Lundi, 2 août 1954
– Mimi : Cinq heures ½ réveil.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’aime. »
Puis je dis bonjour à la Sainte Trinité par un beau signe de croix et je baise mon crucifix; cela me rappelle que moi aussi je dois porter ma croix avec amour.
– Mimi : Toujours la même épreuve de 7 hres à 9 hres.
– Mimi : « Merci, merci mon Bien-Aimé, maman repose encore. »
Le démon voudrait profiter de l’occasion pour me distraire et m’éloigner de la communion : messe, communion.
– Mimi : « Aujourd’hui, je veux travailler pour toi. Je désire sauver beaucoup d’âmes. Augmente en moi la patience. Je ne veux pas te déplaire par ma critique. Je garderai le silence. Avec toi, mon Bien-Aimé, je vais entreprendre la lutte de mes défauts; ils sont nombreux. Je commence par : finie l’occasion de critiquer. Je sais que je vais être tentée. Par amour pour toi et pour expier mes péchés, je ne donnerai même pas mon opinion; comme cela je ne ferai pas de critique.
Merci mon Bien-Aimé, avec ta grâce, j’ai été patiente; une demi-heure à écouter de la lecture. Maintenant, je puis faire ma méditation.»
Je méditerai spécialement sur ceci : Pourquoi Dieu m’a-t-Il créée? Je me demanderai : Qu’est-ce que je fais pour mieux le connaître? Est-ce que je l’aime comme il devrait être aimé? Est-ce que je le sers en pensant à moi ou à lui?
Merci du beau soleil. – Lavage. – J’aimerais mieux rester à la maison cet après-midi, mais il faut que je fasse des commissions. J’ai marché deux heures. Il faisait très chaud.
– Jésus : « Merci, ma chère petite, c’est pour moi que tu marches. Je compte chacun de tes pas. Pense à moi, j’ai marché 33 ans pour toi, ma chère petite épouse bien-aimée. »
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Mardi, 3 août 1954
– Mimi : Réveil à 5 heures ½.
– Mimi : « Je commence de bonne heure à travailler pour toi. Bonjour mon Bien-Aimé, aujourd’hui je veux sauver beaucoup d’âmes. J’accepte avec amour ta Sainte Volonté. Merci, merci pour cette preuve d’amour. Je t’aime. »
– Mimi : Messe, communion à 7 hres.
– Mimi : « Je dois me rappeler que tu es la douceur même. Mon Bien-Aimé donne-moi la douceur et la charité. Je constate que la journée commence par de petites épingles. Je ne veux rien perdre pour le ciel. Augmente en mon âme le désir du ciel. »
Les circonstances m’ont obligée à jeûner ce matin. Tout l’avant-midi s’est passé à faire la volonté de mon prochain.
– Mimi : « Par amour pour toi, j’accepte la croix que tu places sur mon épaule gauche. »
– Jésus : « Viens, offre plus ma chère petite épouse. Fais le chemin à genoux malgré tes souffrances. Je t’en supplie accompagne-moi, parcours les stations de chemin de croix comme j’ai parcouru les rues à la recherche des âmes. Répare, offre-toi avec moi à Dieu le Père. »
– Mimi : Le soir, à la maison, chapelet dit par mon directeur.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon pour la peine que je t’ai causée aujourd’hui, comme j’ai été prompte à juger une personne. »
– Jésus : « Ma chère petite, qu’aurais-tu fait si j’avais agi de la sorte envers toi? »
– Mimi : Je venais d’être contrariée et j’ai regardé une personne froidement sans rien dire, je demande encore une fois pardon.
– Jésus : « Ma chère petite, lorsque tu m’offenses, est-ce que je te regarde froidement? Pense souvent à tout ce que je fais à chaque instant pour toi. Prie pour ton directeur. Il souffre beaucoup en ce moment (il est 4 hres ½ p.m.). Le démon le tente, mais il lutte, il a besoin de ta prière. »
Prière du soir, préparation à la communion. Jeudi, tragédie acceptée.
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Mercredi, 4 août 1954
– Mimi : Réveil à 5 hres ¼ par une voix si douce me répétant trois fois : « Gloire soit au Père, au Fils, au Saint Esprit. »
– Mimi : « Ô mon Dieu, aujourd’hui je consacrerai ma journée à glorifier la Sainte Trinité. »
Je veux méditer sur ce qu’a fait la Sainte Trinité dans ma vie et aujourd’hui quelle place occupe Dieu le Père dans mon âme. A-t-il le respect et l’amour que je lui dois? Dieu le Fils, a-t-il l’amour qu’il mérite? Est-ce que je suis vraiment la petite épouse fidèle qu’il désire? L’Esprit Saint, est-ce que je le laisse libre d’agir en moi? Est-ce que je ne doute pas parfois de ses inspirations?
Que de choses à méditer aujourd’hui. Merci, merci mon Dieu d’un si doux réveil. J’ai fait une communion spirituelle à la maison. Je ne suis pas allée à la messe. Je me suis unie quand même à toutes les messes célébrées dans le monde entier. Prière du matin, méditation, lecture spirituelle dans « L’imitation de Jésus Christ, avec le combat spirituel. »
Travail, contrariétés, etc.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, apprends-moi, s.v.p. à être très humble. Apprends-moi aussi à aimer ton doux Fils. Augmente en moi la dévotion à la Sainte Trinité. Donne-moi le désir du ciel.
Mon Bien-Aimé, je t’offre tout par amour, je veux expier mes fautes. Je veux sauver des âmes avec toi pour rendre gloire à Dieu. »
J’étais triste à la pensée que je ne pouvais pas aller à l’église, ayant trop de travail.
– Jésus : « Ma chère petite, console-toi. Je suis heureux quand même, car tu as accompli ton devoir d’état. N’est-ce pas un beau chemin de croix que nous avons passé ensemble! »
– Mimi : Il parle de mon travail de cet après-midi lorsque durant trois heures, j’étais à genoux à laver le plancher et à le cirer : car, durant ce travail je méditais sur sa passion et j’offrais la fatigue et les douleurs que j’avais. Puis, je lui faisais beaucoup d’actes d’amour, de remerciement pour tant de bonté. Pour prendre un peu de repos, avant de préparer le repas, je récitais mon rosaire.
– Mimi : « Mon Dieu, je suis très inquiète au sujet de mon directeur. Protège-le, il me semble qu’il me cache quelque chose.
Merci mon Bien-Aimé de ton aide, mais surtout de ton amour. Es-tu content de moi aujourd’hui? Si j’ai eu le malheur de te déplaire, je te demande sincèrement pardon. Mon amour pour toi grandit de jour en jour, je ne peux plus vivre sans toi.
Je m’ennuie tellement de toi. J’ai hâte de te voir dans toute ta splendeur. Ô mon Dieu, mon unique amour, je t’aime pour la vie et pour l’éternité; prend-le tout entier ce cœur, il est à toi. Avant de m’endormir, je te fais ma plus belle caresse. Bonsoir mon Bien-Aimé.
Ma douce Maman du ciel, tu veux bien que je me repose près de ton cœur, je suis si fatiguée. Garde-le bien près du tien. J’ai tellement besoin de sentir ta présence en moi : le démon me tourmente sans cesse. J’ai confiance en toi, je crois, je t’adore et je t’aime Jésus.»
Le soir, chapelet pour mon directeur, prière du soir, méditation, préparation à ma communion.
Que j’ai hâte à demain!
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Vendredi, 6 août 1954
– Mimi : Communion en réparation – 1er vendredi du mois.
Communion – Je préparais ma communion.
– Mimi : « Je pensais à ta miséricorde infinie, à ton amour pour moi. Je pensais aussi à toute la peine que je t’avais faite hier. Mon âme était bien triste.
Époux Bien-Aimé, laisse-moi pleurer mes fautes sur ton cœur adorable. J’ai besoin de te redire toute la peine que je ressens. Comme je suis ingrate après tant de preuves de ton amour. Mon Bien-Aimé pardon, pardonne-moi; c’est près de toi que je viens chercher refuge. Reçois-moi, garde-moi bien près de toi. Ne me laisse plus à moi-même. Vois ma faiblesse, regarde ma misère, je suis si pauvre.
Je sais que je suis indigne de te recevoir. Mais je sais aussi combien ta miséricorde est grande envers le pécheur. C’est avec repentir et le ferme propos que je pleure mes péchés. Mais, c’est surtout avec amour et pleine confiance que j’ose m’approcher de toi. Ô mon époux Bien-Aimé, je crois en toi. »
– Jésus : « Ma chère petite, ma pauvre petite. Je t’aime malgré tout. Ne doute pas de mon amour pour toi. Tu m’as offensé, c’est vrai, mais je te pardonne parce que tu me fais confiance et que tu m’aimes sincèrement. Vois mon amour pour toi. Aujourd’hui, c’est moi qui déposerai sur ton front le baiser de paix. Crois-tu maintenant à l’amour divin? »
– Mimi : « Merci, merci mon époux Bien-Aimé, c’est trop de joie. Je ne mérite pas tant de bonheur et, dans quelques instants tu vas venir en moi, ô bonté infinie, tu es le bienvenu dans ma pauvre âme. Ma demeure intérieure n’est pas riche pour recevoir son Roi, mais je pense aussi que tu as préféré l’étable au palais. Cela me donne confiance, je suis si pauvre.
Mais, toi en moi, tout est beau. Je compte sur toi pour embellir mon âme, pour la transformer, pour la rendre agréable à Dieu. Pour cela, je reconnais mes misères et je te laisse libre d’agir en moi. J’accepte tout avec amour et tout ce que je désire avant tout, c’est de faire ta Sainte Volonté en tout et partout.
Accorde-moi la grâce de reconnaître mes erreurs, de fuir les occasions de pécher, même la plus petite imperfection. Apprends-moi à détester tout ce qui te déplaît. Je veux tellement te prouver mon repentir, mon amour. Je veux ainsi réparer, expier. Je désire sauver beaucoup d’âmes. Je veux aussi, avec ta grâce, bien accomplir mon travail d’équipe. »
– Satan : « Ma petite, tu te fais justice bien vite. Tu désires être pardonnée, mais qui te dit que Dieu te pardonnera (car tu as deviné). Est-il venu te le dire! N’est-ce pas plutôt ton orgueil qui parle en toi?
Car, tu écris ce que tu voudrais croire, mais intérieurement tu le sais bien que Dieu te déteste et qu’il n’attend que le moment propice pour faire éclater sa justice. Tu écris pour faire taire en toi le remords. Tu mets dans l’erreur ton directeur. Tu nourris ta vanité. Ton orgueil et le mensonge augmentent de plus en plus. Un jour tu t’apercevras de ton erreur, mais il sera trop tard, car tu seras avec moi pour l’éternité. Il te veut, mais moi je te tiens. Ne parle pas de cela à ton directeur. Que peut-il faire de plus pour toi. Il sait que j’ai raison! Et tu lui fais confiance. Ouvre les yeux. »
– Mimi : « Mon Dieu venez à mon secours. Ma douce Maman du ciel, protégez-moi, je souffre. »
Heure sainte malgré les tentations, mon ennemi est toujours à mes côtés.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je crois en toi qui es présent en moi. Je t’aime, je t’adore, augmente ma foi, donne la force de résister aux tentations. Mon doux Jésus, dis-moi encore une fois que tu m’aimes. Je me jette avec confiance entre tes bras puissants, ne me quitte pas, mon époux Bien-Aimé.
J’ai confiance en mon directeur, car il te représente. Il a tant fait pour mon âme et pour vaincre mon ennemi. Je lui dirai tout et je vais lui obéir. Au moment où j’écris ces lignes, je veux t’obéir. Je ne peux tirer de l’orgueil, car tu connais mon ignorance, à peine six années d’études, et la seule vanité que je puisse avoir, c’est de transmettre ce que tu m’inspires par l’Esprit Saint et j’en suis heureuse. Car, tout ce qu’il y a de bon, c’est Dieu qui me le donne. Je ne puis rien et je ne suis rien. Tout ce que je sais, c’est que je suis une pécheresse qui veut te prouver son amour en expiant ses péchés et en acceptant ta Sainte Volonté.»
À demain mon Bien-Aimé.
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Samedi, 7 août 1954
– Mimi : 1er samedi en l’honneur de la Vierge de Fatima.
Messe à 5 hres p.m., heure sainte, rosaire, chapelet; le soir, lecture spirituelle.
Je voulais aller communier comme promis, mais les tentations contre la foi me torturaient.
– Mimi : J’entends une voix me dire :
– Satan : « Je suis ton Bien-Aimé. Dans ma grande bonté, je te donne un avertissement. Il ne faut pas que tu communies cet après-midi. Tu m’as assez offensé comme cela. Je ne veux pas que tu profanes mon sacrement d’amour. »
– Mimi : « Ô Esprit Saint, éclaire-moi, où est la vérité! J’étais troublée et bien triste. Mon ennemi peut-il emprunter ton doux nom? Que faire? Il faut que je sois bien méchante pour que je ne puisse pas m’approcher de la sainte communion.»
– Satan : « Il ne faut pas que ton âme souillée par le péché approche mon âme immaculée. »
– Mimi : Je suis allée confier à mon directeur toute ma peine, mes doutes, mes tentations. J’ai fait mon possible pour faire une bonne confession. Il me conseilla d’aller communier pour vaincre mon ennemi et il me rassura aussi sur ton amour. Pour bien préparer ma communion, j’ai fait le chemin de croix, car mon ennemi me suggérait toutes sortes de prétextes, tels que la gêne, la fatigue, l’amour propre. Sur le conseil de mon directeur, je fis en toute humilité le chemin de croix.
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Lundi, 9 août 1954
– Mimi : Je me suis levée trop en retard pour assister à la sainte messe. J’ai beaucoup de peine. Cependant, j’ai fait une communion spirituelle et je désire continuer mon action de grâce toute la journée.
– Mimi : « Aujourd’hui mon Bien-Aimé à ton exemple, je veux être très bonne, très charitable. Je veux sauver beaucoup d’âmes. »
Le démon me tente de raconter l’entrevue que je venais de faire.
– Jésus : « Non ma petite, offre-moi ce silence pour sauver une âme. »
– Mimi : « Pour te faire plaisir mon Bien-Aimé je t’offre cela.»
Mais à peine dix minutes, nouvelle attaque.
– Satan : « Mais tu peux te confier, ce n’est pas un crime. Crois-tu que Dieu a besoin d’un silence pour sauver une âme! Réfléchis, pourquoi exige-t-il à certaines des âmes le martyre par amour. »
– Mimi : Je sais que le silence c’est peu à comparer au martyre, mais je crois que ce qui compte le plus pour Dieu, c’est l’humilité et l’entière soumission à sa Sainte Volonté. Et, en acceptant ce silence par amour, je suis certaine de sauver une âme parce que Dieu me le demande et je crois en sa parole, il est la vérité.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, regarde mes faiblesses malgré mes promesses. Le démon n’a pas pu me faire rompre le silence, mais il m’a gagnée par la gourmandise. J’aurais pu me priver du dessert pour mortifier mon corps. Je regrette de ne pas t’avoir offert plus. Je ressentais de la peine à la pensée que j’aurais pu sauver une autre âme en t’offrant plus. Je te demande pardon, comme je suis fragile. Mon Bien-Aimé augmente en moi la prudence et la persévérance à ton service.»
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, tu me fais plaisir en reconnaissant ta faiblesse. Je te connais. Et si tu n’étais pas soutenue par ma grâce, tu tomberais encore plus. Tu es si fragile qu’un simple souffle peut te faire tomber. Rappelle-toi ton passé.
À l’avenir n’attends pas que je te demande un sacrifice pour me l’offrir cela me console tellement lorsque tu offres simplement par amour. Et quand l’âme a compris l’amour divin, elle trouve toujours un moyen pour me plaire, pour augmenter son amour. »
– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel, de me garder près de toi aujourd’hui. Tu as été si patiente à m’attendre dans le passé. Je suis certaine que maintenant tu ne m’abandonneras pas, car je me jette avec confiance entre tes bras de mère. Je crois à ton amour pour moi. Une mère, ne rejette pas son enfant malade et infirme, n’est-ce pas? C’est mon infirmité, c’est ma faiblesse, c’est aussi mon amour qui me poussent à aller vers toi avec confiance, car je sais que je serai en sécurité.
Ma douce Maman du ciel, je viens aussi me reposer sur ton cœur après une journée remplie de luttes intérieures, j’amène toutes les âmes des pauvres pécheurs. Je prie pour le succès du congrès marial. J’aurais aimé me rendre au Cap de la Madeleine pour le pèlerinage, mais j’en fais le sacrifice. Maman du ciel, la grâce s.v.p. que toutes les âmes qui te visiteront ne reviennent pas les mains vides et profitent de la grâce. Je te confie surtout les âmes des pauvres pécheurs. »
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Mardi, 10 août 1954
– Mimi : Aujourd’hui, je veux pratiquer beaucoup d’actes d’humilité, mais surtout des actes d’amour, de contrition. Heure sainte, rosaire.
Je souffrais beaucoup, je me demandais si je devais faire le chemin de croix.
– Jésus : « Ma chère petite, je t’en supplie, viens me tenir compagnie dans le chemin du calvaire. J’ai besoin de tes souffrances, de tes sacrifices pour compléter ma passion. Rappelle-toi de notre union dans l’amour et dans la souffrance. Rappelle-toi le vendredi saint 1954. »
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, fortifie ma foi. Esprit-Saint éclaire-moi. Ma douce Maman du ciel, il me semble qu’il y a un vide dans mon âme, dis-moi ce qu’il manque. Dis-moi ce qui te déplaît, ce que je dois corriger, ce que je dois faire pour aimer ton doux Fils, pour bien servir Dieu, pour le faire connaître, le faire aimer. Je désire tellement lui prouver mon amour, mais je fais si peu. Il me manque quelque chose.»
– Marie : « Ne cherche pas si loin, ma petite. Ce qui te manque aujourd’hui, le vide que tu ressens c’est dû à ta négligence. Ce matin, pourquoi n’as-tu pas été à la messe? Et durant la journée combien de fois as-tu pensé à nous spécialement? Ton esprit est trop préoccupé par toutes sortes de choses. Tu n’as même pas trouvé un moment pour écrire, et pourtant tu as trouvé du temps pour bavarder avec ta petite voisine. Ma chère petite est-ce que mon Fils attend que tu penses à lui pour penser à toi! »
– Mimi : « Pardon ma douce Maman du ciel. Je te remercie de m’aider à comprendre. Mon Bien-Aimé, je te demande pardon. Je ne veux plus te faire de peine, je ne suis pas contente de moi. Ma douce Maman du ciel, tu as raison, je trouve du temps pour tout, mais pas assez pour Dieu. À l’avenir je mettrai Dieu avant tout dans ma vie. Dans mes actions, il doit être le premier servi puisque je suis à lui. »
– Jésus : « Ô ma petite épouse bien-aimée que dirait l’époux en rentrant chez lui, de voir sa demeure vide et en désordre. C’est ce que j’ai trouvé chez toi aujourd’hui. Ton âme était trop préoccupée, trop de désordre. Il n’y avait pas de place pour moi. Malgré tout, je t’aime. Je t’en supplie ne me laisse plus seul. Parle-moi, j’ai besoin d’entendre ton langage d’amour. »
– Mimi : « Bonsoir mon Bien-Aimé, à demain. Pour te faire oublier ma triste journée, je dépose sur ton front, mes doux baisers et je te répète que je t’aime mon époux Bien-Aimé; je veux te rester fidèle. Aide-moi de ta grâce. »
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Mercredi, 11 août 1954
– Mimi : Pendant le chemin de croix – L’agonie de Jésus.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé fais que je ressente ton agonie à la vue de mes péchés. Je déteste tous mes péchés qui t’ont offensé. Je te demande sincèrement pardon. »
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Samedi, 14 août 1954
– Mimi : Je n’ai pas communié parce qu’une voix me disait de ne pas profaner la sainte hostie. Je suis allée confesser à mon directeur mes doutes. Une certaine gêne s’empara de moi. Je ne voulais pas faire le chemin de croix parce que j’étais trop souffrante, je pouvais à peine marcher.
– Jésus : « Ma chère petite, je t’en supplie viens vers moi dans ma passion. C’est précisément parce que tu souffres beaucoup que je désire que tu partages mes souffrances pour expier et pour obtenir la conversion des pécheurs. »
– Mimi : Mon directeur me conseilla de faire le chemin de croix. Malgré l’état où j’étais, par humilité et obéissance, j’ai fait le chemin de croix. Après, je récitais mon rosaire près de la grotte de la Vierge de Lourdes. Je regardais la belle fleur qui ornait l’autel et le rocher. On se préparait à célébrer la fête de l’Assomption.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, moi aussi j’aimerais bien t’offrir des fleurs pour ta fête, je n’ai pas les moyens. »
– Marie : « Ma chère petite, offre-moi des âmes. Jésus sera très heureux. Offre-moi surtout des actes d’amour, d’humilité, de confiance et viens les déposer à mes pieds comme un cortège de fleurs. Je serai ravie. »
– Mimi : Mais voilà tout à coup mon ennemi vient interrompre; pendant plus d’un quart d’heure, il me tente :
– Satan : « Tu pries mal. Ne récite pas ton rosaire. »
– Mimi : Voyant que je faisais la sourde oreille, il attaque d’un autre côté, celui de la foi, puis de l’impureté; que de suggestions.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi à supporter ces tentations. Je t’aime, je crois en toi, ô Vierge Immaculée, garde mon âme pure. »
Et je continuai à réciter mon rosaire. Et comme je finissais cette phrase : « Maintenant et à l’heure de notre mort », j’entendais clairement une voix me dire :
– Marie : « Ma chère petite, que dirais-tu si je venais te chercher demain. »
– Mimi : Ma surprise était tellement grande, j’ai répondu : Mon amour j’ai peur, croyant que c’était mon ennemi qui recommençait son attaque.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, est-ce bien toi ou mon ennemi? Je t’en supplie donne-moi un signe sensible pour me faire connaître la vérité. Donne-moi une fleur ou permets que quelqu’un m’offre des fleurs. »
Le soir, ma petite voisine m’apporta, pour me faire plaisir, des fleurs. – Merci ma douce Maman, j’ai ma réponse.
Le soir :
– Marie : « Ma chère petite, remarque bien ce que je vais te confier. À partir du 15 août, tu commenceras à compter tes jours! Prépare-toi par la prière et le sacrifice. Tu auras beaucoup à souffrir pour la conversion des pécheurs et pour finir de te purifier. Crois en moi, ta douce Maman du ciel. Va vers ton directeur et fais-lui part de ceci.
Fais-lui confiance, car il connaît ce que nous attendons de toi. N’est-ce pas nous qui l’avions désigné pour remplir le rôle de directeur pour ta pauvre petite âme. Confiance, nous avons mis notre confiance en lui. Dis-lui tout et sois très obéissante et soumise. « Celui qui vous écoute, m’écoute », médite bien. Oui, fais une bonne confession, crois à son absolution. »
– Satan : « Ne va pas déranger ton directeur. Cela va être remarqué, car tu as été à la confesse cet après-midi. Ne retourne pas ce soir pour lui raconter des chimères, des illusions. Cela le dérange. Attends à la semaine prochaine. »
– Marie : « Ne l’écoute pas, médite bien, fais une bonne confession. Crois à son absolution. Il a tout le pouvoir. Il est digne de porter le secret du sacerdoce; lui seul peut t’aider. »
– Mimi : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. J’accepte votre Sainte Volonté. Accordez-moi la grâce de ne jamais plus vous offenser. »
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Mardi, 17 août 1954
– Mimi : Messe à 7 hres, communion par mon directeur.
Je méditais sur cette phrase : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. »
– Jésus : « Ma chère petite, pense à cela, car tu augmentes en toi la confiance, d’aller au ciel, en ma miséricorde infinie. L’amour de me posséder, l’entière soumission à la Volonté de Dieu, le détachement de tout. »
Départ de mon directeur / vendredi.
Lundi, messe à 7 hres par mon directeur, heure sainte, rosaire, chemin de croix, chapelet pour mon directeur.
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Mardi, 25 août 1954
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je viens te dire que je t’aime. Comme je voudrais pouvoir te parler librement, mais mon esprit s’égare, ma volonté est comme paralysée, mon cœur est froid et je suis là muette devant toi. Pourtant mon Bien-Aimé tu le sais bien que je t’aime, malgré l’indifférence, regarde le fond de mon âme. Malgré l’état de sécheresse spirituelle où je suis, je soupire après toi. Je te désire, mon Dieu ayez pitié de moi. Mon Bien-Aimé ne me quitte pas. J’ai peur de tout, mais ma plus grande crainte est de t’offenser. Je t’en supplie, aide-moi. »
Heure sainte à l’église, rosaire.
– Mimi : « Malgré l’état où je me trouve, je viens vers toi, car j’ai promis d’obéir à mon directeur. À l’avenir, je veux accomplir toutes mes actions comme si tout allait bien, comme si j’avais de grandes consolations, etc. Je devrais marcher les yeux fermés me laissant guider par mon directeur et me jeter entre tes bras divins. Je m’abandonne à ta Sainte Volonté.
Ma douce Maman du ciel, regarde ta petite fille qui est devant toi pour te demander ton secours. Ma douce Maman du ciel, accorde la grâce que ce peu d’amour que je possède, je le garde toujours pour lui seul. Tu le sais que je le préfère à tout parce qu’il est mon époux Bien-Aimé en qui j’ai mis toute ma confiance. Accorde-moi la grâce de ne jamais penser à moi un seul instant afin que je puisse suivre fidèlement mon Bien-Aimé dans le chemin de la souffrance, à la conquête des âmes.
Donne-moi aussi de posséder ton humilité en tout et partout. Apprends-moi à prier avec amour, confiance et résignation. Dis-moi ce que je dois faire pour plaire à Dieu. »
– Marie : « Ma chère petite, reste où mon Fils t’a placée et aussi longtemps qu’il le désirera. Ce qui compte aux yeux de Dieu, c’est l’amour, l’humilité et l’entière soumission à sa Sainte Volonté. Efforce-toi de pratiquer ces trois vertus et tu seras agréable à Dieu. »
– Mimi : « Même dans l’état de sécheresse spirituelle où je suis en ce moment? »
– Marie : « Mais oui, va petite; l’amour, l’humilité, la soumission à sa Sainte Volonté. »
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Dimanche, 29 août 1954
– Mimi : Messe, communion, heure sainte, rosaire, chemin de croix. À l’église je me suis agenouillée devant la statue de Notre Dame des Sept Douleurs.
– Mimi : « Merci ma douce Maman d’avoir retenu le bras de votre divin Fils. Oui, cette main que vous tenez dans la vôtre a servi à me sauver, moi.
Mon Dieu, je suis là, devant vous comme la plus petite de vos créatures. Comme j’aimerais pouvoir vous adorer, vous rendre hommage comme les anges et les saints, dans le ciel. Comme j’aimerais vous prier comme le faisait votre doux Fils lorsqu’il était sur la terre, mais surtout dans son agonie.
Si je pouvais vous aimer comme ma douce Maman du ciel. Mon Dieu, je vous avoue mon impuissance, mon ignorance. Cependant, je vous remercie de m’avoir fait votre enfant. Malheureusement, je n’ai pas toujours agi comme votre enfant.
Je vous remercie de votre miséricorde infinie lorsque je me suis présentée à vous comme l’enfant prodigue, vous m’avez acceptée. Comment pourrais-je ne pas croire à votre amour pour moi. Et, dans votre bonté, vous avez songé qu’il me faudrait pour compagnon de route, un être fort sur qui je dois m’appuyer, en qui je trouverais le réconfort, la sécurité. Vous saviez que mon cœur avait besoin d’un lien bien solide et durable. Et c’est votre Fils que vous m’avez donné pour compagnon de route vers le ciel et comme guide vous m’avez donné mon directeur le P. J. Gamache s.j.
Je vous remercie de toutes ces grâces, mon Dieu, mon beau- père. Vous voulez bien que je vous appelle mon beau- père? Ne suis-je pas l’épouse de votre Fils? Excusez-moi mon Dieu pour tant de familiarité. J’ai tellement besoin de vous dire toute ma reconnaissance et mon amour. Oui, cet amour qu’il me reste est à vous puisque vous devez être le premier servi, je vous l’offre. Mon Bien-Aimé aide-moi s.v.p. à purifier mon amour afin qu’il soit agréable à Dieu. »
– Satan : « Pourquoi écrire ces choses. Tu connais tes états d’âme. Tu ne crois même pas ce que tu écris pourquoi alors écrire des mensonges. »
NOTE : 3 pages sont manquantes. – Suite p.7.
…… et plus je désire t’aimer, plus mon cœur est froid. Plus je désire que ma confiance soit grande, plus ma crainte augmente. Plus j’aimerais entendre, écouter ta voix, plus je reste sourde et indifférente et, plus je désire te parler cœur à cœur, plus je reste muette. »