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Mercredi, le 1er avril 1964

– Mimi : « Nous commençons un autre mois, vais-je le finir ? Merci mon Bien-Aimé d’être venu ce matin. Merci de m’avoir aidée à parler à mon directeur. Avec ta grâce j’ai pu définir l’état de ma petite âme. Je suis si tourmentée. Il me semble que je vis un rêve. Tout ce que je voudrais savoir, comprendre, devient pour moi un mystère, de l’incertitude. Je voudrais marcher sur un chemin droit et c’est le contraire qui se produit. Je reviens toujours au point de départ; je tourne en rond. Et pourtant tu le sais combien je voudrais parfois m’arrêter un peu pour refaire mes forces afin de mieux te servir. »

– Jésus : Ma chère petite épouse, il ne faut pas te surprendre, surtout dans la situation présente qui fait partie de notre programme. Par tes vœux d’immolation du corps, de l’âme, de l’esprit, il n’est pas permis pour toi de savoir si tu marches sur un chemin droit ou si tu tournes en rond, si tu reviens au point de départ ou si tu t’arrêtes. Ma Bien-Aimée, tout ce que tu dois faire est de nous faire confiance et d’obéir à ton directeur qui a charge d’âmes. Il marche avec nous. Par une grâce spéciale, il sait ce que nous voulons de toi et de lui, car avec moi il doit aussi coopérer à ta mission. Il ne faut pas que tu doutes de ton union avec moi dans l’amour et la souffrance et de tout ce qui se passe durant le travail d’Équipe. 

Ce n’est pas un rêve mais bien une réalité, et mon amour miséricordieux pour toi n’est pas un mystère, mais bien un amour vivant, un amour puissant. Ma Bien-Aimée, ce que j’ai fait pour toi je puis le faire pour toutes les âmes. Ma miséricorde est infinie. Mon amour est sans limite. Devant une âme misérable, coupable, je me penche avec plus d’amour. C’est un besoin de pardonner, de me donner à elle, surtout si cette âme est humble, sincère, aimante. »

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  Jeudi, le 2 avril 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de ton aide. Sans toi je ne puis rien. Je t’en supplie donne-moi la force de te suivre jusqu’au bout, jusqu’au don total. J’ai tellement besoin de me sentir seule avec toi pour t’écouter, te parler sans témoin oculaire. Oui, mon Bien-Aimé, parle-moi. J’ai besoin d’entendre ta voix pour me rassurer sur notre amour. Tu sais que je ne puis rien te cacher, mais je suis triste à la pensée que je pourrais te perdre. Il me faut lutter encore, m’accrocher à toi, car tu es mon unique espérance. 

Oui, mon Dieu, mon seul refuge. Selon les conseils de mon directeur, tout ce que je dois faire est d’obéir, de dire et redire souvent : mon Dieu, je crois en vous, j’espère en vous et je vous aime. Dans la situation présente, dans ce temps d’épreuves, je me demande jusqu’où va ma foi, mon espérance et mon amour. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu veux savoir jusqu’où va ta foi ? Regarde-moi présent en toi et tu comprendras. Crois-tu que notre intimité est simplement une illusion ? Ce besoin de m’aimer, de me suivre, de me servir, de souffrir avec moi, de coopérer avec moi pour sauver des âmes est une preuve que ta foi est bien vivante en toi. La foi pure ne consiste pas en une foi sensible. Ma Bien-Aimée dans la vie spirituelle, la foi doit être purifiée, éprouvée. Avant de paraître devant nous l’âme doit traverser un sentier obscur où sa foi doit être purifiée avant de retrouver son éclat devant la majesté divine. Médite bien ceci : tu seras jugée sur ta foi en l’amour de Dieu, en notre amour miséricordieux; ta foi en l’Esprit Saint, ta foi en la présence de la Sainte Trinité en toi, ta foi en notre intimité, ta foi en notre union dans l’amour et la souffrance, ta foi en ta mission de victime d’amour et d’hostie vivante consacrée par notre amour. 

Tu seras jugée sur ta foi dans les épreuves, dans tes sécheresses spirituelles, ta foi dans les grandes tentations et durant le travail d’Équipe, ta foi sur nos entretiens et sur les écrits, ta foi envers ton directeur. La foi, la confiance sont deux choses concrètes et le lien de notre amour. Tout doit revenir vers nous avec amour. »

– Mimi : « Mon Dieu, augmentez ma foi, mon amour, s’il vous plaît. »

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Vendredi, le 3 avril 1964

– Mimi : « Enfin, tu es là mon Bien-Aimé! Pour refaire mes forces je viens près de toi, car je crois que tu es là présent en moi. J’étais si heureuse de te recevoir ce matin. Je méditais sur ton amour miséricordieux envers moi. Je revoyais chaque époque de ma vie où ton amour m’a protégée, soutenue, éclairée, dirigée. Malgré ma conduite, il y avait au fond de mon petit cœur ce besoin de t’aimer, de souffrir avec toi. Dès l’âge de six ans j’ai connu la souffrance morale et physique. Combien de fois j’ai pleuré en silence, n’osant me confier à personne, même pas à ma chère maman. Pourtant un cœur de mère comprend tout. Combien de fois j’aurais aimé me confier, m’appuyer la tête sur son cœur pour me faciliter les confidences. Mais ne pouvant pas dévoiler notre intimité, j’ai tout gardé secret, confidences, etc. Sous le masque du sourire j’ai caché bien des souffrances. »

– Jésus : En effet, ma Bien-Aimée ton directeur et moi avons attendu longtemps pour voir ce qui se passait au fond de ta petite âme. Même aujourd’hui tu es restée mystérieuse pour certaines personnes, mais pas pour nous; avec ta petite âme ouverte, affectueuse, sincère, il n’y a pas de mystère entre nous puisque nous ne sommes qu’un. Ton directeur a reçu une grâce spéciale pour diriger ta petite âme, pour découvrir bien cachés au fond de ta petite âme, tous tes petits secrets, nos entretiens, ta mission de victime de notre amour. Un jour ton directeur te disait ceci : « Dieu veut tout de vous. » Ce jour-là, il savait ce que nous voulions et attendions de toi. Avec nous il a dirigé ta petite âme. Il a coopéré avec nous, il l’a purifiée. Maintenant que tu es bien fixée à la croix, il ne te reste plus qu’à lui obéir, sans même comprendre ce qui se passe en ton âme. Le mystère est maintenant pour toi. Avec moi, tu es en sécurité. »

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Samedi, le 4 avril 1964

– Mimi : « Merci de nous avoir aidés pour faire ce triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel. Nous sommes rendus au 2e jour. Je suis si heureuse de vous recevoir. Oui, mon Dieu je crois en vous, j’espère en vous et je vous aime. Mon Dieu, augmentez ma foi, ma confiance, mon amour. »

Après une lutte avec mon ennemi tout ce que je pouvais dire pour m’accrocher à Dieu était : Mon Dieu je veux croire que je crois, car tout était si sombre. C’était le vide; rien de cette intimité qui me soutient continuellement. Tout disparaissait.

– Mimi : « Merci de ton amour. Après ma communion, je sentis une force. Avec toi, que puis-je craindre de mon ennemi ? »

– Jésus : oui, ma Bien-Aimée, avec moi ton époux qui suis en toi présent! Je suis là avec ma grâce, car il faut me demander chaque jour la grâce d’état pour accomplir ta mission et aussi la grâce du moment présent, car il suffit d’un moment pour commettre une erreur dans la vie spirituelle comme dans les choses matérielles. Dans un seul moment, une âme peut s’éloigner de moi et me perdre pour toujours. Mais l’âme qui prend la bonne habitude de demander ces grâces ne craint pas de perdre notre amour, notre intimité, car à chaque moment nous sommes avec elle. Ma Bien-Aimée, il faut avoir pleine confiance en ma divine Providence. Avoir confiance quand tout va bien est bien, mais avoir confiance quand tout va mal, quand tout s’écroule, tout est noir, c’est cela avoir la foi pure et pleine confiance. Avec la foi, l’espérance, l’amour, la confiance, tu peux marcher sans crainte malgré les attaques de ton ennemi. Il ne peut s’approcher de toi. »

– Satan : « Tu vois comme ton Dieu te trompe! Durant les grandes tentations, j’agis sur tes sens. Que dis-tu des étouffements, de tes chutes physiques, etc ? »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu vois jusqu’où va l’orgueil de ton ennemi? S’il agit sur tes sens, c’est parce que nous le lui permettons. Notre divine Mère va le chercher pour l’humilier. Alors il s’attaque à toi avec violence pour se venger. Pendant ce temps tu souffres, tu mérites, tu coopères avec moi à sauver des âmes que ma divine Mère va chercher pour nous rendre gloire.

Parfois il y a des âmes très difficiles à atteindre, surtout des âmes consacrées, des âmes qui ont abusé de ma grâce, de mes sacrements. Pour prendre possession de ces âmes, je suis obligé d’obéir à notre Père et venir vers ces âmes avec mon amour miséricordieux, ma couronne d’épines, ma croix. Parfois la conquête est assez longue, mais je triomphe toujours.

Oui, ma Bien-Aimée, ma petite hostie d’amour, notre petite victime que nous aimons tant, continue de nous aimer, de nous suivre fidèlement sans même comprendre tout. Dis-toi simplement que nous ne sommes qu’un dans un même amour, sur la même croix, que Dieu Tout-Puissant, notre Père, nous aime. C’est un honneur pour toi de souffrir avec moi et c’est un bonheur pour moi de souffrir avec toi. » 

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Dimanche, le 5 avril 1964

– Mimi : « Comme j’ai trouvé le temps long avant de te recevoir, à 10:00 heures! Merci mon Dieu de nous avoir aidés. Nous avons fini notre triduum pour fêter notre douce Maman du ciel. Elle si bonne pour nous! Elle veille sur nous. Merci de ta protection toute spéciale, de ton amour sensible devant les attaques de mon ennemi.

Mon Dieu, c’est bien le temps de le dire : faites de moi ce que vous voudrez. Avec votre grâce, j’accepte tout de vous. Que puis-je vous refuser après tant de preuves d’amour dont je suis entourée malgré mon indignité ? Ô mon Dieu, Père infiniment bon et miséricordieux, merci de votre amour. Je ne puis retenir mes larmes de joie, de reconnaissance de m’avoir donné votre Fils comme époux. 

Ô mon Père, vous avez dû fermer vos yeux sur mes misères. Par contre vous avez ouvert votre cœur et vos bras puissants pour me recevoir comme votre enfant prodigue. Des millions de remerciements. Comme ma dette de reconnaissance est de plus en plus grande envers vous, envers mon Bien-Aimé, envers l’Esprit Saint, envers ma douce Maman du ciel, envers tous ceux et celles qui prient pour moi. C’est avec le secours de l’Esprit Saint que je puis marcher avec vous.

Ô mon Bien-Aimé, avec toi je veux accepter et accomplir ce que notre Père attend de sa petite fille, si faible, si fragile.

Ma douce Maman du ciel, apprends-moi, s’il vous plaît, à rester bien cachée aux regards humains afin que je ne puisse pas nuire aux desseins de Dieu sur moi. Demande pour moi, l’humilité du cœur, de l’âme, de l’esprit. J’ai tellement besoin de grâces, de prières pour suivre votre Jésus jusqu’au don total, sur la croix. »

– Jésus : Ma chère petite épouse jamais tu ne comprendras exactement l’importance de ta mission de victime d’amour! Oui, être victime avec moi dans notre amour par la souffrance, être victime avec moi sur la croix. Oui, ma Bien-Aimée ta mission est grande de faire connaître mon amour, c’est-à-dire, notre amour dans la souffrance. En faisant connaître notre amour, tu enseignes aussi l’importance de souffrir avec moi. L’amour et la souffrance peuvent se concilier avec mon intimité. Combien de belles âmes aiment et souffrent sans trop comprendre l’importance de leurs épreuves, de leurs croix. Oui, accepter de souffrir avec moi. Combien je les aiderais encore plus par mon intimité, car avec moi, cette présence deviendrait réelle. Je serais un Dieu vivant. En pratiquant l’intimité avec nous, avec moi, l’âme apprendra vite à bien nous recevoir, à nous accepter dans sa vie. Comme un Dieu, je comblerai cette âme, et comme un ami, un frère, un époux, je lui parlerai sans cesse. Toute sa vie spirituelle changera d’aspect. 

Sur la croix, ceux qui ont eu le privilège d’être près de moi sont les âmes qui ont partagé mon intimité. Par l’intimité, l’âme humble, sincère, respectueuse vit continuellement en notre présence. Être enfant de Dieu ne consiste pas seulement à être baptisé, nous prier le matin, le soir et dans la journée selon la règle, nous recevoir par les sacrements, mais bien de vivre son baptême car nous sommes entrés dans cette âme avec notre amour, notre puissance, notre intimité. Nous voulons que les âmes nous prient, nous adorent, mais nous voulons surtout que l’âme nous parle intimement, sans détour, simplement, comme un enfant parle avec amour, avec confiance à son Père qui est aussi un Dieu. »

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Lundi, le 6 avril 1964

Fête de l’Annonciation de la très Sainte Vierge.

– Mimi : « Bonne fête Maman! J’ai eu le grand bonheur de recevoir la sainte communion. Merci mon Bien-Aimé. Que de souvenirs pour moi. Déjà quatorze ans que j’ai reçu la grâce de faire mes vœux. À partir de ce jour, tout dans ma vie a été changé, transformé par ton amour. »

Je souffre tellement aujourd’hui! Je ne puis écrire. 

N.B : L’annonciation de la très Sainte Vierge est le 25 mars 1964. On peut penser que Mimi n’a pu transcrire ce texte avant le 6 avril 1964.  / S.D

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Mardi, le 7 avril 1964

– Mimi : « Mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez pour votre plus grande gloire. Avec votre grâce j’accepte tout par amour en union à la passion de mon Bien-Aimé. Lorsque Dieu parle par la souffrance, sa voix devient plus intime. Être unie à mon Bien-Aimé par l’amour et la souffrance, voilà mon grand désir, mon idéal, mon bonheur, ma paix. »

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Mercredi, le 8 avril 1964

– Mimi : « Merci d’être venu ce matin pour me réconforter, m’aider à tout accepter.

Mon Bien-Aimé, la mission que j’ai à remplir est bien grande pour ma petitesse, mais avec toi, je veux coopérer. Je m’appuie sur toi avec amour, avec confiance et j’espère tout de ton amour infini. Les souffrances physiques et morales augmentent de plus en plus. »

– Jésus : oui, ma Bien-Aimée, c’est ton ascension vers nous. Il n’est pas surprenant pour nous que ton petit cœur résiste à tout. Il contient tellement d’amour pour nous, pour les âmes. »

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Jeudi, le 9 avril 1964

– Mimi :  Mon Dieu, aidez-moi, s’il vous plaît. Je n’en peux plus et pourtant tu le sais mon Bien-Aimé que je veux te suivre jusqu’à la croix.

Donne-moi la force de marcher avec toi et si je tombe, porte-moi dans tes bras puissants. Au nom de notre amour, soutiens-moi, s’il vous plaît.

Mon Dieu j’accepte tout. Il faut que je reste bien couchée sur notre croix. »

Les petites hémorragies de la langue recommencent. Les inquiétudes commencent pour mon infirmière religieuse et pour les membres de ma famille.

Mon Bien-Aimé, je t’aime.

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Vendredi, le 10 avril 1964

– Mimi : « Que j’ai hâte de te recevoir! Il me faut attendre jusqu’à demain. Mes souffrances sont terribles. Mon Bien-Aimé, je ne te demande pas de moins souffrir. Je te demande s’il vous plaît la grâce, la force pour cacher ma souffrance afin de ne pas trop inquiéter mon entourage, ma famille.

Toi qui as voulu me cacher aux regards humains, cache-moi jusqu’à la fin. »

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Samedi, le 11 avril 1964

– Mimi : « Merci d’être avec moi. En te recevant je retrouve mes forces. J’ai tellement besoin de toi! Je trouve le chemin si long, si dangereux! Donne-moi la main pour me conduire vers notre Père.

Je me demande si cela est bien de prendre des comprimés pour calmer la douleur. En obéissant à mon médecin, est-ce que je fais bien ta volonté ? Est-ce que je remplis mon devoir d’état de victime ? »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, sois sans crainte. Malgré tous les remèdes, personne ne pourra adoucir tes souffrances. Ta douleur morale, qui peut la soulager? Ta souffrance est à nous. Si parfois tu ressens un peu de repos, c’est nous qui te le donnons afin que tu puisses refaire tes forces pour le combat. »

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Vendredi, le 17 avril 1964

– Mimi : « Merci d’être venu. Déjà un an que j’ai fait profession dans le Tiers-Ordre de Notre Dame du Mont Carmel. Que de souvenirs depuis ce jour! Que de grâces reçues! Merci mon Dieu pour tout. Mon Bien-Aimé reste avec moi sur la croix! Je souffre tellement. »

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Samedi, le 18 avril 1964

– Mimi : « Encore une autre communion! Je suis si heureuse de pouvoir te recevoir! Mon Bien-Aimé, comme mon directeur est généreux pour toi et pour moi. Aide-le, s’il vous plaît. Il souffre tant. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, je veille sur lui comme sur toi. Les âmes ne s’achètent pas seulement par la prière. Ton directeur le sait bien. »

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Dimanche, le 19 avril 1964

– Mimi : « Merci de nous avoir aidés pour commencer un triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel, le 22 avril, reine de la Compagnie de Jésus.

Mon Dieu bénissez, s’il vous plaît, tous les Pères Jésuites du monde et tous ceux qui doivent un jour reprendre la relève. Donnez-nous beaucoup de vocations religieuses et missionnaires afin qu’ils soient tous de bons et saints prêtres. Bénissez mon directeur que vous avez choisi pour diriger ma petite âme qu’il doit vous remettre toute purifiée pour votre plus grande gloire. Bénissez votre cher apôtre, P.M., à qui vous avez confié une si lourde tâche de prêcher aux âmes, de faire pénétrer dans les esprits et les cœurs ton amour. »

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Samedi, le 25 avril 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu pour tant d’amour. Pense à mon bonheur de te recevoir tous les jours 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, pense à ma joie de venir en toi. Merci mes chers enfants! Nous avons été touchés de la délicatesse de ton directeur et par son amour et sa générosité, Nous avons été comblés. Nous le tenons par une grâce spéciale, car rares sont les prêtres qui font du ministère à l’âge de 82 ans. Que cela serve d’exemple. Avec la foi, l’amour, la confiance, l’humilité ton directeur a toujours dirigé ses pas vers nous dans une entière soumission à notre Sainte Volonté. Comme une âme victime choisie par nous, il a répondu oui avec amour en acceptant la souffrance sous toutes ses formes, pour partage, la croix qu’il a acceptée comme un don. Cela ne l’a pas empêché de vivre heureux! »

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Dimanche, le 26 avril 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais pas ce qui se passe en moi. À cinq heures, j’étais éveillée en sursaut croyant que je devais communier, mais j’ai réalisé assez vite que ce n’était qu’un rêve. Mon Bien-Aimé je ne puis retenir mes larmes, je m’ennuie tellement de toi. Je compte les jours. Je trouve le temps si long! Que j’ai hâte de te voir! D’être près de toi! »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, sois patiente. Ton ascension vers nous est déjà commencée. Offre bien tout, même le sang que tu verses durant les petites hémorragies de la langue. Ce sang est utile pour les âmes, car il est uni à mon Précieux Sang. Tu sais chaque âme victime doit un jour ou l’autre verser du sang. Dans ton cas, c’est un point d’interrogation pour les médecins et les humains. J’ai permis que tu puisses me recevoir à tous les jours durant cette épreuve. En me recevant dans mon sacrement d’amour, tu pouvais refaire tes forces sans l’aide humaine. Ma grâce te soutient et mon amour est ta force. 

Humainement, ce n’est pas possible que tu puisses vivre avec tant de souffrances morales et physiques. Mais chaque jour se renouvelle en toi le miracle de l’amour. La foi, l’amour, la confiance sont des armes puissantes pour combattre. Ma Bien-Aimée, quand une âme a fait le vide en elle, là nous avons toute liberté d’agir en elle, de travailler avec elle. Plus cette âme reconnaît son néant, plus nous sommes en elle avec notre amour, notre puissance. Plus elle sent sa petitesse, plus nous la comblons par de grandes grâces et si cette âme est humble, sincère nous lui donnons ce que nous avons de plus beau, l’amour dans la souffrance par le don royal de la croix. Comme moi l’idéal de l’âme victime doit être l’amour dans la souffrance jusqu’au don total. 

Pour atteindre cet idéal, l’âme doit être humble, docile aux inspirations de l’Esprit Saint, se soumettre à notre Sainte Volonté en tout et partout, croire en notre présence en elle, vivre dans une grande intimité de tous les instants. Être chrétien, c’est accepter d’être aimé par nous et de nous aimer. Si l’âme a bien compris cela, son amour sera transformé, dirigé vers nous, car elle comprendra ce que nous attendons et voulons d’elle, quels que soient l’état de cette âme, l’étendue de ses épreuves, la sécheresse spirituelle, ses luttes, ses joies, ses victoires, cette âme restera toujours dans notre amour et gardera malgré tout la paix et notre intimité. Personne  ne peut lui ravir ces dons. »

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Lundi, le 27 avril 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te remercie d’être venu ce matin. Je ne suis jamais rassasiée. Je m’ennuie de toi. Aujourd’hui mon Bien-Aimé tu me gardes sur la croix avec toi. Augmente ma force, mon courage pour bien rester où tu m’as fixée, et où tu désires que je sois. »

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Mardi, le 28 avril 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de m’avoir aidée. Après plusieurs heures de souffrances physiques, morales surtout, je puis me reposer près de toi, mon Dieu que j’aime, que j’adore. »

– Jésus : Bien-Aimée, moi aussi je te remercie de me donner l’occasion de me reposer en toi. Ma chère petite hostie d’amour, plus tu souffres, plus tu t’élèves vers nous, car t’élevant vers nous par la souffrance physique, tu te détaches de ton corps et par la souffrance morale, tu te détaches de toi-même, de ta volonté et t’élèves vers nous, c’est-à-dire, tu élèves ton esprit, ton âme vers nous.

Ma Bien-Aimée, c’est à l’école de l’Esprit Saint qu’il faut apprendre à aimer, à souffrir afin de désirer un jour la croix. Oui, la recevoir sincèrement, l’accepter à chaque instant, la porter de la manière que Dieu vous la donne, vous la prépare. À la mort, l’âme sera jugée sur son amour et la croix qu’elle aura portée avec résignation et conformité à notre Sainte Volonté. Tu sais, le mystère de l’amour et le mystère de la croix ne se séparent jamais. »

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Mercredi, le 29 avril 1964

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir! Je souffre tellement! Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à me tenir debout pour recevoir ces personnes. Sois dans mon cœur, sur mes lèvres afin que je puisse les aider. Elles souffrent tant! Si tu le voulais mon Bien-Aimé parler à chacune d’elles. Elles ont si besoin d’être encouragées. Moi, je fais bien mon possible, mais si c’était toi qui leur parlais, je suis certaine qu’elles retrouveraient la lumière, la paix, l’amour dont elles ont si besoin. »

Nous commençons mon directeur et moi un triduum pour préparer la fête de saint Joseph.

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Jeudi, le 30 avril 1964

– Mimi : « Mon Dieu, aidez-moi, s’il vous plaît. Je suis si heureuse de vous recevoir! Mon Bien-Aimé, j’ai tellement besoin de toi! Je souffre tant aujourd’hui. Il faut que j’aide mon prochain. Je ne me sens pas la force, mais avec toi, je sais que je vais pouvoir accomplir ce travail. »

– Jésus : Mais oui, ma Bien-Aimée, je suis en toi. Aujourd’hui je te demande beaucoup. Nous avons besoin de plus de souffrances pour les âmes et beaucoup d’amour pour nous. Si la personne te donne de l’argent pour ton travail, donne-le à ta compagne. Tu ne travailles pas pour l’argent mais par amour pour nous et les âmes. »