Samedi, 26 février 1955
– Mimi : Mon directeur vient de me faire communier. J’ai beaucoup de difficulté à préparer ma communion, car la tentation est grande.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi à préparer mon âme afin de bien recevoir mon Bien-Aimé. Je crois en lui, à sa présence en moi, malgré toutes mes misères. Je crois à son amour miséricordieux pour moi, je crois qu’il m’aime malgré mon indifférence, malgré l’état d’abattement, malgré mon dégoût pour la prière et la réception des sacrements.
Pourquoi faut-il qu’après tant de preuves d’amour mon cœur reste si froid, si indifférent? Je souffre beaucoup de cette situation. Je ne comprends pas moi-même, pourtant mon Bien-Aimé, tu sais combien je désire t’aimer encore plus, tu connais le fond de mon cœur, tu sais comme je désire sauver des âmes. Les forces me manquent pour atteindre mon idéal, j’ai besoin de toi.
Comment remplir ma mission sans toi? Je t’en supplie, aide-moi à t’aimer. Apprends-moi à me soumettre à la Sainte Volonté de Dieu en tout et partout. Tu sais comme je suis petite entre tes bras divins, donne-moi la force de lutter contre mes ennemis.
Mon Bien-Aimé, j’aurais aimé aller te visiter durant les quarante heures, mais, je suis retenue au lit par la maladie. Voilà déjà un mois et demi que j’ai été opérée, comme le temps passe vite près de toi. Par amour pour toi, je t’offre ce sacrifice de rester où je suis et dans l’état où je me trouve. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, pourquoi désires-tu me visiter à l’église? Ne suis-je pas en toi, dans ton âme? Je suis encore plus près de toi qu’à l’église! Je t’en supplie parle-moi, si tu savais le bonheur que je ressens lorsque tu me parles avec confiance, avec amour. Si tu pouvais comprendre mon amour pour toi, ma chère petite épouse que j’ai choisie, que j’ai attendue si longtemps. Prouve-moi que tu m’aimes en acceptant l’état où je t’ai placée. Tu crois ta vie inutile, cependant combien d’âmes te devront leur salut.
Tu mérites, même dans l’état de sécheresse spirituelle où je te veux. Ne te décourage pas et parle-moi, parle-moi encore plus et si je ne te réponds pas, crois que j’entends tout. Si ton âme est dans les ténèbres, crois que je vois tout.
Et si mes lèvres ne prononcent aucune parole, dis-toi bien que mon cœur parle très fort d’amour pour toi. Et si ton âme est dans la désolation, dis-toi qu’un jour tu auras la consolation d’un bonheur sans fin avec moi ton époux, ensemble nous glorifierons mon Père. Mais ma chère petite fille, dis-toi surtout que malgré tes faiblesses, tes fautes de chaque jour, je t’aime. Oui, je t’aime toi ma toute petite en qui j’ai mis tant de confiance, tant d’espérance.
Veux-tu me plaire? Parle-moi d’amour, dis-moi tes peines, confie-moi tes désirs, demande-moi souvent pardon pour tes péchés, surtout pour ton manque de confiance après tout ce que j’ai fait pour toi. Console-moi en acceptant tout et donne-moi tout. Prie aussi pour les âmes qui visitent mon reposoir. Combien y en a-t-il qui sont sincères? Visite d’intérêt, visite par groupe pour flatter l’amour propre.
Mais si seulement chacune de ces âmes voulait se donner la peine de bien regarder dans leur vie ce qu’il faudrait faire pour ne pas m’offenser et pour m’aimer encore plus, j’en serais si heureux. Prie pour que les âmes comprennent que je suis leur Dieu et que je les aime. »
– Mimi : Voilà maintenant que l’autre voix se fait entendre.
– Satan : « Ma chère petite pourquoi croire à la présence de Dieu dans ton âme? Tu crois que ton âme est un tabernacle où Dieu demeure, quelle folie! Pourquoi faut-il que ceux qui s’approchent du tabernacle soient purifiés? Et toi, dans ta vanité, dans ton orgueil tu crois que ce même Dieu habite en toi, dans ton âme qui est souillée par le péché! Pauvre petite, quand tu comprendras il sera trop tard. Tu me fais plaisir en faisant des communions sacrilèges, tu te rapproches de moi de plus en plus. Que j’ai hâte de te posséder complètement comme autrefois. Je suis patient. »
– Mimi : « Laisse-moi la paix, menteur. »
« Mon Dieu je crois en vous, je vous adore, présent dans mon âme. Je t’aime, je me jette avec confiance dans tes bras divins, je souffre, mais que ta Sainte Volonté soit faite et non la mienne. Mon Dieu, je vous donne tout, je vous offre tout. Accorde-moi la grâce de ne jamais te perdre, sans toi je ne puis rien. »