Vendredi, le 1er mai 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu, je suis si heureuse! Avec votre grâce nous avons terminé le beau triduum en l’honneur de saint Joseph. Comme j’ai trouvé le temps long avant de te recevoir. »
Un autre mois commence! Oui, ce beau mois consacré à notre douce Maman du ciel.
– Mimi : « Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman, je t’en supplie, regarde ta petite fille si épuisée. Donne-moi ton courage pour continuer ma route. Donne-moi ta patience pour attendre l’heure de Dieu, donne-moi ton amour afin de mieux aimer et servir mon Dieu. Donne-moi ta sagesse en tout et partout, donne-moi ta soumission au bon vouloir de Dieu. Je me réfugie dans tes bras de Mère. Protège-moi de mon ennemi qui rage contre moi. Il prend tous les moyens pour m’empêcher de tout offrir. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, sois sans crainte nous veillons sur toi. Si tu pouvais voir avec quelle attention ma divine Mère prépare ton ascension vers nous. Que ton regard se lève de plus en plus vers nous. Malgré les attaques de ton ennemi, reste bien fixée avec moi sur notre croix. »
Samedi, le 2 mai 1964
– Mimi : « Mon directeur est venu me faire communier. Merci mon Dieu de l’aider. Merci de ton amour. Merci de m’aider à cacher ma souffrance. »
Dans l’après-midi nous avons fait du travail d’Équipe avec R. Chaque fois nous sommes si heureux de travailler ensemble. Notre directeur nous donne l’exemple.
– Jésus : En effet, ma Bien-Aimée, tu as encore beaucoup à apprendre et à comprendre. Toutefois nous t’aimons comme cela, car nous savons que tu attends tout de nous. Tu le réalises de plus en plus. »
Dimanche, le 3 mai 1964
– Mimi : « Merci de venir me combler par ta présence, mon Bien-Aimé que j’aime tant, mon époux choisi par notre Père. Je ne puis penser à tout l’amour miséricordieux sans verser des larmes. Je n’ai rien fait pour mériter tant de bonheur, de paix, d’amour, et tu me donnes la preuve en venant dans ma pauvre petite âme et malgré tout je ne suis jamais rassasiée. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu seras dans cet état jusqu’à notre union parfaite. Courage ma chère petite hostie d’amour. Le temps avance à grands pas. »
Lundi, le 4 mai 1964
– Mimi : « C’est toujours avec joie que je te reçois mon Bien-Aimé. Tout ce que je puis te dire c’est merci. Oui, merci de ton amour. Avec toi, je veux tout offrir à notre Père. »
Mardi, le 5 mai 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu. Chaque fois que j’ai le bonheur de vous recevoir, je sens en moi une force nouvelle pour accepter tout. Merci de m’aider à cacher ma souffrance. Merci de m’aider à porter ma croix de tous les jours. »
Mercredi, le 6 mai 1964
– Mimi : « Encore une autre communion. Je suis si heureuse de vous recevoir dans votre sacrement d’amour. Mon Bien-Aimé, que puis-je te dire de plus ? C’est toujours le même langage. Oui, te dire et redire que je t’aime, que je te remercie pour tout. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, c’est le plus beau et plus touchant langage d’une enfant. Est-ce qu’un Père se lasse d’entendre son enfant lui dire son amour et lui témoigner sa gratitude ? Est-ce qu’un époux fait la sourde oreille aux aveux de sa petite épouse ? Ma Bien-Aimée, c’est par cette répétition de ton amour à chaque instant que se resserre notre intimité.
Merci de me dire merci. Merci de me dire que tu m’aimes. Chaque fois que tu acceptes de souffrir avec moi, tu me consoles car je vois que tu m’aimes. Et par chaque acte de volonté uni à ma volonté c’est pour nous un éternel merci. »
Jeudi, le 7 mai 1964
Fête de l’Ascension de Notre Seigneur !
– Mimi : « Merci de nous avoir aidés pour faire ce triduum à l’occasion de cette belle fête! Mon Bien-Aimé, comme j’aurais aimé partir avec toi aujourd’hui. Je ne puis retenir mes larmes. Je m’ennuie tellement! »
– Jésus : Chère petite épouse moi aussi j’ai hâte de te voir avec moi pour toujours. Ma Bien-Aimée par ta mission, par ton vœu d’immolation il faut que tu sacrifies ton bonheur immédiat de partir avec moi. Ton sacrifice uni à mon sacrifice sera très salutaire aux âmes. Sois sans crainte, ton ascension vers nous est commencée. Plus ton amour grandit, plus tu t’élèves. Plus tu souffres, plus tu montes vers nous. Plus tu fais l’aumône de tes souffrances, plus tu te détaches de toi-même. Ma Bien-Aimée, reste bien fixée avec moi sur notre croix. Ta mission est si grande. Pense au bonheur que tu possèdes et pense aux âmes qui souffrent et attendent de l’aide. J’ai besoin de toi pour coopérer par ton amour, par tes souffrances. »
Comme la voix de Dieu résonne autrement lorsque j’écoute avec la foi et comme la voix humaine change de son lorsque l’Esprit Saint parle.
– Jésus : Bien-Aimée, ne l’oublie pas, c’est l’amour qui transforme et purifie l’âme, et c’est l’Esprit Saint qui opère par la souffrance. L’intimité complète le tout. »
Vendredi, le 8 mai 1964
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de me faire comprendre ton intimité, de me faire aimer la souffrance. Mon Bien-Aimé la plus belle prière que je puis t’offrir est la souffrance acceptée par amour. »
– Jésus : En effet, ma Bien-Aimée, lorsque tu souffres, tu coopères avec moi au salut des âmes. Tu renforcis le Corps Mystique, tu élargis les horizons de mon amour. En restant bien fixée à notre croix, tu restes notre petite victime d’amour que notre Père regarde avec amour, avec compassion, car avec moi, tu deviens un autre Christ souffrant puisque nous ne sommes plus qu’un, moi, l’infini, s’identifiant à toi, notre petit rien humain, mais notre tout dans l’amour spirituel et dans notre intimité.
Ma chère petite épouse, il ne faut pas te surprendre de ce langage entre nous. Si je fais plus pour toi que pour d’autres c’est que je savais qu’un jour, tu serais tout à moi pour toujours. Cela ne veut pas dire que tu n’auras plus à lutter, au contraire, le combat sera plus long, plus dangereux, car tu as à défendre notre amour. Il faut que tu protèges notre intimité pour bien accomplir ta mission de victime. Sois toujours disponible à notre bon vouloir.
Merci ma Bien-Aimée de me parler, de m’écouter, de m’aimer, de m’adorer comme Dieu. C’est avec amour que je me penche vers toi lorsque tu pries avec ta souffrance. C’est si facile pour toi, car notre intimité est sans limite et notre amour sans fin. »
Samedi, le 9 mai 1964
– Mimi : « Merci d’être venu dans ma petite âme. Ma faim de toi augmente de plus en plus! Que j’ai hâte d’être avec toi pour toujours! Mon Bien-Aimé, tu me demandes de faire encore plus. J’accepte, mais donne-moi la force et le courage, s’il vous plaît. Je comprends maintenant combien tu as dû souffrir à cause de moi et j’ai appris combien une âme coûte cher. Comme ma dette de reconnaissance est grande envers toi, envers mon directeur qui a tant fait pour moi. Mon âme lui a coûté cher. Comme je regrette tout et te demande sincèrement pardon. Avec ta grâce, je veux t’aimer, je veux réparer, expier, et mériter. »
– Jésus : Ma chère petite épouse tant aimée, ne pleure pas. Viens près de moi. Ne me regarde pas avec des yeux si tristes. Ma Bien-Aimée, tu veux expier, mériter, réparer, qu’est-ce que tu fais lorsque tu acceptes tout par amour en restant fixée à la croix avec moi ? Si je permets que tu souffres moralement de l’incertitude et que tu sentes le vide en toi, c’est pour avoir le bonheur de t’entendre m’appeler à ton secours, de te sentir toute petite entre mes bras puissants.
Je sais que je te demande beaucoup, mais je t’ai comblée en t’associant à ma passion et à ma Rédemption. N’as-tu pas reçu le don royal de ma croix ? Que penses-tu de ma couronne d’épines pour orner ton petit front ? N’as-tu pas été marquée pour honorer la sixième plaie sur ton épaule ? Ce n’est rien à comparer à ce que je te prépare pour notre union future. Ton pauvre petit cœur ne pourra pas supporter cette étreinte. »
Dimanche, le 10 mai 1964
Fête des Mères.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, voudrais-tu, s’il vous plaît, souhaiter « Bonne Fête » à ma douce Maman du ciel et aussi à la mère de mon directeur ainsi qu’à ma chère maman qui est près de toi, je l’espère, et « Bonne Fête » à la chère mère de R, C et celle de W, sans oublier la mère de P.M. et toutes les mères de la terre. Mon Dieu, bénissez toutes les mamans et celles qui doivent un jour le devenir.
Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman du ciel, merci d’avoir consenti à devenir ma Mère. Apprends-moi, s’il vous plaît, à toujours rester humble, bien petite, à garder le silence durant l’épreuve et dans la souffrance. Maman que j’aime, Mère de mon Dieu, laisse-moi me reposer sur ton cœur de Mère; j’ai tant besoin de toi, de ton aide pour bien accomplir ma mission de victime, que Dieu dans son amour infini a choisie pour moi. Avec toi, je veux accepter tout par amour. Je veux être docile à l’Esprit Saint. N’étant qu’un si faible instrument entre les mains puissantes de mon Dieu, mon Père tant aimé, j’ai besoin de forces pour lutter, de grâces pour accepter tout, de lumières pour marcher sans cesse vers mon Père. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, il ne faut pas regarder seulement ce que tu es. Il faut surtout regarder ce que nous sommes en toi. Ne t’arrête pas trop sur ton passé, il est à nous, c’est notre bien et nous sommes si heureux de le posséder, car il nous a fourni l’occasion de nous manifester en toi, d’exercer notre miséricorde infinie d’une manière toute spéciale, de te combler de notre amour en te donnant le privilège d’être associée à ma passion.
De toute éternité, tu étais marquée et choisie pour accomplir cette belle mission dans l’amour et la souffrance, afin de coopérer avec moi au salut des âmes pécheresses, surtout des âmes consacrées. Par notre grande intimité, je te préparais à être mon témoin. Oui, témoigner de mon amour miséricordieux, témoigner de mon intimité, témoigner de ma puissance, témoigner de ma souffrance jusqu’au don total, jusqu’à l’immolation de tout ton être sur notre croix.
Pour être mes témoins, il faut connaître mon Évangile, l’étudier, le pratiquer, l’aimer, le mettre dans sa vie et s’en servir envers tous. Chaque âme a besoin de se nourrir, d’alimenter sa vie spirituelle, afin de la faire fructifier, la purifier, la diriger vers nous.
Pour bien comprendre mon Évangile, il faut demander sans cesse l’aide de l’Esprit Saint et tous ses dons. Il faut aussi beaucoup d’humilité pour accepter malgré toute l’importance que l’âme se donne parfois à vouloir tout comprendre, tout savoir. Sans nous, elle ne peut rien. L’orgueilleux ne comprend pas mon Évangile, parce que tout est humble, simple, pur. L’hypocrite peut s’en servir mais il ne le vit pas, car tout est si beau, si clair. La vérité éclate dans toute son étendue. Mon Évangile est une faible partie de mon amour, de ma miséricorde infinie.
Seules les âmes humbles, dociles à l’Esprit Saint, soumises à notre Sainte Volonté, peuvent avec le secours de la grâce, vivre ma doctrine d’amour. Je parle aux âmes et l’Esprit d’amour, de vérité met l’âme en état de comprendre et notre Père donne tout. »
Lundi, le 11 mai 1964
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, mon Dieu, mon tout; je suis si heureuse de te recevoir. Je souffre tellement aujourd’hui. Je me demande comment je pourrai rester debout. Viens à mon secours. Je ne suis même pas capable de me peigner. Cela me demande un grand effort, et dire que dans le passé, je pouvais passer une heure à me coiffer juste pour paraître fière. Merci de me donner l’occasion de réparer mon orgueil, ma vanité. »
– Jésus : En effet, ma chère petite épouse, il y avait tellement d’orgueil en toi. Que de choses dans cette petite tête. Mais je dois te faire une remarque : il ne faut pas te laisser abattre et que tu deviennes insouciante de ta personne. Je n’aime pas que mes âmes consacrées deviennent négligentes, car j’aime tellement le beau, le pur, le propre. Pense que nous sommes présents en toi.
Par respect pour nous, même si cela te demande un grand effort physique, sois digne d’habiter dans notre demeure que nous voulons propre en dedans comme au dehors. Que dirais-tu de voir du désordre dans mon temple ? Tu es le temple vivant où nous habitons avec toute notre puissance, notre gloire. C’est une marque d’amour envers nous que de paraître et d’être propre, gaie. Ne l’oublie pas, tu es un porte-Dieu. Tu es l’enfant de Dieu, mon épouse. Si je me permets de te faire cette remarque, c’est que je veux plus. Je veux être fier de toi. Je t’aiderai. Si tu n’es plus capable de te peigner, de faire ta toilette, demande de l’aide. Offre-moi tout. »
Mardi, le 12 mai 1964
– Mimi : « Bienvenu dans notre demeure par une communion spirituelle. J’ai si hâte à demain pour te recevoir. Merci mon Dieu de me donner le désir de te recevoir, de me donner le goût de te manger. Merci de me donner la foi pour croire que tu es là présent en moi. Merci de ton amour miséricordieux. Merci de m’avoir confiée à un bon directeur qui comprend si bien l’état de mon âme et le désir que j’ai de te posséder. Merci de l’aider à me diriger. Aide-nous, s’il vous plaît, à bien préparer la belle fête de la Pentecôte et la venue de l’Esprit Saint, l’Esprit d’amour, de vérité, de Paix, de lumière. Avec ta grâce j’espère recevoir tous les dons que tu désires me prêter, parce que tout ce que j’ai t’appartient. Oui, mon Bien-Aimé, mon Dieu, que j’adore, je m’abandonne avec amour, avec confiance entre tes bras puissants. »
– Jésus : Ma petite épouse, merci de me dire merci. Un simple petit merci, une seule marque de reconnaissance, un tout petit signe de gratitude, un seul regard vers nous, nous console et réjouit mon cœur. Les âmes qui savent être reconnaissantes des dons reçus, des joies comme des peines sont nos enfants privilégiés. »
Mercredi, le 13 mai 1964
– Mimi : « Merci mes amours! Ô Trinité Sainte, que je suis heureuse de vous recevoir dans ma petite âme! Mon Bien-Aimé, je t’offre tout par amour. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, chaque fois que tu offres tout par amour, tu nourris tes enfants spirituels, tu renforcis le Corps Mystique. Par ta souffrance qui représente un travail, tu aides énormément notre Église, surtout en temps de Concile, tu soutiens mes âmes qui travaillent pour nous, tu nous donnes des âmes. Je t’associe au ministère de ton directeur et de celui de notre cher apôtre, P.M. que tu soutiens par tes prières et notre souffrance. La moisson des âmes est abondante. La récolte est très difficile parfois, mais son travail est fécond.
Aujourd’hui, je te demande plus pour aider ton directeur et les autres membres de l’Équipe.
Ma Bien-Aimée, par ta souffrance cachée, tu aides à donner le courage, la force aux âmes que nous t’avons confiées par ta mission de l’amour dans la souffrance. Chaque âme victime a un certain nombre d’âmes à aider. C’est pour cela que tu dois vivre dans une grande intimité avec nous afin de coopérer plus étroitement au salut des âmes. La Rédemption a été accomplie par l’amour et la souffrance et ce qui m’a soutenu et aidé durant ma mission, ma vie terrestre, ma passion a été l’intimité avec mon Père et la présence de l’Esprit Saint.
Ma Bien-Aimée, garde toujours intacte notre intimité et notre amour sera protégé. »
Jeudi, le 14 mai 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-nous, s’il vous plaît. Nous désirons commencer un triduum de communions pour fêter l’Esprit Saint, pour le remercier de son assistance de tous les instants, de son amour pour nous, de sa présence en nous, de son aide, de tous ses dons. Sans son esprit d’amour, de vérité, de lumière, de paix, combien de fois j’aurais fait fausse route!
Merci, ô Esprit Saint pour tout, merci de m’avoir conduite là où Dieu me voulait de toute éternité. Merci de m’avoir éclairée, guidée même quand je ne voulais pas te croire, ni croire ce que mon directeur me disait au sujet de ma mission de victime, des tentations, de l’amour miséricordieux envers moi. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, en effet, tu as déjà été très ingrate envers l’Esprit Saint et très méfiante envers nous et très injuste envers ton directeur qui avait pour mission de diriger ta petite âme vers nous. Tu nous as coûté cher à tous. Malgré tout nous savions que tu ne pouvais fuir notre amour, cette voix intérieure si claire, si nette, si pure qui te poursuivait sans cesse et que parfois tu voulais faire taire parce que tu n’en comprenais pas l’importance. C’est alors que par pure bonté et sur l’ordre de notre Père, l’Esprit Saint pouvait agir quand même en toi, malgré toi.
Ne pleure pas ma Bien-Aimée, je sais que tu regrettes tout. Si je fais cette remarque c’est pour prouver que l’Esprit Saint agit sans cesse dans les âmes. Malgré leur état, il agit et travaille continuellement afin de bien remplir son engagement envers nous et dans l’âme des baptisés. »
Vendredi, le 15 mai 1964
– Mimi : « Merci d’être venu ce matin. Nous commençons notre triduum. Mon Dieu, merci de tout mon petit cœur affectueux. Je suis si heureuse de vous recevoir. Mon Dieu, ô Père Éternel, mon Père, aide-nous, s’il vous plaît, à bien préparer cette belle fête de la Pentecôte.
Ma douce Maman du ciel, près de toi, je veux me tenir constamment. Comme les apôtres, c’est avec toi que je veux recevoir l’Esprit Saint et ses dons. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, la présence de ma divine Mère était nécessaire près de mes apôtres pour leur aider à préparer la venue de l’Esprit Saint, ce Dieu méconnu que l’on considère parfois comme une simple colombe. C’est plus que cela l’Esprit d’amour, de vérité. Il est Dieu. Son Esprit est rempli d’amour, de sagesse, de puissance. C’est lui, le dispensateur des grâces. C’est lui qui dirige et conduit les âmes vers nous. Dès qu’une âme est baptisée, il s’engage envers nous, envers cette âme afin de l’aider, de la guider, de l’éclairer, de la conduire vers nous. Il lui inspire la direction qu’elle doit suivre. Il l’éclaire sur le choix de sa vocation.
Quel que soit son état de vie, l’âme sincère, humble, aimante est toujours sous la tutelle de son esprit, de sa sagesse et de ses dons. Comme nous, son bonheur est de le donner aux âmes. C’est un besoin pour lui de pénétrer dans chaque âme afin de déposer en elle tous ses dons et de partager son intimité. Il coopère avec moi au triomphe de notre amour et au salut des âmes. Aucune âme ne peut se sauver sans le secours, sans l’assistance de l’Esprit Saint. Pour bien comprendre notre amour, il faut le concours de l’Esprit Saint. »
Ma Bien-Aimée, lorsque je désire une âme c’est par l’Esprit Saint que je vais la chercher et si cette âme est sincère, humble, docile, l’Esprit Saint agit en elle. Même l’âme la plus misérable, il la rend agréable à nos yeux, l’âme abandonnée, délaissée il la comble de ses dons et lui fait partager les fruits de ses richesses.
À l’âme incrédule, il apporte la foi, la lumière; à l’âme tourmentée, il apporte la paix, la sécurité; à l’âme qui lutte, il apporte la force, le courage; l’âme qui est tombée par le péché, il la relève et l’élève; à l’âme qui est dans le désespoir, il apporte l’espérance du ciel; l’âme ignorante de la vie spirituelle, il l’instruit, la dirige, la fortifie, lui donne une science pour comprendre ce que nous attendons et voulons d’elle. Sans l’aide de l’Esprit Saint, l’âme ne peut accepter la souffrance.
L’Esprit Saint est le sanctificateur, le trait d’union entre nous et les âmes. Que de merveilles il accomplit avec une âme humble, sincère, une âme avec qui il vit par une grande intimité et une parfaite union d’amour avec nous. Comme nous, il est comblé lorsqu’une petite âme l’invite, le désire dans sa vie, dans sa petite demeure intérieure. Si cette petite âme lui prouve son amour en étant docile à ses inspirations, soumise à notre Sainte Volonté, il demeure pour toujours dans cette âme. Combien d’âmes croient que l’Esprit Saint passe dans leur vie en coup de vent, alors qu’il est bien présent avec ses dons. »
Samedi, le 16 mai 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu! Avec ton aide, mon directeur a pu venir me faire communier. J’ai eu de la difficulté à dormir. Je pensais à toi, mon Dieu, mon Bien-Aimé. Je méditais sur ta miséricorde envers moi, sur notre intimité, sur nos projets sur ma mission et toujours je te voyais avec moi, et mon amour pour toi augmente, et mon désir de souffrir avec toi pour les âmes devient pour moi un idéal. »
– Jésus : Merci ma Bien-Aimée. À l’école de l’Esprit Saint, tu as appris à m’aimer avec ma croix. Je devrais dire notre croix, comme sur notre cher petit crucifix, Nous sommes deux sur une même croix, une victime visible, moi, et l’autre petite victime cachée, toi. Ton directeur a été inspiré de nous fixer ensemble sur notre cher trésor, notre cher petit crucifix, symbole de ce que nous sommes.
Ma Bien-Aimée, il me faut plus pour les âmes. Demande à notre Esprit d’amour de venir habiter dans chacune d’elles. Combien d’âmes ont préparé cette belle fête de la Pentecôte ? Beaucoup d’âmes pensent déjà à l’Exposition de 1967, mais combien pensent à l’exposition de l’Esprit Saint sur le monde, sur la terre ? Oui, l’Esprit Saint expose ses dons et les dépose dans les âmes qui sont vides d’elles-mêmes, les âmes libres, les âmes simples, les âmes aimantes, les âmes dociles, les âmes soumises. Dans une âme orgueilleuse, une âme prétentieuse, une âme qui sait tout, l’Esprit Saint ne peut agir, ni travailler.
Mais lorsqu’une âme lui découvre sa misère, admet sa petitesse, sa nudité spirituelle et réclame son aide, son assistance et obéit aveuglement en s’abandonnant au bon plaisir de notre Père, en voyant cette âme sincère, l’Esprit Saint opère dans cette âme des merveilles et la transforme en lui donnant ses dons. Et notre Père permet que cette âme fasse des choses admirables tout en gardant l’humilité du cœur, de l’âme, de l’esprit.
Notre Père se sert des petits pour protéger le monde. Il se sert des malades pour soutenir les âmes. Il se sert des âmes victimes pour sauver, pour coopérer avec lui. Il se sert des petites âmes aimantes pour répandre l’amour, l’intimité. Il se sert des âmes pécheresses pour exercer sa miséricorde, pour leur apporter son amour, son pardon. Il se sert des âmes ignorantes parfois pour éclairer certains esprits forts et les confondre avec toute leur science afin de leur faire admettre leur néant. Même parmi mes âmes consacrées, ce malaise existe.
Beaucoup vivent dans le néant des vanités spirituelles de l’orgueil caché sous le masque de la piété, du sacrifice, de la prière. Par leur manque de foi en leur néant ces âmes mettent un obstacle à la grâce et au travail de l’Esprit Saint. Si ces âmes demandaient à l’Esprit Saint de les éclairer, de les guider, de les fortifier elles pourraient coopérer avec nous, travailler avec l’Esprit Saint afin de sauver des âmes en étant un bon instrument qui se laisse diriger, conduire docilement vers l’endroit où nous le voulons. »
Dimanche, le 17 mai 1964
Fête de la Pentecôte!
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre tout! La journée commence par une épreuve, une peine. Mon directeur me téléphone pour me dire qu’il ne pouvait venir à 10:00 heures mais qu’il viendrait à 4:00 heures. Mon Bien-Aimé nous avions si hâte de fêter ce beau jour. Nous étions préparés par un triduum de communions.
Ô Esprit Saint, je t’en supplie, viens me visiter, viens habiter en mon âme. Aide mon directeur à venir cet après-midi. Tu connais son grand désir de ne rien vous refuser.
Ma douce Maman du ciel, porte-le s’il vous plaît dans tes bras de Mère. C’est ton enfant! Il a bien la force morale pour venir mais la force physique fait défaut. Il est si épuisé!
Bonne Fête, ô Esprit Saint, mon grand ami! Mon compagnon de vie. Oui, c’est jour de réjouissance car tu nous apportes la paix, l’amour de la Pentecôte. Oui, cet amour dont nous avons tant besoin, que nous recherchons sans cesse.
Comment le trouver sans toi ô Esprit d’amour ? Comment vivre de cet amour sans ton aide ? Comment aimer sans ta présence ? Comment le donner aux autres sans te posséder ? Comment vouloir l’obtenir sans obéissance à ta voix ? Ô Esprit de vérité, comment vouloir jouir de ta présence, de ton intimité sans avoir fait le vide en nous ? Accorde-moi la grâce de me détacher de tout, de moi-même, des choses, des personnes qui pourraient me distraire de toi.
Donne-moi s’il vous plaît cette paix de la Pentecôte, cette paix de l’âme, du cœur, de l’esprit. Donne-nous la paix dans le monde, dans toutes les âmes, dans ton Église. Nous en avons un besoin urgent. Oui, avoir la paix en nous et autour de nous. »
– Jésus : Ma chère petite épouse tant aimée, sois sans crainte, ton désir sera exaucé de me recevoir. Nous viendrons avec notre amour et l’Esprit Saint déposera en ton âme et celle de ton directeur, des grâces en abondance afin de vous fortifier pour ce que nous attendons de vous, de l’Équipe.
En ce jour je viens apporter aux âmes le message de la Pentecôte, c’est-à-dire, le message d’amour, de paix, de vérité. Je viens avec toute ma puissance et l’Esprit Saint dépose dans les âmes ses dons, sa lumière, sa paix. Mais combien d’âmes auront ce bonheur de le recevoir ? Cela me rend triste à la pensée que des âmes auraient pu bénéficier de son amour, de ses dons. Comme nous, il doit respecter la liberté humaine, attendre parfois des années avant de se manifester en ces âmes et j’attends avec mes dons pour les leur offrir par l’Esprit Saint. Il y a des âmes qui nous invitent, d’autres qui ne répondent pas et des âmes qui nous rejettent, d’autres qui ignorent qui nous sommes.
N’est-ce pas ma Bien-Aimée, que vous êtes heureux cet après-midi ? Et nous attendions avec joie cette nouvelle rencontre. Notre petite demeure était si propre, si remplie d’amour.
Merci mes chers enfants. Merci au nom de l’Esprit Saint. Merci pour les âmes que vous avez aidées par vos souffrances unies aux miennes. »
Lundi, le 18 mai 1964
– Mimi : « Je ne sais comment te remercier pour ce grand bonheur que j’ai de te recevoir ce matin. Ma joie est de plus en plus grande, mon amour grandit. Je souffre beaucoup aujourd’hui! J’aurais tant aimé rester couchée, mais les circonstances m’obligent à me lever pour aider. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, par ta mission tu n’auras aucun temps de répit. Mais sois sans crainte l’Esprit Saint est continuellement en toi, comme nous. Continue de marcher vers nous. Que chaque jour soit pour toi une nouvelle résurrection, une nouvelle pentecôte dans ton amour, avec notre amour.
Ma Bien-Aimée, nous avons tant d’âmes à aider et à sauver! Par ta vie cachée nous t’avons préparée pour accomplir ta belle mission dans l’amour et la souffrance. À l’école de l’Esprit Saint tu as appris ce qu’était d’aimer dans la souffrance et ce qu’était notre intimité. Il y a des âmes qui croient que notre amour est quelque chose de sensible, de palpable. Que d’âmes mettent un obstacle à notre intimité et par conséquent à notre amour en agissant ainsi. Si au moment de nous recevoir dans mon sacrement d’amour, l’âme ne ressent pas des palpitations de joie intérieure, elle croit que tout finit là. Mais non, nous sommes bien là avec notre amour pur, notre puissance, notre majesté. »
Mardi, le 19 mai 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te remercie de m’aider à me lever. Merci de me faire comprendre et accepter ma souffrance. Merci de me donner ton amour. Et merci de m’aimer ! »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, vois-tu l’importance que l’Esprit Saint a dans ta vie. Je t’envoie la souffrance, les épreuves physiques, morales et c’est l’Esprit Saint qui opère en toi, c’est-à-dire qu’il te fait accepter tes croix. Et avec mon amour pour compléter, tu en es venue à l’aimer, la désirer cette croix. Car avec moi, avec notre intimité, par une grâce spéciale, tu restes bien fixée avec ton cœur, ton esprit. Nul ne peut se détacher de notre amour. Demande-nous de toujours te mettre en état de nous aimer, de travailler, de nous servir par la souffrance. Ton ennemi rage et cherche par tous les moyens à se venger. Je sais que tu souffres mais si tu voyais toutes les souffrances gaspillées inutilement.
Aujourd’hui les âmes ne veulent plus accepter de souffrir, elles ne veulent que jouir même au détriment de leur santé, de leur argent, de leur bonheur. Ces âmes croient que le fait de se révolter, de fuir la souffrance leur apportera la paix, le bonheur. Et pourtant elles perdent un prix infini. C’est le seul chemin pour aller vers notre Père, le seul que je suis venu enseigner et accepter par amour. Chaque âme a son chemin de croix à faire. Pour certaines âmes ce chemin est rude, crucifiant, mais pour les âmes qui acceptent de me suivre par amour, ce chemin est doux et conduit droit vers nous. »
Mercredi, le 20 mai 1964
– Mimi : « Mon Dieu, merci. J’ai encore le bonheur de vous recevoir. J’ai si besoin de toi, de ton assistance pour m’aider. Plus je m’approche de toi, plus je me sens indigne. Il faut être si pure pour paraître devant toi. Il faut être si humble pour te ressembler. Il faut être si dépouillée de tout pour te posséder. Que vaut la souffrance sans toi ? »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, c’est bien cela faire le vide en soi. Oui, faire le vide en son âme pour me permettre d’y entrer et y demeurer. Faire le vide en son cœur pour le détacher des choses de la terre, du monde. Oui, le détacher de ses affections humaines, des vanités, de l’orgueil, des plaisirs même légitimes. Il faut surtout se détacher l’esprit, la volonté. Tout nous remettre dans un esprit libre, être bien conscient de l’acte accompli. Plus le détachement est complet, sincère, plus l’âme s’approche de nous. En regardant la générosité de cette âme qui nous aime avec un cœur pur, une âme sincère, un esprit libre, nous ne pouvons plus résister, et notre amour pour cette âme se manifeste d’une manière spéciale.
Même parmi mes âmes consacrées, beaucoup me servent par obligation, par routine, avec distraction, avec intérêt, avec un amour de surface. Même parmi ces âmes, il y en a qui ont l’audace d’essayer de nous faire croire en leur amour mesquin. Nous ne rejetons pas leur amour, mais bien souvent nous sommes plus consolés par une âme simple, misérable, ignorante mais sincère, aimante, fidèle à nous servir en tout et partout. »
Jeudi, le 21 mai 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-nous, s’il vous plaît. Nous voulons vous offrir un triduum de communions pour célébrer la belle fête de la Sainte Trinité, notre fête. Que j’ai hâte!
Ô Esprit Saint, éclaire-nous afin que nous puissions offrir à la Sainte Trinité, des prières, des sacrifices, mais surtout notre amour.
Vendredi, le 22 mai 1964
– Mimi : Communion. Merci mon Dieu.
Samedi, le 23 mai 1964
– Mimi : Communion. Merci, ô Trinité Sainte.
– Mimi : Travail d’Équipe. Nous avons tout offert par amour.
Dimanche, le 24 mai 1964
Fête de la Sainte Trinité !
− Mimi : Ma fête, car je porte ce beau nom dans le Tiers-Ordre, Sœur Aimée de la Sainte Trinité! Merci, ô Trinité Sainte! Longue action de grâces.
– Mimi : « N’est-ce pas que nous étions heureux d’être seuls ? »
Travail d’Équipe avec mon directeur et mes deux chères petites sœurs W et R.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’étais triste à la pensée qu’un de nos secrets de notre intimité soit dévoilé et surtout devant des témoins oculaires. »
– Jésus : Ne sois pas triste, moi, j’étais si heureux. Ton directeur méritait bien cette joie. Tes deux petites sœurs avaient besoin de voir et d’entendre, pour les aider à persévérer.
Ma Bien-Aimée, dans l’état où tu étais, c’était le plus beau cadeau que tu pouvais nous offrir. Merci de ton amour pour nous. »
Lundi, le 25 mai 1964
– Mimi : « Merci! Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte!
Mon ennemi rage contre moi. Ma douce Maman protège ta petite fille. Mon Bien-Aimé, garde-moi dans tes bras. »
Mardi, le 26 mai 1964
– Mimi : « Une autre communion. Merci mon Dieu! Mon Bien-Aimé aide-nous s’il vous plaît à continuer notre triduum en l’honneur de la fête de mon Dieu. »
Mercredi, le 27 mai 1964
– Mimi : « Communion! C’est par de grandes souffrances que je prépare ta belle fête, ô mon Dieu, mon tout. »
Jeudi, le 28 mai 1964
– Mimi : « Bonne Fête, mon Dieu! Je suis si heureuse de vous recevoir. Je t’adore présent en moi. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, nous aussi sommes heureux de venir nous reposer en toi. Oui, ma chère petite hostie d’amour, nous sommes si bien dans notre reposoir, c’est-à-dire, dans ton corps si malade. Notre demeure est dans ta petite âme. Aujourd’hui, reste bien fixée sur notre croix. C’est le plus beau présent que tu puisses nous offrir. »
Vendredi, le 29 mai 1964
– Mimi : « Mon Dieu, aide-moi, s’il vous plaît. Je n’en peux plus. Les souffrances physiques augmentent de plus en plus. Depuis cette étreinte si forte, mon petit cœur souffre. Je ne puis respirer librement sans ressentir cette vive douleur. Cette nostalgie du ciel me hante!
Mon Bien-Aimé comme je m’ennuie de toi, ô mon Dieu que j’aime, que j’adore.
Merci de ton amour. »
Samedi, le 30 mai 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu. Plus je te reçois, plus je te désire. Merci de ton aide. Tu sais mon Dieu, l’épreuve de C, me fait tellement souffrir, mais je t’offre tout par amour. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu n’as pas fini de souffrir. Ne sois pas inquiète. Cette épreuve sera un rapprochement vers nous, et très salutaire pour son âme. »
Dimanche, le 31 mai 1964
– Mimi : « Bonne Fête, ma douce Maman du ciel. Oui, Marie Reine du Monde, veille sur tes enfants, protège-nous. J’aurais tant aimé t’offrir comme cadeau ma communion. Je comptais les heures. »
Dans l’après-midi j’étais si heureuse d’être seule avec mon Bien-Aimé!
Comme je commençais à écrire je vis une lueur rouge sur les fenêtres de la chapelle des Pères Jésuites, mais croyant que c’était le reflet du soleil, je continuai à écrire. Mais, tout à coup, des cris s’élevèrent, venant des personnes sur la rue. Je regardai par la fenêtre et je vis les flammes qui venaient de la maison près de chez moi. Étant seule, incapable de me sauver seule, tout ce que je pouvais faire était de demander de l’aide à mon Bien-Aimé et la protection de ma douce Maman de ciel. Tout ce que je faisais était de prier, de bénir la maison en jetant de l’eau bénite afin que nous soyons protégés. Je tenais dans ma main notre petit crucifix et la statue de ma douce Maman du ciel. J’étais certaine d’être en sécurité. Cet incendie a duré plusieurs heures. Il y a eu vingt pompiers de blessés. Après une heure, on vint m’avertir qu’il fallait me tenir prête à partir en civière pour aller à l’hôpital; ne pouvant me déplacer sans danger, je n’avais pas de choix, car on craignait d’autres explosions. Je continuais à prier, seule, ne pouvant pas téléphoner à mon directeur, car toutes les lignes téléphoniques faisaient défaut.
Au moment précis où commençait l’incendie, une religieuse, ma petite sœur d’âme, E, accompagnait la statue de Marie Reine des Cœurs qui était allée passer trois jours à Beauharnois.
Alors venant reconduire cette précieuse statue en passant à quelques rues près de chez moi, elle suppliait Marie Reine des Cœurs de me protéger, de veiller sur moi. Elle priait pour moi sans savoir qu’il y avait un incendie, que j’étais en danger, car la maison voisine commençait à brûler.
– Mimi : « Merci mon Dieu de nous avoir protégés! »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, en effet, notre demeure était en danger. Notre douce Maman a couvert de son manteau notre demeure pour la protéger. Merci de ta confiance, je te soutenais de mon amour, de ma puissance. Ta foi, ton exemple a été un réconfort moral pour les personnes qui t’entouraient.
Notre demeure a été protégée miraculeusement par Marie Immaculée. Pense à ces vingt familles qui ont tout perdu. Prie pour elles.
Ton ennemi croyait que tu serais incapable de bouger, de prier, car habituellement, tu t’évanouis, ou tu n’es plus capable de ne faire aucun geste. Mais, avec moi, tu n’as rien à craindre. Nous ne sommes qu’un. Je serai toujours en toi, avec toi, ma chère petite épouse que j’aime. »