TEXTE INTÉGRAL
Dimanche de Pâques, le 21 avril 1957
− Mimi : Dimanche de Pâques, quel beau jour pour nous!
Jour de joie pour Dieu le Père Éternel de recevoir son Fils Bien-Aimé.
Jour glorieux pour Dieu le Fils.
Jour de bonheur pour toutes les âmes saintes et pour nous.
Jour de réjouissance en lui avec lui, pour toujours.
Jour de remerciement.
Jour de reconnaissance.
Jour d’actions de grâces.
Jour de parfait abandon à la toute puissance infinie, à sa Sainte Volonté, à son Amour Miséricordieux pour nous, surtout pour moi, pauvre petit rien.
– Jésus : « Oui ma Bien-Aimée, tu es si petite, si petite. C’est pour cela que j’ai permis que tu entres par la plaie de mon Divin Cœur. Maintenant que tu as accepté, que tu t’es offerte, maintenant que tu es placée et fixée sur la croix avec moi, je ne crains plus de te perdre, car en ce jour glorieux j’ai fermé la plaie de mon Cœur Adorable et je te garde dans mon Divin Cœur, bien cachée aux regards humains. Je veux te cacher comme un tout petit trésor, tu es si petite, tu ne prends pas de place, et je suis un Dieu jaloux. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, je suis si indigne d’habiter dans ton Divin Cœur. Voudrais-tu s’il vous plaît faire partager mon bonheur à mon directeur, voudrais-tu ouvrir encore une fois ton Divin Cœur pour y faire pénétrer mon directeur.
Il le mérite plus que moi, il ne prendra pas beaucoup de place. Puis ton Divin Cœur est si grand! Souviens-toi mon Bien-Aimé qu’il est le trait d’union entre nous! Souviens-toi de notre travail d’équipe. Souviens-toi qu’il t’aime, c’est lui qui m’a appris à t’aimer, à te prier, mais surtout à te trouver en moi. Il m’a fait connaître les délices, le bonheur d’une intimité plus grande dans l’acceptation de toutes les croix. Mon Bien-Aimé, cela prendrait des pages et des pages pour te dire tout ce que je désire et demande pour lui. »
– Jésus : « En effet, je te connais si bien, quand tu me demandes tu insistes comme une enfant gâtée, comme un bébé. Crois-tu que je ne connais pas le livre de sa vie et le tien? Je n’ai pas besoin de tourner les pages pour tout savoir. Tu me fais rire, comme tu es encore petite, as-tu réfléchi à ce que tu me demandes? Tu voudrais que j’ouvre de nouveau mon Divin Cœur pour y faire pénétrer ton directeur? Mais ma pauvre petite, il y est déjà et depuis si longtemps! Tu sembles ne pas encore comprendre ce que c’est que de tout donner. Je l’ai choisi et il a répondu à mon appel avec amour, il a un grand cœur lui aussi. Et comme mon représentant il m’a tout donné, tout, tout… pas seulement des paroles, des intentions, des petits « tout ». Je devrais dire des petits riens comme toi.
Maintenant que ton directeur m’a aidé à te fixer sur la croix J’espère que tu vas y demeurer toujours, que tu vas continuer de l’aimer, de la désirer cette croix, par amour pour nous et les âmes. Te rappelles-tu lorsque ton directeur t’a placée lui-même sur ta croix? Tu étais si heureuse malgré des souffrances morales et physiques. As-tu déjà oublié ce que tu as ressenti et vu? Toi tu étais si heureuse, pendant ce temps ton directeur souffrait. Pourquoi ne pas lui avoir fait partager ton bonheur, il le mérite aussi?
Je l’ai placé près de toi, pas seulement pour diriger ton âme mais aussi pour prendre la responsabilité de ton âme dans tout, surtout dans les grandes tentations, dans les grandes épreuves et il a droit aussi de partager tes consolations, tes joies, ton bonheur spirituel. Cela pour l’aider, l’encourager, l’éclairer sur l’état de ton âme. Est-ce qu’un médecin près du corps d’un malade ne surveille pas tout? Et parfois le moindre petit mouvement est l’indice d’une maladie incurable ou mortelle, ou bien l’indice d’une guérison complète. Le médecin a le droit de tout comprendre, de tout savoir pour sauver le corps, à plus forte raison le prêtre a le droit de tout savoir pour sauver une âme. Non seulement il a le droit de tout savoir mais il a reçu de Dieu le pouvoir de guérir les âmes et les corps. Malgré sa science, que peut faire un médecin pour sauver une âme?
Donc ma chère petite épouse chérie, ma Bien-Aimée, ton directeur est le médecin de ton âme. À l’avenir qu’il partage tes joies spirituelles il le mérite. Il en aura aussi, spécialement pour lui. Il partage bien tes grandes tentations, c’est-à-dire il souffre mais pas de la même manière. Donc travail d’équipe dans la peine, dans la souffrance et dans la joie avec moi. »
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Mercredi, le 1er mai 1957
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, par ta mission de victime, ton rôle ressemble à celui du prêtre. Le prêtre s’offre avec moi à Dieu le Père Éternel pour lui rendre gloire et pour sauver des âmes. Le prêtre offre tout par les mains de Marie Immaculée. Il offre tout par amour. Il offre tout avec une conformité absolue à la Sainte Volonté de Dieu. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, moi aussi j’aimerais bien tout offrir comme le prêtre, seulement il a reçu par son sacerdoce un pouvoir que je n’ai pas. Par exemple au Saint Sacrifice de la messe, le prêtre n’a qu’à prononcer une parole et tu descends t’immoler sur l’autel. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée ce n’est pas le pouvoir qui fait l’état de victime! J’ai une confidence à te faire. Si tu savais comme je souffre parfois lorsqu’il y a encore des prêtres qui m’offrent à mon Père simplement par routine et malgré tout je dois me soumettre à leur voix, à leurs paroles et venir sur l’autel m’immoler,
dans un cœur distrait,
dans un cœur froid,
dans un cœur sans amour,
dans un cœur avec des préoccupations purement matérielles.
Ma Bien-Aimée crois-tu que cela est plus difficile pour moi de descendre dans ton âme? Lorsque que tu me reçois avec amour, lorsque que tu t’offres avec moi à Dieu le Père Éternel pour sauver des âmes; lorsque tu reconnais tes misères et qu’en toute humilité tu me demandes malgré ton indignité de descendre dans les âmes; lorsque tu souffres et m’offre tout avec amour, surtout dans les grandes tentations, crois-tu que je peux rester insensible? Autrefois n’ai-je pas entendu ta voix? Tu pleures, parfois tu cries de désespoir, ai-je fait la sourde oreille?
Maintenant ma Bien-Aimée je rends grâce à mon Père lorsque j’entends les battements de ton petit cœur si affectueux et rempli d’amour pour moi seul ton Bien-Aimé. J’entends aussi tes longs soupirs d’attente quand je dois te visiter dans mon sacrement d’amour, d’une fois à l’autre le temps te paraît si long! J’entends aussi tes pleurs de repentir au souvenir de tes péchés, de tes manquements. J’entends ta voix dans toutes tes souffrances, tes douleurs physiques et morales. J’entends ta voix lorsque tu rends grâce à mon Père et que tu le consoles en acceptant tout par amour. Ma Bien-Aimée j’ai hâte d’entendre ta petite voix me dire : « J’accepte avec amour et je te remercie; » le jour où je t’aurai fixée sur la croix, le jour où par amour tu seras crucifiée avec moi pour sauver des âmes, beaucoup d’âmes. Puis un jour j’entendrai ta voix durant ton agonie. À ce moment-là je serai si près, si près que tu n’auras pas à faire de grands efforts pour m’appeler près de toi. Après cela, c’est toi qui entendras notre voix pour l’éternité. Pour le moment j’entends tout et je ne suis pas le seul. »
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Jeudi, le 2 mai 1957
− Mimi : Je venais de parler de mes petits malaises.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, garde le silence sur tes souffrances. Durant ma passion est-ce que je frappais à toutes les portes pour dire aux gens : « Regardez-moi, je souffre, regardez mes plaies! »
Garde pour moi, ton Époux, tes petites souffrances physiques sans oublier tes petites croix de chaque jour, tes peines morales, tes tentations, tes consolations, offre-moi le moindre petit malaise. Ma Bien-Aimée, voilà notre intimité et le fruit de notre union d’amour dans la souffrance.
Garde toujours dans ton esprit cette phrase de ta mère le jour de ton arrivée de l’hôpital après un mois d’absence lorsqu’elle disait à ton directeur : « Elle est toujours la même, le sourire sur les lèvres et les larmes dans les yeux. » Sois charitable, donne l’aumône de ton sourire aux autres et donne-moi tes larmes, elles sont si précieuses ces larmes d’amour, de repentir, de joie, de souffrance parfois. Je garde tout dans mon Divin Cœur. »
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Vendredi, le 3 mai 1957
– Mimi : « Maintenant mon Dieu je vais vous offrir mes pauvres petites actions, en union à la passion de votre divin Fils. Par les mains de Marie Immaculée, je vous offre tout cela pour vous consoler pour que votre règne arrive sur la terre. Dans votre sagesse infinie, si vous permettez que j’expie et sauve des âmes, je vous en remercie sincèrement. Autrefois j’offrais simplement tout en étant sincère, mais maintenant que l’Esprit Saint m’éclaire davantage, je constate, avec la grâce de Dieu, que j’offrais mal ou par intérêt en disant : je veux expier, mériter, sauver des âmes. Je ne pensais pas assez à Dieu en disant cela. Je faisais passer mes intérêts avant, comme j’étais aveugle. Maintenant, avec la grâce de Dieu je veux tout offrir par amour pour consoler Dieu, c’est tout ce que je désire.
Offrir tout par amour pour rester fidèle au Fils mon époux Bien-Aimé.
Offrir tout par amour pour correspondre aux dons de l’Esprit Saint.
Offrir tout par amour par les mains de Marie Immaculée.
Offrir tout par amour pour sauver des âmes qui glorifieront Dieu pendant l’éternité. »
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Samedi, le 4 mai 1957
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, maintenant offre-moi plus, garde bien le silence sur tes souffrances physiques. Tu gardes bien le silence sur tes peines et tes souffrances morales. Ma Bien-Aimée lorsqu’une personne te demandera « Comment vas-tu? » réponds toujours que tu es très bien (puisque tu es entre mes bras), ou bien tu pourras répondre que tout va bien (parce que tu fais la Volonté de Dieu. »
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Dimanche, le 5 mai 1957
– Jésus : « Aujourd’hui je veux plus que de l’union entre nous. Ma Bien-Aimée je veux l’unité, je veux n’être qu’un avec toi. Donc moi en toi, toi en moi : Merci ma Bien-Aimée, ma douce amie, ma chère petite épouse, chère petite, oui bien petite entre mes mains. Merci de ton amour, de ta confiance, nous ne serons qu’un maintenant dans l’amour de la souffrance. Cache notre intimité qui est la croix, donc tout pour Dieu, tout pour moi. Et dans notre amour pour toi, nous désirons, mon Père et moi, tout pour toi, enfant bénie de mon Père, enfant gâtée par la grâce, épouse privilégiée du Fils, œuvre de l’Esprit Saint. Sois-nous fidèle jusqu’au bout et le bout n’est pas bien long maintenant. »
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Lundi, le 6 mai 1957
– Jésus : « Ma Bien-Aimée en me recevant ne cherche pas dans la préparation de grands mots, de longues phrases dans les livres. Mais recueille-toi, avec foi, avec respect, avec amour, puis ferme les yeux, adore-moi en silence, sois attentive, écoute. Puis avec tout l’amour que ton petit cœur peut contenir, parle-moi. Si je me cache, parle-moi quand même et si je ne te réponds pas parle-moi davantage et attends. Il y a beaucoup d’âmes pieuses qui mettent obstacle à ma grâce et aux effets des sacrements. Avant de me recevoir, ces âmes préparent leur communion dans les livres ou par de longues prières où leur cœur n’y est même pas. Ce n’est pas que je condamne cette manière de procéder, non évidemment, elle aide les âmes mais, j’aime mieux l’intimité de l’âme, le cœur à cœur, la simplicité de l’enfant avec son père, l’intimité de la petite créature avec son Créateur, son Dieu.
C’est la même chose pour recevoir le sacrement de Pénitence. Les âmes se préparent par de longues formules, d’autres ne prennent pas le temps de s’examiner. Ces âmes ne pensent pas assez à se préparer à la contrition parfaite, elles ne pensent pas assez à l’intimité de Dieu dans le sacrement de Pénitence. Pourtant je suis si près d’eux au moment de pardonner que parfois devant la sincérité, l’humilité, le repentir de certaines âmes au moment de l’absolution, il se dégage un parfum merveilleux de la grâce. Je suis si près de ces âmes que je respire leur amour. Je suis si heureux, cela met un baume sur mes plaies.
Ma Bien-Aimée j’ai du bonheur mais je souffre aussi, je suis triste rien qu’à la pensée qu’après tant de siècles il y a beaucoup, beaucoup d’âmes qui ne connaissent pas l’intimité de Dieu. Elles ne croient pas surtout à l’intimité de l’âme avec son Dieu. Je me demande quelle va être leur attitude au moment de paraître devant nous n’ayant pas été habituées à converser, à vivre d’intimité avec Dieu leur Père, moi leur Frère, à être le temple de l’Esprit Saint. Comment ces pauvres âmes pourront-elles être sincères et dire :
« Mon Dieu ayez pitié de moi. Me voici, je suis votre enfant. Vous me reconnaissez? Vous vous rappelez mon Dieu de notre intimité dans les doux moments que nous avons passé ensemble à nous aimer, à prier, à souffrir, à pleurer, à être heureux parfois et dans notre intimité combien de fois je vous faisais rire avec mon langage d’enfant gâté, de bébé. Non je ne crains pas votre jugement, je ne crains pas la mort puisqu’elle sera une marque de votre miséricorde infinie, de votre amour pour moi et je comprends que pour compléter notre intimité vous êtes venu me chercher pour toujours, merci mon Dieu, merci de votre intimité, don si précieux. Merci mon Dieu de votre intimité, merci à mon directeur qui m’a fait connaître et comprendre votre intimité avec moi, pauvre petite créature si misérable parfois. Mon directeur me donna le secret du bonheur c’est-à-dire l’intimité de l’âme avec son Dieu, son Père, son Tout, avec son frère Jésus, avec l’Esprit Saint.
Et ce même petit cœur cherchant par tous les moyens à me faire plaisir, tu agis comme un vrai petit bébé gâté. Si tu savais la joie que tu me procures lorsque tu soupires après moi. Je le sais bien que ta petite âme n’est jamais rassasiée malgré le grand privilège que tu as de me recevoir trois fois par semaine. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé mets-toi un peu à ma place, que dirais-tu de voir un bébé ne prendre que trois repas par semaine? Il ne pourrait pas se développer rapidement, cela prendrait des années. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée tu n’as pas à te développer, reste tout simplement bébé, c’est tout. Combien d’années as-tu attendu avant de commencer à manger à ma Sainte Table? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé ce n’est pas beaucoup de te recevoir trois fois pour une petite malade, pour une âme affamée. Mon Doux Jésus pense donc à ma pauvre petite âme qui ne soupire qu’après toi.
Mon Bien-Aimé je ne puis vivre bien longtemps loin de toi, je me meurs d’ennui. Mon amour est si fragile, je suis si faible, j’ai toujours peur de te faire de la peine, de te perdre. En ce moment mon Bien-Aimé je pleure comme un tout petit bébé parce que je m’ennuie de toi. Je voudrais t’aimer encore plus, jusqu’à en mourir. Mon Jésus, mon Doux Jésus, mon trésor, mon Dieu, mon Tout, je pense à toute ma pauvre vie et je pleure. Pauvre Jésus, le petit crucifix est humecté de mes larmes, puis je place le petit crucifix sur mon petit cœur pour le faire sécher. Tu sais mon bon Jésus comme mon petit cœur est chaud. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, en effet ton petit cœur est chaud mais il n’est pas brûlant. Pense donc à mon Divin Cœur, à mon amour dévorant comme un feu pour les âmes. Au contact de mon amour infini les âmes se consument lentement dans une douce paix, dans une paix sereine pour toujours. Ma Bien-Aimée ne pleure pas reste sur mon cœur, repose-toi, offre-moi cette souffrance par amour.
Ton directeur souffre beaucoup de ne pouvoir te faire communier tous les jours, il marche souvent sur son cœur. Merci d’offrir ton pauvre petit corps pour ostensoir. En réalité il a plus de valeur qu’un ostensoir d’or périssable mais par la souffrance ton petit corps devient l’ostensoir où j’habite, où je me repose, où je demeure avec ma petite hostie d’amour. Ma petite épouse, Ma petite….., trésor enfin retrouvé après tant d’années.
Ma Bien-Aimée, notre douleur est bien partagée mais le plus affligé c’est moi. Je souffre de ne pouvoir venir en toi tous les jours. Ton directeur souffre de ne pouvoir me donner à toi tous les jours et toi tu souffres de ne pouvoir me recevoir tous les jours. Vois l’importance de notre intimité, de la communion spirituelle. Ton directeur a joué un grand rôle dans notre intimité. Te souviens-tu lorsque ton directeur te parlait de l’intimité de Dieu avec sa créature, tu ne comprenais rien, malgré tous les exemples qu’il te citait devant les textes de l’Évangile. Ne l’oublie pas, Dieu donne son Esprit, sa lumière à qui il veut, au moment qu’il veut et il ne se reprend jamais si l’âme reste docile aux inspirations de l’Esprit Saint. C’est pourquoi notre intimité, notre union, notre amour sont les effets de la grâce et le fruit de l’Esprit Saint, l’Esprit de Dieu. »
– Mimi : « Merci mon Dieu de votre intimité, merci à mon directeur qui m’a fait connaître et comprendre votre intimité, avec moi pauvre petite créature, si méprisable parfois. Mon directeur me donne le secret du bonheur, c’est-à-dire l’intimité de l’âme avec son Dieu, son Père, son Tout, avec son frère Jésus, avec l’Esprit Saint. »
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Mardi, le 7 mai 1957
– Jésus : « Ma Bien-Aimée ne cherche pas trop de consolation sensible. »
− Mimi : Je préparais ma communion du lendemain et j’étais dans un état de sécheresse spirituelle.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée dans la communion est-ce toi qui opères en moi ou si c’est moi qui opère en toi? »
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Mercredi, le 8 mai 1957
− Mimi : J’étais si épuisée après m’être levée, pour me reposer de la fatigue du lit. Avec beaucoup de difficulté je me suis rendue près de la statue du Sacré Cœur dans la chambre de M…
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je viens me reposer un peu, laisse-moi placer ma pauvre tête sur ton épaule. Je souffre tellement, je suis si épuisée, aide-moi s’il vous plaît à bien accepter tout et mon impuissance. Regarde ma faiblesse, je suis vraiment comme un bébé, je ne suis même pas capable de tenir une tasse de thé dans ma main trois mois après l’opération, donne-moi de la patience s’il vous plaît. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, moi aussi je sens le besoin de me reposer mais je ne peux faire comme toi, placer ma tête sur ton épaule, ce n’est pas assez solide. Si c’était sur ta petite tête dure d’autrefois! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, si mon épaule n’est pas assez solide, viens reposer ta tête sur mon petit cœur, il est à toi. Mon amour pour toi est si fort, heureusement que mon petit cœur n’est pas aussi dur que ma tête. Qu’est-ce que tu en penses? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je le connais ton petit cœur, si affectueux, si rempli d’amour pour moi. Ma chère petite épouse, si ton amour, si ton petit cœur sont si forts, c’est que je tiens tout entre mes mains puissantes. Ma chère petite….. N’est-ce pas merveilleux, dans le plan divin jusqu’où va notre amour! Notre idéal accepté et ton idéal réalisent l’idéal de ton directeur de coopérer pour te diriger vers nous.
Quel bonheur de voir un cœur qui se donne entièrement. Deux bras qui s’abandonnent affectueusement. Une âme qui s’offre généreusement. Un corps qui s’immole résolument. Mon instrument qui travaille ardemment tout le temps. »
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Jeudi, le 9 mai 1957
– Mimi : « Mon Bien-Aimé cela me ferait tellement plaisir d’assister au Saint Sacrifice de la messe à l’église. »
– Jésus : « Mais non ma Bien-Aimée, fais-moi plaisir reste où je t’ai fixée. En restant couchée sur ta croix tu t’offres directement avec moi à mon Père et tu mérites beaucoup plus car tu fais la Volonté de mon Père. Autrement en assistant au Saint Sacrifice de la messe à l’église tu t’unirais simplement au prêtre. Vois-tu la différence? Que préfères-tu? Offrir directement tes souffrances avec moi par amour en faisant la Sainte Volonté de mon Père ou t’unir simplement au prêtre?
Entre offrir et s’unir remarque bien il y a une différence! Pour sauver le monde j’aurais bien pu simplement m’unir aux sacrifices du grand prêtre et ne pas m’offrir! Vois-tu ma Bien-Aimée ce qui compte aux yeux de mon Père c’est l’entière soumission à sa Sainte Volonté et cela par amour. Ne l’oublie pas ma Bien-Aimée, tu dois mourir victime de notre amour. Donc reste immolée avec moi, reste ma petite hostie d’amour.
Ma Bien-Aimée, un petit secret. Tu sais si tu étais allée à la messe ce matin, c’est-à-dire si tu avais été capable, je ne t’aurais pas parlé comme cela, tu aurais été trop distraite à l’église. Vois-tu l’importance de notre intimité et l’avantage de n’être plus qu’un, pour toujours en attendant le grand jour, le beau jour dans l’éternel séjour. »
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Vendredi, le 10 mai 1957
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je me demande combien d’actes d’amour peut t’offrir chaque jour ma petite âme? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée c’est facile, offre-moi, avec amour, chaque battement de ton petit cœur, la nuit comme le jour. Maintenant pour t’éclairer et non pour satisfaire ta petite curiosité, calcule toutes tes pulsations à la minute, cela te donnera une idée juste sur ton petit amour qui est si peu à côté de mon amour infini pour toi.
Ma Bien-Aimée, mon amour triomphera toujours. »
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Lundi, le 10 juin 1957
− Mimi : Jour d’élection.
– Jésus : « Si je donnais le gouvernement que vous méritez, vous ne connaîtriez pas la paix, la sécurité, l’abondance. Pour le moment je ferme les yeux. Je me laisse aveugler par les actes d’amour de Marie Immaculée qui ne cesse d’intercéder pour ses enfants. Si les huit millions de gens qui déposent leur bulletin de vote me donnaient seulement un vote de confiance à moi, à Dieu le Maître Suprême, le gouvernement de toutes les nations, le Tout Puissant, le Roi du ciel et de la terre. Pour aller voter l’on s’empresse de tout mettre de côté. Pauvres humains, combien n’ont pas même le temps de venir une seule fois par année pour recevoir le sacrement de Pénitence, pour me recevoir dans mon sacrement d’amour. Pourquoi ne veulent-ils pas me donner un seul vote de confiance? d’amour? Après tout ce que je leur ai donné, ma vie, mon Sang si Précieux. Puis après avoir fait le choix du candidat et avoir donné leur vote de confiance à un homme faillible, ces pauvres humains profitent encore de ce jour pour m’offenser par la boisson, les blasphèmes, médisances, calomnies, manque de charité, vols de différentes manières, gageures, promesses, parjures, immoralité de toutes sortes.
Ma Bien-Aimée, je souffre beaucoup, console-moi. Prie spécialement pour tous ceux qui gouvernent le monde et que les ambitions matérialistes aveuglent jusqu’à en venir à vouloir me remplacer, à oublier que je suis leur Dieu. Ces orgueilleux se croient Dieu. Ils veulent abolir la loi divine, la seule et unique loi de Dieu, loi de charité et d’amour. Ces pauvres insensés au cœur de pierre promettent la paix au monde en faisant la guerre et semant la destruction des hommes et des choses créées. Pourtant il y a assez de peuples en agonie.
Et si la main de Marie Immaculée ne retenait pas le bras vengeur de Dieu, sa justice éclaterait tout de suite, toutes ces nations seraient exterminées. Je retrouve après tant de siècles le même peuple ingrat, impur.
Ma Bien-Aimée laisse-moi pleurer sur ton petit cœur. Mon âme est si triste, Mon Divin Cœur est en agonie devant ce spectacle si lamentable, devant ce peuple qui ne veut pas comprendre et qui s’en va à la ruine, à la destruction de leurs âmes, à leur perte éternelle. Et dire que je donne ma vie chaque jour pour eux. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, moi aussi je souffre, laisse-moi pleurer avec toi, viens plus près, laisse-moi essuyer tes larmes, laisse-moi baiser ton front, tes plaies, laisse-moi te parler d’amour pour te consoler, laisse-moi t’aimer pour tous ceux qui ne comprennent pas ton amour sans bornes, ta miséricorde infinie pour nous pécheurs. »
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Jeudi, le 20 juin 1957
Fête Dieu.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’aimerais moi aussi t’escorter durant la procession mais je suis clouée à la croix dans mon lit. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée en restant sur ta croix, en faisant la Sainte Volonté de mon Père, si tu voyais tous les endroits où je t’amène puisque nous ne sommes qu’un maintenant. Tu me rends hommage. Tu ne m’accompagnes pas seulement en faisant le tour de quelques rues. En ce moment tu serais bien surprise si je te disais où tu es rendue avec moi! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, avec toi j’irais jusqu’au bout du monde. Je t’aime tellement, je voudrais parcourir la terre avec toi mon amour, mon Bien-Aimé. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, c’est bien mon intention, notre désir de te faire atteindre le monde entier avec moi. C’est pour cela que je te demande de m’accompagner, de prendre ta croix, de me suivre, je devrais dire de marcher avec moi, tout près de moi. N’est-ce pas que c’est plus encourageant d’avoir un compagnon de route? Médite bien ceci, en souffrant tu m’accompagnes partout. C’est un grand privilège tu sais! Quel bonheur pour une âme simple, humble, de pouvoir dire en toute sincérité et avec tout l’amour qu’un cœur humain peut contenir, pouvoir dire librement j’aime mon Dieu, je ne le quitte pas, je porte ma croix avec amour pour l’accompagner, pour parcourir la terre à la conquête des âmes pour rendre gloire à Dieu, pour le consoler. Quel honneur et quel bonheur pour une petite créature, d’être sans cesse dans les bras de son Dieu. »
Le soir de la procession.
– J’entendais sonner les cloches de l’église indiquant l’arrivée du prêtre au reposoir.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu connais mon grand désir d’aller t’adorer, te prier, te remercier au reposoir. Je m’incline avec amour devant ta Sainte Volonté et je t’adore présent en moi dans ma pauvre petite âme. Je renouvelle mon offrande de tout mon être à ton service. Je te remercie de ton amour infini et je remercie Dieu de m’avoir placée où je suis, clouée à la croix avec son Divin Fils. Merci de m’avoir fait un don si précieux en me donnant la souffrance pour partage, la croix pour amie. Merci de m’avoir comblée; avec ta grâce ô mon Dieu je veux demeurer ta petite hostie d’amour pour te consoler et je veux garder mon corps pur. Je te l’offre pour ostensoir où tu serais chez toi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, laisse-moi pleurer de joie. Oui ma chère Bien-Aimée j’ai souvent pleuré à cause de toi, de ta conduite si méprisable. Mais aujourd’hui je pleure de joie en te voyant si petite, si simple, surtout si affectueuse, et dire que ce petit cœur rempli d’amour est pour moi seul. »
– Mimi : « Pour consoler Dieu, le Père Éternel, avec toi, avec ta grâce, je veux réparer, je veux sauver beaucoup, beaucoup d’âmes qui glorifieront Dieu pendant toute l’éternité. Ô mon Bien-Aimé, avec toi je lance à Dieu cette prière : Mon Dieu, mon Père pardonnez-leur, ils ne savent ce qu’ils font. Pardon mon Dieu pour moi, ayez pitié de moi, mon Dieu venez à mon secours, donnez-moi s’il vous plaît la force et le courage nécessaires pour demeurer avec vous et d’aimer la croix où vous m’avez placée par amour.
Père Éternel pardon et miséricorde, pour mes péchés, pour les péchés de ma famille, de ceux que j’aime et de ceux du monde entier. Je veux garder mon petit cœur de mère pour toutes les âmes, mes enfants spirituels. »
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Vendredi, le 21 juin 1957
– Mimi : « Mon Dieu soyez dans le cœur et l’esprit de chaque nouveau prêtre afin qu’il se rende compte du privilège d’être choisi par vous. Comme l’émotion du prêtre doit être grande lorsque l’évêque lui fait l’onction sainte, lui pauvre créature devenir le représentant de Dieu, prêtre pour l’éternité. Mon Dieu, protégez tous vos prêtres, donnez-nous de saints prêtres et que par leur humilité, leur charité, leur amour des âmes ils deviennent dignes d’être tes représentants. Mon Bien-Aimé j’aurais été si heureuse d’être prêtre pour te donner beaucoup, beaucoup d’âmes, pour te donner aux âmes, pour te faire connaître et aimer, pour dispenser tes grâces, pour pardonner, pour donner la paix. Mon Dieu, je t’offre mon grand désir d’être prêtre. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, par ton petit cœur tu as une âme de prêtre par ta vocation de victime tu t’offres chaque jour à mon Père avec moi dans l’amour et la souffrance et chacune de tes opérations était une onction sur ton pauvre petit corps marqué par la main de Dieu, et par tes souffrances physiques et morales de chaque jour tu t’offres comme ma petite hostie d’amour. Comme le prêtre c’est ton devoir de t’offrir chaque jour, de sauver beaucoup d’âmes, c’est pour cela que je dois t’immoler, que je dois t’offrir chaque jour avec moi à mon Père.
Ma Bien-Aimée c’est par amour que je dois agir de la sorte. Non seulement il faut que tu sois fixée à la croix avec moi, mais il faut pour rendre gloire à mon Père et avec pleine conformité à sa Sainte Volonté, mais surtout avec amour, il faut que tu meures clouée à la croix, comme moi ton Bien-Aimé, ton Jésus que tu aimes, ton Dieu qui t’aime et qui veut tout, tout.
Médite bien ceci en regardant et baisant le petit crucifix si précieux pour nous. Cela me console lorsque tu fais des actes d’amour sur le petit crucifix. Tu commences à faire tes premiers pas sur la route qui conduit au calvaire. Comme moi tu auras à souffrir beaucoup mais tu connaîtras l’agonie de l’âme, toutes sortes de souffrances du cœur, de l’esprit. Par ta mission tu dois mourir victime de mon amour miséricordieux. Pour te consoler je serai toujours avec toi puisque tu acceptes dès maintenant de toujours être avec moi pour me consoler. Nous ne ferons qu’un échange d’amour dans la souffrance pour sauver des âmes, beaucoup d’âmes. Donc avec moi, ma Bien-Aimée, amour ardent de la croix et une soif dévorante pour les âmes. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu ne me parles pas de l’agonie de mon corps. Aurais-je une longue agonie si je dois mourir comme toi? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée qui te dit que tu auras une longue agonie du corps? Après tout ma chère petite épouse, est-ce vraiment une agonie que de mourir dans les bras de ton Bien-Aimé, près de ta douce Maman du ciel? Si tu pouvais voir le beau voyage que nous allons faire au moment de ta mort. Souviens-toi de ce que tu as vécu à l’église, de ce que sera ton entrée avec moi dans la gloire de mon Père, ta future demeure. Relis cette page, as-tu une question? »
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Dimanche, le 20 octobre 1957
− Mimi : Jour mémorable pour moi, je ne croyais pas tant souffrir de cette manière-là, mon cœur pouvait à peine battre sans me causer de vives douleurs, il me semblait que mon âme se déchirait, je ne regrette rien, j’ai tout offert.
– Jésus : « Et nous, ma Bien-Aimée, si tu avais vu notre peine et ton directeur souffrait le martyre en accomplissant son devoir d’état. Sa tâche est pénible et très délicate avec une âme comme la tienne, une âme que nous lui avons confiée, une âme qui, par un privilège spécial a une mission à remplir, un rôle à jouer dans l’extension de notre règne et dans l’Église. Ne l’oublie pas qu’il doit nous remettre bientôt ta petite âme, toute purifiée, toute blanche, aucune tache sur ta petite robe même pas l’ombre d’un faux pli. N’oublie pas ceci. Notre amour est plus grand, plus fort quand nous souffrons tous ensemble. Je sais ma Bien-Aimée que tu as beaucoup souffert mais il le fallait pour le plus grand bien de ta petite âme.
Ton directeur a percé, crevé l’abcès qui était logé dans ta petite âme, il y avait de l’infection qui commençait à menacer notre demeure. Oserais-tu faire pénétrer ton Époux, ton Bien-Aimé, ton Roi dans la petite demeure sans mettre de l’ordre? Est-ce qu’une petite fille malade, faible, invalide peut se soigner seule, une aveugle marcher seule? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’assure que ce n’était pas drôle, je n’étais pas sous l’effet de l’anesthésie pour me faire crever l’abcès. (Je croyais en crever.) Mon Bien-Aimé j’aurais mieux aimé mourir que d’apprendre que je ne pouvais plus te recevoir.
Non, mon doux Jésus ce n’est pas possible que toi, mon Bien-Aimé, ne veuilles plus venir chez nous dans notre petit sanctuaire, dans notre demeure, je ne suis plus capable d’écrire, j’ai trop de peine, je souffre trop, c’est l’agonie de mon âme.
Ma douce Maman du ciel, je t’en supplie, laisse-moi pleurer sur ton cœur, toi qui connais tellement ton enfant, ton tout petit bébé. »
– Satan : « Pauvre petite pourquoi te mettre dans cet état après tout, tu ne perds pas grand-chose en ne communiant pas. Tu le constates maintenant, ton Dieu n’est jamais satisfait de toi depuis que tu le reçois. Ton directeur lui-même te le dit et Dieu vient de te le dire. Laisse ton directeur faire son devoir et comme représentant de Dieu, s’il juge nécessaire de te priver de la communion, n’insiste pas, laisse-le faire. Dieu qui est juste ne pourra pas vous blâmer parce que ton directeur fait son devoir et toi, tu obéis. Pour ma part, j’attends depuis longtemps ce moment où ton directeur t’abandonnerait pour toujours. Il n’ose pas te le dire, il y a longtemps qu’il ne veut plus te diriger, qu’il désire être libre, laisse-le partir sans rien dire. Et je bénirai le jour où il ne sera plus ton directeur.
Si tu savais comme je le déteste dans les grandes tentations, si ce n’était pas son pouvoir de prêtre je l’écraserais sous mes pieds pour te montrer ma puissance. Si tu voulais m’écouter une seule fois durant ces moments-là et m’appeler à ton aide, tu pourrais voir ce que je puis faire de lui malgré tout. Enlève-lui son sacerdoce, ses doigts consacrés, son étole, l’eau bénite, je suis plus fort que lui, il le sait bien. Pour gagner dans la lutte il ne cesse de demander de l’aide à sa Maman du ciel, Marie Immaculée, il agit comme un petit garçon qui a peur de tout. »
– Mimi : « Va-t’en menteur, je ne veux pas croire ce que tu désires me faire croire, je n’ai pas de temps à perdre à t’écouter et encore moins à écrire tous ces mensonges, toutes ces faussetés, toutes ces horreurs. Et si j’écris ce que tu me dis, c’est par obéissance et pour te faire connaître tel que tu es, menteur, maudit serpent, monstre va-t’en. Je connais ton jeu, tu voudrais mettre le trouble entre mon directeur et moi, tu es jaloux, peu importe, nous avons promis devant le petit crucifix, devant notre douce Maman du ciel que nous accepterons tout. »