Accéder au contenu principal
Jeudi,  2 septembre 1954

– Mimi : Pendant mon heure sainte, je suis encore dans le doute, la sécheresse spirituelle augmente de plus en plus. Selon les conseils de mon directeur, je dirai :

– Mimi : « Mon Dieu, ayez pitié de moi, pardonnez-moi. Que je souffre, je n’ai plus rien pour m’accrocher; c’est le vide complet. Je ne puis faire aucun pas, ce sont les ténèbres. Mon Dieu, je t’en supplie, aide-moi, ne permets pas que mon état me décourage. »

– Jésus : «  Ma petite, tu n’as pas besoin de t’accrocher. Jette-toi simplement entre mes bras avec confiance. Ma chère petite épouse bien-aimée c’est parce que je t’aime que j’agis de la sorte. Je te le répète, il faut que tu sois purifiée avant que je te présente à mon Père comme épouse. Reste fidèle entre mes bras. Si tu pouvais comprendre tout le plaisir que tu me procures en ce moment en acceptant ma Sainte Volonté.

Ma chère petite épouse, tu auras beaucoup à souffrir pour sauver des âmes. Si tu acceptes avec amour de demeurer où je te place, je te promets de venir te chercher et tu ne feras pas de purgatoire, car, je te donne le privilège de le faire sur la terre. Vois dans tout ceci mon amour et ma miséricorde enfin pour toi.

Rappelle-toi souvent le jour de notre union (vendredi saint) où tu étais si heureuse de partager mes souffrances. Est-ce que je t’avais trompée? Chaque fois que je te promettais quelque chose, j’ai toujours tenu mes promesses. Mais toi, ma chère petite, es-tu toujours fidèle dans tes promesses envers moi, envers ton directeur? Renouvelle ton vœu d’obéissance envers ton directeur. »

– Mimi : « Comment te plaire mon Bien-Aimé, je ne peux même pas prier. J’accepte et ne comprends pas l’importance de mes actes. Plus je désire m’approcher de toi, plus je me sens loin et, plus j’espère m’entretenir avec toi, plus je trouve le temps long parce que je n’ai rien à te dire. Les mots me manquent et mon esprit est troublé et plus je désire t’aimer, plus mon cœur est froid. Plus je désire avoir confiance, plus je désire écouter ta voix, plus ma crainte est grande. Mon Bien-Aimé, tu m’aimes quand même? »

– Jésus : « Mais oui ma chère petite, je t’aime encore plus, car tu admets que sans moi tu ne peux rien, et que tu n’es rien, que tu ne comprends rien. En admettant tes faiblesses, tes misères, reste entre mes bras divins, ne me quitte pas. Reste dans l’état où je t’ai placée pour la plus grande gloire de mon Père.

Je le sais, tu ne comprends pas, pour le moment, cependant dis-moi seulement que tu m’aimes. J’ai besoin de te l’entendre dire par toi ma douce petite épouse même si tu ne ressens pas ce que tu dis dans ces paroles. »

losange02

Samedi,  4 septembre 1954

Mimi : Tentations.

– Jésus : « Remercie ton directeur, car il fait beaucoup pour toi, spécialement cet après-midi. Mortifie ton corps avec la permission de ton directeur. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu le sais, je souffre assez comme cela. »

losange02

Samedi,  9 septembre 1954

Mimi : Paroles de mon directeur :

  1. Le Bon Dieu vous prépare à de grandes grâces spéciales.
  2. Faites comme si…
  3. Quand vous m’écoutez, vous êtes sûre de ne pas vous tromper.

De plus en la présence de mon directeur : je fais vœu d’accepter de souffrir toute ma vie pour sauver les âmes et à soutenir votre Église.

Satan : « Ma petite, c’est moi qui t’ai inspirée. Tu as deviné juste au sujet de la mort. Sais-tu pourquoi ton directeur a écrit ce matin. Il voulait te rassurer. S’il était si certain de lui, c’est parce qu’il a consulté un confrère au sujet de cet entretien. »


losange02

Vendredi, 17 septembre 1954

– Mimi : Visite à l’église. Le vide complet et pourtant j’aurais aimé te prier.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, vois à tes pieds ton enfant si misérable, si pauvre, si faible. Je t’en supplie accepte mon amour si petit si froid. Réchauffe-le dans ton cœur ardent d’amour pour Dieu. »

Mimi : Je voulais m’acheter un chapeau. Je n’en avais pas un besoin urgent.

− Le Père Éternel : « Ma chère petite, achète-moi plutôt des âmes, elles coûtent si chères. »

losange02

Samedi,  18 septembre 1954

– Mimi : Je voulais faire une méditation, mais je souffrais trop, surtout de la tête et du cou.

– Jésus : « Ma petite, offre-moi l’état où je t’ai placée. Accepte de porter ma couronne d’épines. Pense à mon cœur qui t’aime tant. »

– Mimi : Depuis quatre heures du matin que je souffre. J’étais tellement faible, fiévreuse, que je ne pouvais faire aucune méditation.

– Jésus : « Ma chère petite, offre ce que tu souffres en ce moment, c’est la plus belle prière. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’accepte avec amour et résignation ce que je souffre. Aujourd’hui, j’unis mes faibles souffrances aux tiennes pour expier mes péchés si nombreux et aussi pour sauver les âmes avec toi.

Ma douce Maman du ciel, apprends-moi à aimer Jésus comme tu l’as aimé : à aimer, à me soumettre à la Sainte Volonté de Dieu le Père.

Dans l’état de sécheresse spirituelle où je me trouve, je ne puis prier, méditer comme je voudrais. Cependant, ce que je puis dire est que, je désire te rester toujours fidèle parce que je t’aime. Ô mon Bien-Aimé, je crois en ton amour pour moi. Je t’en supplie, crois en mon amour pour toi. Je ne ressens rien cependant, tu le sais bien que je t’aime, que je suis ta petite épouse. »

losange02

Mardi,  21 septembre 1954

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, toujours dans le même état que j’accepte avec entière soumission à ta Sainte Volonté. Depuis dimanche que tu m’as clouée à la croix avec toi. Je suis heureuse d’être avec toi, de partager tes souffrances pour sauver des âmes.

Oui j’accepte d’être au lit. Tu sais comme cela me contrarie d’être inactive. Cependant, je ne veux pas perdre ce temps précieux où je suis avec toi sur la croix. La fièvre brûle tout mon corps. Pour me mortifier, je ne prendrai pas une seule goutte d’eau; j’ai pensé à ta soif des âmes. Malgré la douleur, j’ai récité mon rosaire. J’ai prié pour le Saint Père, pour mon directeur, pour les missionnaires. J’ai offert mes souffrances, unies aux tiennes, pour obtenir la conversion des pécheurs et la délivrance des pauvres âmes du purgatoire. Je veux tellement sauver des âmes avec toi, avec  mon directeur.

Aide-moi mon époux Bien-Aimé, le démon me tourmente. Il sait que mon corps est affaibli par la maladie et que je suis dans les ténèbres, que je veux atteindre mon idéal malgré tout. Mon Dieu ayez pitié de moi, j’ai confiance en vous. Venez à mon secours.

Ma douce Maman protège ton enfant qui lutte. Je me sens si seule. Viens me consoler. J’ai besoin de toi. Je t’aime. »

losange02

Mercredi,  22 septembre 1954

– Mimi : J’ai passé presque toute la journée à écrire et à prier.

– Jésus : « Ma chère petite, tu me fais plaisir en écrivant, car, tu obéis à mes ordres. Le temps passé avec moi n’est pas du temps perdu. Pense à moi en premier lieu, fais ce que je te demande. Pour ton ouvrage de la maison, ne t’inquiète pas, il se fera quand même, je t’aiderai. Par cette maladie, je voulais te demander plus pour les âmes. Je désirais aussi que tu mettes de l’ordre dans tes petites notes, car, tu commençais à me négliger pour des travaux qui ne te rapportent rien après la mort. »

Grande tentation.

– Mimi : « Ma douce Maman, protège-moi. Garde mon âme pure pour lui, mon époux Bien-Aimé. »