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 Vendredi, 1er avril 1955

Mimi : Je suis au comble du bonheur, j’ai reçu mon Bien-Aimé dans la sainte communion.

– Mimi : « Tu vois mon Bien-Aimé comme mon directeur t’aime. Il nous comprend bien tu sais! Il m’a donné la permission d’offrir plus pour les âmes. Merci mon Bien-Aimé, je n’ai pas eu à chercher longtemps ce que je pouvais faire de plus. Tu as choisi pour moi et j’accepte avec amour ta Sainte Volonté, donc encore une autre journée couchée sur la croix avec toi. »

Le soir un grand amour s’empare de mon âme et un besoin urgent de recevoir mon Bien-Aimé demain. Je suis heureuse, mon directeur m’a enseigné une belle prière que je devine être composée par lui. Je la récite plusieurs fois par jour surtout durant les périodes de lutte, de sécheresse spirituelle.

– Mimi : « Voici Seigneur, je ne vous demande pas la santé, la richesse, les honneurs, je ne vous demande qu’une chose, de vous aimer de tout mon cœur, de tout mon esprit, de toute mon âme, de vous aimer par-dessus toute chose à en mourir d’amour, vous qui m’avez tant aimée. »

– Jésus : « Ma chère petite épouse, tu me fais plaisir. Je vois ton désir tellement grand d’honorer le jour consacré à ma divine Mère. Je veux combler ton cœur. Que dirais-tu si elle venait te chercher le 15 août, jour de son Assomption? Elle te portera dans ses bras comme son enfant privilégiée pour ensuite te déposer entre mes bras divins et là je t’offrirai à mon Père ton Dieu.

Pense souvent à ce jour, à ce bonheur du ciel, nous avec toi pour l’éternité et pour le mériter tu auras à souffrir beaucoup. Mets en nous ta confiance, ton amour et tu ne seras jamais seule. Prie beaucoup, fais pénitence, prosterne-toi souvent devant moi, adore-moi présent en toi, parle-moi, laisse aller librement les élans d’amour de ta petite âme, cela me console. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, prépare mon âme pour travailler avec toi, donne-moi s’il vous plaît une foi vive, une charité plus ardente, un amour pur comme celui de ma douce Maman du ciel. Accorde-moi la grâce d’être courageuse dans la lutte et que malgré tout obstacle je reste fidèle à te suivre. Que je marche sans hésitation à tes côtés pour accomplir la Sainte Volonté de Dieu. Je dois cesser ce doux entretien, tu connais la raison mon Bien-Aimé. Cela me peine beaucoup, je me soumets avec amour pour sauver une âme. »

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Samedi, le 2 avril 1955

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’adore présent en moi, j’unis mes adorations à ma douce Maman du ciel, des anges et des saints. Oui, mon Bien-Aimé, te voilà chez toi, chez moi, dans ma pauvre petite âme. J’aimerais mieux t’offrir un palais pour demeure, toi mon Dieu, Roi du ciel et de la terre, mais je sais que tu préfères la pauvreté à la richesse, c’est pourquoi je suis heureuse de t’offrir ma pauvre petite âme pour demeure. Je sais que je suis indigne d’une telle faveur après t’avoir fermé la porte par mes péchés si nombreux. Ô bonté infinie, je regrette tous mes péchés, mais surtout la peine que je t’ai causée en agissant ainsi. Non, je ne veux plus t’offenser et pour tenir ma promesse j’ai besoin de ton aide, de ton secours. Je veux me rendre docile aux inspirations de l’Esprit Saint. Je veux imiter ma douce Maman du ciel. Je lui demande de me garder dans tes bras, de me conduire par la main dans le chemin du ciel. »

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Dimanche, le 3 avril 1955

– Mimi : « Mon Dieu, aujourd’hui commence la grande semaine. Je veux revenir avec beaucoup d’âmes à Pâques. Mon Dieu faites-moi voir le fond de mon âme. Faites-moi connaître mes erreurs, faites-moi voir les horreurs de mes péchés afin que je me regarde sincèrement avec toutes mes fautes, mes faiblesses, mes imperfections. Faites que je me voie telle que vous me voyez, mon Dieu je regrette de vous avoir offensé. Mon Dieu, augmentez ma foi, ma confiance, donnez-moi s’il vous plaît un vrai repentir de mes péchés.

Mon Bien-Aimé je suis là à tes pieds, je pleure mes fautes. Reçois mes larmes comme le parfum que versa sur toi Marie-Madeleine. Regarde ma sincérité, mon amour pour toi. Je ne veux plus te perdre. Je ne veux pas te laisser seul durant ta passion. Je t'en supplie au nom de notre amour, je veux te suivre, je veux partager tes souffrances pour sauver des âmes, pour expier mes péchés et surtout pour te prouver mon amour. Je veux aussi accompagner ma douce Maman du ciel pour la consoler. Mon Bien-Aimé exauce ma prière, accepte mon désir, j’ai ce privilège, ne suis-je pas ta petite épouse? »

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Lundi, le 4 avril 1955

– Jésus : « Non, ma chère petite, ne te gêne pas pour pleurer lorsque tu souffres trop. Attention à cela ma chère petite, car à retenir tes larmes comme tu le fais parfois cela pourrait devenir un peu d’orgueil, au lieu de devenir une vertu. Ta nature est encore là. Sois simple avec tous, n’écoute pas ton ennemi et quoiqu’il te dise tu ne perds pas mon amitié. Voyons ma petite, est-ce que je délaisserais et condamnerais un petit enfant qui pleure parce qu’il souffre? Surtout que cette souffrance vient de moi! Non, ma chère petite, je t’aime encore plus, viens je te comprends, viens pleurer près de moi. Dis-moi tes peines, tes ennuis, je vois ce que tu souffres, je connais tes désirs, cela me console beaucoup. Ma chère petite épouse bien-aimée, viens pleurer sur mon cœur divin, mon amour sèchera tes larmes amères, elles deviendront des perles précieuses pour moi, ton Dieu, et tu ne peux pas me refuser cela. »

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Mardi, le 5 avril 1955

– Mimi : « Mon Dieu je t’offre toute ma journée, je dois me rendre à l’hôpital ce matin, que ta Sainte Volonté soit faite ô mon Dieu. Je souffre beaucoup physiquement, mais je suis heureuse d’être avec toi mon amour.

Mon Dieu, au nom des mérites de votre Fils ayez pitié de ces âmes qui souffrent et se révoltent contre la souffrance, contre toi. Pauvres âmes, elles ne te connaissent pas. Si je pouvais crier à l’univers entier ton amour, ta miséricorde infinie pour tous. Si je pouvais parcourir la terre comme les apôtres pour prêcher l’amour, la confiance, pour convertir les âmes. Je n’ai rien de tout cela, cependant accepte mon amour, mes désirs et mes petits sacrifices. Je sais qu’il faut souffrir beaucoup pour sauver des âmes. Ce soir c’est le martyre qui commence pour les âmes.

Mon Dieu soutenez le courage et la patience de vos prêtres, ils font bien leur possible pour vous donner des âmes, mais combien d’âmes refusent leurs secours, leurs conseils. Si seulement ces âmes voulaient réfléchir avant d’entrer dans le confessionnal. Oui si elles pouvaient méditer un seul instant sur la lourde responsabilité qui pèse sur les épaules du prêtre. Que de difficultés ils rencontrent dans leur saint ministère, surtout avec des âmes qui ne veulent pas coopérer. Comme le prêtre doit avoir de la peine de voir partir une âme qui n’est pas sincère et qui refuse son aide.

Et toi mon Bien-Aimé comme tu dois souffrir davantage à la vue de ces choses! Quelle peine pour toi de voir ton représentant parfois outragé par le manque de confiance, de respect et d’obéissance. 

Nous devrions avoir pour le prêtre une pleine confiance et beaucoup de reconnaissance. Il est toujours là près de nous pour nous aider, pour nous pardonner au nom de Dieu, pour nous ouvrir le ciel, pour nous donner la paix. Nous avons besoin du prêtre surtout dans les moments les plus sombres, dans les moments de découragement.

Pourquoi ne pas voir en lui Jésus-Christ lui-même, avoir en lui pleine confiance, il ne veut que notre bien. Tout en lui est un autre Christ, son cœur est ouvert à tous, ce même cœur reçoit les confidences, les aveux et il garde le secret, le silence. Il offre, il prie, il se fatigue, il travaille pour nous. Tous les jours il est à son poste, toujours prêt à recommencer sans même recevoir d’encouragement des âmes. Et quand je pense que j’ai déjà été du nombre de ces ingrats.

Mon Dieu, pour réparer je me fais un devoir de reconnaissance, de prier tous les jours pour tous les prêtres spécialement pour celui que vous avez choisi pour m’aider et qui fait du bien à mon âme et qui cherche à la sanctifier de plus en plus.

Mon Dieu, avec votre grâce, avec votre doux Fils, je veux faire la conquête des âmes par l’amour. J’accepte tout par amour. Mon Dieu ayez pitié des pauvres pécheurs, je vais offrir davantage pour eux, je vais prier pour ces âmes. Je ne veux pas que par ma négligence il y ait une seule âme de perdue. Mon Dieu, ne permettez pas que le Sang Précieux de votre divin Fils soit inutile.

Par les mains si pures de ma douce Maman du ciel, je vous offre les âmes des pauvres pécheurs les plus endurcis, les âmes qui me sont chères, sauvez-les toutes de l’enfer. Je t’en supplie, sois miséricordieux, pauvres âmes elles ne savent pas ce qu’elles font. Regarde leur misère, elles ne sont pas heureuses, tu sais, parce que leur âme n’est pas en paix! Elles souffrent sans cesse et cherchent un refuge, du bonheur. Et dire que si elles voulaient comprendre c’est dans tes bras, c’est dans ton cœur qu’elles trouveraient tous ces trésors infinis, qu’elles trouveraient la paix, l’amour, le bonheur pour l’éternité. Mon Dieu, je veux vous aimer pour toutes ces âmes.

- Mimi : Avec ma douce Maman du ciel, je vais préparer ma communion pour demain, j’ai tellement hâte de recevoir mon Bien-Aimé. Mon bon ange veille sur moi s’il vous plait. »

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Mercredi, 6 avril 1955

Mimi : Je suis heureuse, mon Bien-Aimé est arrivé juste à temps, comme j’avais hâte de le recevoir dans la sainte communion.

− Mimi : « Mon Bien-Aimé qu’est-ce qu’il se passe en moi? Tu sais comme j’étais heureuse de te recevoir, maintenant que tu es là présent en moi je suis muette, je ne parle pas comme je voudrais et j’en souffre beaucoup. Pourtant ma langue n’est pas paralysée et mon esprit n’est pas muet, quand il m’arrive assez souvent de critiquer mon prochain!

Je voudrais tant te parler comme ta divine Mère te parle, je voudrais te louer, t’adorer comme les anges et les saints t’adorent dans le ciel. Je voudrais te parler d’amour, mais mon cœur est sec, presque indifférent. Pourquoi tout cela mon Bien-Aimé? Je souffre beaucoup, si c’est toi qui permets cela j’accepte ta Sainte Volonté. »

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Jeudi, le 7 avril 1955

– Mimi : « Mon Dieu, dans la peine où je suis, le cœur malade et tourmenté par les tentations, ayez pitié de moi. J’aimerais aller te visiter au Reposoir, mais je suis retenue au lit par la maladie. »

– Jésus : «  Ma chère petite, je suis toujours là dans ta petite âme qui est devenue mon reposoir, ma demeure, adore-moi! Je suis si heureux de trouver dans ta petite âme une demeure permanente. »

– Mimi : « Merci de tant de bonté mon Bien-Aimé, je crois que tu es présent en moi par ton amour, je sais que tu es présent en moi par la souffrance. Malgré les tentations je veux garder mon corps pur.

Ma douce Maman du ciel, protège-moi de mes ennemis, regarde ton enfant malade qui souffre et qui lutte pour rester où Dieu l’a placée.

Mon Dieu, je crois, je t’adore, je t’aime malgré l’état de faiblesse où je me trouve. Je me prosterne pour adorer et prier et demander miséricorde pour les pécheurs. Je suis du nombre. Mon Dieu moi qui voulais t’aimer encore plus cette semaine, je voulais te suivre de plus près, je t’en supplie, aide-moi, donne-moi la force et le courage de te suivre. Je ne veux pas te perdre un seul instant, je veux travailler avec toi et mon directeur pour sauver le plus d’âmes.

Je suis trop malade, trop faible pour écrire davantage, le peu de force qu’il me reste, je veux l’employer pour tenir compagnie et suivre mon Bien-Aimé dans sa passion. Je ne veux rien lui refuser, il m’aime tant, et moi je veux l’aimer davantage. »

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Vendredi Saint, le 8 avril 1955

Mimi : Hier soir je disais à mon Bien-Aimé :

– Mimi : « Je veux me tenir à tes côtés cette nuit, je veux partager ta solitude, je veux souffrir avec toi, prier avec toi pour sauver des âmes. Je veux m’offrir à Dieu avec toi, je ne veux pas te quitter.

Regarde où j’en suis avec mes désirs, comme tes apôtres je t’ai laissé seul pendant plusieurs heures. Je me suis endormie. Vers trois heures tu es venu m’éveiller par une douleur si aiguë que je pouvais à peine respirer. J’ai pensé à toi mon Bien-Aimé, tu étais dans l’agonie et tu souffrais à cause de moi et des âmes et moi pendant ce temps je dormais. Pauvre Jésus de mon cœur. Je te demande pardon de t’avoir faussé compagnie à un moment si important.

Mon Bien-Aimé, au nom de notre amour je veux te suivre aujourd’hui, j’accepte tout par amour pour sauver des âmes. Avec l’aide de Dieu et la permission de mon directeur je peux offrir plus. »

Dans l’après-midi, souffrance physique accompagnée d’une douce joie d’être avec lui, mais tout à coup la souffrance augmente de plus en plus, je ne comprends plus rien. La douce joie que je ressentais au début de l’après-midi disparaît pour faire place à de grandes tentations contre la foi, puis mon ennemi m’attaque de tous les côtés. Et du haut de ma croix (mon lit) je crie vers lui, je me sens si seule, abandonnée de tous, je souffre et je pleure, il me semble qu’il n’entend plus ma voix.

– Mimi : « Mon Dieu au nom des souffrances et des mérites de votre divin Fils ayez pitié de moi, regardez-moi, soutenez-moi, je vous aime, je ne veux pas succomber aux tentations. Mon Bien-Aimé, je t’en supplie, parle-moi, ne me laisse pas seule, c’est trop pour moi, je tremble. Tu connais ma faiblesse, je mets en toi toute ma confiance. »

Aucune réponse, sauf de mon ennemi qui blasphème et me tourmente. La lutte intérieure est terrible et le mal physique augmente. Aucun remède n’apporte de soulagement, je peux à peine lever la tête sur l’oreiller, cependant je lève les yeux vers Dieu en lui disant :

– Mimi : « Je vous aime, je souffre mon Dieu, je ne suis pas seule, je suis avec votre doux Fils, donnez-moi la force et le courage pour le suivre, augmentez mon amour pour les âmes. »

Je regarde mon Bien-Aimé cloué à la croix à cause de mes péchés, des péchés des hommes. Je pensais à son amour infini pour nous, pour moi et son amour est tellement grand pour chaque âme. Je suis certaine que si j’avais été seule à racheter il aurait consenti à mourir pour moi. Que son amour est grand pour les pauvres âmes, comme il m’aime ce doux Jésus, mon Dieu, mon Tout, merci de ton amour infini.

– Mimi : « Quoique je sente l’abandon total, je veux te suivre quand même, je veux te prouver mon amour, ma reconnaissance, je veux rester sur ma croix avec toi, aussi longtemps que tu voudras. J’unis mes souffrances aux tiennes pour réparer mes péchés et pour sauver des âmes. »

À trois heures j’ai voulu me lever pour faire le chemin de la croix à genoux. Maman me demande de rester couchée, de ne pas faire d’imprudence, alors par obéissance je me suis mise au lit, c’est-à-dire je me suis couchée sur ma croix. À ma grande surprise mon Bien-Aimé était de nouveau avec moi. Je ne puis écrire tout ce que nous avons souffert ensemble. Cette union dans l’amour et la souffrance a duré une heure, puis le vide se fait, mon Bien-Aimé se cache. Après de si doux moments la séparation de l’être aimé me cause une grande peine. Je suis bien triste. Pour combien de temps se cache-t-il? 

– Mimi : « La journée n’est pas encore finie, mon Dieu j’accepte tout par amour pour vous avec mon Bien-Aimé, je veux sauver beaucoup d’âmes pour vous glorifier.

Mon Bien-Aimé, veux-tu s’il vous plaît aider mon directeur? Il travaille fort tu sais, donne-lui la santé, le courage, la patience, il veut tellement te donner beaucoup d’âmes. Tu sais comme il t’aime, il est toujours prêt à t’obéir, à te servir avec fidélité. Calcule toutes les heures qu’il passe au confessionnal pour aller au secours des âmes, mais, tu sais les âmes ne sont pas toujours sincères. Je veux travailler avec toi, avec lui pour sauver des âmes. Il ne faut pas que ton sang soit inutile. Il y a tant d’âmes craintives, pauvres âmes, si elles étaient aussi craintives avant de commettre le péché. »

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Samedi, le 9 avril 1955

Mimi : Journée de grande souffrance, de grande tentation. Je suis toujours clouée à la croix avec mon Bien-Aimé.

– Mimi : « Mon Dieu soutenez ma foi, augmentez ma confiance, je t’aime mon Bien-Aimé malgré l’état de sécheresse, malgré mon impuissance, je veux te suivre jusqu’au bout.

Il y a encore beaucoup d’âmes qui ne veulent pas faire leurs Pâques. Mon Dieu pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. Je sais qu’un seul instant suffit à Dieu pour convertir une âme et son amour seul peut la transformer pour toujours. »

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Dimanche 10 avril 1955

– Mimi : « Mon Dieu, ayez pitié de votre petite fille, moi qui espérais tant te retrouver comme Marie-Madeleine, voilà que tu te caches encore, mon Bien-Aimé. J’accepte l’état où je suis, cependant aide-moi s’il vous plaît, j’ai besoin de toi, de ton amour pour me soutenir, je suis si épuisée par les luttes intérieures, par la maladie. Je mets en toi ma confiance, fortifie mon amour pour toi, je ne veux pas te perdre un seul instant. »

Cela me répugne beaucoup d’écrire ces choses. Voix de mon ennemi qui veut me décourager en me disant :

– Satan : « Tu vois ce que ton Dieu a fait de toi, Il est ressuscité dans toute sa gloire dit-on, qui a été témoin au moment même? Personne. Et tu crois cela. Ton Dieu est heureux dans son ciel. Il n’a pas le temps de penser à toi. Peu importe tes souffrances, tes élans d’amour, il n’a pas besoin de toi s’il est vraiment Dieu, qu’il s’arrange seul. Pauvre petite, comme tu fais une vie malheureuse, parce que tu crois à des choses impossibles. C’est pour cela que l’Église appelle ça des mystères. Lui ton Dieu disait qu’il parlait en paraboles. Si tout ce qu’il enseignait était la vérité pourquoi ne pas dire simplement les choses? Et après cela il accuse les peuples, les âmes de ne pas comprendre. 

Pauvre petite, tu me fais rire lorsque tu parles à ton Bien-Aimé, tu crois qu’il t’aime? Il a eu le temps d’en aimer d’autres avant toi, d’aimer des âmes saintes. Enlève cela de ton esprit de croire que Dieu t’aime. Pourquoi t’aimerait-il? Est-ce que cela serait juste envers certaines âmes? Tu fais de la folie de croire que tu es devenue l’épouse du Christ, pense un peu, toi une pécheresse! Tu oublies facilement ce que tu es. »

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, je crois, je vous adore et je vous aime par-dessus toute chose. Mon Dieu, mon tout. Je me jette avec confiance entre vos bras. Mon Bien-Aimé dis-moi que tu m’aimes, j’ai besoin d’entendre ta voix. Je suis si lasse. Laisse-moi reposer ma tête sur ton divin cœur. Sans toi je ne puis rien. »

Heureuse surprise, visite de mon directeur.

– Mimi : « Quel réconfort, je te remercie mon Bien-Aimé de cette délicatesse. Je vais pouvoir communier demain, j’avais tellement hâte de te recevoir dans ton sacrement d’amour. »

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Lundi, 11 avril 1955

– Mimi : « Mon Dieu, donnez-moi s’il vous plaît la persévérance pour prier. Mon Bien-Aimé, je veux tout accepter malgré l’état où je suis. Je ne veux pas être égoïste, ne penser qu’à moi. Je veux penser à toi, mon Bien-Aimé, je veux méditer tes souffrances et tout ce que tu as fait pour moi et tout ça par amour. Je veux aussi penser aux âmes. »

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 Mardi, le 12 avril 1955

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je suis dans le doute, la crainte, l’incertitude de n’être plus ta petite épouse me tourmente continuellement. Je souffre et je veux t’aimer encore plus, quoique je ne sente pas ta présence en moi. Tu sembles être caché si loin, mon Bien-Aimé. Cependant aide-moi à tout offrir à Dieu, sans toi je ne puis rien. »

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Mercredi, le 13 avril 1955

– Mimi : « Toujours dans la même situation, mon Bien-Aimé regarde mon impuissance, pourtant je t’aime, je ne comprends pas ce qui se passe en moi. Pourquoi ce dégoût pour la prière? Je voudrais faire un peu de méditation, je ne puis pas. C’est le vide presque complet et les seules pensées que je puisse avoir sont des pensées impures. Mon esprit est troublé par ces images, cependant je lève les yeux vers lui, je veux regarder avec les yeux de la foi, mais toujours le vide. Je suis comme une aveugle, tout est noir autour de moi, mais surtout dans ma pauvre âme. J’en souffre beaucoup. Mon Bien-Aimé est-ce possible que mon amour pour toi soit aussi indifférent? Comme je suis ingrate et lâche à ton service pourtant je voudrais t’aimer encore plus.

Je m’abandonne entre tes bras puissants, accepte-moi avec toutes mes misères, mes faiblesses, tu sais que malgré l’état où je suis je t’aime. Je ne ressens rien, mais je crois en toi, en ton amour pour moi pauvre petite fille. »

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Jeudi, le 14 avril 1955

– Mimi : « Mon Dieu je suis votre petite fille, ayez pitié de moi, je vous aime. Mon Bien-Aimé, ne me quitte pas j’ai besoin de toi, j’ai besoin de ton amour, je souffre trop pour écrire davantage. »

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 Vendredi, le 15 avril 1955

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je me jette entre tes bras, j’accepte de souffrir avec toi, donne-moi la force et le courage. »

Visite à l’hôpital de 8 heures à 12 heures 50. Radiographie des sinus, grand repos.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi à tout endurer pour toi et les âmes. »

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samedi 16 avril 1955

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton amour, comment peux-tu te plaire à venir dans mon âme si malade? Aide-moi à tout t’offrir, j’accepte l’état où je suis. Je souffre beaucoup surtout de la tête, donne-moi de la patience, je ne puis plus entendre aucun bruit sans ressentir de vives douleurs. Mon Bien-Aimé, je t’en supplie aide-moi, voilà de la visite, une personne qui parle très fort. Je sais qu’elle va rester plusieurs heures, mon Bien-Aimé donne-moi de la patience j’en ai grand besoin. »

− Jésus : « Ma pauvre petite, pense à moi, pense à ma couronne d’épines, pense au bruit que faisaient les soldats pour préparer mon crucifiement, pense aux cris et aux hurlements de mon peuple pour me faire condamner, pense que j’ai tout enduré par amour pour toi et les âmes. »

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Dimanche, le 17 avril 1955

Mimi : Tentation…

– Mimi : « Je ne veux pas me décourager, s’il vous plaît aide-moi mon Bien-Aimé. »

Je souffre beaucoup, je dois me rendre à l’hôpital demain, je me demande ce que l’on va me faire.

− Jésus : «  Ma chère petite, ne crains pas, je serai avec toi, pauvre petite quand tu penses à toi, comme tu m’oublies vite et pourtant je suis toujours là, pense à notre union. »

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Lundi, 18 avril 1955

– Mimi : « Par amour pour toi et les âmes, je t’offre ma journée. »

J’ai passé l’avant-midi à l’hôpital. Opération dans le nez et traitement dans les sinus.

Visite de mon directeur. Il m’aide à tout t’offrir et à me conformer à la Sainte Volonté de Dieu, je reprends courage.

Le soir.

– Mimi : « Mon Dieu, aide-moi, le mal augmente de plus en plus, on m’avait insensibilisée pour l’opération, mais l’effet commence à disparaître, je ne peux plus écrire. »

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Mardi, le 19 avril 1955

Mimi : Fête de mon cher papa, j’ai offert ma communion. Grande peine, étant toujours dans la sécheresse mon directeur m’aide à préparer ma communion.

Après ma communion.

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à faire mon action de grâce.

Merci mon Dieu d’être venu dans ma pauvre petite âme malgré les désordres, l’incertitude. Je crois que tu habites en moi, je sais que ta miséricorde est infinie et que tu fermes les yeux sur toutes mes misères. Au lieu d’avoir du mépris pour moi, tu me chéris. Au lieu de me châtier, tu te donnes tout entier. Je sais que ton bonheur est de te donner aux âmes les plus misérables. C’est pour cela que tu aimes venir en moi pour m’aider à mettre de l’ordre dans ma vie, pour me purifier, pour me communiquer ton amour et pour me donner plus de confiance, plus de foi. Viens amour infini, viens habiter pour toujours dans ma pauvre petite âme, viens avec ton amour, ta grâce, ta puissance, ta charité. Enlève de mon âme tout ce qui peut déplaire à Dieu.

Ô Esprit Saint, faites-moi la grâce d’être docile à vos inspirations et de recevoir en toute humilité tous les dons de Dieu. 

Mimi : Ma douce Maman du ciel, apprends-moi s’il vous plaît à connaître parfaitement mon Dieu, apprends-moi à l’aimer comme il le mérite, à le servir avec amour et fidélité et à me soumettre à sa Sainte Volonté. Pour cela je veux t’imiter, je veux pratiquer tes vertus ô Vierge très pure, Vierge Immaculée. Ma mère écoute ma prière, regarde ma bonne volonté, soutiens mon courage, aide-moi à atteindre mon idéal. Dans l’amour et dans l’humilité, dans l’entière soumission à la Sainte Volonté de Dieu, je veux le servir avec toi pour toujours.

Mon bon ange gardien protège-moi comme au premier jour de mon baptême. »

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Mercredi, le 20 avril 1955

– Mimi : « Encore une journée pour toi, je t’offre tout par amour. »

Tout l’avant-midi à l’hôpital.

– Jésus : « Prie ma chère petite fille, prie beaucoup pour les petites communiantes, spécialement pour les mamans qui se préoccupent plus de préparer la toilette de leurs fillettes que de préparer la toilette de leurs âmes. Combien de jeunes âmes me reçoivent pour la première fois avec une âme déjà remplie d’orgueil, de vanité, d’amour-propre. Pauvres petites âmes déjà esclaves des vanités du monde et c’est la faute des parents négligents. Pourquoi faire de la première communion une fête mondaine? L’orgueil est au premier plan et l’amour au second.

Moi qui me fais une joie de venir dans les âmes des tout-petits, je me demande parfois si j’ai une place! Si j’ai la première place! Je me demande pourquoi on a placé le jour de la confirmation avant celui de la première communion? Pourtant j’ai institué le sacrement de l’eucharistie avant que mes apôtres reçoivent les dons de l’Esprit Saint au jour de la Pentecôte. 

C’est l’amour qui doit dominer en tout et partout. En recevant la confirmation avant de recevoir l’eucharistie les enfants se préparent à leur première communion du lendemain avec un cœur distrait, car ils commencent déjà à recevoir des présents, des compliments sur leur toilette, ils reçoivent aussi la visite des parents, des amis.  Dans leurs petites têtes, il se passe bien des choses! Ils sont tellement préoccupés à regarder leurs cadeaux et à se demander ce qu’ils auront de plus beau le lendemain. Avec tout cela ils n’ont pas le temps de penser à moi, de préparer leur âme dans l’amour pur et le sacrifice. Ayant reçu le sacrement d’amour en premier lieu ils seront plus forts pour recevoir les dons de l’Esprit Saint. 

Fais part à ton directeur de cet entretien. »

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Jeudi, le 21 avril 1955

Mimi : Rêve étrange ! 

Mimi : Il faisait très beau, tout à coup je vois ma petite statue de la Vierge près d’une maison. Je la regardais et je lui dis bonjour en continuant mon chemin. Une seconde fois je la rencontre devant moi. Elle était tombée, je me penche pour la ramasser. Pauvre Sainte Vierge, elle est tombée. Avec amour je baise la statue et je la garde précieusement dans ma main puis je marchais toujours.

Je vis devant moi un grand tunnel, je n’avais pas d’autre chemin à prendre. J’entendis des pas derrière moi, je regardais, je vis une religieuse habillée de blanc, les mains cachées dans ses manches et la tête baissée et qui marchait d’un pas rapide. J’étais heureuse de ne pas être seule pour traverser le tunnel, car j’avais peur.

À ma grande surprise la personne que je croyais être une religieuse n’était que le démon. La lutte commence pour m’arracher la statue de la Vierge que je tenais dans ma main. Je pleurais, je luttais tellement, j’étais si épuisée que je ne pouvais respirer librement. Je pleurais, je souffrais beaucoup.

À mon réveil comme j’étais heureuse de voir que ce n’était qu’un cauchemar. Je me demande pourquoi ce rêve, ce cauchemar? 

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Vendredi, le 22 avril 1955

Mimi : Je me demandais où j’en étais rendue dans mes résolutions. Je me demandais est-ce que j’avance vite vers le ciel.

– Jésus : «  Ma chère petite ne te laisse plus aller à ce genre de question. Quand une âme est assez anxieuse pour essayer de savoir si elle avance dans la vie spirituelle cela devient inutile et ne sert à rien. C’est comme si elle se regardait dans un miroir à la noirceur pourtant le miroir est là, ses traits sont là et que voit-elle? Rien, rien. »

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 Samedi, le 23 avril 1955

– Jésus : «  Ma chère petite, tu as été impressionnée de voir la radiographie de ta tête! Mais quelle douce impression si tu avais vu ton âme en état de grâce, mais surtout après la sainte communion. Mais si je permettais cela où serait ta foi, ta confiance, ton amour pour moi? »

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Dimanche, le 24 avril 1955

Mimi : Visite de ma petite nièce. Je tenais la petite T. dans mes bras. Je lui disais :

« Écoute petite T. c’est un grand jour pour ta grande sœur, elle a reçu le petit Jésus pour la première fois dans son âme. » Elle semble comprendre et me regarde en souriant.

– Jésus : «  Ma chère petite, fais de même avec moi, reste petite, abandonne-toi entre mes bras. Ma chère petite tu remarques la confiance de la toute petite? Elle pleurait, tu la prends dans tes bras, tu lui parles avec douceur, elle sourit malgré que ses yeux soient encore humides. Avec sa petite main, elle presse très fort tes doigts comme si elle craignait de rester seule. Pourtant que peux-tu faire de plus pour elle? Pour son âme?

Comprends-tu pourquoi je te demande d’avoir confiance, de t’abandonner entre mes bras divins et dans les moments difficiles donne-moi la main! Si une pauvre petite fille sait faire renaître le sourire à une petite qui pleure, qu’est-ce que je ne pourrais pas faire, moi ton Dieu, pour ta petite âme? Abandonne-toi avec amour, avec confiance aux soins de ma miséricorde infinie. »