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Vendredi, le 2 novembre 1956

− Jésus : Ma Bien-Aimée voudrais-tu porter une croix de roses et me laisser porter seul la croix de bois? Veux-tu une croix à ton goût ou préfères-tu une croix à mon goût? Veux-tu porter la croix que je porte, c’est-à-dire ta croix, la croix que tu as placée si longtemps sur mes épaules?

Ma Bien-Aimée je ne te demande pas de porter seule la croix! Tu es trop petite, tu n’es même pas capable de la tenir fermement sur ta petite épaule, tu la traînes parfois plus longtemps que tu l’as portée. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je le sais que sans toi je ne puis rien. Entre nous, je suis si petite et la croix si lourde, épuisante, je la traîne, mais je ne la lâche pas. Je te demande de m’aider à porter notre croix. »

– Jésus :Vois-tu comme il faut que je t’aime pour m’abaisser jusqu’à toi, pour te demander de m’aider, moi ton Dieu? Si tu pouvais comprendre parfaitement le don Royal de la croix! Ma Bien-Aimée chacune de tes croix a une valeur infinie devant mon Père parce qu’en devenant mon épouse, tu participes, tu acceptes la même croix que moi. Si tu connaissais l’amour infini de Dieu le Père Éternel pour toi. Il te traite en enfant gâtée. Oui, enfant gâtée par l’amour infini de Dieu, le Père Éternel. Enfant chérie de l’Esprit Saint. Enfant aimée et épouse de Dieu le Fils. Enfant privilégiée de l’amour miséricordieux. »

– Mimi : « Mon Dieu je vous remercie. Avec ma conduite si méprisable je ne mérite pas tant d’amour. 

Cependant mon Dieu ayez pitié de moi, ma faiblesse est plus forte que ma bonne volonté, ma petite nature humaine est toujours là; malgré tout mon Dieu, prenez mon petit cœur, il est à vous. Mon Dieu, Père Éternel, mon Père, fixez-moi vous-même sur la croix avec votre Divin Fils, mon Époux Bien-Aimé. Là vous serez certain que je ne vous échapperai plus, clouez-moi s’il vous plaît avec les clous de la foi, de l’amour pour vous et de la charité pour les âmes.

Faites ô mon Dieu que dans votre miséricorde infinie et votre amour pour moi, faites que je devienne par vous, par votre puissance, par votre grâce un autre Christ avec votre Fils Bien-Aimé, c’est-à-dire que je puisse répondre à votre appel et être une petite fille docile aux inspirations de l’Esprit Saint, que je sois soumise à votre Adorable Volonté, apprenez-moi à aimer la croix afin qu’elle devienne pour moi chaque jour, ma nourriture, ma consolation, mon espoir, mon soutien, ma force, ma confiance. Faites que je sente le besoin de la porter généreusement avec votre Divin Fils par amour pour vous et les âmes. »

– Satan : « Tu vois comme ton orgueil domine tout, tu désires maintenant devenir un autre Christ. En faisant cette demande tu blasphèmes, tu répètes le même geste qu’Ève. »

– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne demande pas de devenir un autre Christ, je désire, par la puissance, par la gloire, simplement devenir l’image de mon Bien-Aimé, je veux surtout être avec lui un autre Christ dans l’amour de la souffrance, dans l’acceptation de la croix jusqu’à la mort, par amour pour Dieu et les âmes. C’est bien légitime pour l’enfant de demander à son Père de l’aider à atteindre son idéal, de lui faire partager sa demeure pour toujours, surtout si ce Père est un Dieu, un Roi.

J’ai le droit d’espérer le ciel, non par ma dignité humaine, je n’en ai pas, puisque je ne suis rien, je ne suis qu’une pauvre petite fille, entre les bras de son Père. Mais comme enfant de Dieu et membre du corps mystique, j’ai confiance que j’obtiendrai tout. Je n’ai plus d’hésitation, j’ai confié ma vie, ma mort, mon salut éternel à ma douce Maman du ciel. Et ma douce Maman du ciel sait bien ce dont sa petite fille a besoin pour le plus grand bien de sa petit âme et ce qui lui manque pour atteindre parfaitement Dieu. » 

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Dimanche, le 4 novembre 1956

– Jésus : Ma Bien-Aimée, dans les grandes tentations, dans les grandes souffrances, lorsque tu désires un peu de consolation spirituelle durant ces épreuves, tu agis comme une enfant. Parfois tu agis comme si tu me disais : « Je veux bien porter la croix avec toi mon Bien-Aimé mais laisse-moi porter le bas de la croix, c’est moins lourd. » Ou bien tu agis comme cela en voulant que je mette  sur tes épaules du baume par les consolations, que je mette un coussin sur tes épaules meurtries par la suppression des grandes tentations. Crois-tu ma Bien-Aimée que durant ma passion j’ai porté une croix de papier? Mais non ma Bien-Aimée, par amour pour toi j’ai consenti non seulement de porter une croix de bois mais j’ai aussi accepté d’être cloué et de mourir pour toi et les âmes.

Pauvre petite tu n’es pas encore là où je te veux. Je connais la place que mon Père te réserve, le plus important dans la vie spirituelle n’est pas simplement de comprendre la valeur des croix et d’être fixé à la croix mais c’est d’aimer de toute son âme, de toutes ses forces, de toute sa volonté toutes les croix et d’accepter par amour pour Dieu et les âmes toutes les épreuves, surtout celles que Dieu choisit pour nous chaque jour. Ce n’est pas suffisant d’être fixé à la croix, mais il faut y rester clouée jusqu’à la mort, comme Dieu le divin modèle.

Ma Bien-Aimée, ma vie a été un long chemin de croix. Si tu veux toujours me suivre, accepte toutes les croix, prends surtout la croix de la souffrance physique et accepte avec amour la souffrance morale, les grandes tentations, cadeau précieux, trésor caché pour les petites âmes. Viens et suis-moi, prends le même chemin qui conduit à mon Père pour l’éternité. 

Ma chère petite épouse il faut que tu en arrives non seulement à aimer la croix mais il faut que tu la désires par amour pour moi, que tu acceptes par amour pour les âmes. Tu sais ma Bien-Aimée, certaines âmes sensibles, aimantes sont émues en me regardant cloué à la croix. Pauvres âmes, elles ne peuvent pas voir la croix que je porte au plus intime de mon âme, c’est-à-dire croix faite par les ingratitudes, par les manques de confiance, par les abus de la grâce, ce sont là les fautes de mes âmes consacrées, parfois tu es du nombre. Tu sais, ma Bien-Aimée, je sens le besoin de te parler de cœur à cœur. Tu sais la croix que j’ai portée sur mon corps était la croix faite par les péchés des hommes mais je ressentais une croix plus lourde, plus pénible que la première, la croix que j’avais dans l’âme faite par les péchés, les manquements des âmes consacrées, des âmes choisies.

Pauvres insensés, pauvres âmes. Lorsqu’elles se donnent elles croient nous avoir tout donné, pauvres âmes elles ne pensent pas qu’elles nous remettent simplement ce que nous leur avons prêté. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, approche-toi j’ai un secret à te dire dans l’oreille. Après ce que tu viens de me dire, cela me gêne un peu de parler. Veux-tu mon Bien-Aimé fermer les yeux et écouter ta petite fille? Mon Bien-Aimé depuis six ans tu as dû rire souvent de mes offrandes que je faisais. Tu sais, j’étais sincère mais je constate maintenant que c’était si peu, si peu. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée je suis si heureux de ta confiance, de t’entendre parler à mon oreille comme une toute petite fille parle à son père, de voir les élans d’amour de ton petit cœur affectueux à moi. Fais toujours ton petit bébé gâté avec nous, cela nous console tellement mais j’aimerais mieux quand tu me parles que tu me regardes les yeux dans les yeux.

Pauvre petite crois-tu que par le seul fait d’avoir les yeux fermés, je ne voyais pas le fond de ton âme? Tu sais bien que je connais le langage des yeux. Ton directeur le connaît bien, rien ne lui échappe. Maintenant pour te rassurer, tu sais lorsque tu t’offrais, je ne riais pas de toi. Je regardais tes intentions, ton amour pour nous et les âmes. Je savais que tu avais un idéal, que tu avais parfois de la bonne volonté. Comme je savais que tu étais faible, misérable, si petite, alors nous regardions ton petit cœur rempli d’amour pour nous et nous laissant toucher nous acceptions tout, ton pauvre petit tout. Je devrais dire ton pauvre petit rien.

Ma Bien-Aimée, approche-toi, c’est à mon tour de te confier un secret. Ma chère petite épouse, à l’avenir pour être agréable à mon Père, offre-toi avec moi par amour pour lui rendre gloire, offre tout par les mains de ta douce Maman du ciel. Petite ……… tant aimée, pour bien remplir ton rôle d’épouse, au nom de notre amour, de notre union, offre-toi à moi pour porter cette croix intime de mon âme. Par tes souffrances morales, tu me consoles, tant qu’à ta croix du corps je m’en chargerai. Souviens-toi, je veux tout, je prendrai tout et ça sera tout pour toujours, toujours. Est-ce que cela te rappelle quelque chose? Ce mot toujours, toujours, surtout lorsqu’il est dit par une personne qui sait s’en servir bien à propos toujours, toujours. »


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