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Samedi, 1er octobre 1955
Premier samedi du mois

Mimi : Quand je pense que mon Dieu va venir en moi, je suis si heureuse. Je voudrais que les heures passent plus vite. Je prépare ma communion avec ma douce Maman du ciel à ma droite et mon ange gardien à ma gauche, car mon ennemi veut me troubler.

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Dimanche, le 2 octobre 1955

Mimi : Mon ennemi me fait des reproches au sujet de mon directeur en me disant :

– Satan : « Pauvre petite tu te laisses conduire par le bout du nez par ton directeur, il fait de toi ce qu’il veut, tu n’es pas libre. Tu marches par la crainte, où est ta liberté? Pourquoi croire que le Bon Dieu lui a dit ce qu’il veut de toi? Il peut se tromper tu sais, c’est un homme. Pourquoi avoir confiance en lui? »

– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne veux plus t’écouter. C’est un directeur que j’ai et non un dictateur. J’ai confiance en lui parce qu’il représente Dieu et ne m’a jamais trompée et c’est Dieu lui-même qui me l’a choisi. Je sais que mon âme lui a coûté cher. »

Visite à l’église pour le consoler de la peine que je lui ai faite par mon manque de foi.

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Lundi, le 3 octobre 1955

Fête de Sainte Thérèse.

– Mimi : « Comme je voudrais être ta petite sœur Thérèse!  Ô Thérèse, apprends-moi s’il vous plaît à servir et à aimer Jésus comme toi, aide-moi à marcher dans ta petite voie d’amour qui conduit au ciel. Donne-moi le courage nécessaire, surtout dans les tentations, toi qui as connu ce que c’était la sécheresse, la désolation. J’ai besoin de ton assistance, je veux me sanctifier, je ne suis pas capable toute seule. Viens à mon secours je t’en supplie. »

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Mardi, le 4 octobre 1955

– Jésus : « Ma chère petite, Je te demande de marcher les yeux fermés et non les oreilles comme tu le fais à certains moments. Ma chère petite, comme j’ai souffert la semaine dernière de voir ton attitude si indifférente auprès de tout ce que je t’ai donné par pure bonté, par amour. Je t’ai comblée de grâces de choix.

Remercie ma douce Mère d’avoir intercédé pour toi, car à un moment j’aurais voulu te donner une bonne correction, mais les prières de ma divine Mère, puis les prières de ton directeur, les sacrifices accompagnés de souffrances corporelles, et cela trois fois au moins. Mon cœur s’est laissé toucher, car il a demandé à plusieurs reprises de te pardonner en me disant ceci : « Mon Dieu pardonne-lui elle ne sait pas ce qu’elle fait. »

Fais-lui part de notre entretien, il ne voudra peut-être pas parler par esprit d’humilité cependant qu’il te dise un peu ce qu’il a fait pour toi, pour ton âme. Et si un être humain est capable de souffrir jusqu’au sang pour sauver une âme, qu’est-ce que je ne ferais pas moi ton Dieu, ton Créateur? Ne t’ai-je pas assez donné de preuves de mon amour? Ma chère petite à chaque épreuve tu devrais baiser la terre pour me remercier de mes faveurs. Remarque bien que chaque épreuve, chaque croix est une marque de mon amour pour t’aider à te sanctifier. »

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Mercredi, le 5 octobre 1955

– Jésus : « Pauvre petite que fais-tu de notre travail d’équipe? Dans les tentations tu te contentes de nous regarder travailler, tu agis en contremaître, tu calcules bien ce que ton directeur et moi faisons pour toi, tu ne fais rien et tu attends ton salaire. Crois-tu que les âmes s’achètent seulement par le désir? À quoi aurait servi ma passion? Rappelle-toi notre travail d’équipe, moi, lui et toi.

Ton directeur doit offrir, travailler. Toi tu dois prier, souffrir, moi j’ajoute ce qui manque pour être agréable à mon Père. »

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Jeudi, 6 octobre 1955

– Mimi : « Mon Dieu je vous demande sincèrement pardon de mes ingratitudes. Augmentez en moi la confiance et l’amour. Malgré tout vous savez très bien que je vous aime et que je désire vous aimer encore plus. J’attends tout de votre infinie miséricorde. Ayez pitié de moi. »

– Jésus : « Ma chère petite, n’oublie pas ton heure sainte de onze heures à minuit. Je compte sur toi, viens me consoler. »

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 Vendredi, 7 octobre 1955     

Premier vendredi du mois.

Mimi : Je suis au comble du bonheur j’ai reçu mon Bien-Aimé.

– Mimi : « Merci mon Dieu, je vous adore présent en moi, merci pour tant d’amour. »

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Samedi, le 8 octobre 1955

Mimi : Je suis si heureuse. J’ai pu assister à la sainte messe célébrée dans l’église.

– Mimi : « Merci de ta grande miséricorde, merci de ton amour. Je ne puis retenir mes larmes rien qu’à la pensée de la peine que je t’ai causée l’autre jour par mon manque de confiance. Je vous en supplie donnez-moi s’il vous plaît une pleine confiance, augmentez mon amour pour vous seul ô mon Dieu. Fortifiez ma foi, donnez-moi la force et le courage pour vous servir avec fidélité surtout dans les moments difficiles, dans les grandes tentations que vous daignez m’envoyer par pure bonté pour m’aider à me purifier.

Avec votre grâce, ô mon Dieu, je veux à l’avenir bénir votre main dans les épreuves comme dans la joie. Je me donne toute à vous, je me jette avec confiance entre vos bras divins. Mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît la sainte persévérance, dans mes résolutions. Je suis si faible. Je te demande humblement ton aide, ton assistance, ton amour. »

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Dimanche, le 9 octobre 1955

Mimi : Je suis heureuse, j’ai assisté à la sainte messe célébrée par mon directeur.

– Mimi : « Mon Seigneur et mon tout je vous adore et je vous aime par-dessus toute chose. Je m’offre à vous avec mon Bien-Aimé par les mains de ma douce Maman du ciel et par les mains de mon directeur.

Oui mon Dieu, j’accepte tout avec amour. Je veux devenir ta petite hostie d’amour, que tu immoleras tous les jours pour la plus grande gloire de Dieu. Tout pour vous mon Dieu, rien pour moi. Mon Bien-Aimé aide-moi à me détacher de tout et de tous pour ne vivre que pour toi. »

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Lundi, le 10 octobre 1955

– Mimi : « Mon Dieu je vous demande pardon pour toute la peine que je vous ai causée par mon manque de confiance après tant de preuves d’amour. Je reconnais que je suis une ingrate, une égoïste. Je vous demande humblement pardon. »

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Mardi, le 11 octobre 1955
Maternité de la bienheureuse Vierge Marie

– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel d’avoir consenti à devenir ma Mère. Merci de ton amour, ô Vierge Immaculée, conserve mon âme pure, protège-moi de mes ennemis. Je suis ton enfant et tout ce que j’ai t’appartient. Apprends-moi à aimer ton doux Jésus, apprends-moi à le servir fidèlement comme toi. Vierge très pure, Vierge très sainte, je t’aime ô ma douce Maman du ciel, je te remercie d’avoir intercédé pour moi auprès de Dieu. Je te demande sincèrement pardon, Toi aussi tu as dû souffrir à cause de moi. Regarde ma douleur, mon repentir, ne rejette pas mon humble prière. 

C’est avec confiance que je viens à toi pour confier mes peines ô refuge des pécheurs. Promets que tu vas m’aider à aimer encore plus ton doux Jésus en me soumettant à sa Sainte Volonté. Avec la grâce de Dieu, je veux pratiquer et imiter tes vertus afin qu’à l’heure de ma mort je puisse dire avec toi, je suis la petite servante du Seigneur. Ma douce Maman du ciel je veux commencer aujourd’hui à mieux servir Dieu, je ne veux pas perdre de temps. J’ai tellement à me faire pardonner, j’ai besoin d’expier. »

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Mercredi, 12 octobre 1955

– Jésus : « Ma chère petite, vas-tu finir pas comprendre, comme tu as été injuste, ingrate envers moi, ton Dieu, ton Créateur et c’est par pure bonté que je t’ai comblée et tu gardais en égoïste les grâces reçues. Demande-moi de comprendre la douleur que j’ai ressentie la semaine derrière devant ta conduite si méprisable, toi ma petite épouse, ma bien-aimée, ma toute petite. Oui comme j’ai souffert, j’ai pleuré à cause de toi, ton directeur a souffert avec moi, il a pleuré. Son âme était si triste de voir ton attitude après tout ce qu’il t’avait dit. Il a souffert beaucoup, il n’a pas calculé l’étendue de ses souffrances jusqu’au sang et de ses nombreux sacrifices et tout ça pour ton âme. Pauvre petite, ne doute jamais de lui, il sait depuis longtemps tout ce que je veux de toi et ce que j’attends de toi, soutenue par ma grâce. 

Ma chère petite, durant ces jours d’épreuves mon âme était en agonie de voir dans quel état tu étais. Tu étais tellement repliée sur toi-même. C’est pour cela que je te laissais seule pour lutter. La douleur la plus aiguë que j’ai ressentie c’est lorsque tu as rejeté avec mépris ton anneau béni en disant : « Je ne suis plus capable de le porter. » À ce moment-là j’ai ressenti un coup au cœur, il me semblait recevoir un coup de lance. 

Ton directeur a ressenti les mêmes effets, car sa peine était tellement grande, il a même sursauté de frayeur devant ce geste ignoble de révolte. Qui es-tu toi, pauvre petite misérable créature pour agir de la sorte envers ton Dieu? Que fais-tu de l’autorité de ton directeur? 

Donc en rejetant cet anneau béni tu ne voulais plus de moi dans ta vie. Tu méprisais mon amour, moi ton époux Bien-Aimé, tu rejetais la croix, moi qui l’ai aimée jusqu’à vouloir mourir sur elle pour toi. Pauvre petite, pourquoi avoir fait cela, toi mon enfant privilégiée, moi qui t’ai comblée, qui te préfère à tant d’autres qui par leur conduite méritaient mes faveurs. Ô ma chère petite épouse je t’en supplie laisse-moi faire, laisse-moi agir en toi librement. Je veux te purifier afin de t’offrir à mon Père avec une âme nouvelle, avec une âme purifiée, avec une âme remplie d’amour pour lui.

Donne-moi ta pauvre petite main encore tremblante, ensemble nous allons reprendre notre route vers le ciel. Ne doute jamais de mon amour, toi si petite, si méprisable parfois. Mon amour pour toi est tellement grand que je n’ai pas craint de me salir en allant te ramasser dans la boue du péché. Tu étais blessée, j’ai pensé à tes plaies et par les mérites de mon Précieux Sang j’ai lavé ton âme. Maintenant je veux te purifier, laisse-moi faire, laisse-nous faire. Regarde encore une fois ma miséricorde infinie. En voyant ton repentir, ta sincérité, je te pardonne pauvre petite. Oui viens ma chère enfant privilégiée, ma chère petite épouse. Ma chère petite! »

- Mimi : C’est la première fois qu’il m’appelle par mon prénom.

– Jésus : « Approche, approche plus près de mon divin Cœur, ne refoule plus tes larmes, pleure sur mon épaule. Je te comprends, je comprends tes faiblesses et malgré tout je ne puis m’empêcher de t’aimer. Je sais que tu désires réparer, que tu veux me consoler, que tu veux expier.

Ma chère petite épouse, je t’accepte et parle-moi d’amour, jette-toi avec confiance entre mes bras et j’oublierai tout. Maintenant, promets-moi de ne jamais enlever ton anneau béni, il est le symbole de notre union dans l’amour et la souffrance. Relis les petites pages du vendredi saint 16 avril 1954 tu vas comprendre ce que je veux dire. Ma chère petite que dirais-tu si à l’heure de ta mort je te rejetais comme tu as rejeté l’anneau béni. Ne recommence plus, je t’en supplie au nom de notre amour, ne rejette plus ma volonté, celle de mon Père, car tu auras encore de grandes épreuves, de grandes tentations. Supporte avec résignation, avec confiance en nous, avec patience, avec amour, avec une entière soumission à la Sainte Volonté de Dieu. Prouve-nous ton repentir, ta reconnaissance, ton amour en acceptant tout, en même temps tu sauves des âmes. »

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Jeudi, le 13 octobre 1955

– Mimi : « Mon Dieu, faites que je vous aime de plus en plus, augmentez ma confiance. Mon Bien-Aimé donne-moi la force et le courage pour te suivre avec fidélité même dans les petites choses. Je t’offre tout par amour, je veux bien remplir mon travail d’équipe pour sauver des âmes, mais surtout pour te plaire, pour te consoler.

Oui, mon Bien-Aimé je t’aime comme jamais mon pauvre cœur humain n’a aimé. Je suis tout à toi et je me jette avec confiance entre tes bras. Je t’adore présent en moi et je te remercie de tant de bonté, ô mon Dieu d’amour, mon tout. »

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VENDREDI LE 14 OCTOBRE 1955       

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être là présent en moi pour m’aider à surmonter cette épreuve. »

Grande tentation contre la foi.

– Mimi : « Mon Dieu, je crois, je vous adore, je vous aime, je crois en vous, en votre miséricorde infinie pour moi, je ne puis rien sans vous. Mon Bien-Aimé aide-moi à lutter, je ne suis pas capable seule. Soutiens-moi de ta grâce et de ton amour, je ne veux pas te perdre un seul instant. »

Visite de mon directeur malgré qu’il soit malade, il vient pour m’aider, son dévouement n’a pas de bornes et que dire de sa grande charité.

– Mimi : « Merci mon Dieu de cette faveur.

Ô ma douce Maman du ciel, je viens te confier une grande peine, la santé de mon directeur m’inquiète beaucoup. Ô Marie mon espérance veille sur lui, il est ton enfant. Demande à Dieu pour moi sa guérison s’il vous plaît. Protège-moi, mon ennemi en profite, il veut me décourager. Je mets en toi toute ma confiance ô mon Bien-Aimé, tu es plus fort que lui.

Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer ma communion de demain, que j’ai hâte!  Le temps me paraît si long. »

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Samedi, le 15 octobre 1955

Mimi : Je suis heureuse de recevoir mon Bien-Aimé. Après ma communion je me suis couchée et je me suis endormie paisiblement.

– Jésus : « Ma chère petite c’est comme cela que tu fais ton action de grâce? Moi qui me déplace pour venir chez toi! Ton directeur qui est malade et qui se dérange pour te procurer ce bonheur! Comme il faut que je t’aime pour fermer les yeux sur tout, sur tes imperfections, sur tes défauts, je te pardonne, pauvre petite. Avant de poser un acte, pense à moi. Tu vas voir comme tout va changer dans ta vie. »

– Mimi : « Pour réparer, mon Bien-Aimé, je veux que toute ma journée soit une journée d’action de grâce. Je te demande pardon, merci d’être présent en moi. »

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Dimanche, le 16 octobre 1955

– Mimi : « Mon Dieu, voyez ma peine, mon directeur est malade; mon Dieu acceptez mon humble demande.

Mon Bien-Aimé, exauce ma prière, mon Dieu votre serviteur est malade. C’est avec foi, avec confiance que je vous adresse cette demande. Guérissez-le s’il vous plaît. Je vous adresse une autre demande, je voudrais souffrir à la place de mon directeur. Moi j’ai le temps pour souffrir, et c’est mon devoir, c’est ma part dans notre travail d’équipe et la part de mon directeur est de travailler. Mon Bien-Aimé comment veux-tu qu’il travaille s’il est malade? Il a tellement de travail à faire durant le temps de retraite qui commence ce soir pour ne se terminer que dans plusieurs semaines. Mon Bien-Aimé dis-moi, promets-moi de le guérir s’il vous plaît. Mon Bien-Aimé je m’offre pour souffrir à sa place. Tu connais mon petit secret, tu sais bien qu’il est encore utile pour les âmes tandis que moi! »

– Jésus : « Ma chère petite je veux faire quelque chose pour lui, pour toi. En effet notre équipe a un gros contrat durant le temps de retraite. Ma chère petite, durant ce travail que penses-tu faire? Vas-tu travailler avec nous? Ou bien vas-tu nous regarder en contremaître? Quel salaire réclames-tu sur cette terre? Ma chère petite, médite bien ceci, dis-le à ton directeur. »

– Mimi : « Ô doux reproches de mon Bien-Aimé. Tu sais bien que je veux travailler avec vous. Comme je ne suis qu’un faible instrument, je veux faire ma part. Accepte-moi simplement comme une petite apprentie sans expérience, mais qui a la bonne volonté d’apprendre le métier, celui de sauver des âmes. Je ne compte pas sur moi, je sais bien que je ne suis pas capable toute seule. 

Mais je compte sur ton amour, sur ta grâce pour m’aider à marcher à tes côtés afin de bien remplir mon devoir d’équipe. À l’exemple de mon directeur, je désire vous donner beaucoup, beaucoup d’âmes. J’accepte votre Sainte Volonté en tout et pour tout. Je ne vous demande pas de salaire pour le travail d’équipe, tout ce que je vous demande et réclame c’est votre amour et la grâce de vous servir fidèlement, de vous aimer par-dessus toute chose et la sainte persévérance dans mes résolutions. Je mets en vous toute ma confiance. »

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Lundi, 17 octobre 1955

– Mimi : « Mon Dieu, j’ai confiance en vous, je vous aime, je vous remercie de m’avoir aimée et pardonnée après ma conduite si méchante. Avec votre grâce je veux vous aimer et mieux vous servir. Je veux tellement vous faire oublier mes ingratitudes. Je vous remercie de tous vos bienfaits, je vous remercie de cette nouvelle épreuve que vous m’envoyez pour le plus grand bien de mon âme.

Je vous adore présent en moi et je vous aime dans cette croix que vous avez placée sur mon épaule. Mon Bien-Aimé écoute ma prière, je te supplie de le guérir si c’est la Sainte Volonté de Dieu.

Ma douce Maman du ciel demande pour moi cette faveur, veille sur lui, soigne-le comme ton enfant. Regarde-le il souffre, est-ce que ton cœur de Mère, ton cœur compatissant ne se laisserait pas toucher. Dans ton amour pour lui qui a toujours fait son possible et même plus pour vous servir, vous aimer, qui a toujours travaillé pour vous, pour vous faire connaître et aimer des âmes, je t’en supplie donne-lui s’il vous plaît de grandes consolations spirituelles pour l’aider. Je suis certaine, j’ai confiance qu’un sourire venant de toi ô ma douce Maman du ciel peut le guérir. Ô ma Mère chérie tu es toute-puissante sur le cœur de Dieu, demande-lui s’il vous plaît de le guérir, écoute la prière confiante de ta pauvre petite fille qui a de la peine. De mon côté je veux faire ma part et je m’offre en union avec les souffrances de ton divin Fils, avec mes humbles prières pour lui.

Souviens-toi, ô ma douce Maman du ciel, de ma prière de tous les jours où je te demande de mourir avant mon directeur afin qu’il me prépare saintement à recevoir les derniers sacrements avant de paraître devant Dieu. 

Comme il serait heureux de signer mon billet d’entrée pour le ciel. Comme il serait heureux de me voir fermer les yeux pour toujours, lui qui les a ouverts à la foi et à la vérité et à l’amour divin.

Maman, Maman, ma douce Maman du ciel, quand viendras-tu me chercher? Je serais si heureuse de mourir le 8 décembre, jour de votre Immaculée Conception. Pense donc à ma joie, à mon bonheur, je suis née le 8 et mourir le 8. Baptisée dans l’église de l’Immaculée Conception, service dans l’église de l’Immaculée Conception. Mourir le jour de l’Immaculée Conception, quel bonheur pour moi d’aller vivre désormais près de ma douce Maman du ciel, cependant mon Dieu j’accepte votre Sainte Volonté. »

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Mardi, le 18 octobre 1955

Mimi : Grande tentation contre la foi.

– Mimi : « Mon Dieu venez à mon secours, mon Dieu je crois en votre miséricorde infinie pour moi.

Mon Bien-Aimé pour te faire plaisir j’accepte l’état où tu me places aujourd’hui, je veux sauver des âmes. Mon Bien-Aimé je t’offre cette inquiétude au sujet de mon directeur, je sais qu’il est encore malade et je n’ai pas de ses nouvelles. Mon Dieu c’est avec confiance que je vous demande sa guérison. Tout ce que je puis faire pour lui est de prier et de m…

Ma douce Maman du ciel, veille sur lui, il le mérite bien. »

– Jésus : « Ma chère petite viens me dire bonjour, tu es trop préoccupée par tes épreuves, viens les déposer à mes pieds. Viens ma chère petite épouse nous allons parler de nos projets, de notre amour, de notre travail d’équipe. »

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Mercredi, le 19 octobre 1955

− Jésus : « Ma chère petite, offre-moi ton silence. » 

Mimi : Je ne pouvais écrire ou lire, il faut que j’écoute la lecture.

– Jésus : « Viens cet après-midi passer une heure avec moi à l’église. »

Mimi : À ma grande surprise, mon directeur qui est malade se dirige vers son confessionnal pour confesser, il y avait beaucoup de personnes.

– Jésus : « Ma chère petite, regarde-le, tu souffres de le voir travailler malade. Il connaît la valeur d’une âme en état de grâce, il n’attend pas que je lui demande de travailler, il offre. Il fait son travail d’équipe lui, il n’est pas comme toi. Tu fais bien d’avoir de la peine, d’avoir honte de ta conduite.

Enfin nous voilà encore tous les trois pour accomplir le travail d’équipe. Prie pour les âmes qui s’approchent du tribunal de la pénitence afin qu’elles soient sincères avec une contrition parfaite. Récite ton chapelet à genoux. »

Mimi : J’étais si épuisée.

– Jésus : « Par ton obéissance et tes souffrances, tu aides et soutiens les confesseurs dans leur devoir d’état. Tu leur procures de la patience et du courage pour continuer. Si les hommes comprenaient comme cela est pénible et exténuant parfois de confesser pendant plusieurs heures, combien serait grande leur consolation et leur encouragement de pouvoir dire : cette âme que je viens de confesser est réellement sincère, elle fait preuve de bonne volonté, elle aime assez son Dieu pour éviter de retomber dans le péché. Mais hélas combien ne font des retraites que pour faire comme les autres, rien de plus. Combien de fois j’ai entendu cette remarque : Mon Dieu je veux faire ma retraite, mais je ne veux rien changer à ma vie, à mes habitudes, à mes affections, à mes défauts et le reste. Après cela je serai au ciel parce que j’ai fait une retraite. Pauvres âmes, pauvres insensés, elles me parlent comme si je ne voyais pas tout, comme si je ne connaissais pas le fond des âmes, les désirs des cœurs.

Si je m’adresse à toi, ma chère petite, si je me confie à toi, c’est que je sais que tu comprends parfaitement. Tu te rappelles de tes retraites de surface? Maintenant que tu reconnais tes misères et que tu désires me servir, m’aimer, me consoler, je viens à toi te confier mes peines, à ma toute petite épouse que j’aime, je t’en supplie donne-moi des âmes. »

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Jeudi, le 20 octobre 1955

– Mimi : « Mon Dieu faites que je vous aime de plus en plus. »

– Jésus : « Viens passer une heure avec moi, viens me consoler. Si tu savais tout ce que je souffre, dis-moi souvent que tu m’aimes, mon cœur a tant besoin d’amour. »

À l’église.

– Mimi : Je méditais sur les bontés de Dieu envers moi, sur son amour, sur sa miséricorde infinie, puis je méditais sur toutes mes ingratitudes, sur mon manque de confiance.

– Mimi : « Toi seul ô mon Dieu connais la peine que j’éprouve à la vue de mes fautes. Je te demande sincèrement pardon. Mon Dieu, je vous en supplie, faites que toutes les paroles des prédicateurs et les conseils des confesseurs puissent pénétrer les esprits et rester gravés dans les cœurs pour toujours. Je veux vous offrir beaucoup durant le temps des retraites, je veux des âmes pour vous les offrir afin de vous consoler. »

– Jésus : « Offre-moi cette inquiétude de voir ton directeur malade. Tu as de la peine de le voir souffrir dans son corps, pense donc à la peine qu’il a parfois lorsqu’il voit ton âme malade et que tu ne veux rien faire pour la guérir. »

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Vendredi, le 21 octobre 1955

Mimi : Je venais de faire un acte de patience et lutter contre une grande tentation.

– Mimi : « Je crois mon Bien-Aimé que je viens de faire un pas de plus. »

– Jésus : « En effet, ma chère petite, tu as fait un pas en arrière, car lorsque tu crois avoir avancé, plus tu t’éloignes. Ce n’est pas à toi de juger. Ma chère petite, je t’en supplie, ne commence pas à calculer tes petits pas, est-ce que j’ai calculé mes pas durant tant d’années pour aller te chercher? Dans ton passé as-tu calculé tes pas pour m’offenser? Donc, humilie-toi et ne recommence plus, cela me peine. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon, je sais que sans toi je ne suis rien. Avec ta grâce je veux marcher à tes côtés sans compter mes petits pas. Encore une fois pardon, je ne veux pas te faire de peine. J’ai simplement dit cela sans y penser comme un tout petit enfant qui est heureux de faire quelques pas. »

– Jésus : « Je sais bien que tu as dit cela sans réfléchir, c’est cela qui me peine, car si tu avais pensé à moi en ce moment-là tu aurais dit : « Mon Bien-Aimé je te remercie, je crois que j’ai fait un pas de plus pour t’aimer. » En effet tu agis comme un enfant qui est heureux de faire quelques pas seul.

Ma chère petite si je ne te tenais pas entre mes bras, vois-tu tout ce que tu pourrais faire de sottises? N’est-ce pas que je te suis de près? Cela ne m’empêche pas de t’aimer; plus tu es petite, plus je t’aime : je connais tellement toutes tes misères, j’ai pitié de toi, je te pardonne. »

Mimi : Le soir je préparais ma communion.

– Jésus : « Ma chère petite, encore une remarque. À l’avenir plus de respect  envers moi et mon représentant. Ce soir tu aurais pu te mettre à genoux pour recevoir l’absolution, tu te mets bien à genoux pour nettoyer le plancher. »

– Mimi : « Je te demande pardon et je m’excuse. Ô Esprit Saint, donnez-moi s’il vous plaît tous les dons, spécialement le don d’intelligence. » 

– Satan : « Pauvre petite, vois-tu quelle vie tu fais? Tu es libre et pourtant tu n’es pas capable d’agir par toi-même. Vois-tu ce qu’il est ton Dieu? Plus tu donnes plus il te demande. Il ne se contente plus de ta bonne volonté, il ne cesse de te faire des reproches, des remarques et que dire maintenant de ton directeur. Il ne te donne pas de chances, il appuie fortement ton Dieu. Tu vois bien qu’ils veulent te dominer tous les deux, tu n’es pas au temps des esclaves. Écoute-moi, il est encore temps de refaire ta vie, une vie libre comme autrefois, pense à moi. Est-ce que je te faisais des reproches? Je respectais ta liberté. Tu crois à l’amour véritable de Dieu pour toi, il te le dit! Ne crois pas cela, il a plus de pitié que d’amour pour toi. »

– Mimi : « Va-t’en menteur, il faut que tu sois démon pour me tenir pareils propos. Mon Bien-Aimé, je crois, je t’adore présent en moi, je te remercie de ton amour, je bénis ta main qui m’indique mes erreurs, mes fautes, je m’incline devant toi ô mon Dieu, mon Créateur, je me soumets à ta Sainte Volonté parce que je vous aime. Malgré ma bassesse, malgré ma misère, je sais et je crois que tu m’aimes. J’implore ta pitié, ton aide, ta force, ta puissance, mais surtout ton amour pour continuer ma route vers Dieu. Je sais que le chemin à parcourir est très long, très pénible, mais je ne crains rien, j’ai un bon guide en la personne de mon directeur et toi mon Bien-Aimé tu es mon soutien, ma force, mon appui. Mon Dieu exauce ma prière, je veux t’aimer encore plus. »

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Samedi, le 22 octobre 1955

Après la communion.

– Mimi : Je suis si heureuse, mon Dieu est là présent en moi, que de choses à nous dire. Nous avons échangé de doux aveux puis nous avons parlé de nos projets. À ce sujet je lui disais :

– Mimi : « Quelle peine va avoir ma maman en apprenant ma mort prochaine, qui va prendre soin d’elle? »

– Jésus : « Ma chère petite épouse, ma bien-aimée, pourquoi avoir des regrets inutiles. Elle ne sera pas seule, je serai avec elle, comme je l’ai toujours fait. Ma chère petite, avant de mourir sur la croix, avant de quitter la terre, est-ce que j’ai laissé ma divine Mère seule? Non n’est-ce pas? Je l’ai confiée à Saint Jean. Je comprends ton angoisse, confie-moi ta mère et ne crains pas. Ma chère petite, ta mère se consolera vite à la pensée que tu es tout à moi et que comme époux je viens te chercher. Si un être humain t’avait demandée en mariage, elle aurait consenti à te voir partir pour te voir heureuse. Elle aurait tout sacrifié pour ton bonheur. Moi ton Dieu, ton époux, je veux venir te chercher pour te faire partager un bonheur éternel. Et si je viens te chercher, c’est encore par amour, est-ce si pénible que cela de venir posséder mon ciel? De vivre avec moi dans ma gloire pendant toute l’éternité? Ma chère petite, préfères-tu vivre longtemps sur cette terre à souffrir avec l’inquiétude de me perdre et l’incertitude de ton salut? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu sais bien que je t’aime et que mon grand désir est de faire ta Sainte Volonté en tout et partout. 

Tu le sais bien que deux êtres qui s’aiment ne peuvent vivre longtemps l’un sans l’autre. Comment pourrais-je vivre heureuse loin de toi ô mon amour? Le peu de temps qui me reste à vivre, je veux l’employer à ton service. Je veux t’aimer encore plus. Je m’abandonne entre tes bras puissants. Avec ta grâce je veux sauver beaucoup d’âmes.

Mimi : Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer mon âme avant de paraître devant mon Dieu. J’ai confiance en toi.

Mon Bien-Aimé accorde-moi la persévérance finale. »

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Dimanche, le 23 octobre 1955

– Mimi : « J’ai le grand bonheur de te recevoir. Je sais que je suis indigne de communier. »

Comme son amour est grand pour moi, sa pauvre petite créature.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu es là présent en moi, je t’adore et je t’aime, je te remercie de ton amour infini. Regarde mes misères, mes défauts, augmente ma confiance, fortifie ma foi, purifie mon amour.

Accorde-moi surtout la grâce de ne jamais te perdre un seul instant, Accorde-moi s’il vous plaît la grâce d’être humble et soumise à ta Sainte Volonté et docile aux inspirations de l’Esprit Saint. Je te demande pardon de t’avoir offensé, je te demande pardon de mes méchancetés, de mes ingratitudes et des péchés de toute ma vie après tant de preuves de ton amour. Quand je pense à ce jour où j’ai rejeté l’anneau béni, mon cœur souffre et j’en ressens encore une grande peine, comme je regrette ce geste insensé. Mon Dieu je vous demande humblement pardon.

Avec votre grâce je veux réparer, je veux expier, je veux surtout vous aimer pour vous consoler. Je ne puis écrire plus, je reçois de la visite pour l’après-midi. Cependant mon Bien-Aimé, je ne te quitte pas complètement puisque tu es là présent en moi. Je t’aime mon Bien-Aimé, je soupire après toi à chaque instant.

Mimi : Ma douce Maman du ciel, je t’aime, protège-moi, aide-moi s’il vous plaît, je veux imiter tes vertus et pratiquer ton humilité. Comme toi je veux garder secret tout ce qui se passe entre nous spécialement entre mon Bien-Aimé et moi, sa pauvre petite fille qui l’aime malgré ses misères.

N’oublie pas mon Bien-Aimé la prière confiante que je t’adresse chaque jour pour mon directeur, pour mes parents, mes amis et ennemis. »

Le soir.

– Jésus : « Enfin ma chère petite nous voilà seuls. J’ai trouvé le temps long. »

– Mimi : « Moi aussi mon Bien-Aimé j’avais hâte de revenir près de toi. »

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Lundi, le 24 octobre 1955

Mimi : Je parlais de musique avec une amie. J’ai eu un moment de vanité en lui disant :

– Mimi : « Tu sais j’ai ma licence en musique et j’aurais aimé continuer mes études pour obtenir ma maîtrise. »

– Jésus : « Pauvre petite tu n’es pas la seule à avoir une licence, les bêtes aussi peuvent avoir une licence. Que te servirait une licence en musique? Crois-tu que cela est nécessaire pour sauver des âmes? Continue l’étude de tes défauts afin d’en obtenir la maîtrise, cela me sera plus agréable et plus utile pour toi. Pauvre petite, pauvre nature humaine. Tu le constates, ma chère petite, comme tu as besoin de moi à chaque instant. Vois-tu la nécessité d’être dirigée? »

– Mimi : « Mon Dieu je vous demande pardon, je veux réparer. Je compte sur vous pour m’aider; à l’avenir j’éviterai de parler de moi, de ce pauvre moi, et pour me tenir dans l’humilité je demanderai l’aide de mon directeur. Je penserai souvent à Jésus, oui Jésus doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre.

Mimi : Ma douce Maman du ciel, j’ai beaucoup de peine, j’ai encore offensé ton doux Jésus par des paroles de vanité. Aide-moi s’il vous plaît à me corriger. Ô ma douce Maman du ciel, je veux rester bien petite, bien humble afin que Jésus fasse de moi sa demeure permanente. »

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Mardi, le 25 octobre 1955

Mimi : Je ne puis écrire aujourd’hui, quelqu’un a besoin d’aide.

− Mimi : « Par amour pour toi mon Bien-Aimé et aussi pour accomplir mon travail d’équipe je consacrerai toute ma journée pour cette personne. Je veux l’aider, elle le mérite, elle a été si charitable pour moi. »

Le soir.

– Mimi : « J’étais bien épuisée, mon cœur est plus grand que mes forces. Je dois me rendre à l’hôpital demain, cela me répugne beaucoup. Par amour pour toi mon Bien-Aimé, j’accepte ta Sainte Volonté. Je veux te prouver mon amour, ma reconnaissance pour tous tes bienfaits et je désire sauver beaucoup d’âmes. »

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Mercredi, le 26 octobre 1955

Mimi :  Visite à l’hôpital. Je suis heureuse, car une fois de plus le médecin me déclare que j’étais un cas difficile à suivre parce qu’il y avait beaucoup de complications.

− Mimi : « Pourtant c’est si simple à comprendre pour nous n’est-ce pas mon Bien-Aimé? Et c’est si clair à regarder avec les yeux de la foi. J’aurais aimé me reposer cet après-midi, j’étais très souffrante. »

– Jésus : « Ma chère petite, ne pense pas à cela. J’ai besoin de ton travail, de tes souffrances, il me faut des âmes. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, pour te faire plaisir je vais consacrer cet après-midi à rendre service. Mon Bien-Aimé, aide-moi à ne pas paraître épuisée. Aide-moi à sourire malgré mon état. »

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Jeudi, le 27 octobre 1955

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aujourd’hui j’ai fait mon travail d’équipe en faisant la volonté des autres. Je te remercie, cela m’a donné l’occasion de mortifier ma volonté et mon corps. Comme je ne pouvais écrire, j’ai fait des actes d’amour. Durant mon travail je me recueillais pour t’adorer, remercier Dieu présent en moi. Mon Dieu, mon Bien-Aimé j’accepte cette fatigue en union à tes souffrances, en expiation de mes péchés, surtout en expiation du geste ignoble de révolte. Si tu savais mon Bien-Aimé toute la peine que je ressens en pensant à cela et j’en souffre beaucoup. »

– Jésus : « Ma chère petite je sais bien que tu souffres, cependant ta douleur ne sera jamais semblable à ma douleur. Je te pardonne, mais il faut que tu répares cette offense faite à ton Dieu, ton Créateur, lui la bonté infinie, lui le Tout-Puissant, le Roi du ciel et de la terre, lui le Dieu d’amour, lui ton époux Bien-Aimé, lui qui t’a aimée jusqu’à donner son Précieux Sang, sa vie pour toi par amour. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que ta Sainte Volonté soit faite. Dis-moi ce qu’il faut que je fasse pour réparer, pour expier. »

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Vendredi, le 28 octobre 1955

– Mimi : « Je prends bien des gouttes pour soutenir la santé de mon pauvre corps, mais j’ai surtout besoin de gouttes de ton Précieux Sang pour mon âme malade, pour la soutenir, pour la fortifier, pour la protéger contre mes ennemis qui sont près de moi comme des microbes. »

Le soir.

– Mimi : Je ne puis écrire ici le grand bonheur que j’ai à la pensée que mon Bien-Aimé va venir demain dans ma pauvre petite âme. J’ai tellement besoin de lui pour m’aider, j’ai besoin de son amour pour me purifier, je veux tellement l’aimer encore plus, je n’ai pas de raison de ne pas avoir confiance après tant de preuves d’amour.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je désire te recevoir pour te faire plaisir. Viens mon époux Bien-Aimé, mon Dieu, mon unique trésor, viens dans ta demeure, viens avec ton amour infini, viens avec ta miséricorde, viens avec toutes tes grâces, viens avec ton Esprit de sainteté. Je me donne tout à toi pour toujours, je veux te laisser libre d’agir, de travailler en mon âme pour la rendre agréable à Dieu mon Créateur; elle est si malade cette pauvre âme, mon Dieu ayez pitié de moi. »

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Samedi, le 29 octobre 1955

– Mimi : « Mon Dieu je vous offre ma communion pour vous rendre gloire. Mon Dieu je vous aime parce que vous êtes mon Père, mon Créateur, je vous adore présent en moi, je reconnais votre infinie miséricorde et la puissance de votre amour dans ma pauvre petite âme. »

Pendant mon action de grâce, grande tentation. Mon ennemi me dit :

– Satan : « Tu crois à la présence d’un Dieu dans cette hostie? Pauvre petite, crois donc aux choses visibles. Regarde la réalité avec des yeux de chair et non avec les yeux de la foi. Qui te dit que tu possèdes la foi? Tu crois en un Dieu invisible. Fais une expérience. Demande à ton Dieu qu’il se montre à toi pour augmenter ta confiance. S’il le fait je m’inclinerai devant lui et s’il ne répond pas tu auras une preuve qu’il n’existe pas. Ma chère petite fais-moi la même demande, tu vas voir ma puissance, je n’ai pas peur. Je puis t’apparaître tout de suite si tu le veux. Tu crois que Dieu est présent en toi? Moi je suis toujours à tes côtés! »

– Mimi : « Va-t’en menteur je te déteste de tout mon cœur. Mon Dieu ayez pitié de moi, venez à mon secours. Mon Bien-Aimé viens ta petite épouse a besoin de toi, de ton amour. Mon Bien-Aimé je crois en toi, je t’adore, je crois en ta présence en moi, je crois en ta miséricorde infinie, je crois à mon bonheur futur dans le ciel près de toi pour toute l’éternité.

Maman, ma douce Maman du ciel protège ton enfant. Donne-moi la force et le courage pour lutter contre toutes les tentations. Ne permets pas que j’offense ton doux Jésus par le manque de confiance.

Je ne veux pas laisser entrer une seule seconde le doute dans mon esprit. Ô ma Mère je me jette dans tes bras, cache-moi près de ton divin cœur comme tu cachais autrefois ton doux Jésus des mains d’Hérode, moi aussi j’ai des ennemis, protège-moi. Reçois et exauce la prière confiante de ta petite fille qui se réfugie dans tes bras puissants. Avec toi ô Maman je ne crains pas, j’ai confiance en toi, refuge des pécheurs. Je t’aime et merci de ton assistance dans tous mes besoins. »

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Dimanche, le 30 octobre 1955

Fête du Christ-Roi.

– Mimi : « Je suis si heureuse de communier en ce beau jour, mon Bien-Aimé, fête de ta Royauté. Repose-toi aujourd’hui, garde sur ta tête la couronne d’or et place sur ma tête ta couronne d’épines. Je veux travailler à ta place. Avec ta grâce je veux travailler pour toi. Je veux sauver des âmes. Oui par amour pour toi j’accepte tout et je veux t’offrir beaucoup pour te témoigner toute ma reconnaissance. 

Mon Dieu, mon Roi, je me prosterne à genoux devant toi pour te rendre mes hommages. Regarde à tes pieds la plus petite de tes créatures, la plus faible, la plus misérable, mais la plus aimante malgré ses misères. Je sais mon Dieu que je ne suis pas digne de te recevoir. J’ai honte et je regrette ma conduite si méprisable parfois, mais j’ai confiance en toi et je t’aime. Ta bonté, ton Amour m’attirent de plus en plus. Je soupire après toi à chaque instant. Ô mon Roi puissant, ô Roi de mon cœur, accorde-moi s’il vous plaît toutes les grâces nécessaires pour mieux te servir et mieux te suivre en évitant le péché et même les imperfections. Ô mon Roi d’amour, mon époux, mon Bien-Aimé, fortifie mon amour pour toi afin que je ne vive plus que pour toi, détache-moi de toutes choses créées, de toutes créatures. Accorde-moi la grâce de n’avoir aucune affection humaine qui pourrait m’éloigner de toi.

Ô mon Roi, mon époux Bien-Aimé que ton étreinte soit plus forte dans les grandes tentations et que malgré la tempête je puisse croire et dire que mon Bien-Aimé est là présent en moi malgré l’état où je suis. Accorde-moi s’il vous plaît la grâce de rester toujours ta petite épouse fidèle à ton service et très soumise à ta Sainte Volonté. Fais que je marche sans cesse à tes côtés avec amour et pleine confiance. Accorde-moi la grâce s’il vous plaît de t’aimer chaque jour de plus en plus. Donne-moi la force et le courage pour lutter contre mes mauvaises passions, contre ma volonté rebelle, contre mes défauts visibles et invisibles, contre toutes les tentations, contre mes ennemis visibles et invisibles.

Mon Dieu je vous remercie de votre amour et de tous vos bienfaits. Mon Dieu je m’offre à toi pour toujours en présence de la Sainte Trinité, de ma douce Maman du ciel, de toute la cour céleste. Oui je m’offre avec toutes mes misères, reçois-moi comme l’enfant prodigue, reçois-moi comme Marie-Madeleine, car mon cœur est rempli d’amour pour toi et de repentir de toutes mes fautes, de tous mes péchés si nombreux. Et enfin mon Dieu, reçois-moi comme le bon larron dans ton royaume afin que je puisse t’aimer, t’adorer, te glorifier, te servir éternellement. Je me jette avec pleine confiance entre tes bras puissants et je me blottis près de ton cœur adorable. Merci, merci, je suis si heureuse entre les bras de mon époux Bien-Aimé, mon Roi d’amour. Je t’adore comme le Roi de mon cœur, Roi du ciel et de la terre, reçois mes humbles hommages. 

Ô mon Roi d’amour règne sur tous les cœurs. Que ton règne arrive sur la terre comme au ciel. Règne sur ton Église, règne sur tous les peuples, que ton règne soit sans fin. Faites ô mon Dieu que tout l’univers reconnaisse ta royauté. Comme ta parure est belle avec l’ostensoir et la couronne d’or et le riche manteau royal. Je suis si heureuse, cela est digne de toi, digne d’un Roi d’amour. »

– Jésus : « Ma chère petite fille, ma bien-aimée, je suis très reconnaissant et j’apprécie cette belle parure, mais après tout ce sont des choses périssables. Je sais bien que ces actes extérieurs m’honorent, mais sais-tu où je reconnais ma royauté? C’est dans les âmes et quand une âme me laisse agir en elle comme Roi et Maître, là je demeure, je règne sur elle jusqu’au jour où je lui fais partager mon Royaume pour l’éternité, parce que sur la terre elle m’aura donné asile dans sa pauvre petite demeure, moi le Dieu méconnu, le Roi délaissé, le Roi oublié. 

En ce moment, ma chère petite fille bien-aimée, si tes yeux de chair pouvaient me voir dans toute ma puissance, ma beauté, ma royauté, si tu pouvais voir le bonheur qui règne dans le ciel aujourd’hui, si tu entendais les chants de reconnaissance, de prières; si tu voyais tous les hommages que je reçois de toute ma cour céleste; je n’oublie pas les hommages des âmes consacrées et des fidèles, des tout-petits sur la terre. Ma chère petite épouse bien-aimée je ressens de la peine de ne pouvoir te faire partager ma joie, mon bonheur d’aujourd’hui. Cependant, ma chère petite, regarde ce spectacle avec les yeux de la foi, aie pleine confiance en mes paroles. Pense au jour où dans mon amour je viendrai te chercher. Médite bien ceci et prépare-toi, car tu dois mourir victime de mon amour. Tu ne comprends pas? Fais-moi confiance et prépare notre prochaine rencontre. Que j’ai hâte de te posséder pour toute l’éternité.

Ma chère petite épouse à moi rien qu’à moi si tu savais comme je te garde jalousement comme un trésor. C’est pour cela que je désire que tu sois ignorée des hommes. Reste petite et humble, reste cachée en moi ma chère petite. »

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de me donner un avant-goût du ciel et s’il n’y avait personne, comme j’aimerais me placer près de l’autel pour être plus près de toi mon Dieu, mon roi d’amour. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, ne suis-je pas là en toi dans mon palais, dans notre demeure? C’est facile de venir plus près de moi. Ferme les yeux, recueille-toi quelques instants, puis redescends en toi, regarde tes misères, regarde ce que tu es devant moi, ton Dieu, regarde ce que tu es sans moi ton Dieu, regarde ce que j’ai fait pour toi par pur amour, regarde mon amour de chaque instant. 

Ma chère petite épouse, plus tu seras humble devant moi et devant les hommes, plus tu auras de confiance, plus tu auras d’amour pour moi, plus tu accepteras les croix de la vie, plus tu auras de conformité à ma Sainte Volonté, plus tu seras près de moi. Avec tout cela ma chère petite épouse, non seulement tu seras plus près de moi, mais tu seras en moi. Car lorsqu’une âme se donne à moi complètement et que je me donne à elle, nous ne sommes plus qu’un. »

– Mimi : « Mon  Bien-Aimé, regarde-moi, je suis tellement heureuse d’entendre ta voix. Que je voudrais te parler, mais je ne sais pas ce qui se passe en moi. Une douce paix pénètre dans mon âme et je reste muette. Je regardais prier les gens, je voudrais prier comme eux avec ardeur. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, ne te trouble pas. Je te comprends, l’amour n’a pas besoin de parler. Un simple soupir, un simple regard est suffisant. »

Sais-tu, de toutes les prières que je reçois,

Je préfère l’intimité de l’âme avec son Dieu,

Je préfère la simplicité de l’enfant avec son Père,

Je préfère l’amour simple et pur,

Je préfère les demandes désintéressées,

Je préfère la confiance aveugle,

Je préfère la conformité à ma Sainte Volonté.

Ma chère petite, sais-tu parmi les gens à genoux devant moi pour m’adorer dans ma royauté, c’est toi que je préfère le plus? Tu es surprise? Mais oui, ma chère petite épouse bien-aimée. Sais-tu pourquoi je te préfère à tant d’autres? Pourquoi je t’aime, pourquoi je veux te purifier? C’est parce que tu es à mes yeux la plus misérable, la plus pauvre, la plus faible, la plus petite de mes créatures. Je sais moi, combien ton âme m’a coûté cher! Ton directeur aussi le sait. Il fait beaucoup pour ton âme. Pense à ce privilège que tu as d’avoir un directeur choisi par moi. Comme tu m’offres ta petite âme pour palais où je demeure Roi et Maître, je veux te purifier. 

Il y a beaucoup de travail à faire. C’est pour cela que toutes tes misères m’attirent, c’est pour cela que je me penche vers toi avec tant d’amour, car je sais bien que tu m’aimes, et que ton grand désir est de m’aimer encore plus, mais tu es faible parfois. Tu te rappelles ce geste ignoble de révolte? Ma chère petite, si un roi apprenait un jour qu’un de ses sujets est bien malade, infirme et pauvre et qu’il doit entreprendre un long voyage les mains vides, crois-tu qu’il le laisserait partir sans secours, sans lui donner l’aide d’un bon guide pour entreprendre ce long voyage, sans lui donner tout ce dont il a besoin pour atteindre son but? »

Ma chère petite, le roi c’est moi! Le sujet c’est toi, le guide c’est ton directeur. Vas-tu finir par comprendre pourquoi je t’aime? Vas-tu me rester fidèle comme un sujet loyal jusqu’au jour où je viendrai te chercher? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé le jour de ta royauté j’aurais aimé que tu règnes avec éclat, avec un jour radieux, mais il pleut sur la terre, c’est triste. »

– Jésus : « Ma chère petite, cela te donne une figure des larmes que je verse sur mon peuple. Malgré ma royauté, je n’oublie pas ma Passion. Je pense à chaque âme, je pense à toi, à ton amour pour ton époux et cela me console. 

Tu sais ma chère petite épouse, j’ai pleuré des larmes de sang pour toi. Ton directeur a pleuré souvent à cause de toi. Fais un acte d’humilité, demande-lui comme ton âme nous a coûté cher. »