Jeudi, le 1er août 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé merci pour tout. Comme je suis heureuse de vivre en votre sainte présence, ô Trinité Sainte! Merci Esprit Saint de m’aider à comprendre ce que Dieu attend de moi. Vivre dans une grande intimité avec la Trinité Sainte que j’aime tant, voilà le secret de mon bonheur, de ma force, de ma joie intérieure et extérieure. Oui, avoir un Père qui m’aime, un Époux qui a tout donné par amour pour moi, avoir continuellement la présence de l’Esprit d’Amour, de vérité, avoir une Mère qui est aussi la Mère de Dieu! À chaque instant, elle se penche vers moi pour m’aider. Elle me donne la main pour marcher vers Dieu.
Ô Vierge Immaculée, merci de ton amour, de ta protection de tous les jours. Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer mon âme avant de paraître devant mon Père, mon Dieu pour demeurer pour toujours dans sa demeure, vivre enfin avec mon Époux, mon Bien-Aimé où notre union sera parfaite, où notre amour sera sans fin. Chaque jour je médite sur notre bonheur futur. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse médite aussi sur ta résurrection avec moi, car il est normal qu’après m’avoir suivi pas à pas jusqu’à la croix et avoir accepté la croix comme partage par amour pour nous et les âmes, tu mérites de partager notre bonheur infini. Par ton vœu d’immolation tu auras beaucoup à souffrir. Il te reste si peu de temps avant le grand départ! Réjouis-toi avec nous de ce jour qui approche! Donne-nous tout ce que tu peux par amour, tout ce qui peut nous rendre heureux, nous glorifier.
Au moment de ta mort ton directeur sera tellement heureux qu’il ne survivra pas longtemps à ce bonheur de nous remettre ta petite âme purifiée par notre amour infini. Merci à notre cher J… qui a su si bien coopérer avec nous pour diriger ta petite âme. »
Vendredi, le 2 août 1963
Fête de Notre Dame des Anges.
– Mimi : « Je souffre tellement de ne pas vous recevoir aujourd’hui. Voilà une heure que je me prépare par une communion spirituelle. Ma douce Maman du ciel, demande s’il vous plaît pour moi la grâce que je puisse communier aujourd’hui, premier vendredi du mois. Mon directeur n’est pas bien. S’il le pouvait, tu sais avec quelle générosité il sert la Sainte Trinité, avec quel amour il remplit son devoir d’état. »
Dans l’après-midi. Quelle surprise, quelle joie! Mon directeur est venu me faire communier. Je pleurais de joie.
– Mimi : « Merci mon Dieu, merci ô Trinité Sainte, merci à ma douce Maman du ciel, merci à mon directeur si dévoué pour les âmes. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est à nous de remercier notre si bon serviteur. Mes chers enfants que nous aimons tant, vraiment notre belle équipe d’amour nous console. Tous les membres sont fidèles à tout nous offrir par amour pour nous consoler, nous glorifier, et sauver des âmes.
Ma chère petite épouse je sens le besoin de te parler. Tu sais que sous peu notre union sera parfaite dans la demeure de notre Père. Par l’immolation tu es à la dernière étape de ta vie spirituelle. Ton ascension vers nous a été assez longue mais ta résurrection avec moi sera très rapide, il y a si longtemps que nous attendions ce jour béni où ta petite âme sera à nous pour toujours.
Ma chère petite hostie d’amour tu auras beaucoup à souffrir avant le voyage de W…, et de C… Cette visite sera remplie de joie spirituelle, de grâces, de bénédictions, mais sera avant tout un travail d’équipe où chacune fera l’inventaire de son année écoulée, de ce qu’elle a reçu de nous par amour et de ce qu’elle nous a donné par amour. Votre directeur recueillera tout et le déposera sur la patène comme offrande, puis il vous offrira et vous fixera s’il le faut. Et toi ma Bien-Aimée, pour aider les autres membres tu auras de grandes tentations, tu connaîtras la sécheresse pour les éclairer, la souffrance pour les aider à être courageuses. Pour mériter ces grâces offre-moi plus. Notre chère C… aura son tour afin qu’elle se fortifie. Elle aura une grâce spéciale pour comprendre et pour croire. W… est déjà prête. »
Samedi, le 3 août 1963
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte de me donner l’occasion de communier en ce beau jour dédié au Sacré Cœur de Marie.
Ma douce Maman du ciel c’est à ton Cœur de Mère que je me confie surtout pour les derniers instants de ma vie. Avec toi je ne craindrai pas les assauts de mon ennemi. Aide-moi s’il vous plaît à bien préparer mon âme et s’il y a quelque chose qui déplaît à Dieu, dis-le moi pour que je puisse me corriger afin qu’à l’heure de ma mort je sois vraiment appelée ton enfant. Je te remercie de ton amour. Sans toi, sans ta protection je n’aurais jamais retrouvé Dieu et je n’aurais pas ce grand bonheur d’être l’épouse de ton divin Fils, mon Bien-Aimé. Pauvre maman comme j’ai été ingrate envers toi, mais je sais que ton amour était plus grand. Je te demande sincèrement pardon pour tout. »
– Marie : « Ma chère petite fille, comme une Mère je souffrais de te voir souffrir. Tu étais si malheureuse loin de nous, mais je veillais sur toi constamment. Oui, j’étais si triste à la pensée que mon divin Fils souffrait à cause de toi. Si tu avais pu voir ton Père si miséricordieux se pencher vers toi pour te protéger malgré ta conduite. L’Esprit Saint était sans cesse près de toi pour t’éclairer, te parler. Ton directeur a fait plus que son possible pour toi, mais ta chère petite volonté prenait toujours le dessus conduite par ton ennemi et par ton orgueil.
Ne pleure pas ma chère petite fille. Viens près de ta Maman pour que j’essuie tes larmes de repentir, d’amour. Il ne faut pas que mon divin Fils te voit avec des larmes dans les yeux. Il aime mieux te voir avec un beau sourire et les yeux remplis d’amour. Ma chère petite fille que j’aime si je t’ai parlé de ton passé c’est pour te montrer juste un peu ce que j’ai fait pour toi. Avec l’aide de ton directeur nous avons travaillé très fort. Ta petite âme nous a coûté très cher. Maintenant tu es placée dans le Cœur de mon divin Fils. Je ne crains plus. »
Dimanche, le 4 août 1963
– Mimi : « Mon Dieu, que c’est long de vous attendre! J’aurais tant aimé te recevoir ce matin! »
À onze heures, Messe à la radio. Combien j’aimerais être présente à la Sainte Messe!
– Mimi : « Mon Dieu, que votre Sainte Volonté soit faite. J’accepte tout par amour. Mon Bien-Aimé, tu le sais combien j’ai besoin de te recevoir. Viens, je t’en supplie. C’est aujourd’hui, notre fête d’amour! La fête de ta belle équipe! Rien n’est impossible pour toi, si tu veux venir. Et toi, ma douce Maman du ciel, porte mon directeur dans tes bras, afin qu’il ne se mouille pas les pieds. Il pleut, un orage terrible! Ton Jésus désire tant venir.
Merci mon Dieu, je suis si heureuse! Mon directeur va venir cet après-midi. Pourquoi mon petit cœur bat-il si fort? Quand je pense que mon Bien-Aimé va venir. Ô mystère d’amour qui a dirigé mes pas vers toi! »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, mon amour n’est pas un mystère! C’est beaucoup plus simple. C’est l’amour d’un Père pour son enfant, c’est l’amour d’un Époux pour sa petite épouse. C’est l’amour de l’Esprit Saint pour une âme. C’est l’amour d’une Mère pour sa petite fille. Rien de mystérieux! L’amour infini d’un Dieu, Père miséricordieux, l’amour de Dieu, Fils, par le don total, l’amour de l’Esprit Saint qui coopère avec nous dans les âmes, l’amour de Marie Médiatrice, d’une Mère pour ses enfants!
Ma Bien-Aimée, ne parle pas ainsi, en disant « ma mort », dis plutôt, mon union avec mon Bien-Aimé, car le mot mort signifie cessation de tout, mais, pour l’âme, c’est la possession de tout. Quand une personne meurt, vous dites : elle va vers Dieu, mais en réalité, c’est Dieu qui vient vers elle, la chercher.
Ma Bien-Aimée, je te demanderai plus pour C… et W… »
Ma journée a été consacrée pour les besoins de l’équipe.
Déjà un an. Nous étions si heureuses près de notre directeur. Après ma communion, je me suis offerte à Dieu, au nom de mes deux petites sœurs. Mon directeur et moi avons senti le vide près de nous.
Lundi, le 5 août 1963
– Mimi : « Je suis heureuse de vous recevoir. Quel beau triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel et pour obtenir que tous les membres de l’équipe correspondent à ce que Dieu attend de nous. Merci, mon Dieu, d’avoir permis que nous nous rencontrions toutes. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, nous vous remercions. Ton directeur, notre cher J… a été fidèle et généreux malgré son âge. Il s’impose de gros sacrifices pour nous faire plaisir, nous glorifier, nous consoler et pour les âmes. Tu sais, ma Bien-Aimée, ton désir ardent de nous recevoir l’aide énormément. Il marche avec toi vers nous, et le travail des deux petites sœurs, W… et C… l’aide, l’encourage, le console.
Mes chères petites épouses, réalisez-vous ce que nous avons fait pour vous depuis que vous êtes dans l’équipe d’amour? La première grâce c’est de vous être rencontrées. Ce lien spirituel que j’ai déposé en vos petites âmes, nul ne peut le séparer, vous le ravir; gardez-le bien précieusement, c’est un don si précieux. Cette joie intérieure, cette paix de l’âme, que vous avez eues et ressenties vous avaient transformées en hosties d’amour. Vous avez été sincères et vous étiez si heureuses. Ayez confiance, malgré vos faiblesses, je vous aime toujours comme en ce beau jour.
Deuxième faveur : par amour pour vous, je vous ai gardé votre cher directeur. Il méritait sa récompense, mais je savais que vous auriez grand besoin de lui. Vous êtes si faibles.
Oui, je l’ai gardé envers tous et contre tout espoir humain. Je voulais plus d’amour. Je désirais glorifier mon Père. Par votre amour, par vos souffrances acceptées par amour, je voulais sauver des âmes.
Mes chères petites hosties d’amour, soyez fidèles à me suivre quel que soit le chemin à faire. Il conduit toujours vers nous. »
Mardi, le 6 août 1963
– Mimi : « Merci, merci, mon Dieu, quelle agréable surprise de vous recevoir encore ce matin, en ce beau jour de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je suis si heureuse! Merci à mon directeur. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, crois-tu que je ne voyais pas ton désir de me recevoir aujourd’hui? Je ne puis rester insensible après les grandes preuves d’amour que ton directeur et toi venez de nous offrir. Cinq jours de communions! Nous étions si heureux et consolés. Les deux autres petites hosties d’amour, W… et C… ont fait leur part.
Déjà une année d’écoulée pour notre équipe d’amour. En ce jour avez-vous relu notre message d’amour? Avez-vous fait le bilan des grâces reçues? Avez-vous pensé à ce que vous nous avez donné par amour? Avez-vous remercié pour les souffrances que nous vous donnons comme présents pour le plus grand bien de vos âmes? Avez-vous été fidèles à vos vœux d’amour? Avez-vous fait sincèrement le renouvellement de vos vœux d’amour, de petites hosties d’amour consacrées par notre amour miséricordieux? Avez-vous été fidèles à me suivre? Avez-vous manqué de confiance après toutes les preuves d’amour que je vous donnais? Avez-vous douté du privilège que je vous donnais comme mes petites épouses, petites âmes privilégiées? Avez-vous été jalouses entre vous? Avez-vous fait le vide en vous et autour de vous pour me donner la première place dans votre amour, moi votre Époux qui vous aime tant? Avez-vous été dociles aux inspirations de l’Esprit Saint? Avez-vous accepté et exécuté les conseils de votre directeur, notre représentant si dévoué pour vos âmes?
Mes chères petites hosties d’amour, W…, C…, G…, avant votre réunion, faites chacune un examen de conscience pour les manquements, les négligences que vous avez eus envers notre équipe d’amour, et malgré vos faiblesses, venez à moi avec amour, avec pleine confiance en ma miséricorde infinie pour vous. S’il y a lieu, votre directeur vous pardonnera en notre nom. Dites-lui tout. Ayez confiance, vous n’êtes pas des merveilles, encore moins des anges. »
Mercredi, le 7 août 1963
– Mimi : « Comment vous témoigner toute ma gratitude, vous exprimer mon bonheur, après tant de marques d’amour? Je suis si heureuse de vous recevoir ce matin par le dévouement inlassable de mon directeur et de son grand amour pour vous.
Nous avons offert deux triduum d’amour :
1er : Le premier en actions de grâces pour tout ce que nous avons reçu : joies, peines, souffrances et surtout pour le si beau cadeau, l’immolation, et aussi de nous avoir gardé notre cher directeur, notre soutien.
2e : Pour l’équipe d’amour, spécialement pour notre directeur et à toutes les intentions spirituelles et temporelles, pour notre chère petite sœur W… et notre chère petite sœur C… afin qu’avec votre grâce, nous vous restions fidèles jusqu’au bout par notre don total et nos vœux d’amour.
Une intention spéciale pour le R.P. P.M. et tous ceux et celles qui se recommandent aux prières des membres de l’équipe. Une autre pensée pour le Très Saint Père, le succès du Concile œcuménique, pour notre bon P. E.L, pour toutes les âmes et pour obtenir la paix dans le monde. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, c’est à nous de vous exprimer notre joie et nos remerciements pour les deux beaux triduum d’amour. Sans le dévouement, la générosité l’amour de ton directeur, nous aurions été privés de plus d’amour de votre part et de quelques jours de repos dans ta chère petite âme, notre demeure où il y a tant de paix.
Maintenant, pour te prouver un plus grand amour, tu auras à nous offrir un triduum de souffrances et un autre d’épreuves, de très très grandes tentations, etc… Tu as assez mangé pour te sentir plus forte, pour travailler encore plus. Tu as une mission à remplir pour ton vœu d’immolation.
Mes chers petits enfants, comme d’habitude, vos souffrances seront partagées. Vous préparez le voyage de W…et de C… pour une réunion très importante pour nous, et très utile pour vos âmes. C… touchera du doigt ce que c’est que la miséricorde infinie. Comme W… elle retournera plus forte, éclairée, ébranlée, mais combien plus heureuse! Ma Bien-Aimée, ce jour sera terrible pour toi. Ne crains pas, je serai là et ton directeur, et tes deux petites sœurs, W… et C… Offre-moi tout par amour. »
Jeudi, le 8 août 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu de votre intimité. Merci de ton amour, de ton aide. Comme il faut un grand esprit de foi pour te voir en mon prochain, pour te regarder dans les événements. Tu sais mon Bien-Aimé après ces deux triduum d’amour, je m’ennuie encore plus de toi. Que j’ai hâte à notre union! »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour tu es vraiment comme une enfant gâtée qui désire toujours plus. Ton idéal est si grand! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu me connais si bien. Oui, je veux avoir toujours plus et même tout et ce tout c’est toi. Mon idéal est de t’aimer encore plus, te posséder pour toujours. Avec ta grâce je veux te suivre, passer par le petit sentier étroit qui conduit vers notre Père. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, prépare-toi, notre barque d’amour a un beau voyage à faire. Nous allons rendre visite à nos deux petites sœurs W…, et C… Ton directeur est bien installé. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce que nous allons ramener nos petites sœurs dans notre barque d’amour? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je n’ai pas besoin de barque pour aller les chercher. Le voyage serait trop long. J’ai des moyens plus rapides pour aller chercher une âme. J’ai le bras long et puissant, ton directeur en a été témoin lorsque je suis allé te chercher. Tu étais loin, tu sais!
Ton directeur sait ce que je veux dire, il en sait quelque chose : son aide, son dévouement, son amour pour nous, ce besoin de nous offrir des âmes. Il a coopéré avec nous pour ta chère petite âme. Elle nous a coûté cher. Nous avons été chercher ton directeur. Nous voulions qu’il travaille spécialement pour nous donner ta petite âme. Il a été fidèle à bien remplir son rôle. Pour lui témoigner notre amour il a eu le privilège de t’offrir comme hostie consacrée par notre amour miséricordieux et d’être notre représentant dans notre belle équipe d’amour. Après de rudes combats il a gagné sur ton ennemi pour notre plus grande gloire. »
Vendredi, le 9 août 1963
– Mimi : « Je vous adore ô Trinité Sainte. Avec ma douce Maman du ciel je fais une communion spirituelle pour ma communion de demain. Que j’ai hâte! Le temps est si long! Je suis si heureuse rien qu’à la pensée que je vais te recevoir, te porter en moi aussi présent que près du Cœur de ta Mère lorsqu’elle te portait. Moi pauvre petite fille qu’est-ce que je suis pour porter Dieu en moi? Je ne mérite pas ce bonheur. Merci mon Dieu, mon Père, mon Époux que j’aime, merci ô Esprit d’amour, mon compagnon fidèle ».
– Jésus : « Ma chère petite G… en effet, je suis réellement en toi et au moment de la communion et après, je suis aussi vivant que lorsque ma divine Mère me portait dans ses entrailles. Cela est une réalité, un fait, une vérité, mais combien d’âmes ont assez d’esprit de foi pour croire cela? C’est en ayant une grande humilité de cœur, d’esprit que l’âme docile aux inspirations de l’Esprit Saint peut admettre ces choses. Je sais que c’est un mystère d’amour mais pour l’âme qui vit sans cesse dans une grande intimité avec nous, par une grâce spéciale, les choses mystérieuses deviennent pour elle très simples, faciles, rien d’impossible pour elle parce qu’elle met sa foi, sa confiance en nous et s’abandonne avec amour entre nos bras puissants. Lorsque nous sommes présents en cette âme, nous nous réjouissons de nos œuvres en elle. L’âme qui nous reçoit avec amour devra à son tour aller porter Dieu à ceux qui le cherchent. Il y a des âmes que nous comblons et qui gardent tout en égoïstes. Dans leur âme, elles cachent et gardent tout comme dans un grenier, et dans un moment de ferveur, elles disent : Mon Dieu prenez tout. Elles devraient dire : Mon Dieu je garde tout. Est-ce de la négligence, de l’aveuglement?
Mais chose certaine ces âmes souffrent de la maladie de l’avarice spirituelle. Parmi mes âmes consacrées beaucoup souffrent de ce mal. Elles croient que leur intimité spirituelle ne serait plus la même si elles donnaient aux autres un peu de bonheur en faisant le vide dans leur petite âme, dans leur « grenier. »
Samedi, le 10 août 1963
– Mimi : « Merci d’être venue ô Trinité Sainte! Mon Dieu donne-moi s’il vous plaît la patience, la charité et un plus grand amour.
Tu sais mon Bien-Aimé, avec tout cela je pourrais travailler pour toi. Je me sens si nerveuse d’avoir ma dame de compagnie, la fatigante! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, qu’est-ce que je viens d’entendre? »
– Mimi : « Tu le vois bien, mon Bien-Aimé, c’est pire que de la colle forte! »
– Jésus : « Voyons ma chère petite épouse, viens près de moi, tu es très nerveuse. Viens te reposer sur mon divin Cœur. Reste le plus longtemps possible. Je ne crains pas la colle forte.
À l’avenir ma chère petite G… ne parle pas comme cela. Ce n’est pas compris dans ton vœu d’immolation. Si tu avais eu un peu plus de charité tu aurais dit que cette personne est charmante et non pas fatigante. »
– Satan : « Tu vois pauvre petite fille comme ton Dieu se moque de toi. Il le sait bien que tu as raison mais pour t’humilier il te trompe. Il veut te faire mentir en disant que cette personne est charmante. Pourquoi vouloir le suivre dans une vie de mensonge, de peine? Je te le répète, avec moi tu serais heureuse, pas d’inquiétude! Je respecte la liberté des âmes. Je ne leur demande pas de porter une croix toute leur vie.
Où est sa puissance? Il n’a même pas été capable de porter la sienne, seul! Et aujourd’hui il te demande ton aide.
Pauvre petite fille si tu voyais tout le malheur qui plane autour de toi, la malédiction du Père qui t’attend au moment de ta mort. Tu frémiras en voyant l’heure de ton agonie. Des douleurs atroces accompagneront ton désespoir. Le jugement sera plus sévère pour toi parce que tu auras vécu dans une vie d’erreurs, de sacrilèges en abusant des sacrements. Après t’avoir tout enlevé sur la terre, il te rejettera pour l’éternité. Cesse d’écrire tous ces mensonges. Repose-toi pour le temps qu’il te reste à vivre, profite de tout ce que tu pourras avoir pour jouir, pour avoir du bonheur. »
Dimanche, le 11 août 1963
– Mimi : « Bonjour ô Trinité Sainte! Mon Bien-Aimé viens à mon secours. Malgré tout avec ta grâce je veux tout accepter par amour. Donne-moi la main, tiens-la bien fort! Ma pauvre nature tremble d’avance à ce que tu me demandes. Je t’en supplie, ne me laisse pas seule à lutter. Tu sais combien j’ai peur de moi-même. Je suis si faible, si lâche! »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, je te connais si bien. C’est pour cela que je suis si près de toi et que je demeure en toi pour t’aider, te fortifier. Ce n’est pas toutes les âmes que je dirige comme cela en vivant dans une grande intimité avec elles. Je t’aimais, je te voulais toute à moi pour toujours. Ton petit amour a répondu, « oui » à mon amour infini. Ne crains pas je suis toujours avec toi puisque nous ne sommes plus qu’un. Le temps présent est si précieux pour nous. Dans notre barque d’amour nous allons loin. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé veux-tu que je rame pour te donner une chance de te reposer un peu? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je regrette mais la Sainte Volonté de mon Père est que je vous conduise vers lui le plus rapidement possible, alors pas d’arrêt ni repos pour nous. L’esprit du mal ne s’arrête pas à la conquête des âmes, tu en sais quelque chose, donc pas de repos en dehors de mes bras. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je m’incline devant la Sainte Volonté de notre Père, je me soumets à tout ce que vous désirez pour le plus grand bien de mon âme, j’adore votre Divinité. Ô Trinité Sainte présente en moi je vous donne la clef de ma petite demeure intérieure. »
– Jésus : « Et moi ma Bien-Aimée qu’est-ce que tu me donnes? »
– Mimi : « Toi mon Bien-Aimé je te donne le passe-partout. »
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, je suis heureux, je l’accepte, je suis sûr d’entrer en n’importe quel temps dans notre petite demeure que j’aime tant. Autrefois, je ne pouvais même pas entrer. J’attendais à la porte avec ton directeur qui regardait par le trou de la serrure pour essayer de voir une petite lueur. Maintenant qu’il t’a aidée à faire le vide, le ménage, notre demeure est propre. Il faut toujours la tenir bien belle pour nous. Merci à ton directeur, il a travaillé fort pour la rendre agréable à Dieu. »
Lundi, le 12 août 1963
– Mimi : « Merci. Je suis si heureuse de vous recevoir. En votre Sainte Présence je me sens plus forte pour travailler, plus courageuse pour lutter. Mon amour devient de plus en plus grand et ma haine pour mon ennemi grandit de jour en jour. Il me poursuit. Que de choses il peut inventer ce père du mensonge pour tromper une âme. »
– Satan : « Pauvre petite fille, tu m’accuses d’être le père du mensonge et ton Dieu qu’est-ce qu’il fait? Il se dit le Père de la miséricorde et au jugement il sera sévère et punira. Il pardonne, mais il se réserve le droit de se venger. Le pardon, la miséricorde, la charité oublie tout. Puis, la doctrine du Fils! Pardonner, n’est-ce pas que c’est amusant l’histoire de Marie Madeleine, du larron, de l’enfant prodigue, etc.? Où est le pardon, l’amour s’il y a un jugement un châtiment? Encore du mensonge que ceci. Il respecte la liberté des âmes mais il condamne une âme à vivre continuellement en observant des commandements. Il faut que tu fasses ceci ou cela. Pauvres âmes, avec cette loi elles vivent sans cesse dans la crainte. Regarde, même les âmes consacrées sont atteintes et sont captives. Est-ce vraiment la liberté de l’âme, la liberté de l’amour? C’est une vie de menaces. Comment une âme peut-elle vivre continuellement sous le regard du Père? Toi-même, tu mens. Tu crois vivre dans une grande intimité avec ton Dieu, tu crois en lui, en son amour miséricordieux. Tu vas voir au jugement il va être plus sévère pour toi parce que tu as propagé le mensonge en écrivant, en parlant de lui. Chaque fois tu mentais. Je ne devrais pas te dire ces choses, je parle contre mes intérêts, mais c’est pour te montrer que ton Dieu et moi sommes au même niveau, aussi menteur l’un que l’autre, et je suis plus charitable que lui, je ne juge pas, ne condamne pas et je respecte la liberté des âmes. »
Mardi, le 13 août 1963
– Mimi : « Ma douce Maman je t’en supplie, protège ta petite fille. Mon ennemi rage parce que mon directeur va vous faire un beau cadeau. Il vous offre un triduum d’amour pour la belle fête de l’Assomption de notre Maman du ciel. Mon Bien-Aimé qu’est-ce que je pourrais offrir à notre douce Maman pour ce jour? Tu sais, quelque chose qu’elle aime et qui lui ferait plaisir? Je pourrais toujours m’offrir, mais ça ne serait pas un beau cadeau! »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour c’est le contraire. Offre-toi avec moi. C’est ce qu’elle a de plus cher son Fils, son trésor. Crois-tu qu’en voyant son enfant avec sa petite épouse son Cœur de Mère va se réjouir, car ta petite âme devenue une hostie consacrée par notre amour miséricordieux, une petite victime pour être offerte avec moi, avec mon Père, une petite esclave d’amour pour nous servir, un petit instrument pour travailler, pour coopérer avec moi au salut des âmes c’est le don le plus précieux que je puisse lui offrir, une âme rachetée par notre amour.
Ma Bien-Aimée pour donner plus de valeur à ton offrande ajoute la quantité de belles perles précieuses. Elles sont rares, et coûtent cher. Seule la Mère de Dieu est digne de porter ces perles sur son diadème de Reine du ciel et de la terre, et nous, nous les portons sur notre Cœur. Grâce à ton directeur elles sont restées intactes, c’est notre trésor, notre bien caché aux regards humains. »
– Satan : « Pauvre folle voilà comme ton Dieu se moque de toi. Il te parle de perles précieuses, de trésor que tu ne possèdes même pas. Tu n’as jamais été aussi pauvre qu’aujourd’hui. Il prétend t’aimer, qu’il t’en donne des preuves. Tu ne peux pas vivre d’illusions! Crois-tu pouvoir payer le loyer, la nourriture, etc, avec des perles précieuses? Pauvre petite fille il est temps d’en finir avec cette vie d’illusion, de mensonges. Qu’est-ce que cela te donne? Tu souffres pour rien et perds toutes les chances de bonheur, de paix et d’amour humain. »
Mercredi, le 14 août 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu, merci d’avoir aidé mon directeur à venir ce matin me faire communier. Mon directeur et moi avons commencé un autre triduum d’amour pour fêter notre douce Maman du ciel. J’étais si heureuse, mon Bien-Aimé d’être près de toi.
J’aurais tant aimé être seule avec vous ô Trinité Sainte. Oui, garder ce calme, cette paix en votre adorable présence. »
Durant mon action de grâce qui a duré une demi-heure mon ennemi était près de moi pour essayer de me distraire. Il rage, il est jaloux. Je suis si bien dans les bras de mon Époux, de mon Dieu.
– Satan : « J’ai bien raison de dire que tu es folle. Tu crois que je suis jaloux d’un être invisible? C’est lui qui est jaloux de moi, de ma puissance sur les âmes. Je puis agir dans une âme seulement par la pensée. Je n’ai pas besoin de venir sur la terre pour mendier de l’amour, prêcher, etc. Qu’est-ce que cela lui a donné? Il est mort sur une croix et encore aujourd’hui, il mendie de l’amour et quand une âme lui répond « oui », il la prend et la fait souffrir. Il n’a pas de limites. Il est jaloux de toi, c’est pour cette raison qu’il est toujours avec toi. Tu n’es pas libre, la moindre erreur, il te la reproche. Un simple petit manquement, il en fait un drame. Même tes péchés, il s’en glorifie, est-ce assez ridicule? Il prétend t’aimer, il te tient la main, et de l’autre main il te frappe en attendant de t’écraser. Et c’est en cet Être-là, que tu crois, en son amour? Tu as confiance en lui?
Regarde la situation présente, il te dit que cela est permis et voulu, donc tu n’es pas libre de choisir, c’est cela le respect de la liberté? Qu’est-ce que cela va vous donner à ton directeur et à toi de tout accepter par amour? Il prétend que vous préparez le voyage des deux autres petites filles. Croyez-vous que le seul fait de souffrir peut préparer un voyage? Si les compagnies de transport se servaient de ce moyen, elles ne feraient pas d’argent. Ça c’est bon pour les anges et pour les saints de croire ces folies. »
– Mimi : « Malgré tout ce que tu me diras, je crois en Dieu, je l’adore et je l’aime. C’est mon Tout, mon Époux et c’est tout. »
Jeudi, le 15 août 1963
Fête de l’assomption de la très Sainte Vierge.
– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman du ciel!
Mon Bien-Aimé voudrais-tu s’il vous plaît déposer sur le front de notre douce Maman du ciel un doux baiser? Toi seul es digne de lui offrir des vœux. Quelle joie vous deviez avoir en recevant Marie, Vierge Immaculée, ta Mère la mienne aussi. J’aurais tant aimé arriver vers toi avec elle, être placée dans ses bras comme un tout petit bébé bien fragile. Combien de temps me sépare de ce bonheur d’être près de vous? »
− Jésus : « Ma Bien-Aimée ne pleure pas comme un bébé, tu es avant tout mon Épouse! Sois sans crainte, notre Mère prépare ta place. Elle t’aime depuis toujours avant même que tu puisses la connaître. Au pied de la croix, elle attendait sa petite fille, sur ton berceau elle a veillé sans cesse d’une manière spéciale, puis durant ta pauvre vie, elle n’a pas cessé un seul instant de te protéger, de t’entourer de son amour, même durant les grandes épreuves, les tentations. Elle est toujours présente. Cela la console et l’honore lorsque notre représentant la salue par le Salve Régina que ton ennemi déteste parce que cela l’oblige à se prosterner devant la Reine du ciel et de la terre.
Ma Bien-Aimée un jour tu auras cette joie de contempler notre Reine. Après l’avoir aimée et honorée sur la terre, tu seras avec elle pour glorifier Dieu. Avec elle rends-nous grâce, car nous avons fait pour toi de grandes choses.
Si tu es devenue mon Épouse, ma petite hostie d’amour, notre victime, c’est que notre divine Mère a intercédé pour toi dans le passé. Elle a beaucoup pleuré à cause de toi, aujourd’hui elle pleure de joie. Tu sais les larmes d’une Mère ne sont jamais perdues. »
– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel de ton amour. Avec la grâce de Dieu je ne veux plus contrister ton Cœur de Mère. Je me réfugie dans tes bras pour toujours, là je suis en sécurité.
Sois bénie et glorifiée, ô douce Vierge Marie, ma Mère. En ce jour avant ton départ, j’aurais eu tant de choses à te dire, à te confier, mais le trop plein de mon cœur ne peut s’exprimer, encore moins s’écrire, mais toi ma douce Maman du ciel tu le connais si bien ce petit cœur rempli d’amour pour Dieu, pour mon Époux ton divin Fils, pour mon compagnon l’Esprit d’amour et pour toi. Je voudrais parcourir la terre pour chanter tes louanges. Si j’étais plus instruite, je pourrais écrire tes merveilles, mais tout ce que je puis faire, c’est de t’aimer en silence comme un tout petit bébé qui ne parle pas mais qui regarde avec amour et confiance sa maman en lui tendant ses petites mains, accompagné d’un beau sourire et d’une belle caresse. Rien qui compte pour lui. Son seul refuge est le Cœur et les bras de sa Mère, et cette Mère c’est toi, ô Vierge Immaculée, ma douce Maman.
Que de merveilles Dieu a déposées en toi. Tu es si belle, si pure. Je t’en supplie, dès maintenant je remets mon âme entre tes bras. Aide-moi s’il vous plaît à aimer encore plus mon Dieu en te servant fidèlement chaque jour par amour et que je demeure docile aux inspirations de l’Esprit Saint par une obéissance aveugle dans tout, grandes ou petites choses et qu’ainsi, éclairée par la grâce je marche avec toi vers Dieu, vers mon bonheur éternel. »
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée du beau témoignage d’amour envers ma divine Mère. Ma chère petite épouse ne regrette pas de n’être pas instruite! N’est-ce pas que dans notre intimité nous nous comprenons? L’amour n’a pas de langage pour deux cœurs qui s’aiment. Un seul soupir, un silence, une larme, un regard vers nous sont compris. Merci à notre cher représentant J… de nous avoir offert ce beau triduum d’amour. Nous sommes si heureux, consolés, glorifiés. Sans son dévouement, nous n’aurions pas ce bonheur. Nous sommes fiers de lui et ma divine Mère le porte dans ses bras comme son enfant privilégié en attendant de le couronner par toi. Merci mes chers enfants que nous aimons tant. »
Vendredi, le 16 août 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu du fond de mon petit cœur; merci d’avoir aidé mon directeur. C’est avec beaucoup de difficultés qu’il est venu me faire communier pour terminer notre triduum d’amour. »
– Jésus : « Merci mes chers petits enfants, vous avez été fidèles à tout accepter par amour, sacrifices, fatigue, etc., durant cette épreuve de l’agonie du cœur. Vous nous avez comblés et même gâtés. Soyez assurés que tout a été apprécié et accepté. Tu sais ma Bien-Aimée, si ton directeur est si généreux, si fidèle à notre service c’est qu’il sait et connaît la valeur d’une âme. Il comprend parfaitement notre désir, notre besoin de nous donner aux âmes, surtout aux petites âmes, humbles fragiles mais sincères. Plus une âme reconnaît sa petitesse, ses misères et pleure ses fautes parce qu’elle a blessé notre amour et offensé un Dieu infiniment bon, un Père infiniment miséricordieux. Malgré toutes ses misères cette âme est plus près de nous parce qu’elle souffre. Nous l’aimons et la chérissons. Et si cette âme fait le vide en elle et autour d’elle, nous la comblons. Si elle pleure et regrette ses péchés, nous essuyons ses larmes et nous l’assurons de notre amour infini. Et si cette âme désire nous servir nous lui donnons tout ce qu’il lui faut pour travailler, c’est-à-dire, l’amour, la confiance, la charité, l’abandon de tout.
La souffrance et la croix sont pour l’âme choisie, privilégiée; l’immolation est pour l’âme victime d’amour; et une grâce spéciale est ajoutée au don total pour l’âme que nous choisissons pour épouse et l’âme que nous gardons comme hostie d’amour consacrée par notre amour miséricordieux et cachée aux regards humains dans notre Cœur pour toujours. Et c’est ce grand privilège que vous avez eu, mes chères petites hosties d’amour, W…, C…, G… Votre directeur que nous aimons tant a une place de choix en nous pour toujours. »
Samedi, le 17 août 1963
– Mimi : « Je suis si heureuse! Encore une communion en action de grâces à Dieu!
Merci mon Dieu d’avoir déposé en mon âme, l’amour. Oui, cet amour étouffé en moi et dont j’ai si abusé autrefois et maintenant purifié, et c’est avec votre divin Fils que je puis lever les yeux vers vous pour vous servir, vous adorer, vous aimer.
Ton amour, ô mon Bien-Aimé a transformé ma vie. Avec toi je n’ai plus un amour inutile. »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, ton amour étouffé est maintenant un amour libre, clair, un amour de paix. Un amour mesquin, égoïste a fait place à un amour sans borne. Par le don total à notre service et à ton prochain, ton amour intéressé est maintenant un amour désintéressé par le détachement de tout, et cet amour de crainte est changé en un amour fort et puissant sur notre divin Cœur. Tu vois ma Bien-Aimée le travail que nous avons dû faire pour refaire en toi une vie d’amour pur avec l’aide de ton directeur qui a si bien compris notre amour pour les âmes, spécialement pour la tienne qui avait tellement besoin de nous, de notre amour pour vivre, se développer et même pour mourir. Par une grâce spéciale ton directeur savait ce que nous voulions de toi. Tu avais une mission à remplir, une mission d’amour dans la souffrance à exécuter pour notre plus grande gloire. Avec nous, et l’aide de l’Esprit Saint, et de ta douce Maman du ciel nous avons commencé le travail pénible de transformation. Avec une patience d’ange, notre cher représentant J… travaillait sans cesse pour te faire accepter l’amour pur dans tout, te faire comprendre notre amour pour toi, notre amour miséricordieux.
Ton directeur est un grand observateur et un administrateur de nos biens, et ta petite âme est notre bien puisqu’elle possède maintenant notre amour. Merci à notre cher J… d’avoir pris nos intérêts et avoir protégé ta petite âme et notre amour. »
Dimanche, le 18 août 1963
– Mimi : « Trinité Sainte, je vous aime, je vous adore en mon âme.
Ô mon Bien-Aimé, je m’ennuie de toi. Ton amour me consume lentement. C’est une longue agonie que j’endure. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je te comprends. Mon agonie a été longue pour toi. J’ai tout enduré par amour. Tu sais que tu dois mourir victime d’amour. C’est pour cela que je te prépare à chaque jour en déposant en ton âme ce grand désir de m’aimer, de me posséder pour toujours. De jour en jour je te consume lentement dans mon amour afin que tout soit purifié et agréable à mon Père. J’aurais pu faire de toi une victime d’amour en quelques instants, mais la Sainte Volonté de mon Père voulait te donner une plus grande preuve d’amour en te faisant passer par le même chemin que moi, c’est-à-dire par la souffrance, par une longue agonie, par l’immolation pour finir sur une croix par le don total de ton amour pour nous et les âmes afin de nous glorifier.
Ma Bien-Aimée le temps présent est si précieux pour nous, mais surtout pour toi. Ton directeur sait ce que nous voulons dire. Il suit ta montée vers nous, et c’est à lui que revient ce privilège de diriger et nous offrir ta petite âme. Ce que tu souffres n’est rien à comparer au bonheur qui t’attend. Cette joie qui dévore ton âme rien qu’à la pensée de me recevoir n’est rien à côté de notre union parfaite pour toujours. Plus notre amour est fort et puissant en toi par la souffrance physique et morale, plus nous t’aimons.
L’amour surnaturel ne consiste pas seulement en des mots, des sentiments mais bien par la volonté unie à la nôtre, par des actions faites en union avec moi et offertes avec amour, c’est-à-dire, avec notre amour. La vie d’une âme victime doit être dirigée par l’Esprit d’amour. Tout dans cette âme ne doit respirer que l’amour, la paix, la confiance en nous seuls. »
Lundi, le 19 août 1963
– Mimi : « Merci! Encore une communion, ô Trinité Sainte. Merci à mon directeur. Mon âme surabonde de joie en votre présence. Merci mon Dieu de votre miséricorde infinie.
Merci mon Bien-Aimé de ton amour. J’ai tellement besoin de toi pour lutter contre mon ennemi. Tu es ma force, mon guide, ma lumière, mon soutien. La situation est toujours la même. Tu le sais mon Bien-Aimé, chaque jour il me faut une grâce spéciale pour accomplir mon devoir d’état de victime d’amour. Mon pauvre corps tombe en ruine. Ta croix se fait de plus en plus lourde. Mais avec toi en moi, je ne crains pas. Ton amour puissant est toujours là. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse je sais que ta croix est lourde à porter, mais ne l’oublie pas, tu es ma petite épouse, et tu dois enfanter beaucoup d’âmes. Alors une mère qui porte un enfant doit sentir son poids, ses souffrances avant d’avoir une heureuse délivrance. Après, sa joie est tellement grande qu’elle oublie ce qu’elle a souffert. Ma Bien-Aimée, nourris-toi de cette pensée où notre union sera parfaite dans la demeure de notre Père. Alors tu oublieras ce que tu as souffert. Par la situation présente, nous voulions avoir plus pour les âmes. En temps de vacances nous sommes tellement offensés, délaissés, abandonnés, mais par cette grande épreuve que ton directeur et toi avez acceptée par amour, vous nous avez consolés, comblés en nous donnant l’occasion de te visiter et de nous reposer en ta petite âme pendant que vous travailliez par amour pour nous et les âmes. Nos chères petites sœurs W… et C… ont été bénéficiaires quoiqu’elles ont eu une large part de souffrances.
Demain tu auras beaucoup à offrir pour notre cher apôtre, P.M. La moisson est abondante. Cette oasis de grâces nous console, parce que la base est solide. L’amour, la charité, la miséricorde, la confiance sont au premier plan. »
Mardi, le 20 août 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme c’est long attendre jusqu’à demain pour te recevoir! Merci de m’avoir aidée à tout accepter par amour. »
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, notre cher apôtre a bénéficié de notre journée. Il jouit de notre amour, de notre assistance. Ses problèmes sont aussi les nôtres puisqu’il travaille par amour pour nous et les âmes. Son idéal est si grand, si pur! Tu sais ma Bien-Aimée que parfois parmi mes âmes consacrées il y en a qui placent les intérêts humains avant les intérêts divins sous prétexte qu’ils rendent grâce à Dieu par ce qu’il y a de plus beau, de plus pratique. En vivant dans cette ambiance ils recherchent le confort et même plus. Aveuglés par les affaires ils oublient le but principal. Je te dis ces choses non parce que je condamne ceux qui par devoir et obéissance sont administrateurs, il en faut, mais je constate qu’il y en a qui oublient trop vite l’administration des âmes. Et même parmi les religieuses ce malaise se fait sentir. Elles pratiquent leur vœu de pauvreté, mais il y a toujours des améliorations à faire pour éviter la mortification et le matérialisme entre par la grande porte avec le luxe, le confort, le repos, etc. Tout est bien calculé pour elles, mais pour nous que reste-t-il? Cette remarque ne s’applique pas pour la maison de mon Père. Par respect pour Dieu tout doit être beau, propre, simple, afin de faciliter le recueillement, la prière, le calme, et non la distraction, la critique, la jalousie, la révolte. Tous doivent se sentir à l’aise dans la maison de mon Père
Ma Bien-Aimée, demande souvent que tous mes apôtres soient éclairés dans leur devoir d’état afin que leurs travaux soient sanctifiés par nous et dirigés vers nous avec un profond détachement des choses du monde, et avec un amour pur, un amour des âmes, ces âmes consacrées montent vers nous à chaque jour pour notre plus grande gloire. »
Mercredi, le 21 août 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu, mon directeur et moi avons commencé un triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel. Merci de m’avoir apporté votre visite, ô Trinité Sainte.
Mon Bien-Aimé quelle belle journée avec toi sur la croix! Merci de la belle visite et de ta délicatesse de m’envoyer dans le temps où j’en avais le plus besoin ma chère petite sœur d’âme. Comme infirmière, elle se pose la question : « Comment cela va-t-il finir? » Tout ce qu’elle peut faire pour moi est de me soulager un peu, de prier afin que j’aie la force de tout accepter par amour. »
− Jésus : « Ma Bien-Aimée, je suis très reconnaissant pour sa grande bonté, sa grande charité envers toi afin de prolonger ta vie. Et nous, nous prolongeons tes souffrances. Il ne faut pas négliger de prendre les médicaments pour aider tes souffrances physiques afin de nous servir mieux, mais pour tes souffrances morales, moi seul connais les remèdes et ton directeur sait la dose qu’il faut. Ma Bien-Aimée si j’ai placé ma couronne d’épines sur ta tête c’est que j’avais besoin de plus de souffrances pour tes deux petites sœurs W… et C… et pour notre cher représentant P.M. Il serait un bon sujet comme membre de notre belle équipe d’amour. Ma Bien-Aimée je sais que tu es épuisée, mais je voulais plus ce soir. Pauvre petite épouse que j’aime tant! Je marche sur mon cœur en te faisant souffrir. Si tu savais ma Bien-Aimée comme mon divin Cœur souffre plus que toi de te voir souffrir, parfois je ferme les yeux pour ne pas trop te regarder. Mon Cœur saigne avec le tien.
Avec moi, ma chère petite hostie d’amour rendons grâces à mon Père en le glorifiant par nos souffrances, mais surtout par notre amour. Du haut de notre croix regardons les âmes des pauvres pécheurs que nous devons sauver et offrir à notre Père. Tu sais que c’est un grand privilège que nous te donnons de pouvoir coopérer avec moi. Reste dans ma paix, dans notre barque d’amour malgré la grosse vague très forte de ce soir. Ferme tes yeux, repose-toi sur mon divin Cœur. »
Jeudi, le 22 août 1963
Fête du coeur immaculé de Marie.
– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman! Il y a si longtemps que mon directeur et moi préparions cette belle fête! Que puis-je t’offrir de plus que des remerciements et que de chanter tes louanges, ô Vierge Immaculée!
Merci de ton amour. Merci d’avoir accepté d’être ma Mère. Merci de ton sacrifice en offrant ton Jésus. Tu me voyais aussi, tu savais que malgré ton amour, je serais ingrate, méchante. Combien de fois j’ai dû te faire pleurer à cause de ma conduite. Du fond de mon petit cœur je te demande sincèrement pardon. Avec l’aide de mon Bien-Aimé et le secours de l’Esprit Saint je veux t’aimer encore plus, je veux travailler avec toi. Comme une Maman, dis-moi ce qu’il me manque pour être plus agréable à Dieu. Apprends-moi à lui parler comme tu le faisais, à le servir fidèlement à chaque jour avec un cœur pur, un détachement des choses du monde, oui, un détachement de tout, de ma volonté, de mon cœur, et que mon vœu d’amour ne soit pas que des mots. Avec toi je veux dire mon Fiat. Merci de ton assistance dans les grandes tentations et de ta protection toute spéciale contre mon ennemi. À l’heure de ma mort, prends-moi dans tes bras. J’aurai tant besoin de toi, Médiatrice de toutes grâces, et c’est sur ton Cœur de Mère que je m’appuie. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, sois sans crainte, notre Maman sera près de toi au moment de nous remettre ton âme. Elle te bercera, et fermera tes yeux, puis pour t’endormir, elle chantera le Magnificat pour rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il a fait pour toi pauvre petite fille, aujourd’hui, ma petite épouse et enfant gâtée de mon Père et choyée par l’Esprit Saint. Voilà comment l’amour miséricordieux transforme une âme de bonne volonté. Tout ce que nous demandons aux âmes c’est de l’amour et de croire à notre amour pour elles quels que soient leurs péchés, et leur nombre. Notre amour est infini et notre miséricorde est plus grande que leurs fautes. Notre amour efface et oublie tout. »
Vendredi, le 23 août 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée c’est à nous de vous remercier, mes chers petits enfants. Grâce à la générosité, au dévouement inlassable de ton directeur, nous avons eu le grand bonheur d’avoir un triduum d’amour. Son amour pour nous est si pur, si grand; il est si fidèle à nous servir que parfois il devance nos désirs. Dans son humilité il n’a jamais recherché les honneurs. Tu sais où nous sommes allés te chercher?
Ne pleure pas ma chère petite épouse. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu me dis de ne pas pleurer et tu me parles de mon passé. Tu sais comme je souffre rien qu’à la pensée de t’avoir offensé toi, la bonté infinie. Comme j’ai été ingrate envers Dieu, mon Père si bon et si miséricordieux. »
– Jésus : « Ma chère petite G… regarde-moi dans les yeux. Écoute-moi bien. Si je t’ai fait cette remarque, et non un reproche, c’est pour te montrer jusqu’où nous t’aimons et combien le dévouement de ton directeur nous était cher et c’est pour lui prouver notre amour, notre reconnaissance qu’il aura le privilège de nous remettre ta petite âme, et de plus, je le répète, tu seras son couronnement sacerdotal. Que pouvons-nous faire de plus pour vous mes chers petits enfants? »
– Mimi : « Excuse-moi mon Bien-Aimé, je te demande pardon. J’ai mal interprété ta parole. »
– Jésus : « Allons, viens près de moi, tu pleures encore? Viens que je t’essuie les yeux. Oui, ces yeux qui me cherchent toujours, ce regard d’amour lorsque tu me reçois et quand tu regardes notre cher trésor, le petit crucifix, puis lorsque tu souffres, que tu me regardes encore avec amour. Je ne puis rester insensible et lorsque tu dormiras entre mes bras en attendant notre union parfaite, c’est moi qui te regarderai avec amour, et quand tes yeux s’ouvriront devant la majesté de notre Père et devant son amour, sa miséricorde, tu pleureras de joie et tes larmes d’amour, de reconnaissance seront encore essuyées par moi, ton Époux, ton Bien-Aimé. »
Samedi, le 24 août 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé que se passe-t-il en moi? Après ce beau triduum dans l’amour et la souffrance, voilà qu’une crainte s’empare de moi, et j’ai peur de mourir, de paraître devant Dieu. Moi qui pleure d’ennui et qui trouve le temps si long loin de toi, autant je te désirais, autant j’ai peur de toi, d’être jugée sur toute ma vie, mais surtout sur les écrits qui ne sont que mensonges, illusions. Combien je voudrais tout déchirer. J’ai peur de mon directeur, de ses conseils. Que peut-il faire de plus? Tout en moi n’est qu’horreur. Ce cœur si froid n’est plus capable d’aimer, je hais la croix et tout son cortège. Mon esprit s’égare, je ne désire qu’une chose, être seule pour pleurer. Mon cœur fait si mal. Je ne peux plus accepter la situation présente. Je souffre trop. Souffrir pour les autres ne m’intéresse plus. Si au moins je pouvais croire mon directeur, je doute de tout, de mon salut éternel, de l’intimité que j’avais avec la Sainte Trinité, avec mon Bien-Aimé. C’était de la folie que de rêver d’un bonheur sans fin avec un être invisible. Cette porte de fer entre Dieu et moi est dans mon âme et m’empêche de voir le soleil! J’étouffe!
Mon Bien-Aimé si tu as encore un peu d’amour pour moi, viens à mon secours! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée viens pleurer sur mon divin Cœur. Il ne faut pas te surprendre de ce que tu passes. C’est la nuit des sens. Toute âme victime, avant de paraître devant nous doit passer un examen sur sa vie spirituelle comme quelqu’un qui part pour un long voyage doit s’assurer de sa santé par un examen général. Je t’ai confiée à un bon chirurgien. Tu te rappelles quand ton directeur a crevé l’abcès qui rongeait ta petite âme? Donne-lui la main, marche sans crainte avec lui vers nous. Je sais que tout est noir.
Ce sont les ténèbres de ton agonie avant d’ouvrir tes yeux à la lumière en face de la Majesté Divine. Ma chère petite G… crois-moi, accepte tout avec amour et continue ta route avec moi. C’est par amour que nous te comblons par cette dure épreuve. C’est une préparation que tu dois subir, et malgré tout, lutte, et dis-toi toujours que je suis là, ton Bien-Aimé, en toi comme toujours. »
Dimanche, le 25 août 1963
– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi. Je n’en peux plus! Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît. Je n’ai plus la force de prier, je lutte et je m’efforce pour faire une communion spirituelle. Je ressens un vrai dégoût, une lassitude, un ennui à accomplir mon devoir d’état. Le mal physique augmente de plus en plus. Je me demande si je ne devrais pas tenter une chance pour me faire opérer. Je suis fatiguée de porter ce fardeau. Mon Bien-Aimé je t’en supplie, aide-moi s’il vous plaît. Cette croix est si lourde! Si je pouvais croire que cette épreuve vient de toi.»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, normalement dans ton état, j’aurais dû garder le silence pour te faire mériter davantage, mais ma divine Mère a tellement insisté auprès de mon Père qu’il a consenti à ce que je vienne te consoler, t’aider à porter ta croix. Tu vois comme nous t’aimons. N’est-ce pas que tu es privilégiée? Dans mon agonie je n’ai eu qu’un ange pour me réconforter, mais personne pour me consoler humainement. Toi ma Bien-Aimée, tu as un Dieu pour te consoler, pour t’aimer, et tu as mieux qu’un ange pour te réconforter, tu as un prêtre. Oui, un représentant de Dieu pour t’aider à porter ta croix, pour te diriger vers nous.
Moi je n’ai pas eu le privilège que tu as ! C’est de force que j’ai pu avoir de l’aide. Comme pour moi, ta douce Maman du ciel marche avec toi, elle souffre avec toi. Elle dit pour toi le Fiat, car elle sait bien que sa petite fille, la petite épouse de son divin Fils ne veut pas l’abandonner et qu’elle l’aime malgré toutes les apparences. Ton ami fidèle, ton Conseiller, l’Esprit d’amour continue en toi son travail quoique tu ne sentes rien. Il est toujours présent en toi et opère en ton âme ce que Dieu veut et attend de toi. Ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse c’est le temps le plus précieux pour nous et pour toi. Offre tout par amour pour nous et les âmes. Si vous pouviez voir le nombre d’âmes que vous sauvez par ces jours d’épreuves! »
– Mimi : « Merci mon Dieu de votre amour, de votre aide. Avec toi mon Bien-Aimé, j’accepte tout. »
Lundi, le 26 août 1963
– Mimi : « Mon Dieu pour préparer ma communion j’ai demandé à ma douce Maman du ciel de me donner sa foi pour te recevoir, de me prêter son Cœur si pur pour t’aimer, son esprit pour accepter ta Sainte Volonté, son âme pour t’adorer mais surtout pour remercier et te garder pour toujours.
Ma douce Maman du ciel accorde-moi s’il vous plaît toutes les grâces dont j’ai besoin pour aimer ton Jésus et lui rester fidèle jusqu’au bout. Médiatrice de toutes grâces intercède pour moi. Maman, ô Vierge Marie berce-moi un peu pour me faire reposer entre tes bras de Mère, et là j’oublierai tout. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ne sois pas surprise si ma divine Mère ne te berce pas aujourd’hui. Notre Père voulait plus afin de te faire mériter. C’est pour cela que tu as été bousculée par les tentations de découragement, de doutes même après que ton directeur est venu te faire communier. Ma Bien-Aimée je souffre avec toi. Continue de m’offrir tout par amour. Pense à moi ton Époux qui t’aime, pense à ce que j’ai fait par amour pour toi. Crois-tu que je n’aurais pas aimé que ma divine Mère me berce dans ses bras au lieu d’être cloué à la croix? Moi aussi j’avais besoin de repos. Durant mon agonie je n’avais même pas une place où reposer ma tête. Toi tu as ton Époux, un Dieu qui t’aime, un Cœur pour appuyer ta petite tête. Tu as une Maman qui veille sur toi d’une manière spéciale, un bon conseiller l’Esprit Saint, tu as un guide éclairé en la personne de ton directeur qui a toujours été fidèle à suivre notre itinéraire. Même par les sentiers étroits, obscurs, marche avec lui, sois sans crainte.
C’est nous qui te l’avons choisi car il a beaucoup souffert et il nous a aimés et servis fidèlement dans un parfait abandon à notre Sainte Volonté. Il connaît si bien la valeur d’une âme, oui, une âme qui sauve d’autres âmes, voilà ton rôle d’épouse du Christ et petite fille de Dieu. Reste notre petite hostie d’amour pour toujours. »
Mardi, le 27 août 1963
– Mimi : « Encore une autre journée avec toi. Je t’en supplie, au nom de notre amour garde-moi dans tes bras. Tout est si noir autour de moi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée ne regarde pas autour de toi. Avec les yeux de la foi regarde en toi, adore-nous présents dans ta petite âme, notre demeure. Nous sommes si heureux! Tout est si beau, si propre. Tu sais l’éclat d’une âme en état de grâce, rien n’est comparable. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît. Avec toi j’accepte tout par amour, spécialement pour C…, W…, P.M. et J…»
– Satan : « Que te faut-il pour comprendre? Tu es tellement convaincue que ton Dieu habite en toi! C’est par orgueil que tu penses cela! Tu tiens à ta volonté. Tu luttes contre toi-même car au plus intime de ton âme tu le sais bien que ton Dieu t’a rejetée pour toujours. Comment peut-il prétendre que tu l’aimes? Il ne cesse de te demander de l’aimer, de le servir. N’est-ce pas ridicule un Dieu qui se dit puissant et qui mendie de l’amour, surtout ton amour si petit pour lui et si grand pour moi. Et dire que tu crois à toutes ces sottises! Pourquoi perdre du temps à écrire, à espérer? Avec ces maudites notes tu as troublé l’âme de W… Pourquoi écrire des mensonges? Pauvre petite fille tu ne veux pas m’écouter. Tu ne réponds même pas à ce que je te dis, car tu me mets au même rang que ton Dieu et même à un degré plus élevé car tu n’oses même pas me répondre par respect, tandis qu’avec ton Dieu tu lui parles parce que tu as peur de lui.
Tu trembles devant lui et après cela tu prêches l’amour, la confiance, la miséricorde avec le masque de la sincérité et avec cette voix si douce, tu crois atteindre les âmes? Ton directeur et toi aviez tellement confiance que W…et C…viendraient. Il n’y a que W…, C… que fait-elle? Je ne croyais pas que l’Esprit pouvait te faire écrire des mensonges, car C…devait venir. Tu le constates que toutes ces notes sont des faussetés. »
Mercredi, le 28 août 1963
– Mimi : « Malgré l’état où je me trouve je suis heureuse de te recevoir. Mon Dieu ayez pitié s’il vous plaît de mon directeur. Combien de temps va-t-il être obligé de venir? Il est si épuisé. C’est une corvée. Je t’en supplie, aide-le ma douce Maman du ciel. Porte-le dans tes bras car tu sais s’il tombe, il tombe avec Jésus! Tu sais combien sa vie de sacrifices a été féconde. Il a toujours été fidèle à vous servir et à son sacerdoce. Malgré son grand âge il est toujours prêt à vous donner aux âmes. Son amour pour vous est tellement grand et si fort qu’il ne calcule pas ses forces physiques. C’est une souffrance pour moi de le voir souffrir à cause de moi, je devrais dire à cause de nous, car c’est pour vous qu’il travaille. Il ne veut rien vous refuser. Il est si heureux de venir vous porter dans ma petite âme qui ne soupire qu’après vous. À quand mon dernier soupir ? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée ton dernier soupir sera un soupir d’amour que nous attendons avec patience. Sois sans crainte, nous veillons sur notre cher J… Marie Médiatrice de toutes grâces intercède pour lui et le protège d’une manière spéciale comme son enfant privilégié. Elle le porte dans ses bras de Mère et nous nous le portons dans notre Cœur pour toujours. Nous lui devons beaucoup! L’amour, la souffrance, la charité ont été la base de son sacerdoce. Son amour envers sa Maman du ciel et sa grande dévotion envers elles, ont été sa force, sa consolation. Docile aux inspirations de l’Esprit Saint, il a marché, lutté pour venir vers nous avec beaucoup d’âmes. Il a compris notre amour et a correspondu à la grâce. Il connaissait la valeur des âmes, de la croix, de l’amour. Il n’a jamais hésité un seul instant à nous servir par amour. Nous sommes si heureux en regardant le travail accompli depuis treize ans dans ta petite âme.
Il a été un directeur éclairé. Avec amour il a coopéré avec nous à diriger ta petite âme vers nous. W…, et C…, sont spécialement privilégiées d’être sous sa direction et membres de notre belle équipe d’amour.
P.M. fera aussi un bon membre actif. Nous avons les yeux tournés vers lui. »
Jeudi, le 29 août 1963
Par une communion spirituelle j’ai pu parler et m’entretenir avec la Sainte Trinité. J’ai tellement besoin de me savoir aimée d’elle. Vivre dans l’incertitude, le doute, voilà une grande épreuve.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé soutiens-moi s’il vous plaît. Esprit d’amour éclaire-moi. Papa le bon Dieu regardez votre petite fille. Ayez pitié de moi. Malgré toutes les apparences vous savez bien que je vous aime et veux vous aimer encore plus. Oui, vous aimer avec votre amour, avec l’amour infini de votre divin Fils, l’amour de l’Esprit Saint, l’amour si pur de ma douce Maman du ciel. Je voudrais vous adorer comme les saints, les anges vous adorent. Mon Dieu donnez-moi s’il vous plaît la foi, la force, le courage des martyrs afin que je puisse accepter de mourir victime d’amour. Je sais que ce que je souffre est si peu à comparer à leur vie de dévouement. Moi tout ce que j’ai à vous offrir c’est de l’amour, de la souffrance. Dites, ô Père Éternel, mon Père que vous acceptez ma bonne volonté de vous aimer, de vous servir avec votre divin Fils, mon Époux. Je ne demande rien de plus. »
– Satan : « Comme il faut être stupide pour demander d’augmenter ta foi. Il prétend que c’est un don. Il te donne la foi et te la retire. Il te laisse dans les ténèbres, il t’accable de toutes sortes de croix, d’épreuves, après cela, il te dit qu’il est présent en toi, qu’il est l’amour, la lumière, la vérité, la paix. As-tu vraiment la paix dans ton âme? Il te demande de marcher vers lui. Est-ce possible de marcher, de voir clair dans les ténèbres. Il t’enlève la foi, après cela il te demande de regarder avec les yeux de la foi.
Quelle contradiction. « Venez tous à moi vous qui souffrez. » Et quand l’âme répond oui à son appel, il l’accable par une croix encore plus lourde. Il prêche la charité, il n’en a même pas puisqu’il écrase les petits, les faibles, les humbles par cette croix qu’ils traînent toute leur vie. »
Vendredi, le 30 août 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu de m’aider à me lever et à travailler pour vous, pour mon prochain. Ce matin j’aurais tant aimé rester au lit pour me reposer, mais j’ai pensé qu’une petite mère ne pouvait rester couchée quand ses enfants attendent tout d’elle. Oui, par ma prière, par mes souffrances il faut que j’aide mes enfants spirituels. Pour cela j’ai besoin de ton aide, mon Dieu. Ces âmes sont tes enfants aussi.
La journée s’est passée à servir mon prochain. J’étais si heureuse! Ma joie est de voir les autres heureux. Sans toi mon Bien-Aimé je ne puis rien. Mon Bien-Aimé tu sais pour qui je souffre. Je t’en supplie au nom de notre amour, donne-moi cette âme. Va la chercher avant que je meure, mais si c’est ta Sainte Volonté que tu prennes ma vie pour cette âme que j’aime, j’accepte tout et je m’offre avec ton divin Fils par les mains de Marie Immaculée et par les mains de ton représentant. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, tu as bien un petit cœur de mère. Tes enfants spirituels sont de plus en plus nombreux. S’il fallait que je prenne ta vie en échange à chaque fois qu’une âme est en danger, tu mourrais plusieurs fois par jour! Mais rassure-toi, chaque fois que par amour pour nous ton directeur t’offre avec moi à mon Père par les mains de Marie Immaculée, l’offrande est acceptée. Que pouvons-nous refuser à notre cher représentant? Je suis très attentif à la voix du prêtre. À la Messe je m’incline avec lui devant la Majesté de mon Père, je m’offre avec lui. Tout prêtre qui vit son sacerdoce est un autre Christ vivant, plus élevé en dignité que l’ange.
Un ange ne peut offrir à Dieu son divin Fils, et dans le sacrement de pénitence, il pardonne en notre nom, puis dans le sacrement de mon amour, il me donne aux âmes par la sainte communion. Si les âmes comprenaient la valeur du prêtre, sa mission de sauver les âmes par le don total, ces âmes auraient un grand respect pour le prêtre, pour ses conseils, pour sa parole. Chaque âme est responsable de la valeur du prêtre comme chaque prêtre est responsable de la valeur d’une âme. Oui chères âmes aimez vos prêtres, comme si c’était moi, avec amour pur, respect, confiance, et vous mes apôtres, aimez les âmes comme si c’était moi. C’est un devoir d’amour, de charité que de prier les uns pour les autres. Nous avons tous le même Père. »
Samedi, le 31 août 1963
– Mimi : « Enfin tu es là, ô Trinité Sainte! Je suis si heureuse de vous recevoir. J’ai tellement besoin de toi pour accomplir mon devoir d’état avec un amour pur. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée c’est bien cela qu’il faut pour vivre vraiment dans la vie spirituelle. Oui avoir un cœur pur à m’offrir, être pure dans son cœur, dans son esprit, dans ses pensées, dans ses actions, dans son devoir d’état, dans ses offrandes, dans ses souffrances, dans son travail. Chaque âme qui possède un cœur pur même dans le doute, la sécheresse spirituelle, l’aridité, le dégoût, les épreuves, la croix, et qui accepte tout par amour et ne met sa confiance qu’en nous, cette âme si elle est sincère possède déjà la béatitude…bienheureux les cœurs purs, et marche vers nous d’un pas rapide. Pour l’âme au cœur pur tout devient beau et bon dans sa vie, toutes les peines deviennent pour elle une joie intérieure, toute souffrance est une force nouvelle, sa croix est sa meilleure amie, son soutien, car elle peut s’appuyer sur elle sans crainte, Dieu la tient.
Ses moments de sécheresse deviennent pour elle une richesse spirituelle. Dans la vie spirituelle il ne faut jamais se rechercher, mais bien chercher Dieu où il est, le mettre à sa place et non à notre place. Même parmi mes âmes consacrées, beaucoup renversent les rôles. Ces âmes veulent bien être nos servantes, nos serviteurs, et c’est nous qui les servons. Si je leur demande d’être généreux, de faire un effort, un sacrifice, de porter leur croix avec amour et conformité à la Sainte Volonté de mon Père, ces âmes hésitent, elles attendent, croyant que je vais oublier. Mais dans mon amour pour elles, je dois les servir jusqu’à ce qu’elles comprennent parfaitement qu’elles ne peuvent servir deux maîtres à la fois.
Mais une âme sincère au cœur pur répond toujours oui à notre appel et son amour pour nous lui inspire de devancer nos désirs. Tout passe sur cette terre : affection, santé, argent. Seul notre amour demeure pour l’âme au cœur pur. »
Dimanche, le 1er septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu passes par une douloureuse épreuve. N’est-ce pas que le sentier est étroit pour venir vers nous? C’est pour cela que je demande aux âmes qui veulent s’élever dans la vie spirituelle et marcher vers nous avec un amour pur de bien faire le vide en elles afin que nous entrions avec notre amour et toutes les grâces dont ces âmes ont besoin pour nous aimer, nous servir, pour travailler pour notre plus grande gloire. L’âme qui veut vivre en plénitude de perfection avant même de faire le vide en elle, de mourir aux choses créées et d’avoir maîtrisé sa volonté, ses défauts, cette âme ne peut être sincère avec nous et avoir un cœur libre, une âme pure et un esprit souple à nous offrir. Que pouvons-nous faire dans une âme qui n’a que des mots, des mérites à nous donner? Combien d’âmes consacrées perdent un temps précieux et une grande partie de leur vie spirituelle à se rechercher dans tout, au lieu de nous chercher dans tout. Que de temps inutile à chercher dans les livres la lumière, la vérité, l’amour!
C’est si simple de trouver la lumière par l’Esprit Saint, et la vérité, n’est-elle pas dans ma parole, dans mon Évangile? L’amour, n’en ai-je pas donné assez de preuves? Et à chaque instant cet amour se renouvelle pour chaque âme. L’âme sincère et qui a assez d’esprit de foi a le droit et le devoir de se dire : en ce moment il y a quelqu’un qui m’aime et pense à moi, qui a donné sa vie par amour pour moi, et qui est le seul à pouvoir me donner la lumière, et me conduire à la vérité par un amour pur. Quel que soit l’état de cette âme, je ne refuse rien à l’âme qui demande sincèrement, en toute humilité, même parfois, je la comble avec des grâces, des lumières qu’elle ne pense même pas à nous demander.
Ce n’est pas que je condamne les lectures spirituelles, elles sont de bons guides, mais un Père aime mieux que son enfant lui parle directement, cœur à cœur, les yeux dans les yeux, lui parle avec confiance, avec amour. Cette paix de l’âme, cette intimité ne se trouve pas dans les livres, mais bien en ma présence, au tabernacle, dans la solitude. »
Lundi, le 2 septembre 1963
− Père Éternel : « Ma Bien-Aimée n’est-ce pas que notre voyage est long? Soyez sans crainte mes chers enfants! Notre barque d’amour n’est pas une périssoire. Nous sommes si heureux d’être avec vous! Oui, si toutes les âmes connaissaient notre intimité!
Si les parents apprenaient à leurs enfants à vivre dans une grande intimité avec nous, leur donnaient la vraie image de ce que nous sommes. Avec les petits, je reste petit; s’ils leur apprenaient très tôt qu’ils ont un Père qui est Dieu et qui doit être le premier servi. C’est un Père qui est infiniment bon et juste, qu’il est tout amour, qu’il n’est pas toujours prêt à punir. Son bras n’est pas toujours levé pour frapper mais bien pour bénir. C’est un Dieu d’amour. Combien d’enfants à leur rentrée en classe ne savent pas faire le signe de la croix, leurs prières. Tout ce qu’ils savent c’est qu’il y a un petit Jésus et c’est tout. Mais demandez-leur de vous dire le nom des vedettes et les programmes à la télévision, le nom des étoiles des sports, ils les connaissent par cœur. Ces pauvres petits ne connaissent pas vraiment leur Dieu, leur Père.
Beaucoup de parents disent que l’enfant ne peut pas tout apprendre d’un seul coup et qu’il ne faut pas forcer l’intelligence de l’enfant. Pourtant ces chères petites âmes ont parfois une intelligence remarquable pour saisir des choses qu’un adulte ne peut comprendre avec toute sa science, ses talents. Tout est si simple pour l’enfant, il ne complique pas sa vie. S’il y a parfois un danger qui plane au-dessus de sa tête, il ne s’en préoccupe pas, il continue à jouer ou à dormir paisiblement. Il a confiance en son père. Pourquoi ne pas orienter cette confiance vers nous, vers son Père du ciel qui peut tout lui donner par amour?
Combien d’enfants nous reçoivent pour la première fois avec un cœur pur? À qui la faute? Prie pour les parents et les enfants. C’est sur les genoux de la mère que se prépare l’avenir de son enfant et c’est dans le cœur de la mère que se forme la vie spirituelle de son enfant, de notre enfant. »
Mardi, le 3 septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée j’ai besoin de plus aujourd’hui. Du haut de ma croix je souffre. Si tu voyais toutes les misères humaines. Offre-moi tout. Je sais que je te demande beaucoup ma chère petite épouse. Sois sans crainte, je suis en toi pour toujours pour t’aider. Ensemble glorifions mon Père par nos souffrances acceptées par amour. Ton directeur est toujours à son poste. Profitons tous de ces heures de grâces, d’épreuves qui sont des bénédictions pour notre belle équipe d’amour et aussi pour toutes les âmes recommandées. Notre cher apôtre a une large part, et les âmes qu’il rencontre en ont le bénéfice pour notre plus grande gloire.
Tu sais ma Bien-Aimée dans quelque temps notre beau voyage va finir dans notre barque d’amour. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce que je vais mourir puisque tu me dis que notre beau voyage va finir? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée crois-tu qu’à ta mort tout va finir? Au contraire tout va commencer pour nous, pour toi, pour les âmes. Le seul fait d’être avec nous ne t’enlèvera pas ta mission. Tu resteras toujours ma petite épouse qui enfantera des âmes dans la joie, dans l’amour après avoir enfanté par la souffrance physique et morale les âmes que nous te demandions pour notre plus grande gloire. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je me sens triste à la pensée que notre beau voyage va finir.
Mon directeur et moi étions si bien avec toi dans notre barque d’amour chaque jour avec toi, te suivre par la souffrance et l’amour et les âmes. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je suis heureux de t’entendre dire cela. De toute manière ton directeur est bien installé et attend avec amour, patience, notre heure. Tu sais notre barque d’amour peut finir et prendre une autre direction, aller plus loin. Nous pouvons prendre d’autres passagers. Nous pouvons prendre aussi une petite vacance! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne comprends pas. C’est ton idée à toi que je voudrais savoir. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, mon idée à moi est celle de mon Père. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne suis pas plus renseignée. »
– Jésus : « C’est ce qu’il faut. Ne cherche pas à comprendre. Faites-moi confiance, c’est tout. Chose certaine notre barque d’amour n’a pas fait naufrage. À certains endroits, la pêche a été miraculeuse. »
– Mimi : « Pas ici, le filet est toujours tendu. Notre poisson dort. Est-ce que nous pouvons tirer un peu? »
– Jésus : « Non, tu risquerais de tout détruire. J’ai le bras fort. »
Mercredi, le 4 septembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de venir ce matin. Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte.
Mon Bien-Aimé regarde la situation. Cela va de plus en plus mal au point de vue humain. Augmente mon courage pour lutter. Tu sais mon Bien-Aimé être esclave d’amour pour toi est si facile, mais être esclave d’amour pour mon prochain est plus difficile. J’ai continuellement besoin de toi, de ton amour, de ta force, de ton aide. Je me défie de moi. Sans toi je ne puis rien et ne suis rien. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse viens près de moi. Je sais que ta croix est lourde à porter. Pense à moi, à ma croix que j’ai portée par amour pour toi et les âmes. Tu sais hier je t’annonçais que notre beau voyage dans notre barque d’amour va finir. Tu cherchais ce que cela voulait dire. Voilà, c’est si simple. Notre Père a besoin de plus, oui, pour glorifier notre Père et pour lui offrir plus d’âmes à l’occasion des retraites des enfants, des étudiants et étudiantes, notre beau voyage va finir dans notre barque d’amour parce que tu vas être placée avec moi sur notre croix. Tu sais ce que cela veut dire, encore plus de souffrances pour nous et les âmes. Durant ce temps, ton directeur qui a toujours été un bon guide à notre service et qui est si fidèle à diriger les âmes vers nous gardera la barque. Nous lui confions notre barque d’amour. Elle sera en sécurité. Nous en aurons besoin pour aller chercher d’autres passagers. Mais pendant le triduum que nous ferons en l’honneur de notre Mère nous serons sur la même croix. La première bénéficiaire de nos souffrances sera C…, puis W… et P.M.
Le premier jour tu connaîtras l’agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit, l’abandon total même de ton directeur. Tu seras seule avec ta croix, mais je serai avec toi que par la foi, puis, le deuxième jour je serai encore avec toi sur notre croix mais d’une manière sensible puis notre travail d’équipe continuera pour notre plus grande gloire dans notre barque d’amour. Nous irons loin, très loin tous les trois. »
Jeudi, le 5 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est dans la prière et le sacrifice que je prépare notre beau triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel. J’unis mes souffrances aux tiennes. Avec toi je veux tout offrir à notre Père. Oui, offrir tout par amour pour lui et les âmes. Cependant mon Bien-Aimé je pense à notre entretien d’hier, et ma pauvre nature tremble. Tu sais que je ne puis rien te cacher. Tu as connu ces heures d’agonie. J’ai confiance en toi, je sais que tu vas m’aider.
À plusieurs reprises aujourd’hui je préparais, avec ta grâce, ma volonté à dire : me voici mon Père, faites de moi ce que vous voudrez. Tu sais comme la présence de mon directeur m’aide.
Ma douce Maman du ciel, c’est pour toi que nous ferons ce triduum. Je t’en supplie viens à mon secours. Tu as eu un moment d’hésitation à la visite de l’ange! Comme toi je me demande ce qu’il va se passer. J’ai tellement peur d’offenser Dieu. Qui va m’aider à tout offrir, prier pour moi? »
– Jésus : « Voyons ma Bien-Aimée, viens près de moi, sois sans crainte, ce n’est pas un ange qui t’annonce ce que notre Père désire, c’est moi ton Époux, ton Dieu. Comment crois-tu nous offenser quand tu fais notre volonté? Ton ami saint Michel sera là, ton ange gardien! Notre douce Maman ne peut pas t’abandonner! La petite Thérèse, sainte Anne, tous tes amis invisibles prieront pour toi. Tu sais que c’est par un privilège spécial que tu auras à passer cette épreuve avant de venir vers nous. Lorsque je te présenterai le calice de l’amertume ne détourne pas la tête.
La croix t’écrasera sous son poids, aucune présence humaine. Tu seras seule, comme moi abandonnée. J’ai tout accepté par amour pour toi. Crois-tu que je n’aurais pas aimé avoir ma divine Mère près de moi au moment de mon agonie? Au pied de la croix elle était présente pour participer au sacrifice de ma vie par le don total de mon amour offert à notre Père. Au moment de nous remettre ta petite âme, près de ta croix tu auras la présence de notre représentant pour t’offrir à notre Père. Tu mourras victime de mon amour pour la gloire de notre Père et pour les âmes. »
Vendredi, le 6 septembre 1963
– Mimi : « Merci! Encore une belle visite. Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Je comprends que l’on puisse aimer Dieu à en mourir! »
Je ne puis douter un seul instant de son amour infini, son amour miséricordieux pour moi.
Ce matin après ma communion, il y a eu un grand changement dans ma petite âme. Comment l’expliquer? Seule la présence de mon Bien-Aimé, de la Sainte Trinité explique tout. Mon ennemi est déjà à mes côtés. Peu importe, puisque mon Dieu est en moi pour toujours et avec sa grâce je ne veux pas le perdre un seul instant.
À plusieurs reprises durant la journée mon Bien-Aimé m’a parlé. Que de choses à nous dire! Le temps passe tellement vite en sa présence! Je l’aime et je veux l’aimer encore plus. Je veux le faire aimer dans toutes les âmes. Je veux lui plaire davantage, le consoler en acceptant toujours sa Sainte Volonté. En attendant le grand jour je multiplie les actes d’amour de mon pauvre petit cœur qui l’aime et qui souffre.
– Mimi : « Je désire tellement que ma volonté soit unie à la tienne, c’est pourquoi je te demande sans cesse de me garder toujours entre tes bras puissants, d’augmenter mon amour pour toi, pour la Sainte Trinité, pour les âmes. Par ta sainte présence, purifie mon corps, fortifie ma foi, soutiens ma confiance, éclaire-moi, dirige-moi vers toi.
Que ma volonté reste souple aux inspirations de l’Esprit d’amour en étant humble, soumise à la Sainte Volonté de notre Père et que malgré tous les obstacles je te reste fidèle jusqu’au bout en gardant la paix de l’âme, du cœur, de l’esprit si c’est votre Sainte Volonté. »
Dès ce soir je m’offre avec mon Bien-Aimé.
– Mimi : « Nous voici, Père pour accomplir ta Sainte Volonté sur nous. Ô Père Éternel, mon Père faites de moi ce que vous voudrez. Donnez-moi, s’il vous plaît, du courage pour tout accepter, de la force pour lutter, un amour assez grand pour couvrir toutes mes souffrances physiques, morales. Accorde-moi la grâce que le don total ne soit pas seulement des mots. À demain mon Bien-Aimé sur notre croix d’amour. »
Samedi, le 7 septembre 1963
– Mimi : « Depuis cinq heures ce matin que je t’attendais avec notre croix.»
C’est le grand jour! Mon ennemi est près de moi, c’est avec beaucoup de difficulté que je prépare ma communion.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé augmente ma foi. Cette présence en moi je n’y crois pas et pourtant tu es là vivant en moi. Quel que soit le temps de cette épreuve, je l’accepte par amour pour toi et les âmes. »
Puis la lutte commence. Lorsque je récite mon chapelet la présence de mon ennemi me torture, tout mon pauvre corps tremble, je ne puis faire un mouvement sans ressentir de vives douleurs. Je suis seule et c’est avec peine que je puis respirer.
– Satan : « Pauvre petite fille je le savais depuis longtemps qu’au moment de ta mort tu seras toute à moi pour toujours. Dans quelques instants tout va finir. Prends des médicaments pour en finir le plus vite possible. Tu es seule, tu ne peux plus souffrir davantage pour rien. Lui-même te l’a dit, tout va finir, qu’il te laisserait seule, abandonnée de tout. Si c’était une épreuve il te donnerait la force de lutter. Je m’empare de tout, de tes sens, de ton corps, et tu n’es même pas capable de bouger. Malgré tout tu veux avoir de l’aide du ciel! Ils ne peuvent plus rien pour toi, mais moi je vais t’écouter.
Quel spectacle épouvantable! Voilà pour te servir tous les démons que tu as aimés, celui de l’orgueil, de l’amour, etc.»
– Mimi : « Puis vient le cortège de mes péchés. C’est affreux! Je n’ai même pas la force de regarder notre petit crucifix. Que peut-il faire de plus? Si je pouvais croire après tout ce qu’il m’a dit jeudi. C’est trop, je n’en peux plus, j’étouffe, je voudrais crier mon désespoir. »
– Satan : « Pourquoi te plaindre? Cela n’est rien à comparer à ce qui t’attend. Quand une âme est rejetée de Dieu, c’est pour toujours. Dans quelques instants tu vas mourir par mes mains puissantes, pas de prêtre, personne pour prier, même pas ton Dieu, seule avec moi qui t’aime. Tu en as une preuve. Ta mort sera si douce avec quelques pilules de plus et je puis te donner tous les plaisirs que tu désires et même l’amour avant. N’est-ce pas que c’est beau de mourir comme une damnée pour une petite hostie d’amour, sœur Aimée-de-la-Sainte-Trinité? Es-tu mieux dans mes bras ou sur la croix? »
Dimanche, le 8 septembre 1963
Fête de la Nativité de la Sainte Vierge.
– Mimi : « Bonne fête Maman ! En ce beau jour j’ai le grand bonheur de recevoir la visite de la Sainte Trinité! Ma douce Maman du ciel, viens à mon secours. Je ne suis pas très forte après la journée d’hier. Merci de ton aide, merci mon Père, mon Dieu, pour ton amour infini. Merci mon Bien-Aimé d’avoir veillé sur moi durant cette épreuve. Qu’il fait bon de se retrouver! »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, c’est à nous de te remercier! Malgré que je sois avec toi sur notre croix toutes tes souffrances physiques sont douces à comparer à celles d’hier! Tu as compris la valeur de la croix et sa lourdeur, la valeur de mon amour et ce que vaut une âme et la présence, le pouvoir du prêtre au milieu des épreuves, des dangers. Ma Bien-Aimée j’ai souffert avec toi. Ton directeur a marché sur son cœur d’être obligé de te laisser seule pour cette terrible épreuve que notre Père voulait et désirait pour le plus grand bien de ta petite âme. Par cette épreuve tu as augmenté ton amour pour nous et les âmes. C’est une grâce spéciale que tu as reçue, un privilège de me suivre jusqu’à mon agonie. Maintenant il faut que tu passes par le sentier du silence. Dans tes douleurs les plus aiguës garde toujours le sourire comme hier devant ces chers petits qui étaient si heureux de te visiter. Par ton exemple, par le silence dans toutes tes épreuves, par ton sourire en acceptant la croix, nous sommes si consolés. Merci à ton directeur pour tout ce qu’il a fait pour ton âme et pour nous. Notre douce Maman du ciel est si heureuse pour le beau triduum d’amour.
Quel beau témoignage d’amour, de gratitude de la part de ses deux petits enfants qu’elle aime tant. Oui, les enfants privilégiés du Père Éternel, choyés par moi, chéris par l’Esprit Saint et gâtés par Marie. »
– Mimi : « Merci mon Dieu, merci mon Bien-Aimé, merci Esprit d’amour, merci ma douce Maman. Je suis si heureuse d’être ton enfant, merci de tout. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée c’est à moi de te remercier d’être restée avec moi sur notre croix, tu as tout accepté par amour et tout a été purifié après avoir été crucifiée dans ton corps, ton âme, ton esprit. Merci à ton directeur, qui a prié durant ce temps. Sa prière a été écoutée même n’étant pas près de toi. »
Lundi, le 9 septembre 1963
– Mimi : « Merci d’être venu ce matin! Mon bonheur est de plus en plus grand de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Notre triduum se termine aujourd’hui. Que désires-tu de nous mon Bien-Aimé? »
– Jésus : « Ma chère petite épouse ce que nous désirons c’est de vous remercier pour ce beau triduum d’amour. Tout a été complet! Nous avons été si consolés, glorifiés, aimés. Notre cœur a été touché de voir avec quel amour et générosité vous avez répondu oui à notre appel et vous avez accepté en esprit de sacrifice tout ce que nous vous demandions!, sans calculer l’étendue de vos souffrances morales et physiques. La croix a été lourde à porter. Encore ce matin nous regardions ton directeur nous porter. Avec quel amour et esprit de foi il a continué sa route pour aller nous déposer dans ta petite âme. Il était si malade, épuisé. À quatre-vingt-un ans il marche encore pour nous et pour les âmes! Durant toute sa vie sacerdotale il nous a toujours servis par amour sans jamais calculer. Le don total a été son idéal : tout nous offrir par amour et pour les âmes, ne jamais rien demander pour lui. Notre douce Maman veille sur lui d’une manière spéciale et nous le remercions de nous aimer, de nous servir avec fidélité.
Merci ma chère petite hostie d’amour! N’est-ce pas que tu es heureuse après avoir passé plusieurs heures au service du prochain. Tu travaillais avec amour et acceptais en silence les reproches que l’on te faisait parce que tu en faisais trop pour les forces que tu as. Tu as bien répondu gentiment à cette personne en lui disant : « Nous n’en faisons jamais trop pour le bon Dieu qui nous aime tant, il est là en mon prochain. Après une autre remarque : « Si je repassais le vêtement du bon Dieu je prendrais toute l’attention possible, alors je fais comme si c’était à lui. »
– Mimi : « Merci de m’avoir aidée ce matin. Dire qu’hier je souffrais tellement que je ne pouvais même pas bouger un doigt sans ressentir une douleur si aiguë que je ne pouvais dormir ni même changer de position et aujourd’hui, le lavage et le repassage sont faits. Merci mon Bien-Aimé de ton aide, de ton amour.»
Mardi, le 10 septembre 1963
Par une communion spirituelle j’ai rendu visite à mon Bien-Aimé.
– Mimi : « Merci ô Père Éternel pour tout ton amour envers moi. Je te remercie spécialement du grand privilège que tu m’as donné ces jours derniers d’être placée avec mon Bien-Aimé sur la même croix et de partager un peu ses souffrances. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je te remercie de ton amour pour nous et les âmes! Tu sais le temps que tu passais ces jours d’épreuves, moi aussi j’étais en agonie. Ton directeur souffrait lui aussi, mais je devais me soumettre à la Sainte Volonté de mon Père qui avait prévu et déterminé le temps de cette dure épreuve pour notre plus grande gloire et le bien de ta petite âme. L’Esprit Saint avait un devoir à remplir durant ce temps. C’est si facile de travailler maintenant dans ta petite âme qui est devenue si souple, si docile aux inspirations de l’Esprit d’amour, de vérité. Depuis que tu as fait le vide en toi tu es plus attentive aux inspirations de la grâce, c’est plus facile de travailler dans notre demeure pour l’embellir, et dire qu’autrefois nous ne pouvions même pas entrer! Ma Bien-Aimée crois-tu que toutes les âmes ont le même privilège que tu as? Même parmi mes âmes consacrées, combien ignorent complètement le bonheur de vivre de mon intimité. Ce n’est pas tout de lire l’Évangile, il faut le pratiquer et demander à l’Esprit Saint de le comprendre et de l’appliquer dans sa vie. Vivre dans une grande intimité avec nous c’est avoir l’esprit de l’Évangile. Durant toute ma vie publique n’ai-je pas été simple, humble, intime avec tous? Même devant mes ennemis? L’intimité que j’avais avec mes apôtres était si grande que tous leurs problèmes étaient aussi les miens.
Si les âmes savaient le nombre de grâces qu’elles perdent parce qu’elles ne vivent pas dans une grande intimité avec nous. Leur amour pour nous serait plus grand et leur vie spirituelle plus fructueuse.
Deux choses concrètes : l’amour et l’intimité. Voilà ce qu’il faut comprendre pour venir vers nous dans l’amour pur. »
Mercredi, le 11 septembre 1963
– Mimi : « Comment vous remercier de votre visite, ô Trinité Sainte! Demain la fête du Saint Nom de ma douce Maman du ciel. Je commence aujourd’hui à préparer mon petit cadeau.
Merci mon Bien-Aimé de m’aider à tout offrir par amour! Mon Dieu la situation est toujours la même. Nous acceptons tout avec conformité et amour. Augmente ma force, s’il vous plaît. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour merci de tout. J’ai tellement besoin d’avoir des amis fidèles pour coopérer au salut des âmes. Maintenant nous allons nous retrouver de nouveau dans notre barque d’amour pour aller très loin! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce que nous allons aller vers notre Père? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée tu voudrais bien savoir où nous allons? Peu importe l’endroit. Dis-toi bien que tout ce que tu fais par amour va directement vers mon Père. Dans le sentier du silence tu marcheras d’un pas rapide. N’est-ce pas que tu es heureuse? Tu sais ma Bien-Aimée c’est une dure école que l’école du silence! Elle est aussi utile que l’école de la souffrance! Savoir se taire, garder le silence par amour même devant les critiques, les accusations, le mépris, l’abandon total devant la croix, toujours répondre oui avec le sourire. Il te faudra être très habile pour garder le silence devant tes grandes souffrances physiques et morales. C’est en méditant sur ma Passion que tu trouveras cette force.
Tu penseras à moi, à mon silence chez Pilate, devant la foule, durant mon agonie puis le couronnement d’épines, la flagellation, sur la croix, et depuis, que penses-tu de mon silence au tabernacle? De mon silence devant l’ingratitude des âmes, devant les péchés, etc…? C’est dans le recueillement et le silence que je m’approche des âmes et leur parle. Notre intimité a besoin de silence et le silence protège notre amour. Dans le silence de ta petite âme nous pouvons nous reposer. Se comprendre par le silence est si facile. Un seul regard d’amour suffit, pas besoin de grands mots. »
Jeudi, le 12 septembre 1963
– Mimi : « Que je suis heureuse! Fête du Saint Nom de Marie! Bonne fête ma douce Maman!
Tu sais mon Bien-Aimé comme je désirais fêter notre Maman! Si tu le voulais je pourrais lui offrir ma communion et mon amour. C’est tout ce que j’ai à lui offrir, mais mon directeur ne peut pas venir. Si tu veux mon Bien-Aimé, tu es capable d’aller le chercher. Je désire tant faire quelque chose pour notre Maman pour la remercier de son amour, de sa protection toute spéciale pour moi. »
Avec patience, j’attendais. Pas de téléphone. 8 :10 heures.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, vite, hâte-toi d’allumer les cierges, ton directeur s’en vient. »
– Mimi : « Quelle surprise! Merci mon Bien-Aimé. »
Mon directeur ne peut s’expliquer comment il est venu! C’est seulement au bas de l’escalier qu’il réalisa ce qui se passait.
– Marie : « Ma chère petite fille, merci à ton directeur. Est-ce qu’une Mère ne peut pas donner la main à son enfant et le conduire là où elle veut? J’étais si touchée de ta demande. C’était le plus beau présent que tu pouvais m’offrir.
Oui, recevoir les hommages de la Sainte Trinité présente en ta petite âme, dans l’âme de ma petite fille, la plus petite que j’entoure de mon amour en attendant de la bercer entre mes bras pour son dernier sommeil. Tu sais je serai avec toi toujours surtout durant le beau triduum d’amour que vous préparez où tu seras avec mon divin Fils sur la croix comme la semaine dernière. »
– Mimi : « Tu sais, ma douce Maman je n’étais pas très forte d’être seule durant cette épreuve! »
– Marie : « Ma chère petite fille demain tu auras de l’aide de ton directeur et de W… Cette visite est un travail d’équipe pour C… et P.M. Nous attendons beaucoup de cette réunion dans l’amour pur et la souffrance. Si nous sommes venus ce matin d’une manière spéciale c’est pour te renforcir et t’aider. Merci de cette belle journée au service de ton prochain, accomplie en silence par amour pour nous. »
Vendredi, le 13 septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée le beau triduum de souffrances commence aujourd’hui. Tu recevras beaucoup d’aide de ton directeur et de notre chère petite hostie d’amour W… Ce voyage sera pour elle très important dans sa vie. Et nous, nous l’acceptons avec joie dans notre barque d’amour. Elle est si petite, ce n’est pas elle qui fera verser la barque. Elle est bien fixée. C… aura aussi son tour prochain.
Ce que vous avez offert tous les trois cet après-midi était spécialement pour C…et pour P.M…, les âmes, beaucoup d’âmes. Nous étions si heureux! Votre générosité à tout offrir par amour a dépassé nos espérances. Toi, ma Bien-Aimée tu passeras une dure épreuve. Malgré l’épuisement de ton directeur il a été généreux jusqu’au bout. La présence de notre chère petite hostie d’amour W… est d’un grand secours, car sans son aide, cette épreuve aurait duré plus longtemps. Demain, vous aurez une plus forte épreuve. Soyez sans crainte je serai avec vous d’une manière spéciale. Ma Bien-Aimée je veux plus. Nous avons tellement besoin de plus. Nous avons besoin d’être consolés. Plus vous acceptez avec amour, plus vous avez de souffrances et plus nous sommes en vous. Vous travaillez si bien ensemble la main dans la main, tous unis par le même idéal, celui de nous servir par un amour pur, de nous aimer jusqu’au don total. Mes chers petits enfants, vous comprenez si bien notre idéal. Oui, continuez à nous aimer dans la souffrance. Si vous pouviez voir le nombre d’âmes que vous avez aidées et sauvées. Le mérite est partagé comme la souffrance, mais dites-vous bien tous les trois que votre amour est le même, puisqu’il est offert par amour. Ma chère petite hostie d’amour ton ennemi rage de la visite de W… et nous, nous nous en réjouissons. Notre belle équipe d’amour travaille si bien. Profitez bien de ces heures de bonheur. »
Samedi, le 14 septembre 1963
– Mimi : « Je suis si heureuse, c’est notre belle fête, l’Exaltation de la Sainte Croix. Nous commençons notre beau triduum d’amour. J’ai eu le grand bonheur de vous recevoir. Ma chère petite sœur W… était près de moi. J’étais attristée de ne pas avoir C… avec nous, mais j’ai confiance, nous aurons encore le bonheur de nous réunir dans ta demeure. Tu sais mon Bien-Aimé, tu me l’as promis! »
– Jésus : « Ma chère petite épouse si tu savais tout le trésor que vous avez accumulé pour nous et les âmes. L’équipe s’enrichit de plus en plus. N’est-ce pas que nous avons fêté notre fête dans l’amour et la souffrance. Par une grâce spéciale, et la délicatesse de notre Père, avec moi, tu as été exaltée sur notre croix durant cette dure épreuve. J’ai placé sur ta tête ma plus belle couronne, c’est-à-dire, notre couronne d’épines. J’étais si fier de toi! Comme nous étions consolés! Tu sais élever une petite âme sur ma croix est le plus beau témoignage d’amour que je lui donne!
N’est-ce pas que les yeux fixés vers le petit crucifix bleu tu te rappelais de beaux souvenirs? C’est pour cela que tu étais plus forte durant cette longue tentation. Les prières de notre cher représentant ont touché notre cœur et aidé notre chère petite W… à mieux comprendre son vœu d’amour. Oui, accepter par parole est bien, mais accepter et vivre par action est beaucoup mieux. Cela demande beaucoup d’amour, par le silence, le détachement de tout, même du plus petit tout. Durant les épreuves un seul regard d’amour vers nous ouvre toute grande l’horizon de ma miséricorde. La souffrance m’attire. Je me dépouille de tout pour combler l’âme qui est sincère et qui est docile aux inspirations de l’Esprit d’amour.
Ma chère petite hostie d’amour, n’est-ce pas que je donne tout? Tu en sais quelque chose, ma croix est maintenant notre croix, ma couronne d’épines est aussi à toi et même je m’en sers pour orner ta petite tête, de quoi déjà ?... Ma Bien-Aimée, n’est-ce pas que j’ai aussi le droit de rire? Ton ennemi est amusant, n’est-ce pas? Vous avez eu du plaisir durant la grande tentation? Moi-même je riais de vous voir. »
Dimanche, le 15 septembre 1963
Fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît. Depuis hier que mon ennemi est près de moi. Ma douce Maman du ciel viens à mon secours, s’il vous plaît. En ce beau jour de fête j’unis mes petites souffrances aux tiennes. Toi aussi tu as été exaltée avec la croix de ton divin Fils. Comme tu devais avoir le cœur broyé par la douleur en regardant ton Jésus souffrir et mourir par amour des âmes. Sa douleur était la tienne, sa mort a été ta force, ta consolation parce que tout a été consumé par amour. Ma douce Maman, Médiatrice de toutes grâces, merci de ton amour pour moi, merci d’avoir accepté de souffrir pour moi, merci de tes larmes qui ont mérité un regard de bonté, de miséricorde sur mon âme, merci de ton assistance toute spéciale durant les grandes tentations.
Ô Vierge Immaculée, apprends-moi, s’il vous plaît à garder le silence durant les épreuves, à augmenter ce désir de vous imiter en acceptant tout par amour et en redisant à chaque jour le Fiat. Maman demande pour moi toutes les grâces dont j’ai besoin pour le plus grand bien de mon âme et aussi toutes celles que je ne pense pas à te demander. Non seulement je désire imiter tes vertus mais je veux les pratiquer avec toi. Ô ma douce Maman du ciel je voudrais avoir une âme pure, confiante, être un porte-Dieu vivant comme toi, je voudrais avoir un cœur charitable, prêt à se donner à chaque instant par amour, je voudrais être humble dans toutes mes pensées, mes désirs, mes actions, je voudrais être docile à l’Esprit Saint et que sous sa conduite je marche sans cesse vers Dieu. »
– Jésus : « Merci mes chers petits enfants J…, W…, G…, ma divine Mère était si heureuse et consolée de n’être pas seule à souffrir. Un jour vous retrouverez cette belle réunion de notre équipe d’amour. Merci d’avoir passé une heure à nous consoler. C’est avec amour, tendresse que nous vous regardions. Quel privilège vous avez eu de consoler un Dieu sur sa croix et de partager les souffrances de votre Mère du ciel. »
Lundi, le 16 septembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de nous avoir aidés à faire ce triduum. Merci pour toutes les grâces surtout pour toutes les souffrances. Merci de ton amour durant cette épreuve. Merci de nous accepter pour coopérer au salut des âmes. Mon Bien-Aimé es-tu content de nous, de notre travail d’équipe? »
– Satan : « Ma chère petite fille c’est moi qui suis heureux. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une détente pareille. Ton Dieu le dit lui-même que je suis amusant, et de plus il a ri de bon cœur en vous voyant agir. Pauvre petite W… qui croyait donner un grand effort et ne dépensait que des sueurs. Que pouvait-elle faire de plus avec ses petites mains molles douces comme de la laine d’agneau. C’est pour cela que j’ai fait allusion aux mitaines. Nous aurions dû chanter : « Le voici l’Agneau si doux. » Elle est si faible et pourtant elle prétend avoir de la force. « Faites de moi ce que vous voudrez », et une simple petite égratignure la fait souffrir. J’ai assez hâte que C… vienne. Là nous allons rire à notre goût! La grosse C… avec sa figure de bébé… ce n’est pas les mains molles qu’elle aura, mais les jambes. Elle a besoin de se renforcir assez vite. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse vois-tu ce que c’est que l’orgueil? Ton ennemi pense que je le trouve amusant! Cela m’amusait de le voir agir. Il ne savait plus que faire. Il a tout essayé… En vous faisant rire, cela vous empêchait d’offrir, de prier, mais soyez sans crainte tout a été accepté et appliqué aux âmes, beaucoup d’âmes. Même les quelques moments de rire ont ajouté une note gaie afin que vous gardiez ce souvenir dans vos heures de lassitude. Ton directeur est très habile pour se rappeler certains faits… « Mademoiselle »… etc.
Encore une fois merci mes chers petits enfants que nous aimons tant. Merci de votre amour et de votre aide. Gardez bien cette paix intérieure, et cette joie extérieure. Faites rayonner l’amour dans les âmes pour nous glorifier. »
Mardi, le 17 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, après quelques jours de répit la situation redevient la même. Tu as bien raison de me faire prendre le sentier du silence. Je t’en supplie, aide-moi, s’il vous plaît. Tu me demandes d’être très habile pour cacher ma souffrance. Donne-moi le courage de sourire. Si je m’écoutais je ferais une grimace. Je suis rendue à bout, je pourrais seulement pleurer! »
– Jésus : « Ma chère petite épouse viens près de moi. Je ne te défends pas de pleurer tes fautes. Pense à nous, à ton directeur, à ma divine Mère et moi qui avons tant pleuré à cause de toi! Ma Bien-Aimée lorsque tu me reçois, est-ce une grimace que tu me ferais? Non, n’est-ce pas? Alors offre ton sourire quand même comme si c’était moi parce que je suis là. Plus tu souffres, plus ton sourire est beau et a de la valeur surtout s’il est accompagné de tes larmes qui brillent comme des perles d’amour. »
– Satan : « Ma chère petite fille regarde comme ton Dieu se moque de toi. Il se réjouit de tes larmes, de ta souffrance, « Venez tous à moi, vous qui souffrez », et il ne te donne même pas la chance de te plaindre un peu. Combien de fois il te dit : « Viens te reposer » et il t’accable d’épreuves. Il t’oblige à écrire. C’est une corvée pour toi. Je me demande ce que va dire l’Esprit Saint lorsque tu seras jugée sur tes cahiers de notes remplis de faussetés, de mensonges. Tu compromets l’intimité de ton Dieu avec toi et le tourne en ridicule. Dans ton orgueil tu parles pour lui, tu penses pour eux, la Sainte Trinité, la Vierge, etc. Crois-tu que l’Esprit Saint t’inspire à écrire tous ces mensonges? Si tu savais le nombre d’âmes que tu vas perdre par tes écrits et à l’heure actuelle quelques-unes sont troublées.
Elles ne voient en lui qu’un Dieu sévère qui surveille tout et ne passe rien, même pas l’ombre d’un manquement et qui place son représentant pour corriger. »
Grande tentation de tout détruire.
– Mimi : « Mon Dieu aide-moi, s’il vous plaît, à retrouver la paix. »
Mercredi, le 18 septembre 1963
– Mimi : « Merci de venir m’aider. J’ai tellement besoin de force physique et morale. Lorsque j’ai le bonheur de vous recevoir je suis plus forte! Tu sais mon Bien-Aimé, après le vœu d’immolation, je croyais que tout était complet, mais passer par le sentier du silence, tout accepter sans rien dire, cela est très difficile dans la situation présente, mais avec toi, je suis certaine que tout va s’arranger. Je m’incline avec amour devant ta Sainte Volonté, mais je t’en supplie, aide-moi, s’il vous plaît. Je suis si faible. Je suis si prompte à répondre et si lente à tout offrir. Il me faut lutter, me surveiller continuellement pour bien accepter ce que tu me demandes. Heureusement que nous vivons dans une grande intimité! Autrement je ne sais pas ce que je ferais! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, l’immolation n’était pas la fin de tes épreuves, mais être mon esclave d’amour, immolée sur la croix, et de plus fixée par le silence, voilà bien le chemin que doit prendre une victime d’amour. Oui, venir vers nous avec sa croix en gardant le silence par amour. Ma Bien-Aimée je ne te défends pas de me parler. J’ai besoin que tu me parles! Ne l’oublie pas c’est par une grâce spéciale que tu passes cette dure épreuve, mais combien méritoire.
Merci à ton directeur du beau geste, et à W… de son attention pour notre petit instrument. Tous les trois vous avez pratiqué la charité parfaitement, votre délicatesse me touchait, car j’étais là à vous voir agir. Personne ne pouvait savoir la lutte que vous aviez à faire pour répondre oui avec amour dans la situation présente, je devrais dire notre situation parce que voulue et permise par notre Père.
Oui, vous ne pouvez jamais vous faire une idée de tout ce que vous allez accumuler de mérites pour les âmes mais surtout, pour nous, pour nous glorifier. Tout accepter par amour, voilà ce qui nous console le plus. »
Jeudi, le 19 septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je te demande plus aujourd’hui. Viens près de moi pour me consoler. Si tu savais tout le bonheur que vous nous avez donné par votre beau travail d’équipe chaque membre a sa place. Il y a longtemps que nous attendions ce jour! Vous nous avez comblés par vos souffrances et votre amour pour les âmes. Je sais ma Bien-Aimée que la lutte a été dure. Tu avais affaire à sept ennemis différents : un orgueilleux, un hypocrite, un menteur, un blasphémateur, un expert en souffrances physiques, un tentateur habile et pour finir un comédien très spirituel. Mais par son sacerdoce ton directeur a pu les vaincre tous et par la présence de notre Mère, l’appui de notre Père et de l’Esprit Saint, par notre puissance et l’aide de notre bon ami saint Michel, avec nous vous avez remporté une grande victoire.
Qu’est-ce que c’est que quelques heures de souffrances pour sauver beaucoup d’âmes, pour nous consoler? Si les âmes voulaient faire un effort pour comprendre la valeur de la souffrance. Il y a des âmes généreuses qui veulent bien nous servir, mais ne pas souffrir. Combien nous disent : « Mon Dieu je vous aime et j’accepte tout. » Et quand nous voulons répondre à cet amour en arrivant avec la croix, elles détournent la tête. Pauvres âmes elles veulent nous aimer et nous servir avec leur amour, un amour mesquin, égoïste, et par leur orgueil, leur vanité spirituelle, elles croient posséder toutes les vertus et avec un air satisfait elles disent qu’elles marchent vers Dieu. Il y en a même qui comptent leurs petits pas. Te souviens-tu de la petite fille qui voulait faire de grands pas, et qui tombait parce qu’elle était trop petite, trop faible?
Oui, ces pauvres âmes viennent vers nous mais pas par le bon chemin. Notre chemin est un chemin étroit rempli d’amour, de souffrances et de croix. C’est le seul qui conduit directement à la Maison de notre Père et que j’ai choisi par amour. Combien d’âmes me suivent avec leur croix, leur amour? »
Vendredi, le 20 septembre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu, encore une journée avec vous pour vous servir, mais surtout pour vous aimer! Ô douce patience, venez me visiter! Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît, je suis rendue à bout d’être bousculée. Tu le sais, sans toi je ne puis rien. Je t’en supplie, je ne veux pas te perdre ni perdre la grâce que tu me donnes d’accepter tout par amour. J’ai confiance en toi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je sais ce qui se passe en toi, c’est bien normal. Pourtant tu sais bien combien ton ennemi te déteste, te méprise. Il est jaloux de toi, il est furieux contre nous et ton directeur et de nos deux petites sœurs, W…, C…, que nous aimons tant. Sa haine pour notre cher apôtre augmente tous les jours. L’équipe nous console. Tous les membres sont bien fidèles et actifs. Maintenant que notre chère petite W… est dans notre barque d’amour ensemble redoublons d’efforts pour aller chercher notre chère petite C… que nous aimons tant. Ma Bien-Aimée c’est le temps le plus précieux pour toi et si je ne t’éprouvais à chaque jour tu te croirais abandonnée, délaissée par moi. N’est-ce pas que je te connais bien et je connais surtout ton petit cœur qui a une réserve surprenante d’amour et qui n’est jamais satisfait tant qu’il n’a pas tout donné? Humainement, lorsque tu verses des larmes devant tant de croix, intérieurement tu es heureuse! Par une grâce spéciale, tu as compris ma miséricorde, mon amour, mon intimité dans ton âme. Voilà les trois éléments les plus importants dans la vie spirituelle et la base doit être l’amour, l’humilité, la confiance. L’âme qui veut venir vers nous, marcher dans le chemin de la vie spirituelle et qui n’a pas l’une ou l’autre de ces vertus risque beaucoup de se tromper.
Sans doute, elle marchera peut-être vers nous mais avec un voile devant les yeux au lieu de marcher d’un pas rapide, l’âme en paix, le cœur léger, l’esprit libre, les yeux ouverts à la clarté divine et l’âme qui comprend et accepte de vivre la vie spirituelle de cette manière est le plus beau chef-d’œuvre sorti des mains de Dieu. »
Samedi, le 21 septembre 1963
– Mimi : « Je suis si heureuse près de toi! Merci d’être venue ô Trinité Sainte! J’ai tellement besoin de votre aide pour continuer ma route vers vous. Mon ennemi est de plus en plus près de moi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée peu importe que ton ennemi soit près de toi. Moi je suis en toi pour toujours. Nous sommes si bien dans ta petite âme, notre demeure permanente. Tu te sens faible? Puise dans le don de la force. Combien d’âmes ne pensent même pas à profiter des dons de notre Esprit d’amour. Oui, nous avons déposé ces dons dans les âmes afin de les aider, de les fortifier. Si les âmes demandaient à l’Esprit Saint de les éclairer. Si elles étaient soumises, dociles sous l’action de la grâce, ces âmes marcheraient sans crainte, avec confiance vers un bonheur sans fin, c’est-à-dire vers nous qui sommes leur fin. Les âmes doivent faire fructifier les dons reçus aussi bien que les talents. Elles seront jugées sur leur négligence, leur indifférence envers nous. Il y a des âmes qui veulent nous aimer sans coopérer avec l’Esprit Saint. Que peuvent-elles avec leurs petits moyens humains, leur petite science que nous leur donnons par pure bonté. Parmi mes âmes consacrées beaucoup recherchent les honneurs, les titres. Elles ne peuvent même pas obtenir une maîtrise sur leurs défauts, ces âmes travaillent ferme, s’imposent de gros sacrifices pour recevoir un degré de plus. Si encore c’était un degré de plus d’amour, d’humilité pour notre plus grande gloire. Tu sais ma Bien-Aimée c’est une science très avancée que de comprendre notre intimité, de la vivre; et pour la développer il faut sans cesse l’aide de l’Esprit Saint et avoir assez d’humilité pour reconnaître son impuissance et son manque de confiance. Oui il faut toujours demander notre aide dans tout.
Pour comprendre notre amour, notre intimité l’âme n’a pas besoin de tant de science, seuls l’amour, l’humilité, la confiance en nous c’est suffisant. Ma Bien-Aimée est-ce que ton ignorance nous empêche de te parler, de t’aimer, de vivre en une parfaite intimité? Je ne condamne pas ceux qui veulent se perfectionner dans tous les domaines, mais bien souvent ces âmes se recherchent avant de nous rechercher. »
Dimanche, le 22 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai le cœur bien gros. Laisse-moi pleurer sur ton épaule, je m’ennuie tellement de toi! Ce matin je méditais sur ma pauvre vie mais je regardais avec quel soin tu as protégé cette vie, avec quel amour tu as pris possession de ma petite âme. Tu l’as fortifiée par les sacrements, tu l’as nourrie de ton amour et encore aujourd’hui tu ne cesses de me combler par les épreuves, les souffrances physiques et morales et par le don royal de la croix. Que puis-je désirer de plus sur cette terre? Par notre intimité nous ne sommes plus qu’un, par notre intimité notre amour grandit de jour en jour. Tu sais mon Bien-Aimé je sens ta présence en moi physiquement et moralement. Seul l’amour divin peut produire cet effet dans mon âme. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée c’est bien cela, le lien qui nous unit est si fort, si puissant et personne ne peut rompre ce lien. C’est notre amour qui le tient. Par une grâce spéciale de miséricorde tu es rivée à mon divin Cœur et fixée à ma croix pour toujours. Tu sais ma chère petite hostie d’amour le temps présent est le temps le plus précieux pour nous et pour toi. Les croix, l’immolation n’est rien à comparer à notre bonheur futur où notre union sera parfaite et notre amour sans fin. Viens ma Bien-Aimée ne pleure pas, reprends courage, appuie ta petite tête sur mon divin Cœur qui t’aime tant. Regarde-moi sur notre cher petit crucifix et dis-toi bien ceci : « Dans le moment je suis fixée sur notre croix avec lui mon Époux, mon Dieu et bientôt je serai avec lui pour toujours. » Tu as tant d’âmes qui attendent encore l’aumône de tes souffrances, je devrais dire de nos souffrances pour glorifier notre Père.
L’Église a un besoin urgent de souffrances, de sacrifices, de prières et les petites âmes victimes sont sa force, sa consolation, son appui. Tu sais le Concile œcuménique va reprendre. Je compte sur toi pour m’aider. Avec l’équipe nous allons travailler pour obtenir la paix dans le monde et pour le succès du Concile afin que l’Esprit Saint pénètre dans toutes les âmes pour déposer en elles notre amour, notre charité et l’humilité de la Vierge Immaculée. Le Concile œcuménique sera notre Pentecôte d’amour. »
Lundi, le 23 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé merci, avec toi en moi je suis plus forte. Ô Trinité Sainte aidez-moi, s’il vous plaît, à bien remplir ma journée par un travail d’amour pur. Comme il me faut beaucoup de patience et surtout beaucoup de charité, d’amour! Mon Bien-Aimé aide-moi à garder le silence dans notre situation. Pourtant mon Bien-Aimé cela serait si facile pour toi de tout arranger. »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée cela serait facile pour moi de tout arranger, de mettre de l’ordre, de la paix dans notre demeure, mais comme toi, je dois me soumettre à la Sainte Volonté de mon Père. Moi aussi je souffre avec vous, ton directeur et toi êtes généreux de tout offrir par amour! Tu sais dans le sentier du silence cela demande beaucoup d’attention et d’amour. Par ton vœu d’immolation tu coopères avec moi au salut des âmes. Nous sommes très heureux. N’est-ce pas que tu comprends ce que nous voulons de toi? Ne l’oublie pas tu vas à l’école de l’Esprit Saint et ton directeur est un professeur très éclairé parce qu’il marche sous notre conduite. Il a toujours été obéissant à la parole de Dieu. Il a répondu oui à la grâce pour diriger ta petite âme vers nous. Il a eu une tâche très délicate, une mission à remplir pour nous. Avec amour et générosité il a tout accepté sans jamais calculer. Ensemble remercions notre Père pour tout son amour. »
– Mimi : « Merci mon Dieu, avec ton divin Fils, mon Bien-Aimé, je t’adore présent en mon âme, je me prosterne devant ta majesté divine pour t’aimer, te servir, te consoler. Oui, je veux t’aimer avec l’amour de ton divin Fils, je veux te servir comme ma douce Maman du ciel, je veux te consoler comme l’Esprit d’amour.
Mon Dieu accorde-moi s’il vous plaît la grâce de t’aimer de plus en plus, de te servir par un amour pur. Toi seul peux me purifier, me sanctifier. J’ai confiance en toi. Je m’abandonne entre tes bras. Fais de moi ce que tu voudras. Je me défie tellement de moi et je me fie à toi, ô bonté, ô Amour infini, mon Père que j’aime tant. »
Mardi, le 24 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé réchauffe-moi, j’ai tellement froid que je ne puis tenir ma plume pour écrire! Tu sais ce n’est pas drôle d’avoir une jambe de cadavre dans un corps vivant! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, pense à moi dans ma crèche et au froid que j’ai enduré par amour pour toi! Ce n’était pas drôle de voir ton petit cœur si affectueux devenir si froid en ma présence, et malgré tout je n’ai jamais cessé de t’aimer, de te désirer comme ma petite épouse! Après ce que je viens de te dire, as-tu chaud? »
– Mimi : « Pour le moment j’ai chaud, même très chaud! Je t’offre tout par amour, mais toi mon Bien-Aimé tu avais notre douce Maman pour te réchauffer, puis dans la crèche il y avait l’âne et le bœuf qui étaient d’un grand secours, tandis que moi je n’ai que la tête d’âne près de moi. »
– Jésus : « Voyons ma Bien-Aimée, de qui parles-tu ? Est-ce de toi ou de l’autre ? Si c’est de toi, tu as raison. Rappelle-toi, tu as déjà été têtue et si c’est de l’autre, tu as tort, c’est notre instrument. Ne l’oublie pas par ton vœu d’immolation tu acceptes tout par amour et en silence. Ne pleure pas ma Bien-Aimée. Si je te fais des reproches c’est pour t’empêcher de manquer à la charité et ainsi perdre la grâce spéciale que tu as en ce moment pour endurer la dure épreuve que vous avez. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne comprends pas. Tu me dis que je suis ton petit instrument et j’ai tort, l’autre est aussi ton instrument, elle a raison dans tout?»
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, je me sers de toi comme instrument pour te faire travailler avec moi par la souffrance, l’amour, le don total. L’autre je m’en sers aussi comme instrument pour te faire mériter. Avec elle tu as tellement d’occasions de tout offrir par amour. Maintenant je ne prétends pas qu’elle a raison dans tout. Pour le moment ce qui importe le plus c’est de tout offrir par amour afin de ne rien perdre. Pour l’autre, le temps n’est pas loin où la lumière se fera. Ayez confiance je suis toujours avec vous pour vous aimer, vous aider, vous consoler. »
Mercredi, le 25 septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est à moi de te remercier de me donner asile dans ta petite âme. »
– Mimi : « Mais mon Bien-Aimé tu le sais bien la porte est toujours ouverte pour vous recevoir, ma petite âme est votre demeure. »
– Jésus : « Je le sais ma chère petite épouse, mais j’avais besoin de me l’entendre dire. En effet ta chère petite âme est bien notre demeure où nous nous reposons. Nous sommes si heureux de nous sentir aimés, désirés, glorifiés, consolés. Tout ce que nous désirons de plus est de te voir enfin avec nous pour toujours. Si nous pensions à nous, nous viendrions te chercher à l’instant et si nous pensons aux âmes, il faut attendre encore quelque temps. Tu sais ma Bien-Aimée mon amour ne peut être partagé. Si je pense à notre amour, à notre union parfaite, si je ne pense rien qu’à toi, en te voyant je ne puis m’empêcher de penser aux âmes, beaucoup d’âmes qui attendent de l’aide. Si je ferme les yeux sur notre amour et regarde les besoins des âmes je ne puis m’empêcher de te voir en elles et notre amour est toujours vainqueur. Et c’est avec amour et respect que je m’incline devant la Sainte Volonté de notre Père. Ne crois pas que je viendrai te chercher comme un voleur! Non, ma Bien-Aimée je viendrai te chercher comme un Époux, j’avancerai vers toi d’un pas si léger et devant toute ma gloire. Tu seras émue, confondue, tu sentiras ta petitesse en face de la Majesté divine. Sois sans crainte je serai avec toi. Nous marcherons la main dans la main vers notre demeure, chez notre Père où notre union sera parfaite, où notre bonheur sera sans fin.
Ma Bien-Aimée médite bien ceci : au moment de notre rencontre ce n’est pas un Dieu crucifié que tu vas voir, mais un Dieu glorifié. Tu n’auras plus cette crainte de me perdre, tu me posséderas pour toujours. Oui, ma Bien-Aimée notre amour triomphera pour la plus grande gloire de notre Père. Dans tes heures sombres pense à cela, à notre amour, à notre bonheur futur pour toujours. »
Jeudi, le 26 septembre 1963
Fête des Saints Martyrs Canadiens.
– Mimi : « Accorde-moi la grâce de tout accepter par amour afin que Dieu soit glorifié!
Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée. Sans toi je n’aurais pas pu faire ce travail épuisant pour mon prochain. Tu le sais j’ai tout accepté par amour pour toi. Je suis si heureuse. »
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, je voulais plus pour les âmes. Humainement tu étais épuisée mais ta joie intérieure était plus grande que ta fatigue. Rendre les autres heureux, donner sans calculer son amour, son temps, sa santé. Tu as travaillé avec un amour pur, ton esprit était fixé vers nous. N’est-ce pas que tu as fait des personnes heureuses ? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne sais pas si ces personnes étaient heureuses mais tout ce que je veux c’est de vous faire plaisir pour vous consoler et vous témoigner toute ma gratitude. Merci de votre amour infini, merci de votre miséricorde infinie. Après tant de marques d’amour je ne puis rien vous refuser. Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît à ne pas perdre la grâce spéciale que j’ai en ce moment. J’en ai tant besoin. Il faudrait être un ange de la patience pour endurer la situation présente. Avec toi, mon Bien-Aimé, je m’incline devant la Sainte Volonté de notre Père et je m’abandonne avec confiance entre tes bras puissants. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour tu sais, parfois pour encourager les âmes à mieux faire, notre Père couronne dès ici-bas leurs efforts. N’est-ce pas qu’aujourd’hui, ta croix était légère, elle avait des ailes! Tu n’en sentais même pas la lourdeur, pourquoi ? Parce que ton idéal était de nous donner plus. Ton esprit était tourné vers nous et ton cœur vers le prochain, et l’amour était le trait d’union. Vois-tu ce que c’est que de s’oublier, de pratiquer la charité dans un amour pur ? Ton ennemi rageait de nous voir agir en toi. »
Vendredi, le 27 septembre 1963
– Mimi ; « Mon Bien-Aimé c’est près de toi que je viens me réfugier. J’ai tellement besoin de toi. Je te demande pardon. Je reconnais que je t’ai fait de la peine en agissant ainsi envers ma compagne. À quoi m’a servi de lui dire que tout était cher ? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée en effet j’ai eu le cœur bien gros. Regardons ensemble la situation. Pourquoi lui dire que tout était cher alors que c’est notre argent distribué par notre représentant? Hier tu étais si heureuse d’avoir coopéré pour donner du bonheur à celles qui ne font rien pour toi. Crois-tu qu’en agissant ainsi tu as procuré de la joie en lui faisant cette remarque ? Est-ce que le seul fait d’avoir dit cela a changé notre situation ? Surveille bien tes paroles, il ne faudrait pas faire souffrir notre instrument mais la faire sourire. Elle a un cœur et du cœur. Tu sais ma Bien-Aimée par ton vœu d’immolation, le silence est compris.
Lorsque ton directeur demande dans la belle prière du don total, « le détachement du monde et d’elle-même », cela comprend le détachement de tes paroles, des remarques que tu pourrais faire même si tu as raison. Offre-moi ton silence par amour. En faisant cela tu m’offres plus d’amour. Qu’est-ce que la valeur d’une parole à comparer à un silence offert par amour ? Quand tu seras tentée de trop parler, pense à moi, pense à mon silence devant tes péchés, devant tes manquements, devant tes imperfections, devant tes défauts, pense à moi qui t’aime tant et fais un acte de foi et parle-moi, dis-moi tes misères, ta peine. Je suis toujours là en toi pour t’aider. Nous sommes plus qu’un. Je te suis comme une ombre, mais je ne veux pas qu’il y ait une ombre entre nous. Mes chers enfants soyez patients et confiants. Je serai avec vous toujours. Offrez tout par amour.
Si ton directeur avait parlé cet après-midi, il aurait changé de place dans notre barque d’amour. Mais son silence a été plus méritoire. Nous étions si heureux et lui aussi était heureux de tout offrir par amour. Notre heure va bientôt sonner. »
Samedi, le 28 septembre 1963
– Mimi : « Merci d’être venu ce matin. J’ai tellement besoin de toi, de force physique et morale pour tout accepter. Mon Bien-Aimé avec toi je peux tout. »
Bon voilà que ton instrument décide de nettoyer les tuyaux.
Je ne me sens pas la force. Je suis épuisée avant de commencer. Près de mon Bien-Aimé je pleurais.
– Mimi : « Si c’est ta Sainte Volonté, j’accepte avec amour, mais donne-moi la force. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, pleure près de moi. Je sais que c’est très dur. Reprends courage, pense à moi qui t’aime. »
Nous commençons, je n’ai pas la force de tenir. Les douleurs physiques augmentent. Je dis à notre instrument : « Je n’en peux plus. » Elle me répond : « Il faut toujours faire son possible, aide-toi, le ciel t’aidera. » Puis, elle riait de me voir pleurer. Après deux heures de travail j’ai pu avoir de l’aide de trois hommes. Mais aucun ne pouvait vider les tuyaux. La suie était assez épaisse, et une odeur très forte se dégageait. Ils ne pouvaient respirer, ils toussaient, mouchaient, crachaient. Ils étaient d’accord pour ne pas les nettoyer.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, offre-moi plus, c’est toi qui vas les nettoyer, eux vont les remettre en place. »
Il y en avait quarante-cinq feuilles. Les autres riaient de me voir faire. J’étais rendue à bout.
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, reconnais-tu notre action en toi ? Notre force, notre puissance ? Trois hommes forts en santé n’ont pu faire le nettoyage, enlever la suie et c’est toi qui as fait le plus dur de l’ouvrage. Ma Bien-Aimée, je souffrais avec toi, je voyais dans quelle condition tu travaillais. Même des reproches parce que tu t’étais coupée. Humainement ce n’est presque pas croyable ce que tu as passé cet après-midi et ce soir.
Malgré tout ce que tu as souffert ce n’est rien à comparer à ce que j’ai enduré par amour pour toi. Ta petite âme a déjà été bien sale et ton directeur n’a pas craint de se salir pour aller la chercher. »
Dimanche, le 29 septembre 1963
Fête de Saint Michel, mon grand ami. Mon directeur est venu m’apporter mon Bien-Aimé.
– Mimi : « Je suis si heureuse d’être avec vous, ô Trinité Sainte. Nous avons commencé hier un triduum en honneur de notre grand ami, saint Michel, notre protecteur visible et invisible.
Ô saint Michel je te souhaite bonne fête, et merci de ton assistance dans tous mes besoins. Merci de ta protection toute spéciale dans les grandes tentations. Protège-moi toujours contre mes ennemis spirituels et temporels. Je t’en supplie, reste près de moi à l’heure de ma mort afin d’éloigner mon ennemi si redoutable. Merci d’accompagner mon directeur lorsqu’il vient me faire communier. Ta protection de tous les instants nous aide à lutter sans cesse.»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée nous sommes heureux d’être rendus chez nous. C’est avec peine que ton directeur pouvait marcher. Son grand cœur, son amour pour nous sont plus forts que ses forces physiques. Nous sommes si consolés de vous voir agir avec amour et générosité pour nous et les âmes, pour l’Église. Le Concile reprend aujourd’hui, tu sais ce que cela veut dire! Merci ma chère petite hostie d’amour de tout accepter. Nous avions bien raison de te mettre à l’école de l’amour sous la direction de notre cher représentant. Sa belle vie sacerdotale a toujours été de tout nous offrir par amour. Son humilité, sa charité, sa générosité ont été son idéal qui était aussi le nôtre. Merci mes chers enfants, vous nous consolez tellement. Nous avons besoin de plus pour les âmes; les retraites vont commencer!
Merci d’avoir remercié notre instrument et d’avoir été t’excuser en lui demandant pardon. Elle a beaucoup travaillé pour te faire mériter. Tout a été accepté, même tes larmes. Le calice était si plein, pauvre petite victime d’amour, ma Bien-Aimée que j’aime tant. »
Lundi, le 30 septembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de nous avoir aidés à faire ce triduum en l’honneur de notre grand ami et protecteur saint Michel. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est nous qui vous remercions. Que pouvons-nous vous demander de plus? Votre amour pour nous, nous console et votre souffrance nous réjouit et par l’acceptation amoureuse de votre croix, vous nous glorifiez. Merci de ton silence, de ton travail pour les âmes. Tu sais l’Église a tellement besoin d’un renouveau, d’une purification. L’humilité, la charité n’ont pas toujours été observées et pratiquées. Ce n’est pas avec de l’orgueil, de la vanité spirituelle que l’on peut enseigner ma doctrine qui est en premier lieu l’amour, l’humilité, la charité, la souffrance, la conformité à Dieu notre Père. On ne prêchera jamais trop sur l’amour, sur notre amour miséricordieux pour tous sans exception. Notre amour est si puissant avec les humbles, si fort avec les pauvres, les malades, eux qui souffrent dans leur âme, dans leur corps!
Tu sais ma Bien-Aimée, parmi mes âmes consacrées beaucoup ne comprennent pas notre amour. Elles sont préoccupées à renseigner, à se documenter sur certains faits de l’Église. Elles veulent améliorer la structure de la communauté des chrétiens. Ces âmes passent en revue l’Évangile. Crois-tu que mes apôtres cherchaient à enrichir leur science? Non, près de moi ils cherchaient à comprendre mon amour, ils voulaient saisir le vrai sens de notre amour. Après la venue de l’Esprit Saint, de l’Esprit d’amour et de vérité, ils ont compris sans chercher à en savoir plus, ils étaient sincères, ils ne mettaient aucun obstacle à l’Esprit Saint et correspondaient à la grâce en vivant dans une grande humilité et dans l’abandon total.
Prie beaucoup et offre-toi pour que le Concile œcuménique soit notre Pentecôte d’amour, afin que notre Esprit et notre Amour pénètrent dans toutes les âmes. »
Mardi, le 1er octobre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour ton amour. »
– Jésus : « Aujourd’hui, c’est à nous de vous remercier de votre amour. Oui, ma Bien-Aimée n’est-ce pas que nous sommes bien dans notre barque d’amour. Tenez-vous bien, nous sommes au large dans l’océan infini de la miséricorde. Nous nous préparons à aller chercher notre chère petite hostie d’amour C… Pour payer ce beau voyage notre chère petite hostie d’amour W… fera encore un travail d’équipe. Vous mes chers petits enfants que nous aimons tant, continuez à tout nous offrir. Si vous saviez comme votre amour est précieux pour nous. Nous ne sommes jamais rassasiés, oui, être aimés par des cœurs purs. Il y a tellement d’âmes qui désirent nous aimer, mais ces âmes n’ont pas la base qui est l’humilité, l’intimité.
En effet il y a des âmes qui nous servent avec amour mais dans leur amour il y a de l’orgueil, de l’intérêt, l’intimité n’a pas de place. Elles sont trop préoccupées à calculer leurs mérites, le nombre de prières, de chapelets, de sacrifices visibles. Et pourtant nous sommes là et attendons avec patience une parole d’amour. Beaucoup nous reçoivent avec un sentiment de foi. Si en nous regardant dans l’hostie ces âmes nous disaient : « Ô Trinité Sainte je vous adore avec Marie notre Mère et nous croyons que vous êtes là bien vivant avec votre amour miséricordieux, votre amour infini pour nous. Avec les anges, les saints louons et adorons notre Dieu d’amour. »
Si les âmes avaient assez d’humilité pour reconnaître que leur amour n’est rien à comparer à notre amour.
Elles prétendent nous aimer avec leur amour, beaucoup se recherchent en voulant nous aimer d’une manière sensible. L’amour sincère se fait en silence en vivant dans une grande intimité et humilité. »
Mercredi, le 2 octobre 1963
Fête des Saints Anges Gardiens.
– Mimi : « Bonne fête Georges! C’est le nom que je donne à mon ange gardien, (dans l’intimité), et bonne fête Gabriel, l’ange gardien de mon directeur. Bonne fête à tous les anges qui vous adorent et à tous les anges qui parcourent le monde pour l’aider, à ceux qui veillent sans cesse sur les âmes pour les protéger, les diriger vers vous, ô Trinité Sainte. Soyez béni et glorifié par vos saints anges. Merci de nous avoir donné à chacun un ange, compagnon de notre vie. Merci spécialement à mon grand ami qui est mon protecteur, saint Michel. Merci à mon ange gardien avec qui je marche vers vous tous les jours. Voudrais-tu, s’il vous plaît, aimer la Sainte Trinité pour moi, lui rendre les hommages qu’elle mérite. Parle pour moi. Merci de m’avoir protégée d’une manière sensible à plusieurs occasions. Je sais que tu as déjà eu beaucoup de peine lorsque je vivais comme une ingrate, comme une misérable dans le péché. Je te demande pardon. Demande aussi pardon pour moi à la divine Majesté, mon Dieu. Que j’ai hâte de te voir un jour!»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je te remercie. Ton bon ange a fait ton message, mais entre nous est-ce que notre intimité n’est pas assez grande pour me parler sans intermédiaire? Depuis toujours je n’ai jamais cessé de parler aux âmes, de prêcher mon amour, mais combien écoutent ma voix? Beaucoup ne correspondent pas à mon amour parce qu’elles mettent un obstacle à ma grâce et aux inspirations de l’Esprit Saint par leur orgueil. Si peu comprennent notre intimité. Pourtant c’est là le point le plus important dans la vie spirituelle.
Les âmes qui ne veulent pas admettre notre intimité avec les âmes ne comprennent pas notre amour. »
– Mimi : « Merci mon Dieu de m’aider à comprendre un peu ton amour. Aide-moi s’il vous plaît à te rester fidèle dans notre demeure intérieure en vivant dans une parfaite intimité avec toi, mon amour, mon Dieu, mon Tout. »
Jeudi, le 3 octobre 1963
Fête de sainte Thérèse.
– Mimi : « Bonne fête ma chère petite sœur! Ô Thérèse demande pour moi la grâce de bien comprendre l’amour de Dieu. Tu sais mon amour est si petit. Avec toi je veux marcher dans la petite voie que tu nous as laissée, petite voie si humble, si facile, remplie d’amour pur. Oui, tout accepté par amour surtout dans les petites choses. Comme toi je voudrais avoir cette confiance d’enfant et vivre dans un abandon total. Je t’en supplie, viens à mon secours! Tu sais que tu es vraiment ma petite sœur. Au moment de paraître devant mon Père, je serai vêtue du même costume que le tien, mais je désire de plus être vêtue de la charité, de l’humilité, mais surtout de l’amour de la souffrance. Avec toi je veux sourire à toutes les âmes. Si je ne puis les aider je peux toujours leur offrir un sourire. Avec toi je veux aider mon prochain à se sanctifier en donnant le bon exemple malgré ma faiblesse. Je veux faire rayonner le Christ partout. Dans l’isolement, la solitude, je veux aider les missionnaires. Aide-moi à voyager. Il y a tellement d’endroits que je ne connais pas et que toi tu visites. Accorde-moi la grâce de ne jamais perdre mon Bien-Aimé. Que je l’aime de plus en plus. Tu sais mon Bien-Aimé me dit que je mourrai victime d’amour. Toi si petite tu as été sa grande victime d’amour. Enseigne-moi s’il vous plaît ce qu’il faut faire pour mériter ce bonheur. Demande que je sois toujours fidèle à tout accepter par amour, que je sois obéissante à écrire afin qu’à l’heure de la mort, après avoir servi, aimé Dieu je puisse être heureuse avec vous. Merci de m’avoir envoyé deux roses par mon directeur. J’étais si heureuse! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée ces roses nous ont coûté cher. Je suis convaincu que ton directeur est de mon avis. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé en faisant cette remarque je ne reçois pas seulement des roses mais aussi des épines. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée en parlant d’épines tu en as placé beaucoup sur ma tête. »
– Mimi : « Je le sais mon Bien-Aimé et je t’en demande pardon du fond de mon petit coeur rempli d’amour pour toi. Merci d’être venu ce matin. »
Vendredi, le 4 octobre 1963
– Mimi : « Enfin mon Bien-Aimé, Tu es là présent. Que c’est long attendre!»
– Jésus : « Je le sais, moi aussi j’ai attendu si longtemps. Je ne regrette rien je suis comblé, rassasié dans ta chère petite âme. Notre demeure est si propre. Merci à ton directeur qui a joué un grand rôle dans ta vie! Il a été fidèle à suivre nos instructions. Depuis longtemps il savait ce que nous voulions de toi. Tu avais une mission à remplir. Ton directeur a coopéré avec nous afin de te diriger vers nous par un sentier bien étroit, celui de l’amour pur et de la souffrance. Je suis si heureux! Vous nous aimés si bien.
Merci pour le beau triduum. Malgré de gros sacrifices, vous avez tout accepté par amour. Jamais vous ne pouvez vous douter du bonheur que vous nous donnez. C’est par une grâce spéciale que vous avez le même idéal, le même amour pour nous, pour les âmes. Tu sais ma Bien-Aimée, travailler pour nous est bien, mais nous aimer est mieux, c’est-à-dire, tout ce que nous voulons et attendons des âmes, c’est de l’amour pur, oui, de l’amour dans les moindres choses. Que rapporte le travail s’il n’y a que l’amour de l’argent. Nous avons tellement déposé d’amour dans le cœur humain! Mais il y a si peu d’âmes qui entretiennent et gardent intact cet amour pour nous. D’autres ne connaissent pas notre amour. Il y en a qui ignorent qu’elles doivent un jour nous rendre compte de l’amour que nous avions déposé dans leur cœur et qui n’a pas été fructifié, dirigé vers nous. Comment nous aimer loin de nous? Comment être fort sans se nourrir de notre amour? Comment accepter et porter sa croix sans notre amour, notre aide, notre force? »
Samedi, le 5 octobre 1963
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte d’être venue ce matin! Nous commençons un autre triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel pour lui prouver notre amour, notre reconnaissance.
Ô ma douce Maman du ciel je t’en supplie soutiens mon courage, je suis si épuisée. Aide-moi à marcher, donne-moi la main pour continuer ma route. Sans toi ma douce Maman du ciel je ne puis atteindre mon idéal. »
– Satan : « Pauvre petite fille comme ton orgueil te pousse à poser des actes, vouloir atteindre un idéal d’aimer Dieu, de n’être plus qu’un avec lui, de vivre son intimité, de souffrir davantage afin de lui ressembler, de mourir fixée à la croix après avoir été offerte comme victime d’amour, comme hostie vivante pour les besoins de l’Église, pour le succès du Concile œcuménique et pour les âmes. Ton Dieu est fatigué de tes mots. Il ne sait que faire de tes désirs. Il se moque bien de ton idéal trop grand pour toi. Combien de fois par jour tu lui répètes : « Que votre Sainte Volonté soit faite en moi », et tu t’imagines un idéal pour attirer l’attention sur les notes que tu écris.
Je ne devrais pas me plaindre parce que tu travailles pour moi. Les erreurs, les mensonges augmentent de plus en plus. Combien d’âmes seront troublées à la lecture de ces feuilles qui ne sont que contradictions. Crois-tu que si ton Dieu était ce que tu crois il agirait de la sorte? Regarde la situation. Je la tiens et dans son orgueil blessé ton Dieu trouve des excuses. Il est mêlé avec ses instruments, ses idées, ses promesses. « Je serai toujours avec toi, je te protégerai » et aujourd’hui que fait-il? Tu n’as pas fini. Ton mal physique augmente de plus en plus! Pour le peu de temps qu’il te reste à vivre, viens vers moi je te comblerai. »
Dimanche, le 6 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé mets-moi en état de te recevoir. Ma douce Maman du ciel prête-moi ton cœur si pur pour adorer, recevoir et garder mon Bien-Aimé. Tu sais si je perds mon Bien-Aimé, je perds toute la Sainte Trinité. Saint Michel aide-moi, mon bon ange veille sur moi, mon saint patron, par qui la puissance a lutté contre le dragon et a remporté la victoire aide-moi à lutter contre mon ennemi. Thérèse ma chère petite sœur jette un regard de pitié vers moi. »
Mon ennemi est là et me tourmente en faisant passer devant mes yeux toutes mes épreuves.
Je sentais mes forces diminuer, le doute, etc. Tout y passait. Je pleurais, j’étais écrasée sous ma croix, je n’avais pas la force de me relever et pourtant je souffrais davantage de voir souffrir mon directeur qui est si bon, si dévoué pour mon âme.
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, nous avons confié ta petite âme à notre cher et fidèle serviteur. Il est placé pour nous remplacer visiblement pour diriger ta petite âme vers nous. Il la garde jalousement pour nous par les sacrements qu’il te donne. Il te fortifie et notre amour et notre intimité deviennent de plus en plus forts à mesure que l’épreuve arrive. Humainement ce n’est pas croyable tout ce que tu souffres, mais spirituellement tu possèdes une richesse incalculable pour les âmes! Viens près de moi, j’ai un petit secret à te confier. Tu sais les âmes coûtent cher, plus cher que les roses! Ton directeur en sait quelque chose, il a acheté les deux.
Voyons ma Bien-Aimée ne pleure pas. Garde tes larmes pour arroser tes roses, tes fleurs, elles coûtent cher! Ma chère petite épouse, ne pleure pas, est-ce que dans notre intimité quelques taquineries sont défendues? N’ai-je pas le droit de te parler, d’agir en toi? Qui peut me défendre de t’aimer, toi ma chère petite épouse que j’aime tant et que je garde pour moi, pour nous. »
Lundi, le 7 octobre 1963
Fête de Notre-Dame du Saint Rosaire.
– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman du ciel! Nous avons fini notre triduum en ton honneur! Merci de nous avoir enseigné à te prier. Après la salutation de l’ange que pouvons-nous offrir de plus pour te témoigner notre amour, notre reconnaissance, notre gratitude? Merci ô ma douce Maman du ciel d’avoir consenti à devenir ma Mère. J’ai tellement besoin de ton amour, de ta protection. Je suis si faible, si fragile. Parfois je tremble devant ma croix. Les grandes tentations me font peur, oui, j’ai peur de perdre ton Jésus. Tu sais je souffre beaucoup, et dire que je t’insulte, toi ma Mère que j’aime tant, toi si pure, ô Vierge Immaculée, être traitée de la sorte par la plus méprisable de tes enfants. Qui suis-je pour te parler de la sorte? Comme tu dois souffrir à cause de moi. Je t’en supplie, viens à mon secours.
Malgré mon indignité je me réfugie dans tes bras de Mère. Laisse-moi pleurer mes péchés. Tu sais bien que je t’aime, que j’aime Jésus ton divin Fils. Demande pour moi grâce et miséricorde à Dieu le Père pour ma conduite si méprisable. J’ai toujours devant les yeux mon passé, mes péchés, mon ingratitude. »
– Jésus : « Viens ma Bien-Aimée, tu le sais bien que notre douce Maman t’aime et te protège d’une manière toute spéciale parce que tu es ma petite épouse, que tu es l’enfant choyée du Père, et la petite fille chérie de l’Esprit Saint, et pour moi tu es ma petite hostie d’amour, ma petite G, notre petite victime d’amour. Profite bien du temps présent. Chacune de tes souffrances a un prix infini à nos yeux. Malgré tout, n’est-ce pas que nous sommes heureux sur notre croix aujourd’hui? »
Mardi, le 8 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît, donne-moi du courage. De jour en jour je sens mes forces diminuer. Pourtant mon désir est si grand de vouloir t’aimer encore plus, pouvoir correspondre à tout ce que tu attends de moi.»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée tu es placée en toute sécurité dans mon divin Cœur. Cette lassitude que tu as en ce moment est due à l’état de grande faiblesse et d’épuisement physique. Ne l’oublie pas sans une permission et une grâce spéciale tu ne pourrais même pas te lever. Nous te demandons beaucoup mais nous veillons sur toi à chaque instant. Tu n’es pas seule. Il nous reste si peu de temps avant que notre union soit parfaite. J’ai si hâte! Cette joie intérieure qui s’empare de toi lorsque tu me reçois n’est rien à comparer à notre bonheur futur dans la demeure de notre Père. Ma Bien-Aimée, crois-tu qu’après nous avoir donné asile dans ta petite âme, nous allons te laisser frapper à la porte sans t’ouvrir? Non ma chère petite hostie d’amour, la porte de chez nous est grande ouverte et notre Cœur est ouvert et t’attend. Jette un regard sur notre cher petit crucifix et tu constateras que mes bras sont toujours tendus pour te recevoir et mon Cœur est ouvert pour te laisser entrer afin que tu puises dans mon amour, la force!
Oui viens te reposer quelques instants, ferme les yeux et laisse- moi te dire combien je t’aime. Malgré la situation, n’est-ce pas qu’au plus intime de toi-même tu ne refuses rien et dans la plus fine pointe de ta volonté tu acceptes tout par amour?
Notre amour est si fort, si puissant que tu n’es pas capable de me refuser quelque chose, même ton directeur devance nos désirs.
Merci de votre amour, votre fidélité à nous aimer, à nous servir. Merci au nom de toutes les âmes que vous avez aidées et sauvées avec nous. »
Mercredi, le 9 octobre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu de nous aider à commencer un triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel. Mon Bien-Aimé que veux-tu de plus? Je fais mon possible pour ne rien te refuser, mais ma pauvre nature est si fragile. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, il faut lutter sans cesse contre ta petite nature si délicate, si sensible. Je la connais si bien cette petite nature si sensible, mais en te donnant cette nature tu as tout ce qu’il te faut pour te sanctifier, c’est pour cela que tu dois nous demander de diriger ton cœur, ton esprit vers nous. Tu souffres beaucoup plus avec une âme délicate. Cela te permet de nous offrir plus par amour. Regarde tout ce que nous faisons pour toi. Combien de malades ont un directeur généreux qui est fidèle à te faire communier souvent? Nous sommes si heureux et consolés dans notre demeure et grâce au dévouement de notre cher J… nous pouvons nous reposer dans ton âme.
Dans le sentier de l’amour et du silence, tu as le temps de nous parler, de nous aimer, de travailler en silence. Ce ne sont pas toujours les beaux et longs discours qui sont intéressants! Bien souvent la prière fervente et les élans d’amour vers nous, nous consolent. C’est dans le silence que je parle à mes âmes parce qu’elles ont le temps de nous écouter et c’est dans la solitude que mon intimité est plus grande. Vois-tu ma Bien-Aimée dans le sentier du silence tu marches avec moi. N’est-ce pas que par ton silence, tu nous prouves ton amour, tu fais le vide en toi, tu te détaches de toi-même pour ne penser qu’à moi présent en toi, et si tu ne sentais pas cette présence en ton âme combien ton âme serait triste! Pour t’aider dans ta mission nous avons déposé en ton âme notre amour, notre intimité. »
Jeudi, le 10 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé il fait si bon être avec toi! Oui, j’ai tellement besoin de ton amour pour me soutenir. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse que j’aime tant, moi aussi j’ai besoin de ton amour pour glorifier mon Père. Oui, plus une âme coopère avec moi dans l’amour et la souffrance pour les âmes, plus nous demandons beaucoup à cette âme, et en retour nous la comblons dès ici-bas par des grâces de choix. Malgré les épreuves, la souffrance, les croix, cette âme jouit d’une grande paix, d’une joie intérieure. Tout est calme, son esprit est libre. Elle n’est pas étouffée par le désir de jouir de tout, mais de se dépouiller de tout ce qui peut nuire à sa sanctification. L’esprit n’est pas préoccupé par les choses matérielles mais bien occupé à poursuivre son idéal, celui de nous aimer davantage, à nous servir dans l’amour, l’humilité et la charité envers toutes les âmes et sa vie s’écoule dans la sérénité parce qu’elle met sa confiance en nous seuls. Comme une enfant cette âme s’abandonne entre nos bras, elle se fie à nous, elle est sincère avec nous et avec amour elle se soumet et s’incline devant notre adorable Volonté. Elle accepte la souffrance, la croix comme un cadeau précieux. Tu sais ma Bien-Aimée c’est par une grâce spéciale que tu peux comprendre l’amour dans la souffrance. À l’école de l’Esprit Saint on peut tout apprendre et avec l’appui, et les dons de l’Esprit Saint on peut tout accomplir. Rien, aucun obstacle ne peut empêcher cette âme de marcher sans crainte vers nous. Ton directeur a toujours compris notre amour et c’est avec confiance que pendant 43 ans de son sacerdoce il nous a aimés, consolés. Avec lui et les membres de notre belle équipe, vous nous comblez. Merci mes chers enfants tant aimés. Notre cher apôtre P.M. a une place de choix dans notre amour et dans notre cœur. »
Vendredi, le 11 octobre 1963
Fête de la Maternité de la Vierge Marie.
– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman du ciel! Merci d’avoir accepté de devenir ma Mère. Tu sais que malgré ma conduite je souffrais. Combien de fois je suis allée me réfugier à tes pieds en pleurant. Je te demande pardon pour toutes les peines que tu as eues à cause de moi. Je sais que ton cœur de Mère a été meurtri en voyant avec quelle ingratitude j’ai traité ton doux Jésus, puis ma conduite si méprisable envers mon Père du ciel. Pourquoi ai-je été si méchante? Ma douce Maman, laisse-moi pleurer près de ton cœur. Regarde-moi. J’ai tellement besoin d’un pardon, d’un regard d’amour, de pitié. Donne-moi la main, je ne veux plus te quitter. Prête-moi, s’il vous plaît, une parcelle de ton âme si pure pour adorer, recevoir et garder la Sainte Trinité en moi.
Merci de ta protection toute spéciale devant les attaques de mon ennemi. Aide-moi à bien me préparer pour paraître devant mon Père, mon Juge. Intercède pour moi et durant mon dernier sommeil, berce-moi dans tes bras, enveloppe-moi de ton amour, ferme-moi les yeux aux choses de la terre. Sous ton manteau cache-moi, garde-moi pour toujours près de ton cœur de Mère. Demande que je sois digne d’être appelée ton enfant. Avec ton doux Jésus mon Bien-Aimé je veux faire mon gros possible pour plaire à mon Père en acceptant sa Sainte Volonté sur moi. Merci ma douce Maman du ciel. Je suis fière d’avoir une Maman si puissante sur le Cœur de Dieu. Ô Vierge Immaculée, ma toute Belle, Mère de miséricorde, refuge des pécheurs aie pitié de ton enfant qui t’aime et qui désire t’aimer davantage. »
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, ta Maman qui t’aime ne cesse de veiller sur toi. Elle est déjà en route pour venir te préparer pour notre union. Avec elle ton sommeil sera si doux. Elle te bercera en chantant le Salve Regina que ton directeur a déjà entendu. Si tu pouvais voir ton réveil devant nous, jamais tu n’oserais te plaindre. Fais comme si… Crois à ton bonheur futur avec nous. »
Samedi, le 12 octobre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Mon Dieu bénissez mon directeur. Malgré ses souffrances il est venu me faire communier. C’est pour vous qu’il le fait et aussi pour moi, j’ai tellement besoin de force, de courage pour accomplir mon devoir d’état. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée ton devoir d’état est de nous aimer, de nous consoler, de coopérer avec moi par la souffrance au salut des âmes, nous servir dans la joie et d’écrire nos entretiens afin de faire connaître notre amour miséricordieux, notre intimité. Demande à l’Esprit Saint d’éclairer les prêtres afin qu’ils comprennent notre intimité, notre amour et l’enseigner aux âmes. C’est dans le silence près de nous qu’ils pourront puiser dans notre amour ce dont ils ont besoin pour éclairer, diriger vers nous les âmes.
Tu sais ma Bien-Aimée pour connaître notre intimité, il y a deux points essentiels : Le premier est l’amour. Oui, il faut avoir beaucoup d’amour pour comprendre le nôtre, c’est-à-dire, nous voir en tous les événements, nous voir en les âmes malgré leurs faiblesses, nous voir dans le prochain, nous voir dans les choses créées, nous voir dans notre puissance et regarder tout ce que nous faisons dans les âmes. Même parmi mes âmes consacrées, il y a du respect humain pour parler de nous, de notre amour, de notre intimité. Leur vie spirituelle serait tellement plus riche avec nous! Comment vouloir avoir de l’intimité s’il n’y a pas d’amour pur. Il ne faut pas confondre l’amour sensible. Je ne demande pas de tout comprendre dans notre amour. Cela est impossible parce que notre amour est infini et le vôtre est fini, mais ce que nous désirons c’est d’être aimés, consolés.
Si l’âme cherchait ce qu’il y a de beau, de pur, si elle prenait le temps de faire le silence autour d’elle, de faire le vide en elle pour nous laisser libres d’entrer de la manière que nous voulons, soit par la joie spirituelle, ou par la sécheresse.
À demain, ma Bien-Aimée, repose-toi bien dans mes bras. »
Dimanche, le 13 octobre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée nous allons continuer notre entretien. Tu sais j’ai déposé dans chaque cœur de l’amour et une intelligence pour le comprendre et une volonté pour le diriger et une âme pour le purifier et l’élever vers nous. Mais je respecte la liberté des âmes. L’amour commandé, l’amour imposé, l’amour forcé nous console si peu. Ce n’est pas ce que nous voulons et attendons de nos créatures. Durant ma Passion j’ai souffert beaucoup de l’indifférence des hommes devant notre amour, mon amour, plus que de l’indifférence devant ma personne. Moi qui ai tout donné par amour.
Deuxième point est l’humilité. Oui, ma Bien-Aimée, il en faut beaucoup pour accepter notre amour, notre volonté dans les âmes. Beaucoup d’âmes prétendent nous aimer mais n’ont pas assez d’humilité pour accepter notre amour tel que nous le désirons et le voulons. Ces âmes acceptent notre amour dans la paix, la joie intérieure, mais lorsque nous arrivons avec les épreuves, les croix, là notre amour pour elles ne compte plus. Elles ressentent du dégoût pour la prière. Le vide en elles, les sacrements pour elles ne leur disent plus rien. Leur devoir d’état les accable. Tout ce qui les entoure devient ennuyeux, etc. Si ces âmes avaient assez d’humilité pour admettre notre intimité! Oui, croire en notre présence en elles, pas seulement lorsqu’elles nous reçoivent, mais croire en cette présence d’un Dieu bien vivant. L’amour ne se commande pas. Je suis toujours là et j’attends. Combien d’âmes pensent à nous remercier de notre amour! De notre intimité! Si je demandais aux âmes de calculer leur amour pour nous, si je demandais combien d’heures passées avec nous dans une grande intimité, beaucoup d’âmes seraient incapables de nous répondre. »
Lundi, le 14 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-nous s’il vous plaît. Nous commençons un triduum en l’honneur de la grande sainte Thérèse, notre grande sœur dans le Tiers-Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel et de sainte Thérèse, notre Mère.
Je suis si heureuse de vous recevoir ce matin! Merci, ô Trinité Sainte, merci à mon directeur. Mon Bien-Aimé tu me disais l’autre jour que notre douce Maman du ciel était en route pour venir me préparer à notre union. J’ai tellement hâte! Je ne pense qu’à cela, j’ai la nostalgie du ciel! Être enfin avec toi, ô mon Bien-Aimé, être dans la maison de notre Père, c’est-à-dire, chez nous. Maman marches-tu à grands pas? Est-ce pour bientôt? Je compte les jours. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée vas-tu commencer à calculer les pas de notre Mère? Peu importe qu’ils soient petits ou grands, chaque pas est dirigé par la Sainte Volonté de notre Père. Pense à moi, à ton directeur. Nos pas n’ont pas été calculés quand nous sommes allés te chercher. Te rappelles-tu au début quand tu voulais calculer tes grands pas et tu n’étais même pas capable de marcher, de faire des petits pas dans la vie spirituelle? Qui t’a aidée? Qui a marché devant toi pour te montrer le chemin? As-tu déjà calculé les pas de ton directeur? Il marche beaucoup par amour pour nous et pour toi.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon d’avoir été indiscrète en demandant cela, mais j’ai hâte. Mon petit cœur bat si fort! Mon âme ne soupire que pour toi. Tu sais un bébé a toujours hâte d’aller avec sa Maman. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, voyons ne pleure pas, viens près de moi. En agissant ainsi tu es comme un vrai bébé. Tu sais je le connais si bien ton petit cœur affectueux rempli d’amour pour nous. Je connais ton grand désir d’être avec nous pour toujours. Ta petite âme n’est jamais rassasiée. Maintenant es-tu heureuse près de moi? Ne pleure plus, tu sais bien que je t’aime. »
Mardi, le 15 octobre 1963
Fête de sainte Thérèse d’Avila.
– Mimi : « En ce beau jour de fête mon directeur est venu me faire communier. Pour la circonstance j’ai mis mon costume du Tiers-Ordre. J’étais si heureuse de vous recevoir! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée toi tu étais si heureuse et nous nous étions comblés, consolés. Quelle joie pour nous! Merci à notre cher représentant du bonheur qu’il nous donne de venir dans ta petite âme. Ma Bien-Aimée comme tu étais belle en nous. Plus notre intimité grandit, plus notre amour devient plus grand, plus fort. De plus en plus tu deviens consciente de notre amour miséricordieux, infini pour toi. C’est avec joie que ta douce Maman du ciel te regardait, puis tes deux petites sœurs la grande Thérèse et la petite Thérèse. N’est-ce pas que tu es heureuse d’avoir le même costume et le même idéal qu’elles? »
– Mimi : « Merci mon Dieu pour ton amour, pour tout ce que tu fais pour moi. Je te demande pardon de ne pas avoir compris ton amour. Tu le sais combien j’ai souffert durant ce temps devant ma conduite si ingrate, si méchante. Tu es venu me chercher comme un bon Papa pour me prendre dans tes bras et depuis ce temps tu n’as cessé de me combler. Je suis si émue en regardant tout ce que tu m’as donné. Par le don total de ton divin Fils, mon Bien-Aimé que puis-je désirer de plus? Merci de m’avoir donné une Mère qui veille sur moi et me protège. Merci de tous tes biens. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée Je me réjouis avec toi dans l’amour et la vérité par une grâce spéciale que tu as reçue ce matin après ta communion au moment de l’offrande par ton directeur. Il faut que tu rendes témoignage de notre amour par l’amour, la vérité, la charité, l’intimité. Oui, si les âmes voulaient mettre Dieu au centre de leur vie, leur vie spirituelle serait si abondante et l’épanouissement de leur âme avec notre amour porteraient de beaux fruits et non des fruits verts qui ne sont là que pour mourir parce qu’ils n’ont pas gardé la lumière, la chaleur de notre amour que nous leur avions données par amour. »
Mercredi, le 16 octobre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu, nous avons fini notre triduum. Mon Bien-Aimé je ne suis pas rassasiée de toi. Tu sais j’ai beaucoup de peine d’avoir manqué au silence en parlant comme je l’ai fait l’autre jour. J’ai parlé pour rien et je t’ai fait de la peine. Toi que j’aime et qui es si bon pour moi. Je te demande pardon, mon Bien-Aimé. »
– Jésus : « Viens ma chère petite, ne pleure pas. Ce n’est pas pour rien que je t’ai demandé de prendre le sentier du silence dans la situation actuelle. Mon représentant t’a pardonnée en notre nom. Relève-toi, fais-moi un beau sourire et dis-moi que tu m’aimes. Tu as si peu de temps avant de me le dire de vive voix. J’ai si hâte! Alors dis-le-moi, répète-le souvent que tu m’aimes, surtout dans la situation présente. Maintenant le combat final est de plus en plus dur, dernière purification. C’est pour cela que je te demandais d’être le témoin de notre amour miséricordieux. Oui, prêcher l’amour sous toutes ses formes. Être notre témoin, c’est de nous aimer et nous faire rayonner en toi, autour de toi, en pratiquant l’amour pur et l’humilité. Être notre témoin par la vérité, c’est d’être sincère avec nous et ne pas accepter l’erreur, les mensonges de ton ennemi, quel que soit l’état de ton âme, sécheresse ou consolation spirituelle, la vérité sur notre amour demeure toujours.
Être notre témoin par la charité, c’est de ne jamais te lasser de travailler pour les âmes. C’est un devoir de charité envers nous qui t’avons confié cette mission.
Être notre témoin par l’intimité c’est de vivre continuellement en notre présence, nous parler comme à quelqu’un de bien vivant, nous sentir en toi, nous confier tes peines, nous demander conseil, vivre avec nous dans une grande intimité même au milieu du monde, que rien ne s’efface de ta volonté de posséder notre amour.
Tu connais si bien les douceurs si intimes de notre amour, même dans tes grandes épreuves, notre consolation se manifeste visiblement. »
Jeudi, le 17 octobre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée continue de tout accepter par amour afin d’être mon témoin de silence. Pense à moi. N’ai-je pas gardé le silence chez Pilate, et devant tes péchés? Être témoin du silence, cela ne veut pas dire qu’il faut garder le silence, ne rien dire, laisser faire! Non, quand il s’agit de défendre, de protéger notre amour, il faut parler, c’est un devoir de charité envers nous et de justice envers les âmes. Il faut toujours demander les lumières de l’Esprit Saint et tous ses dons afin de parler selon l’esprit de Dieu. Même parmi mes âmes consacrées, beaucoup parlent. Ils ont toujours l’esprit de Dieu en eux. Combien laissent parler l’Esprit Saint en eux?
Il faut beaucoup d’humilité pour admettre qu’ils ne sont que nos instruments par la parole et l’action. Combien mettent un obstacle sérieux à la grâce et aux inspirations de l’Esprit Saint en exposant leurs idées par des mots, des phrases. Parfois il y a aveuglement involontaire, mais il y a aussi de la vanité spirituelle même par la parole. Il y a ceux qui tiennent à leurs idées croyant que c’est notre idée. Tu sais le sentier du silence est si étroit, mais le sentier de l’amour est plus large et plus long. Pour y arriver il faut beaucoup d’amour pur et non d’amour-propre. Pour s’attacher à nous il faut se détacher de tout, de soi-même. Pour nous servir il faut travailler pour les âmes. Pour penser à nous il faut s’oublier pour les autres. Pour s’identifier à moi, il faut porter sa croix et avoir la charité d’aider son prochain. Pour vouloir éclairer les âmes il faut demander les lumières de l’Esprit Saint et le secours de la grâce. Combien demandent et profitent de la grâce actuelle, de la grâce d’état?
Ma Bien-Aimée tu as plusieurs sujets à méditer, à pratiquer. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai encore beaucoup de chemin à faire. Je te remercie de me faire comprendre mes erreurs et un gros merci de me faire connaître et comprendre ton amour. Merci de me faire jouir de ton intimité, ô mon Bien-Aimé que j’aime tant. »
Vendredi, le 18 octobre 1963
– Mimi : « Comme je m’ennuie de toi mon Bien-Aimé. Mon âme vit dans l’espérance de notre union future. Je ne puis exprimer ce qui se passe en moi. J’ai hâte et en même temps je crains. Je médite ton Évangile et je me trouve à plusieurs endroits : Marie-Madeleine, no.1, l’enfant prodigue, « Pierrette de l’Évangile », le larron pénitent, etc. Je regarde ma pauvre vie étape par étape et toujours je retrouve ton amour miséricordieux, ton amour infini. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, de toute éternité je t’ai aimée. En retournant vers mon Père ce n’était pas pour te préparer une place dans le purgatoire. Non, c’est dans notre demeure que tu seras accueillie comme mon épouse. Ma Bien-Aimée, notre Père te tend déjà les bras pour te presser sur son Cœur si miséricordieux, l’Esprit Saint te garde une place de choix. Ta douce Maman se penche sur toi pour te préparer. Saint Michel se tient prêt à lutter avec toi pour le dernier combat de ton ennemi. Ton ange gardien redouble de protection, ton saint patron veille sur toi ainsi que ta patronne sainte Anne et tes deux petites sœurs Thérèse. Je te le répète au moment de notre union parfaite, les témoins invisibles seront plus nombreux que les témoins oculaires. Ton directeur ne pourra pas supporter longtemps cette joie, cette consolation de nous remettre ta petite âme pour toujours. Tu seras son couronnement sacerdotal. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’espère que la couronne ne sera pas une couronne d’épines! »
– Jésus : « Voyons ma Bien-Aimée, il y a assez de moi qui l’ai portée à cause de toi. Ton directeur sera couronné par notre amour, et toi tu es notre petite hostie d’amour. Comment ma Bien-Aimée, tu pleures encore? Fais-moi un beau sourire! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai de la peine à la suite de cette remarque, je ne puis m’empêcher de voir toute la laideur de mes péchés et la peine que je t’ai faite, après cela, tu me demandes de te faire un beau sourire. Je te le donne par obéissance. »
– Jésus : « Viens plus près de moi. J’accepte ton sourire par obéissance, mais j’aime mieux un sourire d’amour. Si je te fais des remarques, c’est pour montrer combien je t’aime et que notre miséricorde est infinie. Avec ce baiser de paix, es-tu heureuse ? »
– Mimi : « Oui, mon Bien-Aimé. Merci. Un autre s’il vous plaît. »
Samedi, le 19 octobre 1963
– Mimi : « J’ai encore le bonheur de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Je suis inondée d’une joie, d’une paix que personne ne peut savoir. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée cette joie sera plus grande au moment de notre union parfaite. Ma chère petite épouse j’ai une remarque à te faire. Tu as hâte de venir vers nous et parfois tu trembles! Aujourd’hui avec nous présents en toi, trembles-tu et pourtant nous sommes là bien vivants? Le jugement… est-ce que nous ne te jugeons pas à tous les jours, à chaque instant puisque nous voyons tout? Est-ce que Marie-Madeleine a craint mon jugement, le jugement des hommes? Non, seul son amour, son repentir étaient si forts qu’il n’y avait aucun obstacle entre son amour et le mien. Le bon larron n’a pas eu peur du jugement. Par son audace et sa confiance naïves, il ne voulait qu’une chose, être avec moi parce qu’il m’aimait. Son amour était sincère.
Tu sais ma Bien-Aimée une âme qui naît à la vie de la grâce doit nous revenir en nous aimant en plénitude. Elle doit atteindre la perfection avec nous. Ma chère petite hostie d’amour, examine-toi. En craignant notre jugement, tu te recherches. Il ne faut pas renverser les rôles. C’est nous qui allons te juger. Notre jugement se portera sur l’amour envers nous, envers le prochain, puis l’humilité, la charité et la conformité à notre Sainte Volonté, l’obéissance à l’Esprit Saint et à nos représentants, l’obéissance aux commandements, la pratique de l’Évangile et de toutes les vertus puis le devoir d’état.
Avec notre cher représentant, examine-toi minutieusement sur tous ces points. Le jugement de ton directeur sera le nôtre. « Celui qui vous écoute, m’écoute. » Après avoir étudié chaque point tu constateras que notre amour est toujours là, et que notre miséricorde est infinie. Ce sentiment est bien humain, mais je te juge aujourd’hui sur ton attitude devant notre jugement. Tu sais ma Bien-Aimée que je t’aime et dis-toi bien que je t’ai aimée telle que tu étais, telle que tu es maintenant et telle que tu seras. Est-ce assez clair? Cela peut servir aux autres. »
Dimanche, le 20 octobre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée viens près de moi, ne pleure pas. Je sais tout ce qui se passe en toi. Cela est compris dans ton vœu d’immolation. Si je te parle c’est pour t’aider. La pauvre nature humaine est toujours là. Il faut toujours prier, lutter, demander les lumières de l’Esprit Saint, suivre ses inspirations et obéir sans chercher à comprendre, nous faire confiance. Tu sais, même dans la vie spirituelle il faut se dépouiller de tout, ne jamais se rechercher, mais nous chercher avec notre amour et notre pensée. Même parmi mes âmes consacrées beaucoup se recherchent par leurs paroles, leurs pensées, leurs désirs, leurs actions, et pourtant la vie spirituelle est si simple à vivre avec nous pour nous comprendre, nous aimer tels que nous sommes. Dès qu’une âme cherche par elle-même à comprendre la vie spirituelle et à la pratiquer selon ses principes à elle, là l’Esprit Saint n’a plus sa place et cette vie spirituelle perd de sa valeur, et même après avoir fait beaucoup d’efforts cette âme reconnaît son erreur, elle sent le vide en elle.
Une vie spirituelle est fructueuse et florissante que si elle est basée sur l’amour, l’humilité, la charité, l’intimité, la confiance en nous. La vie spirituelle n’est pas généralisée, c’est une affaire personnelle. Même dans la vie spirituelle nous respectons la liberté des âmes. Nous laissons l’âme libre de la choisir ou de la rejeter. L’âme qui veut vraiment marcher avec nous dans ce sentier peut, si cela l’aide, référer à des traités de vie spirituelle mais le meilleur auteur est l’Esprit Saint qui travaille avec amour dans une âme humble, soumise. Par l’intimité nous parlons librement aux âmes. Chacune en particulier peut se dire : « Dieu me parle, m’écoute, me conseille, me dirige. Il m’entend, je ne suis plus seule pour souffrir, pour lutter.
Oui, je crois qu’il est là bien vivant en moi. Malgré mon indignité il s’abaisse et vient vivre en mon âme pour toujours si en toute humilité je reconnais mon néant et lui ouvre toute grande la porte de mon âme afin qu’il entre avec la Sainte Trinité et son amour. » Avec cela, une âme peut s’élever vers nous dans un amour pur et avoir une vie spirituelle enrichie selon notre Sainte Volonté sur elle. »
Jeudi, le 24 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te reviens après quelques jours de repos forcé.»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je te remercie d’avoir accepté cette dure épreuve. Par cette chute je te voulais fixée avec moi sur notre croix. Par tes souffrances accompagnées d’amour, tu me consolais. Merci à notre cher représentant d’avoir gardé le silence dans la situation. Ma Bien-Aimée, malgré cette chute, tu as été protégée d’une manière spéciale. Et pense un peu. Heureusement que cette chute n’était pas celle de ton âme. »
– Mimi : « Excuse-moi mon Bien-Aimé, je n’ai plus la force d’écrire. »
Mercredi, le 30 octobre 1963
Je préparais ma communion.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, merci de ce beau triduum d’amour, merci surtout à notre cher représentant. Nous étions si heureux. Approche-toi ma Bien-Aimée, j’ai quelques remarques à te faire, au sujet du travail d’équipe de mardi. Nous avons été déçus, dès le début vous n’avez pas offert votre travail, puis vous n’avez pas remercié de la grande faveur que vous aviez d’être ensemble pour prier, travailler, souffrir et jouir.
Notre travail d’équipe n’a pu se faire, parce que notre chère petite fille, ma chère petite épouse que j’aime tant W… n’avait pas l’esprit vers nous. Elle était préoccupée, et a regardé l’heure à plusieurs reprises; elle trouvait les minutes très longues. Crois-tu, ma Bien-Aimée que le temps fixé par nous, lui aurait fait manquer le train? Elle a parfois bien du temps pour rire! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu le sais bien, elle n’a pas fait cela pour te faire de la peine! »
– Jésus : « Ne pleure pas ma Bien-Aimée, je le sais très bien, mais la simple délicatesse envers nous présents au milieu de vous, durant le travail d’équipe, était suffisante, même pour obéir au protocole. Elle n’aurait pas agi de la sorte devant sa provinciale ou supérieure, mais notre Divinité oblige à plus.
Ma Bien-Aimée si je te parle de la sorte, c’est que je suis un Dieu jaloux, et la moindre minute où je ne suis pas avec vous me peine.
Oui ma Bien-Aimée, nous avons eu de la peine devant votre attitude. Si vous saviez le nombre d’âmes que vous auriez aidées et sauvées par votre travail d’équipe. Nous étions là et attendions tellement de cette réunion pour être consolés et aimés, encore plus par vous, que nous aimons.
Nous sommes allés la chercher pour travailler, ne l’oubliez pas : Vous devez payer le voyage de notre chère petite épouse C… À l’avenir que le travail d’équipe soit fait au commencement, selon les circonstances, puis après sera la détente. Notre divine Majesté doit être servie en premier. Nous ne sommes pas friands, friands des restes!
Ma Bien-Aimée, je sais que je te demande beaucoup. Fais part à ton directeur de ceci, il jugera ce qu’il doit faire. Nous attendons votre réponse! Faites attention de ne pas agir encore une fois comme Pierre et Pierrette : vous ne voulez pas faire de peine à ma chère petite épouse W… et vous nous blessez par votre silence. Je sais que ce n’est pas grave, mais c’est pour vous montrer que nous prenons soin de vous toujours.
Maintenant ne pleure plus, et fais-moi un beau sourire. Oui mes chers petits enfants que nous aimons tant, je vous pardonne et vous bénis. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, j’ai une faveur à te demander, pour réparer, fais-nous souffrir encore plus. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, vous aurez l’occasion, sous peu, de réparer, mais tu sais quand je pardonne, j’oublie tout, et quand j’aime je ferme les yeux et j’ouvre mon divin Cœur pour donner plus d’amour, et je tends les bras pour recevoir plus d’amour même de mes chers petits enfants de notre belle équipe d’amour qui sont distraits ou préoccupés. Malgré tout je vous aime pour toujours et ce n’est pas des mots. »
Vendredi, le 1er novembre 1963
Fête de la Toussaint !!!
– Mimi : « Merci d’être venu ce matin. Merci de me pardonner mon Bien-Aimé.
En ce beau jour je m’unis à tous les saints pour te louer et glorifier notre Père. J’aurais tant aimé partager ce bonheur d’être avec toi pour toujours! Plus je m’approche de toi, plus je me sens faible, les mains vides, si petite. Que ferais-je devant votre Majesté divine? Je me sens déjà écrasée. Je ne suis qu’un grain de sable dans ta main puissante. Je t’en supplie, regarde-moi avec amour et miséricorde. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, viens plus près de moi. Ne t’effraye pas devant notre Majesté divine. Adore-nous, incline-toi, mais regarde aussi notre Père comme un Dieu miséricordieux, et moi, regarde-moi comme un Dieu mais surtout comme ton Époux qui t’aime depuis toujours. Crois-tu ma chère petite hostie d’amour que je reste insensible à ton appel, à ton amour? Chaque battement de ton petit cœur bat à l’unisson avec le mien et chaque soupir d’amour monte vers notre Père qui t’aime tant. Tu n’as pas besoin d’avoir les mains pleines puisque tu me donnes la main à tous les jours pour marcher vers notre bonheur futur, chez nous, dans la demeure de notre Père qui nous attend pour toujours. »
Samedi, le 2 novembre 1963
Commémoration des fidèles défunts.
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte! J’ai le grand bonheur de vous recevoir. J’ai offert ma communion pour mes chers défunts. Ma pensée s’envole vers mon cher papa, ma chère maman, mon frère, ma sœur et tous les êtres chers. Une intention spéciale pour les parents de mon directeur, et ceux de mes chères petites sœurs, W…, C…, E… Je me demande si j’aurai le privilège de les voir un jour, mes chers défunts? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ce sont eux qui auront le privilège de te voir. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’avoue franchement que je ne comprends pas cette réponse. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse ne soit pas surprise. Ce n’est pas la première fois que tu ne comprends pas! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé dois-je conclure que je ne serai pas avec mes parents, mes amis? Je suis déjà triste! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, il y a trois ans que tu n’as plus de parents, tu n’es pas si triste, car tu vis avec moi. Nous ne sommes plus qu’un, même notre amour n’a pas de limite. Je sais que tu souffres beaucoup. Moi aussi, j’ai si hâte de t’introduire dans notre demeure.
En attendant, je dois vivre en ton âme, dans notre petit nid d’amour, où nous sommes si heureux d’être acceptés, aimés, consolés, glorifiés, même par tes péchés, tes manquements. Nous restons dans notre demeure afin de t’aider à lutter, et nous sommes heureux d’agir en toi pour purifier et embellir ta petite âme qui nous a coûté si cher et que nous aimons tant! C’est si précieux une âme où nous habitons et qui coopère avec nous pour sauver d’autres âmes. Ma Bien-Aimée, continue de tout accepter par amour. Je sais que tu es si épuisée, mais sois courageuse, donne-moi la main, ne laisse pas trop l’humain prendre le dessus. Moi seul peux t’aider. Marche avec confiance. Mes chers petits enfants, n’est-ce pas que le sentier du silence est plus étroit que celui de l’amour? Cependant l’un ne va pas sans l’autre. Pour atteindre le sentier de l’amour pur il faut passer par le sentier du silence avec moi. »
Dimanche, le 3 novembre 1963
– Mimi : « Viens, mon Bien-Aimé, je me sens si seule! J’aurais tant aimé te recevoir. Merci de ton amour. Merci de me faire comprendre ton intimité. Sans ton amour et cette intimité, je n’aurais pu continuer ma route vers toi. Par ton intimité, j’ai appris à t’aimer, te connaître, te servir, à aimer mon prochain, à te voir en lui. J’ai connu le détachement mais j’ai reçu en retour de vivre de cette intimité, de me nourrir de ta parole. Dans ma lassitude je peux me reposer en toi, dans mes affections je peux t’aimer sans crainte. Je crois à ton amour infini pour moi. Dans mes doutes j’ai confiance en ta miséricorde infinie, dans mes peines, mes ennuis je peux trouver un consolateur qui est sincère et qui est un confident éclairé. Pour porter ma croix, je trouve en toi, la force, l’aide nécessaire dans mon devoir d’état.
Ô mon Bien-Aimé, accorde-moi la grâce s’il vous plaît de vivre dans ton intimité afin de mourir dans cette intimité où notre union sera parfaite. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée par notre intimité nous consolons notre Père. As-tu remarqué, plus notre intimité est grande, plus tu souffres? C’est que je désire que notre intimité demeure toujours, et c’est en t’associant à ma Passion, en te crucifiant à chaque jour que je te donne la plus belle preuve d’amour, et toi en acceptant tout par amour afin de nous consoler, glorifier, tu nous prouves ton amour, je devrais dire, notre amour. Toi et moi ne sommes plus qu’un dans le Cœur et la pensée de notre Père. N’est-ce pas que nous étions heureux d’être placés sur notre croix? Au moment de notre union parfaite tu seras placée dans mes bras pour toujours.
Tes yeux seront fermés aux choses de la terre, mais à ton doux réveil, tes yeux ne seront pas assez grands pour nous regarder dans toute la splendeur de notre demeure. Tu contempleras la bonté de ta douce Maman du ciel comme Reine et comme Mère des âmes. »
Lundi, le 4 novembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être avec moi ce matin. J’ai tellement besoin de toi, de ton amour! Mon Bien-Aimé, je t’en supplie, au nom de notre amour, donne-moi la chance de réparer. Mon directeur et moi désirons tant faire du travail d’équipe. Tu le sais bien que nous sommes sincères. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, sois sans crainte, vous aurez l’occasion de faire d’autres réunions. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce que durant ces réunions nous ferons du travail d’équipe? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je constaterai dans quel état d’âme vous serez. Mon temps est si précieux que je ne veux pas le perdre. Sois assurée que je ne regarderai pas l’heure et ne mettrai pas obstacle à la Sainte Volonté de notre Père et ni à la grâce. Nous avons tellement besoin d’âmes! »
– Mimi : « Viens mon Bien-Aimé, approche-toi. Je veux tellement te faire oublier. Je ne veux pas te faire de peine, même légèrement. Nous avons manqué à notre travail d’équipe et nous te demandons humblement pardon. Regarde-moi avec les yeux de ta miséricorde infinie et dans ton amour accepte ce que je t’offre pour réparer. »
– Jésus : « Tu sais ma chère petite hostie d’amour que je te pardonne, mais cela prend beaucoup d’actes d’amour pour me faire oublier.
Je sais que je suis sévère à vos yeux mais j’avais un devoir de justice à remplir envers notre Père et un devoir de charité envers l’Esprit Saint qui est si bon pour vous. Sans son assistance et ses dons, que feriez-vous? Et qu’a pensé ta douce Maman du ciel? Maintenant que tout est pardonné, je crois que vous allez vous souvenir de ceci : même une indélicatesse légère envers nous, nous peine, et un calcul, un travail d’équipe sans nous, nous blesse infiniment parce que nous nous voyons éloignés alors que nous nous approchons avec notre amour et d’abondantes bénédictions, les bras chargés de grâces. Le travail d’équipe est voulu par nous et ce n’est pas un jeu, une chose sans importance. C’est un travail sérieux que nous voulons. Nous sommes avec vous, vous devez être avec nous. »
Mardi, le 5 novembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’aider. Merci de votre intimité. C’est dans le silence et la solitude que je comprends mieux ton amour. Mon Bien-Aimé lorsque notre union sera parfaite, est-ce que je serai toujours près de toi? »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, tu jouis déjà de ma présence en ton âme. Nous ne sommes plus qu’un. Pourquoi voudrais-tu que je te délaisse? Moi qui ne cesse de te combler de faveurs, de grâces, même sur cette terre. Pourquoi voudrais-tu que je m’éloigne, moi qui suis allé te chercher pour te porter sur mon divin Cœur? Crois-tu que je vais me cacher après t’avoir aimée et gardée comme ma petite épouse? Crois-tu que notre union mystique va cesser parce que tu seras placée à l’endroit où notre Père le désire de toute éternité? Ma chère petite hostie d’amour quel que soit l’endroit où tu seras je serai toujours avec toi, en toi, exactement comme je le fais en ce moment. Médite bien ceci : tu auras plus que la jouissance, le bonheur de me voir, tu me possèderas pour toujours. Sais-tu bien ce que c’est que de posséder un Dieu? Notre intimité n’est rien à comparer à ce que je te réserve, même l’éclat sur notre petit crucifix et sur la petite croix bleue n’est qu’un reflet de ma Majesté divine. Oui, ce cher petit crucifix que tu as appris à aimer sera là devant toi dans toute sa gloire, sa puissance. Ma Bien-Aimée garde en ton âme ces paroles, ferme les yeux, médite, pense à notre bonheur futur qui sera sous peu une réalité. »
– Mimi : « J’ai tellement hâte! Merci mon Bien-Aimé, merci de ton amour. Plus tu me parles, plus j’ai la nostalgie du ciel. Personne ne peut savoir comme je m’ennuie de toi! Merci de nous avoir permis de réparer notre travail d’équipe mal fait. Tu le sais bien que nous t’aimons! »
Mercredi, le 6 novembre 1963
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte, j’ai offert ma communion spéciale pour mon directeur qui a charge de mon âme. Je lui ai coûté si cher! Puis une intention spéciale pour le deuxième confident de mon âme, P.M.
C’est fête aujourd’hui! C’est la Toussaint des Pères Jésuites! Oui, de tous les saints Jésuites morts et vivants! Puis une autre pensée va pour l’équipe afin que nous restions bien fidèles à notre vœu d’amour dans la souffrance. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, en effet il ne faut jamais cesser de prier pour demander notre aide et surtout pour nous remercier. Tu sais ma Bien-Aimée certaines âmes qui atteignent la vie spirituelle croient qu’elles sont à l’abri et possèdent déjà la paix du Christ en vivant à part des autres. Elles fuient le prochain et gardent en égoïstes ce que nous leur avons donné par amour. Même dans la vie spirituelle il faut atteindre la perfection. Il n’y a pas d’êtres humains qui peuvent se dire : je suis parfait. Sortie des mains du Créateur, notre Père, Dieu infiniment bon et parfait, l’âme ne peut atteindre la perfection infinie. Cependant dans la vie spirituelle l’âme qui s’abandonne avec confiance, avec amour et humilité peut atteindre cette perfection qu’avec nous et en nous. Si cette âme est docile aux inspirations de l’Esprit Saint elle marchera d’un pas rapide dans la vie spirituelle malgré ses fautes, ses manquements, ses négligences, ses misères, cette âme est bien près de nous. La vie spirituelle n’est pas une chose extraordinaire, difficile à atteindre, c’est simplement le développement de l’âme vers nous. Comme le corps, l’âme a besoin de se nourrir, de se fortifier, de se développer, de grandir afin de nous revenir.
Une vie spirituelle bien comprise et acceptée par amour est cet élan qui lance l’âme vers nous pour toujours. L’âme a été créée par Dieu. Elle doit nous revenir tôt ou tard. Elle nous reviendra un jour pour toujours. »
Jeudi, le 7 novembre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu de me donner l’espérance du ciel, la foi pour y croire, la charité pour l’acheter, l’amour pour le posséder. Avec l’aide de l’Esprit Saint, et ta grâce, ô mon Dieu, mon Père, je veux accepter ta Sainte Volonté sur moi. Avec mon Bien-Aimé je veux atteindre cette perfection spirituelle pour te glorifier ô mon Père. Tu sais mon Bien-Aimé, que j’ai grandement besoin de ton amour, de ton aide, pour atteindre cet idéal. Je sais que c’est un idéal trop élevé pour une petite fille comme moi, mais je m’appuie sur toi, sur ton Évangile. « Soyez parfaits comme mon Père céleste est parfait, » et toi, mon Bien-Aimé, tu es la perfection infinie. Pour protéger notre amour, notre intimité, détache-moi de plus en plus des choses créées et du monde, de moi-même. Ce n’est pas que je veuille vivre en égoïste et garder mon bonheur pour moi-même, de fuir mon prochain, mais tu dois être le premier servi. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, ce n’est pas moi qui vais condamner le silence. Tu sais il faut discerner les âmes. Beaucoup ont besoin de nous, mais il y a les âmes qui abusent de ta patience, de ta charité. Elles agissent en avare, elles veulent jouir de ta présence et ne pensent qu’à elles. Peu importe l’état où tu es, cette catégorie de personnes nuit à notre intimité et ta vie spirituelle s’en ressent. Je ne te demande pas de fuir ces âmes. Tout ce que tu peux faire pour elles c’est de prier à toutes leurs intentions. Comment veux-tu que nous te parlions quand ton esprit n’est pas libre? Je sais que ces bavardages inutiles te répugnent et sont parfois un obstacle à la grâce. Cependant offre bien tout par amour et continue de marcher dans le sentier du silence tout en restant patiente et charitable envers ces âmes. À leur conversation répond par un sourire et pense à moi. »
Vendredi, le 8 novembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, que veux-tu de moi aujourd’hui? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je veux encore plus d’amour, c’est-à-dire beaucoup de souffrances. Nous avons besoin d’être consolés. N’est-ce pas que tu es heureuse d’avoir accepté tout par amour? Par le détachement de toi-même tu ressens une paix, un bonheur que personne ne peut te ravir. Merci de votre beau travail d’équipe. Nous sommes consolés. Nous attendons beaucoup de notre petite équipe d’amour. Restez-nous bien fidèles. Vivez dans la paix avec notre amour. Merci ma Bien-Aimée de tout accepter par amour. N’est-ce pas que ta croix te semble légère? Ma chère petite hostie d’amour, voilà jusqu’où nous a conduit notre amour, notre intimité. Tu ne trouves même pas le temps de penser à ta maladie. Ta souffrance ne marque même pas tes traits. Avec notre sourire tu rayonnes. Tu aimes tellement notre souffrance que tu serais attristée si je te donnais un temps de répit.
Ne plus me voir avec la croix, tu te sentirais délaissée, abandonnée, rejetée. Ton petit cœur ne pourrait supporter cette séparation. Avec nous tu regardes bien en face les étapes de ta maladie. Par le don de la croix que nous t’avons donné, tu possèdes déjà notre ciel. N’est-ce pas que cette soif des âmes te dévore? Ce besoin de souffrir avec moi te hante et mon amour te consume chaque jour. Je suis un Dieu jaloux et je veux te cacher aux regards humains… notre union dans l’amour et la souffrance. Devant cette énergie, ce sourire, personne ne peut savoir qu’il y a là un corps en ruines et que cette souffrance généralisée est bien à nous. Par ton vœu d’immolation nous avions besoin de tout pour te donner tout. Que puis-je t’offrir de plus? N’est-ce pas que nous sommes heureux sur notre croix, bien cachés aux regards humains? »
– Mimi : « Merci mon Dieu de me faire comprendre toutes ces vérités. Merci de ton amour. Merci de ta souffrance. Merci de ta croix. »
Samedi, le 9 novembre 1963
– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte, et je vous remercie de votre amour, et de venir habiter dans mon âme. Que d’actions de grâce de remerciements dois-je vous offrir pour tant de bontés, d’amour, de miséricorde! Malgré mon indignité vous me comblez par votre intimité, par votre amour et par la souffrance! Avec toi sur la même croix je ne crains pas la souffrance. Comme tu as changé ta petite fille! Ton amour a transformé toute ma vie! »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, il y avait toute une vie à refaire en toi. Puis, je t’ai placée à l’école de l’Esprit Saint sous la conduite d’un directeur très éclairé, obéissant à notre Sainte Volonté sur toi. Nous lui avons confié ta petite âme. Docile à la grâce et dans un esprit d’humilité, il a dirigé ta petite âme vers nous en la détachant de tout. Sois assurée que tout ce qu’il te demandait de sacrifices il le faisait depuis longtemps. Il a pratiqué l’humilité sous toutes ses formes, la charité la plus absolue. Il a accepté la souffrance avec amour et abandon. Sa foi, sa confiance en nous l’ont toujours conduit vers nous d’un pas rapide. En vivant une vie spirituelle intense il n’a jamais calculé ses souffrances, ni son sang. Même durant le temps qu’il aurait pu consacrer à des loisirs légitimes et mérités, il le mettait au service des âmes. Malgré son âge, il ne recule pas devant la souffrance jusqu’au don total. Ma Bien-Aimée si je te parle comme cela c’est pour te montrer que nous te voulions d’une manière spéciale et que celui qui a coopéré avec nous pour diriger ta petite âme n’a rien négligé pour nous la remettre en bon état. Tu nous as coûté très cher. Ton directeur en a la preuve puisque lui-même a fait sa large part.
Tu sais une âme qui doit sauver beaucoup d’âmes par une mission spéciale demande beaucoup d’attention, beaucoup de sacrifices, une grande préparation, car elle nous a coûté cher. »
Dimanche, le 10 novembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, j’ai le bonheur de vous recevoir à l’occasion de la belle visite de R… Jour inoubliable pour nous, cependant un gros nuage dans notre bonheur, l’absence de mes chères petites sœurs W… et C…
Quel bonheur de te regarder quelques instants entre les doigts de mon directeur. J’aurais voulu te presser sur mon petit cœur. Tu étais encore plus beau que sur le petit crucifix. Là, tu étais dans toute ta gloire. Devant ta Majesté divine, j’étais si émue. Tout ce que je pouvais te dire était ceci : Merci mon Dieu, je ne mérite pas ce bonheur, merci de ton amour, ô Trinité Sainte qui êtes là devant moi, je vous adore et je vous aime. Mes pauvres yeux de chair ne pouvaient supporter cet éclat. Je croyais que mon petit cœur cesserait de battre. Mon Bien-Aimé est-ce dans un moment pareil que notre union sera parfaite? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, cet éclat n’est rien à comparer à ce qui t’attend! Que vas-tu faire devant notre Majesté? Oui, nous serons dans toute notre gloire où tu seras en présence de notre Puissance. Cette lueur, cet éclat devant l’hostie consacrée était pour te faire comprendre ce que c’est que la beauté d’une âme en état de grâce et ce que c’est qu’une hostie consacrée par notre amour miséricordieux, une âme qui s’identifie à moi comme victime vivante. J’ai permis cela afin de te fortifier et pour t’encourager à gravir ton calvaire. Donne-moi la main et ensemble marchons dans le sentier de l’amour, du silence, de l’immolation. Il nous faut beaucoup d’âmes pour glorifier notre Père.
J’ai quelque chose à te confier. Nous sommes responsables des âmes de la mission de notre cher apôtre P.M. Élève à l’école de l’Esprit Saint, ses lumières, ses jugements sont approuvés et appuyés, ses décisions justifiées. En lisant tes notes, notre cher P.M. pénètre dans ta petite âme. Il est le bienvenu dans notre intimité. Les autres membres de l’équipe devraient faire leur part pour nous et pour lui. »
Lundi, le 11 novembre 1963
– Mimi : « Merci d’être venue, ô Trinité Sainte! J’ai tellement besoin de vous. Votre présence en ma pauvre âme me fortifie. Que de miracles vous avez accomplis en moi. Que de sang versé pour la purifier! Que d’amour pour la transformer en votre demeure permanente! Que de lumières pour l’éclairer! Par votre présence, vous me fortifiez. Avec mon Bien-Aimé, je reprends courage pour lutter, pour continuer ma route vers notre Père. Dans mon chemin de croix, je tombe épuisée par les luttes, écrasée par ma lourde croix, mais toujours mon Bien-Aimé me relève avec force, avec amour. Il m’arrive de traîner ma croix mais avec la grâce de Dieu, je ne la lâche pas. Et durant les jours d’épreuves si je ne puis lever les yeux vers le ciel, alors je ferme les yeux et j’adore Dieu, la Sainte Trinité en mon âme. Si je n’ai pas la force de prier, de parler, j’écoute en silence. Durant mes heures de souffrances, j’offre tout par amour et ma souffrance prie à ma place. Avec mon ange G… j’unis toute ma pauvre vie à la vie de mon Bien-Aimé et malgré l’état où je suis je me jette avec confiance entre ses bras puissants et toute blottie près de son divin Cœur je suis en sécurité; malgré ma faiblesse je crois qu’il m’aime d’un amour infini. J’ai trop de preuves d’amour pour douter après tout ce qu’il a fait pour moi. À chaque jour il me comble sans cesse par sa présence en moi. Nous sommes si heureux dans notre intimité. Quel beau don!
Merci, ô Esprit Saint de me faire comprendre cette intimité avec vous et merci à mon directeur de me l’avoir enseigné et dirigé vers vous. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est à nous de vous remercier. Merci à notre cher J.G. qui a dirigé ta petite âme vers nous.
Dès le début par une grâce spéciale il savait ce que nous voulions de toi. Si les prêtres dirigeaient les âmes vers nous, vers l’Amour en les dirigeant vers notre intimité leur vie serait transformée et ces âmes nous accepteraient bien vivants en elles, leur foi grandirait et leur amour se développerait, leur vie aurait un autre sens, un autre idéal. Leur credo ne serait pas que des mots, mais une réalité. »
Mardi, le 12 novembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, viens à mon secours, je n’en peux plus! Depuis hier soir cette lutte entre mon ennemi et moi. Tout semble s’écrouler! Je n’ai plus la force d’écrire. Je ne crois même pas à ce que j’écris. Notre belle intimité a disparu. Tout en moi est noir! Je n’ai qu’une idée, détruire tous ces écrits. Les relire me fait souffrir. Que de mensonges, d’erreurs! Il me reste si peu de temps pour réparer toutes ces erreurs! Cette vie spirituelle n’existe plus pour moi. Dans l’état où je me trouve, personne ne peut savoir ce que je souffre. Tomber les yeux ouverts vers un abîme, c’est une souffrance qui ne peut s’écrire. Je regarde notre petit crucifix, il est si froid, et je reste indifférente, même pas un regret! J’ai peur de mourir dans cet état; le jugement va être terrible pour moi après avoir abusé des grâces, des sacrements et trompé mon directeur depuis treize ans! C’est affreux de voir venir la mort en face et être dans cet état. »
Mon directeur est venu. Je veux tout lui dire, je ne peux même pas m’exprimer.
Le travail d’équipe commence, ce que nous avons souffert ! Mon directeur offre tout et prie pour moi. Je souffre de le voir souffrir à cause de moi! Si je pouvais croire que c’est une épreuve, une tentation, mais non, plus je cherche la vérité, plus j’ai la certitude que j’ai trompé Dieu et mon directeur, et malgré tout, je parviens à tout dire à mon directeur, mais je ne crois pas que Dieu puisse me pardonner. Au plus profond de mon âme je voudrais me jeter dans ses bras comme autrefois, revenir vers lui avec amour, avec confiance. Cette petite voix de l’âme est étouffée et le désir de jouir de tout s’empare de moi avant de mourir.
Le remords me ronge, et cette voix qui ne cesse de me poursuivre me dit que je suis perdue, damnée par mon orgueil.
– Satan : « Tu as voulu avoir un idéal trop élevé, tu as voulu suivre le Christ dans le chemin de la souffrance par l’amour. Voilà ce qu’il a fait de toi, une ruine complète après t’avoir dépouillée de tout, il te rejette pour toujours. Tu en as la preuve aujourd’hui. »
Mercredi, le 13 novembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, je reprends courage, car je sais que tu es là en moi. Merci ô Trinité Sainte! Merci de votre amour! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu sais l’amour divin engendre l’amour humain. Ma chère petite hostie d’amour, la journée a été très dure pour toi, surtout celle d’hier. Aucun temps de répit. Grand merci à ton directeur qui a été généreux et nous a consolés en t’offrant et priant sans cesse. Le chemin du calvaire n’est pas un chemin de roses, et pourtant il faut le traverser avant d’arriver vers notre Père qui nous attend. Regarde-moi sur notre cher petit crucifix et reprends courage. Souviens-toi du jour où tu étais si heureuse en acceptant le vœu de l’immolation. Ajouté aux autres, c’était le don total, l’immolation de ton âme, à notre amour, à notre service. L’immolation de ton esprit, de ta volonté était la part de l’Esprit Saint. L’immolation de tout ton être par le don total, par l’amour, par la souffrance physique et morale. Avec moi, tu dois boire le calice de l’amertume.
Sois courageuse! Je suis toujours en toi malgré les apparences. Pour me soumettre à la Sainte Volonté de notre Père je dois souffrir avec toi jusqu’à ce que notre amour soit consommé et que ton pauvre petit cœur et ton être soient consommés par les souffrances jusqu’à la croix. Chaque jour d’épreuves te détache de tout et te rattache à moi. Notre amour devient plus fort et notre lien se resserre. Maintenant que nous ne sommes plus qu’un, seul notre Père peut rompre ce lien, mais sois assurée qu’il ne le fera pas puisque de toute éternité il t’a aimée comme son enfant. Il ne t’a jamais rejetée. Il te voulait heureuse avec lui. Il t’a gardée pour moi comme épouse.
Dans son amour et sa miséricorde infinie il te comble comme son enfant privilégiée en t’associant à ma passion jusqu’à notre union parfaite dans l’amour et la souffrance pour le salut des âmes. Pour t’aider il t’a confiée à un directeur éclairé. Nous sommes si heureux de son travail d’équipe offert par amour pour nous et les âmes.
Bonsoir ma chère petite hostie d’amour. »
Jeudi, le 14 novembre 1963
– Mimi : « Belle fête pour nous! La Toussaint de l’Ordre du Carmel. Je suis si heureuse! Mon directeur est venu me faire communier. »
– Jésus : « Ma petite épouse, c’est nous qui sommes heureux plus que toi. Lorsque tu portes ton costume du Tiers-Ordre pour nous recevoir, cela me fait penser à notre union future, où tu seras revêtue de cet habit béni pour être introduite auprès de notre Père. Comme ta petite sœur Thérèse tu marches dans la petite voie de l’amour et de la souffrance. Que d’âmes tu peux cacher sous ton grand manteau blanc! Ma Bien-Aimée je sais que je te demande beaucoup; sois sans crainte, le calice de l’amertume que te présentera notre Père sera très suave, car je le boirai avec toi, goutte par goutte. Par une grâce spéciale tu seras enivrée de bonheur, d’espérance, tu me supplieras de te donner encore plus de souffrances. Tu béniras avec moi cette croix que nous portons. Ensemble nous marcherons la main dans la main vers notre Père aidés par notre cher représentant et les autres membres de l’équipe.
Ma Bien-Aimée si tu savais avec quel amour notre Père se penche vers toi et te regarde avec moi. L’Esprit d’amour veille sur toi et notre douce Maman te protège. Ton grand ami saint Michel se tient continuellement près de toi avec ton saint patron et ton ange gardien, puis tes deux petites sœurs, la grande Thérèse, la petite, et je devrais dire la grosse puisque tu portes le même costume. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu as bien raison de dire « la grosse », en effet depuis six ans j’ai profité de quarante-huit livres! J’espère que ma vie spirituelle a augmenté aussi, mais entre nous, je ne regrette rien, puisqu’il faut engraisser la victime avant l’immolation. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ne sois pas inquiète de ta vie spirituelle. Combien de repas, de transfusions de mon Sang as-tu reçus par semaine? Et combien de communions spirituelles tu fais entre les repas? Tu n’es jamais rassasiée! Viens ma Bien-Aimée, ne baisse pas les yeux. Moi aussi j’ai toujours hâte de venir en toi! Je t’aime tellement, chère petite hostie d’amour à nous, rien qu’à nous pour toujours. »
Vendredi, le 15 novembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé que puis-je faire de plus pour te plaire? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, reste simplement ce que tu es en ce moment. Si je veux plus je te donnerai plus. Continue de tout accepter par amour. Accepte-toi telle que tu es, avec tes luttes, tes imperfections, tes manquements. Je sais que tu te considères la plus misérable. Ma Bien-Aimée, il ne faut pas te rechercher dans tes fautes, ni dans tes péchés par excès d’humilité. C’est une grande tentation contre ma miséricorde infinie et mon amour miséricordieux. Abandonne-toi avec amour, avec confiance entre mes bras puissants et laisse-moi agir en toi. Ne cherche pas à comprendre tout ce qui t’arrive. Tout ce qui doit te préoccuper c’est de faire ma Sainte Volonté, c’est-à-dire, la Sainte Volonté de notre Père.
Je sais que tu aurais beaucoup de questions à poser! Mais sois assurée que je t’aime et tout ce qui t’arrive est voulu par notre Père. C’est pourquoi il faut lutter sans cesse contre tout, contre soi-même. Il ne faut pas avoir de préjugés dans la vie spirituelle. Il faut marcher avec amour et n’avoir qu’un idéal, aller vers nous pour toujours, quel que soit le chemin qu’il faut prendre. Plus le sentier est étroit, rude, pénible, rempli de croix, il n’y a pas d’erreurs, ce sentier est le sentier de l’amour qui conduit directement vers notre Père. Ma Bien-Aimée, avec moi comme compagnon de route, sois sans crainte, je connais le chemin. Je l’ai parcouru par amour pour toi et les âmes. Durant le temps d’épreuves, de tentations, je suis plus près de toi. Comme mardi je sais que tu as beaucoup souffert et de plus tu étais très consciente de tout, de ton désespoir et je me cachais pour éprouver ta foi, ta confiance.
Ton obéissance à ton directeur t’a redonné la paix. Quel que soit l’état où tu es, dis-toi bien que je suis là en toi, excepté quand je me cache ou que je sommeille par obéissance à la Sainte Volonté de notre Père. De toute manière mon Cœur veille sur toi avec amour. »
Samedi, le 16 novembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé. J’ai besoin de toi. Je souffre tellement physiquement. Si je pouvais dormir une heure, me reposer un peu. Malgré les médicaments, rien ne peut me soulager. Cependant j’accepte tout par amour en union à ta Passion. »
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée de t’unir à moi. Tu sais ta souffrance est aussi la mienne, ta croix est ma croix puisque nous ne sommes qu’un. Viens te reposer sur mon divin Cœur. Cette souffrance n’est rien à comparer au bonheur qui t’attend. Reprends courage. Reçois avec amour et gratitude ce don royal de la croix. Merci d’avoir été charitable en recevant ces deux personnes. C’est moi qui te visitais dans ces personnes. »
Dimanche, le 17 novembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée aujourd’hui tu souffriras beaucoup. Je place notre couronne d’épines sur ta pauvre petite tête. Nous avons besoin de plus de souffrances, c’est-à-dire, beaucoup d’amour. Cette journée sera spécialement consacrée pour le succès du Concile. Que de pourparlers, que de paroles inutiles, que de critiques! Prie beaucoup pour que la lumière se fasse dans les esprits et que dans les cœurs la charité règne. Seuls l’amour, la charité, l’humilité doivent être à la base. Avant de poser un acte, il faut chercher l’intérêt divin et non l’intérêt humain quoiqu’en pensent de grosses têtes, des esprits forts. Poussés par un intérêt personnel de satisfaction où l’orgueil est camouflé, certains exposent des faits comme si c’était la réalité où leurs idées se sont fixées comme un ordre que tous doivent observer. D’autres prétendent mettre de la lumière dans des débats alors qu’ils sont eux-mêmes aveuglés par l’orgueil. Pourquoi vouloir scruter les desseins du Père? Est-ce que Dieu ne parle pas à tous les jours? Mais combien obéissent à la Sainte Volonté du Père? Combien mettent obstacle à la grâce en n’obéissant pas à l’Esprit Saint? »
Lundi, le 18 novembre 1963
– Mimi : « Encore une autre journée avec toi sur notre croix! Donne-moi s’il vous plaît la force et le courage nécessaires pour me tenir debout et travailler par amour pour toi et les âmes. Mon Bien-Aimé, plus je m’approche de toi, plus je sens ma petitesse, mes pauvres petites mains sont vides. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je suis heureux de ta petitesse, car tu es si près de moi. Peu importe que tes mains restent vides, c’est ton petit cœur que je regarde. Il est plein à déborder d’amour pour nous et les âmes. Ta petite âme est notre lieu de repos. Ferme les yeux et adore-nous présents en toi. Ne te désole pas de ne pouvoir répondre à la récitation du chapelet. Prie intérieurement avec ta douce Maman du ciel et garde la paix. Un seul regard d’amour, un seul soupir nous console. Que pouvons-nous te demander de plus? Lorsque notre petite victime d’amour souffre en silence, dans l’état où tu es, que veux-tu nous offrir de plus? Merci du beau triduum d’amour que vous offrez à notre Mère pour lui prouver votre amour et l’honorer. Merci ma Bien-Aimée d’avoir partagé avec ta compagne, c’est cela la vraie charité et l’amour pur. Il y a des âmes qui se disent charitables et ne donnent que ce qu’elles ont de surplus. Même nous, nous leur tendons la main, elles détournent la tête et leur cœur se gonfle rien qu’à la pensée de donner. Mais à la période des fêtes, il n’y a aucun obstacle pour satisfaire leurs goûts. Elles sont atteintes du virus de tout posséder, de jouir : toilettes, cadeaux, repas, boisson, sorties, etc. Combien pensent à se préparer à la belle fête de la Nativité, à préparer la toilette de leur âme?
Il y en a tellement qui se présentent à la dernière minute pour recevoir le pardon de leurs fautes, sans préparation, aucun regret. Que de sacrilèges se commettent dans cette période des fêtes. »
Mardi, le 19 novembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de nous aider. Nous avons commencé ce matin notre triduum d’amour pour honorer notre douce Maman du ciel. Ô Esprit Saint éclaire-nous ainsi que tous les membres du Concile. »
– Jésus : « Oui, ma Bien-Aimée il faut que la lumière se fasse afin que l’obéissance soit acceptée sans commentaires et réticences envers l’autorité de Dieu. Il ne faut pas que ce rassemblement de personnes, cette réunion de famille tourne en assemblée politique où chaque partie fait valoir ses droits. Et le parti le plus fort croit tenir l’autorité suprême sur tous les autres avec ses faibles moyens. Ses ressources épuisées que lui reste-t-il? C’est bien de demander l’aide de l’Esprit Saint, mais combien sont dans des dispositions pour recevoir en eux cet Esprit d’amour, de vérité? Certains par leurs omissions mettent un obstacle à la grâce. Que de manques de charité, que de révoltes intérieures grondent dans les cœurs et les esprits sont révoltés sous une apparence de calme. Prie beaucoup ma chère petite hostie d’amour pour que la paix se fasse au milieu des miens. Au Cénacle lorsque mes apôtres se sont réunis, c’était pour prier avec ma divine Mère et non pour discuter inutilement. Après la venue de l’Esprit Saint la lumière se fit dans les esprits et leur âme était transformée d’un amour si fort, si puissant, qu’aucun obstacle ne pouvait les vaincre. Poussés par le désir irrésistible de nous aimer, de nous servir jusqu’au don total de leur vie, obéissants à la voix de leur Père, ils partirent à travers le monde pour nous faire connaître, pour prêcher l’amour, la charité.
Soumis à la Sainte Volonté de notre Père, sur eux, ils acceptèrent pour compagnon de route, l’humilité, l’amour, la pauvreté. Et notre amour passait en eux comme un flot pour purifier les âmes. Par cette belle semence arrosée par mon Précieux Sang, ont germé des âmes d’élite. »
Mercredi, le 20 novembre 1963
– Mimi : « Merci, ô Trinité Sainte d’être avec nous pour notre triduum d’amour. Nous voulons tellement témoigner à notre douce Maman du ciel tout notre amour, notre gratitude. Oui, pour sa protection toute spéciale à notre égard surtout dans les grandes tentations, sa présence est toujours là. Elle veille sur nous avec amour. Mon Bien-Aimé voudrais-tu s’il vous plaît me dire ce que je pourrais faire pour faire plaisir à notre douce Maman du ciel? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée elle est déjà comblée par le beau triduum d’amour que vous lui offrez, oui, triduum préparé par notre amour et nos souffrances, aussi par le silence, par le travail, la charité. Le plus beau présent est toutes les âmes que nous lui offrirons demain. À son tour elle les offrira à Dieu le Père Éternel. Pour venir vers nous il faut passer par les mains de Marie Immaculée, notre Mère tant aimée! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je méditais sur la belle fête de la Présentation de notre douce Maman du ciel. Comme notre Père devait être ému, heureux, consolé, comme son cœur devait être rempli d’amour pour accepter l’offrande de Marie.
Merci sainte Anne d’avoir offert Marie. Merci ma douce Maman du ciel d’avoir consenti et merci d’avoir tout donné par amour. Sois bénie et louée par notre Père et par toutes les âmes de tes enfants de la terre. Je m’unis à toute la Cour Céleste pour chanter tes merveilles. Médiatrice de toutes grâces, jette un regard vers nous, tes enfants de l’équipe. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, merci du triduum d’amour. Vous êtes si généreux. Que de sacrifices ton directeur accepte par amour pour nous donner le bonheur de venir dans ta petite âme, notre demeure. Nous ne sommes jamais rassasiés. Merci au nom de Marie Immaculée. Soyez sans crainte elle veille sans cesse sur tous les membres de l’équipe. Elle est très touchée et très attentive surtout durant le travail d’équipe dont elle a la charge pour toutes les âmes que vous aidez à sauver en coopérant avec moi pour glorifier notre Père. »
Jeudi, le 21 novembre 1963
– Mimi : « Enfin la belle fête de la Présentation de la Sainte Vierge Marie. Mon directeur et moi terminons ce beau triduum d’amour en l’honneur de notre douce Maman du ciel. Depuis plus d’un mois que nous préparions cette belle fête.
J’ai eu le bonheur de vous recevoir, mes Amours, ô Trinité Sainte! Quoique la température n’était pas favorable. Il y avait en moi cette joie, cette lumière, cette paix que je ne trouve qu’en votre Sainte présence, ô Trinité Sainte.
Ô ma douce Maman du ciel, à l’heure de ma mort présente-moi à notre Père Éternel, intercède pour moi. Je veux suivre ton exemple. Demande pour moi cet esprit d’humilité, de charité, d’amour, afin que je sois parfaitement soumise en tout et partout à la Sainte Volonté de notre Père. Protège-moi de mon ennemi et du doute. C’est entre tes bras que je me réfugie pour apprendre à aimer encore plus mon Dieu, à mieux le connaître et à le servir fidèlement comme toi. Je veux imiter tes vertus. Avec l’aide de Dieu j’espère les pratiquer toutes afin qu’il soit consolé, aimé et glorifié. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ma chère petite G… comment vous témoigner toute notre gratitude pour ce beau et si consolant triduum d’amour que vous nous avez offert? Nous ne pouvions espérer plus. Vous nous avez comblés par votre amour, mais surtout par l’acceptation amoureuse de notre croix, de vos souffrances endurées en silence. Ma Bien-Aimée, j’ai quelque chose à te confier. Tu sais ce matin, comme tu étais souffrante nous avons hésité après ta communion, après l’offrande de venir te chercher.
Je dois te l’avouer nous avons pensé à nous. Devant tant de souffrances, de péchés dans le monde, nous avons besoin de toi pour coopérer avec moi pour t’unir à ma Passion pour le salut des âmes, spécialement pour le Concile. Ne pleure pas ma Bien-Aimée, je suis toujours avec toi. Réjouis-toi d’être notre petite hostie d’amour. Rappelle-toi le 21 octobre la chute de ton corps, et aujourd’hui nous désirons l’élévation de ta petite âme pour toujours. Mais devant un besoin urgent d’amour, de souffrance, nous avons hésité. C’est ta douce Maman qui t’a aidée à te lever malgré les vives douleurs. Ton directeur avait aussi sa large part de souffrances. Soyez bénis mes chers enfants que nous aimons tant et merci. »
Vendredi, le 22 novembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est bien le temps de te dire « Faites de moi ce que vous voudrez. » Et cette autre phrase de la belle prière, « Non seulement j’accepte, mais je demande tout de votre Sagesse infinie. » Quand je pense que notre union parfaite tant désirée aurait pu se réaliser hier. J’ai tant pleuré que mon petit cœur en souffre encore aujourd’hui; toi seul mon Bien-Aimé peut guérir cette blessure, c’est une souffrance ajoutée à tant d’autres que je t’offre par amour, pour vous ô Trinité Sainte, pour le Concile, les âmes et la paix dans le monde. Je sais que je ne suis pas digne de paraître devant vous. Merci de me donner le temps de réparer, expier, mériter. Accorde-moi la grâce d’avoir encore plus d’amour afin de correspondre à tout ce que tu attends de moi. Augmente mon courage pour lutter contre mon ennemi et lutter contre moi-même. Avec ma grande faiblesse je dois toujours me tenir entre tes bras puissants. J’ai tellement besoin de patience. Merci de m’aider à garder le silence alors que je sentirais le besoin de parler. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, pense à ma solitude au tabernacle, à mon silence devant tes fautes. Ma chère petite hostie d’amour tu as été peinée de voir que je ne venais pas te chercher jeudi. Tu sais moi aussi j’ai pleuré, mais c’était des larmes de joie de voir que tu acceptais notre Sainte Volonté par amour. Les larmes d’amour ne sont jamais versées inutilement. Un jour tu comprendras parfaitement ce que je veux dire. Ton directeur en a versé beaucoup de larmes à cause de toi. Aujourd’hui il verse des larmes de joie devant ma miséricorde infinie. Il a un cœur si tendre, si affectueux pour nous, un cœur si sensible malgré les apparences.
Ma Bien-Aimée, il faut redoubler de prières, de sacrifices, notre chère petite C… en a grandement besoin. W… souffre beaucoup moralement. Notre cher apôtre P.M. aura la plus grande part afin de donner largement aux âmes la lumière, l’amour, la paix, la charité, l’humilité. »
Samedi, le 23 novembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de venir ce matin. J’ai tellement besoin de ton aide à chaque minute. Tu sais mon Bien-Aimé ton instrument travaille ferme, car il me fait travailler fort comme si j’étais aux travaux forcés. »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, tu es ma prisonnière. Tu es attachée par le lien de mon amour pour toujours. Moi aussi je suis ton prisonnier d’amour dans ta petite âme, notre demeure. »
Après plusieurs heures de grandes souffrances, le dégoût s’empare de moi, je suis si fatiguée!
– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé je suis fatiguée de tout. »
Et je pleurais…
– Jésus : « Vite ma Bien-Aimée regarde-moi dans les yeux. J’espère que tu ne penses pas sérieusement à ce que tu viens de me dire? Ma chère petite épouse je suis ton Dieu, ton Époux, ton Tout. Tu sais le Tout c’est moi, le Tout dans l’amour, dans la miséricorde infinie, le Tout des souffrances, des croix, le Tout des événements. Je suis Tout dans l’humilité, l’intimité, le bonheur, la charité, la paix. Viens te reposer dans mes bras, près de mon divin Cœur qui t’aime tant. Ne pleure pas si je te parle ainsi, c’est pour donner un exemple à d’autres aussi qui seraient tentés de dire cela. Je vois tout ce qui se passe en toi. Moi aussi j’ai pleuré devant mon agonie.
Ta petite nature humaine je la connais puisqu’elle est sortie des mains de notre Père. Je sais que nous te demandons beaucoup, mais tout va si mal dans le monde. Prie beaucoup, demande pardon et miséricorde. Prie spécialement pour que la justice se fasse que par nous. C’est à nous seuls que revient ce droit d’être juste. Si les hommes voulaient comprendre qu’ils sont tous nos enfants et qu’ils doivent se connaître, s’aimer comme des frères, quelle que soit leur race. Lorsque j’ai versé mon sang et donné ma vie pour eux, je n’ai pas fait de distinction, je les aimais tous, chacun en particulier. »
Dimanche, le 24 novembre 1963
Fête de Saint Jean de la Croix !
– Mimi : « Merci mon Dieu d’avoir permis que je puisse vous recevoir aujourd’hui. »
Comme j’ai trouvé que les heures étaient longues!
Ma seule préoccupation était que mon Bien-Aimé allait venir! J’étais si heureuse lorsque mon directeur m’annonçait la belle nouvelle. Puis tout à coup, j’ai pensé qu’il aurait peut-être reçu le signe sensible attendu de ma mort.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est par une délicatesse de notre Mère qui désirait vous remercier pour tout ce que vous faites par amour pour nous et pour les âmes. Elle n’a pas eu besoin d’insister pour nous demander cette communion! Merci à notre cher représentant d’avoir consenti à venir nous déposer en ton âme. Merci de son amour, merci de sa générosité, merci de son obéissance à notre service. Sous la tutelle de l’Esprit Saint, sa foi l’a toujours guidé, sa confiance en nous a été sa force. Ma chère petite hostie d’amour avec lui tu as été à l’école de l’amour dans la souffrance. Docile aux inspirations de l’Esprit Saint, il a dirigé ta petite âme vers nous pour toujours. La souffrance acceptée par amour est une vocation, un don Royal aux petites âmes les plus pauvres, les plus faibles, les plus misérables.
Ma Bien-Aimée, écoute ce que je vais te dire : le doute effleure les esprits de quelques personnes au sujet des écrits. Soyez sans crainte et rassurés. L’Esprit de vérité ne trompe jamais et notre amour, notre miséricorde ne peuvent mentir.
Tu en es l’authentique preuve. Notre chef-d’œuvre d’amour, de miséricorde s’est accompli en ton âme. Crois-tu que nous t’avons confiée à un aveugle pour te conduire vers nous, et à un dément pour diriger ta petite âme? Notre intimité vient-elle de toi ou de moi? Qui l’a déposée en ton âme? Est-ce qu’un Dieu ne peut pas parler, agir dans une âme de la manière qu’il veut? À toutes ces questions, seuls l’amour, l’humilité, la foi, la confiance peuvent répondre en toute justice sur notre intimité. Toi-même tu as déjà douté de moi! Si les écrits venaient de toi, tu aurais raison de craindre des erreurs. Ton ignorance est tellement grande. Tu es simplement l’instrument de l’Esprit Saint pour faire connaître notre amour, par l’intimité, prouver notre miséricorde infinie. Avec une âme misérable comme la tienne, nous pouvions agir librement. »
Lundi, le 25 novembre 1963
– Mimi : « Encore un autre triduum offert par amour. Je suis si heureuse de te recevoir. Je ne puis plus me passer de toi. Plus je te reçois, plus je te désire. Cette faim de toi me dévore! Je ne suis jamais rassasiée! Ce besoin de boire ton Précieux Sang pour apaiser ma soif mais surtout pour me purifier, me fortifier. J’ai si besoin de toi en moi pour m’aider. La lutte est si dure parfois. Ô mon Bien-Aimé, toi seul est ma force. Soutiens-moi s’il vous plaît. Je suis lâche. Tout me répugne aujourd’hui, et pourtant au fond de mon petit cœur, je t’aime! Je ne puis rien te refuser après tant de preuves d’amour. Je t’en supplie, jette un regard de pitié sur moi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je vais jeter un regard d’amour vers toi, c’est bien plus important qu’un regard de pitié. Regarde-moi sur notre cher petit crucifix d’amour. Après cela, crois-tu que je ne regarde pas? Ma Bien-Aimée, il faut attendre avec une foi ferme la réalisation de tous nos desseins d’amour, de miséricorde sur toi. Ne t’attriste pas de cette longue attente. Ne suis-je pas avec toi toujours?
Ce dégoût, cette lassitude sont bien normaux dans la vie spirituelle. Durant mon agonie, j’ai connu ces heures d’amertume. Ta pauvre nature humaine, je la connais si bien. Par l’amour, la miséricorde infinie de notre Père, devant une âme humble et sincère, une âme de bonne volonté, nous fermons les yeux sur ses misères, sur ses fautes, sa faiblesse nous attire et nous lui offrons tout notre Cœur et nous la pressons sur notre Cœur afin que cette âme soit en sécurité avec nous pour toujours. Plus une âme est malade, plus nous lui offrons notre amour, notre secours.
Est-ce qu’un orgueilleux, un bien-portant demande de l’aide pour marcher? Ma Bien-Aimée, même si tu te traînes avec ta croix, dis-toi que je t’aide à la porter et quelle que soit la durée de notre montée, nous allons vers notre Père qui t’aime tant. »
Mardi, le 26 novembre 1963
– Mimi : « Mon Dieu, je t’en supplie donne-moi la force de faire ta Sainte Volonté. Ce travail si épuisant qui s’impose, physiquement, je ne m’en sens pas la force de le faire. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, si je désire plus crois-tu que je ne t’aiderai pas? Parfois, je te demande plus pour donner l’exemple et surtout pour avoir le bonheur de travailler avec toi. Rappelle-toi de notre beau travail d’équipe qui durait parfois plus d’une heure. N’est-ce pas que nous étions si heureux de travailler pour les âmes afin de glorifier notre Père? Déjà plus de dix ans que je te demandais de former une petite équipe avec ton directeur et moi, où vous vous êtes engagés à offrir par amour toutes vos souffrances, vos sacrifices en union à ma Passion pour la plus grande gloire de notre Père et pour les âmes. Depuis que vous avez accepté de me suivre je n’ai jamais manqué à ma promesse de vous aider, de vous fortifier, de vous protéger. Que de grâces spéciales ton directeur a reçues. Guidé par l’Esprit Saint et avec un grand esprit d’humilité il a obéi à notre parole. Un désir de nous était pour lui un ordre. Dès le début il savait ce que nous voulions de toi. Durant ces nombreuses années aucun reproche sauf au sujet de Pierre!
Ma Bien-Aimée si tu avais été plus obéissante au début, je n’aurais pas eu besoin d’attendre. Je sais que tu ignorais tout de la vie spirituelle, de ta vocation, de ta mission. C’était toute une vie nouvelle pour toi! Un chemin tracé par nous que tu devais suivre avec moi. Par une grâce spéciale nous t’avons confiée à un guide éclairé pour diriger ta petite âme vers nous. Il t’a bien fixée à ma croix pour toujours. Après les vœux que nous te demandions, nous t’avons comblée, choyée, donné des privilèges, des grâces de choix.
Tu n’as pas toujours compris notre amour miséricordieux. Même aujourd’hui il y a des choses que tu ne comprends pas. Il le faut, dans ta mission, afin que tu puisses venir vers nous par la foi et l’amour pur. Continue de nous faire confiance et marche en paix vers nous avec notre cher représentant. Ma Bien-Aimée offre-nous tout ce que tu ne peux saisir et qui dépasse ta petite intelligence. Tout ce qui compte c’est que nous savons ce que nous voulons de toi, de ton directeur et de notre belle petite équipe d’amour en qui nous avons placé beaucoup d’espoir. »
Mercredi, le 27 novembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé heureusement que tu es venu ce matin pour m’aider. Je suis rendue au bout de mon souffle. Ton instrument peut me faire travailler sans arrêt. Je suis en service commandé. D’une main je tiens ma croix, de l’autre main c’est le pinceau. Puis les ordres commencent : « Faites ceci, je vous le dis, vous allez commencer à faire cela. » Je fais cela et un nouveau commandement : « Faites ceci ». Je ne sais plus où mettre la tête! Après, les remarques, les reproches : « Vous devriez passer tout votre temps à écrire; vous n’auriez pas dû faire cela ». Mais mon Bien-Aimé, tu sais comme c’est dur de tout accepter par amour. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse tant aimée, moi aussi je suis en service commandé par toi!
– Mimi : « Comment, mon Bien-Aimé, moi je te commande? »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, par ton amour tu me commandes. Devant ton désir si grand de nous recevoir par la communion, nous sommes commandés de venir en toi. Entre nous, nous sommes si heureux. Et par notre intimité, nous sommes commandés de converser, de prendre une part active à tout ce que tu penses, à tout ce que tu fais, à tout ce que tu souffres. Lorsque notre Père te demande quelque chose, te commande, moi aussi j’obéis, car nous ne sommes plus qu’un, en service commandé par notre Père pour le salut des âmes. Une autre remarque ma Bien-Aimée, c’est bien de tenir ta croix, mais c’est mieux de la porter continuellement sans trop critiquer notre instrument.»
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne peux plus me plaindre? Pourtant, tu le disais : « Venez tous à moi vous qui souffrez, je vous consolerai » Tu le sais bien que je souffre! »
– Jésus : « Viens ma Bien-Aimée, ne pleure pas, je ne t’empêche pas de te plaindre! Tu n’as aucune raison, car tu es si aimée de nous, comblée par l’Esprit Saint, choyée par ta Maman du ciel! Est-ce que tu es abandonnée par ton directeur qui fait plus que son possible pour ta petite âme, sans oublier tout ce qu’il fait actuellement pour te venir en aide? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon, et merci de cette remarque. Je suis si aveugle quand je ne regarde pas, je ne vois pas mes défauts.»
Jeudi, le 28 novembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé encore une autre journée avec toi. Prépare-toi, nous allons travailler, le programme est déjà tout prêt. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, notre instrument exécute nos ordres. Tout est prévu, calculé jusqu’au moindre détail. Pour te faire mériter, expier, sauver des âmes, il faut que tu sois atteinte au plus intime de ton être afin que s’achève ce que nous avons commencé. Je sais ma Bien-Aimée que tout ce que tu passes au point de vue humain est très dur, et dans l’ordre spirituel il faut aussi une purification pour embellir ton âme, la rendre agréable à notre Père. Avant la belle fête de ta douce Maman du ciel, l’Immaculée Conception, tu connaîtras l’agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit afin qu’après avoir tout accepté par amour, je puisse te dire : Tu es toute belle ma Bien-Aimée. Être belle aux yeux de Dieu, c’est être obéissante, humble, oui, être tout amour pour nous en acceptant de me suivre dans le chemin du calvaire jusqu’à la croix. Même parmi mes âmes consacrées il y en a qui se croient belles devant nous parce que nous leur aidons à maintenir l’état de grâce. Et d’un air satisfait elles disent : « Je garde l’état de grâce », tout en gardant leur volonté, leur orgueil. Nous n’aimons pas que notre amour si pur, si grand, si puissant soit balancé avec l’orgueil! Être belle devant nous c’est de tout accepter par amour, en silence, en union à ma Passion. Ma Bien-Aimée porte avec fierté notre croix, symbole de notre union dans l’amour et la souffrance, moi le Tout-Puissant, avec toi si petite si misérable, vivant dans une grande intimité! Voilà le miracle de l’amour miséricordieux. Je suis avant tout un Dieu d’amour qui pardonne et demande asile dans toutes les âmes par l’intimité. Que deviendrait l’amour de deux êtres qui s’aiment et ne se parlent pas? »
Vendredi, le 29 novembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé merci de ton amour, de ta présence en moi. Je suis si heureuse d’avoir appris à te découvrir par l’intimité, et par ta grâce, d’avoir pu te voir dans toutes les personnes et dans les événements, de te trouver par la souffrance, de te posséder tout entier par la croix. Merci! Je ne pourrai jamais assez te remercier de tout mon petit cœur. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu devrais dire de tout mon grand cœur puisqu’il bat à l’unisson avec le mien. Tu sais ma Bien-Aimée, c’est une grâce spéciale que de connaître et comprendre notre intimité, notre amour miséricordieux. Cependant nous l’avons déposé dans toutes les âmes cette grâce, mais combien sont conscients de la posséder. Combien nous demandent de les éclairer, de les aider à découvrir en eux cette intimité, de les fortifier afin de nous redonner notre place dans leur âme que nous avions au moment de leur baptême. L’âme qui est sincère ne sent-elle pas le besoin de parler à Dieu, pas seulement durant les prières, et par les livres? Que dirait un père si son enfant qu’il aime se présentait devant lui pour lui parler, lui demander quelque chose et qui en sa présence, passerait son temps à lire ce qu’il veut lui dire et lui demander? Dans mon sacrement d’amour, n’ai-je pas donné une preuve de mon intimité?
Mon grand désir est de me donner aux âmes, partager mon amour avec elles, être considéré comme un Dieu vivant en elles, agir en elles par ma grâce, partager leur vie, leurs joies, leurs peines. Je voudrais que les âmes me parlent simplement, cœur à cœur, me regardent avec les yeux de la foi. Je connais le fond des cœurs et je lis dans la pensée. Que peut-on me cacher? C’est si facile de me retrouver pour l’âme qui a eu le malheur de me perdre!
Et c’est si simple pour l’âme qui est en grâce de vivre avec moi dans une grande intimité. C’est un devoir de charité envers nous que de s’occuper de nous, de nous parler. C’est un devoir de justice envers la Sainte Trinité que de nous garder cette confiance, cette foi en notre amour miséricordieux et en notre intimité. N’ai-je pas voulu partager l’intimité de Marie? Durant ma vie n’ai-je pas cherché à prendre part à l’intimité des âmes? »
Samedi, le 30 novembre 1963
– Mimi : « Enfin tu es là. Je suis si heureuse de vous recevoir ce matin! Merci mon Bien-Aimé de me faire comprendre la valeur de la souffrance et d’augmenter en moi ce désir de te suivre quel que soit le chemin que je dois prendre. Avec toi je peux porter ma croix. Mon Bien-Aimé combien tu m’aimes pour m’éprouver comme cela! Merci de me faire comprendre et accepter mon état de malade, et la situation présente, épreuves, etc. très méritoire pour nous. Mon directeur et moi avons tout accepté par amour pour vous et les âmes. Parfois cela est très dur de garder le silence, garder son sourire! Combien je serais tentée de répondre, de parler à ton instrument, mais par mon vœu d’immolation, je dois garder le silence, et c’est en vivant avec toi, dans une grande intimité que je parviens, avec ta grâce, à garder le silence. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je sais que la lutte est très dure, mais nous sommes heureux. Tu sais, une âme humble, obéissante, sincère, généreuse à notre service, nous console tellement. Oui, une âme sur qui nous pouvons compter, nous appuyer, nous réfugier, nous sentir à l’aise dans cette âme! Ce n’est pas toujours le péché qui nous éloigne des âmes. Mais, bien souvent la principale raison est le manque de foi et l’orgueil. Je suis venu pour les pécheurs et non pour les orgueilleux. Il y a des âmes qui parlent de vie spirituelle et n’ont même pas la foi pour y croire, pour y entrer. Comment prétendre nous aimer, nous servir sans cette foi, cette conviction en notre intimité en chaque âme? Les esprits étroits, les âmes repliées sur elles-mêmes ne peuvent comprendre cela. Je me donne à tous les jours dans mon sacrement d’amour. Pourquoi refuserai-je de me donner par mon intimité?
Comment parler à une âme si elle ignore que je suis toujours présent en elle? Ce n’est pas seulement au moment de la communion que je viens, mais je veux y demeurer, être considéré comme un Dieu vivant avec la Sainte Trinité. »
Dimanche, le 1er décembre 1963
– Mimi : « Premier dimanche de l’Avent…. Mon Bien-Aimé, durant ce temps béni, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer la belle fête de la Nativité. Ma douce Maman du ciel prête-moi ton cœur si pur pour aimer ton Jésus comme toi. Je veux bien le recevoir mais surtout le garder pour toujours. Ô Vierge Immaculée prépare mon âme. Médiatrice de toutes grâces intercède pour moi afin que le jour où notre Père me rappellera à lui, je sois prête. Que je sois digne d’être appelée ton enfant, oui, enfant prodigue à qui notre Père a ouvert les bras plus grands pour me recevoir avec son amour miséricordieux. »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, avec notre grâce et le secours de l’Esprit Saint tu as la foi en notre amour miséricordieux pour toi et les âmes. Je crois ma Bien-Aimée que si tu avais eu une petite vie simple, facile à nous offrir nous l’aurions acceptée mais nous n’aurions pas pu réaliser nos desseins et exercer notre miséricorde avec autant d’amour. Parce que tu as été misérable, remplie de misères, nous nous sommes penchés vers toi pour aller chercher cette petite lueur d’amour qui était restée au fond de ton petit cœur. Ta petite âme étouffée respirait à peine dans tout ce désordre. C’est avec amour que nous te regardions faire des petits pas dans la vie spirituelle. Tu tombais et notre cher représentant te relevait avec bonté, patience, charité, mais il restait ferme, droit, honnête, sincère avec nous et obéissant. Il a pris soin de ta petite âme, il l’a dirigée vers nous et t’a fixée pour toujours sur notre croix. Nous n’avons pas été déçus de notre choix. Avec nous il a coopéré fidèlement à tout ce que nous voulions pour le plus grand bien de ta petite âme. Comme nous il a bien souvent marché sur son cœur. Il n’a jamais reculé devant son devoir d’état, devant une souffrance, un sacrifice. Par son sacerdoce, et devant lui ton ennemi s’incline et il est obligé d’obéir à sa voix. Et nous nous inclinerons devant vous au moment où il nous remettra ta petite âme. Ne pense pas trop à notre jugement, pense surtout à notre amour miséricordieux qui t’ouvre les bras et à notre union parfaite pour toujours. Es-tu heureuse? Peu importe ce que tu souffres? »
Lundi, le 2 décembre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu pour tout, spécialement d’être venu ce matin. Votre douce présence, ô Trinité Sainte me fait penser à notre bonheur futur. Oui, cette paix de l’âme, cette tranquillité d’esprit, cette sécurité ne se trouvent qu’en votre douce présence. Je suis si heureuse d’avoir quelqu’un à qui parler, sur qui je puis m’appuyer, quelqu’un à aimer, et c’est toi mon Bien-Aimé que je désire. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, n’est-ce pas que tu es heureuse par notre intimité. Dans ta petite âme tu possèdes déjà le bonheur du ciel et par notre amour miséricordieux, tu as ta récompense. Maintenant qu’avec notre grâce et le secours de l’Esprit Saint tu comprends ce que cela veut dire le détachement de toi-même; ta vie spirituelle a changé. Ton directeur avait bien raison de te dire qu’un jour tu comprendrais. Merci ma Bien-Aimée, tu me fais plaisir le matin lorsqu’après ton offrande de la journée, tu me demandes d’accepter ma volonté et la volonté de notre instrument. Tu ne cherches même pas à savoir ce que tu feras, tu te laisses conduire, bousculer par notre instrument. Dans la situation présente, les rôles sont changés. Malgré tout, tu es si heureuse d’avoir cette conviction que nous t’aimons et la certitude que tout ce que tu acceptes, que tu souffres en silence est reçu. En coopérant avec moi pour le salut des âmes, ton sacrifice est offert et accepté par notre Père. Ma Bien-Aimée, chaque croix est un appel. Chaque souffrance et chaque épreuve sont une invitation à me suivre jusqu’à la croix, me suivre dans la voie de l’amour jusqu’à l’immolation. Marche avec moi ma Bien-Aimée, parle-moi d’amour. Dis-moi sans cesse que tu m’aimes. Par notre intimité ne te gêne pas pour me parler de tout ce qui se passe en toi. Ensemble, nous regarderons le chemin très court qu’il nous reste à faire pour aller près de notre Père.
Mardi, le 3 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’accepte tout par amour. Je ne sais pas ce qui se passe en moi, une grande crainte de paraître devant toi et pourtant tu connais mon désir de m’unir à toi pour toujours. Mon ennemi ne cesse de me tourmenter, tout y passe. Ô Vierge Immaculée protège-moi. Je tremble devant les attaques de mon ennemi. Tu sais comme j’ai peur de moi-même. Je me méfie de ma faiblesse, mais avec toi, ô Maman, j’ai confiance. Je me réfugie dans tes bras, cache-moi de mon ennemi. »
Plus je demande à ma douce Maman du ciel de me protéger, plus les attaques de mon ennemi sont violentes. Physiquement et moralement je souffre.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce bien là ta Sainte Volonté que je subisse encore les assauts de mon ennemi pour mériter, sauver des âmes, mais surtout pour te consoler et glorifier notre Père? Mon Bien-Aimé nous acceptons tout par amour pour vous et aussi pour le Concile et pour les âmes. »
Le travail d’équipe commence. Je souffre beaucoup, mon directeur souffre autant et m’aide tellement à tout offrir. Mon ennemi tremble devant lui. Par son sacerdoce il a une puissance extraordinaire.
– Satan : « Pauvre petite fille, tu trembles! Ce n’est pas devant la souffrance mais devant moi. Tu as raison d’avoir peur de paraître devant ton juge après avoir abusé des sacrements, après avoir fait perdre le temps à ton directeur et l’avoir trompé.
Par son orgueil de prêtre il voulait sauver au moins une âme et c’est toi qu’il croit avoir dirigée vers lui. Lui, le Tout-Puissant que peut-il faire avec ton âme?
Depuis treize ans tu as si bien joué ton rôle de bonne petite fille obéissante, mais dans le fond de toi-même tu as toujours douté de son amour miséricordieux. Il y a longtemps que Dieu t’a rejetée pour toujours! Malgré tout tu as lutté contre toi-même, tu ne voulais pas admettre cela, t’accrochant de toutes tes forces à l’amour miséricordieux. Mais aujourd’hui devant les preuves, admets donc que j’ai raison. Pourquoi vouloir espérer un pardon? Il est trop tard. Laisse ton directeur avant qu’il se décourage d’avoir travaillé pour rien. Il faut détruire tous les écrits qui ne sont qu’un tissu de mensonges, de faussetés pour perdre les âmes. »
Mercredi, le 4 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, ne me laisse pas. J’ai beaucoup de difficultés pour préparer ma communion. Mon ennemi ne cesse de me troubler, cette crainte de te recevoir. Je t’en supplie, je ne veux pas faire une mauvaise communion. »
Après avoir reçu le pardon j’ai eu un peu de calme.
– Mimi : « Mon Dieu augmentez ma foi. »
Au moment de la communion, je regarde l’hostie.
Si je pouvais au moins faire un acte de foi, t’adorer!
Puis, je récite la prière du don total. C’est le vide! Quel tourment!
– Mimi : « Avoir tant de choses à te dire, et je reste là muette. Je me demande si j’ai raison de croire à cette intimité? Comme je voudrais détruire tous les écrits! Pourquoi faut-il que je fasse souffrir encore mon directeur? »
– Satan : « Pauvre petite fille, ton directeur n’est pas seul à souffrir à cause de toi. Ceux qui lisent tes écrits sont troublés. Crois-tu que l’Esprit Saint peut t’inspirer à écrire des mensonges? Dans ton journal tu as simplement écrit ce que tu voulais être et ce que tu voulais que Dieu soit pour toi. Tu as rêvé d’avoir un idéal trop élevé pour une âme qui m’appartient. Quand je pense que tu te croyais épouse du Christ!
Que penses-tu de son intimité? Si elle existait tu l’aurais encore aujourd’hui! Que d’illusions dans ta pauvre vie! Et tout ça parce que tu voulais croire à des choses invisibles! Tu voulais vivre dans un autre monde. Regarde où tu en es rendue. Avec la situation présente ton directeur et toi croyez que vous méritez et pourtant vous n’avez plus rien à espérer, à attendre de lui. Tout ce qu’il vous reste à faire c’est d’attendre son jugement qui sera terrible. Tu n’as pas fini de trembler. Si tu connaissais le châtiment qui t’attend, tu n’oserais même pas essayer de lever les yeux vers lui pour implorer miséricorde. Ne pleure pas! Que peux-tu faire de plus avec des larmes? »
– Mimi : « Malgré l’état où je suis, mon Bien-Aimé, rappelle-toi de moi, de notre intimité, de notre amour. »
Jeudi, le 5 décembre 1963
– Mimi : « Mon Dieu, aide-moi. C’est dur de sentir le vide après avoir été si choyée, si aimée! Mon Dieu je veux croire que tu te caches. Je crois en ta parole. Je veux croire de toutes mes forces que l’état où je suis est un temps d’épreuves. Sans chercher à comprendre, j’accepte ta Sainte Volonté sur moi. Cependant ne permets pas que je te perde. Ô Esprit Saint donne-moi la force et le courage pour lutter. Mon ennemi est toujours près de moi, et tout ce que je veux faire ne réussit pas, puis s’ajoutent des inquiétudes, des ennuis. Je n’ai même plus la force de prier. Tout me fatigue. Comme je voudrais avoir qu’une seconde d’intimité avec toi, oui, pouvoir me reposer un peu. »
– Satan : « Pauvre petite fille ne cherche pas le repos avec lui! À part tes heures de rêveries, d’illusions, que te reste-t-il? Simplement de la souffrance, des ennuis de toutes sortes, croix par-dessus croix, abandons. Regarde comme ton Dieu agit avec toi. Lui qui prétend être bon, miséricordieux! Crois-tu que c’est humain de te laisser souffrir, de t’accabler de reproches? Il est plus sévère pour toi que pour d’autres! Que fait-il de ta liberté? N’est-ce pas que c’est ridicule de te demander de garder le silence? Tu souffres déjà assez sans te laisser conduire, obéir à un insensé, simplement pour lui faire plaisir. Il aurait dû dire : « Vous qui souffrez, venez à moi, je vous accablerai. » Lorsque l’on aime vraiment, est-ce logique de faire souffrir, de s’en servir comme une esclave, de vouloir faire une victime une pauvre petite fille juste pour le plaisir? C’est une vengeance parce qu’il est mort sur la croix. Il se croit obligé de prendre une autre victime en te plaçant avec lui. En vivant par une intimité imaginaire, en croyant qu’il t’aime, tu perds, ton temps. Toutes les épreuves que tu as, viennent de moi, de ma puissance sur toi. Si tu as la foi, appelle ton Dieu. »
Vendredi, le 6 décembre 1963
– Mimi : « Merci d’être venu, moi qui te désire tant! Aujourd’hui c’est avec peine que je te regarde dans l’hostie. Oui, devant toi le Tout-Puissant, venir aujourd’hui dans ma pauvre petite âme. Tout est si sombre dans notre demeure! J’étouffe d’être emprisonnée dans ces ténèbres. Je suis si tourmentée par le remords d’avoir offensé un Dieu si bon, mon Créateur, mon Bien-Aimé qui m’a aimée jusqu’à mourir pour moi. Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît à reprendre courage. Si je pouvais avoir la certitude que je te console! Même dans l’état où je suis, je me demande si je fais mon possible pour correspondre à la grâce actuelle! Mon devoir d’état est si lourd! Je sens une lassitude. Je suis toute étourdie d’être bousculée. »
– Satan : « En effet, ma pauvre petite fille, tu es comme une marionnette entre ses mains. C’est lui qui veut te commander, il tire les ficelles et te voilà partie d’un côté, puis de l’autre. Il va jouer avec toi jusqu’à la tombée du rideau, c’est-à-dire jusqu’à l’acte final de ta vie. Il prend plaisir à t’éprouver, à te faire souffrir. Son bonheur sera quand il te regardera mourir, abandonnée! Ton agonie sera si longue! Est-ce bien juste d’agir ainsi? Regarde ce qu’il a fait cet après-midi. Il permet que tu ressentes un peu de ses souffrances. Je me demande pourquoi? Il prétend t’aimer et t’envoie tant de souffrances, d’épreuves, de croix! C’est ridicule de vouloir tout offrir par amour. Pourquoi le désirer comme Époux? Cette union mystique n’est que pour les saintes âmes, mais toi, c’est plus que cela qu’il te faudrait! Si tu le voulais, je pourrais être présent près de toi, d’une manière sensible. Je ne t’apporterais pas seulement un amour invisible, mais beaucoup de bonheur, de consolations, de richesses, de santé. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme je voudrais entendre ta voix pour me faire oublier cette voix de mon ennemi qui me poursuit! Mon Dieu, j’accepte tout par amour. Prenez tout mon Dieu, gardez tout et gardez mon amour pur pour toujours. »
Samedi, le 7 décembre 1963
– Mimi : « Pauvre Jésus, venir dans ma pauvre âme! J’ai tellement besoin de toi pour m’aider à traverser cette épreuve. Aujourd’hui tu me demandes le détachement de ma famille, ce lien humain que tu déchires avant ma mort. « Mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez. » Le dire et le mettre en pratique n’est pas la même chose. Oui le dire quand tout va bien, c’est facile mais le dire quand tout est noir. Mais avec toi, j’accepte tout pour te consoler. Je ne croyais jamais que le sentier du silence était si long, si difficile à traverser! Merci de me faire comprendre qu’il faut tout accepter par amour et qu’il faut aussi tout donner par amour.
Mon Bien-Aimé, tandis que j’y pense, voudrais-tu me dire si c’est ta Sainte Volonté que les membres de ta petite équipe d’amour, nous nous identifions par des chiffres au lieu des noms dans les écrits? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, pourquoi vouloir vous cacher? Pourquoi vouloir vous identifier avec des chiffres, avoir des numéros comme des détenus, des condamnés? Avez-vous honte de votre nom de baptême, nom reconnu par nous et par l’Église? Ne vous ai-je pas appelées chacune par votre nom pour être membre de notre belle équipe d’amour? De qui, de quoi avez-vous peur? Ne vous ai-je pas promis de vous protéger toujours? Ai-je manqué à ma parole depuis treize ans? Quel être humain peut être contre moi? Craignez-vous votre ennemi? Que peut-il faire sans ma permission? N’ai-je pas le droit de me choisir un petit groupe, quelques âmes pour nous consoler, pour m’aider à glorifier notre Père, pour coopérer avec moi au salut des âmes? Qu’y a-t-il de condamnable dans notre équipe d’amour?
Est-ce le désir que vous avez de vouloir me suivre? Est-ce l’amour que vous me donnez en acceptant tout? Est-ce que notre intimité vous gêne? Est-ce la peur de vous faire reconnaître comme épouses du Christ? Ne faites pas les « Pierrettes de l’Évangile. » Suivez donc l’exemple de votre directeur qui me fait confiance. Nous n’avons aucun reproche à lui faire. Avez-vous bien compris Mes petites 1…, 2…, 3… ??? »
Dimanche, le 8 décembre 1963
Fête de l’Immaculée Conception
– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman du ciel. C’est avec amour et respect que je viens déposer sur ton front un doux baiser. Merci mon Dieu de nous avoir aidés à faire ce beau triduum pour honorer notre douce Maman, mais surtout pour la remercier et lui témoigner tout notre amour, notre reconnaissance. Merci ô Vierge Immaculée, Mère si pure! Merci de ton amour pour moi.
Maman c’est à toi que je confie mon âme, et les derniers instants de ma vie. Viens m’aider à me préparer pour le grand jour, celui de mon union parfaite avec ton doux Fils. Je m’unis à toute la Cour Céleste pour chanter tes louanges, toi la plus belle de toutes les mères. Oui, la Mère du Bel Amour est aussi la mienne. En ce jour j’aurais aimé t’offrir comme cadeau tout ce qu’il y a de plus beau, et la seule joie que tu pourrais avoir c’est de recevoir ton doux Jésus, ton Bel Amour. Avec lui je m’offre avec toutes mes misères, mes faiblesses, mes défauts. Je t’en supplie, ne regarde pas trop. J’ai tellement de peine, de honte devant toi, ô Vierge Immaculée, mais ô ma douce Maman du ciel regarde ton Jésus présent en moi, regarde-moi avec tes yeux de Mère, regarde-moi avec tes yeux si purs, si compatissants, regarde ma bonne volonté de me corriger, de lutter pour combattre mes défauts, mais aussi regarde cet amour que Dieu a déposé en mon âme et qu’il a purifié par le Sang Précieux de ton divin Fils. Je sais que c’est un mystère que l’amour miséricordieux, mais toi, ô ma douce Maman, tu le comprends. Aide-moi, s’il vous plaît, à avoir assez d’humilité, de foi pour accepter après tant de preuves d’amour.
Aide-moi à me détacher de tout, de moi-même du monde. Accorde-moi la grâce d’imiter tes vertus, de pratiquer l’humilité du cœur, de l’âme, de l’esprit afin qu’à ton exemple, ma vie ne soit qu’un don total, qu’un don de l’amour dans la souffrance et qu’ainsi avec toi je parvienne là où Dieu m’attend pour toujours. »
Lundi, le 9 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé ma communion de ce matin est offerte en action de grâce pour toutes les faveurs obtenues par notre douce Maman du ciel. Oui, Médiatrice de toutes grâces veille sur tous les membres de la petite équipe. Ô ma douce Maman aide-moi s’il vous plaît à bien préparer la belle fête de Noël. Avec toi je veux faire le grand ménage dans ma petite âme, oui, me débarrasser de tout ce qui peut nuire à ma vie spirituelle, pratiquer le détachement; que ma seule préoccupation soit de recevoir ton doux Jésus comme tu l’as reçu entre tes bras bénis. Oui, le recevoir avec plus d’amour, de respect. Pour cela, il me faut ton humilité, ô Vierge Immaculée. Il me faut ton amour, et pour le garder il me faut tes vertus. Aide-moi s’il vous plaît à être généreuse, charitable, patiente. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, sois sans crainte, nous allons t’aider. Merci mes chers enfants pour le beau triduum d’amour, de reconnaissance. Nous sommes si heureux, si émus devant la générosité de notre représentant. Son esprit de sacrifice dépasse ses forces. C’est par une grâce spéciale que nous l’avons gardé. Malgré tous les espoirs humains, il n’avait plus de résistance. Seuls la foi, la confiance, la prière, le sacrifice ont touché notre cœur. Et depuis que de choses ont été faites pour notre plus grande gloire et pour les âmes. Nous sommes si heureux de venir chez nous pour vivre notre intimité. Oui, ma Bien-Aimée il faut marcher sans cesse dans le sentier du silence, de l’amour, de la souffrance. Comme ma divine Mère garde en ton âme cette joie intérieure. Tu sais comme dans l’enfantement naturel, l’enfantement spirituel demande aussi beaucoup de souffrances et ces douleurs sont plus pénibles, aucun résultat visible, il n’y a aucun temps de répit, aucun calmant, et tu dois enfanter beaucoup d’âmes.
Seul notre amour te soutiendra. L’Esprit Saint augmentera ses dons. Avec ta douce Maman du ciel tu marcheras vers la crèche. Regarde avec foi avec amour l’étoile de notre Sainte Volonté. Elle te conduira vers nous. »
Mardi, le 10 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme j’aurais aimé rester couchée ce matin. Mais voilà que ton instrument vient me réveiller très tôt pour me dire ce que je dois faire. J’étais si épuisée que j’aurais pu pleurer. Mon Bien-Aimé ma croix est si lourde à porter. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, regarde-moi. Ma croix était bien lourde. J’ai tout accepté par amour pour toi comme si tu avais été seule à être rachetée. Je sais que je te demande beaucoup. Ma Bien-Aimée accepte-toi telle que tu es. Tes réactions physiques sont bien normales dans la situation présente, mais tout ce que je regarde c’est ton amour, tes efforts pour lutter, ta bonne volonté pour accepter en silence. Tout dans ta vie est une occasion de souffrance, mais c’est aussi une occasion de mériter, de coopérer avec moi pour sauver des âmes. Dans l’ordre spirituel, tu es l’enfant privilégiée sur qui nous avons déposé en abondance des grâces de choix. Nous avons fondé beaucoup d’espoir sur ta mission. Tu es le sujet qu’il nous faut pour faire connaître notre amour, notre miséricorde, notre intimité.
Dans notre journal il n’y a qu’une idée générale de notre amour, de notre intimité. C’est impossible de faire connaître les détails et pourtant c’est très important pour nous. C’est avec toutes ces petites choses, ces petites contrariétés, cette souffrance cachée, ce silence enduré et accepté par amour, ces insomnies douloureuses, ce travail trop épuisant, cette parole blessante. Oui, ma Bien-Aimée, ta petite vie est tissée d’actes d’amour et c’est ce qui alimente ta vie spirituelle et fortifie ton amour. C’est pour cela que nous te donnons à chaque jour ta nourriture. En acceptant tout tu peux nourrir tes enfants spirituels. Viens ma Bien-Aimée, marche avec moi vers un bonheur sans fin où nous serons heureux. »à
Mercredi, le 11 décembre 1963
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte. C’est une joie nouvelle à chaque fois que j’ai le bonheur de vous recevoir!
Dans la situation présente j’ai tellement besoin de ton aide, de ta présence pour continuer ma route vers toi. J’ai beaucoup la nostalgie du ciel. Et cette pensée d’être un jour avec toi, ne plus avoir cette crainte de te perdre. Tu sais le sentier du silence est très difficile à suivre, et le vœu d’immolation me demande beaucoup d’attention, avec ma petite nature un peu vive. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, crois-tu que le chemin que j’ai pris était plus facile? Moi aussi j’ai eu à lutter, à garder le silence devant les injures devant ma condamnation. J’ai connu ces heures de fatigue, de dégoût, de tentation, d’abandon. Ma Bien-Aimée, j’ai tout accepté par amour pour mon Père, afin de le glorifier et aussi par amour pour toi, pour te purifier et te sanctifier un jour avec moi. Ma chère petite hostie d’amour, moi aussi j’ai toujours hâte de venir me reposer en ta petite âme où il fait si bon, si chaud. Oui, je suis là en toi et te regarde travailler, lutter. Malgré tes souffrances physiques, tu es si heureuse parce que tu crois que je suis toujours avec toi. Dans notre intimité, ton amour nous touche, nous console, tout est si simple. Si les âmes voulaient croire en notre amour miséricordieux! Combien perdent un temps considérable à me chercher! Si ces âmes voulaient avoir assez d’esprit d’humilité, de foi pour croire que je suis en eux. Oui, je suis présent dans les joies, dans les peines, dans les circonstances, dans les événements, dans la souffrance et je serai présent au moment de leur mort.
Je serai présent à la Résurrection de leur corps. En face de notre divine Majesté, ces âmes seront jugées sur notre amour et sur leur manque de charité envers nous en ne nous donnant pas asile dans leur âme par une grande intimité. »
Jeudi, le 12 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de ton aide. Si je n’avais pas cette intimité avec toi, comme je me sentirais seule, abandonnée. La seule pensée que vous êtes là présent en moi me redonne du courage pour lutter. Oui, à chaque jour il me faut lutter contre moi-même, contre mes penchants, mes imperfections et je n’oublie pas mes péchés. Pauvre Jésus comme tu es patient, miséricordieux pour ta pauvre petite fille, qui malgré son indignité désire s’unir à toi pour toujours. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse pour me suivre ce n’est pas tout d’avoir beaucoup d’amour, il faut et c’est très important, beaucoup de bonne volonté appuyée sur l’humilité, sur la charité. Oui, être avec moi continuellement, me voir en tout, me voir dans le prochain, me voir dans les joies et dans les épreuves. Il faut beaucoup d’humilité, d’amour pour me recevoir avec ma croix. Si les âmes voulaient accepter mon intimité, oui, l’accepter avec humilité, avec un grand esprit de foi comme un don accepté avec confiance. Être dans les bras de notre Père, s’abandonner avec amour, avec respect comme un enfant qui attend tout de son Père.
Que révèlent les premiers gestes d’un bébé? À peine ses yeux sont-ils ouverts qu’il tend ses petites mains vers l’être qui est près de lui. C’est un besoin d’être aimé, il a besoin de se sentir en sécurité, bien au chaud dans les bras de quelqu’un, mais si ces bras sont ceux de sa mère ou de son père, là, pour leur témoigner et manifester sa joie, il sourit, parfois il sourit en dormant. Ma Bien-Aimée reste comme cet enfant entre les bras de ton Père du ciel, pense à ton dernier sommeil, souris à la pensée que tu t’endormiras entre ses bras et ta douce Maman te bercera aussi en chantant le Salve Regina. »
Vendredi, le 13 décembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée. Sans une grâce spéciale, je crois que je n’aurais pu faire ce travail si épuisant. »
– Jésus : « Tu as raison, sans moi tu ne peux rien, et par notre union mystique il faut que tu partages mon intimité et la fasse connaître. Comme mon épouse tu dois partager ma vie, t’unir à moi, c’est-à-dire, tout dans ta vie doit être fixé vers moi, centré vers nous, spiritualisé, par l’union mystique. Mon intimité avec ta petite âme est basée sur mon amour miséricordieux et non sur l’amour humain. Il faut beaucoup d’esprit de foi et une grâce spéciale pour admettre cela. Oui, ma Bien-Aimée il faut autant de foi que devant l’hostie. En regardant l’hostie tes yeux humains ne voient que du pain, mais avec les yeux de la foi, tu regardes un Dieu dans tout son amour, un Dieu invisible et en même temps, un Dieu bien vivant. Quand tu me reçois dans la Sainte Communion, je suis un Dieu que tu adores, que tu aimes. Tu crois que je suis en toi bien vivant par notre intimité. Je suis aussi vivant! Je me nourris de ton amour, c’est-à-dire de l’amour que je dépose en toi, un amour pur. Je me repose dans ta petite âme, avec la Sainte Trinité où nous sommes heureux dans notre temple vivant. Tout est si simple dans ta vie spirituelle. Ce sont certaines âmes qui compliquent tout avec leur petite science, elles mettent obstacle à notre amour et ferment la porte à l’Esprit Saint. Ces âmes croient que leur esprit est supérieur au nôtre. En principe, elles se sentent justifiées et pourtant notre amour miséricordieux et notre intimité sont deux choses concrètes. L’âme ne peut connaître parfaitement notre amour si elle ignore notre intimité si elle n’a pas notre amour. Et cet amour s’obtient par l’humilité, la confiance, la foi en nous. »
Samedi, le 14 décembre 1963
– Mimi : « Enfin mon Bien-Aimé tu es là! Merci de ton amour! Merci de ton intimité spirituelle qui est alimentée par toi pour m’aider à accepter tout ce que tu désires et attends de moi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, continue de tout accepter par amour pour nous et pour les âmes. Par notre intimité, tu dois aussi partager mes souffrances. Dans le sentier du silence. Cela comprend le silence dans ton esprit, dans ton cœur. J’estime que dans la situation présente cela est très pénible. Quand tu seras tentée de répondre, recueille-toi, pense à moi présent en toi et dis-moi ce que tu voudrais répondre à l’autre personne. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je n’oserais pas faire cela, tu aurais de la peine.»
– Jésus : « Ma chère petite épouse, je connaissais ta réponse, mais c’est un bon moyen de t’empêcher de répondre et me blesser. Si je suis présent en toi, je le suis dans ton prochain. Depuis si longtemps je te suis pas à pas, je te regarde lutter, mais je regarde ton amour. À l’école de l’Esprit Saint le cours ne finit jamais par un parchemin! Mais il n’y a qu’un professeur qui enseigne l’art d’aimer, de pratiquer les vertus, le vrai sens de la charité. Il met à la base l’humilité, il enseigne la confiance, l’intimité. À l’école de l’Esprit Saint l’âme apprend à connaître son Dieu, elle apprend à le suivre, à lui obéir, à tout accepter par amour, par un don total. À l’école de l’Esprit Saint on apprend à voir avec les yeux de la foi, à se nourrir de l’amour divin, à travailler, à lutter. L’âme apprend aussi à marcher dans les traces de son Dieu.
À l’école de l’Esprit Saint, c’est le seul endroit où l’humain ne prend pas le dessus. Seules la vie spirituelle et l’intimité sont acceptées, et l’âme avance d’un pas rapide vers nous et le dernier degré est la souffrance telle que Dieu la veut, l’immolation, don Royal, puis s’ajoute la croix comme récompense. Un bonheur plus grand est cette paix de l’âme que nous déposons dans les âmes de bonne volonté qui fréquentent l’école de l’Esprit Saint. »
Dimanche, le 15 décembre 1963
– Mimi : « Merci, ô Trinité Sainte! Mon âme déborde de joie. Vous êtes là présente en moi. Je vous adore et je vous aime en autant que mon petit cœur peut aimer. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est à nous de vous remercier de nous donner asile dans ta petite âme. Merci à notre cher représentant de bien préparer ta petite âme pour le beau jour. Ma Bien-Aimée, offre bien tout par amour. Tu vas avoir une semaine très douloureuse, assez pour impatienter un ange et comme tu n’es pas un ange, tu peux t’attendre à souffrir par amour pour nous mais aussi pour les âmes qui se préparent à célébrer la belle fête de ma Nativité. Combien préparent leur âme. « Peu importe la toilette de l’âme, si j’ai le temps ou s’il me reste du temps à perdre j’irai à la dernière minute me confesser. » Que de péchés se commettent durant la période des fêtes : sacrilèges, blasphèmes, péchés de toutes sortes. Il faut jouir, prendre tous les plaisirs.
Combien d’âmes se présentent pour recevoir le pardon et elles ne sont même pas conscientes de leurs actes. Elles promettent de ne plus recommencer, d’éviter les tentations, les occasions, et à peine la Messe de l’aurore terminée, elles redeviennent ce qu’elles étaient il y a quelques heures. D’autres me reçoivent avec un amour froid et je suis là, n’attendant qu’une bonne pensée, mais leur esprit est distrait, préoccupé au succès de la fête, à faire des cadeaux! Et moi qui attends avec amour, avec patience un tout petit présent.
Je ne suis pas difficile, tout ce que je désire c’est un peu d’amour pour notre Père afin de le glorifier. Je voudrais que partout se lèvent les yeux vers nous dans l’attitude de l’amour, de la foi, de la reconnaissance et de la charité pour le prochain. Ma Bien-Aimée durant ce temps que notre intimité soit plus grande. Nous avons tellement besoin de nous savoir aimés, adorés avec respect. »
Lundi, le 16 décembre 1963
– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte! Ton Sang divin, ô mon Bien-Aimé est le meilleur tonique pour me renforcir. Une transfusion de Sang divin est plus efficace que le sang humain. Oui, j’ai grandement besoin de nourriture. J’ai faim de toi, j’ai soif de ton Sang Précieux pour purifier mon âme. Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît, je n’en peux plus, je suis rendue à bout.»
– Jésus : « Voyons ma Bien-Aimée, tu n’es pas encore rendue au bout de tes souffrances! Heureusement que tu as notre intimité pour t’aider et mon amour pour t’aimer et te soutenir durant cette grande épreuve si méritoire. »
– Mimi : « Je te demande pardon. Regarde comme je suis faible malgré tout ce que tu fais pour moi. Je suis si tentée de répondre. Il me semble que cela me soulagerait, mais d’un autre côté, je serais tellement malheureuse d’avoir manqué à ma promesse et de te faire de la peine. Tu sais mon Bien-Aimé comme ma mémoire est vive et claire quand il ne faut pas parler. Que de détails me viennent à l’esprit. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, profite dans ce temps-là pour penser davantage à moi, ton Époux. En effet, telle que je te connais, tu serais si triste d’avoir manqué au silence. Qu’est-ce que cela changerait dans la situation présente? Et de plus tu me ferais beaucoup de peine et tu blesserais notre instrument. Ma Bien-Aimée, c’est cela de la lutte, c’est cela nous aimer, nous servir, travailler pour notre plus grande gloire et pour les âmes. En acceptant tout par amour tu coopères avec moi à ta sanctification.
Oui, par cette lutte de tous les jours notre intimité augmente parce que cela t’oblige à me demander sans cesse de t’aider, de te soutenir, de te diriger. Cela augmente ton amour pour nous, et ta foi, et ta confiance. »
Mardi, le 17 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon. Tu ne dois pas être content de ta petite épouse. Pourquoi ai-je répondu une fois après avoir tout accepté par amour? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ne pleure pas. En effet, tu as répondu une fois, mais une fois de trop. Mais il ne faut pas que cela te surprenne. Ta petite nature humaine est toujours là. J’ai permis cela pour mieux te faire comprendre l’importance que j’attache à la situation présente. Dans les plans de notre Père, tout était prévu et voulu. Nous avons préparé le terrain et t’avons initiée à la vie spirituelle sous la direction d’un habile apôtre qui a coopéré avec nous jusqu’aux moindres détails. Aveugle comme tu l’étais, il te fallait un guide sûr, éclairé pour accomplir la mission que nous t’avons confiée, oui, avec moi pour sauver beaucoup d’âmes par l’amour et la souffrance, puis faire connaître notre amour miséricordieux et notre intimité avec les âmes.
Pourquoi faut-il que notre Père se cache pour parler intimement avec ses enfants de la terre? Est-ce une honte que de lui parler librement avec amour, simplicité, respect, humilité? Ce que nous désirons c’est cet amour confiant en notre miséricorde infinie, cette foi de nous croire présents, bien vivants dans les âmes, pas seulement pour quelques minutes au moment de la communion. Dans mon Eucharistie, je me donne tout entier afin de partager avec l’âme mon amour, mon intimité. Ce qui me blesse c’est qu’il y a encore beaucoup d’âmes qui me reçoivent sous prétexte de m’aimer, et quand je suis là en elles, bien vivant, elles ne pensent même pas à me remercier de mon amour.
Elles font quelques prières, mais pas plus, aucune intimité spirituelle comme si tout ce qu’elles viennent de recevoir venait de leur propre volonté.
Je vais communier », disent-elles. Au lieu de me demander avec humilité la grâce de les mettre en état de me recevoir. Dans mon sacrement d’amour qui est-ce qui opère dans l’âme? C’est pour cette raison que beaucoup d’âmes restent vides d’une communion à l’autre. Quelquefois certaines âmes reçoivent une petite consolation sensible. Elles croient pour cela qu’elles sont bien fixées dans la vie spirituelle. Dans la vie spirituelle notre amour, notre intimité ne donnent pas de consolations sensibles, ni humaines, ni charnelles. »
Mercredi, le 18 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, n’est-ce pas que nous sommes heureux dans notre petite demeure intérieure? Merci d’être venu ce matin. J’ai si besoin de toi. Je suis si épuisée, cependant avec ta grâce, j’accepte tout par amour. »
– Jésus : « Ma chère petite G… que j’aime d’une amour infini, n’est-ce pas merveilleux que de vivre toujours ensemble par une grande intimité spirituelle? Maintenant que tu connais le sentier du silence, cela te donne l’occasion de converser avec moi. Que de choses à nous dire sur le passé, sur le moment présent, sur nos projets d’avenir, sur notre union future. Tu sais ma Bien-Aimée, par la situation présente, nous voulions te prouver notre amour en t’envoyant le plus d’épreuves, oui, ces grandes grâces de choix. Tu étais préparée depuis longtemps par notre belle prière du don total. Te souviens-tu de notre programme? Chaque étape te rapprochait de nous, mais par ton vœu d’amour, nous voulions plus pour embellir ta petite âme et nous avions tout ce qu’il nous fallait pour ta sanctification. Tout était prêt pour te faire travailler avec moi afin de glorifier notre Père. Nous avons trouvé un bon instrument qui est très efficace. Tout en toi devait subir une dernière purification. Ton âme, ton cœur, ton esprit, ta volonté, ton corps, tout a été vérifié, remis à sa place avant le grand départ.
Ma Bien-Aimée, il ne faut pas te surprendre, tu auras encore un sursaut. Ta petite nature humaine est encore là, bien vivante. Et c’est par une grâce spéciale que tu as la force de tout accepter, et de plus nous t’avons donné un sentiment de culpabilité envers notre instrument afin de te tenir dans l’humilité et pour t’empêcher de manquer de charité. C’est un devoir de tout dire à ton directeur, mais pour les autres, garde le silence. »
Jeudi, le 19 décembre 1963
– Mimi : « Mon Dieu, que de luttes aujourd’hui! Je te demande pardon, je ne suis pas contente de moi. Je me sens écrasée sous ma croix et à plusieurs reprises, j’ai manqué au silence. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je le sais. Tu as voulu faire la grosse demoiselle en répondant : « À mon âge il me semble que je dois savoir un peu ce que je dois faire, je ne suis pas un bébé! » En parlant ainsi, tu agissais comme un bébé et non comme mon épouse qui a accepté de me suivre et accepter tout en silence par amour. Ta pauvre petite nature humaine est si sensible, si fragile, si faible. C’est pour cela que je suis toujours avec toi et c’est pour cette même raison que je partage une grande intimité afin de t’éclairer, t’aider, te fortifier dans ta nouvelle épreuve. Regarde pour le peu de temps que je t’ai laissée seule. Ne pleure pas, je sais tout ce qui se passe en toi, ton petit cœur a tellement de peine! Je sais que tu souffres beaucoup! Aucun temps de répit, mais si tu savais tout ce que je te réserve. Reprends courage. Regarde-moi sur notre cher petit crucifix. Pense à moi, à notre amour, moi, l’Infini, ton Dieu. Je viens par amour partager ta vie, tes joies, tes peines. Est-ce qu’il y a beaucoup d’âmes qui ont le privilège de partager mon intimité? Combien désireraient être à ta place! Même parmi mes âmes de bonne volonté, elles me cherchent, elles voudraient tant connaître l’intimité. Ma chère petite épouse tant aimée, la lutte a été dure, mais combien fructueuse pour nous, sois sans crainte, je te pardonne, ne mets pas d’obstacle à la grâce en répondant.
Après tout, est-ce que cela fait changer d’idée à notre instrument lorsque tu réponds? Tu en es la première à souffrir parce que tu es convaincue de ta misère. Et moi je suis convaincu de ton amour pour nous, de ta bonne volonté. Relève-toi. Ensemble, marchons de nouveau dans le sentier du silence. »
Vendredi, le 20 décembre 1963
– Mimi : « Ô ma douce Maman du ciel, ô Vierge de l’Avent, prête-moi ton cœur pour aimer ton Jésus. Demande pour moi, s’il vous plaît, l’esprit d’humilité afin de pratiquer toutes les vertus. Je m’unis à ton recueillement intérieur pour adorer en silence mon Bien-Aimé, mon Dieu, qui par sa naissance apporte à la terre son message d’amour, de paix. Ô mon Bien-Aimé accorde-moi, s’il vous plaît, que la paix règne sur toute la terre et dans les âmes, spécialement parmi les membres de ma famille. Mon Bien-Aimé augmente mon amour pour toi afin qu’en la nuit de Noël je puisse t’adorer, t’aimer avec un cœur brûlant d’amour pur. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, j’ai tellement besoin d’être reçu dans une âme pure. Je vais te confier quelques peines. Tu sais durant la période des Fêtes nous sommes plus offensés parce que les âmes ne comprennent pas le vrai sens des Fêtes chrétiennes. Que de péchés de toutes sortes, de sacrilèges se commettent, que d’âmes osent s’approcher de la crèche sous prétexte de m’adorer, et dans leur cœur souillé par le péché me regardent avec un air hypocrite et disent : « Qu’Il est beau ce petit Jésus! » Oui, ce petit Jésus de qui l’on se moque durant toute l’année. Rappelle-toi ce que je pensais de la visite à la crèche de certaines âmes! Ma Bien-Aimée, prie beaucoup pour les âmes qui doivent se présenter pour recevoir le pardon de leurs fautes. Combien d’âmes s’approchent du confessionnal et ne sont même pas en état, d’esprit, de cœur pour recevoir mon pardon. D’autres sont si préoccupées, et je suis là à attendre une lueur de repentir. Crois-tu que ces âmes ont le temps de me parler, de m’écouter quelques instants? Non, elles sont si occupées à calculer leurs minutes.
Après avoir reçu mon pardon, elles me ferment la porte de leur âme, puis quelques heures à la Messe de minuit, elles s’approchent de moi avec un air angélique, et je suis déposé dans ces âmes. Je souffre du froid de leur amour intéressé. Et durant la journée les bons vœux sont offerts à tous, cadeaux, etc. Et moi l’Hôte Divin, même pas un merci de mon amour, aucun mot de bienvenue, encore moins de cadeaux. Si ces âmes voulaient m’offrir leurs péchés, je serais comblé. Mon amour miséricordieux ne demande pas tant : un peu d’amour. »
Samedi, le 21 décembre 1963
– Mimi : « Encore une journée avec toi! Merci ô Trinité Sainte. Vous êtes toujours ma raison de vivre. Merci de me faire comprendre un peu votre amour. Avec votre grâce, en ces jours de réjouissances chrétiennes, je veux faire mon gros possible pour vous consoler, vous faire connaître, ne rien vous refuser. Mon Bien-Aimé je voudrais tant que tout le monde connaisse ton amour et ton intimité, ta miséricorde. Ne permets pas qu’une seule âme commette le péché parce que j’aurai négligé de prier pour elle. Oui, comme membre du Corps Mystique, j’ai ma part de responsabilité envers mes frères. Et comme membre souffrant j’ai aussi une large part à partager, car je considère que la souffrance est une vocation et la croix un don Royal. Il ne faut pas que je garde en égoïste tout ce que j’ai reçu de toi. Oui, je dois partager avec les âmes ton amour. Mais dans mon isolement, je me sens parfois impuissante et pourtant je voudrais parcourir la terre pour prêcher ton amour, faire connaître ton intimité, découvrir ta miséricorde à tous, surtout aux âmes malheureuses qui sont prisonnières de leurs passions, oui, les esclaves de l’amour humain. Comme je voudrais les diriger vers l’amour Divin afin qu’elles comprennent ton amour miséricordieux, ton intimité. Oui, te parler cœur à cœur, sans détour, sans gêne, te parler avec confiance, avec respect. »
– Jésus : « Merci ma chère petite épouse. Comme ton petit cœur parle avec sincérité. Ta petite âme est inondée de mon amour. Tu ne sais que penser pour nous consoler. Tu sais ma Bien-Aimée, les âmes qui n’osent pas s’approcher de moi et sont gênées ne sont pas les âmes saintes, mais bien les hypocrites car leur orgueil est caché sous une fausse modestie.
Relis mon Évangile. Combien sont venues à moi avec amour et repentir? Me suis-je tenu loin d’elles? Non je suis allé vers elles avec mon amour miséricordieux. Les âmes pécheresses mais humbles et sincères sont celles sur qui j’ai déposé mon amour, mes grâces en abondance. »
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Dimanche, le 22 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé avec ma douce Maman du ciel, nous préparons ma petite demeure intérieure. Aujourd’hui, tout est calme en mon âme. Malgré la situation tout est paisible. Oui, j’ai le temps de prier, de te parler pour ceux et celles qui ne peuvent pas le faire quelles que soient leurs raisons. Oui, mon Bien-Aimé, je veux t’accueillir avec le cœur si pur de Marie, Vierge Immaculée, ta Mère, la mienne aussi. Je veux t’adorer comme mon Dieu, mon Roi d’Amour, te rendre avec les anges tous les hommages qui te sont dus. Avec eux je m’incline pour t’adorer, te remercier de ton amour infini et miséricordieux pour moi. Pauvre Jésus que puis-je t’apporter pour te témoigner ma gratitude et te prouver mon amour? Je n’ai que ma pauvre vie et mes péchés. Mes mains sont vides malgré que j’aie été comblée. Tu sais mon Bien-Aimé, à ton exemple j’ai fait mon possible pour ne pas garder en égoïste ce que j’avais reçu de toi. Mon Bien-Aimé comme j’aimerais être là près de toi la nuit de Noël pour te recevoir, te prendre dans mes bras pour quelques instants, pour baiser ton front si doux afin de te faire oublier la couronne d’épines que j’ai placée sur ta tête par mes péchés. »
– Jésus : « Viens ma chère petite G…, pourquoi pleurer? Ne t’ai-je pas donné assez de preuves d’amour et de ma miséricorde? Quand je pardonne, j’oublie tout. Je ne pardonne pas avec un « mais », comme le font les humains. Ma Bien-Aimée, un jour tu vas voir la couronne que je porte à cause de toi. Ton directeur aura aussi sa couronne. Sois sans crainte, à Noël, je ne serai pas seulement dans tes bras, je serai en toi, bien vivant, je serai avec toi dans notre petite demeure intérieure où il fait si bon, si chaud. Que peux-tu m’offrir de plus? Ta vie, elle est à moi. Ton amour c’est mon amour, puis nous ne sommes qu’un pour glorifier notre Père et pour l’aimer et le consoler. »
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Lundi, le 23 décembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être venu et d’avoir aidé mon directeur. Nous commençons un triduum en ton honneur et aussi pour glorifier notre Père. Merci ô Père Éternel pour votre amour et de nous avoir donné votre divin Fils. Que c’est beau le mystère de Noël, le mystère de l’Amour! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, il y a le mystère de mon amour miséricordieux, le mystère de mon intimité, le mystère de la souffrance. Toute vie est un mystère. Chaque âme a son secret. Chaque union a son intimité. Ma Bien-Aimée tu souffres beaucoup! En ce temps béni, il nous faut beaucoup plus pour les âmes qui veulent s’approcher de moi et n’osent pas. Certaines âmes devront faire un choix entre moi et le péché, entre leurs passions et ma Passion, entre le plaisir de jouir ou me suivre dans le chemin de la souffrance, entre accepter mon amour ou le refuser pour l’amour humain. C’est le manque de foi qui empêche ces âmes de venir vers nous. Combien d’âmes demandent de l’aide de l’Esprit Saint? Que font-elles des dons, des lumières? Si chaque âme pouvait avoir assez de foi pour vivre sa vie de baptisée, d’enfant de Dieu, de l’Église. Oui, prendre le temps de s’arrêter, de s’interroger, de méditer sur ses devoirs à remplir envers Dieu et envers ses frères, essayer de bien remplir avec amour son devoir d’état. Avec l’Esprit Saint pour guide, le chemin est toujours plus droit. Avec l’Esprit de vérité, jamais d’erreurs. Avec l’Esprit d’amour, tout est pur, tout est beau. Avec l’Esprit de charité, tout est humble. Avec l’Esprit de justice, tout est miséricordieux. Jamais de haine, de jalousie, de vengeance.
Avec l’Esprit de Paix, tout est consolant dans un amour pur. Avec l’Esprit de Dieu dans les âmes, tout est changé, transformé selon sa Sainte Volonté.
Demande souvent l’Esprit de Dieu pour accomplir sa Sainte Volonté. Demande que l’Esprit de charité, de paix, d’amour règne sur toutes les âmes. »
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Mardi, le 24 décembre 1963
– Mimi : « Deuxième jour de notre triduum. Merci mon Dieu de nous aider. Oui, mon Bien-Aimé j’accepte tout par amour et en silence afin de garder cette paix que je ne retrouve qu’en toi, avec toi. Je suis si épuisée! Les souffrances physiques deviennent de plus en plus aiguës. Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à me lever, à travailler pour aider notre instrument. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, je te demande beaucoup! Si tu savais le nombre d’âmes à sauver, surtout cette nuit où je viens me donner par amour. J’aurais pu venir dans toute ma gloire habiter un château! Non, pour donner l’exemple, je me suis fait si petit, attendant tout de ma divine Mère. Ma demeure était une crèche. Comprends-tu pourquoi je suis si heureux d’habiter dans une âme pure? Par mon intimité je pourrai tellement aider les âmes. Si tu n’avais pas cette intimité crois-tu que tu pourrais endurer tout ce que nous voulons? Même aujourd’hui malgré toutes tes souffrances nous voulions plus.
Ma Bien-Aimée, ne pleure pas. Tes souffrances vont bientôt finir. Ces petites hémorragies sont un signe sensible de notre union. J’ai tellement hâte. Ma Bien-Aimée, n’est-ce pas que nous sommes heureux d’être seuls cette nuit pour nous parler. Merci d’avoir pris sur tes heures de sommeil pour veiller avec moi, chez nous, où tout est si calme, aucun bruit. N’est-ce pas que c’est un besoin de le dire, même les personnes sentent le besoin de te le dire. Te rappelles-tu de la religieuse qui te disait : « Qu’il fait bon ici, tout est calme, ça sent le bon Dieu. En cette nuit je suis venu apporter la lumière, l’amour, la paix, la charité.
Ne pleure pas, c’est une préparation pour demain. Ce téléphone si tard, 2 :10 heures pour t’insulter. Merci d’avoir gardé le silence. Tu devais subir cette épreuve. Ne te désole pas. Cette personne en te disant cela te comparaît à tout ce qu’il y a de plus beau à l’église se faire appeler du nom de ma Mère, je sais que cela te fait beaucoup de peine d’entendre cela, mais offre-moi tout. »
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Mercredi, le 25 décembre 1963
Fête de la Nativité de Jésus !!!
Après avoir assisté à deux Messes à la télévision, je m’unissais à toutes les Messes qui se célébraient dans le monde entier. Par les mains de ma douce Maman du ciel je m’offrais avec son divin Fils au Père Éternel comme son hostie consacrée et comme victime vivante pour être consumée par son amour. Comme un tout petit enfant, j’ai demandé à mon Père du ciel un cadeau pour Noël, la grâce d’avoir encore plus d’amour afin de mieux l’aimer, le servir, le glorifier. Je lui ai demandé de ne pas l’offenser même légèrement. Pour cela j’ai besoin de sa grâce et de l’aide de l’Esprit Saint, car avec ma pauvre nature humaine qui est si faible, si fragile, il me faut lutter sans cesse.
– Mimi : « Merci de m’avoir placée sur la croix aujourd’hui. Merci de m’avoir accordé la grâce de communier. »
Depuis trois jours que nous nous préparions. Voilà que je suis si souffrante!
Une heure après ma communion, une autre petite hémorragie. Cela m’oblige à ne prendre aucune nourriture solide. Je n’ai jamais ressenti une tentation si forte pour manger de la dinde, du dessert, des friandises. Alors, je me contentais de boire que du lait.
– Jésus : « Ma chère petite G…, en ce beau jour, j’ai voulu te combler en te plaçant sur notre croix. Il ne fallait pas que la croix reste sans victime.
Je sais que tu souffres beaucoup, c’est l’agonie morale qui se réalise. Pour mieux te préparer à bien profiter de la belle journée. Durant la nuit, ce téléphone reçu était permis pour t’éprouver et pour mieux te faire comprendre ce que c’est que d’être victime d’amour et ce que c’est que d’être insulté. Cette personne blasphémait en te parlant. Elle qui te comparaît à une hostie, à un tabernacle, etc., n’était autre que le langage de ton ennemi. En agissant ainsi, il nous rendait gloire, parce qu’il était obligé de reconnaître notre présence en toi, notre amour miséricordieux pour toi. Merci d’avoir gardé le silence devant tant d’insultes, tant de mépris. Continue de tout nous offrir par amour. Ton temps est si précieux pour nous et les âmes. »
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Jeudi, le 26 décembre 1963
– Mimi : « Encore une autre journée avec toi sur notre croix. »
Si je pouvais au moins me reposer, dormir une heure. Malgré les calmants, rien à faire. Les souffrances physiques sont de plus en plus intenses. Je suis si épuisée que je pourrais pleurer continuellement comme un bébé. Je n’aurais jamais pensé tant souffrir avant de paraître devant mon Père.
– Mimi : « Oui, ô Père Éternel regarde ta pauvre petite fille qui lutte. Aide-moi à marcher dans la voie de la souffrance et de l’amour, avec ton divin Fils, mon Époux. Je fais mon possible pour ne rien te refuser et pour porter ma croix, si lourde pour moi! Je me sens écrasée! Soutiens mon courage pour continuer ma route vers toi. Ô Père tant aimé, oui, mon Dieu, mon Créateur, à qui je dois la vie, à qui je dois tout et de qui j’attends tout, toi seul peux me donner l’amour que tu attends de moi. Toi seul peux combler le vide qui est en moi. Toi seul peux déposer en mon âme, toutes les vertus! Toi seul peux me rassasier.
Oui, ce besoin que j’ai de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Dès maintenant je me réfugie dans tes bras du Père. Reçois-moi comme l’enfant prodigue. Chaque jour je m’approche de toi avec amour, avec confiance en ta miséricorde infinie. Comment pourrais-je douter après tant de preuves d’amour. Je sais mon Dieu que vous avez fait pour moi plus que pour d’autres. Dans votre paternelle bonté, vous m’avez attendue avec patience, et au lieu de me punir, vous me comblez de grâces de choix. Vous m’avez conservé la vie, malgré tout. Merci de m’avoir donné votre divin Fils pour me racheter, merci de votre amour miséricordieux.
Merci de me faire comprendre, connaître votre intimité. Merci de me confier à l’Esprit Saint. Merci de m’avoir donné une Mère qui intercède pour moi et me protège. Merci de me donner un compagnon, mon bon ange gardien. Merci de me donner la paix de l’âme. Merci de tout! Merci de m’avoir confiée à un saint directeur que vous m’avez choisi. Merci de m’avoir donné une famille, des frères, des sœurs dans le Christ. Merci pour ce lien spirituel que vous avez déposé en mon âme pour ceux que j’aime amis et ennemis. »
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Vendredi, le 27 décembre 1963
– Mimi : « Encore une autre journée pour travailler avec toi, pour les âmes. Je suis si souffrante, pauvre tête, pauvre corps! »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, moi aussi déjà je te regardais en disant : pauvre petite tête dure, mais aujourd’hui, je ne pense plus la même chose et je souffre avec toi. Lorsque la douleur devient plus aiguë, ne te gêne pas pour pleurer, ce n’est pas de la lâcheté! Seul un Dieu peut garder le silence devant la douleur. Viens, ma Bien-Aimée, oui, pleure en silence sur mon divin Cœur qui t’aime tant. Tu sais depuis quelque temps, je te comble de faveurs en augmentant tes souffrances et c’est par une grâce spéciale que tu acceptes tout par amour. Comme victime vivante, tu as une mission à remplir envers nous, envers l’Église, envers les âmes, envers toi-même, envers tes amis, tes ennemis visibles et invisibles. Je sais que tu souffres beaucoup à cause de moi, de nous, de notre amour, de notre intimité! Peu importe! Nous n’avons pas de comptes à rendre à personne, ni de permission à demander pour t’aimer, pour vivre dans une grande intimité. Qui a déposé en ton âme cet amour? Qui t’a fait comprendre et partager notre intimité? Oui, pour me suivre dans le chemin de la souffrance et de l’amour, tu avais besoin de cela.
Aujourd’hui tu as tellement besoin de force, de courage pour ne pas défaillir. Sois sans crainte, je suis là en toi pour toujours. Notre Père te regarde lutter. Il te regarde avec amour. Il accepte tes souffrances. Il te reste si peu de temps. Le temps de la fin est le temps le plus précieux. De lui dépend toute ton éternité. Chaque minute te rapproche de nous.
Offre bien tout par amour, spécialement pour notre chère C… Ne te gêne pas, demande, puise dans notre trésor d’amour. Notre amour n’est qu’un échange.
Oui, ma Bien-Aimée, tu es toute à moi, rien qu’à moi. Mon cœur bat si fort rien qu’à la pensée de notre union future. Oui, être avec toi dans la maison de notre Père et commence à t’encourager en te disant ceci : Ce ne sera pas long maintenant. Est-ce aujourd’hui, demain, dans quelques jours, quelques semaines? Le temps est si court pour nous. »
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Samedi, le 28 décembre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu de ta belle visite ce matin! Ô Trinité Sainte, soyez ma force. Ô Père Éternel, plus je m’approche de toi avec un pas rapide, plus j’ouvre les yeux sur mon indignité, sur ma misère, sur ma lâcheté, je frémis devant ma mort. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu ne devrais pas frémir mais bien tressaillir de joie à la pensée de notre union future. Ne pense plus au passé. C’est le moment présent que je regarde, et je te regarde avec amour. Notre Père t’ouvre tout grands ses bras pour te recevoir. Tu es l’enfant choyée de sa miséricorde. Tu as été très méchante mais tu as été très sincère avec nous, tu as correspondu à notre amour, tu as répondu « oui » à notre appel, tu as accepté notre croix. Pourquoi voudrais-tu qu’après avoir fait ton possible, nous te punissions pour des fautes pardonnées? Après nous avoir donné asile dans ta petite âme, nous te fermions notre porte? Après avoir été accueillis et désirés dans ta petite âme, pourquoi resterions-nous froids avec toi? Après avoir été favorisée de grâces de choix nous te priverions de notre amour, de notre présence? Crois-tu que notre Père refusera de recevoir l’âme de sa petite victime d’amour qui est fixée à la croix avec moi? Sois sans crainte, nous serons là. Ta douce Maman du ciel te préparera. Je t’en supplie ma Bien-Aimée ne te laisse pas abattre par des pensées inutiles. Ton ennemi rage. Il va entreprendre sa dernière lutte. Sois sans crainte, garde cette confiance en ma miséricorde infinie, et cette paix de l’âme, et redis-toi toujours que je suis avec toi, en toi, quel que soit ton état d’âme, d’esprit, de cœur. Lève les yeux vers nous, regarde avec confiance, avec foi ce que nous te réservons de bonheur. »
– Mimi : Mon Bien-Aimé, je crois en ton amour pour moi. Je dois espérer le ciel. Tu n’es pas retourné vers notre Père pour me préparer une place dans le purgatoire. Non, après tant de preuves d’amour, j’ai confiance. Après avoir été si unis sur la terre pourquoi serais-je séparée au ciel?
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, tu le sais bien, nous ne sommes plus qu’un sur la terre et resterons qu’un pour l’éternité dans l’Amour de notre Père et le nôtre. »
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Dimanche, le 29 décembre 1963
Je suis fixée à la croix avec mon Bien-Aimé. Aucun temps de répit.
Je ne puis écrire, heureusement que je pense à tout offrir par amour. Je me sens de plus en plus faible physiquement, mais moralement mon Dieu m’aide en me donnant une force extraordinaire pour tout accepter en silence et tout offrir par amour.
– Mimi : « Merci mon Dieu de m’aider. »
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Lundi, le 30 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé encore une autre journée de souffrance avec toi. Je veux tout offrir à notre Père pour le glorifier et aussi pour les âmes. Malgré une température de 79 ◦ dans ma chambre, je souffre du froid. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, offre-moi cela pour réparer toutes les froideurs des âmes devant notre Majesté, notre Amour. Si tu pouvais voir le nombre d’âmes qui commencent déjà à nous offenser, sous prétexte de finir l’année. Combien la commencent par le péché et la finissent de la même manière! Tu auras beaucoup à souffrir pour les âmes durant la période des Fêtes. »
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Mardi, le 31 décembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Je n’en peux plus! Les petites hémorragies ne cessent pas. Mon Bien-Aimé, comment vais-je finir? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu vas finir dans mes bras, où tout va commencer. Ma Bien-Aimée, je désire plus. Lève-toi, et va offrir tes vœux à notre instrument et demande-lui pardon pour toute la peine que tu aurais pu lui faire, directement, ou indirectement. »
C’est avec peine que je parvins à me lever. J’étais si bien au chaud! Mais lorsque mon Bien-Aimé est avec moi, je sens une force nouvelle.
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Ici se terminent les écrits pour l’année 1963.
Je remercie mon cher directeur J… et ma chère petite sœur G… de m’avoir laissé le privilège d’écrire ces notes spirituelles.
J’ai le cœur, l’âme, l’esprit « imbibés » de belles phrases que j’ai dactylographiées.
Tout m’enseigne la plus grande intimité divine que le bon Dieu désire pour ses petites hosties consacrées, ses petites victimes vivantes.
Je réalise davantage que la Sainte Trinité est particulièrement heureuse et glorifiée d’habiter un cœur pur, un cœur consacré.
Que Dieu le Père veut que nous ayons une confiance d’enfant envers lui en vivant le « faites de moi ce que vous voudrez. »
Que Dieu le Fils, notre Bien-Aimé, nous aime d’un amour miséricordieux, infini, et qu’il désire tellement que nous l’aimions en retour.
Que notre Jésus Eucharistie aime beaucoup se donner à nous par la communion et jouit quand une âme en a faim et soif et l’invite en elle par des désirs brûlants d’amour.
Que Dieu le Saint Esprit peut et aime sanctifier une âme en lui prodiguant ses lumières, son amour, sa paix.
Les écrits, le travail d’équipe, mes entretiens avec vous deux alimentent ma prière, mon oraison, mon union avec le bon Dieu car je comprends mieux qu’il est « tout » pour l’âme qui pratique le don total, que « l’amour dans la souffrance » est cette acceptation joyeuse de cette faveur du « don Royal de la Croix », (les agonies), la conservation, l’utilisation de ce don dans un silence sacré qu’il se donne davantage à l’âme qui pratique la charité, l’humilité, la pureté, la mortification.
Merci d’être des témoignages pour moi. Merci d’avoir intercédé près du bon Dieu pour que je devienne un membre de sa « belle petite équipe d’amour. »
Tous les privilèges dont je jouis m’ont été transmis par ma douce Maman du ciel, qui discrètement, a préparé l’âme de sa petite fille si faible, si misérable, pour la rendre agréable à son divin Fils, mon Époux bien-aimé.
Continuez, s’il vous plaît, à prier pour moi afin que moi aussi j’obtienne la grâce de l’aimer à en mourir. Lui qui m’a tant aimée. Par là, je travaillerai à sa plus grande gloire et au salut des âmes qui coûtent si cher.
Un membre de l’équipe,
W…