Lundi, le 1er juillet 1963
Quel beau mois qui commence!
Fête du Précieux Sang.
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour tant de bonheur. Tu es venu ce matin dans ton sacrement d’Amour. En ce beau jour, mon Bien-Aimé purifie-moi par ton Précieux Sang. Ô Sang de mon Bien-Aimé qui a été versé pour mon âme, et aujourd’hui je suis inondée par ce Précieux Sang. Ô mon Bien-Aimé répands avec abondance ce Précieux Sang sur toutes les âmes, sur le monde entier afin que ton Sang ne soit pas versé inutilement. Donne à boire à ceux qui ont soif de vérité, à ceux qui ne sont jamais rassasiés de ton amour, à ceux qui veulent sincèrement se désaltérer dans la paix, dans ton amour. Soulage, s’il vous plaît, les saintes âmes du purgatoire. Ô mon Bien-Aimé que par ton Précieux Sang jaillisse une source de grâces, de lumière, de paix, d’amour sur nous afin que Dieu soit glorifié et que les âmes soient inondées par ce Sang si pur, si précieux. »
Mardi, le 2 juillet 1963
– Mimi : « Je te salue Marie!
Fête de la Visitation de notre douce Maman du ciel.
En ce beau jour tu es venue me porter ton Jésus. Quelle belle surprise! Merci de venir me visiter par ta grâce, ô Maman du ciel. J’avais tellement besoin de toi. Tu es sans doute au courant de la menace qui plane sur notre demeure? Est-ce toi qui as bercé ton Jésus pour l’endormir depuis si longtemps? »
– Marie : « Mais non, ma chère petite fille, c’est toi! »
– Mimi : « Qui moi? »
– Marie : « Tu as bien compris, c’est toi par ton amour. Oui, le chant du Magnificat durant tes souffrances et l’amour des autres membres de l’équipe ont complété.
Mon divin Fils était si heureux de vous voir travailler qu’il s’est endormi paisiblement. Sois sans crainte, ton directeur n’a pas travaillé pour rien. Tout compte à nos yeux. »
Mercredi, le 3 juillet 1963
– Jésus : « Merci, ma Bien-Aimée, merci à ton directeur si fidèle. »
– Mimi : « Enfin, mon Bien-Aimé, tu ne dors plus? »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, je suis si heureux. Je vous remercie du beau travail d’équipe, surtout du beau triduum d’amour. Je ne pouvais plus garder le silence après tant de preuves d’amour. Si vous saviez le nombre d’âmes qui ont bénéficié de ces souffrances et nous avons été les premiers à en être glorifiés. Ton directeur a fait son devoir en parlant comme il l’a fait. Il a tendu le filet maintenant il faut attendre notre heure par une grande patience, une grande charité. Tu sais ma Bien-Aimée, il y a des âmes difficiles à atteindre. Ton directeur en sait quelque chose. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, est-ce que cette dure épreuve vient de toi ou de mon ennemi? Nous acceptons tout. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, peu importe d’où vient l’épreuve, la durée, rien n’arrive sans notre Sainte Volonté, même les tentations. Tout doit revenir à nous, vers nous. Soyez assurés que tout a été accepté quoique votre ennemi ait joué un grand rôle.
Mes chers petits enfants, vous aurez encore à souffrir. Il y a tant de péchés qui se commettent durant la période des vacances. Mais je suis toujours là pour vous aider, mais surtout pour vous aimer.
Maintenant ma chère petite épouse tu auras la plus lourde croix à porter. Je te demande une patience de tous les instants, un amour particulier pour cette personne, Accepte tout comme si c’était moi. Oublie-toi pour elle. L’amour vaincra tout. Que l’argent ne soit pas un obstacle à ma grâce. Par cette épreuve vous accumulez une richesse infinie et pratiquez une grande charité. Rien n’est perdu à mon service. Cette âme va coûter cher par son aveuglement. Ayez confiance. Acceptez tout par amour. La lumière se fera pour notre plus grande gloire même avant ta mort. »
Jeudi, le 4 juillet 1963
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, tu as bien saisi le sens de ce que je voulais de toi, encore une autre étape dans ta vie spirituelle. Avec l’Esprit Saint et l’aide de ton directeur, vous obtiendrez un degré plus élevé de ce que vous demandez.
Oui, ma chère petite hostie d’amour avant d’atteindre ta dernière agonie, il te faudra passer par un sentier très étroit, celui de l’immolation, l’immolation de ton esprit, de ton cœur, de tout ton être et même du peu de force qu’il te reste. Que tout soit offert par amour pour nous, pour les âmes, mais surtout pour ta compagne. Sois mon esclave d’amour pour elle, cède toujours, donne ton sourire, tes attentions. Partage tout avec elle et offre-moi plus et si tu te sens fatiguée, repose-toi sur mon Cœur. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu le sais bien que j’accepte tout par amour. Ton amour a transformé tout mon être, toute ma vie. Quel que soit le sacrifice, tu me regardes avec tant d’amour que je ne puis rien te refuser, et je suis là si petite. Ton amour me désarme. Je sens tellement ta présence dans tous les événements, dans les personnes. Merci de ton assistance, de ton amour. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, voilà maintenant le temps où ton vœu d’amour va s’accomplir selon nos désirs. Ma chère petite G… par ton vœu d’amour, tu acceptais l’agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit. Maintenant ton idéal va se réaliser par le détachement de tout ce que tu as accepté par amour. Ma Bien-Aimée profite bien de tout ce que je te donne par amour. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci, mais entre nous, n’est-ce pas que je profite aussi au point de vue physique? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ce n’est pas surprenant, avec l’abondance de grâces que je dépose en toi par mes sacrements, par tes souffrances et ton grand amour! J’ai une large part et je ne suis jamais rassasié de ton amour. Souviens-toi que tu as déjà voulu faire la grosse demoiselle. »
Vendredi, le 5 juillet 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être venu ce matin pour m’aider. La seule lueur d’espérance vient de s’éteindre. Mon Bien-Aimé puisque c’est toi qui le désires, j’accepte tout par amour. »
Et humainement je pleurais.
– Mimi : « Tu le sais je ne puis pas te refuser quelque chose. »
J’étais près de ma belle grande statue du Sacré-Cœur. Je pleurais sur son épaule.
– Mimi : « Si tu savais mon Bien-Aimé comme j’ai hâte de te voir face à face. Heureusement que tu as déposé en moi la foi parce que ce n’est pas seulement sur un Dieu en plâtre que j’aime à me reposer. Je vous remercie ô Trinité Sainte d’être en mon âme bien vivante, avec ma douce Maman du ciel, saint Joseph, mon ange gardien (Georges, le nom que je lui donne), saint Michel, sainte Anne, ma petite sœur sainte Thérèse, tous les membres de la Cour Céleste. »
Pour faire mon action de grâces, je les invite tous à venir adorer, glorifier, remercier Dieu, demander que son règne arrive sur la terre et la paix dans les cœurs.
– Mimi : « Ô Trinité Sainte, je m’incline devant votre majesté. Faites de moi ce que vous voudrez pour votre plus grande gloire. Je m’abandonne entre vos mains. J’ai confiance.
Oui, mon Dieu je crois que vous allez m’aider, nous éclairer afin que nous retrouvions la paix, la joie dans notre demeure. »
− Père Éternel : « Ma Bien-Aimée, sois sans crainte, là où je suis règne l’amour, la paix. Continuez à tout offrir pour nous consoler. Je te le répète, toutes souffrances offertes par amour en union de la Passion de mon divin Fils ont un prix infini à nos yeux. Ma Bien-Aimée que j’aime tant, plus tu souffres, plus je suis en toi. Oui, nous sommes là, Père, Fils, Esprit Saint, n’est-ce pas? Quelle joie dans tes épreuves! Tu es dépouillée de tout, mais tu possèdes tout par la présence de la Sainte Trinité en ton âme et ce trésor personne ne peut te le ravir. C’est notre bien et ton bien. Ce qui est à nous est à toi pour toujours. »
Samedi, le 6 juillet 1963
– Mimi : « Merci, ô Trinité Sainte d’être venue ce matin dans ma pauvre petite âme. J’ai tant besoin de vous pour accomplir votre Sainte Volonté sur moi. Merci de m’aider. Malgré les épreuves je ressens toujours cette paix parce que je sais que vous êtes là présents en moi.
Ô Esprit Saint, éclairez-moi, s’il vous plaît afin que je marche sans cesse sous votre conduite pour aller où Dieu me veut et où il m’attend pour toujours.
Ô mon Bien-Aimé, avec toi j’accepte tout par amour et ne permets pas que ma volonté soit un obstacle à ton amour. Avec ta grâce je veux garder bien propre notre demeure. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, sois sans crainte. Je n’ai jamais déçu ceux qui se confient avec confiance, avec amour et humilité. C’est si facile de nous aimer, si simple de marcher avec nous sous le regard de l’Esprit Saint. La Vierge Immaculée, notre Mère avait compris ce mystère de l’amour. Pourquoi? Parce qu’elle était humble, soumise à la Sainte Volonté de mon Père, souple aux inspirations de l’Esprit d’amour, de vérité, et par l’acceptation de ce que Dieu attendait d’elle. Elle avait compris l’amour de Dieu pour elle. En acceptant, elle a répondu à cet appel de l’amour et par ce fait, elle a prouvé son amour par le don total. Oui, elle s’est sacrifiée pour les âmes et elle m’a sacrifié par amour. Demande à ta Maman du ciel d’être toujours présente lorsque tu t’offres avec moi, à mon Père. Si les âmes consacrées offraient tout par les mains de ma divine Mère!
Je vous ai donné l’exemple sur la croix au moment de mon grand sacrifice avant de tout offrir à mon Père par le don total de mon amour. Ma divine Mère a été le premier témoin, la seule à s’unir et à comprendre mon sacrifice par le don total.
Elle a fait le sacrifice de vivre pour aider les âmes.
Moi j’ai fait le sacrifice de mourir pour sauver les âmes. »
Dimanche, le 7 juillet 1963
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, n’est-ce pas que tu es si heureuse avec nous? »
– Mimi : « Oui, mon Bien-Aimé, je vous remercie. Ô Trinité Sainte, je me sens plus forte parce que je suis enveloppée de votre amour, oui, l’amour miséricordieux de mon Père, l’amour infini de mon Époux, mon Bel Amour et l’enfant choyée de l’Esprit Saint. Je sais que je suis indigne de toutes ces faveurs, mais je sais aussi que votre amour a été plus grand que ma misère. Merci de votre amour.
Combien de fois mon Bien-Aimé tu aurais pu me rejeter, mais non, ton amour m’attirait. Je te fuyais, mais toujours, tu me retrouvais soit par une parole d’amour, une épreuve, ou par mon directeur. Et maintenant lorsque je sens le poids de la croix je suis certaine que je suis vraiment fixée à la croix avec toi et que notre amour n’est plus qu’un.
Tu as bien raison de me dire ces mots. Peu importe l’épreuve, la durée, puisque tout vient de toi et doit retourner vers vous, ô Trinité Sainte.
Combien de temps me reste-t-il à vivre? Je devrais dire combien de temps il me reste à mourir? Oui, car il faut que je meure à chaque jour, me préparer à mourir à tout ce que j’ai aimé, m’habituer à cette pensée de la séparation des êtres chers, des choses, de mes pensées, de mes désirs, même de mes écrits, où notre intimité est un peu connue.
Et c’est chaque jour que je dois mourir afin que le jour de ma mort soit le jour où je vivrai vraiment, où la lumière se fera, la vraie joie, la vraie union sera parfaite, oui, vivre enfin avec toi, mon Dieu, mon Bien-Aimé, où notre amour sera sans fin.
À ma mort, le seul regret que je pourrai avoir sera de ne plus pouvoir offrir de souffrances par amour. Oui, par ta grâce, le désir de la croix a été mon idéal, parce que je voulais te posséder, t’aimer comme tu m’as aimée et c’est en regardant notre cher petit crucifix que je te retrouvais, que j’ai compris ton amour. N’est-ce pas que toi aussi tu as été consumé par mon petit amour sur le petit crucifix? »
Lundi, le 8 juillet 1963
Mimi a 48 ans
– Mimi : « Merci d’être venu le jour de mon anniversaire. J’étais si heureuse de vous recevoir! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est nous qui étions si heureux. Merci à notre cher fils, ton directeur si fidèle. C’était vraiment jour de fête pour nous. Si tu avais pu voir le beau spectacle au moment de ta communion et pendant votre offrande. Nous avons été comblés de bonheur. Tu sais ma Bien-Aimée, ce n’est pas à tous les jours que nous recevons l’offrande d’une petite âme victime d’amour offerte par notre représentant, par ton acceptation de l’immolation par amour, et nous étions si émus lorsque ton directeur s’est uni à cette offrande. Maintenant tu pourras ajouter l’immolation en récitant tes vœux d’amour.
Oui, ma chère petite G… tu dois accepter l’immolation totale, être mon esclave d’amour à notre disposition et au service des âmes, surtout de ta compagne. C’est le plus beau cadeau que nous pouvions t’offrir aujourd’hui. Nous aurions été privés de ce grand bonheur, celui de te voir accepter l’immolation par amour. Ton directeur a partagé notre joie. Comprends bien ma Bien-Aimée que nous aurions été très heureux de te recevoir, mais tu nous aurais privés de tant d’âmes qui attendent nos souffrances pour être dans le droit chemin et pour s’élever vers nous avec amour.
Maintenant mes chers petits enfants que j’aime, regardez- moi bien dans les yeux. J’ai une petite remarque à vous faire au sujet de la situation présente. Pourquoi vous agiter dans notre barque d’amour où vous avez pris place avec moi? Si vous continuez à agir de la sorte, vous allez verser par votre faute. Toi, mon cher petit J… tu as tendu le filet, maintenant il faut attendre notre heure par une grande patience et charité et toi, ma chère petite G… ne te laisse pas préoccuper par la situation; tu as une grâce spéciale pour te soutenir; ne la perds pas. Merci d’avoir accepté ce matin ce que je vous demandais. Et maintenant que nous sommes installés dans notre barque, tenez-vous bien. Nous prenons le large dans l’océan infini de ma miséricorde, à la conquête des âmes. »
Mardi, le 9 juillet 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te remercie de m’aider à lutter. Ce n’est pas drôle, tu sais! Tu me disais que je devais marcher dans un sentier étroit, j’ai l’impression que je dois marcher sur la pointe des pieds. Tu sais que je ne tiens pas l’équilibre! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je le sais très bien, même pour tenir l’équilibre spirituel il te faut continuellement notre aide et l’assistance de ton directeur. »
– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé, avec la nouvelle étape dans ma vie spirituelle, ne trouves-tu pas que c’est une tape? »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, tu mériterais une tape pour me faire cette remarque, si agréable malgré tout. Tu es comme une petite fille qui dit tout ce qu’elle pense avec une simplicité. Mais, je regarde toujours le fond de ton petit cœur si aimant. Maintenant approche-toi pour que je te donne une petite tape d’amour. »
– Mimi : « Entre nous, mon Bien-Aimé, j’aimerais mieux un doux baiser!»
– Jésus : « Ma chère petite G… que j’aime tant, n’est-ce pas que nous sommes heureux? Tu me fais rire aujourd’hui! C’est comme cela qu’il faut s’approcher de moi avec amour, confiance, respect, simplicité et surtout, avec une grande intimité, pas seulement avec des grands mots.
Tu sais, ma Bien-Aimée, parfois je fais la sourde oreille au langage des orgueilleux, et je me penche vers les petits, les humbles pour entendre quelques mots. Tout est si simple, si pur, si clair, si spontané. Oui, reste toujours petite dans mes bras. C’est comme cela que je t’aime. N’est-ce pas que tu es heureuse de vivre avec moi dans une grande intimité? »
– Mimi : « Mais, oui, mon Bien-Aimé, je suis heureuse. Je t’en remercie du fond de mon petit cœur. Heureusement que je n’écris pas toute notre intimité. J’aime mieux la vivre à chaque instant. Tu le vois bien, mon Bien-Aimé, nous ne pouvons plus nous passer l’un de l’autre. J’ai hâte de te posséder pour toujours.»
Mercredi, le 10 juillet 1963
– Mimi : « Merci, ô Trinité Sainte, je suis si heureuse de vous recevoir. C’est un grand jour de fête, l’anniversaire de mon baptême.
Merci mon Dieu de m’avoir créée, surtout de m’avoir aimée. Merci de me combler de tes grâces et de ta miséricorde infinie. Merci mon Bien-Aimé de m’avoir rachetée. Merci de ton amour. Merci de m’accepter comme épouse. Merci à l’Esprit Saint de son aide, de sa présence continuelle, de ses lumières, de ses conseils, de son amour. Merci à ma douce Maman du ciel pour son amour, sa protection. Merci à tous les saints et saintes qui intercèdent pour moi, spécialement mes amis fidèles, saint Joseph, saint Michel, saint Georges, mon saint patron, sainte Anne, sainte Thérèse ma petite sœur, merci à mon directeur qui dirige mon âme vers toi.
Sais-tu, mon Bien-Aimé, je pense au prêtre qui m’a baptisée. Il s’appelait le R.P. Joseph D…, et si mon directeur m’assiste dans ma dernière agonie, cela fera R.P. Joseph G. Drôle de circonstances, la porte ouverte à la vie spirituelle par un R.P. Joseph D…, à mon baptême et à la vie éternelle, la porte sera ouverte à ma mort par un R.P. Joseph G…, sans oublier mon ami saint Joseph. Avec trois saints Joseph, j’espère être bien reçue. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, au moment de ta mort, le cortège céleste sera si grand! Tu n’auras pas assez de l’éternité pour nous remercier de notre amour miséricordieux. Ma Bien-Aimée, le jour de ta mort sera plus beau que le jour de ton baptême parce que notre union sera parfaite pour toujours. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu n’étais pas heureux le jour de mon baptême?»
– Jésus : « Mais non, ma Bien-Aimée, nous étions heureux de prendre possession de ta petite âme, mais nous étions attristés de voir qu’un jour tu nous laisserais seuls, nous qui t’aimions tant!
Mais c’est pour cette raison que nous t’avons cherchée d’une manière spéciale. Ton directeur nous a aidés et sa récompense, il l’aura dès maintenant et au moment de ta mort. Je devrais dire au moment de notre union, sa joie sera comblée et nous serons rassasiés. Notre amour sera vainqueur. Vivre avec nous pour toute l’éternité où notre amour sera sans fin et ton bonheur éternel. Dis-toi que chaque pas est un pas vers nous, où nous t’attendrons avec amour. Nous avons si hâte! »
Jeudi, le 11 juillet 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de me faire comprendre ta Sainte Volonté dans la situation présente et avec ta grâce, j’accepte avec amour tout ce que vous voulez pour nous. Mon directeur et moi sommes si heureux de vous servir par amour.
L’autre jour mon Bien-Aimé, tu nous disais de bien nous tenir dans notre barque d’amour, nous prenions le large dans l’océan infini de ta miséricorde. Donc, nous aurons encore des tempêtes? »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, crois-tu que la mer est toujours calme, malgré que l’océan infini de ma miséricorde est toujours là! Tu sais ma Bien-Aimée, il y aura toujours des âmes à sauver. Soyez sans crainte mes chers enfants que nous aimons tant. Continuez à tout offrir par amour. Tout va s’arranger pour notre plus grande gloire. Rappelle-toi, ton directeur a déjà tendu un filet et nous avons trouvé un petit poisson qui valait une grosse baleine prise dans le filet de notre amour. Ton directeur est un habile pêcheur! Tu sais c’était presqu’une pêche miraculeuse! Le petit poisson croyait être plus adroit que nous! En as-tu déjà rencontré des petits poissons comme cela? Maintenant que l’autre filet a été jeté il faut attendre notre heure avec patience!
Je sais ma Bien-Aimée qu’il faut la vertu de prudence et prendre parfois les moyens humains, mais je considère que la vertu de charité, d’amour est plus importante dans la situation actuelle. Et quant aux moyens humains, croyez-vous qu’ils sont plus efficaces, plus rapides que les moyens divins? Seul l’Esprit Saint a le pouvoir d’éclairer une âme.
Mes chers enfants par votre amour, par votre patience et l’acceptation de nos vues sur vous, vous nous consolez. Ces jours d’épreuves serviront à répandre sur les âmes une abondance de grâces, de bénédictions. Notre cher apôtre, P. M…, et W… et C… auront un gros bénéfice de vos souffrances pour notre plus grande gloire. Merci mes chers enfants. »
Vendredi, le 12 juillet 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Comme il me faut de l’énergie pour me lever, mais par amour pour toi et les âmes, je me lève. Je ne suis pas capable de te refuser quelque chose.
Mon Bien-Aimé dans la situation actuelle, tu nous dis d’attendre ton heure. Tu sais, nous étions pressés. Sur la terre, nous avons l’heure avancée. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je le sais. Encore une autre idée des hommes. Pour eux l’heure solaire n’est pas à la page. Avec cela, croient-ils qu’ils seront les maîtres du temps? Combien d’âmes pensent à nous remercier pour les heures que nous leur donnons pour nous aimer, nous servir! Il y a tellement d’âmes qui ne pensent même pas à l’heure dernière. Combien d’âmes aimeraient à retarder cette heure pour mettre ordre à leurs affaires temporelles et spirituelles! Mais notre heure aura sonné! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, je n’ai plus la force d’écrire. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, offre-moi plus. Si je désire que tu écrives, ce n’est pas pour rien. Tu n’es que notre petit instrument entre nos mains. Est-ce qu’une petite plume demande à l’écrivain pourquoi il la trempe dans l’encre pour écrire? Et toi, ma Bien-Aimée, tu es notre petit instrument, notre petite plume que nous trempons dans le Précieux Sang, et si tu n’as pas assez de mon Précieux Sang, il y a toujours l’océan infini de ma miséricorde.
Ma Bien-Aimée, j’ai un petit secret à te dire. Tu sais les écrits seront pour plusieurs âmes une lumière. Par notre intimité, elles comprendront mieux mon amour, ma miséricorde. N’oublie pas ma chère petite épouse que pour correspondre à ton devoir d’état, tu dois enfanter beaucoup d’âmes, les nourrir à tous les jours par ton amour, tes souffrances unies à ma Passion pour la plus grande gloire de mon Père. Par le détachement des écrits, tu aides les âmes à se nourrir de l’Esprit d’amour, de vérité. Une seule phrase peut les rassasier. Fais la charité, donne aux âmes ce que nous te donnons. Sois souple, légère comme une plume entre nos mains. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé cela est difficile. Hier tu me comparais à une grosse baleine, aujourd’hui à une plume. As-tu déjà vu une baleine avec des plumes? »
– Jésus : « Oui, ma Bien-Aimée, puisque je te regarde. »
Samedi, le 13 juillet 1963
– Mimi : « Je vous remercie, ô Trinité Sainte d’être venue ce matin. Je suis si heureuse. J’aurais tellement aimé rester couchée! Nous étions si bien dans le silence de ma petite chambre. Je pouvais te parler, oui, parler d’amour, de nos projets. Tu sais mon Bien-Aimé que j’ai besoin de ton aide. Je veux avec ta grâce marcher dans le petit sentier étroit qui conduit vers toi. Tu sais pour conserver cette paix de l’âme, du cœur, de l’esprit, dans la situation actuelle, il me faut continuellement ton assistance. La lutte est terrible. Ma petite nature est ébranlée, et c’est en te regardant sur notre cher petit crucifix que je reprends courage. Heureusement que vous êtes là présents en moi pour m’aider. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ma chère petite hostie d’amour, par l’acceptation de l’immolation que nous t’avons demandée pour notre plus grande gloire et le salut des âmes, nous te faisions un cadeau si précieux! Pour le moment tu es heureuse d’accepter. Avant ta mort prochaine tu auras la joie de le posséder car nous désirons que tu l’ajoutes à tes vœux d’amour, avec la permission de ton directeur. Tu sais ma Bien-Aimée, malgré la situation nous sommes si heureux d’être chez nous. Nous nous reposons dans ta petite âme. Quoique nous sommes présents en toi, ta pauvre petite nature sursaute. Cela est bien normal pour une âme victime. C’est l’œuvre de l’Esprit Saint qui fait vibrer chaque corde de ta petite nature. Il joue comme sur une harpe avec ton amour, ta sensibilité, le détachement de tout. Les sons les plus aigus sont donnés par l’amour, la souffrance. Les trois agonies, l’immolation, la croix, voilà un résumé de notre union.
Ma chère petite hostie d’amour, nous sommes bercés par cette douce mélodie silencieuse de l’amour, de la paix, de la joie entre nos bras pour toujours. Oui, ma Bien-Aimée, voilà ce que c’est que d’être notre esclave d’amour pour les âmes. »
Dimanche, le 14 juillet 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de ce beau jour. Le temps me paraît si long. J’aurais tant aimé te recevoir aujourd’hui. Je m’ennuie de toi. Je sais que vous êtes là présent en mon âme et je vous adore. C’est une agonie que d’attendre votre heure, mais j’accepte tout par amour. »
− Père Éternel : « Ma Bien-Aimée, c’est aussi pour nous une épreuve, mais nous avons tellement besoin d’amour. Oui, nous avons besoin de souffrances pour coopérer avec mon divin Fils au salut des âmes.
Combien d’âmes pensent à nous remercier pour ce beau jour. Oui, ce soleil, combien vont en abuser en exposant leur corps, leur âme surtout. Ce n’est pas parce que je condamne les bains de soleil, même ils sont salutaires pour les malades, c’est une détente, mais c’est l’abus. Combien exposent leur corps aux rayons ardents du soleil! Si au moins ces brûlures servaient à nous glorifier, ou pour une bonne cause, pour expier leurs péchés, ou pour faire leur purgatoire, ou pour nous prouver leur amour. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, offre-nous plus pour nous consoler. Nous sommes si heureux d’être seuls avec toi. Je sais que tu souffres de cette chaleur, mais pense surtout que tu es avec moi dans notre barque d’amour. Viens te désaltérer dans mon Précieux Sang et si tu as encore chaud, plonge dans l’océan infini de ma miséricorde. Viens avec beaucoup d’âmes. Après ce bain salutaire, elles seront toute purifiées.
Ma Bien-Aimée en ces jours offre-moi plus et cette lourdeur qui t’accable. Marche pour moi, pour les âmes, pense à la pesanteur de la croix que j’ai portée par amour. Tu sais ma Bien-Aimée c’est seulement après ta mort que tous comprendront ce que tu as souffert physiquement et moralement. Tes souffrances sont à nous et pour les âmes. C’est pour cela que nous te voulons sans cesse avec nous pour te cacher aux regards humains. Cache tes croix et donne de l’amour avec le sourire. »
Lundi, le 15 juillet 1963
– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé! Encore une journée pour glorifier la Sainte Trinité présente en moi. J’ai eu le grand bonheur de vous recevoir ce matin. Le temps est triste, il pleut! Mon Dieu je vous offre chaque goutte d’eau comme des actes d’amour, de contrition parfaite, de remerciement, de demandes. Dans votre amour infini, purifiez la terre.
Déjà trois ans que ma chère maman de la terre est près de toi! Comme je voudrais mourir comme elle, paisiblement sous le regard de sa Mère du ciel. Malgré la séparation, la douleur, avec ta grâce, j’ai gardé cette joie intérieure. Seule la foi peut nous aider. Je sais mon Bien-Aimé que la situation était plus critique, plus de parents, pas d’argent, plus de demeure, la maladie en partage, comme héritage, des dettes et l’abandon sauf de mon directeur. J’avais tout accepté par amour pour toi et les âmes. Depuis ce jour tu m’as comblée. Je te remercie du fond de mon petit cœur. Merci mon Dieu pour votre amour, votre miséricorde infinie. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse c’est à nous de te remercier de ton amour, de ta confiance. Sois sans crainte. En effet à la mort de ta mère, la situation était désespérée au point de vue humain. Nous avons permis cela pour te détacher de tout, de tous et pour vérifier ton amour, ta confiance dans l’épreuve. En voyant avec quel amour tu as répondu à notre appel, avec quelle générosité tu nous servais avec amour, même quand ta petite âme était dans les ténèbres et durant les grandes tentations, c’est pour cela que nous t’avons cherché un guide sûr. Avec son aide, vous avez marché vers nous. Mais tu sais ton directeur marchait le premier.
Il a dû, avec une grande charité, une grande patience, te montrer à faire tes petits pas dans la vie spirituelle. Tu lui dois beaucoup et nous lui devons toute notre reconnaissance de nous avoir offert et dirigé ta petite âme vers nous. Avec notre aide, il a coopéré par son amour et sa confiance, son humilité à te fixer à la croix pour notre plus grande gloire. »
Messe et communion pour ma chère petite sœur W…, 25 ans à ton service!
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, action de grâce surtout pour être devenue membre de notre équipe d’amour. Elle a beaucoup travaillé. Elle comprend mieux mon amour et la valeur du don total. »
Mardi, le 16 juillet 1963
Fête de Notre Dame du Mont Carmel
– Mimi : « Je suis si heureuse de votre visite en mon âme. Merci mon Dieu c’est un beau jour. Comme membre du Tiers Ordre de Notre Dame du Mont Carmel et de sainte Thérèse. Mon Dieu je vous offre toutes les indulgences pour obtenir la délivrance des âmes du purgatoire, la paix dans le monde, pour que votre règne arrive sur terre, pour les missionnaires, les vocations sacerdotales et religieuses, pour les besoins de l’Église, le succès du Concile œcuménique, pour le Très Saint Père, pour notre Cardinal, pour mes parents, mes amis, mes ennemis, pour toutes les âmes. Du haut de ta croix, ô mon Bien-Aimé, tu les connais les misères humaines, les besoins de chaque âme. Toi seul peux connaître la valeur de la croix, de l’amour. Je t’en supplie, jette un regard de pitié vers nous. Enveloppe-nous de ton amour.
Ma douce Maman du ciel intercède pour tes enfants qui sont dans le besoin.
Ô Esprit Saint envoyez-nous un souffle de paix, de charité, d’amour afin que nous soyons vraiment les enfants de Dieu, que nous soyons humbles, soumis à ta Sainte Volonté en tout et partout, que nous vivions notre vie de baptisés afin qu’un jour nous soyons avec vous pour toujours près de notre Père et pour jouir dès ce jour à mieux vous aimer, vous servir. Soyez, ô Père Éternel le premier servi par amour. »
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée de penser à tous pour nous.
Oui, si toutes les âmes voulaient vivre leur vie de baptisés, développer les dons reçus, regarder notre amour, notre miséricorde, oui prendre le temps de nous connaître, de lire l’Évangile, de l’appliquer dans sa vie, ne pas lire avec un œil distrait, un cœur froid, une âme indifférente, un esprit borné, avoir assez d’humilité pour demander l’aide de l’Esprit Saint et de nos représentants afin de lire notre Évangile avec respect et non comme un livre contenant des récits que l’on raconte à des enfants pour les faire dormir. Combien d’âmes profitent de l’occasion pour dormir pendant la lecture! Une âme qui met l’Évangile dans sa vie nous ouvre la porte de son âme pour toujours. »
Mercredi, le 17 juillet 1963
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte! Comme je suis heureuse de votre visite ce matin! Merci à mon directeur qui m’a donné l’occasion de t’offrir ce beau triduum d’amour. Ma dette de reconnaissance est si grande envers vous, envers lui. Regardez son amour pour vous! »
− Père Éternel : « Ma chère petite hostie d’amour, c’est à nous de vous remercier. Le bonheur est encore plus grand pour nous. Quel que soit le degré de sainteté pour nous, rares sont les âmes qui peuvent découvrir notre amour et c’est en vivant dans une grande intimité, avoir une humilité constante, un abandon total, une confiance sans borne envers nous, envers notre amour, notre miséricorde, et c’est en obéissant aux inspirations de l’Esprit Saint, en luttant sans se laisser abattre par l’ennemi, mais marchant sans cesse vers nous avec un grand amour, avec foi, avec confiance en notre amour pour chaque âme comme si elle était seule à être aimée, à être sauvée.
Les âmes qui cherchent la perfection en dehors de notre intimité ne marchent pas dans nos voies parce qu’elles ne peuvent atteindre notre amour. Il y a des âmes très belles, très pures qui cherchent par tous les moyens de s’approcher de nous par la pénitence, par les mortifications, par les petites dévotions, par l’amour, etc. Avec tout cela elles ignorent ce que c’est que notre intimité. Ces âmes croient en notre présence en elles au moment de la communion, mais après c’est le vide. Ce qui alimente l’amour, c’est l’intimité. C’est si facile d’être simple avec nous, agir comme des petits enfants qui attendent tout de leur Père. Tu sais ma Bien-Aimée, l’amour et l’intimité sont des choses concrètes, c’est un don que nous donnons à chaque âme, mais combien d’âmes en profitent.
Tu sais nous pouvons tout pour l’âme qui s’abandonne entre nos mains. Je puis être honoré, respecté, aimé comme un Dieu, mais je suis avant tout un Père qui aime ses enfants et comme preuve d’amour j’ai donné mon divin Fils et une Mère pour chaque âme. »
Jeudi, le 18 juillet 1963
– Mimi : « Bonjour, ô Trinité Sainte. Je vous adore présente en moi. Mon Dieu, je vous offre le Corps, le Sang, l’Âme de votre divin Fils. J’unis ma pauvre vie à la sienne et mes souffrances à sa Passion.
Si tu n’étais pas là, je ne sais ce que je ferais, je sens mes forces diminuer et pourtant j’ai tant à faire. Viens près de moi pour m’aider. Tu sais mon Bien-Aimé la croix est lourde à porter pour ta petite épouse. Je suis si épuisée. Donne-moi, s’il vous plaît, la force pour continuer ma route vers toi. Tu sais combien j’ai hâte de te voir! »
– Jésus : « Ma chère petite épouse que j’aime tant, reprends courage, je suis là, je ne dors pas, je veille sans cesse sur toi. Tu sais l’état de victime d’amour n’est pas donné à toutes les âmes. C’est un privilège et la croix est le plus beau don que l’on puisse offrir à une âme. Pense à notre union, moi, Dieu, je viens partager ta vie, me donner à toi avec amour, vivre avec toi pour toujours. Nous sommes toujours ensemble pour offrir, souffrir, prier, manger, et même rire, c’est cela l’intimité d’une âme qui désire vivre avec nous et croit en notre amour pour elle. C’est pour cela que nous sommes si heureux de notre intimité avec toi.
Ma Bien-Aimée fais connaître aux âmes notre intimité, notre amour, notre miséricorde pour elles. Oui, nous serions si heureux d’entrer dans les âmes par l’amour et vivre avec elles dans une grande intimité. Il y a beaucoup d’âmes qui vont être gênées lorsqu’elles paraîtront devant nous parce qu’elles nous regarderont comme des inconnus.
Même parmi certaines âmes consacrées le manque de foi ou l’ignorance les éloignent de nous. Elles n’osent même pas parler intimement avec Dieu l’Infini. C’est précisément parce que je suis l’Infini que j’ai le droit d’étendre mon amour. Je me donne tous les jours en nourriture et une fois présent dans cette âme n’ai-je pas le droit de lui parler d’amour? De l’écouter, de vivre avec elle dans une grande intimité, respectueuse, simple? Nous sommes si heureux d’habiter une âme où nous sommes à l’aise, où il y a de l’amour. »
Vendredi, le 19 juillet 1963
– Mimi : « Encore une journée avec vous pour vous aimer, vous servir. »
Mon Bien-Aimé me demandait d’offrir plus.
– Mimi : « Mon Dieu j’offre tout par amour afin que ton règne arrive sur la terre et aussi en union à la passion de mon Bien-Aimé pour les âmes. »
– Jésus : « Merci, ma Bien-Aimée. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est à moi de te remercier de m’avoir aidée et donnée le courage et la force de faire ce que tu me demandais pour ta plus grande gloire. Reçois les battements de mon petit cœur comme des actes d’amour, de remerciements pour toutes les grâces dont je suis l’objet. Que puis-je faire de plus pour te remercier, pour te prouver mon amour, ma gratitude? »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, un petit reproche. Pourquoi as-tu déchiré le petit papier brusquement? Est-ce que c’était pour me faire plaisir, ou pour nous prouver ton amour? En faisant ce geste, tu t’es penchée un peu trop sur le bord de notre barque d’amour. Heureusement que je te tenais bien. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon de ce mouvement d’impatience. Je n’ai pas été très charitable. J’ai bien raison de te demander continuellement ton aide. Pauvre nature! Mais tu sais mon Bien-Aimé, ce mouvement d’impatience m’a épuisée. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, comme j’ai du plaisir avec toi. Tu me fais rire par cette remarque. Tu étais épuisée par ce mouvement d’impatience, et nous, si tu nous avais vus? Le geste a été si brusque que nous avons sursauté dans ta petite âme. Viens ma chère petite G…, ne pleure pas. Nous n’avons été blessés que dans notre amour. Approche-toi avec confiance. Viens que je recueille tes larmes d’amour, de repentir. Tu vois ma Bien-Aimée, c’est en te tenant continuellement dans l’humilité que nous pouvons jouir et travailler en ton âme. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, mon âme est dans l’humilité et mon corps est dans l’humidité, car j’ai chaud d’avoir à écrire ces choses. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, plonge dans l’océan infini de ma miséricorde, cela va te faire du bien. Donne-moi un doux baiser sur notre petit crucifix d’amour pour retrouver la paix. »
Lundi, le 20 juillet 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu de votre belle visite en mon âme.
Aujourd’hui les gens attendent avec impatience l’éclipse du soleil, et moi ta pauvre petite épouse, je vous attends avec toute votre Majesté, votre Puissance, votre Amour. Venez vite ô Sainte Trinité, venez soutenir ma faiblesse. La lutte est si dure, mais je sais que votre amour est plus fort.
Avec toi, ô mon Bien-Aimé, je marche avec confiance vers mon Père, vers notre bonheur futur dans notre demeure. Si tu savais comme j’ai hâte d’être avec toi. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, nous aussi nous avons hâte de t’avoir près de nous pour toujours, mais ta souffrance est si précieuse pour nous et pour les âmes. Tu sais ma Bien-Aimée en te laissant fixée à la croix, nous marchons sur notre Cœur. Nous devons penser avant tout aux besoins des âmes, de notre Église, de la paix dans le monde, etc. En agissant ainsi nous te prouvons notre amour. Ta souffrance fortifie ta vie spirituelle et purifie tes sens. Comment vouloir s’identifier à moi en dehors de la souffrance, de la croix? Tu sais ma Bien-Aimée pour coopérer avec moi au salut des âmes il faut un parfait abandon à la Sainte Volonté de mon Père, une pleine confiance et beaucoup d’amour. Beaucoup d’âmes me disent dans un moment de ferveur : je vous donne tout mon Dieu, et pour plusieurs le tout c’est ce qui leur reste à m’offrir. Que de réserves cachées dans leur demeure intérieure! Ces pauvres âmes m’offrent leur amour, mais c’est un amour mesquin, un amour distrait, un amour égoïste.
Nous voulons un amour simple, un amour pur, un amour constant, dans la joie comme dans l’épreuve. Et pour les âmes plus avancées dans la vie spirituelle, nous voulons un amour parfait, un amour de tous les instants par une grande intimité et par le don total à notre service pour notre plus grande gloire et le salut des âmes. Avoir un cœur qui sait s’oublier pour les autres et une âme qui sait aimer jusqu’au don total. »
Dimanche, le 21 juillet 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu de pouvoir faire la communion spirituelle. Cela m’aide tellement à me préparer à ma communion sacramentelle et par notre intimité, je me tiens continuellement entre tes bras puissants. Ton amour est si fort, et en même temps si doux. Avec ma douce Maman du ciel, reçois mon chant d’actions de grâces pour tant de bonté, pour ton amour envers moi. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, paix aux hommes de bonne volonté et paix aux âmes humbles, confiantes, soumises à notre Sainte Volonté. Avec notre aide, chaque âme peut atteindre la perfection. Soyez parfaits comme mon Père le désire. Nous mettons tout à votre disposition : Notre amour, notre miséricorde, les sacrements, les grâces, les dons de l’Esprit Saint, les conseils, et moi, je vous donne l’exemple chaque jour au Saint Sacrifice de la Messe. Nous nous donnons par amour. Je me donne en nourriture pour aider, fortifier l’âme pour la soutenir dans ses luttes, la conduire vers nous. Nous ne refusons jamais notre aide à qui sait le demander avec confiance, humilité mais surtout avec amour.
Est-ce qu’un Père peut refuser quelque chose à son enfant qui l’aime et qui ne cesse de le lui dire avec sincérité, malgré sa faiblesse, ses chutes mêmes. Il est toujours là pour l’aimer, l’aider. Et si une âme se perd c’est par sa faute, par son orgueil. Elle ne pourra nous adresser aucun reproche. Dieu infiniment bon a tout donné par amour et moi je me suis donné avec amour jusqu’à la croix. L’Esprit d’amour veille sur chaque âme. Les saints et les anges ont un devoir à remplir envers les âmes. Après tout cela que pouvions-nous offrir de plus que de donner à chaque âme une Mère qui les aime d’un amour si pur?
Malgré la faiblesse de ses enfants, elle intercède toujours et même à l’heure dernière une âme qui se confie à Marie n’est jamais perdue. Elle sera toujours la Mère des enfants de Dieu, notre Mère. »
– Mimi : « Soyez bénie et glorifiée ô Vierge Immaculée, notre Mère. Merci de votre amour pour nous. »
Lundi, le 22 juillet 1963
– Mimi : « Fête de sainte Marie-Madeleine, pour moi, c’est ma fête aussi, la fête de l’amour, de la miséricorde. Avec Marie-Madeleine, je me vois près de toi baisant tes pieds et pleurant mes fautes, puis je me place avec elle au pied de la croix pour te prouver mon amour jusqu’à la croix. Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman du ciel intercède pour moi afin que je ressente la douleur que tu avais en regardant ton doux Jésus crucifié à cause de mes péchés si nombreux. Et toi sainte Marie-Madeleine demande pour moi un vrai et sincère repentir de mes péchés, après avoir suivi ton exemple dans le mal que je puisse avec toi marcher dans le chemin de la vertu et de l’amour. Et toi, saint Jean, accorde-moi la grâce d’être sans cesse près de mon Bien-Aimé afin que dans les moments difficiles je me place toujours près du Cœur de mon Jésus et qu’à ton exemple, je prêche l’amour de Dieu dans la paix. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, mon amour est toujours le même et ma miséricorde est infinie. À chaque instant mon Cœur attend avec impatience et amour les âmes qui répondront à mon appel. Répondre « oui » à la grâce, obéir aux inspirations de l’Esprit Saint, se soumettre à la Sainte Volonté de mon Père avec un cœur libre, une âme détachée de tout, un esprit simple, répondre « oui » à l’amour de Dieu par l’amour pur, c’est ce qu’a fait Marie-Madeleine. Elle a été sincère, son repentir a été sa force et son amour a été si grand qu’il n’y avait aucun obstacle pour elle. Nous l’avons appelée vers nous par un coup de foudre de la grâce, elle a été terrassée par notre amour, toute sa vie a été transformée par l’amour, elle ne vivait plus que pour nous. Ses souffrances étaient un chant d’amour, de reconnaissance. Toute âme peut s’approcher de nous avec confiance, avec amour. Notre miséricorde est infinie. Rien n’est impossible à Dieu. »
Mardi, le 23 juillet 1963
– Mimi : « Bonjour, mon Bien-Aimé, je t’en supplie, aide-moi, s’il vous plaît. Tu sais être ton esclave d’amour pour les âmes n’est pas chose facile. Mon ennemi ne me quitte pas. La situation est toujours la même. Mon Bien-Aimé dans ta barque d’amour où nous avons pris place mon directeur et moi, est-ce que nous allons nous arrêter sur une rive afin de nous reposer un peu? Tu sais, mon Bien-Aimé, j’ai mal au cœur de me faire ballotter! »
– Jésus : « Ma chère petite épouse, pourquoi vouloir t’arrêter? N’oublie pas que nous sommes dans l’océan infini de ma miséricorde. Vous avez consenti de me suivre jusqu’au bout. Ce n’est pas facile d’arrêter une barque dans l’océan lorsque le courant est fort et que le souffle de l’Esprit souffle dessus pour l’aider. Ma Bien-Aimée, je sais que ce n’est pas un voyage de plaisir si tu regardes du côté humain, mais pense à moi ton Époux. Je suis si heureux de votre présence. Ayez confiance mes chers petits enfants, ce n’est pas pour rien que mon Père nous a demandé de faire ce voyage à la conquête des âmes. Et si tu as mal au cœur, viens te reposer sur mon divin Cœur. Je sais tout ce que vous pouvez ressentir de malaises. Reprenez courage et dites-vous bien que nous sommes heureux et que vous nous consolez. Le temps de cette épreuve est si précieux et si utile pour nous et pour les âmes.
Demain, nous irons vers Québec apporter à notre cher apôtre, P.M. un don, et les âmes en seront bénéficiaires pour notre plus grande gloire. Tu vois ma Bien-Aimée que dans notre barque d’amour nous avons des trésors cachés.
Mes chers enfants ne vous gênez pas pour prendre ce que vous voudrez afin de le donner aux âmes. Vous le savez ce qui est à nous est aussi votre bien. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé durant notre voyage est-ce que notre gros poisson va nous suivre? »
– Jésus : « Mais non ma Bien-Aimée il est pris dans notre filet et il se débat tellement qu’il s’épuise. Soyez patients par vos souffrances vous aidez W… à faire sa retraite et le voyage de C… Continuez d’offrir tout par amour, nous vous aimons tant. Si vous saviez la belle surprise qui vous attend! »
Mercredi, le 24 juillet 1963
– Mimi : « Encore de la belle visite ce matin! Merci ô Trinité Sainte! J’ai besoin tellement de force, de courage pour accomplir ta Sainte Volonté.
Tu sais mon Bien-Aimé être ton esclave d’amour pour les âmes, cela me demande continuellement ta présence près de moi. Je peux tout avec toi. Tu es ma force, ma lumière, ma joie, mon espérance. Tu es toute ma raison de vivre. Sans toi je ne puis rien. Comme j’ai hâte d’aller vers toi pour toujours! Te voir enfin face à face, appuyer ma tête sur ton divin Cœur et non pas sur un cœur froid, un cœur de plâtre! Oui, je voudrais sentir vraiment cette chaleur de ton amour, entendre battre ton divin Cœur qui m’aime, pouvoir regarder tes yeux remplis d’amour, de miséricorde et non voir des yeux fixes comme sur la statue, voir ton sourire si accueillant et non une figure immobile pour entendre ces paroles de ta miséricorde, de pardon et non voir une bouche fermée. Tu sais ce n’est pas parce que je n’aime pas la belle statue du Sacré Cœur, mais c’est toi que je désire bien vivant. Je sais que tu es présent dans mon âme, mais mon Bien-Aimé cette faim de toi de te posséder n’est jamais rassasiée. C’est un besoin qui augmente de plus en plus.»
– Jésus : « Ma chère petite épouse G… ce besoin de me posséder est bien normal dans notre union de l’amour dans la souffrance. Ce grand désir de m’aimer, de me servir est ton rôle d’épouse. Cette paix, cette joie intérieure vient de notre Père. C’est un don de l’Esprit Saint et le fruit de la grâce qui te permet de t’élever vers nous dans un grand amour et par une intimité. »
– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé les esprits étroits ne comprendront pas notre intimité encore moins notre amour. »
– Jésus : « Pourtant c’est si facile pour moi d’aimer une âme et c’est si consolant si cette âme répond, oui, à mon appel et s’abandonne avec confiance entre mes bras pour me suivre dans l’amour et la souffrance, et c’est dans l’intimité qu’elle trouvera tout et me possédera pour toujours. »
Jeudi, le 25 juillet 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je t’en supplie, aide-moi à garder le silence devant les reproches. Je pense à toi chez Pilate. »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée j’ai gardé le silence par amour pour toi et devant tes péchés, j’ai gardé le silence, mais devant ton amour d’aujourd’hui je ne puis me taire. Oui, ma chère petite épouse si tu savais comme je suis heureux de notre intimité. Par ce moyen notre amour devient quelque chose de vivant, de réel. Malgré tes souffrances tout dans ta petite âme chante la reconnaissance et ta petite vie est resplendissante comme un rayon de soleil. Oui, ma Bien-Aimée tu nous fais rayonner en toi et autour de toi. Je sais que vous souffrez beaucoup ton directeur et toi mais continuez à tout nous offrir par amour pour les âmes. Comme moi gardez le silence, soyez patients, doux, humbles, le cœur rempli de charité et l’âme remplie d’amour.
Ne calculez pas ce que vous faites par amour, par charité. Donnez tout comme si c’était à moi, après tout vous ne donnez simplement que ce que je vous donne. Tu sais, ma Bien-Aimée par le don de l’immolation que nous venons de te donner, il faut que tu restes bien fixée à ton esclavage d’amour pour les âmes et spécialement pour ta compagne. Je n’aime pas trop cette méthode de calculer sur du papier. Il ne faut pas que l’argent soit un obstacle à ma grâce et à nos desseins sur vous. C’est un détail pour nous que le calcul. Sois plus attentive à ne rien perdre des grâces que je te donne par amour. La situation actuelle est permise et voulue. Plus nous te comblons, plus nous voulons plus par amour et par le don total. Nous ne calculons que l’amour. C’est bien plus important pour nous et plus utile aux âmes. »
Vendredi, le 26 juillet 1963
– Mimi : « Fête de Sainte Anne, ma patronne. Avec la Sainte Trinité je vous souhaite une bonne fête. Ma douce Maman du ciel voudrais-tu s’il vous plaît déposer sur le front de sainte Anne un doux baiser de fête. Toi seule es digne d’offrir des vœux avec un amour pur. Ô bonne sainte Anne vous savez qu’après ma douce Maman du ciel je vous ai choisie pour ma mère spirituelle et que je vous aime comme ma grand-maman puisque vous êtes la grand-maman de mon petit frère Jésus. Accorde-moi la grâce d’être comme vous toute à Dieu par la pratique de toutes les vertus. Je vous confie mes intérêts spirituels et temporels. Demandez pour moi, s’il vous plaît que je marche sans cesse sous la conduite de l’Esprit Saint, que toutes mes actions soient dirigées avec un amour pur vers Dieu et qu’avec les lumières de la foi je garde précieusement dans mon âme cette intimité dont Dieu en est l’auteur.
Ô ma bonne sainte Anne ma patronne, au moment de paraître devant Dieu mon Père, dites un bon mot pour moi s’il vous plaît. Un bon mot de vous est puissant sur le Cœur de Dieu. Présentez-moi à Dieu comme vous avez présenté votre petite Fille bien-aimée, la Vierge Immaculée. Intercédez pour moi afin que j’aille un jour glorifier Dieu avec vous et tous les anges, et avec tous les saints. Ô bonne sainte Anne, j’avais confiance que vous demanderiez pour nous la grâce tant désirée. Je croyais avoir une lueur d’espérance, de paix, mais voilà que le contraire se produit. C’est un éclair suivi d’un orage.
Oui, mon Dieu, je méditais cette phrase : Paix! À cette maison et à tous ceux qui l’habitent! »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, je serai là demain. Ne te laisse pas distraire par ce qui s’est passé cet après-midi. Parce que je t’aime je te donne toujours un beau cadeau de fête. N’est-ce pas que ton directeur sait bien faire les choses pour nous!
– Mimi : « Oui, je vais me souvenir de cette tempête! Il y avait des éclairs dans les yeux et une pluie de larmes. Heureusement que tu n’as pas perdu le contrôle de la barque! »
Samedi, le 27 juillet 1963
– Mimi : « Merci, je suis heureuse quand j’ai le bonheur de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Je pensais à notre union future où notre amour sera sans fin et cela me donne du courage pour continuer ma route vers toi. Avec toi, peu importe les souffrances de cette terre. Je te remercie de me faire comprendre ces choses et c’est une grande grâce que tu me donnes de pouvoir accepter tout par amour. Avec toi je peux tout, je m’abandonne avec confiance entre tes bras. Mon Dieu est-ce qu’il y a quelque chose que je pourrais vous offrir pour vous témoigner ma reconnaissance, pour vous manifester encore plus d’amour? Je voudrais tant t’aimer comme tu le mérites et comme tu le désires. Je sais que tu m’as créée pour toi et je dois revenir vers toi. Chaque jour je me détache de plus en plus des choses de ce monde et même de ma volonté. Je mets tout entre tes bras et au service de mon prochain.»
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour c’est ce que je veux de toi, être l’esclave de mon amour au service des âmes. Comme moi donne tout par amour jusqu’au don total. Prépare notre union. Je sais que tu souffres beaucoup moralement et physiquement. Dis-toi ma chère petite épouse que je souffre avec toi. Par nos souffrances nous glorifions notre Père. C’est un grand privilège que d’être placée et fixée à la croix avec moi. C’est un honneur pour toi et un bonheur pour moi. Ton directeur souffre terriblement, mais soyez sans crainte mes chers petits enfants, c’est moi qui conduis notre barque d’amour vers notre Père. Nous avançons vers un bonheur sans fin. Ne pense plus à ce que tu laisses. Regarde avec les yeux de la foi vers l’horizon qui est si beau, où tout est calme, où la paix règne, où l’on respire que l’amour. »
Dimanche, le 28 juillet 1963
– Mimi : « Comme il fait bon nous retrouver ensemble, ô Trinité Sainte. Mon Bien-Aimé il fait si beau, où allons-nous aller aujourd’hui? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée nous allons nous reposer dans ta petite âme, puis cet après-midi, nous allons faire un petit voyage dans notre barque d’amour. Si tu voyais toutes les âmes à sauver sur les plages et dans les endroits de villégiature. Combien d’âmes abusent du temps magnifique que nous leur donnons par amour! Peu pensent à nous remercier et à rendre grâce à mon Père. Elles n’ont que le temps de s’amuser. Il y a des âmes qui calculent le temps de prier, et ne comptent pas le temps pour nous offenser. Malgré tout nous attendons avec amour, avec patience l’heure où ces âmes reviendront vers nous. »
– Satan : « Pauvre folle, voilà où te conduit ta folie. Tu vis dans une grande intimité avec des êtres que tu ne vois pas, tu crois à leur amour, à leur présence en toi, tu fais des voyages imaginaires! Voilà bien l’attitude d’une insensée! Désirer la souffrance, avoir la folie de la croix et vivre d’amour jusqu’à l’immolation au service des âmes, tu vois ce que cela te donne d’être son esclave d’amour. Aujourd’hui il fait si beau! Tu pourrais avoir des amis, sortir, jouir de toutes manières. Tu pourrais goûter à l’amour, te rassasier du boire et du manger, et ne plus sentir cette présence intime qui te suit à chaque instant. Regarde, tu es seule, privée d’air, aucune visite, abandonnée, délaissée par tes parents, tes amis, tu ne peux te procurer aucune gâterie, tu es son esclave.
Au lieu de te reposer, il faut que tu écrives! Je ne crois pas que l’Esprit Saint t’inspire à écrire des mensonges, des faussetés. Après t’avoir rendue invalide, il t’accable d’une croix assez lourde pour t’écraser. Après cela il prétend t’aimer. Où est son amour? »
Lundi, le 29 juillet 1963
– Mimi : « Merci de votre visite, ô Trinité Sainte! Merci de votre aide. Avec toi, mon Bien-Aimé je veux travailler pour les âmes. Fais de moi ce que tu voudras, j’accepte tout par amour! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, continue à vivre la belle prière du don total. Par ce chef-d’œuvre de l’Esprit Saint et cadeau de mon Père, tu as tout ce qu’il te faut pour nous servir, nous consoler, nous aimer, nous glorifier, et c’est par cette belle prière du don total que tu as été préparée à ton vœu d’amour, et par ta fidélité à tout accepter par amour, nous t’avons comblée par le don de l’immolation. C’est un cadeau royal que nous te donnons pour toujours. Comprends-tu vraiment le sens de mes paroles? »
– Mimi : « Tu sais mon Bien-Aimé je sais que je suis la plus ignorante du groupe, mais avec l’aide de l’Esprit Saint je parviens à comprendre un peu le sens. Et quand c’est toi qui parles je suis si heureuse d’entendre ta voix que je ne cherche pas trop à tout saisir. Tout ce qui me préoccupe c’est de t’aimer, d’obéir sans trop comprendre, marcher aveuglément dans le sentier de l’amour pur pour atteindre mon idéal, et mon idéal c’est de vous aimer, de vous servir, vous donner aux âmes, ô Trinité Sainte. Oui, prêcher l’amour sous toutes ses formes, l’amour dans la joie pure, l’amour dans la souffrance, l’amour dans le travail, le devoir d’état, l’amour par la croix, l’amour par l’obéissance et par la conformité à votre Sainte Volonté, l’amour par la charité, la patience, l’amour du prochain, l’amour dans les moindres choses, pratiquer toutes les vertus par l’amour.
Comme je voudrais que tous les cœurs battent à l’unisson pour te prouver leur amour. Ô Père Éternel, accordez-nous la grâce de comprendre un peu votre amour, de reconnaître l’amour de votre divin Fils, et de croire à l’Esprit d’amour dans nos vies et après vous avoir aimé sur la terre nous ayons le bonheur de vous aimer au ciel où notre amour sera éternel par votre amour infini. »
Mardi, le 30 juillet 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé que je suis heureuse près de toi! Merci de m’aider. Depuis que j’ai accepté avec amour le travail d’esclave d’amour, je ne manque pas d’ouvrage. Je ne puis t’exprimer toute ma reconnaissance pour tant de bonté, merci de ton amour, de ton intimité, merci de cette paix de l’âme, du cœur, de l’esprit. Avec ta grâce et l’aide de l’Esprit Saint je ne doute plus, je marche d’un pas ferme vers toi parce que je suis convaincue, je suis sûre de ton amour et en obéissant à l’Esprit d’amour, je suis certaine de faire ta volonté. Avec votre aide et celui de mon directeur, je me détache chaque jour de moi-même. Je ne veux me rechercher en rien, je veux être considérée comme rien aux yeux humains. Comme toi mon Bien-Aimé, je veux tout accepter par amour.
… J’étais si heureuse, je n’ai jamais ressenti autant de bonheur à vous servir en servant ma compagne. Je te voyais tellement en elle, et dans les circonstances j’étais si épuisée physiquement et moralement. Je me sentais l’âme en paix, le cœur léger, et l’esprit libre. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, un gros merci. Si tu savais avec quel soin nous avions préparé cette journée pour toi. Nous avons tout accepté. Et toi, ma chère petite épouse, es-tu capable de nous dire combien de minutes tu as pensé à toi? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je n’ai pas eu le temps de calculer. Tout ce que je voulais c’était de tout accepter par amour et ne rien perdre de ta grâce afin que vous soyez consolés, et glorifiés. Je voulais aussi coopérer avec mon Bien-Aimé au salut des âmes, c’est tout. »
Mercredi, le 31 juillet 1963
– Jésus : « Bonjour ma chère petite esclave d’amour!
– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, pourquoi m’appelles-tu par ce nom aujourd’hui? »
– Jésus : « Ma chère petite G…, cela te surprend? N’es-tu pas ma petite épouse, mon esclave d’amour? Et moi, ton Dieu, ton Époux, ne suis-je pas ton esclave d’amour pour toujours? Oui, ma Bien-Aimée, j’ai été ton esclave d’amour. Comme un mendiant, j’attendais ton amour pour me rassasier, j’avais soif de ta petite âme, je voulais tant me désaltérer en toi. Comme un esclave j’ai travaillé longtemps sans recevoir un merci de ta part. J’avais froid de ton indifférence. Je voulais tant trouver un asile dans ta petite âme, près de ton petit cœur si affectueux, si chaud. Dans un grand amour et par une grande patience j’ai attendu l’heure où mon Père te recevait avec amour et miséricorde en t’ouvrant ses bras puissants et en te pressant sur son Cœur comme l’enfant prodigue.
Oui, tu es notre enfant choyée par notre amour, par l’amour miséricordieux de mon Père, par l’amour infini de ton Époux, et par l’amour de l’Esprit Saint qui ne cesse de te regarder, d’agir en ton âme pour notre plus grande gloire et pour le bien des âmes. Ma Bien-Aimée, j’ai tout donné par amour pour toi. Par notre union mystique nous avons fait un contrat devant mon Père, et deux témoins, l’Esprit Saint et notre Mère Marie, Vierge Immaculée.
Ma chère petite épouse que j’aime tant tout ce qui est à moi est à toi. Prends tout ce que tu voudras.
Sers-toi de mon amour pour aimer les âmes, de ma miséricorde pour les pécheurs, de ma charité pour les aider, de l’Esprit Saint pour les éclairer et tout se fera dans le silence, la solitude, par l’amour dans la souffrance pour notre plus grande gloire et la tienne un jour prochain. Ton directeur, notre cher enfant que nous aimons tant sait ce que nous voulons dire. »