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 20 février 1953

– Mimi : Aujourd’hui, mon Bien-Aimé s’est penché vers moi avec un amour tellement grand. J’ai senti encore une fois combien sa miséricorde est grande et infinie. Avec la permission de mon directeur, j’ai fait une revue générale, c’est-à-dire l’inventaire de ma vie, de ma pauvre petite vie. À l’exemple de Jésus, mon directeur m’a reçue si paternellement, avec tant de compréhension, que c’est avec confiance que je lui ouvris un peu la porte secrète de mon âme. Comme j’étais heureuse! 

Que fait une petite fille lorsqu’elle a une grande joie, elle court vers sa mère pour lui faire part de la bonne nouvelle. Alors, pourquoi ne pas partager ce grand bonheur avec ma Maman du ciel! Je suis allée près de ma douce Maman du ciel pour la remercier et lui demander de me protéger, de me garder près de son cœur de mère où je serai en sécurité. Je lui demande aussi de bien vouloir, pour moi, exprimer toute ma joie et ma reconnaissance à son Divin Fils, lui dire tout mon amour. 

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, voudrais-tu s’il vous plaît déposer sur le front de ton doux Jésus un baiser de paix que je lui offre, moi sa pauvre petite fille, je suis si indigne de m’approcher de lui. Mais ce doux baiser venant de toi, de tes lèvres si pures, lui sera très agréable. » 

J’ai aussi remercié Dieu le Père pour sa grande miséricorde envers moi, Dieu le Fils pour tant de preuves d’amour envers sa pauvre petite fille. J’ai remercié aussi l’Esprit Saint pour toutes les grâces reçues, spécialement les lumières nécessaires qui ont éclairé mon esprit dans les ténèbres.

Pendant ce grand bonheur, je n’ai pas oublié mon directeur qui a joué un grand rôle dans ma vie, comme je lui dois beaucoup! Si je puis maintenant lever les yeux vers le ciel, c’est à lui que je le dois. Je pense à tout ce qu’il a fait pour mon âme : Que de prières, de messes, de sacrifices de toutes sortes! Combien mon âme lui a coûté cher! J’ai remercié le Bon Dieu pour toutes ces grâces. 

J’ai confié à ma douce Maman du ciel toutes les âmes des pauvres pécheurs. J’ai demandé qu’ils rencontrent dans leur vie quelqu’un qui les aiderait et les guiderait dans le droit chemin afin qu’ils ressentent la vraie paix du cœur. Je suis si heureuse que je voudrais crier ma joie à tout l’univers et dire : 

– Mimi : « Venez tous à lui, si vous saviez comme il vous aime, comme il désire des cœurs purs qui se donnent et se soumettent à sa Sainte Volonté! Comme il attend beaucoup des âmes qui s’offrent avec lui à chaque instant. » 

Je souhaite à toutes les âmes le grand bonheur que je ressens et que l’on ne trouve qu’en lui. Cependant, Jésus m’a fait comprendre que je devais prier davantage pour mieux le connaître et l’aimer encore plus, afin de mieux le servir avec fidélité. 

– Mimi : « Mon Dieu je voudrais tant te prouver mon amour, je voudrais vivre continuellement près de toi, travailler avec toi au salut des âmes! Veux-tu de moi? » 

– Jésus : « Pourquoi t’aurais-je attendue si longtemps? Ne t’ai-je pas dit souvent ce que je voulais de toi? Rappelle-toi par quelles circonstances je t’ai approchée de moi. 

Je t’ai choisi un directeur en qui tu devras faire confiance, car je l’ai placé sur ton chemin pour te guider; il te dirigera selon ma volonté et mes ordres.   Médite bien ces mots : Amour, confiance, réparation, vœux. Je t’en supplie, plus de doutes, offre, offre davantage et avec plus d’amour et de confiance. »

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21 février 1953

- Mimi : Par une délicatesse de mon Bien-Aimé, j’ai eu le grand bonheur d’assister à la sainte messe et de communier. En ce beau jour de fête (anniversaire du directeur), il me semblait que nos deux âmes étaient plus intimement unies. Que de vœux, de remerciements et de demandes formulés en cette occasion! 

– Jésus : « N’oublie pas ce beau jour, me dit mon Bien-Aimé. Nous aussi nous partageons ta joie. Cependant que ce jour reste et demeure jour d’Action de grâces, de réjouissance spirituelle. » 

– Mimi : À l’église dans l’après-midi. 

Mon bonheur est immense, j’ai causé longuement avec mon Bien-Aimé. Comme il m’aime et comme je l’aime! Est-ce possible que mon cœur contienne tant d’amour? Dans le silence et la solitude, nous avons échangé de doux vœux. Comme je me sentais petite près de son cœur adorable! 

Dans un élan d’amour, je lui demande : « Que veux-tu de moi mon Bien-Aimé? » 

– Jésus : « Je te veux tout à moi! Vois comme j’ai été patient, il y a longtemps que je te cherchais. Je t’appelais, et toujours tu faisais la sourde oreille, tu n’entendais même pas mes plaintes. Cependant je n’ai jamais cessé de t’aimer, malgré tes ingratitudes et ton mépris. Pense un peu à la peine que ressentait ma Divine Mère en regardant ta conduite si indifférente, toi son enfant. Pourtant elle était toujours près de toi et veillait sur toi. 

Elle s’est penchée sur ton berceau pour te protéger, car elle connaissait déjà mon grand désir, celui de m’unir à toi un jour comme époux. Je t’en supplie, fais-moi confiance! 

Crois en moi, en ma parole, à mon amour pour toi. Si tu savais comme je veux ton âme belle, bien pure, remplie de simplicité, d’humilité, de charité. Abandonne-toi entièrement entre mes bras. Je te garderai et laisse-moi travailler en ton âme afin de la purifier davantage et la rendre agréable à mon Père. Depuis longtemps déjà je ne cesse de te combler de mes faveurs. Nul ne peut comprendre ici-bas ce grand mystère de la miséricorde infinie. C’est si facile à l’âme qui veut se confier entre mes bras d’avoir la paix. N’oublie pas ces mots, vouloir c’est pouvoir. »  

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22 février 1953

– Mimi : Je venais de m’offrir à lui. 

– Jésus : « Il y a longtemps que je désirais, que j’attendais ce jour où librement tu t’offrirais avec toutes tes misères, tes faiblesses, ta sincérité, mais surtout avec tout ton amour. Ne crains pas, je suis tout à toi et pour toujours : Moi, toi. Je te désire comme épouse. Cependant je veux faire avec toi un pacte. Avec la permission de ton directeur, je te permets de porter l’anneau de vierge, qu’il bénira lui-même en mon nom, le jour fixé par lui. Par cet anneau béni, tu reconnaîtras ma grande miséricorde et mon amour pour toi. En portant cet anneau béni il sera ton bouclier, te protègera toute ta vie contre tes ennemis, contre les attaques du démon, contre les tentations il t’aidera aussi à bien remplir ton rôle d’épouse du Christ et d’y être fidèle. Puis dans les moments de sécheresse spirituelle, de doutes, de craintes, d’ennuis de toutes sortes, d’abattement, d’isolement du cœur, de délaissement, tu n’auras qu’à regarder cet anneau, te rappeler de ce jour, de ce pacte, toi qui n’es rien et moi qui suis tout. Vois comme je suis tout amour. N’est-ce pas merveilleux, moi, toi. Rien n’est impossible pour un Dieu, ne doute plus ma pauvre petite. Le Créateur n’a-t-il pas le droit de s’unir à sa créature de la manière qu’il lui plaît? 

Ne cherche pas à comprendre le mystère de l’amour divin. Que ce jour reste gravé dans ta mémoire. Il faut que cette année soit celle qui compte le plus dans ta vie. »

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27 février 1953

Mimi : J’ai reçu la visite de mon Bien-Aimé, comme j’étais heureuse de le recevoir! 

Dans l’après-midi à l’église. 

Je suis allée lui rendre une petite visite. On était à préparer le reposoir à l’occasion des quarante heures d’adoration au Saint Sacrement. J’étais si heureuse de voir tant de beauté. Avec quel soin on préparait le tout, fleurs, tentures, lumières, etc. Mes yeux n’étaient pas assez grands pour regarder ce spectacle. Mais voilà que tout à coup la petite voix me dit tout bas : 

– Jésus : « Pourquoi te laisses-tu distraire si facilement? Prépare aussi ton âme, cherche ce qu’il y a de beau à m’offrir, fais ta part. »  

– Mimi :  « Que veux-tu de moi? »  lui dis-je. 

– Jésus : « Avec la permission de ton directeur, offre-moi pendant les quarante heures, trois heures saintes. La première sera une heure d’amour et d’adoration, la deuxième, une heure de réparation que tu feras à genoux en esprit d’humilité et la troisième, une heure de demande. 

Adore-moi dans mon sacrement d’amour, moi le méconnu, le Roi des rois, le Maître Suprême. Unis-toi à ma Divine Mère, à toute ma cour céleste. Viens avec toute simplicité et parle-moi d’amour. J’ai tant besoin d’entendre les élans de ton âme pendant cette heure. Pendant cette heure nous échangerons de doux aveux, nous parlerons de nos projets. 

Offre-moi des remerciements pour toute la sollicitude dont je t’entoure. Crois-le, aie confiance en mon amour pour toi, ma pauvre petite. Une heure avec moi est vite passée lorsqu’on écoute ma voix, que l’on daigne me parler cœur à cœur avec confiance. Parle-moi aussi pour les âmes qui n’osent même pas croire à mon amour, à ma miséricorde. Malgré leur conduite je les aime toutes, je vous aime tous. »

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Samedi, 28 février 1953 

–  Mimi : « Quel livre devrais-je apporter pour lire durant l’heure sainte? » 

– Jésus : « Aucun. Trouve un moyen de t’approcher de moi. Ma pauvre petite, offre-moi simplement ton cœur et ton esprit.

Si tu veux bien, nous lirons ensemble dans le livre de ta vie. » 

À l’église. 

– Mimi : « Enfin, nous voilà seuls mon Bien-Aimé. Je veux te remercier des grandes faveurs reçues aujourd’hui. Avec la permission de mon directeur je puis t’offrir deux heures saintes : la première de 4 à 5 heures, heure d’amour et d’adoration, la deuxième de 7 à 8 heures, heure de réparation, la troisième sera pour demain. 

J’ai demandé à ma douce Maman du ciel de me prêter son cœur pour te parler. Puis, je me suis fermée les yeux pour mieux méditer. Je me suis représentée un tableau dans lequel je te voyais dans le ciel, assis sur ton trône de gloire. Toi le Roi des rois, tu étais dans toute ta splendeur, toi le Maître Suprême, entouré de Dieu le Père et de l’Esprit Saint. Puis près de toi je voyais la douce Vierge Marie, Saint-Joseph, tous les saints et saintes et les anges. Tous étaient prosternés pour t’adorer, pour te louer et pour te rendre leurs hommages. Quel beau tableau pour des yeux humains!   

Comme je me sentais et me voyais petite parmi toutes ces âmes saintes, je me tenais loin. J’étais craintive, je n’osais pas interrompre un si beau spectacle. Pourtant je me disais : « J’aimerais bien offrir quelque chose. » Je jetai un regard sur mes mains, elles étaient vides. Jamais je n’ai ressenti autant de peine et de tristesse en constatant mes mains vides. Je te regardais, mon Bien-Aimé. Tu semblais me dire : « Approche, approche toi aussi. » Puis tout à coup, ma douce Maman du ciel, voyant mon hésitation, mon trouble, par son cœur de mère, comprenait et partageait ma peine. » Elle me dit tout bas : 

– Marie : « Tu es triste parce que tu n’as rien à offrir à mon Divin Fils Bien-Aimé. Que fais-tu de ton petit cœur? » 

− Mimi : « Je compris tout de suite. Avec tout le respect possible, en toute humilité et sincérité je me suis approchée de toi. Je n’oublierai jamais ce doux regard, ô mon amour! Je comprends maintenant comment Marie Madeleine n’a pu résister à ce regard si miséricordieux, si doux;  cela me donnait confiance. Et tenant la main de ma douce Maman du ciel je m’approchais de plus en plus de toi, pour te parler un peu. » Voilà ce que je te disais : 

Mon Bien-Aimé, tu as devant toi la plus petite et la plus méprisable de tes créatures. Vois, mes mains sont vides et je ne suis pas riche en vertus, tu le sais. Cependant je désire moi aussi t’offrir quelque chose pour te prouver mon amour. Voilà mon cœur que j’ai purifié par le sacrement de pénitence. Il est à toi et pour toujours. Il est rempli d’amour pour toi, je te le donne, garde-le. 

Je t’offre aussi ma vie, telle que tu la désires. Je te demande ton aide, je m’efforcerai de bien remplir mon devoir de chaque jour, avec amour et soumission. Une seule chose doit désormais préoccuper mon esprit, c’est de faire toujours ta Sainte Volonté en tout temps, de ne jamais te perdre par le péché. Je suis certaine d’arriver à mon but, d’atteindre un jour mon idéal, car je m’appuie en toi. Je demande aussi l’aide de ma douce Maman du ciel. Je sais que c’est si peu ce que je t’offre, je fais mon possible. Es-tu content de moi, de ma petite offrande? » 

– Jésus : « Oui, mais il existe entre nous une gêne venant de toi. Ma pauvre petite, tu dis m’aimer et pourquoi prendre tant de détours pour me le dire? Pourquoi hésites-tu pour me le prouver? Rappelle-toi lorsqu’une amie t’annonçait sa visite comme tu étais heureuse et empressée de la recevoir, rien ne manquait : tenue impeccable, sourire, délicatesses de toutes sortes, etc. 

Moi, ton Dieu, je ne te demande pas tant, simplement de me faire confiance, de m’aimer. Comme tu te laisses distraire facilement. Purifie davantage ton esprit et ton cœur. Tiens-toi continuellement dans l’humilité la plus absolue, ne te préoccupe pas des soucis humains, confie-les-moi, je m’en chargerai. Ne suis-je pas le plus fort? Tu sais bien que je veille sur toi qui es faible, si petite. Pourquoi craindre? Ma pauvre petite, une seule chose compte pour moi, c’est l’amour, oui l’amour. 

Ne suis-je pas le Dieu d’amour?

Ne suis-je pas celui qui a tout donné par amour?

Ne suis-je pas ton espoir, ton guide ton soutien, ton espérance, 

         ton Bien- Aimé? Je t’en supplie dis-moi souvent que tu m’aimes, que tu crois

         à mon amour. 

         J’aime à te l’entendre dire, avec cette simplicité d’enfant dont tu fais preuve

         parfois. 

Détache-toi de toutes choses créées. Si tu désires devenir un jour mon épouse, commence par me faire confiance et aime-moi comme je mérite d’être aimé.  

Fais aussi confiance à ton directeur, car souviens-toi qu’il tient ma place auprès de toi. Confie-toi davantage et laisse-le pénétrer au plus profond de ton âme. Fais-lui part de nos entretiens, car lui seul peut te guider et t’aider. Sois aussi très obéissante et soumise. Reste fidèle à suivre ses conseils. En suivant ses directives, tu es certaine de faire ma Sainte Volonté et de marcher dans le droit chemin. 

Je te dis et répète, lui seul peut te comprendre, car il a beaucoup souffert. Vois ma grande bonté envers toi, n’est-ce pas moi qui l’ai choisi pour toi? Et dans quelle circonstance? Écoute-moi bien, un jour je me manifesterai en lui pour te donner confiance. 

Dans tes entretiens avec ton directeur, ne parle plus de ton entourage et des choses sans importance. Demande-lui de t’apprendre à me connaître et à m’aimer comme je désire être aimé de toi. Qu’il t’apprenne aussi à prier avec confiance, comme il le fait, car il me connaît. Toi tu me connais mal. Je te veux tout à moi. Je suis parfois un Dieu jaloux. Alors ma pauvre petite, plus d’affection sensible dans ta vie, détache, déracine de ton cœur tout ce qui pourrait nuire à ta sanctification. Je désire qu’il ne reste plus rien. Je te demande un don total.  

Avant de terminer notre entretien, nous allons méditer chaque phrase du Credo. 

Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant.

Examine-toi bien, es-tu certaine de croire en l’existence de Dieu le Père dans ton âme, dans ta vie? Le connais-tu comme il devrait être connu, lui le Dieu méconnu, lui le Tout-Puissant, lui le Maître absolu de toutes choses. Tu continueras de méditer le reste avec ton directeur si possible. 

Maintenant ma pauvre petite, nos projets seront de ne plus nous quitter, tu as besoin de mon amour et j’ai besoin du tien. À l’avenir je te demanderai beaucoup, car tu as été comblée, je t’ai donné plus que tu ne désirais et méritais. Nous avons été touchés par ton repentir et ta sincérité, ta bonne volonté est très agréable à mon Père. C’est pourquoi je t’aiderai, seulement ne me quitte pas, suis-moi, ne suis-je pas la vérité? Je suis le Dieu des forts, alors approche, je serai ton guide. Demande à ma Divine Mère sa protection, qu’elle t’enveloppe dans son manteau de gloire, tu es si petite, si faible, si fragile. Tu es à nos yeux un tout petit rien. C’est pour cela que je me penche vers toi. Sans moi tu n’es rien, je suis le Tout-Puissant. » 

− Mimi : « À ma grande surprise, je constatai que l’heure était terminée et que je n’étais plus seule. Pourtant j’étais certaine qu’il n’y avait personne près de moi. Je ne puis m’expliquer ce qui s’est passé entre nous, il me semble que je viens de faire un beau rêve et je t’en remercie.

Maintenant il faut que je te quitte, ô mon Bien-Aimé! Comme le temps passe vite en ta présence. J’aimerais mieux rester encore près de toi, et c’est avec tristesse que je retourne à mon devoir, mais il faut que je sois souriante puisque tout ce que je ferai sera pour toi. »

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Samedi, 28 février 1953

 – Jésus : « Ma pauvre petite, offre-moi cette heure de réparation pour les pauvres pécheurs qui ne pensent même plus à réparer. Combien d’âmes se fient à ma miséricorde et ne réparent même pas leurs propres fautes. Offre-moi cette heure à genoux, en esprit d’humilité et de réparation pour tes outrages, ton mépris, tes péchés si nombreux, tes manquements, surtout ton manque de confiance, tes lâchetés et enfin tous tes défauts que je connais depuis si longtemps et aussi en réparation pour les pécheurs. N’oublie pas, tu es du nombre. » 

– Mimi : Deuxième heure sainte à l’église – heure de réparation. 

– Mimi : « Avec toute l’humilité et le repentir possibles, je me prosterne devant toi ô mon Bien-Aimé, en réparation de toutes les fautes commises depuis si longtemps. Comme je me sens coupable, je pleure sur mes péchés, spécialement sur mon manque de confiance envers toi, en ta miséricorde infinie. Quelle peine devaient te causer ces outrages, toi mon Créateur.  

Je t’en supplie, pardonne-moi toutes mes lâchetés et mon mépris. Est-ce possible, moi ta pauvre petite créature, avoir été aussi ingrate, si méchante envers toi la bonté infinie, toi l’amour miséricordieux. 

Comme Marie-Madeleine, laisse-moi pleurer mes fautes à tes pieds. Pauvre Jésus de mon cœur, avec tout le repentir et le ferme propos, je veux réparer ma vie. Je regrette chacune de mes fautes, je les déteste toutes parce qu’elles t’ont offensé, toi la majesté suprême, toi mon Dieu. Malgré tout j’entends ta voix me dire : 

« Toi du moins, aime-moi. » Je ne puis résister à cet appel, je ne puis voir ce regard suppliant sans ressentir une peine profonde. » 

– Jésus : « Ma pauvre petite, j’ai soif des âmes, répare, offre, aime et travaille. Oui, combien d’âmes se fient à ma miséricorde et ne pensent pas à réparer leurs propres fautes. Lorsque j’étais sur la terre, il n’a pas suffi que je demande à mon Père : « Pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » L’expiation et la réparation étaient aussi nécessaires et c’est par le crucifiement que j’ai expié et réparé pour toi et les autres. N’oublie pas le bon larron; après m’avoir demandé pardon par un acte de foi je lui ai promis le ciel, mais il resta quand même attaché à la croix pour réparer et expier. Comprends donc l’importance de la souffrance et de l’épreuve. 

Vois ma délicatesse, mon amour en t’aidant à réparer. C’est parce que je t’aime, que je te veux tout à moi que j’agis de la sorte. Je désire t’unir à ma passion. Quel beau présent que la croix! Entends ce cri de mon cœur : resteras-tu insensible après tant de preuves d’amour? 

Je veux que tu répares et expies pour toi et aussi pour les âmes des pauvres pécheurs. Pense un peu, combien d’âmes as-tu perdues peut-être! Alors répare. Si cette pensée pénétrait une fois bien profondément dans ton esprit : celle de sauver les âmes avec moi! Veux-tu que nous formions un travail d’équipe? Moi, ton directeur et toi. Voici ce que je désire : Ton directeur offrira et travaillera, toi tu prieras et souffriras. Moi, je vous aiderai et je complèterai ce qui manquera, car sans moi vous ne pouvez rien. Commencez dès aujourd’hui, il me faut des âmes au prix même de ta vie. J’attends ta réponse, veux-tu me suivre? Par amour? »

– Mimi : « Pourquoi attendre ma réponse, tu le sais mon Bien-Aimé, tu connais mon ardent désir de ne jamais rien te refuser puisque je désire devenir un jour ta petite épouse. Je pense sans cesse à notre union future où je serai à toi pour toujours. Est-ce qu’une fiancée refuse quelque chose à son futur époux qu’elle aime? Pour te prouver mon amour et ma sincérité, en présence de ma Divine Mère je renouvelle mon vœu de victime à ton amour miséricordieux. Rappelle-toi mon Bien-Aimé, le jour où, avec la permission de mon directeur, je m’offrais à toi; souviens-toi, ô mon amour comme j’étais heureuse. En souvenir de ce beau jour et aussi pour te consoler je renouvelle cette offrande que voici : 

« Trinité adorable, Père, Fils et Saint-Esprit, par la très Sainte Vierge Marie, ma souveraine et médiatrice, je me livre entièrement à vous pour l’accomplissement de vos desseins d’amour et de miséricorde. En présence du R.P.R.C, délégué du directeur général de l’Association des Âmes Victimes de Marie Médiatrice, moi, G.F. je m’offre comme victime d’holocauste à votre amour miséricordieux, vous suppliant de me purifier et consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne victime de votre amour. De plus, je fais vœu d’accepter généreusement les peines et les souffrances, en union d’esprit et de cœur avec Jésus Rédempteur, victime du calvaire et de l’autel et de ne pas rétracter cette offrande. 

En vous faisant le don de tout moi-même comme victime, je vous supplie, mon Seigneur et mon Dieu de m’accorder votre grâce afin que je vous sois fidèle jusqu’au jour où vous m’appellerez à chanter vos louanges dans l’éternelle béatitude du ciel.   Ainsi soit-il. »


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