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Vendredi, le 1er janvier 1960  


N.B. Mimi aura 45 ans le 8 juillet 1960

Montréal, premier vendredi du mois.

– Mimi : « Enfin mon Bien-Aimé, nous voilà tous réunis pour commencer une nouvelle année sous le regard de Dieu, le Père, notre Père (mon Papa). Merci de cette délicatesse, de cette gâterie. J’ai eu le grand bonheur de recevoir mes trois amours. La veille, j’avais demandé à ma douce Maman du ciel de venir aider sa petite fille pour faire le ménage de sa petite demeure et mon directeur est venu mettre de l’ordre et vérifier tout. Ensemble nous avons fait l’inventaire, de tout ce que j’ai reçu durant l’année 1959. Communions, sacrements, croix, épreuves, etc.

Mon Bien-Aimé, je t’aime et merci de ton amour. Après ma communion, encore toute blottie entre tes bras puissants, la tête appuyée sur ton Divin Cœur, après vous avoir souhaité une Bonne Année, nous avons échangé de doux aveux. Puis nous avons causé longuement sur nos projets, sur notre amour pour Dieu le Père puis nous avons tracé le programme de vie pour commencer l’année 1960. » 

Puis j’ai pleuré comme un bébé en lui disant combien je m’ennuie de lui. Après il me parla avec tendresse, avec amour, il me fit comprendre que je devais suivre son exemple en restant encore sur la terre, une petite hostie d’amour, une petite victime.

– Jésus : « C’est là la plus grande preuve d’amour que tu puisses offrir à mon Père en faisant sa Sainte Volonté, en acceptant tout par amour. Ma Bien-Aimée jamais tu ne pourras comprendre le bonheur que tu nous procures en t’offrant comme hostie, comme victime, surtout lorsque cette offrande est faite par les mains de notre représentant. 

Ne l’oublie pas, c’est à ton directeur que revient la mission de nous remettre ta petite âme. C’est une mission bien délicate et parfois difficile à remplir. Par un privilège spécial il sait ce que nous voulons de toi, il connaît le chemin que tu auras à parcourir avant le grand départ. Médite bien ceci : La préparation d’une âme victime d’amour est parfois bien longue avant l’immolation. C’est pourquoi la petite hostie, la petite victime doit s’alimenter tous les jours d’amour pur, se nourrir le plus souvent possible de l’Amour Divin. Ma Bien-Aimée je t’en supplie, promets-nous que tu vas rester notre petite hostie d’amour, notre petite victime, toujours prête à être immolée par amour pour nous et les âmes. Quelle consolation pour nous lorsque tu récites la belle prière du don total. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’accepte avec amour tout et tu connais l’étendue du mot tout. »

Mimi : Idéal : devenir en 1960 sa grosse hostie d’amour afin de lui donner plus d’amour, plus d’âmes.


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Samedi, le 2 janvier 1960

Mimi : Mon Bien-Aimé est venu me rendre visite.

– Mimi : « Mon Dieu, bénissez s’il vous plaît mon directeur pour tout son dévouement. Voyez comme il vous aime, quand il est question de vous, de vous faire plaisir, de vous servir, rien ne peut le retenir, surtout lorsqu’il va vous chercher, qu’il vous porte sur son cœur pour venir vous déposer dans ma petite âme, donc votre petite demeure. Oui, la petite hostie d’amour vous attend tous les trois, avec sa douce Maman du ciel pour se faire nourrir d’amour avant l’immolation. »

Mimi : Après la communion.

Action de grâce avec ma douce Maman du ciel, mon ange gardien, Saint Michel, tous les saints et les anges. Cela me gêne un peu de manger toute seule.

– Mimi : « Tu le sais bien, ma douce Maman du ciel comme je ne suis jamais rassasiée de Jésus Hostie, de ton bel amour et le mien. »

– Marie : « Ma chère petite fille merci, tu me consoles en recevant, en désirant recevoir ton Dieu, le Dieu d’amour. Ma mission a été de tout donner par amour afin de donner le Bel Amour à toutes les âmes. Ma chère petite fille ne te gêne pas pour recevoir ton Bien-Aimé. Si tu pouvais voir le beau spectacle au moment où ton directeur dépose l’Hostie sur ta langue. Le ciel entier est en fête et adore. Et moi je chante le Magnificat, les saints adorent, les anges se prosternent en remerciant Dieu. 

En mon âme de Mère, je remercie Dieu de sa grande miséricorde infinie pour toi. Et je pleure de joie en regardant ta petite âme inondée du Sang Précieux de mon Divin Fils.

Ma chère petite fille, si tu désires faire plaisir à Dieu, après ta communion, offre-toi avec ton Jésus Hostie à Dieu le Père en récitant la belle prière de tes vœux sans oublier le vœu pour le succès de la Grande Mission 1960. Tu sais combien Dieu la désire cette prière et dans quelles circonstances elle a été écrite sur l’inspiration du Saint Esprit. Pourtant vous aviez bien cherché pour savoir ce que Dieu voulait de plus! »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, au début de l’année est-ce qu’il y aurait quelque chose qui te ferait plaisir? »

– Jésus : « Mais oui ma Bien-Aimée, nous aimerions que tu écrives. Car ce que nous avons à te dire, à te dicter et ce que l’Esprit Saint aura à t’inspirer ne s’adressera pas seulement à toi mais plus tard servira aux âmes pour rendre témoignage à l’amour miséricordieux, à l’amour infini, à la Vérité. Tu laisseras tous les écrits à ton directeur comme testament. En faisant cela tu te rapprocheras davantage de nous en te détachant chaque jour de tout. Médite ce qui se passe dans notre petite demeure.

Écris par amour et obéissance. »

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Dimanche, le 3 janvier 1960

Mimi :  Pas de communion, je m’ennuie et je pleure rien qu’à la pensée qu’il y a tant d’âmes qui pourraient le recevoir et négligent de s’approcher de l’Amour. Dire que j’ai déjà été du nombre, mon Bien-Aimé je te demande pardon.

Communion spirituelle, messe à la radio.

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, le secret pour être heureux et posséder la paix de l’âme est de s’oublier soi-même par amour. Oui l’amour est la base de tout, surtout dans la vie spirituelle. L’amour est plus important que la confiance quoique l’un ne va pas sans l’autre. Deux exemples concrets, l’amour sans la confiance ne peut s’obtenir et la confiance sans l’amour ne peut durer. Même la foi sans l’amour de Dieu ne peut se développer, s’alimenter, se diriger vers Dieu et rester intacte. L’espérance : que peut espérer une âme sans l’amour? Que vaut la charité sans l’amour de Dieu, du prochain?

Oui, ma Bien-Aimée, l’amour, toujours l’amour, du commencement du monde à la fin et pendant toute l’éternité sera toujours l’amour. Que sert la souffrance sans l’amour? Quelle valeur a la croix sans l’amour?

La victime sans l’amour est comme un corps sans bras ni jambes. À quoi peut servir cette victime? Aucune vertu, aucune perfection, aucune sanctification sans l’amour. Comment l’immolation est-elle possible sans l’amour? À quoi sert le don total sans l’amour?

Ma chère petite hostie d’amour, si toutes les âmes comprenaient que tout ce qui compte est l’amour. Oui il faut vivre d’amour et mourir d’amour de Dieu, voilà le but, l’idéal que doivent avoir les âmes, retourner vers leur Père avec amour, retourner vers Dieu, l’Amour Infini. Sur la croix, lorsque je remis mon âme entre les mains de mon Père ce n’est pas seulement par mes souffrances, ma passion, ma mort, c’était surtout mon amour qui lui était agréable.

La conformité à sa Sainte et Adorable Volonté, acceptée par Amour et le don total de tout mon être par Amour, à l’Amour infini de mon Père. Oui l’Amour dans toute son étendue, l’Amour sans limite pour l’être humain. Seul Dieu est et possède l’Amour infini. Oui, ma Bien-Aimée, je suis tout Amour. J’ai tout donné par Amour pour les âmes afin de glorifier mon Père, l’Amour même. »

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Lundi, le 4 janvier 1960

– Jésus : « Ma Bien-Aimée que dirais-tu si je te disais que tu souffres du cancer généralisé? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te remercierais parce que j’aurais une preuve que tu veux tout, que tu prendras tout et ça sera tout, de plus je te dirais : Quand vas-tu venir me chercher? Je trouve le temps si long loin de toi. J’ai hâte de pouvoir te voir, pouvoir te dire tout mon amour et ne plus avoir la crainte de t’offenser, pouvoir te servir. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée en acceptant par amour la Sainte Volonté de mon Père par amour tu possèdes déjà la paix de l’âme, le ciel. Les âmes se trompent souvent sur mon amour et sur leur amour envers moi. Crois-tu qu’au ciel tu pourras m’aimer encore plus? Mais non ma Bien-Aimée, c’est maintenant que j’ai besoin d’amour, de consolation, que je ressens l’effet de ton amour. Pourquoi craindre de me perdre lorsque nous sommes toujours ensemble, lorsque tu fais ton possible pour m’aimer, me suivre dans le chemin de la souffrance, jusqu’à la croix, lorsque tu t’offres chaque jour avec moi à mon Père et que tu acceptes tout par amour pour nous. Au ciel tu n’aurais pas tous ces mérites à offrir. Comprends-tu pourquoi je prolonge tes souffrances, ton agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit et je te laisse fixée à la croix avec moi.

Tu désires me servir au ciel, mais ma chère petite quel service voudrais-tu me rendre au ciel? C’est sur la terre que je désire être servi comme j’ai servi mon Père en acceptant son Adorable Volonté dans toute son étendue. 

Cette union est basée sur l’amour et la souffrance. Ma chère petite hostie d’amour, une petite hostie doit toujours être prête pour être offerte à chaque instant, et une petite victime doit être en état d’être immolée jour et nuit. C’est pour cela que tu dois être très attentive aux inspirations de l’Esprit Saint qui est le trait d’union de notre amour pour notre Père. »

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Mercredi, le 6 janvier 1960 
Fête de l’Épiphanie

Mimi : Mon Bien-Aimé est là en moi, merci. C’est toujours une joie nouvelle lorsque je le reçois. Je suis si heureuse avec lui près de moi.

– Mimi : « Je me sens si petite entre tes bras que je désirerais que ces moments durent toujours. Combien je désirerais faire partager mon bonheur à toutes les âmes. Me voilà près de la crèche avec les Rois Mages pour t’offrir mes présents et surtout pour te redire mon amour et te remercier. Merci mon Bien-Aimé de m’avoir choisie pour être victime, merci de nous avoir marqués du signe de la croix avec toi, pour coopérer au salut des âmes, merci de me faire comprendre la valeur de la souffrance, merci de m’avoir fait accepter avec amour d’être fixée à la croix, avec toi, pour glorifier Dieu le Père, pour le consoler, tu sais combien je l’aime et merci du fond de mon petit  cœur de me consoler chaque jour du don royal de la croix. »

Mimi : Mon ennemi jaloux :

– Satan : « Pauvre petite, tu fais de la folie, ce n’est pas possible pour un être humain d’aimer la souffrance après avoir souffert pendant 35 ans. Qui t’assure que tu seras heureuse lorsque tu seras morte, que tu seras avec lui au ciel, que tu n’auras plus à souffrir? »

– Mimi : « C’est à mon tour de t’appeler pauvre insensé! Qui te dit que je considère la mort comme une fin? Au contraire ma mort sera une vie nouvelle et éternelle près de mon Dieu, mon Père pour l’aimer, l’adorer, le remercier. 

C’est pour cela que chaque matin je m’offre avec amour avec mon Bien-Aimé à Dieu le Père. Je m’offre par les mains de Marie Immaculée. En m’offrant comme victime avec mon Bien-Aimé, je me place sur la même croix et lorsque j’ai le bonheur de le recevoir je suis toujours affamée de lui, là nous prenons notre petit déjeuner ensemble. Je le mange tout entier et je bois son Précieux Sang pour me fortifier, et comme je suis très faible j’ai besoin de suralimentation alors il me donne à manger toute la journée et parfois la nuit comme un tout petit bébé. Ce repas consiste en des épreuves, souffrances, croix que je savoure toujours et comme dessert il me donne son amour en grande quantité que je dévore à pleines dents et parfois il me donne des gâteries spirituelles. Après cela comment voudrais-tu que je doute de sa miséricorde infinie? De son amour pour moi, après tant de preuves d’amour? »

– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, merci de ton amour. Un petit secret : tu sais lorsque tu t’offres avec moi à mon Père comme une petite hostie d’amour, mon Père accepte et te mange avec moi. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, excuse-moi je ne comprends pas très bien ce que tu veux dire. En nous mangeant comme hostie d’amour, est-ce que Dieu le Père a besoin de nourriture comme nous, ses créatures qui avons besoin de nous nourrir de ton corps et de ton Sang Précieux? »

– Jésus : « Mais chère petite épouse, ton jugement est bien simple comme un enfant. J’ai raison de t’appeler parfois mon tout petit bébé. N’oublie pas que nous les trois personnes de la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit ne sommes qu’un. Comment voudrais-tu que moi comme Fils victime, me donnant en nourriture aux âmes, je ne donnerais pas la première part à mon Père? 

Et cette meilleure part est le don total de tout mon être de tout mon amour. Tout ce dont il a besoin de nous c’est de l’amour pur, sincère, fidèle, un don total de tout notre être par amour. Il est un Dieu d’amour. Il est tout amour. Il ne nous demande que de l’amour. Sa nourriture n’est que l’amour, il se console avec notre amour. Comme toi il est affamé, il a faim et soif de son Fils, Jésus Hostie et de sa petite hostie d’amour. »

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Jeudi, le 7 janvier 1960

– Mimi : « Merci mon Dieu de m’avoir aidée à me lever. Personne ne peut savoir ce que je souffre. »

Il neige, je regardais tomber la belle neige blanche si pure.

– Mimi : « Que c’est beau, merci mon Dieu que tu es bon de faire tomber la neige pour purifier la terre. Je profite de l’occasion pour t’offrir autant d’actes d’amour, d’actes de contrition, d’actes de remerciement qu’il y a de neige qui tombe. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée si toutes les âmes acceptaient la neige comme moyen de purification cela serait très consolant et facile pour nous. C’est le contraire qui se produit. Les êtres humains se révoltent parfois et blasphèmes, s’impatientent. Seuls les cœurs purs, simples, les petits enfants se réjouissent. Combien abusent de la neige sous prétexte qu’il faut jouir de la belle nature et font certains voyages condamnables et ne reviennent pas l’âme blanche. Pauvres insensés ils oublient que nous voyons tout et qu’ils ne peuvent nous tromper. »

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Vendredi, le 8 janvier 1960

Mimi : Après confession. Je méditais sur la miséricorde infinie de Dieu pour moi, pour nous pauvres âmes.

– Mimi : « Merci mon Dieu de ta miséricorde infinie. C’est avec amour et repentir qu’au moment de l’absolution je m’approche de toi. »

Et suivant les conseils de mon directeur je me place avec ma douce Maman du ciel au pied de la croix près de mon Bien-Aimé et je baise avec amour ses plaies, surtout la plaie ouverte de son Divin Cœur où je puise avec délice le Sang Précieux de mon Bien-Aimé afin que je sois purifiée de toutes mes fautes pour être offerte à mon Père Éternel avec mon Bien-Aimé.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de verser ton Sang sur mon âme afin de l’inonder de ton amour miséricordieux. Ne permets pas mon Bien-Aimé que ton Précieux Sang coule inutilement sur mon âme. J’ai soif de ton Précieux Sang, donne-moi à boire s’il vous plaît et que chaque goutte me purifie. »

Pendant que je récite l’acte de contrition mon directeur me donne l’absolution, en son nom, en me pardonnant mes fautes. Comme c’est beau, que c’est grand le sacrement de Pénitence où l’amour miséricordieux se manifeste, se penche sur nos misères, nos faiblesses. Je me sens tellement près de lui avec toutes mes misères, mes faiblesses.

– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, plus tu connais tes misères, tes faiblesses, tes souffrances, tes chutes, plus je suis près de toi pour t’aider, lorsque tu t’approches de moi avec amour, confiance en mon amour miséricordieux. Si toutes les âmes pouvaient comprendre et avoir pleine confiance en mon Amour Miséricordieux et infini pour chaque âme. »

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Samedi, le 9 janvier 1960

Mimi : Je suis si heureuse de le recevoir que je voudrais faire partager ma joie à tout le monde.

– Mimi : « Je voudrais parcourir la terre pour te rendre gloire ô mon Dieu, pour prêcher ton amour, pour exalter ta miséricorde infinie envers tes enfants les plus misérables et je suis du nombre. Merci mon Dieu, merci mon Bien-Aimé. Mon Bien-Aimé quand tu es là en moi et que je suis si heureuse, est-ce que mon directeur ressent lui aussi du bonheur? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, quand je te fais une faveur, que je t’accorde une grâce spéciale, crois-tu que j’oublie ton directeur? Dans ce cas où serait l’union spirituelle de vos deux âmes que je dirige vers moi, que j’alimente (vos âmes) tous les jours de mon amour par la souffrance, par l’amour de la croix?

Ma chère petite enfant gâtée crois-tu que je ne vous porte pas tous les deux dans mon Divin Cœur? Si vous pouviez comprendre jusqu’où va mon amour pour vous, âmes privilégiées. Ma chère petite fille tu ne méritais pas tant de faveurs. Ta douce Maman du ciel a tellement intercédé pour toi et ton directeur a coopéré, il a été fidèle à suivre nos directives, nos conseils, il a même été au devant de nos moindres désirs. Il a accepté cette mission de diriger ton âme, de nous la rendre telle que nous l’avions prévue de toute éternité. Ce n’est pas toujours facile, agréable pour lui, surtout dans les moments de lutte avec ton ennemi. 

Il accepte tout avec résignation, avec amour pour accomplir notre Sainte Volonté sur lui et sur toi. Et toi ma chère petite épouse, maintenant que ton directeur t’a fixée sur la croix avec moi tu accomplis notre Sainte et Adorable Volonté, Père, Fils et Esprit Saint.

Ma Bien-Aimée c’est comme cela que je porte avec amour dans mon Cœur, les petites âmes qui se font hosties d’amour, victimes pour coopérer avec moi au salut des âmes.

Ne craignez pas, vous êtes bien là tous les deux dans mon Cœur rempli d’amour pour vous, et je vous garde jalousement pour toujours. Merci, mes deux petits enfants que nous aimons, merci de nous consoler sans cesse par votre amour de la souffrance et de la croix, acceptées avec amour sous le regard affectueux de votre douce Maman du ciel pour nous glorifier. »

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Dimanche, le 10 janvier 1960

Mimi : Grandes souffrances morales accompagnées de souffrances physiques. J’étais si épuisée, je pleurais comme un bébé.

– Marie : « Viens ma chère petite fille, pleure, oui pleure près de ta douce Maman du ciel, dis-moi ta peine, je te comprends et je t’aime. Je souffre aussi, avec toi. Je pleure mais je m’incline devant l’adorable Volonté de Dieu sur toi, son enfant privilégiée de son amour miséricordieux.

Mon Cœur de Mère souffre avec toi, je regarde tes larmes comme des perles précieuses que je garde afin de les offrir toutes, purifiées avec les larmes d’amour que mon Divin Fils a versées pour toi et les âmes. Reprends courage, ça ne sera peut-être pas bien long maintenant où Dieu le Père Éternel te rappellera à lui pour toujours. Pour te consoler, pense au jour où j’irai te chercher avec ton époux Bien-Aimé. Pense donc, ta Maman du ciel venir te chercher et je serai là près de toi au moment de ton dernier sommeil. Je te bercerai, je me tiendrai près de toi comme au jour de ton baptême parce que chaque jour en unissant tes souffrances à celles de mon Divin Fils, tu t’immoles par amour, tu restes toujours près de moi, près de ta croix et tu consoles le cœur d’une Mère éplorée. »

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Lundi, le 11 janvier 1960

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, si toutes les âmes comprenaient la valeur de la croix, la richesse de la souffrance, c’est à genoux et les bras tendus vers le ciel qu’elles demanderaient ce trésor afin de le posséder toujours. C’est le contraire qui se produit. Si les êtres humains ne veulent pas de croix et n’acceptent pas la souffrance comme moyen de sanctification, ils oublient le chemin, que j’ai choisi par amour pour eux, pour leur ouvrir le ciel, pour les rendre heureux pendant l’éternité. Pauvres insensés, ils croient qu’ils ont été créés pour jouir de tout et non pour souffrir un peu. Qu’est-ce que la souffrance des hommes à comparer avec ma souffrance, à ma passion, à ma mort sur la croix? Et pourtant j’ai tout accepté par amour. Qui peut comprendre le don total de l’Amour Infini? De l’amour de Dieu le Père Éternel pour les âmes? De la présence de l’Esprit Saint dans les âmes? Le monde cherche la paix, demande la paix, où vont-ils la chercher? C’est la paix de l’âme, du cœur, de l’esprit, qu’ils ont besoin en premier lieu.

La plaie dont souffre actuellement l’humanité est l’orgueil, oui l’orgueil qui a perdu le monde. Les hommes d’aujourd’hui se croient des dieux. Dieu de la richesse en dépouillant les petits, les pauvres. Dieu de l’amour, en détruisant tout ce que Dieu avait mis de beau, de bon, de pur, dans les âmes. On abuse même du mot amour, on s’en sert pour m’offenser. Dieu de la vitesse, pour détruire tout ce qui sortait des mains de Dieu, le Créateur. La vitesse pour exterminer le prochain et le bien d’autrui. Ils croient que par la vitesse ils peuvent créer. Pauvres insensés, ils crient victoire en regardant le progrès, le gratte-ciel, leur idole, les avions, pour satisfaire leur orgueil de petit génie, ils ne comprennent pas que tout ce qui sort des mains de l’homme a passé avant dans l’Esprit de Dieu. 

Le Créateur, Maître et Roi du ciel et de la terre est le domaine que Dieu le Père prête à ses enfants par pure bonté et que nous devons quitter un jour sur l’ordre de Dieu. Par leur mépris, leur indifférence et leur ambition, le monde mérite un châtiment.

Dieu ne condamne pas le progrès, même il appuie, il inspire, il aide. Tout ce qu’il condamne c’est l’oubli, le mépris de Dieu, le manque de reconnaissance à l’Être Suprême, le Père notre Créateur, Maître de toutes choses, Roi du ciel et de la terre.

Que dirait le monde si nous décidions un jour de les traiter de la même manière qu’ils nous traitent? 

Si je fermais la porte à mon amour, à ma miséricorde infinie? »

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Mardi, le 12 janvier 1960

Mimi : Une infirmière me téléphone pour me dire que c’est mon devoir d’aller à l’hôpital pour subir une autre opération.

− Infirmière : « Vous n’avez pas le droit de vous laisser aller, c’est un suicide à petite dose. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que dois-je faire? Tu sais dans quelle situation je me trouve, je ne puis laisser maman malade, âgée, penser à moi! »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ta souffrance m’appartient. Donc attends notre heure, si c’est un crime pour toi d’après les médecins de ne pas aller subir cette opération grave, le crime serait bien plus grand pour eux de tenter l’opération. Une chance sur cent donc 99 contre toi. Ne crains pas je suis toujours avec toi puisque notre union est l’amour dans la souffrance, donc un échange. Quand je t’aime tu souffres et quand tu souffres je t’aime, n’est-ce pas merveilleux!

Ma Bien-Aimée, une nouvelle souffrance sera ajoutée, à tant d’autres, celle de la critique de la part des médecins, parents, amis au seul sujet de ta maladie. Celui qui prend mes intérêts et qui a la charge de ta petite âme te sera fidèle et quelques petites âmes qui te suivent, ayant le même idéal que toi et marchant avec moi sur le chemin de la souffrance. Peu importe le jugement du monde. 

Ma Bien-Aimée j’ai parcouru le chemin douloureux du calvaire et par ta mission de victime tu dois me suivre. Donc ma petite hostie d’amour, ma petite victime, ne me quitte pas, reste fixée à ta croix. Je t’aime tellement ma petite G….. à moi rien qu’à moi pour toujours. »

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Mercredi, le 13 janvier 1960

– Mimi : Voyant que mon directeur souffrait beaucoup d’une jambe je demande à ma douce Maman du ciel de veiller sur lui.

– Mimi : « Tu connais son bonheur de venir me porter ton Jésus qu’il aime tant, ne permets pas qu’il tombe avec la Sainte Trinité, aide-le à marcher s’il vous plaît. J’ai confiance en toi ma douce Maman du ciel et je te remercie. »

– Marie : « Ma chère petite, ne crains pas, je veille sur lui et le protège. Je le porte dans mes bras de Mère. Malgré son âge avancé il est toujours mon enfant que nous aimons parce qu’il souffre avec résignation par amour pour nous et les âmes. »

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  Jeudi, le 14 janvier 1960

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’aime, je ne pourrai jamais cesser de te redire mon amour. »

Depuis que le rayon d’amour de Jésus a pénétré dans ma pauvre petite âme par la communion, c’est un martyre de vivre sans lui, je ne suis jamais rassasiée. Sa douce visite est attendue avec bonheur, avec impatience et je suis si heureuse avec lui, mon amour.

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Vendredi, le 15 janvier 1960

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, offre-moi s’il vous plaît avec ton Jésus à Dieu le Père, je souffre tellement aujourd’hui. »

Souffrance physique et morale et justement la personne qui me faisait le plus  souffrir me dit : « Je trouve que tu fais pitié. »

Rendue à bout j’étais pour répondre à ses remarques. Mais tout à coup mon Bien-Aimé était là.

– Jésus : « Ma chère petite ne pleure pas je suis là. Je vois tout, j’entends tout et je t’aime ma petite hostie d’amour. Ma Bien-Aimée, pour glorifier mon Père tu dois me suivre. N’oublie pas nous sommes tous les deux sur la même croix par amour pour notre Père et les âmes. Durant ma passion combien de personnes ont eu pitié de moi? »

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Samedi, le 16 janvier 1960

Mimi : Une amie me téléphone pour me dire qu’elle allait faire un voyage à Rome.

– Mimi : « Comme cela nous sommes deux voyageuses. Toi tu pars pour la ville éternelle et moi je me prépare pour faire le voyage à la vie éternelle. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, en effet, un voyage avec moi pour être heureuse pendant l’éternité. Je compte les jours où notre amour, notre union sera parfaite dans la gloire de notre Père. Pense donc ma chère petite épouse, tous les deux chez nous dans la demeure de notre Père, que j’ai hâte! Peu importe ce que tu souffres en ce moment, plus ta souffrance est grande, plus tu es agréable à mon Père parce que tu me ressembles et qu’en acceptant tout par amour tu le consoles, lui le Père tant aimé, la Bonté Infinie et parfois tant oubliée et méconnue des âmes. »

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Dimanche, le 17 janvier 1960

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît, viens à mon secours, je suis prise avec une tempête intérieure, ma petite barque s’en va à la dérive et tu sembles dormir. »

– Jésus : « Ma chère petite fille, si tu crois que ta barque va à la dérive, rien ne t’oblige à rester dedans si tu es en danger. Jette-toi et plonge dans l’océan infini de ma miséricorde. Entre nous, je semble dormir mais mon Cœur veille. »

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Lundi, le 18 janvier 1960

Mimi : Je méditais sur ma vie.

– Mimi : « Pourquoi mon Bien-Aimé ai-je commencé si jeune à t’offenser et pourquoi m’avoir attendue si longtemps? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée est-ce que tout jeune enfant est responsable de la peine qu’il fait à ses parents? Est-il toujours conscient de la gravité de ses actes? Je t’ai attendue si longtemps parce que je voulais ton petit cœur libre, ne l’oublie pas. Tu es l’enfant de la Miséricorde, l’enfant chérie de mon Père la bonté infinie, le Dieu de l’amour. »

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Mardi, le 19 janvier 1960

Mimi : Je me préparais à écrire, mon ennemi déteste cela, il me dit :

– Satan : « Pauvre petite fille, tu devrais avoir peur de mourir, tu te damnes davantage et ton supplice sera plus grand qu’une autre personne parce qu’en écrivant tu trompes ton directeur, tu vas scandaliser certaines âmes qui lisent tous tes mensonges. Tu fais du tort à la religion, tu abuses de ses grâces, c’est pour cela que Dieu te rejette et va te juger sévèrement. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée comme il est jaloux ce malin. Ma chère petite hostie d’amour, qui va te juger, est-ce lui ou c’est nous? Ma Bien-Aimée ne te laisse pas distraire par ses mensonges. Il déteste que tu écrives, parce que tu es entre nos mains un tout petit instrument qui sert à travailler pour la gloire de Dieu et les âmes. Ma chère petite épouse, est-ce que Dieu le Père va commencer à juger l’Esprit Saint? Et tes agissements, est-ce qu’il va condamner une âme qui suit ses conseils et qui marche continuellement sous l’inspiration de l’Esprit Saint et l’Esprit de Dieu est l’Esprit de Vérité, de Paix et de Force. »

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Mercredi, le 20 janvier 1960

Mimi : Il me demande d’appliquer sur une personne malade quelques mèches de mes cheveux.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, que peut faire des cheveux pour une personne malade? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée ce n’est pas la matière qui compte, c’est l’obéissance, l’humilité, souviens-toi de Bernadette à Lourdes! Ma Bien-Aimée je n’ai pas besoin de tes cheveux pour faire des merveilles, je voulais m’assurer de ta fidélité, de ton entière soumission à notre Sainte Volonté.

Ma chère petite hostie d’amour reste toujours soumise et continue d’obéir aveuglément comme un tout petit bébé. »

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Jeudi, le 21 janvier 1960

Mimi : Moment pénible pour moi par de grandes tentations.

Voilà que je baise avec amour notre petit crucifix et je récite cette belle prière du don total. Je suis si heureuse et c’est par cette offrande que je retrouve chaque jour la force nécessaire pour accomplir mon devoir d’état.

− Père Éternel : « Ma Bien-Aimée tu n’es pas la seule à avoir du bonheur. Nous aussi nous nous réjouissons par le don total de tout ton être. Tu nous consoles en nous donnant la plus grande preuve de ton amour. Cette belle prière sera une source de bénédiction qui rejaillira sur les âmes, spécialement sur les âmes des pécheurs les plus endurcis. En unissant cette prière à l’effusion du Sang Précieux de mon divin Fils vous obtiendrez de grandes conversions et de grandes grâces pour les agonisants. Par cette prière, cette offrande avec mon divin Fils, les âmes seront inondées par mon Amour Miséricordieux. »

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Vendredi, le 22 janvier 1960

Mimi : Je méditais sur l’amour de Dieu le Père pour moi, de sa miséricorde infinie.

Je pleurais de joie à la pensée que par amour il me donne son divin Fils pour Époux, pour compagnon de tous les jours, et encore par amour il me donne la même part que son divin Fils en me donnant l’amour de la souffrance, de la croix. Toujours par amour il me donne une Maman qui m’aime et me protège.

– Mimi : « Merci mon Dieu, mon Père. »

– Jésus : « Mais oui ma Bien-Aimée, nous t’aimons, avec ta douce Maman du ciel redis en ce jour le Magnificat en disant humblement : Mon âme glorifie Dieu car il a fait et fera beaucoup pour mon âme, pauvre petite créature entre ses bras puissants. Ma Bien-Aimée, chaque jour tu récites la belle prière du don total. Tu nous consoles tellement et nous sommes presque forcés de te donner plus, à te combler, à te donner plus pour les âmes confiées à tes souffrances, à ton amour. Merci ma Bien-Aimée, merci. Ma chère aimée, en te donnant plus tu recevras le don royal de la croix et tes souffrances seront acceptées comme des joyaux. »

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Samedi, le 23 janvier 1960

– Mimi : « Mon Dieu, mon Bien-Aimé, voudrais-tu guérir s’il vous plaît mon directeur, il est très souffrant. »

− Père Éternel : « Ma Bien-Aimée je ne le puis pour le moment. Par ta demande tu agis exactement comme si tu me demandais d’enlever mon divin Fils sur la croix. Que deviendrait la victime sans la croix? Que serait notre travail d’équipe? Ma Bien-Aimée, si tu as un idéal à atteindre pour sauver des âmes, pense que ton directeur, par son sacerdoce, en a un plus grand. Il le sait, il le comprend. Il l’accepte, il est trop généreux pour oser nous demander de le soulager ou de le guérir. À son âge il connaît bien la route du bonheur, l’amour dans la souffrance, l’amour de la croix. Ma chère petite je t’en supplie laisse-nous agir en lui, ce que nous faisons pour lui ne te regarde pas. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon. Je ne voulais pas te faire de peine. Si je t’ai demandé de le guérir ce n’était pas seulement pour moi, je pensais aux âmes qui auront besoin de lui, de ses services pendant la Grande Mission. Mon Bien-Aimé, toi-même tu le disais : Demandez et vous recevrez. »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, ma Bien-Aimée, si je t’ai parlé comme cela c’est pour te faire comprendre la valeur du prêtre, la grandeur du sacerdoce, l’idéal que tout prêtre devrait avoir, l’amour de la souffrance et de la croix pour coopérer au salut des âmes. 

C’est à tous les moments de sa vie que le prêtre doit s’offrir en victime, combien négligent, ils ne s’offrent qu’au moment du Saint Sacrifice. Tu sais ma Bien-Aimée, une âme victime n’est jamais traitée comme les autres, et lorsqu’elle est marquée par Dieu le Père, elle reste toujours sa victime d’amour pendant toute l’éternité. Viens, ma toute petite G…. ne pleure pas. Tu sais, ton directeur est une âme choisie par nous pour coopérer avec nous au salut des âmes, une âme victime, c’est pour cette raison que nous l’avons choisi pour diriger ta petite âme, car il connaît si bien comment doit marcher une âme victime sur le chemin du calvaire, chemin douloureux de la croix. Pour me suivre, pour aller vers mon Père tant aimé, seul l’amour de Dieu et des âmes peut aider une âme victime à avoir un idéal spirituel et à l’atteindre, pour la plus grande gloire de Dieu le Père Éternel, notre Père. 

Maintenant, ma chère petite hostie d’amour, remarque bien, je ne défends pas de demander, de soulager ton directeur et durant le temps de répit que je lui accorderai, je déposerai sur toi la plus grande part de ses souffrances. Car il faut que l’équipe travaille sans cesse; avec ce qu’il aura à souffrir il aura aussi sa part. Ma Bien-Aimée, acceptes-tu cette offre? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu le sais bien que j’accepte, pourquoi me le demander? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, si je t’ai demandé cela c’était pour respecter ta liberté et en même temps m’assurer sur ton amour. Je te remercie, ma Bien-Aimée, ma petite hostie d’amour que j’aime tant. »

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Dimanche, le 24 janvier 1960

Mimi : Je souffrais terriblement, je pouvais à peine respirer.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’aime. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse, je te regarde avec amour et dans les moments les plus critiques, pénibles, viens simplement regarder notre petit crucifix et baise-le avec amour en me disant que tu m’aimes et ajoute :

« Me voici mon Dieu, Père très Saint, mon Père acceptez-moi avec votre divin Fils, me voici pour faire votre Sainte Volonté. Recevez-moi par les mains de Marie Immaculée. »

Ma chère petite hostie d’amour il faut remercier souvent, très souvent Dieu le Père pour son amour, sa miséricorde infinie envers les âmes, surtout la tienne qui nous a coûté si cher. Ton directeur a fait sa large part et nous le remercions parce qu’il a coopéré avec nous pour sauver ta petite âme, pour nous la remettre. »

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Lundi, le 25 janvier 1960

Mimi : Quelqu’un me faisait des reproches.

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, voudrais-tu me faire plaisir et me prouver encore plus ton amour? Quand tu recevras des reproches non justifiés, des insultes, des injustices, accepte tout avec encore plus d’amour et intérieurement dis-moi « Merci mon amour » et si c’est possible, après chaque injustice va baiser le front de la personne qui te blesse. Et pense à moi, à mon silence devant mes ennemis devant ta conduite d’autrefois et même aujourd’hui je ferme parfois les yeux sur tes imperfections, tes négligences. Je t’aime tellement ma petite hostie d’amour à moi, rien qu’à moi.

Ma chère petite épouse, vois jusqu’où va mon amour pour toi, même par tes manquements tu me consoles parce que tu reconnais ta profonde misère. Tu nous consoles parce que nous pouvons travailler librement dans ton âme. L’humilité est à la base de toute vie spirituelle, elle est le lien qui unit l’amour de Dieu à sa créature. Avec une âme sans défauts, sans péchés, la miséricorde du Père serait très difficile mais pas impossible. À quoi servirait mon Sang sur une âme qui n’a rien à se reprocher?

Comment l’Esprit Saint peut-il opérer dans une âme qui croit qu’elle possède toutes les perfections? Si aujourd’hui tu es devenue ma petite épouse, c’est que tu n’as plus rien à toi. 

Avec la grâce de Dieu, avec mon amour et le travail de l’Esprit Saint, sans oublier notre petit instrument (ton directeur) qui a dirigé ta petite âme, tu as fait le vide autour de toi et en toi afin que nous en prenions possession pour toujours et quand nous entrons dans une âme c’est pour l’embellir, la combler par l’amour de la souffrance, l’amour de la croix afin de la purifier. Et quand une âme est convaincue de l’amour du Père, du Fils et de l’Esprit Saint pour elle, qu’elle croit que Marie Immaculée est vraiment sa Mère, que la souffrance est un don précieux, que la croix est un Don Royal de l’amour, c’est à ce moment-là que l’âme devient notre instrument, notre victime, notre hostie d’amour. »

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Mardi, le 26 janvier 1960

Mimi : Une infirmière me faisait le reproche de trop travailler. Elle me disait :

− Infirmière : « Il faut être très, très prudente, votre cœur n’est pas fort. Avant longtemps les « sparteines » ne feront plus d’effet. »

Cela me faisait sourire, prendre tant de précautions pour un si petit cœur. Je lui répondis en riant :

– Mimi : « Ne craignez pas, mon petit cœur est encore assez fort pour contenir l’amour de mon Bien-Aimé. »

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Mercredi, le 27 janvier 1960

– Jésus : « Tu sais ma Bien-Aimée, les âmes privilégiées que je viens chercher ont toujours un cachet du ciel dans leur âme, dans leur cœur qui n’est plus qu’un souffle d’amour. Leurs yeux reflètent l’amour, la paix comme le tout petit bébé qui dort paisiblement dans les bras de sa maman. C’est pour cette raison que les gens abusent de ces petites âmes, parfois les gens deviennent avares de la présence de ces petites âmes surtout au moment de leur agonie. Le démon profite de la situation pour tendre ce dernier piège afin de détourner la petite âme de son Dieu.

Il ne devrait pas avoir beaucoup de personnes près des agonisants sauf notre représentant et les gens ayant assez d’esprit de foi, de piété, de conviction religieuse solide, d’amour de Dieu, de charité pour laisser toute liberté à cette petite âme et la laisser libre de s’épanouir dans l’amour de Dieu jusqu’à la fin sans intervenir. Combien de gens nuisent à notre représentant près des agonisants et parfois les larmes, l’affolement, les cris en sont la cause. Après cela les gens disent : Elle repose en paix : Pauvre petite âme, après avoir entendu cela. Il faut prendre beaucoup de précautions en bénissant les malades avec de l’eau bénite car les larmes, etc, sont sincères, humaines, mais il y a aussi les artifices du démon qui veut nous arracher une âme. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, au moment de ma mort est-ce qu’il y aura beaucoup de gens? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, dans nos moments intimes est-ce qu’il y a des témoins? Sauf ton directeur quand nous accomplissons notre travail d’équipe. Le moment de ta mort sera notre parfaite union, donc pas de témoin oculaire, sauf ton directeur qui nous remettra ta petite âme qui lui a été confiée d’une manière spéciale. Tu vas être surprise de constater qu’il y aura plus de présences invisibles qu’il y aura de gens près de toi au moment de ton dernier sommeil. Au moment où Dieu le Père te rappellera à lui pour toujours, ton directeur présentera, offrira ta petite âme que ta douce Maman du ciel viendra chercher et avec son divin Fils elle t’offrira à Dieu le Père. Ton ange gardien sera à tes côtés avec ton Saint Patron et Sainte Anne que tu as tant aimée, ta petite sœur, Sainte Thérèse, Saint Michel ton ami.

Médite bien sur ce tableau et relis ces pages où tu pouvais entrevoir ton entrée avec ton Bien-Aimé chez ton Père, le Dieu d’amour et qui, par sa puissance, a fait de toi sa petite hostie d’amour. »

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Jeudi, le 28 janvier 1960

Mimi : Une autre infirmière me disait :

− Infirmière : « Si vous ne vous ménagez pas un peu vous allez tomber. » 

– Mimi : « En effet, Garde, si je tombe je ne tomberai pas seule car mon Bien-Aimé me porte dans ses bras et si cela arrivait croyez-vous que ma douce Maman du ciel ne viendrait pas à notre secours, en voyant son Jésus et sa petite fille tomber, ses deux enfants? Vous savez, Garde, après avoir connu l’amour de Dieu, ce ne serait pas si pénible que cela de tomber dans ses bras pour toujours et j’ai tellement hâte que ce jour arrive. »

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Vendredi, le 29 janvier 1960

– Mimi : « Mon Bien-Aimé où allons-nous aujourd’hui pour sauver des âmes? »

– Jésus : « Où tu voudras ma Bien-Aimée. »

– Mimi : « Moi, mon Bien-Aimé te dire où je voudrais aller avec toi, je n’en suis pas digne. Tout ce que je désire est de faire ta Sainte Volonté. Mon Bien-Aimé regarde le fond de mon petit cœur. Tu le sais bien où je désire aller vivre avec toi pour toujours. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse je le sais bien que tu n’es pas digne de tant de faveurs mais avec moi ton Époux, sois simple, accepte ce que je te donne par amour. »

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Samedi, le 30 janvier 1960

– Jésus : « Maintenant que tu es tout à moi et que je suis tout à toi, tes désirs sont les miens. Tes misères mais surtout ta petitesse m’attire, me force presque à répondre à tes moindres désirs et parfois à tes caprices. Enfant gâtée de mon amour miséricordieux, enfant chérie de mon Père, enfant choyée de ma divine Mère, enfant privilégiée de l’Esprit Saint. Si tu veux plaire davantage à mon Père et nous prouver ta gratitude pour tant de bonté, offre-toi souvent, très souvent en récitant la belle et si touchante prière du don total.

Nous attendons beaucoup de ce chef d’œuvre de l’Esprit Saint, par cette prière vous êtes nos instruments entre nos mains. Par cette belle prière c’est le plus grand hommage que tu puisses offrir à mon Père en acceptant sa Sainte Volonté en tout par amour, en remettant tout par amour, enfant bénie de notre amour. »

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Dimanche, le 31 janvier 1960

Mimi : Souvent je lui demande d’être toujours avec lui, être près de lui, de le suivre comme une ombre. Devant la Majesté, devant la clarté de sa gloire je ne suis qu’une petite ombre que l’on ne voit pas, cachée aux regards humains. Je le suis sans cesse, je l’aime tant.

– Jésus : « Mais oui ma petite hostie d’amour, tu es plus près de moi que ton ombre, tu es tout à moi, je suis en toi et tu es en moi, par ton amour. Lorsque je t’ai acceptée comme épouse, comme hostie d’amour, il n’y avait pas d’ombre entre nous, c’était le lien, le don total de l’amour pour toujours et le jour de ta mort sera le jour de notre union parfaite pour toujours, union de l’amour avec l’amour infini de Dieu, l’union de l’amour avec le Fils par amour de la croix, l’amour des âmes, don total par amour. Sauf ton directeur, personne ne pouvait savoir jusqu’où va notre amour pour toi et personne ne pourra se douter de l’amour que tu as pour nous et ta vie aura passé comme une ombre dans l’ombre de notre amour et ta mort prochaine passera, comme un souffle de l’amour parfait. Que j’ai hâte, ma chère petite hostie d’amour. »


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