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Vendredi, le 1er novembre 1963
Fête de la Toussaint 

– Mimi : « Merci d’être venu ce matin. Merci de me pardonner mon Bien-Aimé.

En ce beau jour je m’unis à tous les saints pour te louer et glorifier notre Père. J’aurais tant aimé partager ce bonheur d’être avec toi pour toujours! Plus je m’approche de toi, plus je me sens faible, les mains vides, si petite.  Que ferais-je devant votre Majesté divine? Je me sens déjà écrasée. Je ne suis qu’un grain de sable dans ta main puissante. Je t’en supplie, regarde-moi avec amour et miséricorde. »

  – Jésus : « Ma Bien-Aimée, viens plus près de moi. Ne t’effraye pas devant notre Majesté divine. Adore-nous, incline-toi, mais regarde aussi notre Père comme un Dieu miséricordieux, et moi, regarde-moi comme un Dieu mais surtout comme ton Époux qui t’aime depuis toujours. Crois-tu ma chère petite hostie d’amour que je reste insensible à ton appel, à ton amour? Chaque battement de ton petit cœur bat à l’unisson avec le mien et chaque soupir d’amour monte vers notre Père qui t’aime tant. Tu n’as pas besoin d’avoir les mains pleines puisque tu me donnes la main à tous les jours pour marcher vers notre bonheur futur, chez nous, dans la demeure de notre Père qui nous attend pour toujours. »

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Samedi, le 2 novembre 1963

Commémoration des fidèles défunts

– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte! J’ai le grand bonheur de vous recevoir. J’ai offert ma communion pour mes chers défunts. Ma pensée s’envole vers mon cher papa, ma chère maman, mon frère, ma sœur et tous les êtres chers. Une intention spéciale pour les parents de mon directeur, et ceux de mes chères petites sœurs,  W…,  C…,  R…  Je me demande si j’aurai le privilège de les voir un jour, mes chers défunts? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ce sont eux qui auront le privilège de te voir. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’avoue franchement que je ne comprends pas cette réponse. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse ne soit pas surprise. Ce n’est pas la première fois que tu ne comprends pas! »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé dois-je conclure que je ne serai pas avec mes parents, mes amis? Je suis déjà triste! »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, il y a trois ans que tu n’as plus de parents, tu n’es pas si triste, car tu vis avec moi. Nous ne sommes plus qu’un, même notre amour n’a pas de limite. Je sais que tu souffres beaucoup. Moi aussi, j’ai si hâte de t’introduire dans notre demeure.

En attendant, je dois vivre en ton âme, dans notre petit nid d’amour, où nous sommes si heureux d’être acceptés, aimés, consolés, glorifiés, même par tes péchés, tes manquements. Nous restons dans notre demeure afin de t’aider à lutter, et nous sommes heureux d’agir en toi pour purifier et embellir ta petite âme qui nous a coûté si cher et que nous aimons tant! C’est si précieux une âme où nous habitons et qui coopère avec nous pour sauver d’autres âmes. Ma Bien-Aimée, continue de tout accepter par amour. Je sais que tu es si épuisée, mais sois courageuse, donne-moi la main, ne laisse pas trop l’humain prendre le dessus. Moi seul peux t’aider. Marche avec confiance. Mes chers petits enfants, n’est-ce pas que le sentier du silence est plus étroit que celui de l’amour?  Cependant l’un ne va pas sans l’autre. Pour atteindre le sentier de l’amour pur il faut passer par le sentier du silence avec moi. »

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Dimanche, le 3 novembre 1963

– Mimi : « Viens, mon Bien-Aimé, je me sens si seule! J’aurais tant aimé te recevoir. Merci de ton amour. Merci de me faire comprendre ton intimité. Sans ton amour et cette intimité, je n’aurais pu continuer ma route vers toi. Par ton intimité, j’ai appris à t’aimer, te connaître, te servir, à aimer mon prochain, à te voir en lui. J’ai connu le détachement mais j’ai reçu en retour de vivre de cette intimité, de me nourrir de ta parole. Dans ma lassitude je peux me reposer en toi, dans mes affections je peux t’aimer sans crainte. Je crois à ton amour infini pour moi. Dans mes doutes j’ai confiance en ta miséricorde infinie, dans mes peines, mes ennuis je peux trouver un consolateur qui est sincère et qui est un confident éclairé. Pour porter ma croix, je trouve en toi, la force, l’aide nécessaire dans mon devoir d’état.

Ô mon Bien-Aimé, accorde-moi la grâce s’il vous plaît de vivre dans ton intimité afin de mourir dans cette intimité où notre union sera parfaite. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée par notre intimité nous consolons notre Père. As-tu remarqué, plus notre intimité est grande, plus tu souffres? C’est que je désire que notre intimité demeure toujours, et c’est en t’associant à ma Passion, en te crucifiant à chaque jour que je te donne la plus belle preuve d’amour, et toi en acceptant tout par amour afin de nous consoler, glorifier, tu nous prouves ton amour, je devrais dire, notre amour. Toi et moi ne sommes plus qu’un dans le Cœur et la pensée de notre Père. N’est-ce pas que nous étions heureux d’être placés sur notre croix? Au moment de notre union parfaite tu seras placée dans mes bras pour toujours. 

Tes yeux seront fermés aux choses de la terre, mais à ton doux réveil, tes yeux ne seront pas assez grands pour nous regarder dans toute la splendeur de notre demeure. Tu contempleras la bonté de ta douce Maman du ciel comme Reine et comme Mère des âmes. »

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Lundi, le 4 novembre 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être avec moi ce matin. J’ai tellement besoin de toi, de ton amour! Mon Bien-Aimé, je t’en supplie, au nom de notre amour, donne-moi la chance de réparer. Mon directeur et moi désirons tant faire du travail d’équipe. Tu le sais bien que nous sommes sincères. »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, sois sans crainte, vous aurez l’occasion de faire d’autres réunions. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce que durant ces réunions nous ferons du travail d’équipe? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je constaterai dans quel état d’âme vous serez. Mon temps est si précieux que je ne veux pas le perdre. Sois assurée que je ne regarderai pas l’heure et ne mettrai pas obstacle à la Sainte Volonté de notre Père et ni à la grâce. Nous avons tellement besoin d’âmes! »

– Mimi : « Viens mon Bien-Aimé, approche-toi. Je veux tellement te faire oublier. Je ne veux pas te faire de peine, même légèrement. Nous avons manqué à notre travail d’équipe et nous te demandons humblement pardon. Regarde-moi avec les yeux de ta miséricorde infinie et dans ton amour accepte ce que je t’offre pour réparer. »

– Jésus : « Tu sais ma chère petite hostie d’amour que je te pardonne, mais cela prend beaucoup d’actes d’amour pour me faire oublier. 

Je sais que je suis sévère à vos yeux mais j’avais un devoir de justice à remplir envers notre Père et un devoir de charité envers l’Esprit Saint qui est si bon pour vous. Sans son assistance et ses dons, que feriez-vous? Et qu’a pensé ta douce Maman du ciel? Maintenant que tout est pardonné, je crois que vous allez vous souvenir de ceci : même une indélicatesse légère envers nous, nous peine, et un calcul, un travail d’équipe sans nous, nous blesse infiniment parce que nous nous voyons éloignés alors que nous nous approchons avec notre amour et d’abondantes bénédictions, les bras chargés de grâces. Le travail d’équipe est voulu par nous et ce n’est pas un jeu, une chose sans importance. C’est un travail sérieux que nous voulons. Nous sommes avec vous, vous devez être avec nous. »

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Mardi, le 5 novembre 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’aider. Merci de votre intimité. C’est dans le silence et la solitude que je comprends mieux ton amour. Mon Bien-Aimé lorsque notre union sera parfaite, est-ce que je serai toujours près de toi? »

– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, tu jouis déjà de ma présence en ton âme. Nous ne sommes plus qu’un. Pourquoi voudrais-tu que je te délaisse? Moi qui ne cesse de te combler de faveurs, de grâces, même sur cette terre. Pourquoi voudrais-tu que je m’éloigne, moi qui suis allé te chercher pour te porter sur mon divin Cœur? Crois-tu que je vais me cacher après t’avoir aimée et gardée comme ma petite épouse? Crois-tu que notre union mystique va cesser parce que tu seras placée à l’endroit où notre Père le désire de toute éternité? Ma chère petite hostie d’amour quel que soit l’endroit où tu seras je serai toujours avec toi, en toi, exactement comme je le fais en ce moment. Médite bien ceci : tu auras plus que la jouissance, le bonheur de me voir, tu me possèderas pour toujours. Sais-tu bien ce que c’est que de posséder un Dieu? Notre intimité n’est rien à comparer à ce que je te réserve, même l’éclat sur notre petit crucifix et sur la petite croix bleue n’est qu’un reflet de ma Majesté divine. Oui, ce cher petit crucifix que tu as appris à aimer sera là devant toi dans toute sa gloire, sa puissance. Ma Bien-Aimée garde en ton âme ces paroles, ferme les yeux, médite, pense à notre bonheur futur qui sera sous peu une réalité. »

– Mimi : « J’ai tellement hâte! Merci mon Bien-Aimé, merci de ton amour. Plus tu me parles, plus j’ai la nostalgie du ciel. Personne ne peut savoir comme je m’ennuie de toi! Merci de nous avoir permis de réparer notre travail d’équipe mal fait. Tu le sais bien que nous t’aimons! »

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 Mercredi, le 6 novembre 1963

– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte, j’ai offert ma communion spéciale pour mon directeur qui a charge de mon âme. Je lui ai coûté si cher! Puis une intention spéciale pour le deuxième confident de mon âme, P.M.

C’est fête aujourd’hui! C’est la Toussaint des Pères Jésuites! Oui, de tous les saints Jésuites morts et vivants! Puis une autre pensée va pour l’équipe afin que nous restions bien fidèles à notre vœu d’amour dans la souffrance. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, en effet il ne faut jamais cesser de prier pour demander notre aide et surtout pour nous remercier. Tu sais ma Bien-Aimée certaines âmes qui atteignent la vie spirituelle croient qu’elles sont à l’abri et possèdent déjà la paix du Christ en vivant à part des autres. Elles fuient le prochain et gardent en égoïstes ce que nous leur avons donné par amour. Même dans la vie spirituelle il faut atteindre la perfection. Il n’y a pas d’êtres humains qui peuvent se dire : je suis parfait. Sortie des mains du Créateur, notre Père, Dieu infiniment bon et parfait, l’âme ne peut atteindre la perfection infinie. Cependant dans la vie spirituelle l’âme qui s’abandonne avec confiance, avec amour et humilité peut atteindre cette perfection qu’avec nous et en nous. Si cette âme est docile aux inspirations de l’Esprit Saint elle marchera d’un pas rapide dans la vie spirituelle malgré ses fautes, ses manquements, ses négligences, ses misères, cette âme est bien près de nous. La vie spirituelle n’est pas une chose extraordinaire, difficile à atteindre, c’est simplement le développement de l’âme vers nous. Comme le corps, l’âme a besoin de se nourrir, de se fortifier, de se développer, de grandir afin de nous revenir. 

Une vie spirituelle bien comprise et acceptée par amour est cet élan qui lance l’âme vers nous pour toujours. L’âme a été créée par Dieu. Elle doit nous revenir tôt ou tard. Elle nous reviendra un jour pour toujours. »

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Jeudi, le 7 novembre 1963

– Mimi : « Merci mon Dieu de me donner l’espérance du ciel, la foi pour y croire, la charité pour l’acheter, l’amour pour le posséder. Avec l’aide de l’Esprit Saint, et ta grâce, ô mon Dieu, mon Père, je veux accepter ta Sainte Volonté sur moi. Avec mon Bien-Aimé je veux atteindre cette perfection spirituelle pour te glorifier ô mon Père. Tu sais mon Bien-Aimé, que j’ai grandement besoin de ton amour, de ton aide, pour atteindre cet idéal. Je sais que c’est un idéal trop élevé pour une petite fille comme moi, mais je m’appuie sur toi, sur ton Évangile. « Soyez parfaits comme mon Père céleste est parfait, » et toi, mon Bien-Aimé, tu es la perfection infinie. Pour protéger notre amour, notre intimité, détache-moi de plus en plus des choses créées et du monde, de moi-même. Ce n’est pas que je veuille vivre en égoïste et garder mon bonheur pour moi-même, de fuir mon prochain, mais tu dois être le premier servi. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse, ce n’est pas moi qui vais condamner le silence. Tu sais il faut discerner les âmes. Beaucoup ont besoin de nous, mais il y a les âmes qui abusent de ta patience, de ta charité. Elles agissent en avare, elles veulent jouir de ta présence et ne pensent qu’à elles. Peu importe l’état où tu es, cette catégorie de personnes nuit à notre intimité et ta vie spirituelle s’en ressent. Je ne te demande pas de fuir ces âmes. Tout ce que tu peux faire pour elles c’est de prier à toutes leurs intentions. Comment veux-tu que nous te parlions quand ton esprit n’est pas libre? Je sais que ces bavardages inutiles te répugnent et sont parfois un obstacle à la grâce. Cependant offre bien tout par amour et continue de marcher dans le sentier du silence tout en restant patiente et charitable envers ces âmes. À leur conversation répond par un sourire et pense à moi. »

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 Vendredi, le 8 novembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, que veux-tu de moi aujourd’hui? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée je veux encore plus d’amour, c’est-à-dire beaucoup de souffrances. Nous avons besoin d’être consolés. N’est-ce pas que tu es heureuse d’avoir accepté tout par amour? Par le détachement de toi-même tu ressens une paix, un bonheur que personne ne peut te ravir. Merci de votre beau travail d’équipe. Nous sommes consolés. Nous attendons beaucoup de notre petite équipe d’amour. Restez-nous bien fidèles. Vivez dans la paix avec notre amour. Merci ma Bien-Aimée de tout accepter par amour. N’est-ce pas que ta croix te semble légère? Ma chère petite hostie d’amour, voilà jusqu’où nous a conduit notre amour, notre intimité. Tu ne trouves même pas le temps de penser à ta maladie. Ta souffrance ne marque même pas tes traits. Avec notre sourire tu rayonnes. Tu aimes tellement notre souffrance que tu serais attristée si je te donnais un temps de répit.

  Ne plus me voir avec la croix, tu te sentirais délaissée, abandonnée, rejetée. Ton petit cœur ne pourrait supporter cette séparation. Avec nous tu regardes bien en face les étapes de ta maladie. Par le don de la croix que nous t’avons donné, tu possèdes déjà notre ciel. N’est-ce pas que cette soif des âmes te dévore? Ce besoin de souffrir avec moi te hante et mon amour te consume chaque jour. Je suis un Dieu jaloux et je veux te cacher aux regards humains… notre union dans l’amour et la souffrance. Devant cette énergie, ce sourire, personne ne peut savoir qu’il y a là un corps en ruines et que cette souffrance généralisée est bien à nous. Par ton vœu d’immolation nous avions besoin de tout pour te donner tout. Que puis-je t’offrir de plus? N’est-ce pas que nous sommes heureux sur notre croix, bien cachés aux regards humains? »

– Mimi : « Merci mon Dieu de me faire comprendre toutes ces vérités. Merci de ton amour. Merci de ta souffrance. Merci de ta croix. »

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Samedi, le 9 novembre 1963

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte, et je vous remercie de votre amour, et de venir habiter dans mon âme. Que d’actions de grâce de remerciements dois-je vous offrir pour tant de bontés, d’amour, de miséricorde! Malgré mon indignité vous me comblez par votre intimité, par votre amour et par la souffrance! Avec toi sur la même croix je ne crains pas la souffrance. Comme tu as changé ta petite fille! Ton amour a transformé toute ma vie! »

  – Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, il y avait toute une vie à refaire en toi. Puis, je t’ai placée à l’école de l’Esprit Saint sous la conduite d’un directeur très éclairé, obéissant à notre Sainte Volonté sur toi. Nous lui avons confié ta petite âme. Docile à la grâce et dans un esprit d’humilité, il a dirigé ta petite âme vers nous en la détachant de tout. Sois assurée que tout ce qu’il te demandait de sacrifices il le faisait depuis longtemps. Il a pratiqué l’humilité sous toutes ses formes, la charité la plus absolue. Il a accepté la souffrance avec amour et abandon. Sa foi, sa confiance en nous l’ont toujours conduit vers nous d’un pas rapide. En vivant une vie spirituelle intense il n’a jamais calculé ses souffrances, ni son sang. Même durant le temps qu’il aurait pu consacrer à des loisirs légitimes et mérités, il le mettait au service des âmes. Malgré son âge, il ne recule pas devant la souffrance jusqu’au don total. Ma Bien-Aimée si je te parle comme cela c’est pour te montrer que nous te voulions d’une manière spéciale et que celui qui a coopéré avec nous pour diriger ta petite âme n’a rien négligé pour nous la remettre en bon état. Tu nous as coûté très cher. Ton directeur en a la preuve puisque lui-même a fait sa large part. 

Tu sais une âme qui doit sauver beaucoup d’âmes par une mission spéciale demande beaucoup d’attention, beaucoup de sacrifices, une grande préparation, car elle nous a coûté cher. »

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Dimanche, le 10 novembre 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, j’ai le bonheur de vous recevoir à l’occasion de la belle visite de R… Jour inoubliable pour nous, cependant un gros nuage dans notre bonheur, l’absence de mes chères petites sœurs W… et  C…

Quel bonheur de te regarder quelques instants entre les doigts de mon directeur. J’aurais voulu te presser sur mon petit cœur. Tu étais encore plus beau que sur le petit crucifix. Là, tu étais dans toute ta gloire. Devant ta Majesté divine, j’étais si émue. Tout ce que je pouvais te dire était ceci : Merci mon Dieu, je ne mérite pas ce bonheur, merci de ton amour, ô Trinité Sainte qui êtes là devant moi, je vous adore et je vous aime. Mes pauvres yeux de chair ne pouvaient supporter cet éclat. Je croyais que mon petit cœur cesserait de battre. Mon Bien-Aimé est-ce dans un moment pareil que notre union sera parfaite? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, cet éclat n’est rien à comparer à ce qui t’attend! Que vas-tu faire devant notre Majesté? Oui, nous serons dans toute notre gloire où tu seras en présence de notre Puissance. Cette lueur, cet éclat devant l’hostie consacrée était pour te faire comprendre ce que c’est que la beauté d’une âme en état de grâce et ce que c’est qu’une hostie consacrée par notre amour miséricordieux,  une âme qui s’identifie à moi comme victime vivante. J’ai permis cela afin de te fortifier et pour t’encourager à gravir ton calvaire. Donne-moi la main et ensemble marchons dans le sentier de l’amour, du silence, de l’immolation. Il nous faut beaucoup d’âmes pour glorifier notre Père. 

  J’ai quelque chose à te confier. Nous sommes responsables des âmes de la mission de notre cher apôtre P.M.  Élève à l’école de l’Esprit Saint, ses lumières, ses jugements sont approuvés et appuyés, ses décisions justifiées. En lisant tes notes, notre cher P.M. pénètre dans ta petite âme. Il est le bienvenu dans notre intimité. Les autres membres de l’équipe devraient faire leur part pour nous et pour lui. »

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Lundi, le 11 novembre 1963

– Mimi : « Merci d’être venue, ô Trinité Sainte! J’ai tellement besoin de vous. Votre présence en ma pauvre âme me fortifie. Que de miracles vous avez accomplis en moi. Que de sang versé pour la purifier! Que d’amour pour la transformer en votre demeure permanente! Que de lumières pour l’éclairer! Par votre présence, vous me fortifiez. Avec mon Bien-Aimé, je reprends courage pour lutter, pour continuer ma route vers notre Père. Dans mon chemin de croix, je tombe épuisée par les luttes, écrasée par ma lourde croix, mais toujours mon Bien-Aimé me relève avec force, avec amour. Il m’arrive de traîner ma croix mais avec la grâce de Dieu, je ne la lâche pas. Et durant les jours d’épreuves si je ne puis lever les yeux vers le ciel, alors je ferme les yeux et j’adore Dieu, la Sainte Trinité en mon âme. Si je n’ai pas la force de prier, de parler, j’écoute en silence. Durant mes heures de souffrances, j’offre tout par amour et ma souffrance prie à ma place. Avec mon ange G… j’unis toute ma pauvre vie à la vie de mon Bien-Aimé et malgré l’état où je suis je me jette avec confiance entre ses bras puissants et toute blottie près de son divin Cœur je suis en sécurité; malgré ma faiblesse je crois qu’il m’aime d’un amour infini. J’ai trop de preuves d’amour pour douter après tout ce qu’il a fait pour moi. À chaque jour il me comble sans cesse par sa présence en moi. Nous sommes si heureux dans notre intimité. Quel beau don!

Merci, ô Esprit Saint de me faire comprendre cette intimité avec vous et merci à mon directeur de me l’avoir enseigné et dirigé vers vous. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est à nous de vous remercier. Merci à notre cher J.G. qui a dirigé ta petite âme vers nous.

Dès le début par une grâce spéciale il savait ce que nous voulions de toi. Si les prêtres dirigeaient les âmes vers nous, vers l’Amour en les dirigeant vers notre intimité leur vie serait transformée et ces âmes nous accepteraient bien vivants en elles, leur foi grandirait et leur amour se développerait, leur vie aurait un autre sens, un autre idéal. Leur credo ne serait pas que des mots, mais une réalité. »

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Mardi, le 12 novembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, viens à mon secours, je n’en peux plus! Depuis hier soir  cette lutte entre mon ennemi et moi. Tout semble s’écrouler! Je n’ai plus la force d’écrire. Je ne crois même pas à ce que j’écris. Notre belle intimité a disparu. Tout en moi est noir! Je n’ai qu’une idée, détruire tous ces écrits. Les relire me fait souffrir. Que de mensonges, d’erreurs! Il me reste si peu de temps pour réparer toutes ces erreurs! Cette vie spirituelle n’existe plus pour moi. Dans l’état où je me trouve, personne ne peut savoir ce que je souffre. Tomber les yeux ouverts vers un abîme, c’est une souffrance qui ne peut s’écrire. Je regarde notre petit crucifix, il est si froid, et je reste indifférente, même pas un regret! J’ai peur de mourir dans cet état; le jugement va être terrible pour moi après avoir abusé des grâces, des sacrements et trompé mon directeur depuis treize ans! C’est affreux de voir venir la mort en face et être dans cet état. »

Mon directeur est venu. Je veux tout lui dire, je ne peux même pas m’exprimer.

Le travail d’équipe commence, ce que nous avons souffert ! Mon directeur offre tout et prie pour moi. Je souffre de le voir souffrir à cause de moi! Si je pouvais croire que c’est une épreuve, une tentation, mais non, plus je cherche la vérité, plus j’ai la certitude que j’ai trompé Dieu et mon directeur, et malgré tout, je parviens à tout dire à mon directeur, mais je ne crois pas que Dieu puisse me pardonner. Au plus profond de mon âme je voudrais me jeter dans ses bras comme autrefois, revenir vers lui avec amour, avec confiance. Cette petite voix de l’âme est étouffée et le désir de jouir de tout s’empare de moi avant de mourir. 

Le remords me ronge, et cette voix qui ne cesse de me poursuivre me dit que je suis perdue, damnée par mon orgueil.

– Satan : « Tu as voulu avoir un idéal trop élevé, tu as voulu suivre le Christ dans le chemin de la souffrance par l’amour. Voilà ce qu’il a fait de toi, une ruine complète après t’avoir dépouillée de tout, il te rejette pour toujours. Tu en as la preuve aujourd’hui. »

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Mercredi, le 13 novembre 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, je reprends courage, car je sais que tu es là en moi. Merci ô Trinité Sainte! Merci de votre amour! »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu sais l’amour divin engendre l’amour humain. Ma chère petite hostie d’amour, la journée a été très dure pour toi, surtout celle d’hier. Aucun temps de répit. Grand merci à ton directeur qui a été généreux et nous a consolés en t’offrant et priant sans cesse. Le chemin du calvaire n’est pas un chemin de roses, et pourtant il faut le traverser avant d’arriver vers notre Père qui nous attend. Regarde-moi sur notre cher petit crucifix et reprends courage. Souviens-toi du jour où tu étais si heureuse en acceptant le vœu de l’immolation. Ajouté aux autres, c’était le don total, l’immolation de ton âme, à notre amour, à notre service. L’immolation de ton esprit, de ta volonté était la part de l’Esprit Saint. L’immolation de tout ton être par le don total, par l’amour, par la souffrance physique et morale. Avec moi, tu dois boire le calice de l’amertume. 

Sois courageuse! Je suis toujours en toi malgré les apparences. Pour me soumettre à la Sainte Volonté de notre Père je dois souffrir avec toi jusqu’à ce que notre amour soit consommé et que ton pauvre petit cœur et ton être soient consommés par les souffrances jusqu’à la croix. Chaque jour d’épreuves te détache de tout et te rattache à moi. Notre amour devient plus fort et notre lien se resserre. Maintenant que nous ne sommes plus qu’un, seul notre Père peut rompre ce lien, mais sois assurée qu’il ne le fera pas puisque de toute éternité il t’a aimée comme son enfant. Il ne t’a jamais rejetée. Il te voulait heureuse avec lui. Il t’a gardée pour moi comme épouse. 

Dans son amour et sa miséricorde infinie il te comble comme son enfant privilégiée en t’associant à ma passion jusqu’à notre union parfaite dans l’amour et la souffrance pour le salut des âmes. Pour t’aider il t’a confiée à un directeur éclairé. Nous sommes si heureux de son travail d’équipe offert par amour pour nous et les âmes.

Bonsoir ma chère petite hostie d’amour. »

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Jeudi, le 14 novembre 1963

– Mimi : « Belle fête pour nous! La Toussaint de l’Ordre du Carmel. Je suis si heureuse! Mon directeur est venu me faire communier. »

– Jésus : « Ma petite épouse, c’est nous qui sommes heureux plus que toi. Lorsque tu portes ton costume du Tiers-Ordre pour nous recevoir, cela me fait penser à notre union future, où tu seras revêtue de cet habit béni pour être introduite auprès de notre Père. Comme ta petite sœur Thérèse tu marches dans la petite voie de l’amour et de la souffrance. Que d’âmes tu peux cacher sous ton grand manteau blanc! Ma Bien-Aimée je sais que je te demande beaucoup; sois sans crainte, le calice de l’amertume que te présentera notre Père sera très suave, car je le boirai avec toi, goutte par goutte. Par une grâce spéciale tu seras enivrée de bonheur, d’espérance, tu me supplieras de te donner encore plus de souffrances. Tu béniras avec moi cette croix que nous portons. Ensemble nous marcherons la main dans la main vers notre Père aidés par notre cher représentant et les autres membres de l’équipe. 

Ma Bien-Aimée si tu savais avec quel amour notre Père se penche vers toi et te regarde avec moi. L’Esprit d’amour veille sur toi et notre douce Maman te protège. Ton grand ami saint Michel se tient continuellement près de toi avec ton saint patron et ton ange gardien, puis tes deux petites sœurs, la grande Thérèse, la petite, et je devrais dire la grosse puisque tu portes le même costume. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu as bien raison de dire « la grosse », en effet depuis six ans j’ai profité de quarante-huit livres! J’espère que ma vie spirituelle a augmenté aussi, mais entre nous, je ne regrette rien, puisqu’il faut engraisser la victime avant l’immolation. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ne sois pas inquiète de ta vie spirituelle. Combien de repas, de transfusions de mon Sang as-tu reçus par semaine? Et combien de communions spirituelles tu fais entre les repas? Tu n’es jamais rassasiée! Viens ma Bien-Aimée, ne baisse pas les yeux. Moi aussi j’ai toujours hâte de venir en toi! Je t’aime tellement, chère petite hostie d’amour à nous, rien qu’à nous pour toujours. »

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Vendredi, le 15 novembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que puis-je faire de plus pour te plaire? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, reste simplement ce que tu es en ce moment. Si je veux plus je te donnerai plus. Continue de tout accepter par amour. Accepte-toi telle que tu es, avec tes luttes, tes imperfections, tes manquements. Je sais que tu te considères la plus misérable. Ma Bien-Aimée, il ne faut pas te rechercher dans tes fautes, ni dans tes péchés par excès d’humilité. C’est une grande tentation contre ma miséricorde infinie et mon amour miséricordieux. Abandonne-toi avec amour, avec confiance entre mes bras puissants et laisse-moi agir en toi. Ne cherche pas à comprendre tout ce qui t’arrive. Tout ce qui doit te préoccuper c’est de faire ma Sainte Volonté, c’est-à-dire, la Sainte Volonté de notre Père. 

Je sais que tu aurais beaucoup de questions à poser! Mais sois assurée que je t’aime et tout ce qui t’arrive est voulu par notre Père. C’est pourquoi il faut lutter sans cesse contre tout, contre soi-même. Il ne faut pas avoir de préjugés dans la vie spirituelle. Il faut marcher avec amour et n’avoir qu’un idéal, aller vers nous pour toujours, quel que soit le chemin qu’il faut prendre. Plus le sentier est étroit, rude, pénible, rempli de croix, il n’y a pas d’erreurs, ce sentier est le sentier de l’amour qui conduit directement vers notre Père. Ma Bien-Aimée, avec moi comme compagnon de route, sois sans crainte, je connais le chemin. Je l’ai parcouru par amour pour toi et les âmes. Durant le temps d’épreuves, de tentations, je suis plus près de toi. Comme mardi je sais que tu as beaucoup souffert et de plus tu étais très consciente de tout, de ton désespoir et je me cachais pour éprouver ta foi, ta confiance.

Ton obéissance à ton directeur t’a redonné la paix. Quel que soit l’état où tu es, dis-toi bien que je suis là en toi, excepté quand je me cache ou que je sommeille par obéissance à la Sainte Volonté de notre Père. De toute manière mon Cœur veille sur toi avec amour. »

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Samedi, le 16 novembre 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé. J’ai besoin de toi. Je souffre tellement physiquement. Si je pouvais dormir une heure, me reposer un peu. Malgré les médicaments, rien ne peut me soulager. Cependant j’accepte tout par amour en union à ta Passion. »

– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée de t’unir à moi. Tu sais ta souffrance est aussi la mienne, ta croix est ma croix puisque nous ne sommes qu’un. Viens te reposer sur mon divin Cœur. Cette souffrance n’est rien à comparer au bonheur qui t’attend. Reprends courage. Reçois avec amour et gratitude ce don royal de la croix. Merci d’avoir été charitable en recevant ces deux personnes. C’est moi qui te visitais dans ces personnes. »

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Dimanche, le 17 novembre 1963

  – Jésus : « Ma Bien-Aimée aujourd’hui tu souffriras beaucoup. Je place notre couronne d’épines sur ta pauvre petite tête. Nous avons besoin de plus de souffrances, c’est-à-dire, beaucoup d’amour. Cette journée sera spécialement consacrée pour le succès du Concile. Que de pourparlers, que de paroles inutiles, que de critiques! Prie beaucoup pour que la lumière se fasse dans les esprits et que dans les cœurs la charité règne. Seuls l’amour, la charité, l’humilité doivent être à la base. Avant de poser un acte, il faut chercher l’intérêt divin et non l’intérêt humain quoiqu’en pensent de grosses têtes, des esprits forts. Poussés par un intérêt personnel de satisfaction où l’orgueil est camouflé, certains exposent des faits comme si c’était la réalité où leurs idées se sont fixées comme un ordre que tous doivent observer. D’autres prétendent mettre de la lumière dans des débats alors qu’ils sont eux-mêmes aveuglés par l’orgueil. Pourquoi vouloir scruter les desseins du Père? Est-ce que Dieu ne parle pas à tous les jours? Mais combien obéissent à la Sainte Volonté du Père? Combien mettent obstacle à la grâce en n’obéissant pas à l’Esprit Saint? »

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Lundi, le 18 novembre 1963

– Mimi : « Encore une autre journée avec toi sur notre croix! Donne-moi s’il vous plaît la force et le courage nécessaires pour me tenir debout et travailler par amour pour toi et les âmes. Mon Bien-Aimé, plus je m’approche de toi, plus je sens ma petitesse, mes pauvres petites mains sont vides. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée je suis heureux de ta petitesse, car tu es si près de moi. Peu importe que tes mains restent vides, c’est ton petit cœur que je regarde. Il est plein à déborder d’amour pour nous et les âmes. Ta petite âme est notre lieu de repos. Ferme les yeux et adore-nous présents en toi. Ne te désole pas de ne pouvoir répondre à la récitation du chapelet. Prie intérieurement avec ta douce Maman du ciel et garde la paix. Un seul regard d’amour, un seul soupir nous console. Que pouvons-nous te demander de plus? Lorsque notre petite victime d’amour souffre en silence, dans l’état où tu es, que veux-tu nous offrir de plus? Merci du beau triduum d’amour que vous offrez à notre Mère pour lui prouver votre amour et l’honorer. Merci ma Bien-Aimée d’avoir partagé avec ta compagne, c’est cela la vraie charité et l’amour pur. Il y a des âmes qui se disent charitables et ne donnent que ce qu’elles ont de surplus. Même nous, nous leur tendons la main, elles détournent la tête et leur cœur se gonfle rien qu’à la pensée de donner. Mais à la période des fêtes, il n’y a aucun obstacle pour satisfaire leurs goûts. Elles sont atteintes du virus de tout posséder, de jouir : toilettes, cadeaux, repas, boisson, sorties, etc. Combien pensent à se préparer à la belle fête de la Nativité, à préparer la toilette de leur âme? 

 Il y en a tellement qui se présentent à la dernière minute pour recevoir le pardon de leurs fautes, sans préparation, aucun regret. Que de sacrilèges se commettent dans cette période des fêtes. » 

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Mardi, le 19 novembre 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de nous aider. Nous avons commencé ce matin notre triduum d’amour pour honorer notre douce Maman du ciel. Ô Esprit Saint éclaire-nous ainsi que tous les membres du Concile. »

– Jésus : « Oui, ma Bien-Aimée il faut que la lumière se fasse afin que l’obéissance soit acceptée sans commentaires et réticences envers l’autorité de Dieu. Il ne faut pas que ce rassemblement de personnes, cette réunion de famille tourne en assemblée politique où chaque partie fait valoir ses droits. Et le parti le plus fort croit tenir l’autorité suprême sur tous les autres avec ses faibles moyens. Ses ressources épuisées que lui reste-t-il? C’est bien de demander l’aide de l’Esprit Saint, mais combien sont dans des dispositions pour recevoir en eux cet Esprit d’amour, de vérité? Certains par leurs omissions mettent un obstacle à la grâce. Que de manques de charité, que de révoltes intérieures grondent dans les cœurs et les esprits sont révoltés sous une apparence de calme. Prie beaucoup ma chère petite hostie d’amour pour que la paix se fasse au milieu des miens. Au Cénacle lorsque mes apôtres se sont réunis, c’était pour prier avec ma divine Mère  et non pour discuter inutilement. Après la venue de l’Esprit Saint la lumière se fit dans les esprits et leur âme était transformée d’un amour si fort, si puissant, qu’aucun obstacle ne pouvait les vaincre. Poussés par le désir irrésistible de nous aimer, de nous servir jusqu’au don total de leur vie, obéissants à la voix de leur Père, ils partirent à travers le monde pour nous faire connaître, pour prêcher l’amour, la charité. 

Soumis à la Sainte Volonté de notre Père, sur eux, ils acceptèrent pour compagnon de route, l’humilité, l’amour, la pauvreté. Et notre amour passait en eux comme un flot pour purifier les âmes. Par cette belle semence arrosée par mon Précieux Sang, ont germé des âmes d’élite. »

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Mercredi, le 20 novembre 1963

– Mimi : « Merci, ô Trinité Sainte d’être avec nous pour notre triduum d’amour. Nous voulons tellement témoigner à notre douce Maman du ciel tout notre amour, notre gratitude. Oui, pour sa protection toute spéciale à notre égard surtout dans les grandes tentations, sa présence est toujours là. Elle veille sur nous avec amour. Mon Bien-Aimé voudrais-tu s’il vous plaît me dire ce que je pourrais faire pour faire plaisir à notre douce Maman du ciel? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée elle est déjà comblée par le beau triduum d’amour que vous lui offrez, oui, triduum préparé par notre amour et nos souffrances, aussi par le silence, par le travail, la charité. Le plus beau présent est toutes les âmes que nous lui offrirons demain. À son tour elle les offrira à Dieu le Père Éternel. Pour venir vers nous il faut passer par les mains de Marie Immaculée, notre Mère tant aimée! »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je méditais sur la belle fête de la Présentation de notre douce Maman du ciel. Comme notre Père devait être ému, heureux, consolé, comme son cœur devait être rempli d’amour pour accepter l’offrande de Marie.

Merci sainte Anne d’avoir offert Marie. Merci ma douce Maman du ciel d’avoir consenti et merci d’avoir tout donné par amour. Sois bénie et louée par notre Père et par toutes les âmes de tes enfants de la terre. Je m’unis à toute la Cour Céleste pour chanter tes merveilles. Médiatrice de toutes grâces, jette un regard vers nous, tes enfants de l’équipe. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, merci du triduum d’amour. Vous êtes si généreux. Que de sacrifices ton directeur accepte par amour pour nous donner le bonheur de venir dans ta petite âme, notre demeure. Nous ne sommes jamais rassasiés. Merci au nom de Marie Immaculée. Soyez sans crainte elle veille sans cesse sur tous les membres de l’équipe. Elle est très touchée et très attentive surtout durant le travail d’équipe dont elle a la charge pour toutes les âmes que vous aidez à sauver en coopérant avec moi pour glorifier notre Père. »

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Jeudi, le 21 novembre 1963

– Mimi : « Enfin la belle fête de la Présentation de la Sainte Vierge Marie. Mon directeur et moi terminons ce beau triduum d’amour en l’honneur de notre douce Maman du ciel. Depuis plus d’un mois que nous préparions cette belle fête.

J’ai eu le bonheur de vous recevoir, mes Amours, ô Trinité Sainte! Quoique la température n’était pas favorable. Il y avait en moi cette joie, cette lumière, cette paix que je ne trouve qu’en votre Sainte présence, ô Trinité Sainte.

Ô ma douce Maman du ciel, à l’heure de ma mort présente-moi à notre Père Éternel, intercède pour moi. Je veux suivre ton exemple. Demande pour moi cet esprit d’humilité, de charité, d’amour, afin que je sois parfaitement soumise en tout et partout à la Sainte Volonté de notre Père. Protège-moi de mon ennemi et du doute. C’est entre tes bras que je me réfugie pour apprendre à aimer encore plus mon Dieu, à mieux le connaître et à le servir fidèlement comme toi. Je veux imiter tes vertus. Avec l’aide de Dieu j’espère les pratiquer toutes afin qu’il soit consolé, aimé et glorifié. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ma chère petite G…  comment vous témoigner toute notre gratitude pour ce beau et si consolant triduum d’amour que vous nous avez offert? Nous ne pouvions espérer plus. Vous nous avez comblés par votre amour, mais surtout par l’acceptation amoureuse de notre croix, de vos souffrances endurées en silence. Ma Bien-Aimée, j’ai quelque chose à te confier. Tu sais ce matin, comme tu étais souffrante nous avons hésité après ta communion, après l’offrande de venir te chercher. 

Je dois te l’avouer nous avons pensé à nous. Devant tant de souffrances, de péchés dans le monde, nous avons besoin de toi pour coopérer avec moi pour t’unir à ma Passion pour le salut des âmes, spécialement pour le Concile. Ne pleure pas ma Bien-Aimée, je suis toujours avec toi. Réjouis-toi d’être notre petite hostie d’amour. Rappelle-toi le 21 octobre la chute de ton corps, et aujourd’hui nous désirons l’élévation de ta petite âme pour toujours. Mais devant un besoin urgent d’amour, de souffrance, nous avons hésité. C’est ta douce Maman qui t’a aidée à te lever malgré les vives douleurs. Ton directeur avait aussi sa large part de souffrances. Soyez bénis mes chers enfants que nous aimons tant et merci. »

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Vendredi, le 22 novembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est bien le temps de te dire « Faites de moi ce que vous voudrez. » Et cette autre phrase de la belle prière, « Non seulement j’accepte, mais je demande tout de votre Sagesse infinie. » Quand je pense que notre union parfaite tant désirée aurait pu se réaliser hier. J’ai tant pleuré que mon petit cœur en souffre encore aujourd’hui; toi seul mon Bien-Aimé peut guérir cette blessure, c’est une souffrance ajoutée à tant d’autres que je t’offre par amour, pour vous ô Trinité Sainte, pour le Concile, les âmes et la paix dans le monde. Je sais que je ne suis pas digne de paraître devant vous. Merci de me donner le temps de réparer, expier, mériter. Accorde-moi la grâce d’avoir encore plus d’amour afin de correspondre à tout ce que tu attends de moi. Augmente mon courage pour lutter contre mon ennemi et lutter contre moi-même. Avec ma grande faiblesse je dois toujours me tenir entre tes bras puissants. J’ai tellement besoin de patience. Merci de m’aider à garder le silence alors que je sentirais le besoin de parler. »

  – Jésus : « Ma Bien-Aimée, pense à ma solitude au tabernacle, à mon silence devant tes fautes. Ma chère petite hostie d’amour tu as été peinée de voir que je ne venais pas te chercher jeudi. Tu sais moi aussi j’ai pleuré, mais c’était des larmes de joie de voir que tu acceptais notre Sainte Volonté par amour. Les larmes d’amour ne sont jamais versées inutilement. Un jour tu comprendras parfaitement ce que je veux dire. Ton directeur en a versé beaucoup de larmes à cause de toi. Aujourd’hui il verse des larmes de joie devant ma miséricorde infinie. Il a un cœur si tendre, si affectueux pour nous, un cœur si sensible malgré les apparences. 

Ma Bien-Aimée, il faut redoubler de prières, de sacrifices, notre chère petite  C… en a grandement besoin. W… souffre beaucoup moralement. Notre cher apôtre P.M. aura la plus grande part afin de donner largement aux âmes la lumière, l’amour, la paix, la charité, l’humilité. »

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Samedi, le 23 novembre 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de venir ce matin. J’ai tellement besoin de ton aide à chaque minute. Tu sais mon Bien-Aimé ton instrument travaille ferme, car il me fait travailler fort comme si j’étais aux travaux forcés. »

Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, tu es ma prisonnière. Tu es attachée par le lien de mon amour pour toujours. Moi aussi je suis ton prisonnier d’amour dans ta petite âme, notre demeure. »

Après plusieurs heures de grandes souffrances, le dégoût s’empare de moi, je suis si fatiguée!

– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé je suis fatiguée de tout. »

Et je pleurais…

  – Jésus : « Vite ma Bien-Aimée regarde-moi dans les yeux. J’espère que tu ne penses pas sérieusement à ce que tu viens de me dire? Ma chère petite épouse je suis ton Dieu, ton Époux, ton Tout. Tu sais le Tout c’est moi, le Tout dans l’amour, dans la miséricorde infinie, le Tout des souffrances, des croix, le Tout des événements. Je suis Tout dans l’humilité, l’intimité, le bonheur, la charité, la paix. Viens te reposer dans mes bras, près de mon divin Cœur qui t’aime tant. Ne pleure pas si je te parle ainsi, c’est pour donner un exemple à d’autres aussi qui seraient tentés de dire cela. Je vois tout ce qui se passe en toi. Moi aussi j’ai pleuré devant mon agonie. 

Ta petite nature humaine je la connais puisqu’elle est sortie des mains de notre Père. Je sais que nous te demandons beaucoup, mais tout va si mal dans le monde. Prie beaucoup, demande pardon et miséricorde. Prie spécialement pour que la justice se fasse que par nous. C’est à nous seuls que revient ce droit d’être juste. Si les hommes voulaient comprendre qu’ils sont tous nos enfants et qu’ils doivent se connaître, s’aimer comme des frères, quelle que soit leur race. Lorsque j’ai versé mon sang et donné ma vie pour eux, je n’ai pas fait de distinction, je les aimais tous, chacun en particulier. »

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Dimanche, le 24 novembre 1963
Fête de Saint Jean de la Croix !

– Mimi : « Merci mon Dieu d’avoir permis que je puisse vous recevoir aujourd’hui. »

Comme j’ai trouvé que les heures étaient longues! 

Ma seule préoccupation était que mon Bien-Aimé allait venir! J’étais si heureuse lorsque mon directeur m’annonçait la belle nouvelle. Puis tout à coup, j’ai pensé qu’il aurait peut-être reçu le signe sensible attendu de ma mort.

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est par une délicatesse de notre Mère qui désirait vous remercier pour tout ce que vous faites par amour pour nous et pour les âmes. Elle n’a pas eu besoin d’insister pour nous demander cette communion! Merci à notre cher représentant d’avoir consenti à venir nous déposer en ton âme. Merci de son amour, merci de sa générosité, merci de son obéissance à notre service. Sous la tutelle de l’Esprit Saint, sa foi l’a toujours guidé, sa confiance en nous a été sa force. Ma chère petite hostie d’amour avec lui tu as été à l’école de l’amour dans la souffrance. Docile aux inspirations de l’Esprit Saint, il a dirigé ta petite âme vers nous pour toujours. La souffrance acceptée par amour est une vocation, un don Royal aux petites âmes les plus pauvres, les plus faibles, les plus misérables. 

Ma Bien-Aimée, écoute ce que je vais te dire : le doute effleure les esprits de quelques personnes au sujet des écrits. Soyez sans crainte et rassurés. L’Esprit de vérité ne trompe jamais et notre amour, notre miséricorde ne peuvent mentir. 

Tu en es l’authentique preuve. Notre chef-d’œuvre d’amour, de miséricorde s’est accompli en ton âme. Crois-tu que nous t’avons confiée à un aveugle pour te conduire vers nous, et à un dément pour diriger ta petite âme? Notre intimité vient-elle de toi ou de moi? Qui l’a déposée en ton âme? Est-ce qu’un Dieu ne peut pas parler, agir dans une âme de la manière qu’il veut? À toutes ces questions, seuls l’amour, l’humilité, la foi, la confiance peuvent répondre en toute justice sur notre intimité. Toi-même tu as déjà douté de moi! Si les écrits venaient de toi, tu aurais raison de craindre des erreurs. Ton ignorance est tellement grande. Tu es simplement l’instrument de l’Esprit Saint pour faire connaître notre amour, par l’intimité, prouver notre miséricorde infinie. Avec une âme misérable comme la tienne, nous pouvions agir librement. »

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Lundi, le 25 novembre 1963

– Mimi : « Encore un autre triduum offert par amour. Je suis si heureuse de te recevoir. Je ne puis plus me passer de toi. Plus je te reçois, plus je te désire. Cette faim de toi me dévore! Je ne suis jamais rassasiée! Ce besoin de boire ton Précieux Sang pour apaiser ma soif mais surtout pour me purifier, me fortifier. J’ai si besoin de toi en moi pour m’aider. La lutte est si dure parfois. Ô mon Bien-Aimé, toi seul est ma force. Soutiens-moi s’il vous plaît. Je suis lâche. Tout me répugne aujourd’hui, et pourtant au fond de mon petit cœur, je t’aime! Je ne puis rien te refuser après tant de preuves d’amour. Je t’en supplie, jette un regard de pitié sur moi. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je vais jeter un regard d’amour vers toi, c’est bien plus important qu’un regard de pitié. Regarde-moi sur notre cher petit crucifix d’amour. Après cela, crois-tu que je ne regarde pas? Ma Bien-Aimée, il faut attendre avec une foi ferme la réalisation de tous nos desseins d’amour, de miséricorde sur toi. Ne t’attriste pas de cette longue attente. Ne suis-je pas avec toi toujours? 

Ce dégoût, cette lassitude sont bien normaux dans la vie spirituelle. Durant mon agonie, j’ai connu ces heures d’amertume. Ta pauvre nature humaine, je la connais si bien. Par l’amour, la miséricorde infinie de notre Père, devant une âme humble et sincère, une âme de bonne volonté, nous fermons les yeux sur ses misères, sur ses fautes, sa faiblesse nous attire et nous lui offrons tout notre Cœur et nous la pressons sur notre Cœur afin que cette âme soit en sécurité avec nous pour toujours. Plus une âme est malade, plus nous lui offrons notre amour, notre secours. 

Est-ce qu’un orgueilleux, un bien-portant demande de l’aide pour marcher? Ma Bien-Aimée, même si tu te traînes avec ta croix, dis-toi que je t’aide à la porter et quelle que soit la durée de notre montée, nous allons vers notre Père qui t’aime tant. »

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Mardi, le 26 novembre 1963

– Mimi : « Mon Dieu, je t’en supplie donne-moi la force de faire ta Sainte Volonté. Ce travail si épuisant qui s’impose, physiquement, je ne m’en sens pas la force de le faire. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, si je désire plus crois-tu que je ne t’aiderai pas? Parfois, je te demande plus pour donner l’exemple et surtout pour avoir le bonheur de travailler avec toi. Rappelle-toi de notre beau travail d’équipe qui durait parfois plus d’une heure. N’est-ce pas que nous étions si heureux de travailler pour les âmes afin de glorifier notre Père? Déjà plus de dix ans que je te demandais de former une petite équipe avec ton directeur et moi, où vous vous êtes engagés à offrir par amour toutes vos souffrances, vos sacrifices en union à ma Passion pour la plus grande gloire de notre Père et pour les âmes. Depuis que vous avez accepté de me suivre je n’ai jamais manqué à ma promesse de vous aider, de vous fortifier, de vous protéger. Que de grâces spéciales ton directeur a reçues. Guidé par l’Esprit Saint et avec un grand esprit d’humilité il a obéi à notre parole. Un désir de nous était pour lui un ordre. Dès le début il savait ce que nous voulions de toi. Durant ces nombreuses années aucun reproche sauf au sujet de Pierre! 

Ma Bien-Aimée si tu avais été plus obéissante au début, je n’aurais pas eu besoin d’attendre. Je sais que tu ignorais tout de la vie spirituelle, de ta vocation, de ta mission. C’était toute une vie nouvelle pour toi! Un chemin tracé par nous que tu devais suivre avec moi. Par une grâce spéciale nous t’avons confiée à un guide éclairé pour diriger ta petite âme vers nous. Il t’a bien fixée à ma croix pour toujours. Après les vœux que nous te demandions, nous t’avons comblée, choyée, donné des privilèges, des grâces de choix. 

Tu n’as pas toujours compris notre amour miséricordieux. Même aujourd’hui il y a des choses que tu ne comprends pas. Il le faut, dans ta mission, afin que tu puisses venir vers nous par la foi et l’amour pur. Continue de nous faire confiance et marche en paix vers nous avec notre cher représentant. Ma Bien-Aimée offre-nous tout ce que tu ne peux saisir et qui dépasse ta petite intelligence. Tout ce qui compte c’est que nous savons ce que nous voulons de toi, de ton directeur et de notre belle petite équipe d’amour en qui nous avons placé beaucoup d’espoir. »

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Mercredi, le 27 novembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé heureusement que tu es venu ce matin pour m’aider. Je suis rendue au bout de mon souffle. Ton instrument peut me faire travailler sans arrêt. Je suis en service commandé. D’une main je tiens ma croix, de l’autre main c’est le pinceau. Puis les ordres commencent : « Faites ceci, je vous le dis, vous allez commencer à faire cela. » Je fais cela et un nouveau commandement : « Faites ceci ». Je ne sais plus où mettre la tête! Après, les remarques, les reproches : « Vous devriez passer tout votre temps à écrire; vous n’auriez pas dû faire cela ».  Mais mon Bien-Aimé, tu sais comme c’est dur de tout accepter par amour. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse tant aimée, moi aussi je suis en service commandé par toi!

– Mimi : « Comment, mon Bien-Aimé, moi je te commande? »

– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, par ton amour tu me commandes. Devant ton désir si grand de nous recevoir par la communion, nous sommes commandés de venir en toi. Entre nous, nous sommes si heureux. Et par notre intimité, nous sommes commandés de converser, de prendre une part active à tout ce que tu penses, à tout ce que tu fais, à tout ce que tu souffres. Lorsque notre Père te demande quelque chose, te commande, moi aussi j’obéis, car nous ne sommes plus qu’un, en service commandé par notre Père pour le salut des âmes. Une autre remarque ma Bien-Aimée, c’est bien de tenir ta croix, mais c’est mieux de la porter continuellement sans trop critiquer notre instrument.» 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne peux plus me plaindre? Pourtant, tu le disais : « Venez tous à moi vous qui souffrez, je vous consolerai » Tu le sais bien que je souffre! »

– Jésus : « Viens ma Bien-Aimée, ne pleure pas, je ne t’empêche pas de te plaindre! Tu n’as aucune raison, car tu es si aimée de nous, comblée par l’Esprit Saint, choyée par ta Maman du ciel! Est-ce que tu es abandonnée par ton directeur qui fait plus que son possible pour ta petite âme, sans oublier tout ce qu’il fait actuellement pour te venir en aide? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon, et merci de cette remarque. Je suis si aveugle quand je ne regarde pas, je ne vois pas mes défauts.»

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Jeudi, le 28 novembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé encore une autre journée avec toi. Prépare-toi, nous allons travailler, le programme est déjà tout prêt. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, notre instrument exécute nos ordres. Tout est prévu, calculé jusqu’au moindre détail. Pour te faire mériter, expier, sauver des âmes, il faut que tu sois atteinte au plus intime de ton être afin que s’achève ce que nous avons commencé. Je sais ma Bien-Aimée que tout ce que tu passes au point de vue humain est très dur, et dans l’ordre spirituel il faut aussi une purification pour embellir ton âme, la rendre agréable à notre Père. Avant la belle fête de ta douce Maman du ciel, l’Immaculée Conception, tu connaîtras l’agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit afin qu’après avoir tout accepté par amour, je puisse te dire : Tu es toute belle ma Bien-Aimée. Être belle aux yeux de Dieu, c’est être obéissante, humble, oui, être tout amour pour nous en acceptant de me suivre dans le chemin du calvaire jusqu’à la croix. Même parmi mes âmes consacrées il y en a qui se croient belles devant nous parce que nous leur aidons à maintenir l’état de grâce. Et d’un air satisfait elles disent : « Je garde l’état de grâce », tout en gardant leur volonté, leur orgueil. Nous n’aimons pas que notre amour si pur, si grand, si puissant soit balancé avec l’orgueil! Être belle devant nous c’est de tout accepter par amour, en silence, en union à ma Passion. Ma Bien-Aimée porte avec fierté notre croix, symbole de notre union dans l’amour et la souffrance, moi le Tout-Puissant, avec toi si petite si misérable, vivant dans une grande intimité! Voilà le miracle de l’amour miséricordieux. Je suis avant tout un Dieu d’amour qui pardonne et demande asile dans toutes les âmes par l’intimité. Que deviendrait l’amour de deux êtres qui s’aiment et ne se parlent pas? »

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 Vendredi, le 29 novembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé merci de ton amour, de ta présence en moi. Je suis si heureuse d’avoir appris à te découvrir par l’intimité, et par ta grâce, d’avoir pu te voir dans toutes les personnes et dans les événements, de te trouver par la souffrance, de te posséder tout entier par la croix. Merci! Je ne pourrai jamais assez te remercier de tout mon petit cœur. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu devrais dire de tout mon grand cœur puisqu’il bat à l’unisson avec le mien. Tu sais ma Bien-Aimée, c’est une grâce spéciale que de connaître et comprendre notre intimité, notre amour miséricordieux. Cependant nous l’avons déposé dans toutes les âmes cette grâce, mais combien sont conscients de la posséder. Combien nous demandent de les éclairer, de les aider à découvrir en eux cette intimité, de les fortifier afin de nous redonner notre place dans leur âme que nous avions au moment de leur baptême. L’âme qui est sincère ne sent-elle pas le besoin de parler à Dieu, pas seulement durant les prières, et par les livres? Que dirait un père si son enfant qu’il aime se présentait devant lui pour lui parler, lui demander quelque chose et qui en sa présence, passerait son temps à lire ce qu’il veut lui dire et lui demander? Dans mon sacrement d’amour, n’ai-je pas donné une preuve de mon intimité? 

Mon grand désir est de me donner aux âmes, partager mon amour avec elles, être considéré comme un Dieu vivant en elles, agir en elles par ma grâce, partager leur vie, leurs joies, leurs peines. Je voudrais que les âmes me parlent simplement, cœur à cœur, me regardent avec les yeux de la foi. Je connais le fond des cœurs et je lis dans la pensée. Que peut-on me cacher? C’est si facile de me retrouver pour l’âme qui a eu le malheur de me perdre!

Et c’est si simple pour l’âme qui est en grâce de vivre avec moi dans une grande intimité. C’est un devoir de charité envers nous que de s’occuper de nous, de nous parler. C’est un devoir de justice envers la Sainte Trinité que de nous garder cette confiance, cette foi en notre amour miséricordieux et en notre intimité. N’ai-je pas voulu partager l’intimité de Marie? Durant ma vie n’ai-je pas cherché à prendre part à l’intimité des âmes? »

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Samedi, le 30 novembre 1963

– Mimi : « Enfin tu es là. Je suis si heureuse de vous recevoir ce matin! Merci mon Bien-Aimé de me faire comprendre la valeur de la souffrance et d’augmenter en moi ce désir de te suivre quel que soit le chemin que je dois prendre. Avec toi je peux porter ma croix. Mon Bien-Aimé combien tu m’aimes pour m’éprouver comme cela! Merci de me faire comprendre et accepter mon état de malade, et la situation présente, épreuves, etc. très méritoire pour nous. Mon directeur et moi avons tout accepté par amour pour vous et les âmes. Parfois cela est très dur de garder le silence, garder son sourire! Combien je serais tentée de répondre, de parler à ton instrument, mais par mon vœu d’immolation, je dois garder le silence, et c’est en vivant avec toi, dans une grande intimité que je parviens, avec ta grâce, à garder le silence. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je sais que la lutte est très dure, mais nous sommes heureux. Tu sais, une âme humble, obéissante, sincère, généreuse à notre service, nous console tellement. Oui, une âme sur qui nous pouvons compter, nous appuyer, nous réfugier, nous sentir à l’aise dans cette âme! Ce n’est pas toujours le péché qui nous éloigne des âmes. Mais, bien souvent la principale raison est le manque de foi et l’orgueil. Je suis venu pour les pécheurs et non pour les orgueilleux. Il y a des âmes qui parlent de vie spirituelle et n’ont même pas la foi pour y croire, pour y entrer. Comment prétendre nous aimer, nous servir sans cette foi, cette conviction en notre intimité en chaque âme? Les esprits étroits, les âmes repliées sur elles-mêmes ne peuvent comprendre cela. Je me donne à tous les jours dans mon sacrement d’amour. Pourquoi refuserai-je de me donner par mon intimité? 

Comment parler à une âme si elle ignore que je suis toujours présent en elle? Ce n’est pas seulement au moment de la communion que je viens, mais je veux y demeurer, être considéré comme un Dieu vivant avec la Sainte Trinité. »