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Mercredi, 1er août 1956

– Jésus : Comment après tout ce que j’ai fait pour toi tu voudrais garder la photographie où tu étais en état de péché? Où ton sourire n’était qu’un masque! Ma Bien-Aimée si je pouvais te montrer en photographie la beauté, la splendeur de ton âme maintenant en état de grâce, surtout dans les grandes tentations. Si tu pouvais voir le portrait de notre demeure en toi. Crois-moi ma Bien-Aimée, après avoir vu une seule seconde cette image tu ne commettrais même pas l’ombre du plus petit manquement tellement la beauté de la grâce divine est puissante et se transforme dans une petite âme. C’est un trésor caché que, seules, les âmes simples, humbles, ne peuvent découvrir sans une grâce spéciale, que Dieu donne à quelques âmes privilégiées. Pour le moment tu es encore aveugle pour contempler cette merveille. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé si je pouvais emprunter les lunettes de mon directeur, je t’assure qu’il voit clair jusqu’au moindre petit détail. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, cela ne servirait à rien de porter les lunettes de ton directeur, lui regarde avec les yeux de la foi pure, de la confiance sans borne. Je te le répète, tu es encore aveugle. As-tu déjà vu un aveugle porter des lunettes? Que dirais-tu d’un nouveau-né porter des lunettes? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé cela me ferait rire parce que c’est ridicule. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée vas-tu rire si je t’annonce que tu es un nouveau-né dans la vie spirituelle? 

Tu es aveugle, tes yeux ne sont pas encore ouverts à tout ce que j’attends de toi. Cependant mets les lunettes de la confiance, un jour tu guériras de ton infirmité spirituelle. Marche sans crainte avec ton guide, il n’est pas aveugle lui! Il connaît le chemin qui conduit vers nous. Il n’y en a qu’un, c’est celui que j’ai pris pour vous enseigner comment marcher, selon la Sainte Volonté de mon Père. Chemin d’amour par la souffrance, route directe du bonheur parfait. Chemin mystérieux, chemin douloureux, chemin glorieux. »

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Jeudi, le 2 août 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je sais que tu me parlais ce matin, mais excuse-moi, j’ai été distraite et à la fin j’ai tout oublié. Mon Bien-Aimé j’aimerais savoir ce que tu voulais me dire. »

– Jésus : Ma chère petite fille, je t’ai parlé sur ton manque d’adaptation dans la vie spirituelle. Pour te punir et te corriger de tes préoccupations je devrais garder le silence mais ton amour pour moi me fait oublier tout. Je t’aime malgré tout. Je t’ai dit ceci :

« Ma Bien-Aimée il y a encore quelque chose qui manque à notre intimité. Tu ne sembles pas comprendre ce que j’attends de toi, ce que mon Père veut de toi! Il y a en toi un manque d’adaptation dans le plan divin. Tu sembles ne pas te rendre compte des desseins de Dieu sur toi, enfant privilégiée de notre amour. Comprends-tu ce que comporte ta mission? Donner par pure bonté par mon Père pour sauver des âmes. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai tout donné il me semble, que veux-tu de plus? Tu le sais mon Amour, je me place tous les jours avec toi sur la croix, je m’offre avec toi, à Dieu le Père, par les mains de ma douce Maman du ciel et par l’offrande du Saint Sacrifice offert par ton représentant sur la terre. Tu connais le fond de mon petit cœur, tu sais que je veux faire mon possible pour plaire à Dieu le Père et que mon unique désir est de bien remplir mon devoir d’épouse en t’aimant de plus en plus. 

Tu connais mon idéal et celui de sauver beaucoup d’âmes pour rendre gloire à Dieu. Tu sais aussi comme j’ai besoin d’expier, de me corriger, aide-moi s’il vous plaît, c’est dans ton intérêt d’exaucer ma prière confiante. Sans toi je ne puis rien. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je le sais bien que tu te places chaque jour avec moi sur la croix mais tu n’es pas encore fixée à la croix. Que ton directeur t’éclaire sur ce point. Je compte sur lui car il sait depuis longtemps ce que nous voulons de toi. »

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Vendredi, le 3 août 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, fais-moi comprendre s’il vous plaît, mets-moi du plomb dans la tête. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ne fais jamais cette demande, tu as la tête assez dure. Demande surtout d’assouplir par la grâce ta pauvre petite volonté, afin qu’elle soit souple au plus petit souffle de l’Esprit Saint, afin qu’elle soit docile aux inspirations de la grâce divine, qu’elle soit conforme à la Sainte Volonté de Dieu, c’est tout. »

Mimi : Après ma communion, je regardais la statue du Sacré Cœur. Je lui demande :

– Mimi : « Mon Bien-Aimé quand vas-tu avoir le sourire, tu parais si triste? Il me semble que je fais mon possible pour te plaire. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée crois-tu que je puisse avoir des yeux rieurs lorsque je te regarde agir avec toutes tes préoccupations, sauf pour moi ton époux? J’ai hâte que tu commences ta petite retraite. Nous allons faire l’inventaire de ta pauvre petite vie. Nous ferons aussi le budget de tout ce que tu as reçu et de tout ce que tu as dépensé inutilement dans l’ordre spirituel et dans l’ordre temporel, ensemble nous calculerons ce que tu m’as donné, c’est si peu. »

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Samedi, le 4 août 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée je désire que tu prépares la fête de l’Assomption de la Vierge Marie Immaculée par une petite retraite de trois jours dans le silence, le recueillement, si possible, dans la solitude, la prière, la mortification. Donc il faut mettre de l’ordre dans notre petite demeure. Depuis quelque temps tu négliges un peu trop l’entretien de notre demeure, la poussière s’accumule un peu, tu es trop préoccupée et notre intimité en souffre. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais plus comment agir, les préoccupations me viennent de personnes qui ont besoin de se confier, d’être encouragées, d’être aidées. N’est-ce pas un devoir de charité envers mon prochain que d’essayer de les aider? Toi-même mon Bien-Aimé dans ta vie publique tu étais mêlé aux gens. »

– Jésus : Mais oui, ma chère petite, dans ma vie publique j’ai été à tous. Je suis venu pour tous. Je me suis donné à tous mais je n’ai pas été préoccupé par eux à en venir au point d’oublier ma mission, d’oublier de faire la Sainte Volonté de Mon Père, d’oublier parfois sa présence, d’oublier qu’il était mon Père. Ma seule préoccupation était d’accepter par amour de faire la Sainte Volonté de mon Père pour sauver des âmes. (Médite bien cela, en as-tu déjà entendu parler?) As-tu la mémoire courte? »

Ma Bien-Aimée ton premier devoir de charité est envers nous, envers moi ton Époux Bien-Aimé et laisse-moi te dire que tu fais plus pour ton prochain en priant en silence qu’en lui parlant car il se glisse parfois un peu de contentement, de satisfaction naturelle, de vanité pour des phrases qui ne viennent pas de toi mais inspirées de l’Esprit Saint. (Examine-toi bien). 

Tu sauves plus d’âmes en restant chez toi à écrire car notre intimité doit passer avant tout. En écrivant notre intimité, c’est-à-dire l’histoire de notre vie, tu fais la Volonté de mon Père. Ma Bien-Aimée, si tu écrivais seulement l’histoire de ta pauvre petite vie, je t’assure que cela ne vaudrait pas la peine d’écrire toutes ces laideurs. Mais en écrivant l’histoire de ta pauvre petite vie avec moi, toi en moi, moi en toi, en écrivant le plus intime de notre amour et en décrivant notre union dans l’amour et la souffrance, les âmes comprendront ma miséricorde infinie, mon amour pour les pauvres âmes comme la tienne. Elles comprendront davantage comment l’amour Divin peut transformer une pauvre petite âme car tu as été l’image de Marie Madeleine, de l’enfant prodigue, de Pierre, de Thomas sans nommer les autres. En écrivant tu éclaires et aides beaucoup ton directeur. »

– Mimi : « Moi, j’aide mon directeur? Je ne vois pas comment. Tu veux rire. »

– Jésus : Je suis très sérieux. Mais oui ma Bien-Aimée, vous vous aidez mutuellement. Je ne t’aurais pas dit cela il y a six ans! Et même je me demande si tu vas me croire aujourd’hui. Tu as eu besoin de lui et il a eu besoin de toi. C’est comme cela dans le corps mystique, il faut que tous les membres soient utiles, s’entraident. Parfois le plus petit a besoin du plus fort puis un jour vient où le plus fort a besoin du plus petit. 

Ma Bien-Aimée, un jour j’ai dû me faire petit, pour vaincre le monde, pour sauver le monde, non par ma force, ma puissance, mais par ce qu’il y a de plus simple, l’amour. Pense à cela, moi le Tout-Puissant. Que dirais-tu si un jour ton petit cœur refusait de battre en disant mon corps est plus grand, plus fort, qu’il s’arrange seul? Que deviendrait ton corps sans l’aide de ton petit cœur? 

Tout ce qui doit compter dans ta vie est en premier lieu l’amour et la conformité présente à la Sainte Volonté de Dieu, une adaptation aux plans Divins sur toi, une générosité sans bornes au service de Dieu et des âmes, un amour plus grand de la croix, des souffrances, surtout dans les grandes tentations, pour plaire à Dieu et obtenir le salut des âmes. »

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Dimanche, le 5 août 1956

– Jésus : Ton directeur a quelque chose à te demander mais il hésite un peu. Dis-lui de ma part qu’il parle, je t’aiderai à comprendre. »

– Mimi : « Merci mon Dieu, j’étais si heureuse de savoir. J’étais prise dans une toile d’araignée qui était faite de mes péchés, de mes défauts, de mes manquements, de mon manque de confiance. J’étais là, je n’osais pas me remuer, j’étais comme engourdie. Mais aujourd’hui mon directeur a déchiré la toile pour me permettre de respirer librement, afin de me détacher complètement de cette vilaine toile. Après que mon directeur m’ait demandé de sacrifier quelque chose que j’aimais beaucoup.  Pauvre Jésus, moi qui croyais t’avoir tout donné, pauvre nature humaine. Je te remercie mon Bien-Aimé d’avoir permis que je comprenne, que j’accepte avec amour. J’ai tout offert mais c’est si peu, je suis si heureuse. Je remercie mon directeur de m’avoir aidée et éclairée. Je suis si heureuse qu’il me semble avoir des ailes. »

– Jésus : Ne parle pas trop vite, il fait encore chaud et tu pourrais être tentée de te servir de ce que tu as sacrifié aujourd’hui, sois prudente car tu pourrais bien avoir des ailes mouillées devant la tentation. Connais-tu l’histoire de la petite poule mouillée? »

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Mercredi, le 8 août 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé l’autre jour tu me disais qu’après ma mort je ne serai pas considérée comme une invalide, même tu ajoutas ceci : « Tu auras beaucoup à faire pour tes enfants. » Je me demande comment je devrais faire pour accomplir mon devoir d’épouse et ne rester rien qu’à toi. Je ne pourrais pas me partager entre toi et mes enfants et c’est un don total que tu désires de moi. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée est-ce là ton gros problème? N’es-tu pas mon épouse pour toujours? Notre union n’est-elle pas basée sur l’amour et la souffrance? Les âmes que tu appelles tes enfants sont aussi les miennes! Ne suis-je pas leur Père? Dans l’union de deux êtres, dans l’amour pur, est-ce que l’épouse aime ses enfants au détriment du père? Et quand cet époux est un Dieu, crois-tu que la vie de famille s’efface? Que l’amour de l’un pour l’autre doit diminuer? L’amour et le devoir ne se séparent jamais! À ma naissance mon Père m’a confié à deux époux pour former une Sainte Famille. Crois-moi ma toute petite, ma Bien-Aimée à moi, rien qu’à moi, au ciel tu continueras de m’aimer. Tu feras ton devoir d’épouse tout en aimant tes enfants de la terre. »

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Vendredi, le 10 août 1956

Mimi :  À l’hôpital le temps que le médecin me faisait l’injection dans la colonne cervicale. Il demande à sa compagne Dr. X : « Je pars en vacances qu’est-ce que tu vas faire? » Elle lui répond : «  Je vais m’ennuyer mais je suis heureuse pour toi. »

Après mon Bien-Aimé me dit :

– Jésus : Toi ma Bien-Aimée qu’est-ce que tu ferais si je m’éloignais, si je partais pour une petite vacance? » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je crois que j’en mourrais de peine. Tu m’aimes trop, tu ne pourrais pas aller bien loin sans ta pauvre petite fille. »

– Jésus : Et toi ma chère petite épouse, qu’est-ce que tu crois que je ressens lorsque tu t’éloignes de moi par tes préoccupations? »

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Samedi, le 11 août 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu vas subir les trois grandes tentations si dangereuses. Il faut que je te demande plus! Si tu savais le nombre d’âmes qui m’offensent surtout en fin de semaine et durant le temps des vacances. Le nombre est incalculable. Ces âmes volent aussi rapidement que des papillons vers le péché, vers la mort éternelle. Dis-moi que tu acceptes. Va vers ton directeur, acceptez tous les deux pour sauver des âmes, tu sais il souffre lui aussi. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce que mon directeur souffre plus que moi dans les grandes tentations parce que tu me dis qu’il souffre lui aussi? »

– Jésus : Ma chère petite curieuse c’est une question indiscrète. Alors pas de réponse pour une petite Ève. Tu apprendras cela après ta mort. Cependant la souffrance est assez bien partagée. Vous avez chacun votre part et j’ai la mienne. Ton directeur souffre d’une manière et tu souffres d’une autre manière. Moi je souffre avec vous, c’est tout. Tout ce qui compte aux yeux de mon Père c’est l’acceptation, la conformité à sa Sainte Volonté et tout cela s’accomplit avec un amour pur, avec confiance, pour plaire à mon Père pour sauver des âmes, beaucoup, beaucoup d’âmes.

Ma Bien-Aimée en 1956 je pourrais encore répéter ces mots : J’ai soif, donne-moi des âmes. Offre-moi souvent ton amour, comme si c’était une coupe remplie d’eau fraîche, qu’elle soit limpide comme l’eau d’une source pure, c’est-à-dire aucune poussière par tes manquements, après cela je pourrai boire, me rassasier. J’ai besoin de ton petit cœur, de ton amour pour étancher ma soif. Un jour viendra où ton directeur, moi et toi boirons à la même coupe. »

– Mimi : « Excuse-moi mon Bien-Aimé, pourquoi dis-tu ton directeur, moi et toi? »  

– Jésus : Ma Bien-Aimée ne suis-je pas le trait d’union entre vous? Pauvre petite, m’interrompre pour si peu, tu es bien comme une enfant qui n’est pas capable d’attendre la fin de la conversation avant de poser des questions inutiles.

Donc, je continue, pour le moment vous boirez parfois le calice amer rempli d’amertume. Mes deux enfants lorsque j’arrive avec les grandes épreuves, que je vous présente mon calice à boire, acceptez tout, ayez confiance et regardez bien à la fin après l’avoir accepté et là vous trouverez toujours au fond du calice une goutte de mon Précieux Sang et de mon amour pour vous réconforter, mes enfants que j’aime.

Après chaque épreuve, tentation, remerciez-moi bien sincèrement du fond du cœur, non parce que l’épreuve soit finie mais de la grande faveur, de la grande bénédiction que je vous envoie par amour pour vous faire expier, mériter, sauver des âmes qui nous rendront gloire pendant l’éternité. » 

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Mercredi, le 15 août 1956    

Fête de l’Assomption.

 Mimi :  Après ma communion :

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne sais pas ce qui se passe en moi, il me semble que je vais m’évanouir! Mon pauvre petit cœur bat faiblement, aide-moi s’il vous plaît, j’ai l’impression que ma vie ne tient qu’à un souffle. »

– Jésus : Mais non ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse Bien-Aimée, mon tout petit trésor que j’aime, ce que tu crois être une faiblesse n’est rien que mon amour. Tu n’as pas connu ce que c’est que l’ivresse de deux êtres qui s’aiment, c’est-à-dire l’ivresse de mon amour pour toi, pauvre petite créature. Ma Bien-Aimée jusqu’ici tu n’as connu que mon étreinte. Depuis trois jours tu m’as offert plus, je voulais te donner un peu plus. Vois comme mon amour est fort et puissant. Ma Bien-Aimée au moment de ta mort tu auras beaucoup plus qu’une étreinte, qu’un moment d’ivresse, ce que tu recevras de mon Père, ce que je te donnerai, ton pauvre petit cœur de chair ne pourra pas le supporter, c’est alors que tu mourras victime de mon amour. Ma chère petite si tu savais ce que je te réserve au moment de ta mort, tu me supplierais de venir te chercher tout de suite. Si tu pensais plus à notre douce rencontre tu aurais une confiance sans limites, tu accepterais tout. »

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Jeudi, le 16 août 1956

– Mimi : « Mon directeur me dit que le Bon Dieu viendrait me chercher quand le fruit sera mûr. Mais toi mon Bien-Aimé qui connais mon ardent désir de t’aimer encore plus, qui comprends mon amour pour toi, je t’en supplie envoie-moi s’il vous plaît les rayons divins de ton amour pour me faire mûrir le plus vite possible et même si tu le voulais tu pourrais venir me chercher, m’arracher à cette terre remplie de misères et où je crains toujours de te perdre par le péché. 

Tu pourrais me transplanter dans ton Divin Cœur où ton amour miséricordieux fera mûrir mon amour pour toi seul, mon Dieu, mon Tout. »

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Dimanche, le 19 août 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je crois que tu as pris une petite vacance en fin de semaine. »

– Jésus : C’est bien cela ma Bien-Aimée, je comptais sur toi pour travailler, pour sauver des âmes. »

− Mimi : « Oui, mais avec cela j’ai travaillé le dimanche et j’ai fait travailler mon directeur. »

– Jésus : Ne te préoccupe pas. En travaillant dans l’ordre spirituel, c’est-à-dire en travaillant pour sauver des âmes n’étiez-vous pas tous les deux aux choses de mon Père? Qui va vous juger? Pense aux âmes que vous avez certainement sauvées. »

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Lundi, le 20 août 1956

Mimi : J’ai dû prendre trois fois les grands moyens pour vaincre cette tentation. Chaque fois que je demandais à la Vierge Immaculée de m’aider, mon ennemi redoublait de rage.

Mon ennemi prenant la voix de ma douce Maman du ciel me disait :

– Satan : « Va-t’en hypocrite, je ne puis rien faire pour toi, enlève donc ton masque de fausse humilité devant ton directeur. Fais-toi connaître sous ton vrai jour. Cesse donc de jouer la comédie avec ton âme, c’est un jeu dangereux, ton salut est en danger. Ne va plus te confesser, tu n’as rien à dire, tu inventes des mensonges. À chaque confession tu crois être choisie par Dieu pour sauver des âmes, tu crois que tu mérites et tu fais des confessions sacrilèges. Comme une mère qui parle à son enfant écoute-moi, tu mérites l’enfer avec ta conduite odieuse, tu abuses des sacrements. Ton directeur commence à comprendre ton petit jeu, celui de jouer la comédie, de jouer à la bonne petite fille pour lui faire perdre son temps, et le distraire dans son devoir d’état.

Après six ans il est fatigué de toi, de tes mensonges, de ton orgueil, de ton manque de confiance, il le sait bien que tu n’es pas sincère, il a hâte de trouver l’occasion de t’abandonner complètement. Tu ne pourras pas tromper Dieu bien longtemps. Mon Fils te l’avait envoyé pour t’aider mais il est incapable de remplir sa tâche parce que Satan a tous les droits sur toi. Ton directeur va te dire que c’est mon Fils qui permet cela, que ce sont des tentations et pourtant c’est la vérité, ce n’est pas la première fois que je lui demande de t’exorciser mais dans son orgueil de prêtre il n’aime pas à être commandé. 

Mon Fils est trop juste pour permettre à une âme damnée de mériter de sauver des âmes. Tu connais ta mission de perdre les âmes. Tu as tout ce qu’il faut dans ce domaine. Tu as toujours eu du succès, pour le moment tu as un bon sujet entre les mains. Comme tu le constates je ne puis rien faire pour toi, pour ton salut. Mon Fils n’est pas obligé de faire un miracle pour toi. Il y a longtemps que Dieu t’a rejetée. Que veux-tu de plus? Maintenant peu nous importe ce que tu feras, tu es damnée d’avance, c’est tout ce que j’avais à te dire. »

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Mardi, le 21 août 1956

Mimi : Grande tentation contre la foi.

Mon directeur était à m’expliquer quelque chose, je le regardais puis tout à coup il me dit :

– Mon directeur : « Vous avez l’air de ne rien comprendre! Vous me regardez avec des yeux insignifiants. »

Il ne savait pas que je souffrais physiquement surtout de la tête. Mon orgueil souffrait encore plus.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée. Je me suis contentée de sourire un peu et de ne rien dire, par amour pour toi. »

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Mercredi, le 22 août 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, en effet tes yeux jouent un grand rôle dans ta vie. Ils sont comme une épée à deux tranchants, d’un côté ils feront beaucoup de bien, de l’autre côté ils seront dangereux. Pense que tout ce qui se passe en toi reflète dans ton regard, tes joies, consolations spirituelles, ton amour pour moi, sympathie, tes douleurs morales, physiques, surtout dans les grandes tentations. Ma Bien-Aimée je ne t’aurais pas parlé de cela il y a six ans car tu portais encore ton masque d’hypocrisie. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je me demande ce que je vais faire, je ne peux tout de même pas m’enlever les yeux ou bien changer leur expression! Je ne peux pas porter des verres fumés. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée je le sais que tu dois les garder comme ils sont puisque c’est moi qui t’ai donné la vue. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé là j’ai vraiment des yeux insignifiants parce que je ne peux pas comprendre ce que tu veux dire. Tu me dis que mes yeux feront du bien, d’un autre côté ils seront dangereux. Puis tu ajoutes que je dois les garder comme ils sont. Comment mes yeux peuvent-ils être dangereux quand ils reflètent ta présence en moi? »

– Jésus : N’est-ce pas ma Bien-Aimée que j’avais raison de t’appeler aveugle comme un nouveau-né dans la vie spirituelle. Je parlais de tes yeux surtout dans l’ordre spirituel. 

Tes yeux peuvent devenir dangereux s’ils cherchent à voir, à scruter les desseins de Dieu, si tu cherches à regarder le chemin fait, au lieu de regarder avec les yeux de la foi, le chemin que tu dois suivre pour venir à nous. Cela s’appelle curiosité spirituelle et c’est très dangereux surtout pour les âmes consacrées, les âmes privilégiées. Maintenant dans l’ordre naturel c’est aussi dangereux. Sois aveugle aux choses du monde, ferme les yeux à toutes les convoitises, à toutes les préoccupations. Il y a une foule d’exemples que ton directeur t’expliquera. Un regard bien simple pour toi peut troubler parfois une autre personne. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu ne me dis pas que mon regard est dangereux lorsque je te regarde les yeux dans les yeux? Tu n’as pas peur? Mon Bien-Aimé combien de fois je ne prononce aucune parole. Nous nous regardons simplement avec amour et tu es si heureux et nous nous comprenons, pourtant ce sont les mêmes yeux. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je connais le langage des yeux, souviens-toi de Marie-Madeleine, un seul regard d’amour a suffi pour faire la conquête de son cœur. Et toi ma Bien-Aimée j’ai fait la conquête de ton petit cœur quoique ma Sainte Face était voilée! Te rappelles-tu d’un Vendredi Saint? Pourtant mes yeux étaient fermés, cependant tu sentais la présence de mon regard rempli d’amour et de miséricorde pour toi pauvre petite fille d’hier. Ma Bien-Aimée d’aujourd’hui, dans les grandes tentations, à certains moments, tu n’es même pas capable d’ouvrir les yeux et lorsque tu regardes ton directeur c’est avec un regard rempli de haine et de mépris. 

Crois-tu être capable de changer de regard et avoir un regard doux, limpide, calme, serein, sympathique? 

Donc tu admets que je permets cela pour te faire expier, mériter et sauver des âmes. Je permets que Satan agisse sur ta sensibilité, sur tes sens et même ton regard, ton expression change.

Seul ton directeur peut comprendre par tes yeux car ils reflètent l’état lamentable, le martyre, la souffrance morale et physique où tu te trouves dans ce temps-là. Maintenant ma Bien-Aimée vas-tu pouvoir ouvrir un peu tes petits yeux? Vas-tu regarder avec les yeux de la foi dans la vie spirituelle? As-tu besoin de mettre les lunettes de la confiance? »

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Jeudi, le 23 août 1956

– Mimi : « Mon Dieu je suis un bien faible instrument pour travailler pour vous. »

– Jésus : Je le sais bien c’est pour cela que je t’ai choisie! Rien n’est impossible quand un Dieu tient dans sa main puissante un faible, un tout petit instrument comme toi. »

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 Vendredi, le 24 août 1956

– Jésus : Confie-moi ta mère tous les jours. J’ai confié ma Mère à Saint Jean, mon disciple bien-aimé. Il était un être humain et je ne craignais pas pour elle. Mais toi, tu confies ta mère à un Dieu, qu’as-tu à redouter, à craindre? Pauvre petite nature humaine, encore si vivante. Je te comprends si bien et je t’aime malgré tout. Ma petite hostie d’amour, purifiée dans mon amour miséricordieux et que j’attends chaque jour. »

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Dimanche, le 26 août 1956

– Jésus : Enfin le voilà le moment tant souhaité où ton esprit est libre, approche-toi de mon Divin Cœur, appuie ta pauvre petite tête sur mon épaule, ferme les yeux pour mieux savourer mes paroles, ouvre tes oreilles, écoute-moi bien, j’ai à te parler.

Ma Bien-Aimée je veux te dire, ce que j’attends de toi c’est l’amour, oui beaucoup d’amour, surtout un grand amour de la souffrance et de la croix. Je veux un cœur libre, sans affection aux choses créées, un esprit souple aux inspirations de l’Esprit Saint, un esprit sans préoccupations. Je veux une volonté ferme dans la lutte, un courage sans bornes devant l’ennemi. Je veux de toi une âme généreuse au service de Dieu, une âme humble et simple pour le prochain, une âme charitable pour aider toutes les âmes de tes enfants, même les âmes du purgatoire.

Ma Bien-Aimée, ma chère petite, je veux faire de toi une petite sainte, pas une grande sainte car tu es trop petite pour cela. Je veux simplement avoir une petite sainte à moi, rien qu’à moi que je trouverais toujours prête à me consoler, pour aimer mon Père, pour m’aimer car tu sais au ciel il y a parfois des préoccupations pour soulager les misères humaines. Ma Divine Mère est débordée de travail. Elle intercède à chaque instant pour ses enfants de la terre, les saints ont tous leurs occupations pour soulager les misères humaines et parfois nous restons là quelques secondes sans recevoir d’amour, cela nous paraît une éternité. »

– Mimi : « Mais mon Bien-Aimé, la petite Thérèse qui t’aime tant, elle doit t’aimer encore plus. Il y a Marie-Madeleine qui te cherchait sans cesse sur la terre, elle ne doit pas te laisser souvent seul! »

– Jésus : Ma Bien-Aimée remarque bien que je ne me plains pas, je constate. La petite Thérèse m’aime de plus en plus mais elle a le pouvoir de répandre sa pluie de roses sur la terre, cela la tient bien occupée. Marie-Madeleine ne perd pas son temps, elle cherche des âmes pécheresses, elle trouve des âmes repentantes pour me les donner. Elle n’a plus besoin de me chercher puisqu’elle m’a trouvé pour l’éternité.

Tout ce que je désire faire de toi, c’est une petite sainte pour m’aimer, pour me consoler, pour souffrir avec moi. Une âme où je pourrais toujours me réfugier pour me reposer, une âme pour converser avec moi, une âme pour pleurer avec moi sur les misères humaines.

Mon petit trésor d’amour, je veux surtout ton amour, si petit pour le monde, si grand pour moi. Je veux ta petite âme pour m’aimer :

Une âme libre,

Une âme bienveillante,

Une âme souriante,

Une âme docile à l’Esprit,

Une âme humble,

Une âme remplie de Dieu,

Une âme que je veux cacher bien profondément dans mon Divin Cœur pour toujours. »

Ma petite hostie d’amour, dis-moi que tu acceptes tout. Tout c’est si peu à comparer à mon amour infini pour toi, mon épouse à moi, rien qu’à moi. 

Pour être rassuré sur notre amour, je veux que tu renouvelles tes engagements sur ton petit t… en présence de mon représentant. Ma Bien-Aimée je veux tout, je prendrai tout, et ce sera tout. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je suis tout à toi, avec ta grâce j’accepte tout avec amour. Merci de ton amour miséricordieux. Ô Père Éternel, merci. Je ne suis pas digne de tant d’amour, de faveur. Quand je pense que par pure bonté, par amour, Dieu jette les yeux sur moi, si petite, si méprisable. Mon Dieu pourquoi m’aimes-tu tant que cela après tant d’ingratitudes? »

– Père éternel : « Ma chère petite fille, ne cherche pas à comprendre mon amour infini, c’est par amour pour ta pauvre petite âme que je t’ai envoyé mon Fils pour te racheter et que, malgré ton indignité je te le confie et donne comme Époux. Lui qui t’aime tant, médite longuement sur cela, médite surtout sur ton rôle d’épouse du Christ. »

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Mardi, le 28 août 1956

Mimi : Départ de mon piano. Seuls, mon Bien-Aimé et mon directeur peuvent comprendre l’état où je suis. Je suis si heureuse dans l’ordre spirituel.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, par amour pour toi et en esprit de sacrifice je garderai secret ce qui se passe en moi, pauvre nature humaine. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, merci, tu sais dans la vie, pour rendre les autres heureux il faut se sacrifier, laisser tout. Ne suis-je pas ton Tout? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je le sais tu es mon Tout mais regarde-moi, avec ma pauvre petite nature et laisse-moi pleurer quelques minutes à tes pieds et ce sera tout. »

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Vendredi, le 31 août 1956

Mimi : À l’hôpital radiographie pour le foie. J’ai hâte d’avoir le résultat, mais il faut attendre huit jours.

– Jésus : Ma Bien-Aimée que dirais-tu si je te demandais de faire faire la radiographie de ta foi dans les grandes tentations. Aurais-tu hâte d’avoir le résultat? De me montrer une copie? »

– Mimi : « Non mon Bien-Aimé je n’aurais pas hâte mais j’aurais honte. »

– Jésus : Alors ma Bien-Aimée, offre-moi plus aujourd’hui. Mes enfants chéris, j’attends beaucoup de vous aujourd’hui, c’est vendredi. »

Tentation qui dura une heure et demie (à genoux). Je crois que mon directeur souffrait plus que moi.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton assistance. »

Sans une grâce spéciale, je n’aurais jamais pu supporter cette longue et dure tentation. J’étais déjà très épuisée ayant passé tout l’avant-midi à l’hôpital et affaiblie par le jeûne prolongé.

À l’église après la grande tentation.

– Mimi : « Maman, je viens près de toi pour me reposer, je suis si épuisée. »

Je regardais ma douce Maman du ciel, elle était si belle. Puis tout à coup, une douce paix s’empare de mon âme, un calme, une joie que je ne puis expliquer.

– Mimi : « Ô Vierge Immaculée ma Mère, je t’aime, j’ai confiance et merci. »

À ma grande surprise je venais pour me reposer et j’étais encore à genoux, sans ressentir aucune fatigue, je ne sais pas depuis combien de temps j’étais là, tout ce que je sais c’est que le temps me parut très court.


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