’en supplie, viens à mon secours s’il vous plaît. »

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Jeudi, le 19 juillet 1956

Mimi : Je regardais quelqu’un partir en voyage et j’ai eu un moment de faiblesse, de regret en disant :

– Mimi : « Moi aussi j’aimerais bien prendre un peu de repos, prendre une petite vacance ou bien faire un beau voyage. »

– Jésus : Ne sois pas triste ma Bien-Aimée, dans quelque temps nous ferons un long voyage. Enfin tu seras près de moi pour toujours. Tu seras tout à moi rien qu’à moi. Offre-moi plus en sacrifiant la plus petite distraction permise. Je veux plus pour te donner davantage. » 

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Vendredi, le 27 juillet 1956

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’avoir permis que je puisse te recevoir, j’étais si malade, merci de m’avoir aidée à me rendre à la maison. Maintenant mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît la force et le courage de me rendre à l’hôpital. Viens avec moi, je suis toujours seule et j’en suis heureuse car je peux travailler librement, je peux t’offrir plus, parce que je suis plus près de mes enfants. »

Cela me fait rire maintenant de voir comment vont les choses. Autrefois j’avais pour m’accompagner toute une délégation de parents, père, mère, sœur, frère, beau-frère, amies pour me conduire à l’hôpital simplement pour subir de tout petits examens. Aujourd’hui je dois subir un traitement douloureux, je suis si malade que je peux à peine marcher. Il n’y a pas une seule partie de mon pauvre corps qui ne souffre et je dois me rendre seule. Depuis, mon père est décédé, maman trop malade, les autres sont tous trop occupés par les circonstances pour m’accompagner, ils n’ont pas de temps à perdre avec moi. Heureusement que j’ai toujours avec moi mon Bien-Aimé qui est là présent en moi.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre cela en expiation de mes fautes. Dans le passé combien de fois étais-tu seul pour souffrir et je ne trouvais pas le temps de te tenir compagnie? Je te demande sincèrement pardon. Je te remercie de me donner tout ce qu’il faut pour réparer, pour expier, merci surtout de ton amour miséricordieux. Merci de tout, sans une grâce spéciale je n’aurais même pas été capable de me rendre seule à l’hôpital et d’accepter la situation. Merci au nom de mes enfants pour la grande tentation et aussi pour l’injection dans la colonne cervicale. »

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Samedi, le 28 juillet 1956

Mimi : Confession – Grandes tentations.

Mon ennemi me suggère toutes sortes de choses que je n’ose écrire par respect pour mon Bien-Aimé présent en moi. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, quand je pense, une demi-heure de grandes tentations, je n’en peux plus, mon directeur semble bien fatigué, épuisé. À son âge ce n’est pas drôle d’avoir à diriger mon âme, sa tâche est bien ingrate parfois, surtout quand je l’insulte, je ne comprends pas toujours. »

– Jésus : Ma chère petite fille, je trouve que vous sauvez des âmes à bon marché! Seulement une demi-heure de souffrances, de tentations. Crois-tu que l’âge a des limites pour sauver une seule âme? Moi, j’ai passé trois heures d’agonie! Et trente-trois années à un travail presque inutile! Mes souffrances sont incalculables. Vas-tu commencer à calculer les petites demi-heures que tu me donnes chaque semaine? Je devrais dire que je prends chaque semaine et parfois malgré toi! N’as-tu pas honte? Est-ce que tu as chaud? Heureusement que ton directeur a tout donné et il ne calcule pas comme toi! Il connaît si bien la valeur des âmes, toi tu ne connais que toi, entre nous tu n’es pas grand-chose, tu es si petite dans ma main.

Demande à ton directeur de t’expliquer comment il comprend si bien, ce que c’est la valeur d’une seule âme. De mon côté je t’aiderai à mieux comprendre, ne te décourage pas. »

Continue de prier tous les jours l’Esprit Saint. Ne l’oublie pas, il y a toute une vie à refaire en toi! Il y a surtout toute une éducation spirituelle à t’apprendre. Tu sais d’où tu viens? Donc laisse-moi libre de travailler en toi, de transformer ton âme pour la rendre agréable à mon Père. »  


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