Mardi, le 1er mars 1955
– Jésus : « Ma chère petite fille, je te demande parfois quelque chose et tu hésites et moi dans ma grande bonté j’attends et je te comble de grâces spéciales comme si tu m’avais tout donné. Vois ma patience, reconnais ma miséricorde, comprends mon amour. »
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Mercredi, le 2 mars 1955
– Jésus : « Ma pauvre petite, comme tu me suis de loin. Aujourd’hui je ne te demande plus que fais-tu? Regarde-moi. Est-ce que j’ai fui les instruments de ma passion seulement parce que je me sentais faible? Non, ma chère petite, j’ai tout accepté. Mon amour pour toi était trop grand, je voulais tout donner pour racheter ton âme.
Tu as raison de te sentir faible, avec quoi crois-tu que l’on sauve les âmes? À l’avenir que ta confiance soit plus grande. Écoute-moi bien : si je te demande plus, je te donnerai plus. Crois-tu en cela? »
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Jeudi, le 3 mars 1955
– Mimi : Je souffre beaucoup, peu importe maintenant de souffrir plus ou moins. Tout ce que je désire est de faire la Volonté de Dieu en tout. Mon Bien-Aimé me fait de grandes grâces, surtout lorsqu’il me voit soumise. Il connaît mon désir de souffrir avec lui et quand je souffre je me fais si petite qu’il y a de la place pour deux sur la même croix, j’en suis si heureuse.
Mon bonheur est si grand d’être placée avec lui sur la même croix et dans ce temps-là mon amour devient si fort que j’oublie presque la souffrance et la croix où je suis placée, je ne pense qu’à lui mon unique amour.
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Vendredi, le 4 mars 1955
– Mimi : Grande tentation : Le démon veut me décourager en me disant que tout ce que je fais est inutile, et me disant ceci :
– Satan : « Au moment de ta mort tu auras les mains vides, mais moi je t’attendrai les mains chargées de tes fautes, les bras remplis de tes péchés, là il te sera permis de voir tes œuvres. »
- Mimi : En effet, je désire arriver au ciel les mains vides, car j’aurai tout donné à mon Bien-Aimé et aux âmes. Comme lui je désire mourir pauvre et nue, dépouillée de tout afin de mieux lui ressembler. Quand je paraîtrai devant mon Dieu, je lui dirai :
– Mimi : « Voilà mon Dieu la plus petite, la plus pauvre, la plus misérable de vos créatures. Si mes mains sont vides, mon Dieu ce n’est pas parce que je n’ai rien reçu. Au contraire, j’admets que, dans votre infinie miséricorde, dans votre amour, vous m’avez comblée plus que bien d’autres. Je reconnais et j’avoue que je ne méritais pas tant, c’est pourquoi je vous offre mes mains vides. Vous m’avez tout donné, à mon tour je vous donne tout et le surplus que j’avais je l’ai donné aux âmes. Il ne me reste plus rien.
Cependant mon Dieu, regardez mon pauvre cœur rempli d’amour pour vous. Je sais, mon Dieu, que je n’ai pas fait beaucoup sur cette terre, mais il me semble que j’ai fait mon possible pour garder cet amour pour vous seul mon Dieu, surtout depuis 5 ans. Et dans le passé, je sais que je me suis servie de votre amour, de vos grâces, j’ai abusé de tout. J’ai donné aux choses de la terre, aux créatures trop de moi-même, trop d’importance, je vous en demande pardon.
Maintenant que je suis devenue l’épouse de votre fils Bien-Aimé, je garde jalousement ce don précieux de l’amour, il faut qu’il reste en moi. C’est pourquoi je vous en supplie, augmentez votre amour en moi. Augmentez aussi l’état de grâce sanctifiante et protégez-moi du péché qui seul peut me faire perdre un trésor incomparable.
Oui, mon Dieu, cet amour est à vous, je veux vous le remettre intact. Ma pauvre petite âme, je veux vous la remettre aussi blanche qu’au jour de mon baptême. J’ai confiance et je crois à votre miséricorde infinie. Pour obtenir ces grâces, je veux me faire si petite, si pauvre, si humble, si confiante, je veux me faire mendiante d’amour.
Je suis certaine que votre cœur de Père se laissera toucher en regardant ma pauvreté, ma misère, ma petitesse spirituelle. Avec courage je veux m’approcher de toi et avec ta grâce je viendrai chercher refuge dans ton divin cœur, je veux refaire mes forces en m’unissant de plus en plus à toi par le sacrement d’amour.
Mon Dieu, j’attends tout de vous et seul votre amour peut combler mes désirs; seul votre amour peut réchauffer ce cœur si froid, si indifférent. Malgré ma misère, mes faiblesses, j’espère tout de votre infinie miséricorde. Vous, le Dieu du Bel Amour, purifiez mon âme, écoutez la prière de votre petite fille qui vous demande votre aide, votre assistance, mais surtout votre amour.
Mon Dieu, au nom des mérites de votre Fils, convertissez-moi et augmentez en moi la confiance et l’amour et qu’ainsi je vous reste fidèle toute ma vie. »
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Samedi, le 5 mars 1955
– Mimi : J'étais à méditer la grande miséricorde de Dieu envers moi et de toutes les grâces spéciales qu’il me donnait par pure bonté. Je rappelais certaines circonstances de ma pauvre vie et je le remerciais pour tant d’amour et tant de bonté.
Mais tout à coup mon ennemi commence à me troubler par certaines images de ma vie. Il veut me décourager. Les tentations deviennent de plus en plus fortes; en ce moment critique, je demande l’aide à ma douce Maman du ciel en disant :
– Mimi : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour moi, protège ton enfant qui lutte. »
Et plus je prie plus mon ennemi m’attaque avec plus de force, plus de violence, il veut gagner. Je n’en peux plus et je pleure comme une enfant. Soudain l’Esprit Saint m’inspire d’appeler mon directeur pour lui faire part de la situation présente. Il comprend à demi-mot, il va prier. Cela me donne de la force et du courage. Après plusieurs heures de lutte et de souffrance, je puis prendre un peu de repos entre les bras de mon Bien-Aimé.
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Dimanche, le 6 mars 1955
– Mimi : Cette nuit je fus éveillée en sursaut par une douleur étrange, tout mon corps souffrait, je pouvais à peine respirer et j’étais clouée sur place. Tout à coup j’entends très clairement près de moi une voix me disant :
– Jésus : « Ma chère petite offre-moi cette souffrance, j’en ai besoin parce qu’il y a une âme en état de péché mortel qui doit mourir. Donne-la-moi en acceptant de souffrir. »
− Mimi : «Oui, mon Dieu, j’accepte cette souffrance pour sauver cette âme. »
Et la douleur devenait plus aiguë, je ne pouvais même pas remuer. Cela a duré un temps assez long. Toute confiante que cette souffrance venait de Dieu et ayant la certitude de sauver cette âme, en acceptant la volonté de Dieu, malgré les souffrances, je ressentais une grande joie. Je m’endormis paisiblement comme une enfant entre les bras de mon Bien-Aimé. Puis durant toute la journée, grande tentation contre la foi. Mon ennemi attaque de nouveau.
– Mimi : « Douce Maman du ciel, garde mon âme et mon corps, je me réfugie contre ton cœur de Mère, regarde ton enfant qui souffre et qui pleure.
Je veux tellement garder mon âme pure, mon Bien-Aimé regarde ta petite épouse qui lutte pour garder pur cet amour. Pourquoi fais-tu la sourde oreille? J’ai besoin de toi, de ton aide. »
La lutte a été longue et pénible pour mon âme qui était dans les ténèbres et pour mon corps affaibli par la maladie.
Le soir, visite de mon directeur. Il me parle longuement de la miséricorde de Dieu, de son amour, de la beauté d’une âme en état de grâce et de la nécessité de l’obéissance et de l’abandon total à la Sainte Volonté de Dieu. Après son départ je méditais ses paroles si encourageantes pour une âme malade.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, avec amour j’accepte l’état où je me trouve et je ne veux plus mettre obstacle aux inspirations de la grâce. »
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Lundi, 7 mars 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’aime mieux me voir couchée sur une croix que de me voir la porter sur mes épaules, car je suis encore trop faible, je serais certainement tombée. »
Voilà déjà deux mois que je suis au lit ou plutôt sur ma croix, heureusement que je ne suis pas seule. Je suis heureuse d’être avec lui, quel honneur et bonheur de souffrir avec lui, quel réconfort pour une petite fille si faible, si fragile.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, ne me quitte pas. Donne-moi la persévérance pour te suivre jusqu’au bout. Augmente ma confiance, purifie mon amour, donne-moi la force de bien accomplir avec résignation, avec amour ce que tu me demandes surtout depuis deux mois. »
Désormais mon idéal sera de faire la volonté de Dieu en tout et partout, de continuer de sauver des âmes, de souffrir en silence, de supporter chaque jour mon petit supplice et tout cela par amour pour toi et les âmes.
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Mardi, le 8 mars 1955
– Mimi : Je souffre, je voudrais faire l’aumône pour aider mon prochain. Je désire tant pratiquer la charité, mais ayant tout donné, je n’ai rien à moi. J’aiderai quand même mon prochain en faisant l’aumône de mes prières et de mes petits sacrifices. Mon ennemi se moque de moi, il veut me décourager.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît, je ne veux pas t’offenser par le manque de confiance. Augmente ma foi, mon amour, je souffre beaucoup d’être dans l’incertitude.
Par amour pour toi, je t’offre cette lutte, cet état où je me trouve, je me confie à toi. Mon Dieu par les souffrances et les mérites de votre Fils, sauvez les âmes des pauvres pécheurs, miséricorde pour les pauvres agonisants. J’unis mes souffrances à celles de votre divin Fils pour sauver des âmes. Mon désir est de vous en offrir beaucoup. »
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Mercredi, le 9 mars 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je commence ma journée avec une grande peine. J’en souffre beaucoup. Tu sais comme j’avais hâte de te recevoir. Tu comprends mon désir de m’unir à toi de plus en plus. Tu es toute ma vie, mon seul amour, mon unique espoir. J’ai tant besoin de toi pour m’aider, pour me purifier. Je sais que sans toi je ne puis rien, je ne suis rien. Je t’en supplie, viens spirituellement dans mon âme mon Bien-Aimé, mon Dieu, mon tout.
Viens avec toute ta splendeur, viens surtout avec tout ton amour, je désire te recevoir pour t’adorer et pour t’aimer. Je me sens si faible, si malade, si misérable à cause de mes péchés. J’ai besoin de refaire mes forces pour lutter, j’ai besoin d’un appui pour ne pas tomber. J’ai besoin d’un cœur pur pour aimer et c’est le tien que j’ai choisi. Ô mon Dieu, je crois en ton amour pour moi et je te remercie de toute mon âme, de toutes mes forces. Tu sais mon Bien-Aimé ce que le cœur d’un enfant peut faire quand il aime, il ne calcule pas, il donne sans réserve, ses marques d’amour, d’affection et donne aussi à profusion ses baisers, ses caresses. Accepte ces marques de tendresse et d’amour, ô mon Bien-Aimé, ne suis-je pas ton enfant? Comme je m’ennuie de toi, comme j’ai hâte de te recevoir. »
– Mimi : L’autre voix.
– Satan : « Ma chère petite, tu as du temps à perdre. Crois-tu qu’il existe cet être invisible? Tu fais de la folie. Vis donc dans la réalité. Pourquoi donnes-tu un amour qui ne rapporte rien? Pourquoi vivre en esclave? Tu n’as pas pu communier ce matin. Pourquoi ton directeur te dit que tu es en état de grâce? Il garde un doute, il sait bien que cette communion aurait été un sacrilège, il a peur. Oui, il a peur de lui, car il cherche encore la vérité. Il a peur de toi et de moi, il sait bien que je ne te quitte pas. Un jour tu seras à moi, rien qu’à moi.
- Mimi : C’est Ma Douce Maman du ciel, protège-moi s’il vous plaît. Je me confie en toi, mon espérance. Je mets en Dieu ma confiance, je crois à la dignité du prêtre, de mon directeur, je ne vois que vous en lui. Je veux garder toujours le même respect et la même soumission. Je crois en vos paroles : « Celui qui vous écoute m’écoute et celui qui vous méprise me méprise. »
Mon bon ange, veille sur moi.
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Jeudi, 10 mars 1955
– Mimi : « Mon Dieu comme cela me répugne d’écrire, mais je dois le faire par obéissance.
Ô Esprit Saint guide-moi s’il vous plaît afin qu’aucune de mes paroles, phrases, ne soient contraires à la vérité, car le démon me suggère de ne pas tout dire, de ne pas écrire.
Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît à garder mon sourire malgré les douleurs physiques que je ressens. Je te remercie de ton aide, car avec ta grâce je parviens à garder une figure sereine et à cacher mes luttes, mes doutes, mes peines intérieures. »
Cela me fait sourire lorsque j’entends certaines personnes dire : « Elle est très bien, elle semble ne pas souffrir », au moment même où je souffre le plus, ou bien au moment où je lutte pour rester pure, car mon ennemi prend tous les moyens pour m’attaquer. On dirait parfois qu’il se sert de pointes de feu tellement la tentation est grande. Il prend tous les moyens, il veut me décourager.
Ô Marie conçue sans péché, protège-moi, ne laisse pas ton enfant lutter seule. Je me jette avec confiance entre tes bras de Mère.
Malgré l’état où je me trouve, je crois et j’attends tout de toi mon Bien-Aimé. Regarde mon cœur qui veut t’aimer encore plus et qui souffre de te voir si peu aimé par tes créatures si indifférentes et dire que j’ai déjà été du nombre. Je te demande sincèrement pardon. Que j’ai hâte de te recevoir pour te consoler, pour réparer mes fautes, pour t’aimer. »
Et là, pour un moment, comme il était près, je me sentais si petite entre ses bras. Ô douce caresse, j’aurais voulu que cet instant dure toujours! Merci, merci, mon Bien-Aimé pour tant d’amour! Comme je sens un grand calme, une paix immense malgré la douleur physique! Je ne peux plus douter de notre amour. »
Je sens que je sais que mon Bien-Aimé me veut tout à lui, j’en suis certaine.
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de cette délicatesse, dans ta bonté tu as permis à mon directeur de partager notre bonheur. Je ne sais pas s’il savait que notre amour était si fort, ô mon Bien-Aimé. Merci mon amour, Tu m’avais déjà promis que tu te manifesterais en lui pour augmenter ma confiance, j’ai vu et je ne doute pas.
Comme il était heureux, il pleurait de joie, lorsque j’ai manifesté le désir de te recevoir et avec empressement il me dit : « Je reviendrai demain matin. Oui, je l’apporterai, votre Jésus. » J’étais si heureuse, si émue, qu’après son départ moi aussi je pleurais de joie. Mon bonheur était tellement grand que c’était trop pour mon pauvre cœur, il pouvait à peine battre sans ressentir une vive douleur. Seul l’amour divin peut produire de tels effets dans mon âme. Comme je trouvais le temps long d’attendre jusqu’à demain. »
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Vendredi, le 11 mars 1955
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, viens partager mon bonheur, aide-moi à bien préparer mon âme afin que je puisse le recevoir avec tout le respect et l’amour qu’il réclame, j’ai tellement hâte de le recevoir. Après avoir passé plusieurs jours dans les ténèbres, il faisait si noir dans ma prison, quoique je voulais croire qu’il se cachait pour éprouver ma confiance et mon amour. Je ne puis exprimer ici tout le bonheur que je ressens. Merci, merci mon Dieu d’être venu ce matin dans mon âme par le sacrement d’amour. »
Quelle joie aujourd’hui de pouvoir lui parler librement, Il est là dans mon âme, dans notre petite demeure, que de choses à nous dire après un si long silence.
− Mimi : « Mon Seigneur et mon Dieu, je t’adore présent en moi, je te remercie de ton infinie miséricorde, avec quel amour tu te penches vers moi, je ne suis pas digne de te recevoir après t’avoir tant de fois offensé. Je te demande pardon.
– Jésus : « Ma chère petite épouse bien-aimée, si j’ai permis cette consolation c’est pour bien te préparer. Si mon amour est devenu si fort, si puissant en toi, c’est pour te fortifier, car il faut que tu sois forte en moi avec moi pour accomplir ce que je veux de toi. Depuis que tu es devenue mon épouse, ma toute petite fille, Je t’ai demandé beaucoup plus, parce que je t’avais donné beaucoup plus que tu ne le méritais. Ma chère petite, il faut que je te purifie complètement afin qu’il ne reste pas même une parcelle de toi et du péché, alors que tu pourras dire sincèrement : « Il ne me reste plus rien à moi, j’ai tout donné et c’est lui qui vit en moi. » Nous ne sommes plus qu’un maintenant.
Par ton manque de confiance tu mettais un obstacle à la grâce et le travail de l’Esprit Saint devenait difficile parfois. Que ton amour se complète en moi. Ensemble nous allons reprendre la route, le chemin que je t’offre sera rempli de croix, d’épreuves de toutes sortes, de souffrances; c’est le seul chemin qui conduit au ciel pour l’éternité.
Maintenant que je suis si près de toi, que je sens ta sincérité, que je regarde ton amour, je constate tes luttes, tes efforts pour me faire plaisir, je vois ton repentir. Crois-tu que je vais te laisser seule pour marcher dans cette route que je t’offre?
Non, ma petite fille, sois sans crainte, je serai avec toi, partout et toujours, seulement crois en ma parole et en ce que je te dis. C’est par pure bonté que je te parle, ne doute pas, même dans l’état de sécheresse spirituelle, dans les ténèbres, dans les tentations de toutes sortes.
Je suis toujours là près de toi quoique tu ne sentes pas toujours ma présence. Je suis toujours là. Je vois tout, je te regarde lutter, j’entends tes pleurs, j’écoute ta prière, je reçois les élans d’amour de ta petite âme, je connais ton désir de me posséder pour l’éternité, cela me console.
Pour que notre union soit complète, ma chère petite fille, que ta prière demeure confiante, jette-toi entièrement entre mes bras divins, comme aujourd’hui, c’est si facile. N’est-ce pas que tu désirais que ces doux moments soient sans fin? Vois-tu comme l’amour divin peut transformer une pauvre petite âme qui est encore bien misérable, tu es si faible encore.
Ma petite c’est pour cela que je désire t’aider, te purifier. Je veille constamment sur toi, je te soutiens par ma grâce. Demande-moi souvent le don de l’amour, le don de force, de persévérance et tous les dons de l’Esprit Saint. Tu en auras besoin durant toute ta vie qui se terminera sous peu.
Ma chère petite épouse, dans quelque temps tu auras à souffrir beaucoup pour m’aider à sauver des âmes. Par un privilège spécial et pour te faire comprendre ce que j’ai enduré par amour pour toi et les âmes, je te ferai partager quelques souffrances que j’ai endurées pendant ma passion. Tu connaîtras les souffrances du corps, ces douleurs seront tellement grandes que les traits de ta figure changeront, tu auras à subir de plus l’abandon presque total parce que l’on ne comprendra pas ton mal et ce qui se passe en toi. Toutes tes souffrances viendront de moi. Je te ferai partager mon agonie, tu souffriras aussi dans ton cœur, dans ton esprit.
Dans un de nos entretiens tu disais que tu étais heureuse d’être placée avec moi sur la même croix, tu ajoutais même ceci : « Quel honneur et bonheur de souffrir avec lui. » En effet, ma chère petite fille, l’honneur est pour toi d’être avec moi ton Dieu et le bonheur est pour moi d’être avec toi ma toute petite fille, à moi, rien qu’à moi. Je suis parfois un Dieu jaloux.
Commence dès aujourd’hui à m’offrir un peu plus. Garde le silence sur tout cela, sauf à ton directeur pour qu’il puisse t’aider, t’éclairer, te soutenir par ses prières et ses sacrifices. Prépare-toi, par des actes d’amour, de confiance en ma toute puissance, en ma miséricorde. Abandonne-toi entre mes bras, sois soumise à la Sainte Volonté de mon Père, demande les dons de l’Esprit Saint. Dis-moi que tu acceptes avec amour et entière soumission la Sainte Volonté de mon Père.
Cependant, demande la permission à ton directeur; sois-lui très obéissante, il me remplace. Fais ce qu’il te dira, je m’incline devant le prêtre. Réfléchis un peu sur cette phrase, tu ne comprends pas? Sois humble, demande des explications à ton directeur. Si je te favorise de tant de grâces, de faveurs spéciales, c’est uniquement pour te prouver mon amour, toi la plus pauvre, la plus petite de mes créatures. Tu es si misérable dans ton corps malade, ton âme remplie de défauts, d’imperfections. C’est pour cela que je me penche vers toi pour t’aider à te purifier. »
– Mimi : « Mon Dieu avec votre grâce et votre aide, j’accepte librement, avec le plein consentement de ma volonté, tout ce qu’il vous plaira de m’envoyer pour le plus grand bien de mon âme. Mais en me soumettant à votre Sainte Volonté ô mon Dieu, je veux surtout vous prouver mon amour et ma reconnaissance pour tant de bonté.
Tu sais mon Bien-Aimé, ma pauvre petite nature tremble à la pensée de ce que tu me demandes. C’est pourquoi je t’en supplie, ne me quitte pas. Tu es toute ma force, mon appui, mon courage. Soutiens ma foi, purifie mon amour, augmente ma confiance, je veux mettre en toi seul toutes mes espérances. Je me remets entre tes bras divins, je m’abandonne entièrement comme une petite fille entre les bras de son père. J’ai confiance, je veux aussi laisser travailler l’Esprit Saint en moi. »
Tous les jours je demande à ma douce Maman du ciel de m’apprendre à dire mon fiat.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, écoute la voix de ta petite fille qui pleure et qui souffre parce que je reconnais ma faiblesse et mes péchés si nombreux. Humblement, avec amour, avec confiance je me jette entre tes bras de Mère. Soutiens mon courage, fortifie ma foi, protège-moi de mes ennemis ô Mère des Douleurs comme tu as dû souffrir à cause de moi. Je te demande pardon, mon cœur souffre avec le tien en voyant ton doux Jésus, mon Bien-Aimé.
Donne-moi s’il vous plaît la persévérance, et quand Dieu viendra, qu’il me trouve prête à accomplir sa Sainte Volonté. Qu’à ton exemple je puisse dire, malgré mes misères : « Je suis la servante du Seigneur. »
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Samedi, le 12 mars 1955
– Mimi : « J’ai un beau cadeau, un grand bonheur ce matin, mon directeur m’a fait communier. J’ai fait la neuvaine de la grâce, toute la journée j’ai fait mon possible pour me tenir constamment entre tes bras. Que de doux aveux nous avons échangés. Le Bon Dieu savait bien qu’en me donnant un cœur affectueux, qu’un jour ce même cœur ne battrait que pour lui seul. Il savait aussi qu’avec un cœur sensible j’aurais à souffrir plus. Mon Bien-Aimé, par amour je te donne ce cœur, garde-le, il est à toi. Fais-en ce que tu voudras. »
Mon Bien-Aimé me fait comprendre que le seul bonheur sur terre est de faire la Volonté de son Père, de lui rester fidèle par amour. Comme j’ai médité longuement sur une phrase que mon directeur me disait :
« Priez pour moi pour que je l’aime encore plus,
je voudrais mourir d’amour pour lui. »
Comme c’est consolant pour Dieu de voir une âme qui l’aime, une âme fidèle, une âme qui a tout donné pour le suivre, une âme qui l’aime assez pour vouloir mourir d’amour pour lui !!! Comme cette âme doit avoir une place de choix dans son divin cœur.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, moi aussi je désire t’aimer encore plus. Je demanderai à mon directeur de m’aider à t’aimer, de m’apprendre à te servir fidèlement avec une entière soumission et pleine confiance. »
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Dimanche, le 13 mars 1955
– Mimi : « Mon Dieu, je crois en toi qui es ressuscité des morts, accorde-moi la grâce s’il vous plaît que mon âme ressuscite à une autre vie, à une vie nouvelle remplie d’amour et d’abandon total. Toi qui guéris les aveugles, fais que je vois, oui que je regarde avec les yeux de la foi, que je vois mes misères, mes fautes, mes péchés tels que tu les vois mon Bien-Aimé. Oui mon Bien-Aimé, ouvre mes oreilles afin que je n’entende plus que ta voix qui est la vérité et que j’écoute les paroles de mon directeur. Guide mes pas chancelants sur la route du ciel. Tout en moi est malade. Jette un regard de pitié sur ta pauvre petite fille qui veut tant te plaire et t’aimer. Je crois, j’attends tout de ton infinie miséricorde. »
Le soir.
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de cette délicatesse, je souffre physiquement, mais ton amour est si fort que j’oublie presque que je suis clouée sur la croix. Je suis si heureuse de m’appuyer la tête sur ton épaule, comme Saint Jean. Quel bonheur d’entendre battre ton cœur rempli d’amour pour ta petite épouse. Je ne puis me rassasier. Merci de ton amour que je savoure avec délices. Ô bonté infinie, mon Dieu, mon amour, mon tout.
En retour, reçois mon amour qui est encore bien faible, mais j’ai confiance que tu peux l’augmenter et le purifier. C’est pourquoi je désire te recevoir dans ton sacrement d’amour. Je désire vivre qu’en toi et pour toi mon Dieu. Tu sais mon Bien-Aimé comme je désire de plus en plus devenir ta petite hostie d’amour que tu offrirais, que tu immolerais chaque jour avec toi pour le salut des âmes.
Merci de tes grâces, de tant de bonté malgré mes fautes, je te demande sincèrement pardon. Oui, pardon pour les péchés de toute ma vie, pardon pour mon manque de confiance, je ne te connaissais pas tel que tu étais. Pourtant après tant de preuves de ton amour, pourquoi suis-je restée si indifférente? Mon directeur faisait son possible pour me faire comprendre. Dans mon ignorance, dans mon orgueil, je dois admettre que je te priais mal. Je ne pouvais admettre l’intimité de Dieu avec une âme, surtout avec une âme pécheresse; je priais bien, mais mes prières n’étaient que d’ordre naturel, des prières d’intérêt. Je vivais trop terre à terre, je me préoccupais plus de mon ennemi que de ta grâce qui me soutenait sans cesse. Que de bêtises j’aurais pu faire si tu m’avais laissée seule! Dans ta grande bonté, dans ta grande miséricorde tu m’as attendue avec patience pendant si longtemps. Tu m’as protégée, que de dangers tu m’as épargnés tant pour l’âme que pour le corps.
De plus tu m’as comblée de tes faveurs, de tes grâces spéciales, tu as même choisi un directeur pour me guider. Tu m’as favorisée en me donnant la chance d’expier, de réparer, de mériter, de devenir ta petite épouse. Ton amour est tellement fort que tu désires par privilège spécial me faire partager tes souffrances pour que notre union soit parfaite. Comment refuser après tout cela?
Comme j’ai été stupide, ingrate envers toi, envers mon directeur. Je te demande pardon, laisse-moi pleurer à tes pieds mes fautes, mes égarements, après tant de bontés que je ne méritais pas. Comment veux-tu que je refuse de croire en ton amour, en ta miséricorde infinie? Humblement je te demande pardon. Maintenant mon Bien-Aimé, laisse-moi baiser ton front divin en te disant du plus profond de mon âme que je t’aime, que j’accepte avec amour ta Sainte Volonté. Je t’offre tout l’amour que contient mon petit cœur. »
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Lundi, le 14 mars 1955
– Mimi : « Encore une journée avec toi mon Bien-Aimé, je désire t’aimer, te consoler, avec ta grâce je veux faire mon possible pour ne pas t’offenser; aide-moi s’il vous plaît, j’ai besoin de beaucoup de patience.
Je supporterai en silence les défauts de ceux qui m’entourent, me rappelant que tu as été bien patient avec moi et depuis si longtemps. Je t’offre toutes les peines de ma vie, les ennuis, les indélicatesses, les difficultés de toutes sortes surtout de mon devoir d’état. Je t’offre mes douleurs par amour, je veux garder le silence sur tout. Près de toi mon Bien-Aimé je me prosterne à genoux, je t’adore, je viens te redire toute la peine d’avoir offensé un Dieu si bon. Je sens un besoin de me tenir près de toi, de te dire que je t’aime, que je veux te rester fidèle, c’est près de toi que je retrouve mes forces. Je te confie toutes les âmes surtout celles des pauvres pécheurs, les agonisants. Je te demande la conversion des peuples, la paix du monde, la paix dans les familles, la paix dans les âmes.
Dans ton infinie bonté protège notre Saint Père, soutiens ton Église, donne la force et le courage aux missionnaires, augmente les vocations sacerdotales et religieuses, protège la pureté de la jeunesse, console ceux qui souffrent, ceux qui pleurent, qui luttent et qui sont seuls, aie pitié des pauvres orphelins, donne du courage à ceux qui n’ont plus d’espoir, en un mot, mon Bien-Aimé, regarde toutes les misères humaines. Mon Bien-Aimé, je désire que toutes ces âmes jettent un regard vers toi leur Dieu. Je voudrais que toutes ces âmes te reconnaissent pour leur Dieu infiniment bon, qu’elles reprennent confiance et qu’elles espèrent tout de toi, le Tout-Puissant.
Si j’étais capable de parcourir le monde pour leur apprendre que tu es le seul Dieu, le Tout-Puissant, le Dieu de miséricorde, que tu es celui qui a tout donné par amour. Je voudrais leur dire tout ce que tu as fait pour moi, je voudrais leur faire comprendre que chaque âme que tu as créée, tu l’aimes d’une manière particulière comme si elle était seule au monde. Tout ce que tu demandes en retour c’est d’être aimé et que malgré les épreuves et les croix de cette vie, les âmes te restent fidèles en acceptant tout par amour et pour glorifier ton Père. Il y a des jours où j’aimerais être missionnaire pour te faire connaître plus. Comme j’aimerais être prêtre pour offrir plus à Dieu.
Mon Bien-Aimé, donne-moi s’il vous plaît un cœur d’apôtre, un cœur de prêtre, un cœur généreux, prêt à se donner à tous, un cœur qui comprend les âmes, un cœur qui se penche vers les malheureux, surtout les pécheurs, un cœur qui sait parler d’amour divin, de confiance, un cœur qui donne sans regarder, un cœur qui inspire l’espérance, la confiance, qui redonne la force pour lutter. Je voudrais avoir un cœur qui sait pleurer avec ceux qui souffrent, je voudrais avoir un cœur humble, un cœur qui console, un cœur compatissant envers mon prochain, amis et ennemis. Je voudrais un cœur qui sait sourire dans la joie comme dans la peine. Mon Bien-Aimé, donne-moi un cœur fidèle pour te suivre, un cœur soumis à ta Sainte Volonté, un cœur qui n’est heureux qu’en te possédant tout entier, donne-moi un cœur qui sait aimer véritablement.
– Mimi : Donne-moi s’il vous plaît un cœur qui ressemble au tien, un cœur comme celui de ta divine Mère. Tu sais, mon Bien-Aimé, comme il y a du travail à faire pour changer mon pauvre petit cœur. Veux-tu? Accorde-moi cette grâce de le purifier, de le sanctifier, de le rendre agréable à Dieu afin que je puisse accomplir tout ce que tu attends de ta petite fille, pour cela je compte sur toi, sur ta grâce. Avec amour, avec pleine confiance je mets mon cœur près du tien, dans le tien. Cœur Sacré de Jésus j’ai confiance en toi. »
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Mardi, le 15 mars 1955
− Mimi : « Mon Bien-Aimé, malgré ma misère, j’espère en toi, j’accepte de souffrir avec toi, j’accepte avec amour de porter ma croix de chaque jour avec entière soumission. J’accepte ce que tu attends de moi sur la terre et plus tard dans le ciel, car j’ai confiance que notre union se complétera dans le ciel.
Ce qui augmente ma confiance en toi c’est ton amour miséricordieux pour moi, si pauvre, si petite, si pécheresse. Comme ta bonté est grande, que c’est beau l’amour dans la souffrance, l’union d’un Dieu avec la plus fragile de ses créatures.»
Je suis heureuse, mon directeur m’a enseigné comment te prier sans prendre de grands détours. Il me parle de l’intimité de Dieu avec les âmes, de sa bonté, de sa miséricorde infinie, de son amour. Il me parla ensuite de ce que j’étais et de ce que Dieu a fait pour moi par pure bonté. Je dois méditer sérieusement cela.
− Mimi : « Ma douce Maman du ciel viens près de moi pour m’aider à préparer ma communion de demain, le temps me paraît si long, j’ai tellement hâte. »
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Mercredi, 16 mars 1955
– Mimi : « Plus près de toi mon Dieu, de plus en plus j’ai besoin de toi, de ta présence en ma pauvre âme pour m’aider à lutter contre mon ennemi qui se tient à mes côtés.
Mon Bien-Aimé je veux passer ce jour sans t’offenser. Je souffre beaucoup, mon ennemi veut en profiter pour me faire impatienter. Mon Bien-Aimé sans toi je ne puis rien, aide-moi à te rester fidèle. Comme toi mon Bien-Aimé je veux souffrir en silence, puisque cette douleur vient de toi et que tout en moi t’appartient. Fais de moi ce que tu voudras, je me donne toute à toi pour la vie et pour l’éternité. Mon Bien-Aimé, comme je m’ennuie de toi, plus je te reçois plus je désire te posséder entièrement pour t’aimer, te remercier. Tu le sais mon Bien-Aimé que je veux rester ta petite victime d’amour, ta petite hostie d’amour que tu immoleras tous les jours avec toi. Je crois en toi, amour divin, mon époux Bien-Aimé, je suis heureuse d’être près de toi, je veux tout t’offrir par amour. Je ne puis écrire plus, je souffre trop. »
Le soir grande tentation.
– Mimi : « Mon directeur m’a rassurée. J’ai eu peur de te perdre, de t’offenser. Vois-tu mon Bien-Aimé tout ce que je pouvais faire de bêtises si tu ne me soutenais pas, je vois bien que je ne suis pas encore morte, et qu’il faut me tenir prête pour la lutte, chaque jour je dois lutter. »
Après cette petite tempête, je relève la tête vers Dieu.
– Mimi : « Regarde-moi mon Bien-Aimé, vois ma misère, j’ai besoin de toi, de ton aide, soutiens-moi par ta grâce, par ton amour, je ne veux pas te perdre. Quand donc viendra ce jour où je n’aurai plus la crainte de te perdre?
Je m’incline devant ta Sainte Volonté et compte sur ton aide, car j’aurai tout à craindre de ma pauvre nature tant que je vivrai. Mais j’ai confiance, je sais que tu ne permettras pas que je me sépare de toi si je m’abandonne en toi, si je mets ma confiance en toi tous les jours de ma vie. Cet amour, cette confiance en toi mon Bien-Aimé, je te demande de l’augmenter, de le purifier, j’attends tout de toi, mon Dieu, mon tout. »
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Jeudi, 17 mars 1955
– Mimi : « Aujourd’hui, mon Bien-Aimé, je veux réparer toutes les négligences. Mon Bien-Aimé je veux me souvenir que je dois te ressembler pour être agréable à Dieu. Je veux pratiquer l’humilité, j’éviterai de parler de moi, de mes douleurs, de ce qui me peine. Je garderai le silence par amour pour toi. N’est-ce pas mon Bien-Aimé que notre amour, notre intimité doivent rester secrets? »
Je récitais le rosaire et je méditais…
Premier mystère : Annonciation, demandons l’humilité.
− Mimi : « Ma douce Maman du ciel, accorde-moi s’il vous plaît la grâce d’être assez humble pour que Jésus daigne me visiter par sa grâce et qu’aux yeux du monde je passe pour rien. »
2ème mystère : La Visitation, demandons la charité.
− Mimi : « Ô ma douce Maman du ciel, comme cette vertu me manque. Accorde-moi s’il vous plaît la grâce d’être charitable envers tous et par charité je veux tout offrir, tout donner. Je te demande la conversion du monde entier, la délivrance des âmes du purgatoire. »
3ème mystère : La naissance de Jésus, demandons le détachement.
− Mimi : « Ma douce Maman du ciel, accorde-moi s’il vous plaît le détachement de tout, comme toi je veux vivre et mourir pauvre et méconnue de tous. Détache mon cœur des affections humaines, des choses créées. Enlève-moi tout ce qui pourrait m’éloigner de toi, de ton doux Fils. Comme lui je veux rester soumise à Dieu par amour. »
4ème mystère : Présentation de Jésus au temple, demandons la pureté.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel accorde-moi s’il vous plaît la grâce, la pureté. Que lorsque je prie Dieu, que toutes mes prières, mes demandes soient purifiées par toi, ô Médiatrice de toutes grâces. Accorde-moi la grâce que mon âme reste pure, que mon esprit se laisse guider par l’Esprit Saint et que mon cœur se dirige constamment vers Dieu avec amour et soumission; accorde-moi la grâce de toujours purifier mes intentions surtout envers mon prochain. »
5ème mystère : Le recouvrement de Jésus au temple, demandons l’obéissance.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel accorde s’il vous plaît la grâce de toujours retrouver Jésus, Dieu, en tout et partout, dans la joie comme dans l’épreuve. Accorde-moi la grâce d’être toujours soumise et docile à la Sainte Volonté de Dieu. Pour cela il faut que je sois obéissante à mon directeur qui te représente. C’est si facile de se jeter dans les bras de Jésus avec amour et de se laisser guider par une obéissance aveugle remplie de confiance. »
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Vendredi, 18 mars 1955
– Mimi : « Que j’ai hâte de te recevoir! Avec l’aide de ma douce Maman du ciel, je veux faire le ménage dans ma petite demeure intérieure, je veux tellement la purifier, la rendre agréable à Dieu. Il y a encore de la poussière, mais j’ai confiance qu’avec un seul souffle de la grâce tu pourrais tout faire disparaître ces défauts, ces imperfections qui te peinent. »
− Le Père Éternel : « Ma chère petite fille, en effet d’un seul souffle je pourrais tout faire disparaître tout ce qu’il y a de mauvais en toi, mais je désire qu’il en soit ainsi. Autrement où seraient tes efforts? Tes luttes? Où mettrais-tu ta confiance? Pour qui réserverais-tu ton amour? N’est-ce pas que tu reconnais tes fautes, tu admets qu’il y a beaucoup à faire, c’est un travail bien long. Tu fais bien de demander l’aide de ta divine Mère pour faire le ménage avec toi, elle a si bien préparé la demeure de mon fils Bien-Aimé. Ma chère petite fille, sois humble et confiante, aime-la, je suis certain qu’elle ne refusera pas de t’aider à bien préparer ta petite âme pour nous recevoir. »
– Mimi : « Que j’ai hâte de vous recevoir, je compte sur ton amour pour me purifier, je compte les heures, attendre jusqu’à demain il me semble que c’est loin. »
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Samedi, le 19 Mars 1955
Fête de Saint Joseph
Jour mémorable
– Mimi : « Merci mon Dieu de tant de bonté, j’ai eu le grand bonheur de communier, je ne puis exprimer toute la joie de te posséder tout entier. Toi mon Dieu, mon unique amour. Mon bon Saint Joseph, acceptez les vœux d’une petite fille qui vous aime et qui implore votre secours.
En ce jour de fête vous ne pouvez rien refuser à une petite âme qui demande avec sincérité et confiance votre aide, votre assistance dans tous ses besoins. Vous le gardien de la Sainte Vierge accordez-moi la grâce de garder mon âme pure, protégez-moi des dangers de cette vie, surtout du danger de perdre Dieu. Vous savez ce que c’est de perdre Dieu sans qu’il en soit de votre faute. Vous avez perdu Jésus trois jours et cela devait vous paraître une éternité et par la suite quelle joie pour vous d’avoir retrouvé votre fils, votre Jésus. Moi aussi j’ai perdu bien longtemps Jésus, maintenant que je l’ai retrouvé, ne permettez pas que je le perdre de nouveau par le péché, ayez pitié de moi et protégez-moi. Je désire que ce jour de fête soit passé en union avec Jésus, Marie, Joseph et aussi avec Joseph II (P. Gamache), afin que nous ne soyons qu’une seule famille.
Je demande à Dieu de combler de faveurs spirituelles et temporelles mon directeur à qui je dois beaucoup pour le salut de mon âme. Je vous demande beaucoup de santé pour lui, il en a besoin pour accomplir ce que tu attends de lui, tu connais son idéal de sauver des âmes. Regarde cet apôtre du travail avec fermeté, avec ferveur pour te procurer le plus d’âmes possible, aide-le dans les difficultés qu’il rencontre parfois dans son saint ministère.
Tu sais qu’il travaille pour toi et que toutes les âmes que tu lui as confiées, il veut te les remettre purifiées pour rendre grâce à Dieu. Tu sais mon Bien-Aimé avec quelle joie il te tient dans ses mains, avec quelle confiance et surtout quel amour il s’abandonne et se soumet à la Sainte Volonté de Dieu. Accepte mes humbles prières et accorde-lui s’il vous plaît toutes les grâces qu’il demande et dont il a besoin dans son saint ministère pour sauver des âmes. »
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Dimanche, le 20 mars 1955
– Mimi : « Je me sens triste, il me semble qu’il me manque quelqu’un et c’est toi mon Bien-Aimé. Viens me visiter par ton amour, par ta grâce dans une communion spirituelle. Je t’adore présent en moi, je sais que je ne mérite pas cette faveur, mais toi qui vois le fond de mon âme tu connais toute la peine que je ressens de t’avoir offensé. Mais je t’en supplie, vois mon désir de ne plus te perdre et la résolution de t’aimer encore plus. Je te demande ton aide, car sans toi je ne puis rien. Ô Dieu Tout-Puissant accorde-moi s’il vous plaît le don de l’amour pur, tu ne peux pas refuser ma demande, regarde ma sincérité.
Que j’ai hâte de vivre près de toi pour ne plus nous séparer. Que je regrette toutes les années où je vivais sans me préoccuper de mon salut. Combien de fois j’ai fait la sourde oreille à tes appels, j’ai fermé la porte à tout contact de la grâce. Je te demande sincèrement pardon; merci, merci de m’avoir attendue si longtemps, merci de ta miséricorde infinie, merci de ton amour. Mon Bien-Aimé je me donne à toi sans réserve, reçois cette offrande de tout mon être, de tout ce que j’ai. Mon époux Bien-Aimé, tout en moi est à toi pour toujours, me voici. »
– Jésus : « Ma chère petite fille, as-tu remarqué que nos deux cœurs pensent et désirent la même chose? Tu me dis, mon époux Bien-Aimé, tout en moi est à toi, me voici mon amour et moi je te réponds en répétant la même phrase ma chère petite épouse bien-aimée tout en moi est à toi. Me voici, reconnais-tu les effets de l’amour divin? N’oublie pas notre union, l’amour dans la souffrance pour sauver les âmes et rendre gloire à mon Père. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton amour, en retour accepte le mien. »
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Lundi, 21 mars 1955
– Mimi : La journée ne commence pas bien. Je souffre beaucoup physiquement, la douleur est si intense, je ne peux prendre que quelques heures de sommeil, toujours couchée sur le même côté. À me voir, je semble être couchée sur un lit de roses, mais on ne soupçonne pas qu’en dessous des roses il y a des épines.
– Mimi : « Je te remercie mon Bien-Aimé d’avoir choisi pour moi cette souffrance qui dure depuis deux mois et demi sans oublier mes lassitudes et mes dégoûts, toutes les angoisses de mon âme quand je suis dans les ténèbres, quand je te cherche et que je crains de n’être plus ta petite fille, quand la tentation me presse sans cesse, quand le chemin à parcourir me paraît long, quand mon Bien-Aimé me fait passer dans tous les états d’âme. Mon Bien-Aimé je t’aime et j’ai confiance en toi. »
À ma sortie de l’hôpital comme j’avais hâte de revenir à la maison pour reprendre mon travail et alléger un peu le fardeau de ma chère maman. C’est le contraire qui se produisit. Je suis là presque continuellement à la charge de tous.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé parce que je t’aime j’accepte avec amour l’état où je suis, j’accepte l’action de ta grâce en mon âme. Je ne puis rien te refuser, ma vie tout entière, je te l’offre, mon corps, mon âme, mon éternité, tout ce que j’ai je te l’abandonne, mon Dieu, mon tout. »
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Mardi, le 22 mars 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, pour te plaire je garderai le silence. Je suis si fatiguée de toujours entendre parler, je ne suis pas capable de prendre de repos. Mon Dieu j’ai besoin de vous, de votre amour, de votre grâce en mon âme. Mon Bien-Aimé, donne-moi s’il vous plaît beaucoup de patience et assez d’amour pour tout accepter. Je me soumets à ta Sainte Volonté de rester couchée.
Mon Dieu je vous aime, augmentez mon amour, ma confiance, aidez-moi, sans vous je ne puis rien. Je sens la présence de mon ennemi près de moi, il veut me décourager, il veut profiter de l’état de faiblesse où je suis. Mon Bien-Aimé je t’en supplie, parle-moi, toi qui es la vérité. J’ai besoin d’entendre ta voix pour me rassurer. En ce moment je souffre trop, je n’ai pas la force d’écrire. Toutes les suggestions de mon ennemi, tout ce que je désire écrire c’est ton amour et tout ce que tu as fait pour moi depuis si longtemps. Je voudrais pouvoir écrire toute ma reconnaissance pour te faire aimer encore plus. Je te remercie de ta grande miséricorde, de ton amour.
– Mimi : Ma douce Maman du ciel, apprends-moi à aimer ton doux Fils, apprends-moi à aimer tout ce qui vient de lui, les joies comme les croix, les épreuves, apprends-moi surtout à aimer sa Sainte Volonté. J’ai peur de mon ennemi, je tremble, j’ai tout à redouter de ma faiblesse, mais j’ai tout à espérer de toi, ma Mère, mon amour, c’est pourquoi j’implore ton secours. Je me jette avec confiance dans tes bras puissants, garde-moi dans ton cœur et cache-moi bien pour que mon ennemi ne me trouve plus. Ensemble nous allons préparer ma communion de demain. Comme j’ai hâte! »
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Mercredi, 23 mars 1955
– Mimi : Je préparais ma communion avec ma douce Maman du ciel, que j’avais hâte! Je trouvais que mon directeur ne venait pas assez vite, je faisais des actes de foi et d’amour. Tout à coup mon ennemi se présente à moi me disant :
– Satan : « Tu souffres pour rien, pourquoi ne profites-tu pas du temps qu’il te reste à vivre pour jouir un peu? Si tu voulais, je pourrais faire quelque chose pour toi. Tu pourrais trouver une certaine consolation même dans l’état où tu te trouves. Tu sais ce que je veux dire. N’est-ce pas que tu trouves le temps long entre quatre murs, pauvre petite, si jeune encore et tant souffrir pour rien, ce n’est pas juste. Dis-moi simplement un tout petit oui, fais un signe et je suis là. Je partagerai ta joie, ta jouissance, ton bonheur sera plus grand; après avoir tout abandonné depuis si longtemps tu constateras une joie nouvelle de nous retrouver après une si longue absence. Tu vois bien maintenant ton erreur, il est encore temps de me revenir. »
– Mimi : « Va-t’en menteur. Maman, Maman, ma douce Maman du ciel, viens à mon secours. Mon Dieu accordez-moi assez d’amour pour tout accepter ce que vous voulez de moi.
– Mimi : Mon Bien-Aimé je t’en supplie protège-moi je suis toute à toi pour toujours et je ne veux pas te perdre un seul instant par le péché. Regarde mon amour, je me blottis entre tes bras puissants, ô mon époux Bien-Aimé. Ne laisse pas ébranler ma confi Merci ma douce Maman du ciel de m’avoir aidée dans cette lutte. Je souffre trop physiquement pour continuer à écrire. J’accepte cette souffrance pour sauver des âmes, mais surtout pour te prouver ma reconnaissance, mon amour et mon entière soumission à ta Sainte Volonté. »
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Jeudi, 24 mars 1955
– Mimi : Toujours dans le même état, mon cœur est tourmenté par les tentations. Je suis toujours dans la même solitude morale depuis ce matin. Il faut que je garde mon sourire, que je cache mes ennuis, mes luttes.
Oh! comme je serais tentée de dire avec mon Bien-Aimé, « Père s’il est possible que ce calice s’éloigne de moi. » Mon directeur est venu pour quelques minutes. Voyant qu’il avait peu de temps à disposer je n’ai pas osé lui confier ce qui se passe dans mon âme. Il ne faut pas que je sois égoïste en ne pensant qu’à moi. Comme ma nature lutte avec la grâce!
– Mimi : « Demain je dois me rendre à l’hôpital, encore une autre journée de souffrance pour toi mon Bien-Aimé. »
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Vendredi, le 25 mars 1955
– Mimi : « Je commence ma journée avec une grande peine. Si tu savais le bonheur que j’aurais eu à te recevoir en ce beau jour de fête, mais je devais par obéissance me rendre à l’hôpital.
Oui, le 25 mars, jour mémorable pour moi, cinq ans déjà je faisais mon premier vœu. Je me rappelle ce jour si longtemps attendu. Mon directeur me prépara par une retraite suivie d’une confession générale. Comme j’étais heureuse d’avoir enfin retrouvé la paix, la sécurité, le bonheur en toi pour toujours. J’étais heureuse d’avoir le cœur enfin libre pour entreprendre une nouvelle vie, avoir un idéal moi aussi, je puis donc lever les yeux vers le ciel, il y a si longtemps que j’espérais ce jour.
Je n’oublierai jamais ce que mon directeur a fait pour mon âme surtout en ce beau jour c’est-à-dire le jour de ma conversion. Mon amour était si grand de te recevoir, il me semblait que je te recevrais pour la première fois. Tu te rappelles mon Bien-Aimé les doux moments de notre union? Je me souviens de tes divines caresses. »
J’étais bien épuisée après ma visite à l’hôpital, 4 heures à attendre assise sur un banc et toujours sur le même côté. Je souffre encore de l’abcès dû à une injection mal donnée. Depuis deux mois et demi, je souffre beaucoup de cette infection qui se propage de plus en plus. J’ai déjà huit clous, une vraie petite manufacture de clous. Je suis si épuisée que je ne puis dormir que quelques heures par nuit, les journées sont longues. C’est avec beaucoup de difficultés que je puis m’asseoir, soit pour écrire ou lire. Je souffre assez ce soir, je ne puis appuyer (mettre) ma tête sur l’oreiller sans ressentir de vives douleurs et mon petit cœur bat si vite. Je lui dis :
– Mimi : « C’est pour toi mon Bien-Aimé ces souffrances. »
– Jésus : « Merci ma chère petite, tu me fais plaisir en pensant à moi dans tes souffrances. Pense que je n’avais qu’une pierre pour reposer ma pauvre tête et j’ai tout enduré par amour pour toi. »
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé de m’ouvrir les yeux, c’est vrai que je suis égoïste en ne pensant qu’à moi. Viens mon amour, viens reposer ta tête sur mon cœur, viens je veux te consoler, te redire que je t’aime. Je t’offre mon petit cœur, il est à toi, garde-le pour toujours. Je sais que dans le passé mon cœur était dur comme une pierre, maintenant qu’il est à toi change-le, purifie-le, garde-le dans le tien pour l’éternité. J’ai confiance, car je sais qu’il est en sécurité. J’ai tellement besoin de toi, de ton aide pour m’aider, sans toi je ne suis rien. Bon voilà l’autre qui se montre le bout du nez. »
– Satan : « Tu vois bien que ton directeur se moque de toi, ne l’appelle pas pour communier. Demain il va rire de toi. »
– Mimi : « Va-t’en menteur, j’ai confiance, je vais demander quand même pour communier et plus tu feras ton possible pour m’empêcher de le recevoir, plus je me jetterai avec amour, avec confiance entre ses bras divins. Tu ne peux pas m’empêcher de le recevoir spirituellement! »
Je suis heureuse, je vais pouvoir le recevoir demain. Merci mon Dieu, merci à mon directeur.
– Mimi : « Bienvenue mon Bien-Aimé dans ma petite âme, notre demeure et celle de la Sainte Trinité.
– Mimi : Ma douce Maman du ciel, berce-moi s’il vous plaît. J’ai tellement mal à la tête, oui berce-moi, comme tu berçais ton doux Jésus, ton trésor, moi aussi je suis ton enfant malade. Voudrais-tu m’aider à préparer mon âme pour demain? »
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Samedi, le 26 mars 1955
– Mimi : La tempête recommence, je souffre beaucoup, mon ennemi est près de moi pour me troubler.
– Satan : « Tu souffres pour rien, tu me fais rire, tu crois souffrir avec ton Dieu, cela est inutile, car tu perds tes mérites. À peine deux mois et demi de souffrances et tu en as assez. Tu reviens de l’hôpital avec cinq sortes de remèdes pour alléger tes souffrances, après cela crois-tu réellement que tu souffres par amour?
Pauvre petite comme tu te laisses tromper facilement en croyant être unie à lui, en croyant à un être invisible. Tu devrais croire ce que la vie te refuse et te donne de souffrances, de difficultés de toutes sortes, pourtant si tu voulais, je pourrais t’aider. »
– Mimi : « Comme je souffre, moi qui voulais préparer ma communion comme il faut. Pourquoi mon ennemi est-il près de moi en ce moment? Pourquoi est-il le premier à me visiter? Et toi mon Bien-Aimé pourquoi te caches-tu en ce moment lorsque je désire ta présence en mon âme ô mon amour, lorsque j’ai tellement besoin de toi en ce moment? Je n’ai pu écrire plus, car toute la journée s’est passée avec de grandes souffrances physiques sans oublier la tempête intérieure.
Mon Dieu venez à mon secours je suis si épuisée que je ne suis même pas capable d’entendre parler, tout me fatigue, le moindre effort pour faire quelque chose m’épuise.
Alors je dois me soumettre à ta Sainte Volonté et accepter avec patience, avec un grand amour tout ce que tu voudras de moi, mon Bien-Aimé, et pour le moment tu veux que je reste encore au lit qui est devenu ma croix, notre croix, ô mon amour, je t’aime par-dessus toute chose.
– Mimi : Ma douce Maman du ciel, je te lance un s.o.s., viens à mon secours s’il vous plaît, les forces me manquent. Donne-moi le courage pour continuer cette lutte. Si ton doux Fils daigne se cacher j’en souffre beaucoup, mais toi, ma douce Maman du ciel, ne te cache pas à ton tour, je t’en supplie. Regarde ta petite fille qui pleure, qui lutte, aide-moi je ne veux pas perdre ton Jésus, je l’aime tant et par-dessus toute chose. Augmente ma foi et mon amour. »
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Dimanche, le 27 mars 1955
– Mimi : « La tempête fait rage, mon Dieu venez à mon secours, comme je me sens seule, pourquoi te caches-tu mon Bien-Aimé, que vais-je devenir sans toi? Mon ennemi ne me quitte pas, ô mon Bien-Aimé aide-moi à lutter, purifie-moi, donne-moi du courage, de la patience, de l’amour pour continuer à lutter. Tu sais mon Bien-Aimé que je ne veux pas te perdre, j’aimerais mieux mourir que de consentir un seul instant à ce que me demande mon ennemi. Mon Dieu je crois, je t’adore et je t’aime par-dessus toute chose. Je crois en ta présence en moi malgré l’état de tentation où je suis, j’en souffre beaucoup, mais j’accepte tout par amour et pour sauver des âmes.
Maman, Maman, ma douce Maman du ciel, protège ta petite fille, la tentation augmente de plus en plus, je suis si épuisée par la maladie, sans toi je ne puis rien. Enveloppe-moi dans ton manteau de reine et cache-moi bien. Mets à l’abri mon âme, ma volonté, mon esprit, mon cœur, mon corps, tout en moi t’appartient.
Mon Bien-Aimé, protège-moi s’il vous plaît, dis-moi que tu m’aimes comme ta petite épouse. »
Je lisais la passion de Jésus Christ et voilà l’autre qui se montre le bout du nez en disant ceci :
– Satan : « Pauvre petite fille, pourquoi crois-tu à tout cela? Tu crois souffrir avec Dieu! Pourquoi aurait-il besoin de tes souffrances, de toi surtout? Où est sa puissance? Regarde ce qu’il fait de toi en ce moment. »
Il t’abandonne, il n’écoute plus ce que tu lui demandes, il y a longtemps qu’il t’a rejetée. Pourquoi croire au ciel? Il n’est pas pour toi; s’il y en a un, il est pour les âmes pures et non pour les damnés; tu es du nombre avec toutes les âmes que tu as déjà perdues. Comme tu es orgueilleuse, tu espères toujours qu’un jour il te pardonnera, mais tes péchés sont si nombreux. Et avec cela tu crois être l’épouse du Christ! Tu dis qu’il t’aime et que tu l’aimes par-dessus toute chose. Voyons ma petite réfléchis un peu, ce Dieu que tu as mis à mort par tes péchés deviendrait par amour ton époux? Quelle fausseté et tu crois cela? Tu as une confiance aveugle en ton directeur qui soutient que Dieu t’aime, il est dans l’erreur lui-même. Pauvre petite qui se laisse tromper si facilement.
Admets-le donc, petite orgueilleuse, que j’ai raison. Tu sais bien que je dis la vérité malgré que tu confies à ton directeur que tu es heureuse de souffrir avec Dieu, que tu es fière d’être l’épouse du Christ, que tu veux l’aimer, le servir, que tu acceptes sa Sainte Volonté, que tu veux sauver des âmes avec l’aide de ton directeur, que vous faites un travail d’équipe pour rendre gloire à Dieu en lui donnant beaucoup d’âmes.
Que de paroles inutiles! Dans le fond de ton cœur tu sais bien que c’est faux. Ce sont simplement des phrases, des rêves des illusions, des mensonges. Tu agis de la sorte simplement pour recevoir des encouragements, des consolations, car tu cherches encore le bonheur. Tu en auras besoin. Pourquoi ne pas profiter de la vie, de ses plaisirs, tu en as pour si peu de temps à vivre. Je sais bien que tu n’es pas heureuse, regarde ta famille, tes amis te délaissent, tu es seule, malade, tu ne peux pas sortir, il fait si beau. Les personnes qui vivent avec toi ne te comprennent pas.
Tu n’as que ton directeur qui te visite par charité et pour gagner des indulgences. Regarde-moi, tu n’as pas à me demander, je suis toujours là à tes côtés. Je ne me cache pas moi, car je suis puissant, je n’ai rien à cacher et ton Dieu où est-il aujourd’hui? Que peut-il pour toi en ce moment? Et à l’heure de ta mort où iras-tu? Si tu voulais je pourrais te montrer ma puissance, je te comblerais de joies, d’amis, de plaisir. Tu ne seras plus esclave, tu ne seras plus la servante d’un Dieu invisible. C’est moi qui serais ton serviteur, tu n’auras qu’à demander pour être exaucée. Je ne fais pas la sourde oreille moi; quand j’aime une personne, je la garde pour l’éternité, oui ma petite je suis fidèle et je t’aime. »
– Mimi : « Je n’en peux plus, va-t’en menteur, je te déteste de tout mon cœur, je hais tes propos, tes mensonges, va-t’en, va trouver mon directeur, tu vas voir comment il va te recevoir, tu vas voir le pouvoir du prêtre sur toi. »
Comme cela me fait souffrir d’écrire toutes ces faussetés, ces blasphèmes. J’ai déjà assez de les subir sans les écrire, mais j’accepte tout par amour et par obéissance.
− Mimi : « Mon Bien-Aimé comment peux-tu demeurer dans mon âme avec tous ces désordres? Mon Dieu je trouve que la lutte est dure pour ma pauvre petite âme. Je tremble, la tempête me secoue fortement, mon Dieu ne me laissez pas succomber à la tentation. Je t’en supplie mon Bien-Aimé, donne-moi du courage pour continuer ma route vers toi. Vers toi je lève les yeux avec amour, avec confiance, j’espère tout de toi, sans toi je ne puis rien.
– Mimi : Ma douce Maman du ciel donne-moi la main s’il vous plaît pour passer ce chemin dangereux, je ne veux pas tomber dans cette boue, je ne veux pas salir mon âme où habite la Sainte Trinité, je veux garder mon âme pure.
Vierge Immaculée, ma mère, je t’aime, Vierge très pure garde-moi près de toi, dans ton cœur de mère, je t’aime et j’ai confiance en toi. Merci de ton aide, sans toi, sans Dieu je ne puis rien, à toi je me confie pour toujours surtout à l’heure de ma mort. »
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Lundi, 28 mars 1955
– Mimi : « Pourtant il fait beau soleil et la tempête fait rage en moi, je suis rendue à bout de forces, mon Dieu aide-moi à surmonter cette tentation, je ne veux pas vous offenser, je ne veux pas vous perdre. »
Je ne savais d’où venait cette voix.
– Satan : « Pauvre petite, je ne puis rien faire pour toi, J’ai été bon, j’ai été miséricordieux, je t’ai aimée, je t’ai comblée de faveurs spéciales, je t’ai donné mon Fils pour époux et maintenant que tu as abusé de mes grâces, de mes sacrements je ne ferai rien pour toi. Ne l’oublie pas, je suis un Dieu juste, un Dieu jaloux. Quoi que tu fasses dans ta vie tu seras toujours rejetée de moi ton Dieu. Ne me demande plus rien, car j’ai fermé la porte de mon cœur, de plus je te défends de communier, tu as commis assez de sacrilèges. Écoute-moi bien, la première communion que tu feras malgré ma défense, pour te punir je permettrai que tu voies en personne le démon, qui dès cet instant prendra possession de toi pour l’éternité. Tu l’as toujours servi avant moi, maintenant qu’il devient ton partage je ne veux plus de toi, enlève cet anneau que tu portes au doigt, il te portera malheur.
Que te faut-il pour te faire comprendre mon mépris? Depuis 5 ans je t’ai châtiée et à cause de toi ta famille souffre et est éprouvée, regarde un peu en arrière, mort, drame, tragédie, séparation, maladie, ennuis pécuniaires, plus de liberté d’être chez toi, maladie grave, opération, complications, peines, peines morales. Tu es à la charge des autres, reconnais une fois pour toutes que je te hais. »
– Mimi : « Non, ce n’est pas possible que cette sentence vienne de toi mon Dieu, toi qui as donné ta vie pour sauver les âmes. Je crois en ton amour miséricordieux pour moi, je reconnais mes fautes et je regrette de t’avoir offensé toi mon Dieu.
Comme je déteste mes torts, mes péchés de ma vie. Comme Marie-Madeleine laisse-moi m’approcher de toi avec confiance, reçois ma bonne volonté, accepte mon amour et mon repentir. Pour te prouver mon amour, je veux expier et j’accepte de te suivre en portant ma croix de chaque jour, je me soumets à ta Sainte Volonté. Mon Dieu j’ai confiance en toi et je t’aime. »
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Mardi, le 29 mars 1955
– Satan : « Ton Créateur te donne une liberté, profite de tout, fais-en l’expérience. Si tu suis mon conseil, tu constateras que j’ai raison. Donc, fais ce que je te propose de faire et là nous allons établir notre puissance. Si tu reviens à la vie, donc ton Dieu sera plus puissant que moi et s’il t’aime vraiment il fera quelque chose pour toi et si tu meurs ce sera moi qui serai puissant, car je te posséderai pour l’éternité. Par ce moyen tu auras un signe sensible que Dieu te rejette. »
– Mimi : « Menteur, menteur, va-t’en au plus vite, mon Dieu je crois en toi, aide-moi s’il vous plaît, ne me laisse pas succomber à la tentation. Je souffre tellement que je ne sais où mettre la tête, qu’est-ce que je dis, c’est sur ton cœur que je mettrai ma pauvre tête, ô mon Bien-Aimé. »
– Mimi : Encore lui.
– Satan : « Pauvre petite, tu vois bien que tu ne comprends plus rien, tu vas faire de la folie. Tu prétends que les suggestions qui te passent par la tête viennent de moi. Pauvre petite n’est-ce pas l’Esprit Saint qui éclaire, qui inspire? Tu vis dans le rêve, tu inventes des faussetés, des mensonges, tu crois que cela vient de moi. Comment expliques-tu que tes bons désirs, tes pensées viennent de Dieu? Vois-tu dans quel état tu es? Tu ne peux rien faire de toi-même, tu es continuellement dans le doute, tu fais une vie misérable et malgré tout tu as l’air d’être heureuse avec lui. Ton Bien-Aimé, où est-il en ce moment? Comme tu divagues ma pauvre petite avec tes actes d’amour, de contrition, tu me fais rire.
Ne raconte pas tout à ton directeur, cela le fatigue beaucoup, car il a bien fait son possible pour t’aider, mais cela est inutile. Il le sait bien que ton âme est perdue, incurable, mais il n’ose pas te le dire de crainte que tu tombes dans le désespoir, et son orgueil de prêtre sera ébranlé de voir une âme lui échapper lui qui espère toujours un miracle. »
– Mimi : « Merci mon Dieu d’avoir inspiré mon directeur de venir ce soir, je lui ai fait part de mes doutes, de mes tentations, il me rassura encore une fois. J’étais si heureuse d’apprendre qu’il viendrait demain me faire communier malgré qu’il soit bien malade. Comme il est bon et dévoué, sa bénédiction a mis mon ennemi en fuite.
Mon Dieu votre serviteur est malade, voulez-vous s’il vous plaît faire quelque chose pour lui. Il vous aime tant. Vous connaissez son grand désir de vous servir avec fidélité, avec amour. Il veut tellement sauver des âmes.
Je t’en supplie mon Bien-Aimé, donne-lui la santé, la force pour bien accomplir son devoir qu’il remplit avec tant d’amour. Il a beaucoup à faire, surtout pour la semaine prochaine qui sera la semaine sainte. Mon Bien-Aimé il veut bien faire son possible, mais aide-le de ta grâce, soutiens-le de ton amour, j’ai confiance en toi.
Merci mon Dieu je suis certaine qu’il va guérir, merci. Je vais préparer ma communion avec ma douce Maman du ciel. Je suis si heureuse quand je pense que mon Bien-Aimé va venir demain. Lui, mon Dieu, il va habiter dans ma petite âme malgré mes faiblesses. Ô bonté infinie, que j’ai hâte, merci, merci! »
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Mercredi, le 30 mars 1955
– Mimi : « Je suis heureuse de te recevoir, mon Bien-Aimé, quoique tu te caches encore. Je crois que tu es présent en moi, je t’adore de tout mon cœur, de toute mon âme, merci de ta visite. »
– Mimi : Encore lui mon ennemi.
– Satan : « Pauvre petite, j’ai bien joué mon rôle lundi, j’ai emprunté la voix de ton Dieu, je te défendais de communier, je savais bien que tu ferais part à ton directeur de cet entretien et lui croyant que cette suggestion venait de moi, il t’a fait communier ce matin, c’est bien ce que je voulais obtenir de toi, je désirais avoir une autre communion sacrilège, je l’ai ma petite, merci à ton directeur. »
– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne veux pas te croire. Tu prends tous les moyens pour me décourager, je n’ai pas peur de toi, car j’ai mis toute ma confiance en mon Dieu, mon Créateur et je suis certaine qu’il m’aime et qu’il est présent en moi.
Je me suis donnée toute à lui pour toujours, je suis heureuse d’être sa petite épouse. Maintenant, va-t’en, je n’ai pas de temps à perdre avec toi, à écouter tes mensonges. Il faut que je m’occupe de mon Bien-Aimé là dans ma petite âme, je ne veux pas le laisser seul un instant, je l’aime tant ce Dieu d’amour, je veux l’adorer, le prier, le servir en acceptant sa Sainte Volonté. Encore une journée pour toi mon Bien-Aimé, je veux t’aimer pour les âmes qui ne pensent pas à toi en ce moment de pénitence, qui sont trop préoccupés par les sorties, les achats, par la préparation des toilettes pour la parade de Pâques.
Combien y en a-t-il qui se préoccupent sérieusement à préparer la toilette de leur âme pour Pâques afin de rendre gloire? Mon Dieu acceptez mes humbles prières et mes petits sacrifices, acceptez aussi l’offrande de tout mon être pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs. Je voudrais tant que toutes les âmes vous aiment et ne vous offensent plus, ô mon Dieu, toi la bonté infinie. »
Toute la journée se passe à souffrir avec mon Bien-Aimé pour sauver des âmes, oui une seule âme coûte si cher. Quand je pense que mon âme a coûté la vie d’un Dieu, mon Dieu, mon Créateur!
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne veux rien te refuser. Aide-moi s’il vous plaît à préparer mon cœur, mon corps pour ce que tu attends de moi. Dans le Sang Précieux de mon Bien-Aimé je veux effacer les péchés de ma vie entière et par les mérites de ce très Précieux Sang, je vous en supplie soyez miséricordieux pour les âmes des pauvres pécheurs qui s’approchent de vous avec confiance, mais ayez surtout pitié de ceux qui ont peur de vous et qui ne vous connaissent pas, vous la bonté infinie, le Dieu d’amour, comme votre Fils je vous adresse cette prière : « Père, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. Et par le cœur Immaculé de Marie je vous en supplie écoutez les prières des âmes réparatrices, jetez un regard de compassion sur toutes ces âmes qui sont vos enfants et qui sont pauvres et qui souffrent, qui sont malheureux sur cette terre, loin de vous, ô mon Dieu.
Oui mon Dieu, j’accepte avec amour tout ce que vous voudrez de votre petite fille, je veux réparer, je veux expier pour moi et les autres; avec votre doux Fils je veux sauver beaucoup d’âmes surtout cette semaine et durant la semaine sainte.
Mon Dieu, mon Dieu, il ne faut pas que le Sang Précieux de votre divin Fils soit inutile. Je vous demande une seule goutte de ce Sang Précieux pour purifier mon âme; ô bonté infinie, vous ne pouvez pas me refuser cette demande, je veux tellement vous aimer, vous aimer encore plus avec un cœur confiant, un cœur pur, un cœur simple comme celui de Marie ma Mère. »
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Jeudi, 31 mars 1955
– Mimi : « Une autre journée pour toi et les âmes, comme le temps passe vite, déjà le dernier jour du mois de mars. Mon Dieu je vous remercie pour toutes les grâces reçues durant ce mois. Mon Bien-Aimé, donne-moi de la patience s’il vous plaît, j’en ai grand besoin en ce moment. »
– Jésus : « Ma chère petite fille, pense à moi, à ma patience de chaque jour devant les offenses des hommes, devant tes fautes. Pense à mon silence devant l’injure. Ma chère petite fille, prends ton crucifix et regarde-moi bien, oui regarde-moi bien dans les yeux, regarde aussi ce cœur qui a souffert pour toi ma chère petite, oui ce cœur qui a souffert d’amour en silence pour toi et les âmes.
Maintenant que vas-tu faire pour moi? Ma chère petite épouse bien-aimée j’ai une chose à te confier. Tu sais lorsque j’étais cloué à la croix, à un certain moment un soldat s’est avancé avec une lance pour me percer le cœur. Pauvre malheureux il n’avait pas besoin de faire ce geste inutile, car au moment de mourir mon cœur s’est ouvert et ce n’est pas par la main d’un homme que mon cœur s’est ouvert, c’est par l’amour qu’il contenait pour les âmes que ce cœur s’est ouvert et depuis il ne s’est jamais refermé. Mon amour est aussi fort, aussi puissant, c’est pour cela qu’il continue de verser son sang jusqu’à la fin du monde. Quand donc vont-ils comprendre l’amour que j’ai pour eux. Garde le secret pour toi, ne parle de cela à personne, sauf à ton directeur.
Pauvres hommes, ils ne comprenaient pas dans ce temps-là ma mission, mon amour. Ils étaient aveuglés par les passions de toutes sortes et malgré tout ce que j’ai fait pour eux depuis, ils n’ont pas changé beaucoup. Ma divine Mère a intercédé pour eux; dans son amour, dans son humilité, elle a demandé la permission à mon Père de venir sur la terre pour parler aux hommes. Elle a fait de grands miracles pour toucher les cœurs. Elle leur a parlé avec amour, avec douceur comme une mère sait parler à ses enfants.
Elle était si triste de revenir vers nous pour nous dire qu’elle était déçue de constater l’ingratitude des hommes, que l’amour de Dieu et du prochain n’existent plus. Il n’y a plus que le mot « MOI » qui domine la terre, les passions passent avant tout. Le désordre règne partout.
Cependant elle a été consolée un peu en regardant le Saint Père malgré les difficultés ouvrir ses bras pour garder son Église et protéger ses brebis. Elle a regardé le dévouement inlassable de tous ces prêtres, la générosité de ces âmes consacrées, l’abnégation des missionnaires, le travail obscur des petites âmes cachées aux regards humains, des petites âmes qui s’offrent pour sauver des âmes. Tu sais, ma chère petite qu’il y en a peu qui s’offrent uniquement par amour pour sauver des âmes.
Ma chère petite épouse si tu savais comme tu me consoles en acceptant la Sainte Volonté de mon Père, tu vois que rien n’est impossible à l’amour divin. Vois-tu ce que peut faire l’amour de Dieu pour une âme pécheresse, mais repentante. Nous avons fait beaucoup pour toi, en retour nous attendons beaucoup. Je suis ton époux et je t’aime.
Ma chère petite épouse, laisse là notre entretien et va te reposer. Nous avons toute une vie pour nous parler d’amour et toute une éternité pour nous aimer. Va, repose-toi bien entre mes bras divins, appuie ta pauvre petite tête sur mon cœur et ferme les yeux; malgré tes douleurs physiques tu trouveras un sommeil réparateur. »
– Mimi : « Par obéissance, je laisse tout. Bonsoir mon Bien-Aimé et merci. »