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Mardi, le 2 octobre 1956

J’étais à l’église et je ressentais un dédain devant une personne.

– Jésus : Ma Bien-Aimée offre-moi ce malaise. L’autre jour tu avais mal au cœur parce qu’une personne sentait l’ail, aujourd’hui c’est une autre qui sent trop le parfum, autrefois c’était l’odeur du tabac, comme ta petite nature est sensible, fragile. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé si tu avais été là près d’elle je t’assure que tu aurais certainement eu mal au cœur, ce n’était pas du parfum de grande valeur comme celui que te versa Marie-Madeleine. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée de quelle Marie-Madeleine parles-tu? Marie-Madeleine No. 1 ou No. 2 ? En effet Marie-Madeleine No. 1 a versé un parfum de grande valeur sur mes pieds. J’étais si heureux de recevoir cet hommage mais ce que j’ai préféré est le parfum de ses larmes d’amour et de repentir. Parlons maintenant de Marie-Madeleine No. 2. Lorsque j’étais près d’elle, en effet j’avais mal au cœur devant la décomposition de sa pauvre âme, de son pauvre corps déjà en ruine. C’est tout ce qu’elle avait à m’offrir! Parfois elle était là à mes pieds comme Marie-Madeleine No. 1 versant des larmes de repentir, c’était bien plus souvent des larmes de crocodile. »

– Mimi : « Maintenant mon Bien-Aimé, ma petite nature fragile et mon petit cœur si sensible ne peuvent plus rester insensibles à ces reproches si bien mérités et laisse-moi pleurer, non pas à tes pieds mais sur ton Divin Cœur.

Pauvre Jésus qui m’aime tant et voilà comment je le traite. Qu’est-ce que je suis pour me permettre d’agir de la sorte avec mon Dieu, mon Créateur, mon Époux Bien-Aimé?

Mon Dieu je vous demande sincèrement pardon. Mon Bien-Aimé regarde mon repentir. Avec ta grâce je garderai le silence et je serai plus généreuse à ton service. Regarde mon petit cœur qui souffre de t’avoir offensé.

Mon Bien-Aimé tu veux bien que je baise ton front pour te faire oublier un peu ma conduite? Reçois et accepte s’il vous plaît mes larmes de contrition comme si c’était des actes d’amour, de contrition parfaite, de remerciement et oublie s’il vous plaît les larmes de crocodile. »

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Jeudi, le 4 octobre 1956

J’étais souffrante, j’aurais aimé me reposer.

– Jésus : Ma Bien-Aimée c’est jeudi, veille du premier vendredi du mois. »

J’avais oublié l’heure sainte de onze heures à minuit. J’ai fait des efforts pour me tenir éveillée jusqu’à cette heure, j’ai placé mes deux amours sur une chaise près de moi. Je regardais mes amours et je dis à mon Bien-Aimé :

– Mimi : « Ferme tes yeux, repose-toi. Avec ta grâce et l’aide de ma douce Maman du ciel, je veillerai à ta place comme une épouse dévouée et fidèle qui veille sur ses enfants la nuit. Laisse-moi souffrir à ta place, laisse-moi surtout te consoler, laisse-moi te parler d’amour, te parler des besoins de nos enfants, de te parler de nos projets, de notre future rencontre, de notre union. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée si tu me parles tout le temps je ne pourrai pas me reposer! »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu veux me taquiner car je te connais, je sais bien que lorsque tu sembles dormir, ton cœur adorable veille sur nous. »

– Jésus : Merci ma Bien-Aimée, ma petite épouse chérie, mon tout petit trésor à moi, rien qu’à moi. Je suis si heureux de ta confiance, de tant de marques d’amour. Je suis si heureux. Enfin tu vas finir par comprendre ce que je suis. J’avais dit cela pour éprouver ta confiance, merci. Ma Bien-Aimée, si tu me voyais en ce moment, je suis si ému que je pleure de joie. 

Viens ma petite hostie consacrée. Viens que je te prenne dans mes mains pour t’offrir à mon Père. Il sera si heureux. »

Vers la fin de l’heure sainte.

– Mimi : « Excuse-moi mon Bien-Aimé, je ne sais pas où j’étais rendue. »

– Jésus : Ce n’est rien mon tout petit bébé, tu étais simplement à moitié endormie sur mon cœur. En te regardant dormir je pensais à mes apôtres. »

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Vendredi, le 5 octobre 1956

– Satan : « Tu fais un sacrilège en te comparant à une hostie consacrée, à une épouse du Christ. Par qui as-tu été consacrée? Qui a béni ton union? Tu crois avoir une mission? »

– Mimi : « Va-t’en menteur, ce n’est pas moi qui ai choisi ce privilège. C’est Dieu le Tout-Puissant qui, dans son amour infini pour moi pauvre petite fille, m’a consacrée dans le Sang Précieux de son Divin Fils. C’est mon Bien-Aimé qui a béni et demandé cette union dans l’amour et la souffrance, puis mon directeur a béni ces vœux au nom de l’Église dont il est le représentant. Ma mission n’est autre chose que de suivre l’exemple de mon Bien-Aimé, de tout accepter par amour, de me conformer avec confiance à la Sainte Volonté de mon Père, de souffrir et mourir avec mon Bien-Aimé sur la même croix, pour rendre gloire à Dieu, pour sauver des âmes. »

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Samedi, le 6 octobre 1956

– Jésus : Tu auras beaucoup à souffrir en expiation des péchés de tes enfants, surtout durant la fin de semaine, le jour de l’Action de Grâce. Combien d’âmes vont me rendre gloire, me rendre grâce en m’offensant gravement. Ma petite épouse, console-moi durant ce jour où je suis si oublié. Parle-moi d’amour, J’ai tant besoin de me donner à tous, surtout à toi, ta petite âme m’a coûté si cher. »

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Dimanche, le 7 octobre 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu auras à subir de grandes tentations aujourd’hui. Va vers ton directeur pour qu’il travaille, lui aussi, va te faire bénir, je veux plus. »

Dans l’après-midi.

– Satan : « N’écoute pas la voix qui te dit d’aller voir ton directeur pour te faire bénir. Si tu te rends et te confesses ça sera toi qui provoqueras les grandes tentations. Attends donc mon heure, ne fais rien de toi-même. Tu vas le déranger, laisse-le se reposer un peu, ta présence lui devient insupportable et la direction de ton âme l’ennuie énormément. »

À ces mots je savais d’où venait la voix. Donc je me rendis le voir. Je lui fais part de ce que je venais d’entendre au sujet des grandes tentations surtout celles que je devais subir de 7 à 8 heures. Il m’a encouragée en me rappelant mon rôle d’épouse du Christ. Puis je lui demande de me confesser pour mériter encore plus. Nous avons tout accepté. Pendant la confession tout était calme mais après ma confession, mon directeur me parlait de ma douce Maman du ciel et en prononçant le nom de Marie Immaculée mon ennemi m’attaque avec violence, il me dit ceci :

– Satan : « Je rage, tu as voulu faire une confession et lui t’a pardonné au nom du… »

Je n’ose pas écrire toutes ces horreurs, tous ces blasphèmes par respect pour mon Bien-Aimé qui est présent en moi. 

Mon directeur m’a fait accepter de nouveau, lui aussi a offert en même temps, pour sauver des âmes. Nous ne savons jamais quand la tentation va venir ni quand elle va finir et jusqu’où elle peut aller. J’avais de l’eau bénite, mon directeur me dit :

– Mon directeur : « Faites un beau signe de croix avec l’eau bénite. »

Je connais la puissance de l’eau bénite sur mon ennemi alors j’en ai bu quelques gouttes. En ce moment je croyais mourir tellement mon ennemi me faisait souffrir, il agissait sur mon esprit, puis après quelques minutes il agissait sur mes sens avec une douceur qui me troublait et me faisait souffrir. Puis voyant que mon directeur me faisait prier encore plus, il prit la fuite en me disant :

– Satan : « Je t’attends ce soir, tu vas être seule. Je vais rire parce que je vais gagner, tu n’auras pas ton directeur pour être témoin, tu n’auras pas des maudites bénédictions avec l’eau bénite, ces… de prières qui ne valent rien, son… étole… un… pouvoir de prêtre pour l’éternité. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je souffre tellement quand je pense que tu es présent en moi et que tu entends tous ces blasphèmes, mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît. »

J’en ai assez de subir ces tentations et dire qu’il faut que j’écrive tout. Je reprends courage. Je sais que je ne suis pas seule. Mon Bien-Aimé est présent en moi et avec l’aide de mon directeur, le travail d’équipe est au complet.

– Satan : « N’accepte pas le petit crucifix, tu vas le profaner. »

– Jésus : Non garde-le tu en auras besoin. »

J’étais à essayer d’écrire. J’ai beaucoup de difficultés. Mon Bien-Aimé me prend par le pouce. J’avance pouce par pouce. Tout à coup mon Bien-Aimé me dit :

– Jésus : C’est le temps, offre bien tout. Avant d’offrir, offre-moi plus. Tu sais ce que je veux dire. Offre-moi tout cela par amour pour sauver des âmes, pour expier et pour mériter. Garde le petit crucifix sur toi. »

– Mimi : « Mon Dieu que votre volonté soit faite. J’unis mes petites souffrances à la passion, à l’agonie, à la mort de votre Divin Fils avec les douleurs, les souffrances de ma douce Maman du ciel et faisant partie du corps mystique j’unis mes petites souffrances, mes tentations avec toutes les âmes qui souffrent dans le monde. Je vous offre cela par amour en reconnaissance de toutes vos bontés et pour que votre règne arrive, pour soutenir votre Église, pour le Saint Père, pour aider les missions, pour obtenir des vocations sacerdotales et religieuses, pour obtenir la conversion des pécheurs et miséricorde pour les agonisants, pour obtenir la délivrance des âmes du purgatoire.

Je te demande aussi une heureuse délivrance pour toutes les mères qui doivent mettre au monde un enfant. Je demande le baptême pour tous ces chers petits. Je vous demande de bénir toutes les âmes consacrées afin qu’elles persévèrent dans le droit chemin pour votre plus grande gloire. Mon Dieu, ayez pitié de toutes les misères humaines. Ayez pitié de toutes mes misères. 

Donnez-moi s’il vous plaît la force et le courage pour accomplir fidèlement avec amour et pleine confiance votre très Sainte Volonté. Mon Dieu, faites que je vous aime encore plus. »

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Lundi, le 8 octobre 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée crois-tu que ta mission est de passer ton temps dans mes bras à savourer mes délices, à te reposer sur mon Divin Cœur sans avoir à souffrir? Hier tu n’as pas compris ta mission, l’amour dans la souffrance. Tu acceptais bien l’amour et tu me laissais la souffrance. Les rôles étaient changés. Tu étais comme l’enfant gâtée à qui l’on présente du gâteau et qui prend le plus gros morceau. S’il avait fallu que je fasse comme toi, ne choisir que l’amour, je serais resté auprès de mon Père. Je ne serais pas venu racheter le monde par la souffrance. Je n’aurais pas donné tout mon Sang Précieux pour toi et les âmes. J’ai eu de la peine aujourd’hui en vous voyant agir. Tu semblais hésiter à m’offrir plus. Tu tremblais pour toi et pour ton directeur. Tu avais mille excuses et ton directeur a été un moment craintif. Le respect humain était là entre son devoir.

Mais pourquoi avoir douté, âmes de peu de foi? Ne t’ai-je pas dit ceci : Que je veillerai sur lui comme sur toi? Alors pourquoi craindre? Dans les grandes tentations, je vous mets à l’abri de témoins, de toutes critiques. Aimerais-tu mieux subir les grandes tentations devant les gens? Depuis six ans qu’il te dirige, a-t-il eu des reproches à cause de toi? Et toi as-tu eu des remarques, des ennuis à cause de lui? Tu me connais assez pour savoir que quand j’ai quelque chose à dire, je suis capable de parler. Mes pauvres enfants quand je pense au moment même où je voulais plus! Je vous voyais trembler, hésiter et toi comme Pierrette et lui comme Pierre, pauvres enfants, trembler devant la souffrance. Pauvre nature humaine qui est naturellement contre la souffrance! Si vous aviez pensé une seule seconde à moi, à mon amour, à tout ce que j’ai fait pour vous, avant de penser à vous auriez-vous agi de la sorte devant le crucifix? 

Cependant mes enfants chéris, je vous pardonne. Il fallait que je vous parle ainsi et que je fasse cette remarque pour la plus grande gloire de mon Père. Tu sais, je dois parfois marcher sur mon Cœur. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, nous vous demandons sincèrement pardon. Avec ta grâce, nous serons plus généreux en n’hésitant pas un seul instant à tout ce que tu nous demanderas. Nous voulons tout accepter, tout accomplir par amour pour Dieu pour toi et les âmes. »

– Jésus : Merci ma Bien-Aimée. Je vous pardonne. Pour vous tenir dans l’humilité, je désire un acte de réparation pour ce manquement, c’est-à-dire pour ces moments d’hésitation devant la souffrance. Dites-moi que vous allez réparer tous les deux. Si oui, que ton directeur décide ce qu’il faudra faire. J’espère que vous n’aurez pas de respect humain pour réparer et assez d’amour pour réparer devant le petit crucifix. »

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Mercredi, le 10 octobre 1956

– Satan : « Tu te fatigues à écrire pour rien, si tu consacrais tout ton temps, toutes ces heures à travailler pour préparer le ménage des Fêtes. Ton directeur devrait te défendre d’écrire. Pense à tout le temps perdu par la lecture, méditation, visites au Saint-Sacrement, chapelets, heures saintes, messes, écritures. Pour arriver, il faut que tu négliges ton travail. Il te faudrait des journées de 48 heures. Quel salaire retires-tu de tout cela? »

– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne demande rien. J’ai tout ce qu’il me faut pour être heureuse. J’aime mon Dieu. Je suis la petite épouse de mon Bien-Aimé et c’est tout. Va-t’en, je n’ai pas une seconde à perdre avec toi. »

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Jeudi, le 11 octobre 1956

Fête de la Maternité de la Vierge Marie.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, j’aimerais mieux que tu écrives Fête de la Maternité de la Vierge Immaculée. Son Immaculée Conception est bien plus importante que son nom. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, il y a une fête sous le vocable de l’Immaculée Conception. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu n’as pas compris le sens de la phrase et ce que je désire obtenir. Je le sais bien qu’il y a une fête sous le nom de l’Immaculée Conception et j’en suis heureux. Mais nous aimerions mieux avoir la Fête de la Maternité célébrée avec plus d’éclat en mettant en évidence son Immaculée-Conception dans sa Maternité toute Divine qui relève du Père et de l’Esprit Saint. Les âmes admettent bien la maternité de la Vierge Marie mais la nouvelle génération n’admet pas son Immaculée-Conception dans sa maternité. Avec le modernisme, le monde évolue; les gens ne donnent plus le même sens aux paroles et même mon Évangile n’a plus la même signification. On le pratique, l’interprète selon l’idée de chacun, c’est plus facile. Pourtant je suis la Vérité. Il n’y a qu’un Évangile, qu’une seule loi Divine, comme il n’y a qu’une Vierge Immaculée dans sa conception, dans sa maternité divine, dogme de foi. »

– Mimi : « Tu le sais bien mon Bien-Aimé que la fête de la Maternité de la Vierge Immaculée est pour moi la plus belle fête. 

Quand je pense que la Vierge Immaculée, la Mère de Dieu est aussi ma Mère et que je suis son enfant. Elle veille sans cesse sur moi. Elle intercède pour moi, Elle me protège dans le danger.

À l’église.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, à l’occasion de la si belle fête de la Maternité Divine, qu’est-ce que je pourrais t’offrir pour te faire plaisir? »

– Marie : « Approche-toi ma chère petite fille. J’ai un secret à te confier et tu sais bien, un secret de maman dans l’oreille de son enfant est une chose sacrée, un privilège. »

– Mimi : « Maman, ma douce Maman du ciel, parle-moi s’il vous plaît. J’écoute de mes deux oreilles, mon esprit est libre et mon petit cœur rempli d’amour est grand ouvert pour recevoir le petit secret. »

– Marie : « Ma chère petite fille, aujourd’hui ce qui me ferait tant plaisir serait que tu te donnes à Dieu une fois pour toutes. J’aimerais que tu t’offres à Dieu avec un amour sans borne et une confiance sans limite, que tu acceptes aussi généreusement tout, tout, que tu accomplisses avec amour et fidélité ton rôle d’épouse du Christ, ta mission d’hostie consacrée pour sauver des âmes avec ton Bien-Aimé, ton époux. En devenant l’épouse de mon Fils tu consentais à tout accepter et comme moi tu dois accepter la maternité spirituelle, c’est-à-dire tu dois enfanter des âmes dans la douleur morale, dans la souffrance physique jusqu’à la mort, mais surtout dans l’amour en union aux souffrances, à la passion de mon Fils Bien-Aimé. Comme nous, tu devras avoir un grand amour de la croix. 

C’est ce qui te manque. Dieu n’attend que cela pour agir en toi. Comme nous tu devras tout donner par amour pour acheter le plus d’âmes afin de rendre gloire à Dieu, et par là, accomplir la mission que Dieu le Père attendait de toi de toute éternité.

Tu ne comprends pas tous les desseins de Dieu sur toi, peu importe, tu es trop petite. Le plus important est d’accepter avec amour, humilité, confiance, abandon, abnégation la Sainte Volonté de Dieu en tout et partout pour toujours. Ma chère petite fille, je te parle comme……. »

– Mimi : « Maman, excuse-moi si je tremble. Je suis si émue par tes paroles. Je sais que tu me comprends. Tu sais comme je suis faible, craintive et ma pauvre petite nature frémit à la pensée des grandes souffrances. Je suis certaine que tu vas comprendre la situation, l’état où je me trouve en ce moment. Rappelle-toi ô ma douce Maman du ciel, lorsque l’ange te salua tu as été un moment bouleversée. Tu te demandais ce que signifiait cette visite de l’ange? L’ange te rassura. Regarde-moi, je ne veux pas douter de tes paroles ni des paroles de mon directeur pour m’éclairer, cependant je suis bouleversée et je tremble. »

– Marie : « Mais oui, ma chère petite fille, comprends-le bien, par un privilège spécial tu as plus qu’un ange pour te guider dans ta mission, te parler. Tu as un représentant de mon Fils pour te protéger du démon. Ne l’oublie pas, le prêtre est au-dessus des anges. Son pouvoir lui a été donné par Dieu pour l’éternité. Mon Fils est le prêtre éternel qui s’immole chaque jour par amour pour les âmes. 

Si tu mets une pleine confiance en Dieu Tout-Puissant, à son représentant choisi par Dieu pour te guider, si tu te mets sous ma protection toute spéciale, si tu as recours à ton ange gardien et tu donnes la main à ton Bien-Aimé, si tu marches avec lui, si tu acceptes avec amour, humilité, confiance, l’Adorable Volonté de Dieu, si tu regardes ta faiblesse à chaque instant, si tu te méfies de toi, si tu reconnais ton néant, si tu admets que sans Dieu tu ne peux rien, si tu as une conformité absolue à la Sainte Volonté de Dieu en acceptant toutes les croix par amour, si tu es obéissante à ton directeur et que tu lui fais confiance, avec cela tout rentrera dans l’ordre, dans le plan Divin. Qu’est-ce que tu auras à craindre? Qu’est-ce que tu as à redouter entre les mains de Dieu? Si tu es fidèle, un jour par une grâce spéciale, tu aimeras la croix, tu la désireras par amour pour plaire à Dieu.

Ma chère petite fille, tu trembles encore parce que tu n’es pas encore fixée à la croix par amour. Donc accepte tout par amour et que les croix deviennent ton unique amour, ton unique espérance pour atteindre ton idéal qui est aussi le nôtre. »

Au sujet du titre de la Maternité de la Vierge Immaculée.

– Satan : « Tu crois que l’Église va changer le calendrier liturgique pour toi? Simplement pour te faire plaisir, pour te donner raison dans tes mensonges?  Si vraiment Dieu voulait que le nom de la fête change, il pourrait s’adresser à des Saints. Il doit y en avoir encore quelques-uns sur la terre. Il pourrait s’adresser au pape, aux évêques, aux théologiens, aux savants. Cela regarde l’Église, le pape et non pas toi, surtout toi. Tu sais ce que tu es? Tu me fais rire en écrivant cela, toi pauvre ignorante, excepté dans le mal, Dieu te ferait des confidences? Ce n’est pas d’aujourd’hui que tu fais de la folie. 

Tu te rappelles des confidences sur la passion, sur l’importance de la sixième plaie? Il est grand temps que ton directeur ouvre les yeux. Il a confiance en toi. Cela pourrait lui jouer un mauvais tour. Il croit ce que tu inventes mais je ne devrais pas me plaindre car tu travailles pour moi surtout depuis six ans. Ne dis pas tout à ton directeur. Il va finir par avoir peur de toi et tu ne pourras pas accomplir ton travail facilement. Tu sais quelle mission tu as à remplir et ce que je désire de toi et de lui pour ma plus grande gloire. »

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Vendredi, le 12 octobre 1956

Mon directeur venait de lire la page contenant l’entretien du 8 octobre. Il me téléphone pour me dire qu’il fallait réparer ce manquement le plus vite possible, qu’il avait hâte de réparer ce moment d’hésitation devant la souffrance morale et me dit :

− Mon directeur : « Il faut réparer tous les deux. »

– Satan : « Ma Bien-Aimée n’écoute pas la voix qui demande de faire un acte d’humilité, de réparer. En agissant ainsi vous allez vous rendre ridicules. C’est ton ennemi qui veut se venger de ton directeur et inspire tout cela. Après il pourra dire avec orgueil qu’il a fait mettre ton directeur à genoux devant lui. Demande à ton directeur de ne rien faire pour réparer. S’il doute, laisse-le faire. Mais toi, sois obéissante, ne fais rien. Je suis Dieu et quand je pardonne je ne demande pas de réparation. Ça serait un manque de confiance envers mes créatures. Et comme Dieu, est-ce que j’ai besoin de demander à ton directeur ce qu’il faut faire pour réparer? Donc écoute-moi qui suis la vérité. Je préfère l’obéissance à l’humilité et l’humilité ne consiste pas à faire des actes ridicules. Si vraiment tu es humble, incline-toi devant ma volonté. Je te demande de ne rien faire pour réparer, tu compromettrais ma miséricorde infinie. »

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Samedi, le 13 octobre 1956

– Mimi : « Ma bien douce Maman du ciel, nous avons réparé et nous avons beaucoup de peine d’être si lâches à votre service. »

– Marie : « Ma Bien-Aimée, ne pleure pas. Mon Fils ne vous a pas fait de reproches, c’est simplement une remarque pour vous tenir dans l’humilité. Mettez-vous sous ma protection toute spéciale dans toutes les circonstances que Dieu vous réserve pour sa plus grande gloire. J’espère que tu comprendras ce que je veux dire. Je vous mettrai à l’abri dans mon Cœur Immaculé de Mère. Ne craignez pas! N’ai-je pas protégé mes enfants les apôtres. J’ai protégé leur réputation, leur mission, leur devoir d’état, même leurs consolations, leurs relations. Depuis toujours n’ai-je pas veillé sur toi d’une manière spéciale dans ton passé depuis six ans, dans le présent. Et crois-tu que je vais t’abandonner dans l’avenir au moment même où vous aurez le plus besoin de moi, de ma protection, ayant à faire face à votre ennemi si redoutable et qui vous déteste tous les deux surtout toi, pauvre petite.

Viens à tous les jours te réfugier dans mes bras avec amour et confiance. Je veille sur toi et sur le représentant de Dieu. »

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Dimanche, le 14 octobre 1956

– Jésus : Tu auras beaucoup à souffrir au nom de notre amour et par amour pour mon Père, offre-moi plus pour le succès de la retraite des dames. Je me demande si je dois maintenir le nom de « dames ». Combien peuvent le porter vraiment ce nom? Les responsabilités, le devoir d’une mère sont incalculables. Avec ton petit cœur de mère, tu vas comprendre. Prie pour elles. »

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 Lundi, le 15 octobre 1956

Je suis heureuse de pouvoir assister à la messe célébrée par mon directeur et surtout recevoir mon Bien-Aimé.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-nous s’il vous plaît. Tu sais, nous avons un gros contrat durant le temps des retraites. »

– Jésus :Je le sais bien ma Bien-Aimée. Je suis le Contracteur. Mon Père me donne les plans, vous êtes tous les deux mes ouvriers. Ma Divine Mère vous procure ce qu’il faut pour bien travailler. Ce n’est pas facile de bâtir un temple digne d’un Dieu sur une base qui n’était que des ruines. Notre équipe travaille mieux sans contremaître humain qui ne connaissait rien dans nos desseins. »

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Mardi, le 16 octobre 1956

Je regardais tomber les feuilles. Je me sentais triste, il me semblait voir passer la mort.

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu te sens triste rien qu’à la pensée de ne plus voir de belles feuilles mais moi je suis triste à la pensée qu’il y a autant d’âmes qui tombent dans le péché. Elles tombent aussi rapidement dans le feu éternel. Et les gens ne se préoccupent pas de ces âmes. Elles les rejettent et les poussent du pied comme ces feuilles mortes. »

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Jeudi, le 17 octobre 1956

En regardant la lune et mon étoile préférée.

– Mimi : « Mon Dieu, je crois en toi, Créateur de toutes choses. Je t’adore présent en moi, je t’adore dans toutes les choses créées. Je te remercie de tant de bonté et je t’aime dans toutes les âmes. »

− Jésus : Ma Bien-Aimée, tu crois en ma puissance devant la lune, les étoiles, devant les choses créées. Mais quand tu es dans les grandes tentations et que tu es dans la lune crois-tu?

Ton directeur a compris encore plus ce que c’est que la miséricorde infinie et le besoin, le bonheur de pardonner. Il avait déjà lu mais jamais il n’avait ressenti cet effet. Par une grâce spéciale j’ai permis cela; qu’il ressente un peu ma miséricorde en face de l’âme repentante, pour l’aider, pour l’encourager, pour l’éclairer dans la direction de ta petite âme, dans la mission que tu dois remplir. L’amour dans la souffrance pour sauver des âmes. Lui aussi a sa part de responsabilité, c’est pour cela que je l’ai choisi. Mes chers enfants vous avez tous les deux une mission à remplir, une mission spéciale selon le plan Divin.

Ton directeur a beaucoup souffert durant sa vie mais depuis six ans il travaille encore plus, il a compris ce que c’était que la vraie souffrance morale. Cet après-midi il a beaucoup souffert. J’ai permis cela pour t’ouvrir les yeux sur ta mission afin que tu comprennes bien comme il faut prier, souffrir pour les âmes consacrées. Après la chute de Judas, rien n’est plus terrible que la chute d’une âme consacrée. 

Comme il faut prier, prie beaucoup, et souffrir davantage pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs, tu le sais qu’un seul instant suffit pour faire perdre la tête, la nature est faible surtout quand l’esprit est obscurci par la passion. Pense aussi à la lutte des agonisants, que peuvent-ils faire? Quand le corps est affaibli et qu’ils sont seuls pour lutter une dernière fois avant d’être jugés pour l’éternité. Donc préparez-vous tous les deux pour dimanche. »

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Dimanche, le 21 octobre 1956       

Jour mémorable.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu avais bien raison de dire de me préparer à subir une troisième conversion. Je n’ai jamais tant souffert moralement et physiquement. Nous avons accepté tout par amour, pour expier, sauver des âmes, pour mériter. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, vois-tu l’importance de l’humilité, de l’obéissance lorsque je te demande d’appeler ton directeur à ton secours? Il avait sa part de responsabilités. Sans lui tu étais en danger. Il t’a protégée par son pouvoir de prêtre, par ses prières, ses bénédictions, son étole, l’eau bénite, ses doigts consacrés. Après une heure de lutte il a remporté la victoire sur ton ennemi qui était presque déchaîné.

Ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse, le martyre enduré, le supplice n’est rien à comparer à mes souffrances endurées par amour pour toi. Ce n’est rien à comparer à la peine que tu aurais eue, au désespoir de me perdre pour toujours. Si tu nous avais vus dans le ciel, nous étions sous une tension nerveuse. Nous avons suivi chaque degré de la tentation, car tu étais libre d’agir ou de lutter pour défendre ton salut. Tu étais libre d’accepter ou de refuser cette épreuve finale. C’est avec peine, angoisse que nous vous regardions souffrir et lutter tous les deux devant votre ennemi. À un moment donné, tu étais si épuisée par la lutte que je craignais pour toi. La nature humaine était là. J’ai lancé un appel à mon Père et à ma Divine Mère devant la peine, l’angoisse, la prière, les supplications de ton directeur qui ne voulait pas que le démon gagne sur toi et sur lui. C’est alors que dans un moment critique ton directeur prit dans ses mains la statue de la Vierge et dit : »

– Mon directeur : « Ma bonne Mère, ô Vierge Immaculée, je vous en supplie, aidez-nous. »

– Jésus : Et ma Divine Mère, la Vierge Immaculée, la Médiatrice de toutes grâces, devant ce geste rempli d’amour, de confiance de son enfant n’a pu résister plus longtemps à cette supplique, adressant à Dieu cette prière :

– Marie : « Père Éternel, mon Dieu, mon Tout, je vous en supplie abrégez cette épreuve. Ce sont mes deux enfants qui souffrent et mon Cœur de Mère souffre avec eux. Cependant, ô Père Éternel, je suis toujours votre petite Servante et je m’incline humblement devant votre Adorable et très Sainte Volonté. Ô mon Dieu, comme une mère voyant ses enfants en danger, tout ce que je vous demande avec confiance, ne permettez pas qu’elle vous perde pour toujours. Le sang Précieux de votre Divin Fils a coûté si cher!

Dans votre infinie bonté soutenez votre représentant, augmentez son courage, protégez-le devant l’attaque du démon. C’est à lui que vous avez confié cette petite âme privilégiée. Donnez-lui la force de résister jusqu’au bout contre Satan, aidez-le à défendre cette petite âme, l’épouse de votre Fils Bien-Aimé, votre petite fille si aimante, votre petite hostie d’amour.

Mon Dieu, ce sont mes enfants et aussi les vôtres, je souffre de les voir souffrir et lutter. Je les aime tellement tous les deux, mon Cœur de Mère ne peut rester insensible devant eux, cependant que votre Volonté soit faite. »

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 Lundi, le 22 octobre 1956

Pour me remettre de la fatigue d’écrire, je suis allée fendre du bois pour chauffer. Après un quart d’heure j’étais très épuisée.

– Mimi : « Tu vois bien mon Bien-Aimé que je fais tous les métiers. »

– Jésus : Je le sais bien ma Bien-Aimée tu as fait longtemps le métier de contremaître. Je sais aussi ce que peuvent faire une petite âme et un corps malade soutenus par ma grâce. »

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Mardi, le 23 octobre 1956

– Mimi : « Mon Dieu donnez-moi s’il vous plaît de la patience. Mon Bien-Aimé comment veux-tu que j’écrive? Il y a lecture à haute voix dans une pièce et dans l’autre la radio qui joue assez fort. Et c’est le seul moment où je peux écrire. Comme j’aimerais être seule avec toi mon Bien-Aimé, mon Dieu. »

– Jésus : Ma chère petite fille, veux-tu me plaire? Veux-tu m’aimer encore plus? Enlève de ta vie les trois mots suivants que tu répètes souvent : j’aimerais, je désire, je veux; méprise ces mots dans ta vie temporelle. Dans ta vie spirituelle je te permets de t’en servir et j’en serai heureux. Regarde comme je peux me servir de ces trois mots.

J’aimerais que tu m’aimes davantage.

Je désire que tu sois tout à moi.

Je veux tout.

Vois-tu la différence? Vois-tu ce que l’on peut faire avec les trois mots surnaturalisés? Médite bien cela. »

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Mercredi, le 24 octobre 1956

J’avais demandé à ma Douce Maman du ciel de m’éveiller à temps pour me préparer à ma communion. Chose étrange à mon réveil je tenais encore dans ma main la petite statue de la Vierge. Comme je l’aime. Elle ne me quitte pas même durant mon sommeil.

– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel. »


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