Mercredi, le 1er mai 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Je t’offre tout par amour. Dans l’état où je suis, je ne suis même pas capable d’écrire, de penser à toi, pourtant mon petit cœur contient tellement d’amour pour toi. Je voudrais le dire à tout le monde, l’écrire, mais c’est le contraire qui se produit. Même devant notre petit crucifix, je le regarde et je reste muette. Il me semble que la porte de mon âme est fermée, et notre intimité n’est plus ce qu’elle était. Mon Bien-Aimé, tu le sais que je t’aime. »
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Jeudi, le 2 mai 1963
– Mimi : Je me préparais à faire l’heure sainte de 11 :00 heures à minuit, je m’endormais.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, si tu vois que je dors, pince-moi, s’il vous plaît pour m’éveiller. »
– Marie : « Ma chère petite fille, crois-tu qu’une maman pincerait sa petite malade qui sommeille avec confiance, avec amour, dans les bras de son Père? Ma chère petite fille, tu es si épuisée par les attaques de ton ennemi. Continue de lutter avec nous, tu remporteras la victoire. Offre bien tout sans comprendre, oui, offre tout par amour en union aux souffrances de mon divin fils. Dans l’état de sécheresse où tu te trouves en ce moment, dis-toi bien que Dieu veille sur toi et que mon divin fils te regarde avec amour et que l’Esprit Saint te protège. Dieu n’a pas changé malgré les apparences; il t’aime davantage, parce que tu acceptes par amour. C’est cela l’amour pur, dire son Fiat chaque jour par amour. »
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Vendredi, le 3 mai 1963
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé d’être venu ce matin. J’ai eu peur. Mon petit cœur battait si fort. J’avais tellement hâte de te recevoir. J’ai besoin de toi, vivre seule avec toi, j’ai la nostalgie du ciel.
Mon Bien-Aimé, donne-moi la force de te voir en mon prochain et de l’aimer. Dans l’état où je suis je voudrais fuir, me voir très loin, cependant, « Faites de moi ce que vous voudrez », c’est bien le temps de le dire. »
Le soir, une personne est venue.
Elle a pris tous les moyens pour me ridiculiser, m’humilier. Pour finir, elle me répète à plusieurs reprises que je suis folle, et croyant que je ne comprenais pas, elle ajoute : « Tout ce que tu fais est ridicule, ta manière d’agir, etc. » Une personne demeurant avec moi a voulu intervenir, lui disant : « Ne parlez pas comme cela ». Et elle de répéter : « Je vous dis qu’elle est folle et elle le sait bien ».
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est drôle, je pleurais et en même temps, j’étais heureuse de l’entendre me dire que j’étais folle. En effet, je suis folle d’amour, je suis folle de toi, c’est tout, je suis folle des âmes, folle de la souffrance, et avec tout cela, j’espère atteindre la folie de la croix.
Tu sais, mon Bien-Aimé, je te remercie d’avoir changé mon cœur, mon esprit, mon âme. Autrefois, avec ma petite nature orgueilleuse, je n’aurais pas enduré une seconde cette personne près de moi. Je t’assure que mon ennemi voulait que je me défende et réponde à ses accusations. Mais, je n’étais pas capable. Mon amour est si grand pour toi, et je gardais le silence par amour pour toi et les âmes. »
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Samedi, le 4 mai 1963
– Mimi : « Merci de m’avoir aidée hier soir. Après avoir été insultée par cette personne, tu me demandes plus…»
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, il faut pour me prouver ton amour, que tu baises la joue de cette personne en lui demandant pardon, comme si tu étais coupable. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi afin que ce baiser ne soit pas un baiser de Judas. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, crois-tu qu’avec moi présent en toi, tu puisses répéter l’erreur de Judas? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je m’excuse et te demande pardon. Je ne voulais pas te faire de peine. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, cela me console de voir que tu me demandes pardon, mais, je ne t’avais pas accusée, j’ai simplement fait une remarque. Je voulais vérifier tes intentions, ton attitude et ton amour devant les injures. »
– Satan : « Pauvre folle, c’est à mon tour de te le dire. Pourquoi obéir à ton Époux? Sa doctrine est fausse. Il prétend être juste et il te commande d’aller t’accuser d’être coupable. Il te fait mentir, lui la vérité même. Que fait-il de la liberté humaine qu’il prétend respecter? Ouvre les yeux.
Il fait de toi ce qu’il veut. Je ne te croyais pas si folle d’amour pour lui. Pourquoi ne pas garder cet amour pour des êtres vivants. Cela me fait rire lorsque dans tes souffrances, tu crois à son amour. Tu te sens heureuse près de lui. Tu es son esclave. Il se sert de toi pour commettre et répandre l’erreur par tes paroles et surtout par les écrits. Comment vas-tu faire pour réparer tant de mensonges? Dans ton orgueil, tu crois que ton Dieu te demande de prendre des notes. S’il voit tout, pourquoi faut-il que tu écrives? »
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Dimanche, le 5 mai 1963
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, intercède pour moi, je voudrais tant aimer Dieu comme toi, le servir fidèlement en redisant à chaque instant le Fiat. Je te demande de répandre dans mon âme l’amour que tu as gardé si pur pour Dieu et pour ton divin Fils.
Parfois, une transfusion de sang est nécessaire pour sauver une vie. Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman du ciel, donne-moi, s’il vous plaît, une transfusion d’amour, c’est-à-dire, du sang si pur de ton cher Jésus, qui pénétrera dans tout mon être afin que mon âme et mon corps soient purifiés pour la plus grande gloire de Dieu. Ma douce Maman du ciel, j’ai confiance. Tu ne peux pas me refuser ce que je te demande. Tu le sais, un enfant a besoin du sang de sa mère pour vivre et se développer. Ô ma Mère, j’ai tellement besoin de ton sang. J’ai soif du sang de ton divin Fils. Tu sais, parfois, pour identifier un enfant il faut du sang de la mère. Moi, j’ai en ai besoin jusqu’à ma mort. Au moment de paraître devant Dieu, Maman tu pourras m’identifier en disant à Dieu : « Regardez mon Dieu, ce sont mes deux enfants. Regardez leur sang, reconnaissez-vous le Sang Précieux de votre divin Fils qui est dans cette âme? N’oubliez pas qu’elle a été nourrie par ce sang, que son âme a été purifiée par ce même sang. » Je suis certaine que Dieu ne peut rien vous refuser.
Merci, d’être ma Mère. Je suis si heureuse d’être l’enfant de Marie, Mère de Dieu. »
Lundi, le 6 mai 1963
– Mimi : Comme je suis obligée d’écrire, je m’ennuyais de lui, mon Bien-Aimé, je le sentais si loin, j’ai pensé de lui faire un appel.
– Mimi : « Allo! Le ciel? »
− Oui.
– Mimi : « Est-ce que je pourrais parler à mon Bien-Aimé?»
− De la part de qui?
– Mimi : « De la part de sa petite épouse. »
− Laquelle?
– Mimi : « De sa petite épouse qui ne pense qu’à lui. »
− Je ne puis le déranger…
– Mimi : « Dites, s’il vous plaît que c’est de la part de sa petite fille G. »
− Pas de réponse.
– Mimi : « Voulez-vous lui dire que c’est de la part de la plus misérable de ses créatures, la plus faible et infirme, Madeleine No. 1…»
− Pas de réponse.
− Mimi : Je souffrais tellement. Toujours ce silence.
– Mimi : « Je vous en supplie, il faut que je lui parle. »
− Pourquoi? Que voulez-vous lui dire?
– Mimi : « Je veux lui dire simplement que je m’ennuie de lui, que j’ai hâte de le voir et surtout que je l’aime, que je voudrais l’aimer encore plus, que je regrette toute la peine que je lui ai faite et lui demande pardon. »
− Un instant, s’il vous plaît.
− Mimi : Mon petit cœur battait si fort !
– Mimi : « Allo! C’est toi mon Bien-Aimé, mon Jésus, mon Bel Amour. Enfin, je puis te parler. Entre nous, je te le dis, ce n’est pas facile pour te parler.»
– Jésus : « Pourtant, ma Bien-Aimée, c’est si simple. Je voulais voir jusqu’où allait ta confiance, ton amour, ton humilité. Ma chère petite fille, ma Bien-Aimée, la prochaine fois que tu désireras faire un appel au ciel, demande toujours à parler à ta Maman, la Vierge Immaculée. Elle saura bien combler ta petite âme. Elle ne te fera pas attendre longtemps. Son désir est de me donner aux âmes. Comme nous, son bonheur est de donner tout par amour. Il faut toujours demander tout par ma divine Mère, médiatrice de toutes grâces. »
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Mardi, le 7 mai 1963
– Mimi : Encore une journée pour nous! Je veux tout offrir par amour.
Dieu a tellement besoin d’être aimé, consolé. Il ne faut pas se gêner pour lui parler d’amour. Je sais qu’il est là tout près présent dans ma pauvre âme. Il a frappé si longtemps, il a attendu que je lui ouvre toute grande la porte secrète de mon âme. Il s’est fait mendiant d’amour afin de respecter ma petite volonté, lui, le Tout-Puissant, s’abaisser à attendre mon amour, et quel amour j’avais à lui offrir !
C’est pourquoi je lui demande sans cesse de purifier, de sanctifier, de fortifier mon amour afin de l’aimer comme il le mérite et comme il désire être aimé de moi.
En ce beau jour du mois de Marie, je demande à ma douce Maman du ciel de m’apprendre à aimer Dieu véritablement, l’aimer sans détour. Avec ma douce Maman du ciel, je veux dire mon Fiat tous les jours par amour en union à la passion de son divin Fils. Malgré les épreuves de la vie, les séparations, les croix, les tentations, je suis convaincue que Dieu seul me restera fidèle avec son amour infini, son amour miséricordieux. C’est si consolant de se savoir aimée par Dieu notre Père, après l’avoir cherché si longtemps. Je le croyais si loin, si distant ! Pourtant, il était là si près et me regardait avec le même amour qu’aujourd’hui.
Merci à l’Esprit Saint et à mon directeur de m’avoir fait comprendre ce que c’est que l’intimité de Dieu dans mon âme.
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Mercredi, le 8 mai 1963
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé d’être venu ce matin! Je suis si heureuse! Malgré la pluie, je voudrais que tout soit beau, gai autour de moi. Je voudrais que les âmes regardent la vie en rose! Je sais que cela est parfois difficile quand tout est noir près de nous, dans l’ordre temporel, mais dans l’ordre spirituel, c’est si beau, et tout est beau et bon avec lui mon Bel Amour.
Avec les yeux de la foi, mes souffrances, mes croix, mes épreuves, mes joies, mon bonheur, deviennent comme des roses d’amour, surtout si je les offre avec l’amour de ma douce Maman du ciel pour qu’elle les présente à Dieu.
C’est avec amour qu’elle se penche pour regarder sa petite fille malade, faible, mais le cœur rempli de bonne volonté, les bras chargés de petites roses. Vite, elle vient à son secours afin d’offrir à Dieu, notre Père, le précieux présent des roses d’amour! Et quelle ne sera pas ma surprise lorsque Papa, le bon Dieu viendra chercher sa petite fille et qu’il me fera marcher sur un chemin de roses qui me conduira vers un bonheur sans fin avec mon Bien-Aimé après avoir marché durant ma vie sur un chemin de croix.
Ô Esprit d’amour, éclaire-moi afin que toutes mes actions soient comme des roses d’amour. Je voudrais en faire une belle couronne pour orner la tête de mon Bien-Aimé pour réparer la couronne d’épines que j’ai placée sur sa tête par mes nombreux péchés.
Mon Bien-Aimé, à moi les épines, à toi les roses d’amour! »
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Jeudi, le 9 mai 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore une journée avec toi! J’aurais aimé cela aller au pèlerinage des malades chez les Pères du Très Saint-Sacrement… Oui, aller passer une heure devant toi, te regarder, t’adorer, te prier, te remercier. À chaque pèlerinage, je me sentais si près de toi lorsque la civière était placée dans le sanctuaire. L’heure passait si vite! Nous avions tellement de choses à nous dire. Te rappelles-tu, mon Bien-Aimé comme nous étions si heureux!
À mon dernier pèlerinage à l’église Immaculée-Conception, ma paroisse où j’ai été baptisée, c’est avec peine que je te quittais! J’aurais voulu mourir là afin de ne plus te quitter. Je me disais que probablement la prochaine fois que je reviendrais dans mon église, je ne serais pas couchée sur une civière, mais dans mon cercueil. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée si tu veux te laisser aller à rêver, pense à moi. Viens plus près. Tu sais, si tu avais pris le risque, malgré la défense de ton médecin, ta garde-malade S. M, d’aller au pèlerinage, notre intimité n’aurait pas été la même. En restant chez nous, nous étions si heureux d’être seuls! N’est-ce pas que deux époux sont plus à l’aise sans témoins oculaires?
Pour ma part, ma chère petite hostie d’amour, je ne regrette rien. Que voulais-tu me dire de plus là-bas? Heureusement que le sacrifice a été accepté avec amour, quoique qu’il y avait des petites larmes d’amour qui roulaient dans tes yeux. Pauvre petite nature humaine! Moi aussi, j’ai déjà versé des larmes, des larmes de sang, mais pas dans les mêmes circonstances, c’est en pensant à toi, ma chère petite épouse.
Regarde-moi, j’ai des larmes de joie aujourd’hui. Je suis si heureux d’être en toi pour toujours. Ferme tes yeux, appuie ta petite tête sur mon divin Cœur et savourons ensemble ce bonheur où notre amour est si grand. Crois-tu que j’aurais pu faire cela si tu étais sortie? »
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Vendredi, le 10 mai 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est bien le temps de te dire : « Fais de moi ce que tu voudras », ou, « J’accepte et demande toutes les croix que dans votre sagesse infinie il vous plaira de m’envoyer. »
Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît à tout accepter avec amour. Comme il faut un grand esprit de foi pour vivre cette belle prière quand tout est noir autour de moi. Mon Bien-Aimé, est-ce là l’agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit? Mon Bien-Aimé, ayez pitié de moi. Est-ce possible que nous ne gardions pas notre demeure par le concours des circonstances? Nous étions si heureux chez nous. Je t’en supplie, viens à mon aide. Mon seul refuge c’est dans tes bras. Je pleure tellement. Presse-moi bien fort près de ton divin Cœur où je suis en sécurité. Ma seule confiance et mon espoir sont entre tes mains puissantes.
Comme toi, mon Bien-Aimé, je ne me suis jamais sentie si seule et abandonnée que ce soir. Mon directeur ignore tout de cette nouvelle épreuve. Je n’ai plus mes parents. La charité m’oblige à me taire. Je ne puis même pas me confier aux autres membres de la famille. Toi seul, mon Bien-Aimé, es témoin de toutes les peines que j’ai. Je ne veux rien perdre. Je m’abandonne entre tes bras. Je souffre tout par amour pour toi et les âmes. Mon Bien-Aimé, les larmes que je verse, ne sont pas seulement des perles d’amour, c’est un torrent d’amour. Je suis à la veille de me noyer. Mon ennemi est heureux de la situation.
Ô Vierge Immaculée, je t’en supplie, viens à mon secours. Protège-moi de mon ennemi. Si au moins mon Bien-Aimé me faisait signe. Du fond de mon petit cœur, merci mon Dieu pour tout.»
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Samedi, le 11 mai 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, la situation actuelle m’attriste. Pauvre nature humaine, avec mon petit cœur si sensible! Je vis en ce moment le vrai détachement de tout, de moi-même! Mais ce qui me console, c’est que malgré le silence forcé de mon Bien-Aimé, je sais qu’il est là présent en moi. Ce serait bien plus pénible si je te perdais mon Bien-Aimé!
Mon directeur fait plus que son possible pour éclairer la situation, mais sans trop de succès. Une volonté, c’est difficile à conduire. Quand je pense que moi aussi par mon orgueil j’ai déjà tenu tête à Dieu et à son représentant. Pauvre Jésus comme tu as souffert à cause de moi! Je t’en demande pardon. Mon directeur a été si bon!
Mon Dieu, ne permettez pas que mon directeur lorsqu’il parle en votre nom ne soit pas écouté. Faites triompher son sacerdoce sur notre ennemi!
Ô Esprit Saint, éclairez cette personne. Soyez dans son cœur, dans son esprit, dans son âme afin qu’elle comprenne exactement ce que vous voulez pour son plus grand bien et le salut de son âme. Au nom des mérites de votre divin Fils, par les mains de Marie Médiatrice de toutes grâces, venez à notre secours, protégez notre demeure. Que deviendraient les membres de votre petite équipe d’amour? Nous voulons bien travailler mais il nous faut un gîte, un endroit où nous réunir comme à Béthanie. Cependant mon Dieu que votre Sainte Volonté soit faite. Merci de me faire comprendre votre amour. Dans cet état j’ai confiance.
Je sais que tu ne m’abandonneras pas et le jour où je n’aurai plus de place, de demeure sur terre, tu en as préparé une dans le ciel où jamais plus j’aurai cette crainte de te perdre. Oui, j’accepte avec amour tout. Je suis là entre tes mains, j’ai confiance et j’attends comme un petit oiseau sur la branche. »
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Dimanche, le 12 mai 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être avec moi. La situation est toujours la même. Plus je souffre plus je me sens dans tes bras, si petite, je suis comme un tout petit bébé qui attend tout de son Père. »
– Mimi : Un malheur plane autour de moi. Mon ennemi s’amuse beaucoup et voilà ce qu’il me dit :
– Satan : « Pauvre petite fille pourquoi attendre avec confiance? Que fait ton Dieu pour t’aider? Il ne peut rien, c’est pour cela qu’il se cache après t’avoir promis d’être toujours avec toi pour te protéger. Personne ne peut t’aider. Ton amour pour lui t’aveugle. Regarde bien en face la situation. Pourquoi espérer puisque dans quelque temps, tu seras avec moi, car tu ne pourras pas supporter le coup. Là sera ma puissance sur ton Dieu. Plus de communions, plus de confession, éloignée de ton directeur que je déteste. Finies les visites de ces deux folles, W… C… J’aurai enfin gagné. Je le savais depuis toujours que j’aurais ton âme. Depuis des années que je prépare avec soin ce plan et j’ai triomphé pour toujours. C’est facile de se dire Dieu, de se dire puissant. Est-ce qu’il est capable de changer les événements? Il t’enlève tout, il te laisse dans la misère, après cela il prétend t’aimer. Ne te fatigue pas à lutter pour rien. La seule solution est d’en finir avec cette vie. De toute manière, c’est moi qui viendrai chercher ton âme. Comme nous allons nous réjouir! Ce n’est pas tous les jours que nous avons le bonheur de recevoir une fausse victime et nous allons bien nous amuser en faisant l’offrande de la maudite hostie d’amour qui a déjà été purifiée par le Sang Divin et qui est comme les autres. Nous en avons la preuve aujourd’hui. Pourquoi prier? Il te rejette, peux-tu dire le contraire? »
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Lundi, le 13 mai 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’aider à tout accepter avec amour et conformité à ta Sainte Volonté. Je suis là entre tes mains, j’ai confiance malgré tout. Mon ennemi voudrait tellement me décourager. Il ne cesse de me suivre. Il prend tous les moyens. Je suis toute à toi, ô mon Bien-Aimé quoique fasse mon ennemi. Il ne peut m’enlever ma confiance en toi et mon amour. Mon ennemi profite de la situation, mais plus il me poursuit, plus il veut me décourager, plus je me cache dans tes bras, plus j’ai confiance et plus je suis heureuse, car je vois clairement dans tout cela qu’une épreuve et je l’accepte avec amour pour ta plus grande gloire et pour les âmes.
Un époux n’abandonne pas sa petite épouse qui l’aime et fait son possible pour le servir. Mon Bien-Aimé, pense à tous nos enfants que tu m’as confiés. Les enfants sans foyer sont si malheureux. J’ai confiance en toi, la vérité même. Combien de fois ne m’as-tu pas dit en parlant de notre demeure, « CHEZ NOUS »? Déjà deux fois tu es venu t’immoler chez nous afin d’être plus près de moi, avec moi pour être offerts à Dieu notre Père, par amour pour lui et les âmes.
Ma douce Maman du ciel n’abandonnera pas son enfant infirme et malade.
Tu sais mon Bien-Aimé que malgré tout je t’aime et je suis à toi et j’accepte tout avec amour pour toi et les âmes. »
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Mardi, le 14 mai 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu de me faire accepter tout par amour.
La situation est la même, pas une lueur d’espérance à l’horizon. Au point de vue humain, il ne me reste plus rien ni santé, argent, sécurité, affection, etc… Malgré tout, je suis heureuse, quelle que soit ta volonté sur moi. J’accepte tout avec amour pour ta plus grande gloire et les âmes. Je te remercie de me faire comprendre ton amour malgré les attaques de mon ennemi.
Le tableau devient de plus en plus noir. Peu importe, je suis dans tes bras. Je m’incline et je bénis ta Sainte Volonté, même si tu désires me dépouiller de tout et de moi-même.
Ô mon Bien-Aimé, pense à notre union, à notre amour. Qu’est-ce que je deviendrais sans la réception des sacrements? Tu l’as dit toi-même : « Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang aura la vie éternelle. » Je la désire de toute mon âme cette vie avec toi pour toujours où notre union sera parfaite.
Mon Bien-Aimé, augmente, s’il vous plaît mon courage pour lutter. Sans toi, ô mon Jésus, je ne puis rien. Regarde mon Bien-Aimé ma grande faiblesse. Pour garder mon sourire et paraître calme comme si je n’avais pas de peine, il me faut une grâce spéciale. Tu sais mon Bien-Aimé que je souffre et sous le masque du sourire je cache parfois une grimace. »
– Satan : « Tu vois que j’avais raison de te dire que tu étais orgueilleuse. Il n’y a aucun espoir. Malgré tout tu souris comme si tout allait à merveille. Dans dix jours tu ne diras pas cela quand tu seras seule, abandonnée, chassée de sa demeure. Il va te prouver que tu ne mérites pas son amour, que tout ce que tu croyais être de l’amour n’était qu’illusion. »
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Mercredi, le 15 mai 1963
– Mimi : « Mon Dieu, hâtez-vous de me secourir. Je n’en peux plus. Mes forces me quittent. Mon ennemi est toujours là. Les attaques sont de plus en plus fortes. La situation devient de plus en plus critique. J’ai confiance en toi, mon amour!
Merci mon Bien-Aimé de cette petite lueur d’espérance. Je viens de trouver par hasard cette belle petite image qui te représente dans toute ta majesté, où il y a d’écrits ces mots : « Je dois entrer et demeurer dans ta maison. »
Oui, mon Bien-Aimé, viens chez nous dans notre demeure. Sois roi et maître. Ta petite épouse t’ouvre toute grande la porte pour toujours. J’ai tellement besoin de toi, de ton amour. Je me place entre tes bras avec confiance. J’accepte et donne tout par amour. »
– Satan : « Pauvre petite fille, tu espères encore. Tu devrais compter les jours. Si tu savais combien j’ai hâte de te voir chassée de sa maudite demeure. Tout pourrait s’arranger si tu voulais me laisser faire, même tu aurais plus d’argent, pas d’inquiétudes. Tu pourrais louer une chambre à un homme. Il prendrait soin de toi, il t’apporterait le confort, la sécurité, l’amour. Ton pauvre corps que tu offres comme victime pourrait servir à quelque chose de plus agréable que de la souffrance. Ce corps est fait pour jouir, pourquoi ne pas en profiter pour le peu de temps qu’il te reste? Pense à tout cela. Plus besoin de mendier l’amour à un être invisible. Tu seras comblée, rassasiée tous les jours. Tu as besoin de l’amour pour vivre. Plus besoin de demander de l’argent. Tu en auras en quantité. »
Jeudi, le 16 mai 1963
– Mimi : « Merci, mon Dieu, ma chère petite sœur W… va venir aujourd’hui. Il y a si longtemps que nous désirons cette visite.
Dans l’après-midi mon directeur est venu. Tous les trois, nous avons tout offert par amour, par amour pour toi et les âmes. »
Grande tentation! Mon ennemi rageait de voir ma petite sœur W… près de moi pour aider mon directeur.
– Satan : « Pauvre petite fille tu vois où va te conduire ton orgueil? Regarde ma puissance durant cette tentation. Est-ce que ton Dieu est venu t’aider? J’ai fait de toi ce que j’ai voulu. Tu as blasphémé le nom de la Vierge, de ton Époux, tu as insulté ton directeur, tu as fait pleurer ta petite sœur W… Tu maudissais le P. M. Maintenant tout va se découvrir. C’est pour cette raison que ton directeur est heureux d’avoir des témoins. Le P. M. te tend un piège en lui confiant tes écrits, il garde tout et cela servira à prouver que tu fais de la folie. Il est encore temps de tout détruire ces maudites notes. Crois-tu que l’Esprit Saint t’inspire à blasphémer?, ce maudit prêtre, les âmes consacrées? Si Dieu est si puissant pourquoi se sert-il de toi pour atteindre les âmes. Tu sais ce que tu es. Je ne devrais pas me plaindre. Tu travailles avec moi pour répandre l’erreur dans le monde par le mensonge, l’hypocrisie. Tu vois bien que tout cela n’est que fausseté. Tu n’es même pas capable de te rappeler tout ce qui se passe. Tu ne te souviens même pas de ce que tu as dit. »
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Vendredi, le 17 mai 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé. Comme nous sommes heureux d’être avec toi chez nous. Le temps passe si vite. Nous n’avons jamais assez de temps pour parler de toi, de ton amour miséricordieux pour nous. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je vais te demander beaucoup durant ces jours de bénédictions, de grâces. Le beau travail d’équipe nous console. Votre petite sœur C… travaille aussi et se joint à nous par ses souffrances.
Ma Bien-Aimée, par le détachement de toi-même, tu m’offres plus. Sois sans crainte. Notre amour sera protégé. Si je permets que notre intimité soit un peu connue de ta petite sœur W… et du P.M., c’est pour les aider et les fortifier afin qu’ils comprennent parfaitement mon amour miséricordieux, et ce que c’est que l’intimité d’une âme simple avec son Dieu.
Tu sais, même dans la vie religieuse, beaucoup d’âmes ne comprennent pas encore mon amour, mon intimité. Certaines désirent m’aimer mais avec leur amour comme si elles pouvaient tout par elles-mêmes. Elles me disent : « Je veux te suivre jusqu’à la croix. » Ces pauvres âmes ne sont même pas capables de me suivre jusqu’à la crèche où mon amour et mon humilité ont été fixés pour toujours. Pourquoi ne pas vivre dans cette familiarité de l’enfant qui aime et s’abandonne entre les bras de son Père? Ce n’est pas nous qui mettons obstacle à notre amour, et notre intimité n’a pas de limite pour l’âme qui est humble, docile aux inspirations de l’Esprit Saint. Seules les âmes humbles, dociles aux inspirations de l’Esprit Saint comprennent cela. »
Samedi, le 18 mai 1963
– Mimi : « Tout par amour pour toi et les âmes. Merci mon Bien-Aimé d’avoir permis que ma petite sœur W… m’aide à préparer ma communion. C’était le vide en moi. Pourtant, tu le sais combien je te désire et je t’aime. Mon ennemi était déjà près de moi et s’emparait de tous mes sens, je n’étais même pas capable de prier, même d’avaler l’hostie. Mon directeur voyant la situation, ordonne à mon ennemi de se retirer et me dit d’avaler l’hostie. Son pouvoir de prêtre est tellement grand devant mon ennemi. »
Dans l’après-midi encore une autre tentation qui dura près d’une heure. Nous étions tous épuisés, mais tout a été offert par amour.
− Satan : « Pauvre petite fille, la situation devient plus sérieuse. Tu as des témoins de ta folie, de tes mensonges. Par ton orgueil, c’est toi qui inventes ces grandes tentations pour te rendre intéressante. Puis, tu veux faire plaisir à ton directeur. Après l’avoir insulté, tu lui dis qu’il est aimé de Dieu, qu’il a les yeux remplis de miséricorde, qu’ils sont toujours prêts à pardonner au nom de Dieu, etc. Puis, pour encourager ta petite sœur W…, tu lui dis que son âme est pure comme du cristal, car tu sais que cela lui fait plaisir; avec sa confiance naïve, elle le croit. Et pour t’attirer des faveurs, tu parles du P. M., encore un autre que je déteste parce que son idéal est trop grand, trop beau. Vouloir sauver des âmes par amour, par la souffrance, est-ce assez ridicule? Ma puissance est tellement forte en toi que tu en as été éblouie. Tes deux témoins ont cru qu’il se passait quelque chose d’extraordinaire devant le petit crucifix bleu. Tu vois comme ta folie augmente. Tu n’es même pas en mesure de te rappeler tout ce qui s’est passé et ce que tu as dit. »
Dimanche, le 19 mai 1963
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé de me permettre de te suivre. Augmente, s’il vous plaît, mon courage. Je veux tellement t’aimer, te servir fidèlement tous les jours. Merci de me faire comprendre un peu ton amour. Si tu n’étais pas là je ne sais ce que je ferais. Tu es toute ma raison de vivre. Mon Bien-Aimé, dis-moi encore que tu m’aimes. J’ai tant besoin d’entendre ta voix, je m’ennuie de toi.»
– Satan : « Pauvre insensée, tu le constates que ton Dieu te rejette. Il ne prend même plus le temps de te répondre. Il ne te regarde même pas. Il sait bien que c’est du temps perdu, car tu es toute à moi, mais dans ton orgueil, tu refuses d’y croire. Tu luttes avec la réalité.
Dans les grandes tentations, je suis plus près de toi. Lui, que fait-il? Je suis libre de parler, de rire, d’insulter, d’agir en toi. Je puis faire de toi ce que je veux et ton directeur croit que ce sont de grandes faveurs. Regarde où te conduit ta confiance, ton aveuglement. Tu crois comprendre son amour.
Pourquoi croire à l’amour invisible? Ce qui compte c’est l’amour sensible, l’amour réel, l’amour qui rapporte et non l’amour qui donne, l’amour qui s’efface, l’amour caché par le don total.
Avant qu’il ne soit trop tard, pense à tout ce que je te dis pour le plus grand bien de ton âme. »
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Lundi, le 20 mai 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Après avoir reçu tant de bonheur près de toi, puis revenir sur terre en face de la réalité, et tout accepter par amour, cela me prend une grâce spéciale que je te demande s’il vous plaît, par les mains de ma douce Maman du ciel. Il me semble que je n’ai plus la force de lutter. Le chemin à parcourir me paraît si long. Je m’ennuie tellement de toi. Mon Bien-Aimé, quand vas-tu venir me chercher?»
Je méditais sur la Résurrection et sur la joie que mon Bien-Aimé a eue en revoyant son Père. Que cela devait être beau et consolant!
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ma joie est encore plus grande quand je vois une âme ressuscitée au péché. Médite bien cela et pense à notre bonheur futur où notre union sera parfaite et notre amour sera infini. Offre bien tout. Ce que tu souffres en ce moment aura une récompense par un degré d’amour éternel. Plus ta souffrance est grande plus tu nous donnes une preuve de ton amour en acceptant tout. Par ta mission de victime tu ne peux pas comprendre tout. Marche sans crainte, regarde avec les yeux de la foi, malgré tes doutes offre bien tout par amour. L’amour dans les ténèbres spirituelles est plus méritoire que l’amour dans les consolations spirituelles. L’âme victime doit être aveuglée par l’amour de la souffrance comme moi j’ai été aveuglé par les larmes d’amour, les larmes de sang. »
Mardi, le 21 mai 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, moi qui t’aime tant pourquoi faut-il que je me trouve si lâche aujourd’hui? »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, ne sois pas triste, c’est bien normal dans ton cas. Une âme victime ne marche pas dans un sentier de roses. Plus cette âme s’élève vers nous, plus elle subit les humiliations, l’abandon, le mépris. La croix est son partage, l’amour est sa force.
Ma Bien-Aimée, ne te repose pas sur le chemin du calvaire. Reprends courage et regarde-moi. Je suis toujours là. Après tant d’efforts, ta petite âme nous a coûté si cher, ton directeur et moi. Maintenant que nous ne sommes qu’un, crois-tu que je vais te laisser seule pour lutter ? »
Mercredi, le 22 mai 1963
– Jésus : « Maintenant, une petite remarque. Samedi matin durant la grande tentation ton directeur et ta petite sœur W… auraient dû m’adorer présent en toi au lieu de s’occuper de ton ennemi. »
– Mimi : « Mais mon Bien-Aimé, tu étais sur le bord de ma langue. Tu aurais pu tomber. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, crois-tu que je ne vois pas tout? J’ai permis cela pour vous montrer combien j’étais visiblement près de vous durant cette tentation. Crois-tu que par ma puissance, j’aurais permis que mon divin Corps soit profané? Combien de fois ne suis-je pas tombé par amour à cause de toi? Je vous fais cette remarque parce que je vous aime. À l’avenir, plus de confiance. Je serai toujours là pour vous protéger et ma divine Mère ne laisserait jamais tomber son Jésus sous les Saintes Espèces. Le pouvoir du prêtre est puissant sur ton ennemi. Que peut-il faire de plus sans ma permission ? »
Jeudi, le 23 mai 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé il faut que je travaille couchée. La fièvre ne me quitte pas. J’ai tellement soif! Mais je t’offre tout par amour. Je pense à ta soif des âmes. Excuse-moi mon Bien-Aimé, je ne puis écrire, je souffre tellement de la tête. Mes yeux se ferment malgré moi. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour tout ce que je désire et attends de toi c’est de l’amour. Peu importe l’endroit, la position. Pense à ma couronne d’épines. Moi aussi, je souffrais de la tête. J’ai tout accepté par amour pour toi et les âmes. »
Vendredi, le 24 mai 1963
– Mimi : « Encore une autre journée pour toi et les âmes. Comme la souffrance est nécessaire avant de mourir afin d’être purifiée. Il faut être si pur pour mériter le ciel.
Mon Bien-Aimé, je crois à ton amour infini, à ta miséricorde. Accorde-moi, s’il vous plaît, la grâce de faire mon purgatoire sur la terre, car tu sais, je souffrirais trop d’être séparée de toi un seul instant.»
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, est-ce vraiment toi qui souffrirais le plus de cette séparation ? Je t’en supplie au nom de notre amour, ne me fais plus cette demande. Crois-tu que lorsque ma divine Mère se déplace pour aller chercher une âme, c’est pour la déposer au purgatoire? Surtout une petite âme fragile, sensible, malade comme la tienne ? Je t’ai promis de protéger notre amour et notre amour c’est ta petite âme où nous sommes si heureux d’habiter pour toujours. Ta demeure sera ma demeure. »
Samedi, le 25 mai 1963
– Mimi : Mon Dieu, mon Tout! Comme j’aime à méditer cette phrase! Oui, avoir Dieu, c’est avoir tout, c’est-à-dire, avoir son amour, sa miséricorde, le posséder par l’amour, la souffrance, la croix. L’Esprit Saint m’a fait comprendre que je n’avais pas besoin d’être morte pour posséder Dieu, mais en vivant d’une grande intimité, j’ai tout, et par l’amour, je puis obtenir tout.
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé de la belle surprise. Ma chère petite sœur W… est encore près de nous pour travailler. »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, nous avions besoin de plus pour le Concile œcuménique et les agonisants. Je voulais vous faire une petite leçon. N’est-ce pas que c’est facile pour moi d’aller chercher ta petite sœur W… deux fois de suite ? Maintenant, allez-vous douter pour votre autre petite sœur C… ? N’ai-je pas été chercher votre directeur au seuil de la mort ? Et toi, ma chère petite épouse, tu étais rendue bien loin quand nous sommes allés te chercher. Ton directeur a marché longtemps. Tu nous as coûté cher. J’ai attendu avec amour, avec patience! »
Dimanche, le 26 mai 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’aurais tant aimé te recevoir aujourd’hui, mais je t’offre tout par amour. »
Grande tentation accompagnée de beaucoup de souffrances physiques et ma souffrance augmente lorsque je vois mon directeur si épuisé. Heureusement que ma petite sœur W… est là pour nous aider.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne puis même pas me rappeler tout ce qui s’est passé durant cette grande tentation. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, pourquoi désires-tu te rappeler ce que tu m’as offert par amour ? Ton directeur et ta petite sœur sont mes témoins, cela me suffit. »
Lundi, le 27 mai 1963
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé d’être venu ce matin. Je n’ai presque pas dormi. J’avais trop hâte de te recevoir. Mon bonheur est tellement grand. Je compte les heures. Aide-moi, s’il vous plaît à marcher. Je t’offre tout par amour. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, si tu pouvais voir où vont nos pas parce que nous marchons ensemble sur le chemin qui conduit directement vers mon Père. Et par notre amour, nous parcourrons la terre. Ma Bien-Aimée, il y a des fois, où tu es vraiment comme un tout petit bébé dans nos bras. Il ne faut pas te surprendre que je te demande de te traîner. Peu importe la position que tu dois prendre pour me servir, pour travailler, seule la disposition de l’âme, de l’esprit dirigé par l’amour divin est nécessaire. »
Mardi, le 28 mai 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu auras beaucoup à souffrir. Plus tu souffres, plus je suis en toi. Par une grâce spéciale, je t’unis à mes souffrances en attendant de t’identifier à ma Passion. Ma croix n’était-elle pas un signe sensible de mon amour pour toi, un gage de notre union dans l’amour et la souffrance ?
Ma Bien-Aimée, si les âmes pouvaient saisir le vrai sens de la souffrance! Que de grâces se perdent, de mérites restent sans être fructifiés, que de vies restent sans but, que d’âmes sont mortes étouffées sous le poids de leur croix. Et dire que cette croix acceptée par amour aurait été leur salut. »
Mercredi, le 29 mai 1963
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé, je suis si heureuse lorsque j’ai le bonheur de te recevoir. J’ai tellement besoin de toi.
Mon Dieu, j’accepte tout avec amour. La situation demeure la même; malgré tout, j’ai confiance. Je crois en toi; il n’y a rien d’impossible pour Dieu. Lui seul peut tout arranger. Si c’est une épreuve, je l’accepte avec conformité à ta Sainte Volonté sur moi. Je m’abandonne avec amour entre tes bras puissants. »
Jeudi, le 30 mai 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, viens à mon secours! La mer des tentations est très agitée, et je suis là bousculée dans notre petite barque. Je sais que tu es là avec moi. Mon Bien-Aimé je t’en supplie, au nom de notre amour, réveille-toi. Tu dors si paisiblement et le danger est si grand, il menace notre demeure et notre belle équipe d’amour! Tu le sais bien que sans toi je ne puis rien.
Mon Bien-Aimé, garde-moi près de toi durant cette tempête. J’ai confiance en toi malgré ton silence, ton sommeil profond. Je sais que ton cœur veille sur ta petite épouse. J’ai confiance que tu vas nous garder notre demeure envers tous et contre tout. Dans le passé et dans le moment présent tu me donnes tellement de preuves d’amour. J’ai pleine confiance en toi. Une petite épouse ne peut pas douter de son époux, de son amour, de son Dieu qu’elle aime tant.
Merci pour tout.»
Vendredi, le 31 mai 1963
Fête de ma douce Maman du ciel.
Marie Reine du Monde.
– Mimi : « Je suis si heureuse, j’ai reçu mon Bien-Aimé ce matin en ce beau jour de fête. Je me prosterne avec toute la Cour Céleste pour te louer, pour te remercier, pour te féliciter, ô ma douce et belle Maman du ciel. Oui, Reine du monde, Reine des apôtres, sois à jamais louée et glorifiée. Merci d’avoir consenti à devenir ma Mère. Pauvre Maman du ciel, comme j’ai été ingrate, méchante envers toi. Je t’en demande pardon.
Merci ma douce Maman de ton amour, merci de m’avoir aidée à aimer, à servir Dieu, merci de m’avoir aidée à lutter, merci de ton assistance dans tous mes besoins surtout durant les grandes tentations. Dès ce jour je remets mon âme entre tes bras de Mère.
Merci de m’avoir donné ton divin Fils pour toujours.
Ô ma douce Maman du ciel, je suis devant toi. Les mots me manquent pour chanter tes louanges et exprimer mon amour. Cependant accepte le langage d’une pauvre petite fille, la plus ignorante de l’équipe. Tout ce que mon petit cœur voudrait te dire se traduit par ces mots : je t’aime, ô ma douce Maman et avec respect je baise avec amour ton doux front. Je me place avec confiance entre tes bras de Mère. À l’heure de mon dernier sommeil, veille sur moi, protège-moi, assiste-moi dans ma dernière agonie.
Si je suis placée sur la croix par les souffrances regarde-moi comme tu as regardé avec amour ton divin Fils. Ce regard était sa force, son réconfort. Et si je ne suis pas en état de tout offrir, parle pour moi, s’il vous plaît, offre-moi à Dieu avec ton doux Jésus, mon Bien-Aimé. »