Lundi, le 1er février 1960
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, avec la permission de ton directeur nous voulons plus pour demain. Ma chère petite hostie d’amour je te laisse libre d’accepter ou de refuser. Je laisse cela à ton amour pour nous et les âmes. Si tu refuses, je t’aimerai quand même mais si tu acceptes tu combleras mes vœux, mes desseins, tu nous consoleras pour toujours. »
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Mardi, le 2 février 1960
Fête de la Purification.
– Mimi : « Merci mon Dieu, merci mon Bien-Aimé, merci ma douce Maman du ciel et un gros merci à mon directeur de m’avoir apporté mon Bel Amour. »
J’étais si heureuse de communier en ce beau jour de fête. Je suis toujours émue chaque fois que je reçois mon Bel Amour, mon Dieu. Dieu qui est amour est si bon pour sa pauvre petite fille. Dans sa miséricorde infinie il m’a donné son Fils par amour. Comme l’amour divin peut transformer une âme, une vie. Je voudrais parcourir la terre pour prêcher l’amour. Oui, l’amour miséricordieux, l’amour infini de Dieu, l’amour puissant, l’amour pur, l’amour simple, oui, parler d’amour dans toute son étendue. C’est pour cela que je demande sans cesse à l’Esprit Saint de m’éclairer, de m’instruire sur l’amour de Dieu afin de le faire connaître lui, mon Bel Amour. Je demande à mon Bien-Aimé, comme il le désire et le mérite, que je puisse l’aimer comme ma douce Maman du ciel l’aime, que désormais je reste toujours sa petite hostie d’amour. Toute ma vie est remplie d’amour, je m’alimente de l’amour si pur, je ne vis plus que d’amour avec mon Bien-Aimé, de l’amour de la souffrance, l’amour de la croix, l’amour dans toutes mes actions, l’amour du prochain, l’amour des âmes, l’amour dans la joie spirituelle.
Je demande à mon Bien-Aimé qu’au moment de ma mort je puisse baiser une dernière fois notre petit crucifix en lui disant tout mon amour, ce cher petit crucifix, témoin silencieux de notre amour. Que de larmes d’amour, de repentir j’ai versées.
– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé, comme Madeleine j’avais beaucoup à me faire pardonner, je n’avais pas de parfum mais mes larmes purifiées par l’amour miséricordieux ont inondé ton corps si saint sur ce cher petit crucifix, mon confident de toutes les heures, mon soutien, ma force, ma consolation, mon espoir, mon unique espérance. »
Que de secrets, que de mystère il renferme ce cher petit crucifix, témoin discret de mon âme, de notre amour. Pour le moment je prêche l’amour dans le silence et la solitude en m’associant à la passion de mon Bien-Aimé, mon Bel Amour. Et dire qu’il y a des âmes qui vivent sans amour, loin de l’amour de Dieu, le seul Amour. Comme ils doivent être malheureux, je les plains.
– Mimi : « Mon Dieu, Notre Père faites triompher votre amour infini sur toutes les âmes de vos enfants surtout durant la Grande Mission afin qu’un jour nous soyons tous réunis pour toujours dans la maison de Notre Père du ciel pour vous louer, vous adorer, vous remercier. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, c’est parce que tu es devenue l’enfant de l’amour miséricordieux de mon Père, que tu es l’épouse du Fils, le Bel Amour et par la présence de l’Esprit Saint, ta petite âme est devenue le temple, la demeure permanente de notre amour. C’est pour cela que tu comprends si bien notre amour, pour toi et les âmes. »
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Mercredi, le 3 février 1960
Je ne suis jamais rassasiée de recevoir mon Bien-Aimé. Je m’ennuie tellement loin de lui que j’ai hâte de le voir face à face pour pouvoir lui dire tout mon amour, pour pouvoir adorer mon Dieu, mon Père, mon Papa le Bon Dieu.
– Mimi : « C’est presque un martyre que d’attendre le jour où notre union sera parfaite. Je comprends pourquoi tu es mort d’amour pour nous. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, c’est pour cela que je t’ai donné un cœur affectueux, rempli d’amour pour nous, un cœur sensible pour nous donner plus, nous aimer, nous consoler, aimer les âmes. N’est-ce pas que la préparation pour devenir une petite hostie d’amour a été assez longue, mais pour devenir une petite victime d’amour le temps est déjà compté pour toi. Ta mission sera complète au moment où ton directeur nous remettra ta petite âme, petite victime d’amour que mon Père a alimentée, nourrie par son amour miséricordieux et que j’ai abreuvée de mon Sang si Précieux afin de te désaltérer, toi qui as soif d’amour, de vérité, de paix. Petite victime que l’Esprit Saint a protégée, gardée et mise à l’abri dans les bras de Marie Immaculée, ta douce Maman du ciel. Pauvre petite victime qui se meurt lentement d’amour et qui avec moi, ton Époux Bien-Aimé, entrera dans la gloire du Père après avoir tout donné par amour des âmes. »
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Jeudi, le 4 février 1960
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour si les âmes comprenaient la vraie signification de la mort, elles accepteraient avec résignation la Sainte Volonté de Dieu leur Père sur elles. La mort est un appel du Père à ses enfants, c’est pourquoi il faut répondre oui à la voix du Père comme un enfant répond oui à son père qu’il aime. Répondre oui avec respect, oui sincèrement, répondre oui avec confiance, avec amour à la voix de Notre Père, la voix de l’amour. Répondre oui par le don total, vous, mes deux enfants privilégiés, vous qui connaissez la valeur du don total par la belle prière sortie de mon Cœur, chef d’œuvre de l’Esprit Saint offert à Dieu par amour, par ses deux petites victimes d’amour.
Ma chère petite hostie d’amour, demande avec moi que les âmes comprennent mieux. Il ne faut pas attendre d’être sur son lit de mort pour dire oui. C’est tous les jours qu’il faut dire oui et le redire souvent, comme un enfant aimant et soumis. Dire oui comme le Fiat de la Vierge Immaculée. Le mot oui vous fait mourir à vous-même tous les jours s’il est accepté avec amour et me rapproche de vous. Le oui est un mot sacré dans tous les états de vie. Le oui du Fils à son Père des cieux, oui de la Vierge Immaculée, oui du prêtre dans le sacerdoce, oui dans le mariage, oui dans la vie religieuse, oui du missionnaire, oui de l’enfant, oui du mourant, oui des âmes victimes, oui des malades. Quelle joie pour nous que d’entendre des âmes nous dire oui en tout et toujours par amour. Si les âmes comprenaient la valeur d’un beau oui d’amour offert à Dieu leur Père. »
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Vendredi, le 5 février 1960
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, à ton réveil, que ton offrande soit celle-ci. En regardant avec amour notre petit crucifix, répète ces mots :
Mon Père me voici pour accomplir votre Sainte Adorable Volonté sur moi. Je m’offre à vous avec votre Divin Fils, mon Bien-Aimé. Je m’offre comme hostie d’amour que Marie Immaculée déposera entre vos bras de Père.
Ô mon Dieu, mon Père acceptez le don total de tout mon être, de tout mon amour afin que tout soit consumé dans votre amour infini par les mérites de votre Divin Fils. Dans votre amour acceptez-moi comme victime avec votre Divin Fils pour coopérer au salut des âmes pour votre plus grande gloire. »
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Samedi, le 6 février 1960
– Jésus : « Ma chère petite épouse, dans l’état où tu es par ton amour, par tes souffrances, tu es plus près de moi. Tu es comme l’enfant dans le sein de sa mère qui se nourrit de son sang, toi tu te nourris de mon amour et de mon Précieux Sang.
N’est-ce pas ma Bien-Aimée que notre amour est un échange? C’est pour cela que tu es si heureuse, n’est-ce pas merveilleux, le don total, de travailler avec moi pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Par notre travail d’équipe nous sauverons beaucoup d’âmes. »
– Satan : « Pauvre folle, pourquoi te nourrir de mensonges, d’illusions, il y a longtemps que Dieu t’a rejetée et c’est une insulte, une offense grave que tu commets en récitant la maudite prière du don total. Ton supplice sera plus grand pour toi parce que tu abuses du sacrement et par ton orgueil tu te crois victime, tu crois que Dieu t’aime. Ta maladie est châtiment et tu vas mourir, comme une damnée, dans le désespoir d’avoir perdu ta vie, il est encore temps, profite de ta liberté. »
– Mimi : « Justement, j’ai tout donné à mon Bien-Aimé, ma liberté. L’amour que j’ai pour Dieu le Père, personne ne peut me le ravir, mon Époux Bien-Aimé m’aime et ma douce Maman du ciel me protège. »
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Dimanche, le 7 février 1960
– Mimi : « Mes deux amours, vous ne devez pas bien dormir avec moi, je ne cesse de me lever, me déplacer, vous parler de peines, je m’excuse. »
– Jésus : « Tu sais ma Bien-Aimée, ton sommeil agité, tes insomnies ne sont pas toujours la cause de ta maladie. Tu sais ma Bien-Aimée j’ai besoin de t’entendre me dire ton amour et je me sers de tes souffrances pour aider à coopérer, pour réparer le mal qui se commet dans certains endroits la nuit. Parfois ton ennemi en est la cause, il déteste te voir souffrir la nuit près de nous tes deux amours.
Ma chère petite fille c’est toi qui ne dormirais pas sans ta Maman du ciel et ton Bien-Aimé près de toi. N’est-ce pas que je te connais, notre bébé gâté par notre amour? »
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Lundi, le 8 février 1960
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne veux pas être égoïste des grâces reçues que je ne mérite pas, c’est pour cela que je veux tout donner, ne rien te refuser. Merci mon Dieu de m’avoir placée où je suis, mon lit de souffrance est devenu mon autel où je m’offre chaque matin à Dieu le Père Éternel que j’aime tant. Je m’offre avec mon Bien-Aimé par les mains si pures de Marie Immaculée. Je m’unis à toutes les messes qui se célèbrent dans le monde, la nuit comme le jour, je désire rester ta petite hostie d’amour jusqu’à la consommation de la dernière hostie consacrée. »
Je veux tellement travailler avec lui pour sauver des âmes. Je sais que chacun a sa place dans le corps mystique. Pour moi je fais mon possible, il est vrai que je suis considérée invalide pour le monde, mais pas pour Dieu. Il me fait travailler même la nuit et le dimanche, vendredi temps double et quand on est à son service il a toujours de l’ouvrage, pas de chômage. Notre petite équipe est prête pour travailler pour le succès de la Grande Mission de 1960.
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Mardi, le 9 février 1960
– Mimi : « Mon Dieu écoutez la prière de votre petite mendiante d’amour de la route spirituelle, mendiante d’âmes. Seigneur, vous seul connaissez la route que je dois suivre pour aller vers vous mon Père, ayez pitié de moi, regardez ma misère, ma pauvreté. Je mendie mon pain sur cette terre, je tombe de faiblesse. Le chemin à parcourir est si long pour aller vers vous Père tant aimé.
Dans ton infinie miséricorde ô mon Père très aimant, regarde ton enfant qui souffre d’être loin de toi. J’ai soif de ton Sang si Précieux, donne-moi à boire s’il vous plaît. J’ai faim de ton corps sacré, donne-moi à manger. J’ai froid, réchauffe-moi sur ton cœur adorable où ton amour n’est qu’un brasier ardent qui ne s’éteint jamais, un brasier qui purifie parce qu’il est alimenté par l’amour. Je suis lasse, fatiguée, c’est à toi mon Bien-Aimé que je confie ma vie, ma pauvre petite vie. Je sais de quoi j’ai été pétrie, de boue, mais je sais aussi de quelle main puissante j’ai été créée, par un Père qui m’aime de toute éternité. Mon Bien-Aimé, dans ton amour tu as bien enduré de porter la croix sur ton épaule au nom de notre amour, permets que je pose ma pauvre petite tête sur ton épaule afin de me reposer un peu. Le voyage est si long, les obstacles si nombreux. Et si je tombe sur le chemin c’est que, comme toi j’aurais tout donné par amour, pour Dieu et les âmes. Je t’en supplie regarde-moi, mon Bien-Aimé et dis-moi : Aujourd’hui même tu seras avec moi en paradis, mendiante de mon amour. Et quand mes membres seront glacés par la mort, enveloppe-moi dans le manteau si beau, si chaud de ma douce Maman du ciel où je reposerai en paix sur son divin Cœur de Mère, en attendant d’être admise pour toujours dans la maison de mon Père tant aimé où je serai rassasiée, je ne serai plus mendiante d’amour mais gourmande, rassasiée de votre amour infini. »
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Mercredi, le 10 février 1960
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, offre-moi tes défauts afin que je puisse manifester mon amour en te corrigeant et avoir le bonheur, la joie de t’aider. Offre-moi tes péchés, ton passé, tes imperfections, tes négligences, tes faiblesses, tes manquements afin que je puisse les consumer dans mon amour miséricordieux. Ma chère petite hostie d’amour, c’est avec tout cela que je glorifie mon Père et je prouve son amour en te pardonnant. Si toutes les âmes pouvaient comprendre cela, comprendre mon amour miséricordieux et l’amour infini de leur Père du ciel. »
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Jeudi, le 11 février 1960
Fête de Notre Dame de Lourdes.
– Mimi : « Quel beau jour pour nous, notre belle équipe. Mon Dieu c’est une petite fille toute rayonnante de joie, de bonheur devant vous. »
Je ne suis pas encore revenue de toutes mes émotions. Par une délicatesse de mon Bien-Aimé, j’ai eu le bonheur de participer au grand pèlerinage des malades à la cathédrale. Durant le trajet par ambulance j’ai trouvé le temps bien long, j’avais tellement hâte d’arriver, passer quelques heures avec mes amours, pour le recevoir, assister au Saint Sacrifice de la messe. Il faut en être privée depuis longtemps pour pouvoir comprendre, apprécier ce que c’est que le sacrifice de la messe et le don total de l’amour de Dieu pour nous. Comme Dieu est bon pour moi et mon Époux Bien-Aimé est aveuglé par l’amour qu’il oublie ce que je suis. Il me comble de ses grâces de délicatesse. Par un privilège on plaça la civière dans le sanctuaire près de l’autel et là face à face avec lui, avec la croix.
Enfin seule avec lui. Après l’avoir adoré, remercié, j’étais si heureuse que je pleurais de joie, j’ai compris une fois de plus son amour. Son étreinte était si forte, son amour si grand que je croyais mourir dans ses bras.
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, regarde la bonté infinie de Notre Père. Il est si heureux en ce moment. Il a près de lui ses deux enfants, ses deux petites victimes d’amour qu’il aime tant. Il a demandé un gros sacrifice à toute victime du don. Offre-toi avec moi à Notre Père par les deux belles prières si agréables à mon Père et qui rendent un témoignage admirable à l’Esprit Saint qui est l’Esprit de Dieu, l’Esprit d’amour, l’Esprit de vérité et de paix.
Par la récitation du don total nous sommes si près l’un de l’autre, moi sur la croix offrant mon amour, mes souffrances pour le salut du monde et toi en face de moi, couchée sur la civière, sur ta croix, offrant ta vie, ton amour, tes souffrances, t’offrant comme moi, comme victime, pour accomplir la Sainte Volonté de Notre Père et pour sauver les âmes, pour obtenir le succès de la Grande Mission de 1960. Merci, ma chère petite hostie d’amour, je suis si heureux et comme gage de notre amour, de notre bonheur, je te promets que tu seras avec moi Vendredi Saint. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, est-ce que je serai avec toi pour toujours? Où notre amour sera parfait? »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, cette fois tu seras placée exactement où mon Père le désire et à la place qu’il t’a réservée de toute éternité, en attendant reste paisiblement dans mes bras toute blottie près de mon cœur qui t’aime tellement savourant mon amour. Offre tout ma chère petite G…. que j’aime tant. Es-tu heureuse ma chère petite épouse? »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, il y a si longtemps que je le désirais ce moment intime où notre amour n’est plus qu’un, seule avec toi comme deux amoureux, unis si étroitement par l’Amour Divin, l’amour de la croix, l’amour des âmes. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, comme je suis heureux de te tenir une fois de plus entre mes mains comme une hostie consacrée par l’amour miséricordieux, victime consacrée par l’amour infini de Notre Père afin d’être immolée avec moi pour sauver des âmes, beaucoup d’âmes. En ce moment ton directeur prend une large part dans notre travail d’équipe. »
Après avoir demandé à ma douce Maman du ciel de se tenir près de moi, comme au pied de la croix, j’ai récité la belle prière du don total et formulé les autres vœux. Encore toute enveloppée de son amour je lui dis :
– Mimi : « Mon Dieu, je vous remercie. Vous me comblez de votre amour, de votre tendresse, je ne mérite pas tant. Par les mérites de votre divin Fils, mon Bien-Aimé, par les mains si pures de Marie Immaculée acceptez tout ce que je viens de vous offrir et ce que je vous laisse ici je n’ai pas l’intention de venir vous le demander. Je m’appuie sur votre grâce et votre amour, gardez tout, c’est votre bien que je vous remets. Acceptez ô mon Père comme témoignage de mon amour, de ma gratitude. »
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Vendredi, le 12 février 1960
– Mimi : « Merci mon Dieu de ton amour, merci Papa le Bon Dieu. Il est si bon, voilà comment il se venge de ma conduite, de mes offenses, mes péchés, de mes ingratitudes, de mes imperfections sans nombre. Il se venge par l’amour. »
– Jésus : « Mais oui, ma chère petite hostie d’amour. Je suis patient et j’attends que le vide soit fait avant d’entrer complètement dans une âme, avant de la combler par mon amour infini. J’attends surtout que cette petite âme me donne tout sans réserve. »
– Mimi : « Après avoir tout reçu de vous, de votre amour, il fait si bon d’être près de toi, mon Bien-Aimé, par l’amour pur, l’amour simple, l’amour sans intérêt. Mon Bien-Aimé, protège-moi d’un amour mesquin, donne-moi un cœur généreux jusqu’à la fin. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse Bien-Aimée, un amour mesquin c’est bien là le mal dont souffre les âmes privilégiées, de mes âmes consacrées. Si tu savais ce que je souffre de leur conduite. Elles disent, avec de grandes phrases, de longs discours sans suite. « Mon Dieu merci de tout ce que vous m’avez donné. En retour je garde tout. » Être mesquin de l’amour de Dieu, d’un amour qui leur a été donné, pauvres âmes, elles sont comme un enfant à qui l’on aurait donné deux présents et à qui on demanderait de partager avec sa petite sœur près de lui mais qui se contenterait de baisser les yeux et de cacher le tout derrière son dos en gardant tout en égoïste. Voilà l’attitude des âmes qui veulent me servir en gardant tout. »
– Mimi : « Pauvre Jésus, comme tu souffres encore et dire que j’ai été du nombre, je t’en demande pardon. »
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Samedi, le 13 février 1960
– Jésus : « Viens ma Bien-Aimée pleurer sur mon épaule. Crois-tu ma chère petite épouse que je suis insensible à tes souffrances? En ce moment je pleure avec toi et mon Père souffre. Ton directeur ressent de la peine, c’est là sa souffrance bien méritoire. Que veux-tu il faut accomplir ta mission jusqu’au bout. Tu dois passer par le même chemin que moi pour faire la Volonté de Notre Père. Tu me fais tellement plaisir lorsque tu pleures et que tu viens te réfugier dans mes bras comme un tout petit bébé.
Ma chère petite G…. chaque larme humaine que tu verses en ce moment, offerte par amour pour moi et pour les âmes, sert à remplir ta coupe, à te purifier. Console-toi et pense à toutes les larmes d’autrefois versées inutilement et que par orgueil tu refoulais, parfois durant des mois, cachées sous le masque du sourire. Ton directeur a bien raison de te dire qu’il te connaît bien, il ne s’est jamais trompé, dès le début. Par une grâce spéciale il savait déjà ce que nous voulions de toi, il connaissait bien le chemin que tu devais suivre. Maintenant par un privilège spécial de notre amour il saura par un signe sensible quand se terminera ton pèlerinage afin de nous remettre ta petite âme pour toujours.
Ma Bien-Aimée, c’est une grande faveur que je te fais en te consolant. Combien d’âmes souffrent et sont seules. Je tiens parole. Je t’avais promis que tu ne serais jamais seule pour souffrir parce que par amour, tu avais accepté de me consoler en souffrant. Notre amour n’est plus qu’un échange d’amour dans la souffrance. Merci ma Bien-Aimée, ma chère petite victime de notre amour. Merci, nous sommes si heureux, l’équipe va si bien et travaille ferme. Merci mes deux enfants privilégiés de notre amour. »
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Dimanche, le 14 février 1960
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, augmente en moi s’il vous plaît ton amour afin de faire mûrir le petit fruit vert le plus vite possible. J’ai tellement hâte de vivre avec toi pour toujours. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse il n’y a pas que l’amour qui puisse faire mûrir le fruit vert, il y a aussi la souffrance, l’un ne va pas sans l’autre. »
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Lundi, le 15 février 1960
− Père Éternel : « Ma Bien-Aimée, si les âmes pouvaient comprendre enfin notre amour durant la Grande Mission. Avant de leur faire comprendre que je suis leur Père il faudrait surtout les persuader, les convaincre qu’ils sont mes enfants et que je les ai choisis de toute éternité et malgré leur conduite je les aime et qu’un jour ils devront revenir à leur Père. De tout ce qui a été créé il n’y a rien qui échappe à la mort, seule l’âme doit vivre éternellement et revenir vers son Créateur, le Maître Suprême, leur Dieu, leur Père. »
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Mardi, le 16 février 1960
– Mimi : « Ô ma douce Maman du ciel aide-moi s’il vous plaît à bien préparer mon union parfaite avec mon Bien-Aimé et la douce rencontre avec mon Père du ciel. Apprends-moi à l’aimer encore plus, avec tout l’amour possible, la générosité, l’abandon total, à me détacher de tout, de tous afin qu’au jour où tu viendras me chercher avec mon Bien-Aimé, je puisse dire me voici, je n’ai plus rien j’ai tout donné par amour. Je comprends ô ma douce Maman du ciel pourquoi ton doux Jésus a voulu naître dans la pauvreté et pourquoi tu as accepté de partager ses souffrances. Tu as tout offert par amour de Dieu et des âmes afin de nous enseigner la pauvreté, le détachement et nous faire aimer et comprendre l’humilité qui lui est si chère. »
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Mercredi, le 17 février 1960
– Jésus : « Mes chers enfants vous allez entreprendre un petit sentier qui va directement à la demeure du Père. C’est le sentier de l’amour parfait. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé où est-il ce sentier? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée il est là tout près de toi. Que ton esprit et ton cœur s’élèvent davantage vers nous qui t’attendons avec joie. »
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Jeudi, le 18 février 1960
– Jésus : « Ma Bien-Aimée il faut toujours chercher l’amour, ce mot si merveilleux, pour l’atteindre et le garder, le seul moyen est de rester bien humble, petite comme un tout petit bébé et garder le sourire en pensant à moi. N’est-ce pas naturel chez l’enfant de sourire, d’aimer, sourire à tous, même en regardant ses petits doigts?
Ma Bien-Aimée tes petits doigts sont toutes les épreuves de chaque instant que je permets afin de te faire mériter encore plus pour sauver les âmes. Vois comme je t’aime, je m’occupe de toi, je ne puis rester une seconde sans penser à toi, sans chercher comment nous devons aimer encore plus afin de glorifier mon Père et avec la coopération de l’Esprit Saint et le travail de notre belle équipe nous avons toujours du travail et nous avons la certitude de plaire à mon Père en souffrant par amour pour lui et les âmes. L’amour, toujours l’amour dans la moindre des choses. »
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Vendredi, le 19 février 1960
Mon ennemi me répète que je suis damnée quoique je fasse pour me sauver et le moment de ma mort sera terrible. Je ne crains pas de mourir et de faire un long purgatoire parce que je me suis placée depuis longtemps dans les bras de ma douce Maman du ciel. Je suis là sur son cœur comme un tout petit bébé, je me cache sous son manteau, je me repose avec amour, avec pleine confiance en la miséricorde infinie de mon Père. Placée près de son Cœur Immaculé avec mon Bien-Aimé, j’attends le jour où dans un geste maternel Elle me fermera les yeux pour mon dernier sommeil. J’ai déjà entendu sa douce voix chanter pour m’endormir avec son Jésus, bercés tous les deux par cette douce mélodie; la mort sera pour moi un doux repos avec mon Bien-Aimé sous le regard d’azur de ma douce Maman du ciel.
Je crois à la miséricorde infinie de mon Père, à son amour, je mets toute ma confiance en lui, en ma douce Maman du ciel. C’est presque impossible qu’une Mère puisse rejeter elle-même son enfant malade, infirme, dans le purgatoire et priver cette enfant de voir son Père, son Dieu, surtout si cette enfant fait son possible pour expier. Si cela arrivait ce serait de mériter Jésus et implorer sa miséricorde. Elle aurait de la peine de me séparer de son Jésus et moi je pleurerai tellement fort qu’il faudra bien qu’elle-même vienne me chercher afin de ne pas déranger la paix des élus.
– Mimi : « Je m’abandonne dès maintenant entre tes bras de Mère pour toujours, je suis en sécurité. »
– Jésus : « En effet, ma Bien-Aimée, ta mort ne sera pas simplement un doux repos avec moi, elle sera surtout un splendide, un merveilleux réveil dans notre demeure près de Notre Père qui t’aime tellement et qui nous attend les bras ouverts comme un Papa, pour nous faire partager son amour, un bonheur éternel là où notre amour, notre union seront parfaits.
Ta petite âme nous a coûté si cher, ton directeur en sait quelque chose mais l’amour, la miséricorde de mon Père est infinie pour les petites âmes. »
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Samedi, le 20 février 1960
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ce ne sont pas tes mérites qui te mériteront le ciel mais bien l’amour. Cet amour qui aurait pu te perdre, maintenant dirigé vers Dieu, vers l’amour pur, l’amour des âmes, l’amour de la croix. L’amour est la base de tout. Moi qui suis tout amour, j’ai tout donné par amour, je n’ai besoin que d’amour. L’amour est choix, une liberté que je respecte avec les âmes, même avec les pécheurs. Si les âmes voulaient essayer de comprendre l’étendue de mon amour pour eux! Par amour pour les âmes que j’ai créées, j’ai déposé en chacune d’elles l’amour. Je laisse les âmes libres de s’en servir comme elles le désirent mais peu d’âmes me rendent l’amour que je désire, le dirigent toujours vers moi seul et combien d’âmes me le rendront, me donneront tout par amour, par le don total de l’amour. »
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Dimanche, le 21 février 1960
Grande tentation, et je suis très souffrante. J’ai tellement pleuré que mon cœur me donne de vives douleurs.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’accepte tout par amour, c’est une torture pour mon âme rien qu’à la pensée que j’aurais pu te faire de la peine. Une autre épreuve s’ajoute. Tu sais mon Bien-Aimé comme je suis si heureuse lorsque j’ai le bonheur de te recevoir, c’est (sur) notre petit crucifix que je prépare notre rencontre et tu n’es pas venu.
Je t’ai attendu longtemps. Pourtant ma douce Maman du ciel était là pour m’aider à te recevoir avec tout l’amour possible. Je lui avais demandé de me prêter son cœur si pur, pour t’accueillir et te garder pour toujours.
Pourquoi mon Bien-Aimé te caches-tu? Tu le sais bien que sans toi je ne puis rien. J’ai besoin de toi, tu es toute ma raison de vivre. Je m’ennuie de toi et je t’en supplie au nom de notre amour, viens mon Bien-Aimé je t’attends avec amour. »
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Lundi, le 22 février 1960
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je m’offre avec toi à notre Père. Je veux être aujourd’hui ta petite hostie d’amour, consume-moi dans ton amour. »
Pendant une grande tentation, je souffrais tellement de la tête, que je croyais perdre la tête.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée si tu perdais la tête, tu ne perdrais pas grand-chose! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu veux rire de moi? »
– Jésus : « Mais oui ma toute petite, j’aime à te taquiner. Tout est si simple entre nous, dans notre intimité, dans notre petite demeure. Je ne suis pas toujours un Dieu triste, ennuyeux, gênant.
Lorsque j’étais sur la terre je plaisantais avec tous, mais surtout avec les tout-petits; ils sont si humbles, si simples, si purs.
Parfois, malgré que j’avais un grand respect pour ma divine Mère, je la taquinais, je la faisais rire.
Et toi, es-tu plus grande qu’elle? Et en parlant de tête, combien de temps as-tu perdu ta tête dure dans le passé? »