TEXTE INTÉGRAL
1er janvier 1955
N.B. Mimi aura 40 ans le 8 juillet 1955
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de cette délicatesse. J’étais si contente de commencer la nouvelle année en assistant à la sainte messe célébrée par mon directeur. Comme j’étais heureuse de recevoir mon Dieu. Au début de cette année je viens t’offrir tout ce que j’ai. Je me jette entièrement entre tes bras divins. J’accepte avec amour et soumission ta Sainte Volonté.
Ô Dieu Tout-Puissant, accorde-moi s’il vous plaît un plus grand amour pour toi, augmente ma confiance et la persévérance dans la prière et dans le bien, car sans toi je ne puis rien. J’ai besoin de toi pour accomplir mon devoir d’état. Tu connais mon grand désir de ne jamais rien te refuser. Tu sais comme je veux atteindre mon idéal cette année, je veux sauver beaucoup d’âmes mais j’ai besoin de toi, de ta grâce. Mes désirs sont si grands et mes forces si petites mais avec toi je puis tout.
Mon Bien-Aimé je te remercie de toutes tes grâces reçues durant cette année dans l’ordre spirituel. Je te remercie aussi pour les épreuves et les croix reçues accompagnées de ta grâce pour les supporter avec résignation. À chaque croix reçue, je découvrais de plus en plus ton amour pour moi. Je remercie l’Esprit Saint de me faire comprendre ce que Dieu attend de moi sur cette terre et l’importance de la croix, de la souffrance dans ma vie.
Merci mon Dieu de ta miséricorde infinie, de ta patience, merci de ton amour pour moi, merci de tant de bienfaits que je ne méritais pas. Merci de m’avoir confiée à un directeur éclairé, à un bon et pieux prêtre digne de porter son beau titre de représentant de Dieu.
Son exemple et sa fermeté à accomplir dans les moindres détails la perfection et me donner le courage et l’entière soumission à la Sainte Volonté de Dieu et la force pour lutter, car je sais qu’en lui obéissant je suis dans le bon chemin. Cependant je ne comprenais pas toujours l’importance de l’obéissance aveugle, de l’entière soumission, de l’abandon total. Comme il a été patient depuis 5 ans.
Mon Dieu es-tu content de nous, de notre travail accompli depuis 5 ans? Je t’en supplie, aide-nous, il y a encore beaucoup de travail à faire dans mon âme pour la purifier et la rendre agréable à Dieu. Je te remercie pour toutes les grâces venant de toi et reçues par lui, je ne méritais pas tant. Encore une fois merci, merci pour tout. Je veux faire la lutte à tout ce qui déplaît à Dieu, je ne veux plus l’offenser, même par des fautes légères. Je veux combattre aussi mes imperfections, mes défauts si nombreux, surtout le manque de confiance qui se glisse parfois en moi dans les tentations. Oui je veux réparer, expier, je veux te prouver mon amour et ma gratitude. Je veux me tenir constamment en toi, je crois en ta présence en moi, je ne veux rien faire qui pourrait blesser ton doux regard et faire souffrir ton cœur qui m’a tant aimée et tout donné par amour.
Je ne crains plus la mort, car je me suis jetée avec amour et pleine confiance entre les bras de ma douce Maman du ciel. Je suis sa petite fille, je suis certaine qu’elle viendra me chercher. Pourquoi craindre? Dieu ne me donne-t-il pas chaque jour une preuve de son amour, de sa miséricorde infinie? Et pourquoi craindre le jugement? Le Bon Dieu sait bien mieux que moi la place qu’il me réserve par pure bonté, par sa grande miséricorde. Et Jésus en devenant mon époux m’a donné une preuve certaine de son amour, je veux tellement lui plaire.
Je le laisse travailler librement en moi et quand la mort viendra j’irai vers Dieu avec mon Bien-Aimé car il n’est pas prudent de laisser aller seule une pauvre petite fille sur une route inconnue. Et, comme mon Bien-Aimé marche tous les jours à mes côtés, que mon grand désir est de ne pas le quitter, pourquoi me laisserait-il seule pour un si long voyage. J’ai droit d’espérer tout de lui, car je l’aime, j’ai confiance, je crois que son amour et sa grâce sont mon soutien de tous les jours.
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Samedi, 26 février 1955
– Mimi : Mon directeur vient de me faire communier. J’ai beaucoup de difficulté à préparer ma communion, car la tentation est grande.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi à préparer mon âme afin de bien recevoir mon Bien-Aimé. Je crois en lui, à sa présence en moi, malgré toutes mes misères. Je crois à son amour miséricordieux pour moi, je crois qu’il m’aime malgré mon indifférence, malgré l’état d’abattement, malgré mon dégoût pour la prière et la réception des sacrements.
Pourquoi faut-il qu’après tant de preuves d’amour mon cœur reste si froid, si indifférent? Je souffre beaucoup de cette situation. Je ne comprends pas moi-même, pourtant mon Bien-Aimé, tu sais combien je désire t’aimer encore plus, tu connais le fond de mon cœur, tu sais comme je désire sauver des âmes. Les forces me manquent pour atteindre mon idéal, j’ai besoin de toi.
Comment remplir ma mission sans toi? Je t’en supplie, aide-moi à t’aimer. Apprends-moi à me soumettre à la Sainte Volonté de Dieu en tout et partout. Tu sais comme je suis petite entre tes bras divins, donne-moi la force de lutter contre mes ennemis.
Mon Bien-Aimé, j’aurais aimé aller te visiter durant les quarante heures, mais, je suis retenue au lit par la maladie. Voilà déjà un mois et demi que j’ai été opérée, comme le temps passe vite près de toi. Par amour pour toi, je t’offre ce sacrifice de rester où je suis et dans l’état où je me trouve. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, pourquoi désires-tu me visiter à l’église? Ne suis-je pas en toi, dans ton âme? Je suis encore plus près de toi qu’à l’église! Je t’en supplie parle-moi, si tu savais le bonheur que je ressens lorsque tu me parles avec confiance, avec amour. Si tu pouvais comprendre mon amour pour toi, ma chère petite épouse que j’ai choisie, que j’ai attendue si longtemps. Prouve-moi que tu m’aimes en acceptant l’état où je t’ai placée. Tu crois ta vie inutile, cependant combien d’âmes te devront leur salut.
Tu mérites, même dans l’état de sécheresse spirituelle où je te veux. Ne te décourage pas et parle-moi, parle-moi encore plus et si je ne te réponds pas, crois que j’entends tout. Si ton âme est dans les ténèbres, crois que je vois tout.
Et si mes lèvres ne prononcent aucune parole, dis-toi bien que mon cœur parle très fort d’amour pour toi. Et si ton âme est dans la désolation, dis-toi qu’un jour tu auras la consolation d’un bonheur sans fin avec moi ton époux, ensemble nous glorifierons mon Père. Mais ma chère petite fille, dis-toi surtout que malgré tes faiblesses, tes fautes de chaque jour, je t’aime. Oui, je t’aime toi ma toute petite en qui j’ai mis tant de confiance, tant d’espérance.
Veux-tu me plaire? Parle-moi d’amour, dis-moi tes peines, confie-moi tes désirs, demande-moi souvent pardon pour tes péchés, surtout pour ton manque de confiance après tout ce que j’ai fait pour toi. Console-moi en acceptant tout et donne-moi tout. Prie aussi pour les âmes qui visitent mon reposoir. Combien y en a-t-il qui sont sincères? Visite d’intérêt, visite par groupe pour flatter l’amour propre.
Mais si seulement chacune de ces âmes voulait se donner la peine de bien regarder dans leur vie ce qu’il faudrait faire pour ne pas m’offenser et pour m’aimer encore plus, j’en serais si heureux. Prie pour que les âmes comprennent que je suis leur Dieu et que je les aime. »
– Mimi : Voilà maintenant que l’autre voix se fait entendre.
– Satan : « Ma chère petite pourquoi croire à la présence de Dieu dans ton âme? Tu crois que ton âme est un tabernacle où Dieu demeure, quelle folie! Pourquoi faut-il que ceux qui s’approchent du tabernacle soient purifiés? Et toi, dans ta vanité, dans ton orgueil tu crois que ce même Dieu habite en toi, dans ton âme qui est souillée par le péché! Pauvre petite, quand tu comprendras il sera trop tard. Tu me fais plaisir en faisant des communions sacrilèges, tu te rapproches de moi de plus en plus. Que j’ai hâte de te posséder complètement comme autrefois. Je suis patient. »
– Mimi : « Laisse-moi la paix, menteur. »
« Mon Dieu je crois en vous, je vous adore, présent dans mon âme. Je t’aime, je me jette avec confiance dans tes bras divins, je souffre, mais que ta Sainte Volonté soit faite et non la mienne. Mon Dieu, je vous donne tout, je vous offre tout. Accorde-moi la grâce de ne jamais te perdre, sans toi je ne puis rien. »
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Mardi, le 1er mars 1955
– Jésus : « Ma chère petite fille, je te demande parfois quelque chose et tu hésites et moi dans ma grande bonté j’attends et je te comble de grâces spéciales comme si tu m’avais tout donné. Vois ma patience, reconnais ma miséricorde, comprends mon amour. »
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Mercredi, le 2 mars 1955
– Jésus : « Ma pauvre petite, comme tu me suis de loin. Aujourd’hui je ne te demande plus que fais-tu? Regarde-moi. Est-ce que j’ai fui les instruments de ma passion seulement parce que je me sentais faible? Non, ma chère petite, j’ai tout accepté. Mon amour pour toi était trop grand, je voulais tout donner pour racheter ton âme.
Tu as raison de te sentir faible, avec quoi crois-tu que l’on sauve les âmes? À l’avenir que ta confiance soit plus grande. Écoute-moi bien : si je te demande plus, je te donnerai plus. Crois-tu en cela? »
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Jeudi, le 3 mars 1955
– Mimi : Je souffre beaucoup, peu importe maintenant de souffrir plus ou moins. Tout ce que je désire est de faire la Volonté de Dieu en tout. Mon Bien-Aimé me fait de grandes grâces, surtout lorsqu’il me voit soumise. Il connaît mon désir de souffrir avec lui et quand je souffre je me fais si petite qu’il y a de la place pour deux sur la même croix, j’en suis si heureuse.
Mon bonheur est si grand d’être placée avec lui sur la même croix et dans ce temps-là mon amour devient si fort que j’oublie presque la souffrance et la croix où je suis placée, je ne pense qu’à lui mon unique amour.
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Vendredi, le 4 mars 1955
– Mimi : Grande tentation : Le démon veut me décourager en me disant que tout ce que je fais est inutile, et me disant ceci :
– Satan : « Au moment de ta mort tu auras les mains vides, mais moi je t’attendrai les mains chargées de tes fautes, les bras remplis de tes péchés, là il te sera permis de voir tes œuvres. »
- Mimi : En effet, je désire arriver au ciel les mains vides, car j’aurai tout donné à mon Bien-Aimé et aux âmes. Comme lui je désire mourir pauvre et nue, dépouillée de tout afin de mieux lui ressembler. Quand je paraîtrai devant mon Dieu, je lui dirai :
– Mimi : « Voilà mon Dieu la plus petite, la plus pauvre, la plus misérable de vos créatures. Si mes mains sont vides, mon Dieu ce n’est pas parce que je n’ai rien reçu. Au contraire, j’admets que, dans votre infinie miséricorde, dans votre amour, vous m’avez comblée plus que bien d’autres. Je reconnais et j’avoue que je ne méritais pas tant, c’est pourquoi je vous offre mes mains vides. Vous m’avez tout donné, à mon tour je vous donne tout et le surplus que j’avais je l’ai donné aux âmes. Il ne me reste plus rien.
Cependant mon Dieu, regardez mon pauvre cœur rempli d’amour pour vous. Je sais, mon Dieu, que je n’ai pas fait beaucoup sur cette terre, mais il me semble que j’ai fait mon possible pour garder cet amour pour vous seul mon Dieu, surtout depuis 5 ans. Et dans le passé, je sais que je me suis servie de votre amour, de vos grâces, j’ai abusé de tout. J’ai donné aux choses de la terre, aux créatures trop de moi-même, trop d’importance, je vous en demande pardon.
Maintenant que je suis devenue l’épouse de votre fils Bien-Aimé, je garde jalousement ce don précieux de l’amour, il faut qu’il reste en moi. C’est pourquoi je vous en supplie, augmentez votre amour en moi. Augmentez aussi l’état de grâce sanctifiante et protégez-moi du péché qui seul peut me faire perdre un trésor incomparable.
Oui, mon Dieu, cet amour est à vous, je veux vous le remettre intact. Ma pauvre petite âme, je veux vous la remettre aussi blanche qu’au jour de mon baptême. J’ai confiance et je crois à votre miséricorde infinie. Pour obtenir ces grâces, je veux me faire si petite, si pauvre, si humble, si confiante, je veux me faire mendiante d’amour.
Je suis certaine que votre cœur de Père se laissera toucher en regardant ma pauvreté, ma misère, ma petitesse spirituelle. Avec courage je veux m’approcher de toi et avec ta grâce je viendrai chercher refuge dans ton divin cœur, je veux refaire mes forces en m’unissant de plus en plus à toi par le sacrement d’amour.
Mon Dieu, j’attends tout de vous et seul votre amour peut combler mes désirs; seul votre amour peut réchauffer ce cœur si froid, si indifférent. Malgré ma misère, mes faiblesses, j’espère tout de votre infinie miséricorde. Vous, le Dieu du Bel Amour, purifiez mon âme, écoutez la prière de votre petite fille qui vous demande votre aide, votre assistance, mais surtout votre amour.
Mon Dieu, au nom des mérites de votre Fils, convertissez-moi et augmentez en moi la confiance et l’amour et qu’ainsi je vous reste fidèle toute ma vie. »
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Samedi, le 5 mars 1955
– Mimi : J'étais à méditer la grande miséricorde de Dieu envers moi et de toutes les grâces spéciales qu’il me donnait par pure bonté. Je rappelais certaines circonstances de ma pauvre vie et je le remerciais pour tant d’amour et tant de bonté.
Mais tout à coup mon ennemi commence à me troubler par certaines images de ma vie. Il veut me décourager. Les tentations deviennent de plus en plus fortes; en ce moment critique, je demande l’aide à ma douce Maman du ciel en disant :
– Mimi : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour moi, protège ton enfant qui lutte. »
Et plus je prie plus mon ennemi m’attaque avec plus de force, plus de violence, il veut gagner. Je n’en peux plus et je pleure comme une enfant. Soudain l’Esprit Saint m’inspire d’appeler mon directeur pour lui faire part de la situation présente. Il comprend à demi-mot, il va prier. Cela me donne de la force et du courage. Après plusieurs heures de lutte et de souffrance, je puis prendre un peu de repos entre les bras de mon Bien-Aimé.
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Dimanche, le 6 mars 1955
– Mimi : Cette nuit je fus éveillée en sursaut par une douleur étrange, tout mon corps souffrait, je pouvais à peine respirer et j’étais clouée sur place. Tout à coup j’entends très clairement près de moi une voix me disant :
– Jésus : « Ma chère petite offre-moi cette souffrance, j’en ai besoin parce qu’il y a une âme en état de péché mortel qui doit mourir. Donne-la-moi en acceptant de souffrir. »
− Mimi : «Oui, mon Dieu, j’accepte cette souffrance pour sauver cette âme. »
Et la douleur devenait plus aiguë, je ne pouvais même pas remuer. Cela a duré un temps assez long. Toute confiante que cette souffrance venait de Dieu et ayant la certitude de sauver cette âme, en acceptant la volonté de Dieu, malgré les souffrances, je ressentais une grande joie. Je m’endormis paisiblement comme une enfant entre les bras de mon Bien-Aimé. Puis durant toute la journée, grande tentation contre la foi. Mon ennemi attaque de nouveau.
– Mimi : « Douce Maman du ciel, garde mon âme et mon corps, je me réfugie contre ton cœur de Mère, regarde ton enfant qui souffre et qui pleure.
Je veux tellement garder mon âme pure, mon Bien-Aimé regarde ta petite épouse qui lutte pour garder pur cet amour. Pourquoi fais-tu la sourde oreille? J’ai besoin de toi, de ton aide. »
La lutte a été longue et pénible pour mon âme qui était dans les ténèbres et pour mon corps affaibli par la maladie.
Le soir, visite de mon directeur. Il me parle longuement de la miséricorde de Dieu, de son amour, de la beauté d’une âme en état de grâce et de la nécessité de l’obéissance et de l’abandon total à la Sainte Volonté de Dieu. Après son départ je méditais ses paroles si encourageantes pour une âme malade.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, avec amour j’accepte l’état où je me trouve et je ne veux plus mettre obstacle aux inspirations de la grâce. »
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Lundi, 7 mars 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’aime mieux me voir couchée sur une croix que de me voir la porter sur mes épaules, car je suis encore trop faible, je serais certainement tombée. »
Voilà déjà deux mois que je suis au lit ou plutôt sur ma croix, heureusement que je ne suis pas seule. Je suis heureuse d’être avec lui, quel honneur et bonheur de souffrir avec lui, quel réconfort pour une petite fille si faible, si fragile.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, ne me quitte pas. Donne-moi la persévérance pour te suivre jusqu’au bout. Augmente ma confiance, purifie mon amour, donne-moi la force de bien accomplir avec résignation, avec amour ce que tu me demandes surtout depuis deux mois. »
Désormais mon idéal sera de faire la volonté de Dieu en tout et partout, de continuer de sauver des âmes, de souffrir en silence, de supporter chaque jour mon petit supplice et tout cela par amour pour toi et les âmes.
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Mardi, le 8 mars 1955
– Mimi : Je souffre, je voudrais faire l’aumône pour aider mon prochain. Je désire tant pratiquer la charité, mais ayant tout donné, je n’ai rien à moi. J’aiderai quand même mon prochain en faisant l’aumône de mes prières et de mes petits sacrifices. Mon ennemi se moque de moi, il veut me décourager.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît, je ne veux pas t’offenser par le manque de confiance. Augmente ma foi, mon amour, je souffre beaucoup d’être dans l’incertitude.
Par amour pour toi, je t’offre cette lutte, cet état où je me trouve, je me confie à toi. Mon Dieu par les souffrances et les mérites de votre Fils, sauvez les âmes des pauvres pécheurs, miséricorde pour les pauvres agonisants. J’unis mes souffrances à celles de votre divin Fils pour sauver des âmes. Mon désir est de vous en offrir beaucoup. »
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Mercredi, le 9 mars 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je commence ma journée avec une grande peine. J’en souffre beaucoup. Tu sais comme j’avais hâte de te recevoir. Tu comprends mon désir de m’unir à toi de plus en plus. Tu es toute ma vie, mon seul amour, mon unique espoir. J’ai tant besoin de toi pour m’aider, pour me purifier. Je sais que sans toi je ne puis rien, je ne suis rien. Je t’en supplie, viens spirituellement dans mon âme mon Bien-Aimé, mon Dieu, mon tout.
Viens avec toute ta splendeur, viens surtout avec tout ton amour, je désire te recevoir pour t’adorer et pour t’aimer. Je me sens si faible, si malade, si misérable à cause de mes péchés. J’ai besoin de refaire mes forces pour lutter, j’ai besoin d’un appui pour ne pas tomber. J’ai besoin d’un cœur pur pour aimer et c’est le tien que j’ai choisi. Ô mon Dieu, je crois en ton amour pour moi et je te remercie de toute mon âme, de toutes mes forces. Tu sais mon Bien-Aimé ce que le cœur d’un enfant peut faire quand il aime, il ne calcule pas, il donne sans réserve, ses marques d’amour, d’affection et donne aussi à profusion ses baisers, ses caresses. Accepte ces marques de tendresse et d’amour, ô mon Bien-Aimé, ne suis-je pas ton enfant? Comme je m’ennuie de toi, comme j’ai hâte de te recevoir. »
– Mimi : L’autre voix.
– Satan : « Ma chère petite, tu as du temps à perdre. Crois-tu qu’il existe cet être invisible? Tu fais de la folie. Vis donc dans la réalité. Pourquoi donnes-tu un amour qui ne rapporte rien? Pourquoi vivre en esclave? Tu n’as pas pu communier ce matin. Pourquoi ton directeur te dit que tu es en état de grâce? Il garde un doute, il sait bien que cette communion aurait été un sacrilège, il a peur. Oui, il a peur de lui, car il cherche encore la vérité. Il a peur de toi et de moi, il sait bien que je ne te quitte pas. Un jour tu seras à moi, rien qu’à moi.
- Mimi : C’est Ma Douce Maman du ciel, protège-moi s’il vous plaît. Je me confie en toi, mon espérance. Je mets en Dieu ma confiance, je crois à la dignité du prêtre, de mon directeur, je ne vois que vous en lui. Je veux garder toujours le même respect et la même soumission. Je crois en vos paroles : « Celui qui vous écoute m’écoute et celui qui vous méprise me méprise. »
Mon bon ange, veille sur moi.
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Jeudi, 10 mars 1955
– Mimi : « Mon Dieu comme cela me répugne d’écrire, mais je dois le faire par obéissance.
Ô Esprit Saint guide-moi s’il vous plaît afin qu’aucune de mes paroles, phrases, ne soient contraires à la vérité, car le démon me suggère de ne pas tout dire, de ne pas écrire.
Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît à garder mon sourire malgré les douleurs physiques que je ressens. Je te remercie de ton aide, car avec ta grâce je parviens à garder une figure sereine et à cacher mes luttes, mes doutes, mes peines intérieures. »
Cela me fait sourire lorsque j’entends certaines personnes dire : « Elle est très bien, elle semble ne pas souffrir », au moment même où je souffre le plus, ou bien au moment où je lutte pour rester pure, car mon ennemi prend tous les moyens pour m’attaquer. On dirait parfois qu’il se sert de pointes de feu tellement la tentation est grande. Il prend tous les moyens, il veut me décourager.
Ô Marie conçue sans péché, protège-moi, ne laisse pas ton enfant lutter seule. Je me jette avec confiance entre tes bras de Mère.
Malgré l’état où je me trouve, je crois et j’attends tout de toi mon Bien-Aimé. Regarde mon cœur qui veut t’aimer encore plus et qui souffre de te voir si peu aimé par tes créatures si indifférentes et dire que j’ai déjà été du nombre. Je te demande sincèrement pardon. Que j’ai hâte de te recevoir pour te consoler, pour réparer mes fautes, pour t’aimer. »
Et là, pour un moment, comme il était près, je me sentais si petite entre ses bras. Ô douce caresse, j’aurais voulu que cet instant dure toujours! Merci, merci, mon Bien-Aimé pour tant d’amour! Comme je sens un grand calme, une paix immense malgré la douleur physique! Je ne peux plus douter de notre amour. »
Je sens que je sais que mon Bien-Aimé me veut tout à lui, j’en suis certaine.
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de cette délicatesse, dans ta bonté tu as permis à mon directeur de partager notre bonheur. Je ne sais pas s’il savait que notre amour était si fort, ô mon Bien-Aimé. Merci mon amour, Tu m’avais déjà promis que tu te manifesterais en lui pour augmenter ma confiance, j’ai vu et je ne doute pas.
Comme il était heureux, il pleurait de joie, lorsque j’ai manifesté le désir de te recevoir et avec empressement il me dit : « Je reviendrai demain matin. Oui, je l’apporterai, votre Jésus. » J’étais si heureuse, si émue, qu’après son départ moi aussi je pleurais de joie. Mon bonheur était tellement grand que c’était trop pour mon pauvre cœur, il pouvait à peine battre sans ressentir une vive douleur. Seul l’amour divin peut produire de tels effets dans mon âme. Comme je trouvais le temps long d’attendre jusqu’à demain. »
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Vendredi, le 11 mars 1955
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, viens partager mon bonheur, aide-moi à bien préparer mon âme afin que je puisse le recevoir avec tout le respect et l’amour qu’il réclame, j’ai tellement hâte de le recevoir. Après avoir passé plusieurs jours dans les ténèbres, il faisait si noir dans ma prison, quoique je voulais croire qu’il se cachait pour éprouver ma confiance et mon amour. Je ne puis exprimer ici tout le bonheur que je ressens. Merci, merci mon Dieu d’être venu ce matin dans mon âme par le sacrement d’amour. »
Quelle joie aujourd’hui de pouvoir lui parler librement, Il est là dans mon âme, dans notre petite demeure, que de choses à nous dire après un si long silence.
− Mimi : « Mon Seigneur et mon Dieu, je t’adore présent en moi, je te remercie de ton infinie miséricorde, avec quel amour tu te penches vers moi, je ne suis pas digne de te recevoir après t’avoir tant de fois offensé. Je te demande pardon.
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, si j’ai permis cette consolation c’est pour bien te préparer. Si mon amour est devenu si fort, si puissant en toi, c’est pour te fortifier, car il faut que tu sois forte en moi avec moi pour accomplir ce que je veux de toi. Depuis que tu es devenue mon épouse, ma toute petite fille, Je t’ai demandé beaucoup plus, parce que je t’avais donné beaucoup plus que tu ne le méritais. Ma chère petite, il faut que je te purifie complètement afin qu’il ne reste pas même une parcelle de toi et du péché, alors que tu pourras dire sincèrement : « Il ne me reste plus rien à moi, j’ai tout donné et c’est lui qui vit en moi. » Nous ne sommes plus qu’un maintenant.
Par ton manque de confiance tu mettais un obstacle à la grâce et le travail de l’Esprit Saint devenait difficile parfois. Que ton amour se complète en moi. Ensemble nous allons reprendre la route, le chemin que je t’offre sera rempli de croix, d’épreuves de toutes sortes, de souffrances; c’est le seul chemin qui conduit au ciel pour l’éternité.
Maintenant que je suis si près de toi, que je sens ta sincérité, que je regarde ton amour, je constate tes luttes, tes efforts pour me faire plaisir, je vois ton repentir. Crois-tu que je vais te laisser seule pour marcher dans cette route que je t’offre?
Non, ma petite fille, sois sans crainte, je serai avec toi, partout et toujours, seulement crois en ma parole et en ce que je te dis. C’est par pure bonté que je te parle, ne doute pas, même dans l’état de sécheresse spirituelle, dans les ténèbres, dans les tentations de toutes sortes.
Je suis toujours là près de toi quoique tu ne sentes pas toujours ma présence. Je suis toujours là. Je vois tout, je te regarde lutter, j’entends tes pleurs, j’écoute ta prière, je reçois les élans d’amour de ta petite âme, je connais ton désir de me posséder pour l’éternité, cela me console.
Pour que notre union soit complète, ma chère petite fille, que ta prière demeure confiante, jette-toi entièrement entre mes bras divins, comme aujourd’hui, c’est si facile. N’est-ce pas que tu désirais que ces doux moments soient sans fin? Vois-tu comme l’amour divin peut transformer une pauvre petite âme qui est encore bien misérable, tu es si faible encore.
Ma petite c’est pour cela que je désire t’aider, te purifier. Je veille constamment sur toi, je te soutiens par ma grâce. Demande-moi souvent le don de l’amour, le don de force, de persévérance et tous les dons de l’Esprit Saint. Tu en auras besoin durant toute ta vie qui se terminera sous peu.
Ma chère petite épouse, dans quelque temps tu auras à souffrir beaucoup pour m’aider à sauver des âmes. Par un privilège spécial et pour te faire comprendre ce que j’ai enduré par amour pour toi et les âmes, je te ferai partager quelques souffrances que j’ai endurées pendant ma passion. Tu connaîtras les souffrances du corps, ces douleurs seront tellement grandes que les traits de ta figure changeront, tu auras à subir de plus l’abandon presque total parce que l’on ne comprendra pas ton mal et ce qui se passe en toi. Toutes tes souffrances viendront de moi. Je te ferai partager mon agonie, tu souffriras aussi dans ton cœur, dans ton esprit.
Dans un de nos entretiens tu disais que tu étais heureuse d’être placée avec moi sur la même croix, tu ajoutais même ceci : « Quel honneur et bonheur de souffrir avec lui. » En effet, ma chère petite fille, l’honneur est pour toi d’être avec moi ton Dieu et le bonheur est pour moi d’être avec toi ma toute petite fille, à moi, rien qu’à moi. Je suis parfois un Dieu jaloux.
Commence dès aujourd’hui à m’offrir un peu plus. Garde le silence sur tout cela, sauf à ton directeur pour qu’il puisse t’aider, t’éclairer, te soutenir par ses prières et ses sacrifices. Prépare-toi, par des actes d’amour, de confiance en ma toute puissance, en ma miséricorde. Abandonne-toi entre mes bras, sois soumise à la Sainte Volonté de mon Père, demande les dons de l’Esprit Saint. Dis-moi que tu acceptes avec amour et entière soumission la Sainte Volonté de mon Père.
Cependant, demande la permission à ton directeur; sois-lui très obéissante, il me remplace. Fais ce qu’il te dira, je m’incline devant le prêtre. Réfléchis un peu sur cette phrase, tu ne comprends pas? Sois humble, demande des explications à ton directeur. Si je te favorise de tant de grâces, de faveurs spéciales, c’est uniquement pour te prouver mon amour, toi la plus pauvre, la plus petite de mes créatures. Tu es si misérable dans ton corps malade, ton âme remplie de défauts, d’imperfections. C’est pour cela que je me penche vers toi pour t’aider à te purifier. »
– Mimi : « Mon Dieu avec votre grâce et votre aide, j’accepte librement, avec le plein consentement de ma volonté, tout ce qu’il vous plaira de m’envoyer pour le plus grand bien de mon âme. Mais en me soumettant à votre Sainte Volonté ô mon Dieu, je veux surtout vous prouver mon amour et ma reconnaissance pour tant de bonté.
Tu sais mon Bien-Aimé, ma pauvre petite nature tremble à la pensée de ce que tu me demandes. C’est pourquoi je t’en supplie, ne me quitte pas. Tu es toute ma force, mon appui, mon courage. Soutiens ma foi, purifie mon amour, augmente ma confiance, je veux mettre en toi seul toutes mes espérances. Je me remets entre tes bras divins, je m’abandonne entièrement comme une petite fille entre les bras de son père. J’ai confiance, je veux aussi laisser travailler l’Esprit Saint en moi. »
Tous les jours je demande à ma douce Maman du ciel de m’apprendre à dire mon fiat.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, écoute la voix de ta petite fille qui pleure et qui souffre parce que je reconnais ma faiblesse et mes péchés si nombreux. Humblement, avec amour, avec confiance je me jette entre tes bras de Mère. Soutiens mon courage, fortifie ma foi, protège-moi de mes ennemis ô Mère des Douleurs comme tu as dû souffrir à cause de moi. Je te demande pardon, mon cœur souffre avec le tien en voyant ton doux Jésus, mon Bien-Aimé.
Donne-moi s’il vous plaît la persévérance, et quand Dieu viendra, qu’il me trouve prête à accomplir sa Sainte Volonté. Qu’à ton exemple je puisse dire, malgré mes misères : « Je suis la servante du Seigneur. »
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Samedi, le 12 mars 1955
– Mimi : « J’ai un beau cadeau, un grand bonheur ce matin, mon directeur m’a fait communier. J’ai fait la neuvaine de la grâce, toute la journée j’ai fait mon possible pour me tenir constamment entre tes bras. Que de doux aveux nous avons échangés. Le Bon Dieu savait bien qu’en me donnant un cœur affectueux, qu’un jour ce même cœur ne battrait que pour lui seul. Il savait aussi qu’avec un cœur sensible j’aurais à souffrir plus. Mon Bien-Aimé, par amour je te donne ce cœur, garde-le, il est à toi. Fais-en ce que tu voudras. »
Mon Bien-Aimé me fait comprendre que le seul bonheur sur terre est de faire la Volonté de son Père, de lui rester fidèle par amour. Comme j’ai médité longuement sur une phrase que mon directeur me disait :
« Priez pour moi pour que je l’aime encore plus,
je voudrais mourir d’amour pour lui. »
Comme c’est consolant pour Dieu de voir une âme qui l’aime, une âme fidèle, une âme qui a tout donné pour le suivre, une âme qui l’aime assez pour vouloir mourir d’amour pour lui !!! Comme cette âme doit avoir une place de choix dans son divin cœur.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, moi aussi je désire t’aimer encore plus. Je demanderai à mon directeur de m’aider à t’aimer, de m’apprendre à te servir fidèlement avec une entière soumission et pleine confiance. »
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Dimanche, le 13 mars 1955
– Mimi : « Mon Dieu, je crois en toi qui es ressuscité des morts, accorde-moi la grâce s’il vous plaît que mon âme ressuscite à une autre vie, à une vie nouvelle remplie d’amour et d’abandon total. Toi qui guéris les aveugles, fais que je vois, oui que je regarde avec les yeux de la foi, que je vois mes misères, mes fautes, mes péchés tels que tu les vois mon Bien-Aimé. Oui mon Bien-Aimé, ouvre mes oreilles afin que je n’entende plus que ta voix qui est la vérité et que j’écoute les paroles de mon directeur. Guide mes pas chancelants sur la route du ciel. Tout en moi est malade. Jette un regard de pitié sur ta pauvre petite fille qui veut tant te plaire et t’aimer. Je crois, j’attends tout de ton infinie miséricorde. »
Le soir.
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de cette délicatesse, je souffre physiquement, mais ton amour est si fort que j’oublie presque que je suis clouée sur la croix. Je suis si heureuse de m’appuyer la tête sur ton épaule, comme Saint Jean. Quel bonheur d’entendre battre ton cœur rempli d’amour pour ta petite épouse. Je ne puis me rassasier. Merci de ton amour que je savoure avec délices. Ô bonté infinie, mon Dieu, mon amour, mon tout.
En retour, reçois mon amour qui est encore bien faible, mais j’ai confiance que tu peux l’augmenter et le purifier. C’est pourquoi je désire te recevoir dans ton sacrement d’amour. Je désire vivre qu’en toi et pour toi mon Dieu. Tu sais mon Bien-Aimé comme je désire de plus en plus devenir ta petite hostie d’amour que tu offrirais, que tu immolerais chaque jour avec toi pour le salut des âmes.
Merci de tes grâces, de tant de bonté malgré mes fautes, je te demande sincèrement pardon. Oui, pardon pour les péchés de toute ma vie, pardon pour mon manque de confiance, je ne te connaissais pas tel que tu étais. Pourtant après tant de preuves de ton amour, pourquoi suis-je restée si indifférente? Mon directeur faisait son possible pour me faire comprendre. Dans mon ignorance, dans mon orgueil, je dois admettre que je te priais mal. Je ne pouvais admettre l’intimité de Dieu avec une âme, surtout avec une âme pécheresse; je priais bien, mais mes prières n’étaient que d’ordre naturel, des prières d’intérêt. Je vivais trop terre à terre, je me préoccupais plus de mon ennemi que de ta grâce qui me soutenait sans cesse. Que de bêtises j’aurais pu faire si tu m’avais laissée seule! Dans ta grande bonté, dans ta grande miséricorde tu m’as attendue avec patience pendant si longtemps. Tu m’as protégée, que de dangers tu m’as épargnés tant pour l’âme que pour le corps.
De plus tu m’as comblée de tes faveurs, de tes grâces spéciales, tu as même choisi un directeur pour me guider. Tu m’as favorisée en me donnant la chance d’expier, de réparer, de mériter, de devenir ta petite épouse. Ton amour est tellement fort que tu désires par privilège spécial me faire partager tes souffrances pour que notre union soit parfaite. Comment refuser après tout cela?
Comme j’ai été stupide, ingrate envers toi, envers mon directeur. Je te demande pardon, laisse-moi pleurer à tes pieds mes fautes, mes égarements, après tant de bontés que je ne méritais pas. Comment veux-tu que je refuse de croire en ton amour, en ta miséricorde infinie? Humblement je te demande pardon. Maintenant mon Bien-Aimé, laisse-moi baiser ton front divin en te disant du plus profond de mon âme que je t’aime, que j’accepte avec amour ta Sainte Volonté. Je t’offre tout l’amour que contient mon petit cœur. »
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Lundi, le 14 mars 1955
– Mimi : « Encore une journée avec toi mon Bien-Aimé, je désire t’aimer, te consoler, avec ta grâce je veux faire mon possible pour ne pas t’offenser; aide-moi s’il vous plaît, j’ai besoin de beaucoup de patience.
Je supporterai en silence les défauts de ceux qui m’entourent, me rappelant que tu as été bien patient avec moi et depuis si longtemps. Je t’offre toutes les peines de ma vie, les ennuis, les indélicatesses, les difficultés de toutes sortes surtout de mon devoir d’état. Je t’offre mes douleurs par amour, je veux garder le silence sur tout. Près de toi mon Bien-Aimé je me prosterne à genoux, je t’adore, je viens te redire toute la peine d’avoir offensé un Dieu si bon. Je sens un besoin de me tenir près de toi, de te dire que je t’aime, que je veux te rester fidèle, c’est près de toi que je retrouve mes forces. Je te confie toutes les âmes surtout celles des pauvres pécheurs, les agonisants. Je te demande la conversion des peuples, la paix du monde, la paix dans les familles, la paix dans les âmes.
Dans ton infinie bonté protège notre Saint Père, soutiens ton Église, donne la force et le courage aux missionnaires, augmente les vocations sacerdotales et religieuses, protège la pureté de la jeunesse, console ceux qui souffrent, ceux qui pleurent, qui luttent et qui sont seuls, aie pitié des pauvres orphelins, donne du courage à ceux qui n’ont plus d’espoir, en un mot, mon Bien-Aimé, regarde toutes les misères humaines. Mon Bien-Aimé, je désire que toutes ces âmes jettent un regard vers toi leur Dieu. Je voudrais que toutes ces âmes te reconnaissent pour leur Dieu infiniment bon, qu’elles reprennent confiance et qu’elles espèrent tout de toi, le Tout-Puissant.
Si j’étais capable de parcourir le monde pour leur apprendre que tu es le seul Dieu, le Tout-Puissant, le Dieu de miséricorde, que tu es celui qui a tout donné par amour. Je voudrais leur dire tout ce que tu as fait pour moi, je voudrais leur faire comprendre que chaque âme que tu as créée, tu l’aimes d’une manière particulière comme si elle était seule au monde. Tout ce que tu demandes en retour c’est d’être aimé et que malgré les épreuves et les croix de cette vie, les âmes te restent fidèles en acceptant tout par amour et pour glorifier ton Père. Il y a des jours où j’aimerais être missionnaire pour te faire connaître plus. Comme j’aimerais être prêtre pour offrir plus à Dieu.
Mon Bien-Aimé, donne-moi s’il vous plaît un cœur d’apôtre, un cœur de prêtre, un cœur généreux, prêt à se donner à tous, un cœur qui comprend les âmes, un cœur qui se penche vers les malheureux, surtout les pécheurs, un cœur qui sait parler d’amour divin, de confiance, un cœur qui donne sans regarder, un cœur qui inspire l’espérance, la confiance, qui redonne la force pour lutter. Je voudrais avoir un cœur qui sait pleurer avec ceux qui souffrent, je voudrais avoir un cœur humble, un cœur qui console, un cœur compatissant envers mon prochain, amis et ennemis. Je voudrais un cœur qui sait sourire dans la joie comme dans la peine. Mon Bien-Aimé, donne-moi un cœur fidèle pour te suivre, un cœur soumis à ta Sainte Volonté, un cœur qui n’est heureux qu’en te possédant tout entier, donne-moi un cœur qui sait aimer véritablement.
– Mimi : Donne-moi s’il vous plaît un cœur qui ressemble au tien, un cœur comme celui de ta divine Mère. Tu sais, mon Bien-Aimé, comme il y a du travail à faire pour changer mon pauvre petit cœur. Veux-tu? Accorde-moi cette grâce de le purifier, de le sanctifier, de le rendre agréable à Dieu afin que je puisse accomplir tout ce que tu attends de ta petite fille, pour cela je compte sur toi, sur ta grâce. Avec amour, avec pleine confiance je mets mon cœur près du tien, dans le tien. Cœur Sacré de Jésus j’ai confiance en toi. »
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Mardi, le 15 mars 1955
− Mimi : « Mon Bien-Aimé, malgré ma misère, j’espère en toi, j’accepte de souffrir avec toi, j’accepte avec amour de porter ma croix de chaque jour avec entière soumission. J’accepte ce que tu attends de moi sur la terre et plus tard dans le ciel, car j’ai confiance que notre union se complétera dans le ciel.
Ce qui augmente ma confiance en toi c’est ton amour miséricordieux pour moi, si pauvre, si petite, si pécheresse. Comme ta bonté est grande, que c’est beau l’amour dans la souffrance, l’union d’un Dieu avec la plus fragile de ses créatures.»
Je suis heureuse, mon directeur m’a enseigné comment te prier sans prendre de grands détours. Il me parle de l’intimité de Dieu avec les âmes, de sa bonté, de sa miséricorde infinie, de son amour. Il me parla ensuite de ce que j’étais et de ce que Dieu a fait pour moi par pure bonté. Je dois méditer sérieusement cela.
− Mimi : « Ma douce Maman du ciel viens près de moi pour m’aider à préparer ma communion de demain, le temps me paraît si long, j’ai tellement hâte. »
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Mercredi, 16 mars 1955
– Mimi : « Plus près de toi mon Dieu, de plus en plus j’ai besoin de toi, de ta présence en ma pauvre âme pour m’aider à lutter contre mon ennemi qui se tient à mes côtés.
Mon Bien-Aimé je veux passer ce jour sans t’offenser. Je souffre beaucoup, mon ennemi veut en profiter pour me faire impatienter. Mon Bien-Aimé sans toi je ne puis rien, aide-moi à te rester fidèle. Comme toi mon Bien-Aimé je veux souffrir en silence, puisque cette douleur vient de toi et que tout en moi t’appartient. Fais de moi ce que tu voudras, je me donne toute à toi pour la vie et pour l’éternité. Mon Bien-Aimé, comme je m’ennuie de toi, plus je te reçois plus je désire te posséder entièrement pour t’aimer, te remercier. Tu le sais mon Bien-Aimé que je veux rester ta petite victime d’amour, ta petite hostie d’amour que tu immoleras tous les jours avec toi. Je crois en toi, amour divin, mon époux Bien-Aimé, je suis heureuse d’être près de toi, je veux tout t’offrir par amour. Je ne puis écrire plus, je souffre trop. »
Le soir grande tentation.
– Mimi : « Mon directeur m’a rassurée. J’ai eu peur de te perdre, de t’offenser. Vois-tu mon Bien-Aimé tout ce que je pouvais faire de bêtises si tu ne me soutenais pas, je vois bien que je ne suis pas encore morte, et qu’il faut me tenir prête pour la lutte, chaque jour je dois lutter. »
Après cette petite tempête, je relève la tête vers Dieu.
– Mimi : « Regarde-moi mon Bien-Aimé, vois ma misère, j’ai besoin de toi, de ton aide, soutiens-moi par ta grâce, par ton amour, je ne veux pas te perdre. Quand donc viendra ce jour où je n’aurai plus la crainte de te perdre?
Je m’incline devant ta Sainte Volonté et compte sur ton aide, car j’aurai tout à craindre de ma pauvre nature tant que je vivrai. Mais j’ai confiance, je sais que tu ne permettras pas que je me sépare de toi si je m’abandonne en toi, si je mets ma confiance en toi tous les jours de ma vie. Cet amour, cette confiance en toi mon Bien-Aimé, je te demande de l’augmenter, de le purifier, j’attends tout de toi, mon Dieu, mon tout. »
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Jeudi, 17 mars 1955
– Mimi : « Aujourd’hui, mon Bien-Aimé, je veux réparer toutes les négligences. Mon Bien-Aimé je veux me souvenir que je dois te ressembler pour être agréable à Dieu. Je veux pratiquer l’humilité, j’éviterai de parler de moi, de mes douleurs, de ce qui me peine. Je garderai le silence par amour pour toi. N’est-ce pas mon Bien-Aimé que notre amour, notre intimité doivent rester secrets? »
Je récitais le rosaire et je méditais…
Premier mystère : Annonciation, demandons l’humilité.
− Mimi : « Ma douce Maman du ciel, accorde-moi s’il vous plaît la grâce d’être assez humble pour que Jésus daigne me visiter par sa grâce et qu’aux yeux du monde je passe pour rien. »
2ème mystère : La Visitation, demandons la charité.
− Mimi : « Ô ma douce Maman du ciel, comme cette vertu me manque. Accorde-moi s’il vous plaît la grâce d’être charitable envers tous et par charité je veux tout offrir, tout donner. Je te demande la conversion du monde entier, la délivrance des âmes du purgatoire. »
3ème mystère : La naissance de Jésus, demandons le détachement.
− Mimi : « Ma douce Maman du ciel, accorde-moi s’il vous plaît le détachement de tout, comme toi je veux vivre et mourir pauvre et méconnue de tous. Détache mon cœur des affections humaines, des choses créées. Enlève-moi tout ce qui pourrait m’éloigner de toi, de ton doux Fils. Comme lui je veux rester soumise à Dieu par amour. »
4ème mystère : Présentation de Jésus au temple, demandons la pureté.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel accorde-moi s’il vous plaît la grâce, la pureté. Que lorsque je prie Dieu, que toutes mes prières, mes demandes soient purifiées par toi, ô Médiatrice de toutes grâces. Accorde-moi la grâce que mon âme reste pure, que mon esprit se laisse guider par l’Esprit Saint et que mon cœur se dirige constamment vers Dieu avec amour et soumission; accorde-moi la grâce de toujours purifier mes intentions surtout envers mon prochain. »
5ème mystère : Le recouvrement de Jésus au temple, demandons l’obéissance.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel accorde s’il vous plaît la grâce de toujours retrouver Jésus, Dieu, en tout et partout, dans la joie comme dans l’épreuve. Accorde-moi la grâce d’être toujours soumise et docile à la Sainte Volonté de Dieu. Pour cela il faut que je sois obéissante à mon directeur qui te représente. C’est si facile de se jeter dans les bras de Jésus avec amour et de se laisser guider par une obéissance aveugle remplie de confiance. »
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Vendredi, 18 mars 1955
– Mimi : « Que j’ai hâte de te recevoir! Avec l’aide de ma douce Maman du ciel, je veux faire le ménage dans ma petite demeure intérieure, je veux tellement la purifier, la rendre agréable à Dieu. Il y a encore de la poussière, mais j’ai confiance qu’avec un seul souffle de la grâce tu pourrais tout faire disparaître ces défauts, ces imperfections qui te peinent. »
− Le Père Éternel : « Ma chère petite fille, en effet d’un seul souffle je pourrais tout faire disparaître tout ce qu’il y a de mauvais en toi, mais je désire qu’il en soit ainsi. Autrement où seraient tes efforts? Tes luttes? Où mettrais-tu ta confiance? Pour qui réserverais-tu ton amour? N’est-ce pas que tu reconnais tes fautes, tu admets qu’il y a beaucoup à faire, c’est un travail bien long. Tu fais bien de demander l’aide de ta divine Mère pour faire le ménage avec toi, elle a si bien préparé la demeure de mon fils Bien-Aimé. Ma chère petite fille, sois humble et confiante, aime-la, je suis certain qu’elle ne refusera pas de t’aider à bien préparer ta petite âme pour nous recevoir. »
– Mimi : « Que j’ai hâte de vous recevoir, je compte sur ton amour pour me purifier, je compte les heures, attendre jusqu’à demain il me semble que c’est loin. »
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Samedi, le 19 Mars 1955
Fête de Saint Joseph
Jour mémorable
– Mimi : « Merci mon Dieu de tant de bonté, j’ai eu le grand bonheur de communier, je ne puis exprimer toute la joie de te posséder tout entier. Toi mon Dieu, mon unique amour. Mon bon Saint Joseph, acceptez les vœux d’une petite fille qui vous aime et qui implore votre secours.
En ce jour de fête vous ne pouvez rien refuser à une petite âme qui demande avec sincérité et confiance votre aide, votre assistance dans tous ses besoins. Vous le gardien de la Sainte Vierge accordez-moi la grâce de garder mon âme pure, protégez-moi des dangers de cette vie, surtout du danger de perdre Dieu. Vous savez ce que c’est de perdre Dieu sans qu’il en soit de votre faute. Vous avez perdu Jésus trois jours et cela devait vous paraître une éternité et par la suite quelle joie pour vous d’avoir retrouvé votre fils, votre Jésus. Moi aussi j’ai perdu bien longtemps Jésus, maintenant que je l’ai retrouvé, ne permettez pas que je le perdre de nouveau par le péché, ayez pitié de moi et protégez-moi. Je désire que ce jour de fête soit passé en union avec Jésus, Marie, Joseph et aussi avec Joseph II (P. Gamache), afin que nous ne soyons qu’une seule famille.
Je demande à Dieu de combler de faveurs spirituelles et temporelles mon directeur à qui je dois beaucoup pour le salut de mon âme. Je vous demande beaucoup de santé pour lui, il en a besoin pour accomplir ce que tu attends de lui, tu connais son idéal de sauver des âmes. Regarde cet apôtre du travail avec fermeté, avec ferveur pour te procurer le plus d’âmes possible, aide-le dans les difficultés qu’il rencontre parfois dans son saint ministère.
Tu sais qu’il travaille pour toi et que toutes les âmes que tu lui as confiées, il veut te les remettre purifiées pour rendre grâce à Dieu. Tu sais mon Bien-Aimé avec quelle joie il te tient dans ses mains, avec quelle confiance et surtout quel amour il s’abandonne et se soumet à la Sainte Volonté de Dieu. Accepte mes humbles prières et accorde-lui s’il vous plaît toutes les grâces qu’il demande et dont il a besoin dans son saint ministère pour sauver des âmes. »
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Dimanche, le 20 mars 1955
– Mimi : « Je me sens triste, il me semble qu’il me manque quelqu’un et c’est toi mon Bien-Aimé. Viens me visiter par ton amour, par ta grâce dans une communion spirituelle. Je t’adore présent en moi, je sais que je ne mérite pas cette faveur, mais toi qui vois le fond de mon âme tu connais toute la peine que je ressens de t’avoir offensé. Mais je t’en supplie, vois mon désir de ne plus te perdre et la résolution de t’aimer encore plus. Je te demande ton aide, car sans toi je ne puis rien. Ô Dieu Tout-Puissant accorde-moi s’il vous plaît le don de l’amour pur, tu ne peux pas refuser ma demande, regarde ma sincérité.
Que j’ai hâte de vivre près de toi pour ne plus nous séparer. Que je regrette toutes les années où je vivais sans me préoccuper de mon salut. Combien de fois j’ai fait la sourde oreille à tes appels, j’ai fermé la porte à tout contact de la grâce. Je te demande sincèrement pardon; merci, merci de m’avoir attendue si longtemps, merci de ta miséricorde infinie, merci de ton amour. Mon Bien-Aimé je me donne à toi sans réserve, reçois cette offrande de tout mon être, de tout ce que j’ai. Mon époux Bien-Aimé, tout en moi est à toi pour toujours, me voici. »
– Jésus : « Ma chère petite fille, as-tu remarqué que nos deux cœurs pensent et désirent la même chose? Tu me dis, mon époux Bien-Aimé, tout en moi est à toi, me voici mon amour et moi je te réponds en répétant la même phrase ma chère petite épouse bien-aimée tout en moi est à toi. Me voici, reconnais-tu les effets de l’amour divin? N’oublie pas notre union, l’amour dans la souffrance pour sauver les âmes et rendre gloire à mon Père. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton amour, en retour accepte le mien. »
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Lundi, 21 mars 1955
– Mimi : La journée ne commence pas bien. Je souffre beaucoup physiquement, la douleur est si intense, je ne peux prendre que quelques heures de sommeil, toujours couchée sur le même côté. À me voir, je semble être couchée sur un lit de roses, mais on ne soupçonne pas qu’en dessous des roses il y a des épines.
– Mimi : « Je te remercie mon Bien-Aimé d’avoir choisi pour moi cette souffrance qui dure depuis deux mois et demi sans oublier mes lassitudes et mes dégoûts, toutes les angoisses de mon âme quand je suis dans les ténèbres, quand je te cherche et que je crains de n’être plus ta petite fille, quand la tentation me presse sans cesse, quand le chemin à parcourir me paraît long, quand mon Bien-Aimé me fait passer dans tous les états d’âme. Mon Bien-Aimé je t’aime et j’ai confiance en toi. »
À ma sortie de l’hôpital comme j’avais hâte de revenir à la maison pour reprendre mon travail et alléger un peu le fardeau de ma chère maman. C’est le contraire qui se produisit. Je suis là presque continuellement à la charge de tous.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé parce que je t’aime j’accepte avec amour l’état où je suis, j’accepte l’action de ta grâce en mon âme. Je ne puis rien te refuser, ma vie tout entière, je te l’offre, mon corps, mon âme, mon éternité, tout ce que j’ai je te l’abandonne, mon Dieu, mon tout. »
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Mardi, le 22 mars 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, pour te plaire je garderai le silence. Je suis si fatiguée de toujours entendre parler, je ne suis pas capable de prendre de repos. Mon Dieu j’ai besoin de vous, de votre amour, de votre grâce en mon âme. Mon Bien-Aimé, donne-moi s’il vous plaît beaucoup de patience et assez d’amour pour tout accepter. Je me soumets à ta Sainte Volonté de rester couchée.
Mon Dieu je vous aime, augmentez mon amour, ma confiance, aidez-moi, sans vous je ne puis rien. Je sens la présence de mon ennemi près de moi, il veut me décourager, il veut profiter de l’état de faiblesse où je suis. Mon Bien-Aimé je t’en supplie, parle-moi, toi qui es la vérité. J’ai besoin d’entendre ta voix pour me rassurer. En ce moment je souffre trop, je n’ai pas la force d’écrire. Toutes les suggestions de mon ennemi, tout ce que je désire écrire c’est ton amour et tout ce que tu as fait pour moi depuis si longtemps. Je voudrais pouvoir écrire toute ma reconnaissance pour te faire aimer encore plus. Je te remercie de ta grande miséricorde, de ton amour.
– Mimi : Ma douce Maman du ciel, apprends-moi à aimer ton doux Fils, apprends-moi à aimer tout ce qui vient de lui, les joies comme les croix, les épreuves, apprends-moi surtout à aimer sa Sainte Volonté. J’ai peur de mon ennemi, je tremble, j’ai tout à redouter de ma faiblesse, mais j’ai tout à espérer de toi, ma Mère, mon amour, c’est pourquoi j’implore ton secours. Je me jette avec confiance dans tes bras puissants, garde-moi dans ton cœur et cache-moi bien pour que mon ennemi ne me trouve plus. Ensemble nous allons préparer ma communion de demain. Comme j’ai hâte! »
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Mercredi, 23 mars 1955
– Mimi : Je préparais ma communion avec ma douce Maman du ciel, que j’avais hâte! Je trouvais que mon directeur ne venait pas assez vite, je faisais des actes de foi et d’amour. Tout à coup mon ennemi se présente à moi me disant :
– Satan : « Tu souffres pour rien, pourquoi ne profites-tu pas du temps qu’il te reste à vivre pour jouir un peu? Si tu voulais, je pourrais faire quelque chose pour toi. Tu pourrais trouver une certaine consolation même dans l’état où tu te trouves. Tu sais ce que je veux dire. N’est-ce pas que tu trouves le temps long entre quatre murs, pauvre petite, si jeune encore et tant souffrir pour rien, ce n’est pas juste. Dis-moi simplement un tout petit oui, fais un signe et je suis là. Je partagerai ta joie, ta jouissance, ton bonheur sera plus grand; après avoir tout abandonné depuis si longtemps tu constateras une joie nouvelle de nous retrouver après une si longue absence. Tu vois bien maintenant ton erreur, il est encore temps de me revenir. »
– Mimi : « Va-t’en menteur. Maman, Maman, ma douce Maman du ciel, viens à mon secours. Mon Dieu accordez-moi assez d’amour pour tout accepter ce que vous voulez de moi.
– Mimi : Mon Bien-Aimé je t’en supplie protège-moi je suis toute à toi pour toujours et je ne veux pas te perdre un seul instant par le péché. Regarde mon amour, je me blottis entre tes bras puissants, ô mon époux Bien-Aimé. Ne laisse pas ébranler ma confi Merci ma douce Maman du ciel de m’avoir aidée dans cette lutte. Je souffre trop physiquement pour continuer à écrire. J’accepte cette souffrance pour sauver des âmes, mais surtout pour te prouver ma reconnaissance, mon amour et mon entière soumission à ta Sainte Volonté. »
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Jeudi, 24 mars 1955
– Mimi : Toujours dans le même état, mon cœur est tourmenté par les tentations. Je suis toujours dans la même solitude morale depuis ce matin. Il faut que je garde mon sourire, que je cache mes ennuis, mes luttes.
Oh! comme je serais tentée de dire avec mon Bien-Aimé, « Père s’il est possible que ce calice s’éloigne de moi. » Mon directeur est venu pour quelques minutes. Voyant qu’il avait peu de temps à disposer je n’ai pas osé lui confier ce qui se passe dans mon âme. Il ne faut pas que je sois égoïste en ne pensant qu’à moi. Comme ma nature lutte avec la grâce!
– Mimi : « Demain je dois me rendre à l’hôpital, encore une autre journée de souffrance pour toi mon Bien-Aimé. »
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Vendredi, le 25 mars 1955
– Mimi : « Je commence ma journée avec une grande peine. Si tu savais le bonheur que j’aurais eu à te recevoir en ce beau jour de fête, mais je devais par obéissance me rendre à l’hôpital.
Oui, le 25 mars, jour mémorable pour moi, cinq ans déjà je faisais mon premier vœu. Je me rappelle ce jour si longtemps attendu. Mon directeur me prépara par une retraite suivie d’une confession générale. Comme j’étais heureuse d’avoir enfin retrouvé la paix, la sécurité, le bonheur en toi pour toujours. J’étais heureuse d’avoir le cœur enfin libre pour entreprendre une nouvelle vie, avoir un idéal moi aussi, je puis donc lever les yeux vers le ciel, il y a si longtemps que j’espérais ce jour.
Je n’oublierai jamais ce que mon directeur a fait pour mon âme surtout en ce beau jour c’est-à-dire le jour de ma conversion. Mon amour était si grand de te recevoir, il me semblait que je te recevrais pour la première fois. Tu te rappelles mon Bien-Aimé les doux moments de notre union? Je me souviens de tes divines caresses. »
J’étais bien épuisée après ma visite à l’hôpital, 4 heures à attendre assise sur un banc et toujours sur le même côté. Je souffre encore de l’abcès dû à une injection mal donnée. Depuis deux mois et demi, je souffre beaucoup de cette infection qui se propage de plus en plus. J’ai déjà huit clous, une vraie petite manufacture de clous. Je suis si épuisée que je ne puis dormir que quelques heures par nuit, les journées sont longues. C’est avec beaucoup de difficultés que je puis m’asseoir, soit pour écrire ou lire. Je souffre assez ce soir, je ne puis appuyer (mettre) ma tête sur l’oreiller sans ressentir de vives douleurs et mon petit cœur bat si vite. Je lui dis :
– Mimi : « C’est pour toi mon Bien-Aimé ces souffrances. »
– Jésus : « Merci ma chère petite, tu me fais plaisir en pensant à moi dans tes souffrances. Pense que je n’avais qu’une pierre pour reposer ma pauvre tête et j’ai tout enduré par amour pour toi. »
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé de m’ouvrir les yeux, c’est vrai que je suis égoïste en ne pensant qu’à moi. Viens mon amour, viens reposer ta tête sur mon cœur, viens je veux te consoler, te redire que je t’aime. Je t’offre mon petit cœur, il est à toi, garde-le pour toujours. Je sais que dans le passé mon cœur était dur comme une pierre, maintenant qu’il est à toi change-le, purifie-le, garde-le dans le tien pour l’éternité. J’ai confiance, car je sais qu’il est en sécurité. J’ai tellement besoin de toi, de ton aide pour m’aider, sans toi je ne suis rien. Bon voilà l’autre qui se montre le bout du nez. »
– Satan : « Tu vois bien que ton directeur se moque de toi, ne l’appelle pas pour communier. Demain il va rire de toi. »
– Mimi : « Va-t’en menteur, j’ai confiance, je vais demander quand même pour communier et plus tu feras ton possible pour m’empêcher de le recevoir, plus je me jetterai avec amour, avec confiance entre ses bras divins. Tu ne peux pas m’empêcher de le recevoir spirituellement! »
Je suis heureuse, je vais pouvoir le recevoir demain. Merci mon Dieu, merci à mon directeur.
– Mimi : « Bienvenue mon Bien-Aimé dans ma petite âme, notre demeure et celle de la Sainte Trinité.
– Mimi : Ma douce Maman du ciel, berce-moi s’il vous plaît. J’ai tellement mal à la tête, oui berce-moi, comme tu berçais ton doux Jésus, ton trésor, moi aussi je suis ton enfant malade. Voudrais-tu m’aider à préparer mon âme pour demain? »
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Samedi, le 26 mars 1955
– Mimi : La tempête recommence, je souffre beaucoup, mon ennemi est près de moi pour me troubler.
– Satan : « Tu souffres pour rien, tu me fais rire, tu crois souffrir avec ton Dieu, cela est inutile, car tu perds tes mérites. À peine deux mois et demi de souffrances et tu en as assez. Tu reviens de l’hôpital avec cinq sortes de remèdes pour alléger tes souffrances, après cela crois-tu réellement que tu souffres par amour?
Pauvre petite comme tu te laisses tromper facilement en croyant être unie à lui, en croyant à un être invisible. Tu devrais croire ce que la vie te refuse et te donne de souffrances, de difficultés de toutes sortes, pourtant si tu voulais, je pourrais t’aider. »
– Mimi : « Comme je souffre, moi qui voulais préparer ma communion comme il faut. Pourquoi mon ennemi est-il près de moi en ce moment? Pourquoi est-il le premier à me visiter? Et toi mon Bien-Aimé pourquoi te caches-tu en ce moment lorsque je désire ta présence en mon âme ô mon amour, lorsque j’ai tellement besoin de toi en ce moment? Je n’ai pu écrire plus, car toute la journée s’est passée avec de grandes souffrances physiques sans oublier la tempête intérieure.
Mon Dieu venez à mon secours je suis si épuisée que je ne suis même pas capable d’entendre parler, tout me fatigue, le moindre effort pour faire quelque chose m’épuise.
Alors je dois me soumettre à ta Sainte Volonté et accepter avec patience, avec un grand amour tout ce que tu voudras de moi, mon Bien-Aimé, et pour le moment tu veux que je reste encore au lit qui est devenu ma croix, notre croix, ô mon amour, je t’aime par-dessus toute chose.
– Mimi : Ma douce Maman du ciel, je te lance un s.o.s., viens à mon secours s’il vous plaît, les forces me manquent. Donne-moi le courage pour continuer cette lutte. Si ton doux Fils daigne se cacher j’en souffre beaucoup, mais toi, ma douce Maman du ciel, ne te cache pas à ton tour, je t’en supplie. Regarde ta petite fille qui pleure, qui lutte, aide-moi je ne veux pas perdre ton Jésus, je l’aime tant et par-dessus toute chose. Augmente ma foi et mon amour. »
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Dimanche, le 27 mars 1955
– Mimi : « La tempête fait rage, mon Dieu venez à mon secours, comme je me sens seule, pourquoi te caches-tu mon Bien-Aimé, que vais-je devenir sans toi? Mon ennemi ne me quitte pas, ô mon Bien-Aimé aide-moi à lutter, purifie-moi, donne-moi du courage, de la patience, de l’amour pour continuer à lutter. Tu sais mon Bien-Aimé que je ne veux pas te perdre, j’aimerais mieux mourir que de consentir un seul instant à ce que me demande mon ennemi. Mon Dieu je crois, je t’adore et je t’aime par-dessus toute chose. Je crois en ta présence en moi malgré l’état de tentation où je suis, j’en souffre beaucoup, mais j’accepte tout par amour et pour sauver des âmes.
Maman, Maman, ma douce Maman du ciel, protège ta petite fille, la tentation augmente de plus en plus, je suis si épuisée par la maladie, sans toi je ne puis rien. Enveloppe-moi dans ton manteau de reine et cache-moi bien. Mets à l’abri mon âme, ma volonté, mon esprit, mon cœur, mon corps, tout en moi t’appartient.
Mon Bien-Aimé, protège-moi s’il vous plaît, dis-moi que tu m’aimes comme ta petite épouse. »
Je lisais la passion de Jésus Christ et voilà l’autre qui se montre le bout du nez en disant ceci :
– Satan : « Pauvre petite fille, pourquoi crois-tu à tout cela? Tu crois souffrir avec Dieu! Pourquoi aurait-il besoin de tes souffrances, de toi surtout? Où est sa puissance? Regarde ce qu’il fait de toi en ce moment. »
Il t’abandonne, il n’écoute plus ce que tu lui demandes, il y a longtemps qu’il t’a rejetée. Pourquoi croire au ciel? Il n’est pas pour toi; s’il y en a un, il est pour les âmes pures et non pour les damnés; tu es du nombre avec toutes les âmes que tu as déjà perdues. Comme tu es orgueilleuse, tu espères toujours qu’un jour il te pardonnera, mais tes péchés sont si nombreux. Et avec cela tu crois être l’épouse du Christ! Tu dis qu’il t’aime et que tu l’aimes par-dessus toute chose. Voyons ma petite réfléchis un peu, ce Dieu que tu as mis à mort par tes péchés deviendrait par amour ton époux? Quelle fausseté et tu crois cela? Tu as une confiance aveugle en ton directeur qui soutient que Dieu t’aime, il est dans l’erreur lui-même. Pauvre petite qui se laisse tromper si facilement.
Admets-le donc, petite orgueilleuse, que j’ai raison. Tu sais bien que je dis la vérité malgré que tu confies à ton directeur que tu es heureuse de souffrir avec Dieu, que tu es fière d’être l’épouse du Christ, que tu veux l’aimer, le servir, que tu acceptes sa Sainte Volonté, que tu veux sauver des âmes avec l’aide de ton directeur, que vous faites un travail d’équipe pour rendre gloire à Dieu en lui donnant beaucoup d’âmes.
Que de paroles inutiles! Dans le fond de ton cœur tu sais bien que c’est faux. Ce sont simplement des phrases, des rêves des illusions, des mensonges. Tu agis de la sorte simplement pour recevoir des encouragements, des consolations, car tu cherches encore le bonheur. Tu en auras besoin. Pourquoi ne pas profiter de la vie, de ses plaisirs, tu en as pour si peu de temps à vivre. Je sais bien que tu n’es pas heureuse, regarde ta famille, tes amis te délaissent, tu es seule, malade, tu ne peux pas sortir, il fait si beau. Les personnes qui vivent avec toi ne te comprennent pas.
Tu n’as que ton directeur qui te visite par charité et pour gagner des indulgences. Regarde-moi, tu n’as pas à me demander, je suis toujours là à tes côtés. Je ne me cache pas moi, car je suis puissant, je n’ai rien à cacher et ton Dieu où est-il aujourd’hui? Que peut-il pour toi en ce moment? Et à l’heure de ta mort où iras-tu? Si tu voulais je pourrais te montrer ma puissance, je te comblerais de joies, d’amis, de plaisir. Tu ne seras plus esclave, tu ne seras plus la servante d’un Dieu invisible. C’est moi qui serais ton serviteur, tu n’auras qu’à demander pour être exaucée. Je ne fais pas la sourde oreille moi; quand j’aime une personne, je la garde pour l’éternité, oui ma petite je suis fidèle et je t’aime. »
– Mimi : « Je n’en peux plus, va-t’en menteur, je te déteste de tout mon cœur, je hais tes propos, tes mensonges, va-t’en, va trouver mon directeur, tu vas voir comment il va te recevoir, tu vas voir le pouvoir du prêtre sur toi. »
Comme cela me fait souffrir d’écrire toutes ces faussetés, ces blasphèmes. J’ai déjà assez de les subir sans les écrire, mais j’accepte tout par amour et par obéissance.
− Mimi : « Mon Bien-Aimé comment peux-tu demeurer dans mon âme avec tous ces désordres? Mon Dieu je trouve que la lutte est dure pour ma pauvre petite âme. Je tremble, la tempête me secoue fortement, mon Dieu ne me laissez pas succomber à la tentation. Je t’en supplie mon Bien-Aimé, donne-moi du courage pour continuer ma route vers toi. Vers toi je lève les yeux avec amour, avec confiance, j’espère tout de toi, sans toi je ne puis rien.
– Mimi : Ma douce Maman du ciel donne-moi la main s’il vous plaît pour passer ce chemin dangereux, je ne veux pas tomber dans cette boue, je ne veux pas salir mon âme où habite la Sainte Trinité, je veux garder mon âme pure.
Vierge Immaculée, ma mère, je t’aime, Vierge très pure garde-moi près de toi, dans ton cœur de mère, je t’aime et j’ai confiance en toi. Merci de ton aide, sans toi, sans Dieu je ne puis rien, à toi je me confie pour toujours surtout à l’heure de ma mort. »
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Lundi, 28 mars 1955
– Mimi : « Pourtant il fait beau soleil et la tempête fait rage en moi, je suis rendue à bout de forces, mon Dieu aide-moi à surmonter cette tentation, je ne veux pas vous offenser, je ne veux pas vous perdre. »
Je ne savais d’où venait cette voix.
– Satan : « Pauvre petite, je ne puis rien faire pour toi, J’ai été bon, j’ai été miséricordieux, je t’ai aimée, je t’ai comblée de faveurs spéciales, je t’ai donné mon Fils pour époux et maintenant que tu as abusé de mes grâces, de mes sacrements je ne ferai rien pour toi. Ne l’oublie pas, je suis un Dieu juste, un Dieu jaloux. Quoi que tu fasses dans ta vie tu seras toujours rejetée de moi ton Dieu. Ne me demande plus rien, car j’ai fermé la porte de mon cœur, de plus je te défends de communier, tu as commis assez de sacrilèges. Écoute-moi bien, la première communion que tu feras malgré ma défense, pour te punir je permettrai que tu voies en personne le démon, qui dès cet instant prendra possession de toi pour l’éternité. Tu l’as toujours servi avant moi, maintenant qu’il devient ton partage je ne veux plus de toi, enlève cet anneau que tu portes au doigt, il te portera malheur.
Que te faut-il pour te faire comprendre mon mépris? Depuis 5 ans je t’ai châtiée et à cause de toi ta famille souffre et est éprouvée, regarde un peu en arrière, mort, drame, tragédie, séparation, maladie, ennuis pécuniaires, plus de liberté d’être chez toi, maladie grave, opération, complications, peines, peines morales. Tu es à la charge des autres, reconnais une fois pour toutes que je te hais. »
– Mimi : « Non, ce n’est pas possible que cette sentence vienne de toi mon Dieu, toi qui as donné ta vie pour sauver les âmes. Je crois en ton amour miséricordieux pour moi, je reconnais mes fautes et je regrette de t’avoir offensé toi mon Dieu.
Comme je déteste mes torts, mes péchés de ma vie. Comme Marie-Madeleine laisse-moi m’approcher de toi avec confiance, reçois ma bonne volonté, accepte mon amour et mon repentir. Pour te prouver mon amour, je veux expier et j’accepte de te suivre en portant ma croix de chaque jour, je me soumets à ta Sainte Volonté. Mon Dieu j’ai confiance en toi et je t’aime. »
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Mardi, le 29 mars 1955
– Satan : « Ton Créateur te donne une liberté, profite de tout, fais-en l’expérience. Si tu suis mon conseil, tu constateras que j’ai raison. Donc, fais ce que je te propose de faire et là nous allons établir notre puissance. Si tu reviens à la vie, donc ton Dieu sera plus puissant que moi et s’il t’aime vraiment il fera quelque chose pour toi et si tu meurs ce sera moi qui serai puissant, car je te posséderai pour l’éternité. Par ce moyen tu auras un signe sensible que Dieu te rejette. »
– Mimi : « Menteur, menteur, va-t’en au plus vite, mon Dieu je crois en toi, aide-moi s’il vous plaît, ne me laisse pas succomber à la tentation. Je souffre tellement que je ne sais où mettre la tête, qu’est-ce que je dis, c’est sur ton cœur que je mettrai ma pauvre tête, ô mon Bien-Aimé. »
– Mimi : Encore lui.
– Satan : « Pauvre petite, tu vois bien que tu ne comprends plus rien, tu vas faire de la folie. Tu prétends que les suggestions qui te passent par la tête viennent de moi. Pauvre petite n’est-ce pas l’Esprit Saint qui éclaire, qui inspire? Tu vis dans le rêve, tu inventes des faussetés, des mensonges, tu crois que cela vient de moi. Comment expliques-tu que tes bons désirs, tes pensées viennent de Dieu? Vois-tu dans quel état tu es? Tu ne peux rien faire de toi-même, tu es continuellement dans le doute, tu fais une vie misérable et malgré tout tu as l’air d’être heureuse avec lui. Ton Bien-Aimé, où est-il en ce moment? Comme tu divagues ma pauvre petite avec tes actes d’amour, de contrition, tu me fais rire.
Ne raconte pas tout à ton directeur, cela le fatigue beaucoup, car il a bien fait son possible pour t’aider, mais cela est inutile. Il le sait bien que ton âme est perdue, incurable, mais il n’ose pas te le dire de crainte que tu tombes dans le désespoir, et son orgueil de prêtre sera ébranlé de voir une âme lui échapper lui qui espère toujours un miracle. »
– Mimi : « Merci mon Dieu d’avoir inspiré mon directeur de venir ce soir, je lui ai fait part de mes doutes, de mes tentations, il me rassura encore une fois. J’étais si heureuse d’apprendre qu’il viendrait demain me faire communier malgré qu’il soit bien malade. Comme il est bon et dévoué, sa bénédiction a mis mon ennemi en fuite.
Mon Dieu votre serviteur est malade, voulez-vous s’il vous plaît faire quelque chose pour lui. Il vous aime tant. Vous connaissez son grand désir de vous servir avec fidélité, avec amour. Il veut tellement sauver des âmes.
Je t’en supplie mon Bien-Aimé, donne-lui la santé, la force pour bien accomplir son devoir qu’il remplit avec tant d’amour. Il a beaucoup à faire, surtout pour la semaine prochaine qui sera la semaine sainte. Mon Bien-Aimé il veut bien faire son possible, mais aide-le de ta grâce, soutiens-le de ton amour, j’ai confiance en toi.
Merci mon Dieu je suis certaine qu’il va guérir, merci. Je vais préparer ma communion avec ma douce Maman du ciel. Je suis si heureuse quand je pense que mon Bien-Aimé va venir demain. Lui, mon Dieu, il va habiter dans ma petite âme malgré mes faiblesses. Ô bonté infinie, que j’ai hâte, merci, merci! »
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Mercredi, le 30 mars 1955
– Mimi : « Je suis heureuse de te recevoir, mon Bien-Aimé, quoique tu te caches encore. Je crois que tu es présent en moi, je t’adore de tout mon cœur, de toute mon âme, merci de ta visite. »
– Mimi : Encore lui mon ennemi.
– Satan : « Pauvre petite, j’ai bien joué mon rôle lundi, j’ai emprunté la voix de ton Dieu, je te défendais de communier, je savais bien que tu ferais part à ton directeur de cet entretien et lui croyant que cette suggestion venait de moi, il t’a fait communier ce matin, c’est bien ce que je voulais obtenir de toi, je désirais avoir une autre communion sacrilège, je l’ai ma petite, merci à ton directeur. »
– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne veux pas te croire. Tu prends tous les moyens pour me décourager, je n’ai pas peur de toi, car j’ai mis toute ma confiance en mon Dieu, mon Créateur et je suis certaine qu’il m’aime et qu’il est présent en moi.
Je me suis donnée toute à lui pour toujours, je suis heureuse d’être sa petite épouse. Maintenant, va-t’en, je n’ai pas de temps à perdre avec toi, à écouter tes mensonges. Il faut que je m’occupe de mon Bien-Aimé là dans ma petite âme, je ne veux pas le laisser seul un instant, je l’aime tant ce Dieu d’amour, je veux l’adorer, le prier, le servir en acceptant sa Sainte Volonté. Encore une journée pour toi mon Bien-Aimé, je veux t’aimer pour les âmes qui ne pensent pas à toi en ce moment de pénitence, qui sont trop préoccupés par les sorties, les achats, par la préparation des toilettes pour la parade de Pâques.
Combien y en a-t-il qui se préoccupent sérieusement à préparer la toilette de leur âme pour Pâques afin de rendre gloire? Mon Dieu acceptez mes humbles prières et mes petits sacrifices, acceptez aussi l’offrande de tout mon être pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs. Je voudrais tant que toutes les âmes vous aiment et ne vous offensent plus, ô mon Dieu, toi la bonté infinie. »
Toute la journée se passe à souffrir avec mon Bien-Aimé pour sauver des âmes, oui une seule âme coûte si cher. Quand je pense que mon âme a coûté la vie d’un Dieu, mon Dieu, mon Créateur!
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne veux rien te refuser. Aide-moi s’il vous plaît à préparer mon cœur, mon corps pour ce que tu attends de moi. Dans le Sang Précieux de mon Bien-Aimé je veux effacer les péchés de ma vie entière et par les mérites de ce très Précieux Sang, je vous en supplie soyez miséricordieux pour les âmes des pauvres pécheurs qui s’approchent de vous avec confiance, mais ayez surtout pitié de ceux qui ont peur de vous et qui ne vous connaissent pas, vous la bonté infinie, le Dieu d’amour, comme votre Fils je vous adresse cette prière : « Père, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. Et par le cœur Immaculé de Marie je vous en supplie écoutez les prières des âmes réparatrices, jetez un regard de compassion sur toutes ces âmes qui sont vos enfants et qui sont pauvres et qui souffrent, qui sont malheureux sur cette terre, loin de vous, ô mon Dieu.
Oui mon Dieu, j’accepte avec amour tout ce que vous voudrez de votre petite fille, je veux réparer, je veux expier pour moi et les autres; avec votre doux Fils je veux sauver beaucoup d’âmes surtout cette semaine et durant la semaine sainte.
Mon Dieu, mon Dieu, il ne faut pas que le Sang Précieux de votre divin Fils soit inutile. Je vous demande une seule goutte de ce Sang Précieux pour purifier mon âme; ô bonté infinie, vous ne pouvez pas me refuser cette demande, je veux tellement vous aimer, vous aimer encore plus avec un cœur confiant, un cœur pur, un cœur simple comme celui de Marie ma Mère. »
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Jeudi, 31 mars 1955
– Mimi : « Une autre journée pour toi et les âmes, comme le temps passe vite, déjà le dernier jour du mois de mars. Mon Dieu je vous remercie pour toutes les grâces reçues durant ce mois. Mon Bien-Aimé, donne-moi de la patience s’il vous plaît, j’en ai grand besoin en ce moment. »
– Jésus : « Ma chère petite fille, pense à moi, à ma patience de chaque jour devant les offenses des hommes, devant tes fautes. Pense à mon silence devant l’injure. Ma chère petite fille, prends ton crucifix et regarde-moi bien, oui regarde-moi bien dans les yeux, regarde aussi ce cœur qui a souffert pour toi ma chère petite, oui ce cœur qui a souffert d’amour en silence pour toi et les âmes.
Maintenant que vas-tu faire pour moi? Ma chère petite épouse bien-aimée j’ai une chose à te confier. Tu sais lorsque j’étais cloué à la croix, à un certain moment un soldat s’est avancé avec une lance pour me percer le cœur. Pauvre malheureux il n’avait pas besoin de faire ce geste inutile, car au moment de mourir mon cœur s’est ouvert et ce n’est pas par la main d’un homme que mon cœur s’est ouvert, c’est par l’amour qu’il contenait pour les âmes que ce cœur s’est ouvert et depuis il ne s’est jamais refermé. Mon amour est aussi fort, aussi puissant, c’est pour cela qu’il continue de verser son sang jusqu’à la fin du monde. Quand donc vont-ils comprendre l’amour que j’ai pour eux. Garde le secret pour toi, ne parle de cela à personne, sauf à ton directeur.
Pauvres hommes, ils ne comprenaient pas dans ce temps-là ma mission, mon amour. Ils étaient aveuglés par les passions de toutes sortes et malgré tout ce que j’ai fait pour eux depuis, ils n’ont pas changé beaucoup. Ma divine Mère a intercédé pour eux; dans son amour, dans son humilité, elle a demandé la permission à mon Père de venir sur la terre pour parler aux hommes. Elle a fait de grands miracles pour toucher les cœurs. Elle leur a parlé avec amour, avec douceur comme une mère sait parler à ses enfants.
Elle était si triste de revenir vers nous pour nous dire qu’elle était déçue de constater l’ingratitude des hommes, que l’amour de Dieu et du prochain n’existent plus. Il n’y a plus que le mot « MOI » qui domine la terre, les passions passent avant tout. Le désordre règne partout.
Cependant elle a été consolée un peu en regardant le Saint Père malgré les difficultés ouvrir ses bras pour garder son Église et protéger ses brebis. Elle a regardé le dévouement inlassable de tous ces prêtres, la générosité de ces âmes consacrées, l’abnégation des missionnaires, le travail obscur des petites âmes cachées aux regards humains, des petites âmes qui s’offrent pour sauver des âmes. Tu sais, ma chère petite qu’il y en a peu qui s’offrent uniquement par amour pour sauver des âmes.
Ma chère petite épouse si tu savais comme tu me consoles en acceptant la Sainte Volonté de mon Père, tu vois que rien n’est impossible à l’amour divin. Vois-tu ce que peut faire l’amour de Dieu pour une âme pécheresse, mais repentante. Nous avons fait beaucoup pour toi, en retour nous attendons beaucoup. Je suis ton époux et je t’aime.
Ma chère petite épouse, laisse là notre entretien et va te reposer. Nous avons toute une vie pour nous parler d’amour et toute une éternité pour nous aimer. Va, repose-toi bien entre mes bras divins, appuie ta pauvre petite tête sur mon cœur et ferme les yeux; malgré tes douleurs physiques tu trouveras un sommeil réparateur. »
– Mimi : « Par obéissance, je laisse tout. Bonsoir mon Bien-Aimé et merci. »
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Vendredi, 1er avril 1955
– Mimi : Je suis au comble du bonheur, j’ai reçu mon Bien-Aimé dans la sainte communion.
– Mimi : « Tu vois mon Bien-Aimé comme mon directeur t’aime. Il nous comprend bien tu sais! Il m’a donné la permission d’offrir plus pour les âmes. Merci mon Bien-Aimé, je n’ai pas eu à chercher longtemps ce que je pouvais faire de plus. Tu as choisi pour moi et j’accepte avec amour ta Sainte Volonté, donc encore une autre journée couchée sur la croix avec toi. »
Le soir un grand amour s’empare de mon âme et un besoin urgent de recevoir mon Bien-Aimé demain. Je suis heureuse, mon directeur m’a enseigné une belle prière que je devine être composée par lui. Je la récite plusieurs fois par jour surtout durant les périodes de lutte, de sécheresse spirituelle.
– Mimi : « Voici Seigneur, je ne vous demande pas la santé, la richesse, les honneurs, je ne vous demande qu’une chose, de vous aimer de tout mon cœur, de tout mon esprit, de toute mon âme, de vous aimer par-dessus toute chose à en mourir d’amour, vous qui m’avez tant aimée. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, tu me fais plaisir. Je vois ton désir tellement grand d’honorer le jour consacré à ma divine Mère. Je veux combler ton cœur. Que dirais-tu si elle venait te chercher le 15 août, jour de son Assomption? Elle te portera dans ses bras comme son enfant privilégiée pour ensuite te déposer entre mes bras divins et là je t’offrirai à mon Père ton Dieu.
Pense souvent à ce jour, à ce bonheur du ciel, nous avec toi pour l’éternité et pour le mériter tu auras à souffrir beaucoup. Mets en nous ta confiance, ton amour et tu ne seras jamais seule. Prie beaucoup, fais pénitence, prosterne-toi souvent devant moi, adore-moi présent en toi, parle-moi, laisse aller librement les élans d’amour de ta petite âme, cela me console. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, prépare mon âme pour travailler avec toi, donne-moi s’il vous plaît une foi vive, une charité plus ardente, un amour pur comme celui de ma douce Maman du ciel. Accorde-moi la grâce d’être courageuse dans la lutte et que malgré tout obstacle je reste fidèle à te suivre. Que je marche sans hésitation à tes côtés pour accomplir la Sainte Volonté de Dieu. Je dois cesser ce doux entretien, tu connais la raison mon Bien-Aimé. Cela me peine beaucoup, je me soumets avec amour pour sauver une âme. »
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Samedi, le 2 avril 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’adore présent en moi, j’unis mes adorations à ma douce Maman du ciel, des anges et des saints. Oui, mon Bien-Aimé, te voilà chez toi, chez moi, dans ma pauvre petite âme. J’aimerais mieux t’offrir un palais pour demeure, toi mon Dieu, Roi du ciel et de la terre, mais je sais que tu préfères la pauvreté à la richesse, c’est pourquoi je suis heureuse de t’offrir ma pauvre petite âme pour demeure. Je sais que je suis indigne d’une telle faveur après t’avoir fermé la porte par mes péchés si nombreux. Ô bonté infinie, je regrette tous mes péchés, mais surtout la peine que je t’ai causée en agissant ainsi. Non, je ne veux plus t’offenser et pour tenir ma promesse j’ai besoin de ton aide, de ton secours. Je veux me rendre docile aux inspirations de l’Esprit Saint. Je veux imiter ma douce Maman du ciel. Je lui demande de me garder dans tes bras, de me conduire par la main dans le chemin du ciel. »
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Dimanche, le 3 avril 1955
– Mimi : « Mon Dieu, aujourd’hui commence la grande semaine. Je veux revenir avec beaucoup d’âmes à Pâques. Mon Dieu faites-moi voir le fond de mon âme. Faites-moi connaître mes erreurs, faites-moi voir les horreurs de mes péchés afin que je me regarde sincèrement avec toutes mes fautes, mes faiblesses, mes imperfections. Faites que je me voie telle que vous me voyez, mon Dieu je regrette de vous avoir offensé. Mon Dieu, augmentez ma foi, ma confiance, donnez-moi s’il vous plaît un vrai repentir de mes péchés.
Mon Bien-Aimé je suis là à tes pieds, je pleure mes fautes. Reçois mes larmes comme le parfum que versa sur toi Marie-Madeleine. Regarde ma sincérité, mon amour pour toi. Je ne veux plus te perdre. Je ne veux pas te laisser seul durant ta passion. Je t'en supplie au nom de notre amour, je veux te suivre, je veux partager tes souffrances pour sauver des âmes, pour expier mes péchés et surtout pour te prouver mon amour. Je veux aussi accompagner ma douce Maman du ciel pour la consoler. Mon Bien-Aimé exauce ma prière, accepte mon désir, j’ai ce privilège, ne suis-je pas ta petite épouse? »
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Lundi, le 4 avril 1955
– Jésus : « Non, ma chère petite, ne te gêne pas pour pleurer lorsque tu souffres trop. Attention à cela ma chère petite, car à retenir tes larmes comme tu le fais parfois cela pourrait devenir un peu d’orgueil, au lieu de devenir une vertu. Ta nature est encore là. Sois simple avec tous, n’écoute pas ton ennemi et quoiqu’il te dise tu ne perds pas mon amitié. Voyons ma petite, est-ce que je délaisserais et condamnerais un petit enfant qui pleure parce qu’il souffre? Surtout que cette souffrance vient de moi! Non, ma chère petite, je t’aime encore plus, viens je te comprends, viens pleurer près de moi. Dis-moi tes peines, tes ennuis, je vois ce que tu souffres, je connais tes désirs, cela me console beaucoup. Ma chère petite épouse bien-aimée, viens pleurer sur mon cœur divin, mon amour sèchera tes larmes amères, elles deviendront des perles précieuses pour moi, ton Dieu, et tu ne peux pas me refuser cela. »
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Mardi, le 5 avril 1955
– Mimi : « Mon Dieu je t’offre toute ma journée, je dois me rendre à l’hôpital ce matin, que ta Sainte Volonté soit faite ô mon Dieu. Je souffre beaucoup physiquement, mais je suis heureuse d’être avec toi mon amour.
Mon Dieu, au nom des mérites de votre Fils ayez pitié de ces âmes qui souffrent et se révoltent contre la souffrance, contre toi. Pauvres âmes, elles ne te connaissent pas. Si je pouvais crier à l’univers entier ton amour, ta miséricorde infinie pour tous. Si je pouvais parcourir la terre comme les apôtres pour prêcher l’amour, la confiance, pour convertir les âmes. Je n’ai rien de tout cela, cependant accepte mon amour, mes désirs et mes petits sacrifices. Je sais qu’il faut souffrir beaucoup pour sauver des âmes. Ce soir c’est le martyre qui commence pour les âmes.
Mon Dieu soutenez le courage et la patience de vos prêtres, ils font bien leur possible pour vous donner des âmes, mais combien d’âmes refusent leurs secours, leurs conseils. Si seulement ces âmes voulaient réfléchir avant d’entrer dans le confessionnal. Oui si elles pouvaient méditer un seul instant sur la lourde responsabilité qui pèse sur les épaules du prêtre. Que de difficultés ils rencontrent dans leur saint ministère, surtout avec des âmes qui ne veulent pas coopérer. Comme le prêtre doit avoir de la peine de voir partir une âme qui n’est pas sincère et qui refuse son aide.
Et toi mon Bien-Aimé comme tu dois souffrir davantage à la vue de ces choses! Quelle peine pour toi de voir ton représentant parfois outragé par le manque de confiance, de respect et d’obéissance.
Nous devrions avoir pour le prêtre une pleine confiance et beaucoup de reconnaissance. Il est toujours là près de nous pour nous aider, pour nous pardonner au nom de Dieu, pour nous ouvrir le ciel, pour nous donner la paix. Nous avons besoin du prêtre surtout dans les moments les plus sombres, dans les moments de découragement.
Pourquoi ne pas voir en lui Jésus-Christ lui-même, avoir en lui pleine confiance, il ne veut que notre bien. Tout en lui est un autre Christ, son cœur est ouvert à tous, ce même cœur reçoit les confidences, les aveux et il garde le secret, le silence. Il offre, il prie, il se fatigue, il travaille pour nous. Tous les jours il est à son poste, toujours prêt à recommencer sans même recevoir d’encouragement des âmes. Et quand je pense que j’ai déjà été du nombre de ces ingrats.
Mon Dieu, pour réparer je me fais un devoir de reconnaissance, de prier tous les jours pour tous les prêtres spécialement pour celui que vous avez choisi pour m’aider et qui fait du bien à mon âme et qui cherche à la sanctifier de plus en plus.
Mon Dieu, avec votre grâce, avec votre doux Fils, je veux faire la conquête des âmes par l’amour. J’accepte tout par amour. Mon Dieu ayez pitié des pauvres pécheurs, je vais offrir davantage pour eux, je vais prier pour ces âmes. Je ne veux pas que par ma négligence il y ait une seule âme de perdue. Mon Dieu, ne permettez pas que le Sang Précieux de votre divin Fils soit inutile.
Par les mains si pures de ma douce Maman du ciel, je vous offre les âmes des pauvres pécheurs les plus endurcis, les âmes qui me sont chères, sauvez-les toutes de l’enfer. Je t’en supplie, sois miséricordieux, pauvres âmes elles ne savent pas ce qu’elles font. Regarde leur misère, elles ne sont pas heureuses, tu sais, parce que leur âme n’est pas en paix! Elles souffrent sans cesse et cherchent un refuge, du bonheur. Et dire que si elles voulaient comprendre c’est dans tes bras, c’est dans ton cœur qu’elles trouveraient tous ces trésors infinis, qu’elles trouveraient la paix, l’amour, le bonheur pour l’éternité. Mon Dieu, je veux vous aimer pour toutes ces âmes.
- Mimi : Avec ma douce Maman du ciel, je vais préparer ma communion pour demain, j’ai tellement hâte de recevoir mon Bien-Aimé. Mon bon ange veille sur moi s’il vous plait. »
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Mercredi, 6 avril 1955
– Mimi : Je suis heureuse, mon Bien-Aimé est arrivé juste à temps, comme j’avais hâte de le recevoir dans la sainte communion.
− Mimi : « Mon Bien-Aimé qu’est-ce qu’il se passe en moi? Tu sais comme j’étais heureuse de te recevoir, maintenant que tu es là présent en moi je suis muette, je ne parle pas comme je voudrais et j’en souffre beaucoup. Pourtant ma langue n’est pas paralysée et mon esprit n’est pas muet, quand il m’arrive assez souvent de critiquer mon prochain!
Je voudrais tant te parler comme ta divine Mère te parle, je voudrais te louer, t’adorer comme les anges et les saints t’adorent dans le ciel. Je voudrais te parler d’amour, mais mon cœur est sec, presque indifférent. Pourquoi tout cela mon Bien-Aimé? Je souffre beaucoup, si c’est toi qui permets cela j’accepte ta Sainte Volonté. »
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Jeudi, le 7 avril 1955
– Mimi : « Mon Dieu, dans la peine où je suis, le cœur malade et tourmenté par les tentations, ayez pitié de moi. J’aimerais aller te visiter au Reposoir, mais je suis retenue au lit par la maladie. »
– Jésus : « Ma chère petite, je suis toujours là dans ta petite âme qui est devenue mon reposoir, ma demeure, adore-moi! Je suis si heureux de trouver dans ta petite âme une demeure permanente. »
– Mimi : « Merci de tant de bonté mon Bien-Aimé, je crois que tu es présent en moi par ton amour, je sais que tu es présent en moi par la souffrance. Malgré les tentations je veux garder mon corps pur.
Ma douce Maman du ciel, protège-moi de mes ennemis, regarde ton enfant malade qui souffre et qui lutte pour rester où Dieu l’a placée.
Mon Dieu, je crois, je t’adore, je t’aime malgré l’état de faiblesse où je me trouve. Je me prosterne pour adorer et prier et demander miséricorde pour les pécheurs. Je suis du nombre. Mon Dieu moi qui voulais t’aimer encore plus cette semaine, je voulais te suivre de plus près, je t’en supplie, aide-moi, donne-moi la force et le courage de te suivre. Je ne veux pas te perdre un seul instant, je veux travailler avec toi et mon directeur pour sauver le plus d’âmes.
Je suis trop malade, trop faible pour écrire davantage, le peu de force qu’il me reste, je veux l’employer pour tenir compagnie et suivre mon Bien-Aimé dans sa passion. Je ne veux rien lui refuser, il m’aime tant, et moi je veux l’aimer davantage. »
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Vendredi Saint, le 8 avril 1955
– Mimi : Hier soir je disais à mon Bien-Aimé :
– Mimi : « Je veux me tenir à tes côtés cette nuit, je veux partager ta solitude, je veux souffrir avec toi, prier avec toi pour sauver des âmes. Je veux m’offrir à Dieu avec toi, je ne veux pas te quitter.
Regarde où j’en suis avec mes désirs, comme tes apôtres je t’ai laissé seul pendant plusieurs heures. Je me suis endormie. Vers trois heures tu es venu m’éveiller par une douleur si aiguë que je pouvais à peine respirer. J’ai pensé à toi mon Bien-Aimé, tu étais dans l’agonie et tu souffrais à cause de moi et des âmes et moi pendant ce temps je dormais. Pauvre Jésus de mon cœur. Je te demande pardon de t’avoir faussé compagnie à un moment si important.
Mon Bien-Aimé, au nom de notre amour je veux te suivre aujourd’hui, j’accepte tout par amour pour sauver des âmes. Avec l’aide de Dieu et la permission de mon directeur je peux offrir plus. »
Dans l’après-midi, souffrance physique accompagnée d’une douce joie d’être avec lui, mais tout à coup la souffrance augmente de plus en plus, je ne comprends plus rien. La douce joie que je ressentais au début de l’après-midi disparaît pour faire place à de grandes tentations contre la foi, puis mon ennemi m’attaque de tous les côtés. Et du haut de ma croix (mon lit) je crie vers lui, je me sens si seule, abandonnée de tous, je souffre et je pleure, il me semble qu’il n’entend plus ma voix.
– Mimi : « Mon Dieu au nom des souffrances et des mérites de votre divin Fils ayez pitié de moi, regardez-moi, soutenez-moi, je vous aime, je ne veux pas succomber aux tentations. Mon Bien-Aimé, je t’en supplie, parle-moi, ne me laisse pas seule, c’est trop pour moi, je tremble. Tu connais ma faiblesse, je mets en toi toute ma confiance. »
Aucune réponse, sauf de mon ennemi qui blasphème et me tourmente. La lutte intérieure est terrible et le mal physique augmente. Aucun remède n’apporte de soulagement, je peux à peine lever la tête sur l’oreiller, cependant je lève les yeux vers Dieu en lui disant :
– Mimi : « Je vous aime, je souffre mon Dieu, je ne suis pas seule, je suis avec votre doux Fils, donnez-moi la force et le courage pour le suivre, augmentez mon amour pour les âmes. »
Je regarde mon Bien-Aimé cloué à la croix à cause de mes péchés, des péchés des hommes. Je pensais à son amour infini pour nous, pour moi et son amour est tellement grand pour chaque âme. Je suis certaine que si j’avais été seule à racheter il aurait consenti à mourir pour moi. Que son amour est grand pour les pauvres âmes, comme il m’aime ce doux Jésus, mon Dieu, mon Tout, merci de ton amour infini.
– Mimi : « Quoique je sente l’abandon total, je veux te suivre quand même, je veux te prouver mon amour, ma reconnaissance, je veux rester sur ma croix avec toi, aussi longtemps que tu voudras. J’unis mes souffrances aux tiennes pour réparer mes péchés et pour sauver des âmes. »
À trois heures j’ai voulu me lever pour faire le chemin de la croix à genoux. Maman me demande de rester couchée, de ne pas faire d’imprudence, alors par obéissance je me suis mise au lit, c’est-à-dire je me suis couchée sur ma croix. À ma grande surprise mon Bien-Aimé était de nouveau avec moi. Je ne puis écrire tout ce que nous avons souffert ensemble. Cette union dans l’amour et la souffrance a duré une heure, puis le vide se fait, mon Bien-Aimé se cache. Après de si doux moments la séparation de l’être aimé me cause une grande peine. Je suis bien triste. Pour combien de temps se cache-t-il?
– Mimi : « La journée n’est pas encore finie, mon Dieu j’accepte tout par amour pour vous avec mon Bien-Aimé, je veux sauver beaucoup d’âmes pour vous glorifier.
Mon Bien-Aimé, veux-tu s’il vous plaît aider mon directeur? Il travaille fort tu sais, donne-lui la santé, le courage, la patience, il veut tellement te donner beaucoup d’âmes. Tu sais comme il t’aime, il est toujours prêt à t’obéir, à te servir avec fidélité. Calcule toutes les heures qu’il passe au confessionnal pour aller au secours des âmes, mais, tu sais les âmes ne sont pas toujours sincères. Je veux travailler avec toi, avec lui pour sauver des âmes. Il ne faut pas que ton sang soit inutile. Il y a tant d’âmes craintives, pauvres âmes, si elles étaient aussi craintives avant de commettre le péché. »
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Samedi, le 9 avril 1955
– Mimi : Journée de grande souffrance, de grande tentation. Je suis toujours clouée à la croix avec mon Bien-Aimé.
– Mimi : « Mon Dieu soutenez ma foi, augmentez ma confiance, je t’aime mon Bien-Aimé malgré l’état de sécheresse, malgré mon impuissance, je veux te suivre jusqu’au bout.
Il y a encore beaucoup d’âmes qui ne veulent pas faire leurs Pâques. Mon Dieu pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. Je sais qu’un seul instant suffit à Dieu pour convertir une âme et son amour seul peut la transformer pour toujours. »
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Dimanche 10 avril 1955
– Mimi : « Mon Dieu, ayez pitié de votre petite fille, moi qui espérais tant te retrouver comme Marie-Madeleine, voilà que tu te caches encore, mon Bien-Aimé. J’accepte l’état où je suis, cependant aide-moi s’il vous plaît, j’ai besoin de toi, de ton amour pour me soutenir, je suis si épuisée par les luttes intérieures, par la maladie. Je mets en toi ma confiance, fortifie mon amour pour toi, je ne veux pas te perdre un seul instant. »
Cela me répugne beaucoup d’écrire ces choses. Voix de mon ennemi qui veut me décourager en me disant :
– Satan : « Tu vois ce que ton Dieu a fait de toi, Il est ressuscité dans toute sa gloire dit-on, qui a été témoin au moment même? Personne. Et tu crois cela. Ton Dieu est heureux dans son ciel. Il n’a pas le temps de penser à toi. Peu importe tes souffrances, tes élans d’amour, il n’a pas besoin de toi s’il est vraiment Dieu, qu’il s’arrange seul. Pauvre petite, comme tu fais une vie malheureuse, parce que tu crois à des choses impossibles. C’est pour cela que l’Église appelle ça des mystères. Lui ton Dieu disait qu’il parlait en paraboles. Si tout ce qu’il enseignait était la vérité pourquoi ne pas dire simplement les choses? Et après cela il accuse les peuples, les âmes de ne pas comprendre.
Pauvre petite, tu me fais rire lorsque tu parles à ton Bien-Aimé, tu crois qu’il t’aime? Il a eu le temps d’en aimer d’autres avant toi, d’aimer des âmes saintes. Enlève cela de ton esprit de croire que Dieu t’aime. Pourquoi t’aimerait-il? Est-ce que cela serait juste envers certaines âmes? Tu fais de la folie de croire que tu es devenue l’épouse du Christ, pense un peu, toi une pécheresse! Tu oublies facilement ce que tu es. »
– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, je crois, je vous adore et je vous aime par-dessus toute chose. Mon Dieu, mon tout. Je me jette avec confiance entre vos bras. Mon Bien-Aimé dis-moi que tu m’aimes, j’ai besoin d’entendre ta voix. Je suis si lasse. Laisse-moi reposer ma tête sur ton divin cœur. Sans toi je ne puis rien. »
Heureuse surprise, visite de mon directeur.
– Mimi : « Quel réconfort, je te remercie mon Bien-Aimé de cette délicatesse. Je vais pouvoir communier demain, j’avais tellement hâte de te recevoir dans ton sacrement d’amour. »
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Lundi, 11 avril 1955
– Mimi : « Mon Dieu, donnez-moi s’il vous plaît la persévérance pour prier. Mon Bien-Aimé, je veux tout accepter malgré l’état où je suis. Je ne veux pas être égoïste, ne penser qu’à moi. Je veux penser à toi, mon Bien-Aimé, je veux méditer tes souffrances et tout ce que tu as fait pour moi et tout ça par amour. Je veux aussi penser aux âmes. »
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Mardi, le 12 avril 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je suis dans le doute, la crainte, l’incertitude de n’être plus ta petite épouse me tourmente continuellement. Je souffre et je veux t’aimer encore plus, quoique je ne sente pas ta présence en moi. Tu sembles être caché si loin, mon Bien-Aimé. Cependant aide-moi à tout offrir à Dieu, sans toi je ne puis rien. »
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Mercredi, le 13 avril 1955
– Mimi : « Toujours dans la même situation, mon Bien-Aimé regarde mon impuissance, pourtant je t’aime, je ne comprends pas ce qui se passe en moi. Pourquoi ce dégoût pour la prière? Je voudrais faire un peu de méditation, je ne puis pas. C’est le vide presque complet et les seules pensées que je puisse avoir sont des pensées impures. Mon esprit est troublé par ces images, cependant je lève les yeux vers lui, je veux regarder avec les yeux de la foi, mais toujours le vide. Je suis comme une aveugle, tout est noir autour de moi, mais surtout dans ma pauvre âme. J’en souffre beaucoup. Mon Bien-Aimé est-ce possible que mon amour pour toi soit aussi indifférent? Comme je suis ingrate et lâche à ton service pourtant je voudrais t’aimer encore plus.
Je m’abandonne entre tes bras puissants, accepte-moi avec toutes mes misères, mes faiblesses, tu sais que malgré l’état où je suis je t’aime. Je ne ressens rien, mais je crois en toi, en ton amour pour moi pauvre petite fille. »
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Jeudi, le 14 avril 1955
– Mimi : « Mon Dieu je suis votre petite fille, ayez pitié de moi, je vous aime. Mon Bien-Aimé, ne me quitte pas j’ai besoin de toi, j’ai besoin de ton amour, je souffre trop pour écrire davantage. »
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Vendredi, le 15 avril 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je me jette entre tes bras, j’accepte de souffrir avec toi, donne-moi la force et le courage. »
Visite à l’hôpital de 8 heures à 12 heures 50. Radiographie des sinus, grand repos.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi à tout endurer pour toi et les âmes. »
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samedi 16 avril 1955
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton amour, comment peux-tu te plaire à venir dans mon âme si malade? Aide-moi à tout t’offrir, j’accepte l’état où je suis. Je souffre beaucoup surtout de la tête, donne-moi de la patience, je ne puis plus entendre aucun bruit sans ressentir de vives douleurs. Mon Bien-Aimé, je t’en supplie aide-moi, voilà de la visite, une personne qui parle très fort. Je sais qu’elle va rester plusieurs heures, mon Bien-Aimé donne-moi de la patience j’en ai grand besoin. »
− Jésus : « Ma pauvre petite, pense à moi, pense à ma couronne d’épines, pense au bruit que faisaient les soldats pour préparer mon crucifiement, pense aux cris et aux hurlements de mon peuple pour me faire condamner, pense que j’ai tout enduré par amour pour toi et les âmes. »
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Dimanche, le 17 avril 1955
– Mimi : Tentation…
– Mimi : « Je ne veux pas me décourager, s’il vous plaît aide-moi mon Bien-Aimé. »
Je souffre beaucoup, je dois me rendre à l’hôpital demain, je me demande ce que l’on va me faire.
− Jésus : « Ma chère petite, ne crains pas, je serai avec toi, pauvre petite quand tu penses à toi, comme tu m’oublies vite et pourtant je suis toujours là, pense à notre union. »
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Lundi, 18 avril 1955
– Mimi : « Par amour pour toi et les âmes, je t’offre ma journée. »
J’ai passé l’avant-midi à l’hôpital. Opération dans le nez et traitement dans les sinus.
Visite de mon directeur. Il m’aide à tout t’offrir et à me conformer à la Sainte Volonté de Dieu, je reprends courage.
Le soir.
– Mimi : « Mon Dieu, aide-moi, le mal augmente de plus en plus, on m’avait insensibilisée pour l’opération, mais l’effet commence à disparaître, je ne peux plus écrire. »
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Mardi, le 19 avril 1955
– Mimi : Fête de mon cher papa, j’ai offert ma communion. Grande peine, étant toujours dans la sécheresse mon directeur m’aide à préparer ma communion.
Après ma communion.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à faire mon action de grâce.
Merci mon Dieu d’être venu dans ma pauvre petite âme malgré les désordres, l’incertitude. Je crois que tu habites en moi, je sais que ta miséricorde est infinie et que tu fermes les yeux sur toutes mes misères. Au lieu d’avoir du mépris pour moi, tu me chéris. Au lieu de me châtier, tu te donnes tout entier. Je sais que ton bonheur est de te donner aux âmes les plus misérables. C’est pour cela que tu aimes venir en moi pour m’aider à mettre de l’ordre dans ma vie, pour me purifier, pour me communiquer ton amour et pour me donner plus de confiance, plus de foi. Viens amour infini, viens habiter pour toujours dans ma pauvre petite âme, viens avec ton amour, ta grâce, ta puissance, ta charité. Enlève de mon âme tout ce qui peut déplaire à Dieu.
Ô Esprit Saint, faites-moi la grâce d’être docile à vos inspirations et de recevoir en toute humilité tous les dons de Dieu.
– Mimi : Ma douce Maman du ciel, apprends-moi s’il vous plaît à connaître parfaitement mon Dieu, apprends-moi à l’aimer comme il le mérite, à le servir avec amour et fidélité et à me soumettre à sa Sainte Volonté. Pour cela je veux t’imiter, je veux pratiquer tes vertus ô Vierge très pure, Vierge Immaculée. Ma mère écoute ma prière, regarde ma bonne volonté, soutiens mon courage, aide-moi à atteindre mon idéal. Dans l’amour et dans l’humilité, dans l’entière soumission à la Sainte Volonté de Dieu, je veux le servir avec toi pour toujours.
Mon bon ange gardien protège-moi comme au premier jour de mon baptême. »
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Mercredi, le 20 avril 1955
– Mimi : « Encore une journée pour toi, je t’offre tout par amour. »
Tout l’avant-midi à l’hôpital.
– Jésus : « Prie ma chère petite fille, prie beaucoup pour les petites communiantes, spécialement pour les mamans qui se préoccupent plus de préparer la toilette de leurs fillettes que de préparer la toilette de leurs âmes. Combien de jeunes âmes me reçoivent pour la première fois avec une âme déjà remplie d’orgueil, de vanité, d’amour-propre. Pauvres petites âmes déjà esclaves des vanités du monde et c’est la faute des parents négligents. Pourquoi faire de la première communion une fête mondaine? L’orgueil est au premier plan et l’amour au second.
Moi qui me fais une joie de venir dans les âmes des tout-petits, je me demande parfois si j’ai une place! Si j’ai la première place! Je me demande pourquoi on a placé le jour de la confirmation avant celui de la première communion? Pourtant j’ai institué le sacrement de l’eucharistie avant que mes apôtres reçoivent les dons de l’Esprit Saint au jour de la Pentecôte.
C’est l’amour qui doit dominer en tout et partout. En recevant la confirmation avant de recevoir l’eucharistie les enfants se préparent à leur première communion du lendemain avec un cœur distrait, car ils commencent déjà à recevoir des présents, des compliments sur leur toilette, ils reçoivent aussi la visite des parents, des amis. Dans leurs petites têtes, il se passe bien des choses! Ils sont tellement préoccupés à regarder leurs cadeaux et à se demander ce qu’ils auront de plus beau le lendemain. Avec tout cela ils n’ont pas le temps de penser à moi, de préparer leur âme dans l’amour pur et le sacrifice. Ayant reçu le sacrement d’amour en premier lieu ils seront plus forts pour recevoir les dons de l’Esprit Saint.
Fais part à ton directeur de cet entretien. »
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Jeudi, le 21 avril 1955
– Mimi : Rêve étrange !
– Mimi : Il faisait très beau, tout à coup je vois ma petite statue de la Vierge près d’une maison. Je la regardais et je lui dis bonjour en continuant mon chemin. Une seconde fois je la rencontre devant moi. Elle était tombée, je me penche pour la ramasser. Pauvre Sainte Vierge, elle est tombée. Avec amour je baise la statue et je la garde précieusement dans ma main puis je marchais toujours.
Je vis devant moi un grand tunnel, je n’avais pas d’autre chemin à prendre. J’entendis des pas derrière moi, je regardais, je vis une religieuse habillée de blanc, les mains cachées dans ses manches et la tête baissée et qui marchait d’un pas rapide. J’étais heureuse de ne pas être seule pour traverser le tunnel, car j’avais peur.
À ma grande surprise la personne que je croyais être une religieuse n’était que le démon. La lutte commence pour m’arracher la statue de la Vierge que je tenais dans ma main. Je pleurais, je luttais tellement, j’étais si épuisée que je ne pouvais respirer librement. Je pleurais, je souffrais beaucoup.
À mon réveil comme j’étais heureuse de voir que ce n’était qu’un cauchemar. Je me demande pourquoi ce rêve, ce cauchemar?
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Vendredi, le 22 avril 1955
– Mimi : Je me demandais où j’en étais rendue dans mes résolutions. Je me demandais est-ce que j’avance vite vers le ciel.
– Jésus : « Ma chère petite ne te laisse plus aller à ce genre de question. Quand une âme est assez anxieuse pour essayer de savoir si elle avance dans la vie spirituelle cela devient inutile et ne sert à rien. C’est comme si elle se regardait dans un miroir à la noirceur pourtant le miroir est là, ses traits sont là et que voit-elle? Rien, rien. »
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Samedi, le 23 avril 1955
– Jésus : « Ma chère petite, tu as été impressionnée de voir la radiographie de ta tête! Mais quelle douce impression si tu avais vu ton âme en état de grâce, mais surtout après la sainte communion. Mais si je permettais cela où serait ta foi, ta confiance, ton amour pour moi? »
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Dimanche, le 24 avril 1955
– Mimi : Visite de ma petite nièce. Je tenais la petite T. dans mes bras. Je lui disais :
« Écoute petite T. c’est un grand jour pour ta grande sœur, elle a reçu le petit Jésus pour la première fois dans son âme. » Elle semble comprendre et me regarde en souriant.
– Jésus : « Ma chère petite, fais de même avec moi, reste petite, abandonne-toi entre mes bras. Ma chère petite tu remarques la confiance de la toute petite? Elle pleurait, tu la prends dans tes bras, tu lui parles avec douceur, elle sourit malgré que ses yeux soient encore humides. Avec sa petite main, elle presse très fort tes doigts comme si elle craignait de rester seule. Pourtant que peux-tu faire de plus pour elle? Pour son âme?
Comprends-tu pourquoi je te demande d’avoir confiance, de t’abandonner entre mes bras divins et dans les moments difficiles donne-moi la main! Si une pauvre petite fille sait faire renaître le sourire à une petite qui pleure, qu’est-ce que je ne pourrais pas faire, moi ton Dieu, pour ta petite âme? Abandonne-toi avec amour, avec confiance aux soins de ma miséricorde infinie. »
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Dimanche, le 1er Mai 1955
– Mimi : Je suis heureuse de commencer le mois consacré à ma douce Maman du ciel. Je veux lui prouver mon amour, ma reconnaissance en étant fidèle à réciter mon rosaire.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, durant ce mois, veux-tu m’aider s’il vous plaît à me corriger de mes défauts? Apprends-moi à garder le silence quand je serai tentée de parler inutilement ou de faire une critique. Donne-moi de la patience, de la persévérance dans la prière et dans mes résolutions à combattre mes défauts. Comme toi ô ma tendre Mère, je veux aimer Jésus et servir Dieu. Ma douce Maman du ciel, écoute la prière de ta petite fille qui te supplie de l’aider à aimer, à connaître et à servir Dieu.
Apprends-moi à pratiquer l’humilité en toute chose, aide-moi à vivre continuellement unie à Dieu dans un amour parfait. À ton exemple, ô ma douce Maman du ciel, je veux aimer et servir Dieu avec un amour pur, ayant un cœur libre, dégagé de toute affection humaine et de toute chose créée. Je veux vivre dans l’oubli afin de mieux pratiquer l’humilité qui est si chère au cœur de Dieu. Donne-moi un cœur simple, charitable envers tous.
Comme toi, je veux le servir avec amour et fidélité surtout dans les petites choses et en étant fidèle à bien accomplir chaque jour mon devoir d’état avec une entière conformité à la Sainte Volonté de Dieu, me soumettant avec amour, avec confiance à son amour infini pour moi. En un mot, ma douce Maman du ciel donne-moi s’il vous plaît ton esprit de sainteté, dis-moi ce que je dois faire pour corriger mes défauts, mes imperfections.
Fais que toujours je reconnaisse mes misères en me rappelant ce que je suis devant Dieu : Une pauvre petite fille ingrate parfois, lâche à te suivre, indifférente à te servir, égoïste à garder ton amour sans en donner en retour. Pauvre misérable que je suis.
Ô ma douce Maman, c’est à toi que je découvre mes peines, c’est dans ton cœur de mère que je viens me réfugier, toi le refuge des pécheurs. Je t’en supplie, augmente ma confiance, fortifie ma foi, purifie mon amour.
Tu sais ô douce Vierge Marie, si je m’adresse à toi c’est parce que je sais que tu es ma mère et que tu ne peux pas laisser périr ton enfant qui lutte sans cesse pour garder intacte son âme. Du fond de ma misère je te lance un S.O.S. j’ai confiance et je suis certaine que tu vas m’aider dans tous mes besoins.
Maintenant je me jette avec amour, avec confiance entre tes bras de mère, j’ai besoin de me sentir en sécurité dans tes bras divins et près de ton cœur adorable. Aide-moi, je ne veux pas perdre ton doux Jésus, les dangers sont si grands autour de moi, les tentations si fortes. Mais avec toi je serai plus forte, plus courageuse pour continuer ma route vers le ciel où je désire aller un jour vivre avec mon Dieu, mon Bien-Aimé et avec toi ma douce Maman du ciel. Ce n’est pas possible que je ne vous retrouve pas tous au ciel, je vous ai tous aimés sur la terre et je fais mon possible pour vous aimer encore plus.
Quand je pense à cela, nous ensemble pour l’éternité! Mon cœur est rempli de joie à la pensée du ciel. Mon Dieu, mon tout, mon espérance, mon amour, mon soutien, je t’aime, je ne veux pas te quitter, je suis tout à toi pour toujours. »
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Lundi, 2 mai 1955
– Mimi : « Par amour pour toi et pour me soumettre à ta Sainte Volonté je vais me rendre à l’hôpital. Si je m’écoutais, je resterais très volontiers à la maison. Ces traitements dans les sinus et la gorge me font beaucoup souffrir, car après ces traitements j’en ai pour plusieurs heures à ne pas être capable de remuer la tête sans ressentir une douleur aiguë.
Mon Bien-Aimé tu m’as créée à ton image et à ta ressemblance, comme toi je veux vivre et mourir en acceptant en tout la Sainte Volonté de Dieu mon Père. »
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Mardi, le 3 mai 1955
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel apprends-moi s’il vous plaît à faire chaque jour un pas de plus vers le ciel, donne-moi la main, je veux avancer dans l’amour et la confiance vers Dieu mon tout. »
Pour le mois de mai et pour honorer ma douce Maman du ciel je lui ai préparé une parure de fleurs blanches près de sa statue.
Je souffre trop, je ne peux pas toujours prier comme je voudrais, cependant je la regarde simplement en lui disant que je l’aime, que je veux l’imiter dans son humilité, dans son entière soumission à la Sainte Volonté de Dieu.
Comme je voudrais posséder son cœur pur, pour aimer Dieu comme elle, je lui demande son aide et quand je souffre trop par les tentations je la regarde en pleurant. Elle est ma mère, je sais qu’elle me voit et m’entend. Une maman comprend toujours le cœur de son enfant, car elle connaît le langage des larmes. Elle connaît le langage des joies. Personne ne peut savoir tout l’amour que j’ai pour ma Maman du ciel. Je regardais la statue et lui disait :
– Mimi : « Que tu es belle ô ma douce Maman du ciel! »
− Ma douce Maman du ciel : « Ma toute petite fille, si tu pouvais voir ma beauté, ma splendeur lorsque je suis entourée des âmes en état de grâce, elles sont ma parure. Je te remercie de la parure de fleurs devant ma statue, cependant offre-moi plus, offre-moi des âmes. »
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Jeudi, le 5 mai 1955
− Ma douce Maman du ciel : « Prie avec moi, ne me quitte pas, j’ai besoin de ton amour et toi ma chère petite tu as besoin du mien. »
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Vendredi, le 6 mai 1955
– Mimi : J’avais tellement hâte de communier que j’étais éveillée à cinq heures et demie.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu sais comme cela me répugne d’aller à l’hôpital, mais pour te prouver mon amour je vais me rendre. Je t’offre toute ma journée, tu vois je ne fais pas ma volonté. »
– Jésus : « Ma chère petite, je sais bien que tu ne fais pas ta volonté, mais en acceptant tout par amour tu fais ma volonté qui est celle de mon Père. Demande à ton directeur qu’il t’aide à te corriger, qu’il brise ta petite volonté, qu’il prenne tous les moyens possibles. De ton côté, ma chère petite, sois-lui soumise, tu lui dois obéissance en tout, ne l’oublie pas, il me remplace. Prépare-toi il est encore temps. »
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Samedi, le 7 mai 1955
− Ma douce Maman du ciel : « Demande à ton directeur qu’il te prépare à faire vœu de conformité à la Sainte Volonté de Dieu. Avant prépare-toi par la prière, le sacrifice, fais une petite retraite, fais une revue générale. »
– Mimi : Ma douce Maman du ciel me fait un reproche mérité parce que j’ai douté de la petite voix intérieure.
− Ma douce Maman du ciel : « Ma chère petite j’ai de la peine parce que tu fais souffrir mon Fils en doutant de sa voix pourtant si tu voulais croire à notre amour pour toi. »
− Mimi : Visite à l’hôpital : examen douloureux. J’ai tout offert en expiation de mes péchés. Une petite amie de l’hôpital est morte, c’est la deuxième amie que le Bon Dieu vient chercher depuis quatre mois. J’ai beaucoup d’épreuves. Comme nous avons passé de bons moments ensemble à nous entretenir de notre Maman du ciel et à parler de notre passage sur cette terre.
Dès mon arrivée à l’hôpital, j’ai eu beaucoup d’affection pour elle, car je me disais qu’elle souffrait plus que moi. Un jour qu’elle était très souffrante, j’ai eu la permission de me lever et de lui tenir compagnie pour une heure. Comme elle était heureuse, elle pleurait de joie d’avoir près d’elle quelqu’un. Avec l’aide de Dieu je parvins à la faire rire, j’étais heureuse de l’entendre rire, il me semblait qu’elle souffrait moins. Un jour elle me demande : « Veux-tu me promettre de prier pour moi, dis-moi que tu vas prier, moi je souffre trop, je n’ai plus la force. Je ne veux pas me décourager, veux-tu que je sois ton amie? »
– Mimi : « Écoute-moi bien J… non seulement je veux que tu sois ma petite amie, mais je désire t’aimer comme une petite sœur. Tu sais J… lorsque je vois une âme qui souffre, je l’aime davantage et comme je sais que tu souffres beaucoup moralement, ne crains rien, tu sais que je t’aime et que je veux t’aider. Maintenant J… prie pour moi aussi j’en ai besoin.
Mon Bien-Aimé accepte l’âme de J… donne-lui s’il vous plaît la récompense qu’elle mérite, elle a tellement souffert. Tu sais qu’elle a fait son possible pour tout accepter avec amour et entière résignation à ta Sainte Volonté. »
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Dimanche, le 15 mai 1955
− Mimi : Je venais de préparer le repas, tout à coup une inspiration me disait :
« Laisse tout cela pour quelques minutes et va près de lui. »
− Mimi : Donc j’obéis, je me mets à genoux, un genou à terre, il me dit :
– Jésus : « Mets tes deux genoux, prosterne-toi devant moi et parle-moi. »
−Mimi : À ce moment-là je ressens une grande peine de l’avoir offensé, je baise ses pieds lui disant merci pour toutes les grâces obtenues, merci de ta patience, de ton amour; je lui demande pardon pour mes péchés, pardon pour les péchés du monde entier.
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Lundi, 16 mai 1955
− Mimi : Je regardais les feuilles d’un arbre, je me disais qu’il y avait un mois ce même arbre était sans feuille et le voilà rempli de belles feuilles de toutes les couleurs et de toutes les grandeurs. Comme il est bon mon Créateur! Pourquoi fait-il cela pour un arbre qui n’a pas d’âme? Je sais qu’il a créé l’arbre pour l’utilité de l’homme et même pour mettre à l’abri les petits oiseaux; comme Dieu est bon et puissant.
– Mimi : « Je t’adore et je t’aime. Tout dans la nature me parle de toi ô bonté infinie.»
Je méditais.
Avec quels soins il accomplit tant de choses, seulement pour un arbre mortel. Que de merveilles il peut accomplir dans une âme où il reçoit de l’amour, dans une âme soumise et qui attend tout de lui avec confiance. Son amour est tellement grand qu’il donne tout. Il est prêt à nous faire partager son bonheur pour l’éternité. Je dois me rappeler que j’ai une âme immortelle.
– Jésus : « Ma chère petite tu médites simplement devant un arbre, regarde la nature entière, regarde l’être humain. Si tu pouvais voir le travail obscur fait dans les âmes. Oui, ma chère petite regarde bien cet arbre, y a-t-il un architecte qui pourrait en dessiner le plan pour donner la forme, la variété d’arbres? Et quel contracteur pourrait accepter le contrat de monter branche par branche et de placer chaque feuille à chaque saison? Quelle patience il faudrait chaque année et moi l’être suprême depuis combien de temps je fais ce beau travail? Les hommes n’ont même plus le temps de s’arrêter et de regarder.
Pense aux millions d’arbres dans les forêts, tout dans la nature réclame mon aide, ma puissance. Et l’être humain que fait-il? Il abuse de tout, je ne compte plus pour lui. Ils veulent vivre comme s’ils ne devaient jamais mourir, cela me peine beaucoup. Ils ne veulent plus de moi dans leur vie, moi leur Créateur, leur Dieu, le Maître du ciel et de la terre.
Ô peuples ingrats que j’ai aimés jusqu’à mourir pour eux, peuples anciens, peuples nouveaux, je retrouve toujours le même mépris, la même ingratitude. Ma chère petite, comprends-tu mon amour et pourquoi je souffre? Cela me console de trouver un cœur compatissant où je puis échanger des confidences. Le travail que j’accomplis dans la nature éblouit tes yeux, mais si tu pouvais voir la splendeur d’une âme en état de grâce. Si tu savais tout le travail obscur que je fais dans les âmes humbles, soumises, dans l’âme remplie d’amour. Comme dans la nature ces âmes attendent tout de moi. Seules les âmes humbles et soumises attirent mon attention alors je m’empresse de faire germer dans leur âme les vertus d’amour, de charité, d’abnégation totale. Elles pourront dans l’avenir s’épanouir dans une pureté parfaite maintenant et dans l’éternité. »
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Lundi, 1er août 1955
– Jésus : « Ne me dis pas que tu désires me servir comme une esclave, car lorsque tu acceptes de faire ma volonté, qui est celle de mon Père, tu es à ce moment-là ma petite épouse fidèle, ma bien-aimée. Tout ce que je te demande fais-le par pur amour et non par obligation comme une esclave. Remarque bien ma chère petite, on est esclave du démon, on est esclave de ses passions, du monde et non de moi, la bonté infinie. »
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Mardi, le 2 août 1955
– Jésus : « Ma chère petite, prépare-toi à un autre combat. Ça sera la dernière étape de ta vie. »
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Mercredi, le 3 août 1955
− Mimi : Je me demandais qu’est-ce que la mort? Et quelle attitude aurais-je devant Dieu?
– Jésus : « Ma chère petite, la mort est simplement un échange de demeure. Dans le moment c’est moi qui viens vers toi, à la mort c’est toi qui viendras vers moi. L’attitude que tu auras devant Dieu sera la même que tu auras eue dans ta vie. Donc ma chère petite, plus d’amour, plus de confiance. »
− Mimi : Grande tentation contre la foi.
Je souffrais beaucoup de cette situation, je priais ma douce Maman du ciel de venir à mon aide. Avec la permission de mon directeur, je pouvais offrir plus et par là prendre les moyens de combattre. Comme je me préparais à tout offrir par amour voilà que tout à coup mon ennemi m’attaque de tous les côtés à la fois. Je n’en peux plus, je pleure, je regarde mon Bien-Aimé en croix. Je lui demande de m’aider, mais il semble ne pas entendre ma voix. La tentation est de plus en plus forte, les attaques contre mes sens sont tellement violentes que je peux à peine me tenir debout et tout ce que je puis dire est :
– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, je ne veux pas vous offenser. »
Et voilà que mon courage revient par ces paroles si douces à mon pauvre cœur :
– Jésus : « Ma chère petite prends les moyens de combattre jusqu’au sang s’il le faut. »
− Mimi : La lutte recommence de plus en plus forte, je sais que Dieu est avec moi quoiqu’il se cache. Je ne calcule plus, il faut que je gagne sur mon ennemi. Après le combat j’étais si épuisée que je pouvais à peine respirer librement sans ressentir une vive douleur. Cependant j’étais si heureuse à la pensée d’avoir gardé mon Bien-Aimé en moi, d’avoir lutté avec lui et pour lui. Mon bonheur est tellement grand que j’oublie les souffrances du corps. Et je ne cessais de lui dire :
– Mimi : « Merci, merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée dans cette lutte, merci ma douce Maman du ciel. »
– Jésus : « Ma chère petite, Je te regardais lutter, ma grâce te soutenait, cependant je voulais m’assurer de ta fidélité, de ton amour, de ta confiance en moi. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour tant d’amour, je sais que laissée à moi-même j’aurais pu t’offenser. Quand je pense que j’aurais pu te perdre, je ne puis exprimer toute ma reconnaissance pour tant de bonté. »
Voilà encore mon ennemi. Il me dit :
– Satan : « Tu crois avoir gagné sur moi, je suis patient et je sais que tu es épuisée par cette lutte, je vais recommencer ce soir. »
−Mimi : À ce moment l’Esprit Saint m’inspire d’appeler mon directeur, de lui faire part de ce combat et je profite de l’occasion pour me faire bénir. J’ai confiance en lui, je sais qu’il va m’aider de ses prières et de ses sacrifices, à deux la lutte sera moins longue.
– Mimi : « Mon Dieu soutenez-moi, j’ai confiance en vous. J’ai besoin de toi mon Bien-Aimé, garde-moi près de toi toujours. »
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Jeudi, 4 août 1955
− Mimi : Visite de mon directeur, je lui fais part de mes combats d’hier. Mon ennemi est toujours à mes côtés me disant :
– Satan : « Ne parle pas de cela, car ton directeur a peur de toi et chaque fois qu’il sent ma présence en toi il a peur, il sait bien que je suis plus fort que lui. »
– Mimi : « Peu importe tes suggestions, je parlerai quand même. »
À un moment donné, mon directeur me demande de réciter la petite prière qu’il a composée et qu’il m’a enseignée à réciter, mais surtout à méditer tous les jours. Je la récite et même plusieurs fois par jour, surtout dans les tentations, mais voilà que je ne me souviens plus, pas un seul mot. Je veux la réciter, je ne suis pas capable, c’est le vide complet dans mon esprit. Mon directeur m’aide, je répète après lui phrase par phrase comme si c’était la première fois qu’il me l’enseigne et que je la récite. Je ne comprends pas ce qui se passe en moi, pourquoi ce manque de mémoire. Il me semblait voir mon ennemi à mes côtés et rire, tellement je sentais sa présence près de moi. Je sais qu’il n’aime pas cette prière et au moment où j’écris ces lignes il ne veut pas que je copie cette belle prière. Comme j’ai pris la résolution de faire tout le contraire de ce qu’il me défend donc j’écris.
– Mimi : « Seigneur, je ne vous demande pas la santé, la richesse, les honneurs, je ne vous demande qu’une chose, de vous aimer de tout mon cœur, de tout mon esprit, de toute mon âme. Je veux vous aimer par-dessus toute chose à en mourir d’amour. Vous qui m’avez tant aimée. »
– Jésus : « Ma chère petite, tu as bien fait d’écrire cette belle prière qui contient la plus belle preuve d’amour qu’un être humain peut offrir à son Dieu. Fais part à ton directeur de ceci, dis-lui que je bénis et accorderai toutes les grâces demandées par ceux qui la réciteront avec un esprit de foi et pleine confiance dans un parfait amour. Cette prière fera beaucoup de bien et obtiendra des conversions. Je désire qu’il propage cette belle prière tout en gardant le silence sur son auteur. Plus tard je dirai ce que j’attends de cette prière. Ensemble, ma chère petite, glorifiez Dieu et qu’il soit loué par son serviteur et par toutes les âmes confiées à sa garde. »
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Vendredi, 5 août 1955
− Mimi : Pendant ma confession mon ennemi manifeste sa rage au moment de l’absolution.
Il me disait :
– Satan : « Tu crois au pardon de tes péchés, tu crois à la miséricorde infinie de Dieu, pauvre petite il y a longtemps qu’il t’a rejetée. Ouvre les yeux, il te laisse à toi-même, personne ne peut rien faire pour toi sauf moi, je reste toujours près de toi. En ce moment ton directeur hésite à te donner l’absolution, il doute de ta sincérité, il a peur de toi, il ne sait que faire, comme il désirerait fuir devant cette situation. Pauvre lui, s’il fuit il me donne raison. S’il reste à son poste, il me donne une confession sacrilège. Je suis heureux quand même. Tu vois bien que je suis plus fort. Reconnais-tu que tu es toute à moi pour la vie et pour l’éternité? Ne parle pas de cela à ton directeur, tu sais bien que j’ai raison; prends garde, il se méfie de toi, ton travail pour moi sera plus difficile. »
− Mimi : Que je souffre, je n’en peux plus. Mon directeur soupçonne quelque chose de diabolique. Il me demande ce qui se passe. Je ne pouvais répondre, ni parler, ni m’exprimer clairement. Il me bénit, mon ennemi ayant pris la fuite, je confie tout à mon directeur et je retrouve le calme, la paix après l’absolution. Puis il m’aida à bien préparer ma communion. J’étais si heureuse de recevoir mon Bien-Aimé.
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Samedi, le 6 août 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé où es-tu ce matin? Pourquoi te caches-tu? Pourquoi laisses-tu la place à ton ennemi? Tu sais bien que je le déteste de tout mon cœur. »
– Jésus : « Ma chère petite si j’étais toujours auprès de toi ton bonheur serait trop grand. Où seraient tes luttes pour me garder en toi? Où serait ton désir de m’aimer encore plus? Où seraient tes efforts pour me servir avec fidélité? Non, ma chère petite, laisse-moi te conduire où je veux, de la manière que je désire. Accepte tout par amour, fais-moi confiance, je sais où je vais. Si tu étais seule pour marcher tu aurais raison de craindre, car tu es encore bien faible et le chemin à parcourir avec moi est bien long, bien rude, la croix est toujours avec moi. Mets ta confiance en moi et ne me demande plus rien, ne cherche pas à tout comprendre, accepte simplement avec amour. Sois obéissante à ton directeur sans demander pourquoi. Ferme les yeux et laisse-toi guider par lui, il sait depuis longtemps ce que je veux de toi. »
− Mimi : Grande tentation, encore une autre attaque. Mon directeur commence sa retraite ce soir, mon ennemi en profite pour me troubler en me disant :
– Satan : « La semaine prochaine je vais gagner sur toi. »
− Mimi : Ma première visite à l’église depuis 8 mois. Comme j’avais hâte d’aller causer avec mon Bien-Aimé et de revoir ma douce Maman du ciel. Je ne comprends pas ce qui se passe en moi pourtant il y a si longtemps que je désirais venir à l’église, je suis là tout indifférente, je ne peux pas prier.
Je voulais regarder ma douce Maman du ciel, mon esprit se trouble par des images impures. Je veux prier, il n’y a que blasphèmes sur mes lèvres. Je veux faire des actes d’amour, mon cœur est froid.
– Mimi : « Mon Dieu soutenez-moi, fortifiez ma foi, purifiez mon esprit et mon corps, augmentez s’il vous plaît mon amour, ma confiance. Malgré l’état où je suis, j’ai confiance en vous, je crois et je vous aime. Ma douce Maman du ciel, protège ton enfant qui t’aime. »
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Lundi, le 8 août 1955
− Mimi : Visite à l’hôpital. Je suis toujours dans le même état.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’accepte avec amour ta Sainte Volonté, je vois bien que cette souffrance vient de toi et j’en suis heureuse. »
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Jeudi, le 18 août 1955
− Mimi : Ce matin je préparais ma confession, toute ma vie se déroulait devant moi aussi clairement que si j’avais (assisté) regardé un film. Je revoyais mes péchés les uns après les autres et chaque péché que je découvrais ma peine grandissait en songeant à l’offense faite à Dieu.
– Mimi : «Ma douce Maman du ciel aide-moi à bien préparer ma confession.
Mon Bien-Aimé je te demande pardon, donne-moi un vrai repentir de mes péchés et la ferme résolution de ne plus t’offenser, augmente en moi la contrition parfaite. »
Le temps de mon examen, mon ennemi voulait me troubler au souvenir de mes péchés et si mon Bien-Aimé n’était pas intervenu à temps je me laissais aller sans m’en apercevoir à certaines rêveries coupables. Heureusement que mon Bien-Aimé m’a fait signe et drôle de coïncidence, mon directeur me téléphone à ce moment-là pour savoir si j’étais assez bien pour faire ma confession de retraite. Dans l’après-midi vers une heure et quart au moment où je préparais mon examen de conscience, mon Bien-Aimé me dit :
– Jésus : « Ma chère petite fille, prépare ton examen de conscience dans l’amour et la confiance en ma miséricorde infinie. Le nombre de tes péchés je les connais depuis longtemps. Ta vie, ta pauvre vie si misérable, je la connais aussi. Viens avec confiance, pourquoi trembles-tu?
Ne t’ai-je pas donné toutes les preuves de mon amour pour toi ma toute petite fille que j’aime tant? Que dirait un père de recevoir son enfant repentant, mais tremblant? »
− Mimi : Puis à trois heures et quart, mon Bien-Aimé me dit :
– Jésus : « En ce moment ton directeur fait quelque chose pour toi, ne pense pas qu’il prie simplement, il m’offre beaucoup plus afin que tu puisses faire une bonne et sincère confession et qu’à partir de ce jour tu prennes la résolution de m’aimer encore plus en acceptant ma Sainte Volonté et en ayant une pleine confiance. Dis à ton directeur que tout ce qu’il a demandé pour toi il l’obtiendra, car il me demande beaucoup pour ton âme. Je vais lui donner un signe sensible. »
− Mimi : À ce moment-là je ne puis écrire ce qui se passe en moi, seul Dieu peut comprendre l’état de mon âme.
Après ma confession.
Que je suis heureuse, mon Dieu m’a pardonné encore une fois. Avec mon directeur j’ai fait l’inventaire de ma vie, ma pauvre vie remplie de péchés, de misère. Je me demande comment je pouvais respirer avec un cœur aussi méchant. Comment je pouvais dire que je vivais alors même que tout en moi était mort.
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, comme mon directeur a été patient, a été bon, comme il me comprend. Il me parle de ta miséricorde infinie, il me parle de toi avec tellement d’amour, de conviction, je vois bien qu’il vit ce qu’il dit.
Ses paroles pénètrent profondément dans mon esprit et dans mon cœur et là mon désir de t’aimer encore plus augmente en mon âme. »
Tout à coup l’ennemi profite de quelques secondes pour me troubler. Il veut jouer la dernière carte, mais cela est inutile, mon Bien-Aimé est là présent en moi, il n’y a pas de place pour lui.
− Mimi : Visite à l’église pour remercier Dieu et ma douce Maman du ciel.
– Mimi : « Mon Dieu me voici à genoux en votre présence pour vous adorer, pour vous remercier de votre amour infini pour la pauvre petite fille que je suis. Je crois en vous, je crois en votre amour miséricordieux pour moi. Je viens vous remercier de tout mon cœur, merci mon Dieu de votre patience, de votre amour malgré ma conduite si méprisable, si indifférente parfois. Je suis indigne de tant de faveurs et malgré tout vous me comblez de grâces spéciales, Vous m’avez gardée sous votre protection malgré ma mauvaise conduite.
Je regrette de vous avoir offensé, ô mon Dieu, mon Créateur, pardonnez-moi mes péchés si nombreux et qui vous ont tant blessé. Dans votre infinie miséricorde, pardonnez-moi de vous avoir si peu aimé. Avec votre grâce ô mon Dieu je veux réparer, expier, mériter, mais je veux surtout vous aimer pour vous consoler.
Mon Bien-Aimé je t’aime de tout mon cœur et je ne veux aimer que toi. Tu connais mon désir de me sanctifier, je désire me transformer en toi, je voudrais me détacher de tout et de tous pour ne vivre que pour toi; pour vivre continuellement avec toi présent en moi.
Avant de partir mon Bien-Aimé, encore une autre demande : Voudrais-tu s’il vous plaît bénir d’une manière spéciale mon directeur qui est si bon pour moi. Il fait tout son possible pour m’aider à me sanctifier. Avec peine je constate que je n’ai pas toujours été obéissante, j’étais encore trop préoccupée et je me laissais distraire si facilement par les choses du monde. Je ne comprenais pas toujours surtout lorsque mon directeur me disait, Dieu veut tout. J’offrais bien tout en général, mais je ne comprenais pas l’importance de cette phrase pourtant si précieuse. »
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Vendredi, 19 août 1955
− Mimi : Quand je pense à la vie si lamentable et dire que mon âme était morte et que mon corps vivait. Maintenant les rôles sont changés, mon âme vivra et mon corps mourra à lui-même. Avec l’aide de Dieu je veux garder mon corps pur pour qu’il soit comme une citadelle afin de protéger mon âme qui est le temple de Dieu, notre demeure. Je suis si heureuse depuis hier, merci encore une fois mon Bien-Aimé.
– Jésus : « Ma chère petite, nous aussi étions heureux, car ton âme nous a coûté cher. J’ai donné ma vie pour toi et ton directeur nous a offert du sang et tout ça pour toi. Si tu avais vu dans quel état était son corps et tout ça pour ton âme. Vas-tu finir par comprendre? Ton directeur a fait voir qu’il avait chaud en essuyant ses yeux, il avait chaud, mais la vraie raison était qu’il pleurait de joie à la pensée que sa prière serait exaucée. »
− Mimi : En effet, je me rappelle très bien d’avoir vu des larmes dans ses yeux, mais je ne savais pas pourquoi.
– Jésus : « Ma chère petite si tu avais vu notre joie dans le ciel au moment de l’absolution. Si tu avais vu battre son cœur de prêtre au moment de l’absolution. Il était si heureux de m’offrir une âme, une âme bien misérable et grâce au sacrement d’amour il transforme ton âme en un temple vivant. Il nous offre une demeure.
Oui ma chère petite, j’habiterai désormais comme le Maître absolu. Je serai chez moi en toi, oui présent en toi dans ta petite âme pour toujours. Ne me fais plus l’injure de douter de moi, de mon amour, de me quitter. »
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Samedi, le 20 août 1955
− Mimi : Je préparais le repas.
– Jésus : « Ma chère petite, viens vite tout de suite, je souffre beaucoup en ce moment, j’ai besoin d’être consolé, viens me dire que tu m’aimes. »
– Mimi : « Me voilà mon Bien-Aimé, tu sais bien que je t’aime et que je désire t’aimer encore plus en acceptant ta Sainte Volonté. »
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Jeudi, 1er septembre 1955
− Mimi : Étant dans la sécheresse spirituelle depuis assez longtemps je ne puis même pas prier, c’est le vide complet et j’en souffre beaucoup. Cependant j’accepte tout par amour pour toi mon Bien-Aimé.
− Mimi : Je me préparais à prendre mon repos pour la nuit. Il était 9 heures.
– Jésus : « Ma chère petite, viens passer une heure avec moi, j’ai tellement besoin d’amour, j’ai besoin d’être consolé. »
– Mimi : « Mais mon Bien-Aimé tu sais très bien dans quel état je me trouve, comment veux-tu que je te parle d’amour alors même que mon cœur est si froid? Comment veux-tu que je te console, je ne puis trouver les mots qu’il faut. »
– Jésus : « Ma chère petite, tu n’as pas besoin de phrases pour me parler d’amour. Les élans, les battements, les désirs de ton petit cœur rempli d’amour pour moi me consolent déjà. N’est-ce pas que deux êtres qui s’aiment se comprennent même dans le silence. En ce moment je suis avec toi comme une maman près du berceau de son tout-petit. Elle ne lui parle pas, cependant elle l’aime, elle le regarde, elle lui sourit, elle attend beaucoup de lui et le pauvre petit ne parle pas encore, ne comprend pas, mais il regarde sa maman en souriant avec amour, avec confiance. Ma chère petite fais de même pour le moment, tu ne comprends pas encore tout. Aie confiance, regarde-moi avec amour. Je t’aime tellement ma chère petite fille, à moi rien qu’à moi. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton amour, c’est vrai que je suis si petite que je ne comprends pas toujours, cependant je te fais confiance. Je veux te prouver mon amour et mon entière soumission à ta Sainte Volonté, j’accepte l’état où je suis et j’en suis heureuse parce que je sais que tu es avec moi, que tu es là présent en moi, je t’adore ô mon Bien-Aimé. »
Je commence une heure sainte de 11 heures à minuit. Je ne puis parler comme je voudrais.
– Mimi : « Je me jette avec amour, avec confiance entre tes bras divins. Ma douce Maman du ciel, viens s’il vous plaît près de moi, apprends-moi à aimer ton doux Jésus, apprends-moi à adorer mon Dieu. Esprit Saint éclairez-moi durant mon heure sainte. Je veux passer une heure avec mon Bien-Aimé pour le consoler, le remercier de tant de faveurs, je veux expier, je veux sauver des âmes, oui beaucoup d’âmes pour les offrir à mon Dieu, mon Dieu, mon tout, mon Créateur, mon unique amour; comme je t’aime mon Jésus d’amour. »
Une personne ayant commis une indiscrétion en voulant voir ce que j’écris.
– Jésus : « Ma chère petite, sois prudente et écris ceci, place-le sur la table : Malheureux les curieux, car ils ne pourront voir de leurs yeux Dieu qui est aux cieux. »
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Vendredi, 2 septembre 1955
− Mimi : Premier vendredi du mois. Je suis heureuse, je viens de terminer les neuf vendredis en l’honneur du Sacré Cœur
J’ai le grand bonheur de faire une heure sainte, comme le temps passe vite près de lui. Chose étrange, mon intimité avec Dieu présent en mon âme est plus grande à la maison qu’à l’église. À l’église je sens une gêne. La distance est trop grande et tout me fige. Je me suis habituée depuis neuf mois à lui parler, à l’aimer, à l’adorer présent en moi. Et je suis heureuse de lui offrir ma pauvre âme pour demeure, car je lui donne tout, il est le Maître absolu de tout ce que j’ai et possède.
Le soir
– Jésus : « Ma chère petite offre-moi plus pour une âme. En ce moment ton directeur a près de lui au confessionnal une pauvre âme en état de péché mortel. Prie pour qu’elle fasse une bonne confession, car elle ne veut pas rompre ses fréquentations coupables sous prétexte qu’elle va se marier sous peu. Pauvres jeunes gens qui se préparent un avenir dans le péché. »
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Samedi, 3 septembre 1955
– Mimi : « Mon Dieu, venez à mon aide s’il vous plaît, je souffre beaucoup, mon ennemi est près de moi.
Ma douce Maman du ciel, ô Vierge Immaculée, garde mon corps pur, protège mon âme, regarde ton enfant qui lutte, donne-moi la force de résister aux tentations. Mon Bien-Aimé, je mets en toi toute ma confiance, garde-moi près de toi, je ne veux pas te perdre un seul instant, donne-moi la force d’être courageuse, généreuse et fidèle, augmente mon amour. »
Dans l’après-midi.
Avec peine et misère je me suis rendue à l’église pour me confesser, mais il y avait une personne dans le confessionnal. Tout d’un coup j’entends une voix me dire :
– Jésus : « Prie beaucoup pour cette âme, elle en a grandement besoin, car elle ne veut pas parler. »
− Mimi : J’attendais toujours en priant. À plusieurs reprises je voulais partir, car je souffrais trop et chaque fois mon Bien-Aimé me disait :
– Jésus : « Reste, reste encore où je te place, pense à cette âme, elle souffre, car elle a un gros problème à résoudre. Ne pense pas à toi, pense à ton directeur qui fait son possible pour la convaincre, elle ne veut rien entendre. Pense à moi qui attends cette âme. »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé j’accepte tout pour cette âme, il me la faut pour toi, je t’offre de faire plus, mais aide-moi, car tu le sais bien que je lutte moi-même en ce moment. Sans toi je ne puis rien. »
– Jésus : « Je le sais bien, mais toi tu n’es pas seule. Pense à notre travail d’équipe en ce moment, nous travaillons ensemble. Ce n’est pas souvent que notre petite équipe se rencontre pour travailler au même endroit. Fais part à ton directeur de notre entretien. »
− Mimi : J’ai dû attendre au moins une demi-heure, je souffrais, mais j’espérais avoir mon tour pour me confesser, mais voilà que mon directeur s’en va simplement. Il ne m’a pas vue. J’étais si épuisée d’avoir attendu, je ne me sentais pas la force de revenir le soir et je pleurais. Je ne pouvais retenir mes larmes, mon ennemi en profite pour essayer de me décourager.
Enfin j’ai pu me confesser à mon directeur, je lui fais part de ce qui s’était passé cet après-midi et j’étais heureuse de parler.
– Jésus : « Vois-tu l’importance de tout lui dire, de lui obéir, de lui faire confiance, c’est par un privilège spécial que tu partages notre secret. Si je permets cela, c’est pour te préparer à ce que j’attends de toi. Tu ne comprends pas encore, peu importe, marche! Ferme les yeux, laisse-toi conduire par ton directeur qui me représente. Il sait où il va. Il sait aussi où il doit te conduire et par quel chemin. Reste toute petite, c’est plus facile pour moi de te garder dans mes bras près de mon cœur qui t’aime tant. »
– Satan : « Ma chère petite ne parle pas à ton directeur de ceci. Tu crois avoir prié pour cette âme cet après-midi, cela ne sert à rien, car tu fais des jugements téméraires sur ton prochain en agissant ainsi. Occupe-toi donc de ce qui te regarde. Cette âme-là a sa liberté. Que d’illusions! Si ton Dieu te demande de prier, d’offrir plus, où est sa puissance? Et ton directeur en qui tu as confiance, quel pouvoir a-t-il sur les âmes? Tu constates que je suis toujours le plus fort. »
– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne veux plus entendre tes mensonges. Mon Dieu je crois en vous la vérité même. Je vous adore dans votre puissance, je vous aime et je ne veux aimer que vous. Je crois en votre parole, en votre amour pour les âmes et surtout pour moi votre toute petite fille qui vous aime et désire vous aimer de plus en plus. Je vous remercie pour tant d’amour, pour tant de bonté. »
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Dimanche, le 4 septembre 1955
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien recevoir mon Dieu. Comme c’est difficile de faire un acte de foi lorsque Dieu se cache. »
Je passe en ce moment une crise terrible, je me sens si seule, mon ennemi m’attaque de tous les côtés. Je n’ai plus la force de lutter, mon esprit s’égare, ma volonté semble engourdie, mes sens sont affaiblis. Il en profite pour me dire ceci :
– Satan : « Où est-il celui en qui tu mets ta confiance? Que fait-il pour toi en ce moment? Tu vois bien que lorsque tu dis que tu es heureuse près de lui, ce ne sont que des illusions. La vie n’est pas faite de rêves. Pourquoi ne pas jouir un peu de la vie. »
− Mimi : Il me propose certaines actions coupables simplement pour offenser Dieu. Mon esprit est rempli de laideurs, de blasphèmes que je n’ose écrire.
– Satan : « Enlève ton anneau béni, tu diras à ton directeur que tu l’as perdu. »
−Mimi : J’avais déjà promis à mon directeur de lui faire part quand je passerai une crise morale. Alors je lui téléphone, il me promet de m’aider, de faire quelque chose pour que je n’offense pas Dieu.
– Satan : « Tu crois à cela, pauvre petite, ton directeur fait des folies, ça ne sert à rien. »
− Mimi : Je suis allée à l’église malgré l’état où j’étais, les tentations sont plus fortes, je ne puis prier, je n’ai que des blasphèmes dans l’esprit, dans la bouche, comme mon cœur est méchant. Je n’en peux plus. Je veux me distraire, je marche sur la rue sans aucun but et toujours mon ennemi est à mes côtés.
– Satan : « Pourquoi ne pas en finir tout de suite avec cette vie? »
− Mimi : Puis il me fait toutes sortes de menaces. Enfin je me décide d’aller voir mon directeur. Je craignais de le déranger, je ne sais pas ce qui se passe, j’avais peur. Je ne puis m’expliquer comme je le voudrais. Mon directeur me bénit et là je commence à lui dire le but de ma visite et l’état où je me trouvais. Il fait tout son possible pour me faire comprendre, il me parle de l’amour de Dieu pour moi, de sa miséricorde infinie, de tout ce que le Bon Dieu a fait pour moi, surtout depuis cinq ans. C’est affreux d’avoir à écrire ces choses, mais tout le temps qu’il me parlait je ne le croyais pas, je ne pouvais admettre qu’il avait raison et cependant j’aurais voulu pouvoir lui dire : « Je crois tout ce que vous me dîtes. »
Mais je ne pouvais pas, une force mystérieuse me tenait. Mon directeur devine qu’il se passe quelque chose en moi, il me dit :
− Mon Directeur : « Je ne parle pas en mon nom, je parle au nom de Dieu qui est ici présent. Je ne suis pas ici pour vous tromper, ni pour jouer avec votre âme. Je vous comprends, je comprends l’état où vous êtes, mais ayez confiance, le Bon Dieu vous aime beaucoup, il vous regarde, il sait tout, il a fait beaucoup pour vous. Maintenant c’est à votre tour de faire quelque chose pour lui. De mon côté je vais faire quelque chose pour vous aider. »
− Mimi : J’ai eu de la difficulté à me confesser. Mon directeur me donne encore une fois sa bénédiction, je puis parler. J’étais si heureuse de retrouver la paix. Mon ennemi ayant pris la fuite, je pouvais respirer librement.
– Mimi : « Vers toi mon Dieu je lève les yeux, j’ai besoin d’oublier la terre, merci de m’avoir aidée. Je mets toute ma confiance en toi. Je le sais bien, toi seul peux m’aider, me soutenir. Merci mon Bien-Aimé, merci à mon directeur qui fait tant pour mon âme. »
– Jésus : « Ma chère petite, je te regardais lutter, j’entendais tes pleurs, mais il faut que j’agisse de la sorte, il faut te purifier, il y a encore en toi trop d’humain. Tu te laisses distraire trop facilement. Ne doute pas de mon amour pour toi, c’est dans les épreuves, les tentations, les croix que je te prouve mon amour, mais tu ne comprends pas toujours.
Je ne te demande pas de tout comprendre, mais je désire que tu acceptes tout par amour pour moi ton Dieu qui a tant fait pour toi. Ma chère petite, à certains moments je me demande pourquoi je t’aime plus que d’autres? Et la réponse est : que je te voyais si misérable. Un jour j’ai entendu tes cris de détresse, je vis les élans de ton pauvre petit cœur rempli d’amertume. J’ai eu pitié de toi ma toute petite et l’amour a fermé mes yeux sur ta pauvre vie, c’est alors que mon cœur s’est ouvert à ta voix. Malgré tout, mon amour n’avait plus de bornes, le comprends-tu? Mon amour a été pour toi jusqu’à la mort.
Dis-moi que tu crois en moi, que tu écoutes ma voix, je t’aime tellement, j’ai besoin de te le dire, je te veux tout à moi, rien qu’à moi, ma chère petite épouse chérie que je veux garder, que je cache comme un trésor aux yeux humains. »
− Mimi : En ce moment-là sa douce étreinte est si forte, seul mon Bien-Aimé peut produire cet effet dans mon âme.
– Mimi : « Ô mon Bien-Aimé laisse-moi encore quelques instants la tête appuyée sur ton cœur. »
Qu’il fait bon de retrouver la paix, la sécurité. Je me sens si heureuse à la pensée que ce cœur de chair qui est là près de moi c’est le cœur de mon Dieu et dire que chaque battement de son divin cœur est rempli d’amour pour moi pauvre et misérable petite créature. Comme l’amour d’un Dieu est fort et puissant. Je me sens si petite à la vue de mes ingratitudes après tant de preuves d’amour.
– Mimi : « Pardon mon Dieu de vous avoir si peu aimé, mon Dieu je vous remercie de m’avoir tant aimée jusqu’à me donner votre Fils pour époux. Je me donne tout à vous par les mains de votre divin Fils et par les mains de ma douce Maman du ciel. Mon Dieu, dans les moments difficiles, je vous en supplie, soutenez ma foi, augmentez ma confiance, purifiez mon amour. Vous seul pouvez m’aider à atteindre mon idéal. Faites de moi ce que vous voulez que je sois, bénissez mon directeur s’il vous plaît. Il fait son possible pour m’aider et me sanctifier. »
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Lundi, le 5 septembre 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, pour te faire plaisir, je vais mettre de l’ordre dans les petites feuilles.
Mon Dieu bénissez mon directeur, il va commencer la visite de son quartier et faites qu’à chaque foyer où il ira qu’il apporte la paix, la joie, la consolation, qu’il fasse rayonner le Christ. Augmentez en lui le pouvoir de toucher les cœurs les plus endurcis. Comme je voudrais pouvoir le suivre dans chaque foyer et dire aux gens : « Regardez ce prêtre au cœur d’apôtre, faites-lui confiance, écoutez sa voix, il représente Dieu. Si vous saviez tout ce qu’il a fait pour mon âme qui était perdue; allez à lui, il vous conduira à Dieu. »
Je commence à travailler, je pense à notre petite équipe, avec lui, avec mon Bien-Aimé, je veux sauver beaucoup d’âmes pour te les offrir mon Dieu, pour vous consoler, pour vous prouver mon amour, ma reconnaissance.
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Mardi, le 6 septembre 1955
− Mimi : Aujourd’hui malgré une grande épreuve mon Bien-Aimé me fait comprendre son amour d’une manière sensible.
– Jésus : « Ma chère petite, vois-tu comme je t’aime? »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, augmente s’il vous plaît ma confiance, mon amour pour toi et les âmes. J’accepte l’état où je suis aujourd’hui. (Sécheresse spirituelle.) »
Je me demandais ce que j’avais fait durant la journée pour plaire à Dieu.
– Jésus : « Ma pauvre petite, ne cherche pas trop, tu n’as presque rien fait, c’est moi qui ai fait tout. Tu te laisses distraire facilement par les circonstances de la vie. Mets-toi au-dessus de tout cela, fixe ton cœur, ton esprit, ton âme vers moi. Que je serais heureux d’être le seul objet de ta pensée. Ma chère petite corrige-toi, demande à ton directeur qu’il t’aide. Tu es très prompte à prendre une résolution et tu es très lente en action. »
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Mercredi, le 7 septembre 1955
− Mimi : Ce matin je fus éveillée par ces paroles :
– Jésus : « Mon règne c’est la paix. »
Je méditais cette phrase. Est-ce que Dieu règne en moi? Est-ce que je le laisse libre d’établir son règne dans ma vie de la manière qu’il le désire? C’est bien vrai, quand Dieu règne dans mon âme, je retrouve la paix, la confiance, l’amour, la sécurité.
– Jésus : « Ma chère petite, tu reconnais ma royauté dans la joie, le bonheur, la paix, la consolation; mais ce n’est pas tout. Apprends à me connaître dans la royauté lorsque j’arrive avec ma croix, avec les tentations, avec les épreuves, avec les sécheresses spirituelles. Je suis toujours le même Dieu, le Roi du ciel et de la terre, le Tout-Puissant. Cependant je ne suis pas comme les rois de la terre qui veulent établir leur règne avec éclat, avec les richesses, les honneurs, les plaisirs. Malgré cela les pauvres insensés, ils ne pensent pas qu’ils agissent comme des mendiants qui, pour avoir l’estime de leurs sujets, il leur faut faire des promesses, des conquêtes et, malgré leur royauté ils vivent inquiets, ils ne sont pas libres. Le dernier de leurs sujets est bien souvent le plus heureux, avec cela ils prétendent être roi. Ma royauté à moi est douce, silencieuse, humble. Lorsque je choisis un sujet pour le servir, je prends toujours les plus petits, les humbles, les pauvres, les misérables. Quand je veux établir ma Royauté dans une âme je viens avec ma croix, avec les épreuves, les tentations et le reste. Comme gage je leur donne le ciel pour l’éternité. »
– Mimi : « Mon Dieu que votre règne arrive sur la terre, régnez par votre amour dans tous les cœurs, surtout des pauvres pécheurs. Je vous offre ma pauvre âme pour palais. Régnez en moi, je ne suis plus chez nous, mais avec votre grâce je serais chez vous. Mon grand désir est de devenir un de vos sujets les plus fidèles à vous servir, mais à vous servir avec amour dans la joie comme dans la peine. J’ai confiance que ce que je demande, je l’obtiendrai, car vous êtes venu pour les pécheurs, les misérables, les pauvres. Je suis tout cela mon Dieu, vous connaissez ma vie, mes faiblesses de chaque jour, malgré tout cela ô mon Dieu, regardez le désir que j’ai de vous aimer encore plus, de vous servir avec fidélité, avec une entière soumission dans votre Sainte Volonté. Vous le savez mon Dieu que je vous aime et que je veux me sanctifier à tout prix, que je veux sauver beaucoup d’âmes; je vous en supplie, aidez-moi à réaliser mes désirs pour votre plus grande gloire. Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour moi ô mon Roi d’amour. »
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Jeudi, le 8 septembre 1955
– Jésus : « Prie pour les prêtres qui exercent leur ministère par routine. Combien y en a-t-il qui offrent le saint sacrifice avec une piété apparente, mais le cœur est distrait. Ils me font souffrir. Oui, je souffre davantage, car ils sont mes enfants privilégiés, mes apôtres, mes amis.
Je pense aussi à tous les chrétiens qui pratiquent la religion que de surface, pauvres âmes. Mes commandements ne comptent pas pour eux et toi, ma toute petite, dans l’état où tu es, dis-moi que tu m’aimes quoique tu ne ressentes rien. Si tu savais comme j’ai besoin d’être consolé. Fais ton heure sainte quand même. Tu ne peux pas me parler, regarde-moi simplement. Offre-moi les battements d’amour de ton petit cœur. As-tu déjà remarqué ceci : durant ton sommeil tu ne me parles pas et cela n’empêche pas ton petit cœur de battre? En ce moment, en l’état où je te place, tu sommeilles entre mes bras, près de mon cœur qui t’aime tant. »
− Mimi : Je ne puis écrire plus. Mon Bien-Aimé se cache, c’est le vide complet.
– Mimi : « Sans toi, mon Bien-Aimé, je ne suis rien, je ne puis rien. Cependant j’accepte ta Sainte Volonté en moi. »
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Vendredi, le 9 septembre 1955
− Mimi : Je me préparais à écrire, mais mon Bien-Aimé se cache encore alors je ne puis rien. Je ne suis pas capable d’avoir une seule pensée pour lui, je ne puis même pas prier, ni méditer, ni écrire un seul mot. C’est le vide complet.
– Mimi : « Mon Dieu j’accepte votre Sainte Volonté en tout. Je ferai beaucoup d’actes de foi. »
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Samedi, le 10 septembre 1955
− Mimi : Je ne pouvais préparer ma communion, je voyais tant de misère, de préoccupations, de tentations dans mon âme, pas assez d’amour, de confiance et je souffrais beaucoup.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme ton amour est grand à la vue de tant de misère. Tu vas venir quand même dans mon âme. Je suis si indigne de te recevoir avec tant de désordre, mais toi seul peux m’aider. Augmente en moi l’amour, la confiance. »
– Jésus : « Ma chère petite, ne te trouble pas, n’ai-je pas choisi pour naître une crèche? Je ne regarde pas l’état de ton âme, car elle est bien misérable. Je regarde ta bonne volonté et le grand désir que tu as de m’aimer encore plus. Jette-toi avec confiance entre mes bras, Je ferai le reste. »
– Mimi : « Mon directeur m’a aidée à bien préparer ma communion. La porte de mon âme était grande ouverte, il a pénétré pour mettre de l’ordre, il me parla longuement de ton amour infini pour moi. Mais il me parla surtout de mes ingratitudes, de mon manque de confiance. J’avais honte de ma conduite, mais j’avais surtout de la peine de t’avoir offensé ô mon Dieu après tant de preuves de ton amour. Je te demande sincèrement pardon, mais j’espère avec ta grâce de ne plus t’offenser. Je te demande pardon. À l’avenir je veux réparer, je veux te consoler, te prouver mon repentir, mon amour en acceptant tout de ta Sainte Volonté. Je me jette avec amour entre tes bras et garde-moi toujours, je sais bien que sans toi je ne suis rien. »
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Dimanche, le 11 septembre 1955
− Mimi : Mon âme est pleine de joie parce qu’elle est pleine de Dieu. Malgré l’état de sécheresse spirituelle, de tentations de toutes sortes, de grand dégoût pour la prière, je sens Dieu en moi. Je suis heureuse, car dans l’état où je me trouve je suis certaine de faire la Volonté de Dieu.
– Satan : « Pauvre petite, tu peux bien dire que tu es heureuse, car tu fais de la paresse. Ton âme est tiède, les choses de Dieu ne te disent plus rien, ton Dieu se cache, tant mieux, car il est gênant. Enfin te voilà libre, c’est pour cela que tu te sens heureuse, écoute ma voix j’ai beaucoup de choses à te dire. »
– Mimi : « Mon Dieu venez à mon aide, je ne veux pas écouter mon ennemi, je ne veux pas vous offenser par mon manque de confiance. Je crois en vous, la Vérité même, j’espère et j’attends tout de vous, ô bonté infinie, mon Dieu, mon seul amour. »
Je me proposais d’écrire, de lire, de faire une visite au saint sacrement, mais rien de tout cela.
– Jésus : « Ma chère petite, tu as fait ton programme pour la journée sans me demander conseil. C’est pour cela que je fais le mien. Tu n’es plus seule, je suis ton époux, ne l’oublie pas. »
– Mimi : « Excuse-moi mon Bien-Aimé, oui j’accepte ton programme, j’accepte avec amour ta couronne d’épines que tu places sur ma pauvre tête. »
La journée s’est passée à souffrir beaucoup, aucun remède ne m’apporte de soulagement. Seule la pensée de mon Bien-Aimé souffrant avec moi m’aide et me soutient.
– Mimi : « Mon Dieu je souffre, mais je t’aime. »
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Lundi, le 12 septembre 1955
– Mimi : « Mon Dieu j’accepte votre Sainte Volonté malgré l’état où je suis, je veux vous aimer de plus en plus, augmentez ma confiance. Mon Bien-Aimé, en toute humilité, je dois vous l’avouer, j’ai un dégoût pour la prière, pour méditer, cela me répugne de prier dans l’état où je suis, cependant j’accepte ta Sainte Volonté et je fais mon possible pour prier, pour offrir ma journée, comme si j’avais de grandes consolations. Oui mon Bien-Aimé, puisque je t’ai offert ma pauvre âme pour demeure, je ne suis plus chez moi, je suis chez toi. Je te remercie de la place que tu veux bien me donner par pure bonté. Je te remercie du degré d’amour que tu me donnes par ton infinie miséricorde. »
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Mardi, le 13 septembre 1955
− Mimi : Toujours dans la même situation, le vide complet, je ne puis rien écrire.
– Mimi : « Mon Dieu, je crois, j’espère et je vous aime, que votre Sainte Volonté soit faite. »
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Mercredi, le 14 septembre 1955
– Mimi : « Mon Dieu, soutenez ma foi, augmentez mon amour, ma confiance, je passe en ce moment une terrible tentation contre la foi. Je ne sais pas ce qui se passe en moi, j’en souffre beaucoup. Je voudrais prier, je ne suis pas capable. Je fais quand même des actes de foi et d’amour, mais je ne crois pas ce que je dis. Je veux écrire, mais c’est le vide. Mon esprit s’égare. J’ai l’impression de ne rien faire pour faire plaisir à Dieu. Mon Dieu ayez pitié de moi et si cette situation est bien votre Sainte Volonté, je l’accepte. »
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Jeudi, le 15 septembre 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, que ta Sainte Volonté soit faite. Je veux écrire, mais c’est le vide. Mon ennemi veut en profiter pour mettre le trouble dans mon âme. »
– Satan : « Ma chère petite tu admets que tu n’es pas capable d’écrire aucun mot, pourquoi ne prends-tu pas un livre, copie quelques phrases, personne ne saura que cette phrase n’est pas de toi, comme cela tu seras obéissante à ton directeur. Ne crains pas, je te le permets, je suis la vérité, écoute ma voix. Je veux m’assurer de ton amour et ton entière soumission à ma voix. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé éclaire-moi s’il vous plaît, est-ce là ta Sainte Volonté? Je soupçonne mon ennemi, il semble me tendre un piège. Mon Dieu j’accepte l’état où je suis, c’est le vide complet. Mais tu sais mon Bien-Aimé que je ne veux pas écrire autre chose que ce que l’Esprit Saint m’inspire et ce que tu me demandes pour la plus grande gloire de Dieu. Mais en ce moment je ne puis rien sans toi, je m’incline devant toi. J’attendais avec résignation, avec patience, ta lumière et les inspirations de l’Esprit Saint. »
– Jésus : « Ma chère petite, doutes-tu encore de moi, de mes inspirations, de mes demandes, de mes suggestions, de mes conseils? Crois-tu maintenant à la parole de ton directeur, à ce qu’il te disait d’écrire? Il le savait bien que cela ne venait pas de toi, comme moi il connaît ton ignorance, tes misères. Lorsque je ne suis plus là, que je me cache, es-tu capable de faire quelque chose? En ce moment, es-tu capable d’écrire une seule phrase? Non n’est-ce pas? »
Vas-tu finir par comprendre que c’est tout cela faire ma Sainte Volonté, c’est-à-dire l’acceptation avec amour et entière soumission dans les ténèbres comme dans la joie. Ma chère petite c’est par un privilège spécial que je te parle ainsi, je veux te purifier, te préparer pour ce que mon Père attend de toi. Laisse-toi conduire par ton directeur, donne-lui la main, ferme les yeux, ne cherche pas à comprendre, il sait depuis longtemps ce que je veux de toi. Tu auras encore besoin de lui, car la nouvelle route que tu auras à prendre sera plus douloureuse que la première. Fais part à ton directeur de ce que je viens de te dire, il comprendra. Qu’il prenne tous les moyens qu’il faut pour te conduire où je veux.
Ma chère petite ton attitude me fait sourire, je vois tout, tu ouvres de grands yeux et au fond de ton âme tu te demandes ce que je veux dire. Pauvre petite je comprends bien l’état où tu es. Au nom de notre amour, fais-moi confiance sans chercher à comprendre. Demande sans cesse l’aide de ma divine Mère, imite-la comme modèle dans son humilité, dans son entière soumission à la Sainte Volonté de Dieu. Médite ceci : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te remercie de tant de bonté. Je reconnais que sans toi je ne puis rien et sans le secours de ta grâce je ne puis même pas lever les yeux vers toi, ni fixer mon cœur en toi, ni faire un seul acte d’amour et de foi. Je te remercie de ton amour et je veux accepter l’état où je suis, uniquement parce que je t’aime et que je veux te consoler pour te faire oublier toute la peine que je t’ai causée par ma conduite si méchante, si ingrate, par mon manque de confiance après tant de preuves d’amour. Je dois me rendre à l’hôpital demain, cela me répugne beaucoup, cependant j’accepte ta Sainte Volonté avec amour pour sauver des âmes. »
Je pense à notre travail d’équipe et ma prière accompagne en ce moment mon directeur qui travaille beaucoup dans chaque foyer qu’il visite.
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Vendredi, le 16 septembre 1955
− Mimi : Visite à l’hôpital, le médecin me suggère une autre opération pour le 28 septembre. C’est un grand risque à prendre.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé si cela est ta Volonté que je ne marche pas après cette opération, j’accepte ta Sainte Volonté, mais aide-moi. Donne-moi du courage pour me résigner parfaitement, car je suis tellement faible. Aujourd’hui j’accepte, mais le jour même aurais-je le même courage? Je mets en toi ma confiance et garde-moi dans tes bras.
Mon ennemi est encore près de moi, mon Dieu ayez pitié de moi. »
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Samedi, 1er octobre 1955
Premier samedi du mois
− Mimi : Quand je pense que mon Dieu va venir en moi, je suis si heureuse. Je voudrais que les heures passent plus vite. Je prépare ma communion avec ma douce Maman du ciel à ma droite et mon ange gardien à ma gauche, car mon ennemi veut me troubler.
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Dimanche, le 2 octobre 1955
− Mimi : Mon ennemi me fait des reproches au sujet de mon directeur en me disant :
– Satan : « Pauvre petite tu te laisses conduire par le bout du nez par ton directeur, il fait de toi ce qu’il veut, tu n’es pas libre. Tu marches par la crainte, où est ta liberté? Pourquoi croire que le Bon Dieu lui a dit ce qu’il veut de toi? Il peut se tromper tu sais, c’est un homme. Pourquoi avoir confiance en lui? »
– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne veux plus t’écouter. C’est un directeur que j’ai et non un dictateur. J’ai confiance en lui parce qu’il représente Dieu et ne m’a jamais trompée et c’est Dieu lui-même qui me l’a choisi. Je sais que mon âme lui a coûté cher. »
Visite à l’église pour le consoler de la peine que je lui ai faite par mon manque de foi.
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Lundi, le 3 octobre 1955
Fête de Sainte Thérèse.
– Mimi : « Comme je voudrais être ta petite sœur Thérèse! Ô Thérèse, apprends-moi s’il vous plaît à servir et à aimer Jésus comme toi, aide-moi à marcher dans ta petite voie d’amour qui conduit au ciel. Donne-moi le courage nécessaire, surtout dans les tentations, toi qui as connu ce que c’était la sécheresse, la désolation. J’ai besoin de ton assistance, je veux me sanctifier, je ne suis pas capable toute seule. Viens à mon secours je t’en supplie. »
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Mardi, le 4 octobre 1955
– Jésus : « Ma chère petite, Je te demande de marcher les yeux fermés et non les oreilles comme tu le fais à certains moments. Ma chère petite, comme j’ai souffert la semaine dernière de voir ton attitude si indifférente auprès de tout ce que je t’ai donné par pure bonté, par amour. Je t’ai comblée de grâces de choix.
Remercie ma douce Mère d’avoir intercédé pour toi, car à un moment j’aurais voulu te donner une bonne correction, mais les prières de ma divine Mère, puis les prières de ton directeur, les sacrifices accompagnés de souffrances corporelles, et cela trois fois au moins. Mon cœur s’est laissé toucher, car il a demandé à plusieurs reprises de te pardonner en me disant ceci : « Mon Dieu pardonne-lui elle ne sait pas ce qu’elle fait. »
Fais-lui part de notre entretien, il ne voudra peut-être pas parler par esprit d’humilité cependant qu’il te dise un peu ce qu’il a fait pour toi, pour ton âme. Et si un être humain est capable de souffrir jusqu’au sang pour sauver une âme, qu’est-ce que je ne ferais pas moi ton Dieu, ton Créateur? Ne t’ai-je pas assez donné de preuves de mon amour? Ma chère petite à chaque épreuve tu devrais baiser la terre pour me remercier de mes faveurs. Remarque bien que chaque épreuve, chaque croix est une marque de mon amour pour t’aider à te sanctifier. »
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Mercredi, le 5 octobre 1955
– Jésus : « Pauvre petite que fais-tu de notre travail d’équipe? Dans les tentations tu te contentes de nous regarder travailler, tu agis en contremaître, tu calcules bien ce que ton directeur et moi faisons pour toi, tu ne fais rien et tu attends ton salaire. Crois-tu que les âmes s’achètent seulement par le désir? À quoi aurait servi ma passion? Rappelle-toi notre travail d’équipe, moi, lui et toi.
Ton directeur doit offrir, travailler. Toi tu dois prier, souffrir, moi j’ajoute ce qui manque pour être agréable à mon Père. »
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Jeudi, 6 octobre 1955
– Mimi : « Mon Dieu je vous demande sincèrement pardon de mes ingratitudes. Augmentez en moi la confiance et l’amour. Malgré tout vous savez très bien que je vous aime et que je désire vous aimer encore plus. J’attends tout de votre infinie miséricorde. Ayez pitié de moi. »
– Jésus : « Ma chère petite, n’oublie pas ton heure sainte de onze heures à minuit. Je compte sur toi, viens me consoler. »
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Vendredi, 7 octobre 1955
Premier vendredi du mois.
− Mimi : Je suis au comble du bonheur j’ai reçu mon Bien-Aimé.
– Mimi : « Merci mon Dieu, je vous adore présent en moi, merci pour tant d’amour. »
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Samedi, le 8 octobre 1955
− Mimi : Je suis si heureuse. J’ai pu assister à la sainte messe célébrée dans l’église.
– Mimi : « Merci de ta grande miséricorde, merci de ton amour. Je ne puis retenir mes larmes rien qu’à la pensée de la peine que je t’ai causée l’autre jour par mon manque de confiance. Je vous en supplie donnez-moi s’il vous plaît une pleine confiance, augmentez mon amour pour vous seul ô mon Dieu. Fortifiez ma foi, donnez-moi la force et le courage pour vous servir avec fidélité surtout dans les moments difficiles, dans les grandes tentations que vous daignez m’envoyer par pure bonté pour m’aider à me purifier.
Avec votre grâce, ô mon Dieu, je veux à l’avenir bénir votre main dans les épreuves comme dans la joie. Je me donne toute à vous, je me jette avec confiance entre vos bras divins. Mon Bien-Aimé donne-moi s’il vous plaît la sainte persévérance, dans mes résolutions. Je suis si faible. Je te demande humblement ton aide, ton assistance, ton amour. »
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Dimanche, le 9 octobre 1955
− Mimi : Je suis heureuse, j’ai assisté à la sainte messe célébrée par mon directeur.
– Mimi : « Mon Seigneur et mon tout je vous adore et je vous aime par-dessus toute chose. Je m’offre à vous avec mon Bien-Aimé par les mains de ma douce Maman du ciel et par les mains de mon directeur.
Oui mon Dieu, j’accepte tout avec amour. Je veux devenir ta petite hostie d’amour, que tu immoleras tous les jours pour la plus grande gloire de Dieu. Tout pour vous mon Dieu, rien pour moi. Mon Bien-Aimé aide-moi à me détacher de tout et de tous pour ne vivre que pour toi. »
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Lundi, le 10 octobre 1955
– Mimi : « Mon Dieu je vous demande pardon pour toute la peine que je vous ai causée par mon manque de confiance après tant de preuves d’amour. Je reconnais que je suis une ingrate, une égoïste. Je vous demande humblement pardon. »
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Mardi, le 11 octobre 1955
Maternité de la bienheureuse Vierge Marie
– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel d’avoir consenti à devenir ma Mère. Merci de ton amour, ô Vierge Immaculée, conserve mon âme pure, protège-moi de mes ennemis. Je suis ton enfant et tout ce que j’ai t’appartient. Apprends-moi à aimer ton doux Jésus, apprends-moi à le servir fidèlement comme toi. Vierge très pure, Vierge très sainte, je t’aime ô ma douce Maman du ciel, je te remercie d’avoir intercédé pour moi auprès de Dieu. Je te demande sincèrement pardon, Toi aussi tu as dû souffrir à cause de moi. Regarde ma douleur, mon repentir, ne rejette pas mon humble prière.
C’est avec confiance que je viens à toi pour confier mes peines ô refuge des pécheurs. Promets que tu vas m’aider à aimer encore plus ton doux Jésus en me soumettant à sa Sainte Volonté. Avec la grâce de Dieu, je veux pratiquer et imiter tes vertus afin qu’à l’heure de ma mort je puisse dire avec toi, je suis la petite servante du Seigneur. Ma douce Maman du ciel je veux commencer aujourd’hui à mieux servir Dieu, je ne veux pas perdre de temps. J’ai tellement à me faire pardonner, j’ai besoin d’expier. »
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Mercredi, 12 octobre 1955
– Jésus : « Ma chère petite, vas-tu finir pas comprendre, comme tu as été injuste, ingrate envers moi, ton Dieu, ton Créateur et c’est par pure bonté que je t’ai comblée et tu gardais en égoïste les grâces reçues. Demande-moi de comprendre la douleur que j’ai ressentie la semaine derrière devant ta conduite si méprisable, toi ma petite épouse, ma bien-aimée, ma toute petite. Oui comme j’ai souffert, j’ai pleuré à cause de toi, ton directeur a souffert avec moi, il a pleuré. Son âme était si triste de voir ton attitude après tout ce qu’il t’avait dit. Il a souffert beaucoup, il n’a pas calculé l’étendue de ses souffrances jusqu’au sang et de ses nombreux sacrifices et tout ça pour ton âme. Pauvre petite, ne doute jamais de lui, il sait depuis longtemps tout ce que je veux de toi et ce que j’attends de toi, soutenue par ma grâce.
Ma chère petite, durant ces jours d’épreuves mon âme était en agonie de voir dans quel état tu étais. Tu étais tellement repliée sur toi-même. C’est pour cela que je te laissais seule pour lutter. La douleur la plus aiguë que j’ai ressentie c’est lorsque tu as rejeté avec mépris ton anneau béni en disant : « Je ne suis plus capable de le porter. » À ce moment-là j’ai ressenti un coup au cœur, il me semblait recevoir un coup de lance.
Ton directeur a ressenti les mêmes effets, car sa peine était tellement grande, il a même sursauté de frayeur devant ce geste ignoble de révolte. Qui es-tu toi, pauvre petite misérable créature pour agir de la sorte envers ton Dieu? Que fais-tu de l’autorité de ton directeur?
Donc en rejetant cet anneau béni tu ne voulais plus de moi dans ta vie. Tu méprisais mon amour, moi ton époux Bien-Aimé, tu rejetais la croix, moi qui l’ai aimée jusqu’à vouloir mourir sur elle pour toi. Pauvre petite, pourquoi avoir fait cela, toi mon enfant privilégiée, moi qui t’ai comblée, qui te préfère à tant d’autres qui par leur conduite méritaient mes faveurs. Ô ma chère petite épouse je t’en supplie laisse-moi faire, laisse-moi agir en toi librement. Je veux te purifier afin de t’offrir à mon Père avec une âme nouvelle, avec une âme purifiée, avec une âme remplie d’amour pour lui.
Donne-moi ta pauvre petite main encore tremblante, ensemble nous allons reprendre notre route vers le ciel. Ne doute jamais de mon amour, toi si petite, si méprisable parfois. Mon amour pour toi est tellement grand que je n’ai pas craint de me salir en allant te ramasser dans la boue du péché. Tu étais blessée, j’ai pensé à tes plaies et par les mérites de mon Précieux Sang j’ai lavé ton âme. Maintenant je veux te purifier, laisse-moi faire, laisse-nous faire. Regarde encore une fois ma miséricorde infinie. En voyant ton repentir, ta sincérité, je te pardonne pauvre petite. Oui viens ma chère enfant privilégiée, ma chère petite épouse. Ma chère petite! »
- Mimi : C’est la première fois qu’il m’appelle par mon prénom.
– Jésus : « Approche, approche plus près de mon divin Cœur, ne refoule plus tes larmes, pleure sur mon épaule. Je te comprends, je comprends tes faiblesses et malgré tout je ne puis m’empêcher de t’aimer. Je sais que tu désires réparer, que tu veux me consoler, que tu veux expier.
Ma chère petite épouse, je t’accepte et parle-moi d’amour, jette-toi avec confiance entre mes bras et j’oublierai tout. Maintenant, promets-moi de ne jamais enlever ton anneau béni, il est le symbole de notre union dans l’amour et la souffrance. Relis les petites pages du vendredi saint 16 avril 1954 tu vas comprendre ce que je veux dire. Ma chère petite que dirais-tu si à l’heure de ta mort je te rejetais comme tu as rejeté l’anneau béni. Ne recommence plus, je t’en supplie au nom de notre amour, ne rejette plus ma volonté, celle de mon Père, car tu auras encore de grandes épreuves, de grandes tentations. Supporte avec résignation, avec confiance en nous, avec patience, avec amour, avec une entière soumission à la Sainte Volonté de Dieu. Prouve-nous ton repentir, ta reconnaissance, ton amour en acceptant tout, en même temps tu sauves des âmes. »
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Jeudi, le 13 octobre 1955
– Mimi : « Mon Dieu, faites que je vous aime de plus en plus, augmentez ma confiance. Mon Bien-Aimé donne-moi la force et le courage pour te suivre avec fidélité même dans les petites choses. Je t’offre tout par amour, je veux bien remplir mon travail d’équipe pour sauver des âmes, mais surtout pour te plaire, pour te consoler.
Oui, mon Bien-Aimé je t’aime comme jamais mon pauvre cœur humain n’a aimé. Je suis tout à toi et je me jette avec confiance entre tes bras. Je t’adore présent en moi et je te remercie de tant de bonté, ô mon Dieu d’amour, mon tout. »
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VENDREDI LE 14 OCTOBRE 1955
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être là présent en moi pour m’aider à surmonter cette épreuve. »
Grande tentation contre la foi.
– Mimi : « Mon Dieu, je crois, je vous adore, je vous aime, je crois en vous, en votre miséricorde infinie pour moi, je ne puis rien sans vous. Mon Bien-Aimé aide-moi à lutter, je ne suis pas capable seule. Soutiens-moi de ta grâce et de ton amour, je ne veux pas te perdre un seul instant. »
Visite de mon directeur malgré qu’il soit malade, il vient pour m’aider, son dévouement n’a pas de bornes et que dire de sa grande charité.
– Mimi : « Merci mon Dieu de cette faveur.
Ô ma douce Maman du ciel, je viens te confier une grande peine, la santé de mon directeur m’inquiète beaucoup. Ô Marie mon espérance veille sur lui, il est ton enfant. Demande à Dieu pour moi sa guérison s’il vous plaît. Protège-moi, mon ennemi en profite, il veut me décourager. Je mets en toi toute ma confiance ô mon Bien-Aimé, tu es plus fort que lui.
Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer ma communion de demain, que j’ai hâte! Le temps me paraît si long. »
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Samedi, le 15 octobre 1955
− Mimi : Je suis heureuse de recevoir mon Bien-Aimé. Après ma communion je me suis couchée et je me suis endormie paisiblement.
– Jésus : « Ma chère petite c’est comme cela que tu fais ton action de grâce? Moi qui me déplace pour venir chez toi! Ton directeur qui est malade et qui se dérange pour te procurer ce bonheur! Comme il faut que je t’aime pour fermer les yeux sur tout, sur tes imperfections, sur tes défauts, je te pardonne, pauvre petite. Avant de poser un acte, pense à moi. Tu vas voir comme tout va changer dans ta vie. »
– Mimi : « Pour réparer, mon Bien-Aimé, je veux que toute ma journée soit une journée d’action de grâce. Je te demande pardon, merci d’être présent en moi. »
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Dimanche, le 16 octobre 1955
– Mimi : « Mon Dieu, voyez ma peine, mon directeur est malade; mon Dieu acceptez mon humble demande.
Mon Bien-Aimé, exauce ma prière, mon Dieu votre serviteur est malade. C’est avec foi, avec confiance que je vous adresse cette demande. Guérissez-le s’il vous plaît. Je vous adresse une autre demande, je voudrais souffrir à la place de mon directeur. Moi j’ai le temps pour souffrir, et c’est mon devoir, c’est ma part dans notre travail d’équipe et la part de mon directeur est de travailler. Mon Bien-Aimé comment veux-tu qu’il travaille s’il est malade? Il a tellement de travail à faire durant le temps de retraite qui commence ce soir pour ne se terminer que dans plusieurs semaines. Mon Bien-Aimé dis-moi, promets-moi de le guérir s’il vous plaît. Mon Bien-Aimé je m’offre pour souffrir à sa place. Tu connais mon petit secret, tu sais bien qu’il est encore utile pour les âmes tandis que moi! »
– Jésus : « Ma chère petite je veux faire quelque chose pour lui, pour toi. En effet notre équipe a un gros contrat durant le temps de retraite. Ma chère petite, durant ce travail que penses-tu faire? Vas-tu travailler avec nous? Ou bien vas-tu nous regarder en contremaître? Quel salaire réclames-tu sur cette terre? Ma chère petite, médite bien ceci, dis-le à ton directeur. »
– Mimi : « Ô doux reproches de mon Bien-Aimé. Tu sais bien que je veux travailler avec vous. Comme je ne suis qu’un faible instrument, je veux faire ma part. Accepte-moi simplement comme une petite apprentie sans expérience, mais qui a la bonne volonté d’apprendre le métier, celui de sauver des âmes. Je ne compte pas sur moi, je sais bien que je ne suis pas capable toute seule.
Mais je compte sur ton amour, sur ta grâce pour m’aider à marcher à tes côtés afin de bien remplir mon devoir d’équipe. À l’exemple de mon directeur, je désire vous donner beaucoup, beaucoup d’âmes. J’accepte votre Sainte Volonté en tout et pour tout. Je ne vous demande pas de salaire pour le travail d’équipe, tout ce que je vous demande et réclame c’est votre amour et la grâce de vous servir fidèlement, de vous aimer par-dessus toute chose et la sainte persévérance dans mes résolutions. Je mets en vous toute ma confiance. »
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Lundi, 17 octobre 1955
– Mimi : « Mon Dieu, j’ai confiance en vous, je vous aime, je vous remercie de m’avoir aimée et pardonnée après ma conduite si méchante. Avec votre grâce je veux vous aimer et mieux vous servir. Je veux tellement vous faire oublier mes ingratitudes. Je vous remercie de tous vos bienfaits, je vous remercie de cette nouvelle épreuve que vous m’envoyez pour le plus grand bien de mon âme.
Je vous adore présent en moi et je vous aime dans cette croix que vous avez placée sur mon épaule. Mon Bien-Aimé écoute ma prière, je te supplie de le guérir si c’est la Sainte Volonté de Dieu.
Ma douce Maman du ciel demande pour moi cette faveur, veille sur lui, soigne-le comme ton enfant. Regarde-le il souffre, est-ce que ton cœur de Mère, ton cœur compatissant ne se laisserait pas toucher. Dans ton amour pour lui qui a toujours fait son possible et même plus pour vous servir, vous aimer, qui a toujours travaillé pour vous, pour vous faire connaître et aimer des âmes, je t’en supplie donne-lui s’il vous plaît de grandes consolations spirituelles pour l’aider. Je suis certaine, j’ai confiance qu’un sourire venant de toi ô ma douce Maman du ciel peut le guérir. Ô ma Mère chérie tu es toute-puissante sur le cœur de Dieu, demande-lui s’il vous plaît de le guérir, écoute la prière confiante de ta pauvre petite fille qui a de la peine. De mon côté je veux faire ma part et je m’offre en union avec les souffrances de ton divin Fils, avec mes humbles prières pour lui.
Souviens-toi, ô ma douce Maman du ciel, de ma prière de tous les jours où je te demande de mourir avant mon directeur afin qu’il me prépare saintement à recevoir les derniers sacrements avant de paraître devant Dieu.
Comme il serait heureux de signer mon billet d’entrée pour le ciel. Comme il serait heureux de me voir fermer les yeux pour toujours, lui qui les a ouverts à la foi et à la vérité et à l’amour divin.
Maman, Maman, ma douce Maman du ciel, quand viendras-tu me chercher? Je serais si heureuse de mourir le 8 décembre, jour de votre Immaculée Conception. Pense donc à ma joie, à mon bonheur, je suis née le 8 et mourir le 8. Baptisée dans l’église de l’Immaculée Conception, service dans l’église de l’Immaculée Conception. Mourir le jour de l’Immaculée Conception, quel bonheur pour moi d’aller vivre désormais près de ma douce Maman du ciel, cependant mon Dieu j’accepte votre Sainte Volonté. »
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Mardi, le 18 octobre 1955
− Mimi : Grande tentation contre la foi.
– Mimi : « Mon Dieu venez à mon secours, mon Dieu je crois en votre miséricorde infinie pour moi.
Mon Bien-Aimé pour te faire plaisir j’accepte l’état où tu me places aujourd’hui, je veux sauver des âmes. Mon Bien-Aimé je t’offre cette inquiétude au sujet de mon directeur, je sais qu’il est encore malade et je n’ai pas de ses nouvelles. Mon Dieu c’est avec confiance que je vous demande sa guérison. Tout ce que je puis faire pour lui est de prier et de m…
Ma douce Maman du ciel, veille sur lui, il le mérite bien. »
– Jésus : « Ma chère petite viens me dire bonjour, tu es trop préoccupée par tes épreuves, viens les déposer à mes pieds. Viens ma chère petite épouse nous allons parler de nos projets, de notre amour, de notre travail d’équipe. »
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Mercredi, le 19 octobre 1955
− Jésus : « Ma chère petite, offre-moi ton silence. »
− Mimi : Je ne pouvais écrire ou lire, il faut que j’écoute la lecture.
– Jésus : « Viens cet après-midi passer une heure avec moi à l’église. »
− Mimi : À ma grande surprise, mon directeur qui est malade se dirige vers son confessionnal pour confesser, il y avait beaucoup de personnes.
– Jésus : « Ma chère petite, regarde-le, tu souffres de le voir travailler malade. Il connaît la valeur d’une âme en état de grâce, il n’attend pas que je lui demande de travailler, il offre. Il fait son travail d’équipe lui, il n’est pas comme toi. Tu fais bien d’avoir de la peine, d’avoir honte de ta conduite.
Enfin nous voilà encore tous les trois pour accomplir le travail d’équipe. Prie pour les âmes qui s’approchent du tribunal de la pénitence afin qu’elles soient sincères avec une contrition parfaite. Récite ton chapelet à genoux. »
− Mimi : J’étais si épuisée.
– Jésus : « Par ton obéissance et tes souffrances, tu aides et soutiens les confesseurs dans leur devoir d’état. Tu leur procures de la patience et du courage pour continuer. Si les hommes comprenaient comme cela est pénible et exténuant parfois de confesser pendant plusieurs heures, combien serait grande leur consolation et leur encouragement de pouvoir dire : cette âme que je viens de confesser est réellement sincère, elle fait preuve de bonne volonté, elle aime assez son Dieu pour éviter de retomber dans le péché. Mais hélas combien ne font des retraites que pour faire comme les autres, rien de plus. Combien de fois j’ai entendu cette remarque : Mon Dieu je veux faire ma retraite, mais je ne veux rien changer à ma vie, à mes habitudes, à mes affections, à mes défauts et le reste. Après cela je serai au ciel parce que j’ai fait une retraite. Pauvres âmes, pauvres insensés, elles me parlent comme si je ne voyais pas tout, comme si je ne connaissais pas le fond des âmes, les désirs des cœurs.
Si je m’adresse à toi, ma chère petite, si je me confie à toi, c’est que je sais que tu comprends parfaitement. Tu te rappelles de tes retraites de surface? Maintenant que tu reconnais tes misères et que tu désires me servir, m’aimer, me consoler, je viens à toi te confier mes peines, à ma toute petite épouse que j’aime, je t’en supplie donne-moi des âmes. »
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Jeudi, le 20 octobre 1955
– Mimi : « Mon Dieu faites que je vous aime de plus en plus. »
– Jésus : « Viens passer une heure avec moi, viens me consoler. Si tu savais tout ce que je souffre, dis-moi souvent que tu m’aimes, mon cœur a tant besoin d’amour. »
À l’église.
– Mimi : Je méditais sur les bontés de Dieu envers moi, sur son amour, sur sa miséricorde infinie, puis je méditais sur toutes mes ingratitudes, sur mon manque de confiance.
– Mimi : « Toi seul ô mon Dieu connais la peine que j’éprouve à la vue de mes fautes. Je te demande sincèrement pardon. Mon Dieu, je vous en supplie, faites que toutes les paroles des prédicateurs et les conseils des confesseurs puissent pénétrer les esprits et rester gravés dans les cœurs pour toujours. Je veux vous offrir beaucoup durant le temps des retraites, je veux des âmes pour vous les offrir afin de vous consoler. »
– Jésus : « Offre-moi cette inquiétude de voir ton directeur malade. Tu as de la peine de le voir souffrir dans son corps, pense donc à la peine qu’il a parfois lorsqu’il voit ton âme malade et que tu ne veux rien faire pour la guérir. »
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Vendredi, le 21 octobre 1955
− Mimi : Je venais de faire un acte de patience et lutter contre une grande tentation.
– Mimi : « Je crois mon Bien-Aimé que je viens de faire un pas de plus. »
– Jésus : « En effet, ma chère petite, tu as fait un pas en arrière, car lorsque tu crois avoir avancé, plus tu t’éloignes. Ce n’est pas à toi de juger. Ma chère petite, je t’en supplie, ne commence pas à calculer tes petits pas, est-ce que j’ai calculé mes pas durant tant d’années pour aller te chercher? Dans ton passé as-tu calculé tes pas pour m’offenser? Donc, humilie-toi et ne recommence plus, cela me peine. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon, je sais que sans toi je ne suis rien. Avec ta grâce je veux marcher à tes côtés sans compter mes petits pas. Encore une fois pardon, je ne veux pas te faire de peine. J’ai simplement dit cela sans y penser comme un tout petit enfant qui est heureux de faire quelques pas. »
– Jésus : « Je sais bien que tu as dit cela sans réfléchir, c’est cela qui me peine, car si tu avais pensé à moi en ce moment-là tu aurais dit : « Mon Bien-Aimé je te remercie, je crois que j’ai fait un pas de plus pour t’aimer. » En effet tu agis comme un enfant qui est heureux de faire quelques pas seul.
Ma chère petite si je ne te tenais pas entre mes bras, vois-tu tout ce que tu pourrais faire de sottises? N’est-ce pas que je te suis de près? Cela ne m’empêche pas de t’aimer; plus tu es petite, plus je t’aime : je connais tellement toutes tes misères, j’ai pitié de toi, je te pardonne. »
− Mimi : Le soir je préparais ma communion.
– Jésus : « Ma chère petite, encore une remarque. À l’avenir plus de respect envers moi et mon représentant. Ce soir tu aurais pu te mettre à genoux pour recevoir l’absolution, tu te mets bien à genoux pour nettoyer le plancher. »
– Mimi : « Je te demande pardon et je m’excuse. Ô Esprit Saint, donnez-moi s’il vous plaît tous les dons, spécialement le don d’intelligence. »
– Satan : « Pauvre petite, vois-tu quelle vie tu fais? Tu es libre et pourtant tu n’es pas capable d’agir par toi-même. Vois-tu ce qu’il est ton Dieu? Plus tu donnes plus il te demande. Il ne se contente plus de ta bonne volonté, il ne cesse de te faire des reproches, des remarques et que dire maintenant de ton directeur. Il ne te donne pas de chances, il appuie fortement ton Dieu. Tu vois bien qu’ils veulent te dominer tous les deux, tu n’es pas au temps des esclaves. Écoute-moi, il est encore temps de refaire ta vie, une vie libre comme autrefois, pense à moi. Est-ce que je te faisais des reproches? Je respectais ta liberté. Tu crois à l’amour véritable de Dieu pour toi, il te le dit! Ne crois pas cela, il a plus de pitié que d’amour pour toi. »
– Mimi : « Va-t’en menteur, il faut que tu sois démon pour me tenir pareils propos. Mon Bien-Aimé, je crois, je t’adore présent en moi, je te remercie de ton amour, je bénis ta main qui m’indique mes erreurs, mes fautes, je m’incline devant toi ô mon Dieu, mon Créateur, je me soumets à ta Sainte Volonté parce que je vous aime. Malgré ma bassesse, malgré ma misère, je sais et je crois que tu m’aimes. J’implore ta pitié, ton aide, ta force, ta puissance, mais surtout ton amour pour continuer ma route vers Dieu. Je sais que le chemin à parcourir est très long, très pénible, mais je ne crains rien, j’ai un bon guide en la personne de mon directeur et toi mon Bien-Aimé tu es mon soutien, ma force, mon appui. Mon Dieu exauce ma prière, je veux t’aimer encore plus. »
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Samedi, le 22 octobre 1955
Après la communion.
– Mimi : Je suis si heureuse, mon Dieu est là présent en moi, que de choses à nous dire. Nous avons échangé de doux aveux puis nous avons parlé de nos projets. À ce sujet je lui disais :
– Mimi : « Quelle peine va avoir ma maman en apprenant ma mort prochaine, qui va prendre soin d’elle? »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, ma bien-aimée, pourquoi avoir des regrets inutiles. Elle ne sera pas seule, je serai avec elle, comme je l’ai toujours fait. Ma chère petite, avant de mourir sur la croix, avant de quitter la terre, est-ce que j’ai laissé ma divine Mère seule? Non n’est-ce pas? Je l’ai confiée à Saint Jean. Je comprends ton angoisse, confie-moi ta mère et ne crains pas. Ma chère petite, ta mère se consolera vite à la pensée que tu es tout à moi et que comme époux je viens te chercher. Si un être humain t’avait demandée en mariage, elle aurait consenti à te voir partir pour te voir heureuse. Elle aurait tout sacrifié pour ton bonheur. Moi ton Dieu, ton époux, je veux venir te chercher pour te faire partager un bonheur éternel. Et si je viens te chercher, c’est encore par amour, est-ce si pénible que cela de venir posséder mon ciel? De vivre avec moi dans ma gloire pendant toute l’éternité? Ma chère petite, préfères-tu vivre longtemps sur cette terre à souffrir avec l’inquiétude de me perdre et l’incertitude de ton salut? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu sais bien que je t’aime et que mon grand désir est de faire ta Sainte Volonté en tout et partout.
Tu le sais bien que deux êtres qui s’aiment ne peuvent vivre longtemps l’un sans l’autre. Comment pourrais-je vivre heureuse loin de toi ô mon amour? Le peu de temps qui me reste à vivre, je veux l’employer à ton service. Je veux t’aimer encore plus. Je m’abandonne entre tes bras puissants. Avec ta grâce je veux sauver beaucoup d’âmes.
− Mimi : Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer mon âme avant de paraître devant mon Dieu. J’ai confiance en toi.
Mon Bien-Aimé accorde-moi la persévérance finale. »
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Dimanche, le 23 octobre 1955
– Mimi : « J’ai le grand bonheur de te recevoir. Je sais que je suis indigne de communier. »
Comme son amour est grand pour moi, sa pauvre petite créature.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu es là présent en moi, je t’adore et je t’aime, je te remercie de ton amour infini. Regarde mes misères, mes défauts, augmente ma confiance, fortifie ma foi, purifie mon amour.
Accorde-moi surtout la grâce de ne jamais te perdre un seul instant, Accorde-moi s’il vous plaît la grâce d’être humble et soumise à ta Sainte Volonté et docile aux inspirations de l’Esprit Saint. Je te demande pardon de t’avoir offensé, je te demande pardon de mes méchancetés, de mes ingratitudes et des péchés de toute ma vie après tant de preuves de ton amour. Quand je pense à ce jour où j’ai rejeté l’anneau béni, mon cœur souffre et j’en ressens encore une grande peine, comme je regrette ce geste insensé. Mon Dieu je vous demande humblement pardon.
Avec votre grâce je veux réparer, je veux expier, je veux surtout vous aimer pour vous consoler. Je ne puis écrire plus, je reçois de la visite pour l’après-midi. Cependant mon Bien-Aimé, je ne te quitte pas complètement puisque tu es là présent en moi. Je t’aime mon Bien-Aimé, je soupire après toi à chaque instant.
− Mimi : Ma douce Maman du ciel, je t’aime, protège-moi, aide-moi s’il vous plaît, je veux imiter tes vertus et pratiquer ton humilité. Comme toi je veux garder secret tout ce qui se passe entre nous spécialement entre mon Bien-Aimé et moi, sa pauvre petite fille qui l’aime malgré ses misères.
N’oublie pas mon Bien-Aimé la prière confiante que je t’adresse chaque jour pour mon directeur, pour mes parents, mes amis et ennemis. »
Le soir.
– Jésus : « Enfin ma chère petite nous voilà seuls. J’ai trouvé le temps long. »
– Mimi : « Moi aussi mon Bien-Aimé j’avais hâte de revenir près de toi. »
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Lundi, le 24 octobre 1955
− Mimi : Je parlais de musique avec une amie. J’ai eu un moment de vanité en lui disant :
– Mimi : « Tu sais j’ai ma licence en musique et j’aurais aimé continuer mes études pour obtenir ma maîtrise. »
– Jésus : « Pauvre petite tu n’es pas la seule à avoir une licence, les bêtes aussi peuvent avoir une licence. Que te servirait une licence en musique? Crois-tu que cela est nécessaire pour sauver des âmes? Continue l’étude de tes défauts afin d’en obtenir la maîtrise, cela me sera plus agréable et plus utile pour toi. Pauvre petite, pauvre nature humaine. Tu le constates, ma chère petite, comme tu as besoin de moi à chaque instant. Vois-tu la nécessité d’être dirigée? »
– Mimi : « Mon Dieu je vous demande pardon, je veux réparer. Je compte sur vous pour m’aider; à l’avenir j’éviterai de parler de moi, de ce pauvre moi, et pour me tenir dans l’humilité je demanderai l’aide de mon directeur. Je penserai souvent à Jésus, oui Jésus doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre.
− Mimi : Ma douce Maman du ciel, j’ai beaucoup de peine, j’ai encore offensé ton doux Jésus par des paroles de vanité. Aide-moi s’il vous plaît à me corriger. Ô ma douce Maman du ciel, je veux rester bien petite, bien humble afin que Jésus fasse de moi sa demeure permanente. »
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Mardi, le 25 octobre 1955
− Mimi : Je ne puis écrire aujourd’hui, quelqu’un a besoin d’aide.
− Mimi : « Par amour pour toi mon Bien-Aimé et aussi pour accomplir mon travail d’équipe je consacrerai toute ma journée pour cette personne. Je veux l’aider, elle le mérite, elle a été si charitable pour moi. »
Le soir.
– Mimi : « J’étais bien épuisée, mon cœur est plus grand que mes forces. Je dois me rendre à l’hôpital demain, cela me répugne beaucoup. Par amour pour toi mon Bien-Aimé, j’accepte ta Sainte Volonté. Je veux te prouver mon amour, ma reconnaissance pour tous tes bienfaits et je désire sauver beaucoup d’âmes. »
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Mercredi, le 26 octobre 1955
− Mimi : Visite à l’hôpital. Je suis heureuse, car une fois de plus le médecin me déclare que j’étais un cas difficile à suivre parce qu’il y avait beaucoup de complications.
− Mimi : « Pourtant c’est si simple à comprendre pour nous n’est-ce pas mon Bien-Aimé? Et c’est si clair à regarder avec les yeux de la foi. J’aurais aimé me reposer cet après-midi, j’étais très souffrante. »
– Jésus : « Ma chère petite, ne pense pas à cela. J’ai besoin de ton travail, de tes souffrances, il me faut des âmes. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, pour te faire plaisir je vais consacrer cet après-midi à rendre service. Mon Bien-Aimé, aide-moi à ne pas paraître épuisée. Aide-moi à sourire malgré mon état. »
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Jeudi, le 27 octobre 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aujourd’hui j’ai fait mon travail d’équipe en faisant la volonté des autres. Je te remercie, cela m’a donné l’occasion de mortifier ma volonté et mon corps. Comme je ne pouvais écrire, j’ai fait des actes d’amour. Durant mon travail je me recueillais pour t’adorer, remercier Dieu présent en moi. Mon Dieu, mon Bien-Aimé j’accepte cette fatigue en union à tes souffrances, en expiation de mes péchés, surtout en expiation du geste ignoble de révolte. Si tu savais mon Bien-Aimé toute la peine que je ressens en pensant à cela et j’en souffre beaucoup. »
– Jésus : « Ma chère petite je sais bien que tu souffres, cependant ta douleur ne sera jamais semblable à ma douleur. Je te pardonne, mais il faut que tu répares cette offense faite à ton Dieu, ton Créateur, lui la bonté infinie, lui le Tout-Puissant, le Roi du ciel et de la terre, lui le Dieu d’amour, lui ton époux Bien-Aimé, lui qui t’a aimée jusqu’à donner son Précieux Sang, sa vie pour toi par amour. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé que ta Sainte Volonté soit faite. Dis-moi ce qu’il faut que je fasse pour réparer, pour expier. »
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Vendredi, le 28 octobre 1955
– Mimi : « Je prends bien des gouttes pour soutenir la santé de mon pauvre corps, mais j’ai surtout besoin de gouttes de ton Précieux Sang pour mon âme malade, pour la soutenir, pour la fortifier, pour la protéger contre mes ennemis qui sont près de moi comme des microbes. »
Le soir.
– Mimi : Je ne puis écrire ici le grand bonheur que j’ai à la pensée que mon Bien-Aimé va venir demain dans ma pauvre petite âme. J’ai tellement besoin de lui pour m’aider, j’ai besoin de son amour pour me purifier, je veux tellement l’aimer encore plus, je n’ai pas de raison de ne pas avoir confiance après tant de preuves d’amour.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je désire te recevoir pour te faire plaisir. Viens mon époux Bien-Aimé, mon Dieu, mon unique trésor, viens dans ta demeure, viens avec ton amour infini, viens avec ta miséricorde, viens avec toutes tes grâces, viens avec ton Esprit de sainteté. Je me donne tout à toi pour toujours, je veux te laisser libre d’agir, de travailler en mon âme pour la rendre agréable à Dieu mon Créateur; elle est si malade cette pauvre âme, mon Dieu ayez pitié de moi. »
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Samedi, le 29 octobre 1955
– Mimi : « Mon Dieu je vous offre ma communion pour vous rendre gloire. Mon Dieu je vous aime parce que vous êtes mon Père, mon Créateur, je vous adore présent en moi, je reconnais votre infinie miséricorde et la puissance de votre amour dans ma pauvre petite âme. »
Pendant mon action de grâce, grande tentation. Mon ennemi me dit :
– Satan : « Tu crois à la présence d’un Dieu dans cette hostie? Pauvre petite, crois donc aux choses visibles. Regarde la réalité avec des yeux de chair et non avec les yeux de la foi. Qui te dit que tu possèdes la foi? Tu crois en un Dieu invisible. Fais une expérience. Demande à ton Dieu qu’il se montre à toi pour augmenter ta confiance. S’il le fait je m’inclinerai devant lui et s’il ne répond pas tu auras une preuve qu’il n’existe pas. Ma chère petite fais-moi la même demande, tu vas voir ma puissance, je n’ai pas peur. Je puis t’apparaître tout de suite si tu le veux. Tu crois que Dieu est présent en toi? Moi je suis toujours à tes côtés! »
– Mimi : « Va-t’en menteur je te déteste de tout mon cœur. Mon Dieu ayez pitié de moi, venez à mon secours. Mon Bien-Aimé viens ta petite épouse a besoin de toi, de ton amour. Mon Bien-Aimé je crois en toi, je t’adore, je crois en ta présence en moi, je crois en ta miséricorde infinie, je crois à mon bonheur futur dans le ciel près de toi pour toute l’éternité.
Maman, ma douce Maman du ciel protège ton enfant. Donne-moi la force et le courage pour lutter contre toutes les tentations. Ne permets pas que j’offense ton doux Jésus par le manque de confiance.
Je ne veux pas laisser entrer une seule seconde le doute dans mon esprit. Ô ma Mère je me jette dans tes bras, cache-moi près de ton divin cœur comme tu cachais autrefois ton doux Jésus des mains d’Hérode, moi aussi j’ai des ennemis, protège-moi. Reçois et exauce la prière confiante de ta petite fille qui se réfugie dans tes bras puissants. Avec toi ô Maman je ne crains pas, j’ai confiance en toi, refuge des pécheurs. Je t’aime et merci de ton assistance dans tous mes besoins. »
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Dimanche, le 30 octobre 1955
Fête du Christ-Roi.
– Mimi : « Je suis si heureuse de communier en ce beau jour, mon Bien-Aimé, fête de ta Royauté. Repose-toi aujourd’hui, garde sur ta tête la couronne d’or et place sur ma tête ta couronne d’épines. Je veux travailler à ta place. Avec ta grâce je veux travailler pour toi. Je veux sauver des âmes. Oui par amour pour toi j’accepte tout et je veux t’offrir beaucoup pour te témoigner toute ma reconnaissance.
Mon Dieu, mon Roi, je me prosterne à genoux devant toi pour te rendre mes hommages. Regarde à tes pieds la plus petite de tes créatures, la plus faible, la plus misérable, mais la plus aimante malgré ses misères. Je sais mon Dieu que je ne suis pas digne de te recevoir. J’ai honte et je regrette ma conduite si méprisable parfois, mais j’ai confiance en toi et je t’aime. Ta bonté, ton Amour m’attirent de plus en plus. Je soupire après toi à chaque instant. Ô mon Roi puissant, ô Roi de mon cœur, accorde-moi s’il vous plaît toutes les grâces nécessaires pour mieux te servir et mieux te suivre en évitant le péché et même les imperfections. Ô mon Roi d’amour, mon époux, mon Bien-Aimé, fortifie mon amour pour toi afin que je ne vive plus que pour toi, détache-moi de toutes choses créées, de toutes créatures. Accorde-moi la grâce de n’avoir aucune affection humaine qui pourrait m’éloigner de toi.
Ô mon Roi, mon époux Bien-Aimé que ton étreinte soit plus forte dans les grandes tentations et que malgré la tempête je puisse croire et dire que mon Bien-Aimé est là présent en moi malgré l’état où je suis. Accorde-moi s’il vous plaît la grâce de rester toujours ta petite épouse fidèle à ton service et très soumise à ta Sainte Volonté. Fais que je marche sans cesse à tes côtés avec amour et pleine confiance. Accorde-moi la grâce s’il vous plaît de t’aimer chaque jour de plus en plus. Donne-moi la force et le courage pour lutter contre mes mauvaises passions, contre ma volonté rebelle, contre mes défauts visibles et invisibles, contre toutes les tentations, contre mes ennemis visibles et invisibles.
Mon Dieu je vous remercie de votre amour et de tous vos bienfaits. Mon Dieu je m’offre à toi pour toujours en présence de la Sainte Trinité, de ma douce Maman du ciel, de toute la cour céleste. Oui je m’offre avec toutes mes misères, reçois-moi comme l’enfant prodigue, reçois-moi comme Marie-Madeleine, car mon cœur est rempli d’amour pour toi et de repentir de toutes mes fautes, de tous mes péchés si nombreux. Et enfin mon Dieu, reçois-moi comme le bon larron dans ton royaume afin que je puisse t’aimer, t’adorer, te glorifier, te servir éternellement. Je me jette avec pleine confiance entre tes bras puissants et je me blottis près de ton cœur adorable. Merci, merci, je suis si heureuse entre les bras de mon époux Bien-Aimé, mon Roi d’amour. Je t’adore comme le Roi de mon cœur, Roi du ciel et de la terre, reçois mes humbles hommages.
Ô mon Roi d’amour règne sur tous les cœurs. Que ton règne arrive sur la terre comme au ciel. Règne sur ton Église, règne sur tous les peuples, que ton règne soit sans fin. Faites ô mon Dieu que tout l’univers reconnaisse ta royauté. Comme ta parure est belle avec l’ostensoir et la couronne d’or et le riche manteau royal. Je suis si heureuse, cela est digne de toi, digne d’un Roi d’amour. »
– Jésus : « Ma chère petite fille, ma bien-aimée, je suis très reconnaissant et j’apprécie cette belle parure, mais après tout ce sont des choses périssables. Je sais bien que ces actes extérieurs m’honorent, mais sais-tu où je reconnais ma royauté? C’est dans les âmes et quand une âme me laisse agir en elle comme Roi et Maître, là je demeure, je règne sur elle jusqu’au jour où je lui fais partager mon Royaume pour l’éternité, parce que sur la terre elle m’aura donné asile dans sa pauvre petite demeure, moi le Dieu méconnu, le Roi délaissé, le Roi oublié.
En ce moment, ma chère petite fille bien-aimée, si tes yeux de chair pouvaient me voir dans toute ma puissance, ma beauté, ma royauté, si tu pouvais voir le bonheur qui règne dans le ciel aujourd’hui, si tu entendais les chants de reconnaissance, de prières; si tu voyais tous les hommages que je reçois de toute ma cour céleste; je n’oublie pas les hommages des âmes consacrées et des fidèles, des tout-petits sur la terre. Ma chère petite épouse bien-aimée je ressens de la peine de ne pouvoir te faire partager ma joie, mon bonheur d’aujourd’hui. Cependant, ma chère petite, regarde ce spectacle avec les yeux de la foi, aie pleine confiance en mes paroles. Pense au jour où dans mon amour je viendrai te chercher. Médite bien ceci et prépare-toi, car tu dois mourir victime de mon amour. Tu ne comprends pas? Fais-moi confiance et prépare notre prochaine rencontre. Que j’ai hâte de te posséder pour toute l’éternité.
Ma chère petite épouse à moi rien qu’à moi si tu savais comme je te garde jalousement comme un trésor. C’est pour cela que je désire que tu sois ignorée des hommes. Reste petite et humble, reste cachée en moi ma chère petite. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de me donner un avant-goût du ciel et s’il n’y avait personne, comme j’aimerais me placer près de l’autel pour être plus près de toi mon Dieu, mon roi d’amour. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, ne suis-je pas là en toi dans mon palais, dans notre demeure? C’est facile de venir plus près de moi. Ferme les yeux, recueille-toi quelques instants, puis redescends en toi, regarde tes misères, regarde ce que tu es devant moi, ton Dieu, regarde ce que tu es sans moi ton Dieu, regarde ce que j’ai fait pour toi par pur amour, regarde mon amour de chaque instant.
Ma chère petite épouse, plus tu seras humble devant moi et devant les hommes, plus tu auras de confiance, plus tu auras d’amour pour moi, plus tu accepteras les croix de la vie, plus tu auras de conformité à ma Sainte Volonté, plus tu seras près de moi. Avec tout cela ma chère petite épouse, non seulement tu seras plus près de moi, mais tu seras en moi. Car lorsqu’une âme se donne à moi complètement et que je me donne à elle, nous ne sommes plus qu’un. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, regarde-moi, je suis tellement heureuse d’entendre ta voix. Que je voudrais te parler, mais je ne sais pas ce qui se passe en moi. Une douce paix pénètre dans mon âme et je reste muette. Je regardais prier les gens, je voudrais prier comme eux avec ardeur. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, ne te trouble pas. Je te comprends, l’amour n’a pas besoin de parler. Un simple soupir, un simple regard est suffisant. »
Sais-tu, de toutes les prières que je reçois,
Je préfère l’intimité de l’âme avec son Dieu,
Je préfère la simplicité de l’enfant avec son Père,
Je préfère l’amour simple et pur,
Je préfère les demandes désintéressées,
Je préfère la confiance aveugle,
Je préfère la conformité à ma Sainte Volonté.
Ma chère petite, sais-tu parmi les gens à genoux devant moi pour m’adorer dans ma royauté, c’est toi que je préfère le plus? Tu es surprise? Mais oui, ma chère petite épouse bien-aimée. Sais-tu pourquoi je te préfère à tant d’autres? Pourquoi je t’aime, pourquoi je veux te purifier? C’est parce que tu es à mes yeux la plus misérable, la plus pauvre, la plus faible, la plus petite de mes créatures. Je sais moi, combien ton âme m’a coûté cher! Ton directeur aussi le sait. Il fait beaucoup pour ton âme. Pense à ce privilège que tu as d’avoir un directeur choisi par moi. Comme tu m’offres ta petite âme pour palais où je demeure Roi et Maître, je veux te purifier.
Il y a beaucoup de travail à faire. C’est pour cela que toutes tes misères m’attirent, c’est pour cela que je me penche vers toi avec tant d’amour, car je sais bien que tu m’aimes, et que ton grand désir est de m’aimer encore plus, mais tu es faible parfois. Tu te rappelles ce geste ignoble de révolte? Ma chère petite, si un roi apprenait un jour qu’un de ses sujets est bien malade, infirme et pauvre et qu’il doit entreprendre un long voyage les mains vides, crois-tu qu’il le laisserait partir sans secours, sans lui donner l’aide d’un bon guide pour entreprendre ce long voyage, sans lui donner tout ce dont il a besoin pour atteindre son but? »
Ma chère petite, le roi c’est moi! Le sujet c’est toi, le guide c’est ton directeur. Vas-tu finir par comprendre pourquoi je t’aime? Vas-tu me rester fidèle comme un sujet loyal jusqu’au jour où je viendrai te chercher? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé le jour de ta royauté j’aurais aimé que tu règnes avec éclat, avec un jour radieux, mais il pleut sur la terre, c’est triste. »
– Jésus : « Ma chère petite, cela te donne une figure des larmes que je verse sur mon peuple. Malgré ma royauté, je n’oublie pas ma Passion. Je pense à chaque âme, je pense à toi, à ton amour pour ton époux et cela me console.
Tu sais ma chère petite épouse, j’ai pleuré des larmes de sang pour toi. Ton directeur a pleuré souvent à cause de toi. Fais un acte d’humilité, demande-lui comme ton âme nous a coûté cher. »
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Jeudi, 3 novembre 1955
– Mimi : Je suis heureuse d’avoir ouvert toute grande la porte de mon âme à mon directeur.
– Jésus : « C’est très bien d’avoir ouvert la porte de ton âme, mais prends garde aux courants d’air. C’est dangereux pour une âme faible. À l’avenir, couvre- toi du voile de la charité. »
– Mimi : Mon Bien-Aimé fait cette remarque parce que durant la conversation j’avais critiqué une personne.
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Jeudi, le 10 novembre 1955
− Mimi : Je préparais ma confession de retraite.
– Jésus : « Ma chère petite fille bien-aimée, je désire que tu répares cette offense faite à Dieu et à la Sainte Trinité. Je désire que ton directeur bénisse cet anneau avec l’eau bénite. Par ce geste ignoble de révolte que tu as fait, cet anneau a été profané. Reconnais-tu l’énormité de ta faute? En faisant ce geste tu as péché gravement contre moi ton époux, moi la bonté infinie, tu as méprisé l’amour de Dieu le Père, tu as profané notre amour, notre union, tu m’as rejeté de ta vie. Tu as foulé à tes pieds ce pacte que j’avais fait avec toi dans l’amour et la souffrance. Tu as tourné le dos aux aspirations de l’Esprit Saint. Pauvre petite pourquoi as-tu agi de la sorte? Si tu avais vu mes larmes de sang, mon cœur était ouvert et par la plaie je laissais encore couler quelques gouttes de mon Sang Précieux pour toi. Vois-tu combien je t’aime?
Ma chère petite fille j’ai tout donné pour toi, pour racheter ton âme, pour la sauver, pour lui donner la vie, car elle était morte depuis longtemps. Que puis-je faire de plus pour toi? Je te comble de faveurs, de grâces spéciales, je t’offre de partager mon bonheur dans le ciel pour l’éternité. Dans le passé je souffrais de te voir vivre dans le péché, dans l’indifférence, mais l’autre jour j’ai souffert encore plus de voir ton geste ignoble de révolte, de constater ton mépris après tout ce que nous avons fait pour toi, ton directeur et moi. Tu as péché devant ton directeur, il faut que tu répares devant lui.
Tu devras baiser la terre trois fois. Premièrement pour réparer ce sacrilège, pour réparer ton manque de confiance, ton mépris fait à ton Dieu infiniment bon. Demande-moi sincèrement pardon. Deuxièmement pour m’adorer comme ton Créateur, ton Dieu, ton époux Bien-Aimé. Troisièmement pour me remercier de toutes les grâces que je t’accorde par pure bonté, puis humilie-toi en reconnaissant ta faute. Pour t’aider à réparer que ton directeur t’inflige une correction bien méritée, cela est nécessaire, il sait ce que je veux dire. »
– Mimi : « Mon Dieu est-ce bien ce que tu désires? Que je répare en baisant la terre devant mon directeur, il me semble que je puis réparer autrement. »
– Jésus : « Ma chère petite, quand vas-tu être assez humble, assez soumise pour admettre ce que je te demande sans argumenter. Je peux facilement me passer de tes commentaires. Qu’est-ce que tu es devant moi? Je connais le fond de ton cœur, de ta pensée en ce moment, tu hésites parce que cela va t’humilier, te contrarier. Pourtant ma chère petite fille tu n’as pas hésité un seul instant pour faire ce geste ignoble de révolte devant ton directeur. Ne l’oublie pas il me représente.
– Mimi : Mon ennemi en profite en me disant :
– Satan : « Pauvre petite comme je te plains, tu fais une vie bien misérable, ton Dieu ne respecte pas ta liberté. Il t’impose même à faire des choses ridicules. Pense donc un peu, te mettre à genoux devant ton directeur et baiser la terre. Quelle humiliation pour toi! Simplement parce que tu as voulu faire valoir tes droits de liberté. En agissant ainsi ton Dieu appelle cela de l’amour, de la miséricorde, ouvre donc les yeux.
Ton Dieu a peur que tu découvres sa façon injuste de te traiter c’est pour cela qu’il te demande sans cesse de marcher les yeux fermés. Il sait bien que si tu découvres la vérité tu le quitterais pour toujours. »
– Mimi : « Mon Dieu, je crois en vous, je crois que vous êtes la Vérité même, je crois en votre amour miséricordieux pour moi. Je vous en supplie ayez pitié de moi, ne me laissez pas succomber à toutes ces tentations. Ayez pitié de ma faiblesse, de ma pauvre nature humaine. Pour te prouver mon amour, mon repentir j’accepte de réparer quoique cela répugne ma nature de baiser la terre.
Ma douce Maman du ciel, modèle de vertu et d’humilité, aide-moi s’il vous plaît.
Mon Dieu je vous adore présent en moi, je veux vous aimer encore plus. Mon Bien-Aimé je reconnais ma faute, je te demande pardon. Je sais que tu as beaucoup souffert en recevant ce coup de lance que je t’ai donné par ce geste ignoble de révolte, mais moi aussi je souffre et je regrette de t’avoir offensé. Mon Bien-Aimé tu as reçu le coup et moi je garde la plaie dans mon âme, seul ton amour peut m’aider à obéir. »
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Vendredi, 11 novembre 1955
– Jésus : « Ma chère petite si tu voyais ce qui se passe en ce moment dans le ciel. Les saints, les anges sont dans une tension presque nerveuse en te voyant préparer ta confession. Ils attendent le moment avec anxiété, ils se penchent vers toi, prient pour toi. »
− Mimi : Après ma confession.
– Jésus : « Ma chère petite fille la joie règne dans le ciel. Si tu entendais les chants de reconnaissance. Ma divine Mère entonne le Magnificat. Si tu savais la valeur d’une seule âme en état de grâce, si tu comprenais mon bonheur de pardonner. Je suis heureux de recevoir dans mes bras mon enfant coupable, mais repentante. Tu te rappelles ce qui s’est passé en toi au moment de l’absolution? Tu ne peux ni écrire ni exprimer ce phénomène, cette paix, cette joie. Par un privilège spécial ton directeur a ressenti les mêmes effets. »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé je me souviens bien, il me semblait que mon âme se détachait de mon corps pour s’élever vers toi. Seul ton amour ô mon Dieu peut produire cet effet dans mon âme. Je te remercie mon Dieu de m’avoir pardonné encore une fois, merci de ton amour. Merci de ta miséricorde infinie. Je suis heureuse d’être blottie dans tes bras divins, près de ton cœur adorable.
En ce moment mon Bien-Aimé je voudrais que mon directeur ressente le même bonheur, il le mérite bien, il a fait beaucoup pour mon âme, tu sais combien mon âme lui a coûté cher. Mon Bien-Aimé, garde-le bien près de ton cœur. Mon Dieu bénissez son travail, ses sacrifices. Dans votre amour infini, exaucez tous ses désirs de prêtre, ses prières qu’il vous adresse pour le salut des âmes et pour votre plus grande gloire. Comblez-le de toutes vos grâces de choix que vous réservez à vos fidèles amis, vos enfants privilégiés.
Si je puis maintenant lever les yeux vers toi c’est parce que j’ai eu un bon guide, bien éclairé qui marchait sur tes traces. Son amour pour toi, son entière conformité à ta Sainte Volonté, sa confiance sans limite sont ses principes. Il n’a pas hésité un seul instant à rechercher la sainteté, la perfection dans les plus petites choses. À son exemple je veux m’approcher de plus en plus de toi, avec amour, avec pleine confiance. Je te remercie mon Dieu de m’avoir donné un bon directeur en qui j’ai confiance et à qui je confie mon âme et mon salut éternel. »
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Samedi, 12 novembre 1955
− Mimi : Je suis si heureuse de recevoir mon Bien-Aimé, il me semble le recevoir pour la première fois. Quand je pense que mon Bien-Aimé est là présent dans ma pauvre petite âme.
– Mimi : « Mon Dieu, mon amour, je te remercie de t’être tout donné à moi. Je te demande sincèrement pardon. Tu le sais bien, si par le passé je t’ai offensé, méprisé, comme je regrette cette vie de péchés. Ô mon Bien-Aimé accorde-moi la grâce de t’aimer encore plus. Tu connais mon grand désir de t’aimer encore plus, mais tu sais bien que sans toi je ne puis rien. Donne-moi le don de ton saint amour afin que notre union soit parfaite. Donne-moi la sainte persévérance de te demander ton amour chaque jour, surtout dans les moments difficiles. Viens passer quelque temps avec moi, viens travailler avec l’équipe, c’est l’heure des confessions. »
À l’église.
– Mimi : Je méditais sur la mort.
– Jésus : « Ne crains pas ma chère petite fille, fais-moi confiance. Tu n’as pas craint, tu n’as pas hésité le jour de ton opération pour confier ton corps à des hommes faillibles pourtant tu étais en grand danger de mourir. Confie-moi ton âme, ton corps. Le moment de ta mort se fera paisiblement, tu seras comme sous l’effet d’une anesthésie. À ton réveil je serai là, tu seras dans mes bras ma bien-aimée.
Pense un peu à cette joie de me voir, de me posséder pour l’éternité, moi ton amour, ton époux Bien-Aimé. Pense à cette heure où notre amour sera éternel, moi ton Dieu avec toi si petite. Je suis si heureux à la pensée que je viendrai te chercher, toi ma petite épouse, ma chère petite fille, mon tout petit rien, mon trésor si petit que je te cache dans mon cœur. Ne cherche pas à comprendre mon amour infini pour toi.
Garde bien le secret de notre union, de notre amour. Ne parle de cela qu’avec ton directeur, les gens ne peuvent pas comprendre l’amour divin, le mystère de l’amour et de la miséricorde infinie pour les pécheurs, surtout pour toi si misérable. Tu sais ma chère petite comme notre amour est fort. Tu comprends que rien n’est impossible à Dieu.
Je te demande de garder le silence sur notre amour, car tu as beaucoup de jaloux parmi mes âmes consacrées et dans ta famille. Ton entourage te critique déjà à cause de moi. Que de questions inutiles à ton sujet.
Premièrement : Pourquoi elle écrit si souvent, si longtemps, au lieu de sortir pour prendre l’air, pour sa santé?
Deuxièmement : Pourquoi les heures de méditations, de lecture? Elle fait de la paresse.
Troisièmement : Pourquoi les heures saintes au lieu d’avoir de la distraction, pourquoi ceci, pourquoi cela, toujours le pourquoi des choses, pauvre nature humaine. »
– Mimi : À toutes ces questions, je puis répondre : c’est l’amour de mon Dieu qui me fait agir de la sorte.
- J’écris par obéissance et pour faire plaisir à mon Bien-Aimé, pour sauver des âmes, pour m’entretenir avec mon Dieu et pour protéger ma santé morale.
- La lecture est pour nourrir mon esprit des choses de Dieu.
- La méditation est pour m’approcher plus intimement de mon Bien-Aimé afin de l’aimer, le connaître, de mieux le servir et aussi pour écouter sa voix qui est la vérité.
Mimi : « N’est-ce pas mon Bien-Aimé, cela n’est pas de la paresse de tout sacrifier par amour pour toi. » Les heures saintes, je viens tenir compagnie à mon Bien-Aimé pour le consoler, pour lui demander pardon, pour le remercier, pour le prier. La liste serait trop longue à écrire, car une heure passée près de lui n’est pas assez pour moi. Le temps passe si vite près de mon amour. Je ne prie pas seulement pour moi, je prie pour mon prochain, pour mes parents, je prie au nom de mes amis et ennemis. Je prie pour que Dieu règne sur la terre, je prie pour les besoins de l’Église, aux intentions du Saint Père, pour les prêtres, pour obtenir beaucoup de vocations missionnaires, sacerdotales et religieuses.
Je demande la paix dans le monde entier, la paix dans tous les cœurs par l’amour de Dieu. Je prie pour les gens mariés pour qu’ils accomplissent avec fidélité leur devoir d’état; pour les éducateurs, pour la jeunesse afin qu’elle soit éclairée sur leur vocation et qu’elle soit pure. Je demande la protection et l’affection pour les tout-petits. Je demande la grâce du baptême pour les nouveau-nés.
Je prie pour toutes les âmes consacrées, pour les missionnaires, pour que leurs travaux soient fructueux. Je demande les lumières de l’Esprit Saint, pour les confesseurs et directeurs de conscience. Je demande la conversion des pécheurs, je demande miséricorde pour les agonisants. Je demande la délivrance des âmes du purgatoire, surtout des âmes les plus abandonnées.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’en supplie, accorde la grâce qu’il n’y ait pas une seule âme qui meure en état de péché parce que j’aurais négligé de prier pour elle. Aide-moi à bien accomplir mon travail d’équipe, mon devoir d’état. Aide-moi s’il vous plaît à atteindre mon idéal, celui de t’aimer de plus en plus pour sauver beaucoup d’âmes.
Puis je te remercie pour tout le monde entier, pour tous ces bienfaits de chaque instant et de ton amour pour nous pauvres pécheurs. Quand je suis près de lui, je peux parler des heures entières et le temps passe si vite. Mon intimité avec mon époux Bien-Aimé grandit de plus en plus, à son contact mon amour se fortifie.
Mon Dieu je veux devenir une petite sainte pour vous et je veux devenir une petite simple pour le monde. Avec ta grâce je veux rester bien petite pour me cacher dans ton divin Cœur. Je veux vivre ignorée du monde. Moi aussi mon Bien-Aimé je te garde comme un trésor et je te cache dans ma pauvre petite âme, notre petite demeure. Je t’aime, je t’adore présent en moi. Merci de ton amour. »
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Dimanche, le 13 novembre 1955
Heure sainte à l’église.
– Mimi : « Mon Dieu je viens passer une heure avec vous pour vous remercier, pour vous consoler, pour apprendre à mieux vous connaître afin de mieux vous aimer et mieux vous servir.
Mon Dieu vous qui autrefois acceptiez comme offrande des animaux comme victimes, je t’en supplie accepte ce pauvre corps que je t’offre. Oui je fais le don de tout moi-même. Reçois mon âme remplie d’amour pour toi, mon Créateur, mon Dieu. Je t’offre et fais le sacrifice de ma pauvre vie avec ses misères pour que ton règne arrive sur terre et aussi pour soutenir ton Église, pour obtenir beaucoup de vocations sacerdotales, religieuses et missionnaires, pour obtenir la paix dans le monde, pour sauver beaucoup d’âmes, pour obtenir la conversion des pécheurs (et pécheresses, je pense à L.) pour obtenir la délivrance des pauvres âmes du purgatoire les plus abandonnées. Mon Dieu, je t’offre ma vie pour que le monde comprenne la valeur des croix, pour obtenir aussi la résignation aux pauvres infirmes, aux malades, spécialement les membres de ma famille.
Mon Dieu je t’en supplie écoute-moi, je te demande la guérison de mon directeur afin qu’il puisse encore faire beaucoup de bien et sauver beaucoup d’âmes. Sa vie est plus utile que la mienne. Tout ce que je puis faire pour sauver des âmes c’est de prier, de souffrir avec mon Bien-Aimé. Mais quand je pense à tout ce qu’il peut faire comme prêtre pour les âmes. (Je méditais sur la valeur du prêtre, sur son rôle d’apôtre.) Par son sacerdoce il fait d’un pécheur un ami de Dieu, il lui donne la paix.
Par le sacrement de baptême il donne à l’enfant ce titre d’enfant de Dieu, il en fait un hériter du ciel. À la sainte messe, il fait descendre sur l’autel un Dieu, le Maître du ciel et de la terre. Par l’eucharistie, comme un bon père, il donne Dieu en nourriture aux âmes. Par le sacrement de mariage, il unit deux âmes pour procréer à Dieu d’autres petites âmes. À la mort, au moment de donner le sacrement d’extrême-onction il met l’âme en grâce avec Dieu, il lui procure une douce paix dans l’amour et la confiance. Il lui ouvre la porte du ciel puis il console ceux qui restent, ceux qui souffrent.
Il ne calcule pas son temps, sa santé, ses sacrifices pour donner à Dieu des âmes. Regarde mon Dieu nos deux vies, n’est-ce pas que ma pauvre petite vie n’est pas si remplie. Elle est bien inutile à côté de tout ce qu’il peut faire et que moi je ne puis pas faire sans le secours de ta grâce parce que je n’ai pas comme lui reçu tous les pouvoirs du sacerdoce. Cependant comme lui j’ai un idéal, celui de sauver des âmes. Pour cela il me semble que j’ai le cœur du prêtre. Mon Dieu accorde-moi la grâce de mourir avant lui.
Combien de fois il m’a offert avec ton Fils, comme il serait heureux de m’offrir une dernière fois. Il me semble l’entendre te dire :
« Mon Dieu recevez l’âme de..........................que par votre miséricorde infinie m’avez confiée par une mission spéciale. Avec votre Fils j’ai tout donné pour arracher cette âme au démon, elle nous a coûté cher. J’ai accompli fidèlement tout ce que vous vouliez que je fasse pour vous aider à la purifier, à la sanctifier et voilà ô mon Dieu le moment venu où je dois vous remettre cette âme que vous m’aviez confiée. Dans votre amour faites-lui miséricorde, recevez-la dans votre ciel pour l’éternité afin qu’elle puisse atteindre son idéal, celui de vous aimer pendant toute l’éternité avec son époux Bien-Aimé, votre divin Fils.
Et aussi avec sa douce Maman du ciel en qui elle avait mis toute sa confiance, son amour, à qui elle avait confié son âme et son salut éternel.
Rappelez-vous mon Dieu des jours où malgré sa faiblesse, ses misères, elle vous offrait sa pauvre petite âme pour demeure. Vous savez comme elle aimait vous recevoir pour vous faire plaisir, car elle comprenait le besoin, le bonheur que vous avez à vous donner aux âmes. Recevez-la dans votre royaume, elle vous a donné asile sur la terre en sa pauvre petite âme si aimante malgré ses misères. Mon Dieu donnez-lui asile dans votre ciel, je sais qu’elle a beaucoup péché, je sais aussi mon Dieu qu’elle a beaucoup pleuré ses péchés, qu’elle a fait son possible pour expier, pour vous consoler de ses ingratitudes. Elle a fait preuve de bonne volonté en acceptant de faire votre Sainte Volonté. Elle était sincère avec vous. Vous savez mon Dieu le cœur affectueux que vous lui avez donné, ce cœur mon Dieu est à vous pour l’éternité. Recevez-la comme épouse de votre Fils Bien-Aimé; au nom des mérites, des souffrances de votre divin Fils, faites-lui miséricorde.
Mon Dieu, écoutez la prière de votre humble serviteur, venez chercher cette petite âme qui ne pense qu’à vous, qui ne soupire qu’après vous et qui souffre d’être loin de vous, son Dieu qu’elle aime tant. Je serais si heureux de remettre entre vos mains cette petite âme que vous m’avez confiée. J’ai été fidèle à suivre ce que vous me commandiez et à suivre vos ordres. Avec votre grâce ô mon Dieu je l’ai placée sur le bon chemin et j’ai toujours fait mon possible pour la diriger vers vous seul mon Dieu.
Je sais mon Dieu que vous avez beaucoup souffert et que votre divin Fils a versé des larmes de sang, moi aussi j’ai pleuré souvent à cause d’elle. Rappelez-vous mon Dieu les jours où elle allait pleurer ses péchés près du cœur de votre Fils, son époux Bien-Aimé. Faites ô mon Dieu que toutes ces larmes deviennent des larmes de joie en la voyant près de vous, mon Dieu son unique amour. Durant sa pauvre vie elle a toujours aimé sa douce Maman du ciel, elle est allée souvent se réfugier dans ses bras de mère pour pleurer ses fautes, pour exposer ses besoins, pour lui demander comment faire pour vous aimer comme elle et pour vous servir fidèlement et pour accepter votre Sainte Volonté. Mon Dieu dans votre amour infini pour elle, venez la chercher.
Vous ne pouvez séparer l’enfant de sa mère, vous ne pouvez séparer l’époux de l’épouse. Pensez à l’union de votre divin Fils avec cette petite âme privilégiée. Pensez à leur amour qui n’est plus qu’un. Tout cet amour est pour vous mon Dieu, pour vous rendre gloire.
Cependant mon Dieu que votre Sainte Volonté soit faite, achevez votre œuvre, elle est toute à vous pour vous aimer, vous servir toujours. Amen. »
– Mimi : Il s’est passé quelque chose d’étrange, j’étais à écrire ces lignes, il me semblait entendre une voix me dire :
– Jésus : « Ma chère petite que ton directeur récite cette prière avec foi, avec confiance, il sera exaucé. Puis un jour je lui indiquerai la date, où il devra lire de nouveau cette prière en ta présence et ce jour-là sera pour te préparer à mourir.
Ne doute pas de mes paroles, car cette prière est l’œuvre de l’Esprit Saint et Dieu est la vérité même. Tu as commencé la méditation et l’Esprit Saint a terminé.
L’œuvre de l’Esprit Saint commence par ces paroles : Mon Dieu recevez l’âme de, etc… Je te donnerai un signe sensible. Ton directeur…………. garde le silence pour le moment jusqu’au jour où il accomplira ce que je viens de te dire, après ce jour tu lui diras tout, il comprendra. »
– Mimi : J’étais tellement émue, je tremblais. Je pouvais à peine respirer. Je ne sais pas ce qui se passait en moi en entendant ces mots, je ressentais une crainte et en même temps une douce joie à la pensée du ciel, à la pensée que ma mort approche à grands pas.
– Mimi : « Quand je pense que l’heure de notre union approche ô mon amour infini, mon Dieu, mon époux Bien-Aimé. Ma douce Maman du ciel l’heure approche où l’âme de ton enfant va te rejoindre. En attendant, aide-moi s’il vous plaît à aimer encore plus mon Dieu, apprends-moi à bien vivre afin de bien mourir. Ne me quitte pas ma douce Maman du ciel, aide-moi à bien préparer mon âme afin qu’elle soit agréable à Dieu. »
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Lundi, le 14 novembre 1955
Après ma communion.
– Mimi : « Je suis si heureuse près de vous. »
– Jésus : « Ma chère petite le moment de ta mort ne sera que le changement de demeure. Aujourd’hui c’est moi qui viens vers toi, à l’heure de ta mort c’est toi qui viendras vers moi, pour partager mon ciel pour l’éternité. Ne doute pas de mes paroles, souviens-toi du bon larron. »
– Mimi : J’ai passé presque toute la journée à écrire, à mettre de l’ordre dans mes petites feuilles et à chaque heure je me recueillais quelques instants pour me reposer près de lui mon Bien-Aimé. J’élevais mon cœur vers Dieu pour lui dire que je l’aime, pour le remercier de son amour, pour lui demander miséricorde pour les pécheurs. Je n’oublie pas les agonisants et aussi pour obtenir la délivrance des pauvres âmes du purgatoire.
– Jésus : « Ma chère petite c’est facile de vivre avec moi, de faire ma Sainte Volonté. C’est comme cela que tu sauves des âmes, que tu fais ton travail d’équipe. »
– Mimi : Je voulais écrire davantage, mais il faut que j’écoute la lecture de lettres que je connais déjà. Je me demande à quoi sert la lecture de ces lettres.
– Jésus : « Ma chère petite, pour toi elles servent à te faire sauver des âmes et à exercer ta patience, à mortifier ta volonté. »
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Mardi, le 15 novembre 1955
– Mimi : La semaine dernière j’avais acheté un chapeau bleu. Je le trouvais confortable et aussi parce que j’aimais la couleur.
– Jésus : « Ma chère petite, au moment de paraître devant moi, préfères-tu avoir sur la tête ton petit chapeau bleu ou bien préfères-tu avoir la couronne d’épines que je changerai pour une couronne de gloire? Pense à cela. »
– Mimi : Je ne savais que faire. Après avoir parlé de la chose à mon directeur, il décide de l’acheter. Le sacrifice a été assez pénible, car je ne l’avais pas encore porté, mais d’un autre côté je ne voulais pas refuser quoique ce soit à mon Bien-Aimé. J’étais prête à le donner. Le sacrifice est fait. J’en suis heureuse.
– Jésus : « Ma chère petite dis à ton directeur que je le laisse libre d’agir comme il le voudra. Soumets-toi à sa volonté et à la mienne. »
− Mimi : Après plusieurs jours mon directeur décide que je garderai le chapeau à la condition que si Dieu me fait un reproche au sujet du chapeau, je le lui remette sans hésitation.
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Mercredi, 16 novembre 1955
− Mimi : Jour mémorable pour moi.
− Mimi : Je suis heureuse, mon directeur a béni mon anneau avec de l’eau bénite, il a récité les prières de l’Église, puis je lui fais part de ton désir que je répare l’offense que je t’ai faite en faisant le geste ignoble de révolte. Mon directeur a réfléchi quelques instants puis il me répondit : « C’est bien je vous le permets de réparer et tout de suite. »
La première réponse a été non, pas ici, il peut venir quelqu’un. Mon ennemi me suggérait toutes sortes de raisons. Pendant ce temps mon directeur attendait toujours, puis après un long silence il me dit :
− Mon directeur : « Si vous saviez tout ce qui me passe par la tête. Je frissonne tellement, je sens sa présence près de vous (mon ennemi). Écoutez-moi bien, me dit-il, si vous ne voulez pas vous mettre à genoux et faire ce que le Bon Dieu vous demande, moi je vais le faire à votre place. » Puis il ajoute : « Je n’ai pas peur d’adorer mon Dieu, de réparer, de me soumettre à sa Sainte Volonté. »
− Mimi : À ce moment-là je souffrais beaucoup, je répondis : « Non je ne veux pas vous voir réparer à ma place, c’est moi qui ai péché, c’est moi qui dois réparer, expier. Puis, je gardais le silence. » Pendant ce temps, mon ennemi me disait :
– Satan : « Ne fais pas cela, c’est ridicule. C’est fou, va-t’en, va-t’en. »
− Mimi : Je répète à mon directeur ce que je venais d’entendre.
− Mon directeur : « Croyez-vous, dit-il, que cela vient du Bon Dieu, croyez-vous que le geste ignoble de révolte que vous avez fait l’autre jour devant moi était noble, élégant, gracieux? Vous entendez, vous allez réparer tout de suite et faire ce que vous devez faire, pendant ce temps je vais vous bénir. »
– Mimi : À ce moment-là je ne pouvais faire aucun geste, j’étais comme clouée à la chaise, je souffrais. Mon ennemi en profite, je le sens près de moi, il a du plaisir, il regarde la lutte.
– Satan : « Il ne faut pas que ton directeur gagne sur toi, va-t’en il est encore temps, ne crains pas je suis là. »
− Mimi : J’avais peur, mon directeur devine quelque chose, il me dit :
− Mon directeur : « Vous avez compris, qu’est-ce que vous attendez pour vous exécuter? Si le Bon Dieu était ici et vous le demandait, que feriez-vous? »
− Mimi : En disant cela il avait touché mon cœur et mon ennemi prit la fuite en entendant prononcer le nom de Dieu. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour mon Dieu, pour mon Bien-Aimé. Alors j’accomplis avec respect ce que le Bon Dieu me demandait. J’étais si heureuse. Mon émotion était trop vive pour exprimer ma joie, mon bonheur, cette paix que je ressentais.
– Mimi ; « Mon Dieu je vous remercie, avec votre grâce et avec l’aide de mon directeur nous avons gagné une autre victoire sur mon ennemi, je suis si heureuse.»
– Jésus : « Ma chère petite vas-tu finir par comprendre ce que c’est que l’humilité en tout, même dans les plus petites choses, même dans les choses ridicules aux yeux du monde. Ma chère petite, chaque fois que je désire quelque chose je suis obligé de te donner des exemples. Est-ce que Marie-Madeleine a hésité à se mettre à genoux devant moi devant les hommes? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon, je veux réparer ma conduite. J’accepte avec amour tout ce que tu me demanderas. Je t’aime trop pour refuser de te suivre. Je ne veux plus te laisser seul. Je veux bien accomplir mon travail d’équipe pour sauver des âmes, mais sans toi je ne puis rien. Je t’en supplie donne-moi la force et le courage pour lutter. Augmente en moi la foi, la confiance, l’humilité. Que tout en moi soit transformé par toi, par ta grâce et par ton amour.
Mon Bien-Aimé je ne suis rien. Achève ce que tu as commencé en mon âme pour la plus grande gloire de Dieu.
Ma douce Maman du ciel je te remercie, laisse-moi me reposer dans tes bras de mère, mon petit cœur me fait si mal. L’émotion d’aujourd’hui a été très forte. Vers toi je viens me reposer. Je viens chercher le refuge assuré. Je t’aime, je veux vivre et mourir entre tes bras. »
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Jeudi, le 17 novembre 1955
– Mimi : « Je suis si heureuse d’être ta petite épouse. »
Quand je pense à cela, moi, pauvre petite créature, être l’épouse de mon Dieu. Il ne me quitte jamais, je n’ai pas à m’inquiéter sur notre amour. Je sais qu’il m’aime pour l’éternité. Je n’ai pas à craindre la séparation, tant que je serai avec lui, tant que mon amour et ma confiance seront en lui. Près de lui mon travail devient plus facile, car je veux le servir comme sa petite servante la plus soumise à ses demandes. L’amour seul est ma récompense. Plus ma solitude est grande, plus je l’aime, car elle me donne le temps de prier, de méditer, de penser, de converser avec lui et notre intimité devient de plus en plus grande. Mon amour pour lui se fortifie en sa présence.
J’ai aussi le temps d’échanger de doux aveux, de parler à l’aise, de pleurer mes fautes, lui demander la grâce de ne jamais l’offenser, mais d’augmenter en mon âme encore plus d’amour, plus de confiance, plus de conformité à sa Sainte Volonté, plus d’humilité. Je me sens si petite près de lui. Mon grand désir est de l’aimer comme jamais il n’a été aimé. Pour cela je demande à ma douce Maman du ciel comment faire pour l’aimer comme elle.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, accorde-moi s’il vous plaît la grâce de l’aimer, le servir fidèlement chaque jour comme toi. Je veux rester toujours bien humble, bien petite entre ses bras puissants. Aide-moi s’il vous plaît à mettre de l’ordre dans mon âme, dans ma vie, dans la maison pour être agréable à Dieu. »
La grâce et l’amour de Dieu ont tout changé en moi. Je ne pense qu’à lui, je ne soupire qu’après lui, je ne travaille que pour lui, pour lui offrir des âmes. Je l’aime et je veux l’aimer de plus en plus. Je m’ennuie loin de lui. J’attends avec impatience le jour où je le posséderai pour l’éternité où notre union sera parfaite.
– Mimi : « Quand viendras-tu me chercher mon Bien-Aimé? J’ai tellement hâte. Je compte les jours, les heures où je pourrai dire, me voilà mon Bien-Aimé, mon époux, je suis tout à toi pour toujours. Accepte ma demande, si tu savais comme je trouve le temps long. »
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Vendredi, le 18 novembre 1955
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de la grande grâce reçue. Merci de ton amour infini pour moi. Tu m’as accordé aujourd’hui une grande joie que je ne méritais pas. Merci de la grâce de ne pas t’avoir offensé. Merci de m’avoir donné le goût de te prier, merci de cette paix que je ressens avec toi. Je mets en toi toute ma confiance, je m’abandonne entre tes bras divins. Comme je voudrais que toutes les âmes ressentent ton amour. C’est un besoin que j’ai de te redire mon amour. Tu es toute ma raison de vivre, quand je pense : « Toujours avec toi dans le ciel pour l’éternité. » Merci mon Dieu, comme ta délicatesse est grande. »
Mon directeur me fait une agréable surprise, il me donne une belle petite statue de la Vierge. Je ne puis exprimer ce qui s’est passé en moi en recevant la petite statue. J’étais si heureuse, si émue, je n’ai pu m’empêcher de la baiser avec amour, avec respect.
– Mimi : « Bienvenue dans ma petite demeure, comme je suis heureuse. Tu es maintenant chez nous chez vous. Ma douce Maman du ciel voudrais-tu s’il vous plaît accorder à mon directeur beaucoup de consolations spirituelles. Voudrais-tu augmenter son amour pour Dieu. Tu connais sa prière de chaque jour qu’il adresse au ciel. Tu connais son désir de sainteté pour être plus près de son Dieu qu’il aime, pour l’adorer, pour être plus près de son divin Maître, comme son serviteur dévoué et fidèle, à travailler au salut des âmes. Je suis au comble du bonheur, mon Bien-Aimé va venir demain. Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer ma petite demeure, ma petite âme a besoin de lui, que j’ai hâte! Mon Bien-Aimé sur la croix tu avais soif de mon âme, sur ma petite croix j’ai faim de toi et j’ai soif de ton amour. »
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Samedi, le 19 novembre 1955
− Mimi : J’ai eu le grand bonheur de le recevoir – Je souffre beaucoup de la tête.
« J’unis mes souffrances aux tiennes mon Bien-Aimé pour que le règne de Dieu arrive sur la terre. Avec toi en moi j’aurais plus de forces, plus de courage pour travailler. Je sais que je ne suis pas seule pour le travail d’équipe, moi aussi je veux sauver beaucoup d’âmes pour les offrir à Dieu. »
Hier j’avais donné à mon directeur une copie de la petite prière que l’Esprit Saint me dictait dimanche le 13 novembre 1955. Cette prière est pour la préparation à la mort.
– Jésus : « Ma chère petite, ton directeur ne peut se lasser de relire cette petite prière. Il est fortement tenté de la faire lire à un confrère pour confirmer son opinion. »
− Mimi : Je souffrais beaucoup dans l’après-midi, je me proposais de me reposer un peu.
– Satan : « Dis à ton directeur qu’au nom de la sainte obéissance je lui ordonne de détruire cette prière, car elle ne contient que mensonges du commencement à la fin. Ne crains pas, va lui dire ceci. »
− Mimi : Je ne savais pas ce que je devais faire. Si c’était mon ennemi il ne me dirait pas : « Au nom de la sainte obéissance », car il a horreur de l’obéissance. Il ne me dirait pas : « Va lui dire ceci. » Il a l’habitude de me dire : « Ne parle pas. »
Avec peine je me rendis à l’église faire mon heure sainte. Puis je profite de l’occasion pour parler à mon directeur de ce qui se passait en moi. Il me rassura en me disant que cela ne venait pas du Bon Dieu, l’ordre de détruire la petite prière.
− Mon directeur : « Vous comprenez bien qu’il va tout faire pour se venger, il en rage. (Le démon) D’abord je ne crois pas que cette petite prière puisse venir de vous. Je vous connais assez, à moins que vous soyez devenue tout à coup un génie. » (Dit-il en riant.)
− Mimi : « Sur cela aucune crainte. Le Bon Dieu me l’a déjà dit qu’il connaissait mon ignorance et vous aussi me connaissez si bien. Après Dieu vous êtes le seul qui connaissez tous les secrets de ma pauvre petite âme et si j’avais été un génie pour écrire cette petite prière d’où me serait venu le génie, si ce n’est que de Dieu? Alors cela revient toujours à Dieu. »
– Jésus : « Ma chère petite il ne faut pas être un génie pour comprendre que cette prière est l’œuvre de l’Esprit Saint et non de toi. Une âme droite, une âme simple, une âme éclairée comprend facilement cela. L’Esprit Saint a le droit d’inspirer les âmes les plus faibles, les plus simples, les plus ignorantes, tu es là comme exemple. Dans ton ignorance tu as écrit cette prière sans en comprendre l’importance. »
– Mimi : « Mon Dieu, je n’avais pas le temps de réfléchir. L’Esprit Saint soufflait si vite ses pensées, avec une vitesse si grande que je me croyais au jour de la Pentecôte. »
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Dimanche, le 20 novembre 1955
− Mimi : Je regardais un film qu’un ami de la famille a tourné et sur lequel je paraissais durant un quart d’heure. Devant les éloges et les impressions de mon entourage je ressentais tout à coup une petite joie, de la vanité.
– Jésus : « Ma chère petite, que dirais-tu si je faisais dérouler devant les yeux de ton entourage le film de ta pauvre vie avec toutes ses misères, tes péchés, tes méchancetés? Crois-tu que tu recevrais des éloges, des félicitations? Ton entourage ne resterait pas 5 minutes à regarder ces laideurs. Te souviens-tu de la radiographie de ta tête? Souviens-toi de l’impression que tu as eue en regardant ton crâne sur l’écran. Ce jour-là as-tu reçu des éloges des médecins, te trouvais-tu jolie? Tu n’avais rien, aucun trait pour identifier ta pauvre tête. Simplement des os et des trous. Pense bien à cela c’est l’image de ce que tu seras un jour. Maintenant pour réparer ta faute de vanité va méditer quelques minutes près de ton crucifix. Regarde-moi bien les yeux dans les yeux, tu vas comprendre. Ce n’est pas toujours ce qui paraît le plus qui compte dans la vie, qui compte pour moi. Pense à ma vie cachée »
– Mimi : « Mon Dieu je te demande sincèrement pardon.
Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à comprendre et à pratiquer l’humilité.
Mon Bien-Aimé je me jette avec amour dans tes bras divins et cache-moi bien aux yeux du monde, sans toi je ne puis rien, aide-moi s’il vous plaît à réparer ma faute, je regrette de t’avoir offensé. »
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Lundi, le 21 novembre 1955
− Mimi : Je suis si heureuse, j’ai communié ce matin en ce beau jour de fête, la Présentation de Marie au Temple. Merci mon Dieu et grand merci à mon directeur. Je souffrais beaucoup. C’est avec peine que je faisais mon travail, j’étais fiévreuse et je ne parvenais pas à me réchauffer. En écrivant je pensais à la petite Thérèse qui a tellement souffert du froid. Après avoir passé plusieurs heures à écrire j’étais épuisée, mais je voulais bien accomplir mon travail d’équipe.
– Jésus : « Ma chère petite, en ce beau jour de fête viens passer une heure avec ma divine mère et avec moi. »
– Mimi : « Mais comment faire, aide-moi à cacher mon mal, autrement je ne pourrai pas sortir. Mon Bien-Aimé, j’ai tellement froid. »
– Jésus : « Viens ma chère petite, ma mère et moi avons eu froid pour toi et nous avons tout accepté par amour pour toi. Pense à réparer la froideur que ton petit cœur avait autrefois devant nous. Je sais que tu souffres beaucoup du froid. Viens te réchauffer près de mon cœur ardent, brûlant d’amour pour toi. »
À l’église.
– Mimi : Je regardais le Christ en croix, je pensais à toute la peine que je lui ai faite et que je lui fais encore par mes faiblesses. Je le regarde et je pense surtout à tout l’amour qu’il a pour moi. Il me semblait le voir vivant et me dire :
– Jésus : « Regarde-moi bien, voilà ton œuvre.
Regarde ce cœur qui t’a tant aimé et qui est mort d’amour pour toi. »
− Mimi : Il me semblait l’entendre dire dans un dernier souffle :
– Jésus : « J’ai soif, c’est-à-dire je veux ton âme. »
− Mimi : Je ne le vois plus très bien, mes yeux sont remplis de larmes, mon cœur fait si mal. Quand je pense que j’ai été la cause de sa mort.
– Mimi : « Quand je pense qu’autrefois je faisais la sourde oreille à ta voix. Comme je regrette ma conduite méchante, si ingrate envers toi mon Dieu. Laisse-moi pleurer mes fautes sur ton divin cœur, ô bonté infinie, ô amour miséricordieux. Comment peux-tu aimer une âme comme la mienne, si méprisable après tant de preuves de ton amour? Je te demande sincèrement pardon. »
Je ne pouvais pas retenir mes larmes.
– Jésus : « Ma chère petite, unis tes pleurs à la douleur que ma divine mère ressentait par ta conduite si ingrate, si révoltante parfois.
Maintenant ma chère petite ne pleure plus. Ta pauvre vie, tes péchés sont cachés dans mon divin cœur et mon amour les consume tous. Pleure de joie, de reconnaissance pour tout ce que je fais pour toi. Ne pense plus à ta vie passée que pour me rendre gloire. Pense à ta vie présente avec moi présent en toi comme époux, comme ton Dieu d’amour. Pense au petit temple où tu demeures avec nous puisque ta petite âme est devenue notre bonheur. Pense à ta vie future près de nous pour toujours, pense à notre amour l’un pour l’autre.
Ma chère petite épouse bien-aimée, dans le passé tu as été faible dans tes affections. Moi j’ai été faible dans mon amour pour toi. Moi ton Dieu je me suis abaissé pour aller te chercher dans la boue du péché. J’ai fait cela, ma chère petite fille, parce que je t’aimais. Je voulais moi-même nettoyer, purifier, embellir ton âme afin qu’un jour je puisse t’offrir à mon Père comme étant ma petite épouse bien-aimée. Maintenant j’ai un secret à te confier. Tu sais qu’aux yeux de mon Père tu es l’image de l’enfant prodigue devenue par la grâce l’enfant de l’amour divin. Il se penche vers toi, il te regarde avec douceur, avec bonté et te comble de grâces spéciales. Il t’aime d’un amour si tendre. Écoute-moi bien, son amour pour toi est grand, si fort que si ce n’était pas le ciel où il demeure, il y aurait beaucoup de jaloux. Mais c’est le royaume de la paix, du bonheur et de l’amour.
Mais oui, ma chère petite épouse bien-aimée, mon petit trésor que je veux garder précieusement caché dans mon divin cœur. Si je t’aime plus que bien d’autres c’est parce que je savais que tu souffrais beaucoup avec une vie si lamentable. Je te regardais, j’ai pleuré souvent avec toi, j’ai aussi pleuré à cause de toi. J’attendais le jour où mon amour serait victorieux, mais tu étais libre. Si je t’ai attendue si longtemps c’est que je voulais que la raison de ton retour ne soit pas intéressée, que la seule raison de ton retour vers moi soit l’amour simple, l’amour pur, pour moi ton Dieu. Pour t’aider je t’ai choisi un directeur éclairé, il sait ce que je veux de toi et ce que j’attends de toi, tu en auras encore besoin, car d’ici quelques temps tu vas souffrir beaucoup de toutes sortes de manières. Il faut que je te purifie avant le grand départ parce que je t’aime, je dois te faire passer par le même chemin que j’ai pris avant d’aller vers mon Père. Pour venir à moi il n’y a pas d’autre route que celle de la souffrance et de l’amour. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé ta parole est si douce dans mon petit cœur, avec toi je veux aller vers Dieu, je veux non seulement te suivre, mais avec ta grâce je veux marcher à tes côtés, je veux prendre le même chemin.
Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à réaliser mon rêve, celui d’appartenir tout à Dieu pour l’éternité. Pour cela il y a beaucoup de travail à faire dans ma petite âme, mais ma confiance en toi me rassure et me donne du courage. Comme ton enfant le plus malade, le plus petit, le plus misérable, je me mets entre tes bras de mère, là je sais que je suis en sécurité.
Je sais ma douce Maman du ciel que je ne dois aller à Dieu que par toi. Je t’en supplie apprends-moi à l’aimer encore plus, que je puisse l’aimer comme toi, apprends-moi à imiter et à pratiquer tes vertus, surtout l’humilité qui a touché le cœur de Dieu. Ma douce Maman du ciel aide-moi s’il vous plaît à bien préparer mon départ. Je suis certaine que tu vas être près de moi à l’heure de ma mort. Je te le demande chaque jour en récitant le rosaire depuis 5 ans. Je sais que je serai exaucée parce que tu intercèdes toujours en faveur de l’âme qui prie avec confiance et persévérance. Je sais que je serai sauvée par toi. Ô ma mère refuge des pécheurs, garde-moi dans tes bras afin qu’à l’heure de ma mort tu puisses me présenter à Dieu comme Sainte Anne ma patronne te présenta au temple. Je crois que Dieu le Père ne peut rien te refuser. Que j’ai hâte de te voir!
Quand viendra-t-il mon Bien-Aimé?
Comme tu le demandais, mon directeur a profité de cette belle fête pour réciter la petite prière avec foi, avec confiance, avec Marie il m’offre à Dieu. Mon Dieu, exaucez sa prière confiante. »
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Mardi, le 22 novembre 1955
− Mimi : Pour me remettre de la fatigue d’écrire, je suis allée fendre du bois pour chauffer. Après un quart d’heure j’étais épuisée.
– Mimi : « Tu vois mon Bien-Aimé que je fais tous les métiers! »
– Jésus : « Je le sais, mais vois surtout ce qu’une âme et un corps malade peuvent faire, soutenus par ma grâce. »
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Jeudi, le 24 novembre 1955
– Satan : « Tu te fatigues à écrire pour rien. Si tu consacrais toutes ces heures à travailler pour faire le ménage, pour te préparer pour les fêtes. Ton directeur n’est pas juste de te demander d’écrire. Pense à tout le temps perdu pour la lecture, méditation, visite au saint sacrement, chapelet, heures saintes et le reste. Pour arriver à tout faire, il te faudrait des journées de 48 heures. Quel salaire retires-tu de cela? »
– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne demande rien. J’ai tout ce qu’il me faut pour être heureuse. J’aime mon Dieu et il m’aime. Je ne travaille pas pour rien. Je travaille pour lui plaire et pour lui sauver des âmes. »
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Vendredi, le 25 novembre 1955
– Mimi : « Mon Dieu donnez-moi s’il vous plaît de la patience.
Mon Bien-Aimé comment veux-tu que j’arrive? Il y a lecture à haute voix dans la pièce voisine et dans l’autre la radio qui joue assez fort et c’est le seul moment où je pourrais écrire. Comme j’aimerais être seule avec toi ô mon Bien-Aimé. »
– Jésus : « Ma chère petite fille, veux-tu me plaire, veux-tu m’aimer encore plus? Enlève de ta vie les trois mots suivants que tu répètes souvent : j’aimerais, je désire, je veux. En résumé cela veut dire « moi. » Enlève cela, méprise ces mots dans ta vie temporelle. Et dans la vie spirituelle, ce n’est pas la même chose. Je te permets de t’en servir et j’en serais heureux. Pour ma part, regarde comment je m’en sers pour toi. J’aimerais que tu m’aimes davantage. Je désire que tu sois tout à moi. Je veux tout, tout. Moi. Vois-tu la différence, vois-tu ce que l’on peut faire avec les trois mots au surnaturel? Médite bien cela. »