Jeudi, 3 novembre 1955
– Mimi : Je suis heureuse d’avoir ouvert toute grande la porte de mon âme à mon directeur.
– Jésus : « C’est très bien d’avoir ouvert la porte de ton âme, mais prends garde aux courants d’air. C’est dangereux pour une âme faible. À l’avenir, couvre- toi du voile de la charité. »
– Mimi : Mon Bien-Aimé fait cette remarque parce que durant la conversation j’avais critiqué une personne.
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Jeudi, le 10 novembre 1955
− Mimi : Je préparais ma confession de retraite.
– Jésus : « Ma chère petite fille bien-aimée, je désire que tu répares cette offense faite à Dieu et à la Sainte Trinité. Je désire que ton directeur bénisse cet anneau avec l’eau bénite. Par ce geste ignoble de révolte que tu as fait, cet anneau a été profané. Reconnais-tu l’énormité de ta faute? En faisant ce geste tu as péché gravement contre moi ton époux, moi la bonté infinie, tu as méprisé l’amour de Dieu le Père, tu as profané notre amour, notre union, tu m’as rejeté de ta vie. Tu as foulé à tes pieds ce pacte que j’avais fait avec toi dans l’amour et la souffrance. Tu as tourné le dos aux aspirations de l’Esprit Saint. Pauvre petite pourquoi as-tu agi de la sorte? Si tu avais vu mes larmes de sang, mon cœur était ouvert et par la plaie je laissais encore couler quelques gouttes de mon Sang Précieux pour toi. Vois-tu combien je t’aime?
Ma chère petite fille j’ai tout donné pour toi, pour racheter ton âme, pour la sauver, pour lui donner la vie, car elle était morte depuis longtemps. Que puis-je faire de plus pour toi? Je te comble de faveurs, de grâces spéciales, je t’offre de partager mon bonheur dans le ciel pour l’éternité. Dans le passé je souffrais de te voir vivre dans le péché, dans l’indifférence, mais l’autre jour j’ai souffert encore plus de voir ton geste ignoble de révolte, de constater ton mépris après tout ce que nous avons fait pour toi, ton directeur et moi. Tu as péché devant ton directeur, il faut que tu répares devant lui.
Tu devras baiser la terre trois fois. Premièrement pour réparer ce sacrilège, pour réparer ton manque de confiance, ton mépris fait à ton Dieu infiniment bon. Demande-moi sincèrement pardon. Deuxièmement pour m’adorer comme ton Créateur, ton Dieu, ton époux Bien-Aimé. Troisièmement pour me remercier de toutes les grâces que je t’accorde par pure bonté, puis humilie-toi en reconnaissant ta faute. Pour t’aider à réparer que ton directeur t’inflige une correction bien méritée, cela est nécessaire, il sait ce que je veux dire. »
– Mimi : « Mon Dieu est-ce bien ce que tu désires? Que je répare en baisant la terre devant mon directeur, il me semble que je puis réparer autrement. »
– Jésus : « Ma chère petite, quand vas-tu être assez humble, assez soumise pour admettre ce que je te demande sans argumenter. Je peux facilement me passer de tes commentaires. Qu’est-ce que tu es devant moi? Je connais le fond de ton cœur, de ta pensée en ce moment, tu hésites parce que cela va t’humilier, te contrarier. Pourtant ma chère petite fille tu n’as pas hésité un seul instant pour faire ce geste ignoble de révolte devant ton directeur. Ne l’oublie pas il me représente.
– Mimi : Mon ennemi en profite en me disant :
– Satan : « Pauvre petite comme je te plains, tu fais une vie bien misérable, ton Dieu ne respecte pas ta liberté. Il t’impose même à faire des choses ridicules. Pense donc un peu, te mettre à genoux devant ton directeur et baiser la terre. Quelle humiliation pour toi! Simplement parce que tu as voulu faire valoir tes droits de liberté. En agissant ainsi ton Dieu appelle cela de l’amour, de la miséricorde, ouvre donc les yeux.
Ton Dieu a peur que tu découvres sa façon injuste de te traiter c’est pour cela qu’il te demande sans cesse de marcher les yeux fermés. Il sait bien que si tu découvres la vérité tu le quitterais pour toujours. »
– Mimi : « Mon Dieu, je crois en vous, je crois que vous êtes la Vérité même, je crois en votre amour miséricordieux pour moi. Je vous en supplie ayez pitié de moi, ne me laissez pas succomber à toutes ces tentations. Ayez pitié de ma faiblesse, de ma pauvre nature humaine. Pour te prouver mon amour, mon repentir j’accepte de réparer quoique cela répugne ma nature de baiser la terre.
Ma douce Maman du ciel, modèle de vertu et d’humilité, aide-moi s’il vous plaît.
Mon Dieu je vous adore présent en moi, je veux vous aimer encore plus. Mon Bien-Aimé je reconnais ma faute, je te demande pardon. Je sais que tu as beaucoup souffert en recevant ce coup de lance que je t’ai donné par ce geste ignoble de révolte, mais moi aussi je souffre et je regrette de t’avoir offensé. Mon Bien-Aimé tu as reçu le coup et moi je garde la plaie dans mon âme, seul ton amour peut m’aider à obéir. »
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Vendredi, 11 novembre 1955
– Jésus : « Ma chère petite si tu voyais ce qui se passe en ce moment dans le ciel. Les saints, les anges sont dans une tension presque nerveuse en te voyant préparer ta confession. Ils attendent le moment avec anxiété, ils se penchent vers toi, prient pour toi. »
− Mimi : Après ma confession.
– Jésus : « Ma chère petite fille la joie règne dans le ciel. Si tu entendais les chants de reconnaissance. Ma divine Mère entonne le Magnificat. Si tu savais la valeur d’une seule âme en état de grâce, si tu comprenais mon bonheur de pardonner. Je suis heureux de recevoir dans mes bras mon enfant coupable, mais repentante. Tu te rappelles ce qui s’est passé en toi au moment de l’absolution? Tu ne peux ni écrire ni exprimer ce phénomène, cette paix, cette joie. Par un privilège spécial ton directeur a ressenti les mêmes effets. »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé je me souviens bien, il me semblait que mon âme se détachait de mon corps pour s’élever vers toi. Seul ton amour ô mon Dieu peut produire cet effet dans mon âme. Je te remercie mon Dieu de m’avoir pardonné encore une fois, merci de ton amour. Merci de ta miséricorde infinie. Je suis heureuse d’être blottie dans tes bras divins, près de ton cœur adorable.
En ce moment mon Bien-Aimé je voudrais que mon directeur ressente le même bonheur, il le mérite bien, il a fait beaucoup pour mon âme, tu sais combien mon âme lui a coûté cher. Mon Bien-Aimé, garde-le bien près de ton cœur. Mon Dieu bénissez son travail, ses sacrifices. Dans votre amour infini, exaucez tous ses désirs de prêtre, ses prières qu’il vous adresse pour le salut des âmes et pour votre plus grande gloire. Comblez-le de toutes vos grâces de choix que vous réservez à vos fidèles amis, vos enfants privilégiés.
Si je puis maintenant lever les yeux vers toi c’est parce que j’ai eu un bon guide, bien éclairé qui marchait sur tes traces. Son amour pour toi, son entière conformité à ta Sainte Volonté, sa confiance sans limite sont ses principes. Il n’a pas hésité un seul instant à rechercher la sainteté, la perfection dans les plus petites choses. À son exemple je veux m’approcher de plus en plus de toi, avec amour, avec pleine confiance. Je te remercie mon Dieu de m’avoir donné un bon directeur en qui j’ai confiance et à qui je confie mon âme et mon salut éternel. »
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Samedi, 12 novembre 1955
− Mimi : Je suis si heureuse de recevoir mon Bien-Aimé, il me semble le recevoir pour la première fois. Quand je pense que mon Bien-Aimé est là présent dans ma pauvre petite âme.
– Mimi : « Mon Dieu, mon amour, je te remercie de t’être tout donné à moi. Je te demande sincèrement pardon. Tu le sais bien, si par le passé je t’ai offensé, méprisé, comme je regrette cette vie de péchés. Ô mon Bien-Aimé accorde-moi la grâce de t’aimer encore plus. Tu connais mon grand désir de t’aimer encore plus, mais tu sais bien que sans toi je ne puis rien. Donne-moi le don de ton saint amour afin que notre union soit parfaite. Donne-moi la sainte persévérance de te demander ton amour chaque jour, surtout dans les moments difficiles. Viens passer quelque temps avec moi, viens travailler avec l’équipe, c’est l’heure des confessions. »
À l’église.
– Mimi : Je méditais sur la mort.
– Jésus : « Ne crains pas ma chère petite fille, fais-moi confiance. Tu n’as pas craint, tu n’as pas hésité le jour de ton opération pour confier ton corps à des hommes faillibles pourtant tu étais en grand danger de mourir. Confie-moi ton âme, ton corps. Le moment de ta mort se fera paisiblement, tu seras comme sous l’effet d’une anesthésie. À ton réveil je serai là, tu seras dans mes bras ma bien-aimée.
Pense un peu à cette joie de me voir, de me posséder pour l’éternité, moi ton amour, ton époux Bien-Aimé. Pense à cette heure où notre amour sera éternel, moi ton Dieu avec toi si petite. Je suis si heureux à la pensée que je viendrai te chercher, toi ma petite épouse, ma chère petite fille, mon tout petit rien, mon trésor si petit que je te cache dans mon cœur. Ne cherche pas à comprendre mon amour infini pour toi.
Garde bien le secret de notre union, de notre amour. Ne parle de cela qu’avec ton directeur, les gens ne peuvent pas comprendre l’amour divin, le mystère de l’amour et de la miséricorde infinie pour les pécheurs, surtout pour toi si misérable. Tu sais ma chère petite comme notre amour est fort. Tu comprends que rien n’est impossible à Dieu.
Je te demande de garder le silence sur notre amour, car tu as beaucoup de jaloux parmi mes âmes consacrées et dans ta famille. Ton entourage te critique déjà à cause de moi. Que de questions inutiles à ton sujet.
Premièrement : Pourquoi elle écrit si souvent, si longtemps, au lieu de sortir pour prendre l’air, pour sa santé?
Deuxièmement : Pourquoi les heures de méditations, de lecture? Elle fait de la paresse.
Troisièmement : Pourquoi les heures saintes au lieu d’avoir de la distraction, pourquoi ceci, pourquoi cela, toujours le pourquoi des choses, pauvre nature humaine. »
– Mimi : À toutes ces questions, je puis répondre : c’est l’amour de mon Dieu qui me fait agir de la sorte.
- J’écris par obéissance et pour faire plaisir à mon Bien-Aimé, pour sauver des âmes, pour m’entretenir avec mon Dieu et pour protéger ma santé morale.
- La lecture est pour nourrir mon esprit des choses de Dieu.
- La méditation est pour m’approcher plus intimement de mon Bien-Aimé afin de l’aimer, le connaître, de mieux le servir et aussi pour écouter sa voix qui est la vérité.
Mimi : « N’est-ce pas mon Bien-Aimé, cela n’est pas de la paresse de tout sacrifier par amour pour toi. » Les heures saintes, je viens tenir compagnie à mon Bien-Aimé pour le consoler, pour lui demander pardon, pour le remercier, pour le prier. La liste serait trop longue à écrire, car une heure passée près de lui n’est pas assez pour moi. Le temps passe si vite près de mon amour. Je ne prie pas seulement pour moi, je prie pour mon prochain, pour mes parents, je prie au nom de mes amis et ennemis. Je prie pour que Dieu règne sur la terre, je prie pour les besoins de l’Église, aux intentions du Saint Père, pour les prêtres, pour obtenir beaucoup de vocations missionnaires, sacerdotales et religieuses.
Je demande la paix dans le monde entier, la paix dans tous les cœurs par l’amour de Dieu. Je prie pour les gens mariés pour qu’ils accomplissent avec fidélité leur devoir d’état; pour les éducateurs, pour la jeunesse afin qu’elle soit éclairée sur leur vocation et qu’elle soit pure. Je demande la protection et l’affection pour les tout-petits. Je demande la grâce du baptême pour les nouveau-nés.
Je prie pour toutes les âmes consacrées, pour les missionnaires, pour que leurs travaux soient fructueux. Je demande les lumières de l’Esprit Saint, pour les confesseurs et directeurs de conscience. Je demande la conversion des pécheurs, je demande miséricorde pour les agonisants. Je demande la délivrance des âmes du purgatoire, surtout des âmes les plus abandonnées.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’en supplie, accorde la grâce qu’il n’y ait pas une seule âme qui meure en état de péché parce que j’aurais négligé de prier pour elle. Aide-moi à bien accomplir mon travail d’équipe, mon devoir d’état. Aide-moi s’il vous plaît à atteindre mon idéal, celui de t’aimer de plus en plus pour sauver beaucoup d’âmes.
Puis je te remercie pour tout le monde entier, pour tous ces bienfaits de chaque instant et de ton amour pour nous pauvres pécheurs. Quand je suis près de lui, je peux parler des heures entières et le temps passe si vite. Mon intimité avec mon époux Bien-Aimé grandit de plus en plus, à son contact mon amour se fortifie.
Mon Dieu je veux devenir une petite sainte pour vous et je veux devenir une petite simple pour le monde. Avec ta grâce je veux rester bien petite pour me cacher dans ton divin Cœur. Je veux vivre ignorée du monde. Moi aussi mon Bien-Aimé je te garde comme un trésor et je te cache dans ma pauvre petite âme, notre petite demeure. Je t’aime, je t’adore présent en moi. Merci de ton amour. »
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Dimanche, le 13 novembre 1955
Heure sainte à l’église.
– Mimi : « Mon Dieu je viens passer une heure avec vous pour vous remercier, pour vous consoler, pour apprendre à mieux vous connaître afin de mieux vous aimer et mieux vous servir.
Mon Dieu vous qui autrefois acceptiez comme offrande des animaux comme victimes, je t’en supplie accepte ce pauvre corps que je t’offre. Oui je fais le don de tout moi-même. Reçois mon âme remplie d’amour pour toi, mon Créateur, mon Dieu. Je t’offre et fais le sacrifice de ma pauvre vie avec ses misères pour que ton règne arrive sur terre et aussi pour soutenir ton Église, pour obtenir beaucoup de vocations sacerdotales, religieuses et missionnaires, pour obtenir la paix dans le monde, pour sauver beaucoup d’âmes, pour obtenir la conversion des pécheurs (et pécheresses, je pense à L.) pour obtenir la délivrance des pauvres âmes du purgatoire les plus abandonnées. Mon Dieu, je t’offre ma vie pour que le monde comprenne la valeur des croix, pour obtenir aussi la résignation aux pauvres infirmes, aux malades, spécialement les membres de ma famille.
Mon Dieu je t’en supplie écoute-moi, je te demande la guérison de mon directeur afin qu’il puisse encore faire beaucoup de bien et sauver beaucoup d’âmes. Sa vie est plus utile que la mienne. Tout ce que je puis faire pour sauver des âmes c’est de prier, de souffrir avec mon Bien-Aimé. Mais quand je pense à tout ce qu’il peut faire comme prêtre pour les âmes. (Je méditais sur la valeur du prêtre, sur son rôle d’apôtre.) Par son sacerdoce il fait d’un pécheur un ami de Dieu, il lui donne la paix.
Par le sacrement de baptême il donne à l’enfant ce titre d’enfant de Dieu, il en fait un hériter du ciel. À la sainte messe, il fait descendre sur l’autel un Dieu, le Maître du ciel et de la terre. Par l’eucharistie, comme un bon père, il donne Dieu en nourriture aux âmes. Par le sacrement de mariage, il unit deux âmes pour procréer à Dieu d’autres petites âmes. À la mort, au moment de donner le sacrement d’extrême-onction il met l’âme en grâce avec Dieu, il lui procure une douce paix dans l’amour et la confiance. Il lui ouvre la porte du ciel puis il console ceux qui restent, ceux qui souffrent.
Il ne calcule pas son temps, sa santé, ses sacrifices pour donner à Dieu des âmes. Regarde mon Dieu nos deux vies, n’est-ce pas que ma pauvre petite vie n’est pas si remplie. Elle est bien inutile à côté de tout ce qu’il peut faire et que moi je ne puis pas faire sans le secours de ta grâce parce que je n’ai pas comme lui reçu tous les pouvoirs du sacerdoce. Cependant comme lui j’ai un idéal, celui de sauver des âmes. Pour cela il me semble que j’ai le cœur du prêtre. Mon Dieu accorde-moi la grâce de mourir avant lui.
Combien de fois il m’a offert avec ton Fils, comme il serait heureux de m’offrir une dernière fois. Il me semble l’entendre te dire :
« Mon Dieu recevez l’âme de..........................que par votre miséricorde infinie m’avez confiée par une mission spéciale. Avec votre Fils j’ai tout donné pour arracher cette âme au démon, elle nous a coûté cher. J’ai accompli fidèlement tout ce que vous vouliez que je fasse pour vous aider à la purifier, à la sanctifier et voilà ô mon Dieu le moment venu où je dois vous remettre cette âme que vous m’aviez confiée. Dans votre amour faites-lui miséricorde, recevez-la dans votre ciel pour l’éternité afin qu’elle puisse atteindre son idéal, celui de vous aimer pendant toute l’éternité avec son époux Bien-Aimé, votre divin Fils.
Et aussi avec sa douce Maman du ciel en qui elle avait mis toute sa confiance, son amour, à qui elle avait confié son âme et son salut éternel.
Rappelez-vous mon Dieu des jours où malgré sa faiblesse, ses misères, elle vous offrait sa pauvre petite âme pour demeure. Vous savez comme elle aimait vous recevoir pour vous faire plaisir, car elle comprenait le besoin, le bonheur que vous avez à vous donner aux âmes. Recevez-la dans votre royaume, elle vous a donné asile sur la terre en sa pauvre petite âme si aimante malgré ses misères. Mon Dieu donnez-lui asile dans votre ciel, je sais qu’elle a beaucoup péché, je sais aussi mon Dieu qu’elle a beaucoup pleuré ses péchés, qu’elle a fait son possible pour expier, pour vous consoler de ses ingratitudes. Elle a fait preuve de bonne volonté en acceptant de faire votre Sainte Volonté. Elle était sincère avec vous. Vous savez mon Dieu le cœur affectueux que vous lui avez donné, ce cœur mon Dieu est à vous pour l’éternité. Recevez-la comme épouse de votre Fils Bien-Aimé; au nom des mérites, des souffrances de votre divin Fils, faites-lui miséricorde.
Mon Dieu, écoutez la prière de votre humble serviteur, venez chercher cette petite âme qui ne pense qu’à vous, qui ne soupire qu’après vous et qui souffre d’être loin de vous, son Dieu qu’elle aime tant. Je serais si heureux de remettre entre vos mains cette petite âme que vous m’avez confiée. J’ai été fidèle à suivre ce que vous me commandiez et à suivre vos ordres. Avec votre grâce ô mon Dieu je l’ai placée sur le bon chemin et j’ai toujours fait mon possible pour la diriger vers vous seul mon Dieu.
Je sais mon Dieu que vous avez beaucoup souffert et que votre divin Fils a versé des larmes de sang, moi aussi j’ai pleuré souvent à cause d’elle. Rappelez-vous mon Dieu les jours où elle allait pleurer ses péchés près du cœur de votre Fils, son époux Bien-Aimé. Faites ô mon Dieu que toutes ces larmes deviennent des larmes de joie en la voyant près de vous, mon Dieu son unique amour. Durant sa pauvre vie elle a toujours aimé sa douce Maman du ciel, elle est allée souvent se réfugier dans ses bras de mère pour pleurer ses fautes, pour exposer ses besoins, pour lui demander comment faire pour vous aimer comme elle et pour vous servir fidèlement et pour accepter votre Sainte Volonté. Mon Dieu dans votre amour infini pour elle, venez la chercher.
Vous ne pouvez séparer l’enfant de sa mère, vous ne pouvez séparer l’époux de l’épouse. Pensez à l’union de votre divin Fils avec cette petite âme privilégiée. Pensez à leur amour qui n’est plus qu’un. Tout cet amour est pour vous mon Dieu, pour vous rendre gloire.
Cependant mon Dieu que votre Sainte Volonté soit faite, achevez votre œuvre, elle est toute à vous pour vous aimer, vous servir toujours. Amen. »
– Mimi : Il s’est passé quelque chose d’étrange, j’étais à écrire ces lignes, il me semblait entendre une voix me dire :
– Jésus : « Ma chère petite que ton directeur récite cette prière avec foi, avec confiance, il sera exaucé. Puis un jour je lui indiquerai la date, où il devra lire de nouveau cette prière en ta présence et ce jour-là sera pour te préparer à mourir.
Ne doute pas de mes paroles, car cette prière est l’œuvre de l’Esprit Saint et Dieu est la vérité même. Tu as commencé la méditation et l’Esprit Saint a terminé.
L’œuvre de l’Esprit Saint commence par ces paroles : Mon Dieu recevez l’âme de, etc… Je te donnerai un signe sensible. Ton directeur…………. garde le silence pour le moment jusqu’au jour où il accomplira ce que je viens de te dire, après ce jour tu lui diras tout, il comprendra. »
– Mimi : J’étais tellement émue, je tremblais. Je pouvais à peine respirer. Je ne sais pas ce qui se passait en moi en entendant ces mots, je ressentais une crainte et en même temps une douce joie à la pensée du ciel, à la pensée que ma mort approche à grands pas.
– Mimi : « Quand je pense que l’heure de notre union approche ô mon amour infini, mon Dieu, mon époux Bien-Aimé. Ma douce Maman du ciel l’heure approche où l’âme de ton enfant va te rejoindre. En attendant, aide-moi s’il vous plaît à aimer encore plus mon Dieu, apprends-moi à bien vivre afin de bien mourir. Ne me quitte pas ma douce Maman du ciel, aide-moi à bien préparer mon âme afin qu’elle soit agréable à Dieu. »
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Lundi, le 14 novembre 1955
Après ma communion.
– Mimi : « Je suis si heureuse près de vous. »
– Jésus : « Ma chère petite le moment de ta mort ne sera que le changement de demeure. Aujourd’hui c’est moi qui viens vers toi, à l’heure de ta mort c’est toi qui viendras vers moi, pour partager mon ciel pour l’éternité. Ne doute pas de mes paroles, souviens-toi du bon larron. »
– Mimi : J’ai passé presque toute la journée à écrire, à mettre de l’ordre dans mes petites feuilles et à chaque heure je me recueillais quelques instants pour me reposer près de lui mon Bien-Aimé. J’élevais mon cœur vers Dieu pour lui dire que je l’aime, pour le remercier de son amour, pour lui demander miséricorde pour les pécheurs. Je n’oublie pas les agonisants et aussi pour obtenir la délivrance des pauvres âmes du purgatoire.
– Jésus : « Ma chère petite c’est facile de vivre avec moi, de faire ma Sainte Volonté. C’est comme cela que tu sauves des âmes, que tu fais ton travail d’équipe. »
– Mimi : Je voulais écrire davantage, mais il faut que j’écoute la lecture de lettres que je connais déjà. Je me demande à quoi sert la lecture de ces lettres.
– Jésus : « Ma chère petite, pour toi elles servent à te faire sauver des âmes et à exercer ta patience, à mortifier ta volonté. »
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Mardi, le 15 novembre 1955
– Mimi : La semaine dernière j’avais acheté un chapeau bleu. Je le trouvais confortable et aussi parce que j’aimais la couleur.
– Jésus : « Ma chère petite, au moment de paraître devant moi, préfères-tu avoir sur la tête ton petit chapeau bleu ou bien préfères-tu avoir la couronne d’épines que je changerai pour une couronne de gloire? Pense à cela. »
– Mimi : Je ne savais que faire. Après avoir parlé de la chose à mon directeur, il décide de l’acheter. Le sacrifice a été assez pénible, car je ne l’avais pas encore porté, mais d’un autre côté je ne voulais pas refuser quoique ce soit à mon Bien-Aimé. J’étais prête à le donner. Le sacrifice est fait. J’en suis heureuse.
– Jésus : « Ma chère petite dis à ton directeur que je le laisse libre d’agir comme il le voudra. Soumets-toi à sa volonté et à la mienne. »
− Mimi : Après plusieurs jours mon directeur décide que je garderai le chapeau à la condition que si Dieu me fait un reproche au sujet du chapeau, je le lui remette sans hésitation.
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Mercredi, 16 novembre 1955
− Mimi : Jour mémorable pour moi.
− Mimi : Je suis heureuse, mon directeur a béni mon anneau avec de l’eau bénite, il a récité les prières de l’Église, puis je lui fais part de ton désir que je répare l’offense que je t’ai faite en faisant le geste ignoble de révolte. Mon directeur a réfléchi quelques instants puis il me répondit : « C’est bien je vous le permets de réparer et tout de suite. »
La première réponse a été non, pas ici, il peut venir quelqu’un. Mon ennemi me suggérait toutes sortes de raisons. Pendant ce temps mon directeur attendait toujours, puis après un long silence il me dit :
− Mon directeur : « Si vous saviez tout ce qui me passe par la tête. Je frissonne tellement, je sens sa présence près de vous (mon ennemi). Écoutez-moi bien, me dit-il, si vous ne voulez pas vous mettre à genoux et faire ce que le Bon Dieu vous demande, moi je vais le faire à votre place. » Puis il ajoute : « Je n’ai pas peur d’adorer mon Dieu, de réparer, de me soumettre à sa Sainte Volonté. »
− Mimi : À ce moment-là je souffrais beaucoup, je répondis : « Non je ne veux pas vous voir réparer à ma place, c’est moi qui ai péché, c’est moi qui dois réparer, expier. Puis, je gardais le silence. » Pendant ce temps, mon ennemi me disait :
– Satan : « Ne fais pas cela, c’est ridicule. C’est fou, va-t’en, va-t’en. »
− Mimi : Je répète à mon directeur ce que je venais d’entendre.
− Mon directeur : « Croyez-vous, dit-il, que cela vient du Bon Dieu, croyez-vous que le geste ignoble de révolte que vous avez fait l’autre jour devant moi était noble, élégant, gracieux? Vous entendez, vous allez réparer tout de suite et faire ce que vous devez faire, pendant ce temps je vais vous bénir. »
– Mimi : À ce moment-là je ne pouvais faire aucun geste, j’étais comme clouée à la chaise, je souffrais. Mon ennemi en profite, je le sens près de moi, il a du plaisir, il regarde la lutte.
– Satan : « Il ne faut pas que ton directeur gagne sur toi, va-t’en il est encore temps, ne crains pas je suis là. »
− Mimi : J’avais peur, mon directeur devine quelque chose, il me dit :
− Mon directeur : « Vous avez compris, qu’est-ce que vous attendez pour vous exécuter? Si le Bon Dieu était ici et vous le demandait, que feriez-vous? »
− Mimi : En disant cela il avait touché mon cœur et mon ennemi prit la fuite en entendant prononcer le nom de Dieu. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour mon Dieu, pour mon Bien-Aimé. Alors j’accomplis avec respect ce que le Bon Dieu me demandait. J’étais si heureuse. Mon émotion était trop vive pour exprimer ma joie, mon bonheur, cette paix que je ressentais.
– Mimi ; « Mon Dieu je vous remercie, avec votre grâce et avec l’aide de mon directeur nous avons gagné une autre victoire sur mon ennemi, je suis si heureuse.»
– Jésus : « Ma chère petite vas-tu finir par comprendre ce que c’est que l’humilité en tout, même dans les plus petites choses, même dans les choses ridicules aux yeux du monde. Ma chère petite, chaque fois que je désire quelque chose je suis obligé de te donner des exemples. Est-ce que Marie-Madeleine a hésité à se mettre à genoux devant moi devant les hommes? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon, je veux réparer ma conduite. J’accepte avec amour tout ce que tu me demanderas. Je t’aime trop pour refuser de te suivre. Je ne veux plus te laisser seul. Je veux bien accomplir mon travail d’équipe pour sauver des âmes, mais sans toi je ne puis rien. Je t’en supplie donne-moi la force et le courage pour lutter. Augmente en moi la foi, la confiance, l’humilité. Que tout en moi soit transformé par toi, par ta grâce et par ton amour.
Mon Bien-Aimé je ne suis rien. Achève ce que tu as commencé en mon âme pour la plus grande gloire de Dieu.
Ma douce Maman du ciel je te remercie, laisse-moi me reposer dans tes bras de mère, mon petit cœur me fait si mal. L’émotion d’aujourd’hui a été très forte. Vers toi je viens me reposer. Je viens chercher le refuge assuré. Je t’aime, je veux vivre et mourir entre tes bras. »
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Jeudi, le 17 novembre 1955
– Mimi : « Je suis si heureuse d’être ta petite épouse. »
Quand je pense à cela, moi, pauvre petite créature, être l’épouse de mon Dieu. Il ne me quitte jamais, je n’ai pas à m’inquiéter sur notre amour. Je sais qu’il m’aime pour l’éternité. Je n’ai pas à craindre la séparation, tant que je serai avec lui, tant que mon amour et ma confiance seront en lui. Près de lui mon travail devient plus facile, car je veux le servir comme sa petite servante la plus soumise à ses demandes. L’amour seul est ma récompense. Plus ma solitude est grande, plus je l’aime, car elle me donne le temps de prier, de méditer, de penser, de converser avec lui et notre intimité devient de plus en plus grande. Mon amour pour lui se fortifie en sa présence.
J’ai aussi le temps d’échanger de doux aveux, de parler à l’aise, de pleurer mes fautes, lui demander la grâce de ne jamais l’offenser, mais d’augmenter en mon âme encore plus d’amour, plus de confiance, plus de conformité à sa Sainte Volonté, plus d’humilité. Je me sens si petite près de lui. Mon grand désir est de l’aimer comme jamais il n’a été aimé. Pour cela je demande à ma douce Maman du ciel comment faire pour l’aimer comme elle.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, accorde-moi s’il vous plaît la grâce de l’aimer, le servir fidèlement chaque jour comme toi. Je veux rester toujours bien humble, bien petite entre ses bras puissants. Aide-moi s’il vous plaît à mettre de l’ordre dans mon âme, dans ma vie, dans la maison pour être agréable à Dieu. »
La grâce et l’amour de Dieu ont tout changé en moi. Je ne pense qu’à lui, je ne soupire qu’après lui, je ne travaille que pour lui, pour lui offrir des âmes. Je l’aime et je veux l’aimer de plus en plus. Je m’ennuie loin de lui. J’attends avec impatience le jour où je le posséderai pour l’éternité où notre union sera parfaite.
– Mimi : « Quand viendras-tu me chercher mon Bien-Aimé? J’ai tellement hâte. Je compte les jours, les heures où je pourrai dire, me voilà mon Bien-Aimé, mon époux, je suis tout à toi pour toujours. Accepte ma demande, si tu savais comme je trouve le temps long. »
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Vendredi, le 18 novembre 1955
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de la grande grâce reçue. Merci de ton amour infini pour moi. Tu m’as accordé aujourd’hui une grande joie que je ne méritais pas. Merci de la grâce de ne pas t’avoir offensé. Merci de m’avoir donné le goût de te prier, merci de cette paix que je ressens avec toi. Je mets en toi toute ma confiance, je m’abandonne entre tes bras divins. Comme je voudrais que toutes les âmes ressentent ton amour. C’est un besoin que j’ai de te redire mon amour. Tu es toute ma raison de vivre, quand je pense : « Toujours avec toi dans le ciel pour l’éternité. » Merci mon Dieu, comme ta délicatesse est grande. »
Mon directeur me fait une agréable surprise, il me donne une belle petite statue de la Vierge. Je ne puis exprimer ce qui s’est passé en moi en recevant la petite statue. J’étais si heureuse, si émue, je n’ai pu m’empêcher de la baiser avec amour, avec respect.
– Mimi : « Bienvenue dans ma petite demeure, comme je suis heureuse. Tu es maintenant chez nous chez vous. Ma douce Maman du ciel voudrais-tu s’il vous plaît accorder à mon directeur beaucoup de consolations spirituelles. Voudrais-tu augmenter son amour pour Dieu. Tu connais sa prière de chaque jour qu’il adresse au ciel. Tu connais son désir de sainteté pour être plus près de son Dieu qu’il aime, pour l’adorer, pour être plus près de son divin Maître, comme son serviteur dévoué et fidèle, à travailler au salut des âmes. Je suis au comble du bonheur, mon Bien-Aimé va venir demain. Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer ma petite demeure, ma petite âme a besoin de lui, que j’ai hâte! Mon Bien-Aimé sur la croix tu avais soif de mon âme, sur ma petite croix j’ai faim de toi et j’ai soif de ton amour. »
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Samedi, le 19 novembre 1955
− Mimi : J’ai eu le grand bonheur de le recevoir – Je souffre beaucoup de la tête.
« J’unis mes souffrances aux tiennes mon Bien-Aimé pour que le règne de Dieu arrive sur la terre. Avec toi en moi j’aurais plus de forces, plus de courage pour travailler. Je sais que je ne suis pas seule pour le travail d’équipe, moi aussi je veux sauver beaucoup d’âmes pour les offrir à Dieu. »
Hier j’avais donné à mon directeur une copie de la petite prière que l’Esprit Saint me dictait dimanche le 13 novembre 1955. Cette prière est pour la préparation à la mort.
– Jésus : « Ma chère petite, ton directeur ne peut se lasser de relire cette petite prière. Il est fortement tenté de la faire lire à un confrère pour confirmer son opinion. »
− Mimi : Je souffrais beaucoup dans l’après-midi, je me proposais de me reposer un peu.
– Satan : « Dis à ton directeur qu’au nom de la sainte obéissance je lui ordonne de détruire cette prière, car elle ne contient que mensonges du commencement à la fin. Ne crains pas, va lui dire ceci. »
− Mimi : Je ne savais pas ce que je devais faire. Si c’était mon ennemi il ne me dirait pas : « Au nom de la sainte obéissance », car il a horreur de l’obéissance. Il ne me dirait pas : « Va lui dire ceci. » Il a l’habitude de me dire : « Ne parle pas. »
Avec peine je me rendis à l’église faire mon heure sainte. Puis je profite de l’occasion pour parler à mon directeur de ce qui se passait en moi. Il me rassura en me disant que cela ne venait pas du Bon Dieu, l’ordre de détruire la petite prière.
− Mon directeur : « Vous comprenez bien qu’il va tout faire pour se venger, il en rage. (Le démon) D’abord je ne crois pas que cette petite prière puisse venir de vous. Je vous connais assez, à moins que vous soyez devenue tout à coup un génie. » (Dit-il en riant.)
− Mimi : « Sur cela aucune crainte. Le Bon Dieu me l’a déjà dit qu’il connaissait mon ignorance et vous aussi me connaissez si bien. Après Dieu vous êtes le seul qui connaissez tous les secrets de ma pauvre petite âme et si j’avais été un génie pour écrire cette petite prière d’où me serait venu le génie, si ce n’est que de Dieu? Alors cela revient toujours à Dieu. »
– Jésus : « Ma chère petite il ne faut pas être un génie pour comprendre que cette prière est l’œuvre de l’Esprit Saint et non de toi. Une âme droite, une âme simple, une âme éclairée comprend facilement cela. L’Esprit Saint a le droit d’inspirer les âmes les plus faibles, les plus simples, les plus ignorantes, tu es là comme exemple. Dans ton ignorance tu as écrit cette prière sans en comprendre l’importance. »
– Mimi : « Mon Dieu, je n’avais pas le temps de réfléchir. L’Esprit Saint soufflait si vite ses pensées, avec une vitesse si grande que je me croyais au jour de la Pentecôte. »
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Dimanche, le 20 novembre 1955
− Mimi : Je regardais un film qu’un ami de la famille a tourné et sur lequel je paraissais durant un quart d’heure. Devant les éloges et les impressions de mon entourage je ressentais tout à coup une petite joie, de la vanité.
– Jésus : « Ma chère petite, que dirais-tu si je faisais dérouler devant les yeux de ton entourage le film de ta pauvre vie avec toutes ses misères, tes péchés, tes méchancetés? Crois-tu que tu recevrais des éloges, des félicitations? Ton entourage ne resterait pas 5 minutes à regarder ces laideurs. Te souviens-tu de la radiographie de ta tête? Souviens-toi de l’impression que tu as eue en regardant ton crâne sur l’écran. Ce jour-là as-tu reçu des éloges des médecins, te trouvais-tu jolie? Tu n’avais rien, aucun trait pour identifier ta pauvre tête. Simplement des os et des trous. Pense bien à cela c’est l’image de ce que tu seras un jour. Maintenant pour réparer ta faute de vanité va méditer quelques minutes près de ton crucifix. Regarde-moi bien les yeux dans les yeux, tu vas comprendre. Ce n’est pas toujours ce qui paraît le plus qui compte dans la vie, qui compte pour moi. Pense à ma vie cachée »
– Mimi : « Mon Dieu je te demande sincèrement pardon.
Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à comprendre et à pratiquer l’humilité.
Mon Bien-Aimé je me jette avec amour dans tes bras divins et cache-moi bien aux yeux du monde, sans toi je ne puis rien, aide-moi s’il vous plaît à réparer ma faute, je regrette de t’avoir offensé. »
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Lundi, le 21 novembre 1955
− Mimi : Je suis si heureuse, j’ai communié ce matin en ce beau jour de fête, la Présentation de Marie au Temple. Merci mon Dieu et grand merci à mon directeur. Je souffrais beaucoup. C’est avec peine que je faisais mon travail, j’étais fiévreuse et je ne parvenais pas à me réchauffer. En écrivant je pensais à la petite Thérèse qui a tellement souffert du froid. Après avoir passé plusieurs heures à écrire j’étais épuisée, mais je voulais bien accomplir mon travail d’équipe.
– Jésus : « Ma chère petite, en ce beau jour de fête viens passer une heure avec ma divine mère et avec moi. »
– Mimi : « Mais comment faire, aide-moi à cacher mon mal, autrement je ne pourrai pas sortir. Mon Bien-Aimé, j’ai tellement froid. »
– Jésus : « Viens ma chère petite, ma mère et moi avons eu froid pour toi et nous avons tout accepté par amour pour toi. Pense à réparer la froideur que ton petit cœur avait autrefois devant nous. Je sais que tu souffres beaucoup du froid. Viens te réchauffer près de mon cœur ardent, brûlant d’amour pour toi. »
À l’église.
– Mimi : Je regardais le Christ en croix, je pensais à toute la peine que je lui ai faite et que je lui fais encore par mes faiblesses. Je le regarde et je pense surtout à tout l’amour qu’il a pour moi. Il me semblait le voir vivant et me dire :
– Jésus : « Regarde-moi bien, voilà ton œuvre.
Regarde ce cœur qui t’a tant aimé et qui est mort d’amour pour toi. »
− Mimi : Il me semblait l’entendre dire dans un dernier souffle :
– Jésus : « J’ai soif, c’est-à-dire je veux ton âme. »
− Mimi : Je ne le vois plus très bien, mes yeux sont remplis de larmes, mon cœur fait si mal. Quand je pense que j’ai été la cause de sa mort.
– Mimi : « Quand je pense qu’autrefois je faisais la sourde oreille à ta voix. Comme je regrette ma conduite méchante, si ingrate envers toi mon Dieu. Laisse-moi pleurer mes fautes sur ton divin cœur, ô bonté infinie, ô amour miséricordieux. Comment peux-tu aimer une âme comme la mienne, si méprisable après tant de preuves de ton amour? Je te demande sincèrement pardon. »
Je ne pouvais pas retenir mes larmes.
– Jésus : « Ma chère petite, unis tes pleurs à la douleur que ma divine mère ressentait par ta conduite si ingrate, si révoltante parfois.
Maintenant ma chère petite ne pleure plus. Ta pauvre vie, tes péchés sont cachés dans mon divin cœur et mon amour les consume tous. Pleure de joie, de reconnaissance pour tout ce que je fais pour toi. Ne pense plus à ta vie passée que pour me rendre gloire. Pense à ta vie présente avec moi présent en toi comme époux, comme ton Dieu d’amour. Pense au petit temple où tu demeures avec nous puisque ta petite âme est devenue notre bonheur. Pense à ta vie future près de nous pour toujours, pense à notre amour l’un pour l’autre.
Ma chère petite épouse bien-aimée, dans le passé tu as été faible dans tes affections. Moi j’ai été faible dans mon amour pour toi. Moi ton Dieu je me suis abaissé pour aller te chercher dans la boue du péché. J’ai fait cela, ma chère petite fille, parce que je t’aimais. Je voulais moi-même nettoyer, purifier, embellir ton âme afin qu’un jour je puisse t’offrir à mon Père comme étant ma petite épouse bien-aimée. Maintenant j’ai un secret à te confier. Tu sais qu’aux yeux de mon Père tu es l’image de l’enfant prodigue devenue par la grâce l’enfant de l’amour divin. Il se penche vers toi, il te regarde avec douceur, avec bonté et te comble de grâces spéciales. Il t’aime d’un amour si tendre. Écoute-moi bien, son amour pour toi est grand, si fort que si ce n’était pas le ciel où il demeure, il y aurait beaucoup de jaloux. Mais c’est le royaume de la paix, du bonheur et de l’amour.
Mais oui, ma chère petite épouse bien-aimée, mon petit trésor que je veux garder précieusement caché dans mon divin cœur. Si je t’aime plus que bien d’autres c’est parce que je savais que tu souffrais beaucoup avec une vie si lamentable. Je te regardais, j’ai pleuré souvent avec toi, j’ai aussi pleuré à cause de toi. J’attendais le jour où mon amour serait victorieux, mais tu étais libre. Si je t’ai attendue si longtemps c’est que je voulais que la raison de ton retour ne soit pas intéressée, que la seule raison de ton retour vers moi soit l’amour simple, l’amour pur, pour moi ton Dieu. Pour t’aider je t’ai choisi un directeur éclairé, il sait ce que je veux de toi et ce que j’attends de toi, tu en auras encore besoin, car d’ici quelques temps tu vas souffrir beaucoup de toutes sortes de manières. Il faut que je te purifie avant le grand départ parce que je t’aime, je dois te faire passer par le même chemin que j’ai pris avant d’aller vers mon Père. Pour venir à moi il n’y a pas d’autre route que celle de la souffrance et de l’amour. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé ta parole est si douce dans mon petit cœur, avec toi je veux aller vers Dieu, je veux non seulement te suivre, mais avec ta grâce je veux marcher à tes côtés, je veux prendre le même chemin.
Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à réaliser mon rêve, celui d’appartenir tout à Dieu pour l’éternité. Pour cela il y a beaucoup de travail à faire dans ma petite âme, mais ma confiance en toi me rassure et me donne du courage. Comme ton enfant le plus malade, le plus petit, le plus misérable, je me mets entre tes bras de mère, là je sais que je suis en sécurité.
Je sais ma douce Maman du ciel que je ne dois aller à Dieu que par toi. Je t’en supplie apprends-moi à l’aimer encore plus, que je puisse l’aimer comme toi, apprends-moi à imiter et à pratiquer tes vertus, surtout l’humilité qui a touché le cœur de Dieu. Ma douce Maman du ciel aide-moi s’il vous plaît à bien préparer mon départ. Je suis certaine que tu vas être près de moi à l’heure de ma mort. Je te le demande chaque jour en récitant le rosaire depuis 5 ans. Je sais que je serai exaucée parce que tu intercèdes toujours en faveur de l’âme qui prie avec confiance et persévérance. Je sais que je serai sauvée par toi. Ô ma mère refuge des pécheurs, garde-moi dans tes bras afin qu’à l’heure de ma mort tu puisses me présenter à Dieu comme Sainte Anne ma patronne te présenta au temple. Je crois que Dieu le Père ne peut rien te refuser. Que j’ai hâte de te voir!
Quand viendra-t-il mon Bien-Aimé?
Comme tu le demandais, mon directeur a profité de cette belle fête pour réciter la petite prière avec foi, avec confiance, avec Marie il m’offre à Dieu. Mon Dieu, exaucez sa prière confiante. »
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Mardi, le 22 novembre 1955
− Mimi : Pour me remettre de la fatigue d’écrire, je suis allée fendre du bois pour chauffer. Après un quart d’heure j’étais épuisée.
– Mimi : « Tu vois mon Bien-Aimé que je fais tous les métiers! »
– Jésus : « Je le sais, mais vois surtout ce qu’une âme et un corps malade peuvent faire, soutenus par ma grâce. »
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Jeudi, le 24 novembre 1955
– Satan : « Tu te fatigues à écrire pour rien. Si tu consacrais toutes ces heures à travailler pour faire le ménage, pour te préparer pour les fêtes. Ton directeur n’est pas juste de te demander d’écrire. Pense à tout le temps perdu pour la lecture, méditation, visite au saint sacrement, chapelet, heures saintes et le reste. Pour arriver à tout faire, il te faudrait des journées de 48 heures. Quel salaire retires-tu de cela? »
– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne demande rien. J’ai tout ce qu’il me faut pour être heureuse. J’aime mon Dieu et il m’aime. Je ne travaille pas pour rien. Je travaille pour lui plaire et pour lui sauver des âmes. »
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Vendredi, le 25 novembre 1955
– Mimi : « Mon Dieu donnez-moi s’il vous plaît de la patience.
Mon Bien-Aimé comment veux-tu que j’arrive? Il y a lecture à haute voix dans la pièce voisine et dans l’autre la radio qui joue assez fort et c’est le seul moment où je pourrais écrire. Comme j’aimerais être seule avec toi ô mon Bien-Aimé. »
– Jésus : « Ma chère petite fille, veux-tu me plaire, veux-tu m’aimer encore plus? Enlève de ta vie les trois mots suivants que tu répètes souvent : j’aimerais, je désire, je veux. En résumé cela veut dire « moi. » Enlève cela, méprise ces mots dans ta vie temporelle. Et dans la vie spirituelle, ce n’est pas la même chose. Je te permets de t’en servir et j’en serais heureux. Pour ma part, regarde comment je m’en sers pour toi. J’aimerais que tu m’aimes davantage. Je désire que tu sois tout à moi. Je veux tout, tout. Moi. Vois-tu la différence, vois-tu ce que l’on peut faire avec les trois mots au surnaturel? Médite bien cela. »