Année 1983
Dimanche, le 16 octobre 1983
– Mimi : La nostalgie du ciel, c’est l’agonie de l’âme avant le grand départ
– Mimi : « Merci mon Dieu de permettre que mes deux fils spirituels prêtres me donnent leur bénédiction au nom de Dieu, pour m’aider à commencer la retraite de trois jours dans le silence le plus absolu, la prière, la contemplation, pour le succès spirituel du synode. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée prie et priez pour ce qui se passe actuellement au Vatican durant le synode. Le Saint Père pleure en silence et nous aussi pleurons avec Marie Immaculée. Nous sommes attristés de la conduite irréfléchie de certains évêques face à la grande responsabilité de leur sacerdoce et de leur engagement moral en ce temps de prières et de réflexions pendant le synode. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tes paroles me font mal et je pleure avec vous. Pourquoi, après tant de siècles, ta passion se renouvelle et cette agonie se continue par tes souffrances faites par tes âmes consacrées après tout ce que tu as fait par amour pour chacun d’entre nous. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est qu’un certain nombre d’évêques se sont présentés au synode avec l’esprit, le cœur et les mains vides. Je t’en supplie prie davantage dans l’intimité de notre petit sanctuaire, qui est ta petite âme. Oui, ma Bien-Aimée, beaucoup vont revenir le cœur vide et les mains fermées. Comment vont-ils pouvoir ouvrir leur cœur et leurs mains pour partager, pour instruire les fidèles qui attendent du synode beaucoup de lumière, de grâces. Répare, et sois attentive aux inspirations de l’Esprit Saint. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme tu souffres pour avoir des paroles sévères envers tes âmes consacrées! »
– Jésus : « Mais oui ma Bien-Aimée, actuellement ce sont mes âmes consacrées qui me blessent le plus, par leur manque de foi, d’amour envers nous, et par leur orgueil. Ils posent des actes, des gestes, des paroles contraires à la vérité; ce qui blesse l’Esprit Saint, l’Esprit de vérité qui a toujours dirigé l’Église. C’est le même Esprit qui a dirigé Marie Immaculée dans sa conception et qui a guidé la voie des prophètes. Ce même Esprit instruit les petits et les humbles au service de Dieu.
L’Esprit Saint n’a aucune place dans l’esprit et le cœur d’un orgueilleux qui est rempli de lui-même, et se croit dans la vérité. Conduit par cet esprit trompeur, l’orgueilleux croit voir la lumière dans les ténèbres; il croit marcher dans le droit chemin alors qu’il est tout près de tomber dans l’erreur, dans l’abîme.
Comment peut-il soutenir voir la lumière avec un bandeau sur les yeux ? Comment peuvent-ils proclamer les paroles de vérité alors que leur esprit est envahi par le mensonge et l’erreur ? Pour certains l’état de désobéissance au Saint Père Jean-Paul II, à ce que le Saint Père demande en notre nom, Dieu Père et Saint Esprit, n’attire pas sur le synode des bénédictions. Mais dans ma grande miséricorde infinie et devant les intercessions de Marie Immaculée et des âmes fidèles, devant les sacrifices et prières des petites âmes, je donnerai des grâces à ceux de choix, à ceux qui par leur foi et leur amour pour nous et les âmes auront été obéissants à celui qui me représente; à celui qui a par sa mission, de diriger le peuple de Dieu dans l’amour et la vérité, afin de glorifier Dieu le Père. »
Lundi, le 17 octobre 1983
– Mimi : 1er jour de retraite. Messe : Père Armand.
– Mimi : « Père Éternel c’est à tes pieds, avec Maman Marie et mon Bien-Aimé, que je viens commencer cette retraite que tu désirais.
Ce n’est pas facile de faire taire les bruits du monde, de se vider de soi-même, de libérer son cœur, de réveiller cet esprit en moi qui semble endormi, de faire cette réforme intérieure de l’état de mon âme. Bien-Aimé Jésus, sans une grâce spéciale, je ne puis.
Merci de m’avoir aidée à mettre de l’ordre pour que je sois totalement à Dieu pendant ces trois jours. Pas de téléphone, pas de visite, prendre les repas seule etc. Oui prendre le temps de te laisser vivre en mon âme, de donner à l’Esprit Saint le soin de transformer cette vie et d’en préparer la dernière étape.
Comme tout est grand et mystère en moi, et tout ce qui m’entoure. En ce moment, j’aimerais être placée, pour ces jours de grâce, sur le sommet d’une montagne, être éloignée de tous, seule avec toi Bien-Aimé Jésus, pour être plus attentive à tes paroles. Vivre dans le silence, avoir cette solitude que tu avais au jardin de l’agonie. Mais, comme toi, je me dois d’accepter la Sainte Volonté de notre Père. C’est sous l’inspiration de ta grâce que je m’appuie pour cette retraite. Sans toi, je ne suis rien, je ne sais rien. Tu connais mon ignorance. Dis-moi Bien-Aimé Jésus ce que je dois faire de plus pour accepter pleinement la Volonté de Dieu le Père Éternel. C’est à mon tour d’avoir les mains vides et l’esprit rempli de préoccupations de toutes sortes.
Merci mon Bien-Aimé Jésus de cette intervention pour répondre à ma question. Oui, tu te manifestes pleinement par cette souffrance du côté de notre Alliance. Il n’y a pas de mots pour me faire comprendre ta présence dans cette douleur atroce et pour bien me situer directement dans le chemin que je dois suivre pour être bien fixée dans le plan de Dieu et dans sa pensée. Je suis face à cette mission de faire connaître l’amour dans la souffrance par une plus grande intimité, Aujourd’hui, je dois rendre témoignage en acceptant tout : douleurs morales et physiques, agonie du cœur, de l’âme et de l’esprit, pour aider le Saint Père Jean-Paul II, pour le succès spirituel du Synode 1983, et pour les âmes consacrées.
Bien-Aimé Jésus, je me sens si pauvre, si démunie, si petite dans cette mission si grande, si remplie de mystère et je sais que c’est par pure gratuité que tu me donnes ce devoir à accomplir. Pour la gloire du Père Éternel.
Ma douce Maman du ciel, c’est dans tes bras de mère que je viens me blottir pour te supplier de m’aider à bien accepter la Sainte Volonté du Père. Nul autre que toi peux me comprendre et me diriger, me placer avec Jésus dans tes bras pour être offerte au Père Éternel pour sa plus grande gloire.
Ma douce Maman du ciel, regarde dans quel état d’âme et d’esprit je suis, après tout ce que Dieu, par pure bonté, me donne.
À ton exemple j’accepte, comme une petite servante, de servir ce Père et mon prochain, puisque c’est le but bien précis de la création. Je suis sortie de la pensée et du cœur du Père Éternel, j’ai été créée pour le connaître, l’aimer, le servir.
− Comment le connaître en tout et partout ?
− Comment le reconnaître en tout ce qu’il fait pour chacun de nous ?
− Comment l’aimer sans le connaître ?
− Comment le servir, sans se donner totalement ?
Autant de points d’interrogation à répondre! Je suis si petite, si ignorante, mais tout ce que tu me demandes est d’obéir et d’aimer en servant sans poser de questions. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée petite hostie d’amour, tu n’as pas à poser de questions. Tu n’as qu’à regarder avec les yeux de l’âme tout ce que je dépose en toi par la grâce mais surtout par l’amour miséricordieux du Père.
Ma Bien-Aimée lorsque dans notre grande intimité, je te presse sur mon cœur et que tu ressens mon étreinte, tu ne me poses pas de questions! Tu es toute abandonnée parfois sans trop comprendre ce privilège. Est-ce qu’un enfant qui est placé dans les bras de son Père ou de sa Mère se pose des questions ?
Ma chère petite hostie d’amour, l’autre jour, par une grâce spéciale, je te tenais entre mes bras puissants après que mon Père ait blessé ton cœur, pour te rendre identique à moi dans ma souffrance morale, dans la douleur physique de tout mon corps, pour te faire comprendre d’une manière sensible la profondeur, l’étendue de la souffrance Divine et humaine en même temps, pour racheter les âmes consacrées.
Tu sais la croix des âmes choisies est beaucoup plus lourde à porter parce que les âmes consacrées, après avoir été choisies et appelées par nous, sont marquées par le signe de notre union et liées par des vœux et des engagements éternels.
Pauvres insensés et pauvres aveugles, ils ne peuvent même plus s’arrêter vers cette course infernale qui les conduit à leur perte avec beaucoup d’âmes qui suivent ce chemin facile et dangereux.
Aujourd’hui le monde meurt de plus en plus du cancer, mais que fait-on pour les âmes qui sont rongées par le cancer spirituel. Tous les jours que d’âmes meurent sans secours parce qu’habituées de jouir de tout, elles veulent avoir davantage, dans l’amour humain, dans le confort, mais surtout avoir leur liberté de pécher.
Il y a tellement d’âmes consacrées qui ne croient même plus à leur engagement. Elles n’ont même pas la foi, même devant moi bien présent sur l’autel. J’obéis à leurs paroles pour venir m’immoler, pour continuer l’œuvre de la Rédemption, et je me laisse manger par des âmes parfois en état de péché mortel. Et ce Sang Précieux, avec quelle indifférence on le boit. Pour certaines âmes consacrées, ce breuvage est simplement une boisson dont on profite pour m’offenser gravement, parce qu’ils n’ont plus le respect, la foi à ce grand miracle de l’amour d’un Dieu qui se donne en nourriture pour vous nourrir de sa chair et de son Précieux Sang. Oui, ce sang divin que j’ai versé sans condition autre que l’amour d’un Dieu pour sa créature.
Ma Bien-Aimée, si tu savais toutes les larmes que ma divine Mère verse chaque jour pendant la célébration du Saint Sacrifice de la messe célébrée par certains prêtres indignes qui osent offrir le sacrifice en état de péché. Quelle éternité de malheur s’ouvre devant eux. S’ils prenaient le temps de s’arrêter, de comprendre, avec quel respect ils élèveraient le calice et boiraient avec foi, amour et reconnaissance ce Sang Précieux, parce qu’il contient le Sang Précieux de Marie Immaculée qui m’a nourri.
Certains théologiens mettraient tout de suite une objection humaine. Ne l’oublie pas ma chère petite hostie d’amour : le Sang Précieux que Marie Immaculée a reçu dans sa conception était l’œuvre de l’Esprit Saint et du Père. »
– Mimi : « Excuse-moi mon Bien-Aimé, je ne comprends pas comment l’Esprit Saint a pu donner à Marie Immaculée le Sang Précieux de Jésus ? »
– Jésus : « Pauvre petite, c’est bien là le mystère d’amour. Il y a X années tu n’étais pas de ce monde, et depuis Dieu le Père t’a créée et donné la vie dans le sein de ta mère, qui t’a nourrie pendant neuf mois de son sang. Est-ce plus difficile pour Dieu de faire le même miracle dans le sein de la Vierge Immaculée? Et pour me donner la vie humaine et me nourrir il fallait du sang pur d’une Vierge Immaculée, puisque par ma nature divine, j’étais Fils de Dieu.
C’est pourquoi, le sang de Marie uni à mon sang est identique puisque le sang que j’offre au Père Éternel au moment de l’immolation est aussi l’immolation de Marie corédemptrice, épouse de l’Esprit, mère de Dieu et fille du Père qui a été protégée de la tâche du péché originel.
Ma chère petite hostie d’amour, si je t’explique un peu ce que renferment ces choses merveilleuses et si je pouvais te révéler le grand mystère d’amour de Dieu pour les âmes, tu mourrais immédiatement, tellement que c’est grand et beau. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu sais bien que je voudrais mourir le plus rapidement possible pour glorifier le Père et pour vivre éternellement de ton amour et ne plus avoir la crainte de te perdre. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, il te faut vivre pour réparer les péchés des âmes consacrées que tu portes sur ton épaule, et les péchés de l’humanité. Avec Marie, tu es mère spirituelle, c’est pourquoi tu dois nourrir tes enfants que je te prête puisqu’ils sont en premier lieu les enfants de Marie.
Dans la dernière étape de ta vie tu dois boire dans le calice de Jésus. Tu devras boire le Sang Précieux goutte par goutte jusqu’à la fin, et cela ne se fera pas en une seule journée.
Jour après jour, ta volonté unie à ma volonté sera crucifiée et ton cœur broyé comme le mien car tu vas mourir victime d’amour et offerte au Père en holocauste d’amour pour le Saint Père, l’Église, spécialement les âmes consacrées et pour l’humanité.
Par le don total de ta vie, je serai en toi et toi en moi. La croix que tu portes sur ton épaule est la croix des péchés des âmes consacrées et de l’humanité. Mais, ta vraie croix est la mienne où tu seras un jour prochain bien crucifiée, les yeux fixés sur le regard miséricordieux du Père. Ton agonie sera plus grande en voyant les larmes de Marie Immaculée couler lentement sur les âmes et le Sang Précieux de Jésus versé inutilement. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme j’aimerais parcourir le monde pour leur crier la douleur que vous avez ô Père très Saint en regardant votre Fils Bien-Aimé et Marie Immaculée pleurer. Quelle peine de voir l’indifférence, le mépris, la haine des hommes que tu as créés, et que ton Fils Bien-Aimé Jésus a rachetés par sa mort sur la croix.
La douleur de Marie est incomparable, puisqu’elle porte en elle la souffrance du Père, et toutes les souffrances physiques du Fils. Avant que le cœur de Jésus fût blessé, celui de Marie avait déjà été transpercé par le glaive de l’ingratitude des hommes, du mépris et de l’indifférence. Pourquoi, Bien-Aimé Jésus, après tant de siècles, nous restons toujours avec le cœur durci devant la souffrance.
En cette Année Sainte, je t’en supplie Père très Saint, fais découvrir à chacun de nous, notre foi, la foi de notre baptême, nos engagements dans le Corps Mystique. Envoie-nous ton Esprit Saint, l’Esprit d’amour, pour nous éclairer et nous conduire, pour nous apprendre à bien connaître, aimer et servir Dieu comme il le désire et comme il le mérite.
Merci mon Dieu d’avoir permis que mon fils spirituel, P. Armand, vienne célébrer la Sainte Eucharistie. Nous avons prié et offert en récitant la prière du don total. »
Mardi, le 18 octobre 1983
– Mimi : « Après beaucoup de souffrances physiques et morales, il me faut me lever pour accomplir fidèlement ce que tu me demandes pour le synode. »
– Jésus : « Ma petite hostie d’amour, aujourd’hui tu devras porter en ton esprit, ton âme et ton corps, les péchés et les tentations des âmes consacrées. Nous permettons ces tentations pour te faire comprendre un peu notre douleur et notre peine devant certains sacrilèges qui deviennent chose normale pour certains prêtres.
Ce mal de tête que tu ressens est la couronne d’épines que je porte par l’orgueil de mes âmes consacrées. Leur orgueil les porte à se croire Dieu en dehors de la messe. Ils s’approuvent dans tout ce qu’ils disent et font, et crois-le, ce n’est pas pour glorifier mon Père, mais bien pour avoir un grand prestige, une renommée auprès des gens. Comment les découvrir : ils parlent fort, s’affirment avec conviction et force dans leurs erreurs, donnent des conseils sans réfléchir; pour eux, le péché n’existe plus. L’audace de certains prêtres va jusqu’à dire : « Devant tant de péchés, la miséricorde et l’amour de Dieu ferment les yeux.
En effet, ma chère petite hostie d’amour, je ferme les yeux pour pleurer et ne pas voir pleurer mon Père et ma Mère. Je ne puis regarder toutes ces horreurs, c’est parfois une vision pire que l’enfer. Ils mériteraient que je les rende muets et incapables d’agir. Par leur conduite dangereuse, ils invitent les fidèles à les suivre, parce qu’ils ouvrent la porte au mal, aux péchés de toutes sortes.
Il y a des prêtres qui approuvent l’adultère, disant que c’est bien normal de nos jours.
Pour d’autres les relations sexuelles avant mariage sont admissibles pour expérience. La contraception est permise parce que cela n’entraîne pas de conséquences et l’avortement est valable. Et, ma petite hostie d’amour sais-tu pourquoi ? Parce que l’enfant serait un témoin vivant de leur péché, mieux vaut le faire disparaître. Quelles que soient les raisons, c’est une offense grave à Dieu parce qu’ils commettent un meurtre, et tuent l’âme et le corps de l’enfant de Dieu. On intervient dans les plans de Dieu de la création d’un être humain, alors que les animaux, sans raison, observent la loi de la nature.
L’échelle des valeurs est complètement renversée. Les sacrements sont donnés selon le désir du prêtre, parfois sans préparation, sans prière, sans respect. La communion est distribuée comme des bonbons. Comment veux-tu que les fidèles puissent avoir le respect devant l’hostie qui est mon corps. Beaucoup de prêtres calculent le nombre de communions. C’est pour cela que la communion pour certains prêtres devient routine, et tous les sacrements suivent et deviennent habitude; comme un ouvrier qui travaille et sa journée terminée se repose, alors que le prêtre est en premier lieu, serviteur de Dieu et des fidèles.
Quelle sera terrible et sévère la parole du Père au jour du jugement : « Prêtre qu’as-tu fait des âmes que je te confiais ? Qui as-tu servi ? Qui as-tu aimé ? Le Créateur ou la créature ? As-tu été le serviteur de Dieu ou l’esclave du malin? As-tu rougi de donner un signe identique à ton sacerdoce, à l’Église, comme le demande mon représentant, le Saint Père Jean-Paul II.
Pourquoi te mettre en état de désobéissance? Pour plaire à qui ? Orgueil ou mépris ? L’un ne va pas sans l’autre. Si tu ne changes pas de conduite, c’est moi qui vais rougir de toi devant mon Père et ma Mère.
Ma Bien-Aimée, prie beaucoup pour les âmes consacrées, tu deviens âme réparatrice, ta souffrance devient expiatrice. Il faut que tu sois en état d’offrande continuelle avec moi puisque l’Alliance marquée sur ton corps est le signe unique de la Rédemption, le don total de notre vie offerte au Père Éternel pour le glorifier avec les âmes rachetées. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé Jésus de me faire comprendre un peu ma mission. Merci de venir t’immoler dans ma pauvre demeure dont je suis l’indigne servante. »
Comme nous faisons avant et après chaque messe, nous prions ensemble pour bien nous préparer à nous offrir au Père Éternel avec Jésus par Marie Immaculée.
J’ai demandé à mon fils spirituel, le P. Guy, de bien prier pour moi, car je devais passer une dure période, c’est-à-dire l’état des âmes consacrées qui vivent dans le péché.
Je devais subir les tentations contre la foi, contre les péchés de la chair, contre la désobéissance. M’appuyant sur mon Bien-Aimé Jésus et sa grâce, j’accepte. Il y avait chez moi une crainte de perdre Jésus, une peur. J’ai demandé pardon à mon Bien-Aimé d’avoir manqué de confiance et de générosité et j’accepte de nouveau. Le P. Guy priait pour m’aider car mon ennemi faisait rage.
Puis, mon Bien-Aimé me laissait entrevoir une chose que je n’oublierai pas. Il me montra un prêtre qui n’était pas en état d’offrir le Saint Sacrifice de la messe.
Autour de l’autel, une multitude de démons qui riaient en se prosternant profondément, et d’autres étaient agenouillés ridiculisant les gestes de l’offrande. Devant ce spectacle, je pleurais et j’ai demandé : « Pourquoi mon Bien-Aimé viens-tu t’immoler dans un cœur qui n’est pas en état de t’offrir ? »
– Jésus : « Ma petite hostie d’amour, je m’offre au Père par obéissance, et je souffre doublement ma Passion, et Marie Immaculée pleure. Je dois m’immoler parce que le prêtre le demande et a reçu le pouvoir de consacrer et de plus, je viens pour les fidèles qui sont en état de me recevoir.
Quelles que soient les mains impures qui me tiennent, je dois me donner en nourriture aux âmes fidèles. Le nombre est si petit. L’essentiel, c’est le contenu de l’offrande, c’est-à-dire mon Corps et mon Sang. »
– Mimi : « Bien-Aimé Jésus, augmente en nous la foi en ta Sainte Présence et la confiance absolue en ce que tu es. Toi qui es la vérité, pourquoi ne pas te croire?»
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, le démon de l’orgueil conduit les incrédules, les insensés, parfois certains savants, et bien souvent aussi des théologiens. Ce n’est pas toujours l’Esprit de Dieu qui éclaire et dirige ces prêtres.
C’est pourquoi L’Esprit Saint instruit et dirige des petites âmes, des humbles, des prêtres qui se reconnaissent pauvres devant nous et qui savent très bien que c’est par pure gratuité que nous les avons appelés à remplir une si grande fonction; celle d’offrir au Père Éternel le Corps et le Sang d’un Dieu. Au moment de la consécration de l’offrande ils deviennent identiques à ma personne.
Durant la Sainte Eucharistie, les anges adorateurs se prosternent et tremblent devant ce grand mystère d’amour où l’homme Dieu s’offre au Père dans toute l’étendue de la souffrance humaine, dans toute la capacité d’aimer et dans la plénitude du don total d’accepter de mourir sur la croix comme le plus misérable des hommes; rejeté, méprisé par les siens et condamné par ceux qui devaient le soutenir.
Prie beaucoup pour le Saint Père Jean-Paul II. Il y a cinq ans, je te demandais d’accepter d’être sa mère spirituelle, de le soutenir de tes prières et sacrifices : il souffre beaucoup actuellement. Il vit ma Passion et mon agonie face au déséquilibre de l’Église, c’est-à-dire de certains membres. Sa peine est grande devant les résultats. Ceux qui sont placés pour l’aider, le soutenir, semblent l’ignorer, le critiquer, le juger dans les moindres détails, le condamnent avant même qu’il ait posé un geste.
Sa venue prochaine au Canada pour le 10 septembre 1984 n’est pas acceptée. Dans la ville aux cent clochers où la croix a été plantée pour rendre témoignage à la foi et à la Rédemption, c’est le cœur bien gros qu’il se rendra pour accomplir sa mission. Pourtant ces heures de grâces et de bénédictions seraient si appréciées dans d’autres pays pauvres.
Mais, il y a des âmes consacrées qui refusent de rencontrer le Saint Père. Ils ont peur de sa parole, de sa prière, de ses bénédictions, de ses reproches.
Marie Immaculée est toujours près de lui pour le soutenir et le protéger près de son cœur de Mère qui l’aime tant parce qu’il est mon représentant sur terre. Tous mes pouvoirs, mes paroles, ma bénédiction passent par lui.
Avec lui je glorifie le Père, en lui je m’immole pour racheter des âmes. Comme moi, il sera un jour victime de notre amour.
Merci ma Bien-Aimée de répandre la belle prière au Père Éternel pour préparer la venue du Saint Père. Autant de grâces que j’accorderai pour ceux qui prient avec foi et confiance. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé Jésus toute la joie est pour moi de te servir et la gloire pour toi. Car, c’est l’Esprit Saint qui a inspiré cette prière, je te rends grâce. Mon Bien-Aimé Jésus après tout ce que tu me dis, je t’invite à venir avec le Saint Père dans ta pauvre demeure. Oui, ta petite servante te recevra le cœur et les bras ouverts pour te consoler, pour te redire tout mon amour. »
Mercredi, le 19 octobre 1983
– Mimi : « Merci mon Dieu de ces jours de grâces et de bénédictions. En ta présence je viens refaire mes forces toutes blessées par la journée d’hier, combat dont tu es sorti victorieux. Que ta présence est grande, mais comme je me sens petite et indigne. Je ne comprends pas tout, dans cet état d’âme. Parfois je ne te sens pas, je ne te vois plus. Je te cherche alors que tu es si près. Je pleure et pourtant je me sens saisir par toi Bien-Aimé Jésus. Mais, je ne goûte plus la suavité de ton étreinte d’amour.
À ce moment-là, il me semble être morte dans tes bras puissants. Je ne suis plus de ce monde. C’est vraiment toi Bien-Aimé Jésus qui vis en moi. Je voudrais tellement que ces instants si doux soient éternels. Quelle épreuve de revenir à la réalité, face à tout ce qui se passe dans le monde. Le cortège des misères humaines est si grand. Le péché, le rejet de Dieu, par ses âmes consacrées, et tous les enfants de Dieu, la maladie, les guerres etc. Je te remercie de me faire comprendre toutes ces choses. Sans une grâce spéciale, je ne pourrais pas voir. Je sais qu’en me demandant de porter avec toi les péchés des âmes consacrées et de l’humanité, tu veux m’associer à ta souffrance. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, il y a une nuance très marquée entre associer et partager, et être uni et s’unir! Mais pour nous, selon la Sainte Volonté de notre Père, par une grâce unique, tu es devenue une âme victime d’amour, offerte continuellement avec moi au Père par les mains de Marie Immaculée et par tes deux fils spirituels, P. Guy et Armand, serviteurs de Dieu et des âmes.
Cette Alliance que j’ai incrustée sur ton corps, n’est pas l’œuvre d’une main humaine. C’est une réalité unique dans le monde, et surtout elle marque bien ma présence. Deux dans une même chair, ne signifie pas seulement la douleur physique, mais bien ma présence réelle dans toute son étendue et selon toutes les exigences du Père sur toi.
C’est pour cette raison que je t’ai demandé de réciter devant le chiffre deux « 2 » marqué sur ton corps cette prière :
Mon Seigneur et mon Dieu,
je crois, je t’adore présent dans cette Alliance,
pour te glorifier avec Marie.
Souviens-toi que dans un moment d’intimité, dans ton offrande et prière, je t’ai fait dire en latin cette autre phrase qui confirme le tout : « Hoc es enim corpus meum » et que par ton ignorance tu ne comprenais même pas le sens et la grandeur. Maintenant ma Bien-Aimée le temps est urgent où tu t’immoles à chaque instant avec moi au Père.
Tu devras mourir à toi-même dans tout, renoncer volontairement à tout ce qui n’est pas de Dieu. Il y a un choix, vivre pleinement le don total, la si belle prière pour les petites âmes. Comme moi tu seras rejetée, crucifiée dans ta volonté et crucifiée à la volonté de notre Père. Tu connaîtras l’agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit et du corps. Celle du corps sera pour rendre témoignage à ton identité avec moi : deux dans une même chair.
Je te le répète, tu mourras victime d’amour, offerte avec moi en holocauste d’amour en rémission des péchés du monde. Ce que j’ai fait en toi deviendra visible. Les souffrances de la passion seront dévoilées. Tu seras placée sur ma croix afin de glorifier notre Père et au moment de notre union parfaite pour l’éternité, il y aura mort apparente sur notre corps de chair. Je serai très vivant en toi pour entrer dans la maison de notre Père.
Ma Bien-Aimée, te souviens-tu lorsque tu as perdu ton alliance que tu portes au doigt. Comme tu étais triste. J’avais permis cette épreuve de la part de ton ennemi pour éprouver ta foi. Malgré les recherches, je t’avais dit de rester calme et confiante. Tu retrouvais ton alliance le jour où je t’ai fixée à la croix; cela a pris près d’un mois.
Aujourd’hui après une longue préparation, je te place sur ma croix, c’est-à-dire que tu portes ma croix. La croix que tu portais était celle de tes péchés et les péchés des âmes consacrées. Maintenant, ma croix, notre croix est celle de l’humanité jusqu’à la fin des temps. Est-ce que la servante de Dieu est au-dessus du Maître ? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé Jésus est-ce que je rêve, ou est-ce des illusions ? C’est si grand, si beau, si rempli de mystère et ma pauvre nature tremble devant tout. »
– Jésus : « Viens près de moi, ma chère petite hostie d’amour. Je te comprends. Devant les mystères d’amour de miséricorde du Père, j’ai pleuré durant mon agonie. Ma divine Mère aussi a eu un moment d’hésitation.
À la visite de l’ange, saint Joseph a passé ces moments d’épreuves et par la suite mes prophètes, mes apôtres. En sera-t-il autrement pour toi ? Sois sans crainte, cela est voulu et permis par le Père pour affermir ta foi et avoir une dernière purification. »
– Mimi : « Mais toi, Bien-Aimé Jésus, tu n’avais pas besoin de purification, pourquoi? »
– Jésus : « Pauvre petite, par ma nature humaine, je devais subir ces épreuves. C’est pourquoi, il te faudra tout accepter et garder le silence comme ma divine Mère et comme moi. Reste dans l’humilité, dans la contemplation, dans la foi devant le grand mystère de l’amour. Rends grâce à Dieu pour tout ce qu’il fait en toi. C’est ta pauvreté, ta petitesse, mais surtout ce grand désir de l’aimer, le servir, d’expier, de sauver des âmes pour le glorifier, qui attire le regard de Dieu sur toi. Ses yeux parfois remplis de larmes par ta conduite si méprisable, un jour se sont fermés pour les ouvrir à nouveau devant ton repentir, ta bonne volonté malgré ta faiblesse.
Et, un jour, tu es devenue mon épouse. C’est pourquoi, cette union mystique et identification à ma passion dépassent tout raisonnement humain. Seuls ceux qui auront reçu, par un privilège spécial, pourront t’aider, te soutenir. Heureuse sois-tu, moi je n’avais que Jean et Marie Madeleine. Toi, je t’ai donné plus en la personne de tes deux fils spirituels prêtres : P. Guy et P. Armand. Ils ont été choisis pour continuer à m’offrir au Père tout en s’offrant eux-mêmes à chaque messe et par le don total qui fait le centre de leur vie sacerdotale. Aimants de Marie Immaculée, elle les garde dans ses bras afin de les protéger toujours. Ta prière fervente et constante pour eux sera exaucée.
Ils devront continuer ta mission, faire connaître l’amour dans la souffrance par une plus grande intimité de l’âme avec Dieu, pour expier, mériter et sauver des âmes afin de glorifier Dieu.
Ma Bien-Aimée, ce qui leur a valu ce privilège a été le don total de leur mère en te donnant ses trois fils prêtres, et non pas simplement confiés mais bien donnés. Te souviens-tu comme tu étais émue en entendant ces paroles venant de la bouche même de leur maman. Et, c’est par une grâce spéciale que tu as pu la connaître et lui parler quelques temps avant que je vienne avec Marie l’accueillir pour être heureuse avec nous.
Ma chère petite hostie d’amour, par ton devoir de mère spirituelle, tu dois nous donner tes deux fils prêtres, dans un état de perfection. Leur mère te les a donnés après les avoir préparés au sacerdoce. Toi, tu devras les préparer à être immolés avec moi pour sauver des âmes, pour glorifier le Père Éternel. Fais-les renaître dans la vie spirituelle, et néglige rien. Suis les directives de l’Esprit Saint pour les faire grandir dans leur sacerdoce et les tenir petits dans le plan humain. »
Mardi, le 6 décembre 1983
– Mimi : « Il est minuit, je commence ma retraite pour préparer la belle fête de l’Immaculée Conception et aussi pour préparer mon cœur, mon âme, mon esprit à recevoir les grandes grâces que par pure bonté tu daignes me donner pour l’Église, pour les âmes consacrées et toutes les âmes. Mon Bien-Aimé, comme je désirerais être bien cachée dans la plaie de ton cœur durant ces jours de bénédictions pour l’Église. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, depuis quand es-tu sortie de mon cœur miséricordieux ? Pourquoi t’aurais-je placée au cœur de l’Église ? Par tes souffrances physiques et morales, unies à ma croix et aux douleurs de Marie Immaculée, tu dois me suivre totalement dans le chemin de la croix; dans ce sentier de l’amour dans la souffrance, afin de glorifier notre Père avec les âmes que je te confie.
La croix que tu portais, était la croix de tes péchés, de tes manquements. Maintenant, la croix que tu porteras sera ma croix, c’est-à-dire notre croix où tu seras clouée, où tu seras fixée pour être offerte à notre Père avec moi comme prêtre et victime en holocauste d’amour pour les âmes consacrées et pour l’humanité.
Ma chère petite hostie d’amour, te souviens-tu un jour, dans tes notes spirituelles, je te disais que tu devrais mourir victime d’amour. Voilà le moment venu de préparer cette douce rencontre, cette union parfaite dans l’amour et la souffrance par le don total de ta vie, au service de l’Église.
Ton agonie sera longue, puisque tu commences aujourd’hui l’agonie de l’âme, du cœur, de l’esprit et du corps. À ta dernière retraite du 16 octobre 1983, je te disais que ta volonté devait être crucifiée et ton cœur broyé. C’est bien ce qui s’est passé cet après-midi : dans l’état de noirceur où je t’ai placée, il n’y avait rien d’humain, seulement l’état d’âme de désespoir d’un seul prêtre qui a perdu la foi en son sacerdoce.
Comme tu as pleuré, comme tu souffrais devant la présence réelle en entendant les mots de révolte, de blasphème, de mépris, de haine, d’insulte que ton ennemi plaçait sur tes lèvres. Moi aussi, ma Bien-Aimée, je pleurais de te voir tant souffrir. J’aurais tant aimé te presser sur mon cœur adorable, mais je devais obéir à la pensée de notre Père. C’est en acceptant cette agonie que nous avons aidé, pas seulement un prêtre, beaucoup plus.
Ma chère petite hostie d’amour, l’état de l’âme victime doit être continuellement un offertoire à la louange et la gloire de notre Père pour le consoler. Si tu savais, notre Père souffre. N’oublie pas, mon agonie est aussi la sienne.
Devant tant de mépris, de haine, d’ingratitude, de manque de foi en sa miséricorde infinie, de rejet de son amour, c’est ce qui le blesse le plus. Après m’avoir donné au monde par amour, après avoir choisi Marie Immaculée pour nous, qu’elle devienne ma Mère, la Mère de l’humanité, comment accepter Marie dans leur vie : comme leur mère qui aime chacun de ses enfants, c’est-à-dire les enfants de Dieu le Père Éternel.
Sans le oui plénier de Marie, le monde ne serait pas sauvé. C’est par l’amour et l’obéissance au Père, que j’ai pu me donner au Père par l’humilité, et l’amour de Marie ma Mère et la tienne.
Ma chère petite hostie d’amour, jette-toi avec confiance dans ses bras. C’est près de son cœur de Mère que tu apprends davantage ta mission de prêtre et victime avec moi; par la maternité spirituelle de Marie. Elle te guidera et te conduira à cette maternité spirituelle pour les âmes consacrées et l’humanité.
Tes fils spirituels seront placés pour t’aider à gravir le calvaire jusqu’à la croix, pour être consumée par l’amour pour le don total de ta vie : c’est chaque jour, chaque instant, surtout au moment de la messe. Si les prêtres pouvaient croire et voir une seule seconde ce qui se passe au ciel pendant l’offrande, alors que par son sacerdoce, le prêtre devient un Jésus crucifié s’offrant au Père pour le rachat du monde. Marie, prêtre et victime avec Jésus et toute la cour céleste sont présents pour rendre gloire au Père Éternel.
Les yeux de Marie, encore humides, sont fixés à la croix, regardant son Jésus Bien-Aimé, enfant de Dieu. Avec tout l’amour maternel dont le Père l’a gratifiée, elle jette un regard sur son autre enfant, le prêtre. Combien elle souffre parfois de l’indifférence, du manque de foi, des irrévérences devant son Jésus en croix. Il y en a beaucoup qui, par leur manque de foi, piétinent nos cœurs. Comment peuvent-ils croire en la présence réelle alors qu’ils n’ont même pas la foi, le respect en leur sacerdoce. Certains prêtres vont à leur perte avec beaucoup d’âmes car dans l’administration des sacrements, il y a un manque de respect, de discernement, de prières, de réflexion près de Jésus et Marie. Sous prétexte qu’ils sont prêtres, ils s’attribuent tous les pouvoirs selon l’esprit humain pour parler, pour agir.
Pour certains prêtres, ma miséricorde est tellement grande qu’il n’y a plus de péchés donc, plus de pécheurs. Il y a aussi des prêtres dont l’esprit muet empêche de parler. Pour ne pas juger et ne pas blesser les gens, ils pèchent par respect humain, pour ne pas dire, par lâcheté. Pourtant j’étais, je suis encore un Dieu de miséricorde, d’amour, de vérité.
J’ai été crucifié parce que j’ai marché dans la lumière du Père, la foi et la charité, et j’ai rendu témoignage à la vérité. Pourquoi garder le silence devant certaines situations, pour ne pas blesser les personnes alors que le cœur du Père est blessé et que mon cœur saigne avec celui de ma Mère. Pourquoi sont-ils si aveugles, si lâches devant la vérité. Les commandements de Dieu sont toujours présents même en 1983.
L’amour, la charité sont aussi vérité. Oui, certaines de leurs attitudes de bonté, de miséricorde, de douceur, sont de la lâcheté. Ils ouvrent la porte à leur ennemi pour les empêcher d’être des témoins de la vérité. On ne peut marcher dans le droit chemin sans la vérité. Il ne faut pas avoir peur de la vérité, bien au contraire. Il faut rendre témoignage à la vérité, car le père du mensonge a perdu le monde par l’orgueil et le mensonge.
Même de nos jours, combien d’âmes consacrées ne voient même pas la différence entre le mensonge et la vérité. La vérité ne trouble pas, donne du courage pour témoigner; la vérité ne juge pas mais pardonne. Il y a aussi les prêtres qui faussent la vérité parce qu’ils ont peur des critiques, du jugement.
Même dans mon sacrement du pardon, ils gardent le silence, un silence condamnable aussi coupable que le péché accusé. Durant ma vie publique, je n’ai pas craint la vérité. Lorsque j’avais près de moi une âme pécheresse, je pardonnais selon la sincérité de l’âme la faiblesse humaine. Mais, je suis toujours resté dans la vérité. Au pardon, il y avait une condition : « Va et ne pèche plus. »
Beaucoup d’âmes meurent en état de péché parce que le prêtre n’a pas le courage de corriger, de dire la vérité face à l’offense faite à Dieu. Apprendre aux âmes que désobéir à Dieu dans ses commandements est une offense, un péché, (n’ayez pas peur du mot péché, il existe encore). Leur enseigner comment garder la pureté ou leur enseigner l’erreur en disant que Dieu pardonne tout.
Combien d’âmes, devant un tel langage, se fient à la miséricorde et ne se corrigent jamais ou ne font aucun effort et restent continuellement dans des occasions de péché et profitent du prêtre pour avoir une approbation dans le désordre de leur vie. Le jugement du prêtre sera sévère pour celui qui ne prie pas pour avoir une foi en son sacerdoce et avoir le courage de parler et d’agir dans la vérité avec discernement.
La réforme intérieure des âmes consacrées est tellement grande. C’est urgent surtout en cette Année Sainte 1983 où mon représentant sur terre le pape Jean-Paul II parle, demande, supplie, pleure, souffre, offre par le don total de sa vie. C’est une agonie pour lui et pour nous de voir tant d’âmes se perdre, parce que ceux qui ont le devoir et la responsabilité de les diriger prennent un chemin plus facile par les convoitises du monde qui les attirent de plus en plus.
Plus de prières intimes, plus de récitation du chapelet, plus de méditation, plus de sacrifices, plus de chemin de croix, plus de récitation du bréviaire, plus de jeûne, plus de silence.
Avec un esprit préoccupé, comment peuvent-ils faire silence, s’arrêter pour nous prier, pour adorer, pour remercier de notre amour infini, pour nous demander pardon et miséricorde. Nous sommes rejetés parfois par ces âmes consacrées. Nous pleurons devant tant d’ingratitude. Nous les avons choisies et choyées d’un amour infini.
Au moment de leur ordination et de leur engagement, nous nous sommes penchés avec amour pour leur donner en plénitude des grâces de choix pour les aider à bien travailler pour servir leurs frères et sœurs afin que le règne de Dieu arrive. Notre confiance et notre espoir étaient tellement grands pour chaque âme consacrée. Après les avoir tant comblées par pure gratuité, ils font la sourde oreille.
Ils n’ont plus le temps de nous entendre, d’écouter et d’obéir à la demande du Saint Père Jean-Paul II qui demande aux évêques et aux prêtres d’exercer leur ministère dans l’obéissance. Combien résistent par orgueil. Parfois ils obéissent dans le plan humain et non dans le plan divin. C’est pour cette raison que les fidèles ne savent plus où est la vérité ou comment marcher dans le droit chemin.
Le Saint Père Jean-Paul II demande, au nom de Dieu, que les sacrements soient donnés et administrés dans toute l’authenticité, dans un respect.
L’Eucharistie, ce sacrement d’amour, dans quelle condition on le donne! Mon cœur saigne lorsque mon Corps et mon Sang Précieux sont déposés avec indifférence dans un geste vulgaire. On me place dans des corbeilles ou autre, alors que les vases sacrés étaient consacrés, préparés à recevoir mon Corps et mon Sang. Il y a des prêtres qui n’ont plus de respect en la présence réelle. C’est pour cette raison qu’il y a tant de communions sacrilèges, qu’il y a tant d’irrévérences devant nous.
Ma chère petite hostie d’amour, si tu savais, je souffre de voir tant d’horreur alors qu’au ciel, les anges se prosternent pour nous adorer, et que ma divine Mère m’adore près de son cœur. Elle ne voyait pas encore, mais sa foi, sa confiance, son amour, sa conformité à la Sainte Volonté du Père était sa raison de vivre.
Je suis le même Dieu. Je me donne par amour, je me montre dans l’hostie, et combien profitent de cette marque d’amour. Je me donne en partage comme nourriture pour aider les âmes. Pourquoi mes âmes consacrées ne parlent-elles pas davantage de l’Eucharistie pour me faire connaître dans toute l’étendue de mon amour pour chaque âme.
L’âme qui comprend mon amour, nous console. Vois-tu ma chère petite hostie d’amour pourquoi nous t’avons choisie, pour aider les âmes consacrées à mieux nous aimer, à mieux nous servir avec les âmes que nous leur confions. Par ta mission de victime dans l’amour et la souffrance par une plus grande intimité, tu nous fais connaître. C’est une très grande grâce que nous te donnons par amour et par gratuité.
Merci à tes deux fils spirituels prêtres de t’aider dans ta mission. Par leur vœu d’immolation, un jour ils seront identiques à ma souffrance morale et physique pour sauver le plus d’âmes possible afin de glorifier notre Père. Leurs vœux et leurs désirs seront exaucés selon leur amour, leur fidélité, leur foi en leur sacerdoce, et par les grâces que je leur donne.
Plus ils seront attentifs à leur foi, à leur amour, plus ils nous consolent et glorifient notre Père Éternel. Comme des petits enfants, ils doivent toujours se blottir dans les bras de leur douce Maman du ciel, Marie Immaculée. Avec l’aide de l’Esprit Saint, préparons la belle et unique fête de l’Immaculée Conception. »
Mercredi, le 7 décembre 1983
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de me permettre de continuer cette retraite pour la belle fête de Maman Marie Immaculée dans sa conception. Je demande à l’Esprit Saint de préparer nos cœurs et nos âmes. Mes deux fils spirituels prêtres sont aussi en retraite.
Je te les donne pour qu’ils deviennent de saints prêtres. Merci, ô Père très Saint de nous permettre d’assister à la Sainte Messe dans ta demeure où nous sommes des serviteurs et servantes.
L’éternité ne sera pas assez longue pour te remercier. Avec quel respect et quelle foi mes fils spirituels prêtres t’offrent au Père en s’offrant eux-mêmes dans toute l’étendue de leur amour par le don total. Comme nous voulons réparer, expier, mériter pour les âmes consacrées afin que le Sang Précieux de Jésus ne puisse pas tomber inutilement sur les âmes. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, tes enfants spirituels ont été bien préparés dans le cœur de leur sainte maman puisqu’elle a donné à l’Église trois prêtres, par son don total. De te donner de son vivant ses trois enfants prêtres qu’elle aimait tant, cela lui a valu bien des grâces pour chacun.
Par ton rôle de mère spirituelle, tu devras à ton tour me les remettre, et les conduire à la croix. Par la foi en leur sacerdoce, ils deviendront identiques à mes souffrances, à mes plaies, à mon sang versé sur les âmes. Ils seront des témoins vivants de mon amour miséricordieux.
Pour leur fidélité à leur sacerdoce, je leur accorderai le don de toucher les cœurs les plus meurtris et les plus endurcis. Qu’ils restent toujours les yeux fixés à la croix, dans les bras de Marie Immaculée.
Pour le Père Guy, il sera l’enfant choyé de Marie, apôtre du Père, petit serviteur de Jésus et de l’Église.
Pour le Père Armand, il sera l’enfant chéri de Marie, disciple du Père, petit prêtre de Jésus au service des âmes.
Ils seront avec toi, des victimes d’amour, et offerts avec Jésus en holocauste au Père par les mains de Marie Immaculée pour le rachat des péchés pour l’humanité, surtout des âmes consacrées. »
– Mimi : «Mon Bien-Aimé Jésus que pouvons-nous faire pour consoler le Père Éternel et réparer ? »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, tu n’as qu’à me regarder sur la croix, méditer sur ma passion, mes souffrances physiques et morales. Baise souvent, avec respect et amour, mes plaies. Chaque baiser est un baume sur mes blessures et me fait oublier bien des choses, c’est-à-dire, tes péchés, tes imperfections, tes défauts. Tu sais la plus petite indélicatesse envers nous, me blesse, parce que tu es ma petite épouse et je t’ai comblée malgré tout. Chaque jour tu reconnais tes erreurs et tu pleures, en me demandant pardon. Si tu pouvais me voir, si près de toi, pour essuyer tes larmes qui sont pour nous des perles précieuses. Oui, ma chère petite hostie d’amour, tu souffres beaucoup, mais ta souffrance n’est plus pour toi, et le 8 décembre 1983, tout sera pour nous.
En 1953, lorsque ton directeur spirituel, le Père J. Gamache, te disait ceci : « Dieu veut tout de vous. Il prendra tout et ça sera tout. » Voilà le moment venu de cette prophétie, après 30 ans de préparation dans l’amour et la souffrance. »
- Suite possible du 7 décembre 1983.
– Jésus : « … Plus douce que lorsque je blesse ton pauvre cœur déjà meurtri par les péchés de mes âmes consacrées, et de plus les péchés de l’humanité que tu dois porter avec nous. Car dans ton état de victime d’amour, tu dois accepter les desseins de Dieu sur toi en tout et partout, dans tout, alors tu seras mon tout.
Ma chère petite hostie d’amour tout ce qu’il te restera est la liberté d’accepter par amour, sans trop comprendre ce grand mystère d’amour en toi. Demande à ta douce Maman du ciel de t’aider, de te guider dans ce chemin difficile pour un être humain, pour une petite fille fragile mais que notre amour soutient; sois attentive au Saint Esprit. »