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Dimanche, le 2 septembre 1956

Mimi : Je regardais voler les oiseaux. Comme j’aimerais être à leur place, être libre, ne pas être rivée à la terre.

– Jésus : Ma chère petite fille, cela est facile pour toi d’être comme un tout petit oiseau, parfois tu as une cervelle d’oiseau. Qui t’empêche de prendre ton vol tous les jours vers moi? Qui t’empêche d’être libre? C’est vrai, tes petits ailes sont si petites, tu es si faible, tu pourrais tomber. »

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Lundi, le 3 septembre 1956

Mimi : Je venais de lire les pages jaunes où mon directeur me faisait des remarques, des reproches que je méritais. En lisant cela je dis à mon Bien-Aimé :

– Mimi : « Ne trouves-tu pas que mon directeur va un peu loin? »

– Jésus : Mais non ma Bien-Aimée. Je l’approuve, il n’y a pas de limites pour diriger ton âme, pour te tenir dans l’humilité. C’est toi qui vas trop loin en faisant cette remarque. Tu as grandement tort et tu me peines. N’oublie pas, celui qui vous méprise me méprisera. Quand tu es dans l’erreur voudrais-tu que ton directeur ferme les yeux? Qu’il écrive sur des pages blanches? Te signe un certificat de bonne conduite? Qu’il te donne la main en te félicitant sur tes défauts? Crois-tu que tu mérites des louanges? Lorsque ta faiblesse ne tient qu’à des petits cheveux blancs? Crois-moi, ma Bien-Aimée, je suis content du beau travail de ton directeur, mais je ne peux pas en dire autant de toi. Après cela vas-tu encore faire une remarque sur les agissements de ton directeur qui me représente et à qui j’ai confié la direction de ta petite âme. »

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Jeudi, le 6 septembre 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé quand je suis dans tes bras j’oublie tout, je suis si heureuse. »

– Jésus :C’est vrai ma Bien-Aimée, et moi quand je suis dans tes bras des grandes tentations je constate que tu oublies tout, que je suis là avec mon amour. Heureusement que ton directeur est là, il y pense lui! Vois-tu l’importance d’être deux pour offrir? Et pourquoi je vous demande d’offrir tous les deux? »

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 Vendredi, le 7 septembre 1956

– Mimi : « Mon Dieu faites que je vois, que j’entende, que je marche. »

Jusqu’ici j’étais sur la croix avec mon Bien-Aimé mais il m’a fait comprendre que je n’étais pas encore fixée à la croix avec lui. J’étais bien adaptée à la souffrance physique, mais pas assez à la souffrance morale, je craignais de traverser le tunnel si sombre de la sécheresse spirituelle et des grandes tentations. Je n’ai pas une minute à perdre. Dieu veut tout. Il prendra tout et ça sera tout de mon pauvre petit tout. J’ai tellement besoin de son amour pour me soutenir, pour le suivre, ça ne sera pas long, il n’y avait que la tête et le cœur à prendre, les médecins parlent d’opération dans la colonne cervicale. Heureusement que ce n’est pas dans la 5e colonne, cela serait dangereux en temps de guerre.

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Lundi, le 24 septembre 1956

Mimi : Le 10 j’ai eu une attaque du cœur et le mal augmenta de plus en plus. Mes parents demandèrent d’urgence le médecin, le déranger pour si peu. À son arrivée il me donna une injection puis il me dit :

− Le Docteur : « Pour le moment je ne vois pas la nécessité de faire demander le prêtre et si toutefois il arrive une rechute vous êtes prête pour le ciel. »

– Mimi : « Voilà mon Bien-Aimé l’opinion d’un être humain. »

Cela m’a fait sourire, je me disais, il est bien plus malade que moi en parlant comme cela, je ne croyais pas qu’il était si aveugle. Il ne savait pas que dans la vie spirituelle j’étais bien malade, remplie d’infirmités et d’une très grande faiblesse. Je suis comme un nouveau-né, je ne vois pas bien clair, je ne suis pas capable de marcher seule, c’est pour cela que je me traîne et quand je suis trop fatiguée, mon Bien-Aimé se penche vers moi, me prend dans ses bras et me laisse reposer sur son cœur adorable et je reste là comme une enfant gâtée par la grâce et l’amour miséricordieux.

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Mercredi, le 26 septembre 1956

Mimi : Je préparais ma confession de retraite.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, donne-moi à boire. J’ai soif. Donne-moi tes péchés, tes imperfections, tes manquements de chaque jour, tes misères, tes défauts, tes joies. Oui j’ai soif et je veux me rassasier. »

– Mimi : « Comment mon Bien-Aimé, tous mes péchés peuvent-ils te rassasier, ils sont si honteux, si laids, si méprisables, si répugnants? »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, n’est-ce pas pour eux que j’ai donné mon Sang Divin? Ce n’est certainement pas pour tes mérites que j’ai tout donné. Donne-moi tous tes péchés, donne-les moi tous et jette-toi avec eux dans l’océan infini de ma miséricorde. Comprends-tu mon amour miséricordieux? Ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse, plus tu es remplie de misère, plus je t’aime. Voilà ce que c’est, l’amour infini d’un Dieu pour la pauvre petite créature. En retour, tout ce qu’il attend c’est de l’amour pur.

Viens, viens je t’attends les bras tendus pour te recevoir comme l’enfant prodigue, le cœur grand ouvert pour te pardonner comme à Marie-Madeleine. Devant ton amour sincère, ta confiance, ton repentir, je te dirai comme au larron : Ma Bien-Aimée, aujourd’hui même je me souviendrai de toi dans mon royaume mais surtout dans mon cœur. »

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Jeudi, le 27 septembre 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé fais qu’il n’y ait rien entre nous. »

– Jésus : Ne crains pas ma Bien-Aimée, je veille sur lui comme je veille sur toi. Je n’ai pas de reproches à vous faire. Il te respecte comme une hostie consacrée et toi tu le respectes comme moi. Pour te rassurer, tu sais le sentiment que tu as eu l’autre jour en recevant le cadeau, c’est bien naturel chez toi. Malgré ton âge ta petite nature affectueuse reste encore enfant, c’est ce qui me fait plaisir. Tu fais bien de maîtriser tes sentiments sincères devant tous. Cependant il ne faut pas que tu exagères en restant ou en paraissant être indifférente à ce que l’on te fait ou à ce que l’on te donne. Sois simple, petite, humble en remerciant, tout en restant sincère. Ma Bien-Aimée, c’est pour cela que j’ai choisi, que j’ai pris possession de ton petit cœur, pour qu’il ne soit pas partagé. Je te connaissais avec ta petite nature affectueuse, c’est pour cela que pour combler ton petit cœur, je te donne asile dans le mien. Tu me fais tant plaisir lorsque tu souffres et que tu t’approches de moi pour me parler d’amour simple. Tu sais ce qui se passe entre nous?

N’est-ce pas que seul l’Amour Divin peut produire cet effet dans ta petite âme? Souviens-toi surtout de mon étreinte du Vendredi Saint et de la petite médaille! Oui, nous avons passé de si doux moments dans l’amour et la souffrance. »

– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé en ta présence mon petit cœur affectueux devient si chaud. »

– Jésus : Mon petit trésor d’amour, je te connais si bien, continue en ma présence d’avoir le cœur chaud et brûlant d’amour pour moi seul. Mais sois prudente avec ta petite nature affectueuse, avec ton petit cœur chaud, ce n’est pas une raison pour brûler les autres même par lettre, tu sais ce que je veux dire. »

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 Vendredi, le 28 septembre 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je suis plus sévère pour toi que pour une autre. Tes fautes, tes manquements, tes imperfections, je les considère comme des fautes graves car l’offense est faite à ton Dieu, à ton Époux. Et l’épouse choisie d’un Dieu ne peut pas se permettre de l’offenser même légèrement, c’est une insulte à lui faire après tout ce qu’il a donné par amour. Je veux tellement te purifier, te rendre agréable à mon Père avant la douce rencontre. Pense à ce que sera notre éternelle union. »

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Samedi, le 29 septembre 1956

– Mimi : « Merci mon Dieu, je suis si heureuse d’avoir encore une fois tout donné. J’avais tellement hâte de te recevoir, il me semblait que je te recevais pour la première fois. Mon Bien-Aimé c’est trop de bonheur, je ne mérite pas cela. Enfin j’ai trouvé ce que je cherchais, la paix de l’âme, du cœur et surtout de l’esprit. Je suis libre, oui libre pour lui seul, avec amour et confiance. Je me jette dans tes bras puissants pour toujours.

Maintenant ma seule préoccupation sera de faire et d’accepter ta Sainte Volonté en tout et partout pour te prouver mon amour et ma reconnaissance et aussi pour sauver des âmes.

Tu sais mon Bien-Aimé, que parfois mes désirs sont bien grands et mes agissements sont lents, cependant regarde ma bonne volonté, mes efforts, mes luttes mais regarde surtout mon amour. Avec ta grâce, je veux te suivre fidèlement et ne rien te refuser. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée c’est par un privilège spécial que je me sers de toi pour offrir, pour souffrir avec moi pour le salut des âmes. Aime-moi, surtout lorsque j’arrive avec les grandes tentations, les épreuves, baise amoureusement les croix de chaque jour. C’est une préparation de ce que j’attends, de ce que je te réserve. Remercie-moi chaque fois que je te demande plus et sois généreuse, fidèle comme une épouse du Christ. 

Mon tout petit trésor, ma Bien-Aimée, la dernière étape de ta vie est commencée. Ça ne sera peut-être pas long avant la douce rencontre. Il faut que tu sois fixée à la croix avec moi par amour. Je veux tout, j’attends tout de ton amour et je prendrai tout, ça sera tout avant de te donner tout. Pense aussi à tes enfants. Viens, ma petite hostie d’amour, petite hostie consacrée dans mon Précieux Sang par notre union dans l’amour et la souffrance. Dis-moi que tu acceptes de me suivre jusqu’au bout, même dans mes souffrances, dans ma passion, dans mon agonie, dans ma mort sur la croix, pour le salut du monde. N’oublie pas que tu dois mourir victime de mon amour, c’est le plus beau présent que je puisse t’offrir avant que tu me possèdes pour toujours. »

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Dimanche, le 30 septembre 1956

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je crois que j’ai perdu la copie de notre entretien, je l’ai peut-être déchirée par erreur. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ne t’inquiète pas, heureusement que tu n’as pas perdu la carte. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je n’ai pas besoin de la perdre, car la route, le chemin que j’ai à suivre pour aller vers toi est assez long. J’ai besoin que ma carte soit en bon état, autrement je cours le risque de faire fausse route, de me perdre pour toujours. Mais j’ai confiance en toi et en mon guide pour me conduire vers toi. »


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