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Dimanche, le 1er décembre 1963

– Mimi : « Premier dimanche de l’Avent…. Mon Bien-Aimé, durant ce temps béni, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer la belle fête de la Nativité. Ma douce Maman du ciel prête-moi ton cœur si pur pour aimer ton Jésus comme toi. Je veux bien le recevoir mais surtout le garder pour toujours. Ô Vierge Immaculée prépare mon âme. Médiatrice de toutes grâces intercède pour moi afin que le jour où notre Père me rappellera à lui, je sois prête. Que je sois digne d’être appelée ton enfant, oui, enfant prodigue à qui notre Père a ouvert les bras plus grands pour me recevoir avec son amour miséricordieux. »

– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, avec notre grâce et le secours de l’Esprit Saint tu as la foi en notre amour miséricordieux pour toi et les âmes. Je crois ma Bien-Aimée que si tu avais eu une petite vie simple, facile à nous offrir nous l’aurions acceptée mais nous n’aurions pas pu réaliser nos desseins et exercer notre miséricorde avec autant d’amour. Parce que tu as été misérable, remplie de misères, nous nous sommes penchés vers toi pour aller chercher cette petite lueur d’amour qui était restée au fond de ton petit cœur. Ta petite âme étouffée respirait à peine dans tout ce désordre. C’est avec amour que nous te regardions faire des petits pas dans la vie spirituelle. Tu tombais et notre cher représentant te relevait avec bonté, patience, charité, mais il restait ferme, droit, honnête, sincère avec nous et obéissant. Il a pris soin de ta petite âme, il l’a dirigée vers nous et t’a fixée pour toujours sur notre croix. Nous n’avons pas été déçus de notre choix. Avec nous il a coopéré fidèlement à tout ce que nous voulions pour le plus grand bien de ta petite âme. Comme nous il a bien souvent marché sur son cœur. Il n’a jamais reculé devant son devoir d’état, devant une souffrance, un sacrifice. Par son sacerdoce, et devant lui ton ennemi s’incline et il est obligé d’obéir à sa voix. Et nous nous inclinerons devant vous au moment où il nous remettra ta petite âme. Ne pense pas trop à notre jugement, pense surtout à notre amour miséricordieux qui t’ouvre les bras et à notre union parfaite pour toujours. Es-tu heureuse? Peu importe ce que tu souffres? »

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Lundi, le 2 décembre 1963

– Mimi : « Merci mon Dieu pour tout, spécialement d’être venu ce matin. Votre douce présence, ô Trinité Sainte me fait penser à notre bonheur futur. Oui, cette paix de l’âme, cette tranquillité d’esprit, cette sécurité ne se trouvent qu’en votre douce présence. Je suis si heureuse d’avoir quelqu’un à qui parler, sur qui je puis m’appuyer, quelqu’un à aimer, et c’est toi mon Bien-Aimé que je désire. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse, n’est-ce pas que tu es heureuse par notre intimité. Dans ta petite âme tu possèdes déjà le bonheur du ciel et par notre amour miséricordieux, tu as ta récompense. Maintenant qu’avec notre grâce et le secours de l’Esprit Saint tu comprends ce que cela veut dire le détachement de toi-même; ta vie spirituelle a changé. Ton directeur avait bien raison de te dire qu’un jour tu comprendrais. Merci ma Bien-Aimée, tu me fais plaisir le matin lorsqu’après ton offrande de la journée, tu me demandes d’accepter ma volonté et la volonté de notre instrument. Tu ne cherches même pas à savoir ce que tu feras, tu te laisses conduire, bousculer par notre instrument. Dans la situation présente, les rôles sont changés. Malgré tout, tu es si heureuse d’avoir cette conviction que nous t’aimons et la certitude que tout ce que tu acceptes, que tu souffres en silence est reçu. En coopérant avec moi pour le salut des âmes, ton sacrifice est offert et accepté par notre Père. Ma Bien-Aimée, chaque croix est un appel. Chaque souffrance et chaque épreuve sont une invitation à me suivre jusqu’à la croix, me suivre dans la voie de l’amour jusqu’à l’immolation. Marche avec moi ma Bien-Aimée, parle-moi d’amour. Dis-moi sans cesse que tu m’aimes. Par notre intimité ne te gêne pas pour me parler de tout ce qui se passe en toi. Ensemble, nous regarderons le chemin très court qu’il nous reste à faire pour aller près de notre Père.

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Mardi, le 3 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’accepte tout par amour. Je ne sais pas ce qui se passe en moi, une grande crainte de paraître devant toi et pourtant tu connais mon désir de m’unir à toi pour toujours. Mon ennemi ne cesse de me tourmenter, tout y passe. Ô Vierge Immaculée protège-moi. Je tremble devant les attaques de mon ennemi. Tu sais comme j’ai peur de moi-même. Je me méfie de ma faiblesse, mais avec toi, ô Maman, j’ai confiance. Je me réfugie dans tes bras, cache-moi de mon ennemi. »

Plus je demande à ma douce Maman du ciel de me protéger, plus les attaques de mon ennemi sont violentes. Physiquement et moralement je souffre.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce bien là ta Sainte Volonté que je subisse encore les assauts de mon ennemi pour mériter, sauver des âmes, mais surtout pour te consoler et glorifier notre Père? Mon Bien-Aimé nous acceptons tout par amour pour vous et aussi pour le Concile et pour les âmes. »

Le travail d’équipe commence. Je souffre beaucoup, mon directeur souffre autant et m’aide tellement à tout offrir. Mon ennemi tremble devant lui. Par son sacerdoce il a une puissance extraordinaire.

– Satan : « Pauvre petite fille, tu trembles! Ce n’est pas devant la souffrance mais devant moi. Tu as raison d’avoir peur de paraître devant ton juge après avoir abusé des sacrements, après avoir fait perdre le temps à ton directeur et l’avoir trompé. 

Par son orgueil de prêtre il voulait sauver au moins une âme et c’est toi qu’il croit avoir dirigée vers lui. Lui, le Tout-Puissant que peut-il faire avec ton âme? 

Depuis treize ans tu as si bien joué ton rôle de bonne petite fille obéissante, mais dans le fond de toi-même tu as toujours douté de son amour miséricordieux. Il y a longtemps que Dieu t’a rejetée pour toujours! Malgré tout tu as lutté contre toi-même, tu ne voulais pas admettre cela, t’accrochant de toutes tes forces à l’amour miséricordieux. Mais aujourd’hui devant les preuves, admets donc que j’ai raison. Pourquoi vouloir espérer un pardon? Il est trop tard. Laisse ton directeur avant qu’il se décourage d’avoir travaillé pour rien. Il faut détruire tous les écrits qui ne sont qu’un tissu de mensonges, de faussetés pour perdre les âmes. »

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Mercredi, le 4 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, ne me laisse pas. J’ai beaucoup de difficultés pour préparer ma communion. Mon ennemi ne cesse de me troubler, cette crainte de te recevoir.  Je t’en supplie, je ne veux pas faire une mauvaise communion. »

Après avoir reçu le pardon j’ai eu un peu de calme.

– Mimi : « Mon Dieu augmentez ma foi. »

Au moment de la communion, je regarde l’hostie.

Si je pouvais au moins faire un acte de foi, t’adorer! 

Puis, je récite la prière du don total. C’est le vide! Quel tourment!

– Mimi : « Avoir tant de choses à te dire, et je reste là muette. Je me demande si j’ai raison de croire à cette intimité? Comme je voudrais détruire tous les écrits! Pourquoi faut-il que je fasse souffrir encore mon directeur? »

– Satan : « Pauvre petite fille, ton directeur n’est pas seul à souffrir à cause de toi. Ceux qui lisent tes écrits sont troublés. Crois-tu que l’Esprit Saint peut t’inspirer à écrire des mensonges? Dans ton journal tu as simplement écrit ce que tu voulais être et ce que tu voulais que Dieu soit pour toi. Tu as rêvé d’avoir un idéal trop élevé pour une âme qui m’appartient. Quand je pense que tu te croyais épouse du Christ! 

Que penses-tu de son intimité? Si elle existait tu l’aurais encore aujourd’hui! Que d’illusions dans ta pauvre vie! Et tout ça parce que tu voulais croire à des choses invisibles! Tu voulais vivre dans un autre monde. Regarde où tu en es rendue. Avec la situation présente ton directeur et toi croyez que vous méritez et pourtant vous n’avez plus rien à espérer, à attendre de lui. Tout ce qu’il vous reste à faire c’est d’attendre son jugement qui sera terrible. Tu n’as pas fini de trembler. Si tu connaissais le châtiment qui t’attend, tu n’oserais même pas essayer de lever les yeux vers lui pour implorer miséricorde. Ne pleure pas! Que peux-tu faire de plus avec des larmes? »

– Mimi : « Malgré l’état où je suis, mon Bien-Aimé, rappelle-toi de moi, de notre intimité, de notre amour. »

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Jeudi, le 5 décembre 1963

– Mimi : « Mon Dieu, aide-moi. C’est dur de sentir le vide après avoir été si choyée, si aimée! Mon Dieu je veux croire que tu te caches. Je crois en ta parole. Je veux croire de toutes mes forces que l’état où je suis est un temps d’épreuves. Sans chercher à comprendre, j’accepte ta Sainte Volonté sur moi. Cependant ne permets pas que je te perde. Ô Esprit Saint donne-moi la force et le courage pour lutter. Mon ennemi est toujours près de moi, et tout ce que je veux faire ne réussit pas, puis s’ajoutent des inquiétudes, des ennuis. Je n’ai même plus la force de prier. Tout me fatigue. Comme je voudrais avoir qu’une seconde d’intimité avec toi, oui, pouvoir me reposer un peu. »

– Satan : « Pauvre petite fille ne cherche pas le repos avec lui! À part tes heures de rêveries, d’illusions, que te reste-t-il? Simplement de la souffrance, des ennuis de toutes sortes, croix par-dessus croix, abandons. Regarde comme ton Dieu agit avec toi. Lui qui prétend être bon, miséricordieux! Crois-tu que c’est humain de te laisser souffrir, de t’accabler de reproches? Il est plus sévère pour toi que pour d’autres! Que fait-il de ta liberté? N’est-ce pas que c’est ridicule de te demander de garder le silence? Tu souffres déjà assez sans te laisser conduire, obéir à un insensé, simplement pour lui faire plaisir. Il aurait dû dire : « Vous qui souffrez, venez à moi, je vous accablerai. » Lorsque l’on aime vraiment, est-ce logique de faire souffrir, de s’en servir comme une esclave, de vouloir faire une victime une pauvre petite fille juste pour le plaisir? C’est une vengeance parce qu’il est mort sur la croix. Il se croit obligé de prendre une autre victime en te plaçant avec lui. En vivant par une intimité imaginaire, en croyant qu’il t’aime, tu perds, ton temps. Toutes les épreuves que tu as, viennent de moi, de ma puissance sur toi. Si tu as la foi, appelle ton Dieu. »

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 Vendredi, le 6 décembre 1963

– Mimi : « Merci d’être venu, moi qui te désire tant! Aujourd’hui c’est avec peine que je te regarde dans l’hostie. Oui, devant toi le Tout-Puissant, venir aujourd’hui dans ma pauvre petite âme. Tout est si sombre dans notre demeure! J’étouffe d’être emprisonnée dans ces ténèbres. Je suis si tourmentée par le remords d’avoir offensé un Dieu si bon, mon Créateur, mon Bien-Aimé qui m’a aimée jusqu’à mourir pour moi. Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît à reprendre courage. Si je pouvais avoir la certitude que je te console! Même dans l’état où je suis, je me demande si je fais mon possible pour correspondre à la grâce actuelle! Mon devoir d’état est si lourd! Je sens une lassitude. Je suis toute étourdie d’être bousculée. »

– Satan : « En effet, ma pauvre petite fille, tu es comme une marionnette entre ses mains. C’est lui qui veut te commander, il tire les ficelles et te voilà partie d’un côté, puis de l’autre. Il va jouer avec toi jusqu’à la tombée du rideau, c’est-à-dire jusqu’à l’acte final de ta vie. Il prend plaisir à t’éprouver, à te faire souffrir. Son bonheur sera quand il te regardera mourir, abandonnée! Ton agonie sera si longue! Est-ce bien juste d’agir ainsi? Regarde ce qu’il a fait cet après-midi. Il permet que tu ressentes un peu de ses souffrances. Je me demande pourquoi? Il prétend t’aimer et t’envoie tant de souffrances, d’épreuves, de croix! C’est ridicule de vouloir tout offrir par amour. Pourquoi le désirer comme Époux? Cette union mystique n’est que pour les saintes âmes, mais toi, c’est plus que cela qu’il te faudrait! Si tu le voulais, je pourrais être présent près de toi, d’une manière sensible. Je ne t’apporterais pas seulement un amour invisible, mais beaucoup de bonheur, de consolations, de richesses, de santé. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme je voudrais entendre ta voix pour me faire oublier cette voix de mon ennemi qui me poursuit! Mon Dieu, j’accepte tout par amour. Prenez tout mon Dieu, gardez tout et gardez mon amour pur pour toujours. »

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Samedi, le 7 décembre 1963

– Mimi : « Pauvre Jésus, venir dans ma pauvre âme! J’ai tellement besoin de toi pour m’aider à traverser cette épreuve. Aujourd’hui tu me demandes le détachement de ma famille, ce lien humain que tu déchires avant ma mort. « Mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez. » Le dire et le mettre en pratique n’est pas la même chose. Oui le dire quand tout va bien, c’est facile mais le dire quand tout est noir. Mais avec toi, j’accepte tout pour te consoler. Je ne croyais jamais que le sentier du silence était si long, si difficile à traverser! Merci de me faire comprendre qu’il faut tout accepter par amour et qu’il faut aussi tout donner par amour.

Mon Bien-Aimé, tandis que j’y pense, voudrais-tu me dire si c’est ta Sainte Volonté que les membres de ta petite équipe d’amour, nous nous identifions par des chiffres au lieu des noms dans les écrits? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, pourquoi vouloir vous cacher? Pourquoi vouloir vous identifier avec des chiffres, avoir des numéros comme des détenus, des condamnés? Avez-vous honte de votre nom de baptême, nom reconnu par nous et par l’Église? Ne vous ai-je pas appelées chacune par votre nom pour être membre de notre belle équipe d’amour? De qui, de quoi avez-vous peur? Ne vous ai-je pas promis de vous protéger toujours? Ai-je manqué à ma parole depuis treize ans? Quel être humain peut être contre moi? Craignez-vous votre ennemi? Que peut-il faire sans ma permission? N’ai-je pas le droit de me choisir un petit groupe, quelques âmes pour nous consoler, pour m’aider à glorifier notre Père, pour coopérer avec moi au salut des âmes? Qu’y a-t-il de condamnable dans notre équipe d’amour? 

Est-ce le désir que vous avez de vouloir me suivre? Est-ce l’amour que vous me donnez en acceptant tout? Est-ce que notre intimité vous gêne? Est-ce la peur de vous faire reconnaître comme épouses du Christ? Ne faites pas les « Pierrettes de l’Évangile. » Suivez donc l’exemple de votre directeur qui me fait confiance. Nous n’avons aucun reproche à lui faire. Avez-vous bien compris Mes petites 1…,  2…,  3… ??? »

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Dimanche, le 8 décembre 1963
  Fête de l’Immaculée Conception 

– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman du ciel. C’est avec amour et respect que je viens déposer sur ton front un doux baiser. Merci mon Dieu de nous avoir aidés à faire ce beau triduum pour honorer notre douce Maman, mais surtout pour la remercier et lui témoigner tout notre amour, notre reconnaissance. Merci ô Vierge Immaculée, Mère si pure! Merci de ton amour pour moi. 

Maman c’est à toi que je confie mon âme, et les derniers instants de ma vie. Viens m’aider à me préparer pour le grand jour, celui de mon union parfaite avec ton doux Fils. Je m’unis à toute la Cour Céleste pour chanter tes louanges, toi la plus belle de toutes les mères. Oui, la Mère du Bel Amour est aussi la mienne. En ce jour j’aurais aimé t’offrir comme cadeau tout ce qu’il y a de plus beau, et la seule joie que tu pourrais avoir c’est de recevoir ton doux Jésus, ton Bel Amour. Avec lui je m’offre avec toutes mes misères, mes faiblesses, mes défauts. Je t’en supplie, ne regarde pas trop. J’ai tellement de peine, de honte devant toi, ô Vierge Immaculée, mais ô ma douce Maman du ciel regarde ton Jésus présent en moi, regarde-moi avec tes yeux de Mère, regarde-moi avec tes yeux si purs, si compatissants, regarde ma bonne volonté de me corriger, de lutter pour combattre mes défauts, mais aussi regarde cet amour que Dieu a déposé en mon âme et qu’il a purifié par le Sang Précieux de ton divin Fils. Je sais que c’est un mystère que l’amour miséricordieux, mais toi, ô ma douce Maman, tu le comprends. Aide-moi, s’il vous plaît, à avoir assez d’humilité, de foi pour accepter après tant de preuves d’amour. 

Aide-moi à me détacher de tout, de moi-même du monde. Accorde-moi la grâce d’imiter tes vertus, de pratiquer l’humilité du cœur, de l’âme, de l’esprit afin qu’à ton exemple, ma vie ne soit qu’un don total, qu’un don de l’amour dans la souffrance et qu’ainsi avec toi je parvienne là où Dieu m’attend pour toujours. »

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Lundi, le 9 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé ma communion de ce matin est offerte en action de grâce pour toutes les faveurs obtenues par notre douce Maman du ciel. Oui, Médiatrice de toutes grâces veille sur tous les membres de la petite équipe. Ô ma douce Maman aide-moi s’il vous plaît à bien préparer la belle fête de Noël. Avec toi je veux faire le grand ménage dans ma petite âme, oui, me débarrasser de tout ce qui peut nuire à ma vie spirituelle, pratiquer le détachement; que ma seule préoccupation soit de recevoir ton doux Jésus comme tu l’as reçu entre tes bras bénis. Oui, le recevoir avec plus d’amour, de respect. Pour cela, il me faut ton humilité, ô Vierge Immaculée. Il me faut ton amour, et pour le garder il me faut tes vertus. Aide-moi s’il vous plaît à être généreuse, charitable, patiente. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, sois sans crainte, nous allons t’aider. Merci mes chers enfants pour le beau triduum d’amour, de reconnaissance. Nous sommes si heureux, si émus devant la générosité de notre représentant. Son esprit de sacrifice dépasse ses forces. C’est par une grâce spéciale que nous l’avons gardé. Malgré tous les espoirs humains, il n’avait plus de résistance. Seuls la foi, la confiance, la prière, le sacrifice ont touché notre cœur. Et depuis que de choses ont été faites pour notre plus grande gloire et pour les âmes. Nous sommes si heureux de venir chez nous pour vivre notre intimité. Oui, ma Bien-Aimée il faut marcher sans cesse dans le sentier du silence, de l’amour, de la souffrance. Comme ma divine Mère garde en ton âme cette joie intérieure.  Tu sais comme dans l’enfantement naturel, l’enfantement spirituel demande aussi beaucoup de souffrances et ces douleurs sont plus pénibles, aucun résultat visible, il n’y a aucun temps de répit, aucun calmant, et tu dois enfanter beaucoup d’âmes. 

Seul notre amour te soutiendra. L’Esprit Saint augmentera ses dons. Avec ta douce Maman du ciel tu marcheras vers la crèche. Regarde avec foi avec amour l’étoile de notre Sainte Volonté. Elle te conduira vers nous. »

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Mardi, le 10 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme j’aurais aimé rester couchée ce matin. Mais voilà que ton instrument vient me réveiller très tôt pour me dire ce que je dois faire. J’étais si épuisée que j’aurais pu pleurer. Mon Bien-Aimé ma croix est si lourde à porter. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, regarde-moi. Ma croix était bien lourde. J’ai tout accepté par amour pour toi comme si tu avais été seule à être rachetée. Je sais que je te demande beaucoup. Ma Bien-Aimée accepte-toi telle que tu es. Tes réactions physiques sont bien normales dans la situation présente, mais tout ce que je regarde c’est ton amour, tes efforts pour lutter, ta bonne volonté pour accepter en silence. Tout dans ta vie est une occasion de souffrance, mais c’est aussi une occasion de mériter, de coopérer avec moi pour sauver des âmes. Dans l’ordre spirituel, tu es l’enfant privilégiée sur qui nous avons déposé en abondance des grâces de choix. Nous avons fondé beaucoup d’espoir sur ta mission. Tu es le sujet qu’il nous faut pour faire connaître notre amour, notre miséricorde, notre intimité. 

Dans notre journal il n’y a qu’une idée générale de notre amour, de notre intimité. C’est impossible de faire connaître les détails et pourtant c’est très important pour nous. C’est avec toutes ces petites choses, ces petites contrariétés, cette souffrance cachée, ce silence enduré et accepté par amour, ces insomnies douloureuses, ce travail trop épuisant, cette parole blessante.  Oui, ma Bien-Aimée, ta petite vie est tissée d’actes d’amour et c’est ce qui alimente ta vie spirituelle et fortifie ton amour. C’est pour cela que nous te donnons à chaque jour ta nourriture. En acceptant tout tu peux nourrir tes enfants spirituels. Viens ma Bien-Aimée, marche avec moi vers un bonheur sans fin où nous serons heureux. »

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Mercredi, le 11 décembre 1963

– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte. C’est une joie nouvelle à chaque fois que j’ai le bonheur de vous recevoir!

Dans la situation présente j’ai tellement besoin de ton aide, de ta présence pour continuer ma route vers toi. J’ai beaucoup la nostalgie du ciel. Et cette pensée d’être un jour avec toi, ne plus avoir cette crainte de te perdre. Tu sais le sentier du silence est très difficile à suivre, et le vœu d’immolation me demande beaucoup d’attention, avec ma petite nature un peu vive. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, crois-tu que le chemin que j’ai pris était plus facile? Moi aussi j’ai eu à lutter, à garder le silence devant les injures devant ma condamnation. J’ai connu ces heures de fatigue, de dégoût, de tentation, d’abandon. Ma Bien-Aimée, j’ai tout accepté par amour pour mon Père, afin de le glorifier et aussi par amour pour toi, pour te purifier et te sanctifier un jour avec moi. Ma chère petite hostie d’amour, moi aussi j’ai toujours hâte de venir me reposer en ta petite âme où il fait si bon, si chaud. Oui, je suis là en toi et te regarde travailler, lutter. Malgré tes souffrances physiques, tu es si heureuse parce que tu crois que je suis toujours avec toi. Dans notre intimité, ton amour nous touche, nous console, tout est si simple. Si les âmes voulaient croire en notre amour miséricordieux! Combien perdent un temps considérable à me chercher! Si ces âmes voulaient avoir assez d’esprit d’humilité, de foi pour croire que je suis en eux. Oui, je suis présent dans les joies, dans les peines, dans les circonstances, dans les événements, dans la souffrance et je serai présent au moment de leur mort. 

Je serai présent à la Résurrection de leur corps. En face de notre divine Majesté, ces âmes seront jugées sur notre amour et sur leur manque de charité envers nous en ne nous donnant pas asile dans leur âme par une grande intimité. »

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Jeudi, le 12 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de ton aide. Si je n’avais pas cette intimité avec toi, comme je me sentirais seule, abandonnée. La seule pensée que vous êtes là présent en moi me redonne du courage pour lutter. Oui, à chaque jour il me faut lutter contre moi-même, contre mes penchants, mes imperfections et je n’oublie pas mes péchés. Pauvre Jésus comme tu es patient, miséricordieux pour ta pauvre petite fille, qui malgré son indignité désire s’unir à toi pour toujours. »

Jésus : « Ma chère petite épouse pour me suivre ce n’est pas tout d’avoir beaucoup d’amour, il faut et c’est très important, beaucoup de bonne volonté appuyée sur l’humilité, sur la charité. Oui, être avec moi continuellement, me voir en tout, me voir dans le prochain, me voir dans les joies et dans les épreuves. Il faut beaucoup d’humilité, d’amour pour me recevoir avec ma croix. Si les âmes voulaient accepter mon intimité, oui, l’accepter avec humilité, avec un grand esprit de foi comme un don accepté avec confiance. Être dans les bras de notre Père, s’abandonner avec amour, avec respect comme un enfant qui attend tout de son Père.

Que révèlent les premiers gestes d’un bébé? À peine ses yeux sont-ils ouverts qu’il tend ses petites mains vers l’être qui est près de lui. C’est un besoin d’être aimé, il a besoin de se sentir en sécurité, bien au chaud dans les bras de quelqu’un, mais si ces bras sont ceux de sa mère ou de son père, là, pour leur témoigner et manifester sa joie, il sourit, parfois il sourit en dormant. Ma Bien-Aimée reste comme cet enfant entre les bras de ton Père du ciel, pense à ton dernier sommeil, souris à la pensée que tu t’endormiras entre ses bras et ta douce Maman te bercera aussi en chantant le Salve Regina. »

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Vendredi, le 13 décembre 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée. Sans une grâce spéciale, je crois que je n’aurais pu faire ce travail si épuisant. »

– Jésus : « Tu as raison, sans moi tu ne peux rien, et par notre union mystique il faut que tu partages mon intimité et la fasse connaître. Comme mon épouse tu dois partager ma vie, t’unir à moi, c’est-à-dire, tout dans ta vie doit être fixé vers moi, centré vers nous, spiritualisé, par l’union mystique. Mon intimité avec ta petite âme est basée sur mon amour miséricordieux et non sur l’amour humain. Il faut beaucoup d’esprit de foi et une grâce spéciale pour admettre cela. Oui, ma Bien-Aimée il faut autant de foi que devant l’hostie. En regardant l’hostie tes yeux humains ne voient que du pain, mais avec les yeux de la foi, tu regardes un Dieu dans tout son amour, un Dieu invisible et en même temps, un Dieu bien vivant. Quand tu me reçois dans la Sainte Communion, je suis un Dieu que tu adores, que tu aimes. Tu crois que je suis en toi bien vivant par notre intimité. Je suis aussi vivant! Je me nourris de ton amour, c’est-à-dire de l’amour que je dépose en toi, un amour pur. Je me repose dans ta petite âme, avec la Sainte Trinité où nous sommes heureux dans notre temple vivant. Tout est si simple dans ta vie spirituelle. Ce sont certaines âmes qui compliquent tout avec leur petite science, elles mettent obstacle à notre amour et ferment la porte à l’Esprit Saint. Ces âmes croient que leur esprit est supérieur au nôtre. En principe, elles se sentent justifiées et pourtant notre amour miséricordieux et notre intimité sont deux choses concrètes. L’âme ne peut connaître parfaitement notre amour si elle ignore notre intimité si elle n’a pas notre amour. Et cet amour s’obtient par l’humilité, la confiance, la foi en nous. »

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Samedi, le 14 décembre 1963

– Mimi : « Enfin mon Bien-Aimé tu es là! Merci de ton amour! Merci de ton intimité spirituelle qui est alimentée par toi pour m’aider à accepter tout ce que tu désires et attends de moi. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, continue de tout accepter par amour pour nous et pour les âmes. Par notre intimité, tu dois aussi partager mes souffrances. Dans le sentier du silence. Cela comprend le silence dans ton esprit, dans ton cœur. J’estime que dans la situation présente cela est très pénible. Quand tu seras tentée de répondre, recueille-toi, pense à moi présent en toi et dis-moi ce que tu voudrais répondre à l’autre personne. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je n’oserais pas faire cela, tu aurais de la peine.»

– Jésus : « Ma chère petite épouse, je connaissais ta réponse, mais c’est un bon moyen de t’empêcher de répondre et me blesser. Si je suis présent en toi, je le suis dans ton prochain. Depuis si longtemps je te suis pas à pas, je te regarde lutter, mais je regarde ton amour. À l’école de l’Esprit Saint le cours ne finit jamais par un parchemin! Mais il n’y a qu’un professeur qui enseigne l’art d’aimer, de pratiquer les vertus, le vrai sens de la charité. Il met à la base l’humilité, il enseigne la confiance, l’intimité. À l’école de l’Esprit Saint l’âme apprend à connaître son Dieu, elle apprend à le suivre, à lui obéir, à tout accepter par amour, par un don total. À l’école de l’Esprit Saint on apprend à voir avec les yeux de la foi, à se nourrir de l’amour divin, à travailler, à lutter. L’âme apprend aussi à marcher dans les traces de son Dieu. 

À l’école de l’Esprit Saint, c’est le seul endroit où l’humain ne prend pas le dessus. Seules la vie spirituelle et l’intimité sont acceptées, et l’âme avance d’un pas rapide vers nous et le dernier degré est la souffrance telle que Dieu la veut, l’immolation, don Royal, puis s’ajoute la croix comme récompense. Un bonheur plus grand est cette paix de l’âme que nous déposons dans les âmes de bonne volonté qui fréquentent l’école de l’Esprit Saint. »

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Dimanche, le 15 décembre 1963

– Mimi : « Merci, ô Trinité Sainte! Mon âme déborde de joie. Vous êtes là présente en moi. Je vous adore et je vous aime en autant que mon petit cœur peut aimer. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est à nous de vous remercier de nous donner asile dans ta petite âme. Merci à notre cher représentant de bien préparer ta petite âme pour le beau jour. Ma Bien-Aimée, offre bien tout par amour. Tu vas avoir une semaine très douloureuse, assez pour impatienter un ange et comme tu n’es pas un ange, tu peux t’attendre à souffrir par amour pour nous mais aussi pour les âmes qui se préparent à célébrer la belle fête de ma Nativité. Combien préparent leur âme.  « Peu importe la toilette de l’âme, si j’ai le temps ou s’il me reste du temps à perdre j’irai à la dernière minute me confesser. »  Que de péchés se commettent durant la période des fêtes : sacrilèges, blasphèmes, péchés de toutes sortes. Il faut jouir, prendre tous les plaisirs. 

Combien d’âmes se présentent pour recevoir le pardon et elles ne sont même pas conscientes de leurs actes. Elles promettent de ne plus recommencer, d’éviter les tentations, les occasions, et à peine la Messe de l’aurore terminée, elles redeviennent ce qu’elles étaient il y a quelques heures. D’autres me reçoivent avec un amour froid et je suis là, n’attendant qu’une bonne pensée, mais leur esprit est distrait, préoccupé au succès de la fête, à faire des cadeaux! Et moi qui attends avec amour, avec patience un tout petit présent.  

Je ne suis pas difficile, tout ce que je désire c’est un peu d’amour pour notre Père afin de le glorifier. Je voudrais que partout se lèvent les yeux vers nous dans l’attitude de l’amour, de la foi, de la reconnaissance et de la charité pour le prochain. Ma Bien-Aimée durant ce temps que notre intimité soit plus grande. Nous avons tellement besoin de nous savoir aimés, adorés avec respect. »

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Lundi, le 16 décembre 1963

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte! Ton Sang divin, ô mon Bien-Aimé est le meilleur tonique pour me renforcir. Une transfusion de Sang divin est plus efficace que le sang humain. Oui, j’ai grandement besoin de nourriture. J’ai faim de toi, j’ai soif de ton Sang Précieux pour purifier mon âme. Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît, je n’en peux plus, je suis rendue à bout.»

– Jésus : « Voyons ma Bien-Aimée, tu n’es pas encore rendue au bout de tes souffrances! Heureusement que tu as notre intimité pour t’aider et mon amour pour t’aimer et te soutenir durant cette grande épreuve si méritoire. »

– Mimi : « Je te demande pardon. Regarde comme je suis faible malgré tout ce que tu fais pour moi. Je suis si tentée de répondre. Il me semble que cela me soulagerait, mais d’un autre côté, je serais tellement malheureuse d’avoir manqué à ma promesse et de te faire de la peine. Tu sais mon Bien-Aimé comme ma mémoire est vive et claire quand il ne faut pas parler. Que de détails me viennent à l’esprit. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, profite dans ce temps-là pour penser davantage à moi, ton Époux. En effet, telle que je te connais, tu serais si triste d’avoir manqué au silence. Qu’est-ce que cela changerait dans la situation présente? Et de plus tu me ferais beaucoup de peine et tu blesserais notre instrument. Ma Bien-Aimée, c’est cela de la lutte, c’est cela nous aimer, nous servir, travailler pour notre plus grande gloire et pour les âmes. En acceptant tout par amour tu coopères avec moi à ta sanctification. 

Oui, par cette lutte de tous les jours notre intimité augmente parce que cela t’oblige à me demander sans cesse de t’aider, de te soutenir, de te diriger. Cela augmente ton amour pour nous, et ta foi, et ta confiance. »

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Mardi, le 17 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon. Tu ne dois pas être content de ta petite épouse. Pourquoi ai-je répondu une fois après avoir tout accepté par amour? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ne pleure pas. En effet, tu as répondu une fois, mais une fois de trop. Mais il ne faut pas que cela te surprenne. Ta petite nature humaine est toujours là. J’ai permis cela pour mieux te faire comprendre l’importance que j’attache à la situation présente. Dans les plans de notre Père, tout était prévu et voulu. Nous avons préparé le terrain et t’avons initiée à la vie spirituelle sous la direction d’un habile apôtre qui a coopéré avec nous jusqu’aux moindres détails. Aveugle comme tu l’étais, il te fallait un guide sûr, éclairé pour accomplir la mission que nous t’avons confiée, oui, avec moi pour sauver beaucoup d’âmes par l’amour et la souffrance, puis faire connaître notre amour miséricordieux et notre intimité avec les âmes. 

Pourquoi faut-il que notre Père se cache pour parler intimement avec ses enfants de la terre? Est-ce une honte que de lui parler librement avec amour, simplicité, respect, humilité? Ce que nous désirons c’est cet amour confiant en notre miséricorde infinie, cette foi de nous croire présents, bien vivants dans les âmes, pas seulement pour quelques minutes au moment de la communion. Dans mon Eucharistie, je me donne tout entier afin de partager avec l’âme mon amour, mon intimité. Ce qui me blesse c’est qu’il y a encore beaucoup d’âmes qui me reçoivent sous prétexte de m’aimer, et quand je suis là en elles, bien vivant, elles ne pensent même pas à me remercier de mon amour. 

Elles font quelques prières, mais pas plus, aucune intimité spirituelle comme si tout ce qu’elles viennent de recevoir venait de leur propre volonté. 

Je vais communier », disent-elles. Au lieu de me demander avec humilité la grâce de les mettre en état de me recevoir. Dans mon sacrement d’amour qui est-ce qui opère dans l’âme? C’est pour cette raison que beaucoup d’âmes restent vides d’une communion à l’autre. Quelquefois certaines âmes reçoivent une petite consolation sensible. Elles croient pour cela qu’elles sont bien fixées dans la vie spirituelle. Dans la vie spirituelle notre amour, notre intimité ne donnent pas de consolations sensibles, ni humaines, ni charnelles. »

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Mercredi, le 18 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, n’est-ce pas que nous sommes heureux dans notre petite demeure intérieure? Merci d’être venu ce matin. J’ai si besoin de toi. Je suis si épuisée, cependant avec ta grâce, j’accepte tout par amour. »

– Jésus : « Ma chère petite G… que j’aime d’une amour infini, n’est-ce pas merveilleux que de vivre toujours ensemble par une grande intimité spirituelle? Maintenant que tu connais le sentier du silence, cela te donne l’occasion de converser avec moi. Que de choses à nous dire sur le passé, sur le moment présent, sur nos projets d’avenir, sur notre union future. Tu sais ma Bien-Aimée, par la situation présente, nous voulions te prouver notre amour en t’envoyant le plus d’épreuves, oui, ces grandes grâces de choix. Tu étais préparée depuis longtemps par notre belle prière du don total. Te souviens-tu de notre programme? Chaque étape te rapprochait de nous, mais par ton vœu d’amour, nous voulions plus pour embellir ta petite âme et nous avions tout ce qu’il nous fallait pour ta sanctification. Tout était prêt pour te faire travailler avec moi afin de glorifier notre Père. Nous avons trouvé un bon instrument qui est très efficace. Tout en toi devait subir une dernière purification. Ton âme, ton cœur, ton esprit, ta volonté, ton corps, tout a été vérifié, remis à sa place avant le grand départ. 

Ma Bien-Aimée, il ne faut pas te surprendre, tu auras encore un sursaut. Ta petite nature humaine est encore là, bien vivante. Et c’est par une grâce spéciale que tu as la force de tout accepter, et de plus nous t’avons donné un sentiment de culpabilité envers notre instrument afin de te tenir dans l’humilité et pour t’empêcher de manquer de charité. C’est un devoir de tout dire à ton directeur, mais pour les autres, garde le silence. »

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Jeudi, le 19 décembre 1963

– Mimi : « Mon Dieu, que de luttes aujourd’hui! Je te demande pardon, je ne suis pas contente de moi. Je me sens écrasée sous ma croix et à plusieurs reprises, j’ai manqué au silence. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je le sais. Tu as voulu faire la grosse demoiselle en répondant : « À mon âge il me semble que je dois savoir un peu ce que je dois faire, je ne suis pas un bébé! » En parlant ainsi, tu agissais comme un bébé et non comme mon épouse qui a accepté de me suivre et accepter tout en silence par amour. Ta pauvre petite nature humaine est si sensible, si fragile, si faible. C’est pour cela que je suis toujours avec toi et c’est pour cette même raison que je partage une grande intimité afin de t’éclairer, t’aider, te fortifier dans ta nouvelle épreuve. Regarde pour le peu de temps que je t’ai laissée seule. Ne pleure pas, je sais tout ce qui se passe en toi, ton petit cœur a tellement de peine! Je sais que tu souffres beaucoup! Aucun temps de répit, mais si tu savais tout ce que je te réserve. Reprends courage. Regarde-moi sur notre cher petit crucifix. Pense à moi, à notre amour, moi, l’Infini, ton Dieu. Je viens par amour partager ta vie, tes joies, tes peines. Est-ce qu’il y a beaucoup d’âmes qui ont le privilège de partager mon intimité? Combien désireraient être à ta place! Même parmi mes âmes de bonne volonté, elles me cherchent, elles voudraient tant connaître l’intimité. Ma chère petite épouse tant aimée, la lutte a été dure, mais combien fructueuse pour nous, sois sans crainte, je te pardonne, ne mets pas d’obstacle à la grâce en répondant. 

Après tout, est-ce que cela fait changer d’idée à notre instrument lorsque tu réponds? Tu en es la première à souffrir parce que tu es convaincue de ta misère. Et moi je suis convaincu de ton amour pour nous, de ta bonne volonté. Relève-toi. Ensemble, marchons de nouveau dans le sentier du silence. »

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Vendredi, le 20 décembre 1963

– Mimi : « Ô ma douce Maman du ciel, ô Vierge de l’Avent, prête-moi ton cœur pour aimer ton Jésus. Demande pour moi, s’il vous plaît, l’esprit d’humilité afin de pratiquer toutes les vertus. Je m’unis à ton recueillement intérieur pour adorer en silence mon Bien-Aimé, mon Dieu, qui par sa naissance apporte à la terre son message d’amour, de paix. Ô mon Bien-Aimé accorde-moi, s’il vous plaît, que la paix règne sur toute la terre et dans les âmes, spécialement parmi les membres de ma famille. Mon Bien-Aimé augmente mon amour pour toi afin qu’en la nuit de Noël je puisse t’adorer, t’aimer avec un cœur brûlant d’amour pur. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse, j’ai tellement besoin d’être reçu dans une âme pure. Je vais te confier quelques peines. Tu sais durant la période des Fêtes nous sommes plus offensés parce que les âmes ne comprennent pas le vrai sens des Fêtes chrétiennes. Que de péchés de toutes sortes, de sacrilèges se commettent, que d’âmes osent s’approcher de la crèche sous prétexte de m’adorer, et dans leur cœur souillé par le péché me regardent avec un air hypocrite et disent : « Qu’Il est beau ce petit Jésus! » Oui, ce petit Jésus de qui l’on se moque durant toute l’année. Rappelle-toi ce que je pensais de la visite à la crèche de certaines âmes! Ma Bien-Aimée, prie beaucoup pour les âmes qui doivent se présenter pour recevoir le pardon de leurs fautes. Combien d’âmes s’approchent du confessionnal et ne sont même pas en état, d’esprit, de cœur pour recevoir mon pardon. D’autres sont si préoccupées, et je suis là à attendre une lueur de repentir. Crois-tu que ces âmes ont le temps de me parler, de m’écouter quelques instants? Non, elles sont si occupées à calculer leurs minutes. 

Après avoir reçu mon pardon, elles me ferment la porte de leur âme, puis quelques heures à la Messe de minuit, elles s’approchent de moi avec un air angélique, et je suis déposé dans ces âmes. Je souffre du froid de leur amour intéressé. Et durant la journée les bons vœux sont offerts à tous, cadeaux, etc. Et moi l’Hôte Divin, même pas un merci de mon amour, aucun mot de bienvenue, encore moins de cadeaux. Si ces âmes voulaient m’offrir leurs péchés, je serais comblé. Mon amour miséricordieux ne demande pas tant : un peu d’amour. »

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Samedi, le 21 décembre 1963

– Mimi : « Encore une journée avec toi! Merci ô Trinité Sainte. Vous êtes toujours ma raison de vivre. Merci de me faire comprendre un peu votre amour. Avec votre grâce, en ces jours de réjouissances chrétiennes, je veux faire mon gros possible pour vous consoler, vous faire connaître, ne rien vous refuser. Mon Bien-Aimé je voudrais tant que tout le monde connaisse ton amour et ton intimité, ta miséricorde. Ne permets pas qu’une seule âme commette le péché parce que j’aurai négligé de prier pour elle. Oui, comme membre du Corps Mystique, j’ai ma part de responsabilité envers mes frères. Et comme membre souffrant j’ai aussi une large part à partager, car je considère que la souffrance est une vocation et la croix un don Royal. Il ne faut pas que je garde en égoïste tout ce que j’ai reçu de toi. Oui, je dois partager avec les âmes ton amour. Mais dans mon isolement, je me sens parfois impuissante et pourtant je voudrais parcourir la terre pour prêcher ton amour, faire connaître ton intimité, découvrir ta miséricorde à tous, surtout aux âmes malheureuses qui sont prisonnières de leurs passions, oui, les esclaves de l’amour humain. Comme je voudrais les diriger vers l’amour Divin afin qu’elles comprennent ton amour miséricordieux, ton intimité. Oui, te parler cœur à cœur, sans détour, sans gêne, te parler avec confiance, avec respect. »

– Jésus : « Merci ma chère petite épouse. Comme ton petit cœur parle avec sincérité. Ta petite âme est inondée de mon amour. Tu ne sais que penser pour nous consoler. Tu sais ma Bien-Aimée, les âmes qui n’osent pas s’approcher de moi et sont gênées ne sont pas les âmes saintes, mais bien les hypocrites car leur orgueil est caché sous une fausse modestie. 

Relis mon Évangile. Combien sont venues à moi avec amour et repentir? Me suis-je tenu loin d’elles? Non je suis allé vers elles avec mon amour miséricordieux. Les âmes pécheresses mais humbles et sincères sont celles sur qui j’ai déposé mon amour, mes grâces en abondance. »

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Dimanche, le 22 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé avec ma douce Maman du ciel, nous préparons ma petite demeure intérieure. Aujourd’hui, tout est calme en mon âme. Malgré la situation tout est paisible. Oui, j’ai le temps de prier, de te parler pour ceux et celles qui ne peuvent pas le faire quelles que soient leurs raisons. Oui, mon Bien-Aimé, je veux t’accueillir avec le cœur si pur de Marie, Vierge Immaculée, ta Mère, la mienne aussi. Je veux t’adorer comme mon Dieu, mon Roi d’Amour, te rendre avec les anges tous les hommages qui te sont dus. Avec eux je m’incline pour t’adorer, te remercier de ton amour infini et miséricordieux pour moi. Pauvre Jésus que puis-je t’apporter pour te témoigner ma gratitude et te prouver mon amour? Je n’ai que ma pauvre vie et mes péchés. Mes mains sont vides malgré que j’aie été comblée. Tu sais mon Bien-Aimé, à ton exemple j’ai fait mon possible pour ne pas garder en égoïste ce que j’avais reçu de toi. Mon Bien-Aimé comme j’aimerais être là près de toi la nuit de Noël pour te recevoir, te prendre dans mes bras pour quelques instants, pour baiser ton front si doux afin de te faire oublier la couronne d’épines que j’ai placée sur ta tête par mes péchés. »

– Jésus : « Viens ma chère petite G…, pourquoi pleurer? Ne t’ai-je pas donné assez de preuves d’amour et de ma miséricorde? Quand je pardonne, j’oublie tout. Je ne pardonne pas avec un « mais », comme le font les humains. Ma Bien-Aimée, un jour tu vas voir la couronne que je porte à cause de toi. Ton directeur aura aussi sa couronne. Sois sans crainte, à Noël, je ne serai pas seulement dans tes bras, je serai en toi, bien vivant, je serai avec toi dans notre petite demeure intérieure où il fait si bon, si chaud. Que peux-tu m’offrir de plus? Ta vie, elle est à moi. Ton amour c’est mon amour, puis nous ne sommes qu’un pour glorifier notre Père et pour l’aimer et le consoler. »

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Lundi, le 23 décembre 1963

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être venu et d’avoir aidé mon directeur. Nous commençons un triduum en ton honneur et aussi pour glorifier notre Père. Merci ô Père Éternel pour votre amour et de nous avoir donné votre divin Fils. Que c’est beau le mystère de Noël, le mystère de l’Amour! »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, il y a le mystère de mon amour miséricordieux, le mystère de mon intimité, le mystère de la souffrance. Toute vie est un mystère. Chaque âme a son secret. Chaque union a son intimité. Ma Bien-Aimée tu souffres beaucoup! En ce temps béni, il nous faut beaucoup plus pour les âmes qui veulent s’approcher de moi et n’osent pas. Certaines âmes devront faire un choix entre moi et le péché, entre leurs passions et ma Passion, entre le plaisir de jouir ou me suivre dans le chemin de la souffrance, entre accepter mon amour ou le refuser pour l’amour humain. C’est le manque de foi qui empêche ces âmes de venir vers nous. Combien d’âmes demandent de l’aide de l’Esprit Saint? Que font-elles des dons, des lumières? Si chaque âme pouvait avoir assez de foi pour vivre sa vie de baptisée, d’enfant de Dieu, de l’Église. Oui, prendre le temps de s’arrêter, de s’interroger, de méditer sur ses devoirs à remplir envers Dieu et envers ses frères, essayer de bien remplir avec amour son devoir d’état. Avec l’Esprit Saint pour guide, le chemin est toujours plus droit. Avec l’Esprit de vérité, jamais d’erreurs. Avec l’Esprit d’amour, tout est pur, tout est beau. Avec l’Esprit de charité, tout est humble. Avec l’Esprit de justice, tout est miséricordieux. Jamais de haine, de jalousie, de vengeance. 

Avec l’Esprit de Paix, tout est consolant dans un amour pur. Avec l’Esprit de Dieu dans les âmes, tout est changé, transformé selon sa Sainte Volonté. 

Demande souvent l’Esprit de Dieu pour accomplir sa Sainte Volonté. Demande que l’Esprit de charité, de paix, d’amour règne sur toutes les âmes. »

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Mardi, le 24 décembre 1963

– Mimi : « Deuxième jour de notre triduum. Merci mon Dieu de nous aider. Oui, mon Bien-Aimé j’accepte tout par amour et en silence afin de garder cette paix que je ne retrouve qu’en toi, avec toi. Je suis si épuisée! Les souffrances physiques deviennent de plus en plus aiguës. Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à me lever, à travailler pour aider notre instrument. »

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, je te demande beaucoup! Si tu savais le nombre d’âmes à sauver, surtout cette nuit où je viens me donner par amour. J’aurais pu venir dans toute ma gloire habiter un château! Non, pour donner l’exemple, je me suis fait si petit, attendant tout de ma divine Mère. Ma demeure était une crèche. Comprends-tu pourquoi je suis si heureux d’habiter dans une âme pure? Par mon intimité je pourrai tellement aider les âmes. Si tu n’avais pas cette intimité crois-tu que tu pourrais endurer tout ce que nous voulons? Même aujourd’hui malgré toutes tes souffrances nous voulions plus. 

Ma Bien-Aimée, ne pleure pas. Tes souffrances vont bientôt finir. Ces petites hémorragies sont un signe sensible de notre union. J’ai tellement hâte. Ma Bien-Aimée, n’est-ce pas que nous sommes heureux d’être seuls cette nuit pour nous parler. Merci d’avoir pris sur tes heures de sommeil pour veiller avec moi, chez nous, où tout est si calme, aucun bruit. N’est-ce pas que c’est un besoin de le dire, même les personnes sentent le besoin de te le dire. Te rappelles-tu de la religieuse qui te disait : « Qu’il fait bon ici, tout est calme, ça sent le bon Dieu. En cette nuit je suis venu apporter la lumière, l’amour, la paix, la charité. 

Ne pleure pas, c’est une préparation pour demain. Ce téléphone si tard,  2 :10 heures pour t’insulter. Merci d’avoir gardé le silence. Tu devais subir cette épreuve. Ne te désole pas. Cette personne en te disant cela te comparaît à tout ce qu’il y a de plus beau à l’église se faire appeler du nom de ma Mère, je sais que cela te fait beaucoup de peine d’entendre cela, mais offre-moi tout. »

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Mercredi, le 25 décembre 1963
Fête de la Nativité de Jésus 

–  Mimi : Après avoir assisté à deux Messes à la télévision, je m’unissais à toutes les Messes qui se célébraient dans le monde entier. Par les mains de ma douce Maman du ciel je m’offrais avec son divin Fils au Père Éternel comme son hostie consacrée et comme victime vivante pour être consumée par son amour. Comme un tout petit enfant, j’ai demandé à mon Père du ciel un cadeau pour Noël, la grâce d’avoir encore plus d’amour afin de mieux l’aimer, le servir, le glorifier. Je lui ai demandé de ne pas l’offenser même légèrement. Pour cela j’ai besoin de sa grâce et de l’aide de l’Esprit Saint, car avec ma pauvre nature humaine qui est si faible, si fragile, il me faut lutter sans cesse.

– Mimi : « Merci de m’avoir placée sur la croix aujourd’hui. Merci de m’avoir accordé la grâce de communier. »

Depuis trois jours que nous nous préparions. Voilà que je suis si souffrante!

Une heure après ma communion, une autre petite hémorragie. Cela m’oblige à ne prendre aucune nourriture solide. Je n’ai jamais ressenti une tentation si forte pour manger de la dinde, du dessert, des friandises. Alors, je me contentais de boire que du lait.

– Jésus : « Ma chère petite G…, en ce beau jour, j’ai voulu te combler en te plaçant sur notre croix. Il ne fallait pas que la croix reste sans victime. 

Je sais que tu souffres beaucoup, c’est l’agonie morale qui se réalise. Pour mieux te préparer à bien profiter de la belle journée. Durant la nuit, ce téléphone reçu était permis pour t’éprouver et pour mieux te faire comprendre ce que c’est que d’être victime d’amour et ce que c’est que d’être insulté. Cette personne blasphémait en te parlant.  Elle qui te comparaît à une hostie, à un tabernacle, etc., n’était autre que le langage de ton ennemi. En agissant ainsi, il nous rendait gloire, parce qu’il était obligé de reconnaître notre présence en toi, notre amour miséricordieux pour toi. Merci d’avoir gardé le silence devant tant d’insultes, tant de mépris. Continue de tout nous offrir par amour. Ton temps est si précieux pour nous et les âmes. »

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Jeudi, le 26 décembre 1963

– Mimi : « Encore une autre journée avec toi sur notre croix. »

Si je pouvais au moins me reposer, dormir une heure. Malgré les calmants, rien à faire. Les souffrances physiques sont de plus en plus intenses. Je suis si épuisée que je pourrais pleurer continuellement comme un bébé. Je n’aurais jamais pensé tant souffrir avant de paraître devant mon Père.

– Mimi : « Oui, ô Père Éternel regarde ta pauvre petite fille qui lutte. Aide-moi à marcher dans la voie de la souffrance et de l’amour, avec ton divin Fils, mon Époux. Je fais mon possible pour ne rien te refuser et pour porter ma croix, si lourde pour moi! Je me sens écrasée! Soutiens mon courage pour continuer ma route vers toi. Ô Père tant aimé, oui, mon Dieu, mon Créateur, à qui je dois la vie, à qui je dois tout et de qui j’attends tout, toi seul peux me donner l’amour que tu attends de moi. Toi seul peux combler le vide qui est en moi. Toi seul peux déposer en mon âme, toutes les vertus! Toi seul peux me rassasier.

Oui, ce besoin que j’ai de vous recevoir, ô Trinité Sainte.  Dès maintenant je me réfugie dans tes bras du Père. Reçois-moi comme l’enfant prodigue. Chaque jour je m’approche de toi avec amour, avec confiance en ta miséricorde infinie. Comment pourrais-je douter après tant de preuves d’amour. Je sais mon Dieu que vous avez fait pour moi plus que pour d’autres. Dans votre paternelle bonté, vous m’avez attendue avec patience, et au lieu de me punir, vous me comblez de grâces de choix. Vous m’avez conservé la vie, malgré tout. Merci de m’avoir donné votre divin Fils pour me racheter, merci de votre amour miséricordieux.

Merci de me faire comprendre, connaître votre intimité. Merci de me confier à l’Esprit Saint. Merci de m’avoir donné une Mère qui intercède pour moi et me protège. Merci de me donner un compagnon, mon bon ange gardien. Merci de me donner la paix de l’âme. Merci de tout! Merci de m’avoir confiée à un saint directeur que vous m’avez choisi. Merci de m’avoir donné une famille, des frères, des sœurs dans le Christ. Merci pour ce lien spirituel que vous avez déposé en mon âme pour ceux que j’aime amis et ennemis. »

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Vendredi, le 27 décembre 1963

– Mimi : « Encore une autre journée pour travailler avec toi, pour les âmes. Je suis si souffrante, pauvre tête, pauvre corps! »

– Jésus : « Ma chère petite épouse, moi aussi déjà je te regardais en disant : pauvre petite tête dure, mais aujourd’hui, je ne pense plus la même chose et je souffre avec toi. Lorsque la douleur devient plus aiguë, ne te gêne pas pour pleurer, ce n’est pas de la lâcheté! Seul un Dieu peut garder le silence devant la douleur. Viens, ma Bien-Aimée, oui, pleure en silence sur mon divin Cœur qui t’aime tant. Tu sais depuis quelque temps, je te comble de faveurs en augmentant tes souffrances et c’est par une grâce spéciale que tu acceptes tout par amour. Comme victime vivante, tu as une mission à remplir envers nous, envers l’Église, envers les âmes, envers toi-même, envers tes amis, tes ennemis visibles et invisibles. Je sais que tu souffres beaucoup à cause de moi, de nous, de notre amour, de notre intimité! Peu importe! Nous n’avons pas de comptes à rendre à personne, ni de permission à demander pour t’aimer, pour vivre dans une grande intimité. Qui a déposé en ton âme cet amour? Qui t’a fait comprendre et partager notre intimité? Oui, pour me suivre dans le chemin de la souffrance et de l’amour, tu avais besoin de cela. 

Aujourd’hui tu as tellement besoin de force, de courage pour ne pas défaillir. Sois sans crainte, je suis là en toi pour toujours. Notre Père te regarde lutter. Il te regarde avec amour. Il accepte tes souffrances. Il te reste si peu de temps. Le temps de la fin est le temps le plus précieux. De lui dépend toute ton éternité. Chaque minute te rapproche de nous. 

Offre bien tout par amour, spécialement pour notre chère C… Ne te gêne pas, demande, puise dans notre trésor d’amour.  Notre amour n’est qu’un échange. 

Oui, ma Bien-Aimée, tu es toute à moi, rien qu’à moi. Mon cœur bat si fort rien qu’à la pensée de notre union future. Oui, être avec toi dans la maison de notre Père et commence à t’encourager en te disant ceci : Ce ne sera pas long maintenant. Est-ce aujourd’hui, demain, dans quelques jours, quelques semaines? Le temps est si court pour nous. »

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Samedi, le 28 décembre 1963

– Mimi : « Merci mon Dieu de ta belle visite ce matin! Ô Trinité Sainte, soyez ma force. Ô Père Éternel, plus je m’approche de toi avec un pas rapide, plus j’ouvre les yeux sur mon indignité, sur ma misère, sur ma lâcheté, je frémis devant ma mort. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu ne devrais pas frémir mais bien tressaillir de joie à la pensée de notre union future. Ne pense plus au passé. C’est le moment présent que je regarde, et je te regarde avec amour. Notre Père t’ouvre tout grands ses bras pour te recevoir. Tu es l’enfant choyée de sa miséricorde. Tu as été très méchante mais tu as été très sincère avec nous, tu as correspondu à notre amour, tu as répondu « oui » à notre appel, tu as accepté notre croix. Pourquoi voudrais-tu qu’après avoir fait ton possible, nous te punissions pour des fautes pardonnées? Après nous avoir donné asile dans ta petite âme, nous te fermions notre porte? Après avoir été accueillis et désirés dans ta petite âme, pourquoi resterions-nous froids avec toi? Après avoir été favorisée de grâces de choix nous te priverions de notre amour, de notre présence? Crois-tu que notre Père refusera de recevoir l’âme de sa petite victime d’amour qui est fixée à la croix avec moi? Sois sans crainte, nous serons là. Ta douce Maman du ciel te préparera. Je t’en supplie ma Bien-Aimée ne te laisse pas abattre par des pensées inutiles. Ton ennemi rage. Il va entreprendre sa dernière lutte. Sois sans crainte, garde cette confiance en ma miséricorde infinie, et cette paix de l’âme, et redis-toi toujours que je suis avec toi, en toi, quel que soit ton état d’âme, d’esprit, de cœur. Lève les yeux vers nous, regarde avec confiance, avec foi ce que nous te réservons de bonheur. » 

– Mimi : Mon Bien-Aimé, je crois en ton amour pour moi. Je dois espérer le ciel. Tu n’es pas retourné vers notre Père pour me préparer une place dans le purgatoire. Non, après tant de preuves d’amour, j’ai confiance. Après avoir été si unis sur la terre pourquoi serais-je séparée au ciel?

– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, tu le sais bien, nous ne sommes plus qu’un sur la terre et resterons qu’un pour l’éternité dans l’Amour de notre Père et le nôtre. »

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Dimanche, le 29 décembre 1963

 Mimi : Je suis fixée à la croix avec mon Bien-Aimé. Aucun temps de répit.

Je ne puis écrire, heureusement que je pense à tout offrir par amour. Je me sens de plus en plus faible physiquement, mais moralement mon Dieu m’aide en me donnant une force extraordinaire pour tout accepter en silence et tout offrir par amour.

– Mimi : « Merci mon Dieu de m’aider. »

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Lundi, le 30 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé encore une autre journée de souffrance avec toi. Je veux tout offrir à notre Père pour le glorifier et aussi pour les âmes. Malgré une température de 79 ◦ dans ma chambre, je souffre du froid. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, offre-moi cela pour réparer toutes les froideurs des âmes devant notre Majesté, notre Amour. Si tu pouvais voir le nombre d’âmes qui commencent déjà à nous offenser, sous prétexte de finir l’année. Combien la commencent par le péché et la finissent de la même manière! Tu auras beaucoup à souffrir pour les âmes durant la période des Fêtes. »

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Mardi, le 31 décembre 1963

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Je n’en peux plus! Les petites hémorragies ne cessent pas. Mon Bien-Aimé, comment vais-je finir? »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu vas finir dans mes bras, où tout va commencer. Ma Bien-Aimée, je désire plus.  Lève-toi, et va offrir tes vœux à notre instrument et demande-lui pardon pour toute la peine que tu aurais pu lui faire, directement, ou indirectement. »

C’est avec peine que je parvins à me lever. J’étais si bien au chaud! Mais lorsque mon Bien-Aimé est avec moi, je sens une force nouvelle.

Ici se terminent les écrits pour l’année 1963.

Je remercie mon cher directeur J… et ma chère petite sœur G… de m’avoir laissé le privilège d’écrire ces notes spirituelles.

J’ai le cœur, l’âme, l’esprit « imbibés » de belles phrases que j’ai dactylographiées.

Tout m’enseigne la plus grande intimité divine que le bon Dieu désire pour ses petites hosties consacrées, ses petites victimes vivantes.

Je réalise davantage que la Sainte Trinité est particulièrement heureuse et glorifiée d’habiter un cœur pur, un cœur consacré. 

Que Dieu le Père veut que nous ayons une confiance d’enfant envers lui en vivant le « faites de moi ce que vous voudrez. »

Que Dieu le Fils, notre Bien-Aimé, nous aime d’un amour miséricordieux, infini, et qu’il désire tellement que nous l’aimions en retour.

Que notre Jésus Eucharistie aime beaucoup se donner à nous par la communion et jouit quand une âme en a faim et soif et l’invite en elle par des désirs brûlants d’amour.

Que Dieu le Saint Esprit peut et aime sanctifier une âme en lui prodiguant ses lumières, son amour, sa paix.

Les écrits, le travail d’équipe, mes entretiens avec vous deux alimentent ma prière, mon oraison, mon union avec le bon Dieu car je comprends mieux qu’il est « tout » pour l’âme qui pratique le don total, que « l’amour dans la souffrance » est cette acceptation joyeuse de cette faveur du « don Royal de la Croix », (les agonies), la conservation, l’utilisation de ce don dans un silence sacré qu’il se donne davantage à l’âme qui pratique la charité, l’humilité, la pureté, la mortification.

Merci d’être des témoignages pour moi. Merci d’avoir intercédé près du bon Dieu pour que je devienne un membre de sa « belle petite équipe d’amour. »

Tous les privilèges dont je jouis m’ont été transmis par ma douce Maman du ciel, qui discrètement, a préparé l’âme de sa petite fille si faible, si misérable, pour la rendre agréable à son divin Fils, mon Époux bien-aimé.

Continuez, s’il vous plaît, à prier pour moi afin que moi aussi j’obtienne la grâce de l’aimer à en mourir. Lui qui m’a tant aimée. Par là, je travaillerai à sa plus grande gloire et au salut des âmes qui coûtent si cher.

Un membre de l’équipe,

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