Lundi, le 10 juin 1957
− Mimi : Jour d’élection.
– Jésus : « Si je donnais le gouvernement que vous méritez, vous ne connaîtriez pas la paix, la sécurité, l’abondance. Pour le moment je ferme les yeux. Je me laisse aveugler par les actes d’amour de Marie Immaculée qui ne cesse d’intercéder pour ses enfants. Si les huit millions de gens qui déposent leur bulletin de vote me donnaient seulement un vote de confiance à moi, à Dieu le Maître Suprême, le gouvernement de toutes les nations, le Tout Puissant, le Roi du ciel et de la terre. Pour aller voter l’on s’empresse de tout mettre de côté. Pauvres humains, combien n’ont pas même le temps de venir une seule fois par année pour recevoir le sacrement de Pénitence, pour me recevoir dans mon sacrement d’amour. Pourquoi ne veulent-ils pas me donner un seul vote de confiance? d’amour? Après tout ce que je leur ai donné, ma vie, mon Sang si Précieux. Puis après avoir fait le choix du candidat et avoir donné leur vote de confiance à un homme faillible, ces pauvres humains profitent encore de ce jour pour m’offenser par la boisson, les blasphèmes, médisances, calomnies, manque de charité, vols de différentes manières, gageures, promesses, parjures, immoralité de toutes sortes.
Ma Bien-Aimée, je souffre beaucoup, console-moi. Prie spécialement pour tous ceux qui gouvernent le monde et que les ambitions matérialistes aveuglent jusqu’à en venir à vouloir me remplacer, à oublier que je suis leur Dieu. Ces orgueilleux se croient Dieu. Ils veulent abolir la loi divine, la seule et unique loi de Dieu, loi de charité et d’amour. Ces pauvres insensés au cœur de pierre promettent la paix au monde en faisant la guerre et semant la destruction des hommes et des choses créées. Pourtant il y a assez de peuples en agonie.
Et si la main de Marie Immaculée ne retenait pas le bras vengeur de Dieu, sa justice éclaterait tout de suite, toutes ces nations seraient exterminées. Je retrouve après tant de siècles le même peuple ingrat, impur.
Ma Bien-Aimée laisse-moi pleurer sur ton petit cœur. Mon âme est si triste, Mon Divin Cœur est en agonie devant ce spectacle si lamentable, devant ce peuple qui ne veut pas comprendre et qui s’en va à la ruine, à la destruction de leurs âmes, à leur perte éternelle. Et dire que je donne ma vie chaque jour pour eux. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, moi aussi je souffre, laisse-moi pleurer avec toi, viens plus près, laisse-moi essuyer tes larmes, laisse-moi baiser ton front, tes plaies, laisse-moi te parler d’amour pour te consoler, laisse-moi t’aimer pour tous ceux qui ne comprennent pas ton amour sans bornes, ta miséricorde infinie pour nous pécheurs. »
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Jeudi, le 20 juin 1957
Fête Dieu.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’aimerais moi aussi t’escorter durant la procession mais je suis clouée à la croix dans mon lit. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée en restant sur ta croix, en faisant la Sainte Volonté de mon Père, si tu voyais tous les endroits où je t’amène puisque nous ne sommes qu’un maintenant. Tu me rends hommage. Tu ne m’accompagnes pas seulement en faisant le tour de quelques rues. En ce moment tu serais bien surprise si je te disais où tu es rendue avec moi! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, avec toi j’irais jusqu’au bout du monde. Je t’aime tellement, je voudrais parcourir la terre avec toi mon amour, mon Bien-Aimé. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, c’est bien mon intention, notre désir de te faire atteindre le monde entier avec moi. C’est pour cela que je te demande de m’accompagner, de prendre ta croix, de me suivre, je devrais dire de marcher avec moi, tout près de moi. N’est-ce pas que c’est plus encourageant d’avoir un compagnon de route? Médite bien ceci, en souffrant tu m’accompagnes partout. C’est un grand privilège tu sais! Quel bonheur pour une âme simple, humble, de pouvoir dire en toute sincérité et avec tout l’amour qu’un cœur humain peut contenir, pouvoir dire librement j’aime mon Dieu, je ne le quitte pas, je porte ma croix avec amour pour l’accompagner, pour parcourir la terre à la conquête des âmes pour rendre gloire à Dieu, pour le consoler. Quel honneur et quel bonheur pour une petite créature, d’être sans cesse dans les bras de son Dieu. »
Le soir de la procession.
– J’entendais sonner les cloches de l’église indiquant l’arrivée du prêtre au reposoir.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu connais mon grand désir d’aller t’adorer, te prier, te remercier au reposoir. Je m’incline avec amour devant ta Sainte Volonté et je t’adore présent en moi dans ma pauvre petite âme. Je renouvelle mon offrande de tout mon être à ton service. Je te remercie de ton amour infini et je remercie Dieu de m’avoir placée où je suis, clouée à la croix avec son Divin Fils. Merci de m’avoir fait un don si précieux en me donnant la souffrance pour partage, la croix pour amie. Merci de m’avoir comblée; avec ta grâce ô mon Dieu je veux demeurer ta petite hostie d’amour pour te consoler et je veux garder mon corps pur. Je te l’offre pour ostensoir où tu serais chez toi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, laisse-moi pleurer de joie. Oui ma chère Bien-Aimée j’ai souvent pleuré à cause de toi, de ta conduite si méprisable. Mais aujourd’hui je pleure de joie en te voyant si petite, si simple, surtout si affectueuse, et dire que ce petit cœur rempli d’amour est pour moi seul. »
– Mimi : « Pour consoler Dieu, le Père Éternel, avec toi, avec ta grâce, je veux réparer, je veux sauver beaucoup, beaucoup d’âmes qui glorifieront Dieu pendant toute l’éternité. Ô mon Bien-Aimé, avec toi je lance à Dieu cette prière : Mon Dieu, mon Père pardonnez-leur, ils ne savent ce qu’ils font. Pardon mon Dieu pour moi, ayez pitié de moi, mon Dieu venez à mon secours, donnez-moi s’il vous plaît la force et le courage nécessaires pour demeurer avec vous et d’aimer la croix où vous m’avez placée par amour.
Père Éternel pardon et miséricorde, pour mes péchés, pour les péchés de ma famille, de ceux que j’aime et de ceux du monde entier. Je veux garder mon petit cœur de mère pour toutes les âmes, mes enfants spirituels. »
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Vendredi, le 21 juin 1957
– Mimi : « Mon Dieu soyez dans le cœur et l’esprit de chaque nouveau prêtre afin qu’il se rende compte du privilège d’être choisi par vous. Comme l’émotion du prêtre doit être grande lorsque l’évêque lui fait l’onction sainte, lui pauvre créature devenir le représentant de Dieu, prêtre pour l’éternité. Mon Dieu, protégez tous vos prêtres, donnez-nous de saints prêtres et que par leur humilité, leur charité, leur amour des âmes ils deviennent dignes d’être tes représentants. Mon Bien-Aimé j’aurais été si heureuse d’être prêtre pour te donner beaucoup, beaucoup d’âmes, pour te donner aux âmes, pour te faire connaître et aimer, pour dispenser tes grâces, pour pardonner, pour donner la paix. Mon Dieu, je t’offre mon grand désir d’être prêtre. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, par ton petit cœur tu as une âme de prêtre par ta vocation de victime tu t’offres chaque jour à mon Père avec moi dans l’amour et la souffrance et chacune de tes opérations était une onction sur ton pauvre petit corps marqué par la main de Dieu, et par tes souffrances physiques et morales de chaque jour tu t’offres comme ma petite hostie d’amour. Comme le prêtre c’est ton devoir de t’offrir chaque jour, de sauver beaucoup d’âmes, c’est pour cela que je dois t’immoler, que je dois t’offrir chaque jour avec moi à mon Père.
Ma Bien-Aimée c’est par amour que je dois agir de la sorte. Non seulement il faut que tu sois fixée à la croix avec moi, mais il faut pour rendre gloire à mon Père et avec pleine conformité à sa Sainte Volonté, mais surtout avec amour, il faut que tu meures clouée à la croix, comme moi ton Bien-Aimé, ton Jésus que tu aimes, ton Dieu qui t’aime et qui veut tout, tout.
Médite bien ceci en regardant et baisant le petit crucifix si précieux pour nous. Cela me console lorsque tu fais des actes d’amour sur le petit crucifix. Tu commences à faire tes premiers pas sur la route qui conduit au calvaire. Comme moi tu auras à souffrir beaucoup mais tu connaîtras l’agonie de l’âme, toutes sortes de souffrances du cœur, de l’esprit. Par ta mission tu dois mourir victime de mon amour miséricordieux. Pour te consoler je serai toujours avec toi puisque tu acceptes dès maintenant de toujours être avec moi pour me consoler. Nous ne ferons qu’un échange d’amour dans la souffrance pour sauver des âmes, beaucoup d’âmes. Donc avec moi, ma Bien-Aimée, amour ardent de la croix et une soif dévorante pour les âmes. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu ne me parles pas de l’agonie de mon corps. Aurais-je une longue agonie si je dois mourir comme toi? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée qui te dit que tu auras une longue agonie du corps? Après tout ma chère petite épouse, est-ce vraiment une agonie que de mourir dans les bras de ton Bien-Aimé, près de ta douce Maman du ciel? Si tu pouvais voir le beau voyage que nous allons faire au moment de ta mort. Souviens-toi de ce que tu as vécu à l’église, de ce que sera ton entrée avec moi dans la gloire de mon Père, ta future demeure. Relis cette page, as-tu une question? »