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 † Dimanche, 1er janvier 1956

– Mimi : « En effet mon Dieu, je suis votre petite enfant gâtée mais ce n’est pas de ma faute, je sais que je ne mérite pas cela. Mais c’est vous mon Dieu qui m’avez gâtée par votre miséricorde infinie mais surtout par votre amour jusqu’à permettre que votre Divin Fils devienne mon Époux et dans votre grande bonté vous m’avez donné un directeur éclairé pour me guider, pour me conduire vers vous. Merci mon Dieu, j’ai tout reçu de vous, de votre grâce. Vous me comblez tous les jours de votre amour. Que puis-je espérer de plus sur cette terre. Cependant comme une enfant gâtée je ne suis jamais satisfaite, il me faut toujours plus. Et bien mon Dieu, je veux plus, je vous désire de plus en plus. Je ne peux plus vivre séparée de mon Bien-Aimé, de mon Époux, de mon Unique Amour. Je désire le ciel pour être avec vous et avec mon époux Bien-Aimé pour toujours sans oublier ma douce Maman du ciel.

Venez me chercher, je m’ennuie tellement de vous. Je désire le ciel non parce que je quitterai cette terre remplie de souffrances, je désire le ciel mon Dieu, uniquement pour vous aimer encore plus, pour vous consoler, pour vous adorer pendant toute l’éternité. C’est un besoin que je ressens de me donner à vous, de vous aimer ô mon Dieu si bon pour moi.

Je comprends ton amour pour moi. Je comprends le besoin que tu as de venir dans ma pauvre petite âme afin de la purifier, elle si misérable, remplie de misère, de défauts. Viens ô mon Bien-Aimé, viens avec ta grâce, avec ton amour miséricordieux, viens mettre de l’ordre dans notre petite demeure. Je t’en supplie augmente en mon âme ton amour, purifie mon âme et mon corps, accorde-moi s’il vous plaît la grâce d’aimer et pratiquer l’humilité. 

Apprends-moi à aimer et à bénir les croix et les épreuves de cette vie, à me soumettre avec pleine confiance entre tes bras puissants. Je sais que sans toi je ne peux rien, je ne suis rien. 

J’espère que 1956 sera l’année de ma sanctification puisqu’elle sera l’année de Dieu. Je m’offre à toi dès le début, fais de moi ce qu’il te plaira, j’accepte avec amour ta Sainte Volonté, j’ai confiance car je sais que tu m’aimes et que tu seras toujours près de moi car sans toi je ne peux rien, mais avec toi je peux tout. Tu sais mon Bien-Aimé qu’il y a beaucoup de travail à faire dans mon âme pour la rendre agréable à ton Père. Avant de penser à ma sanctification je dois d’abord penser à ma conversion. J’ai confiance que je l’obtiendrai car je sais que tu es toujours près de moi et aussi parce que j’ai confiance en mon directeur qui te représente. Depuis six ans qu’il me dirige il y a eu beaucoup de changements dans ma pauvre vie. »

– Jésus : En effet, ma chère petite épouse, regarde bien. Médite bien ce que nous avons fait, ce que nous faisons pour toi, pour ton âme, ton directeur et moi. Regarde avec les yeux de la foi.

L’amour humain a fait place à l’amour divin.

Le péché a fait place à la pureté.

La vie charnelle a fait place à la vie spirituelle.

Le confort, le peu de biens a fait place à la mendicité, à l’abandon des choses créées (même permises.).

Une vie sans but a fait place à un idéal, celui de sauver des âmes. 

Une vie perdue et inutile a fait place à une vie active à aimer Dieu et le prochain.

Une vie de jouissance dans le péché a fait place à une vie de joie intime dans la    souffrance et les croix.

Une vie d’orgueil, de vanité a fait place à une vie d’abnégation et d’humiliation.

Rappelle-toi de tes visites à l’hôpital durant toute l’année; de tes tentations, de tes petites crises morales devant ton directeur et de tes réparations devant lui. Rappelle-toi du geste ignoble de révolte, ton anneau béni. Souviens-toi de mon amour, des marques de miséricorde après cela.

Ma chère petite épouse Bien-Aimée, depuis six ans je suis heureux car ton directeur a fait du beau travail. Il a coopéré à l’œuvre de mon Père, il est digne de notre amour et de notre confiance, il nous procure de grandes consolations. Ma chère petite épouse je ne peux pas en dire autant de toi. Tu me donnes parfois bien des inquiétudes mais je t’aime quand même avec tes misères. »

– Mimi : « Comment voulez-vous mon Dieu que je fasse plus? Il me semble que je fais preuve de bonne volonté, je fais mon possible pour ne pas vous déplaire. »

– Jésus : Ma chère petite fille, as-tu fait preuve de bonne volonté mardi par ta gourmandise? Lorsque j’étais près de toi et te demandais de ne rien prendre? Pense aussi à ton geste ignoble de révolte, ton manque de confiance, ta désobéissance envers ton directeur qui me représente. Que fais-tu de ton orgueil caché? Après cela tu crois faire ton possible! 

En effet, ma chère petite épouse, il y a des jours où vraiment tu fais ton possible pour écouter la voix du démon. »

– Mimi : « Mon Dieu que je souffre d’entendre tes reproches. Après six ans de luttes, d’efforts. Pourtant j’ai fait souvent le ménage de ma petite demeure avec mon directeur. »

– Jésus : Oui, je crois que tu faisais le ménage mais il y avait le grenier où étaient cachés ton orgueil, ton manque de confiance, tes défauts. Tu n’as pas fini, tu vas découvrir bien des choses accumulées depuis tant d’années. Il a fallu le souffle de l’Esprit Saint pour soulever la poussière, il en reste encore. »

– Mimi : « Pourquoi mon Bien-Aimé ne pas me l’avoir dit il y a six ans, mon directeur m’aurait aidée davantage? »

– Jésus : Crois-tu que ton directeur aurait pu faire plus? Est-ce que tu l’as toujours laissé libre d’entrer dans ta petite demeure? Et moi-même pendant combien de temps ai-je attendu à la porte de ton âme sans recevoir de réponse. Combien de fois ton directeur se présentait devant ta petite demeure et la porte était fermée? Il ne pouvait pas même regarder par la fenêtre. Il y avait trop de saleté, trop de désordre.

Ma chère petite épouse, il y a six ans tu n’étais pas prête pour ce que j’attends de toi. Est-ce que tu demanderais à un nouveau-né de faire du ménage dans sa petite demeure? Après six ans tu commences seulement à te tenir debout. Tu ne sais pas encore marcher dans le chemin de la vie spirituelle. C’est pour cela que je t’ai choisi un directeur, un guide expérimenté, pour te conduire là où tu dois aller et où je veux. Donne-lui la main sans crainte, ferme les yeux et marche avec lui, il me représente, il ne peut pas se tromper, il sait ce que je veux dire. Tu ne comprends pas, peu importe. »

– Mimi : « Mon Dieu je vous demande pardon, comment ai-je pu agir de la sorte avec vous? Comment ne pas me rappeler vos bienfaits, votre miséricorde, votre amour? Mon Bien-Aimé, au nom de notre amour, ne regarde pas seulement mes misères, regarde aussi mon amour  pour toi malgré ma faiblesse, je t’aime, je reconnais mes péchés, mes misères, mes faiblesses, je sais que je suis lâche parfois devant la lutte, je sais que je te suis de loin dans le chemin de la perfection. Je sais que je suis aveugle et ne vois pas toujours tout ce que tu fais pour moi et j’oublie vite ce que tu as fait pour mon âme et ce que mon directeur fait pour moi et pour mon âme. Je reconnais comme je suis une ingrate après tant de preuves d’amour, que je suis une égoïste après avoir reçu de ton infinie bonté tant d’amour, de miséricorde, de grâces spéciales, de grâces de choix. Je constate de jour en jour que je ne suis rien. Mes péchés, mes fautes de chaque jour me rappellent sans cesse que je ne suis pas un ange, que ma pauvre nature n’est pas morte et malgré cela tu vois comme j’étais aveugle, je ne voyais même pas les défauts cachés dans le petit grenier de ma demeure. »

– Jésus :  « Ma chère petite fille, souviens-toi lorsque ton directeur soupçonnait ces défauts, qu’est-ce que tu as répondu sur ce sujet? Tu disais simplement avec un air désintéressé : « Je ne crois pas. » Pourtant il le savait bien! Comme il sait bien d’autres choses. Il sait ce que je veux de toi et ce que j’attends de toi. Pour le moment tu es encore trop petite pour comprendre. 

Ce n’est pas pour rien que je t’ai choisi un directeur qui connaît ce que je veux. Il connaît bien le chemin que tu dois prendre pour venir jusqu’à moi. Il a déjà passé par la même route. Il sait les obstacles, les dangers, les ruses du démon, les pièges. Il a beaucoup souffert. Il souffre encore, il souffre aussi à cause de toi, il veut tellement mener ta petite âme vers moi, aide-le, aie confiance, sois obéissante même sans comprendre. Il me représente.

Adresse à Dieu le Père.

− Mimi : « Ô mon Dieu infiniment bon, je te demande pardon. Laisse-moi pleurer sur ton épaule, je souffre tant. Vois ce que je suis, remplie de misère, et que cela te peine. Mon Dieu ayez pitié de moi qui ne suis rien qu’un atome entre tes bras puissants. Mon amour est si petit, si froid, si indifférent parfois, cependant mon Dieu tous ces petits riens je vous les offre et de plus je vous offre ma pauvre petite âme pour devenir votre petite hostie d’amour, pas une hostie que l’on offre simplement! Avec votre grâce je veux être une hostie d’amour consommée par vous. Oui mon Dieu dans votre amour, mangez-moi toute, toute afin qu’il ne reste plus rien pour la pauvre petite. Je sais mon Dieu que vous allez peut-être mal digérer la petite hostie que je vous offre, elle est si remplie de misère de mes péchés. Cependant j’ai confiance car ma douce Maman du ciel voyant vos malaises, vous donnera une dose du sang précieux de votre Divin Fils et tout rentrera dans l’ordre. Excusez-moi mon Dieu de vous parler de la sorte. Je vous parle comme une petite fille entre les bras de son père. 

Mon Bien-Aimé je te demande pardon, je te demande ton aide pour lutter contre mes défauts si nombreux.

Ô Esprit Saint éclaire-moi s’il vous plaît afin que je puisse voir l’horreur de mes fautes et que je puisse comprendre l’énormité de mes péchés mais que je comprenne surtout l’amour miséricordieux de mon Dieu, mon Créateur, mon Tout. »

– Jésus : Enfin, enfin, voilà ce que j’attendais de toi, que tu reconnaisses ce que mon amour a fait pour toi, ce que nous faisons pour toi. 

Enfant gâtée par l’amour et la grâce, enfant chérie de mon Père, enfant privilégiée de mon amour, de ma miséricorde comme Marie-Madeleine. Commences-tu à comprendre un peu ce que ton directeur fait pour toi mais surtout pour ton âme? Tu lui dois beaucoup, beaucoup. Sans le secours de ses prières et de ses sacrifices, de son dévouement inlassable, sans son abnégation au service de Dieu et des âmes, ton salut aurait été en danger. Il a toujours coopéré avec nous. Il sait ce que nous voulons de toi. Ne l’oublie pas, il a été choisi par moi et non par toi. Il a tous les droits pour diriger ton âme car il me remplace. Laisse-le libre d’agir en toi, c’est pour ton bien futur, donc sois-lui très obéissante et ne mets pas d’obstacle par ta petite volonté qu’il devra casser, par ton orgueil qu’il devra écraser. Qu’il prenne tous les moyens possibles, il faut maintenant que tu marches d’un pas rapide vers la sainteté car tu commences la dernière étape de ta vie, donc pleine confiance. Je t’ai confiée à lui, tu es en sécurité si tu es obéissante, humble, simple comme une toute petite fille.

N’écoute plus le démon, il est jaloux de ton directeur, écoute-moi bien, tu vas être encore surprise. Tu sais la gêne mal placée envers ton directeur pour lui parler, pour lui ouvrir la porte de ton âme, pour lui confier tes consolations, et nos entretiens et bien ma chère petite fille, au fond c’était de l’orgueil déguisé en gêne. Tu as agi de la même manière avec moi, ton Dieu. 

Pourtant c’est si simple de parler à un ami, à quelqu’un qui est attentif, qui sait comprendre, conseiller, consoler, diriger vers la perfection, vers la sainteté, qui veut ton bien, qui te respecte, qui aime ton âme pour l’amour de moi. Je t’en supplie, dis-lui tout, ton salut dépend de ton obéissance, de ta confiance. 

Il y a longtemps que j’attendais le moment où tu reconnaîtrais ce que mon amour a fait pour toi. Enfin tu reconnais tes fautes, tes faiblesses, tu admets que sans moi tu ne peux rien, que tu n’es rien, sois en convaincue. Tu es la faiblesse même c’est pour cela que tu dois écouter, obéir à ton directeur, même sans comprendre. C’est pour cela qu’à mon tour je t’indique tes erreurs, tes manquements, tes fautes. Je désire que tu répares immédiatement, même devant ton directeur, afin de te tenir dans l’humilité la plus parfaite. Crois-tu ma chère petite épouse Bien-Aimée que si je ne t’aimais pas je te parlerais de la sorte? C’est parce que je t’aime d’un amour infini, c’est parce je veux tout, je te veux rien qu’à moi, tout à moi, ton époux Bien-Aimé. Je veux tellement te purifier, te rendre agréable à mon Père. Je t’en supplie ne mets pas d’obstacles entre nous, entre notre amour par ton manque de confiance, par ton orgueil qui veut demeurer en toi, même sans t’en apercevoir, sans t’en rendre compte.

Ne te laisse pas abattre par ton ennemi, lutte avec moi et pour moi, mon amour est plus fort. Agis simplement avec ton directeur comme un enfant et non pas comme une grande demoiselle. Après tout qui es-tu devant moi? Devant lui? Il te connaît assez et depuis longtemps. Tu sais dans la vie spirituelle l’âge n’a rien à faire, une personne très âgée peut avoir l’âme d’un enfant, l’âme pure et le cœur simple. 

Maintenant, ma chère petite épouse, médite bien sur ce que je viens de te dire, fais part à ton directeur de cela. Encore une autre remarque : ne sois pas négligente en écrivant, forme bien tes lettres, surtout la lettre « T », pense à la croix. »

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Mercredi, 4 janvier 1956

Je méditais sur le travail des missions. 

–  Mimi : Quand je pense qu’avec mes prières remplies de distractions et mes sacrifices si petits que je n’y pense même pas, je puis aider les missionnaires dans leur apostolat car je veux sauver des âmes moi aussi. Je veux faire ma part. 

– Jésus : Certainement ma chère petite fille, tout compte pour moi, un atome offert par amour pour sauver des âmes m’est plus agréable que tout acte de vertu fait par devoir. Que fais-tu de la communion des saints, cela n’existe pas seulement dans le ciel. Sache bien que toute âme en état de grâce et qui malgré sa faiblesse de tous les jours, faisant preuve de bonne volonté, en acceptant tout par amour, en acceptant son devoir d’état par amour est une âme sanctifiée et commence sur la terre à rendre gloire à Dieu mon Père. Pense à la petite Thérèse de l’Enfant Jésus. »

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Jeudi, le 5 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, je désire que tu fasses bénir ton testament spirituel et après que tu le portes sur toi près de ton petit cœur. Médite-le tous les jours. Dans les moments les plus sombres, dans tes grandes tentations où ton esprit s’égare, où ton être semble mort, engourdi par le démon, place simplement ta petite main tremblante sur ton petit cœur et je comprendrai tout ce que tu veux me dire et tout ce que tu m’offres par ton petit testament. Je te défends de l’enlever pour aucune raison. J’attends beaucoup de ce petit testament spirituel. Porte-le précieusement sur ton petit cœur car au moment de ta mort il sera ton billet d’entrée pour le ciel. Ne doute pas de cela. »

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Vendredi, 6 janvier 1956

Mimi : Jour mémorable, j’ai fait bénir mon testament spirituel et je le place sur mon petit cœur rempli d’amour, pour lui, mon Dieu, mon Époux Bien-Aimé.

Pendant ma méditation sur la visite des Rois Mages auprès de Jésus :

– Mimi : Comme le voyage a dû être long pour eux! Ils ont marché des jours et des jours pour aller adorer Jésus-Enfant. Peut-être l’ont-ils vu simplement pendant quelques heures, et quand je pense que ce même Jésus est là présent en moi. Je le crois, il est dans ma pauvre petite âme et que, pour l’adorer, il ne me suffit qu’un seul acte d’amour, de volonté et d’esprit de foi. Comme je suis heureuse. C’est pour cela que je ne veux pas le quitter un seul instant et quand il m’arrive de le perdre par mes fautes de chaque jour, par mes préoccupations, par mon manque de confiance devant les épreuves, vite je fais mon possible pour le retrouver par des actes d’amour et de contrition. 

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, un jour je te regardais marcher, comme les Rois Mages tu me cherchais malgré ta vie de péchés. Tu souffrais, tu avais parfois de bons désirs mais ta chair était faible et dans le fond de ton petit cœur il y avait encore de l’amour. Un jour mon cœur ne pouvait plus contenir l’amour que j’avais pour toi. Je te voulais pour moi seul. J’ai eu pitié de toi. Je souffrais de te voir marcher seule dans une route déserte sans guide. Malgré tes bons désirs, ta bonne volonté, tu ne pouvais aller bien loin sans tomber, sans te perdre sur une route inconnue. C’est pour cela que je t’ai choisi un directeur. Qu’il soit ton étoile, ton guide sur la route de l’amour et de la souffrance, route directe du bonheur vers nous pour l’éternité. »

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Samedi, 7 janvier 1956

Mimi : Je me préparais à faire mon heure Sainte et tout de suite je disais à mon Bien-Aimé.

– Mimi : « Tu veux bien que je me place près de ton Divin Cœur? Laisse-moi reposer ma pauvre tête sur ton épaule. Comme il fait bon d’être près de toi, ô mon Amour Infini, mon Bien-Aimé. »

– Jésus : Ma chère petite fille, ne trouves-tu pas que les rôles sont renversés? C’est moi qui désire être consolé. – (Après un long silence.) – 

Tu veux bien maintenant que je me repose sur ton petit cœur, ce petit cœur que j’aime tant? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je m’excuse d’avoir choisi la première. Comme je suis égoïste, je te demande pardon, pauvre Jésus de mon cœur. Viens, je t’en supplie, viens reposer ta tête sur mon petit cœur.

Tu le sais bien qu’il est tout à toi et que je suis tout à toi pour toujours. Tu n’as pas besoin de permission pour venir te reposer dans ta demeure où je demeure. »

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Lundi, 9 janvier 1956

Mimi : J’avais des distractions et je regardais l’âne dans la crèche. Je me demande à qui il ressemble, son regard semble celui d’une personne.

– Jésus : Ma pauvre petite ne cherche pas si loin, car en ce moment tu lui ressembles, parce que tu agis comme un âne, avec tes grands yeux, qui regardent tout, tes oreilles tendues aux moindres bruits, ta bouche qui est incapable de me parler, avec ton cœur si froid, si indifférent devant moi.

Maintenant as-tu reconnu la ressemblance? Te reconnais-tu? N’est-ce pas que cela faisait un peu ton affaire d’avoir perdu cette page. Maintenant ajoute cet entretien aux autres. »

– Mimi : « Est-ce bien nécessaire mon Bien-Aimé que j’écrive ceci? »

– Jésus : Mais oui, ma chère petite, c’est même important pour te tenir dans l’humilité et te faire faire un acte d’obéissance. Crois-tu que je ne connais pas le fond de ton petit cœur? Cela te répugne d’écrire ceci…Fais-le par amour pour moi. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé en écrivant je ne fais pas seulement un acte d’humilité, je fais aussi un acte d’humidité car j’ai bien chaud!

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 Mardi, le 10 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, pour l’âme qui aspire à un idéal élevé, et pour s’offrir en holocauste, l’âme doit être purifiée comme l’encens.

L’encens doit être consumé par le feu et c’est seulement quand il devient cendres qu’il jette son odeur si agréable qui monte vers le ciel.

Pour l’âme c’est la même chose, c’est seulement lorsqu’elle a été purifiée par le feu de l’amour divin, qu’elle est devenue que cendres devant Dieu, que l’âme peut s’offrir et s’élever rapidement vers Dieu pour lui être agréable. Médite ceci. »

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Samedi, le 14 janvier 1956

Mimi : Ma chère petite viens faire une heure Sainte à l’église.

Satan : Non, ma chère petite, je préfère que tu assistes à la Sainte Messe et même je te permets de communier de nouveau, deux communions le même jour ce n’est pas trop pour une âme qui aime, tu m’aimes tant. Ne va pas confier tes doutes à ton directeur, il ne comprendrait pas l’amour que j’ai pour toi en ce moment. Mon amour n’est-il pas prêt à se donner à chaque instant? »

– Mimi : « Mon Dieu éclairez-moi s’il vous plaît, où est la vérité? »

J’ai confié à mon directeur mes doutes et il m’éclaira en m’expliquant bien d’où venait cette voix. Il me conseille de faire l’Heure Sainte et de ne pas écouter l’autre voix, qui me suggérait de faire une autre communion.

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Mercredi, le 18 janvier 1956

Mimi : Je souffre du cœur, je pouvais à peine respirer sans ressentir de vives douleurs.

– Jésus : Viens, ma chère petite épouse Bien-Aimée, viens me dire que tu acceptes cette souffrance car elle est un signe avant-coureur de notre rencontre. »

− Mimi : « Je lui demande : Est-ce ma mort qui approche? »

Pauvre nature humaine, je tremblais en lui demandant cela.

– Jésus : Non, ma chère petite, n’appelle pas cela la mort mais le commencement de ta vie avec moi, là notre union sera parfaite selon les désirs de mon Père.

Fais un acte d’humilité, va vers ton directeur, fais-lui part de ceci et profite de l’occasion pour mettre de l’ordre dans ta petite âme, il y a encore de la poussière dans le petit grenier. Parle-lui de ta gourmandise d’hier, il faut que tu répares. »

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Jeudi, 19 janvier 1956

– Jésus : Ne te préoccupe pas des douleurs que tu ressens au cœur, c’est simplement mon amour qui commence son travail.

Te souviens-tu hier, lorsque tu étais près de moi, tout près de moi, au moment où tu m’offrais plus, n’est-ce pas que mon étreinte était trop forte pour toi? Puis après ta douleur est devenue plus aiguë. Rappelle-toi du vendredi Saint 1953 où je t’apprenais à connaître ma sixième plaie. Puis le vendredi Saint 1954, les doux moments passés près de ma Sainte Face voilée. Puis le vendredi Saint 1955 où tu comprenais l’amour dans la souffrance. Puis viendra le vendredi Saint 1956 où tu connaîtras parfaitement l’amour de la croix, où je prendrai tout.

Ma chère petite, il y a longtemps que je te dis que tu dois mourir victime de mon amour, alors je te prépare chaque jour. La dernière étape de ta vie commence en 1956. Ce n’est pas par caprice que je voulais que ton directeur te prépare, compose et écrive pour toi un testament spirituel.

Souviens-toi de la petite prière du 13 novembre 1955, médite-la bien, n’oublie pas de méditer ton testament spirituel, c’est très très important. »

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Samedi, le 21 janvier 1956

– Jésus : Viens faire une heure Sainte, car il y a un malheur qui plane sur ta famille. »

  Mimi : À ma grande surprise, le jour suivant, ma sœur me téléphone pour me dire qu’il s’était passé quelque chose d’étrange. Sa petite fille était assise à étudier ses leçons quand tout à coup un bruit se fit entendre, la vitre de la fenêtre se casse, il y avait quelqu’un qui tirait avec une carabine, la balle a été retrouvée dans la maison, grâce à Dieu la petite n’a pas été blessée, elle a un choc nerveux.

– Jésus : Ma chère petite doutes-tu maintenant de mes demandes? Fais part de cela à ton directeur. »

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Dimanche, le 22 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, est-ce cela que tu appelles faire une heure Sainte? Voilà 10 minutes que tu es près de moi, tu es à moitié endormie, ton esprit est presque engourdi. »

– Mimi : « Je le sais bien mon Dieu, mais il fait si bon chez toi, puis tu as déjà dit : Venez tous à moi vous qui êtes fatigués, vous qui souffrez. Comme je souffre beaucoup et que je suis fatiguée c’est près de toi que je viens refaire mes forces, que je viens chercher le courage pour continuer ma route vers le ciel, vers toi mon Bien-Aimé. Près de toi je suis si heureuse, je me sens en sécurité, je profite de cette douce paix. »

– Jésus : En effet, ma chère petite épouse Bien-Aimée, savoure bien le temps où tu te trouves, je te laisse un peu de répit pour refaire tes forces. Le temps approche où tu vas commencer à faire tes premiers pas dans la mission que tu as choisie pour toi et qui te destine de toute éternité. Ne l’oublie pas, tu dois mourir victime de mon amour. »

– Satan : « Ma chère petite n’écoute pas cette voix, cette paix que tu ressens vient de moi et ce que tu entends vient de ton imagination. Vois comme je suis fort, je t’inspire à écrire ce que je veux, je t’inspire même des bonnes idées car, dans son aveuglement, ton directeur se laisse prendre. Il doute parfois, il est prudent, il est parfois craintif et demande de l’aide pour comprendre le sens de nos entretiens. »

– Mimi : « Où est la vérité? » 

– Jésus : Ma chère petite, si tu crois que tout ce qui t’arrive vient de toi ou si tu doutes de ma voix, c’est de l’orgueil sous une autre forme.

Pourquoi craindre, pourquoi me demander où est la vérité, pourquoi me demander un signe sensible? Ma chère petite, si tu désires un signe sensible je peux bien me retirer de ta vie et te laisser seule et si tout ce qui t’arrive vient de toi, tu constateras vite ce que tu es capable de faire. Je t’en supplie n’écoute pas la voix de ton ennemi, réfléchis bien. Es-tu capable de te donner des consolations dans la désolation? Es-tu capable de procurer la paix dans les tentations violentes? Es-tu capable d’avoir une seule bonne pensée dans la sécheresse spirituelle?

Es-tu capable de prier, de méditer, de m’aimer et même d’écrire lorsque je permets à ton ennemi de rester près de toi à certains moments pour t’éprouver, pour te faire mériter, pour sauver des âmes. Ma chère petite es-tu capable de répondre oui à toutes ces questions? Est-ce que je suis vraiment Dieu le Tout-Puissant pour toi? Si tu crois que je suis Tout-Puissant, pourquoi croire la voix maudite de ton ennemi? Prends-tu ton directeur pour un imbécile? Crois-tu qu’après six ans de direction, ton directeur ne te connaît pas? Pourquoi écouter les suggestions du démon? Ne te laisse pas conduire par tes impressions, méprise ton ennemi.

Va ton chemin, fixe ton cœur et ton esprit vers moi et non vers ton prochain pour te laisser distraire et préoccuper car cela est un obstacle à ce que je veux de toi et attends de toi. »

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Lundi, le 23 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite, viens faire une heure Sainte. »

Mimi : Je ne sais pas ce que j’avais, cela me répugnait de sortir. J’avais froid, je me sentais très fatiguée. J’aurais préféré me coucher et me reposer un peu. Puis me dirigeant vers l’église tout à coup une force mystérieuse me fit changer de direction et j’allais voir mon directeur. Je ne pouvais pas lui expliquer pourquoi j’étais là. Il en profite pour me parler de mon orgueil, il me parle clairement sur mon manque de confiance surtout dans les tentations. À ma grande surprise le temps pour faire mon heure Sainte est terminé.

– Jésus : Ne te trouble pas ma chère petite, ne te préoccupe pas. Je suis heureux quand même car la visite à ton directeur était nécessaire. Il a dit tout ce que je voulais te dire. Pense un peu, tu étais certaine d’aller à l’église. Qui a dirigé tes pas vers ton directeur? Ma chère petite, après les remarques, les reproches faits par ton directeur sur ton orgueil, avais-tu encore froid? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu sais bien que j’ai eu chaud et même très chaud. Je n’avais pas besoin de chaufferette je te l’assure. » 

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Mardi, le 24 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, sois très prudente, agis comme un gardien de nuit qui doit surveiller un édifice, il ne doit pas dormir, il doit être très attentif au moindre bruit et il doit surveiller spécialement l’endroit où se trouve caché le coffre-fort, les objets précieux car il est responsable. À toutes les heures il doit marquer sa présence. Fais de même, ton corps représente l’édifice, veille sur lui mais surveille surtout ton âme où je suis caché comme un trésor précieux. Sois très attentive au moindre bruit de la grâce, au moindre souffle de l’Esprit Saint.

Ma chère petite épouse Bien-Aimée, à chaque heure viens marquer ta présence dans mon Divin Cœur par des actes d’amour. Ton travail d’équipe sera plus complet. Pense à ton idéal qui est moi et les âmes; et moi je pense à ton idéal : à toi et à ton âme. Pour moi seul je veux tout. »

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Mercredi, le 25 janvier 1956

Mimi : Je regardais l’ostensoir, comme j’aimerais être la petite Hostie consacrée pour rendre gloire à Dieu.

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, ne cherche pas si loin. Par l’offrande de ton pauvre petit corps tu es devenue le tabernacle vivant et par l’offrande de ta petite âme, tu es devenue la petite Hostie consacrée par l’amour et la souffrance, par l’état de grâce tu habites continuellement chez moi en toi. Que je suis heureux, adore-moi présent en toi. »

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Jeudi, le 26 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, répare les irrévérences dans mon Église. Dans le temps des Fêtes, les gens arrivent avec les enfants et la première chose qu’ils font, ils se dirigent en toute hâte vers la crèche. Remarque bien que je ne blâme pas ceci mais j’aimerais mieux que les parents apprennent aussi aux tout-petits que je suis là présent sur l’autel au tabernacle. Qu’ils viennent en premier lieu me dire bonjour puis après qu’ils se dirigent vers la crèche, et fassent comprendre que c’est simplement mon image. Cela me peine beaucoup, parce que c’est un manque de délicatesse. Ils ont parfois plus d’esprit de foi devant la petite statue en cire que devant moi présent à l’autel.

En entrant dans un palais est-ce que les gens se dirigent tout de suite vers le portrait du roi sans aller d’abord le saluer puis lui offrir leurs hommages? Ne suis-je pas Roi dans mon palais à l’église? Répare, reste près de moi, répare aussi pour toi, oui pour toi. L’autre jour c’est à peine si tu as eu le temps de me parler, tu étais distraite en regardant les enfants devant la crèche. Tu me faisais penser à l’âne qui semble regarder le va-et-vient des enfants. J’aimerais bien que l’on corrige aussi l’expression des gens qui disent simplement : « Je vais voir la crèche. » J’aimerais mieux que l’on dise : « Je vais voir l’Enfant Jésus de la crèche » ou « Je vais voir la Sainte Famille dans la crèche. »

Ma chère petite, avec ton petit cœur sensible tu vas me comprendre. Ce n’est pas pour me plaindre que je te parle de cela, c’est pour te montrer le jugement des hommes comme il est parfois faux, comme leur esprit est étroit et je plains les petites enfants d’avoir une éducation religieuse mal commencée, mal dirigée. 

Crois-tu que si ces gens n’étaient pas si préoccupés, si distraits, ils commettraient ces irrévérences? Malgré tout j’ai pitié d’eux, de leur faiblesse. Pour me consoler dis-moi que tu acceptes de réparer, cependant demande l’avis de ton directeur. »

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Vendredi, le 27 janvier 1956

Mimi : Je suis si heureuse de travailler sous le regard de ma douce Maman du ciel. Comme je l’aime. Parfois en écrivant j’ai des distractions car je la regarde, je la trouve si belle, je m’arrête pour l’embrasser, pour lui dire que je l’aime, que je suis heureuse d’être sa petite fille.

– Marie : « Ma chère petite fille, écoute-moi bien. Si à chaque heure tu te recueilles quelques instants et pense aux souffrances et à la mort de mon Divin Fils en implorant miséricorde pour les pécheurs et les agonisants et en demandant la délivrance des âmes du purgatoire, la paix dans le monde, le règne de Dieu sur la terre, offre cette prière à Dieu en lui disant ceci :

« Père Éternel, mon Dieu, mon tout, par les mains de Marie Médiatrice de toutes grâces, faites miséricorde à ces pauvres enfants qu’elle aime tant, ces pauvres âmes et par le précieux sang de votre Fils Bien-Aimé, purifiez-les toutes afin qu’elles vous rendent gloire un jour dans le ciel. Je ne vous demande pour moi qu’une chose, augmentez mon amour pour vous seul, mon Dieu, mon tout. Mon Dieu dans votre amour infini protégez votre Église, le Saint Père et tous ses prêtres, ses missionnaires, donnez-nous de saints prêtres. Père Éternel je crois en vous, je vous aime et je vous remercie. Avec Marie, j’ai confiance et j’espère tout de votre amour. »

– Père éternel : « Ma chère petite fille, si tu es fidèle à cette pratique, je te promets de sauver des âmes et d’exaucer ta prière humble et confiante. 

Sois persévérante car je ne peux rien refuser à Marie, ma fille Bien-Aimée, qui intercède pour toi et ses enfants. Demande la permission à ton directeur pour dire cette prière, ne fais rien de toi-même. Tu lui dois obéissance. »

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Samedi, le 28 janvier 1956

Mimi : Je ne pouvais me décider à sortir, j’avais tellement froid. Mon Bien-Aimé me demande de faire une Heure Sainte à l’église.

– Jésus : Ma chère petite fille, ne pense pas à toi en ce moment, pense à moi dans ma petite crèche, pense aux âmes. Dans ma crèche crois-tu que j’avais chaud? J’ai enduré cela par amour pour toi, pense aux âmes, tes petits enfants d’adoption car malgré que je te considère comme une toute petite fille, comme une enfant gâtée par ton rôle d’épouse du Christ, tu dois avoir un cœur de mère pour tous. Pense aux âmes comme si elles étaient tes propres enfants. Je t’ai donné un cœur affectueux pour moi et les âmes. Pense à ce que j’ai enduré par amour pour toi. Crois-tu que j’avais chaud en regardant ton petit cœur si froid devant mon amour? Je n’avais pas de chaufferette moi comme une petite fille que je connais bien. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore des remarques. Je ne sais plus que faire? »

– Jésus : Ma chère petite fille, cette dernière remarque est pour te taquiner un peu, pour te faire sourire, pour t’apprendre à mieux me connaître. Je ne suis pas toujours un Dieu sévère, un Dieu gênant, un Dieu mélancolique, un Dieu triste.

Je suis avant tout un Dieu d’amour, de miséricorde et de charité, un Dieu de paix. Est-ce que l’amour en moi rend triste? »

Je suis le Bon Dieu, infiniment Bon, je ne suis pas un Dieu au regard sévère pour regarder toutes les laideurs des hommes, Je n’ai pas toujours les poings fermés, prêts à frapper à la moindre offense. Pourtant je suis si simple, si doux avec les petits et les humbles. Je suis toujours prêt à pardonner, j’ai les bras tendus pour les recevoir sur mon Divin Cœur, pour les bénir, pour les soutenir, pour les aimer. Regarde-moi sur la croix, mon cœur est ouvert à tous. Regarde-moi sur la croix, mes bras tendus pour les recevoir. Regarde-moi sur la croix, les yeux fixés vers le ciel pour implorer miséricorde.

Comprends-tu mon Amour? C’est comme cela que je veux que tu m’aimes, simplement. Je veux que notre intimité grandisse. Il y a des moments où tu te fais si petite, si simple, si humble que je souris en te voyant agir de la sorte. Tu es comme un tout petit bébé, gâté par la grâce, que l’on regarde avec amour et tendresse. Tout est si simple, si pur. Dans ces moments-là je suis si heureux, si heureux que si ce n’était de faire la volonté de mon Père qui est d’attendre, je viendrais te chercher tout de suite pour ne plus nous séparer.

Je t’aime, il y a des jours où mon cœur ne peut plus contenir mon amour pour toi, ma petite épouse Bien-Aimée. Vois-tu jusqu’où va mon amour pour toi? Je t’en supplie, augmente ton intimité avec moi, c’est si simple, si facile pour toi avec ta nature renfermée pour le monde. Être seule avec moi. Il y a des jours où tu me peines où tu sembles regretter d’avoir été simple, d’avoir eu une intimité plus grande avec moi. Pourquoi ne restes-tu pas toujours petite, simple et affectueuse avec moi? Je ne suis pas venu condamner l’amour, au contraire j’élève au premier rang l’amour pur. Ne suis-je pas le Dieu de l’amour? J’ai tout donné par amour. 

Pourquoi te gêner de parler d’amour avec moi, ton Époux Bien-Aimé, ton Dieu, ton Père, ton Ami? Ce petit cœur, si tendre, si affectueux, crois-tu que je ne le connais pas? C’est moi qui te l’ai donné. Je te connais si bien et je t’aime tellement ma chère petite, ma toute petite épouse Bien-Aimée. Oui je le connais bien ce cœur. Je sais qu’il est bien grand. Quoiqu’il soit grand à certains moments, c’est à peine si j’ai de la place, il est rempli d’affection pour les pécheurs, les agonisants, toute l’Église, les missionnaires, les malades, sans compter les préoccupations et le reste! »

– Mimi : « Tu sais bien mon Bien-Aimé que ce petit cœur est à toi pour toujours et si je donne l’hospitalité à toutes ces âmes c’est à toi que je pense car j’aime mon prochain pour toi, j’aime avec toi. Sois sans crainte, mon Bien-Aimé, je t’aimerai toujours, toujours. Tu as la première place. »

– Jésus : Ma chère petite fille, ne parle pas trop vite, ne sois pas trop certaine de toi, même pour m’aimer car je pourrais peut-être t’appeler un jour Pierrette de l’Évangile, tu te rappelles de Pierre, de ses paroles, de ses promesses. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais plus comment te parler, je veux être simple avec toi mais tu me fais encore des reproches. » (Je pleurais.)

– Jésus : Viens, ma chère petite épouse Bien-Aimée, approche, approche, ne pleure pas. Viens que je baise tes yeux pour sécher tes larmes car tu ne pourrais rien voir. Maintenant regarde avec moi ta phrase. « Sois sans crainte, je t’aimerai toujours, toujours », comme si tu étais capable de m’aimer toute seule, comprends-tu maintenant? Tu aurais dû dire : «  Avec ta grâce ou avec ton aide je ferai mon possible pour t’aimer toujours. » Vois-tu la différence? 

Sans moi tu ne peux rien, tu n’es rien, tu n’es pas capable d’une seule bonne pensée sans le secours de la grâce. Tu n’es pas capable de me prier, de penser à moi sans l’intervention de l’Esprit Saint. Ne l’oublie pas, tu ne peux rien, comme un petit enfant.

Jette-toi dans mes bras avec confiance comme un tout petit bébé, Je t’aime bien tu sais. Maintenant regarde-moi bien dans les yeux et fais-moi un beau sourire. C’est parce que je t’aime que je te parle de la sorte, Je te veux tellement belle, ton âme bien pure pour t’offrir à mon Père. Je ne veux pas avoir honte de t’avoir choisie pour épouse, c’est pour cela que je veux faire ton éducation spirituelle. Tu sais d’où tu viens et où tu dois aller. Cependant tu ne connais pas encore la route que tu dois prendre. Sois sans crainte, ton directeur sait ce que je veux dire, il la connaît bien cette route qui conduit vers moi. Avant de te quitter il faut que je te dise encore une fois que je t’aime bien ma chère petite Bien-Aimée, ma toute petite à moi, rien qu’à moi. »

– Mimi : « Merci mon Dieu, mon Bien-Aimé de ton amour. Mon Bien-Aimé pourquoi ne m’appelles-tu pas par mon surnom au lieu de mon nom, il me semble que notre intimité serait plus grande? » 

– Jésus : Je le sais bien ma chère petite que ton surnom te va bien car tu es encore si petite, mais je préfère le nom que tu as reçu à ton baptême. Quand j’appelle quelqu’un à mon service, je l’appelle par son nom. Je ferai de même au jugement dernier. Chacun sera appelé par le nom qu’il aura reçu au baptême, comme enfant de Dieu et de l’Église. Qu’auraient dit mes apôtres, Pierre si je l’avais appelé par un surnom par exemple Peureux? »

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Dimanche, le 29 janvier 1956

Mimi : Je me demande combien d’âmes ont été sauvées aujourd’hui.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’ai fait mon possible pour ne rien te refuser. »

– Jésus : Ma chère petite fille, pense donc à toutes les âmes que tu as peut-être perdues, cesse donc de demander pourquoi. Je sais tout, ne sois pas curieuse. Si tu étais aussi empressée, aussi curieuse pour découvrir tes défauts, tes fautes, je ne te ferais pas de reproches. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, il me semble que tu as quelque chose contre moi, pourquoi me parles-tu sur ce ton? »

– Jésus : Ma chère petite fille, en effet, je ne suis pas content de toi et mon Père est mécontent parce que tu ne cesses de demander des pourquoi : pourquoi les tentations? Pourquoi les consolations? Pourquoi je me cache? Pourquoi je suis près de toi? Pourquoi je te traite comme cela? Pourquoi ton directeur agit comme cela? Tu as toujours des questions à poser. Corrige ce défaut qui peine. Par tes pourquoi tu manques de confiance, de conformité à la Sainte Volonté de mon Père. Par tes pourquoi tu manques d’humilité. Par tes pourquoi tu manques à notre amour. Souviens-toi que mon Père est le Créateur du ciel et de la terre et le Souverain-Maître. À lui seul appartient le pourquoi de tout. Tu ne savais pas ma chère petite épouse Bien-Aimée, c’est ce qui nous peine le plus, le manque de confiance. Il ne faut jamais, jamais essayer de sonder les desseins et le Cœur de Dieu. Demande humblement à ton directeur de t’aider à te corriger. N’est-ce pas ma chère petite qu’il y avait bien des choses de cachées dans ton petit grenier? »

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Lundi, le 30 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite fille, tu me rappelles souvent des personnages de l’évangile :

1) L’enfant prodigue, par ton retour vers moi.

2) Marie-Madeleine, par sa vie de péchés mais surtout par son amour, son repentir.

3) Pierre, par sa témérité.

4) Thomas, par son incrédulité. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je reconnais que je suis tout cela et que parfois je suis à tes yeux bien malade, infirme dans la vie spirituelle. Mon Bien-Aimé ne regarde pas seulement mes misères, regarde mon amour pour toi. Comme les personnages de l’évangile je m’approche de toi afin de mieux te connaître, de mieux t’aimer.

  1. Comme l’enfant prodigue, je cours vers toi ô mon Dieu, je me jette avec confiance entre tes bras de Père, entre tes bras puissants, prêts à me recevoir malgré ma conduite si méprisable.
  2. Comme Marie-Madeleine je m’approche de toi avec amour, avec confiance malgré mes péchés si nombreux, malgré ma vie remplie de misère; regarde mon amour, mon repentir.
  3. Comme Pierre j’ai été bien imprudente dans ma vie, je ne pensais qu’à moi, je ne pensais pas assez au petit rien que je suis entre tes mains.
  4. Comme Thomas j’ai été faible, combien de fois j’ai refusé de croire même lorsque tu étais sans cesse près de moi.

Je te demande pardon, mon Bien-Aimé. Ce n’est pas moi qui ai touché ton Divin Cœur pour croire, c’est toi mon Bien-Aimé par ton amour, ta miséricorde, par ta grâce, qui as touché mon pauvre petite cœur. C’est toi, ô mon Amour, qui as pansé cette plaie que j’avais depuis longtemps, oui cette plaie faite par le péché. Mon Bien-Aimé comme l’aveugle de l’évangile je veux te voir dans toute ta splendeur, je ne veux voir que par les yeux de la Foi pure, la Foi simple. Je veux te voir en toute chose comme mon Dieu, mon Tout, mon Unique Amour. Accorde-moi s’il vous plaît de voir mes péchés, mes misères telles que tu les vois. Accorde-moi aussi la grâce de rester aveugle à toutes les choses créées et au monde.

Fais que je marche comme une aveugle dans la vie spirituelle, que je marche avec amour, avec confiance, m’appuyant que sur toi et me laissant conduire par la main par mon directeur.

Mon Bien-Aimé, j’espère qu’à l’heure de ma mort tu te souviendras de moi comme du bon larron. Je serai certaine d’être près de toi sur la croix et un jour être près de toi dans le ciel pour toujours. »

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Mardi, le 31 janvier 1956

– Jésus : Ma chère petite épouse Bien-Aimée, reste petite, ne lutte pas contre ta petite nature affectueuse et simple. Laisse ton âme s’épanouir en moi, laisse ton cœur se dilater en moi. Si tu savais comme je t’aime, ma toute petite, lorsque tu te fais simple, petite comme un tout petit bébé. Ce que je veux de toi, c’est ton petit cœur tout entier et ton amour. »


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