Lundi, 4 octobre 1954
– Mimi : Chemin de croix, heure sainte, rosaire, chapelet pour mon directeur.
– Mimi : « Comme mon cœur est vide! Mon Bien-Aimé remplis ce cœur d’amour pour toi et les âmes. J’ai besoin d’âmes.»
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée je savais ce que je faisais en te donnant une nature affectueuse, car, je savais que cet amour me reviendrait un jour, et pour toujours. Ton âme d’artiste et ta sensibilité te font souffrir. Je sais, c’est avec cela que tu mérites. »
– Mimi : Je faisais le chemin de croix un peu vite.
– Jésus : « Ma chère petite, que dirais-tu si j’avais parcouru le chemin du calvaire à la hâte. Cela aurait été ridicule, n’est-ce pas?
Est-ce que j’aurais eu le temps de bien réfléchir, de penser à toi? Pourquoi le fais-tu? »
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Mardi, 5 octobre 1954
– Mimi : « Je ne ressens rien et je suis heureuse quand même de travailler avec toi. Je suis heureuse parce que je sais que je fais ta Sainte Volonté. »
– Mimi : Je prépare le repas du midi, il m’appelle.
– Mimi : « Me voici mon Bien-Aimé à tes genoux. Laisse-moi baiser tes pieds divins. Laisse-moi pleurer mes fautes et les péchés des pauvres âmes. Du plus profond de mon âme, je me repens de t’avoir offensé toi mon époux Bien-Aimé.
Mon Dieu, je vous remercie d’avoir pensé à moi en donnant votre fils Bien-Aimé et en retour comme j’ai été ingrate et incrédule : je vous demande pardon. Le temps qu’il me reste à vivre, je veux l’employer à vous aimer. Pour vous aimer, il faut que je vous connaisse.
Je demande à l’Esprit Saint tous les dons que j’ai besoin pour mieux vous connaître, vous servir avec amour et fidélité.»
NOTE : Je venais de faire manquement à la charité envers deux personnes : « Comme elle est hypocrite. Je ne pensais pas qu’elle était si orgueilleuse. »
– Jésus : « Ma pauvre petite comme tu sais reconnaître vite les défauts de ton prochain. Si je ne te tenais pas, qu’est-ce que tu serais? Rappelle-toi ton passé, et les défauts que tu trouves chez ton prochain, tu les avais aussi. »
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Mercredi, 6 octobre 1954
– Mimi : Heure sainte, chemin de croix, rosaire.
– Mimi : « Ma douce Maman regarde ton enfant qui te demande de l’aimer.»
– Jésus : « Que ton directeur ne se prive pas de nourriture pour mortifier son corps, mais qu’il se prive de fumer. »
Jeudi, 7 octobre 1954
– Mimi : « Ô mon Bien-Aimé je me prosterne à tes pieds pour te remercier pour tout ce que tu fais pour moi, malgré l’état de sécheresse où je me trouve. J’ai la certitude que tu es en moi et que tu me tiens entre tes bras puissants. Tout ce que je fais est pour te plaire. Je veux tellement te prouver mon amour, ma reconnaissance parce que je veux réparer mon manque de confiance par des actes d’amour et d’entière soumission à la Sainte Volonté de Dieu qui a tant fait pour moi qui ne mérite pas cela. Merci ô bonté infinie. En retour j’accepte de souffrir pour sauver des âmes. Mon Bien-Aimé pitié pour tous et miséricorde. »
Visite à mon directeur pour lui faire part de notre entretien.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je crains de lui avoir fait de la peine en lui disant ce que tu me demandais de lui dire. Je ne veux rien te refuser. Si je lui ai fait de la peine, console-le par tes douces caresses. Avec quelle humilité il a accepté ce que je lui disais. »
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8 octobre 1954
– Mimi : Grandes tentations contre la foi. Je passe aussi une crise et une lutte terrible.
– Mimi : « Vierge Immaculée, garde-moi dans tes bras, protège ta petite fille, garde-moi pure. »
Comme mon directeur est bon, il m’aide à traverser cette crise. Étant déjà dans un état de sécheresse spirituelle, comme il fait noir.
– Jésus : « Ma chère petite reste à ton poste comme une épouse fidèle. Reste dans l’état où je te place. N’est-ce pas que tu m’aimes? Prouve-le en acceptant tout, quoique tu ne comprennes pas. Si tu savais le degré d’amour que j’ai pour toi. Car tu es si petite, si pauvre. Tu es comme un petit bouton de rose entre nos mains. Il faut que je te tienne bien, tu es si fragile et le moindre coup de vent, les tentations te secouent. Pauvre petite fleur de mon jardin que j’ai trouvée presque inanimée parmi les épines qui représentaient le péché.
Maintenant que je t’ai arrachée à la mort, il faut que je te mette à l’abri des intempéries de toutes sortes qui sont le péché, les tentations violentes. Je veux que tu profites maintenant. Je te donnerai beaucoup de soleil par mon amour ardent. Oui ma petite fleur, je te garderai dans mon cœur comme dans une serre, afin qu’un jour tu puisses t’épanouir dans le ciel pour glorifier mon Père. Ne te gêne pas pour pleurer en ma présence. Tes larmes sont douces et salutaires pour arroser le petit bouton de rose pour qu’il se développe de jour en jour. C’est un travail long et patient.
Ma chère petite épouse bien-aimée, accepte aussi les grandes tentations que je réserve à mes amis. Tu me fais plaisir lorsque tu demandes de l’aide de ton directeur. Cela prouve que tu es trop petite pour marcher seule. Reste toujours petite. Prouve à ton directeur que tu as confiance en lui, en lui disant tout. Parle-lui comme tu me parles. Il me représente. Il sait ce que j’attends de toi. C’est pourquoi je l’ai placé sur ta route par un privilège spécial pour qu’il soit ton guide, ton soutien dans l’ordre spirituel et dans l’ordre temporel. Fais ce qu’il te dit. Donne-lui la main et ferme les yeux. Laisse-toi conduire avec confiance.
Ne cherche pas à regarder où tu vas. Sois sans crainte, en marchant avec lui c’est avec moi que tu marches et en lui obéissant tu es sûre que tu es dans le droit chemin. Si tu savais la joie et l’amour que le cœur d’un prêtre éprouve lorsqu’il voit à ses pieds une petite âme remplie de misères, une âme malade, une âme infirme qui réclame de l’aide, du soulagement. Qu’est-ce qu’un prêtre ne pourrait pas faire pour sauver cette âme? Pense à ce que ton directeur a fait pour toi; ton âme lui a coûté cher. Fais part à ton directeur de notre entretien. »
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Samedi, 9 octobre 1954
– Mimi : « Mon Bien-Aimé accorde-moi beaucoup de patience. »
Grande tentation.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel protège ton enfant qui lutte pour rester pure. »
Pendant la récitation du rosaire :
– Marie : « Demande à ton directeur qu’il te consacre enfant de Marie. »
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, il craint, croyant que j’ai déjà été reçue, mais je le suis de cœur. »
– Marie : « Parle de cela à ton directeur. Fais ce qu’il te dira. »
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Dimanche, 10 octobre 1954
– Mimi : Messe, communion, chemin de croix, rosaire, chapelet pour mon directeur, heure sainte.
– Mimi : « Aujourd’hui je ne veux rien te refuser. Je veux m’entretenir le plus longtemps possible avec toi. Je désire que mon action de grâce se prolonge toute la journée. »
À l’église avant mon heure sainte. Je venais d’écrire plusieurs heures.
– Mimi : « Il me semble mon Bien-Aimé que je n’ai pas fait beaucoup pour les âmes. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, tu m’as offert chacune de tes pensées, de tes désirs. Tu m’as offert chaque lettre, chaque mot comme des actes d’amour, de confiance, de remerciement. Tu as fait du beau travail et j’en suis heureux, car tu n’as pas calculé le temps ni la fatigue. Ton amour pour moi et les âmes est plus fort que tout. Reste soumise à ma volonté.
Ma petite épouse, tu as sauvé des âmes cet après-midi en écrivant, car, tu as été obéissante envers moi. Tu ne croyais pas sauver des âmes avec si peu de chose. »
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Lundi, 11 octobre 1954
– Mimi : Je regardais toutes les feuilles, comme elles tombent vite!
– Jésus : « Oui ma chère petite c’est la même chose dans l’ordre spirituel. Lorsque le vent des passions secoue certaines âmes, elles tombent aussi facilement. Prie pour ces âmes. »
– Mimi : « Aujourd’hui je veux me faire petite, très petite, comme un tout petit bébé afin que ma douce Maman du ciel me berce dans ses bras et me donne des caresses. C’est avec ces sentiments de confiance et d’amour que je m’abandonne entre tes bras. »
Fête de la maternité de la Vierge Marie.
– Mimi : « Aujourd’hui repose-toi ma douce Maman du ciel. Avec ta grâce et l’aide de mon Bien-Aimé je veux travailler à ta place pour les âmes. Merci ô douce Vierge Marie de m’avoir donné ton Jésus, d’avoir accepté de devenir ma Mère. Je te remercie pour tant de bonté. J’aurais aimé t’offrir des fleurs en témoignage de reconnaissance, mais je crois te faire plaisir en t’offrant à la place mon petit cœur rempli d’amour pour toi. Je sais c’est peu de chose car je suis si pauvre.
Ma douce Maman du ciel, je t’en supplie écoute ma prière. Accorde-moi la grâce d’aimer beaucoup les âmes. À ton exemple, je veux enfanter les âmes des pauvres pécheurs. Fais que je les aime comme mes enfants. Donne-moi un cœur de mère, comme cela je n’aurai plus rien à moi, car j’aurai tout donné pour sauver ces âmes avec ce cœur de mère.
Je te demande encore plus d’abnégation, plus de sacrifices. Je veux être plus compatissante. Je désire avoir plus de compréhension pour mon prochain. Je veux rendre heureux ceux qui souffrent. Je veux aider mon prochain par mes prières et mes petits sacrifices, unie à ta vie remplie de douleurs.
Je te demande de purifier mes intentions et mes actions. Comme toi je veux rester humble, bien petite et soumise à Dieu. Je désire que mon travail pour les âmes reste caché aux yeux du monde. Je te demande de m’accorder cette grâce. Accorde la persévérance puisque j’ai déjà tout donné je ne veux rien reprendre.
Je te remercie de ton amour et aussi de ta patience envers moi. Comme j’ai dû te faire souffrir, dans le passé, par mes ingratitudes, par mon manque de confiance. Malgré cela tu as intercédé pour moi auprès de Dieu. Tu as fait plus que cela, tu m’as donné ton doux Fils pour époux au lieu de me rejeter comme je le méritais depuis longtemps.
Tu m’offres d’aller demeurer avec toi pour l’éternité. Merci ma douce Maman, merci de m’avoir sauvée. Merci de m’avoir donné une vie nouvelle. Je compte sur toi pour m’aider à bien accomplir la Volonté de Dieu en tout et partout. Je veux réparer et pour te témoigner ma gratitude, je veux t’offrir beaucoup d’amour et beaucoup d’âmes.
Mes désirs sont grands n’est-ce pas, pour une petite fille, si pauvre en vertus, mais ma confiance en toi est sans borne, cela me suffit. Je suis certaine d’être exaucée, car tu m’as donné tant de preuves de ton amour. Je sais que tu ne rejettes pas ma prière humble et confiante parce que tu es la Mère du Bel Amour miséricordieux.
J’ai confiance en toi, refuge des pécheurs. C’est pourquoi je me place spécialement entre tes bras avec les âmes des pauvres pécheurs, des malheureux qui ne sont en sécurité que dans ton cœur. Vierge Immaculée, Vierge si pure, protège-moi, soutiens-nous tous qui luttons sur cette terre. »
Je suis heureuse, car je n’ai rien refusé à mon Bien-Aimé.
– Mimi : « Merci de l’amour, merci de m’avoir aidée de ta grâce. Ne me quitte pas s’il vous plaît.
Merci mon bon ange d’avoir passé la journée avec moi.»
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Mercredi, 13 octobre 1954
– Mimi : Pendant mon heure sainte, c’est le vide complet, je ne pouvais même pas méditer.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé pourquoi te caches-tu. J’ai tellement besoin de toi. Tu te caches, alors j’irai trouver ma douce Maman du ciel. Avec elle, je te retrouverai bien. Cependant si tu préfères que je te cherche encore, j’accepte ta Sainte Volonté. Comme la vie est triste sans toi. »
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Jeudi, 14 octobre 1954
– Mimi : Toujours dans le même état d’âme. Je ne peux plus prier avec recueillement, tellement les tentations sont grandes.
– Mimi : « Ma douce Maman apprends-moi à bien prier. Toi, Jésus augmente en moi la persévérance. Donne-moi le désir de l’amour afin que je puisse te plaire toujours. À ton exemple, je veux rester humble, petite. Je veux rester pure, protège-moi. Donne-moi la force pour résister aux tentations. J’ai confiance en toi, tu ne penses pas me refuser cette faveur.
Tu es toute puissante au cœur de Dieu. Je t’en supplie, viens à mon secours. Laisse-moi pleurer sur ton cœur, j’ai tellement besoin de me sentir en sécurité entre tes bras, car le démon ne me quitte pas. Il attaque de tous les côtés à la fois. Comme je souffre, et mon Bien-Aimé se cache.
Je comprends ta peine, ta douleur ô ma douce Maman du ciel lorsque tu avais perdu ton doux Fils pendant trois jours. Je comprends aussi l’angoisse de ma douce Maman du ciel lorsqu’elle cherchait son Bien-Aimé. Ma douce Maman donne-moi la force pour accepter avec soumission cette douleur. Donne-moi assez d’esprit de foi pour marcher quand même malgré les obstacles.
Mon Bien-Aimé je crois que tu es là présent en moi. Je crois que tu me regardes lutter. Je crois que sans le secours de ta grâce je ne pourrais résister, quoique je ne sente pas ta main. Je crois que tu m’aimes. En retour mon Bien-Aimé crois à mon amour pour toi. Tu le sais, je désire tellement te plaire. Parce que je t’aime, je veux rester où tu me places dans ma pauvreté spirituelle.
Dans l’impossibilité de t’affirmer plus, tout ce que je puis faire, est de te redire que je t’aime, mon amour, mon Dieu. »
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Vendredi, 15 octobre 1954
– Mimi : Heure sainte, chemin de croix, rosaire, chapelet pour mon directeur.
Il y avait menace d’ouragan. À la radio, on mettait en garde la population, disant d’être prudent, de ne pas sortir entre 4 et 8 heures du matin, car l’ouragan se dirigeait vers Montréal, ayant fait plusieurs ravages dans les États-Unis.
À l’église pendant mon heure sainte, j’ai demandé de protéger notre ville, nos églises, mon église, nos prêtres et les maisons d’éducation, les hôpitaux, spécialement en pensant aux petits enfants, aux vieillards et aux malades. Protège ma famille, miséricorde pour les pécheurs. Cependant mon Dieu, je crois que nous méritons ce châtiment et puisque je me suis offerte à souffrir pour les âmes, je vous demande pardon.
– Mimi : Dans le hangar
– Jésus : « Ma chère petite offre-moi plus, mortifie ton corps. J’épargnerai beaucoup. Appelle ton directeur, dis-lui qu’il n’y aura pas d’ouragan. »
– Mimi : Croyant que cela était une suggestion du démon, je n’ai pas osé lui téléphoner. Et le lendemain, il ne s’était rien passé d’extraordinaire. À la grande surprise des gens, il y avait un beau soleil et le temps était très doux.
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Samedi, 16 octobre 1954
– Mimi : Un chapelet pour mon directeur, rosaire, chemin de croix.
– Jésus : « Ma chère petite épouse accepte l’état où je te place, tu mérites beaucoup. Viens tous les jours me visiter. Viens simplement me dire que tu m’aimes, que tu acceptes ma volonté, j’en serai heureux. Pour te prouver mon amour, je t’accorderai ce que tu demanderas pour tes parents, amis et ton prochain. J’exaucerai tes prières pour les âmes et ne me demande rien pour toi, car, je suis dans l’impossibilité d’exaucer tes prières. »
Mon directeur me conseille de dire ceci :
– « Mon Dieu, j’accepte avec amour votre Sainte Volonté. Faites-moi la grâce de ne jamais vous offenser par le péché. Je suis faible, sauvez-moi. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne comprends pas pourquoi tu ne peux exaucer ma prière. Toi qui as dit : « Demandez et vous recevrez. » toi le Sauveur.
Mon Bien-Aimé, tout ce que je te demande pour moi-même c’est de t’aimer, de ne jamais t’offenser. Je te demande d’avoir la force et le courage de te suivre dans le chemin de la passion. Je te demande de m’aider à porter ma croix de chaque jour avec amour et soumission à la Sainte Volonté de Dieu. Je te remercie quand même pour la promesse d’exaucer mes prières pour mes parents, mon prochain et pour moi-même, je me soumets à ta Sainte Volonté.
Je ne puis m’expliquer cette attitude, car je ne te demandais pas les honneurs. Tu sais comme je les méprise, car je veux rester humble et petite, comme ma douce Maman du ciel. Je ne te demande pas la santé, tu sais comme j’ai besoin de mortifier ce corps. Et puis, en souffrant, je veux partager tes souffrances.
Je veux comme toi, donner jusqu’à la dernière goutte de mon sang pour sauver les âmes, pour soutenir ton Église et pour te prouver mon amour. Je ne demande pas la richesse, car je veux rester pauvre comme toi, dépouillée de tout.
Je veux détacher mon cœur de toute affection, même légitime et honnête, et de toutes choses créées. Ma volonté, je te l’ai offerte. Je ne veux plus rien avoir à moi. Je veux arriver devant Dieu le Père, pauvre et dépouillée de tout.
Après avoir tout donné pour les âmes, mon cœur sera libre au moment de ma mort et je pourrai dire : « Mon Dieu recevez-moi. Recevez mon âme, c’est tout ce qu’il me reste. Je la remets entre vos mains. J’attends tout de votre miséricorde infinie.»
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Lundi, 18 octobre 1954
– Mimi : Heure sainte, rosaire, chapelet pour mon directeur, chemin de croix.
Toujours dans le même état de sécheresse spirituelle. Pour obéir à mon directeur tout ce que « je fais comme si… » Grande tentation durant le chemin de croix.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai encore fait une critique. Aide-moi s.v.p. à me corriger de ce défaut. Pour réparer je te demande sincèrement pardon et je me suis imposée quelques mortifications. »
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Samedi, 24 octobre 1954
– Jésus : « Ma chère petite approche-toi plus souvent du sacrement d’amour, car tu auras besoin de grâces spéciales. Seule la main de Dieu peut te tenir et son amour te soutenir. Durant cette semaine tu souffriras beaucoup. Sois fidèle à tes heures saintes et à la récitation de ton rosaire et n’oublie pas les âmes du purgatoire en faisant le chemin de croix. »
– Marie : « Remercie ton directeur, car il a fait beaucoup pour toi dans la nuit de jeudi à vendredi. Il obtiendra ce qu’il a demandé ce matin à la messe. Offre-moi quelques sacrifices et mortifications. Demande à ton directeur ce qu’il faudra faire. Ne fais rien de toi-même.
Ma chère petite, écoute-moi bien. Sous peu Montréal aura à subir un fléau. Seuls les sacrifices, les prières, les actes de mortification, le rosaire récité fidèlement avec ferveur et confiance par mes âmes consacrées peuvent apaiser la justice de Dieu. Car il faut que Dieu reprenne sa place dans le monde et règne sur l’univers. Il faut que le Fils soit aimé et honoré. Il faut que les hommes se soumettent et laissent à l’Esprit tout le pouvoir de les éclairer, de les diriger, de les gouverner par ses dons.
Il faut aussi que les hommes reconnaissent que je suis leur Mère, qu’ils apprennent à connaître mon cœur : ce cœur rempli d’amour, de compassion pour chacun. Ce cœur miséricordieux, ce cœur qui ne cessera jamais de battre pour vous mes chers petits enfants. »
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Samedi, 30 octobre 1954
– Marie : « Ma chère petite, mon Fils te remercie d’avoir fait confiance à ton directeur ce soir en lui confiant tout de suite mes désirs. Il a bien souffert pour toi, il a fait beaucoup pour ton âme, il a promis, non seulement de sauver ton âme, mais de la sanctifier. Je t’en supplie, laisse- le travailler librement dans ton âme. Aide-le en lui disant tout, sois très obéissante, soumets ta volonté à la sienne. N’oublie pas, voix des supérieurs, voix de Dieu.
Si tu veux, ma chère petite, parvenir à atteindre ton idéal, sois obéissante envers ton directeur, il faut te soumettre et accepter tout même sans comprendre. Regarde mon Fils, il a été obéissant jusqu’à la mort et moi ta Mère j’ai été obéissante envers Dieu dès le premier instant de ma conception. N’oublie pas l’obéissance est le premier pas dans le chemin de la vertu de la perfection. L’obéissance a sauvé l’homme et la désobéissance l’a perdu.
Rappelle-toi bien ceci :
Exemple : obéissance et humilité, amour de Jésus et soumission à Marie. Ces quatre vertus ne doivent jamais se séparer et sont la base de la perfection.
Garde une pleine confiance à ton directeur, il le mérite, nous l’avons choisi pour toi. Il représente mon Fils, il sait ce que Dieu attend de toi, le démon le déteste.
Malgré les obstacles, prouve-lui ta confiance en lui disant tout comme une petite fille parle à son père et quand le démon fermera ta bouche fais un acte d’humilité, demande à ton directeur de te bénir, ton ennemi prendra la fuite, car comme prêtre, ton directeur a le pouvoir de l’éloigner.
Seul ton directeur peut te comprendre, car il a beaucoup souffert durant sa vie, il a su porter sa croix avec résignation, avec amour, car il a toujours été obéissant, tu en auras encore besoin jusqu’à la dernière minute, car ta fin approche de plus en plus, prépare-toi dans la prière et le sacrifice, accepte avec amour, détache-toi de tout même de ta volonté. Tu auras beaucoup à souffrir, des épreuves de toutes sortes; il faut te purifier; sois confiante et tu ne seras jamais seule pour lutter.
Pour le moment mon Fils semble dormir, ne crains pas, son cœur veille. Il regarde tes luttes, sa grâce te soutient et tu ne sembles pas comprendre. Cela le peine beaucoup, tu te préoccupes plus de ton ennemi et de ses suggestions que de la parole de son représentant et des inspirations de l’Esprit Saint. »
– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel d’avoir parlé à votre enfant si ingrate, si lâche au service de Dieu, je me repens d’avoir manqué de confiance après tant de preuves d’amour. Je compte sur toi pour m’aider à me corriger. Il y a tellement de travail à faire dans mon âme pour la rendre agréable à Dieu. Je te remercie de m’avoir ouvert les yeux sur l’importance de l’obéissance et de l’humilité dans ma vie, comme toi je veux rester petite, humble afin que Jésus vienne me visiter par sa grâce.
Comme toi je veux être obéissante afin d’accepter avec amour et soumission la Sainte Volonté de Dieu en tout et partout.
Vierge Immaculée, garde-moi pure dans tes bras de Mère, accorde-moi la grâce d’accepter et après demande-moi ce que tu voudras.»
– Marie : « Ma chère petite étudie ce problème, médite le tout, fais part à ton directeur de cet entretien, il t’aidera à comprendre, il t’éclairera sur ces problèmes, car il sait ce que j’attends de tout ceci.
Problèmes de mathématique.
Que font quatre quarts? Réponse : un entier.
Dans l’ordre spirituel.
Que font les quatre quarts que voici :
Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu, l’Esprit Saint, La Vierge Marie?
Réponse : Ne font qu’un.
Que font les quatre vertus suivantes :
Obéissance, amour, humilité, soumission ?
Réponse : N’ont qu’un seul but, plaire à Dieu.
Que font les personnes que voici :
Personnes invisibles : Jésus, Marie. Personnes visibles : Ton directeur, toi?
Réponse : Ces quatre personnes ayant la même volonté de travailler ensemble et le même but : sauver les âmes pour rendre hommage à Dieu ne forment qu’un seul corps mystique.
Que font les quatre actes que voici : La prière, le sacrifice, les joies, le portement de sa croix de chaque jour avec amour et soumission?
Réponse : Ne font que remplir qu’une seule vie et la met sur la route du ciel.
Que font les quatre personnes suivantes : Jésus, Marie, Joseph, les âmes?
Réponse : Ne forment qu’une seule et sainte famille.
Ma chère petite, médite tous ces problèmes.
Un autre exemple :
Que font les quatre personnes présentes au calvaire :
Jésus – Marie – Marie-Madeleine – Saint Jean
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Immolation – Douleur – Repentir – Amour pur
Réponse : Tous ces dons forment ensemble qu’un seul sacrifice offert à Dieu avec amour pour sauver les âmes.
Vois-tu ma chère petite, l’importance de l’unité dans la vie spirituelle et temporelle, il faut toujours l’admettre, et c’est un fait, donc à l’avenir médite bien ceci et mets-le en pratique, donc :
– Un seul Dieu à connaître, à aimer, à servir.
– Un seul Fils à imiter et à aimer comme époux.
– Un seul Esprit-Saint qui éclaire et guide tes pas.
– Une seule Mère où tu trouveras le refuge assuré dans ses bras.
– Une seule route à prendre.
– Une seule croix à porter.
– Une seule vie à nous offrir.
– Un seul ciel à gagner.
– Un seul enfer à éviter.
– Un seul but, sauver les âmes.
– Un seul passé à expier.
– Un seul directeur pour te diriger.
Remarque bien, ton directeur et lui ne font qu’un.
Les exemples ne manquent pas :
– Un seul pape.
– Une seule Église.
– Une seule Rédemption.
– Une seule Résurrection.
– Une seule Immortalité.
– Une seule Vierge Immaculée.
– Et combien d’autres exemples. »
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Dimanche, 31 octobre 1954
– Mimi : Messe, communion, chemin de croix, rosaire, chapelet pour mon directeur.
Je me sentais lasse, fatiguée après plusieurs luttes intérieures et je sentais la lourdeur de la croix. Je priais quand même malgré cet état d’âme. Je ne ressentais rien, aucune consolation. Seule la foi me soutenait et l’amour de Dieu et des âmes. Et, pour être agréable à Dieu, je me suis offerte de nouveau. Je terminais presque une heure sainte, mon Bien-Aimé me demande de faire le chemin de croix pour les pauvres du purgatoire.
– Jésus : « Ma chère petite épouse, je t’ai demandé de souffrir toute ta vie pour sauver les âmes et soutenir mon Église, cela comprenait aussi les pauvres âmes du purgatoire! »
– Mimi : Je venais de terminer le chemin de croix, j’étais bien fatiguée, je priais avec peine. À un moment donné, l’organiste commence à jouer une marche triomphante. Je pensais, comme c’est beau. J’étais encore à genoux, les yeux fermés pour mieux écouter. Tout à coup, mon imagination est frappée comme un éclair. Je ne saisis pas ce qui m’arrive. C’était comme si je rêvais. J’entendais jouer l’orgue, je voyais Dieu le Père, assisté de la Vierge Marie. Comme elle était belle !
Puis, je marchais dans une allée qui me conduisait directement devant eux. Comme j’étais heureuse, car je marchais accompagnée de mon époux Bien-Aimé qui me tenait simplement par la main et me regardait souvent. Ô doux regard rempli d’amour! Puis devant moi marchait un tout petit enfant, portant une croix avec joie et fierté. Et de chaque côté du parcours beaucoup d’âmes souriantes.
Mon Bien-Aimé se penche et me dit :
– Jésus : « Ce sont les âmes que tu as sauvées en acceptant de souffrir pour elles. Et le petit enfant qui me précède est l’image de l’humilité, c’est-à-dire, rester toujours petit tout en portant la croix avec amour et fierté pour l’amour de Dieu. Si tu demeures fidèle à tes engagements, voilà la récompense que nous te réservons un jour dans le ciel. »
– Mimi : Le soir à la maison.
– Jésus : « Seulement ne me quitte pas un seul instant. Offre tout, ne reprends rien quel que soit ton état d’âme, car, tu es toute à moi, rien qu’à moi. Je te garderai jalousement dans mon cœur. Dis-moi que tu m’aimes, que tu crois en mon amour, tu me ferais plaisir. Reste toujours petite, bien petite entre mes bras. »
– Mimi : Mon bonheur était tellement grand. Je ne pouvais retenir mes larmes de joie. Je pleurais abondamment, comme j’aurais aimé que ce soit la réalité. C’était si beau, si consolant. Merci quand même de ces doux moments, cela m’a encouragée pour continuer ma journée remplie de peine.