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TEXTE INTÉGRAL

 
Dimanche, le 21 février 1954 

– Mimi : « À peine quelques heures de sommeil, levée à 7 heures. À l’occasion de l’anniversaire de naissance de mon directeur, je devais assister à la sainte messe célébrée par lui. J’avais hâte et j’étais si heureuse, car durant cette messe il devait m’offrir à Dieu. Mais, voilà que les circonstances ont été changées. J’ai ressenti un grand désappointement. 

Cependant j’étais heureuse mon Bien-Aimé de t’offrir ce sacrifice au début de la journée. Cela m’a permis de méditer, de bien préparer ma communion avant l’autre messe. Que de vœux formulés en ce beau jour. 

Je te demande ô mon Bien-Aimé la grâce que mon directeur demeure toujours un bon et saint prêtre, dévoué, fidèle à te suivre comme il l’a toujours fait dans le passé. Je te demande aussi la grâce que son amour pour les âmes grandisse de plus en plus. Je demande à l’Esprit Saint que par ses lumières il continue de l’éclairer et que par ses conseils et ses exemples j’arrive à atteindre mon idéal pour la plus grande gloire de Dieu. Mon Bien-Aimé accorde-moi la faveur de lui être toujours très obéissante et soumise puisque c’est toi qui commandes par lui. J’ai une entière confiance en lui, en ses prières auprès de toi et c’est avec un grand respect que je m’adresse à lui parce qu’il te représente. Comme je désire t’aimer comme lui, avoir une vie remplie comme la sienne. C’est pourquoi à son exemple je travaille ferme à atteindre mon idéal moi aussi. » 

Puis je pense à notre travail d’équipe. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé apprends-moi à être très patiente. J’ai commencé mon bouquet spirituel que j’ai offert à mon directeur, c’est-à-dire messes, communions, heures saintes, chemins de croix, rosaires pendant huit jours. Je prie spécialement à toutes ses intentions, il est si bon pour moi, mais surtout pour mon âme qui lui a coûté bien cher. Je n’oublie pas tous les sacrifices qu’il a faits pour arracher au démon mon âme. Ma dette de reconnaissance est tellement grande! Mon Bien-Aimé, garde-le bien dans ton divin cœur, c’est la place qu’il mérite. Accorde-lui, s’il vous plaît, beaucoup de santé pour bien accomplir sa tâche surtout auprès des âmes que tu lui confies. » 

Qu’il fait bon entre tes bras mon Bien-Aimé! Ma douce Maman du ciel je te remercie pour la grâce obtenue ce matin. Ma douce Maman du ciel, je te confie toutes les âmes qui me sont chères. 

Mon Bien-Aimé je te remercie pour la grande grâce reçue ce matin, celle de te recevoir. Je suis si indigne, cependant dans ta grande bonté tu t’abaisses, tu te penches vers moi ô bonté infinie, je crois en ton amour miséricordieux pour moi. 

Ma douce Maman du ciel prête-moi ton cœur pour recevoir, pour adorer, pour aimer, pour servir ton doux Jésus comme il le mérite, je ne veux pas le perdre, je l’aime tant. Pour lui prouver mon amour, je veux continuer mon action de grâce toute la journée. C’est le seul moyen pour ne pas l’offenser et pour bien travailler au salut des âmes.

Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée à être patiente. J’ai dû attendre près d’une heure, assise sur une chaise, sans rien dire à écouter la lecture de lettres, que je connaissais déjà. Moi qui me proposais de lire ou écrire, je suis heureuse de t’avoir offert cette heure de patience.  

Comme le démon me tente à plusieurs reprises durant ce temps. Je ne craignais pas, car je savais que tu étais présent en moi et qu’avec toi je puis tout. Tu le sais, je ne veux pas te perdre, te déplaire, ni faire de la peine à cette personne en paraissant contrariée. 

Bonsoir mon Bien-Aimé, à demain. J’ai hâte de te recevoir, augmente en moi ton amour. 

Ô Esprit Saint aide-moi s’il vous plaît à bien comprendre ce que Dieu attend de moi et d’y être fidèle. 

Ma douce Maman du ciel protège ton enfant qui tremble et qui se réfugie dans tes bras. Laisse-moi reposer sur ton cœur de mère. J’ai besoin d’un appui, j’amène avec moi toutes les âmes surtout des pauvres pécheurs comme moi et souviens-toi ô ma douce Maman du ciel des pauvres âmes du purgatoire si délaissées. 

Mon Bien-Aimé je te désire de plus en plus.

Mon bon ange gardien, mon saint patron veillez sur moi. »  

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 Lundi, 22 février 1954

 –  Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre toute ma journée. Comme je me sens fatiguée, à peine quelques heures de sommeil. Je ne pouvais dormir je souffrais trop physiquement, mais la principale raison était que j’avais hâte de te recevoir mon Bien-Aimé. Il fait si beau aujourd’hui, je te remercie pour le rayon de soleil si encourageant. 

Comme tu me le demandais, ce matin mon directeur m’a offerte à Dieu. Avec recueillement et le respect d’un ange il a élevé cette blanche hostie et m’offrait. Je me suis unie à cette offrande. Je ne puis exprimer ici ce qui s’est passé à ce moment précieux. J’aurais aimé que ces minutes durent toute la vie, et c’est avec amour que je regardais cette blanche hostie où tu étais réellement présent avec nous. J’étais si heureuse, mon cœur battait si fort, je ne cessais de dire : « Je t’aime mon Seigneur et mon Dieu, je crois, je t’adore et je t’aime. Je m’offre à toi pour toujours. 

Oui, mon Bien-Aimé, c’est avec joie que je me jette entre tes bras, j’accepte ta Sainte Volonté. Je veux désormais te laisser travailler en mon âme, te laisser maître de toute ma personne en tout et toujours. Je te confie mon âme, mon esprit, mon corps, mon cœur, règne sur moi. Fais de moi ce que tu voudras, je suis à toi. Je m’offre aussi avec toutes mes misères, mes faiblesses, je suis persuadée que sans toi je ne suis rien et ne peux rien. Je veux à l’avenir combattre mes défauts, mes imperfections, mon manque de confiance qui te font tant souffrir. Combien de fois ai-je été la cause de tes souffrances par mon manque de confiance. Toi mon Dieu le tout puissant, mon créateur, toi la miséricorde infinie, je te demande sincèrement pardon mon Bien-Aimé, mon amour. 

Je désire t’aimer encore plus, je désire que toute ma vie s’écoule dans l’ombre. Je veux rester cachée en toi où personne ne pourra deviner notre amour, notre union. 

Comme ma douce Maman du ciel, je garderai dans mon cœur ce secret. Je le garderai comme un trésor caché dans ma petite demeure intérieure où personne ne peut pénétrer.  Dans les moments de faiblesse, de découragement, fais-moi la grâce de me rappeler ce beau jour où j’irai tout de suite vers toi mon Dieu, mon refuge. J’ai tellement besoin de toi. Je ne veux plus rien te refuser, je garderai devant les yeux mon idéal. 

Oui, je veux te suivre, je veux porter ma croix de chaque jour avec amour et résignation. Je désire expier mes péchés, réparer les péchés des pauvres âmes; je te demande pardon, miséricorde pour eux et pour moi. En regardant le calice, je te voyais cloué à la croix versant ton sang divin par amour pour moi. Moi aussi mon Bien-Aimé j’accepte avec amour le genre de mort que tu désires m’envoyer.  

À plusieurs reprises tu m’as avertie que je devais mourir victime de ton amour. Combien de fois je me suis inquiétée sur ce sujet, pauvre nature humaine. Je te promets de ne plus chercher à comprendre comment. Je te demande pardon d’avoir douté de toi. Si j’avais eu une pleine confiance, j’aurais accepté ta sainte volonté. Si je cherchais à savoir le genre de mort, c’est que je pensais trop à moi, pas assez à toi, égoïste que j’étais. Maintenant que je me suis offerte, j’accepte la mort que tu me réserves, car j’ai confiance que tu me soutiendras de ta grâce, de ton amour pour moi. Si tu m’avais laissée à moi-même, quelle mort aurais-je faite il y a plusieurs années?

( Mimi aurait 39 ans…elle est né 1915) 

Mais dans ta grande miséricorde infinie, tu m’offres de te suivre, de partager même tes souffrances, tu m’offres ton ciel pour l’éternité! Ô bonté infinie, merci, merci d’avoir été patient. 

Garde-moi toujours près de toi, aide-moi à être fidèle à ton service jusqu’à ma mort. J’ai bien de la bonne volonté mais je suis faible et je me décourage vite. Je t’en supplie, donne-moi la force et le courage nécessaires pour bien accomplir mon devoir d’état et la mission que tu désires me confier pour glorifier Dieu. 

Ô Esprit Saint éclaire-moi. J’ai besoin de tes lumières célestes. 

Ma douce Maman du ciel, dirige mes pas, apprends-moi à rester bien petite, bien humble, apprends-moi aussi à fuir et à détester le péché et de tout ce qui pourrait m’éloigner de ton doux Jésus. » 

– Marie : « Ma chère petite si tu savais le bonheur que je ressens aujourd’hui, oui offre-toi souvent avec mon fils Bien-Aimé, à Dieu le Père, c’est le plus grand hommage que tu puisses lui rendre, lui le Dieu Tout Puissant, le Créateur du ciel et de la terre. 

Maintenant, ma petite fille, je t’aiderai. Ensemble nous travaillerons ferme à corriger tes défauts. Je ne te demande qu’une chose, ne te laisse plus abattre par tes ennemis, ne crains pas, je vais te protéger comme je l’ai toujours fait. Fais-moi confiance. Aime-moi. Pour parler plus intimement avec mon Jésus, emprunte-moi mes paroles, mes sentiments, mon amour, ma petite. Prie avec confiance et humilité, ne te gêne pas pour lui témoigner ton amour, ta reconnaissance. Comme il aime la simplicité de l’enfant. Devant nous tu es si petite. »

–  Mimi : « Mon Bien-Aimé depuis plusieurs heures que je désirais m’entretenir avec toi, mais tu connais la situation (lecture à haute voix.) Enfin avec résignation et patience en pensant à toi j’ai dû attendre plusieurs heures avant d’écrire. Je suis bien fatiguée de cette lutte intérieure, mais puisque c’est pour toi je ne veux plus rien te refuser. À demain, j’ai hâte de te recevoir. Donne-moi s’il vous plaît ton esprit de sainteté, augmente en moi l’amour des âmes, car je veux sauver beaucoup d’âmes pour te les offrir. »

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Mardi, 23 février 1954

 
–  Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, je veux travailler avec toi aujourd’hui, je t’offre toute ma journée, j’ai besoin de toi, de ton amour.  Une messe pour le repos de l’âme de ma chère petite sœur, mon directeur a célébré le saint sacrifice encore une fois.

J’ai eu le grand bonheur de te recevoir, j’ai tellement besoin de toi. Cette union, je la désire de plus en plus. J’ai besoin de ton amour, je me sens si seule parfois, mais, peu importe que je sois délaissée, oubliée, pourvu que tu sois là toujours présent en moi. Tu sais, je ne puis rien sans toi. Tu es mon espoir, mon espérance, mon soutien. Je ne désire qu’une chose, ne jamais te perdre par le péché, même les plus petits, je les regrette tous. Augmente en moi la patience c’est ce que j’ai besoin aujourd’hui. 

Il faut que je sois charitable envers les deux personnes en ne paraissant pas ennuyée par leurs récits que je connais depuis longtemps. Elles ne semblent pas s’apercevoir que cela me fatigue, me contrarie, car cela dure depuis plusieurs heures, presque toujours les mêmes histoires. Je me dis parfois, que de temps à perdre, que de choses que je pourrais faire. Par amour pour toi et aussi pour vaincre mon impatience je m’efforce de paraître intéressée. Je te remercie de ton aide, car si tu n’étais pas présent en moi je ne sais pas ce que je pourrais faire. »  

Le démon en profite pour me décourager me disant : 

– Satan : « Tu crois avoir été agréable à Dieu en offrant ces petites luttes intérieures! Tu as été hypocrite en paraissant intéressée à la conversation. 

Tu es trop lâche pour admettre que j’ai raison. Ouvre les yeux et regarde la valeur de tes actes. » 

– Jésus : « Ma chère petite ne te désole pas, ferme tes oreilles à ces discours trompeurs. Crois en moi qui suis la Vérité. Offre davantage ces petits coups d’épingle et pense à moi. Ai-je été hypocrite en gardant le silence devant les accusations de toutes sortes, devant le récit des hommes que je connaissais? Mon Père connaissait mon désir et cela a suffi. Moi je te connais, je connais tes intentions ma chère petite et ne te laisse pas abattre. » 

– Mimi : Récitation de mon rosaire. Après, pratique de piano pour me distraire, voilà des mois que je ne joue plus, je n’étais pas satisfaite. 

– Jésus : « Ma pauvre petite, sois patiente, vois-tu l’importance de la pratique de tous les jours? C’est la même chose dans l’ordre spirituel. Pour atteindre la sainteté, il faut la pratique de tous les jours, pratique de l’amour, de la charité, pratique de toutes les vertus, de la confiance afin d’offrir à mon Père quelque chose d’agréable. Ma chère petite sois patiente, pense un peu, si au lieu de te laisser tenter de tout abandonner, tu faisais vibrer les élans de ton cœur tout en jouant, quelle belle mélodie nous pourrions entendre tous les deux. Je m’en contenterais. Tu as beaucoup de travail à faire n’est-ce pas, même dans ce domaine. Je t’aiderai, je suis musicien à mes heures. C’est moi qui inspire l’artiste, le compositeur, c’est moi qui ai guidé les doigts du saint roi David lorsqu’il me rendait hommage en jouant de la harpe.

Ma chère petite si tu entendais chanter le chœur des anges pour glorifier mon Père, c’est encore moi qui en suis le directeur. Maintenant crois-tu que je puis tout, que je suis capable de t’aider à développer ce talent pour la gloire de Dieu. » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon pour mon moment de faiblesse, j’ai confiance en toi, je crois que tu es Tout Puissant et je crois aussi que sans toi je ne suis rien. Je te remercie pour ce talent que sous ta conduite je ferai fructifier pour Dieu. Que j’ai hâte d’entendre ces mélodies célestes. J’espère qu’un jour j’irai au ciel jouer et chanter tes louanges. »

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Mercredi, 24 février 1954

 
– Jésus : « Ma chère petite donne-moi tout, garde jalousement le secret de nos entretiens sauf à ton directeur, par esprit d’humilité offre-moi tout cela. » 

– Mimi : « Je promets de ne rien te refuser, je m’abandonne entre tes bras divins avec amour et confiance. 

Ma douce Maman du ciel, je veux aller à Jésus par toi, aide-moi s’il vous plaît. Par mortification je garderai le silence devant certaines situations désagréables, cependant je suis tentée de donner mon opinion. 

Mon Bien-Aimé aide-moi à garder le silence, j’ai besoin de toi. » 

Messe pour le repos de l’âme de ma chère petite sœur. 

– Mimi : « Je suis heureuse, c’est mon directeur qui a célébré le saint sacrifice de la messe. Il me semble que notre travail d’équipe est complet lorsque nous sommes ensemble tous les trois. 

J’ai eu le grand bonheur de communier, j’ai demandé à ma douce Maman du ciel de me prêter son cœur afin de mieux te recevoir, je suis si indigne, j’ai honte de m’approcher de toi qui es si pur, mais je sais que tu es infiniment bon et miséricordieux. Tu auras pitié de moi. C’est précisément parce que j’ai besoin de toi que je m’approche et je suis certaine qu’à ton contact je deviendrai plus forte, et que mon amour grandira. 

Je me donne toute à toi, je te laisse libre de transformer mon âme, arrache, déracine tout ce qui te déplait, je veux tellement te plaire, t’aimer, te servir, travailler avec toi. J’ai toujours devant les yeux mon idéal, seulement sans toi je ne puis rien. J’ai besoin d’appui, de force, de préparation pour entreprendre la mission que tu m’offres. Que ta Sainte Volonté soit faite toujours et partout. 

J’ai hâte de te recevoir demain, j’ai tant besoin de toi¸ ô amour suprême, mon unique amour, mon Dieu à moi, mon époux Bien-Aimé. »

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Jeudi, le 25 février 1954

 
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre toute ma journée. J’ai besoin de toi, je souffre terriblement. Je puis à peine me remuer, le cœur est très agité, donne-moi la force nécessaire pour bien remplir ma journée. » 

Enfin j’ai pu assister à la sainte messe célébrée par mon directeur, j’ai communié. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu vois le travail à faire en mon âme. Pour te plaire je vais garder le silence, aide-moi s’il vous plaît à corriger mes défauts. Mon Bien-Aimé, dans quelques instants tu vas venir en moi, dans ma pauvre âme, mon directeur va te déposer sur ma langue, oui cette langue qui t’a tant de fois offensé, je te demande pardon. » 

– Jésus : « Ma pauvre petite tu n’es pas seule qui m’aies offensé de la sorte. En effet comme les hommes se servent mal de cette langue, ils en abusent pour m’offenser, pour jouir de différentes manières par la boisson, gourmandise, etc… sans oublier les autres péchés, calomnies, blasphèmes, médisances, et bien d’autres encore. Et pourtant si l’on savait l’importance de cet organe, j’avais tout prévu, je désirais que cette langue serve à louer, à glorifier mon Père, à prier, à prêcher, à pardonner, à nourrir l’âme et le corps, mais les hommes en abusent et s’en servent mal. 

Maintenant ma petite pense souvent à ce que je te dis : Tu me fais tant plaisir lorsque tu gardes le silence, n’oublie pas que tu mérites. Reste aussi dans la solitude, afin de méditer mes paroles.

Regarde ma divine Mère, Elle aimait la solitude! Et, moi-même je ressentais souvent le besoin d’être seul pour prier, pour parler à mon Père qui est dans le ciel. 

Et nous, ma chère petite, nous avons besoin d’être seuls, pour nous parler, pour échanger nos doux aveux, pour préparer notre prochaine rencontre. Pense au ciel, pense à moi, pense à l’éternité. Pense à ce que sera ta vie avec moi sur la terre; pense à ce que sera ma vie avec toi au ciel; pense à ce que serait ta vie sans moi. » 

– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé, je veux bien préparer notre union. Avec ton aide, je commencerai dès aujourd’hui la lutte à cette langue. Avec toi en moi il n’y aura pas de place pour laisser passer la critique, la médisance, la calomnie. 

Je t’aime, ô Dieu miséricordieux. Pour te faire plaisir, je veux réparer mes péchés. À l’avenir plus de mensonges, aide-moi toi qui es la Vérité, plus de critique, aide-moi toi qui es justice, plus de gourmandise, aide-moi toi qui es le pain vivant. Oui, je désire désormais me servir de ma langue que pour te rendre grâce, pour prier, pour te remercier, pour te demander pardon. Je veux me servir de cette langue pour glorifier Dieu, et les saints, pour faire connaître tes bienfaits, ta grande miséricorde, mais surtout ton amour pour les âmes. Merci de me faire comprendre mes erreurs. »

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Vendredi, le 26 février 1954

– Mimi : « Merci d’être venu à mon réveil, comme je suis heureuse près de toi. J’ai assisté à la sainte messe, j’ai communié. Je me sentais bien mal, cependant je te remercie de ton aide dans tout. » 

La lutte devient de plus en plus intense, et cette voix qui ne cesse de me répéter : 

– Satan : « Profite de l’occasion qui t’est offerte de prendre certaines libertés. » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu es plus fort, aide-moi à supporter cette tentation. » 

Visite à l’église malgré mon état de sécheresse spirituelle. 

– Mimi : « C’est près de toi mon Bien-Aimé que je retrouve la paix, comme j’aimerais être toujours près de toi, je te sens si loin aujourd’hui. Quand donc viendra ce jour où notre union sera parfaite? » 

– Jésus : « Prépare-toi ma petite, ce que tu endures en ce moment est un signe avant-coureur de la fin de tes misères. Offre bien tout, par tes souffrances morales et physiques tu expies et mérites. Dans quelque temps je te demanderai plus, car je veux te purifier davantage, prouve-moi ton amour en acceptant. Tu sais maintenant pour qui prier, c’est pourquoi je te confie ces âmes, il me les faut. Tu auras beaucoup à souffrir.

Rappelle-toi qu’une seule âme a coûté le sang d’un Dieu. Pour ce qui se passe en toi, pour vaincre cette tentation qui fait rage depuis plusieurs jours, demande à ton directeur la permission de prendre les grands moyens pour l’apaiser. Qu’il te dise comment faire pour garder la pureté. Ouvre-lui toute grande la porte secrète de ton âme, fais-lui confiance, il me remplace auprès de toi. J’attends beaucoup de toi, et il le sait, va sans crainte, je te le répète, il te comprend, car il a beaucoup souffert; laisse-le travailler en ton âme comme si c’était moi. 

Marche ma petite, ne regarde pas en arrière. Ton passé n’est plus, aujourd’hui c’est le temps de me trouver, l’avenir sera pour me posséder. » 

– Mimi : « Pauvre nature humaine qui est continuellement troublée, aide-moi s’il vous plaît dans cette lutte, je n’en peux plus, mon Dieu je ne veux pas vous perdre. Mon Bien-Aimé où es-tu? Je t’aime tu le sais bien. 

Ma douce Maman du ciel, entends-tu mes plaintes? Viens vite j’ai besoin de toi, je me réfugie dans tes bras, et laisse-moi me reposer un peu sur ton cœur toi qui es le refuge des pécheurs, la consolatrice des affligés. Je viens à toi avec confiance et amour, après tout je suis toujours ton enfant qui t’aime. » 

– Mimi : J’irai vers mon directeur, je lui ferai part de mes tentations, et cela me fera faire un acte d’humilité.  

– Jésus : « Ma petite vas-tu chez le médecin quand tu es bien portante? N’oublie pas que ton directeur est le médecin de ton âme. Si tu veux guérir de ton mal, dis-lui tout et sois très obéissante. »

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Samedi, le 27 février 1954

 
– Mimi : « Comme j’ai été troublée par le démon qui avait emprunté ta voix, et même tes paroles. Il me suggérait certaines libertés à prendre, je ne savais que faire, je me demandais où est la vérité. Est-ce toi mon Bien-aimé ou l’autre? C’est alors que j’ai consulté mon directeur. Je lui expose la situation, même chose, et il me déclare que c’était le démon qui voulait me troubler, comme je déteste ce démon menteur. 

J’étais heureuse d’entendre les paroles si encourageantes de mon directeur, il m’a fait comprendre une fois de plus ta grande bonté, ta grande miséricorde envers moi. Comme j’aimerais te prier, pouvoir t’aimer comme il le fait si bien. Cette lutte n’est pas finie. 

Mon Bien-Aimé, je crois que tu es présent en moi, augmente ma confiance et mon amour. Je suis terriblement fatiguée, je souffre beaucoup; ce qui me console, est que je suis certaine que ma souffrance, unie à la tienne, n’est pas inutile, et est agréable à Dieu, parce que je fais sa Sainte Volonté. Cela me donne du courage pour continuer la lutte, et suivre mon chemin vers le ciel. Je sais que tu m’aimes, je veux marcher à tes côtés, avec toi je veux sauver beaucoup d’âmes, garde-moi entre tes bras, sans toi je ne puis rien. 

Ma douce Maman du ciel protège-moi, guide-moi comme ton enfant. »

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Dimanche, le 28 février 1954


– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme je t’aime, je t’offre toute ma journée. Je souffre beaucoup, je te remercie de cette souffrance, car avec toi elle est méritoire. Je veux aussi expier mes péchés et ceux des pauvres âmes.  

Je me proposais de te visiter au reposoir à l’occasion des 40 heures. Je voulais t’offrir des heures saintes, d’amour, d’adoration, de réparation, de demande, de remerciement. Mais voilà j’ai fait mes heures saintes à la maison d’une autre manière. Visite d’une cousine avec sa petite fille. Comme j’ai dû être patiente pour ne pas paraître contrariée. J’accepte ta Sainte Volonté, je me disais, j’irai ce soir. Bon! Il faut que je garde les deux plus petits, j’étais si fatiguée, mais pour toi mon Bien-Aimé j’accepte ta volonté et non la mienne. Il ne faut pas que ces chers petits s’aperçoivent que j’étais contrariée. Apprends-moi à être généreuse. 

Merci de ton aide, mon Bien-Aimé, j’ai eu la patience nécessaire avec les petits, ils paraissaient heureux en écoutant les histoires, il me semble les entendre dire encore, encore! C’est drôle, cela a duré deux heures, puis j’ai partagé leurs jeux. Il me semblait te voir enfant, je ne pouvais rien te refuser. Je te voyais en ces petits, malgré tout j’étais heureuse de consacrer ma soirée pour eux, et pour toi; je ne puis écrire comme je veux, il est très tard. »

À demain. 

Pour mes heures saintes, je me propose de me reprendre sous peu.

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Lundi, 1er mars 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’aurais aimé te recevoir ce matin, mais j’étais trop malade, je souffre. Que ta Sainte Volonté soit faite en tout et toujours. Mon Bien-Aimé, donne-moi la force pour bien accomplir mon travail.  

Je viens vers toi mon amour pour y chercher refuge. J’aurais aimé me coucher un peu pour refaire mes forces, cela est impossible, car j’inquiéterais ma pauvre maman. Alors c’est près de toi que je viens me reposer un peu. Le démon me poursuit sans cesse. Mon Bien-Aimé, augmente ma foi, ma confiance en ton amour pour moi. J’ai rencontré sur mon chemin des petites croix faites de paille ou encore de branches de sapin. » 

– Jésus : « Ma petite, ne te préoccupe pas, le chemin qui conduit au ciel est rempli de ces petites croix. Je t’en supplie ne t’arrête pas. Ce qui t’impressionne, c’est de voir la croix devant toi à tout hasard. Mais si tu étais si impressionnée devant ma croix, tu ne m’offenserais pas. Vois comme tu es faible, pauvre petite. Si je ne te tenais pas, tu tomberais facilement. » 

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, je reconnais ta bonté, ta grande miséricorde infinie. Toi qui sais tout, regarde le fond de mon âme. Malgré mes faiblesses, je t’aime, j’ai confiance en toi, j’attends tout de toi. Je mets en toi tout mon espoir, toi le Maître du ciel et de la terre. 

Ma Douce Maman du ciel, je viens d’apprendre que mon petit P. est en danger de mort. Je te le confie, c’est à ton cœur de mère que je m’adresse; pitié pour la chère maman. Cependant que ta Sainte Volonté soit faite. 

Je te demande, s’il vous plaît, pour les parents, la confiance, la force, le courage, la résignation d’accepter cette épreuve en bons chrétiens. » 

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Mardi, 2 mars 1954
 

– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, je t’offre toute ma journée, j’accepte avec amour tout ce que tu me demanderas. Augmente ma patience, toujours la même épreuve qui dure depuis 8 jours. » 

Je me préparais à écrire, mais j’ai dû garder les quatre petits. J’accepte avec plaisir, car je voulais offrir l’occasion à la petite maman d’aller voir son cher petit en danger de mort à l’hôpital. Visite à l’église avec les petits. Comme leur confiance est grande. Le petit de 3 ou 4 ans me dit : « P. va guérir parce que j’ai prié beaucoup et je l’ai demandé à la Sainte Vierge. »  

Je me disais il a raison ce cher petit, il faut aller à Jésus par sa mère. J’ai confiance que la prière du petit, qui est si pur, sera exaucée. Cependant que ta Sainte Volonté soit faite.  

Après le départ des chers petits. 

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel donne-moi la force et le courage pour résister à cette tentation, le démon veut gagner, tout va si mal.

Mon Bien-Aimé, j’ai confiance en toi, je te confie tous mes problèmes, je souffre, mais je t’aime. Pendant la récitation de mon rosaire, j’ai bien souffert, mais peu importe, cette souffrance elle est à toi maintenant, puisque tu m’as demandé d’offrir. Oui je t’offre tout en expiation de mes péchés, des péchés de toute sorte qui se commettent en ce temps de carnaval. Mon Bien-Aimé je me demande ce que je pourrais t’offrir de plus? Je te remercie, tu as su choisir pour moi, j’accepte avec amour. »


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Mercredi, 3 mars 1954

– Mimi : « Je ne veux pas te perdre, je suis faible. Par ta présence en moi, augmente ma confiance, donne-moi le courage qu’il me faut pour combattre mon ennemi. Sans toi je ne puis rien. 

Ma douce Maman du ciel, refuge des pécheurs, garde-moi près de ton cœur de mère, protège ton enfant qui lutte et pleure en ce moment. Ma croix est si lourde à porter, aide-moi, j’irai chercher la force près de mon Bien-Aimé dans son sacrement d’amour. »


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Jeudi, 4 mars 1954

– Mimi : Grande tentation contre la foi. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je viens chercher un peu de repos près de toi. Le démon est encore près de moi, la tentation devient de plus en plus forte. Que faire, aller me confier à mon directeur? Mais non me dit mon ennemi. » 

– Satan : « Ne va pas le décourager pour si peu. D’abord il te le dit lui-même qu’il n’y a pas de faute dans cette tentation. Tu vois que j’ai raison. Quand tu seras jugée, il te tiendra responsable du temps que tu auras fait perdre à ton directeur par toutes tes sottises. » 

– Jésus : « Ma pauvre petite va avec confiance et humilité près de ton directeur, fais-lui part de tes tentations, dis-lui tout. Lui seul est juge. Comme il me représente, il accepte avec patience et indulgence toutes les âmes qui s’approchent de lui avec sincérité et confiance. Va ma petite, sois sans crainte. Je te donne la main, ma divine Mère t’accompagne. »

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Vendredi, 5 mars 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, que j’ai hâte de te recevoir.

Ma douce Maman du ciel prête-moi ton cœur pour bien recevoir mon Bien-Aimé. J’ai tellement besoin de toi en ce moment. Pourquoi mon ennemi est-il toujours près de moi? Il ne cesse de me suggérer toutes sortes de doutes contre la foi, contre la miséricorde infinie. Comme je souffre de cette situation. 

Je ne cesse de répéter que je t’aime, que je crois, malgré l’état où je me trouve. » 

Après ma communion je lui ai exposé ma grande faiblesse, mes craintes de le perdre par le péché. 

– Mimi : « Toi tu le sais comme je veux t’aimer, te servir comme tu le mérites. Pourquoi mon cœur est-il si froid? Cependant mon Bien-Aimé, j’accepte ta Sainte Volonté et non la mienne, en tout et toujours. Si tu me désires dans la sécheresse spirituelle, j’accepte avec résignation, avec amour, seulement ne me laisse pas seule. »

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Samedi, le 6 mars 1954

– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, ma journée est toute à toi. Je souffre beaucoup, je peux à peine marcher, cependant j’ai fait mon travail comme à l’ordinaire, mais avec beaucoup de difficultés. Merci! Mon Bien-Aimé, maman ne semble pas s’apercevoir que je souffre. 

Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît, mon ennemi est encore près de moi, la lutte va encore commencer, aide-moi à vaincre cette tentation, et à rester pure. Je me méfie tellement de moi, je suis faible, tu le sais, je ne puis rien te cacher. Reconnaissant ma faiblesse, je ne puis rien sans toi, et j’attends tout de toi. Je ne te demande pas de m’enlever cette tentation, ni d’alléger ma croix. Je te demande simplement de m’aider à bien accepter ta Sainte Volonté en tout et toujours pour rendre grâce à Dieu. »


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Dimanche, le 7 mars 1954

– Mimi : « La tempête fait rage, mon Bien-Aimé, aide-moi à lutter, donne-moi la force nécessaire pour ne pas me laisser aller à cette tentation, j’ai confiance en toi. » 

– Jésus : « Mais oui, ma pauvre petite, je suis en toi-même pendant cette tempête! Ma pauvre petite, tu me fais penser à Pierre dans la barque, durant la tempête. Pourquoi trembles-tu? Pourquoi te laisses-tu distraire par ton ennemi? Si je n’étais pas là que ferais-tu? Je ne puis t’enlever cette croix, car je t’aime. Je te veux toute à moi. 

Tu auras encore une grande épreuve, mais sois courageuse et fidèle à mon service. Je veux purifier, laisse-moi travailler en ton âme. Laisse-moi libre de faire de toi ce que je désire, ce que je veux. Je commence aujourd’hui la toilette de ton âme, car je désire qu’elle ressente les effets de ma résurrection et de mon amour. Ensemble nous rendrons grâce à mon Père. » 

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, donne-moi la force et le courage nécessaires pour suivre ton doux Jésus, comme tu l’as suivi dans le chemin du calvaire. Apprends-moi à dire mon fiat chaque jour. » 

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Samedi, 20 mars 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé donne-moi la force pour me lever et pour faire une bonne journée. Je souffre beaucoup, il ne faut pas que maman constate cette souffrance. Je peux à peine marcher, tellement la douleur est aiguë. À certains moments, la douleur devient si intense qu’elle me cloue sur place, et pour quelques instants je ne puis remuer. C’est alors que je pense à toi mon Bien-Aimé. Je te vois cloué à la croix pendant plusieurs heures, et tout endurer par amour pour moi. Comment ne pourrais-je pas accepter de te suivre, de porter ma croix en expiation de mes péchés? » 

Le démon est encore à ma poursuite. Comme il voudrait que je me décourage. Il me suggère des tentations contre la foi, puis me dit : 

– Satan : « Vois ce qu’il a fait de toi maintenant que tu lui as tout donné. Il te laisse seule, il t’abandonne, tu le constates toi-même. Ouvre les yeux, et regarde ce que tu es. Que reste-t-il de ton corps? Ton âme est déjà perdue par le péché! Que fait-il de ta liberté? Il te menace sans cesse, tu crois qu’il écoute ta prière, lorsque tu lui demandes pardon! Il n’a pas besoin de tes supplications. Il aime mieux se reposer dans son ciel et entendre chanter les anges que d’entendre tes plaintes, car il ne peut plus rien faire pour toi. Tes péchés sont trop nombreux, et tu es toute à moi, car j’ai possédé ton âme avant lui. 

Il n’est pas si puissant que cela, il a beaucoup de difficultés à avoir une seule âme fidèle, et moi c’est si facile, car je donne tout. Je laisse la liberté, les âmes peuvent jouir, car elles ne vivent pas continuellement dans la crainte. » 

Mimi : Je ne voulais plus écrire, je souffre trop d’écrire ceci, par obéissance j’ai ouvert la porte de ma petite demeure intérieure : 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé regarde le désordre, aide-moi s’il vous plaît.  Mon Dieu, je désire offrir plus pour mon directeur : R.P. Gamache. » 

Pour me soumettre à la Sainte Volonté de Dieu, j’accepte avec amour et résignation l’état où je suis. Pour me donner du courage, car je souffrais trop et le démon me tourmentait sans cesse, je pris mon crucifix dans ma main et de l’autre, je tenais ma petite statue de la Vierge. Ayant les deux mains liées, par mes deux amours, je pouvais offrir plus à Dieu et mettre en fuite mon ennemi. 

Comme je me sentais petite entre ses bras puissants. Je l’aime tellement et je voudrais l’aimer davantage. Je voudrais l’aimer pour le monde et j’aimerais que tout le monde l’aime, surtout les pauvres pécheurs. 

Je sais par expérience ce que l’on perd en le perdant et ce que l’on gagne en se confiant aux soins de sa Maman infinie. Je m’abandonne à lui sans réserve, je me jette entre ses bras. 

« Mon Dieu, venez à mon secours. Esprit-Saint éclairez-moi, fortifiez-moi. »

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Mercredi, le 24 mars 1954

– Mimi : Je regardais passer une parade, que c’est beau. Il y avait beaucoup de discipline. 

– Jésus : « Ma petite, mon armée céleste se compose de troupes d’élus. J’en suis le général, et sur la terre c’est la même chose, ton directeur est commandant, toi tu représentes le simple soldat. Je forme les plans, j’indique le chemin à parcourir pour aller droit au but, et pour vaincre l’ennemi. 

Ton directeur accepte mes plans qui sont ma Volonté;  mes croix, il te les transmet. N’étant que simple soldat tu n’as qu’à obéir et suivre les ordres de tes supérieurs, afin de remporter la victoire, et pour te tenir prête à lutter de nouveau. Ma chère petite n’oublie pas que tu dois mourir victime de mon amour. »

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Jeudi, 25 marS 1954

 

 Mimi : Messe d’action de grâce.  4e anniversaire : Vœux de chasteté, d’obéissance. 

– Mimi : « Merci pour tant de bonté, merci ma douce Maman du ciel d’avoir accepté de devenir ma mère. » 

– Jésus : « N’oublie pas que nous formons un travail d’équipe, ton directeur, moi, et toi. Ma petite vous avez travaillé, offert et prié ensemble. Mais pour mieux vous purifier, et vous faire mériter, j’ai permis cette épreuve, afin que vous souffriez ensemble, l’un par l’autre, comme j’ai souffert, moi par vous. » 

 Mimi : Il y avait un malentendu entre mon directeur et moi, et j’avais tort.

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Vendredi, 26 mars 1954

 
– Mimi : « Mon ennemi avait emprunté ta voix, j’étais si troublée. »  

– Jésus : « Ma petite fille, si tu avais bien écouté, tu aurais vu la différence. Réfléchis bien, lorsque je m’adresse à toi n’ai-je pas l’habitude de t’appeler ma petite fille, ou bien ma pauvre petite? Mais jamais je ne dis écoute ton Dieu qui te parle. À l’avenir, sois prudente et plus attentive à ma voix. »

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Samedi, le 27 mars 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme j’aimerais avoir beaucoup d’instruction, comme j’aimerais posséder toutes les sciences pour mieux te parler, pour te rendre hommage, pour mieux te servir, pour écrire toutes tes bontés. 

Mon Bien-Aimé, vois ma pauvreté, regarde mon ignorance, tout en moi n’est que misère. Cependant je te remercie du degré d’amour que tu me donnes, et avec ta grâce je veux le faire fructifier. » 

– Jésus : « Ma chère petite crois-tu qu’il y a un langage spécial pour me parler d’amour et de confiance? Ne te gêne pas pour me parler, je comprends tout. Avec les savants, je rends grâce à mon Père. Avec les ignorants, je les inspire et les instruis. Avec les enfants, j’ai balbutié. Avec les tout-petits, les humbles j’accepte avec joie, et réconfort leur langage si simple, rempli d’amour pur. Je comprends l’état de ton âme et j’accepte tout. »

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Samedi, le 3 avril 1954
 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît, j’ai craché quelques gouttes de sang, je souffre beaucoup, mais je garderai silence sur mon état. » 

– Jésus : « Ma chère petite, ne te trouble pas, ce n’est qu’un signe avant-coureur de ta fin prochaine. Prépare-toi. » 

– Mimi : J’avais commencé une petite retraite. Le démon me disait : 

– Satan : « Pourquoi faire une revue générale de ta vie? Pourquoi déranger ton directeur, il est très occupé? »

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Mardi, 6 avril 1954

– Mimi : « Je me sentais faible et le démon voulait en profiter, me décourager. Je suis allée confier à mon directeur mes doutes et mes tentations. Il me conseilla d’aller près de toi avec pleine confiance, me voici mon Bien-Aimé. » 

– Jésus : « Ma chère petite, approche-toi de moi avec les sentiments d’amour et de confiance, je veux plus. Avec la permission de ton directeur, mortifie ton corps afin de mieux comprendre ce que j’ai enduré par amour pour toi. Dans ton examen de conscience ne cherche pas tant le nombre de tes péchés, je les connais, cherche plutôt le manque de confiance en mon amour miséricordieux. » 

– Mimi : « Avec la permission de mon directeur, je t’offre ce que tu me demandes, aide-moi; comme la chair est faible, pauvre nature humaine. Donne-moi la force pour bien accomplir ta Sainte Volonté. N’est-ce pas que je suis lente à mortifier mon corps et je suis si prompte pour flatter ce même corps, qui un jour retournera en poussière. »

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Jeudi, le 8 avril 1954

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de la grâce reçue aujourd’hui. Avec la permission de mon directeur, j’ai pu faire une revue générale de ma vie, pauvre vie. Je me suis approchée de toi avec le repentir de Marie-Madeleine, avec son amour, sa confiance. 

J’avais demandé à ma douce Maman du ciel de se tenir près de moi, de me donner la main. J’ai aussi demandé à l’Esprit Saint de m’éclairer, de me soutenir. Oui mon Bien-Aimé, j’ai enfin compris ce que tu as dû souffrir à cause de moi, mais surtout de mon manque de confiance. Après tout ce que tu avais fait pour moi, après tant de preuves de ton amour, je te demande pardon mon amour. 

Je regrette tout, oui je veux réparer, je veux expier, je veux te prouver mon amour, mon repentir. Je m’offre à toi pour toujours et par amour je veux te suivre, marcher à tes côtés, afin de devenir un jour ta petite épouse, ta petite hostie d’amour que tu immoleras comme il te plaira. J’accepte aussi de partager tes souffrances endurées pendant ta passion. 

Mon Bien-Aimé, augmente toutes les grâces spirituelles pour mon directeur, il fait beaucoup pour mon âme. Si je puis maintenant lever les yeux vers toi, c’est à lui que je dois tout. Comme lui je désire faire beaucoup de bien, je veux sauver des âmes, et je compte sur notre travail d’équipe et j’espère tout de toi, j’attends tout de ta divine main, de ta bonté, de ta puissance, de ton amour; sans toi je ne puis rien, avec toi je puis tout. 

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Vendredi, le 9 avril 1954

– Mimi : J’étais dans le hangar à faire du travail. Il me parle souvent à cet endroit-là. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé pourquoi me parles-tu si souvent à cet endroit, il me semble que cela n’est pas convenable pour toi mon Bien-Aimé? » 

– Jésus : « Ma chère petite n’ai-je pas choisi l’étable pour naître et manifester mon amour? N’ai-je pas le droit de choisir le hangar pour faire naître en toi mon amour, pour te parler sans témoin oculaire, la solitude me plaît tellement? » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé encore une lutte, aide-moi s’il vous plaît, je souffre, le démon ne cesse de me dire : 

– Satan : « Tu t’efforces de lui dire tous les jours que tu l’aimes, que tu acceptes en tout sa Sainte Volonté, que tu portes ta croix de chaque jour avec résignation et amour. En faisant cela, tu ne fais qu’augmenter tes fautes, car tu sais bien intérieurement que c’est le contraire, tu n’as qu’à regarder ta vie pour te convaincre de la chose. » 

– Jésus : « Ma pauvre petite, je suis toujours là quand même, je suis en toi, surtout ne doute pas de ma présence en toi. Pourquoi te plaindre? Tu n’es pas seule à souffrir! Car depuis trois jours, ton directeur souffre aussi, il passe une terrible épreuve. Aide-le par tes prières et tes sacrifices, fais-lui part de notre entretien, c’est par la souffrance que je donne mes caresses à mes amis, il est du nombre. 

Je permets cela pour que notre travail d’équipe soit complet. Lui doit offrir et travailler, toi, souffrir et prier, moi je me charge du reste.

Pense, le salut d’une seule âme coûte cher et combien d’âmes se perdent tous les jours, c’est pourquoi je m’adresse à vous pour m’aider à sauver des âmes, pour compléter ma passion au prix même de vos vies. » 

– Mimi : « J’ai fait part à mon directeur de notre entretien, j’étais mal à l’aise, car je croyais commettre une indiscrétion au sujet de ses épreuves, mais il me rassura en me disant : « En effet, j’ai une grande épreuve » et me répétant la même phrase que toi en disant : « Vous voyez vous n’êtes pas seule à souffrir, moi aussi j’ai ma part. » J’étais tellement émue que je ne pouvais rien répondre. Ce n’est pas la première fois qu’il me dit les mêmes paroles que toi. »

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Samedi, le 10 avril 1954

Mimi : Grande tentation contre la foi, je souffre beaucoup, le démon veut me décourager. J’ai attendu près d’une heure pour aller à la confesse; il y avait beaucoup de gens. Le démon me suggérait de partir, et me disait : « Laisse la place à d’autres, sois charitable » ou bien encore : « Mon sacrement de pénitence n’est pas pour toi. Ma miséricorde a des bornes et la confession que tu te proposes de faire est nulle. » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’ai confiance en toi, aide-moi s’il vous plaît. » 

– Jésus : « Ma pauvre petite, va vers ton directeur, dis-lui tout, je sais ce que tu souffres. Offre ces tentations en expiation de tes péchés et aussi pour mériter. Prie pour les âmes qui attendent pour se confesser afin qu’elles fassent de bonnes confessions. Par tes douleurs physiques, tu procureras la force et la patience au confesseur. Soutiens ton directeur par tes prières, il est très fatigué, il souffre, ne le laisse pas seul pour travailler. N’oublie pas le travail d’équipe pour les âmes. » 

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, merci ma douce Maman du ciel, enfin je suis allée à la confesse à mon directeur. Comme il comprend mon état d’âme, c’est près de toi qu’il me conseille d’aller me réfugier. Me voici mon Bien-Aimé, accepte ma bonne volonté et mes petits sacrifices pour les âmes. 

Comme j’aimerais travailler encore plus et avec plus d’amour pour les âmes. À l’exemple de mon directeur et par ses conseils, que je veux mettre en pratique, je veux expier et sauver des âmes pour te les offrir. 

Je suis allée à la messe de 5 heures p.m. et j’ai communié, j’étais si heureuse de te recevoir, j’ai tellement besoin de toi, sans toi je ne puis rien. Aide-moi, c’est près de toi que je viens refaire mes forces. »

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Dimanche, le 11 avril 1954

– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, je suis à toi, je m’offre aujourd’hui pour travailler avec toi pour sauver des âmes. 

Je voulais écrire davantage, mais j’ai dû garder 4 petits. J’étais heureuse d’avoir fait ta Sainte Volonté. Après le départ des petits, j’ai pu faire une heure sainte. »

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Lundi, le 12 avril 1954 | Semaine Sainte

– Mimi : « Je me suis rendue à l’église pour assister à la sainte messe, mais par un mal entendu je n’ai pas communié. Comme j’étais triste, j’avais tellement hâte de te recevoir. » 

– Jésus : « Ma chère petite, pense à la peine que je ressens lorsque je suis là et que j’attends et que tu ne viens pas. » 

– Mimi : « Tout en repassant, j’écoutais à la radio la version française des sept paroles du Christ. Comme le démon en profite pour mettre le doute dans mon âme. Mon Bien-Aimé où es-tu? 

Ma Douce Maman du ciel, garde-moi près de ton cœur de mère, protège ton enfant qui t’en supplie. » 

– Marie : « Ma petite, pense aux âmes. »

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Mercredi, le 14 avril 1954 

– Mimi : Après ma confession à mon directeur, j’ai fait ma pénitence, je voulais partir, car j’avais du travail à faire. 

– Jésus : « Ma chère petite, reste encore près de moi, prie pour les pauvres pécheurs. N’est-ce pas merveilleux? Ce n’est pas souvent que nous avons l’avantage de travailler tous les trois au même endroit. Moi dans le tabernacle j’attends, dans le confessionnal ton directeur travaille et m’offre des âmes, toi dans l’église entre nous, tu souffres et pries pour toutes ces âmes, afin d’en sauver beaucoup. » 

– Mimi : « Comme notre petite équipe doit plaire à Dieu. Pour glorifier Dieu je veux travailler encore plus. Avec la permission de mon directeur, je commencerai à faire ce que tu me demandes pour les âmes, il faut que je sauve le plus d’âmes possible, j’en ai tellement perdues dans le passé, je veux réparer. Je veux te consoler pour te faire oublier toute mon indifférence d’autrefois et mes manquements de chaque jour. »

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Jeudi Saint,  15 avril 1954

– Mimi : « 5 heures a.m. me voilà à ta disposition, je veux travailler avec toi pour te plaire. » 

À l’église je regardais mon directeur distribuer la sainte communion, il me faisait penser au Bon Pasteur distribuant la nourriture à ses brebis. Comme il travaille ferme après tant de fatigue. Son exemple me donne du courage, je veux travailler encore plus pour les âmes. 

Visite au reposoir. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me prosterne devant toi pour te rendre gloire et tous les hommages qui te sont dus. Toi le Maître du ciel et de la terre, mon Dieu, mon tout, je veux t’adorer comme les anges dans le ciel, te prier comme les saints. 

Aide-moi ma douce Maman du ciel à aimer Dieu, à lui rester fidèle. »

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Vendredi Saint,  16 avril 1954            

Jour mémorable pour moi. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’aimerais bien t’offrir ce que tu me demandes, mais les circonstances m’obligent à prendre d’autres moyens. Enfin, je partage ta 6e plaie sur l’épaule gauche. Je me demande souvent pourquoi as-tu porté ta croix plus longtemps sur ton épaule gauche? » 

– Jésus : « Ma chère petite, j’ai porté ma croix plus longtemps sur l’épaule gauche parce que je désirais, malgré mes souffrances, garder ma main droite libre afin de bénir une dernière fois mon peuple que j’aimais tant. Reconnais-tu dans ce geste mon amour pour les âmes? Ma chère petite, prouve-moi ton amour en acceptant tout. Prosterne-toi devant ma croix et reste dans cette position pour faire le chemin de croix, car je veux te faire partager mes souffrances. » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que veux-tu que je fasse de plus? » 

– Jésus : « Ma petite prends ton crucifix, applique-le près de ton coude et appuie fortement. Garde-le ainsi jusqu’à la fin du chemin de croix. Je ferai le reste. » 

Mimi : Tout à coup j’entrevois la Sainte Face, mais il y avait comme un voile qui couvrait la figure, je ne pouvais pas distinguer clairement les traits, cela a duré à peine quelques secondes, mais à plusieurs reprises durant le chemin de croix cela s’est produit. 

– Mimi : « Je ne sais pas si ce sont les effets de mon imagination, mais tout ce que je sais c’est que je garderai le secret en mon cœur, de ton doux regard voilé, comme un trésor, comme étant mon unique soutien, ma consolation, ma force, ô face adorable de mon Bien-Aimé, je t’aime. » 

Puis commencent les souffrances physiques, toutes les parties de mon corps ont été atteintes. 

– Mimi : « Mon Dieu, aidez-moi s’il vous plaît, la douleur augmente de plus en plus et tous mes membres tremblent fortement, je ne sais ce qui se passe, j’ai peur, et je pleure, je ne peux plus endurer. » 

– Jésus : « Ma chère petite, ne me laisse pas seul, regarde-moi encore, tes souffrances ne sont rien à comparer à ce que j’ai enduré par amour pour toi durant ma passion et pense bien à tout cela par amour. 

Je puis te dire que je suis mort d’amour, c’est pourquoi je te disais l’autre jour, qu’en acceptant de devenir mon épouse, tu auras beaucoup à souffrir. Tu connaîtras comme moi l’abandon total, puis tu mourras victime de mon amour. Je sais très bien que tu ne comprends pas tout, que tu ne comprends pas l’importance de mes paroles, c’est pourquoi ma Mère Bien-Aimée te protégera d’une manière spéciale et te gardera sous sa protection. 

Elle connaît mes desseins sur toi, ma chère petite, si faible, oui si petite. Oui, ma chère petite, plus tard, beaucoup plus tard, tu comprendras tout. Pour le moment, fais-moi confiance, suis-moi dans ma passion, porte avec amour ta croix de chaque jour pour me plaire et pour glorifier mon Père. 

En ce moment je t’offre avec moi à mon Père, car tu participes à mes souffrances avec amour et entière soumission à ma volonté. Je sais que tu as été fidèle à me suivre surtout durant cette semaine. Je t’ai aidée, car de toi-même tu n’étais capable de rien. Je savais que tu étais faible, je t’ai placée souvent sur mon épaule comme ma petite brebis blessée. Je ne voulais pas te perdre, car tu es si fragile, ta pauvre nature humaine est encore là. Si je ne t’avais pas aidée, il y aurait longtemps que tu aurais fui. C’est mon amour qui te soutient, tu en as ressenti les effets cet après-midi. » 

Mimi : Une heure prosternée, mes membres sont engourdis, je souffre. Le moindre mouvement que je veux faire me procure une douleur, la plaie de mon épaule gauche me fait souffrir davantage.  

– Mimi : « C’est si peu de chose, à la vue de ton sang versé par amour pour les âmes. J’unis mes souffrances aux tiennes pour sauver des âmes. J’accepte de faire ta Sainte Volonté et j’en suis heureuse, car je te le répète, je désire devenir un jour ta petite hostie d’amour que tu immoleras tous les jours. » 

– Jésus : « Ma petite, va vers ton directeur, dis-lui tout. Pourquoi avoir de la gêne avec lui, cela me blesse beaucoup, car c’est  moi qui l’ai choisi pour toi, afin qu’il te dirige dans la mission que je veux te confier. Parle-lui de tout, tout. » 

– Mimi : « J’avais déjà acheté un anneau, j’attendais le jour où il dirait de le faire bénir et de le porter comme gage de notre union, cela me gênait d’en parler. » 

– Jésus : « Ma pauvre petite, pourquoi es-tu gênée avec lui, prends garde que ce sentiment de gêne devienne de l’orgueil! 

Sois humble et simple avec lui, parle-lui avec confiance, dis-lui tout. Si tout ce qui t’arrive venait de toi, tu aurais raison de craindre d’être dévoilée, mais au contraire si c’est moi qui agis en toi et t’inspire, pourquoi craindre, ne suis-je pas la Vérité? Ma petite, fais un acte d’humilité, va vers ton directeur, dis-lui tout. 

Je désire qu’il bénisse cet anneau en mon nom, en souvenir de notre union de cet après-midi : union en premier lieu de l’amour dans la souffrance, de l’amour d’un Dieu pour sa petite créature; de l’union de deux cœurs, ayant le même idéal : les âmes. L’union de deux cœurs remplis d’amour l’un pour l’autre et qui désormais ne seront plus qu’un. » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, mon bonheur est tellement grand, je n’oublierai jamais ce beau jour. J’ai fait part de notre entretien à mon directeur et avec sa permission j’accomplirai ce que tu désires. 

Il y a longtemps mon amour que je désirais cette union. Moi, si petite, si imparfaite, remplie de misère, tu désires faire de moi ta petite épouse! Comme ta miséricorde est grande et ton amour est immense pour les pauvres âmes, surtout comme la mienne. Je ne puis rien te refuser, je ne puis résister à ton appel. Ô amour infini, mon unique espérance, mon bonheur est si grand, tes caresses sont si douces, seul l’amour divin peu produire dans l’âme cette joie, malgré la souffrance. Merci, merci mon Bien-Aimé. 

Mon directeur a béni mon anneau en ton nom. En acceptant cet anneau, je deviens ta petite épouse. Dès ce moment j’accepte avec amour ta Sainte Volonté. J’accepte de te suivre dans le chemin de la souffrance. Avec toi je désire porter ma croix de chaque jour, avec une entière soumission à la volonté de Dieu. 

J’accepte ce que tu attends de moi sur cette terre et plus tard dans le ciel, car j’ai confiance que notre union se complétera dans le ciel pour l’éternité où jamais plus je ne te quitterai. Que j’ai hâte de te voir dans toute ta gloire pour t’adorer, pour te prouver mon amour, pour couvrir ton front de baisers. Quand donc viendra ce jour? Je m’ennuie tellement loin de toi. Quand vas-tu venir chercher ta petite épouse? Le temps me paraît si long. Cependant je me soumets à ta Sainte Volonté, je ne veux plus perdre le temps que tu me donnes pour expier, pour me purifier, pour mériter. Oui, je veux sauver le plus d’âmes possible, pour te les offrir. Pour cela j’ai besoin de toi, de ton aide. Je désire bien accomplir mon travail d’équipe afin d’atteindre mon idéal. » 

– Jésus : « Ma chère petite, tu auras à souffrir des critiques, des questions de toute sorte, même des médisances, des calomnies au sujet de cet anneau béni que tu portes. Ne te laisse pas abattre, tu seras tentée de l’enlever peut-être. Quand ce jour-là viendra, rappelle-toi de notre union, de notre engagement devant mon Père. Souviens-toi du vendredi saint où tu es si heureuse d’être ma petite épouse. C’est pourquoi je désire que tu portes cet anneau pour le plus grand bien de ton âme. Tu te rappelleras ton devoir d’épouse du Christ, ton vœu, ta mission, je te veux toute à moi. Je t’en supplie, en expiation de tes péchés et pour me faire plaisir, garde le silence à toutes les questions que l’on te posera au sujet de cet anneau que tu portes. Notre union doit être ignorée du monde sauf de ton directeur. Dis-moi que tu vas rester fidèle à ta promesse. Donne-moi une preuve de ton amour en gardant le silence. Demande à ma mère Bien-Aimée de t’aider. » 

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, apprends-moi à garder le silence, dans le recueillement, apprends-moi à garder le secret de notre union. 

Apprends-moi à rester humble et soumise à Dieu en tout et partout. Oui je veux garder mon époux Bien-Aimé caché en moi, je le garderai comme un trésor. »

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Samedi Saint,  17 avril 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’ai besoin de toi. » 

J’avais de la peine et je lui demande : « Pourquoi ta face adorée est-elle voilée? » 

– Jésus : « Ma petite, le voile qui couvre mes traits sont tes péchés, tes imperfections, ton manque de confiance. » 

Mimi : Pour Pâques j’aimerais mettre mon chapeau de paille, il fait si beau. 

– Jésus : « Non, ma chère petite, je ne veux pas. » 

– Mimi : « Pourtant mon Dieu, cela ne fait pas mal à personne! » 

– Jésus : « Je le sais bien que cela ne fait pas de mal à personne, mais cela fait plaisir à ta vanité. Offre-moi ce sacrifice en expiation de tes péchés de vanité, d’orgueil. Pense à ma parure du vendredi saint! Pense à ma couronne d’épines. » 

– Mimi : Je regardais le sucre à la crème, que j’ai hâte d’en manger à l’occasion de Pâques. 

– Jésus : « Non, ma petite, offre-moi cela, ne prends aucune friandise, surtout pas de chocolat. Offre-moi cela pour réparer tes gourmandises. 

Combien de gens célèbrent cette fête de ma Résurrection en faisant des abus de toutes sortes, sous prétexte que le temps du carême est fini. Combien y en a-t-il qui pensent à me remercier de les avoir sauvés et ouvert le ciel. Rappelle-toi hier, notre union n’est-elle pas en premier lieu une union dans l’amour et la souffrance? » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, veux-tu me faire plaisir? Permets, si c’est ta Sainte Volonté, que mon directeur demain dise la messe dans une petite chapelle. J’aimerais que nous fêtions ensemble ce beau jour. » 

J’avais enlevé mon anneau, je craignais d’être questionnée. 

– Jésus : « Ma petite, pourquoi ne portes-tu pas ton anneau béni? Es-tu vraiment mon épouse? Pourquoi craindre les critiques? Pourtant tu en as fait souvent pour rien! 

Ma chère petite, à toutes les questions et les critiques réponds par un silence. Offre-moi cela pour réparer tes critiques, tes médisances, tes calomnies. Pense à mon silence devant tes péchés, pense à mon silence chez Pilate! Je te veux toute pure, toute belle, c’est pourquoi je te demande beaucoup pour purifier ton passé, ton présent. N’oublie pas ce que tu as accepté en devenant mon épouse. Maintenant que tu t’es donnée à moi et que je suis à toi, nous allons travailler ferme pour les âmes, pour rendre gloire à mon Père. »


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18 avril 1954 | Anniversaire de Pâques

– Mimi : « Mon Père, rendons grâce de ma résurrection dans le droit chemin, et c’est à vous que je dois ce grand bonheur, après tant d’autres. J’espère que votre cœur de prêtre se reposera à la pensée que j’ai de ne plus le quitter, d’accepter toujours sa Sainte Volonté. Maintenant que je me suis placée entre ses bras divins, peu m’importe le reste. » 

Ce matin durant la sainte messe, il m’a fait comprendre l’importance de la souffrance et la nécessité de la croix dans ma vie. 

– Jésus : « N’oublie pas, ma chère petite épouse que notre union est en premier lieu une union d’amour, dans la souffrance et l’entière soumission à la Sainte Volonté de mon Père. » 

– Mimi : « Ô mon Dieu, je te remercie d’avoir comblé les vœux de ton enfant. Depuis quatre ans, je travaille ferme avec mon directeur à atteindre mon idéal, celui de sauver des âmes avec toi. C’est pourquoi je ne puis rien te refuser après tant de preuves d’amour. Comme je ne suis jamais satisfaite, il y a longtemps que je désirais notre union, maintenant c’est encore plus. Maintenant, mon désir est encore plus grand; celui de posséder pour l’éternité, de te voir face à face pour t’adorer, te prier, te remercier pour tant d’amour. » 

– Jésus : « Ma chère petite, si tu pouvais savoir l’étendue de mon amour pour toi. Pourquoi te gêner avec moi. Tu m’appelles ton Bien-Aimé. Ne suis-je pas plus dans ta vie depuis vendredi saint. Pense à notre union. À l’avenir, lorsque tu voudras me plaire, appelle-moi ton époux Bien-Aimé. 

Ma chère petite, j’ai un secret à te confier. Ce matin, je me suis manifesté dans ton directeur en lui donnant une preuve sensible de tout mon amour pour lui. »

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Pâques,  Dimanche le 18 avril 1954

– Mimi : « Comme l’amour divin transforme mon âme. Autrefois j’étais près d’un ami que j’aimais, mon cœur battait très fort en sa présence. Maintenant, mon époux Bien-Aimé, en ta présence non seulement mon cœur bat très vite, mais il me semble qu’il se dilate. Seul l’amour divin peut produire cet effet et donner cette joie, ce grand bonheur, cette paix, cette sécurité même dans la souffrance. Maintenant que tu es tout à moi comme époux, j’ai toujours hâte de te parler, de te prier, de te consulter sur nos projets, de te prouver mon amour. 

Comme je sais que nous travaillons ensemble, je fais mon possible pour bien accomplir mon travail, pour mettre de l’ordre dans mon âme, pour te plaire, et pour être agréable à Dieu. Comme une petite mère, je pense et prie aussi pour mes enfants (les âmes). Je veux désormais être toujours soumise à ta Sainte Volonté, pour la plus grande gloire de Dieu. Je suis si heureuse, je ne cesse de te remercier, je remercie Dieu le Père pour tant de bonté. 

Ô Esprit Saint éclaire-moi davantage, j’ai besoin de tes lumières pour connaître mon Dieu. 

Ma douce Maman du ciel, demande pour moi le don de l’amour pour ton doux Jésus, pour la Sainte Trinité; je veux aimer encore plus. Je désire mieux vous connaître, afin de mieux vous servir et vous aimer. Je ne veux vivre que pour lui. »

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Lundi, 19 avril 1954

Mimi : Mon devoir d’état m’oblige à faire des emplettes.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’amène avec moi dans les magasins. »

Il ne me quitte pas malgré la foule, je pense à lui.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’offre des actes d’amour pour chacune des personnes présentes, des actes de contrition parfaite pour les âmes qui en ont besoin. »

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Vendredi, le 23 avril 1954

Mimi : J’ai enlevé mon anneau béni, car je craignais les questions et la critique de certains membres de ma famille.

– Jésus : « Ma pauvre petite, qui dirais-tu si au moment de ta mort je craignais les questions et les critiques au sujet de notre union? Ma chère petite, crois-tu que si tu me restes fidèle je vais rougir de toi lorsque je te présenterai à mon Père comme épouse devant ma cour céleste? Tu me peines beaucoup en agissant ainsi, pense un peu ma chère petite lorsque je t’ai choisie pour épouse, est-ce que j’ai eu honte de toi? Et pourtant j’aurais eu raison, car tu sais ce que tu étais!

Dans ma grande miséricorde et mon amour pour toi, j’ai fermé les yeux et je t’ai ouvert mon cœur. Ma chère petite, promets-moi de ne jamais enlever cet anneau béni; rappelle-toi tes engagements; souviens-toi de mon amour pour toi. Ma chère petite épouse, pour réparer cette faute, baise souvent avec respect cet anneau béni, pense à notre union dans l’amour et la souffrance. »

– Mimi : « En effet, mon Bien-Aimé, je reconnais que j’ai été lâche et en faisant ce geste je me retrouvais en Saint Pierre. Il y a si peu de temps que je suis ton épouse et déjà j’étais prête à t’abandonner, à oublier nos serments, comme je me sens coupable. 

Je te demande sincèrement pardon et je te promets de garder cet anneau béni malgré tous les obstacles et lorsque je paraîtrai devant toi comme épouse, tu regarderas mes mains seront vides, car j’aurai tout donné. 

Mais, il y aura toujours cet anneau béni qui sera le signe de ma fidélité envers toi, mon amour infini, mon Dieu. Je te demande pardon et je dépose sur ton front un doux baiser pour te faire oublier ma lâcheté à ton service. »

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Samedi, 24 avril 1954

– Mimi : Je souffrais tellement de la tête, je ne pouvais à peine ouvrir les yeux, ma vue baisse de plus en plus.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme j’aimerais regarder plus clairement les stations du chemin de croix. »

– Jésus : « Ma chère petite, ne t’attriste pas, un jour tu me contempleras, tu me verras dans toute ma splendeur, offre-moi cela; mon regard a déjà été voilé par le sang, par le péché, par tes péchés. Pour le moment regarde-moi avec les yeux de la foi, j’en serais heureux. Ma pauvre petite, je t’aime bien tu sais. »

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Dimanche, le 25 avril 1954

Confirmation des enfants.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel c’est près de toi que je pleure en pensant à toute la peine que je t’ai causée. En me présentant pour recevoir ce beau sacrement, je me vois ce jour-là. Comme ma petite âme était troublée, je souffre trop, j’ai besoin de pleurer, c’est près de ton cœur de mère que je viens me réfugier pour te redire toute ma tristesse, toute ma peine, et mon repentir. »

– Marie : « Ma chère petite, ne te gêne pas pour pleurer dans mes bras, une maman comprend toujours le cœur de son enfant, surtout lorsqu’il souffre. Chacune de tes larmes est comme des perles précieuses que tu déposes entre mes mains. Je les accepte toutes, puis je vais les déposer aux pieds de Dieu. Quels beaux joyaux que ces larmes devenues des perles précieuses par la grâce, perles d’amour, de repentir, de pardon, de confiance.

Rappelle-toi du vendredi saint où tu acceptais de devenir l’épouse de mon fils Bien-Aimé, où tu acceptais de t’offrir avec lui à Dieu le Père pour accomplir sa Sainte Volonté en tout et partout. Console-toi, car en ce beau jour, nous avons regardé la sincérité de ton cœur et tout l’amour qu’il contenait pour nous. Tu ne pouvais nous offrir une preuve plus évidente de ton amour, de ton repentir, de ta confiance. Quelle joie pour mon cœur de Mère, de revoir son enfant revenue parmi nous comme au jour de ton baptême.

Comme nous étions heureux, ce bonheur se renouvelle chaque fois que tu t’offres avec mon fils à Dieu, chaque fois que tu acceptes de le suivre dans le chemin de sa passion, chaque fois que tu t’humilies devant nous, devant ton prochain; chaque fois que tu répares tes manquements de chaque jour, par des actes d’amour, de contrition; chaque fois que tu nous remercies pour tout ce que nous faisons pour toi. Mon bonheur est grand lorsque je vois que tu travailles ferme à atteindre ton idéal pour sauver tes frères qui sont mes enfants. Que je suis heureuse de te revoir chaque jour à mes pieds pour m’honorer par la récitation de ton rosaire. Ne te lasse pas, car tu obtiendras beaucoup, reste-moi fidèle, ma petite fille, oui petite, reste toujours de plus en plus petite, car c’est plus facile pour moi de te tenir entre mes bras. »

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Mardi, le 27 avril 1954

– Jésus : « Ma chère petite, pourquoi écouter les suggestions du démon? Je sais plus que toi que tu n’es pas digne de communier, c’est précisément parce que ton âme est malade que tu as besoin d’un remède salutaire. Tu es dans le doute, viens à moi, je suis la lumière; tu es faible, viens à moi, je suis la force, la puissance; tu es pauvre en vertu, viens à moi, je suis la richesse même. Je suis le roi du ciel et de la terre. Ton âme a besoin d’un refuge assuré, viens dans mon cœur, tu as besoin de pardon, viens à moi, je suis la miséricorde infinie. Tu te sens seule, viens à moi dans mon sacrement d’amour, là je comblerai tes désirs. Je suis la bonté même. Ma chère petite, enlève maintenant de ta vie le moi. Moi je te veux tellement humble, nous sommes deux maintenant, sans moi tu n’es rien. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, il est vrai que sans toi je ne suis rien, j’ai besoin d’un lien solide et durable et c’est vers toi que j’irai chercher asile dans ce cœur rempli d’amour. Je me suis laissée aller à certains regrets, des doutes au sujet de ma vocation. Je ne peux comprendre, il y a tellement de choses nouvelles pour moi, surtout depuis 5 ans. »

– Jésus : « Ma chère petite, tu ne comprends pas la vie spirituelle parce que tu es trop repliée sur toi-même. Tu ne comprends pas mon amour parce qu’il y a encore trop d’humain en toi, il faut mourir à toutes ces choses. Tu es devenue mon épouse, n’est-ce pas moi qui t’ai choisie, que veux-tu de plus? N’est-ce pas une belle vocation, être l’épouse du Christ? »

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Samedi, le 1er mai 1954

Mimi : Mon premier bonjour à la Sainte Trinité en faisant le signe de la croix. Je préparais ma communion.

– Mimi : « Je t’en supplie, ma douce Maman du ciel, prête-moi ton cœur pour bien recevoir ton doux Jésus. Je suis indigne de le recevoir; mes péchés sont si nombreux. C’est ma misère qui me permet de m’approcher de toi, malgré tout tu m’aimes, ô bonté infinie, ô amour divin, viens purifier mon âme, je te laisse libre d’agir en moi, comme il te plaira. Je me donne à toi sans réserve. » 

Mimi : Mon ennemi me dit :

– Satan : « Tu le reconnais toi-même que tu es indigne de le recevoir et tu le reçois quand même, crois-tu que ta communion sera bonne? »

– Mimi : « La lutte intérieure commence. Mon époux Bien-Aimé viens à mon secours, je crois, je t’adore et je t’aime. Ma douce Maman du ciel, soutiens-moi, regarde ton enfant qui lutte. Mon Dieu garde mon esprit libre de t’aimer sincèrement et fidèlement, malgré l’état de sécheresse spirituelle où je suis. »

– Jésus : « Ma petite, fais le chemin de croix à genoux. »

Mimi : Mais voilà une gêne qui s’empare de moi, car il y avait beaucoup de gens.

– Jésus : « Ma pauvre petite pourquoi ressentir de la gêne? Est-ce que j’ai eu honte, est-ce que j’ai été gêné durant ma passion, et cette croix était tes péchés? 

Tu désires me suivre, mais tu te tiens loin. Cela me peine beaucoup ma pauvre petite. Rappelle-toi du vendredi saint où tu étais si heureuse de partager un peu mes souffrances! Ce n’est pas seulement une fois par année que je donne ma vie! Ma passion se continue tous les jours. Oui, il me faut des âmes, il y en a tellement qui se perdent chaque jour. »

– Mimi : « J’ai fait part à mon directeur de mes tentations, comme je me sentais toute petite, comme j’ai honte de ma conduite à ton égard. Mon directeur m’a ouvert les yeux encore une fois en me montrant ma conduite si méprisable envers toi. Puis ensuite, il me parla longuement de ton amour infini pour moi, de toutes les faveurs reçues, surtout depuis quatre ans. Il me rappela aussi mes engagements de la semaine sainte, de mon rôle d’épouse du Christ. Comme il est bon de m’aider à t’aimer. Merci de m’avoir donné un directeur éclairé.

Mon Bien-Aimé, je te demande sincèrement pardon, comme j’ai été ingrate et lâche à ton service, je me repens de t’avoir offensé. Oui je veux réparer en acceptant tout par amour pour toi. Je ferai le chemin de croix à genoux en expiation de mes fautes et en union à tes souffrances.» 

Puis j’ai récité mon rosaire; voilà que mon rosaire se mêle, les anneaux étaient pris les uns dans les autres, pas moyen de les défaire sans casser la chaîne. Ma peine était grande. Je demande à ma douce Maman du ciel de m’aider à arranger mon rosaire, sans le casser, mais rien à faire. Plus je cherchais à remédier la chose, plus la chaîne se mêlait. Mais soudain je pense à mon directeur qui me dit souvent de parler à ma douce Maman du ciel comme un enfant parle à sa mère, avec confiance et simplicité. Je lui demande ceci : « Maman, Maman, regarde mon rosaire, veux-tu me l’arranger s’il vous plaît? »

Puis je le place sur mes genoux, j’étais assise et je regardais la statue de la Vierge, je ne pouvais rien faire de plus. Mais tout à coup, je sens mon rosaire sauter entre mes doigts et à ma grande surprise mon rosaire était démêlé. J’étais tellement heureuse, mon émotion était si grande que je pleurais de joie. Je me mets à genoux en lui disant :

– Mimi : « Merci, merci, ma douce Maman du ciel. »

Et à ce moment-là une grande paix, une grande confiance s’emparent de moi. J’ai la certitude que toutes les grâces que je demanderai dans l’ordre spirituel, je les obtiendrai par Marie en restant toujours petite, simple comme un enfant, car si elle est capable de démêler les anneaux de mon rosaire qui étaient noués sans le secours humain, elle est plus puissante pour briser les chaînes qui retiennent les âmes au démon par le péché.

Je suis certaine qu’en l’invoquant avec humilité et la simplicité d’un enfant j’obtiendrai tout, car j’ai confiance, après tant de preuves de son amour. Cela me donne du courage pour persévérer dans la prière et la force pour le suivre de plus près en portant ma croix avec amour et entière résignation à la Sainte Volonté de Dieu. Je sais que Marie est avec moi sans cesse.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer ma communion de demain, j’ai hâte de le recevoir.

Mon bon ange, veille sur moi. Ô Esprit Saint fortifie en moi ma volonté, mon esprit, afin que je sois docile à tes inspirations.

Mon époux Bien-Aimé, viens vite en moi, j’ai besoin d’échanger de doux aveux. Avant de te quitter, laisse-moi déposer sur ton front un baiser. Je t’aime, je te donne mon cœur. Viens te reposer, je veux travailler à ta place avec ma douce Maman du ciel.

Comme je m’ennuie de toi, ô amour infini, mon Dieu que je t’aime! »

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Dimanche, le 2 mai 1954

– Mimi : « Bonjour, mon Bien-Aimé, je t’offre toute ma journée. »

– Marie : « Ma chère petite, tu auras beaucoup à souffrir durant ce mois, car il me faut des âmes, les âmes s’achètent par le sacrifice, par la prière et par les ave. »

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, vois à tes pieds ton enfant qui te demande de la soutenir, donne-moi la force qui me manque. Oui j’accepte avec amour et soumission ce qu’il te plaira de m’envoyer.

Après tant de preuves d’amour, je ne puis rien refuser à mon époux Bien-Aimé. Comme toi ma douce Maman du ciel, je veux rester bien petite, bien humble dans les bras de mon Bien-Aimé et je veux aussi rester très soumise à la Sainte Volonté de Dieu. J’ai tant besoin de me faire pardonner, je n’ai pas une minute à perdre. Le peu de temps qu’il me reste à vivre, je veux l’employer qu’à t’aimer mon Bien-Aimé et à servir Dieu.

Ma douce Maman du ciel, apprends-moi à connaître, à aimer ton doux Jésus. Apprends-moi à prier, à me soumettre toujours à la Sainte Volonté de Dieu. Comme toi je veux redire chaque jour mon fiat. 

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Lundi, 3 mai 1954

– Mimi : Rêve qui m’a bien peinée et troublée, car j’offensais Dieu, comme j’étais triste! Je faisais le ménage et j’essuyais le plancher.

– Jésus : « Ma chère petite, baise le plancher et récite pendant ce temps l’acte de contrition en souvenir de tes fautes. »

– Mimi : Je ne savais que faire, craignant que cela soit inspiré par mon ennemi.

– Jésus : « Ma pauvre petite, est-ce que ton ennemi a l’habitude de te suggérer de te mettre à genoux, de t’humilier devant moi, d’avoir le repentir de tes fautes? Va voir ton directeur afin qu’il mette la paix dans ton âme qui est encore troublée, fais-lui confiance. »

Mimi : Le soir avant de dormir.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, veille sur mon sommeil et protège-moi de tout péché, même en rêve. Je veux tellement rester pure afin de ressembler le plus à Marie. »

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Samedi, le 8 mai 1954

– Mimi : Je faisais du repassage. Pendant ce temps j’entends une voix me dire :

– Jésus : « Fais ceci : baise le plancher et prosterne-toi en esprit d’humilité, en expiation de tes fautes. »

– Mimi : Je n’ai pas le temps, puis je ne crois pas à cela. Le doute s’empare de moi, je souffre de cette situation, car je ne sais où est la vérité, puis arrivent les grandes tentations, le dégoût pour prier et mon ennemi en profite pour me décourager.

– Satan : « Tu as raison, me dit-il, d’agir de la sorte, d’abord tant que tu seras dans cette situation (sécheresse spirituelle) tu n’as aucun mérite alors pourquoi te fatiguer à prier, à faire le chemin de la croix, pourquoi communier? Tu abuses du sacrement de pénitence, tu profanes l’hostie en la recevant et tu le sais. Si tu savais le châtiment qu’il te réserve. C’est pourquoi, ouvre les yeux, car il est encore temps, n’est-ce pas que tu souffres avec lui? Rappelle-toi ton passé, tu étais certainement plus heureuse avec moi. Je ne fais jamais de reproches, je respecte la volonté de chacun, je ne m’impose pas. Surtout, ne va pas confier à ton directeur ce que je viens de te dire, après tout ce n’est pas un crime de converser ensemble. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi à avoir le courage pour aller vers mon directeur, il me comprend et il m’aide à lutter. »

Mon Directeur me fit des reproches sur ma conduite (je le méritais.) 

Directeur spirituel  : Il me dit : « Le Bon Dieu a beaucoup de peine et moi aussi de voir votre attitude. Il vous aime beaucoup, il vous envoie des épreuves, des tentations, c’est comme cela qu’il traite ses amis et vous, vous manquez de confiance et pourquoi vous laisser au découragement? Lui qui a tant fait pour vous, rappelez-vous les consolations du jour de Pâques, du vendredi saint. Il n’a pas changé, c’est toujours le même Dieu, mais c’est vous qui avez changé. Oui Notre Seigneur a de la peine et moi aussi. Pourquoi aimer mieux écouter le démon qui vous suggère toutes sortes de faussetés au lieu de croire en Notre Seigneur, en moi qui le représente, pourquoi ne pas nous croire? Vous allez me promettre d’aller réciter votre chapelet près de la statue de la Sainte Vierge malgré l’état où vous êtes, malgré toutes les tentations. De mon côté je vais réciter un chapelet pour vous, ensemble nous allons prier. »

– MimiComme j’étais émue lorsqu’il me dit : « Vous n’avez pas le droit de commettre certaines fautes, car vous avez fait des vœux et de plus vous êtes l’épouse du Christ. »

Comme je souffrais, il me semblait entendre les mêmes reproches par mon Bien-Aimé. J’aurais voulu crier ma peine, mon repentir, ma honte pour tant d’ingratitudes envers mon Dieu, envers mon Bien-Aimé, envers ma douce Maman du ciel, envers l’Esprit Saint, envers mon directeur qui a tant fait pour moi.

Mon directeur me demande de faire la prière suivante qu’il me disait :

« Mon Dieu c’est encore moi qui suis devant vous avec toutes mes peines, mes misères. Je viens vous demander sincèrement pardon pour mon manque de confiance. Vous qui êtes la bonté infinie, je vous demande pardon d’avoir écouté la voix du démon plutôt que d’écouter votre voix.

Vous qui êtes la Vérité vous voyez ma grande faiblesse, ayez pitié de moi mon Dieu. À l’avenir je veux vous aimer et ne jamais rien vous refuser. Seulement je ne puis rien sans vous, je vous demande votre aide. »

J’avais fini de réciter mon chapelet, je voulais partir.

– Jésus : « Non, ma chère petite, reste encore près de moi, prie davantage en ce moment. Ton directeur souffre beaucoup, il m’offre plus qu’un chapelet pour toi, il veut tellement t’enlever des mains de ton ennemi. Il fait tout pour sauver ton âme, sois-lui obéissante et très reconnaissante. Prie pour lui, il le mérite. Sa prière confiante lancée vers nous pour toi sera exaucée. »

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Dimanche, le 9 mai 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je suis fatiguée de cette situation, comme je voudrais avoir un peu de repos pour mettre de l’ordre dans mon âme. »

– Jésus : « Ma pauvre petite tu agis comme mes apôtres, lorsque j’étais à l’agonie ils se reposaient. Pauvre nature humaine. »

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Mercredi, le 12 mai 1954

– Mimi : « Bonjour, mon Bien-Aimé, avec toi je veux travailler pour les âmes. Je m’offre avec toi à Dieu le Père dès le commencement de ma journée. J’ai besoin d’être assurée de ton aide, car seule je ne puis rien. J’attends tout de toi. »

Après ma prière du matin, communion spirituelle, méditation en la confiance. Je m’efforçais de penser à tout ce que Dieu a fait pour moi durant toute ma vie, surtout depuis quatre ans.

– Mimi : « En témoignage de gratitude, de reconnaissance, je t’offre toutes mes actions comme des actes d’amour, de contrition parfaite, comme des actes d’humilité. Je ne veux rien te refuser, toi qui m’as tout donné par amour. »

Dans l’après-midi son appel se fait de plus en plus pressant, je ne puis résister.

– Mimi : « Mon époux Bien-Aimé, je suis à toi, je t’en supplie ton étreinte est trop forte pour mon pauvre cœur humain. Comme ton amour est puissant et fort. Comme je me sens petite entre tes bras divins. »

À genoux devant la statue du Sacré Cœur je baise ses pieds en lui disant ceci :

– Mimi : « C’est avec respect que je m’approche de toi, je t’en supplie, laisse-moi pleurer mes fautes comme Marie-Madeleine. Je désire avoir un vrai repentir de mes péchés. 

Comme Saint Jean, laisse-moi reposer ma tête sur ton épaule afin d’entendre clairement les battements de ton divin cœur rempli d’amour pour moi si petite, si ingrate parfois! Je te demande sincèrement pardon, je t’aime trop pour te déplaire. Apprends-moi à rester toujours confiante dans l’épreuve, dans la sécheresse spirituelle, dans les tentations, dans les ténèbres.

Et lorsque tu sembleras dormir ou t’éloigner de moi, je t’en supplie, augmente ma confiance. Accorde-moi la grâce de ne jamais douter de ta présence en moi, donne-moi la sainte persévérance tous les jours. Accorde-moi aussi la faveur de ne plus me laisser distraire par les suggestions du démon qui est jaloux, car il le sait que je le déteste, que je ne veux plus pécher et qu’avec mon directeur je travaille ferme à corriger mes défauts.

Le démon sait bien que depuis que je suis devenue ton épouse, je désire rester fidèle. Je désire ne rien te refuser, car avec toi je veux atteindre mon idéal pour rendre grâce à Dieu et pour lui témoigner ma reconnaissance pour tout ce qu’il a fait pour moi.

Oui, je veux réparer, expier, je veux accomplir la Sainte Volonté de Dieu. Je désire bien accomplir mon travail d’équipe pour sauver les âmes avec toi et mon directeur qui travaille sans cesse. Que de fois je vous laissais travailler seuls parce que j’étais trop lâche pour vous suivre et malgré tout mon Bien-Aimé tu me demandes de reprendre mon travail. Tu m’attends avec patience, avec amour. Tu me combles de faveurs. Mon époux Bien-Aimé, je veux te rester fidèle, garde-moi près de toi, je suis si faible! »

– Mimi : « À l’église je regardais la parure de l’autel de la Sainte Vierge, j’admirais surtout les tulipes rouges et blanches, je me disais j’aimerais bien avoir les moyens de t’offrir de belles fleurs, comme je voudrais t’en offrir chaque jour.

Si tu veux, ma douce Maman du ciel, je vais t’offrir la récitation de mon rosaire comme gerbe de fleurs et chaque « Ave » représentera des tulipes rouges, symbole de mon amour et les « Gloria Patri » représenteront les tulipes blanches, symbole de pureté. Voudrais-tu s’il vous plaît partager ce bouquet, l’offrir à Dieu comme témoignage de mon amour et cette offrande venant directement de tes mains lui sera agréable.

Mon Bien-Aimé, que veux-tu de moi? Tu désires recevoir davantage, que ta Sainte Volonté soit faite. Je souffre beaucoup, je peux à peine respirer, le cœur fait si mal. Ce cœur, il est à toi, garde-le pur pour toujours. Merci de sentir ta douce présence dans la souffrance, cela m’aide à porter ma croix avec amour et résignation. C’est bien vrai que nous sommes plus qu’un à présent que je suis devenue ton épouse.

Pourquoi désires-tu que je dise tout à mon directeur, que je lui ouvre toute grande la porte secrète de mon âme? J’étais tellement habituée à garder un petit coin secret dans le fond de mon âme pour te recevoir, pour recevoir tes confidences, ton amour, tes demandes, pour recevoir parfois tes peines. Eh oui, j’allais en toute sécurité me réfugier dans les moments de découragements et  j’allais chercher le réconfort, la force et l’amour. Ce petit coin de mon âme, comme il a été témoin de nos moments intimes, de notre parfaite union dans l’amour pur et la souffrance, que de fois il a été témoin de l’échange de nos doux aveux. 

Aucun être humain ne pouvait savoir ce qui se passait entre nous, même pas mon directeur. Comme ma douce Maman du ciel je gardais jalousement comme un trésor ce petit coin de mon âme. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, un jour je te disais que je te demanderais plus. Je te demanderai tout. Le moment est venu d’ouvrir toute grande la porte secrète de ton âme à ton directeur, qu’il y pénètre avec l’assurance d’être chez lui. Laisse-le travailler librement au fond de ton âme et non à la surface. Qu’il transforme ta petite demeure intérieure afin de l’embellir pour la rendre agréable à Dieu. Soumets-toi avec humilité, fais-lui confiance, car il le mérite et il me représente. Ma chère petite, pense un peu, me fermerais-tu la porte de ton âme si je venais avec lui pour prendre possession de ce petit coin secret? Non évidemment! Non seulement il est avec moi, mais je suis en lui, il me représente. Je lui donne tout le pouvoir sur ton âme pour la diriger, laisse le travailler librement. C’est pour moi qu’il travaille. Comme prêtre, il a sa carte de compétence pour travailler dans les âmes surtout des pécheurs endurcis, tu es du nombre.

N’oublie pas qu’il y a toute une vie à refaire en toi, beaucoup de choses à corriger, à déraciner, à apprendre, à enseigner, à cultiver et lui seul peut t’aider. Je l’ai choisi pour toi. Remercie-moi souvent de cette faveur. Si tu es devenue mon épouse, c’est à lui que tu dois ce grand bonheur, en reconnaissance sois obéissante en tout. »

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20 mai 1954

– Mimi : N’est-ce pas qu’il fait sombre dans ma demeure intérieure? Cependant, il y a le petit rayon de soleil qui vient me visiter quelques fois. Il est si bon ce petit rayon de soleil, le connaissez-vous?

Le prêtre a la clef des trésors célestes, c’est lui qui ouvre la porte, il est l’économe du Bon Dieu, l’administrateur de ses biens. J’aime mieux lire comme ceci : Le Père Gamache a la clef des trésors cachés de mon âme, c’est lui qui ouvrira la porte plus grande, il est l’économe du Bon Dieu, l’administrateur de mon âme. Je compte sur lui pour m’ouvrir la porte du ciel, j’ai confiance. 

Dimanche,  souffrance –  P.G.

– Mimi : « Lundi. Au directeur à pénétrer dans le petit cœur secret de mon âme, comme l’Esprit Saint pénètre dans le cénacle le dimanche de la Pentecôte. J’ai la certitude qu’il est réellement le trait d’union entre toi et moi.»

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Mardi, 1er juin 1954

– Mimi : « Mon Dieu, je vous offre mon cœur, je vous offre aussi toutes mes douleurs, mes peines. Aujourd’hui il me faut beaucoup de patience. Mon Bien-Aimé, je m’offre à toi sans réserve. Je souffre toujours du cœur depuis dimanche alors que ton étreinte se faisait si forte. Tu connais le pacte que nous avons fait ensemble. Je suis si heureuse d’être ton épouse, de travailler avec toi pour les âmes.»

J’étais à préparer le repas, tout à coup il m’appelle en me disant ceci :

– Jésus : « Viens baiser mes pieds, dis-moi que tu m’aimes. »

C’est alors que je me mets à genoux, je baise la statue du Sacré Cœur en lui disant :

– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est avec amour que je baise tes pieds divins qui ont tant fait de pas pour me chercher dans le mauvais chemin que j’avais pris. Mon Bien-Aimé, je te demande sincèrement pardon pour les péchés de toute ma vie. Comme je veux réparer, te faire oublier ma conduite si ingrate, si méprisable. Mon Bien-Aimé apprends-moi à t’aimer. Accorde-moi le don de l’amour divin. Augmente en moi l’amour des âmes. »

Une visite à mon directeur est toujours pour moi un réconfort. Cependant il existe une certaine gêne, j’en souffre beaucoup.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi à me confier davantage à mon directeur, à lui ouvrir toute grande la porte secrète de mon âme.

Ma douce Maman du ciel, apprends-moi à rester bien petite, bien humble. Aide-moi à redire mon fiat chaque jour et donne-moi la force de supporter en silence et résignation l’épreuve qui accable ma famille depuis quatre mois, à la suite du décès de ma chère petite sœur et de sa petite fille.

Depuis ce temps, que de larmes, que de peines et d’ennuis de toutes sortes! Viens à notre secours. J’ai confiance en ton cœur de mère. Toi la consolatrice des affligés, refuge des pécheurs, c’est à toi que je viens confier mes misères. Car personne ne peut comprendre ce que je souffre en ce moment. Mon directeur semble deviner un peu, mais je ne peux tout lui dire, il est trop sensible.

Mon Bien-Aimé, oui, j’accepte de souffrir davantage pour sauver l’âme de… que tu m’as confiée dimanche. Cependant j’insiste et te demande ton aide, car seule je ne puis rien. Avec toi je puis tout. Tu es toute ma force, mon soutien, mon amour, mon Dieu, mon tout. Donne-moi la patience et la persévérance pour faire mon travail d’équipe. Il me faut des âmes pour toi. »

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Mardi, le 8 juin 1954

– Mimi : Déjà 5 mois la mort de Fernande et de Diane.

Départ des 3 chers petits pour le couvent de charité. Quelle peine!

– Mimi : « Mon Bien-Aimé Jésus, je les place tous les trois dans ton divin Cœur. Je ne crains plus pour eux. J’ai confiance parce que tu as dit : « Laissez venir à moi les petits enfants. »

Je te les confie, ma douce Maman du ciel, car ils ne connaîtront jamais le bonheur d’avoir une mère. Remplace le vide dans leur vie d’orphelins. »

Je me sentais triste à la pensée que je ne les reverrais plus, ils seront si loin. J’en fais le sacrifice.

– Mimi : « Merci mon Dieu, le petit rayon de soleil arrive juste au bon moment. Visite de mon directeur. Je lui ai parlé de mes misères. Je lui redisais comme j’avais été ingrate envers toi. Après m’avoir tout donné, je te remerciais par des ingratitudes des profanations et par du mépris. Pauvre Jésus de mon cœur, comme tu as souffert à cause de moi.

Mon Bien-Aimé, je te confie l’âme de Cylien. Demain il devra subir son procès pour les accusations de meurtres de ma chère petite sœur et de sa petite fille Diane. Fais-lui miséricorde s.v.p. Tu as bien pardonné au bon larron. J’ai confiance en ta miséricorde infinie, n’est-elle pas aussi grande! 

Vous m’avez pardonné, mes crimes étaient aussi grands, car je n’ai pas tué d’êtres humains, mais combien d’âmes j’ai tuées. Comme j’étais méchante et coupable. Ô bonté infinie, après tant d’outrages tu aurais pu me châtier, me rejeter loin de toi pour l’éternité. Comment pourrais-je oublier ta patience.

Dans ta grande bonté, tu as permis que je rencontre ce prêtre, le P. Gamache. Tu lui as confié mon âme. Il a rempli son devoir avec de la difficulté dès le début, car, le démon me tenait si bien, À ton exemple, il a été patient. Il a tellement prié et a dit bien des messes, sans oublier les sacrifices et mortifications de toutes sortes… Comme mon âme lui a coûté cher.

Ô mon Bien-Aimé maintenant que je suis devenue ta pauvre petite brebis blessée, ne me quitte pas, car, je pourrais faire un faux pas si je suis seule; je suis si fragile. Après tant d’infirmités, je me demande comment ai-je pu vivre dans tout ce désordre. Comment ai-je pu respirer dans cette prison de mon âme. Mon corps étant devenu une fournaise où le feu des passions me dévorait et me consommait petit à petit.

Ô merci, mon époux Bien-Aimé de ton amour pour moi, de ta grande miséricorde. Merci du Sang Précieux versé sur mon âme afin de la ranimer. Merci du Sang Précieux versé sur mon corps afin d’éteindre la flamme de mes passions.

Mon Bien-Aimé, il me reste tant de souillures. Je t’en prie, lave-moi de nouveau dans mon âme. Je désire tellement me purifier. C’est avec confiance et amour que je me jette tout entière, dans le calice avec ton sang divin, par les mains du prêtre. Je dois tellement me purifier, afin de te rendre agréable mon âme, qui est devenue ta demeure permanente. Maintenant que mon directeur est avec moi, ensemble nous travaillerons ferme à la rendre agréable à Dieu. »

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Jeudi, le 24 juin 1954

– Mimi : « J’ai beaucoup de peine, je me suis réveillée trop tard pour aller assister à la messe et pour te recevoir. Je t’offre beaucoup cependant, je suis heureuse de travailler avec toi pour les âmes. Il y en a tellement qui se réfugie dans le péché. Je te remercie de me donner l’avantage de réparer, d’expier, de mériter. »

Mimi : Repassage pendant deux heures. Il fait chaud.

– Jésus : « Ma petite pense aux âmes qui souffrent dans le feu du purgatoire, offre. Ma petite, sacrifie cet après-midi. Ne va pas voir passer la parade de la St-Jean. Viens me visiter, ensemble nous regarderons la parade de toutes mes bontés. Nous regarderons toutes les grâces de choix dont je te comble surtout depuis quatre ans. Viens ma chère petite je me sens si seul aujourd’hui. »

– Mimi : « Tu le sais bien que je t’aime mon Bien-Aimé. Oui je vais vers toi. Je sacrifie tout pour te plaire et te prouver mon amour.»

Bon voilà mon ennemi qui recommence l’attaque. La tentation devient plus forte.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé viens vite à mon secours. Tu sais que je ne veux pas te perdre. Je crois en toi, je t’adore et je t’aime. »

Visite à l’église.   

– Mimi : « Me voici mon époux Bien-Aimé. »

– Jésus : « Ma chère petite approche. Fais-moi plaisir et console-moi. Mets ton cœur dans le mien et dis-moi que tu m’aimes. Parle-moi d’amour, cela me console pour l’indifférence de certaines âmes. Rappelle-toi, tu as été du nombre, mais, par tes élans d’amour venant de ton petit cœur, j’oublie tout. Dis-le-moi souvent, très souvent que je suis tout à toi. Notre union est avant tout l’amour dans la souffrance pour plaire à Dieu. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu m’invites à m’approcher plus près de ton divin cœur, mais comment faire pour pénétrer complètement dans ce cœur adorable. Mon pauvre cœur est si petit, si imparfait pour prendre contact, pour prendre possession de tout ton divin cœur. »

– Jésus : « Ma pauvre petite tu constates que ton cœur est petit, je désire quand même cette union où nos deux cœurs battront à l’unisson. Ma petite, je te donne un moyen pour pénétrer plus facilement dans mon divin cœur. Passe par la plaie de mon côté et par le sang qui coule; lave, purifie ton petit cœur avant d’entrer. Ton cœur étant pur, nous demeurerons ensemble dans mon divin cœur. Nous serons plus qu’un. »

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel qu’est-ce que je ferai de plus pour plaire à mon Dieu? »

– Marie : « Aujourd’hui ma chère petite, dis-lui simplement que tu l’aimes et accepte sa Volonté en ton devenir. Demeure fidèle comme une épouse. Ne cherche pas à tout comprendre. Fais-nous confiance. »

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Vendredi,  … juin 1954.

– Mimi :   Je souffrais beaucoup.

– Jésus : « Ma pauvre petite, ne te plains pas, je te place simplement sur la croix pour quelques temps. J’ai besoin de tes souffrances. Ma petite épouse bien-aimée, prépare-toi à la mort. Demande à ton directeur qu’il te compose une prière que tu réciteras tous les jours afin de mieux te préparer à ce grand départ. Qu’il t’aide à te détacher de tout et de tous. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé apprends-moi à vivre afin de bien mourir. Mon Bien-Aimé, il me semble que si tu venais tout de suite me chercher, je n’aurais pas peur, car, j’ai confiance en ta miséricorde. Je crois en ton amour pour moi. J’ai la certitude que tu m’accepteras comme ton épouse fidèle. Il est vrai que mes mains sont vides, mais regarde cette petite croix que je porte sur mon épaule et que tu as toi-même placée.

Depuis que je l’ai possédée, je l’ai toujours gardée, même dans les moments de faiblesse, depuis les plus sombres moments de découragement. Il est vrai que parfois je la traîne, mais, je ne veux la quitter tant que je vivrai, et dans le ciel où tu m’attends, si tu le veux, je la garderai, car, elle sera ta gloire. C’est par la croix que tu m’as rachetée, c’est par la croix que je vivrai et mourrai unie à toi par amour.

Ma Douce Maman du ciel, si tu savais comme je t’aime. Oui, je t’aime parce que tu as consenti à devenir ma Mère. Je sais que par toi j’irai à Dieu. Je crois en ta toute puissance sur son divin cœur. 

Je sais que tu veilles sur moi parce que tu protèges ma pureté, que tu m’aides à dire mon fiat chaque jour avec amour, tu me soutiens dans toutes mes épreuves, dans mes tentations.

Ô ma douce Maman du ciel, merci de ton assistance. Je ne crains pas pour l’avenir, car tu es le refuge du pécheur c’est pourquoi je me jette entre tes bras divins; je serai en sécurité. Et, à l’heure de ma mort, ô ma douce Maman du ciel, reçois l’âme de ta petite fille. Offre-moi avec ton doux Jésus à Dieu puisque Jésus et moi ne sommes plus qu’un, maintenant que je suis devenue sa petite épouse. »

J’ai fait de la gourmandise en prenant du dessert trois fois.

– Jésus : « Ma pauvre petite pense à mon jeûne de quarante jours pour toi. Alors répare tout de suite. »

– Mimi : « Sans toi, je ne puis rien. »

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Jeudi, 1er juillet 1954

– Mimi : « Ô Sang Précieux de mon Jésus verse en mon âme une seule goutte de ce sang divin afin de la purifier. »

– Jésus : « Oui, ma pauvre petite, il faut que tu offres avec moi et répare. Mon Précieux Sang est si outragé même par ceux qui fréquentent mes sacrements. Combien assistent et comprennent l’importance de la sainte messe où mon Précieux Sang est le même que celui de la croix. Sang Précieux que j’ai donné jusqu’à la dernière goutte par amour pour toi et les hommes.

Ma chère petite, si tu savais combien je t’aime. Offre-moi en retour beaucoup d’actes d’amour. N’attends pas que je te le demande. Cela me consolera de l’indifférence de tant d’autres.

Ma petite épouse bien-aimée, demande-moi tous les jours la grâce de bien accomplir ton devoir d’état surtout envers moi. Car, durant ce mois tu auras beaucoup à souffrir pour expier, réparer, pour mériter. Il me faut des âmes. Aide-moi, c’est important pour toi et pour moi.

Le 8, jour de ton anniversaire, mon Père, dans sa bonté t’a donné la vie. Demande à ton directeur de t’offrir à mon Père avec moi, par les mains de mon Père où je prendrai possession de tout ton être. Tu es toute à moi, je le sais et je veux tout. Cependant, enlève l’obstacle entre nous. Je t’aimerai tellement mieux. Ma petite épouse bien-aimée, recueille-toi avec confiance entre mes bras divins. » 

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Le 5 juillet 1954

– Mimi : 1er jour de retraite de mon directeur. Messe, communion, célébration par mon directeur.

Beaucoup de travail, mal de tête, la douleur devient plus intense.

– Mimi : « Mon Dieu je souffre, mais je t’aime. »

– Jésus : « Ma petite offre-moi cette douleur en expiation de tes fautes et surtout pour une âme qui m’est consacrée et qui est sur le point de m’offenser gravement. Prie, jeûne beaucoup. Accepte pour sauver cette âme-là. »

– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé quoique je souffre beaucoup, j’accepte avec amour et résignation ta Sainte Volonté. Merci de m’avoir aidée à supporter ce mal et à garder le silence. »

  Pour ne pas inquiéter ma mère, je suis allée pratiquer le piano comme d’habitude. Je souffrais tellement, j’aurais préféré rester à la maison, bien tranquillement.

– Jésus : « Ma chère petite pourquoi n’es-tu pas venue me visiter avant d’aller faire ta pratique de piano. À l’avenir, réfléchis un peu, pense à ce que je suis pour toi… »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande sincèrement pardon. Ta bonté est tellement grande envers moi. 

Merci de me faire connaître mes erreurs. Je désire tellement te plaire en tout. Augmente en moi l’amour, la confiance, afin que je puisse mieux te servir et que j’accomplisse ta Sainte Volonté.

Ma douce Maman du ciel, prête-moi ton cœur et ton humilité pour bien recevoir ton doux Jésus. »

Prières spéciales pour mon directeur, car il est en retraite

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Mardi, le 6 juillet 1954

– Mimi : Messe, communion, rosaire.

Lavage, commissions, fatigue.

– Jésus : « Ma chère petite ne va pas si vite en faisant ton travail, sois patiente. Fais chacune de tes actions comme si j’étais là présent près de toi. N’oublie pas, je suis en toi. Ne néglige rien, comme si tu allais mourir aujourd’hui. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu me places ce soir sur la croix. J’accepte avec amour, par amour pour toi. Mon Dieu je te demande pardon parce que le mensonge que j’ai dit, cela n’était pas nécessaire. Je ne suis pas contente de moi parce que je t’ai fait de la peine, pardonne-moi mon Bien-Aimé. Je m’efforcerai de garder le silence quand je serai tentée de mentir. Pour cela j’ai besoin de ton aide.

Je le constate qu’il y a encore beaucoup de désordre dans ma petite demeure intérieure. Mon Bien-Aimé comme ton amour est grand. Malgré tout tu daignes venir en moi qui suis remplie de misères; mon cœur est si froid. Mon Bien-Aimé réchauffe-le de ton amour divin afin qu’il se consume de jour en jour en toi. »

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Mercredi, le 7 juillet 1954

– Jésus : « Offre-moi ton travail, ta fatigue. Pense à ces pauvres missionnaires. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je viens réciter mon rosaire avant d’aller pratiquer. »

– Jésus : « Ma chère petite, pourquoi te tenir en arrière de l’église pour réciter ton rosaire? Viens plus près de ma divine Mère. Regarde-la, parle-lui avec confiance. Ne te gêne pas pour pleurer sur son épaule, est-ce qu’une maman repousse son enfant qui souffre? Au contraire elle le presse sur son cœur. Elle comprend ta misère. Elle est prête à t’aider. Donne-lui la main. Elle ne t’abandonnera pas durant cette épreuve et elle ne te quittera pas à l’heure de ta mort, car tu lui auras fait confiance et tu lui auras donné ton amour.

Ma chère petite, tu m’offres ton travail, c’est très bien, mais pour me plaire, offre des actes d’amour. Je suis tellement heureux lorsque ton petit cœur lance vers moi cet élan d’amour. Comme je t’aime, ma petite épouse bien-aimée. Prépare ton âme à bien recevoir demain les grâces que je te destine pour la plus grande gloire de mon Père. »

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Vendredi, 9 juillet 1954

– Mimi : « Mon Dieu aide-moi, je souffre tellement. Donne-moi la force de me rendre à la chapelle pour entendre la sainte messe et communier. Mon Bien-Aimé mais que se passe-t-il, j’ai peur. Il se passe certainement quelque chose que je n’ai pu comprendre. »

– Jésus : « Ma petite pourquoi es-tu si surprise. Ne t’ai-je pas avertie hier que je prendrai possession de tout ton être. Je veux tout. Il faut que tout soit purifié. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’accepte tout, que ta Sainte Volonté soit faite.»

Je n’ai pas déjeuné, j’étais trop malade et j’ai offert cela en expiation de la petite gourmandise que j’ai faite hier soir en prenant un peu trop de chocolat.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te remercie de me faire connaître mes faiblesses. Tu connais mon désir, celui de ne rien te refuser, mais regarde ma faiblesse, ma fragilité. Donne-moi la force et le courage pour entreprendre la lutte de mes défauts. Je te demande sincèrement pardon. Sans toi, je ne puis rien. »

Rosaire, heure sainte aux intentions de mon directeur qui est en retraite. Le soir, chapelet récité à genoux malgré la douleur que je ressentais.

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Samedi,  10 juillet 1954

– Mimi : « Mon Dieu je te demande pardon pour les critiques que j’ai faites aujourd’hui. Pauvre Jésus, ce matin je me proposais de ne pas t’offenser. À peine quelques heures et me voilà à faire de la peine. Pauvre Jésus c’est bien moi avec toutes mes misères. Qu’est-ce que cela serait si je ne t’avais pas en moi. Pour te faire oublier ces fautes, je m’imposerai le silence.»

– Jésus : « Ô ma pauvre petite, j’ai de la peine. Pourquoi as-tu la parole si facile pour faire des critiques et lorsque tu es en ma présence, parfois tu gardes le silence. Tu ne sais pas me parler.

Maintenant ma chère petite épouse bien-aimée pour réparer toutes tes faiblesses et pour t’aider à te corriger de ce défaut, tu vas me sacrifier toutes tes opinions, tes impressions et lorsqu’on te demandera ton avis, tu répondras franchement, simplement sans rien ajouter. Cela va mortifier ton esprit. Je te donne la permission.

Et avec moi, fais le contraire, oui, parle. Oui, parle-moi de tout : de ton amour, de ton repentir, de tes désirs. Il y a tellement de sujets entre moi et toi. Moi ton Dieu et toi ma petite épouse. À l’avenir en ma présence, parle-moi avec confiance et si parfois tu ne sais que dire, demande-moi de te parler et tu écouteras en silence. 

Et s’il t’arrivait de ne pas entendre ma voix, ne te désole pas, parle-moi quand même. Dis-moi surtout que tu crois, que tu m’aimes, que tu espères en moi, et que je suis là en toi malgré tes manquements.

Reconnais-tu ma bonté envers toi, ma pauvre petite, ma toute petite fille. Si tu savais combien je t’aime ma petite épouse bien-aimée. Si tu pouvais voir l’état de mon cœur lorsque tu me lances ton élan d’amour. Oui mon cœur se dilate de joie lorsque tu t’humilies après chacune de tes fautes et au souvenir de ton passé. Ma joie est encore plus grande lorsque tu souffres, tu acceptes de souffrir avec moi pour expier les fautes et pour sauver des âmes. »

Dimanche,  11 juillet 1954

– Mimi : Messe célébrée par mon directeur, comme j’étais heureuse!

Communion, heure sainte aux intentions de mon directeur, rosaire.

Visite, distraction, contrariété.

Dès le matin je me proposais d’écrire et de faire ma méditation, mais voilà de la visite pour toute la journée. 

– Mimi :« Mon Bien-Aimé j’accepte ta Sainte Volonté. »

C’est seulement vers 5 hres p.m. que j’ai pu me rendre à l’église pour faire mon heure sainte. Ce soir, je commence ma retraite.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, mets-moi s.v.p. dans les dispositions nécessaires pour faire une bonne et sainte retraite pour la plus grande gloire de Dieu. Accorde-moi la grâce d’être humble afin que l’Esprit daigne me visiter dans ma pauvre âme.

Mon Bien-Aimé, je te laisse libre d’agir comme tu le voudras en moi. Donne-moi le courage de bien regarder en face ma vie, ma pauvre vie, de jeter un regard sur mon passé. Augmente en moi le repentir de mes fautes, surtout de mon manque de confiance après ce que tu as fait depuis si longtemps. Ouvre-moi les yeux afin que je puisse voir toutes les laideurs de mes péchés. Grave en mon âme toute la peine que je t’ai causée. Ô bonté infinie, donne-moi aussi, s.v.p. une vraie contrition parfaite. Comme j’ai été méchante. Comment ai-je pu vivre dans tout ce désordre.

Mon Bien-Aimé, oui je désire faire le nettoyage de ma demeure, purifiée par ta grâce afin que je puisse dire sans mentir : Voilà ta demeure ô mon amour prends-en possession pour toute la vie, elle est à toi.

Ma douce Maman, aide-moi s.v.p. à faire le ménage de ma petite demeure intérieure. Dis-moi ce qu’il faut faire pour la rendre agréable à Dieu! Donne-moi s.v.p. la persévérance dans ma résolution. Donne-moi l’esprit de piété, de recueillement. Augmente en moi l’amour, la confiance.

Ô Marie-Madeleine accorde-moi la grâce d’avoir un peu de tranquillité afin que je puisse méditer, écrire, lire et faire une bonne retraite.

Cependant que ta Sainte Volonté soit faite. »

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Mardi,  13 juillet 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre cette fatigue, cette chaleur en expiation de mes fautes. »

Il faisait très chaud, je lui disais :

– Mimi : « Comme j’aimerais être assise près d’un ruisseau, seule, au lieu de repasser. Comme j’aimerais aussi être loin, bien loin. Être seule avec toi pour te parler librement, pour me reposer en ta présence. Je t’offre tout par amour. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, pour quoi chercher si loin ce que tu désires. Tu aimerais être près d’un ruisseau pour te rafraîchir. Viens me visiter à l’église et regarde-moi sur la croix. Regarde ce sang qui coule à grands flots pour toi et les âmes. Mon cœur est bien plus grand qu’un ruisseau, c’est un océan de miséricorde où tu peux te laver sans crainte de faire naufrage.

Tu désires pouvoir être loin, seule avec moi. Ma chère petite rien ne t’empêche de t’approcher de moi dans mon sacrement d’amour! »

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Jeudi,  15 juillet 1954

– Mimi : Dernier jour de ma retraite.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est avec confiance que je m’approche de la pénitence. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est à tes pieds que je viens pleurer mes péchés. Ô Esprit Saint éclaire-moi afin que je puisse faire une bonne et sainte confession.

Ma douce Maman du ciel toi qui as dit à ton divin Fils, aux noces de Cana, de faire un miracle, je t’en supplie demande ma vraie et sincère conversion à ton doux Fils, car, mon âme vaut plus qu’une coupe de vin, n’est-ce pas? Je suis certaine qu’il ne peut rien te refuser. Ma douce Maman du ciel, fais-moi partager ton humilité. Augmente en moi le repentir d’avoir offensé Dieu. Après tout ce qu’il a fait pour moi, depuis si longtemps, comment ai-je pu me séparer de lui si longtemps.

Mon Bien-Aimé laisse-moi pleurer mes péchés, je les regrette. Je te demande sincèrement pardon pour tous les péchés de toute ma vie. Oui, je pleure, aie pitié de moi, de ma misère. C’est avec amour et confiance que je m’approche de toi. Tu as laissé Marie-Madeleine pleurer ses péchés à tes pieds, moi c’est sur ton cœur que je veux pleurer mes péchés. Oui près de ce cœur qui m’a tant aimé, qui a versé son sang par amour pour moi. En retour mon époux Bien-Aimé, je t’offre mon pauvre petit cœur rempli d’amour, de confiance, de sincérité.

Si par le passé, je t’ai offensé, je veux désormais t’aimer, te faire oublier toutes mes ingratitudes et mes méchancetés. Le peu de temps qu’il me reste à vivre je le consacre à réparer, à expier, mais surtout à t’aimer encore plus et à te faire aimer. Je compte sur toi pour m’aider à garder mes résolutions. Je veux travailler ferme à me corriger de mes défauts.

Je te laisse libre de faire de moi ce que tu voudras. Tu le sais, je suis toute à toi mon époux Bien-Aimé. Quel bonheur pour moi de travailler avec toi pour sauver des âmes. Oui mon désir est de continuer à travailler pour toi et les âmes. Je n’oublie pas notre travail d’équipe : toi, mon directeur et moi.

Mon Bien-Aimé exauce s.v.p. tous les désirs de mon directeur. Comme il a travaillé ferme depuis quatre ans pour mon âme, afin de l’arracher au démon, de bien la préparer pour recevoir toutes les lumières nécessaires dans l’état de vie où tu me places. Par ses précieux conseils et ses exemples, j’ai changé de route.

Je marche maintenant sur la route qui mène au ciel. C’est avec joie et résignation que je porte ma croix à chaque jour où j’accepte tout par amour et quel que soit la mission que tu désires me destiner. Je m’incline avec respect devant ta Sainte Volonté pour rendre gloire à Dieu. Cependant mon Bien-Aimé ne me laisse pas seule, j’ai besoin de toi. »

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Vendredi,  16 juillet 1954

– Jésus : « Demande à ton directeur qu’il te prépare à la mission que je te destine. »

– Mimi : « Quelle mission veux-tu dire mon Bien-Aimé? »

– Jésus : « Ton directeur le sait!!! Fais ce que je te demande et sois obéissante. »

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Samei, 17 juillet 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon, je viens de faire une critique. Pour réparer, j’ai fait plusieurs actes d’amour et pour m’humilier, j’ai baisé plusieurs fois le plancher. »

– Jésus : « Ma petite offre ce sacrifice, ne prends pas de dessert et prie beaucoup, car, il y a un missionnaire qui est sur le point de se décourager et un autre de mes prêtres qui est près de succomber à la tentation. Prie beaucoup. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé regarde ma faiblesse. Il y a à peine deux heures, je te demandais pardon pour mes offenses et priais pour d’autres. Voilà qu’à mon tour, je tombe. Je me demande pourquoi avoir dit ces mensonges. Mon Bien-Aimé purifie mon esprit. Apprends-moi à dire toute la vérité. Je te demande encore une fois pardon. Je travaillais et tout à coup, j’entends ta voix m’appeler auprès de la statue du Sacré Cœur. 

Je laisse tout mon Bien-Aimé, me voilà. Je baise ses pieds divins en lui demandant pardon de mes fautes, des péchés de toute ma vie, des péchés de mes parents. Pardon aussi pour les péchés du monde entier. Puis dans un élan d’amour et de pleine confiance, je baise son front divin. Je lui fais des caresses. Je lui répète que je l’adore et je l’aime, que je crois en lui, que je crois en son amour pour moi. Je me disais si cette statue était vivante, il me semble. – Je l’aime avec plus d’ardeur.

D’où me vient cette voix me disant :

– Satan : « Tu ne cherches qu’à satisfaire ta nature affectueuse. Les élans de ton cœur ne sont en réalité que des faussetés. En baisant la statue, tu cherches à obtenir des baisers sensuels. »

– Mimi : Comme j’étais troublée. 

– Mimi : « Tu le sais mon Bien-Aimé, tu connais le fond de mon âme, mon ardent désir de t’aimer.

Visite à l’église. Une crainte que je ne peux expliquer m’empêche de voir mon directeur. J’ai dû lutter contre cette crainte, car je savais que tu étais là en lui m’attendant dans le confessionnal. C’est avec confiance que je lui ouvre la petite porte secrète de mon âme. Je lui fais part de mes doutes, de mes tentations.

Merci mon Bien-Aimé d’avoir un directeur qui sait parler en mon âme et me fait voir les besoins de mon âme. Comme un médecin, il se penche sur mes infirmités morales et regarde mes misères. Par ses paroles, il panse mes blessures faites par le péché. Et par l’absolution, il me remet une fois de plus entre tes bras divins. Il me parle de ton amour pour moi, de ta miséricorde infinie. Il est tellement convainquant, qu’il augmente en moi la confiance et l’amour.

Oui je veux suivre son conseil, c’est-à-dire, celui de me jeter entre tes bras avec une pleine confiance et je désire t’aimer, t’aimer encore plus. Tout pour toi mon Bien-Aimé qui m’aime tant. »

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18 juillet 1954

– Mimi : Je passais dans la rue. Il y avait deux jeunes gens qui blasphémaient. Quelle peine à entendre ces paroles!

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon pour eux, ils ne savent pas ce qu’ils font. Jésus au très saint sacrement, je t’adore et je t’aime. Ô sang divin contenu dans ce calice, purifie l’esprit et le cœur des deux jeunes gens. »

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Lundi,  19 juillet 1954

– Mimi : Messe, communion. Fatigue.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aujourd’hui je veux te plaire et ne rien te refuser parce que je t’aime. Donne-moi de la patience. Je me proposais d’aller faire une heure sainte. Mon Bien-Aimé que ta Sainte Volonté soit faite je m’offre pour aller chez le médecin avec ma sœur qui est malade et l’accompagner pour magasiner. Pendant que j’attends dans le magasin, mon Bien-Aimé je t’aime. Comme j’aimerais être avec toi en ce moment, à l’église. »

– Jésus : « Ma petite épouse bien-aimée je suis là en toi. Tu me fais plaisir en pensant à moi. »

– Mimi : « Je suis très fatiguée, il fait très chaud. Je t’offre tous ces malaises en expiation de mes fautes. Pour te plaire davantage et pour mortifier mon corps je m’offre de porter les paquets les plus lourds, pendant 4 heures. Je pouvais à peine me tenir debout tellement je souffrais. »

– Jésus : « Ma petite pense à moi, j’ai marché pendant 33 ans par amour pour toi et les âmes. »

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, tu m’aides à continuer ma route. Oui je t’offre par amour, je désire sauver des âmes.»

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Mardi, 21 juillet 1954

– Mimi : Fatigue, commission pour Marcelle.

– Mimi : « Aide-moi à être charitable envers mon prochain. Enlève de mon esprit ce sentiment de rancune pour une personne. »

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Jeudi,  22 juillet 1954

– Mimi : Messe, communion, chemin de croix, rosaire. Le soir, chapelet pour mon directeur, heure sainte. Fête de Sainte Madeleine. Faites que je réponde à l’amour de Dieu. Je vous demande d’intercéder pour moi auprès de mon Bien-Aimé. Travail pénible pour moi. À l’église.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est avec toute l’humilité et le repentir possible que je m’approche de toi pour venir passer une heure. Que de choses à nous dire, n’est-ce pas mon Bien-Aimé. Comme Marie-Madeleine, c’est avec amour et confiance que je te parlerai de mes misères, de mes désirs. Je réciterai mon troisième chapelet les yeux fermés, et cela pour te faire plaisir. »

– Marie : « C’est bien ma petite, mais, tu aurais dû les fermer tout à l’heure lorsque tu regardais les gens, cela aurait mortifié tes yeux. Vois ma chère petite comme je m’occupe de toi. C’est parce que je t’aime et je désire rendre ton âme agréable à mon Père. Il a fait beaucoup pour toi. En reconnaissance, aime-moi davantage. »

Mimi : Après l’heure sainte, je m’approche de la grotte.

– Mimi : « Comme tu es belle et douce Maman. Je te remercie d’avoir consenti à devenir ma Mère. Regarde-moi comme ton enfant le plus fragile, le plus faible. Apprends-moi à parler avec pleine confiance à ton divin Fils.  Apprends-moi à marcher dans le droit chemin, guide chaque pas. Mais surtout apprends-moi à obéir davantage.

Note : suite manquante.

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 Vendredi,  23 juillet 1954

– Mimi : Messe, communion, chemin de croix, rosaire et le soir, chapelet pour mon directeur. – Réveil à six heures.

– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, je t’aime, toute ma journée est à toi. Je t’en supplie mon Bien-Aimé, aide-moi à supporter cette contrariété. Accorde-moi la grâce que maman dorme sans s’apercevoir de ce qui se passe : Difficulté de dormir, dans la chambre voisine, la radio est forte. Il est seulement sept heures moins quart. Je me demande pourquoi ouvrir la radio si tôt. Cela me contrarie et j’en souffre beaucoup, parce que je pense à maman qui a tellement de difficulté à dormir. Cependant, je t’offre tout. Merci mon Bien-Aimé maman ne s’est aperçue de rien. »

À l’église, heure sainte. Je récitais mon rosaire. Je disais priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort.

− Le Père Éternel : « Prie bien pour l’heure de ta mort. Je viendrai chercher la petite Michelle. Demande qu’elle soit enterrée dans votre terrain, car vous aurez une petite martyre de plus. Après ton tour viendra. Prépare-toi et le peu de temps qu’il te reste à vivre, consacre-le à m’aimer encore plus. Offre davantage pour expier tes péchés et sois unie à la passion de mon Fils. Porte ta petite croix de chaque jour avec amour et résignation pour sauver des âmes et pour plaire et rendre hommage à Dieu. »

Mimi : Je faisais le chemin de croix, je méditais sur le beau geste de Sainte Véronique.

– Mimi : « Comme j’aimerais le même privilège que cette Véronique; celui d’essuyer ta face adorable, et garder imprimer dans mon âme les traits divins. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, tu as le même privilège lorsque tu me lances des actes d’amour car, tu me consoles et tu essuies mes larmes. Tu désires garder imprimés sur un linge blanc mes traits divins. Ma chère petite, tu as plus que cela. Lorsque tu me reçois dans ton âme, non seulement tu as l’imprimé de mes traits, mais, tu as toute ma divinité. Je suis là tout entier.

Pense souvent à ma présence en toi et prosterne-toi devant moi, adore-moi, aime-moi. Baise la terre en esprit d’humilité, en réparation de tes péchés et de ceux qui se commettent chaque jour. Fais-toi petite en moi, entre mes bras puissants. »

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Samedi,  24 juillet 1954

– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé. Je suis à toi. Je t’adore et je t’aime. Encore la même épreuve qu’hier, c’est-à-dire, musique à 7 heures. Aide-moi s.v.p. à supporter. Merci, merci; maman dormait. »

Messe, communion.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, donne-moi de la patience. Je ne puis faire ma méditation tranquille. Tu connais les raisons.»

Bon, après une demi-heure, je reprends mon livre.

– Mimi : « Merci, merci de m’avoir aidée à supporter. Je ne puis vivre sans toi. J’ai toujours besoin de toi, même dans les moindres détails. J’ai besoin de ta présence en moi. »

Sur la rue.

– Jésus : « Ma petite, garde secret l’épreuve de ce matin. (C’est-à-dire le réveil par la radio.) Fais ça pour moi. »

- Mimi : À peine une demi-heure, voilà que je confie le secret à ma petite sœur Marcelle. À ce moment-là, je me suis sentie coupable. Ma peine était si grande de ne pas t’avoir écouté. Rendue à la maison, je me jetai à genoux au pied de la statue du Sacré Cœur. Je baisai ses pieds en lui demandant pardon. 

Mimi : Je pleurais amèrement cette faute. Et, pour lui faire oublier ma conduite, j’ai fait souvent, très souvent, des actes d’amour. –  Visite à l’église – récitation de mon rosaire.

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Dimanche,  25 juillet 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’aime. Toute ma journée à toi. Fais-moi la grâce de ne pas t’offenser. J’ai eu la grande surprise, le bonheur d’assister à la messe dite par mon directeur, et de communier. Il était absent depuis huit jours. Parfois, j’étais comme une orpheline. J’avais besoin de lui, il était si loin. C’est près de toi que je venais demander des conseils. Merci mon Bien-Aimé pour toutes ces marques de délicatesse, spécialement pour la messe de ce matin puis pour le petit rayon de soleil. »

Visite à l’église, heure sainte, récitation de mon rosaire, chemin de croix.

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Lundi,  26 juillet 1954             

Fête de Sainte-Anne.

− Mimi : Ma patronne, je suis heureuse de porter les plus beaux noms : Anne, Marie.

– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé. Encore réveil en sursaut par la radio de la chambre voisine. Mon Dieu accorde la grâce, s.v.p. que maman ne s’aperçoive pas trop de ce qui se passe. Merci, elle dort profondément. »

Messe, communion.  Je souffre beaucoup.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, la tentation augmente. Le démon en profite. Il veut me faire admettre que tu n’es plus en moi. Mon Dieu, mon époux Bien-Aimé, je crois, je t’adore et je t’aime. Tu le sais fortifie ma foi, augmente mon amour. J’ai pleine confiance en ton amour miséricordieux. »

La lutte dure depuis plusieurs heures.

– Mimi : « Mon Dieu venez à mon aide, je n’en peux plus. Cela me gêne beaucoup d’aller déranger mon directeur, de faire acte d’humilité. J’irai vers lui avec confiance. Je veux lui déclarer toutes mes tentations. Je lui parlerai spécialement de la lutte entreprise. »

Visite à mon directeur.

– Mimi : « Moi qui étais si craintive, il m’accueille avec un large sourire. Cela me donna confiance, puis je lui ouvre la porte de mon âme. 

J’étais à l’aise pour lui parler comme si tu avais été là. Je sentais ta divine présence en lui. Il me parla avec douceur. Il me parla aussi de ton amour pour moi, de tout ce que tu as fait pour moi et tout ce que tu attends de moi. J’étais tellement émue, tellement heureuse lorsqu’il me donna l’absolution pour me rassurer et pour me donner la paix. Mon bonheur était trop grand, moi qui croyais t’avoir perdu, mon amour. La peine que je ressentais à la pensée de te perdre pour un moment.

Merci, mon amour, de me rassurer que tu es là présent en moi malgré toutes les tentations. Puis, je ne cessais de répéter, il est là, mon amour. Il est en moi, je crois, je t’adore et je t’aime. »

Visite chez le médecin.

Mimi : Cela me répugne beaucoup d’aller chez le médecin. Examens.

– Mimi : « Mon Dieu, je t’offre cela. Tu sais comme je déteste les examens de ce genre. J’accepte tout par amour pour toi et les âmes et en expiation de mes péchés. Combien de fois j’ai abusé de ce corps. Je ne me plaindrai à personne. »

Après examen, je peux à peine marcher tellement la douleur est aiguë.

Visite à l’église

Mimi : pour réciter mon rosaire.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je viens refaire mes forces près de toi, car il faut que j’entre à la maison. Donne-moi s.v.p. l’air serein, calme pour ne pas inquiéter maman. Que j’ai hâte de te recevoir. Je te remercie de toutes les grâces obtenues aujourd’hui : méditation, préparation à la communion. 

À demain ma douce Maman du ciel. Je t’aime, berce-moi entre tes bras. Je suis si malade, si petite, merci. »

Il y avait un homme qui cherchait des vers pour aller à la pêche. Je pensais en le regardant, il cherche des vers de son vivant; après sa mort ce sont les vers qui le chercheront!  Pauvre nature humaine!

Pour ma part, les vers n’auront pas grand nourriture avec ma chair. Tant pis, ils suceront les os et cela ne sera pas agréable pour eux, car j’ai tellement pris de remèdes durant ma vie.

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Mardi,  27 juillet 1954

– Mimi : Encore réveillée.

– Mimi : « Mon Dieu, aide-moi s.v.p. Toute ma journée est pour toi. Que ta Sainte Volonté soit faite. »

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Lundi,  2 août 1954

– Mimi : Cinq heures ½ réveil.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’aime. »

Puis je dis bonjour à la Sainte Trinité par un beau signe de croix et je baise mon crucifix; cela me rappelle que moi aussi je dois porter ma croix avec amour. 

Mimi : Toujours la même épreuve de 7 hres à 9 hres.

– Mimi : « Merci, merci mon Bien-Aimé, maman repose encore. »

Le démon voudrait profiter de l’occasion pour me distraire et m’éloigner de la communion : messe, communion.

– Mimi : « Aujourd’hui, je veux travailler pour toi. Je désire sauver beaucoup d’âmes. Augmente en moi la patience. Je ne veux pas te déplaire par ma critique. Je garderai le silence. Avec toi, mon Bien-Aimé, je vais entreprendre la lutte de mes défauts; ils sont nombreux. Je commence par : finie l’occasion de critiquer. Je sais que je vais être tentée. Par amour pour toi et pour expier mes péchés, je ne donnerai même pas mon opinion; comme cela je ne ferai pas de critique.

Merci mon Bien-Aimé, avec ta grâce, j’ai été patiente; une demi-heure à écouter de la lecture. Maintenant, je puis faire ma méditation.» 

Je méditerai spécialement sur ceci : Pourquoi Dieu m’a-t-Il créée? Je me demanderai : Qu’est-ce que je fais pour mieux le connaître? Est-ce que je l’aime comme il devrait être aimé? Est-ce que je le sers en pensant à moi ou à lui? 

Merci du beau soleil. –  Lavage. –  J’aimerais mieux rester à la maison cet après-midi, mais il faut que je fasse des commissions. J’ai marché deux heures. Il faisait très chaud.

– Jésus : « Merci, ma chère petite, c’est pour moi que tu marches. Je compte chacun de tes pas. Pense à moi, j’ai marché 33 ans pour toi, ma chère petite épouse bien-aimée. »

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Mardi,  3 août 1954

– Mimi : Réveil à 5 heures ½. 

– Mimi : « Je commence de bonne heure à travailler pour toi. Bonjour mon Bien-Aimé, aujourd’hui je veux sauver beaucoup d’âmes. J’accepte avec amour ta Sainte Volonté. Merci, merci pour cette preuve d’amour. Je t’aime. »

Mimi : Messe, communion à 7 hres.

– Mimi : « Je dois me rappeler que tu es la douceur même. Mon Bien-Aimé donne-moi la douceur et la charité. Je constate que la journée commence par de petites épingles. Je ne veux rien perdre pour le ciel. Augmente en mon âme le désir du ciel. »

Les circonstances m’ont obligée à jeûner ce matin. Tout l’avant-midi s’est passé à faire la volonté de mon prochain. 

– Mimi : « Par amour pour toi, j’accepte la croix que tu places sur mon épaule gauche. »

– Jésus : « Viens, offre plus ma chère petite épouse. Fais le chemin  à genoux malgré tes souffrances. Je t’en supplie accompagne-moi, parcours les stations de chemin de croix comme j’ai parcouru les rues à la recherche des âmes. Répare, offre-toi avec moi à Dieu le Père. »

Mimi : Le soir, à la maison, chapelet dit par mon directeur.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon pour la peine que je t’ai causée aujourd’hui, comme j’ai été prompte à juger une personne. »

– Jésus : « Ma chère petite, qu’aurais-tu fait si j’avais agi de la sorte envers toi? »

Mimi : Je venais d’être contrariée et j’ai regardé une personne froidement sans rien dire, je demande encore une fois pardon.

– Jésus : « Ma chère petite, lorsque tu m’offenses, est-ce que je te regarde froidement? Pense souvent à tout ce que je fais à chaque instant pour toi. Prie pour ton directeur. Il souffre beaucoup en ce moment (il est 4 hres ½ p.m.). Le démon le tente, mais il lutte, il a besoin de ta prière. »

Prière du soir, préparation à la communion. Jeudi, tragédie acceptée.

 

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Mercredi,  4 août 1954

– Mimi : Réveil à 5 hres ¼ par une voix si douce me répétant trois fois : « Gloire soit au Père, au Fils, au Saint Esprit. »

– Mimi : « Ô mon Dieu, aujourd’hui je consacrerai ma journée à glorifier la Sainte Trinité. »

Je veux méditer sur ce qu’a fait la Sainte Trinité dans ma vie et aujourd’hui quelle place occupe Dieu le Père dans mon âme. A-t-il le respect et l’amour que je lui dois? Dieu le Fils, a-t-il l’amour qu’il mérite? Est-ce que je suis vraiment la petite épouse fidèle qu’il désire? L’Esprit Saint, est-ce que je le laisse libre d’agir en moi? Est-ce que je ne doute pas parfois de ses inspirations?

Que de choses à méditer aujourd’hui. Merci, merci mon Dieu d’un si doux réveil. J’ai fait une communion spirituelle à la maison. Je ne suis pas allée à la messe. Je me suis unie quand même à toutes les messes célébrées dans le monde entier. Prière du matin, méditation, lecture spirituelle dans « L’imitation de Jésus Christ, avec le combat spirituel. »

Travail, contrariétés, etc.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, apprends-moi, s.v.p. à être très humble. Apprends-moi aussi à aimer ton doux Fils. Augmente en moi la dévotion à la Sainte Trinité. Donne-moi le désir du ciel. 

Mon Bien-Aimé, je t’offre tout par amour, je veux expier mes fautes. Je veux sauver des âmes avec toi pour rendre gloire à Dieu. »

J’étais triste à la pensée que je ne pouvais pas aller à l’église, ayant trop de travail.

– Jésus : « Ma chère petite, console-toi. Je suis heureux quand même, car tu as accompli ton devoir d’état. N’est-ce pas un beau chemin de croix que nous avons passé ensemble! »

– Mimi : Il parle de mon travail de cet après-midi lorsque durant trois heures, j’étais à genoux à laver le plancher et à le cirer : car, durant ce travail je méditais sur sa passion et j’offrais la fatigue et les douleurs que j’avais. Puis, je lui faisais beaucoup d’actes d’amour, de remerciement pour tant de bonté. Pour prendre un peu de repos, avant de préparer le repas, je récitais mon rosaire.

– Mimi : « Mon Dieu, je suis très inquiète au sujet de mon directeur. Protège-le, il me semble qu’il me cache quelque chose.

Merci mon Bien-Aimé de ton aide, mais surtout de ton amour. Es-tu content de moi aujourd’hui? Si j’ai eu le malheur de te déplaire, je te demande sincèrement pardon. Mon amour pour toi grandit de jour en jour, je ne peux plus vivre sans toi.

Je m’ennuie tellement de toi. J’ai hâte de te voir dans toute ta splendeur. Ô mon Dieu, mon unique amour, je t’aime pour la vie et pour l’éternité; prend-le tout entier ce cœur, il est à toi. Avant de m’endormir, je te fais ma plus belle caresse. Bonsoir mon Bien-Aimé. 

Ma douce Maman du ciel, tu veux bien que je me repose près de ton cœur, je suis si fatiguée. Garde-le bien près du tien. J’ai tellement besoin de sentir ta présence en moi : le démon me tourmente sans cesse. J’ai confiance en toi, je crois, je t’adore et je t’aime Jésus.»

Le soir, chapelet pour mon directeur, prière du soir, méditation, préparation à ma communion.

Que j’ai hâte à demain!

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Vendredi,  6 août 1954

– Mimi :  Communion en réparation – 1er vendredi du mois.

Communion – Je préparais ma communion.

– Mimi : « Je pensais à ta miséricorde infinie, à ton amour pour moi. Je pensais aussi à toute la peine que je t’avais faite hier. Mon âme était bien triste.

Époux Bien-Aimé, laisse-moi pleurer mes fautes sur ton cœur adorable. J’ai besoin de te redire toute la peine que je ressens. Comme je suis ingrate après tant de preuves de ton amour. Mon Bien-Aimé pardon, pardonne-moi; c’est près de toi que je viens chercher refuge. Reçois-moi, garde-moi bien près de toi. Ne me laisse plus à moi-même. Vois ma faiblesse, regarde ma misère, je suis si pauvre.

Je sais que je suis indigne de te recevoir. Mais je sais aussi combien ta miséricorde est grande envers le pécheur. C’est avec repentir et le ferme propos que je pleure mes péchés. Mais, c’est surtout avec amour et pleine confiance que j’ose m’approcher de toi. Ô mon époux Bien-Aimé, je crois en toi. »

– Jésus : « Ma chère petite, ma pauvre petite. Je t’aime malgré tout. Ne doute pas de mon amour pour toi. Tu m’as offensé, c’est vrai, mais je te pardonne parce que tu me fais confiance et que tu m’aimes sincèrement. Vois mon amour pour toi. Aujourd’hui, c’est moi qui déposerai sur ton front le baiser de paix. Crois-tu maintenant à l’amour divin? »

– Mimi : « Merci, merci mon époux Bien-Aimé, c’est trop de joie. Je ne mérite pas tant de bonheur et, dans quelques instants tu vas venir en moi, ô bonté infinie, tu es le bienvenu dans ma pauvre âme. Ma demeure intérieure n’est pas riche pour recevoir son Roi, mais je pense aussi que tu as préféré l’étable au palais. Cela me donne confiance, je suis si pauvre.

Mais, toi en moi, tout est beau. Je compte sur toi pour embellir mon âme, pour la transformer, pour la rendre agréable à Dieu. Pour cela, je reconnais mes misères et je te laisse libre d’agir en moi. J’accepte tout avec amour et tout ce que je désire avant tout, c’est de faire ta Sainte Volonté en tout et partout.

Accorde-moi la grâce de reconnaître mes erreurs, de fuir les occasions de pécher, même la plus petite imperfection. Apprends-moi à détester tout ce qui te déplaît. Je veux tellement te prouver mon repentir, mon amour. Je veux ainsi réparer, expier. Je désire sauver beaucoup d’âmes. Je veux aussi, avec ta grâce, bien accomplir mon travail d’équipe. »

– Satan : « Ma petite, tu te fais justice bien vite. Tu désires être pardonnée, mais qui te dit que Dieu te pardonnera (car tu as deviné). Est-il venu te le dire! N’est-ce pas plutôt ton orgueil qui parle en toi?

Car, tu écris ce que tu voudrais croire, mais intérieurement tu le sais bien que Dieu te déteste et qu’il n’attend que le moment propice pour faire éclater sa justice. Tu écris pour faire taire en toi le remords. Tu mets dans l’erreur ton directeur. Tu nourris ta vanité. Ton orgueil et le mensonge augmentent de plus en plus. Un jour tu t’apercevras de ton erreur, mais il sera trop tard, car tu seras avec moi pour l’éternité. Il te veut, mais moi je te tiens. Ne parle pas de cela à ton directeur. Que peut-il faire de plus pour toi. Il sait que j’ai raison! Et tu lui fais confiance. Ouvre les yeux. »

– Mimi : « Mon Dieu venez à mon secours. Ma douce Maman du ciel, protégez-moi, je souffre. »

Heure sainte malgré les tentations, mon ennemi est toujours à mes côtés.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je crois en toi qui es présent en moi. Je t’aime, je t’adore, augmente ma foi, donne la force de résister aux tentations. Mon doux Jésus, dis-moi encore une fois que tu m’aimes. Je me jette avec confiance entre tes bras puissants, ne me quitte pas, mon époux Bien-Aimé.

 J’ai confiance en  mon directeur, car il te représente. Il a tant fait pour mon âme et pour vaincre mon ennemi. Je lui dirai tout et je vais lui obéir. Au moment où j’écris ces lignes, je veux t’obéir. Je ne peux tirer de l’orgueil, car tu connais mon ignorance, à peine six années d’études, et la seule vanité que je puisse avoir, c’est de transmettre ce que tu m’inspires par l’Esprit Saint et j’en suis heureuse. Car, tout ce qu’il y a de bon, c’est Dieu qui me le donne. Je ne puis rien et je ne suis rien. Tout ce que je sais, c’est que je suis une pécheresse qui veut te prouver son amour en expiant ses péchés et en acceptant ta Sainte Volonté.»

À demain mon Bien-Aimé.

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Samedi,  7 août 1954

– Mimi : 1er samedi en l’honneur de la Vierge de Fatima.

Messe à 5 hres p.m., heure sainte, rosaire, chapelet; le soir, lecture spirituelle.

Je voulais aller communier comme promis, mais les tentations contre la foi me torturaient.

Mimi : J’entends une voix me dire :

– Satan : « Je suis ton Bien-Aimé. Dans ma grande bonté, je te donne un avertissement. Il ne faut pas que tu communies cet après-midi. Tu m’as assez offensé comme cela. Je ne veux pas que tu profanes mon sacrement d’amour. »

– Mimi : « Ô Esprit Saint, éclaire-moi, où est la vérité! J’étais troublée et bien triste. Mon ennemi peut-il emprunter ton doux nom?  Que faire?  Il faut que je sois bien méchante pour que je ne puisse pas m’approcher de la sainte communion.»

– Satan : « Il ne faut pas que ton âme souillée par le péché approche mon âme immaculée. »

– Mimi : Je suis allée confier à mon directeur toute ma peine, mes doutes, mes tentations. J’ai fait mon possible pour faire une bonne confession. Il me conseilla d’aller communier pour vaincre mon ennemi et il me rassura aussi sur ton amour. Pour bien préparer ma communion, j’ai fait le chemin de croix, car mon ennemi me suggérait toutes sortes de prétextes, tels que la gêne, la fatigue, l’amour propre. Sur le conseil de mon directeur, je fis en toute humilité le chemin de croix. 

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Lundi,  9 août 1954

– Mimi : Je me suis levée trop en retard pour assister à la sainte messe. J’ai beaucoup de peine. Cependant, j’ai fait une communion spirituelle et je désire continuer mon action de grâce toute la journée.

– Mimi : « Aujourd’hui mon Bien-Aimé à ton exemple, je veux être très bonne, très charitable. Je veux sauver beaucoup d’âmes. »

Le démon me tente de raconter l’entrevue que je venais de faire.

– Jésus : « Non ma petite, offre-moi ce silence pour sauver une âme. »

– Mimi : « Pour te faire plaisir mon Bien-Aimé je t’offre cela.»

Mais à peine dix minutes, nouvelle attaque.

– Satan : « Mais tu peux te confier, ce n’est pas un crime. Crois-tu que Dieu a besoin d’un silence pour sauver une âme! Réfléchis, pourquoi exige-t-il à certaines des âmes le martyre par amour. »

– Mimi : Je sais que le silence c’est peu à comparer au martyre, mais je crois que ce qui compte le plus pour Dieu, c’est l’humilité et l’entière soumission à sa Sainte Volonté. Et, en acceptant ce silence par amour, je suis certaine de sauver une âme parce que Dieu me le demande et je crois en sa parole, il est la vérité.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, regarde mes faiblesses malgré mes promesses. Le démon n’a pas pu me faire rompre le silence, mais il m’a gagnée par la gourmandise. J’aurais pu me priver du dessert pour mortifier mon corps. Je regrette de ne pas t’avoir offert plus. Je ressentais de la peine à la pensée que j’aurais pu sauver une autre âme en t’offrant plus. Je te demande pardon, comme je suis fragile. Mon Bien-Aimé augmente en moi la prudence et la persévérance à ton service.»

– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, tu me fais plaisir en reconnaissant ta faiblesse. Je te connais. Et si tu n’étais pas soutenue par ma grâce, tu tomberais encore plus. Tu es si fragile qu’un simple souffle peut te faire tomber. Rappelle-toi ton passé.

À l’avenir n’attends pas que je te demande un sacrifice pour me l’offrir cela me console tellement lorsque tu offres simplement par amour. Et quand l’âme a compris l’amour divin, elle trouve toujours un moyen pour me plaire, pour augmenter son amour. »

– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel, de me garder près de toi aujourd’hui. Tu as été si patiente à m’attendre dans le passé. Je suis certaine que maintenant tu ne m’abandonneras pas, car je me jette avec confiance entre tes bras de mère. Je crois à ton amour pour moi. Une mère, ne rejette pas son enfant malade et infirme, n’est-ce pas? C’est mon infirmité, c’est ma faiblesse, c’est aussi mon amour qui me poussent à aller vers toi avec confiance, car je sais que je serai en sécurité.

Ma douce Maman du ciel, je viens aussi me reposer sur ton cœur après une journée remplie de luttes intérieures, j’amène toutes les âmes des pauvres pécheurs. Je prie pour le succès du congrès marial. J’aurais aimé me rendre au Cap de la Madeleine pour le pèlerinage, mais j’en fais le sacrifice. Maman du ciel, la grâce s.v.p. que toutes les âmes qui te visiteront ne reviennent pas les mains vides et profitent de la grâce. Je te confie surtout les âmes des pauvres pécheurs. »

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Mardi,  10 août 1954

– Mimi :  Aujourd’hui, je veux pratiquer beaucoup d’actes d’humilité, mais surtout des actes d’amour, de contrition. Heure sainte, rosaire.

Je souffrais beaucoup, je me demandais si je devais faire le chemin de croix.

– Jésus : « Ma chère petite, je t’en supplie, viens me tenir compagnie dans le chemin du calvaire. J’ai besoin de tes souffrances, de tes sacrifices pour compléter ma passion. Rappelle-toi de notre union dans l’amour et dans la souffrance. Rappelle-toi le vendredi saint 1954. »

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, fortifie ma foi. Esprit-Saint éclaire-moi. Ma douce Maman du ciel, il me semble qu’il y a un vide dans mon âme, dis-moi ce qu’il manque. Dis-moi ce qui te déplaît, ce que je dois corriger, ce que je dois faire pour aimer ton doux Fils, pour bien servir Dieu, pour le faire connaître, le faire aimer. Je désire tellement lui prouver mon amour, mais je fais si peu. Il me manque quelque chose.»

– Marie : « Ne cherche pas si loin, ma petite. Ce qui te manque aujourd’hui, le vide que tu ressens c’est dû à ta négligence. Ce matin, pourquoi n’as-tu pas été à la messe? Et durant la journée combien de fois as-tu pensé à nous spécialement? Ton esprit est trop préoccupé par toutes sortes de choses. Tu n’as même pas trouvé un moment pour écrire, et pourtant tu as trouvé du temps pour bavarder avec ta petite voisine. Ma chère petite est-ce que mon Fils attend que tu penses à lui pour penser à toi! »

– Mimi : « Pardon ma douce Maman du ciel. Je te remercie de m’aider à comprendre. Mon Bien-Aimé, je te demande pardon. Je ne veux plus te faire de peine, je ne suis pas contente de moi. Ma douce Maman du ciel, tu as raison, je trouve du temps pour tout, mais pas assez pour Dieu. À l’avenir je mettrai Dieu avant tout dans ma vie. Dans mes actions, il doit être le premier servi puisque je suis à lui. »

– Jésus : « Ô ma petite épouse bien-aimée que dirait l’époux en rentrant chez lui, de voir sa demeure vide et en désordre. C’est ce que j’ai trouvé chez toi aujourd’hui. Ton âme était trop préoccupée, trop de désordre. Il n’y avait pas de place pour moi. Malgré tout, je t’aime. Je t’en supplie ne me laisse plus seul. Parle-moi, j’ai besoin d’entendre ton langage d’amour. »

– Mimi : « Bonsoir mon Bien-Aimé, à demain. Pour te faire oublier ma triste journée, je dépose sur ton front, mes doux baisers et je te répète que je t’aime mon époux Bien-Aimé; je veux te rester fidèle. Aide-moi de ta grâce. »

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Mercredi,  11 août 1954

– Mimi : Pendant le chemin de croix – L’agonie de Jésus.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé fais que je ressente ton agonie à la vue de mes péchés. Je déteste tous mes péchés qui t’ont offensé. Je te demande sincèrement pardon. »

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Samedi,  14 août 1954

– Mimi : Je n’ai pas communié parce qu’une voix me disait de ne pas profaner la sainte hostie. Je suis allée confesser à mon directeur mes doutes. Une certaine gêne s’empara de moi. Je ne voulais pas faire le chemin de croix parce que j’étais trop souffrante, je pouvais à peine marcher.

– Jésus : « Ma chère petite, je t’en supplie viens vers moi dans ma passion. C’est précisément parce que tu souffres beaucoup que je désire que tu partages mes souffrances pour expier et pour obtenir la conversion des pécheurs. »

Mimi : Mon directeur me conseilla de faire le chemin de croix. Malgré l’état où j’étais, par humilité et obéissance, j’ai fait le chemin de croix. Après, je récitais mon rosaire près de la grotte de la Vierge de Lourdes. Je regardais la belle fleur qui ornait l’autel et le rocher. On se préparait à célébrer la fête de l’Assomption.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, moi aussi j’aimerais bien t’offrir des fleurs pour ta fête, je n’ai pas les moyens. »

– Marie : « Ma chère petite, offre-moi des âmes. Jésus sera très heureux. Offre-moi surtout des actes d’amour, d’humilité, de confiance et viens les déposer à mes pieds comme un cortège de fleurs. Je serai ravie. »

– Mimi : Mais voilà tout à coup mon ennemi vient interrompre; pendant plus d’un quart d’heure, il me tente :

– Satan : « Tu pries mal. Ne récite pas ton rosaire. »

– Mimi : Voyant que je faisais la sourde oreille, il attaque d’un autre côté, celui de la foi, puis de l’impureté; que de suggestions.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi à supporter ces tentations. Je t’aime, je crois en toi, ô Vierge Immaculée, garde mon âme pure. » 

 Et je continuai à réciter mon rosaire. Et comme je finissais cette phrase : « Maintenant et à l’heure de notre mort », j’entendais clairement une voix me dire :

– Marie : « Ma chère petite, que dirais-tu si je venais te chercher demain. »

Mimi : Ma surprise était tellement grande, j’ai répondu : Mon amour j’ai peur, croyant que c’était mon ennemi qui recommençait son attaque.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, est-ce bien toi ou mon ennemi? Je t’en supplie donne-moi un signe sensible pour me faire connaître la vérité. Donne-moi une fleur ou permets que quelqu’un m’offre des fleurs. »

Le soir, ma petite voisine m’apporta, pour me faire plaisir, des fleurs. – Merci ma douce Maman, j’ai ma réponse.

Le soir :

– Marie : « Ma chère petite, remarque bien ce que je vais te confier. À partir du 15 août, tu commenceras à compter tes jours! Prépare-toi par la prière et le sacrifice. Tu auras beaucoup à souffrir pour la conversion des pécheurs et pour finir de te purifier. Crois en moi, ta douce Maman du ciel. Va vers ton directeur et fais-lui part de ceci.

Fais-lui confiance, car il connaît ce que nous attendons de toi. N’est-ce pas nous qui l’avions désigné pour remplir le rôle de directeur pour ta pauvre petite âme. Confiance, nous avons mis notre confiance en lui. Dis-lui tout et sois très obéissante et soumise. « Celui qui vous écoute, m’écoute », médite bien. Oui, fais une bonne confession, crois à son absolution. »

– Satan : « Ne va pas déranger ton directeur. Cela va être remarqué, car tu as été à la confesse cet après-midi. Ne retourne pas ce soir pour lui raconter des chimères, des illusions. Cela le dérange. Attends à la semaine prochaine. »

– Marie : « Ne l’écoute pas, médite bien, fais une bonne confession. Crois à son absolution. Il a tout le pouvoir. Il est digne de porter le secret du sacerdoce; lui seul peut t’aider. »

– Mimi : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. J’accepte votre Sainte Volonté. Accordez-moi la grâce de ne jamais plus vous offenser. » 

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Mardi,  17 août 1954

– Mimi : Messe à 7 hres,  communion par mon directeur.

Je méditais sur cette phrase : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. »

– Jésus : « Ma chère petite, pense à cela, car tu augmentes en toi la confiance, d’aller au ciel, en ma miséricorde infinie. L’amour de me posséder, l’entière soumission à la Volonté de Dieu, le détachement de tout. »

Départ de mon directeur / vendredi.

Lundi, messe à 7 hres par mon directeur, heure sainte, rosaire, chemin de croix, chapelet pour mon directeur.

 

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Mardi,  25 août 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je viens te dire que je t’aime. Comme je voudrais pouvoir te parler librement, mais mon esprit s’égare, ma volonté est comme paralysée, mon cœur est froid et je suis là muette devant toi. Pourtant mon Bien-Aimé tu le sais bien que je t’aime, malgré l’indifférence, regarde le fond de mon âme. Malgré l’état de sécheresse spirituelle où je suis, je soupire après toi. Je te désire, mon Dieu ayez pitié de moi. Mon Bien-Aimé ne me quitte pas. J’ai peur de tout, mais ma plus grande crainte est de t’offenser. Je t’en supplie, aide-moi. »

Heure sainte à l’église, rosaire.

– Mimi : « Malgré l’état où je me trouve, je viens vers toi, car j’ai promis d’obéir à mon directeur. À l’avenir, je veux accomplir toutes mes actions comme si tout allait bien, comme si j’avais de grandes consolations, etc. Je devrais marcher les yeux fermés me laissant guider par mon directeur et me jeter entre tes bras divins. Je m’abandonne à ta Sainte Volonté.

Ma douce Maman du ciel, regarde ta petite fille qui est devant toi pour te demander ton secours. Ma douce Maman du ciel, accorde la grâce que ce peu d’amour que je possède, je le garde toujours pour lui seul. Tu le sais que je le préfère à tout parce qu’il est mon époux Bien-Aimé en qui j’ai mis toute ma confiance. Accorde-moi la grâce de ne jamais penser à moi un seul instant afin que je puisse suivre fidèlement mon Bien-Aimé dans le chemin de la souffrance, à la conquête des âmes. 

Donne-moi aussi de posséder ton humilité en tout et partout. Apprends-moi à prier avec amour, confiance et résignation. Dis-moi ce que je dois faire pour plaire à Dieu. »

– Marie : « Ma chère petite, reste où mon Fils t’a placée et aussi longtemps qu’il le désirera. Ce qui compte aux yeux de Dieu, c’est l’amour, l’humilité et l’entière soumission à sa Sainte Volonté. Efforce-toi de pratiquer ces trois vertus et tu seras agréable à Dieu. »

– Mimi : « Même dans l’état de sécheresse spirituelle où je suis en ce moment? »

– Marie : « Mais oui, va petite; l’amour, l’humilité, la soumission à sa Sainte Volonté. »

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Dimanche,  29 août 1954

Mimi : Messe, communion, heure sainte, rosaire, chemin de croix. À l’église je me suis agenouillée devant la statue de Notre Dame des Sept Douleurs.

– Mimi : « Merci ma douce Maman d’avoir retenu le bras de votre divin Fils. Oui, cette main que vous tenez dans la vôtre a servi à me sauver, moi.

Mon Dieu, je suis là, devant vous comme la plus petite de vos créatures. Comme j’aimerais pouvoir vous adorer, vous rendre hommage comme les anges et les saints, dans le ciel. Comme j’aimerais vous prier comme le faisait votre doux Fils lorsqu’il était sur la terre, mais surtout dans son agonie.

Si je pouvais vous aimer comme ma douce Maman du ciel. Mon Dieu, je vous avoue mon impuissance, mon ignorance. Cependant, je vous remercie de m’avoir fait votre enfant. Malheureusement, je n’ai pas toujours agi comme votre enfant.

Je vous remercie de votre miséricorde infinie lorsque je me suis présentée à vous comme l’enfant prodigue, vous m’avez acceptée. Comment pourrais-je ne pas croire à votre amour pour moi. Et, dans votre bonté, vous avez songé qu’il me faudrait pour compagnon de route, un être fort sur qui je dois m’appuyer, en qui je trouverais le réconfort, la sécurité. Vous saviez que mon cœur avait besoin d’un lien bien solide et durable. Et c’est votre Fils que vous m’avez donné pour compagnon de route vers le ciel et comme guide vous m’avez donné mon directeur le P. J. Gamache s.j.

Je vous remercie de toutes ces grâces, mon Dieu, mon beau- père. Vous voulez bien que je vous appelle mon beau- père? Ne suis-je pas l’épouse de votre Fils? Excusez-moi mon Dieu pour tant de familiarité. J’ai tellement besoin de vous dire toute ma reconnaissance et mon amour. Oui, cet amour qu’il me reste est à vous puisque vous devez être le premier servi, je vous l’offre. Mon Bien-Aimé aide-moi s.v.p. à purifier mon amour afin qu’il soit agréable à Dieu. »

– Satan : « Pourquoi écrire ces choses. Tu connais tes états d’âme. Tu ne crois même pas ce que tu écris pourquoi alors écrire des mensonges. »

NOTE : 3 pages sont manquantes.  –  Suite p.7.

…… et plus je désire t’aimer, plus mon cœur est froid. Plus je désire que ma confiance soit grande, plus ma crainte augmente. Plus j’aimerais entendre, écouter ta voix, plus je reste sourde et indifférente et, plus je désire te parler cœur à cœur, plus je reste muette. »

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Jeudi,  2 septembre 1954

– Mimi : Pendant mon heure sainte, je suis encore dans le doute, la sécheresse spirituelle augmente de plus en plus. Selon les conseils de mon directeur, je dirai :

– Mimi : « Mon Dieu, ayez pitié de moi, pardonnez-moi. Que je souffre, je n’ai plus rien pour m’accrocher; c’est le vide complet. Je ne puis faire aucun pas, ce sont les ténèbres. Mon Dieu, je t’en supplie, aide-moi, ne permets pas que mon état me décourage. »

– Jésus : «  Ma petite, tu n’as pas besoin de t’accrocher. Jette-toi simplement entre mes bras avec confiance. Ma chère petite épouse bien-aimée c’est parce que je t’aime que j’agis de la sorte. Je te le répète, il faut que tu sois purifiée avant que je te présente à mon Père comme épouse. Reste fidèle entre mes bras. Si tu pouvais comprendre tout le plaisir que tu me procures en ce moment en acceptant ma Sainte Volonté.

Ma chère petite épouse, tu auras beaucoup à souffrir pour sauver des âmes. Si tu acceptes avec amour de demeurer où je te place, je te promets de venir te chercher et tu ne feras pas de purgatoire, car, je te donne le privilège de le faire sur la terre. Vois dans tout ceci mon amour et ma miséricorde enfin pour toi.

Rappelle-toi souvent le jour de notre union (vendredi saint) où tu étais si heureuse de partager mes souffrances. Est-ce que je t’avais trompée? Chaque fois que je te promettais quelque chose, j’ai toujours tenu mes promesses. Mais toi, ma chère petite, es-tu toujours fidèle dans tes promesses envers moi, envers ton directeur? Renouvelle ton vœu d’obéissance envers ton directeur. »

– Mimi : « Comment te plaire mon Bien-Aimé, je ne peux même pas prier. J’accepte et ne comprends pas l’importance de mes actes. Plus je désire m’approcher de toi, plus je me sens loin et, plus j’espère m’entretenir avec toi, plus je trouve le temps long parce que je n’ai rien à te dire. Les mots me manquent et mon esprit est troublé et plus je désire t’aimer, plus mon cœur est froid. Plus je désire avoir confiance, plus je désire écouter ta voix, plus ma crainte est grande. Mon Bien-Aimé, tu m’aimes quand même? »

– Jésus : « Mais oui ma chère petite, je t’aime encore plus, car tu admets que sans moi tu ne peux rien, et que tu n’es rien, que tu ne comprends rien. En admettant tes faiblesses, tes misères, reste entre mes bras divins, ne me quitte pas. Reste dans l’état où je t’ai placée pour la plus grande gloire de mon Père.

Je le sais, tu ne comprends pas, pour le moment, cependant dis-moi seulement que tu m’aimes. J’ai besoin de te l’entendre dire par toi ma douce petite épouse même si tu ne ressens pas ce que tu dis dans ces paroles. »

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Samedi,  4 septembre 1954

Mimi : Tentations.

– Jésus : « Remercie ton directeur, car il fait beaucoup pour toi, spécialement cet après-midi. Mortifie ton corps avec la permission de ton directeur. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu le sais, je souffre assez comme cela. »

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Samedi,  9 septembre 1954

Mimi : Paroles de mon directeur :

  1. Le Bon Dieu vous prépare à de grandes grâces spéciales.
  2. Faites comme si…
  3. Quand vous m’écoutez, vous êtes sûre de ne pas vous tromper.

De plus en la présence de mon directeur : je fais vœu d’accepter de souffrir toute ma vie pour sauver les âmes et à soutenir votre Église.

Satan : « Ma petite, c’est moi qui t’ai inspirée. Tu as deviné juste au sujet de la mort. Sais-tu pourquoi ton directeur a écrit ce matin. Il voulait te rassurer. S’il était si certain de lui, c’est parce qu’il a consulté un confrère au sujet de cet entretien. »


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Vendredi, 17 septembre 1954

– Mimi : Visite à l’église. Le vide complet et pourtant j’aurais aimé te prier.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, vois à tes pieds ton enfant si misérable, si pauvre, si faible. Je t’en supplie accepte mon amour si petit si froid. Réchauffe-le dans ton cœur ardent d’amour pour Dieu. »

Mimi : Je voulais m’acheter un chapeau. Je n’en avais pas un besoin urgent.

− Le Père Éternel : « Ma chère petite, achète-moi plutôt des âmes, elles coûtent si chères. »

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Samedi,  18 septembre 1954

– Mimi : Je voulais faire une méditation, mais je souffrais trop, surtout de la tête et du cou.

– Jésus : « Ma petite, offre-moi l’état où je t’ai placée. Accepte de porter ma couronne d’épines. Pense à mon cœur qui t’aime tant. »

– Mimi : Depuis quatre heures du matin que je souffre. J’étais tellement faible, fiévreuse, que je ne pouvais faire aucune méditation.

– Jésus : « Ma chère petite, offre ce que tu souffres en ce moment, c’est la plus belle prière. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’accepte avec amour et résignation ce que je souffre. Aujourd’hui, j’unis mes faibles souffrances aux tiennes pour expier mes péchés si nombreux et aussi pour sauver les âmes avec toi.

Ma douce Maman du ciel, apprends-moi à aimer Jésus comme tu l’as aimé : à aimer, à me soumettre à la Sainte Volonté de Dieu le Père.

Dans l’état de sécheresse spirituelle où je me trouve, je ne puis prier, méditer comme je voudrais. Cependant, ce que je puis dire est que, je désire te rester toujours fidèle parce que je t’aime. Ô mon Bien-Aimé, je crois en ton amour pour moi. Je t’en supplie, crois en mon amour pour toi. Je ne ressens rien cependant, tu le sais bien que je t’aime, que je suis ta petite épouse. »

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Mardi,  21 septembre 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, toujours dans le même état que j’accepte avec entière soumission à ta Sainte Volonté. Depuis dimanche que tu m’as clouée à la croix avec toi. Je suis heureuse d’être avec toi, de partager tes souffrances pour sauver des âmes.

Oui j’accepte d’être au lit. Tu sais comme cela me contrarie d’être inactive. Cependant, je ne veux pas perdre ce temps précieux où je suis avec toi sur la croix. La fièvre brûle tout mon corps. Pour me mortifier, je ne prendrai pas une seule goutte d’eau; j’ai pensé à ta soif des âmes. Malgré la douleur, j’ai récité mon rosaire. J’ai prié pour le Saint Père, pour mon directeur, pour les missionnaires. J’ai offert mes souffrances, unies aux tiennes, pour obtenir la conversion des pécheurs et la délivrance des pauvres âmes du purgatoire. Je veux tellement sauver des âmes avec toi, avec  mon directeur.

Aide-moi mon époux Bien-Aimé, le démon me tourmente. Il sait que mon corps est affaibli par la maladie et que je suis dans les ténèbres, que je veux atteindre mon idéal malgré tout. Mon Dieu ayez pitié de moi, j’ai confiance en vous. Venez à mon secours.

Ma douce Maman protège ton enfant qui lutte. Je me sens si seule. Viens me consoler. J’ai besoin de toi. Je t’aime. »

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Mercredi,  22 septembre 1954

– Mimi : J’ai passé presque toute la journée à écrire et à prier.

– Jésus : « Ma chère petite, tu me fais plaisir en écrivant, car, tu obéis à mes ordres. Le temps passé avec moi n’est pas du temps perdu. Pense à moi en premier lieu, fais ce que je te demande. Pour ton ouvrage de la maison, ne t’inquiète pas, il se fera quand même, je t’aiderai. Par cette maladie, je voulais te demander plus pour les âmes. Je désirais aussi que tu mettes de l’ordre dans tes petites notes, car, tu commençais à me négliger pour des travaux qui ne te rapportent rien après la mort. »

Grande tentation.

– Mimi : « Ma douce Maman, protège-moi. Garde mon âme pure pour lui, mon époux Bien-Aimé. »

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Lundi,  4 octobre 1954

Mimi : Chemin de croix, heure sainte, rosaire, chapelet pour mon directeur.

– Mimi : « Comme mon cœur est vide! Mon Bien-Aimé remplis ce cœur d’amour pour toi et les âmes. J’ai besoin d’âmes.»

– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée je savais ce que je faisais en te donnant une nature affectueuse, car, je savais que cet amour me reviendrait un jour, et pour toujours. Ton âme d’artiste et ta sensibilité te font souffrir. Je sais, c’est avec cela que tu mérites. »

Mimi : Je faisais le chemin de croix un peu vite.

– Jésus : « Ma chère petite, que dirais-tu si j’avais parcouru le chemin du calvaire à la hâte. Cela aurait été ridicule, n’est-ce pas?

Est-ce que j’aurais eu le temps de bien réfléchir, de penser à toi? Pourquoi le fais-tu? »

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Mardi,  5 octobre 1954

– Mimi : « Je ne ressens rien et je suis heureuse quand même de travailler avec toi. Je suis heureuse parce que je sais que je fais ta Sainte Volonté. »

– Mimi : Je prépare le repas du midi, il m’appelle.

– Mimi : « Me voici mon Bien-Aimé à tes genoux. Laisse-moi baiser tes pieds divins. Laisse-moi pleurer mes fautes et les péchés des pauvres âmes. Du plus profond de mon âme, je me repens de t’avoir offensé toi mon époux Bien-Aimé.

Mon Dieu, je vous remercie d’avoir pensé à moi en donnant votre fils Bien-Aimé et en retour comme j’ai été ingrate et incrédule : je vous demande pardon. Le temps qu’il me reste à vivre, je veux l’employer à vous aimer. Pour vous aimer, il faut que je vous connaisse.

Je demande à l’Esprit Saint tous les dons que j’ai besoin pour mieux vous connaître, vous servir avec amour et fidélité.»

NOTE : Je venais de faire manquement à la charité envers deux personnes : « Comme elle est hypocrite. Je ne pensais pas qu’elle était si orgueilleuse. »

– Jésus : « Ma pauvre petite comme tu sais reconnaître vite les défauts de ton prochain. Si je ne te tenais pas, qu’est-ce que tu serais? Rappelle-toi ton passé, et les défauts que tu trouves chez ton prochain, tu les avais aussi. »

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Mercredi,  6 octobre 1954

– Mimi : Heure sainte, chemin de croix, rosaire.

Mimi : «  Ma douce Maman regarde ton enfant qui te demande de l’aimer.»

– Jésus : « Que ton directeur ne se prive pas de nourriture pour mortifier son corps, mais qu’il se prive de fumer. »

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Jeudi,  7 octobre 1954

– Mimi : « Ô mon Bien-Aimé je me prosterne à tes pieds pour te remercier pour tout ce que tu fais pour moi, malgré l’état de sécheresse où je me trouve. J’ai la certitude que tu es en moi et que tu me tiens entre tes bras puissants. Tout ce que je fais est pour te plaire. Je veux tellement te prouver mon amour, ma reconnaissance parce que je veux réparer mon manque de confiance par des actes d’amour et d’entière soumission à la Sainte Volonté de Dieu qui a tant fait pour moi qui ne mérite pas cela. Merci ô bonté infinie. En retour j’accepte de souffrir pour sauver des âmes. Mon Bien-Aimé pitié pour tous et miséricorde. »

Visite à mon directeur pour lui faire part de notre entretien.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je crains de lui avoir fait de la peine en lui disant ce que tu me demandais de lui dire. Je ne veux rien te refuser. Si je lui ai fait de la peine, console-le par tes douces caresses. Avec quelle humilité il a accepté ce que je lui disais. »

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8 octobre 1954

– Mimi : Grandes tentations contre la foi. Je passe aussi une crise et une lutte terrible.

– Mimi : « Vierge Immaculée, garde-moi dans tes bras, protège ta petite fille, garde-moi pure. »

Comme mon directeur est bon, il m’aide à traverser cette crise. Étant déjà dans un état de sécheresse spirituelle, comme il fait noir. 

– Jésus : « Ma chère petite reste à ton poste comme une épouse fidèle. Reste dans l’état où je te place. N’est-ce pas que tu m’aimes? Prouve-le en acceptant tout, quoique tu ne comprennes pas. Si tu savais le degré d’amour que j’ai pour toi. Car tu es si petite, si pauvre. Tu es comme un petit bouton de rose entre nos mains. Il faut que je te tienne bien, tu es si fragile et le moindre coup de vent, les tentations te secouent. Pauvre petite fleur de mon jardin que j’ai trouvée presque inanimée parmi les épines qui représentaient le péché. 

Maintenant que je t’ai arrachée à la mort, il faut que je te mette à l’abri des intempéries de toutes sortes qui sont le péché, les tentations violentes. Je veux que tu profites maintenant. Je te donnerai beaucoup de soleil par mon amour ardent. Oui ma petite fleur, je te garderai dans mon cœur comme dans une serre, afin qu’un jour tu puisses t’épanouir dans le ciel pour glorifier mon Père. Ne te gêne pas pour pleurer en ma présence. Tes larmes sont douces et salutaires pour arroser le petit bouton de rose pour qu’il se développe de jour en jour. C’est un travail long et patient.

Ma chère petite épouse bien-aimée, accepte aussi les grandes tentations que je réserve à mes amis. Tu me fais plaisir lorsque tu demandes de l’aide de ton directeur. Cela prouve que tu es trop petite pour marcher seule. Reste toujours petite. Prouve à ton directeur que tu as confiance en lui, en lui disant tout. Parle-lui comme tu me parles. Il me représente. Il sait ce que j’attends de toi. C’est pourquoi je l’ai placé sur ta route par un privilège spécial pour qu’il soit ton guide, ton soutien dans l’ordre spirituel et dans l’ordre temporel. Fais ce qu’il te dit. Donne-lui la main et ferme les yeux. Laisse-toi conduire avec confiance.

Ne cherche pas à regarder où tu vas. Sois sans crainte, en marchant avec lui c’est avec moi que tu marches et en lui obéissant tu es sûre que tu es dans le droit chemin. Si tu savais la joie et l’amour que le cœur d’un prêtre éprouve lorsqu’il voit à ses pieds une petite âme remplie de misères, une âme malade, une âme infirme qui réclame de l’aide, du soulagement. Qu’est-ce qu’un prêtre ne pourrait pas faire pour sauver cette âme? Pense à ce que ton directeur a fait pour toi; ton âme lui a coûté cher. Fais part à ton directeur de notre entretien. »

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Samedi,  9 octobre 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé accorde-moi beaucoup de patience. »

Grande tentation.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel protège ton enfant qui lutte pour rester pure. »

Pendant la récitation du rosaire :

– Marie : « Demande à ton directeur qu’il te consacre enfant de Marie. »

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, il craint, croyant que j’ai déjà été reçue, mais je le suis de cœur. »

– Marie : « Parle de cela à ton directeur. Fais ce qu’il te dira. »

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Dimanche,  10 octobre 1954

– Mimi : Messe, communion, chemin de croix, rosaire, chapelet pour mon directeur, heure sainte.

– Mimi : « Aujourd’hui je ne veux rien te refuser. Je veux m’entretenir le plus longtemps possible avec toi. Je désire que mon action de grâce se prolonge toute la journée. »

À l’église avant mon heure sainte. Je venais d’écrire plusieurs heures.

– Mimi : « Il me semble mon Bien-Aimé que je n’ai pas fait beaucoup pour les âmes. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, tu m’as offert chacune de tes pensées, de tes désirs. Tu m’as offert chaque lettre, chaque mot comme des actes d’amour, de confiance, de remerciement. Tu as fait du beau travail et j’en suis heureux, car tu n’as pas calculé le temps ni la fatigue. Ton amour pour moi et les âmes est plus fort que tout. Reste soumise à ma volonté.

Ma petite épouse, tu as sauvé des âmes cet après-midi en écrivant, car, tu as été obéissante envers moi. Tu ne croyais pas sauver des âmes avec si peu de chose. »

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Lundi,  11 octobre 1954

– Mimi : Je regardais toutes les feuilles, comme elles tombent vite!

– Jésus : « Oui ma chère petite c’est la même chose dans l’ordre spirituel. Lorsque le vent des passions secoue certaines âmes, elles tombent aussi facilement. Prie pour ces âmes. »

– Mimi : « Aujourd’hui je veux me faire petite, très petite, comme un tout petit bébé afin que ma douce Maman du ciel me berce dans ses bras et me donne des caresses. C’est avec ces sentiments de confiance et d’amour que je m’abandonne entre tes bras. »

Fête de la maternité de la Vierge Marie.

– Mimi : « Aujourd’hui repose-toi ma douce Maman du ciel. Avec ta grâce et l’aide de mon Bien-Aimé je veux travailler à ta place pour les âmes. Merci ô douce Vierge Marie de m’avoir donné ton Jésus, d’avoir accepté de devenir ma Mère. Je te remercie pour tant de bonté. J’aurais aimé t’offrir des fleurs en témoignage de reconnaissance, mais je crois te faire plaisir en t’offrant à la place mon petit cœur rempli d’amour pour toi. Je sais c’est peu de chose car je suis si pauvre.

Ma douce Maman du ciel, je t’en supplie écoute ma prière. Accorde-moi la grâce d’aimer beaucoup les âmes. À ton exemple, je veux enfanter les âmes des pauvres pécheurs. Fais que je les aime comme mes enfants. Donne-moi un cœur de mère, comme cela je n’aurai plus rien à moi, car j’aurai tout donné pour sauver ces âmes avec ce cœur de mère.

Je te demande encore plus d’abnégation, plus de sacrifices. Je veux être plus compatissante. Je désire avoir plus de compréhension pour mon prochain. Je veux rendre heureux ceux qui souffrent. Je veux aider mon prochain par mes prières et mes petits sacrifices, unie à ta vie remplie de douleurs.

Je te demande de purifier mes intentions et mes actions. Comme toi je veux rester humble, bien petite et soumise à Dieu. Je désire que mon travail pour les âmes reste caché aux yeux du monde. Je te demande de m’accorder cette grâce. Accorde la persévérance puisque j’ai déjà tout donné je ne veux rien reprendre.

Je te remercie de ton amour et aussi de ta patience envers moi. Comme j’ai dû te faire souffrir, dans le passé, par mes ingratitudes, par mon manque de confiance. Malgré cela tu as intercédé pour moi auprès de Dieu. Tu as fait plus que cela, tu m’as donné ton doux Fils pour époux au lieu de me rejeter comme je le méritais depuis longtemps.

Tu m’offres d’aller demeurer avec toi pour l’éternité. Merci ma douce Maman, merci de m’avoir sauvée. Merci de m’avoir donné une vie nouvelle. Je compte sur toi pour m’aider à bien accomplir la Volonté de Dieu en tout et partout. Je veux réparer et pour te témoigner ma gratitude, je veux t’offrir beaucoup d’amour et beaucoup d’âmes.

Mes désirs sont grands n’est-ce pas, pour une petite fille, si pauvre en vertus, mais ma confiance en toi est sans borne, cela me suffit. Je suis certaine d’être exaucée, car tu m’as donné tant de preuves de ton amour. Je sais que tu ne rejettes pas ma prière humble et confiante parce que tu es la Mère du Bel Amour miséricordieux.

J’ai confiance en toi, refuge des pécheurs. C’est pourquoi je me place spécialement entre tes bras avec les âmes des pauvres pécheurs, des malheureux qui ne sont en sécurité que dans ton cœur. Vierge Immaculée, Vierge si pure, protège-moi, soutiens-nous tous qui luttons sur cette terre. »

Je suis heureuse, car je n’ai rien refusé à mon Bien-Aimé.

– Mimi : « Merci de l’amour,  merci de m’avoir aidée de ta grâce. Ne me quitte pas s’il vous plaît. 

Merci mon bon ange d’avoir passé la journée avec moi.»

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Mercredi,  13 octobre 1954

Mimi :  Pendant mon heure sainte, c’est le vide complet, je ne pouvais même pas méditer.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé pourquoi te caches-tu. J’ai tellement besoin de toi. Tu te caches, alors j’irai trouver ma douce Maman du ciel. Avec elle, je te retrouverai bien. Cependant si tu préfères que je te cherche encore, j’accepte ta Sainte Volonté. Comme la vie est triste sans toi. »

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Jeudi,  14 octobre 1954

– Mimi : Toujours dans le même état d’âme. Je ne peux plus prier avec recueillement, tellement les tentations sont grandes.

–  Mimi : « Ma douce Maman apprends-moi à bien prier. Toi, Jésus augmente en moi la persévérance. Donne-moi le désir de l’amour afin que je puisse te plaire toujours. À ton exemple, je veux rester humble, petite. Je veux rester pure, protège-moi. Donne-moi la force pour résister aux tentations. J’ai confiance en toi, tu ne penses pas me refuser cette faveur.

Tu es toute puissante au cœur de Dieu. Je t’en supplie, viens à mon secours. Laisse-moi pleurer sur ton cœur, j’ai tellement besoin de me sentir en sécurité entre tes bras, car le démon ne me quitte pas. Il attaque de tous les côtés à la fois. Comme je souffre, et mon Bien-Aimé se cache.

Je comprends ta peine, ta douleur ô ma douce Maman du ciel lorsque tu avais perdu ton doux Fils pendant trois jours. Je comprends aussi l’angoisse de ma douce Maman du ciel lorsqu’elle cherchait son Bien-Aimé. Ma douce Maman donne-moi la force pour accepter avec soumission cette douleur. Donne-moi assez d’esprit de foi pour marcher quand même malgré les obstacles.

Mon Bien-Aimé je crois que tu es là présent en moi. Je crois que tu me regardes lutter. Je crois que sans le secours de ta grâce je ne pourrais résister, quoique je ne sente pas ta main. Je crois que tu m’aimes. En retour mon Bien-Aimé crois à mon amour pour toi. Tu le sais, je désire tellement te plaire. Parce que je t’aime, je veux rester où tu me places dans ma pauvreté spirituelle. 

Dans l’impossibilité de t’affirmer plus, tout ce que je puis faire, est de te redire que je t’aime, mon amour, mon Dieu. »

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Vendredi,  15 octobre 1954

– Mimi : Heure sainte, chemin de croix, rosaire, chapelet pour mon directeur.

Il y avait menace d’ouragan. À la radio, on mettait en garde la population, disant d’être prudent, de ne pas sortir entre 4 et 8 heures du matin, car l’ouragan se dirigeait vers Montréal, ayant fait plusieurs ravages dans les États-Unis.

À l’église pendant mon heure sainte, j’ai demandé de protéger notre ville, nos églises, mon église, nos prêtres et les maisons d’éducation, les hôpitaux, spécialement en pensant aux petits enfants, aux vieillards et aux malades. Protège ma famille, miséricorde pour les pécheurs. Cependant mon Dieu, je crois que nous méritons ce châtiment et puisque je me suis offerte à souffrir pour les âmes, je vous demande pardon.

Mimi : Dans le hangar   

– Jésus : « Ma chère petite offre-moi plus, mortifie ton corps. J’épargnerai  beaucoup. Appelle ton directeur, dis-lui qu’il n’y aura pas d’ouragan. »

Mimi : Croyant que cela était une suggestion du démon, je n’ai pas osé lui téléphoner. Et le lendemain, il ne s’était rien passé d’extraordinaire. À la grande surprise des gens, il y avait un beau soleil et le temps était très doux.

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 Samedi,  16 octobre 1954

Mimi : Un chapelet pour mon directeur, rosaire, chemin de croix.

– Jésus : « Ma chère petite épouse accepte l’état où je te place, tu mérites beaucoup. Viens tous les jours me visiter. Viens simplement me dire que tu m’aimes, que tu acceptes ma volonté, j’en serai heureux. Pour te prouver mon amour, je t’accorderai ce que tu demanderas pour tes parents, amis et ton prochain. J’exaucerai tes prières pour les âmes et ne me demande rien pour toi, car, je suis dans l’impossibilité d’exaucer tes prières. »

Mon directeur me conseille de dire ceci :

« Mon Dieu, j’accepte avec amour votre Sainte Volonté. Faites-moi la grâce de ne jamais vous offenser par le péché. Je suis faible, sauvez-moi. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne comprends pas pourquoi tu ne peux exaucer ma prière. Toi qui as dit : « Demandez et vous recevrez. » toi le Sauveur.

Mon Bien-Aimé, tout ce que je te demande pour moi-même c’est de t’aimer, de ne jamais t’offenser. Je te demande d’avoir la force et le courage de te suivre dans le chemin de la passion. Je te demande de m’aider à porter ma croix de chaque jour avec amour et soumission à la Sainte Volonté de Dieu. Je te remercie  quand même pour la promesse d’exaucer mes prières pour mes parents, mon prochain et pour moi-même, je me soumets à ta Sainte Volonté.

Je ne puis m’expliquer cette attitude, car je ne te demandais pas les honneurs. Tu sais comme je les méprise, car je veux rester humble et petite, comme ma douce Maman du ciel. Je ne te demande pas la santé, tu sais comme j’ai besoin de mortifier ce corps. Et puis, en souffrant, je veux partager tes souffrances. 

Je veux comme toi, donner jusqu’à la dernière goutte de mon sang pour sauver les âmes, pour soutenir ton Église et pour te prouver mon amour. Je ne demande pas la richesse, car je veux rester pauvre comme toi, dépouillée de tout.

Je veux détacher mon cœur de toute affection, même légitime et honnête, et de toutes choses créées. Ma volonté, je te l’ai offerte. Je ne veux plus rien avoir à moi. Je veux arriver devant Dieu le Père, pauvre et dépouillée de tout. 

Après avoir tout donné pour les âmes, mon cœur sera libre au moment de ma mort et je pourrai dire : « Mon Dieu recevez-moi. Recevez mon âme, c’est tout ce qu’il me reste. Je la remets entre vos mains. J’attends tout de votre miséricorde infinie.» 

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Lundi,  18 octobre 1954

– Mimi :  Heure sainte, rosaire, chapelet pour mon directeur, chemin de croix.

Toujours dans le même état de sécheresse spirituelle. Pour obéir à mon directeur tout ce que « je fais comme si… » Grande tentation durant le chemin de croix.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai encore fait une critique. Aide-moi s.v.p. à me corriger de ce défaut. Pour réparer je te demande sincèrement pardon et je me suis imposée quelques mortifications. »

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Samedi,  24 octobre 1954

– Jésus : « Ma chère petite approche-toi plus souvent du sacrement d’amour, car tu auras besoin de grâces spéciales. Seule la main de Dieu peut te tenir et son amour te soutenir. Durant cette semaine tu souffriras beaucoup. Sois fidèle à tes heures saintes et à la récitation de ton rosaire et n’oublie pas les âmes du purgatoire en faisant le chemin de croix. »

– Marie : « Remercie ton directeur, car il a fait beaucoup pour toi dans la nuit de jeudi à vendredi. Il obtiendra ce qu’il a demandé ce matin à la messe. Offre-moi quelques sacrifices et mortifications. Demande à ton directeur ce qu’il faudra faire. Ne fais rien de toi-même.

Ma chère petite, écoute-moi bien. Sous peu Montréal aura à subir un fléau. Seuls les sacrifices, les prières, les actes de mortification, le rosaire récité fidèlement avec ferveur et confiance par mes âmes consacrées peuvent apaiser la justice de Dieu. Car il faut que Dieu reprenne sa place dans le monde et règne sur l’univers. Il faut que le Fils soit aimé et honoré. Il faut que les hommes se soumettent et laissent à l’Esprit tout le pouvoir de les éclairer, de les diriger, de les gouverner par ses dons.

Il faut aussi que les hommes reconnaissent que je suis leur Mère, qu’ils apprennent à connaître mon cœur : ce cœur rempli d’amour, de compassion pour chacun. Ce cœur miséricordieux, ce cœur qui ne cessera jamais de battre pour vous mes chers petits enfants. »

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Samedi,  30 octobre 1954

– Marie : « Ma chère petite, mon Fils te remercie d’avoir fait confiance à ton directeur ce soir en lui confiant tout de suite mes désirs. Il a bien souffert pour toi, il a fait beaucoup pour ton âme, il a promis, non seulement de sauver ton âme, mais de la sanctifier. Je t’en supplie, laisse- le travailler librement dans ton âme. Aide-le en lui disant tout, sois très obéissante, soumets ta volonté à la sienne. N’oublie pas, voix des supérieurs, voix de Dieu.

Si tu veux, ma chère petite, parvenir à atteindre ton idéal, sois obéissante envers ton directeur, il faut te soumettre et accepter tout même sans comprendre. Regarde mon Fils, il a été obéissant jusqu’à la mort et moi ta Mère j’ai été obéissante envers Dieu dès le premier instant de ma conception. N’oublie pas l’obéissance est le premier pas dans le chemin de la vertu de la perfection. L’obéissance a sauvé l’homme et la désobéissance l’a perdu.

Rappelle-toi bien ceci :

Exemple : obéissance et humilité, amour de Jésus et soumission à Marie. Ces quatre vertus ne doivent jamais se séparer et sont la base de la perfection.

Garde une pleine confiance à ton directeur, il le mérite, nous l’avons choisi pour toi. Il représente mon Fils, il sait ce que Dieu attend de toi, le démon le déteste.

Malgré les obstacles, prouve-lui ta confiance en lui disant tout comme une petite fille parle à son père et quand le démon fermera ta bouche fais un acte d’humilité, demande à ton directeur de te bénir, ton ennemi prendra la fuite, car comme prêtre, ton directeur a le pouvoir de l’éloigner.

Seul ton directeur peut te comprendre, car il a beaucoup souffert durant sa vie, il a su porter sa croix avec résignation, avec amour, car il a toujours été obéissant, tu en auras encore besoin jusqu’à la dernière minute, car ta fin approche de plus en plus, prépare-toi dans la prière et le sacrifice, accepte avec amour, détache-toi de tout même de ta volonté. Tu auras beaucoup à souffrir, des épreuves de toutes sortes; il faut te purifier; sois confiante et tu ne seras jamais seule pour lutter.

Pour le moment mon Fils semble dormir, ne crains pas, son cœur veille. Il regarde tes luttes, sa grâce te soutient et tu ne sembles pas comprendre. Cela le peine beaucoup, tu te préoccupes plus de ton ennemi et de ses suggestions que de la parole de son représentant et des inspirations de l’Esprit Saint. »

– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel d’avoir parlé à votre enfant si ingrate, si lâche au service de Dieu, je me repens d’avoir manqué de confiance après tant de preuves d’amour. Je compte sur toi pour m’aider à me corriger. Il y a tellement de travail à faire dans mon âme pour la rendre agréable à Dieu. Je te remercie de m’avoir ouvert les yeux sur l’importance de l’obéissance et de l’humilité dans ma vie, comme toi je veux rester petite, humble afin que Jésus vienne me visiter par sa grâce. 

Comme toi je veux être obéissante afin d’accepter avec amour et soumission la Sainte Volonté de Dieu en tout et partout. 

Vierge Immaculée, garde-moi pure dans tes bras de Mère, accorde-moi la grâce d’accepter et après demande-moi ce que tu voudras.»

– Marie : « Ma chère petite étudie ce problème, médite le tout, fais part à ton directeur de cet entretien, il t’aidera à comprendre, il t’éclairera sur ces problèmes, car il sait ce que j’attends de tout ceci.

Problèmes de mathématique.

Que font quatre quarts? Réponse : un entier.

Dans l’ordre spirituel.

Que font les quatre quarts que voici :

Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu, l’Esprit Saint, La Vierge Marie? 

Réponse : Ne font qu’un.

Que font les quatre vertus suivantes :

Obéissance, amour, humilité, soumission ?

Réponse : N’ont qu’un seul but, plaire à Dieu.

Que font les personnes que voici :

Personnes invisibles : Jésus, Marie.  Personnes visibles : Ton directeur, toi?

Réponse : Ces quatre personnes ayant la même volonté de travailler ensemble et le même but : sauver les âmes pour rendre hommage à Dieu ne forment qu’un seul corps mystique.

Que font les quatre actes que voici : La prière, le sacrifice, les joies, le portement de sa croix de chaque jour avec amour et soumission?

Réponse : Ne font que remplir qu’une seule vie et la met sur la route du ciel.

Que font les quatre personnes suivantes : Jésus, Marie, Joseph, les âmes?

Réponse : Ne forment qu’une seule et sainte famille.

Ma chère petite, médite tous ces problèmes.

Un autre exemple :

Que font les quatre personnes présentes au calvaire :

Jésus   – Marie   –   Marie-Madeleine  –    Saint Jean 

             │     │   │                        │

   Immolation –    Douleur  –          Repentir       –    Amour pur  

Réponse : Tous ces dons forment ensemble qu’un seul sacrifice offert à Dieu avec amour pour sauver les âmes.

Vois-tu ma chère petite, l’importance de l’unité dans la vie spirituelle et temporelle, il faut toujours l’admettre, et c’est un fait, donc à l’avenir médite bien ceci et mets-le en pratique, donc :

– Un seul Dieu à connaître, à aimer, à servir.

– Un seul Fils à imiter et à aimer comme époux.

– Un seul Esprit-Saint qui éclaire et guide tes pas.

– Une seule Mère où tu trouveras le refuge assuré dans ses bras.

– Une seule route à prendre.

– Une seule croix à porter.

– Une seule vie à nous offrir.

– Un seul ciel à gagner.

– Un seul enfer à éviter.

– Un seul but, sauver les âmes.

– Un seul passé à expier.

– Un seul directeur pour te diriger.

Remarque bien, ton directeur et lui ne font qu’un.

Les exemples ne manquent pas :

– Un seul pape.

– Une seule Église.

– Une seule Rédemption.

– Une seule Résurrection.

– Une seule Immortalité.

– Une seule Vierge Immaculée.

– Et combien d’autres exemples. »

losange02

Dimanche,  31 octobre 1954

Mimi : Messe, communion, chemin de croix, rosaire, chapelet pour mon directeur.

Je me sentais lasse, fatiguée après plusieurs luttes intérieures et je sentais la lourdeur de la croix. Je priais quand même malgré cet état d’âme. Je ne ressentais rien, aucune consolation. Seule la foi me soutenait et l’amour de Dieu et des âmes. Et, pour être agréable à Dieu, je me suis offerte de nouveau. Je terminais presque une heure sainte, mon Bien-Aimé me demande de faire le chemin de croix pour les pauvres du purgatoire.

– Jésus : « Ma chère petite épouse, je t’ai demandé de souffrir toute ta vie pour sauver les âmes et soutenir mon Église, cela comprenait aussi les pauvres âmes du purgatoire! »

– Mimi : Je venais de terminer le chemin de croix, j’étais bien fatiguée, je priais avec peine. À un moment donné, l’organiste commence à jouer une marche triomphante. Je pensais, comme c’est beau. J’étais encore à genoux, les yeux fermés pour mieux écouter. Tout à coup, mon imagination est frappée comme un éclair. Je ne saisis pas ce qui m’arrive. C’était comme si je rêvais. J’entendais jouer l’orgue, je voyais Dieu le Père, assisté de la Vierge Marie. Comme elle était belle !

Puis, je marchais dans une allée qui me conduisait directement devant eux. Comme j’étais heureuse, car je marchais accompagnée de mon époux Bien-Aimé qui me tenait simplement par la main et me regardait souvent. Ô doux regard rempli d’amour! Puis devant moi marchait un tout petit enfant, portant une croix avec joie et fierté. Et de chaque côté du parcours beaucoup d’âmes souriantes.

Mon Bien-Aimé se penche et me dit :

– Jésus : « Ce sont les âmes que tu as sauvées en acceptant de souffrir pour elles. Et le petit enfant qui me précède est l’image de l’humilité, c’est-à-dire, rester toujours petit tout en portant la croix avec amour et fierté pour l’amour de Dieu. Si tu demeures fidèle à tes engagements, voilà la récompense que nous te réservons un jour dans le ciel. »

– Mimi : Le soir à la maison.

– Jésus : « Seulement ne me quitte pas un seul instant. Offre tout, ne reprends rien quel que soit ton état d’âme, car, tu es toute à moi, rien qu’à moi. Je te garderai jalousement dans mon cœur. Dis-moi que tu m’aimes, que tu crois en mon amour, tu me ferais plaisir. Reste toujours petite, bien petite entre mes bras. »

– Mimi : Mon bonheur était tellement grand.  Je ne pouvais retenir mes larmes de joie. Je pleurais abondamment, comme j’aurais aimé que ce soit la réalité. C’était si beau, si consolant. Merci quand même de ces doux moments, cela m’a encouragée pour continuer ma journée remplie de peine.