Accéder au contenu principal

Année 1984

Dimanche, le 1er janvier 1984

Messe P. Armand.

Malade au lit.

Visite du médecin, injection.

Crise morale.

losange02
 Lundi, le 2 janvier 1984

Messe P. Armand.

Visite du médecin, injection.

Crise morale, ténèbres.

– Jésus : « Ma Bien-Aimée crie de douleur, nous l’avons entendue. »

losange02
Mardi, le 3 janvier 1984

Messe, P. Guy.

Durant l’Eucharistie :

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, les larmes que tu verses en abondance sur tes péchés, sur les péchés de l’humanité et pour les âmes consacrées deviennent de plus en plus un océan d’amour et de miséricorde. »

losange02
Mardi, le 4 janvier 1984

Messe, P. Guy.

– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, j’ai besoin de toi, de tes baisers d’amour pour honorer mes plaies. Les blessures que je reçois chaque jour par mes âmes consacrées sont intolérables : surtout lorsqu’elles donnent les sacrements en état de péché. Mon Précieux Sang se répand inutilement sur ces âmes. Par leur refus d’obéir et par leur orgueil ils ferment la porte à la grâce et n’attirent pas sur eux ma miséricorde et ma bénédiction. »

losange02
 Vendredi, le 6 janvier 1984

Messe, P. Guy et P. Armand.

losange02
Mercredi, le 18 avril 1984

– Mimi : Depuis dimanche, je vis l’agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit.

– Mimi : « Tous les jours, j’ai le bonheur de te recevoir. Avec quelle foi, quel amour, quelle générosité mes fils spirituels prêtres viennent célébrer l’Eucharistie afin de me donner la force et le courage de continuer le chemin que tu as tracé de toute éternité. 

Mon Bien-Aimé, j’aurais tant aimé pouvoir me tenir continuellement près de toi, de te suivre pas à pas dans le chemin de la croix. Comme je voudrais te tenir dans mes bras, baiser ton front, essuyer tes larmes, te redire tout mon amour. Mais, Père très Saint que ta Sainte Volonté soit faite, et non la mienne. »

Mon âme est triste dans les ténèbres où je suis. Je suis incapable de prier, de méditer. Tout ce qui me vient à l’esprit sont des moments de révolte et mon désespoir en face de ma pauvre vie que je crois inutile, remplie de misère.

Devant cet état d’âme, mon ennemi se tient près de moi pour me détruire, en me disant que je suis perdue, qu’il n’y a pas de rachat pour moi, que je lui appartiens pour toujours, que mes péchés sont si nombreux que je ne dois plus espérer en la miséricorde de Dieu.

– Satan : « Parce que le sang de Jésus est inutile pour l’âme damnée comme la tienne. Tu as abusé de la grâce et des sacrements. Toute ta vie est un tissu de mensonges. 

Tu vis simplement ce que tu voulais être, mais Dieu te rejette de plus en plus. Ton seul espoir est dans le désespoir pour en finir avec ta vie. Tu es dans la dernière étape de ta vie et je m’en réjouis, car bientôt tu seras avec moi pour toujours.

Il y a si longtemps que nous attendons ce moment. C’est une grande réjouissance pour nous de recevoir une âme qui voulait servir un Dieu invisible; aimer ce Dieu méconnu, se croire prêtre et victime, croire à ta mission qui n’est qu’illusion, que l’Alliance n’est qu’à la surface de la chair et non en profondeur. Seule Marie a eu le privilège de porter dans son cœur, son âme, son corps la souffrance de son Fils. La joie pour nous est aussi grande que lorsque nous recevons une âme consacrée. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, où es-tu ? Je désire tellement entendre ta voix, et c’est le malin qui semble vouloir te remplacer. »

– Mimi : « Mon Dieu écoute ma prière, malgré l’état d’âme où je suis. Je veux croire en toi, en ta miséricorde infinie. Mon Dieu, je crie vers toi, soutiens-moi, soutiens ma foi. Je n’ai aucun espoir en ton pardon et pourtant au plus profond de mon âme, je voudrais croire. »

Aujourd’hui, mon fils spirituel, P. Guy, au moment de la communion, me présente Jésus. Je suis incapable de le recevoir car je n’avais même pas ce désir de communion et de croire en sa présence. Le P. Guy, conseiller spirituel, me dit : « Fais un acte de foi. » Même avec Jésus présent en moi, c’était le vide. J’étais persuadée que je faisais une communion sacrilège; ce qui augmentait mon désespoir. Je pleure en pensant et en écrivant cet état d’âme.

Je suis comme une aveugle, aucune lumière, même pas une petite lueur d’espérance : ce tunnel si long sans aucune issue, cette mort dans l’âme que personne ne peut saisir et comprendre sans une grâce spéciale que je ne possède pas. Mon Dieu je veux croire, je veux vous aimer, augmentez ma foi dans les moments de tentations. Donne-moi la force de te dire merci. »

losange02
Jeudi Saint, le 19 avril 1984

– Mimi :  Après une nuit terrible, je peux, avec la grâce de Dieu, me lever.

– Mimi : « Comme je désire être de plus en plus près de toi mon Bien-Aimé Jésus. Oui, je veux marcher avec toi. Merci de me donner le désir de servir, de partager un peu ta grande souffrance. »

Malgré l’état où je me trouve, je ressentais, au plus profond de mon âme, une petite joie. À ma grande surprise, mes deux fils spirituels, P. Guy et P. Armand sont venus prier avec moi dans notre petit sanctuaire, nouvellement rénové : peint blanc, la parure du petit sanctuaire est bleu, les meubles sont blancs et bleus, couleurs mariales. Au centre, l’autel, en forme de calice, tel que le demandait le Père, sur l’autel la statue de Notre Dame du très Saint Sacrement.

En ce jeudi Saint le 19 avril 1984, c’était la première fois, que le petit ostensoir était placé sur l’autel avec Jésus présent.

Devant cette présence réelle de Jésus, nous avons adoré, remercié, contemplé et prié plusieurs heures. Puis, mes deux fils spirituels P. Guy et P. Armand ont béni et dédié le petit sanctuaire au Père Éternel : le rêve du P. J. Gamache s.j. décédé. Il a été le premier directeur de conscience, 1948 à 1966.

Un jour où j’étais souffrante, après un long séjour à l’hôpital Notre-Dame où j’ai dû subir une opération à la colonne vertébrale, j’étais couchée dans la petite chambre, devenue maintenant le petit sanctuaire. Après l’action de grâce, le P. Gamache me dit :

− Le Père  Gamache : « Vous savez Mimi, le lit où vous êtes placée, deviendra un jour votre croix où vous serez fixée, avec Jésus, pour être offerte au Père; puis cette petite chambre deviendra un sanctuaire. »

Sachant, par la voix intérieure, qu’il n’y avait aucune église sur terre, même pas une petite chapelle, dédiée au Père Éternel (notes spirituelles), voulant obéir au désir du Père, c’est pour cette raison que nous l’avons appelé, le Sanctuaire au Père Éternel; pour rendre hommage au Père et le faire connaître en répandant la prière au Père Éternel inspirée par l’Esprit Saint (notes spirituelles).

Après des moments de silence dans l’adoration devant la présence réelle de Jésus, nous avons renouvelé tous les trois notre vœu du don total au Père, par la prière du don total. Puis, ils ont renouvelé leur engagement sacerdotal. Dans ce geste de foi en leur sacerdoce, ils ont remercié Dieu de les avoir choisis par pure gratuité. Comme ils se sentent petits devant ce grand mystère d’amour et de miséricorde!

– Mimi : « Ô Père très saint et Bien-Aimé Jésus d’amour, il y a vingt ans que tu me les avais les confiés dans la prière, pour les soutenir dans leur sacerdoce, afin qu’ils deviennent de saints prêtres. »

– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, par ton rôle de mère, tu devais aussi enfanter des prêtres jumeaux. C’est pour cette raison que nous les avons choisis. Pour t’aider dans ta mission et te conduire là où nous désirons que tu sois avec moi, un sur la même croix, pour glorifier notre Père avec toutes les âmes que je te confie, surtout les âmes consacrées. 

Merci, chers enfants du Père et de Marie Immaculée, de votre offrande comme Prêtre et Victime avec moi, pour glorifier notre Père et pour le renouvellement spirituel des âmes consacrées, et pour l’humanité : merci du Te deum et du Magnificat. Marie Immaculée a pleuré de joie en vous écoutant chanter ses louanges avec des cœurs d’enfants. Restez toujours bien petits dans nos bras puissants.

Merci, ma Bien-Aimée de soutenir le Saint Père Jean-Paul II. Comme mère spirituelle du Saint Père, tu auras beaucoup à souffrir. Tu dois l’aider à porter cette lourde croix des responsabilités. Ma Bien-Aimée, plus tu seras victime avec moi, plus tu seras au cœur de l’Église : cette Église qui souffre des ravages du manque de foi de certaines âmes consacrées.

Combien de prêtres ne croient plus en ma présence réelle dans L’Eucharistie. Comment peuvent-ils croire en leur sacerdoce, et dans la prière, dans l’accomplissement de leur devoir d’état ? Pauvres prêtres, comme ils me blessent davantage! Chaque fois qu’un prêtre célèbre le Saint Sacrifice de la messe en état de péché, il renouvelle, à lui seul, toutes mes souffrances : mon agonie, ma flagellation et ma mort. Prie beaucoup pour ces prêtres, et intercède souvent en demandant pardon et miséricorde. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme je voudrais te consoler, consoler le Père Éternel et Maman Marie. Que veux-tu que je fasse de plus. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, offre-moi toutes tes souffrances physiques et morales, tes tentations, pour ne rien perdre. »

– Mimi : « Merci mon Dieu de me le dire et de me faire saisir l’importance des tentations. Merci de m’inviter à prier avec toi cette nuit. »

losange02
Vendredi Saint, le 20 avril 1984

– Mimi : Prière du don total.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est le grand jour. Je ne pouvais plus prier cette nuit, mon pauvre cœur était gros. Je pensais à la douleur de notre douce Maman du ciel et à ta souffrance et à ta mort. J’aurais voulu mourir à ta place. Tu sais mon Bien-Aimé Jésus, tu ne méritais pas cette mort et tu l’as acceptée par amour pour nous, pour moi.

Tu me demandais, cette nuit, de ne pas te laisser seul. Regarde, Bien-Aimé Jésus, je n’étais pas mieux que tes apôtres. J’ai pu te tenir compagnie jusqu’à trois heures du matin. Pauvre Jésus, je suis si faible et petite pour te suivre, pardonne-moi.

Réveil à six heures. Merci de placer sur ma tête ta couronne d’épines. Oui, ces épines que je fais entrer profondément par mes péchés, mes doutes, mes manquements de confiance après tout ce que tu me donnes par pure gratuité. Pourquoi, Bien-Aimé Jésus après tant de preuves de ton amour miséricordieux, je te cherche encore ? » 

losange02
Vendredi, le 5 mai 1984

– Mimi :  Aujourd’hui, journée de prières, silence de retraite dans le sanctuaire du Père Éternel, dans sa demeure.

Avant même que nous apprenions que la Vierge Immaculée demande dans ses apparitions en Yougoslavie de jeûner, de prier, mon directeur spirituel, P. Armand, me demanda que tous les vendredis soient une journée de prières, de réparations, de jeûne, pain et eau et parfois jeûne total. Nous étions heureux que la Vierge Immaculée le demande aux voyants de Yougoslavie et aux âmes de bonne volonté. Ce n’est pas toujours facile.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé Jésus que se passe-t-il en mon âme ? Je suis dans les ténèbres et cette sécheresse me fait mal. Mon directeur, le P. Armand, me demande si je voulais recevoir le sacrement du pardon tel que convenu, toutes les semaines, le vendredi si possible. Mon ennemi rage, je suis troublée, tout est noir et j’étouffe, je manque de cet oxygène de ton amour. J’ai essayé d’exprimer mon état à mon directeur, je ne pouvais trouver les mots; comme je me déteste, et tout ce qui est en moi. J’ai l’impression d’être rejetée de Dieu puisqu’il vomit les âmes tièdes.»

Mon directeur me dit : « Tout ce que tu dois détester en toi, c’est le péché. Et Jésus n’a jamais rejeté personne, au contraire, il est venu sauver. » Devant cette prise d’opposition entre le directeur et le malin, j’étais comme paralysée. C’était vraiment l’agonie de l’âme avec tous ses doutes, je ne ressentais même pas cet espoir de pardon. Jésus était tellement loin et me rejetait à jamais. 

– Mimi : « Jésus, toi qui es la vérité même, celui qui marche avec toi, n’est pas dans les ténèbres : toi qui es la lumière, la vie, la vérité. Pourquoi tant d’années de souffrances morales et physiques pour finir comme une damnée. Mon âme est blessée, pourquoi me laisse-t-il dans cet état d’abandon total. Cette souffrance à la tête où tu me disais que je partageais ta couronne d’épines n’était qu’illusion; et pourtant cette souffrance est bien présente physiquement. »

− Satan : « Pauvre petite fille, comme tu marches dans le rêve. Tu désires tellement t’identifier à ce Jésus que tu prétends souffrir physiquement, alors qu’il n’est même pas présent en toi. Comment Dieu dans sa puissance a-t-il besoin d’une âme damnée pour le suivre ? Je te le répète, tu vas mourir entre mes mains.

Après tant d’années de lutte, crois-tu que je vais te laisser aller, surtout depuis que tu as cette Alliance incrustée dans ta chair. Cela m’amuse beaucoup lorsque tu honores cette Alliance avec cette prière, car tu es dans l’erreur avec tes deux aveugles de prêtres : deux naïfs, ils cherchent auprès de toi, le merveilleux. Quand ils vont découvrir ton jeu, ils vont t’abandonner comme Dieu le fait aujourd’hui.

Le chiffre deux incrusté dans ta chair, n’est autre que le signe que je suis en toi, aussi présent que Dieu peut l’être. Nos deux puissances se rencontrent. Tu es là, sans défense, et c’est le plus fort qui gagnera la victoire finale. »

– Mimi : Mon directeur me demande de faire un acte de foi et de me confesser. Dans le sacrement du pardon, je ne vois plus le prêtre qui est devant  moi. C’est toujours à Jésus que je découvre mes péchés, mes misères,  ma pauvreté. 

Je lui demande pardon de ne pas tout comprendre et de ne pas lui faire confiance dans ces états d’âme. Comme je voudrais être comme Marie Madeleine au pied de Jésus; je pleure et j’attends son pardon par son prêtre.

Si certains prêtres pouvaient comprendre et croire dans leur sacerdoce, la présence et l’identification à Jésus crucifié, jamais un prêtre ne se permettrait un doute. Mais, si les prêtres méditaient plus souvent sur la passion et baisaient le crucifix avec foi et confiance en Dieu Prêtre et Victime, Prêtre Éternel, pour glorifier Dieu le Père Éternel! 

– Jésus : « En effet ma Bien-Aimée, que de grâces se perdent parmi certaines âmes consacrées et religieuses. Parce que l’orgueil spirituel a fait place à l’humilité, combien sont satisfaits de leurs prières, de leurs paroles, du travail qu’ils accomplissent venant d’eux-mêmes. Cette recherche personnelle, dans une fausse humilité, est la porte ouverte à l’orgueil spirituel où le malin entre avec joie pour éloigner l’âme de la prière, la méditation, le silence, la contemplation.

Comment une âme orgueilleuse peut-elle méditer Jésus crucifié ? Comment une âme qui aime parler inutilement, par des paroles parfois frivoles, peut-elle contempler et comprendre l’humilité et le silence de Jésus et de Marie ?

Ma Bien-Aimée, où sont-ils mes prêtres qui veulent vraiment me suivre dans le chemin royal de la Croix ?

Où sont-ils ceux qui veulent me servir en restant fidèles à leur sacerdoce ?

Où sont-ils ceux qui veulent m’aimer, me consoler ? 

Où sont-ils ceux qui ont foi en mon représentant sur terre le très Saint Père Jean-Paul II ? 

Beaucoup ne veulent pas obéir, et n’ont aucun respect devant les demandes du Saint Père lorsqu’il s’adresse aux âmes consacrées : de faire un choix et de rendre témoignage de leur appartenance à l’Église et à Jésus, en portant un signe distinctif.  Tous les prêtres qui ne portent pas un signe distinctif  tel que le demande notre représentant sur terre le Pape Jean Paul II, sont en état de désobéissance, n’attirent pas sur eux les bénédictions et donnent le mauvais exemple aux fidèles : ils en seront responsables. Le même reproche s’adresse aussi aux religieuses.

Ma Bien-Aimée, tu sais nous pleurons souvent. Il y a tellement de désordre dans mon Église qui a coûté mon Précieux Sang et le sang des martyrs. Pourquoi tant d’indifférence ? Pourquoi tant de mépris, même parmi certaines de mes âmes consacrées ? Pourquoi vouloir détruire au lieu de construire ? Tout est saccage, même vos temples ne sont plus des lieux de respect, de prières. Toutes les raisons humaines sont possibles pour fermer les portes aux fidèles qui désirent me rencontrer, me visiter dans mon sacrement d’amour, pour me consoler et intercéder.

Le malin a tendu le piège et certains y sont tombés; la peur d’être volés. Pauvres insensés, ils me volent la présence et la prière des âmes fidèles qui veulent me consoler, m’adorer. Que diraient ces âmes si au moment de paraître devant moi, nous fermions notre porte ?

Sur la croix, j’ai ouvert mon cœur par amour, pour accueillir ceux qui avaient soif de mon Précieux Sang. À chaque messe je renouvelle cette invitation à mes enfants, c’est-à-dire aux enfants de Dieu. Ma Bien-Aimée, beaucoup auront à répondre de leurs actes. Certains évêques, prêtres, religieux sont responsables de la baisse de la foi dans le peuple de Dieu.

Dans des endroits, l’évêque n’a que le titre parce qu’il ne remplit pas la mission qu’on lui a confiée : première responsabilité de diriger le peuple de Dieu vers cette Église, dans l’authenticité de sa doctrine, dans la clarté, dans la pureté, dans la vérité. Oui, conduire tous ces enfants vers cette unité des chrétiens, dans un seul véritable amour qui est Jésus-Christ.

Beaucoup de prêtres de bonne volonté sont désemparés par le manque d’attention de la part de certaines autorités. Les prêtres ne peuvent plus exposer leur cas à leur évêque. Pourtant j’étais l’autorité, mais j’étais disponible à tous; aux petits, aux grands, aux pécheurs, aux malades. J’allais vers ceux qui avaient le plus besoin de moi. Je suis venu sur la terre pour servir. Eux ont la même mission, mais ne veulent pas servir, seulement dans ce qui rapporte. »

losange02
Vendredi, le 11 mai 1984

– Mimi : Jour de prières. J’aurais voulu commencer ma journée par la prière dans votre petit sanctuaire au Père Éternel, mais les circonstances ne me le permettaient pas, ayant beaucoup de travail.

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’aider continuellement, de me soutenir, de me porter dans tes bras pour accomplir ces travaux. Sans ta grâce, je n’aurais même pas la force physique. »

losange02
 Vendredi, le 8 juin 1984

– Mimi : Visite de Daniel Ange avec le P. Guy et le P. Armand.

L’accueil a été très chaleureux.

C’est vraiment un homme de Dieu.

losange02
 Mercredi, le 26 juin 1984

– Mimi : Jour mémorable pour nous.

Nous avons beaucoup prié pour préparer la fête du Précieux Sang de Jésus et aussi le 2e… (Anniversaire de l’Alliance)

losange02
Dimanche, le 8 juillet 1984

– Mimi : Dans un entretien avec mon Bien-Aimé, je lui demandais, à l’occasion de mon 69ième anniversaire de naissance, que je sois oubliée totalement de mes parents et des gens. Je désire vivre détachée de tous et de tout, ainsi que de moi-même. « Cependant, ô Père Éternel, que ta Sainte Volonté soit faite en tout et partout. »

Que quelques heures après cette demande, voilà que le téléphone sonne très tôt, pour recevoir des vœux de bonne fête. Puis des amies apportent fleurs, cadeaux, cartes de souhaits, argent pour des messes à mes intentions. Et, toute la journée se passa à répondre aux appels téléphoniques et à recevoir des gens jusqu’à minuit.

Malgré tout, ma prière a été exaucée. Deux membres de ma famille ont offert leurs vœux le soir et cette même famille compte au moins 50 personnes; frères, sœurs, neveux, nièces.

– Mimi : « Merci mon Dieu de me faire comprendre un peu ce que tu souffres lorsque je me laisse distraire et oublie parfois que tu es présent dans cette Alliance. Rends-moi attentive à la grâce et aux inspirations de l’Esprit Saint pour toujours obéir et accepter ta très Sainte Volonté. »

À cette occasion, mon directeur me donna le sacrement du pardon et le sacrement des malades, car cela faisait 63 ans de maladie. Que de souvenirs! À 6 ans, après ma première communion, Jésus commence à me faire marcher dans ce chemin de croix.

Je ne comprenais pas toute l’importance de ces souffrances physiques et morales. Cependant, au plus profond de mon petit cœur, je pleurais de ne pas assez aimer Jésus et de lui faire de la peine par le péché. Pour moi, ce que je ressentais devant mes fautes, devenait faute grave. J’ai connu très jeune ces agonies de l’âme où tout semble perdu, où je me sentais rejetée de Dieu. À la moindre imperfection, le malin…

losange02
 Mardi, le 10 juillet 1984

– Mimi : Jour de mon baptême. Jour mémorable, déjà 69 ans que Dieu m’a acceptée comme son enfant, l’enfant de Marie. J’ai une très grande dévotion au Précieux Sang de Jésus. Cela m’apporte beaucoup de joie d’être née durant le mois consacré au Précieux Sang.

losange02
 Vendredi, le 20 juillet 1984

– Mimi : Vendredi : Mon Dieu faites de moi ce que vous voudrez.

Présence de Cécile et de Régine.

losange02
Samedi, le 1er décembre 1984

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je veux bien obéir à mon directeur en écrivant nos entretiens, mais tu te caches !  Que faire ?  C’est de demander à un aveugle d’écrire. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est bien cela, l’expression est bien choisie! C’est exactement ton état d’âme, aveugle par tes préoccupations. Moi aussi, je suis parfois aveuglé par l’amour que je te porte, malgré ta conduite, devant la volonté de notre Père. Je reste toujours présent dans l’Alliance.

Je sais que tu ne comprends pas toute l’étendue de cet engagement aux services du Père Éternel et de l’Église. Ma Bien-Aimée, l’Église a besoin de tes souffrances physiques et morales. Le Saint Père Jean-Paul II a un besoin urgent d’être soutenu par la prière constante de sa mère spirituelle. Pense aussi à tes fils spirituels, tes enfants spirituels, les âmes que je te confie; spécialement les âmes consacrées.

Je les veux tous saints : saints dans leurs actes, dans leur âme, leur cœur, dans l’accomplissement de leur ministère, saints avec les âmes que je leur confie, saints dans leurs prières et offrandes. »

losange02
Dimanche, le 2 décembre 1984

– Mimi : « Père très saint, je t’en supplie viens à mon secours, mon état d’âme est à l’agonie; tous ces doutes contre la foi, cette peur de la souffrance devant tout ce que tu demandes, d’être identique à Jésus crucifié.

Cependant, mon Bien-Aimé Jésus tu le sais bien que malgré ma faiblesse, avec ta grâce, je veux te suivre jusqu’à la croix dans l’abandon total de ma volonté à la Sainte Volonté de notre Père pour le glorifier.

Sous le conseil de mon directeur, le P. Armand, je veux te dire merci :

  • Merci des tentations,
  • Merci de mes doutes,
  • Merci de ma faiblesse,
  • Merci de cette agonie de l’âme,
  • Merci de cette noirceur,
  • Merci de ce que tu fais en mon âme durant ces moments d’épreuve où tu me purifies davantage,
  • Merci de m’écouter dans mes plaintes,
  • Merci du téléphone que j’aurais aimé recevoir de mon directeur pour m’aider,
  • Merci de me sentir seule, abandonnée,
  • Merci pour tout ce que je ne comprends pas. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est à mon tour de te dire merci. Comme ma divine Mère, ta douce Maman du ciel, accepte tout dans ton âme, dans ton cœur en redisant sans cesse, merci. Malgré cet abandon que tu ressens, ce rejet qui s’empare de ton esprit, de cette révolte intérieure, dis-toi bien que nous te regardons avec amour. Ne doute jamais, jamais, que je suis présent d’une manière visible dans ta souffrance, par l’Alliance que j’ai incrustée dans ta chair. Oui, ce pacte d’amour dans la souffrance, deux dans une même chair, est un fait unique sur terre.

Ma Bien-Aimée, ces heures d’agonie que tu traverses en ce moment, te font vivre ton don total en plénitude. Pour ta mission, tu te dois de soutenir le Saint Père Jean-Paul II et les âmes consacrées. Mon Précieux Sang a été versé pour l’humanité. Ta souffrance doit être offerte continuellement, nuit et jour, unie au sacrifice offert au Père Éternel par Marie Immaculée, pour l’Église, pour la sanctification des âmes consacrées et pour les besoins de l’humanité. »

– Mimi : Le soir.

– Mimi : « Merci Bien-Aimé Jésus, merci Père Éternel de permettre que ton divin Fils vienne s’immoler une fois de plus dans ta demeure. C’est dans le petit sanctuaire dédié au Père Éternel que nous pouvons prier, méditer et contempler en silence. »

– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée de nous donner asile dans ton âme, dans ta demeure.  Je devrais dire la demeure du Père Éternel où nos trois enfants privilégiés s’offrent à  nous comme prêtres et victimes à chaque Eucharistie pour glorifier le Père Éternel avec mon Précieux Sang et l’offrande de Marie Immaculée. »

losange02
Lundi, le 3 décembre 1984

– Mimi : « Mon Dieu donne-moi s’il vous plaît la force et le courage pour me lever afin d’accomplir ta sainte adorable volonté. Je ressens une extrême faiblesse.

Maman Marie c’est près de toi, près de ton cœur de Mère que je viens me blottir. J’ai tellement besoin de toi pour m’aider à accepter la Sainte Volonté de notre Père.

Ma douce Maman du ciel, je t’en supplie protège-moi de mon ennemi, de tous ses artifices, de tous ses pièges. Donne-moi la main, je ne veux pas tomber, je ne veux pas te perdre un seul instant. Sans Jésus, sans toi, je ne puis rien. Demande pour moi l’aide de l’Esprit Saint pour me soutenir. Malgré cette sécheresse, je veux croire. Augmente ma foi, le courage pour combattre dans les tentations. Accorde-moi s’il vous plaît la persévérance dans mes résolutions.

Mon Bien-Aimé Jésus, je ne te demande pas de tout comprendre, tout dépasse ma pauvre petite intelligence. Tout est si grand, rempli de mystère d’amour. Je me dis : « Est-ce possible tout ce qui m’arrive ? Tout ce que tu me donnes par pure gratuité? Pourquoi tant de marques d’amour, de miséricorde envers une pauvre pécheresse ? »

Chaque jour, je revois ma pauvre vie remplie de misère, et je pleure. Bien-Aimé Jésus, je voudrais ne plus t’offenser! Et quand je regarde tout le mal qui se commet dans le monde, je souffre en me sentant  parfois coupable par mon manque de générosité, de pénitence. C’est un devoir de charité que de prier pour mon prochain.

Mon Dieu ne permettez pas qu’une seule âme commette le péché, ou meurt en état de péché, parce que j’aurai négligé de prier pour elle. Ne permets pas que le Sang Précieux tombe inutilement sur les âmes. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, si les âmes consacrées et les fidèles prenaient la résolution de prier de cette manière, combien d’âmes seraient sauvées par l’acte de charité et d’amour envers le prochain et par mon Précieux Sang. »

losange02
Mardi, le 4 décembre 1984

– Mimi : « Mon Bien-Aimé où es-tu, je te cherche ? Je t’en supplie, viens à mon secours. Je n’ai même plus la force de crier vers toi. Je pleure comme une enfant qui a tout perdu ce qu’elle avait de plus beau au monde, en ce temps où j’ai plus besoin de toi, pour nous aider à préparer la fête de l’Immaculée de la très Sainte Vierge.

Mes deux fils spirituels m’aident beaucoup par la prière, la célébration de l’Eucharistie, les conseils. Mais dans l’état d’âme où je suis, je ne crois pas tout ce qu’ils me disent. Pourtant je voudrais croire, je souffre de cette attitude. »

losange02
Mercredi, le 5 décembre 1984

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’ose encore t’appeler, mon Bien-Aimé. Pourtant de cette union, de notre intimité, qu’est-ce qu’il reste. Je fais un acte de volonté pour regarder notre Alliance, et chaque fois j’ai peur de me tromper. Je tremble devant ce que représente l’Alliance. »

– Satan : « Pauvre petite fille, pourquoi avoir peur de mon œuvre en toi. J’ai ce que je désire, te garder avec moi pour l’éternité. »

– Mimi : « Je crois devenir folle. Qui me parle ? Mon Bien-Aimé est-ce toi ou mon ennemi? Je ne puis avoir aucun discernement : pourquoi me laisser dans cette noirceur. Chaque jour je me sens tomber dans ce gouffre qui s’offre à mes yeux. Pourquoi lutter pour tout perdre ? Je ne sens plus le besoin de vivre comme cela : depuis 69 ans que je suis souffrante moralement, spirituellement et physiquement. J’ai l’impression que toute ma vie est perdue en attendant de perdre le ciel, s’il y en a un!

Pourquoi avoir cru ? Pourquoi avoir eu cette espérance ? Pourquoi croire en la présence réelle en moi ? Si Dieu était là, il m’aiderait à comprendre.

Je ne puis écrire toute cette révolte intérieure, mais par obéissance je me dois de le faire, cela me porte à avoir de la haine envers mon directeur et mon conseiller. Pourquoi mon cœur est-il si dur! Comme je me déteste. Comme j’aimerais partir pour ne plus jamais revenir! Et pourtant j’ai peur de la mort et du jugement. Pourquoi faut-il que malgré tout je dois dire merci, selon le conseil de mon directeur! Je ne peux pas tromper Dieu. »

− Satan : « Ma petite fille, Dieu t’a rejetée depuis si longtemps, pourquoi vouloir encore de lui. Il ne peut rien pour toi, parce que tu as abusé des grâces. Toute la façade de ta vie était prière et acceptation, mais maintenant tout est désolation et rejet. »

losange02
Jeudi, le 6 décembre 1984

– Mimi : Encore une autre journée de tempête.  Si je pouvais croire que ces jours, ces épreuves, cette agonie est agréable à Dieu et que c’est bien sa volonté! Autrefois, dans les moments d’épreuves, il me restait un tout petit rayon d’espoir, mais aujourd’hui je n’ai rien, je ne vois rien, je ne comprends rien.

Agir ainsi est de la folie. Que se passe-t-il en moi ? Est-ce de la pure folie ? Ou une dépression ? Ou une acceptation d’être damnée ? Je n’ai plus de raison de vivre dans l’erreur.

− Satan : « Ma chère petite, tu as enfin compris, tu n’as plus qu’à accepter ce verdict venant de Dieu. S’il y avait eu une seule petite raison de te pardonner, il l’aurait fait. Au contraire, il me laisse pleine liberté d’agir en toi. Tu n’as qu’à regarder l’Alliance qui est mon œuvre. Tes fils spirituels ont fait leur possible pour t’aider en priant. Même la célébration de l’Eucharistie, les sacrements que tu recevais me donnaient une preuve.

Pourquoi ton Dieu t’a fait voir dans un miroir, durant la messe, la place que tu occupais du côté des ennemis de Dieu ? Pourquoi as-tu entendu la Vierge te dire qu’elle te rejetait totalement, après lui avoir fait une prière la suppliant de t’aider, au moins te tenir la main pour t’empêcher de tomber : voilà le résultat. Pourquoi tant verser de larmes pour rien. Pendant que ton directeur était en prière pour toi, ton Dieu est venu te distraire en te disant que demain tu auras une dure épreuve à passer pour des âmes consacrées. »

losange02
Vendredi, le 7 décembre 1984

– Mimi : « À peine quelques heures de sommeil, comme je me sens faible! 

Et pourtant mon Dieu, je veux croire que tu es là présent en moi, et dans cette Alliance. Tout l’après-midi a été dans des tentations terribles contre la foi, contre la présence réelle de Jésus, contre la charité sous toutes ses formes, contre la foi aux sacrements. Au moment de la confession, incapable de parler, et je ne voyais plus Jésus en son prêtre. Je souffrais, car mon ennemi était près de moi me disant :

– Satan : « Si ton directeur te donne l’absolution j’en suis heureux car j’aurai une confession sacrilège de plus; c’est ce qui me fait grandir dans ma puissance. Parce que j’ai une preuve de l’impuissance du prêtre, de sa foi en son sacerdoce. Ce Dieu que tu veux implorer de venir à ton aide, où est-il, où est sa gloire ?

Dieu te rejette en te disant d’accepter de porter les péchés des âmes consacrées, donc il te laisse la liberté de faire ce que tu désires de tes pensées, désirs, actions etc. En agissant ainsi il te remet entre mes mains, car la puissance sur le mal m’appartient. Je remercie ton directeur et conseiller de demander d’écrire tes notes, car c’est pour moi une merveilleuse occasion de me faire connaître, de prouver ma puissance sur une âme, surtout si cette âme porte l’Alliance. »

– Mimi :  Pendant la messe je ressentais tout le poids de la trahison, toute la lâcheté de mes actes. J’étais incapable de poser un acte de volonté, c’était si noir. Pourtant je regardais, je voulais croire en Jésus présent. Pourquoi ma foi est-elle morte devant ce grand mystère d’amour ? Même en récitant la prière du don total, il y avait des mots changés que mon ennemi m’inspirait à dire. Je ne voulais pas et cependant je les disais quand même.

Incapable de chanter les louanges de la Vierge. À la prière de mon directeur, j’ai pu prier mais je ne me souviens pas de la nature de cette prière.

– Mimi : « Je remercie Dieu de ne pas comprendre, par obéissance, je te remercie mon Dieu des tentations.

  • Merci, de ne pouvoir chanter les louanges à Marie,
  • Merci, de cet état de sécheresse spirituelle,
  • Merci, de ce manque de ferveur dans la foi et la prière,
  • Merci, de ma douleur,
  • Merci, de mes pleurs,
  • Merci, de mes tentations,
  • Merci, du désespoir,
  • Merci, du néant où je suis,
  • Merci, des souffrances pour les âmes consacrées et pour ton Église.

Mais tout ce que je dois faire est d’obéir à ton représentant et ne cesser de dire merci, continuellement, sans avoir de certitude que mon merci est entendu et accepté. »

losange02
Samedi, le 8 décembre 1984

– Mimi : Il est minuit, nous voudrions être les premiers à t’offrir nos vœux puisque nous sommes tes enfants de la petite famille du Père Éternel.

Déjà un an où Dieu le Père Éternel avait fait son choix pour nous manifester ce qu’il voulait de nous et aussi ce qu’il désirait que nous acceptions tous les trois. Sa Sainte Volonté clairement manifestée en chacun de nous, par le don total comme prêtres et victimes au service de Dieu, de l’Église mais spécialement pour soutenir le très Saint Père Jean-Paul II.

Mimi : «  Maman Marie, j’espérais ce matin que le calme en mon âme soit revenu. J’espérais un beau soleil avec le ciel bleu. J’espérais avoir des fleurs blanches et bleues pour te les offrir en ce jour de fête; mais rien de tout cela.

  • Merci pour tout ce que je n’ai pas reçu,
  • Merci du téléphone que je n’ai pas reçu,
  • Merci de cette attente,
  • Merci ô Père très Saint de permettre à mon Bien-Aimé Jésus de venir s’immoler, une fois de plus, dans ta demeure,
  • Merci de nous donner l’occasion de nous offrir tous les trois, comme holocauste d’amour, comme prêtres et victimes avec Jésus, pour glorifier le Père Éternel.

Avec mes deux fils spirituels, nous avons renouvelé nos vœux du don total. Merci ma douce Maman du ciel de m’avoir aidée à renouveler mes vœux d’immolation du cœur, de l’âme, de l’esprit.

C’était la première fois que je faisais ces vœux avec mon nouveau directeur, P. Armand Girard, en présence de mon conseiller spirituel, P. Guy Girard. Merci de m’avoir aidée à vivre ces vœux depuis 15 ans. Que de grâces reçues, que de luttes aussi avec mon ennemi contre ces vœux. »

Mimi : Voici la formule de l’offrande par l’immolation de l’âme :

Père Éternel, mon Dieu, mon tout, quoique indigne de comparaître devant votre divine Majesté à cause de mes nombreux péchés et de ma profonde misère, mais confiante en votre infinie miséricorde et dans la ferme espérance que vous m’accorderez votre grâce,

Moi Marie Anne Georgette  Faniel, en présence de Votre Divin Fils, de Marie Immaculée, de la Cour Céleste, de vos représentants les P. Guy et Armand Girard, 

je fais vœux

de l’immolation de l’âme, du cœur, de l’esprit,

de l'acceptation de l’agonie de l’âme, du cœur, de l’esprit.

En union avec Marie Marie Immaculée,

en union avec votre Divin Fils, mon Bien Aimé,

pour votre plus grande gloire,

pour soutenir notre souverain pontife, le Pape Jean-Paul II,

pour le renouvellement des âmes consacrées,

pour l’humanité.

Que Dieu me vienne en aide. Amen

Mon directeur, le P. Armand a accepté en remerciant Dieu de cette grâce, en faisant une longue prière. Puis à son tour le P. Guy, conseiller fit des prières de louanges demandant à Dieu de nous aider à bien accomplir la Sainte Volonté du Père Éternel. Puis nous avons récité les litanies de la Sainte Vierge et le Te Deum.

Nous avons chanté le Magnificat. Nous sommes si heureux de chanter ensemble les louanges de notre douce Maman du ciel. Merci à mon Bien-Aimé Père de cette délicatesse, en permettant à notre douce Maman du ciel de venir cueillir notre offrande comme prêtres et victimes.

– Mimi : « Merci Maman Marie, tu es si belle et si bonne pour tes petits enfants. »

– Marie : « Mes chers petits enfants, c’est à moi, votre Maman du ciel, de venir vous remercier de votre amour envers Dieu le Père Éternel et mon Bien-Aimé Jésus avec l’Esprit Saint. Vous m’avez comblée en ce jour de mon Immaculée Conception.

Mes chers enfants choyés et chéris, enfants privilégiés, restez fidèles à votre offrande du don total, comme prêtres et victimes, pour glorifier Dieu le Père Éternel, pour aider mon enfant béni et privilégié du Père en la personne du très Saint Père Jean-Paul II. Je le porte continuellement dans mes bras de Mère pour le protéger en face du danger qui le menace par ses ennemis visibles et invisibles. Sa foi et son amour pour nous le protègent. Mes chers enfants, continuez à le soutenir de vos prières, sacrifices et de votre affection. Restez fidèles à tout ce qu’il vous demande; vous savez ce que je veux dire. »

losange02
Lundi, le 24 décembre 1984

– Mimi : « Merci, ô mon Père très Saint, de cette grande grâce. Après m’avoir demandé d’habiller mon cœur pour la venue de Jésus, voilà qu’aujourd’hui tu viens revêtir mon pauvre cœur de tant d’amour. Ces heures d’attente avec ma douce Maman du ciel sont si précieuses pour moi. »

Messe par le P. Armand : que de grâces, de faveurs durant cette Eucharistie!

C’est en union avec le Saint Père et mes fils spirituels que nous préparons, dans la prière et le silence, ces moments si précieux. Que de joie et reconnaissance animent nos pauvres cœurs; le mien est si froid.

– Mimi : « Ô Père très Saint, je t’en supplie, réchauffe mon pauvre cœur, moi qui désire tant tenir dans mes bras ce petit Jésus, ton enfant, Dieu le Père. Je voudrais tellement lui donner toute la chaleur près de mon pauvre petit cœur. »

– Jésus : « Ma Bien-Aimée, reste en paix, la chaleur de ton amour vaut beaucoup plus que la chaleur humaine. Par l’Alliance que j’ai passée avec toi, ne suis-je pas au chaud continuellement. »