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Samedi, le 3 avril 1954
 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît, j’ai craché quelques gouttes de sang, je souffre beaucoup, mais je garderai silence sur mon état. » 

– Jésus : « Ma chère petite, ne te trouble pas, ce n’est qu’un signe avant-coureur de ta fin prochaine. Prépare-toi. » 

– Mimi : J’avais commencé une petite retraite. Le démon me disait : 

– Satan : « Pourquoi faire une revue générale de ta vie? Pourquoi déranger ton directeur, il est très occupé? »

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Mardi, 6 avril 1954

– Mimi : « Je me sentais faible et le démon voulait en profiter, me décourager. Je suis allée confier à mon directeur mes doutes et mes tentations. Il me conseilla d’aller près de toi avec pleine confiance, me voici mon Bien-Aimé. » 

– Jésus : « Ma chère petite, approche-toi de moi avec les sentiments d’amour et de confiance, je veux plus. Avec la permission de ton directeur, mortifie ton corps afin de mieux comprendre ce que j’ai enduré par amour pour toi. Dans ton examen de conscience ne cherche pas tant le nombre de tes péchés, je les connais, cherche plutôt le manque de confiance en mon amour miséricordieux. » 

– Mimi : « Avec la permission de mon directeur, je t’offre ce que tu me demandes, aide-moi; comme la chair est faible, pauvre nature humaine. Donne-moi la force pour bien accomplir ta Sainte Volonté. N’est-ce pas que je suis lente à mortifier mon corps et je suis si prompte pour flatter ce même corps, qui un jour retournera en poussière. »

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Jeudi, le 8 avril 1954

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de la grâce reçue aujourd’hui. Avec la permission de mon directeur, j’ai pu faire une revue générale de ma vie, pauvre vie. Je me suis approchée de toi avec le repentir de Marie-Madeleine, avec son amour, sa confiance. 

J’avais demandé à ma douce Maman du ciel de se tenir près de moi, de me donner la main. J’ai aussi demandé à l’Esprit Saint de m’éclairer, de me soutenir. Oui mon Bien-Aimé, j’ai enfin compris ce que tu as dû souffrir à cause de moi, mais surtout de mon manque de confiance. Après tout ce que tu avais fait pour moi, après tant de preuves de ton amour, je te demande pardon mon amour. 

Je regrette tout, oui je veux réparer, je veux expier, je veux te prouver mon amour, mon repentir. Je m’offre à toi pour toujours et par amour je veux te suivre, marcher à tes côtés, afin de devenir un jour ta petite épouse, ta petite hostie d’amour que tu immoleras comme il te plaira. J’accepte aussi de partager tes souffrances endurées pendant ta passion. 

Mon Bien-Aimé, augmente toutes les grâces spirituelles pour mon directeur, il fait beaucoup pour mon âme. Si je puis maintenant lever les yeux vers toi, c’est à lui que je dois tout. Comme lui je désire faire beaucoup de bien, je veux sauver des âmes, et je compte sur notre travail d’équipe et j’espère tout de toi, j’attends tout de ta divine main, de ta bonté, de ta puissance, de ton amour; sans toi je ne puis rien, avec toi je puis tout. 

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Vendredi, le 9 avril 1954

– Mimi : J’étais dans le hangar à faire du travail. Il me parle souvent à cet endroit-là. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé pourquoi me parles-tu si souvent à cet endroit, il me semble que cela n’est pas convenable pour toi mon Bien-Aimé? » 

– Jésus : « Ma chère petite n’ai-je pas choisi l’étable pour naître et manifester mon amour? N’ai-je pas le droit de choisir le hangar pour faire naître en toi mon amour, pour te parler sans témoin oculaire, la solitude me plaît tellement? » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé encore une lutte, aide-moi s’il vous plaît, je souffre, le démon ne cesse de me dire : 

– Satan : « Tu t’efforces de lui dire tous les jours que tu l’aimes, que tu acceptes en tout sa Sainte Volonté, que tu portes ta croix de chaque jour avec résignation et amour. En faisant cela, tu ne fais qu’augmenter tes fautes, car tu sais bien intérieurement que c’est le contraire, tu n’as qu’à regarder ta vie pour te convaincre de la chose. » 

– Jésus : « Ma pauvre petite, je suis toujours là quand même, je suis en toi, surtout ne doute pas de ma présence en toi. Pourquoi te plaindre? Tu n’es pas seule à souffrir! Car depuis trois jours, ton directeur souffre aussi, il passe une terrible épreuve. Aide-le par tes prières et tes sacrifices, fais-lui part de notre entretien, c’est par la souffrance que je donne mes caresses à mes amis, il est du nombre. 

Je permets cela pour que notre travail d’équipe soit complet. Lui doit offrir et travailler, toi, souffrir et prier, moi je me charge du reste.

Pense, le salut d’une seule âme coûte cher et combien d’âmes se perdent tous les jours, c’est pourquoi je m’adresse à vous pour m’aider à sauver des âmes, pour compléter ma passion au prix même de vos vies. » 

– Mimi : « J’ai fait part à mon directeur de notre entretien, j’étais mal à l’aise, car je croyais commettre une indiscrétion au sujet de ses épreuves, mais il me rassura en me disant : « En effet, j’ai une grande épreuve » et me répétant la même phrase que toi en disant : « Vous voyez vous n’êtes pas seule à souffrir, moi aussi j’ai ma part. » J’étais tellement émue que je ne pouvais rien répondre. Ce n’est pas la première fois qu’il me dit les mêmes paroles que toi. »

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Samedi, le 10 avril 1954

Mimi : Grande tentation contre la foi, je souffre beaucoup, le démon veut me décourager. J’ai attendu près d’une heure pour aller à la confesse; il y avait beaucoup de gens. Le démon me suggérait de partir, et me disait : « Laisse la place à d’autres, sois charitable » ou bien encore : « Mon sacrement de pénitence n’est pas pour toi. Ma miséricorde a des bornes et la confession que tu te proposes de faire est nulle. » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’ai confiance en toi, aide-moi s’il vous plaît. » 

– Jésus : « Ma pauvre petite, va vers ton directeur, dis-lui tout, je sais ce que tu souffres. Offre ces tentations en expiation de tes péchés et aussi pour mériter. Prie pour les âmes qui attendent pour se confesser afin qu’elles fassent de bonnes confessions. Par tes douleurs physiques, tu procureras la force et la patience au confesseur. Soutiens ton directeur par tes prières, il est très fatigué, il souffre, ne le laisse pas seul pour travailler. N’oublie pas le travail d’équipe pour les âmes. » 

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, merci ma douce Maman du ciel, enfin je suis allée à la confesse à mon directeur. Comme il comprend mon état d’âme, c’est près de toi qu’il me conseille d’aller me réfugier. Me voici mon Bien-Aimé, accepte ma bonne volonté et mes petits sacrifices pour les âmes. 

Comme j’aimerais travailler encore plus et avec plus d’amour pour les âmes. À l’exemple de mon directeur et par ses conseils, que je veux mettre en pratique, je veux expier et sauver des âmes pour te les offrir. 

Je suis allée à la messe de 5 heures p.m. et j’ai communié, j’étais si heureuse de te recevoir, j’ai tellement besoin de toi, sans toi je ne puis rien. Aide-moi, c’est près de toi que je viens refaire mes forces. »

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Dimanche, le 11 avril 1954

– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, je suis à toi, je m’offre aujourd’hui pour travailler avec toi pour sauver des âmes. 

Je voulais écrire davantage, mais j’ai dû garder 4 petits. J’étais heureuse d’avoir fait ta Sainte Volonté. Après le départ des petits, j’ai pu faire une heure sainte. »

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Lundi, le 12 avril 1954 | Semaine Sainte

– Mimi : « Je me suis rendue à l’église pour assister à la sainte messe, mais par un mal entendu je n’ai pas communié. Comme j’étais triste, j’avais tellement hâte de te recevoir. » 

– Jésus : « Ma chère petite, pense à la peine que je ressens lorsque je suis là et que j’attends et que tu ne viens pas. » 

– Mimi : « Tout en repassant, j’écoutais à la radio la version française des sept paroles du Christ. Comme le démon en profite pour mettre le doute dans mon âme. Mon Bien-Aimé où es-tu? 

Ma Douce Maman du ciel, garde-moi près de ton cœur de mère, protège ton enfant qui t’en supplie. » 

– Marie : « Ma petite, pense aux âmes. »

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Mercredi, le 14 avril 1954 

– Mimi : Après ma confession à mon directeur, j’ai fait ma pénitence, je voulais partir, car j’avais du travail à faire. 

– Jésus : « Ma chère petite, reste encore près de moi, prie pour les pauvres pécheurs. N’est-ce pas merveilleux? Ce n’est pas souvent que nous avons l’avantage de travailler tous les trois au même endroit. Moi dans le tabernacle j’attends, dans le confessionnal ton directeur travaille et m’offre des âmes, toi dans l’église entre nous, tu souffres et pries pour toutes ces âmes, afin d’en sauver beaucoup. » 

– Mimi : « Comme notre petite équipe doit plaire à Dieu. Pour glorifier Dieu je veux travailler encore plus. Avec la permission de mon directeur, je commencerai à faire ce que tu me demandes pour les âmes, il faut que je sauve le plus d’âmes possible, j’en ai tellement perdues dans le passé, je veux réparer. Je veux te consoler pour te faire oublier toute mon indifférence d’autrefois et mes manquements de chaque jour. »

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Jeudi Saint,  15 avril 1954

– Mimi : « 5 heures a.m. me voilà à ta disposition, je veux travailler avec toi pour te plaire. » 

À l’église je regardais mon directeur distribuer la sainte communion, il me faisait penser au Bon Pasteur distribuant la nourriture à ses brebis. Comme il travaille ferme après tant de fatigue. Son exemple me donne du courage, je veux travailler encore plus pour les âmes. 

Visite au reposoir. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me prosterne devant toi pour te rendre gloire et tous les hommages qui te sont dus. Toi le Maître du ciel et de la terre, mon Dieu, mon tout, je veux t’adorer comme les anges dans le ciel, te prier comme les saints. 

Aide-moi ma douce Maman du ciel à aimer Dieu, à lui rester fidèle. »

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Vendredi Saint,  16 avril 1954            

Jour mémorable pour moi. 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’aimerais bien t’offrir ce que tu me demandes, mais les circonstances m’obligent à prendre d’autres moyens. Enfin, je partage ta 6e plaie sur l’épaule gauche. Je me demande souvent pourquoi as-tu porté ta croix plus longtemps sur ton épaule gauche? » 

– Jésus : « Ma chère petite, j’ai porté ma croix plus longtemps sur l’épaule gauche parce que je désirais, malgré mes souffrances, garder ma main droite libre afin de bénir une dernière fois mon peuple que j’aimais tant. Reconnais-tu dans ce geste mon amour pour les âmes? Ma chère petite, prouve-moi ton amour en acceptant tout. Prosterne-toi devant ma croix et reste dans cette position pour faire le chemin de croix, car je veux te faire partager mes souffrances. » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que veux-tu que je fasse de plus? » 

– Jésus : « Ma petite prends ton crucifix, applique-le près de ton coude et appuie fortement. Garde-le ainsi jusqu’à la fin du chemin de croix. Je ferai le reste. » 

Mimi : Tout à coup j’entrevois la Sainte Face, mais il y avait comme un voile qui couvrait la figure, je ne pouvais pas distinguer clairement les traits, cela a duré à peine quelques secondes, mais à plusieurs reprises durant le chemin de croix cela s’est produit. 

– Mimi : « Je ne sais pas si ce sont les effets de mon imagination, mais tout ce que je sais c’est que je garderai le secret en mon cœur, de ton doux regard voilé, comme un trésor, comme étant mon unique soutien, ma consolation, ma force, ô face adorable de mon Bien-Aimé, je t’aime. » 

Puis commencent les souffrances physiques, toutes les parties de mon corps ont été atteintes. 

– Mimi : « Mon Dieu, aidez-moi s’il vous plaît, la douleur augmente de plus en plus et tous mes membres tremblent fortement, je ne sais ce qui se passe, j’ai peur, et je pleure, je ne peux plus endurer. » 

– Jésus : « Ma chère petite, ne me laisse pas seul, regarde-moi encore, tes souffrances ne sont rien à comparer à ce que j’ai enduré par amour pour toi durant ma passion et pense bien à tout cela par amour. 

Je puis te dire que je suis mort d’amour, c’est pourquoi je te disais l’autre jour, qu’en acceptant de devenir mon épouse, tu auras beaucoup à souffrir. Tu connaîtras comme moi l’abandon total, puis tu mourras victime de mon amour. Je sais très bien que tu ne comprends pas tout, que tu ne comprends pas l’importance de mes paroles, c’est pourquoi ma Mère Bien-Aimée te protégera d’une manière spéciale et te gardera sous sa protection. 

Elle connaît mes desseins sur toi, ma chère petite, si faible, oui si petite. Oui, ma chère petite, plus tard, beaucoup plus tard, tu comprendras tout. Pour le moment, fais-moi confiance, suis-moi dans ma passion, porte avec amour ta croix de chaque jour pour me plaire et pour glorifier mon Père. 

En ce moment je t’offre avec moi à mon Père, car tu participes à mes souffrances avec amour et entière soumission à ma volonté. Je sais que tu as été fidèle à me suivre surtout durant cette semaine. Je t’ai aidée, car de toi-même tu n’étais capable de rien. Je savais que tu étais faible, je t’ai placée souvent sur mon épaule comme ma petite brebis blessée. Je ne voulais pas te perdre, car tu es si fragile, ta pauvre nature humaine est encore là. Si je ne t’avais pas aidée, il y aurait longtemps que tu aurais fui. C’est mon amour qui te soutient, tu en as ressenti les effets cet après-midi. » 

Mimi : Une heure prosternée, mes membres sont engourdis, je souffre. Le moindre mouvement que je veux faire me procure une douleur, la plaie de mon épaule gauche me fait souffrir davantage.  

– Mimi : « C’est si peu de chose, à la vue de ton sang versé par amour pour les âmes. J’unis mes souffrances aux tiennes pour sauver des âmes. J’accepte de faire ta Sainte Volonté et j’en suis heureuse, car je te le répète, je désire devenir un jour ta petite hostie d’amour que tu immoleras tous les jours. » 

– Jésus : « Ma petite, va vers ton directeur, dis-lui tout. Pourquoi avoir de la gêne avec lui, cela me blesse beaucoup, car c’est  moi qui l’ai choisi pour toi, afin qu’il te dirige dans la mission que je veux te confier. Parle-lui de tout, tout. » 

– Mimi : « J’avais déjà acheté un anneau, j’attendais le jour où il dirait de le faire bénir et de le porter comme gage de notre union, cela me gênait d’en parler. » 

– Jésus : « Ma pauvre petite, pourquoi es-tu gênée avec lui, prends garde que ce sentiment de gêne devienne de l’orgueil! 

Sois humble et simple avec lui, parle-lui avec confiance, dis-lui tout. Si tout ce qui t’arrive venait de toi, tu aurais raison de craindre d’être dévoilée, mais au contraire si c’est moi qui agis en toi et t’inspire, pourquoi craindre, ne suis-je pas la Vérité? Ma petite, fais un acte d’humilité, va vers ton directeur, dis-lui tout. 

Je désire qu’il bénisse cet anneau en mon nom, en souvenir de notre union de cet après-midi : union en premier lieu de l’amour dans la souffrance, de l’amour d’un Dieu pour sa petite créature; de l’union de deux cœurs, ayant le même idéal : les âmes. L’union de deux cœurs remplis d’amour l’un pour l’autre et qui désormais ne seront plus qu’un. » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, mon bonheur est tellement grand, je n’oublierai jamais ce beau jour. J’ai fait part de notre entretien à mon directeur et avec sa permission j’accomplirai ce que tu désires. 

Il y a longtemps mon amour que je désirais cette union. Moi, si petite, si imparfaite, remplie de misère, tu désires faire de moi ta petite épouse! Comme ta miséricorde est grande et ton amour est immense pour les pauvres âmes, surtout comme la mienne. Je ne puis rien te refuser, je ne puis résister à ton appel. Ô amour infini, mon unique espérance, mon bonheur est si grand, tes caresses sont si douces, seul l’amour divin peu produire dans l’âme cette joie, malgré la souffrance. Merci, merci mon Bien-Aimé. 

Mon directeur a béni mon anneau en ton nom. En acceptant cet anneau, je deviens ta petite épouse. Dès ce moment j’accepte avec amour ta Sainte Volonté. J’accepte de te suivre dans le chemin de la souffrance. Avec toi je désire porter ma croix de chaque jour, avec une entière soumission à la volonté de Dieu. 

J’accepte ce que tu attends de moi sur cette terre et plus tard dans le ciel, car j’ai confiance que notre union se complétera dans le ciel pour l’éternité où jamais plus je ne te quitterai. Que j’ai hâte de te voir dans toute ta gloire pour t’adorer, pour te prouver mon amour, pour couvrir ton front de baisers. Quand donc viendra ce jour? Je m’ennuie tellement loin de toi. Quand vas-tu venir chercher ta petite épouse? Le temps me paraît si long. Cependant je me soumets à ta Sainte Volonté, je ne veux plus perdre le temps que tu me donnes pour expier, pour me purifier, pour mériter. Oui, je veux sauver le plus d’âmes possible, pour te les offrir. Pour cela j’ai besoin de toi, de ton aide. Je désire bien accomplir mon travail d’équipe afin d’atteindre mon idéal. » 

– Jésus : « Ma chère petite, tu auras à souffrir des critiques, des questions de toute sorte, même des médisances, des calomnies au sujet de cet anneau béni que tu portes. Ne te laisse pas abattre, tu seras tentée de l’enlever peut-être. Quand ce jour-là viendra, rappelle-toi de notre union, de notre engagement devant mon Père. Souviens-toi du vendredi saint où tu es si heureuse d’être ma petite épouse. C’est pourquoi je désire que tu portes cet anneau pour le plus grand bien de ton âme. Tu te rappelleras ton devoir d’épouse du Christ, ton vœu, ta mission, je te veux toute à moi. Je t’en supplie, en expiation de tes péchés et pour me faire plaisir, garde le silence à toutes les questions que l’on te posera au sujet de cet anneau que tu portes. Notre union doit être ignorée du monde sauf de ton directeur. Dis-moi que tu vas rester fidèle à ta promesse. Donne-moi une preuve de ton amour en gardant le silence. Demande à ma mère Bien-Aimée de t’aider. » 

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, apprends-moi à garder le silence, dans le recueillement, apprends-moi à garder le secret de notre union. 

Apprends-moi à rester humble et soumise à Dieu en tout et partout. Oui je veux garder mon époux Bien-Aimé caché en moi, je le garderai comme un trésor. »

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Samedi Saint,  17 avril 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’ai besoin de toi. » 

J’avais de la peine et je lui demande : « Pourquoi ta face adorée est-elle voilée? » 

– Jésus : « Ma petite, le voile qui couvre mes traits sont tes péchés, tes imperfections, ton manque de confiance. » 

Mimi : Pour Pâques j’aimerais mettre mon chapeau de paille, il fait si beau. 

– Jésus : « Non, ma chère petite, je ne veux pas. » 

– Mimi : « Pourtant mon Dieu, cela ne fait pas mal à personne! » 

– Jésus : « Je le sais bien que cela ne fait pas de mal à personne, mais cela fait plaisir à ta vanité. Offre-moi ce sacrifice en expiation de tes péchés de vanité, d’orgueil. Pense à ma parure du vendredi saint! Pense à ma couronne d’épines. » 

– Mimi : Je regardais le sucre à la crème, que j’ai hâte d’en manger à l’occasion de Pâques. 

– Jésus : « Non, ma petite, offre-moi cela, ne prends aucune friandise, surtout pas de chocolat. Offre-moi cela pour réparer tes gourmandises. 

Combien de gens célèbrent cette fête de ma Résurrection en faisant des abus de toutes sortes, sous prétexte que le temps du carême est fini. Combien y en a-t-il qui pensent à me remercier de les avoir sauvés et ouvert le ciel. Rappelle-toi hier, notre union n’est-elle pas en premier lieu une union dans l’amour et la souffrance? » 

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, veux-tu me faire plaisir? Permets, si c’est ta Sainte Volonté, que mon directeur demain dise la messe dans une petite chapelle. J’aimerais que nous fêtions ensemble ce beau jour. » 

J’avais enlevé mon anneau, je craignais d’être questionnée. 

– Jésus : « Ma petite, pourquoi ne portes-tu pas ton anneau béni? Es-tu vraiment mon épouse? Pourquoi craindre les critiques? Pourtant tu en as fait souvent pour rien! 

Ma chère petite, à toutes les questions et les critiques réponds par un silence. Offre-moi cela pour réparer tes critiques, tes médisances, tes calomnies. Pense à mon silence devant tes péchés, pense à mon silence chez Pilate! Je te veux toute pure, toute belle, c’est pourquoi je te demande beaucoup pour purifier ton passé, ton présent. N’oublie pas ce que tu as accepté en devenant mon épouse. Maintenant que tu t’es donnée à moi et que je suis à toi, nous allons travailler ferme pour les âmes, pour rendre gloire à mon Père. »


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18 avril 1954 | Anniversaire de Pâques

– Mimi : « Mon Père, rendons grâce de ma résurrection dans le droit chemin, et c’est à vous que je dois ce grand bonheur, après tant d’autres. J’espère que votre cœur de prêtre se reposera à la pensée que j’ai de ne plus le quitter, d’accepter toujours sa Sainte Volonté. Maintenant que je me suis placée entre ses bras divins, peu m’importe le reste. » 

Ce matin durant la sainte messe, il m’a fait comprendre l’importance de la souffrance et la nécessité de la croix dans ma vie. 

– Jésus : « N’oublie pas, ma chère petite épouse que notre union est en premier lieu une union d’amour, dans la souffrance et l’entière soumission à la Sainte Volonté de mon Père. » 

– Mimi : « Ô mon Dieu, je te remercie d’avoir comblé les vœux de ton enfant. Depuis quatre ans, je travaille ferme avec mon directeur à atteindre mon idéal, celui de sauver des âmes avec toi. C’est pourquoi je ne puis rien te refuser après tant de preuves d’amour. Comme je ne suis jamais satisfaite, il y a longtemps que je désirais notre union, maintenant c’est encore plus. Maintenant, mon désir est encore plus grand; celui de posséder pour l’éternité, de te voir face à face pour t’adorer, te prier, te remercier pour tant d’amour. » 

– Jésus : « Ma chère petite, si tu pouvais savoir l’étendue de mon amour pour toi. Pourquoi te gêner avec moi. Tu m’appelles ton Bien-Aimé. Ne suis-je pas plus dans ta vie depuis vendredi saint. Pense à notre union. À l’avenir, lorsque tu voudras me plaire, appelle-moi ton époux Bien-Aimé. 

Ma chère petite, j’ai un secret à te confier. Ce matin, je me suis manifesté dans ton directeur en lui donnant une preuve sensible de tout mon amour pour lui. »

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Pâques,  Dimanche le 18 avril 1954

– Mimi : « Comme l’amour divin transforme mon âme. Autrefois j’étais près d’un ami que j’aimais, mon cœur battait très fort en sa présence. Maintenant, mon époux Bien-Aimé, en ta présence non seulement mon cœur bat très vite, mais il me semble qu’il se dilate. Seul l’amour divin peut produire cet effet et donner cette joie, ce grand bonheur, cette paix, cette sécurité même dans la souffrance. Maintenant que tu es tout à moi comme époux, j’ai toujours hâte de te parler, de te prier, de te consulter sur nos projets, de te prouver mon amour. 

Comme je sais que nous travaillons ensemble, je fais mon possible pour bien accomplir mon travail, pour mettre de l’ordre dans mon âme, pour te plaire, et pour être agréable à Dieu. Comme une petite mère, je pense et prie aussi pour mes enfants (les âmes). Je veux désormais être toujours soumise à ta Sainte Volonté, pour la plus grande gloire de Dieu. Je suis si heureuse, je ne cesse de te remercier, je remercie Dieu le Père pour tant de bonté. 

Ô Esprit Saint éclaire-moi davantage, j’ai besoin de tes lumières pour connaître mon Dieu. 

Ma douce Maman du ciel, demande pour moi le don de l’amour pour ton doux Jésus, pour la Sainte Trinité; je veux aimer encore plus. Je désire mieux vous connaître, afin de mieux vous servir et vous aimer. Je ne veux vivre que pour lui. »

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Lundi, 19 avril 1954

Mimi : Mon devoir d’état m’oblige à faire des emplettes.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’amène avec moi dans les magasins. »

Il ne me quitte pas malgré la foule, je pense à lui.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’offre des actes d’amour pour chacune des personnes présentes, des actes de contrition parfaite pour les âmes qui en ont besoin. »

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Vendredi, le 23 avril 1954

Mimi : J’ai enlevé mon anneau béni, car je craignais les questions et la critique de certains membres de ma famille.

– Jésus : « Ma pauvre petite, qui dirais-tu si au moment de ta mort je craignais les questions et les critiques au sujet de notre union? Ma chère petite, crois-tu que si tu me restes fidèle je vais rougir de toi lorsque je te présenterai à mon Père comme épouse devant ma cour céleste? Tu me peines beaucoup en agissant ainsi, pense un peu ma chère petite lorsque je t’ai choisie pour épouse, est-ce que j’ai eu honte de toi? Et pourtant j’aurais eu raison, car tu sais ce que tu étais!

Dans ma grande miséricorde et mon amour pour toi, j’ai fermé les yeux et je t’ai ouvert mon cœur. Ma chère petite, promets-moi de ne jamais enlever cet anneau béni; rappelle-toi tes engagements; souviens-toi de mon amour pour toi. Ma chère petite épouse, pour réparer cette faute, baise souvent avec respect cet anneau béni, pense à notre union dans l’amour et la souffrance. »

– Mimi : « En effet, mon Bien-Aimé, je reconnais que j’ai été lâche et en faisant ce geste je me retrouvais en Saint Pierre. Il y a si peu de temps que je suis ton épouse et déjà j’étais prête à t’abandonner, à oublier nos serments, comme je me sens coupable. 

Je te demande sincèrement pardon et je te promets de garder cet anneau béni malgré tous les obstacles et lorsque je paraîtrai devant toi comme épouse, tu regarderas mes mains seront vides, car j’aurai tout donné. 

Mais, il y aura toujours cet anneau béni qui sera le signe de ma fidélité envers toi, mon amour infini, mon Dieu. Je te demande pardon et je dépose sur ton front un doux baiser pour te faire oublier ma lâcheté à ton service. »

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Samedi, 24 avril 1954

– Mimi : Je souffrais tellement de la tête, je ne pouvais à peine ouvrir les yeux, ma vue baisse de plus en plus.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme j’aimerais regarder plus clairement les stations du chemin de croix. »

– Jésus : « Ma chère petite, ne t’attriste pas, un jour tu me contempleras, tu me verras dans toute ma splendeur, offre-moi cela; mon regard a déjà été voilé par le sang, par le péché, par tes péchés. Pour le moment regarde-moi avec les yeux de la foi, j’en serais heureux. Ma pauvre petite, je t’aime bien tu sais. »

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Dimanche, le 25 avril 1954

Confirmation des enfants.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel c’est près de toi que je pleure en pensant à toute la peine que je t’ai causée. En me présentant pour recevoir ce beau sacrement, je me vois ce jour-là. Comme ma petite âme était troublée, je souffre trop, j’ai besoin de pleurer, c’est près de ton cœur de mère que je viens me réfugier pour te redire toute ma tristesse, toute ma peine, et mon repentir. »

– Marie : « Ma chère petite, ne te gêne pas pour pleurer dans mes bras, une maman comprend toujours le cœur de son enfant, surtout lorsqu’il souffre. Chacune de tes larmes est comme des perles précieuses que tu déposes entre mes mains. Je les accepte toutes, puis je vais les déposer aux pieds de Dieu. Quels beaux joyaux que ces larmes devenues des perles précieuses par la grâce, perles d’amour, de repentir, de pardon, de confiance.

Rappelle-toi du vendredi saint où tu acceptais de devenir l’épouse de mon fils Bien-Aimé, où tu acceptais de t’offrir avec lui à Dieu le Père pour accomplir sa Sainte Volonté en tout et partout. Console-toi, car en ce beau jour, nous avons regardé la sincérité de ton cœur et tout l’amour qu’il contenait pour nous. Tu ne pouvais nous offrir une preuve plus évidente de ton amour, de ton repentir, de ta confiance. Quelle joie pour mon cœur de Mère, de revoir son enfant revenue parmi nous comme au jour de ton baptême.

Comme nous étions heureux, ce bonheur se renouvelle chaque fois que tu t’offres avec mon fils à Dieu, chaque fois que tu acceptes de le suivre dans le chemin de sa passion, chaque fois que tu t’humilies devant nous, devant ton prochain; chaque fois que tu répares tes manquements de chaque jour, par des actes d’amour, de contrition; chaque fois que tu nous remercies pour tout ce que nous faisons pour toi. Mon bonheur est grand lorsque je vois que tu travailles ferme à atteindre ton idéal pour sauver tes frères qui sont mes enfants. Que je suis heureuse de te revoir chaque jour à mes pieds pour m’honorer par la récitation de ton rosaire. Ne te lasse pas, car tu obtiendras beaucoup, reste-moi fidèle, ma petite fille, oui petite, reste toujours de plus en plus petite, car c’est plus facile pour moi de te tenir entre mes bras. »

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Mardi, le 27 avril 1954

– Jésus : « Ma chère petite, pourquoi écouter les suggestions du démon? Je sais plus que toi que tu n’es pas digne de communier, c’est précisément parce que ton âme est malade que tu as besoin d’un remède salutaire. Tu es dans le doute, viens à moi, je suis la lumière; tu es faible, viens à moi, je suis la force, la puissance; tu es pauvre en vertu, viens à moi, je suis la richesse même. Je suis le roi du ciel et de la terre. Ton âme a besoin d’un refuge assuré, viens dans mon cœur, tu as besoin de pardon, viens à moi, je suis la miséricorde infinie. Tu te sens seule, viens à moi dans mon sacrement d’amour, là je comblerai tes désirs. Je suis la bonté même. Ma chère petite, enlève maintenant de ta vie le moi. Moi je te veux tellement humble, nous sommes deux maintenant, sans moi tu n’es rien. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, il est vrai que sans toi je ne suis rien, j’ai besoin d’un lien solide et durable et c’est vers toi que j’irai chercher asile dans ce cœur rempli d’amour. Je me suis laissée aller à certains regrets, des doutes au sujet de ma vocation. Je ne peux comprendre, il y a tellement de choses nouvelles pour moi, surtout depuis 5 ans. »

– Jésus : « Ma chère petite, tu ne comprends pas la vie spirituelle parce que tu es trop repliée sur toi-même. Tu ne comprends pas mon amour parce qu’il y a encore trop d’humain en toi, il faut mourir à toutes ces choses. Tu es devenue mon épouse, n’est-ce pas moi qui t’ai choisie, que veux-tu de plus? N’est-ce pas une belle vocation, être l’épouse du Christ? »