Lundi, le 1er avril 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, par la mortification de ton esprit, tu aides les âmes à mettre l’Esprit de Dieu, l’Esprit d’amour dans leur vie. L’esprit et le cœur ne font qu’un. Que de choses à mortifier dans l’esprit, c’est-à-dire, remettre tout entre nos mains, rester bien humble, bien cachée dans nos bras, ne jamais faire preuve d’esprit, considérer que le degré d’intelligence que nous avons est un don et ne s’en servir que pour notre plus grande gloire. Être très attentive aux inspirations de l’Esprit d’amour. Dans la vie spirituelle ne jamais se rechercher. Tous les jours remettre votre esprit à Dieu en s’abandonnant à sa miséricorde infinie. Que de péchés commis par l’esprit! Oui, l’esprit de l’homme parfois veut dominer l’Esprit de Dieu. Le monde a l’esprit d’orgueil, l’esprit de révolte. L’esprit du mal engendre tous les péchés et tous les maux. Combien pensent sérieusement qu’un jour ils devront nous remettre leur esprit entre nos mains. »
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Mardi, le 2 avril 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, passons au corps. Combien d’âmes abusent de leur corps! Ce chef-d’œuvre sorti de nos mains, créé par Dieu! Pour certaines âmes, leur dieu est leur corps. Elles n’ont pas assez de temps pour jouir de ce corps qui un jour connaîtra la corruption et retournera en poussière. Pauvre corps, l’idole de tant d’âmes! Il ne faut pas l’épuiser ce corps, travailler mais pas trop et pourtant combien d’âmes passent des heures à danser, à marcher pour aller commettre le mal. D’autres par leur orgueil, leurs passions, la boisson abusent de leur corps. En mortifiant ton corps, ma chère petite hostie d’amour, tu aides les âmes à respecter leur corps à ne s’en servir que pour Dieu.
Comme baptisés, combien d’âmes pensent à garder leur corps pur comme un temple de Dieu, comme un ostensoir où nous sommes présents nuit et jour. Pour célébrer le saint jour de Pâques, certaines âmes ne pensent pas à la toilette de leur âme. Tout ce qui les préoccupe ce sont les toilettes, les repas, la boisson, les sorties. En un mot, il faut jouir et prendre tous les moyens pour flatter, caresser, orner, aimer ce pauvre corps. La mortification des âmes généreuses, aimantes est une chose ridicule pour elles. Pourquoi faire souffrir ce corps? Pauvres âmes elles ne comprennent pas qu’en faisant souffrir leur corps, c’est une preuve d’amour que je leur donne, une chance de le purifier, une occasion d’expier, de mériter. Par la souffrance, je les associe à ma Passion afin d’être qu’un avec ces âmes pour glorifier mon Père. Combien d’âmes me rejettent! Elles préfèrent leur corps à mon Corps Divin, à mon Sang si Précieux pour elles.
Ma Bien-Aimée demande la permission à ton directeur de m’offrir plus. Il y a tellement de moyens de mortifier ton corps.
Lorsque tu es bien souffrante, ne dis pas que tu es fatiguée. Même dans les grandes tentations tu travailles pour nous. Mortifie ton corps en ne prenant pas tes aises. Évite de parler du froid, de la chaleur. L’Esprit d’amour te dira ce que tu feras avec nous durant la Semaine Sainte. »
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Mercredi, le 3 avril 1963
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, nous voilà rendus au cœur. Oui, pauvre cœur humain, tu en sais quelque chose. Avec ton petit cœur si chaud, si affectueux, si sensible, autrefois si mauvais, indifférent, si dur pour moi, si méchant pour nous.
Ma chère petite épouse chérie, ne pleure pas. Je voulais te faire une remarque et t’aider à mortifier ton petit cœur. Je le connais si bien ce petit cœur qui est à nous pour toujours. Ma Bien-Aimée si je ne t’avais pas parlé de ton petit cœur ta purification n’aurait pas été complète.
Mon divin cœur qui a tant aimé les âmes et qui a tant donné par amour! Combien d’âmes m’honorent et me remercient de les aimer. Que d’âmes auront le courage de me suivre durant la semaine sainte avec un cœur pur, plein d’amour pour nous! Pour certaines âmes c’est beaucoup trop leur demander que de faire le vide dans leur cœur, dans leur âme. En créant l’homme mon Père avait vu ce qu’il y avait de plus beau dans ce cœur. Il y avait déposé l’amour pur, la bonté, la délicatesse, la douceur, la charité, l’abnégation, la sincérité, l’honnêteté, toutes les qualités qu’un cœur humain pouvait avoir.
Comme enfants de Dieu, combien d’âmes pensent à nous offrir leur cœur? Nous sommes là, nous voulons des cœurs purs, généreux à nous suivre, des cœurs aimants, des cœurs fidèles.
Mais ce que nous désirons le plus ce sont des cœurs qui souffrent, des cœurs remplis de misères, des cœurs simples qui ont besoin de nous et nous demandent en toute humilité notre aide devant leur petit cœur si petit pour nous aimer et si grand pour nous offenser! Ma Bien-Aimée, tu te souviens d’une petite fille qui avait tellement abusé de son petit cœur, qu’il était en morceaux, c’est à peine si j’avais une parcelle d’amour. Mais dans ma miséricorde infinie j’ai gardé bien précieusement dans mon divin cœur ce petit cœur où il y avait encore un peu d’amour, et là, placé dans mon cœur, je l’ai purifié par mon Sang Précieux et nourri de mon amour, et aujourd’hui elle est devenue ma petite épouse. Je l’ai comblée. Son cœur est tellement grand, rempli d’amour pour nous que bientôt elle mourra victime de notre amour qui est son amour. Sa prière a été exaucée : Jésus doux et humble de cœur rendez mon cœur semblable au vôtre.
Avec nous, son amour a grandi. Oui ce petit cœur autrefois si froid est maintenant si chaud, brûlant d’amour pour nous et les âmes. Son petit cœur qui était si ingrat, maintenant si reconnaissant, ce petit cœur si indifférent est si attentif aux inspirations de l’Esprit d’amour. Comme moi, avec moi, ce petit cœur aime la souffrance, la croix, pour la plus grande gloire de mon Père. Ma Bien-Aimée, est-ce bien là le portrait de ton petit cœur ? celui d’autrefois et celui d’aujourd’hui? Et si tu pouvais voir celui de demain que je garde jalousement afin de l’offrir tout purifié. J’ai si hâte de l’offrir avec le mien à mon Père pour toujours!
Ma Chère petite G… mortifie bien ton petit cœur. Aucune affection humaine, sauf l’affection spirituelle des âmes et pour les membres de notre belle petite équipe d’amour. Aime tes parents, ton prochain, par amour pour nous, aime davantage tes ennemis, ceux et celles qui te font souffrir le plus; aime-les de tout ton petit cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces.
C’est un devoir de charité envers eux et de justice envers nous. En mortifiant ton petit cœur, tu aides les âmes à ne pas balancer leur cœur entre l’amour divin et l’amour humain, afin que leur cœur serve à nous glorifier et non à nous offenser. Demande-nous souvent que les âmes fassent le vide dans leur cœur afin que nous puissions entrer avec notre amour. C’est ce que nous désirons de tout notre cœur. Comme homme je les ai aimés avec mon cœur de chair et comme Dieu nous les aimons d’un amour infini et miséricordieux. »
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Jeudi, le 4 avril 1963
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour maintenant que nous avons jeté un regard sur ta petite vie, tes deux petites sœurs W…et C…pourraient aussi en profiter. Nous en serions si heureux et consolés. Le travail d’équipe sera complet si à chaque jour de la semaine vous mortifiez quelque chose et vos sens. Au début, cela vous demandera un effort, beaucoup d’attention, mais en pensant davantage à nous, cela deviendra facile et l’Esprit d’amour vous indiquera des moyens pour réussir. En agissant ainsi l’équipe sera plus forte et vos petites âmes seront continuellement unies. Par amour, offrez-nous tout en mortifiant tout pour notre plus grande gloire. Oui, faire le vide en vous, vous détacher de tout, de vos défauts, de vos manquements. À chaque jour vous aurez à vous mortifier afin d’être purifiées avant de paraître devant nous. Par amour, soyez fidèles. Voici comment procéder. Chaque jour vous lirez et méditerez le sujet à mortifier.
Lundi, mortifiez les yeux.
Mardi, mortifiez le nez.
Mercredi, mortifiez la bouche, la langue, le goût.
Jeudi, mortifiez les oreilles.
Vendredi, mortifiez le toucher.
Samedi, mortifiez la volonté, l’esprit.
Dimanche, mortifiez le corps, le cœur.
Mes chères petites hosties d’amour, W…,C…,G…,voilà le perfectionnement de l’âme qui s’élève vers nous par amour. Cependant, je vous laisse libres d’accepter. C’est le complément de vos vœux d’amour.
Relisez bien le premier message sur l’équipe. »
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Vendredi, le 5 avril 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je m’offre à toi pour te consoler; avec ta grâce je veux être aujourd’hui ta petite victime d’amour. Consume-moi dans ton amour. »
Pendant une tentation, je souffrais tellement que je croyais perdre la tête.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu n’aurais pas perdu grand-chose. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu veux rire de moi? »
– Jésus : « Mais oui, ma chère petite épouse! Ma toute petite que j’aime à taquiner. Tout est si simple dans notre intimité. Parfois tu es comme un tout petit bébé. Cela me console et me repose d’être avec toi. Je ne suis pas toujours un Dieu triste, mélancolique, sévère, distant, froid. Regarde mon amour, ma miséricorde infinie.
Tu sais ma Bien-Aimée parfois je trouve beaucoup plus d’amour dans une âme pécheresse que dans une âme pieuse et indifférente. Pourtant ces âmes pourraient connaître mon intimité. Ma chère petite hostie d’amour, crois-tu qu’il y a beaucoup d’âmes que je taquine? Même dans la vie spirituelle, il y a encore des âmes qui ne me comprennent pas. Elles croient que pour me plaire, elles ne doivent pas rire et marcher la tête basse et les yeux presque fermés. Pauvres âmes! Tout ce que je leur demande c’est de me regarder tel que je suis, un Dieu d’amour, oui, un époux qui ne cherche qu’à prouver, à donner son amour, à chaque instant. Si ces âmes pouvaient me recevoir, m’accueillir avec respect, avec amour, combien notre intimité serait grande. Je pourrais jouir, aimer, pleurer et même rire avec elles.
Je suis pour certaines âmes un Dieu lointain, un Dieu invisible, un Dieu qu’on ne regarde même pas. Et pourtant, je suis bien un Dieu vivant, présent dans chaque âme et j’ai tout donné par amour. »
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Samedi, le 6 avril 1963
– Mimi : « Mon Dieu par amour je t’offre cette souffrance. Personne, sauf mon directeur, ne sait tout l’amour que j’ai pour toi. J’ai la nostalgie du ciel, je pleure, je m’ennuie tellement de toi. C’est une longue agonie que d’attendre ta visite où notre union sera parfaite pour toujours. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, l’agonie par la souffrance physique n’est rien comparée à l’agonie de l’âme, du cœur et de l’esprit que j’ai acceptée par amour pour toi. Seules mes âmes choisies comme victime d’amour recevront cette faveur, ce cadeau des trois agonies. Tous les membres de mon équipe d’amour auront ce privilège. Nous sommes si consolés par notre belle équipe. Durant la semaine sainte, vous aurez beaucoup à souffrir. Soyez fidèles à me suivre par amour, afin que je ne reste pas seul durant mon agonie qui sera aussi votre agonie. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, par amour pour toi, je t’en supplie, accorde-moi, s’il vous plaît la grâce d’aimer la croix de plus en plus afin de mourir d’amour sur la croix avec toi. Mon Dieu, mon tout que j’aime tant! Ô ma douce Maman du ciel, offrez à Dieu le Père votre Jésus et sa pauvre petite fille. Offrez-nous comme victimes d’amour pour sa plus grande gloire et le salut des âmes et aussi pour les besoins de son Église, pour le succès du Concile œcuménique. Mon Bien-Aimé, aujourd’hui je suis si faible, je ne marche pas vite pour les âmes, je me traîne pour aller vers toi, cependant j’accepte tout par amour. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ce n’est plus toi qui dois marcher vers nous. L’heure est venue où nous allons vers toi à grands pas quoique ta douce Maman du ciel marche d’un pas plus rapide afin de bien préparer sa petite fille pour nous recevoir. »
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Dimanche, le 7 avril 1963
– Mimi : « Mon Dieu, comme héritière du ciel, donnez-moi, s’il vous plaît, ma part d’héritage sur la terre, c’est-à-dire, l’amour, la souffrance, la croix qui seront mon partage, mon trésor; avec cela, je serai assez riche. »
− Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, comme moi, tu seras consumée par l’amour et cachée aux regards humains comme dans notre cher petit crucifix que ton directeur a si bien fixé. Ce cher petit crucifix est bien l’image de ta vie actuelle, c’est-à-dire, fixée à la croix, puis détachée de tout, consumée par amour, cachée aux regards humains. Oui, cher petit crucifix si précieux, relique d’amour pour nous, pour l’équipe et c’est ton directeur qui en est le gardien. Nous sommes si heureux, nous avons confiance en lui. Lorsque nous lui avons confié ta pauvre petite âme, nous étions certains de lui pour nous la remettre toute purifiée pour notre plus grande gloire. Ma chère petite G, cette semaine, ton directeur et toi allez entreprendre une nouvelle route où le sentier étroit va directement vers nous, c’est le sentier de l’amour parfait. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, où est-il ce sentier? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, il est là tout près de toi, en toi. Que ton esprit et ton cœur s’élèvent davantage vers nous. Que ton directeur t’entretienne souvent de la pensée du ciel. Qu’il te prépare à paraître devant nous où notre union dans l’amour et la souffrance sera parfaite. Dans notre équipe d’amour, n’ayez entre vous aucune gêne pour ouvrir, découvrir l’état de vos âmes.
Vos petites âmes doivent se fortifier l’une près de l’autre afin de s’identifier à Dieu. Soyez fidèles à me suivre jusqu’au bout pour le peu de temps qu’il vous reste à vivre. Vous commencez votre ascension vers l’amour infini. »
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Lundi, le 8 avril 1963
– Mimi : Je regardais le cher petit crucifix.
– Mimi : « Pauvre Jésus qui a tant souffert pour moi, pour nous! Tu le sais mon Bien-Aimé comme je regrette tous mes péchés. Tu le sais aussi que je veux t’aimer, je ne veux plus te faire de peine, même légère, mais je sais aussi que dans ma faiblesse cela m’arrive de te faire de la peine. Je t’en demande pardon sincèrement. »
Je baisais avec amour et respect notre cher petit crucifix.
– Mimi : « Tu sais, mon Bien-Aimé, s’il y a quelque chose que je puisse faire pour te faire plaisir davantage, dis-le moi. Avec ta grâce, je le ferai. »
Et je le regardais les yeux dans les yeux. Il me semblait qu’il me regardait avec amour, mais son regard était triste.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, qu’est-ce qu’il a votre Jésus? »
– Marie : « Tu dois le savoir! »
− Mimi : Il me semblait l’entendre me dire :
– Marie : « Mais oui, ma chère petite fille, mon Jésus est triste et souffre de l’ingratitude des hommes. Il souffre encore plus aujourd’hui que dans le temps où il est mort sur la croix.
Dans ce temps-là il pouvait adresser à son Père comme excuse : « Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font, » mais aujourd’hui, il ne peut pas dire la même chose après tant de preuves d’amour pendant des siècles. Voilà ce qu’il dit du haut de sa croix et dans sa miséricorde infinie. Il lance un dernier appel à son Père : « Père, pardonnez-leur, ils ne veulent pas comprendre notre amour. »
Comme une Mère, je suis venue parler à mes enfants. Ils n’entendent même pas ma voix. Peu importe mes conseils, mes avertissements, mon amour, mes larmes! Faut-il que mes enfants soient tous ainsi? Sans cœur, sans amour, sans pitié, pour ne pas se laisser toucher par les sanglots de leur Mère? Je ne suis pas une Mère comme les autres. Je suis Vierge Immaculée, Mère de Dieu, épouse de l’Esprit Saint, fille de Dieu. Je suis votre Mère pour toute l’éternité et je vous aime tous chacun en particulier. Mes enfants les plus choyés sont les pécheurs, les misérables et mes enfants les plus gâtés sont ceux qui ont eu la faiblesse d’offenser mon divin Fils. Mes enfants prédestinés sont ceux qui souffrent par amour en union aux souffrances de mon divin Fils pour la plus grande gloire de Dieu.
Oui, ces chers enfants humbles, qui par amour pour Dieu se laissent fixer à la croix avec mon cher Jésus pour le consoler ce sont les petites âmes victimes d’amour. Je me tiens constamment près d’elles comme au pied de la croix, car ces petites âmes me rappellent mon Jésus par leurs souffrances acceptées joyeusement. Par amour pur elles coopèrent au salut des âmes.
Ma chère petite fille, ce qui rend triste mon cher trésor, mon Jésus, c’est que les âmes ne le cherchent plus. Dans leur aveuglement, elles ne veulent pas le reconnaître comme leur Dieu, leur Roi, leur Créateur.
Si ces âmes avaient un peu de foi pour le regarder au moins comme un frère, et Dieu comme un Père! Les hommes d’aujourd’hui ne cherchent que ce que peut rapporter la science. Ils ont dépensé des millions pour chercher quoi? Pour trouver quoi? Tandis qu’il y a des peuples qui meurent de faim, de misère, et dans leur orgueil, ils disent que la science évolue. En effet, elle évolue dans le mal, dans le péché, dans la destruction de ce qui n’appartient qu’à Dieu seul. Oui, ce que Dieu a créé pour le plus grand bien de l’homme et pour son usage modéré et son utilité afin de mieux le servir par amour.
Ma chère petite fille, demain nous continuerons ce qui rend triste mon divin Fils. »
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Mardi, le 9 avril 1963
– Marie : « Ma bien-aimée, comme il faut l’aimer mon cher trésor, ton Jésus. Combien d’âmes agissent comme des insensés, non contents de tout vouloir détruire sur terre, ils s’attaquent maintenant à l’espace. Ils croient pouvoir tout atteindre, tout découvrir, tout posséder. Jamais ils n’atteindront la puissance de Dieu. Dans certains pays les âmes n’ont même pas la liberté de regarder le ciel si pur, et c’est parfois avec frayeur, angoisse, qu’elles jettent un regard, car elles ne savent jamais si un avion, une fusée ne viendront pas mettre fin à leur jour, seulement pour faire des expériences. Dieu n’a pas créé les astres pour la destruction du monde. Au contraire c’est dans le ciel que le signe de la venue du Sauveur a été annoncé au monde, et c’est dans le ciel que Dieu viendra juger le monde.
Ce qui rend triste mon Jésus, c’est le manque de vocations religieuses, de prêtres. Certains parents refusent de parler à leurs enfants des besoins de l’Église, de la nécessité des âmes missionnaires. Mais ils parlent de sport, d’exploits, de toilettes, de confort, de jouissance. Dès son enfance l’enfant est préparé à tout posséder, attention, gâteries, caprices et l’enfant grandit dans ce climat et garde ces principes. Comment l’épi peut-il germer dans un terrain où il n’y a que jouissance de toutes sortes? Parfois il y a quelques belles petites âmes semées par un amour pur et qui périssent faute de lumière. Elles sont là dans un terrain semé par le mal, le désordre, l’orgueil, la haine. Même dans les familles dites catholiques il n’y a plus de charité, d’amour. Les mêmes membres vivent parfois comme des ennemis.
Les parents n’ont plus d’autorité, les rôles sont renversés. Ce sont les enfants qui commandent et les parents obéissent. Le quatrième commandement de Dieu n’est plus de mode, plus de respect, d’obéissance! Plus d’amour.
À demain, ma chère petite hostie d’amour. »
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Mercredi, le 10 avril 1963
– Marie : « Ce qui rend triste mon Jésus, c’est l’orgueil des hommes. Les gouvernants cherchent un problème pour avoir la paix. Ils oublient ou ne veulent pas nous demander notre aide, les lumières. Ils ne croient pas à la prière confiante envers leur Père, le Tout-Puissant. Ils cherchent la paix par la guerre, la destruction de tout et nous considérons cela comme un vol. Je dis bien « vol » à Dieu de tout ce qu’il a créé pour l’utilité de l’homme et qui lui appartient. Les juges de la terre deviennent un peu plus sévères pour les vols à mains armées, mais combien d’âmes sont volées par des supposées mains blanches. Je pense aux âmes si pures des chers petits enfants. Ma chère petite fille si tu voyais combien mon cher trésor est triste de voir tant d’âmes refuser son amour, son pardon et sa miséricorde si grande, infinie pour chaque âme. »
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Jeudi, le 11 avril 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, quel beau jour pour nous! Pour l’équipe! Cependant, j’aurais tant aimé te recevoir. Je t’offre tout par amour. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, plus tu souffres, plus je suis près de toi. Nous sommes là présents dans notre demeure, ta chère petite âme. Adore-nous avec ta Maman du ciel, saint Michel, sainte Thérèse, tous les saints. Nous sommes si heureux. Ma chère petite épouse, ne pleure pas. Crois-tu que toutes les âmes qui visitent nos reposoirs le font avec amour? Avec respect? Il y a beaucoup plus de respect humain, d’orgueil, de curiosité. Pense à notre peine de voir tant d’âmes nous fuir durant mon agonie. Ma chère petite G reste près de moi comme aujourd’hui. Orne notre reposoir des 527,012 perles précieuses ajoutées à tes larmes d’amour. Ce que tu as fait aujourd’hui pour ton prochain en écrivant est plus méritoire. Ne l’oublie pas tu n’es entre nos mains qu’un petit instrument. Merci d’avoir parlé de nous, de notre amour. »
− Mimi : Je méditais sur la passion de mon Bien-Aimé, et je pleurais en pensant à tous mes péchés.
− Jésus : « Ma Bien-Aimée, si tu voyais l’état de ta petite âme que j’ai inondée de mon amour, de mon Sang Précieux, tu pleurerais de joie! En pensant à tes péchés passés, pense surtout à mon amour blessé. Tu nous as coûté si cher. Seul ton directeur peut comprendre. Il a fait sa large part. Ce qui nous console, c’est notre belle équipe d’amour qui travaille si bien. Chaque membre a sa place dans un même esprit d’amour pour notre plus grande gloire. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je remarque que dans nos entretiens, tu ne parles pas souvent des âmes qui te consolent, des âmes généreuses, fidèles. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, crois-tu qu’une personne qui souffre et qui trouve un cœur pour l’aimer, l’écouter, confie ses joies? Ma chère petite épouse, est-ce qu’un époux ne peut se confier à l’être qu’il aime? Si je te donne ces faveurs, c’est que tu as beaucoup souffert et que tu as un petit cœur pour comprendre. Autrefois, je te parlais, tu ne m’écoutais pas, tu ne me regardais même pas. Mon amour pour toi m’avait rendu aveugle. Je ne voyais même pas tes péchés si nombreux. Je ne voyais que mon amour, ma miséricorde; j’étais sourd. Je ne voulais pas entendre tes blasphèmes. Je ne voulais entendre que les battements de ton petit cœur pour moi. Il n’y avait en toi qu’un souffle de vie. J’ai aussi été muet devant ton mépris, ton ingratitude. J’aimais garder le silence, et pourtant j’aurais voulu te parler avec amour, te dire combien je désirais ta petite âme pour toujours, et ce que je voulais de toi, mais je respectais ta liberté. Enfin la lutte a été dure. Ton directeur en sait quelque chose. Mais aujourd’hui tu es toute à moi comme épouse pour toujours. Un jour tu sauras ce que c’est que d’être fixée à la croix avec moi. Tu auras peut-être ta part d’héritage comme tu me le demandais. »
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Vendredi Saint, le 12 avril 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, accepte tout par amour. C’est ton agonie du cœur, de l’âme et de l’esprit qui commence. Ne te gêne pas pour pleurer sur mon divin cœur. Moi aussi j’ai pleuré, même des larmes de sang. En ce moment, je souffre de te voir souffrir, toi si petite, si faible, si malade, mais par la Sainte Volonté de mon Père, tu dois me suivre. C’est par amour pour toi qu’il te donne le privilège d’être avec moi en te comblant du don royal de la croix. »
– Mimi : Dans l’après-midi, à trois heures mon directeur est venu pour faire la grande toilette de mon âme. Après l’absolution, les grandes tentations commencent.
Je souffre terriblement, physiquement, moralement. Je sens le vide en mon âme, un dégoût. Mon esprit se brouille et je commence à insulter mon directeur. J’ai en ce moment de la haine pour lui, du mépris pour son sacerdoce. Je n’ose écrire tous les blasphèmes que je répète contre Dieu et ma douce Maman du ciel. Je me sens seule, abandonnée dans un gouffre. J’ai peur! Mon ennemi est là triomphant. Je n’ai même pas une lueur d’espérance. Il me semble que Dieu se cache et me laisse seule. Si au moins je pouvais croire que cette souffrance est utile, voulue par Dieu, mais non, je ne sais même plus si je l’aime. Mon directeur ne cesse de tout offrir en mon nom et de m’offrir, de faire des actes d’amour pour moi, remerciant Dieu pour ces faveurs. Il me bénit; chaque fois mon ennemi rage et m’attaque avec plus de violence.
Puis, tout à coup, je ne sais ce qui se produisit dans mon âme. Une paix si grande, et mon esprit était si uni à mon Bien-Aimé.
J’étais placée avec lui sur la même croix. Sa souffrance était la mienne. Il me regardait avec tant d’amour, son étreinte était si forte. Pour quelques instants il me tenait la main comme un époux pour m’encourager à souffrir. Je tremblais de joie. Mon amour était si grand si fort que je ne sentais plus la souffrance. J’étais toute étourdie, mon pauvre petit cœur ne pouvait plus supporter plus longtemps ce bonheur; je croyais mourir d’amour.
– Jésus : « Ma chère petite G, ma chère petite hostie d’amour, n’est-ce pas que nous étions si heureux ensemble. Être avec moi, placée sur la même croix, notre croix, notre bien comme dans notre cher petit crucifix. C’était un honneur pour toi et un bonheur pour moi. Ma chère petite hostie d’amour, tu ne peux pas tout réaliser et comprendre ce qui se produit. Quel beau spectacle de voir un Dieu crucifié avec sa pauvre petite créature. Oui, la plus petite, la plus misérable transformée par l’amour. Et c’est pour mieux te faire comprendre la valeur de l’amour, de la souffrance que j’ai permis que tu connaisses l’ivresse de l’amour sur ma croix. Mon Père nous regardait avec amour. Il était si heureux. Le sang de son fils n’a pas été inutile pour toi. Ta douce Maman du ciel était aussi présente. Elle se tenait debout près de la croix près de nous. Au moment de ta mort le spectacle sera encore plus beau.
Quel privilège pour ton directeur d’être témoin de notre amour, après avoir été témoin de tes nombreux péchés, maintenant transformés en perles précieuses par notre amour. Si vous saviez toutes les âmes à sauver qui étaient présentes! Malgré les souffrances, la grande fatigue, ton directeur a été généreux et a tout offert par amour. Ton ennemi rageait contre lui. Mais nous étions présents. Que peut-il faire de plus? Il n’est même pas capable de s’en aller.
Le temps est fixé par nous. Nous le tenons si bien et dans son orgueil, il n’ose nous insulter. Si tu savais comme il souffre quand ton directeur lui fait réciter le Salve Regina et autres prières. Il souffre davantage quand il est obligé de dire ce qu’il voit et répéter ce qu’il entend. Ton directeur a une puissance sur lui par son sacerdoce. Tous les jours avec les autres membres de l’équipe remerciez Dieu pour tant de bonté et d’amour. Nous sommes si heureux de notre belle équipe d’amour qui a travaillé ferme et avec générosité, avec amour pour nous donner des âmes, surtout durant la Semaine Sainte. W et C ont été fidèles à nous suivre par amour, chacune à leur poste. Grand merci à tous les membres de notre équipe d’amour. »
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Samedi Saint, le 13 avril 1963
– Jésus : « Merci ma bien-aimée de t’être levée si tôt pour travailler avec moi pour les âmes. Il y a tant d’âmes à sauver. Après tant de preuves d’amour, elles refusent de s’approcher de moi, de mes sacrements, et pourtant, je suis leur Dieu, leur Père. Que veulent-elles de plus ces pauvres âmes? J’ai tout donné par amour, à chaque seconde. Je me penche sur elles. Le manque de confiance nous est une insulte grave parce que Dieu est infiniment bon et qu’il est tout amour. Il ne refuse jamais son amour. Ses enfants préférés sont les petits, les humbles, les pécheurs. C’est leur misère qui nous attire.
Ma chère petite hostie d’amour, aujourd’hui tu auras beaucoup à souffrir. Je veux tout. Combien d’âmes n’ont pas encore profité de la période du carême pour s’approcher de nous. Elles n’ont pas le temps de s’arrêter pour venir à nous. Dans notre amour, nous devons respecter leur volonté et attendre parfois bien longtemps comme nous avons fait pour toi. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu sais comme je regrette tout. Je voudrais parcourir la terre pour ton amour, ta miséricorde. Oui, avec toi, je veux coopérer pour sauver des âmes. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, par ton silence, tu aides mes représentants à prêcher, à parler de mon amour afin de toucher les cœurs. Parfois, je me sers d’une parole, d’une épreuve, de la maladie, des circonstances, des événements pour atteindre mes âmes.
Dans la solitude de notre demeure, avec ma grâce, tu peux atteindre beaucoup d’âmes. Depuis que nous sommes qu’un, c’est si bon de travailler ensemble. Ma chère petite hostie d’amour, que dirais-tu si je te demandais de coopérer avec moi pour obtenir 527,012 pour nous glorifier et orner notre cour céleste? Devant ces chiffres tu as le temps d’y penser! »
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Dimanche de Pâques, le 14 avril 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme Marie-Madeleine, j’ai hâte de te revoir, mais surtout de te recevoir. Plus heureuse qu’elle, je possède ce matin mon Bien-Aimé crucifié et ressuscité par amour. »
Le temps me paraissait si long attendre jusqu’à 10 heures. Je ne voulais prendre aucun liquide. Avec ma douce Maman du ciel, je comptais les heures, les minutes. Enfin : « Vous êtes là, ô Trinité Sainte! Soyez glorifié et béni ô Père Éternel par le Sang Précieux de votre divin fils ressuscité par amour pour nous.»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, durant l’octave de Pâques, récite cette belle petite prière, un autre cadeau de l’Esprit Saint : Merci, ô Esprit d’amour. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, après avoir été près de toi vendredi, accorde-moi, s’il vous plaît, la grâce de ressusciter avec toi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, en ce beau jour du triomphe de mon amour, je te laisse encore sur la croix. Il ne faut pas que la croix reste sans victime. N’es-tu pas notre petite victime d’amour? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, qu’est-ce que tu as pensé de ta petite victime d’amour qui dormait sur la croix d’une heure à quatre heure pm? Pauvre Jésus! »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, je te regardais souffrir, tu acceptais tout par amour. Par tes douleurs, tu étais crispée à la croix. J’ai eu pitié de toi. Je me suis approché et dans une étreinte d’amour, tu t’es endormie comme un tout petit bébé. Par le désir de souffrir plus, tu nous as consolés quand même. »
– Mimi : « Ô mon Bien-Aimé, accorde-moi la grâce, s’il vous plaît, que tous les jours de ma vie soit une résurrection dans l’amour par l’amour, après avoir mérité la mort par le péché, je mérite la vie éternelle avec toi. Que l’Alléluia de Pâques soit dans mon cœur à tous les jours, que la joie pascale soit continuellement dans mon âme afin de glorifier Dieu et faire rayonner le Christ partout par l’amour et le don total. »
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Lundi, le 15 avril 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, reste près de moi. Il y a tellement d’âmes qui n’ont pas compris mon amour. Pour elles, le jour de ma Résurrection est un jour de jouissance de toutes sortes. Elles ne croient pas au triomphe de l’amour. Seul l’amour humain, l’amour de l’argent comptent pour elles. Mais, l’amour d’un Dieu, d’un Père infiniment miséricordieux existe-t-il pour ces âmes? Dans leur orgueil, elles refusent d’y croire et ferment leurs yeux et leur cœur devant mon amour. Je sais que l’amour infini d’un Dieu pour sa créature est un mystère, mais l’amour d’un Père pour son enfant peut se réaliser avec la foi. Mais combien d’âmes prient pour nous demander de comprendre notre amour, de nous aimer comme nous le méritons et le désirons. Combien nous remercient de notre amour dans la joie comme dans les épreuves. Si les âmes avaient assez d’esprit d’humilité pour reconnaître notre amour! En donnant la croix à une âme, nous la comblons. C’est un don royal.
Nous n’envoyons jamais la croix seule. Notre amour est là pour aider, fortifier, soutenir cette âme. Une fois que cette âme a compris la valeur de la croix, elle ne veut plus la quitter; sans elle, cette âme se sentirait abandonnée, délaissée par nous. Une âme qui porte sa croix avec amour et fidélité, quelle que soit la longueur de son chemin ne sera jamais seule pour gravir le calvaire. Son agonie sera si douce parce que placée pour mourir sur la même croix que son Dieu, avec Jésus crucifié. Voilà le don royal de la croix et un jour cette âme ressuscitera glorieuse avec le Christ qui est tout amour. Aimer la souffrance, la croix, voilà le gage du salut éternel. Oui, aimer sa croix de tous les jours par amour pour Dieu, c’est le secret de la sainteté. »
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Mardi, le 16 avril 1963
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, laisse-moi me reposer sur ton petit cœur rempli d’amour. Si les âmes voulaient croire à mon amour, vivre avec moi dans une grande intimité, comme leur vie changerait! Tout leur deviendrait facile. Cette paix de l’âme tant recherchée, ce bonheur si désiré, le besoin d’aimer, d’être aimé, tout serait transformé par l’amour. Le besoin d’aimer, de tout donner par amour, voilà ce que je désire. C’est pour cela que je me suis fait petit, pour me faire aimer. Puis, devenu homme, j’ai tout donné par amour. Mais les âmes n’ont pas compris mon amour. Après tant de preuves, elles n’ont pas voulu m’aimer. Du haut de ma croix, je les regardais avec amour, mais leur regard était rempli de haine, de mépris. Je les appelais toutes, chacune par son nom, mais cet appel à l’amour les laissait indifférentes. Devant tant d’ingratitude, mon divin cœur ne put résister au désir de donner plus.
C’est alors que mon cœur rempli d’amour s’ouvrit pour laisser couler mon Précieux Sang sur chaque âme. Devant ce spectacle, les âmes me laissèrent seul. Ces pauvres âmes avaient-elles peur de leur Dieu? Moi, moi qui avais tout enduré en silence et même m’étais laissé clouer à la croix! La peur de ces âmes était mon amour miséricordieux. Oui, elles craignaient et redoutaient mon amour parce que ne voulant pas croire à mon amour pour elles, après tant de preuves, de miracles. Elles étaient là, près de la croix, en face de la réalité, croyant avoir vaincu l’amour par la mort. Mais j’ai vaincu la mort par le triomphe de l’amour. Au jour du jugement, je reviendrai avec la même puissance, le même amour, pour les juger sur leur amour envers nous, envers leur prochain. »
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Mercredi, le 17 avril 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, quel beau jour pour nous! Le chant du Magnificat et l’Alléluia de Pâques se firent entendre de nouveau. Ma divine Mère rayonnait de joie en regardant sa petite fille revêtir l’habit et faire profession dans le Tiers-Ordre portant son nom ainsi que celui de sainte Thérèse.
Maintenant tu seras appelée Sœur Aimée-de-la-Sainte-Trinité, nom que nous avions choisi pour toi, pour te manifester notre amour. Être aimée de la Sainte Trinité et en porter le nom et le témoignage extérieur. »
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé de m’avoir choisie comme membre du Tiers-Ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel et de notre Mère sainte Thérèse de Jésus. Je ne croyais jamais avoir ce bonheur. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est par la présence de ton directeur que j’ai envoyé par une grâce spéciale pour te protéger contre ton ennemi qui rageait. Tu sais ce matin, vous aviez accepté cette épreuve, car ton directeur ne pouvait venir, mais j’ai tout arrangé. Rien d’impossible pour moi. Il était mon témoin. Ma chère petite hostie d’amour, je suis si heureux! Pense au privilège que tu as eu de faire profession chez nous, devant mes deux représentants et ta petite sœur ainsi que deux autres témoins. L’assistance invisible était plus nombreuse. À plusieurs reprises, ton ennemi voulait se venger surtout au moment où tu lisais ta profession et que le Père aumônier te bénissait, puis pendant le Te Deum. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, encore inondée de cette joie céleste, je ne puis écrire tout ce que je voudrais dire. Mon âme rayonne de joie.
Mon petit cœur est rempli d’amour, je crois qu’il va éclater de bonheur. Je me sens enveloppée d’une douce paix. N’est-ce pas que nous sommes heureux, mon Bien-Aimé? Là dans notre demeure? Merci, ô Trinité Sainte de votre amour, de votre miséricorde.»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée comme cadeau de profession, tu commences ton ascension dans l’amour et tu viens vers nous d’un pas rapide. »
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Jeudi, le 18 avril 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne suis pas encore revenue de toutes mes émotions d’hier. Je ne mérite pas ce grand bonheur. Je ne suis pas digne. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, je le sais bien. C’est justement parce que tu n’es rien que je puis avoir le bonheur de te donner tout. Tu admets que tu n’es pas digne. Je le crois, mais comme époux, j’ai un devoir à remplir près de toi, celui de t’aimer afin de répondre à ton amour. Ma chère petite hostie d’amour, c’est bien de reconnaître ta petitesse, mais ne pèche pas par excès d’humilité car tu pourrais blesser mon amour et ne pas rendre justice à ma miséricorde infinie.
Maintenant comme membre du Tiers-Ordre de la bienheureuse Vierge Marie et de sainte Thérèse, profite de tous les privilèges pour t’élever vers nous dans un amour pur. Enrichis ta vie spirituelle de tous les avantages, des indulgences, des prières, des mérites et de tes petites sœurs Carmélites et de tes frères Carmes.
Ma bien-aimée que j’ai gardée bien jalousement sur mon divin cœur, cachée aux regards humains, tu n’es pas faite pour le monde. Malgré ta pauvre vie, tu avais une âme religieuse un désir ardent d’être toute à moi, un idéal caché, un amour étouffé par le péché. Mais aujourd’hui, mon amour a triomphé, ton directeur a gagné. Cela nous a coûté cher. Ma chère petite hostie d’amour, il faut marcher rapidement vers nous, t’élever chaque jour vers nous par l’amour et la souffrance, afin de coopérer plus étroitement à ma passion. Tu sais, ma bien-aimée, une victime d’amour doit répandre et prêcher l’amour par la prière et la souffrance, le silence et le don total pour ma plus grande gloire.
En vivant bien tes vœux d’amour, tu remplis ces conditions. Tu sais, les 527,012 perles précieuses ne s’achètent pas en un seul jour. Il nous faut beaucoup d’âmes pour orner notre demeure. Avec nous accepte davantage, surtout les âmes de tous les retraitants confiées par le P. M. Faites un travail d’équipe. Son champ d’apostolat est très vaste. »
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Vendredi, le 19 avril 1963
– Mimi : « Mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez. Mon Bien-Aimé, au nom de notre amour, que veux-tu de moi pour les âmes? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, malgré tes souffrances, garde ton sourire, sois charitable, donne-le aux autres. Les âmes ont tant besoin d’un sourire d’amour, de se sentir aimées et comprises. Tu sais parfois une âme sent le besoin de se confier. Accepte tout par amour. Il faut s’oublier pour donner la joie aux autres, souffrir pour procurer un bonheur et mourir pour donner la vie. Oui, mourir à soi-même afin de paraître devant Dieu dépouillée de tout comme moi sur la croix. Et au jour de la résurrection, plus une âme aura été dépouillée, abandonnée, plus elle sera comblée, choyée, aimée parce qu’elle aura tout donné par amour.
Ma Bien-Aimée par ta mission dans l’amour et la souffrance, il faut que tu prêches l’amour par la prière, la parole, l’exemple, l’abandon confiant, la conformité à ma Sainte Volonté par tes actes, les écrits, pour être mon témoin d’amour. Tout dans ta vie doit respirer l’amour, représenter l’amour pur dans les joies comme dans les croix, dans les grandes choses comme dans les moindres détails. Fais déborder le trop plein de ton petit cœur rempli d’amour; donne à boire à ceux qui ont soif d’une parole, donne à manger à ceux qui ont faim de vérité.
Ma chère petite hostie d’amour tu as été comblée. Il faut partager avec nous. Ton travail sera facile, mais aussi très douloureux. Demande l’aide de toute l’équipe pour acheter et nourrir toutes ces âmes pour notre plus grande gloire.
Merci ma bien-aimée de m’offrir chaque lettre comme des actes d’amour, de contrition parfaite, des actes de remerciement. Avec cela tes âmes vont manger. »
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Samedi, le 20 avril 1963
– Jésus : « Aujourd’hui ma chère petite hostie d’amour, il te faudra beaucoup de patience. Offre bien tout par amour. Si les âmes avaient dans leur cœur, dans leur esprit l’amour, oui, l’amour dans leurs actes, la paix du monde serait rétablie. Mon divin cœur souffre de voir tant de haine, tant d’orgueil. L’égoïsme règne en roi, en maître. Que de valeur on attache au mot « moi ». Combien d’âmes ont fixé leur vie sur ce « moi ». L’amour, la charité ne comptent plus, parce que le « moi » a pris la place. Certaines âmes n’ont pas la charité de m’aimer. Comment peuvent-elles se laisser attendrir sur les misères humaines de leurs frères? Devant un malheur, elles disent : « Pauvres gens », mais dans leur cœur, elles jouissent d’avoir plus. Il ne faut pas trop s’arrêter sur les misères, les épreuves, disent-elles, nous n’avons que si peu de temps à vivre dans la possession de tout, dans la richesse, dans la jouissance. Si les âmes voulaient vivre ma doctrine d’amour dans le moindre détail, pratiquer la charité par l’amour, les actes envers leur prochain.
Ma bien-aimée, ce qui me peine, c’est de voir que parmi mes âmes consacrées, ce malaise existe, le manque d’amour, de charité. L’amour envers nous et le prochain est si loin, la charité n’est qu’un détail, notre intimité n’est qu’illusion, mais l’importance est grande sur le manque de charité, sur la jalousie. Ces âmes aveugles prétendent nous aimer, nous servir avec quelques dévotions, quelques prières. Sans doute, elles seront fidèles à suivre leur règlement mais au détriment de notre amour, c’est-à-dire, au détriment de notre intimité.
Malgré toute leur science, leur règlement, leur vie spirituelle restera en suspens parce qu’elles n’auront pas branché leur vie sur la nôtre en vivant d’une grande intimité dans notre amour, avec notre amour. »
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Dimanche, le 21 avril 1963
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, je t’en supplie, aide-moi, je souffre tellement. Si je pouvais avoir au moins un peu de sommeil. Maman, berce-moi s’il vous plaît comme ton enfant. Presse-moi sur ton cœur comme tu le faisais avec ton cher Jésus. »
– Marie : « Ma chère petite fille, je ne puis te bercer aujourd’hui. Mon divin fils désire te garder clouée à la croix avec lui. »
– Mimi : « Maman, si tu ne peux me bercer, chante-moi quelque chose, j’en serais si heureuse. »
– Marie : « Ma chère petite fille, crois-tu que j’avais le cœur à chanter lorsque j’étais près de la croix? Non, ma chère petite fille, il faut que ta souffrance soit acceptée avec un amour pur comme celle de mon fils. Mon cœur de Mère souffre de ne pouvoir t’aider à te déplacer, à changer de position, étant fixée à la croix comme victime d’amour. Que puis-je faire pour toi sans la permission de Dieu? Ma chère petite fille, offre tout par amour pour les milliers d’âmes qui refusent d’accomplir leur devoir pascal. Si tu pouvais voir notre douleur! Ma chère petite fille, en acceptant, c’est toi qui nous consoles. Ta douleur est un chant si doux, oui, le chant d’amour. Ta souffrance est en harmonie avec celle de mon divin fils. Sois sans crainte, au moment de ta mort, je serai là. Ton agonie sera si douce, parce que je te bercerai. Je te presserai sur mon cœur de Mère en rendant grâce à Dieu par le chant du Magnificat.
Tu sais ma chère petite fille, une petite victime d’amour doit être offerte à tous les jours, être disponible à chaque instant afin de correspondre aux desseins de Dieu sur elle pour coopérer avec mon divin fils pour sauver des âmes et glorifier Dieu. »
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Lundi, le 22 avril 1963
– Jésus : « Ma bien-aimée, ne te laisse pas abattre par ton ennemi. Il va prendre tous les moyens pour t’empêcher d’écrire, pour te décourager. Ne pleure pas ma chère petite hostie d’amour. Ce dégoût d’écrire n’est qu’une grande tentation. Parce que tu souffres, je suis plus près de toi. Cette agonie de l’esprit, offre-la moi avec amour comme si j’étais vraiment là. Pense à notre amour, à notre intimité, aux âmes qui ne comprennent pas l’amour d’un Dieu pour elles. Beaucoup me reçoivent, m’adorent quelques instants pour oublier le reste du jour que nous sommes là présents, bien vivants en elles. Ce manque de respect, d’amour envers nous qui leur avons tout donné, pourquoi existe-t-il parmi mes âmes privilégiées?
Ma chère petite hostie d’amour, dans l’état de sécheresse où tu te trouves en ce moment, n’est-ce pas que tu es heureuse? Même sans le comprendre? Dis-moi que tu crois que je suis en toi bien vivant. Adore-moi. Dis-moi que tu m’aimes, même si tu ne crois pas. Je te comprends et je t’aime. Si tu ne peux me parler, regarde-moi sur notre petit crucifix. Baise-le avec amour et respect. Je serai si heureux. Ton ennemi te déteste. Il veut prendre tous les moyens pour détruire ces feuilles. Que ton directeur les bénisse avec l’eau bénite. Ces écrits sont notre propriété, le bien de notre équipe et aux petites âmes pour les aider à comprendre notre amour miséricordieux.
Ma bien-aimée, par ton vœu d’obéissance, il faut que tu écrives, même si cela te répugne. Fais-le par amour pour nous et les âmes. »
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Mardi, le 23 avril 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, dans l’état où je suis et pour lutter contre les attaques de mon ennemi, avec toi, je veux faire le chemin de la croix. Tu sais mon Bien-Aimé, lorsque je dis chemin de croix, cela représente pour moi le chemin de l’amour, oui, le chemin de l’amour par la croix. »
– Jésus : « Ma bien-aimée, tu as raison, c’est l’amour qui m’a conduit à la croix. Remercie l’Esprit Saint de te faire comprendre cela. »
L’amour de mon Bien-Aimé est si puissant qu’il me porte à tout transformer en amour : le sacrement de pénitence représente le sacrement de l’amour miséricordieux; le sacrement de l’Eucharistie, est l’amour tout entier; le sacrement de l’extrême-onction est le sacrement de l’amour dans l’union éternelle; le sacrement du baptême est le sacrement de l’amour infini; le sacrement de l’ordre est le sacrement de l’amour par le don total; le mariage est le sacrement de l’amour de Dieu avec sa créature pour coopérer, afin de glorifier Dieu. Tout dans ma pauvre vie d’invalide respire l’amour, jusqu’à la moindre petite chose, même mes épreuves, mes peines morales et physiques, mes tentations, sont devenues une cause de joie que je partage avec mon Bien-Aimé, car la croix de chaque jour m’apporte son amour. »
– Jésus : « Merci, ma chère petite hostie d’amour d’être courageuse et de me rester fidèle. N’est-ce pas qu’avec moi, tu te sens plus forte pour lutter?
Pense à moi, est-ce que mes souffrances physiques n’ont pas été associées à mes souffrances morales? Tu auras beaucoup à souffrir.
Ton pèlerinage sur terre te coûtera cher, comme le salut de ton âme nous a coûté cher. Mais ton amour payera tout. »
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Mercredi, le 24 avril 1963
– Mimi : Je lisais cette pensée : Dieu habite dans le cœur qui prie dans la souffrance.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu dois te sentir à l’aise. Tu sais combien mon pauvre petit cœur souffre et prie. Je te remercie d’être venu ce matin. Je puis puiser dans ton amour la force de porter ma croix. Tu le sais, mon Bien-Aimé que je ne suis jamais rassasiée. J’ai soif de ton Sang Précieux et j’ai toujours faim de ton divin corps. Plus je m’approche de toi, ô mon Bel Amour, plus je prends conscience que nous ne sommes qu’un. Notre intimité devient plus grande et notre amour plus fort. Plus je souffre, plus je me sens heureuse, parce que j’ai la certitude que tu es toujours là présent en moi, malgré les attaques de mon ennemi. Même quand tu te caches, je crois à ton amour pour moi. Oui, je le crois de toutes mes forces, de toute mon âme, de tout mon esprit, et si je ne souffrais pas une heure, je me sentirais triste, abandonnée, si seule. Je t’aime trop, ô mon Bien-Aimé, pour te laisser seul. Notre amour s’en ressentirait. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, merci de sourire malgré ta souffrance. N’est-ce pas que c’est une rude école que l’école de l’amour? »
– Mimi : « Mais, oui, mon Bien-Aimé, je suis loin de finir mon cours. »
– Jésus : « Ma chère petite, crois-tu que tout fini sur terre? Mais non, sur terre, c’est la recherche de l’amour par la souffrance, par la croix, avec moi. Au ciel, ce sera la possession de l’amour pur pour l’éternité et le couronnement des petites hosties d’amour par le Bel Amour. »
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Jeudi, le 25 avril 1963
– Jésus : « Aujourd’hui, ma bien-aimée, nous allons faire un beau voyage dans l’amour pur pour glorifier mon Père. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce possible que ce soit mon grand voyage avec toi pour toujours? Où notre union sera parfaite? »
– Jésus : « Mais non, ma chère petite hostie d’amour. Comprends-moi bien, nous allons à Québec pour offrir plus. Tu sais il ne faut pas attendre d’être au ciel pour donner de l’amour pur afin de glorifier mon Père!
Ma chère petite hostie d’amour, ne pleure pas et regarde-moi avec un beau sourire. Tu es comme un bébé. Tu espérais ce grand voyage. Sois sans crainte, tu vas le faire bientôt. Vois-tu ce que c’est que le détachement de toi-même? Même dans les choses spirituelles, elles sont plus méritoires. Je sais que ta croix est lourde à porter, mais une petite victime d’amour n’a pas une croix de roses. Je sais que tu t’ennuies à mourir de nous. Ma chère petite G ta mission n’est pas encore terminée. Mon amour te consume lentement, très lentement, afin de prolonger ton agonie dans l’amour pur et la souffrance. Si tu savais le nombre d’âmes qu’il faut sauver! Si mon Père abrégeait tes jours, tu nous priverais du bonheur d’avoir beaucoup d’âmes pour nous glorifier. Comme membre souffrant de mon corps Mystique, tu es associée à ma passion. Tu es marquée du signe de mes privilèges par ta souffrance acceptée par amour pour nous et les âmes.
Ma chère petite épouse, malgré ta pauvre vie si lamentable, tu avais un idéal caché et c’est cet idéal que nous voulons te faire atteindre pour toujours.
En attendant, n’est-ce pas que nous sommes heureux en acceptant par amour la Volonté de mon Père qui t’aime tellement et a hâte de nous voir près de lui pour toute l’éternité? »
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Vendredi, le 26 avril 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît à me lever pour travailler pour les âmes. Je me sens si faible. Je t’en supplie, donne-moi du courage pour continuer ma route vers toi. Je ne veux pas m’arrêter en chemin, encore moins retourner d’où je viens. Sans toi, je ne puis rien et ne suis rien. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, cette faiblesse, cette lassitude fait partie de notre programme. Je ne te demande pas de te lever. Pour aujourd’hui, je veux simplement que tu lèves les yeux vers nous et restes couchée sur notre croix. Il faut obéir même à ta garde-malade. Ton petit cœur a besoin de repos. Offre-moi cela par amour. Ma bien-aimée, garde le peu de force qu’il te reste pour écrire. Tu ne seras pas jugée sur ce que tu auras fait du ménage, mais bien sur l’amour et l’obéissance envers nous et notre représentant. Ton devoir envers nous est de nous servir en nous aimant et souffrant par amour. Rappelle-toi le grand bonheur que tu avais quand ton directeur t’a fixée à la croix pour toujours. As-tu déjà oublié ces doux moments du vendredi saint? Récite la belle prière du don total. Que pouvons-nous espérer de plus? Par notre si touchante prière, tout est complet. C’est le plus grand hommage qu’une créature puisse offrir à Dieu : amour, abandon, don total. Nous sommes si consolés lorsque tous les membres de notre belle équipe d’amour récitent et pratiquent notre belle prière avec amour pour nous glorifier.
Ma chère petite hostie d’amour, cette belle prière du don total aura son heure. Ce chef-d’œuvre de l’Esprit Saint ne restera pas caché aux petites âmes. »
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Samedi, le 27 avril 1963
– Mimi : « Merci d’être venu ce matin, ô mon Bien-Aimé. Maintenant que par ta grâce mon directeur a vidé le pauvre puits de misère, remplis-le s’il vous plaît de ton Précieux Sang, où tu pourras venir te désaltérer, où ta petite fille viendra boire et donner à boire aux autres.
Oui, mon Bien-Aimé, j’ai toujours soif de ton Sang Précieux, j’ai faim de toi. J’ai tellement besoin d’être purifiée, fortifiée par toi. Ce besoin de t’aimer augmente de plus en plus. Mon petit cœur souffre de t’attendre, mais je t’offre tout par amour et aussi pour le succès du concile œcuménique. Ô mon Dieu, protégez s’il vous plaît votre Église et le Saint Père; gardez-nous ce bon pasteur encore longtemps afin que vos brebis ne soient pas dispersées.
Mon Dieu, recevez le don total de mon pauvre petit cœur et de tout mon être. Je vous offre ma petite vie pour obtenir le succès du concile et la paix dans le monde afin que les âmes vous aiment et vous servent avec amour pour votre plus grande gloire.
Mon Dieu, vous me connaissez si bien. Je suis si peu de chose, si faible. Le Saint Père est si utile pour votre Église, pour tous les peuples, pour le monde entier. Moi, qu’est-ce que je suis pour le monde? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est bien ce que je désire, que tu ne sois rien pour le monde, mais que tu sois toute à moi.
Prie davantage pour le concile afin que l’Esprit Saint pénètre dans tous les esprits et habite tous les cœurs, pour qu’en ces jours de grâces, la confiance, l’amour, l’humilité, la charité soient à la base, c’est-à-dire, soient le but principal, avant d’étudier de méditer sur les problèmes de mon Église et de la paix. Parmi ces âmes, il y a de grosses têtes. L’orgueil est toujours là. »
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Dimanche, le 28 avril 1963
Fête du Bon Pasteur, c’est-à-dire notre fête!
− Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé de ton amour. Oui, comme un Bon Pasteur, tu t’es penché vers moi pour me prendre dans tes bras puissants. Tu as guéri mes plaies. J’étais blessée par le péché. Malgré tout, tu ne voulais pas voir mourir ta petite brebis. »
– Jésus : « Mais oui, ma bien-aimée, je te voulais toute à moi. Mon amour est si grand et infini pour les âmes! Même, ma chère petite G si tu avais été seule à être sauvée, je serais venu te sauver. En mourant sur la croix, mon amour était le même pour chaque âme. Chaque jour, je poursuis ma route à la poursuite des âmes. Je me penche avec amour vers elles, mais peu écoute ma voix. D’autres ne répondent même pas à mon appel. Que puis-je leur donner de plus que tout mon être et mon amour? Les âmes s’achètent par l’amour et le don total. C’est pour cela que je te demande de coopérer avec moi. Tu commences à comprendre la valeur d’une âme. Ton directeur en sait quelque chose par toi. Tu nous as coûté cher. Il n’a pas craint de se salir en allant te chercher dans cette ruine infestée par le péché. Tu respirais à peine. Nous avons dû te donner la respiration spirituelle pour aider ta petite âme à survivre dans les décombres. Comment ton petit cœur a-t-il pu résister avec une lueur d’amour, une petite étincelle?
Ma chère petite hostie d’amour, c’est avec cette petite étincelle que j’ai allumé le brasier de notre amour qui est si puissant, qui brûle nuit et jour afin de te consumer lentement dans l’amour.
Par notre intimité, j’alimente tous les jours ce feu de notre amour, afin que les âmes soient purifiées et consumées par cet incendie d’amour. »
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Lundi, le 29 avril 1963
– Jésus : « Ma bien-aimée, c’est le temps de réciter, de vivre notre belle prière du don total, un chef-d’œuvre de perfection, un triomphe de l’Esprit d’amour pour les petites âmes.
Aujourd’hui, nous allons nous éloigner pour aller travailler dans un pays lointain afin d’aider les missionnaires dans leur apostolat auprès des âmes. Il y a tellement d’âmes qui ne me connaissent pas et qui pourraient me servir fidèlement, m’aimer sincèrement. En pays civilisés, il y a beaucoup d’âmes qui me connaissent et ne m’aiment pas, ne veulent pas me servir. Ces âmes me connaissent mal. Elles ne veulent pas faire d’efforts pour comprendre un peu mon amour. Pourtant c’est si facile d’aimer. Je ne demande rien d’impossible, seulement un peu d’amour. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, fais de moi ce que tu voudras. Je suis dans tes bras. J’en suis si heureuse! Merci mon Bien-Aimé de ton amour. Pour te consoler, je vais t’offrir chaque battement de mon petit cœur comme si c’était des actes d’amour, d’adoration, de contrition parfaite, des actes de remerciement pour ton amour infini. Je t’offre aussi tous les battements de cœur de tous les êtres que tu as créés, en union à ta passion. Je t’offre toutes les souffrances, toutes les croix, tous les travaux, les joies, les peines de tous ceux qui ne pensent pas d’offrir tout par amour, afin de glorifier leur Père. Mon Bien-Aimé, du haut de ta croix, tu les connais toutes ces misères humaines de chaque âme. En leur nom, je te demande pardon, et je t’implore avec ma douce Maman du ciel, pour ces âmes.
Ayez pitié de nous, augmentez votre amour en nous. »
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Mardi, le 30 avril 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore une autre journée pour nous. Je t’offre tout par amour.
Aide-moi, s’il vous plaît, à tout accepter par amour et en silence. Mon ennemi est toujours près de moi. J’ai beaucoup de difficultés à écrire, puis, le dérangement, téléphone, visites, etc. Mon Bien-Aimé, garde-moi dans tes bras. Je tremble de savoir que W va venir pour travailler avec nous. Mon ennemi rage et se venge sur moi.
Mon Bien-Aimé, aide-moi. L’ouvrage que je dois faire est un travail d’homme. Je ne me sens pas la force. C’est toi qui le désires pour avoir plus. J’accepte par amour. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, je sais que c’est un travail pénible, dur pour une petite malade. Tu me dis que c’est un travail d’homme, mais tu n’es pas seule pour le faire. Je suis l’Homme-Dieu et je t’aiderai. Ma chère petite hostie d’amour, toutes ces souffrances sont déjà appliquées aux âmes. Sois généreuse jusqu’au bout. La vie d’une petite victime d’amour n’est pas toujours facile, mais il faut lutter sans cesse, accomplir son devoir d’état avec amour. Le chemin qui conduit au calvaire est long et rude. Pour me suivre, il faut que tu marches sur mes traces en portant notre croix par amour. Pense à tous les pas que j’ai faits pour toi! Regarde mon amour infini, vois la sollicitude dont je t’entoure à chaque instant. Est-ce que toutes les âmes ont le privilège de vivre dans une grande intimité comme nous le faisons? Reprends courage. Regarde-moi sur notre petit crucifix. »