Lundi, 1er août 1955
– Jésus : « Ne me dis pas que tu désires me servir comme une esclave, car lorsque tu acceptes de faire ma volonté, qui est celle de mon Père, tu es à ce moment-là ma petite épouse fidèle, ma bien-aimée. Tout ce que je te demande fais-le par pur amour et non par obligation comme une esclave. Remarque bien ma chère petite, on est esclave du démon, on est esclave de ses passions, du monde et non de moi, la bonté infinie. »
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Mardi, le 2 août 1955
– Jésus : « Ma chère petite, prépare-toi à un autre combat. Ça sera la dernière étape de ta vie. »
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Mercredi, le 3 août 1955
Je me demandais qu’est-ce que la mort? Et quelle attitude aurais-je devant Dieu?
– Jésus : « Ma chère petite, la mort est simplement un échange de demeure. Dans le moment c’est moi qui viens vers toi, à la mort c’est toi qui viendras vers moi. L’attitude que tu auras devant Dieu sera la même que tu auras eue dans ta vie. Donc ma chère petite, plus d’amour, plus de confiance. »
Grande tentation contre la foi.
Je souffrais beaucoup de cette situation, je priais ma douce Maman du ciel de venir à mon aide. Avec la permission de mon directeur, je pouvais offrir plus et par là prendre les moyens de combattre. Comme je me préparais à tout offrir par amour voilà que tout à coup mon ennemi m’attaque de tous les côtés à la fois. Je n’en peux plus, je pleure, je regarde mon Bien-Aimé en croix. Je lui demande de m’aider, mais il semble ne pas entendre ma voix. La tentation est de plus en plus forte, les attaques contre mes sens sont tellement violentes que je peux à peine me tenir debout et tout ce que je puis dire est :
– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi, je ne veux pas vous offenser. »
Et voilà que mon courage revient par ces paroles si douces à mon pauvre cœur :
– Jésus : « Ma chère petite prends les moyens de combattre jusqu’au sang s’il le faut. »
La lutte recommence de plus en plus forte, je sais que Dieu est avec moi quoiqu’il se cache. Je ne calcule plus, il faut que je gagne sur mon ennemi. Après le combat j’étais si épuisée que je pouvais à peine respirer librement sans ressentir une vive douleur. Cependant j’étais si heureuse à la pensée d’avoir gardé mon Bien-Aimé en moi, d’avoir lutté avec lui et pour lui. Mon bonheur est tellement grand que j’oublie les souffrances du corps. Et je ne cessais de lui dire :
– Mimi : « Merci, merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée dans cette lutte, merci ma douce Maman du ciel. »
– Jésus : « Ma chère petite, Je te regardais lutter, ma grâce te soutenait, cependant je voulais m’assurer de ta fidélité, de ton amour, de ta confiance en moi. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour tant d’amour, je sais que laissée à moi-même j’aurais pu t’offenser. Quand je pense que j’aurais pu te perdre, je ne puis exprimer toute ma reconnaissance pour tant de bonté. »
Voilà encore mon ennemi. Il me dit :
– Satan : « Tu crois avoir gagné sur moi, je suis patient et je sais que tu es épuisée par cette lutte, je vais recommencer ce soir. »
À ce moment l’Esprit Saint m’inspire d’appeler mon directeur, de lui faire part de ce combat et je profite de l’occasion pour me faire bénir. J’ai confiance en lui, je sais qu’il va m’aider de ses prières et de ses sacrifices, à deux la lutte sera moins longue.
– Mimi : « Mon Dieu soutenez-moi, j’ai confiance en vous. J’ai besoin de toi mon Bien-Aimé, garde-moi près de toi toujours. »
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Jeudi, 4 août 1955
Visite de mon directeur, je lui fais part de mes combats d’hier. Mon ennemi est toujours à mes côtés me disant :
– Satan : « Ne parle pas de cela, car ton directeur a peur de toi et chaque fois qu’il sent ma présence en toi il a peur, il sait bien que je suis plus fort que lui. »
– Mimi : « Peu importe tes suggestions, je parlerai quand même. »
À un moment donné, mon directeur me demande de réciter la petite prière qu’il a composée et qu’il m’a enseignée à réciter, mais surtout à méditer tous les jours. Je la récite et même plusieurs fois par jour, surtout dans les tentations, mais voilà que je ne me souviens plus, pas un seul mot. Je veux la réciter, je ne suis pas capable, c’est le vide complet dans mon esprit. Mon directeur m’aide, je répète après lui phrase par phrase comme si c’était la première fois qu’il me l’enseigne et que je la récite. Je ne comprends pas ce qui se passe en moi, pourquoi ce manque de mémoire. Il me semblait voir mon ennemi à mes côtés et rire, tellement je sentais sa présence près de moi. Je sais qu’il n’aime pas cette prière et au moment où j’écris ces lignes il ne veut pas que je copie cette belle prière. Comme j’ai pris la résolution de faire tout le contraire de ce qu’il me défend donc j’écris.
– Mimi : « Seigneur, je ne vous demande pas la santé, la richesse, les honneurs, je ne vous demande qu’une chose, de vous aimer de tout mon cœur, de tout mon esprit, de toute mon âme. Je veux vous aimer par-dessus toute chose à en mourir d’amour. Vous qui m’avez tant aimée. »
– Jésus : « Ma chère petite, tu as bien fait d’écrire cette belle prière qui contient la plus belle preuve d’amour qu’un être humain peut offrir à son Dieu. Fais part à ton directeur de ceci, dis-lui que je bénis et accorderai toutes les grâces demandées par ceux qui la réciteront avec un esprit de foi et pleine confiance dans un parfait amour. Cette prière fera beaucoup de bien et obtiendra des conversions. Je désire qu’il propage cette belle prière tout en gardant le silence sur son auteur. Plus tard je dirai ce que j’attends de cette prière. Ensemble, ma chère petite, glorifiez Dieu et qu’il soit loué par son serviteur et par toutes les âmes confiées à sa garde. »
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Vendredi, 5 août 1955
Pendant ma confession mon ennemi manifeste sa rage au moment de l’absolution.
Il me disait :
– Satan : « Tu crois au pardon de tes péchés, tu crois à la miséricorde infinie de Dieu, pauvre petite il y a longtemps qu’il t’a rejetée. Ouvre les yeux, il te laisse à toi-même, personne ne peut rien faire pour toi sauf moi, je reste toujours près de toi. En ce moment ton directeur hésite à te donner l’absolution, il doute de ta sincérité, il a peur de toi, il ne sait que faire, comme il désirerait fuir devant cette situation. Pauvre lui, s’il fuit il me donne raison. S’il reste à son poste, il me donne une confession sacrilège. Je suis heureux quand même. Tu vois bien que je suis plus fort. Reconnais-tu que tu es toute à moi pour la vie et pour l’éternité? Ne parle pas de cela à ton directeur, tu sais bien que j’ai raison; prends garde, il se méfie de toi, ton travail pour moi sera plus difficile. »
Que je souffre, je n’en peux plus. Mon directeur soupçonne quelque chose de diabolique. Il me demande ce qui se passe. Je ne pouvais répondre, ni parler, ni m’exprimer clairement. Il me bénit, mon ennemi ayant pris la fuite, je confie tout à mon directeur et je retrouve le calme, la paix après l’absolution. Puis il m’aida à bien préparer ma communion. J’étais si heureuse de recevoir mon Bien-Aimé.
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Samedi, le 6 août 1955
– Mimi : « Mon Bien-Aimé où es-tu ce matin? Pourquoi te caches-tu? Pourquoi laisses-tu la place à ton ennemi? Tu sais bien que je le déteste de tout mon cœur. »
– Jésus : « Ma chère petite si j’étais toujours auprès de toi ton bonheur serait trop grand. Où seraient tes luttes pour me garder en toi? Où serait ton désir de m’aimer encore plus? Où seraient tes efforts pour me servir avec fidélité? Non, ma chère petite, laisse-moi te conduire où je veux, de la manière que je désire. Accepte tout par amour, fais-moi confiance, je sais où je vais. Si tu étais seule pour marcher tu aurais raison de craindre, car tu es encore bien faible et le chemin à parcourir avec moi est bien long, bien rude, la croix est toujours avec moi. Mets ta confiance en moi et ne me demande plus rien, ne cherche pas à tout comprendre, accepte simplement avec amour. Sois obéissante à ton directeur sans demander pourquoi. Ferme les yeux et laisse-toi guider par lui, il sait depuis longtemps ce que je veux de toi. »
Grande tentation, encore une autre attaque. Mon directeur commence sa retraite ce soir, mon ennemi en profite pour me troubler en me disant :
– Satan : « La semaine prochaine je vais gagner sur toi. »
Ma première visite à l’église depuis 8 mois. Comme j’avais hâte d’aller causer avec mon Bien-Aimé et de revoir ma douce Maman du ciel. Je ne comprends pas ce qui se passe en moi pourtant il y a si longtemps que je désirais venir à l’église, je suis là tout indifférente, je ne peux pas prier.
Je voulais regarder ma douce Maman du ciel, mon esprit se trouble par des images impures. Je veux prier, il n’y a que blasphèmes sur mes lèvres. Je veux faire des actes d’amour, mon cœur est froid.
– Mimi : « Mon Dieu soutenez-moi, fortifiez ma foi, purifiez mon esprit et mon corps, augmentez s’il vous plaît mon amour, ma confiance. Malgré l’état où je suis, j’ai confiance en vous, je crois et je vous aime. Ma douce Maman du ciel, protège ton enfant qui t’aime. »
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Lundi, le 8 août 1955
Visite à l’hôpital. Je suis toujours dans le même état.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’accepte avec amour ta Sainte Volonté, je vois bien que cette souffrance vient de toi et j’en suis heureuse. »
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Jeudi, le 18 août 1955
Ce matin je préparais ma confession, toute ma vie se déroulait devant moi aussi clairement que si j’avais (assisté) regardé un film. Je revoyais mes péchés les uns après les autres et chaque péché que je découvrais ma peine grandissait en songeant à l’offense faite à Dieu.
– Mimi : «Ma douce Maman du ciel aide-moi à bien préparer ma confession.
Mon Bien-Aimé je te demande pardon, donne-moi un vrai repentir de mes péchés et la ferme résolution de ne plus t’offenser, augmente en moi la contrition parfaite. »
Le temps de mon examen, mon ennemi voulait me troubler au souvenir de mes péchés et si mon Bien-Aimé n’était pas intervenu à temps je me laissais aller sans m’en apercevoir à certaines rêveries coupables. Heureusement que mon Bien-Aimé m’a fait signe et drôle de coïncidence, mon directeur me téléphone à ce moment-là pour savoir si j’étais assez bien pour faire ma confession de retraite. Dans l’après-midi vers une heure et quart au moment où je préparais mon examen de conscience, mon Bien-Aimé me dit :
– Jésus : « Ma chère petite fille, prépare ton examen de conscience dans l’amour et la confiance en ma miséricorde infinie. Le nombre de tes péchés je les connais depuis longtemps. Ta vie, ta pauvre vie si misérable, je la connais aussi. Viens avec confiance, pourquoi trembles-tu?
Ne t’ai-je pas donné toutes les preuves de mon amour pour toi ma toute petite fille que j’aime tant? Que dirait un père de recevoir son enfant repentant, mais tremblant? »
Puis à trois heures et quart, mon Bien-Aimé me dit :
– Jésus : « En ce moment ton directeur fait quelque chose pour toi, ne pense pas qu’il prie simplement, il m’offre beaucoup plus afin que tu puisses faire une bonne et sincère confession et qu’à partir de ce jour tu prennes la résolution de m’aimer encore plus en acceptant ma Sainte Volonté et en ayant une pleine confiance. Dis à ton directeur que tout ce qu’il a demandé pour toi il l’obtiendra, car il me demande beaucoup pour ton âme. Je vais lui donner un signe sensible. »
À ce moment-là je ne puis écrire ce qui se passe en moi, seul Dieu peut comprendre l’état de mon âme.
Après ma confession.
Que je suis heureuse, mon Dieu m’a pardonné encore une fois. Avec mon directeur j’ai fait l’inventaire de ma vie, ma pauvre vie remplie de péchés, de misère. Je me demande comment je pouvais respirer avec un cœur aussi méchant. Comment je pouvais dire que je vivais alors même que tout en moi était mort.
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, comme mon directeur a été patient, a été bon, comme il me comprend. Il me parle de ta miséricorde infinie, il me parle de toi avec tellement d’amour, de conviction, je vois bien qu’il vit ce qu’il dit.
Ses paroles pénètrent profondément dans mon esprit et dans mon cœur et là mon désir de t’aimer encore plus augmente en mon âme. »
Tout à coup l’ennemi profite de quelques secondes pour me troubler. Il veut jouer la dernière carte, mais cela est inutile, mon Bien-Aimé est là présent en moi, il n’y a pas de place pour lui.
Visite à l’église pour remercier Dieu et ma douce Maman du ciel.
– Mimi : « Mon Dieu me voici à genoux en votre présence pour vous adorer, pour vous remercier de votre amour infini pour la pauvre petite fille que je suis. Je crois en vous, je crois en votre amour miséricordieux pour moi. Je viens vous remercier de tout mon cœur, merci mon Dieu de votre patience, de votre amour malgré ma conduite si méprisable, si indifférente parfois. Je suis indigne de tant de faveurs et malgré tout vous me comblez de grâces spéciales, Vous m’avez gardée sous votre protection malgré ma mauvaise conduite.
Je regrette de vous avoir offensé, ô mon Dieu, mon Créateur, pardonnez-moi mes péchés si nombreux et qui vous ont tant blessé. Dans votre infinie miséricorde, pardonnez-moi de vous avoir si peu aimé. Avec votre grâce ô mon Dieu je veux réparer, expier, mériter, mais je veux surtout vous aimer pour vous consoler.
Mon Bien-Aimé je t’aime de tout mon cœur et je ne veux aimer que toi. Tu connais mon désir de me sanctifier, je désire me transformer en toi, je voudrais me détacher de tout et de tous pour ne vivre que pour toi; pour vivre continuellement avec toi présent en moi.
Avant de partir mon Bien-Aimé, encore une autre demande : Voudrais-tu s’il vous plaît bénir d’une manière spéciale mon directeur qui est si bon pour moi. Il fait tout son possible pour m’aider à me sanctifier. Avec peine je constate que je n’ai pas toujours été obéissante, j’étais encore trop préoccupée et je me laissais distraire si facilement par les choses du monde. Je ne comprenais pas toujours surtout lorsque mon directeur me disait, Dieu veut tout. J’offrais bien tout en général, mais je ne comprenais pas l’importance de cette phrase pourtant si précieuse. »
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Vendredi, 19 août 1955
Quand je pense à la vie si lamentable et dire que mon âme était morte et que mon corps vivait. Maintenant les rôles sont changés, mon âme vivra et mon corps mourra à lui-même. Avec l’aide de Dieu je veux garder mon corps pur pour qu’il soit comme une citadelle afin de protéger mon âme qui est le temple de Dieu, notre demeure. Je suis si heureuse depuis hier, merci encore une fois mon Bien-Aimé.
– Jésus : « Ma chère petite, nous aussi étions heureux, car ton âme nous a coûté cher. J’ai donné ma vie pour toi et ton directeur nous a offert du sang et tout ça pour toi. Si tu avais vu dans quel état était son corps et tout ça pour ton âme. Vas-tu finir par comprendre? Ton directeur a fait voir qu’il avait chaud en essuyant ses yeux, il avait chaud, mais la vraie raison était qu’il pleurait de joie à la pensée que sa prière serait exaucée. »
En effet, je me rappelle très bien d’avoir vu des larmes dans ses yeux, mais je ne savais pas pourquoi.
– Jésus : « Ma chère petite si tu avais vu notre joie dans le ciel au moment de l’absolution. Si tu avais vu battre son cœur de prêtre au moment de l’absolution. Il était si heureux de m’offrir une âme, une âme bien misérable et grâce au sacrement d’amour il transforme ton âme en un temple vivant. Il nous offre une demeure.
Oui ma chère petite, j’habiterai désormais comme le Maître absolu. Je serai chez moi en toi, oui présent en toi dans ta petite âme pour toujours. Ne me fais plus l’injure de douter de moi, de mon amour, de me quitter. »
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Samedi, le 20 août 1955
Je préparais le repas.
– Jésus : « Ma chère petite, viens vite tout de suite, je souffre beaucoup en ce moment, j’ai besoin d’être consolé, viens me dire que tu m’aimes. »
– Mimi : « Me voilà mon Bien-Aimé, tu sais bien que je t’aime et que je désire t’aimer encore plus en acceptant ta Sainte Volonté. »