Jeudi, 1er juillet 1954
– Mimi : « Ô Sang Précieux de mon Jésus verse en mon âme une seule goutte de ce sang divin afin de la purifier. »
– Jésus : « Oui, ma pauvre petite, il faut que tu offres avec moi et répare. Mon Précieux Sang est si outragé même par ceux qui fréquentent mes sacrements. Combien assistent et comprennent l’importance de la sainte messe où mon Précieux Sang est le même que celui de la croix. Sang Précieux que j’ai donné jusqu’à la dernière goutte par amour pour toi et les hommes.
Ma chère petite, si tu savais combien je t’aime. Offre-moi en retour beaucoup d’actes d’amour. N’attends pas que je te le demande. Cela me consolera de l’indifférence de tant d’autres.
Ma petite épouse bien-aimée, demande-moi tous les jours la grâce de bien accomplir ton devoir d’état surtout envers moi. Car, durant ce mois tu auras beaucoup à souffrir pour expier, réparer, pour mériter. Il me faut des âmes. Aide-moi, c’est important pour toi et pour moi.
Le 8, jour de ton anniversaire, mon Père, dans sa bonté t’a donné la vie. Demande à ton directeur de t’offrir à mon Père avec moi, par les mains de mon Père où je prendrai possession de tout ton être. Tu es toute à moi, je le sais et je veux tout. Cependant, enlève l’obstacle entre nous. Je t’aimerai tellement mieux. Ma petite épouse bien-aimée, recueille-toi avec confiance entre mes bras divins. »
Le 5 juillet 1954
– Mimi : 1er jour de retraite de mon directeur. Messe, communion, célébration par mon directeur.
Beaucoup de travail, mal de tête, la douleur devient plus intense.
– Mimi : « Mon Dieu je souffre, mais je t’aime. »
– Jésus : « Ma petite offre-moi cette douleur en expiation de tes fautes et surtout pour une âme qui m’est consacrée et qui est sur le point de m’offenser gravement. Prie, jeûne beaucoup. Accepte pour sauver cette âme-là. »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé quoique je souffre beaucoup, j’accepte avec amour et résignation ta Sainte Volonté. Merci de m’avoir aidée à supporter ce mal et à garder le silence. »
Pour ne pas inquiéter ma mère, je suis allée pratiquer le piano comme d’habitude. Je souffrais tellement, j’aurais préféré rester à la maison, bien tranquillement.
– Jésus : « Ma chère petite pourquoi n’es-tu pas venue me visiter avant d’aller faire ta pratique de piano. À l’avenir, réfléchis un peu, pense à ce que je suis pour toi… »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande sincèrement pardon. Ta bonté est tellement grande envers moi.
Merci de me faire connaître mes erreurs. Je désire tellement te plaire en tout. Augmente en moi l’amour, la confiance, afin que je puisse mieux te servir et que j’accomplisse ta Sainte Volonté.
Ma douce Maman du ciel, prête-moi ton cœur et ton humilité pour bien recevoir ton doux Jésus. »
Prières spéciales pour mon directeur, car il est en retraite
Mardi, le 6 juillet 1954
– Mimi : Messe, communion, rosaire.
Lavage, commissions, fatigue.
– Jésus : « Ma chère petite ne va pas si vite en faisant ton travail, sois patiente. Fais chacune de tes actions comme si j’étais là présent près de toi. N’oublie pas, je suis en toi. Ne néglige rien, comme si tu allais mourir aujourd’hui. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu me places ce soir sur la croix. J’accepte avec amour, par amour pour toi. Mon Dieu je te demande pardon parce que le mensonge que j’ai dit, cela n’était pas nécessaire. Je ne suis pas contente de moi parce que je t’ai fait de la peine, pardonne-moi mon Bien-Aimé. Je m’efforcerai de garder le silence quand je serai tentée de mentir. Pour cela j’ai besoin de ton aide.
Je le constate qu’il y a encore beaucoup de désordre dans ma petite demeure intérieure. Mon Bien-Aimé comme ton amour est grand. Malgré tout tu daignes venir en moi qui suis remplie de misères; mon cœur est si froid. Mon Bien-Aimé réchauffe-le de ton amour divin afin qu’il se consume de jour en jour en toi. »
Mercredi, le 7 juillet 1954
– Jésus : « Offre-moi ton travail, ta fatigue. Pense à ces pauvres missionnaires. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je viens réciter mon rosaire avant d’aller pratiquer. »
– Jésus : « Ma chère petite, pourquoi te tenir en arrière de l’église pour réciter ton rosaire? Viens plus près de ma divine Mère. Regarde-la, parle-lui avec confiance. Ne te gêne pas pour pleurer sur son épaule, est-ce qu’une maman repousse son enfant qui souffre? Au contraire elle le presse sur son cœur. Elle comprend ta misère. Elle est prête à t’aider. Donne-lui la main. Elle ne t’abandonnera pas durant cette épreuve et elle ne te quittera pas à l’heure de ta mort, car tu lui auras fait confiance et tu lui auras donné ton amour.
Ma chère petite, tu m’offres ton travail, c’est très bien, mais pour me plaire, offre des actes d’amour. Je suis tellement heureux lorsque ton petit cœur lance vers moi cet élan d’amour. Comme je t’aime, ma petite épouse bien-aimée. Prépare ton âme à bien recevoir demain les grâces que je te destine pour la plus grande gloire de mon Père. »
Vendredi, 9 juillet 1954
– Mimi : « Mon Dieu aide-moi, je souffre tellement. Donne-moi la force de me rendre à la chapelle pour entendre la sainte messe et communier. Mon Bien-Aimé mais que se passe-t-il, j’ai peur. Il se passe certainement quelque chose que je n’ai pu comprendre. »
– Jésus : « Ma petite pourquoi es-tu si surprise. Ne t’ai-je pas avertie hier que je prendrai possession de tout ton être. Je veux tout. Il faut que tout soit purifié. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’accepte tout, que ta Sainte Volonté soit faite.»
Je n’ai pas déjeuné, j’étais trop malade et j’ai offert cela en expiation de la petite gourmandise que j’ai faite hier soir en prenant un peu trop de chocolat.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te remercie de me faire connaître mes faiblesses. Tu connais mon désir, celui de ne rien te refuser, mais regarde ma faiblesse, ma fragilité. Donne-moi la force et le courage pour entreprendre la lutte de mes défauts. Je te demande sincèrement pardon. Sans toi, je ne puis rien. »
Rosaire, heure sainte aux intentions de mon directeur qui est en retraite. Le soir, chapelet récité à genoux malgré la douleur que je ressentais.
Samedi, 10 juillet 1954
– Mimi : « Mon Dieu je te demande pardon pour les critiques que j’ai faites aujourd’hui. Pauvre Jésus, ce matin je me proposais de ne pas t’offenser. À peine quelques heures et me voilà à faire de la peine. Pauvre Jésus c’est bien moi avec toutes mes misères. Qu’est-ce que cela serait si je ne t’avais pas en moi. Pour te faire oublier ces fautes, je m’imposerai le silence.»
– Jésus : « Ô ma pauvre petite, j’ai de la peine. Pourquoi as-tu la parole si facile pour faire des critiques et lorsque tu es en ma présence, parfois tu gardes le silence. Tu ne sais pas me parler.
Maintenant ma chère petite épouse bien-aimée pour réparer toutes tes faiblesses et pour t’aider à te corriger de ce défaut, tu vas me sacrifier toutes tes opinions, tes impressions et lorsqu’on te demandera ton avis, tu répondras franchement, simplement sans rien ajouter. Cela va mortifier ton esprit. Je te donne la permission.
Et avec moi, fais le contraire, oui, parle. Oui, parle-moi de tout : de ton amour, de ton repentir, de tes désirs. Il y a tellement de sujets entre moi et toi. Moi ton Dieu et toi ma petite épouse. À l’avenir en ma présence, parle-moi avec confiance et si parfois tu ne sais que dire, demande-moi de te parler et tu écouteras en silence.
Et s’il t’arrivait de ne pas entendre ma voix, ne te désole pas, parle-moi quand même. Dis-moi surtout que tu crois, que tu m’aimes, que tu espères en moi, et que je suis là en toi malgré tes manquements.
Reconnais-tu ma bonté envers toi, ma pauvre petite, ma toute petite fille. Si tu savais combien je t’aime ma petite épouse bien-aimée. Si tu pouvais voir l’état de mon cœur lorsque tu me lances ton élan d’amour. Oui mon cœur se dilate de joie lorsque tu t’humilies après chacune de tes fautes et au souvenir de ton passé. Ma joie est encore plus grande lorsque tu souffres, tu acceptes de souffrir avec moi pour expier les fautes et pour sauver des âmes. »
Dimanche, 11 juillet 1954
– Mimi : Messe célébrée par mon directeur, comme j’étais heureuse!
Communion, heure sainte aux intentions de mon directeur, rosaire.
Visite, distraction, contrariété.
Dès le matin je me proposais d’écrire et de faire ma méditation, mais voilà de la visite pour toute la journée.
– Mimi :« Mon Bien-Aimé j’accepte ta Sainte Volonté. »
C’est seulement vers 5 hres p.m. que j’ai pu me rendre à l’église pour faire mon heure sainte. Ce soir, je commence ma retraite.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, mets-moi s.v.p. dans les dispositions nécessaires pour faire une bonne et sainte retraite pour la plus grande gloire de Dieu. Accorde-moi la grâce d’être humble afin que l’Esprit daigne me visiter dans ma pauvre âme.
Mon Bien-Aimé, je te laisse libre d’agir comme tu le voudras en moi. Donne-moi le courage de bien regarder en face ma vie, ma pauvre vie, de jeter un regard sur mon passé. Augmente en moi le repentir de mes fautes, surtout de mon manque de confiance après ce que tu as fait depuis si longtemps. Ouvre-moi les yeux afin que je puisse voir toutes les laideurs de mes péchés. Grave en mon âme toute la peine que je t’ai causée. Ô bonté infinie, donne-moi aussi, s.v.p. une vraie contrition parfaite. Comme j’ai été méchante. Comment ai-je pu vivre dans tout ce désordre.
Mon Bien-Aimé, oui je désire faire le nettoyage de ma demeure, purifiée par ta grâce afin que je puisse dire sans mentir : Voilà ta demeure ô mon amour prends-en possession pour toute la vie, elle est à toi.
Ma douce Maman, aide-moi s.v.p. à faire le ménage de ma petite demeure intérieure. Dis-moi ce qu’il faut faire pour la rendre agréable à Dieu! Donne-moi s.v.p. la persévérance dans ma résolution. Donne-moi l’esprit de piété, de recueillement. Augmente en moi l’amour, la confiance.
Ô Marie-Madeleine accorde-moi la grâce d’avoir un peu de tranquillité afin que je puisse méditer, écrire, lire et faire une bonne retraite.
Cependant que ta Sainte Volonté soit faite. »
Mardi, 13 juillet 1954
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre cette fatigue, cette chaleur en expiation de mes fautes. »
Il faisait très chaud, je lui disais :
– Mimi : « Comme j’aimerais être assise près d’un ruisseau, seule, au lieu de repasser. Comme j’aimerais aussi être loin, bien loin. Être seule avec toi pour te parler librement, pour me reposer en ta présence. Je t’offre tout par amour. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, pour quoi chercher si loin ce que tu désires. Tu aimerais être près d’un ruisseau pour te rafraîchir. Viens me visiter à l’église et regarde-moi sur la croix. Regarde ce sang qui coule à grands flots pour toi et les âmes. Mon cœur est bien plus grand qu’un ruisseau, c’est un océan de miséricorde où tu peux te laver sans crainte de faire naufrage.
Tu désires pouvoir être loin, seule avec moi. Ma chère petite rien ne t’empêche de t’approcher de moi dans mon sacrement d’amour! »
Jeudi, 15 juillet 1954
– Mimi : Dernier jour de ma retraite.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est avec confiance que je m’approche de la pénitence. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est à tes pieds que je viens pleurer mes péchés. Ô Esprit Saint éclaire-moi afin que je puisse faire une bonne et sainte confession.
Ma douce Maman du ciel toi qui as dit à ton divin Fils, aux noces de Cana, de faire un miracle, je t’en supplie demande ma vraie et sincère conversion à ton doux Fils, car, mon âme vaut plus qu’une coupe de vin, n’est-ce pas? Je suis certaine qu’il ne peut rien te refuser. Ma douce Maman du ciel, fais-moi partager ton humilité. Augmente en moi le repentir d’avoir offensé Dieu. Après tout ce qu’il a fait pour moi, depuis si longtemps, comment ai-je pu me séparer de lui si longtemps.
Mon Bien-Aimé laisse-moi pleurer mes péchés, je les regrette. Je te demande sincèrement pardon pour tous les péchés de toute ma vie. Oui, je pleure, aie pitié de moi, de ma misère. C’est avec amour et confiance que je m’approche de toi. Tu as laissé Marie-Madeleine pleurer ses péchés à tes pieds, moi c’est sur ton cœur que je veux pleurer mes péchés. Oui près de ce cœur qui m’a tant aimé, qui a versé son sang par amour pour moi. En retour mon époux Bien-Aimé, je t’offre mon pauvre petit cœur rempli d’amour, de confiance, de sincérité.
Si par le passé, je t’ai offensé, je veux désormais t’aimer, te faire oublier toutes mes ingratitudes et mes méchancetés. Le peu de temps qu’il me reste à vivre je le consacre à réparer, à expier, mais surtout à t’aimer encore plus et à te faire aimer. Je compte sur toi pour m’aider à garder mes résolutions. Je veux travailler ferme à me corriger de mes défauts.
Je te laisse libre de faire de moi ce que tu voudras. Tu le sais, je suis toute à toi mon époux Bien-Aimé. Quel bonheur pour moi de travailler avec toi pour sauver des âmes. Oui mon désir est de continuer à travailler pour toi et les âmes. Je n’oublie pas notre travail d’équipe : toi, mon directeur et moi.
Mon Bien-Aimé exauce s.v.p. tous les désirs de mon directeur. Comme il a travaillé ferme depuis quatre ans pour mon âme, afin de l’arracher au démon, de bien la préparer pour recevoir toutes les lumières nécessaires dans l’état de vie où tu me places. Par ses précieux conseils et ses exemples, j’ai changé de route.
Je marche maintenant sur la route qui mène au ciel. C’est avec joie et résignation que je porte ma croix à chaque jour où j’accepte tout par amour et quel que soit la mission que tu désires me destiner. Je m’incline avec respect devant ta Sainte Volonté pour rendre gloire à Dieu. Cependant mon Bien-Aimé ne me laisse pas seule, j’ai besoin de toi. »
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Vendredi, 16 juillet 1954
– Jésus : « Demande à ton directeur qu’il te prépare à la mission que je te destine. »
– Mimi : « Quelle mission veux-tu dire mon Bien-Aimé? »
– Jésus : « Ton directeur le sait!!! Fais ce que je te demande et sois obéissante. »
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Samei, 17 juillet 1954
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon, je viens de faire une critique. Pour réparer, j’ai fait plusieurs actes d’amour et pour m’humilier, j’ai baisé plusieurs fois le plancher. »
– Jésus : « Ma petite offre ce sacrifice, ne prends pas de dessert et prie beaucoup, car, il y a un missionnaire qui est sur le point de se décourager et un autre de mes prêtres qui est près de succomber à la tentation. Prie beaucoup. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé regarde ma faiblesse. Il y a à peine deux heures, je te demandais pardon pour mes offenses et priais pour d’autres. Voilà qu’à mon tour, je tombe. Je me demande pourquoi avoir dit ces mensonges. Mon Bien-Aimé purifie mon esprit. Apprends-moi à dire toute la vérité. Je te demande encore une fois pardon. Je travaillais et tout à coup, j’entends ta voix m’appeler auprès de la statue du Sacré Cœur.
Je laisse tout mon Bien-Aimé, me voilà. Je baise ses pieds divins en lui demandant pardon de mes fautes, des péchés de toute ma vie, des péchés de mes parents. Pardon aussi pour les péchés du monde entier. Puis dans un élan d’amour et de pleine confiance, je baise son front divin. Je lui fais des caresses. Je lui répète que je l’adore et je l’aime, que je crois en lui, que je crois en son amour pour moi. Je me disais si cette statue était vivante, il me semble. – Je l’aime avec plus d’ardeur.
D’où me vient cette voix me disant :
– Satan : « Tu ne cherches qu’à satisfaire ta nature affectueuse. Les élans de ton cœur ne sont en réalité que des faussetés. En baisant la statue, tu cherches à obtenir des baisers sensuels. »
– Mimi : Comme j’étais troublée.
– Mimi : « Tu le sais mon Bien-Aimé, tu connais le fond de mon âme, mon ardent désir de t’aimer.
Visite à l’église. Une crainte que je ne peux expliquer m’empêche de voir mon directeur. J’ai dû lutter contre cette crainte, car je savais que tu étais là en lui m’attendant dans le confessionnal. C’est avec confiance que je lui ouvre la petite porte secrète de mon âme. Je lui fais part de mes doutes, de mes tentations.
Merci mon Bien-Aimé d’avoir un directeur qui sait parler en mon âme et me fait voir les besoins de mon âme. Comme un médecin, il se penche sur mes infirmités morales et regarde mes misères. Par ses paroles, il panse mes blessures faites par le péché. Et par l’absolution, il me remet une fois de plus entre tes bras divins. Il me parle de ton amour pour moi, de ta miséricorde infinie. Il est tellement convainquant, qu’il augmente en moi la confiance et l’amour.
Oui je veux suivre son conseil, c’est-à-dire, celui de me jeter entre tes bras avec une pleine confiance et je désire t’aimer, t’aimer encore plus. Tout pour toi mon Bien-Aimé qui m’aime tant. »
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18 juillet 1954
– Mimi : Je passais dans la rue. Il y avait deux jeunes gens qui blasphémaient. Quelle peine à entendre ces paroles!
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon pour eux, ils ne savent pas ce qu’ils font. Jésus au très saint sacrement, je t’adore et je t’aime. Ô sang divin contenu dans ce calice, purifie l’esprit et le cœur des deux jeunes gens. »
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Lundi, 19 juillet 1954
– Mimi : Messe, communion. Fatigue.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aujourd’hui je veux te plaire et ne rien te refuser parce que je t’aime. Donne-moi de la patience. Je me proposais d’aller faire une heure sainte. Mon Bien-Aimé que ta Sainte Volonté soit faite je m’offre pour aller chez le médecin avec ma sœur qui est malade et l’accompagner pour magasiner. Pendant que j’attends dans le magasin, mon Bien-Aimé je t’aime. Comme j’aimerais être avec toi en ce moment, à l’église. »
– Jésus : « Ma petite épouse bien-aimée je suis là en toi. Tu me fais plaisir en pensant à moi. »
– Mimi : « Je suis très fatiguée, il fait très chaud. Je t’offre tous ces malaises en expiation de mes fautes. Pour te plaire davantage et pour mortifier mon corps je m’offre de porter les paquets les plus lourds, pendant 4 heures. Je pouvais à peine me tenir debout tellement je souffrais. »
– Jésus : « Ma petite pense à moi, j’ai marché pendant 33 ans par amour pour toi et les âmes. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, tu m’aides à continuer ma route. Oui je t’offre par amour, je désire sauver des âmes.»
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Mardi, 21 juillet 1954
– Mimi : Fatigue, commission pour Marcelle.
– Mimi : « Aide-moi à être charitable envers mon prochain. Enlève de mon esprit ce sentiment de rancune pour une personne. »
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Jeudi, 22 juillet 1954
– Mimi : Messe, communion, chemin de croix, rosaire. Le soir, chapelet pour mon directeur, heure sainte. Fête de Sainte Madeleine. Faites que je réponde à l’amour de Dieu. Je vous demande d’intercéder pour moi auprès de mon Bien-Aimé. Travail pénible pour moi. À l’église.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est avec toute l’humilité et le repentir possible que je m’approche de toi pour venir passer une heure. Que de choses à nous dire, n’est-ce pas mon Bien-Aimé. Comme Marie-Madeleine, c’est avec amour et confiance que je te parlerai de mes misères, de mes désirs. Je réciterai mon troisième chapelet les yeux fermés, et cela pour te faire plaisir. »
– Marie : « C’est bien ma petite, mais, tu aurais dû les fermer tout à l’heure lorsque tu regardais les gens, cela aurait mortifié tes yeux. Vois ma chère petite comme je m’occupe de toi. C’est parce que je t’aime et je désire rendre ton âme agréable à mon Père. Il a fait beaucoup pour toi. En reconnaissance, aime-moi davantage. »
– Mimi : Après l’heure sainte, je m’approche de la grotte.
– Mimi : « Comme tu es belle et douce Maman. Je te remercie d’avoir consenti à devenir ma Mère. Regarde-moi comme ton enfant le plus fragile, le plus faible. Apprends-moi à parler avec pleine confiance à ton divin Fils. Apprends-moi à marcher dans le droit chemin, guide chaque pas. Mais surtout apprends-moi à obéir davantage.
Note : suite manquante.
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Vendredi, 23 juillet 1954
– Mimi : Messe, communion, chemin de croix, rosaire et le soir, chapelet pour mon directeur. – Réveil à six heures.
– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, je t’aime, toute ma journée est à toi. Je t’en supplie mon Bien-Aimé, aide-moi à supporter cette contrariété. Accorde-moi la grâce que maman dorme sans s’apercevoir de ce qui se passe : Difficulté de dormir, dans la chambre voisine, la radio est forte. Il est seulement sept heures moins quart. Je me demande pourquoi ouvrir la radio si tôt. Cela me contrarie et j’en souffre beaucoup, parce que je pense à maman qui a tellement de difficulté à dormir. Cependant, je t’offre tout. Merci mon Bien-Aimé maman ne s’est aperçue de rien. »
À l’église, heure sainte. Je récitais mon rosaire. Je disais priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort.
− Le Père Éternel : « Prie bien pour l’heure de ta mort. Je viendrai chercher la petite Michelle. Demande qu’elle soit enterrée dans votre terrain, car vous aurez une petite martyre de plus. Après ton tour viendra. Prépare-toi et le peu de temps qu’il te reste à vivre, consacre-le à m’aimer encore plus. Offre davantage pour expier tes péchés et sois unie à la passion de mon Fils. Porte ta petite croix de chaque jour avec amour et résignation pour sauver des âmes et pour plaire et rendre hommage à Dieu. »
– Mimi : Je faisais le chemin de croix, je méditais sur le beau geste de Sainte Véronique.
– Mimi : « Comme j’aimerais le même privilège que cette Véronique; celui d’essuyer ta face adorable, et garder imprimer dans mon âme les traits divins. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, tu as le même privilège lorsque tu me lances des actes d’amour car, tu me consoles et tu essuies mes larmes. Tu désires garder imprimés sur un linge blanc mes traits divins. Ma chère petite, tu as plus que cela. Lorsque tu me reçois dans ton âme, non seulement tu as l’imprimé de mes traits, mais, tu as toute ma divinité. Je suis là tout entier.
Pense souvent à ma présence en toi et prosterne-toi devant moi, adore-moi, aime-moi. Baise la terre en esprit d’humilité, en réparation de tes péchés et de ceux qui se commettent chaque jour. Fais-toi petite en moi, entre mes bras puissants. »
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Samedi, 24 juillet 1954
– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé. Je suis à toi. Je t’adore et je t’aime. Encore la même épreuve qu’hier, c’est-à-dire, musique à 7 heures. Aide-moi s.v.p. à supporter. Merci, merci; maman dormait. »
Messe, communion.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, donne-moi de la patience. Je ne puis faire ma méditation tranquille. Tu connais les raisons.»
Bon, après une demi-heure, je reprends mon livre.
– Mimi : « Merci, merci de m’avoir aidée à supporter. Je ne puis vivre sans toi. J’ai toujours besoin de toi, même dans les moindres détails. J’ai besoin de ta présence en moi. »
Sur la rue.
– Jésus : « Ma petite, garde secret l’épreuve de ce matin. (C’est-à-dire le réveil par la radio.) Fais ça pour moi. »
- Mimi : À peine une demi-heure, voilà que je confie le secret à ma petite sœur Marcelle. À ce moment-là, je me suis sentie coupable. Ma peine était si grande de ne pas t’avoir écouté. Rendue à la maison, je me jetai à genoux au pied de la statue du Sacré Cœur. Je baisai ses pieds en lui demandant pardon.
– Mimi : Je pleurais amèrement cette faute. Et, pour lui faire oublier ma conduite, j’ai fait souvent, très souvent, des actes d’amour. – Visite à l’église – récitation de mon rosaire.
Dimanche, 25 juillet 1954
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’aime. Toute ma journée à toi. Fais-moi la grâce de ne pas t’offenser. J’ai eu la grande surprise, le bonheur d’assister à la messe dite par mon directeur, et de communier. Il était absent depuis huit jours. Parfois, j’étais comme une orpheline. J’avais besoin de lui, il était si loin. C’est près de toi que je venais demander des conseils. Merci mon Bien-Aimé pour toutes ces marques de délicatesse, spécialement pour la messe de ce matin puis pour le petit rayon de soleil. »
Visite à l’église, heure sainte, récitation de mon rosaire, chemin de croix.
Lundi, 26 juillet 1954
Fête de Sainte-Anne.
− Mimi : Ma patronne, je suis heureuse de porter les plus beaux noms : Anne, Marie.
– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé. Encore réveil en sursaut par la radio de la chambre voisine. Mon Dieu accorde la grâce, s.v.p. que maman ne s’aperçoive pas trop de ce qui se passe. Merci, elle dort profondément. »
Messe, communion. Je souffre beaucoup.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, la tentation augmente. Le démon en profite. Il veut me faire admettre que tu n’es plus en moi. Mon Dieu, mon époux Bien-Aimé, je crois, je t’adore et je t’aime. Tu le sais fortifie ma foi, augmente mon amour. J’ai pleine confiance en ton amour miséricordieux. »
La lutte dure depuis plusieurs heures.
– Mimi : « Mon Dieu venez à mon aide, je n’en peux plus. Cela me gêne beaucoup d’aller déranger mon directeur, de faire acte d’humilité. J’irai vers lui avec confiance. Je veux lui déclarer toutes mes tentations. Je lui parlerai spécialement de la lutte entreprise. »
Visite à mon directeur.
– Mimi : « Moi qui étais si craintive, il m’accueille avec un large sourire. Cela me donna confiance, puis je lui ouvre la porte de mon âme.
J’étais à l’aise pour lui parler comme si tu avais été là. Je sentais ta divine présence en lui. Il me parla avec douceur. Il me parla aussi de ton amour pour moi, de tout ce que tu as fait pour moi et tout ce que tu attends de moi. J’étais tellement émue, tellement heureuse lorsqu’il me donna l’absolution pour me rassurer et pour me donner la paix. Mon bonheur était trop grand, moi qui croyais t’avoir perdu, mon amour. La peine que je ressentais à la pensée de te perdre pour un moment.
Merci, mon amour, de me rassurer que tu es là présent en moi malgré toutes les tentations. Puis, je ne cessais de répéter, il est là, mon amour. Il est en moi, je crois, je t’adore et je t’aime. »
Visite chez le médecin.
– Mimi : Cela me répugne beaucoup d’aller chez le médecin. Examens.
– Mimi : « Mon Dieu, je t’offre cela. Tu sais comme je déteste les examens de ce genre. J’accepte tout par amour pour toi et les âmes et en expiation de mes péchés. Combien de fois j’ai abusé de ce corps. Je ne me plaindrai à personne. »
Après examen, je peux à peine marcher tellement la douleur est aiguë.
Visite à l’église
– Mimi : pour réciter mon rosaire.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je viens refaire mes forces près de toi, car il faut que j’entre à la maison. Donne-moi s.v.p. l’air serein, calme pour ne pas inquiéter maman. Que j’ai hâte de te recevoir. Je te remercie de toutes les grâces obtenues aujourd’hui : méditation, préparation à la communion.
À demain ma douce Maman du ciel. Je t’aime, berce-moi entre tes bras. Je suis si malade, si petite, merci. »
Il y avait un homme qui cherchait des vers pour aller à la pêche. Je pensais en le regardant, il cherche des vers de son vivant; après sa mort ce sont les vers qui le chercheront! Pauvre nature humaine!
Pour ma part, les vers n’auront pas grand nourriture avec ma chair. Tant pis, ils suceront les os et cela ne sera pas agréable pour eux, car j’ai tellement pris de remèdes durant ma vie.
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Mardi, 27 juillet 1954
– Mimi : Encore réveillée.
– Mimi : « Mon Dieu, aide-moi s.v.p. Toute ma journée est pour toi. Que ta Sainte Volonté soit faite. »