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Vendredi, le 1er mars 1963

– Mimi : « Enfin mon Bien-Aimé, tu vas venir! Le temps me paraît si long! Chaque minute me semble des heures! Comment ai-je pu vivre si longtemps loin de toi? Tu sais comme notre intimité est grande. J’ai tellement besoin de toi, de me sentir toute petite dans tes bras puissants. C’est le seul endroit où je me sens en sécurité, où je désire vivre et mourir. Oui, mon Bien-Aimé garde-moi pure toujours. Si tu savais comme je m’ennuie de toi! »

− Jésus : « Ma chère petite G… ma chère petite hostie d’amour, crois-tu que je ne m’ennuie pas de toi? Combien d’années ne t’ai-je pas attendue! Le temps me paraissait des siècles! Moi, ton Dieu, chaque jour je te regardais, je t’appelais, mais tu faisais la sourde oreille à mes appels. Même la voix de ton directeur ne te faisait rien. Cependant malgré ta conduite, je t’aimais, je te voulais toute à moi. C’est pourquoi dès le début, j’ai parlé par la voix de ton directeur. Te souviens-tu de cette phrase : « Dieu veut tout de vous! » Tu ne comprenais pas l’importance de ces mots, mais lui savait l’étendue de cette phrase, de cet appel à une mission spéciale de victime d’amour. Les prières, les souffrances, les mortifications de ton directeur ont attiré sur nous un regard de miséricorde, d’amour.

Avec l’aide de l’Esprit d’amour, de ta douce Maman du ciel, tu as enfin compris notre amour pour toi, enfant choyée de notre amour miséricordieux. Nous avons fait pour toi plus que pour d’autres qui pourtant méritaient plus par leur conduite mais, ta misère était si grande! Je te l’ai déjà dit, il y avait toute une vie à refaire en toi, une vie spirituelle, que tu ignorais complètement. Après avoir fait le vide en toi, l’Esprit d’amour avait toute liberté d’agir, de travailler.  

Avec la coopération de ton directeur, de sa fermeté, de sa patience, nous avons pu réaliser notre œuvre, nos desseins sur toi. Tu es l’image vivante de notre amour miséricordieux. 

Ma Bien-Aimée tu nous consoles si bien de ton ingratitude, de ton mépris d’autrefois lorsque tu baises avec amour notre cher petit crucifix de notre union, de notre amour. Ma chère petite hostie d’amour, en regardant le petit crucifix, ne cherche pas tant à avoir pitié de moi. J’ai bien plus besoin d’amour que de pitié et que d’être consolé. C’est à moi d’avoir pitié de toi. Si tu veux me plaire davantage en préparant ta communion, médite sur l’offense faite à Dieu, offre-nous tes misères. Tu as tout ce qu’il te faut pour cela. Ce n’est pas pour rien que je vous ai demandé de faire l’inventaire de toute ta vie. Tu sais ma Bien-Aimée, c’est ton dernier carême au lit. Tu auras beaucoup à souffrir de toutes sortes de manières. Accepte tout avec amour afin d’être préparée à me suivre durant la Semaine Sainte, c’est-à-dire, la semaine où notre union sera parfaite. Médite bien ces mots, fais silence autour de toi afin de bien préparer ma venue. Je ne serai pas seul sur la croix. Tu seras avec nous.

Oui, ma Bien-Aimée, offre-moi tes péchés afin que je puisse glorifier mon Père. Vois de quel amour nous t’aimons. »

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Samedi, le 2 mars 1963

– Mimi : « Merci mon Dieu du grand bonheur que j’ai eu ce matin de vous recevoir tous les trois. Avec l’âme et le cœur de ma douce Maman du ciel, en présence de la Cour Céleste, de mon ange gardien, de saint Michel, de ma petite sœur Thérèse, de sainte Anne, nous nous prosternons pour vous adorer, vous remercier et implorer miséricorde pour les âmes, surtout pour les pauvres pécheurs. Oui, dans la solitude de ma petite chambre, je devrais dire dans notre petit sanctuaire, qu’il fait bon vivre. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer du monde; dans les moments sombres je regarde par la fenêtre et je me dis : « Je ne suis pas seule, mon Bien-Aimé est là en moi et aussi de l’autre côté de la rue dans la belle chapelle. Parfois la nuit durant mes heures d’insomnie je lui parle, je lui envoie des baisers; je sais qu’il est là, et qu’il veille sur nous. »

– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, combien de fois je te regarde. Si tu savais quel bonheur j’aurais de te parler face à face, les yeux dans les yeux. Tu sais ta demeure est la mienne; c’est pour cela que tu as eu le privilège de me recevoir le premier de l’an par le Saint Sacrifice de la messe célébré chez nous par ton directeur. Oui, moi ton Dieu être immolé avec toi et offert à mon Père par les mains de ton directeur. Nous étions si heureux! Je sais qu’au moment de l’offrande, tu représentais aussi les deux autres membres de notre belle petite équipe d’amour. Le ciel entier était en liesse. Mon Père était si ému en me regardant avec toi sur la patène. Oui, une petite hostie vivante qui a été l’objet de ma mort et qui est maintenant ressuscitée avec moi pour toujours. 

Ce matin ma Bien-Aimée, j’aurais voulu que notre action de grâce dure toute la journée. N’est-ce pas qu’il faisait bon d’être dans mes bras, ma petite épouse gâtée comme un tout petit bébé. Maintenant que tu as goûté à l’amour divin, tu n’es jamais rassasiée. Merci à notre cher représentant, que nous aimons tant, de nous procurer ce bonheur d’aller vivre en toi, de nous reposer. Tu vas peut-être être surprise si nous te disons que nous sommes heureux dans ta petite âme où nous faisons nos délices. Nous n’aurions pas pu te dire cela autrefois. Nous avions la nausée rien qu’à te regarder. Ton petit corps sentait le cadavre, nous avons dû, par une grâce spéciale, protéger ton directeur afin qu’il ne soit pas infecté. Il n’a pas craint de se salir en allant te chercher dans ton puits de misère. Tu lui as coûté cher. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé dans le plus beau moment de notre intimité voilà que tu me rappelles ces laideurs. »

Et je pleurais.

– Jésus : « Ne pleure pas ma chère petite G……, ma petite épouse. Si je te parle de ces moments douloureux, c’est pour te montrer jusqu’où va notre amour pour toi. Qu’est-ce que nous ne pouvons pas faire pour une âme purifiée par notre amour miséricordieux! Tu viens de loin, et avec nous, tu iras loin. Demande à ton directeur de m’offrir plus ce soir. »

– Satan : « Pauvre petite, pourquoi croire à tous ces mensonges? Au moment de ta mort tu vas être en face de la réalité, et quel châtiment t’attend! J’ai peur pour toi et j’ai même hâte que ce jour arrive, car tu seras avec moi pour toujours.

Tu crois que ton Dieu te demande de mortifier ton corps, ton esprit, ton cœur. C’est ton orgueil qui t’inspire ces choses. Pauvre petite, tu as toujours rêvé être à lui pour toujours, mais il est trop tard. »

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Dimanche, le 3 mars 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé merci, il fait un temps magnifique. Cependant mon petit cœur se sent triste. Je m’ennuie de toi. Tu es toute ma raison de vivre. Mon soleil à moi, c’est toi, mon espérance, c’est toi. Tu es mon Dieu, mon tout.»

Je regardais la messe à la télévision et je pleurais rien qu’à penser que tant d’hosties consacrées resteraient dans le ciboire. Peu de personnes s’approchèrent de la table Sainte, pour se nourrir. Un grand désir s’empara de moi.

– Mimi : « Oui, je voudrais toutes ces hosties pour moi. Tu le sais, je ne suis jamais rassasiée.»

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, crois-tu que moi je suis rassasié? J’ai tout donné par amour : mon corps, mon sang. À la vue de tant d’indifférence, crois-tu que je ne pleure pas moi aussi? Je pense aussi à toutes les communions sacrilèges. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, approche-toi de moi, et pleure sur mon petit cœur. Je veux tellement te consoler de mes ingratitudes, moi aussi. Je t’ai causé de la peine, je t’en demande pardon. Ô  Amour infini! Je ne veux plus te laisser seul.»

– Jésus : « Merci, ma Bien-Aimée, je connais ton petit cœur affectueux, ton amour pour moi. Plus ton amour sera grand, plus notre intimité sera forte.» 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu sais que sans toi, je ne puis rien. Je t’en supplie, augmente mon amour pour toi. 

J’ai confiance, toi seul peux combler le vide. Si tu veux que je t’aime davantage, donne-moi, s’il vous plaît cet amour que tu désires pour moi, afin que je puisse t’aimer comme tu le mérites pour glorifier mon Père des cieux, afin que son règne arrive. »

– Satan : « Pauvre fille, pourquoi écrire ces choses? Tu vois, ton Dieu n’est jamais satisfait, voilà qu’il mendie l’amour. Où est sa puissance à ce Dieu d’amour? Comme il est insensé. Il a déjà oublié que tu lui as coûté la mort et que son sang a été inutile pour toi. Je n’ai pas besoin d’être cloué à la croix pour avoir des âmes! Je n’ai qu’à le vouloir. Je respecte la liberté des âmes. Je les laisse libre d’agir. Je n’ai pas besoin de mendier l’amour! Ceux qui me suivent, en ont en abondance. Quand je pense que tu crois à l’amour divin! »

– Mimi : « Mon Dieu, comme c’est pénible d’avoir à écrire tous ces mensonges, ces blasphèmes. Mon cœur est si triste! »

  – Jésus : « Mais non, ma Bien-Aimée, ne pleure pas, ne sois pas triste. C’est par obéissance qu’il faut écrire selon nos désirs, nos desseins sur toi. Rappelle-toi aussi combien nous sommes heureux dans nos entretiens, dans notre demeure où règne l’amour parfait d’un Dieu avec sa petite épouse d’amour; où notre intimité grandit de jour en jour jusqu’à notre union parfaite pour toujours. Tu sais, ton ennemi rage. Il ne t’aime pas, surtout depuis que nous avons formé notre belle petite équipe d’amour, où tous les membres nous consolent en restant fidèles à leurs vœux d’amour dans la souffrance. 

Il déteste à mort ton directeur qui prend soin de ta petite âme afin de nous la remettre toute purifiée par mon Sang Précieux mêlé au sang humain de notre cher représentant. Il est jaloux de ma gloire, de mon amour. Est-ce que ton ennemi a des petites âmes qui offrent tout par amour et se donnent librement pour toujours dans l’amour et la souffrance pour sauver des âmes et nous consoler? Non, jamais, jamais ton ennemi a eu des âmes pour lui seul. Les âmes qui se perdent lui appartiennent indirectement et non volontairement. L’amour de l’argent, des passions, les péchés de toutes sortes en sont la cause directe, et non l’amour pour lui-même. Il se sert toujours des mêmes artifices pour tromper. Il est aveuglé par son orgueil. De quoi peut-il se glorifier? Que peut-il faire sans notre permission? Devant la Majesté Divine, devant mon Précieux Sang, en face de mon amour, que peut-il faire? Il est désarmé. Tu le sais, même les doigts consacrés de ton directeur, son étole, l’eau bénite, son sacerdoce le font trembler. Il prend la fuite, après cela, il se croit fort. Il ne peut se glorifier que de sa défaite et d’être déchu, rien de plus.

Bonsoir, ma Bien-Aimée. »

– Mimi : « À demain, mon Bien-Aimé, je crois qu’il est bien tard. »

– Jésus : « Bonne nuit, ma Bien-Aimée, et mortifie ta curiosité. Ne regarde pas l’heure. Peu importe l’heure qu’il soit. Le plus important c’est le temps présent et notre intimité. Le temps passe mais notre intimité durera toujours. Est-ce que le temps te paraît long durant nos entretiens, placée dans mes bras? »

– Mimi : « Mais non, mon Bien-Aimé, tu le sais le temps me paraît si court quand je suis avec toi, quand nous parlons de nos projets, de notre amour.»

– Jésus : « Merci, ma Bien-Aimée, je voulais te l’entendre dire. J’aime les élans de ton petit cœur si sensible, si affectueux pour moi. Cela me console tant. »

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Lundi 4 mars 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, donne-moi, s’il vous plaît la force et le courage de faire ta Sainte Volonté. Dans l’état où je suis, il me faut tellement d’efforts pour lutter contre ma petite nature si sensible et contre mes défauts. J’ai besoin de ton aide. Comme il faut un grand esprit de foi pour te trouver dans toutes les circonstances, pour te voir dans mon prochain. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est cela la lutte, c’est cela l’amour; me voir partout, me regarder avec les yeux de l’amour, accepter tout sans chercher à trop comprendre. Oui, tout donner, accepter avec générosité pour nous prouver ton amour et nous consoler. Sois sans crainte je suis toujours avec toi, et je t’aime. »

Mimi : Le soir, comme il m’a fallu de la patience pour écouter les sottises d’une personne…

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ne parle pas ainsi. Si moi je te parlais et te disais les mêmes paroles que cette personne, oserais-tu dire que ce sont des sottises? Et bien, parfois, pour te faire mériter je me sers des personnes, des circonstances. Et ne juge pas trop vite. Il y a peut-être des sottises dans son esprit, mais il y a aussi beaucoup de charité dans son cœur. Pour me faire plaisir, va t’excuser, et baise-lui la joue en lui demandant pardon, et à l’avenir, écoute avec attention dans le moindre détail, même les choses les plus insignifiantes. Entre nous, ma chère petite épouse, est-ce qu’il n’y a pas un peu de sottises en agissant ainsi après m’avoir tout donné par amour? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon de ma conduite. Tu vois comme je suis faible. Aide-moi. J’ai beaucoup à me faire pardonner. »

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Mardi, le 5 mars 1963

Mimi : Une lutte terrible entre mon ennemi et moi.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Je n’en peux plus, je ne veux pas me décourager, cependant mon Bien-Aimé, fais de moi ce que tu voudras.»

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, ne crains rien, je suis là présent en toi; sois courageuse. Il te faudra beaucoup souffrir durant cette période de carême. Pense à toutes les âmes qui vont s’approcher de moi, de mes sacrements. Combien seront sincères! 

Ton directeur et toi aurez beaucoup de travail à faire. Tu recevras sous peu de l’aide de ta petite sœur W…. maintenant qu’elle est un membre actif dans l’équipe. Lorsque j’irai la chercher pour venir travailler pour les âmes, sa visite chez nous ne sera pas simplement un moment de repos, de détente, elle sera avant tout un travail d’équipe fait par amour pour nous et les âmes. N’oublie pas que chaque visite chez nous la purifie, la fortifie. Elle retourne avec un courage plus grand, un amour plus fort envers nous et les âmes. Sa joie intérieure est si grande qu’elle ne ressent presque pas sa souffrance. Chaque fois sa haine pour son ennemi augmente, son mépris devient de plus en plus grand. Toute blottie près de nous, elle tremble un peu, mais elle garde confiance. Que peut-il contre nous, contre notre représentant?

Ta petite sœur C… aura aussi son tour; pour le moment elle n’est pas prête. Il faut qu’elle se fortifie par son vœu d’amour, et médite bien notre belle prière du Don Total. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, il me semble que notre intimité s’étend. »

– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, il le faut ainsi pour notre plus grande gloire. Je veux plus. Même notre intimité doit être partagée avec tes deux petites sœurs W…  et C…… tous les membres ne doivent qu’être qu’un avec nous. Ton directeur et toi les aidez à saisir l’amour de Dieu, l’amour dans la souffrance, l’amour des âmes. »

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Mercredi, le 6 mars 1963

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu auras beaucoup à souffrir aujourd’hui. Nous irons loin. Si tu connaissais les besoins de l’humanité! Moi qui ai tout donné par amour! Que d’amour perdu, de mérites parce que les âmes ne savent pas demander humblement. Ils refusent mon amour, ils préfèrent l’amour sensible, l’amour qui rapporte quelque chose, même au détriment de leur santé, de leur bien, de leur salut éternel.

Ma chère petite hostie d’amour, si tu savais le grand bonheur que ton directeur nous a donné en venant te faire communier cet après-midi malgré la tempête et ses souffrances. Il n’a pas hésité pour nous faire plaisir, nous consoler. Il ne peut jamais s’imaginer jusqu’où va notre amour pour lui, notre fidèle serviteur qui nous représente si bien.

Prie spécialement pour notre cher apôtre le P. M. »

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être venu après que j’ai entendu la messe à la radio. Tu es là présent en moi. Je suis si heureuse! Je voudrais parcourir la terre pour prêcher ton amour miséricordieux! Si toutes les âmes comprenaient ton amour  et vivaient de ton intimité, comme nous aurions la paix. Je te demande humblement pardon de ne pas avoir répondu plus tôt à ton amour. »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, ne pleure pas. Si tu avais compris mon amour plus vite, serais-tu aujourd’hui là où je te veux, bien fixée à la croix par amour?

Tu sais, avec ton penchant à l’orgueil, l’amour que tu aurais eu pour nous serait peut-être devenu un amour d’intérêt et non un amour pur. Aujourd’hui tu as tout donné et tu n’as que ton amour et tes misères à nous offrir, et cela nous comble parce que cela nous permet de te combler de notre amour miséricordieux et infini pour toi. C’est cela pour chaque âme qui nous désire. »

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Jeudi, le 7 mars 1963

– Mimi : « Bonjour, mon Bien-Aimé! »

– Jésus : « Bonjour, ma chère petite épouse! Ce matin, c’est moi qui parlerai le premier. J’ai tant de choses à te dire, à te confier! N’est-ce pas que notre intimité est au comble du bonheur! Comme il fait bon être ensemble! J’ai un petit secret à te confier. Approche-toi près de mon divin cœur et écoute. Ferme tes yeux pour mieux savourer ces moments si précieux. Tu sais, ma chère petite G… toi que je considère comme ma petite épouse, tu es le présent de l’amour infini de mon Père. De toute éternité, il te voulait, il désirait ta petite âme pour toujours. Tu as longtemps détourné la tête pour ne pas entendre notre appel. Cependant nous te regardions avec amertume, mais notre amour était plus fort. Et depuis notre amour a grandi. Si tu savais combien je t’aime! Moi aussi je m’ennuie de toi. Je bénis le jour où notre union sera parfaite. Parfois, je serais tenté d’implorer mon Père pour lui demander de venir te chercher tout de suite, mais du haut de ma croix, je regarde les âmes qui ont encore besoin de nous. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, moi aussi je m’ennuie de toi, j’ai hâte de te voir face à face. Il me semble que je pourrais t’aimer encore plus. »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, je sais que tu nous aimes. Crois-tu qu’au ciel tu pourrais nous aimer davantage? Crois-moi, ma Bien-Aimée, la plus grande preuve d’amour que tu puisses nous donner, c’est de vivre ton intimité avec nous en nous recevant, en nous consolant, en restant fixée à la croix avec moi ton époux pour m’aider à coopérer au salut des âmes. 

Mon Père ne m’a pas envoyé pour condamner le monde, mais bien pour le sauver par l’amour et la souffrance jusqu’à la croix. Qu’en penses-tu? Deux sur la même croix pour glorifier et consoler mon Père. »

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Vendredi, le 8 mars 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est avec le cœur rempli de peine que je te regarde. La souffrance physique est presque rien à côté de la souffrance morale. Cependant tout avec amour. »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, ne te gêne pas pour pleurer sur mon divin cœur. Je sais que ta croix est lourde à porter. Dis-toi bien que je suis là. Moi aussi, c’est avec peine que je te regarde, mais je dois me soumettre à la Sainte Volonté de mon Père, lui la bonté infinie, il a tellement besoin d’être aimé, d’être consolé. Dans le moment, tu nous consoles en vivant ton vœu d’amour afin que notre règne arrive. Tes souffrances offertes en union à ma passion ont un prix infini à nos yeux et sont appliquées pour le salut des âmes. En ce jour, honore ma sixième plaie, celle que faisait ma croix sur mon épaule. Tu te souviens de notre entretien sur ce sujet! Pour le moment, l’équipe travaille ferme avec amour. »

– Satan : « Ma chère petite fille, il est temps que tu ouvres les yeux. Crois-tu à l’amour de ton Dieu? Où est son amour pour toi en te traitant de la sorte? Où est sa justice? Il prétend t’aimer, il te fait souffrir continuellement. Il est juste?  C’est une injustice de te placer sur la croix avec son Fils. Où est sa puissance pour avoir besoin d’une petite âme comme la tienne pour l’aider à sauver beaucoup d’âmes? Que vaut sa miséricorde puisqu’il te parle encore de tes péchés? Rappelle-toi ta dernière retraite. J’ai eu bien du plaisir à vous regarder travailler! Ton maudit directeur que je déteste! Tu avais raison de trembler à la vue de tes péchés. Attends ton jugement! J’ai hâte à ce jour car tu me reviendras pour toujours. Tu connaîtras la vérité, mais il sera trop tard en face de la réalité. Tu admettras que tu as fait erreur en te croyant aimée de lui comme épouse et te disant que tu l’aimes. »

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 Samedi, le 9 mars 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme j’aimerais dormir pour toujours entre tes bras. Je me sens si petite. Merci d’être venu ce matin. Mon Bien-Aimé, sais-tu à quoi je pense? Quand j’étais petite, je disais à maman pour lui témoigner mon amour, je t’aime assez que je pourrais te manger toute ronde. Et aujourd’hui, mon Bel Amour, c’est toi que je mange tout rond. Tu es toute ma nourriture; j’ai toujours faim, je ne suis jamais rassasiée. »

Après ma communion je faisais la prière de l’offrande seule, il y avait comme un vide autour de moi. Cette présence de mon directeur me manquait. Heureusement que j’avais près de moi ma douce Maman du ciel, mon ange gardien et tous mes bons amis.

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, j’ai permis cela pour te faire comprendre la peine que je ressens lorsqu’après la réception de la communion certaines âmes partent sans même me tenir compagnie quelques minutes. C’est le vide autour de moi et pourtant je suis là présent en eux. Ils n’oseraient même pas recevoir des amis de cette manière. Pourtant je suis plus qu’un ami, je suis leur Dieu. Pauvres âmes pourquoi me reçoivent-elles pour me peiner? Ce qui me blesse le plus c’est leur manque de foi en recevant mes sacrements. Ma douleur est plus grande lorsque ces manquements viennent parfois de mes âmes consacrées. Tu sais la routine, les préoccupations, le travail.  Certaines âmes me mettent sur le même pied qu’une horloge, à l’heure, à la minute, pas plus. Pourtant je les aime. À chaque instant je pense à elles. Je les aime de toute éternité. »

– Mimi : « Pauvre Jésus, quand je pense que j’ai été du nombre et même pire qu’elles. Je te demande pardon. »

– Jésus : « Ma chère petite G… n’oublie pas de penser aussi à la tasse de café après ta communion. Moi j’y pense et ton directeur ne l’a pas oubliée. »

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Dimanche, le 10 mars 1963

  – Jésus : « Enfin, ma Bien-Aimée, nous voilà seuls. Je suis si heureux de notre intimité. Laisse-moi me reposer quelques instants. Hier, je te disais que parfois mes âmes consacrées me blessaient beaucoup par leur négligence, par leurs manquements. Comment veux-tu que les autres âmes, à l’esprit large, aux horizons faciles, à leurs passions, me suivent! Pauvres âmes que puis-je leur offrir de plus que mon Sang Précieux? Chaque jour je m’immole pour elles. Combien d’âmes sont sincères? Combien s’approchent de nous avec amour pur, c’est-à-dire avec un amour désintéressé, avec un amour humble et confiant, malgré leur indignité? Quand elles s’approchent des sacrements nous voudrions qu’elles nous regardent avec amour, oui, avec les yeux de la foi et non pas en hypocrites pour attirer sur elles des regards comme si elles étaient des anges. Que sont-elles en face de la majesté divine? Si seulement ces âmes donnaient un signe d’amour, de repentir, d’humilité. Certaines âmes croient qu’en leur donnant le privilège de nous recevoir, tout leur est dû; elles n’ont plus rien à craindre, elles ne pensent même pas commettre des fautes d’orgueil.

Ma Bien-Aimée, si tu pouvais voir toutes les belles petites âmes qui se perdent à cause de l’orgueil spirituel. Même par mon sacrement d’amour, de pénitence, peu s’approchent avec un sentiment d’amour, c’est-à-dire avec un vrai repentir d’avoir offensé un Dieu infiniment bon. La confession n’est pas une question de mathématique, mais une question d’amour, parce que nous pardonnons par amour à toutes les âmes humbles, sincères, qui ont un ferme propos de faire bien leur possible pour ne pas nous offenser en luttant avec nous. Beaucoup ont parfois le ferme propos de recommencer le plus vite possible. »

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 Lundi, le 11 mars 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé encore une autre journée avec toi. Je suis si heureuse. Merci d’être venu ce matin! Mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez. C’est bien le temps de dire cela dans l’état où je suis. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, merci de nous donner l’occasion de travailler dans ta petite âme. Il y avait tant à refaire dans ce puits de misères, afin de la rendre agréable à notre Père. Nous étions si heureux de pouvoir te manifester notre amour, notre miséricorde. Nous attendions depuis si longtemps ce « oui », rempli d’amour, de reconnaissance, de soumission à notre Sainte Volonté. Si les âmes pouvaient s’arrêter un instant pour écouter notre voix, essayer de comprendre notre amour pour elles. Oui, prendre le temps de regarder la croix sans détourner les yeux, de bien réfléchir, de méditer dans la solitude, faire le vide en soi et silence autour d’elles.

Combien de chrétiens croient qu’il suffit d’être baptisés pour être sauvés! Est-ce qu’ils comprennent vraiment ce que c’est qu’un chrétien?  Un baptisé? D’être enfant de Dieu pour toujours? Ma chère petite, si toutes les âmes de baptisés pouvaient vivre leur baptême, c’est-à-dire voir les effets de leur baptême en rapport avec ma passion, avec ma résurrection! Être enfant de Dieu n’est pas seulement un titre, mais une réalité; c’est une chose bien vivante qu’avec l’Esprit Saint il faut développer, découvrir. Oui, vivre avec une grande intimité, sentir notre présence, notre amour. Oui, converser librement sans contrainte, parler d’abord avec confiance, humilité, mais surtout nous parler sincèrement avec amour comme des petits enfants. 

Que d’âmes paraîtront devant nous au jugement dernier avec une vie de baptisé qui n’a pas fructifié. Leurs mains sont vides, leur âme inanimée parce qu’elles n’auront pas été nourries de l’amour et pourtant nous avions déposé la grâce, la vie divine en elles. Qu’elles le veuillent ou non, elles devront un jour nous rendre compte de leur état de baptisé, des dons reçus et des grâces que nous leur avons données par amour. »

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Mardi, le 12 mars 1963

–  Mimi : « Bonjour, mon Bien-Aimé. Que veux-tu de moi aujourd’hui? »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, je veux tout pour les âmes qui sont aveuglées par leurs passions et ne font aucun effort pour se corriger. Elles refusent mon amour. Voilà la catégorie des âmes endurcies. De ce nombre, beaucoup attendent à la dernière minute pour mettre ordre dans leurs âmes, et combien d’autres n’auront pas le temps. Comment une âme espère-t-elle être sauvée alors qu’elle a toujours vécu loin de nous sans nous aimer? »

– Satan : « Tu vois ma chère petite fille comment ton Dieu exerce sa miséricorde! Par des menaces, des injustices! »

– Jésus : « Ma chère petite G…  tu vois jusqu’où va la jalousie de ton ennemi. Il interprète mes paroles à son idée qui est fausse pour essayer de te troubler. Malgré que je sois Dieu Créateur, je respecte la liberté des âmes, et je leur donne mon amour. Même sur la croix, je les aime d’un amour infini, malgré leur ingratitude. »

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Mercredi, le 13 mars 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être présent en moi. J’ai besoin de toi, de ton aide. Je souffre beaucoup, mais je suis si heureuse que je ne changerais pas ma place. »

– Jésus : « Tu as raison, ma chère petite hostie d’amour, être l’épouse d’un Dieu après m’avoir si longtemps oublié!  Ne pleure pas ma Bien-Aimée. Si je fais cette remarque c’est pour te montrer combien ma miséricorde est grande et mon amour infini pour toi! Aujourd’hui, ma Bien-Aimée tu vas travailler avec l’Esprit Saint par la parole et l’exemple d’une très grande patience envers les trois âmes que je t’envoie cet après-midi. Regarde-les comme si c’était moi. Je suis présent dans leurs souffrances. Ne ménage pas ton amour pour elles malgré leur âge. Elles sont tes enfants spirituelles. Elles viennent chercher leur nourriture et un peu de réconfort pour continuer leur route. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, pourquoi ces âmes ne vont-elles pas directement vers toi? Tu es un Dieu puissant, un Dieu d’amour? »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, ne suis-je pas en toi? Contente-toi d’être notre petit instrument. Est-ce qu’un petit instrument demande à l’ouvrier habile comment il va le faire travailler? Non, il est docile et se laisse faire. Tu es notre petit instrument d’amour. »

Le soir.

– Jésus : « Merci, ma Bien-Aimée d’avoir été docile aux inspirations de l’Esprit Saint. Merci de nous faire connaître, d’avoir parlé de notre amour. 

Vois-tu l’importance d’une conversation utile et la différence entre une conversation inutile? Sois sans crainte maintenant que notre Maman du ciel va habiter dans cette maison, tout va être transformé. Ces deux âmes sont reparties avec confiance car elles rapportaient la petite statue de la Vierge. Elles avaient le cœur rempli d’amour pour nous. »

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Jeudi, le 14 mars 1963

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, prie aujourd’hui pour toutes les âmes qui ne comprennent pas le Saint Sacrifice de la Messe. Durant la période du carême beaucoup d’âmes disent : « Je vais faire un sacrifice pour assister à la Messe. » Pauvres âmes, si ces personnes prenaient le temps de réfléchir avant de parler! En parlant de la sorte, elles affichent leur ignorance. La Messe est une assemblée de chrétiens, c’est-à-dire, une réunion de membres de la même famille pour participer à mon sacrifice, à ma passion. Les âmes doivent prendre une large part et s’unir davantage aux prières du célébrant. Elles ne doivent pas rester indifférentes, muettes pendant le Saint Sacrifice de la Messe.

Est-ce vraiment elles qui se sacrifient ou est-ce que c’est moi? Ces âmes qui calculent quelques heures de sommeil, de repos, me le reprochent en parlant de la sorte. Elles n’oseraient même pas parler comme cela à un ami en lui disant : « J’irai chez toi mais je vais faire un gros sacrifice. » Étant chez cet ami, ne prendraient aucun intérêt à la conversation, regardant l’heure, se permettraient de dormir, ou bien profitant du recueillement pour penser aux choses matérielles. Que penserait cet ami? Ces âmes ne sont présentes que de corps. Leur cœur, leur esprit sont préoccupés, distraits. C’est pour cela que mon Sang Précieux coule inutilement sur ces âmes. Si elles se donnaient la peine de faire le vide autour d’elles, en elles, puis me regarder avec les yeux de la foi, me parler avec compassion mais aussi avec amour. Je ne leur demande pas de s’immoler à ma place, seulement de prendre part, de participer à mon offrande. Ce qui me blesse est l’indifférence.

Oui, certaines âmes sont émues et pleurent seulement à regarder un blessé; elles ne peuvent entendre parler d’accident, d’opération!  Et pourtant, je suis là présent sur la croix au Saint Sacrifice de la Messe. Parce qu’elles ne voient pas, elles ne croient pas. »

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Vendredi, le 15 mars 1963

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, viens près de moi, écoute-moi. J’ai besoin de me sentir aimé. Si tu pouvais voir dans quel état je suis. Mon âme, mon esprit, mon cœur souffrent rien qu’à la pensée des communions sacrilèges qui vont se faire le jour de Pâques. Combien d’âmes sous prétexte de venir faire leur Pâques vont venir m’offrir une communion sacrilège après avoir fait une mauvaise confession, ou ne pas en avoir fait du tout! Si ces âmes me regardaient sur la croix, crois-tu que je ne leur parlerais pas avec amour? Non, elles n’osent même pas lever les yeux vers moi et mon regard suppliant les gêne. Si au moins elles regardaient mon divin cœur ouvert non pas par la lance, mais bien par l’amour, car l’ouverture que le soldat fit était un geste humain parce que mon divin cœur était déjà ouvert par amour pour les âmes. J’avais tout donné et l’arrêt de mon cœur venait directement de la Sainte Volonté de mon Père qui est le seul à donner la vie et à la retirer quand il le veut. 

Il ne sera pas dit que le Cœur du Fils de Dieu a été ouvert par un être humain. Je te le répète, seul Dieu Créateur a le droit de vie et de mort sur l’être humain et sur toutes les choses créées. Combien d’âmes ne veulent pas admettre cette vérité! Même des théologiens, des savants, ne se basent que sur le fait accompli. Ils n’ont même pas l’esprit d’humilité pour admettre, de foi pour croire, et avec toute leur science, leur esprit borné. Comment peuvent-ils vouloir expliquer, découvrir le mystère de l’amour miséricordieux, de l’amour infini? Je sais que tu ne comprends pas tout, peu importe, écris. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, combien je voudrais saisir le sens de tes paroles.»

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, je ne te demande que d’être humble, souple aux inspirations de l’Esprit afin d’essayer de comprendre davantage mon amour. Ne t’en fais pas, même mes apôtres n’ont pas compris mon amour. »

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Samedi, le 16 mars 1963

– Jésus : « Ma chère petite G… as-tu remarqué que depuis nos entretiens notre intimité grandit de plus en plus et notre amour s’en ressent? »

– Mimi : « Mais oui, mon Bien-Aimé, j’en suis si heureuse et je t’en remercie, je ne mérite pas tant! »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, je le sais. S’il fallait que je récompense toutes les âmes qui le méritent, je t’assure bien que parfois j’attendrais longtemps. Mon amour n’est pas une question de mérite, de récompense, c’est un besoin d’aimer les âmes. Je suis venu sur la terre par amour et je suis mort d’amour. Plus une âme a été misérable plus mon amour est plus grand; plus elle est petite, humble, plus mon amour est fort. Plus elle me fait confiance, plus je lui donne des preuves de mon amour; plus elle se blottit près de mon divin cœur. Plus mon étreinte est forte et par ce fait devient enivrée de mon amour; plus elle souffre. Plus je la console en lui accordant des grâces spéciales; plus elle lutte contre son ennemi. Plus je lui fais remporter la victoire; plus elle est généreuse à me servir, plus je la comble de joies, d’un bonheur que seul un Dieu peut lui procurer. Si elle est pauvre, je lui donne une richesse spirituelle que personne ne peut lui ravir. Même les plus riches de la terre ne peuvent acheter ces dons. 

Et si ces âmes sont seules, délaissées et abandonnées, je leur donne asile dans mon divin cœur pour toujours. Par leur amour d’enfant, leur sincérité, leur confiance, ces âmes me consolent et je prends plaisir d’habiter leurs petites âmes où nous faisons nos délices. Ces âmes sont mes enfants privilégiés. »

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Dimanche, le 17 mars 1963

  – Jésus : « Ma Bien-Aimée, le temps présent est si précieux pour nous. C’est une préparation à ce que nous attendons de ton directeur et de toi. Les deux autres membres de l’équipe auront aussi leur part. Nous attendons beaucoup de notre belle petite équipe d’amour. Les souffrances seront partagées. Chaque membre aura à souffrir au plus profond de son âme par la souffrance morale et son corps souffrira physiquement; les tentations seront plus fortes. C’est alors qu’elles vivront vraiment leurs vœux d’amour dans la souffrance. Qu’elles se fortifient en méditant bien sur leurs vœux d’amour. Ensemble, nous rendrons grâce à Dieu, et notre résurrection sera une résurrection dans la joie, dans l’amour pur. »

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Lundi, le 18 mars 1963

– Jésus : « Ma chère petite épouse, je commence déjà mon agonie en voyant de quelle manière certaines âmes se préparent au saint jour de Pâques. La période de pénitence n’est pas encore finie et ces âmes sont préoccupées de l’achat des toilettes, des cadeaux, des réceptions, des repas sans oublier la boisson. Avec tout cela, quelle sera la toilette de leurs âmes? Quel cadeau m’offriront-elles? Après leur repas, seront-elles rassasiées par moi? Mon Sang Précieux, n’est-il pas un breuvage qui fortifie et purifie? Pauvres âmes, elles n’ont jamais goûté vraiment à mon amour. Si elles voulaient montrer un peu de bonne volonté! Je les aime tellement ces âmes. Mon amour est infini pour chacune d’elle. Oui, ces âmes me blessent. Elles n’ont de la bonne volonté que pour mal faire et passer outre à mes appels. »

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Mardi, le 19 mars 1963
  Fête de Saint Joseph

– Mimi : « Quel beau jour, la fête de saint Joseph! Merci, mon Bien-Aimé d’être venu. »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, c’est à nous de remercier ton directeur pour ce beau triduum de communions. Nous étions si heureux de te voir calculer les minutes. Tu es comme un vrai bébé qui ne sait pas attendre. Oui, je le répète un bébé gâté par notre amour miséricordieux, une enfant choyée par l’Esprit d’amour et aussi par quelques âmes.

Que penses-tu de la belle surprise de samedi? Tu te rappelles, il y a deux semaines lorsque tu me disais que l’achat du costume pour faire ta profession dans le Tiers-Ordre de Notre-Dame du Mont Carmel était bien dispendieux pour toi? Sur cela je t’ai répondu : « Ne t’inquiète pas ma Bien-Aimée, est-ce qu’un époux comme moi, un Dieu, n’est pas capable de vêtir sa petite épouse? » Depuis plus d’un an que j’attends ce jour où tu seras reconnue aux yeux de l’Église et du monde que tu es mon épouse! Pour te prouver notre amour, le nom que nous avons choisi pour toi est bien symbolique. Oui, ton nom sera désormais, Sœur Aimée-de-la-Sainte-Trinité, mais pour nous, tu resteras toujours notre petite hostie d’amour, notre petite G…   Ma petite épouse tant aimée, après avoir été une misérable petite fille qui nous a coûté si cher, ton directeur en sait quelque chose, n’est-ce pas que tu es heureuse d’être aimée par nous et de porter ce beau nom, Sœur Aimée-de-la-Sainte-Trinité? Prépare ce beau jour dans le recueillement par la prière et le sacrifice. Nous nous préparons!

Ta douce Maman du ciel est si heureuse d’avoir une petite âme de plus dans l’Ordre qui porte son nom. Et pense aussi par quel privilège tu as été acceptée. Tu seras la vraie petite sœur de la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus; même le costume est identique. Au moment où l’on te couvrira du manteau blanc, symbole de pureté, tu seras toute enveloppée de notre amour. » 

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Mercredi, le 20 mars 1963

– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé d’être venu ce matin. Plus je m’approche de toi, plus je te désire. J’ai tellement besoin de sentir ta présence en moi. Tu sais combien il faut que je lutte. Mon ennemi rage, il me conseille de détruire toutes les feuilles écrites depuis le début :  « Il faut que tu détruises tous ces mensonges avant de mourir, »

Ô Esprit  d’amour, de vérité, éclaire-moi s’il vous plaît. Augmente ma force, mon courage. Ma douce Maman du ciel, aide-moi à bien préparer et profiter de ma communion; prête-moi ton âme si pure, ton cœur rempli d’amour pour recevoir, adorer, et garder en mon âme la Sainte Trinité pour toujours. Le chemin pour aller vers toi est si rude et long. »

– Jésus : « Ma chère petite G…, mon épouse chérie, je sais très bien ce qui se passe en toi, dans ta tête, mais je sais aussi ce qu’il y a dans ton petit cœur. Ta pauvre petite âme sensible, si délicate est tourmentée par ton ennemi. Que peut-il faire de plus? Par les grandes tentations, ton ennemi vous aide à sauver des âmes, pour notre plus grande gloire. Sois rassurée, je te défends de détruire les écrits contenus dans les petites feuilles. Personne n’a le droit de détruire l’œuvre et les inspirations de l’Esprit Saint. Nous considérons la chose comme un vol, un manque de respect pour la parole de Dieu, une injustice pour les âmes. Comme notre petit crucifix, nous y tenons, c’est notre bien, et celui de l’équipe. Ma Bien-Aimée, c’est par nos entretiens que notre intimité et notre amour ont grandi sous le regard de Dieu. 

Ton ennemi, lui, le père du mensonge, comment ose-t-il te conseiller de ne pas mentir? Ne crains pas, ce n’est pas lui qui va te juger. Tu seras jugée sur l’amour et l’obéissance envers nous et notre représentant qui a charge de ta petite âme qu’il doit nous remettre sous peu. Lorsque cette tentation de tout détruire viendra, rejette-la comme une faute grave envers nous qui t’aimons tant. »

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Jeudi, le 21 mars 1963

– Mimi : « Mon Dieu, aide-moi s’il vous plaît. Je souffre beaucoup de cette sécheresse spirituelle. Je suis là devant toi comme une cruche vide aux noces de Cana. Je suis vide d’amour, d’espérance; j’ai soif de vérité. Où es-tu, mon Bien-Aimé? Ma douce Maman du ciel, demande-le pour moi ce miracle, si c’est la volonté de Dieu. Mon Bien-Aimé, remplis cette petite cruche de ton Sang Précieux.»

– Jésus : « Ma chère petite épouse, je ne puis remplir la petite cruche comme tu me le demandes, mais je vais remplir le calice d’amertume, afin qu’avec moi nous le buvions ensemble par amour pour les âmes, pour consoler et glorifier notre Père. Je sais ma Bien-Aimée que ta petite âme a soif. »

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Vendredi, le 22 mars 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’ai attendu si longtemps. Où te caches-tu?  Mon Dieu ayez pitié de votre petite fille. Les tentations sont de plus en plus grandes. Aide-moi, s’il vous plaît. »

Dans l’état où je me trouve, je ne suis pas capable de réciter la belle prière du don total.  Mon directeur m’aide tellement par ses prières pendant que mon ennemi rage. L’eau bénite, l’étole le font tellement souffrir. Après une heure nous sommes épuisés.

Ô Esprit de vérité, aide-moi, éclaire-moi. Donne-moi la force de résister. Non, je ne veux pas perdre mon Bien-Aimé. Mon Dieu, est-ce bien cela que tu désires de moi? Comment veux-tu mon Bien-Aimé que je sois ta petite épouse, que j’accepte tout par amour alors que mon pauvre petit cœur est écrasé, mon esprit est rempli de doutes. Je marche dans les ténèbres. Le seul rayon de lumière c’est toi et tu te caches. Ne permets pas que ce soit pour toujours. Tu le sais, sans toi, je ne puis rien, avec toi, je voudrais dire : « Que votre Volonté soit faite, ô mon Père. » Mon âme est seule comme dans une prison privée de lumière et d’amour. Si je pouvais au moins croire en ta présence en moi. Je doute et j’ai peur. J’étouffe. Je voudrais croire tout. Je t’en supplie, viens à mon secours. Je vois bien que je ne puis être ta petite victime d’amour. »

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Samedi, le 23 mars 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comment te sentir à l’aise dans ma pauvre âme? Merci d’être venu. Si je pouvais au moins te recevoir comme il faut! Ma douce Maman du ciel, prête-moi ton cœur si pur, si saint, pour recevoir, adorer, remercier et garder ton Jésus. »

Je suis là muette. Je n’entends même pas sa voix, son cœur battre à l’unisson avec le mien. Je sens mes forces me quitter. Il me semble que je vais tomber dans un gouffre. J’ai peur!

– Mimi : « Mon Dieu regardez-moi! Mon Bien-Aimé, si tu m’aimes, tends-moi la main, s’il vous plaît. Je ne veux pas périr. Si je pouvais avoir assez d’esprit de foi pour croire que tout est voulu par Dieu! Et pourtant, mon Dieu, au plus profond de mon âme, cette petite lueur d’espérance et d’amour va vers toi, mon refuge. Est-ce là l’agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit? Sans même comprendre, j’accepte tout par amour. Avec mon Bien-Aimé, j’offre tout à Dieu le Père pour sa plus grande gloire et le salut des âmes. »

Mon ennemi revient et me dit :

– Satan : « Pauvre petite fille, comment oses-tu regarder vers Dieu alors que je suis présent en toi? Tu crois que tu passes une dure épreuve, une tentation, c’est le contraire. Depuis longtemps ton Dieu te rejette. Vois où te conduit ton orgueil. Tu te disais épouse du Christ, petite fille du Dieu, hostie d’amour, victime vivante, autant de mensonges. Ouvre les yeux. Regarde la réalité bien en face.

Si vraiment tu étais son épouse, est-ce qu’il te laisserait souffrir? Il ne te fuirait pas. Il te laisse seule. Il le sait bien que son sang a été versé inutilement pour toi. Que peut-il faire de plus pour toi? Dans ton aveuglement tu crois pouvoir mériter dans cet état, mais non, tu as simplement ce que tu mérites. Crois-tu qu’après avoir abusé des sacrements, il est présent en toi? Tu fais erreur! C’est moi qui suis en toi. Par ma puissance, je l’ai chassé depuis longtemps. Je suis roi et maître de toi. Dans l’état où tu es, prouve-moi le contraire. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, laisse-moi pleurer sur ton épaule. Tu le sais bien que je veux t’aimer toujours.»

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Dimanche, le 24 mars 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, la tempête est terminée en attendant une autre. »

– Jésus : «  Ma Bien-Aimée, c’est à nous de vous remercier. Vous voyez ce que c’est que de consoler un Dieu, un Père, de n’être qu’un avec son divin Fils pour coopérer au salut des âmes. N’est-ce pas que c’est facile de se blottir dans mes bras durant la tempête, devant le danger, comme une enfant dans les bras de son père, attendre avec confiance le calme qui revient toujours? Pour l’âme humble, c’est si simple de rester l’instrument de Dieu, d’attendre avec patience notre heure, d’être docile aux inspirations de la grâce sous la conduite de l’Esprit Saint, l’Esprit d’amour de vérité. »

Mimi : Dans l’après-midi, je faisais par la pensée une visite à mon Bien-Aimé. Je l’adorais présent dans l’ostensoir.

– Mimi : « Si j’étais riche je te comblerais de pierres précieuses pour orner l’ostensoir afin de te faire un cadeau royal. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, les larmes d’amour, de repentir que tu as versées et que tu verses encore en notre présence en toi et sur notre cher crucifix, notre trésor, sont pour nous autant de pierres précieuses. Ton petit corps souffrant n’est-il pas notre ostensoir où nous demeurons pour toujours? Ton amour est si fort, tes baisers d’amour, tes actes de contrition parfaite, tes pleurs de repentir ont su toucher notre amour et me détacher de la croix.

Regarde notre cher petit trésor, notre crucifix, témoin de notre union, de notre amour dans la souffrance, maintenant que je suis détaché de la croix pour mieux te fixer à ma place. C’est un signe sensible de ta mort où tout sera consumé par l’amour. J’ai tellement hâte que je compte les jours après avoir compté les années. Ma Bien-Aimée, ma petite hostie d’amour pour me faire plaisir, pour orner notre ostensoir de pierres plus précieuses que les larmes d’amour, de repentir, offre-moi les 527012 perles que seul un Dieu peut acheter. Elles ont coûté cher.  Ton directeur en a été témoin. »

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①   Signification : Ce sont tes péchés qui sont devenus maintenant des perles précieuses pour orner notre ostensoir.

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Lundi, le 25 mars 1963
Fête de l’Annonciation de la Sainte Vierge

– Mimi : « En ce beau jour, ô ma douce Maman du ciel laisse-moi déposer sur ton front un doux baiser. Je te remercie d’avoir dit ton Fiat avec amour pur. Oui, je te félicite. Combien j’aurais aimé être près de toi pour célébrer ce beau jour. Ma douce Maman du ciel, je t’en supplie aide-moi à tout accepter avec amour. Je veux suivre ton exemple, à chaque jour dire avec toi le Fiat. Conseille-moi, apprends-moi à mieux servir et aimer Dieu le Père Éternel et à garder un cœur d’enfant, une confiance aveugle, une soumission entière à sa Sainte Volonté en tout et partout pour sa plus grande gloire.

Médiatrice de toutes grâces, intercède pour moi afin que je sois toujours bien petite, bien humble, que je corresponde à l’amour de ton divin Fils, comme épouse que je lui reste fidèle. Dans tes bras de Mère, je me réfugie pour toujours. J’ai besoin de ton aide pour lutter contre mon ennemi. Je ne suis pas immunisée contre les tentations, mais avec toi je suis en sécurité. Par ta puissance tu as écrasé la tête de mon ennemi. Le seul fait de prononcer ton nom béni, ô Vierge Immaculée, mon ennemi prend la fuite.

J’étais si heureuse ce matin de pouvoir t’offrir ma communion. Oui, c’était jour de fête pour moi. Déjà treize ans que mon directeur qui dirige ma petite âme, me fit faire mes vœux. Ce jour-là, j’étais loin de penser à tout ce que Dieu voulait et attendait de moi. Pour moi, le mot « tout » a eu une grande importance dans ma vie. »

− Jésus : « Ma Bien-Aimée, chère petite hostie d’amour, moi aussi j’étais si heureux de venir célébrer ce beau jour avec vous pour glorifier ma divine Mère tant aimée! N’est-ce pas que ton directeur et toi avez ressenti le même effet? Oui, j’étais au milieu de vous comme au dimanche de la Passion. Tu te souviens? En effet ma Bien-Aimée le mot tout que ton directeur a prononcé un jour sous l’inspiration de l’Esprit Saint, en te disant : « Dieu veut tout de vous », c’est réalisé. Puis un jour où je te disais ceci : « Je veux tout, je prendrai tout et ce sera tout pour toujours. »   Aujourd’hui je peux dire : « J’ai tout pour toujours.  Oui, cette petite âme, fixée à la croix avec moi, est à moi. J’ai tout, je suis son tout, elle, mon tout. J’ai tout. »

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Mardi, le 26 mars 1963

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, aujourd’hui nous allons commencer une nouvelle purification, celle de tous tes sens. Afin d’expier, de mériter, de sauver des âmes pour ma plus grande gloire. Commençons par les yeux.

Oui ma chère petite hostie d’amour, mortifie tes yeux, prive-toi de regarder l’heure, de te regarder dans le miroir pour te peigner, n’ouvre pas la lettre que tu reçois, que quelques heures plus tard. Quand tu mortifies tes yeux, tu aides à d’autres âmes à voir clair, à regarder la vie avec les yeux de la foi, à regarder la clarté d’une âme en état de grâce, à regarder les beautés de la nature, et tu aides aussi à ceux qui sont privés de leurs yeux, car en priant pour eux tu les aides à trouver une douce lumière intérieure. Tu aides aussi les pécheurs à regarder bien en face l’énormité de leurs péchés et aussi à regarder ma miséricorde infinie. Aux mourants, tu les aides à regarder la mort non pas comme une punition, mais bien comme une délivrance, une récompense. Aux âmes consacrées, tu les aides à bien regarder dans leur vocation, à voir tout ce qu’il y a à faire pour me donner encore plus d’amour. Pour les âmes aveuglées dans leurs passions, elles apprendront à regarder mon amour infini, mon amour miséricordieux, à regarder l’avenir avec amour, avec confiance.

Si les âmes prenaient le temps de regarder la splendeur d’une âme en état de grâce! Regarder les trois personnes divines présentes en elles, regarder notre amour infini, regarder ce que nous avons fait et faisons à chaque instant pour chaque âme, regarder avec amour et reconnaissance toutes les beautés de la nature : le soleil, la lune, les étoiles, les nuages, la chaleur, le froid, la neige, les arbres, les forêts, les fleurs, les rochers, l’eau, etc. 

Ceci n’est rien à comparer à ce que nous faisons dans les âmes et dans les corps. Non, les âmes n’ont plus le temps de regarder vers nous, vers le ciel. Leurs yeux sont rivés à la terre. Comment ouvriront-elles leurs yeux en paraissant devant nous, en regardant notre splendeur infinie? »

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Mercredi, le 27 mars 1963

– Jésus : « Maintenant, ton petit nez! Mortifie ton nez. Tu aides des âmes à respirer le baume d’une âme pure. Combien d’âmes étouffent dans leur âme qui est devenue un cachot privé d’air, de lumière. Combien d’âmes m’offensent par le nez en respirant l’odeur des parfums, de la boisson, etc. »

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Jeudi, le 28 mars 1963

– Jésus : « Aujourd’hui, ma Bien-Aimée, tu vas mortifier ta bouche. Oui, en mortifiant ta bouche, tu me consoles. Aucune parole inutile, ne bois que de l’eau, ne prends dans les aliments ni poivre, ni sel, ni sucre, ni dessert, mange juste ce qu’il faut. Oui, en mortifiant ta bouche, tu aides les âmes qui meurent de faim et ne peuvent se nourrir de ma chair et de mon sang Divin. Tu expies les sacrilèges, les blasphèmes qui se commettent par la bouche et aussi les péchés de médisances, de calomnies, de gourmandises, de manque de charité de toutes sortes.

Oui, la langue, cet organe si précieux, qui devrait rester si pur parce qu’il est l’endroit choisi où je puis me reposer, être déposé avant de pénétrer dans l’âme. Combien d’âmes la respectent? Peu nombreux sont ceux qui me remercient de la leur avoir donnée pour nous glorifier, nous prier, et se nourrir! Quelle n’est pas la joie d’une mère d’entendre pour la première fois le cri de son enfant! Durant sa vie il s’en servira à tous les jours. Quelle consolation aussi pour les parents et les enfants d’entendre une dernière parole d’un mourant! Malgré cela, combien d’âmes abusent et s’en servent souvent pour m’offenser, au lieu de glorifier mon Père. Pourtant, il y en aurait tant à dire au sujet de notre amour!

Pour certaines âmes ce qui importe c’est de se servir de leur langue afin de jouir le plus! Avec la langue, on peut détruire en un seul instant : honneur, réputation, pureté, etc. Il y a des âmes qui prennent l’attitude des âmes généreuses, mortifiées. Elles disent avec un air de fausse modestie : « Je n’ai pas faim, je ne mange presque rien » et pourtant ces âmes mangent leur prochain à pleine bouche. »

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Vendredi, le 29 mars 1963

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, au tour de tes oreilles. Mortifie-les en évitant d’entendre de longues conversations, de la musique, etc. En mortifiant tes oreilles tu aides les âmes à bien écouter ma voix. Combien d’âmes prêtent l’oreille à notre voix? Certaines âmes n’écoutent même pas la parole de nos représentants leur parlant de nous, de notre Évangile. Beaucoup de prêtres prêchent dans le désert. Ces âmes ne veulent pas écouter aucun conseil. Leurs oreilles sont fermées à la vérité, cependant elles n’ont pas les oreilles assez grandes pour écouter les blasphèmes, les calomnies, les mauvais discours. 

Elles perdent des heures à écouter les programmes à la radio, à la télévision, discours politiques, chansons; mais entendre la parole de nous à chaque dimanche, cela les fatigue et les ennuie. Combien d’âmes aussi écoutent avec attention et font leurs délices de notre parole et répondent à notre appel! Entendre parler d’amour par des êtres humains, c’est bien plus intéressant que d’entendre parler de notre amour infini, de nous entendre prêcher l’amour, d’écouter les inspirations de l’Esprit Saint. »

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Samedi, le 30 mars 1963

– Jésus : « Maintenant parlons un peu du toucher. En mortifiant le toucher tu aides les âmes à respecter le bien d’autrui. Combien d’âmes se servent de leurs mains pour m’offenser : mauvaises actions, vols, sacrilèges, oui, vol des âmes surtout. Même parmi mes âmes consacrées il y a aussi des âmes de religieuses qui portent l’anneau au doigt comme épouse du Christ et qui cependant gardent bien précieusement au fond de leur âme de l’orgueil et en font leur idéal. Que de mains consacrées sont vides. Que de mauvais livres sont écrits par des mains impures. Oui, ces mains, si utiles à l’homme pour travailler! Combien d’âmes prennent le temps de joindre les mains pour nous remercier, nous prier, pour implorer miséricorde. Pour certaines âmes le chapelet est si lourd qu’il devient une chaîne, mais pour commettre le mal tout devient facile, léger. »

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Dimanche, de la Passion, le 31 mars 1963

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, nous en sommes rendus à mortifier ta volonté. Accepte tout par amour. Ne cherche pas à faire ce qu’il te plaît. Accepte les conseils des personnes même si cela est ridicule. Ne prends aucune décision sans en parler à ton directeur. Ne parle pas de toi; donne toujours raison à ton prochain même si tu passes pour une folle. En gardant le silence, garde toujours ton sourire dans les contrariétés, il est pour nous. Laisse-toi bousculer sans rien dire même par ton ennemi, ton prochain, les événements. Marche, ne cherche pas à comprendre où va te conduire notre intimité. En acceptant tout, tu aides les âmes à ne pas se révolter contre nous dans les épreuves de la vie, à se soumettre en toute humilité aux autorités religieuses et civiques. Tous les péchés se commettent par la volonté. »