Dimanche, le 1er septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, tu passes par une douloureuse épreuve. N’est-ce pas que le sentier est étroit pour venir vers nous? C’est pour cela que je demande aux âmes qui veulent s’élever dans la vie spirituelle et marcher vers nous avec un amour pur de bien faire le vide en elles afin que nous entrions avec notre amour et toutes les grâces dont ces âmes ont besoin pour nous aimer, nous servir, pour travailler pour notre plus grande gloire. L’âme qui veut vivre en plénitude de perfection avant même de faire le vide en elle, de mourir aux choses créées et d’avoir maîtrisé sa volonté, ses défauts, cette âme ne peut être sincère avec nous et avoir un cœur libre, une âme pure et un esprit souple à nous offrir. Que pouvons-nous faire dans une âme qui n’a que des mots, des mérites à nous donner? Combien d’âmes consacrées perdent un temps précieux et une grande partie de leur vie spirituelle à se rechercher dans tout, au lieu de nous chercher dans tout. Que de temps inutile à chercher dans les livres la lumière, la vérité, l’amour!
C’est si simple de trouver la lumière par l’Esprit Saint, et la vérité, n’est-elle pas dans ma parole, dans mon Évangile? L’amour, n’en ai-je pas donné assez de preuves? Et à chaque instant cet amour se renouvelle pour chaque âme. L’âme sincère et qui a assez d’esprit de foi a le droit et le devoir de se dire : en ce moment il y a quelqu’un qui m’aime et pense à moi, qui a donné sa vie par amour pour moi, et qui est le seul à pouvoir me donner la lumière, et me conduire à la vérité par un amour pur. Quel que soit l’état de cette âme, je ne refuse rien à l’âme qui demande sincèrement, en toute humilité, même parfois, je la comble avec des grâces, des lumières qu’elle ne pense même pas à nous demander.
Ce n’est pas que je condamne les lectures spirituelles, elles sont de bons guides, mais un Père aime mieux que son enfant lui parle directement, cœur à cœur, les yeux dans les yeux, lui parle avec confiance, avec amour. Cette paix de l’âme, cette intimité ne se trouve pas dans les livres, mais bien en ma présence, au tabernacle, dans la solitude. »
Lundi, le 2 septembre 1963
− Père Éternel : « Ma Bien-Aimée n’est-ce pas que notre voyage est long? Soyez sans crainte mes chers enfants! Notre barque d’amour n’est pas une périssoire. Nous sommes si heureux d’être avec vous! Oui, si toutes les âmes connaissaient notre intimité!
Si les parents apprenaient à leurs enfants à vivre dans une grande intimité avec nous, leur donnaient la vraie image de ce que nous sommes. Avec les petits, je reste petit; s’ils leur apprenaient très tôt qu’ils ont un Père qui est Dieu et qui doit être le premier servi. C’est un Père qui est infiniment bon et juste, qu’il est tout amour, qu’il n’est pas toujours prêt à punir. Son bras n’est pas toujours levé pour frapper mais bien pour bénir. C’est un Dieu d’amour. Combien d’enfants à leur rentrée en classe ne savent pas faire le signe de la croix, leurs prières. Tout ce qu’ils savent c’est qu’il y a un petit Jésus et c’est tout. Mais demandez-leur de vous dire le nom des vedettes et les programmes à la télévision, le nom des étoiles des sports, ils les connaissent par cœur. Ces pauvres petits ne connaissent pas vraiment leur Dieu, leur Père.
Beaucoup de parents disent que l’enfant ne peut pas tout apprendre d’un seul coup et qu’il ne faut pas forcer l’intelligence de l’enfant. Pourtant ces chères petites âmes ont parfois une intelligence remarquable pour saisir des choses qu’un adulte ne peut comprendre avec toute sa science, ses talents. Tout est si simple pour l’enfant, il ne complique pas sa vie. S’il y a parfois un danger qui plane au-dessus de sa tête, il ne s’en préoccupe pas, il continue à jouer ou à dormir paisiblement. Il a confiance en son père. Pourquoi ne pas orienter cette confiance vers nous, vers son Père du ciel qui peut tout lui donner par amour?
Combien d’enfants nous reçoivent pour la première fois avec un cœur pur? À qui la faute? Prie pour les parents et les enfants. C’est sur les genoux de la mère que se prépare l’avenir de son enfant et c’est dans le cœur de la mère que se forme la vie spirituelle de son enfant, de notre enfant. »
Mardi, le 3 septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée j’ai besoin de plus aujourd’hui. Du haut de ma croix je souffre. Si tu voyais toutes les misères humaines. Offre-moi tout. Je sais que je te demande beaucoup ma chère petite épouse. Sois sans crainte, je suis en toi pour toujours pour t’aider. Ensemble glorifions mon Père par nos souffrances acceptées par amour. Ton directeur est toujours à son poste. Profitons tous de ces heures de grâces, d’épreuves qui sont des bénédictions pour notre belle équipe d’amour et aussi pour toutes les âmes recommandées. Notre cher apôtre a une large part, et les âmes qu’il rencontre en ont le bénéfice pour notre plus grande gloire.
Tu sais ma Bien-Aimée dans quelque temps notre beau voyage va finir dans notre barque d’amour. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce que je vais mourir puisque tu me dis que notre beau voyage va finir? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée crois-tu qu’à ta mort tout va finir? Au contraire tout va commencer pour nous, pour toi, pour les âmes. Le seul fait d’être avec nous ne t’enlèvera pas ta mission. Tu resteras toujours ma petite épouse qui enfantera des âmes dans la joie, dans l’amour après avoir enfanté par la souffrance physique et morale les âmes que nous te demandions pour notre plus grande gloire. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je me sens triste à la pensée que notre beau voyage va finir.
Mon directeur et moi étions si bien avec toi dans notre barque d’amour chaque jour avec toi, te suivre par la souffrance et l’amour et les âmes. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je suis heureux de t’entendre dire cela. De toute manière ton directeur est bien installé et attend avec amour, patience, notre heure. Tu sais notre barque d’amour peut finir et prendre une autre direction, aller plus loin. Nous pouvons prendre d’autres passagers. Nous pouvons prendre aussi une petite vacance! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne comprends pas. C’est ton idée à toi que je voudrais savoir. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, mon idée à moi est celle de mon Père. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne suis pas plus renseignée. »
– Jésus : « C’est ce qu’il faut. Ne cherche pas à comprendre. Faites-moi confiance, c’est tout. Chose certaine notre barque d’amour n’a pas fait naufrage. À certains endroits, la pêche a été miraculeuse. »
– Mimi : « Pas ici, le filet est toujours tendu. Notre poisson dort. Est-ce que nous pouvons tirer un peu? »
– Jésus : « Non, tu risquerais de tout détruire. J’ai le bras fort. »
Mercredi, le 4 septembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de venir ce matin. Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte.
Mon Bien-Aimé regarde la situation. Cela va de plus en plus mal au point de vue humain. Augmente mon courage pour lutter. Tu sais mon Bien-Aimé être esclave d’amour pour toi est si facile, mais être esclave d’amour pour mon prochain est plus difficile. J’ai continuellement besoin de toi, de ton amour, de ta force, de ton aide. Je me défie de moi. Sans toi je ne puis rien et ne suis rien. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse viens près de moi. Je sais que ta croix est lourde à porter. Pense à moi, à ma croix que j’ai portée par amour pour toi et les âmes. Tu sais hier je t’annonçais que notre beau voyage dans notre barque d’amour va finir. Tu cherchais ce que cela voulait dire. Voilà, c’est si simple. Notre Père a besoin de plus, oui, pour glorifier notre Père et pour lui offrir plus d’âmes à l’occasion des retraites des enfants, des étudiants et étudiantes, notre beau voyage va finir dans notre barque d’amour parce que tu vas être placée avec moi sur notre croix. Tu sais ce que cela veut dire, encore plus de souffrances pour nous et les âmes. Durant ce temps, ton directeur qui a toujours été un bon guide à notre service et qui est si fidèle à diriger les âmes vers nous gardera la barque. Nous lui confions notre barque d’amour. Elle sera en sécurité. Nous en aurons besoin pour aller chercher d’autres passagers. Mais pendant le triduum que nous ferons en l’honneur de notre Mère nous serons sur la même croix. La première bénéficiaire de nos souffrances sera C…, puis W… et P.M.
Le premier jour tu connaîtras l’agonie du cœur, de l’âme, de l’esprit, l’abandon total même de ton directeur. Tu seras seule avec ta croix, mais je serai avec toi que par la foi, puis, le deuxième jour je serai encore avec toi sur notre croix mais d’une manière sensible puis notre travail d’équipe continuera pour notre plus grande gloire dans notre barque d’amour. Nous irons loin, très loin tous les trois. »
Jeudi, le 5 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est dans la prière et le sacrifice que je prépare notre beau triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel. J’unis mes souffrances aux tiennes. Avec toi je veux tout offrir à notre Père. Oui, offrir tout par amour pour lui et les âmes. Cependant mon Bien-Aimé je pense à notre entretien d’hier, et ma pauvre nature tremble. Tu sais que je ne puis rien te cacher. Tu as connu ces heures d’agonie. J’ai confiance en toi, je sais que tu vas m’aider.
À plusieurs reprises aujourd’hui je préparais, avec ta grâce, ma volonté à dire : me voici mon Père, faites de moi ce que vous voudrez. Tu sais comme la présence de mon directeur m’aide.
Ma douce Maman du ciel, c’est pour toi que nous ferons ce triduum. Je t’en supplie viens à mon secours. Tu as eu un moment d’hésitation à la visite de l’ange! Comme toi je me demande ce qu’il va se passer. J’ai tellement peur d’offenser Dieu. Qui va m’aider à tout offrir, prier pour moi? »
– Jésus : « Voyons ma Bien-Aimée, viens près de moi, sois sans crainte, ce n’est pas un ange qui t’annonce ce que notre Père désire, c’est moi ton Époux, ton Dieu. Comment crois-tu nous offenser quand tu fais notre volonté? Ton ami saint Michel sera là, ton ange gardien! Notre douce Maman ne peut pas t’abandonner! La petite Thérèse, sainte Anne, tous tes amis invisibles prieront pour toi. Tu sais que c’est par un privilège spécial que tu auras à passer cette épreuve avant de venir vers nous. Lorsque je te présenterai le calice de l’amertume ne détourne pas la tête.
La croix t’écrasera sous son poids, aucune présence humaine. Tu seras seule, comme moi abandonnée. J’ai tout accepté par amour pour toi. Crois-tu que je n’aurais pas aimé avoir ma divine Mère près de moi au moment de mon agonie? Au pied de la croix elle était présente pour participer au sacrifice de ma vie par le don total de mon amour offert à notre Père. Au moment de nous remettre ta petite âme, près de ta croix tu auras la présence de notre représentant pour t’offrir à notre Père. Tu mourras victime de mon amour pour la gloire de notre Père et pour les âmes. »
Vendredi, le 6 septembre 1963
– Mimi : « Merci! Encore une belle visite. Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Je comprends que l’on puisse aimer Dieu à en mourir! »
Je ne puis douter un seul instant de son amour infini, son amour miséricordieux pour moi.
Ce matin après ma communion, il y a eu un grand changement dans ma petite âme. Comment l’expliquer? Seule la présence de mon Bien-Aimé, de la Sainte Trinité explique tout. Mon ennemi est déjà à mes côtés. Peu importe, puisque mon Dieu est en moi pour toujours et avec sa grâce je ne veux pas le perdre un seul instant.
À plusieurs reprises durant la journée mon Bien-Aimé m’a parlé. Que de choses à nous dire! Le temps passe tellement vite en sa présence! Je l’aime et je veux l’aimer encore plus. Je veux le faire aimer dans toutes les âmes. Je veux lui plaire davantage, le consoler en acceptant toujours sa Sainte Volonté. En attendant le grand jour je multiplie les actes d’amour de mon pauvre petit cœur qui l’aime et qui souffre.
– Mimi : « Je désire tellement que ma volonté soit unie à la tienne, c’est pourquoi je te demande sans cesse de me garder toujours entre tes bras puissants, d’augmenter mon amour pour toi, pour la Sainte Trinité, pour les âmes. Par ta sainte présence, purifie mon corps, fortifie ma foi, soutiens ma confiance, éclaire-moi, dirige-moi vers toi.
Que ma volonté reste souple aux inspirations de l’Esprit d’amour en étant humble, soumise à la Sainte Volonté de notre Père et que malgré tous les obstacles je te reste fidèle jusqu’au bout en gardant la paix de l’âme, du cœur, de l’esprit si c’est votre Sainte Volonté. »
Dès ce soir je m’offre avec mon Bien-Aimé.
– Mimi : « Nous voici, Père pour accomplir ta Sainte Volonté sur nous. Ô Père Éternel, mon Père faites de moi ce que vous voudrez. Donnez-moi, s’il vous plaît, du courage pour tout accepter, de la force pour lutter, un amour assez grand pour couvrir toutes mes souffrances physiques, morales. Accorde-moi la grâce que le don total ne soit pas seulement des mots. À demain mon Bien-Aimé sur notre croix d’amour. »
Samedi, le 7 septembre 1963
– Mimi : « Depuis cinq heures ce matin que je t’attendais avec notre croix.»
C’est le grand jour! Mon ennemi est près de moi, c’est avec beaucoup de difficulté que je prépare ma communion.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé augmente ma foi. Cette présence en moi je n’y crois pas et pourtant tu es là vivant en moi. Quel que soit le temps de cette épreuve, je l’accepte par amour pour toi et les âmes. »
Puis la lutte commence. Lorsque je récite mon chapelet la présence de mon ennemi me torture, tout mon pauvre corps tremble, je ne puis faire un mouvement sans ressentir de vives douleurs. Je suis seule et c’est avec peine que je puis respirer.
– Satan : « Pauvre petite fille je le savais depuis longtemps qu’au moment de ta mort tu seras toute à moi pour toujours. Dans quelques instants tout va finir. Prends des médicaments pour en finir le plus vite possible. Tu es seule, tu ne peux plus souffrir davantage pour rien. Lui-même te l’a dit, tout va finir, qu’il te laisserait seule, abandonnée de tout. Si c’était une épreuve il te donnerait la force de lutter. Je m’empare de tout, de tes sens, de ton corps, et tu n’es même pas capable de bouger. Malgré tout tu veux avoir de l’aide du ciel! Ils ne peuvent plus rien pour toi, mais moi je vais t’écouter.
– Mimi : Quel spectacle épouvantable! Voilà pour te servir tous les démons que tu as aimés, celui de l’orgueil, de l’amour, etc. Puis vient le cortège de mes péchés. C’est affreux! Je n’ai même pas la force de regarder notre petit crucifix. Que peut-il faire de plus? Si je pouvais croire après tout ce qu’il m’a dit jeudi. C’est trop, je n’en peux plus, j’étouffe, je voudrais crier mon désespoir. »
– Satan : « Pourquoi te plaindre? Cela n’est rien à comparer à ce qui t’attend. Quand une âme est rejetée de Dieu, c’est pour toujours. Dans quelques instants tu vas mourir par mes mains puissantes, pas de prêtre, personne pour prier, même pas ton Dieu, seule avec moi qui t’aime. Tu en as une preuve. Ta mort sera si douce avec quelques pilules de plus et je puis te donner tous les plaisirs que tu désires et même l’amour avant. N’est-ce pas que c’est beau de mourir comme une damnée pour une petite hostie d’amour, sœur Aimée-de-la-Sainte-Trinité? Es-tu mieux dans mes bras ou sur la croix? »
Dimanche, le 8 septembre 1963
Fête de la Nativité de la Sainte Vierge.
– Mimi : « Bonne fête Maman ! En ce beau jour j’ai le grand bonheur de recevoir la visite de la Sainte Trinité! Ma douce Maman du ciel, viens à mon secours. Je ne suis pas très forte après la journée d’hier. Merci de ton aide, merci mon Père, mon Dieu, pour ton amour infini. Merci mon Bien-Aimé d’avoir veillé sur moi durant cette épreuve. Qu’il fait bon de se retrouver! »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, c’est à nous de te remercier! Malgré que je sois avec toi sur notre croix toutes tes souffrances physiques sont douces à comparer à celles d’hier! Tu as compris la valeur de la croix et sa lourdeur, la valeur de mon amour et ce que vaut une âme et la présence, le pouvoir du prêtre au milieu des épreuves, des dangers. Ma Bien-Aimée j’ai souffert avec toi. Ton directeur a marché sur son cœur d’être obligé de te laisser seule pour cette terrible épreuve que notre Père voulait et désirait pour le plus grand bien de ta petite âme. Par cette épreuve tu as augmenté ton amour pour nous et les âmes. C’est une grâce spéciale que tu as reçue, un privilège de me suivre jusqu’à mon agonie. Maintenant il faut que tu passes par le sentier du silence. Dans tes douleurs les plus aiguës garde toujours le sourire comme hier devant ces chers petits qui étaient si heureux de te visiter. Par ton exemple, par le silence dans toutes tes épreuves, par ton sourire en acceptant la croix, nous sommes si consolés. Merci à ton directeur pour tout ce qu’il a fait pour ton âme et pour nous. Notre douce Maman du ciel est si heureuse pour le beau triduum d’amour.
Quel beau témoignage d’amour, de gratitude de la part de ses deux petits enfants qu’elle aime tant. Oui, les enfants privilégiés du Père Éternel, choyés par moi, chéris par l’Esprit Saint et gâtés par Marie. »
– Mimi : « Merci mon Dieu, merci mon Bien-Aimé, merci Esprit d’amour, merci ma douce Maman. Je suis si heureuse d’être ton enfant, merci de tout. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée c’est à moi de te remercier d’être restée avec moi sur notre croix, tu as tout accepté par amour et tout a été purifié après avoir été crucifiée dans ton corps, ton âme, ton esprit. Merci à ton directeur, qui a prié durant ce temps. Sa prière a été écoutée même n’étant pas près de toi. »
Lundi, le 9 septembre 1963
– Mimi : « Merci d’être venu ce matin! Mon bonheur est de plus en plus grand de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Notre triduum se termine aujourd’hui. Que désires-tu de nous mon Bien-Aimé? »
– Jésus : « Ma chère petite épouse ce que nous désirons c’est de vous remercier pour ce beau triduum d’amour. Tout a été complet! Nous avons été si consolés, glorifiés, aimés. Notre cœur a été touché de voir avec quel amour et générosité vous avez répondu oui à notre appel et vous avez accepté en esprit de sacrifice tout ce que nous vous demandions!, sans calculer l’étendue de vos souffrances morales et physiques. La croix a été lourde à porter. Encore ce matin nous regardions ton directeur nous porter. Avec quel amour et esprit de foi il a continué sa route pour aller nous déposer dans ta petite âme. Il était si malade, épuisé. À quatre-vingt-un ans il marche encore pour nous et pour les âmes! Durant toute sa vie sacerdotale il nous a toujours servis par amour sans jamais calculer. Le don total a été son idéal : tout nous offrir par amour et pour les âmes, ne jamais rien demander pour lui. Notre douce Maman veille sur lui d’une manière spéciale et nous le remercions de nous aimer, de nous servir avec fidélité.
Merci ma chère petite hostie d’amour! N’est-ce pas que tu es heureuse après avoir passé plusieurs heures au service du prochain. Tu travaillais avec amour et acceptais en silence les reproches que l’on te faisait parce que tu en faisais trop pour les forces que tu as. Tu as bien répondu gentiment à cette personne en lui disant : « Nous n’en faisons jamais trop pour le bon Dieu qui nous aime tant, il est là en mon prochain. Après une autre remarque : « Si je repassais le vêtement du bon Dieu je prendrais toute l’attention possible, alors je fais comme si c’était à lui. »
– Mimi : « Merci de m’avoir aidée ce matin. Dire qu’hier je souffrais tellement que je ne pouvais même pas bouger un doigt sans ressentir une douleur si aiguë que je ne pouvais dormir ni même changer de position et aujourd’hui, le lavage et le repassage sont faits. Merci mon Bien-Aimé de ton aide, de ton amour.»
Mardi, le 10 septembre 1963
− Mimi : Par une communion spirituelle j’ai rendu visite à mon Bien-Aimé.
– Mimi : « Merci ô Père Éternel pour tout ton amour envers moi. Je te remercie spécialement du grand privilège que tu m’as donné ces jours derniers d’être placée avec mon Bien-Aimé sur la même croix et de partager un peu ses souffrances. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je te remercie de ton amour pour nous et les âmes! Tu sais le temps que tu passais ces jours d’épreuves, moi aussi j’étais en agonie. Ton directeur souffrait lui aussi, mais je devais me soumettre à la Sainte Volonté de mon Père qui avait prévu et déterminé le temps de cette dure épreuve pour notre plus grande gloire et le bien de ta petite âme. L’Esprit Saint avait un devoir à remplir durant ce temps. C’est si facile de travailler maintenant dans ta petite âme qui est devenue si souple, si docile aux inspirations de l’Esprit d’amour, de vérité. Depuis que tu as fait le vide en toi tu es plus attentive aux inspirations de la grâce, c’est plus facile de travailler dans notre demeure pour l’embellir, et dire qu’autrefois nous ne pouvions même pas entrer! Ma Bien-Aimée crois-tu que toutes les âmes ont le même privilège que tu as? Même parmi mes âmes consacrées, combien ignorent complètement le bonheur de vivre de mon intimité. Ce n’est pas tout de lire l’Évangile, il faut le pratiquer et demander à l’Esprit Saint de le comprendre et de l’appliquer dans sa vie. Vivre dans une grande intimité avec nous c’est avoir l’esprit de l’Évangile. Durant toute ma vie publique n’ai-je pas été simple, humble, intime avec tous? Même devant mes ennemis? L’intimité que j’avais avec mes apôtres était si grande que tous leurs problèmes étaient aussi les miens.
Si les âmes savaient le nombre de grâces qu’elles perdent parce qu’elles ne vivent pas dans une grande intimité avec nous. Leur amour pour nous serait plus grand et leur vie spirituelle plus fructueuse.
Deux choses concrètes : l’amour et l’intimité. Voilà ce qu’il faut comprendre pour venir vers nous dans l’amour pur. »
Mercredi, le 11 septembre 1963
– Mimi : « Comment vous remercier de votre visite, ô Trinité Sainte! Demain la fête du Saint Nom de ma douce Maman du ciel. Je commence aujourd’hui à préparer mon petit cadeau.
Merci mon Bien-Aimé de m’aider à tout offrir par amour! Mon Dieu la situation est toujours la même. Nous acceptons tout avec conformité et amour. Augmente ma force, s’il vous plaît. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour merci de tout. J’ai tellement besoin d’avoir des amis fidèles pour coopérer au salut des âmes. Maintenant nous allons nous retrouver de nouveau dans notre barque d’amour pour aller très loin! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé est-ce que nous allons aller vers notre Père? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée tu voudrais bien savoir où nous allons? Peu importe l’endroit. Dis-toi bien que tout ce que tu fais par amour va directement vers mon Père. Dans le sentier du silence tu marcheras d’un pas rapide. N’est-ce pas que tu es heureuse? Tu sais ma Bien-Aimée c’est une dure école que l’école du silence! Elle est aussi utile que l’école de la souffrance! Savoir se taire, garder le silence par amour même devant les critiques, les accusations, le mépris, l’abandon total devant la croix, toujours répondre oui avec le sourire. Il te faudra être très habile pour garder le silence devant tes grandes souffrances physiques et morales. C’est en méditant sur ma Passion que tu trouveras cette force.
Tu penseras à moi, à mon silence chez Pilate, devant la foule, durant mon agonie puis le couronnement d’épines, la flagellation, sur la croix, et depuis, que penses-tu de mon silence au tabernacle? De mon silence devant l’ingratitude des âmes, devant les péchés, etc…? C’est dans le recueillement et le silence que je m’approche des âmes et leur parle. Notre intimité a besoin de silence et le silence protège notre amour. Dans le silence de ta petite âme nous pouvons nous reposer. Se comprendre par le silence est si facile. Un seul regard d’amour suffit, pas besoin de grands mots. »
Jeudi, le 12 septembre 1963
Fête du Saint Nom de Marie!
Que je suis heureuse ! Bonne fête ma douce Maman!
– Mimi : Tu sais mon Bien-Aimé comme je désirais fêter notre Maman! Si tu le voulais je pourrais lui offrir ma communion et mon amour. C’est tout ce que j’ai à lui offrir, mais mon directeur ne peut pas venir. Si tu veux mon Bien-Aimé, tu es capable d’aller le chercher. Je désire tant faire quelque chose pour notre Maman pour la remercier de son amour, de sa protection toute spéciale pour moi. »
Avec patience, j’attendais. Pas de téléphone. 8 :10 heures.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, vite, hâte-toi d’allumer les cierges, ton directeur s’en vient. »
– Mimi : « Quelle surprise! Merci mon Bien-Aimé. »
Mon directeur ne peut s’expliquer comment il est venu! C’est seulement au bas de l’escalier qu’il réalisa ce qui se passait.
– Marie : « Ma chère petite fille, merci à ton directeur. Est-ce qu’une Mère ne peut pas donner la main à son enfant et le conduire là où elle veut? J’étais si touchée de ta demande. C’était le plus beau présent que tu pouvais m’offrir.
Oui, recevoir les hommages de la Sainte Trinité présente en ta petite âme, dans l’âme de ma petite fille, la plus petite que j’entoure de mon amour en attendant de la bercer entre mes bras pour son dernier sommeil. Tu sais je serai avec toi toujours surtout durant le beau triduum d’amour que vous préparez où tu seras avec mon divin Fils sur la croix comme la semaine dernière. »
– Mimi : « Tu sais, ma douce Maman je n’étais pas très forte d’être seule durant cette épreuve! »
– Marie : « Ma chère petite fille demain tu auras de l’aide de ton directeur et de W… Cette visite est un travail d’équipe pour C… et P.M. Nous attendons beaucoup de cette réunion dans l’amour pur et la souffrance. Si nous sommes venus ce matin d’une manière spéciale c’est pour te renforcir et t’aider. Merci de cette belle journée au service de ton prochain, accomplie en silence par amour pour nous. »
Vendredi, le 13 septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée le beau triduum de souffrances commence aujourd’hui. Tu recevras beaucoup d’aide de ton directeur et de notre chère petite hostie d’amour W… Ce voyage sera pour elle très important dans sa vie. Et nous, nous l’acceptons avec joie dans notre barque d’amour. Elle est si petite, ce n’est pas elle qui fera verser la barque. Elle est bien fixée. C… aura aussi son tour prochain.
Ce que vous avez offert tous les trois cet après-midi était spécialement pour C…et pour P.M…, les âmes, beaucoup d’âmes. Nous étions si heureux! Votre générosité à tout offrir par amour a dépassé nos espérances. Toi, ma Bien-Aimée tu passeras une dure épreuve. Malgré l’épuisement de ton directeur il a été généreux jusqu’au bout. La présence de notre chère petite hostie d’amour W… est d’un grand secours, car sans son aide, cette épreuve aurait duré plus longtemps. Demain, vous aurez une plus forte épreuve. Soyez sans crainte je serai avec vous d’une manière spéciale. Ma Bien-Aimée je veux plus. Nous avons tellement besoin de plus. Nous avons besoin d’être consolés. Plus vous acceptez avec amour, plus vous avez de souffrances et plus nous sommes en vous. Vous travaillez si bien ensemble la main dans la main, tous unis par le même idéal, celui de nous servir par un amour pur, de nous aimer jusqu’au don total. Mes chers petits enfants, vous comprenez si bien notre idéal. Oui, continuez à nous aimer dans la souffrance. Si vous pouviez voir le nombre d’âmes que vous avez aidées et sauvées. Le mérite est partagé comme la souffrance, mais dites-vous bien tous les trois que votre amour est le même, puisqu’il est offert par amour. Ma chère petite hostie d’amour ton ennemi rage de la visite de W… et nous, nous nous en réjouissons. Notre belle équipe d’amour travaille si bien. Profitez bien de ces heures de bonheur. »
Samedi, le 14 septembre 1963
– Mimi : « Je suis si heureuse, c’est notre belle fête, l’Exaltation de la Sainte Croix. Nous commençons notre beau triduum d’amour. J’ai eu le grand bonheur de vous recevoir. Ma chère petite sœur W… était près de moi. J’étais attristée de ne pas avoir C… avec nous, mais j’ai confiance, nous aurons encore le bonheur de nous réunir dans ta demeure. Tu sais mon Bien-Aimé, tu me l’as promis! »
– Jésus : « Ma chère petite épouse si tu savais tout le trésor que vous avez accumulé pour nous et les âmes. L’équipe s’enrichit de plus en plus. N’est-ce pas que nous avons fêté notre fête dans l’amour et la souffrance. Par une grâce spéciale, et la délicatesse de notre Père, avec moi, tu as été exaltée sur notre croix durant cette dure épreuve. J’ai placé sur ta tête ma plus belle couronne, c’est-à-dire, notre couronne d’épines. J’étais si fier de toi! Comme nous étions consolés! Tu sais élever une petite âme sur ma croix est le plus beau témoignage d’amour que je lui donne!
N’est-ce pas que les yeux fixés vers le petit crucifix bleu tu te rappelais de beaux souvenirs? C’est pour cela que tu étais plus forte durant cette longue tentation. Les prières de notre cher représentant ont touché notre cœur et aidé notre chère petite W… à mieux comprendre son vœu d’amour. Oui, accepter par parole est bien, mais accepter et vivre par action est beaucoup mieux. Cela demande beaucoup d’amour, par le silence, le détachement de tout, même du plus petit tout. Durant les épreuves un seul regard d’amour vers nous ouvre toute grande l’horizon de ma miséricorde. La souffrance m’attire. Je me dépouille de tout pour combler l’âme qui est sincère et qui est docile aux inspirations de l’Esprit d’amour.
Ma chère petite hostie d’amour, n’est-ce pas que je donne tout? Tu en sais quelque chose, ma croix est maintenant notre croix, ma couronne d’épines est aussi à toi et même je m’en sers pour orner ta petite tête, de quoi déjà ?... Ma Bien-Aimée, n’est-ce pas que j’ai aussi le droit de rire? Ton ennemi est amusant, n’est-ce pas? Vous avez eu du plaisir durant la grande tentation? Moi-même je riais de vous voir. »
Dimanche, le 15 septembre 1963
Fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît. Depuis hier que mon ennemi est près de moi. Ma douce Maman du ciel viens à mon secours, s’il vous plaît. En ce beau jour de fête j’unis mes petites souffrances aux tiennes. Toi aussi tu as été exaltée avec la croix de ton divin Fils. Comme tu devais avoir le cœur broyé par la douleur en regardant ton Jésus souffrir et mourir par amour des âmes. Sa douleur était la tienne, sa mort a été ta force, ta consolation parce que tout a été consumé par amour. Ma douce Maman, Médiatrice de toutes grâces, merci de ton amour pour moi, merci d’avoir accepté de souffrir pour moi, merci de tes larmes qui ont mérité un regard de bonté, de miséricorde sur mon âme, merci de ton assistance toute spéciale durant les grandes tentations.
Ô Vierge Immaculée, apprends-moi, s’il vous plaît à garder le silence durant les épreuves, à augmenter ce désir de vous imiter en acceptant tout par amour et en redisant à chaque jour le Fiat. Maman demande pour moi toutes les grâces dont j’ai besoin pour le plus grand bien de mon âme et aussi toutes celles que je ne pense pas à te demander. Non seulement je désire imiter tes vertus mais je veux les pratiquer avec toi. Ô ma douce Maman du ciel je voudrais avoir une âme pure, confiante, être un porte-Dieu vivant comme toi, je voudrais avoir un cœur charitable, prêt à se donner à chaque instant par amour, je voudrais être humble dans toutes mes pensées, mes désirs, mes actions, je voudrais être docile à l’Esprit Saint et que sous sa conduite je marche sans cesse vers Dieu. »
– Jésus : « Merci mes chers petits enfants J…, W…, G…, ma divine Mère était si heureuse et consolée de n’être pas seule à souffrir. Un jour vous retrouverez cette belle réunion de notre équipe d’amour. Merci d’avoir passé une heure à nous consoler. C’est avec amour, tendresse que nous vous regardions. Quel privilège vous avez eu de consoler un Dieu sur sa croix et de partager les souffrances de votre Mère du ciel. »
Lundi, le 16 septembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de nous avoir aidés à faire ce triduum. Merci pour toutes les grâces surtout pour toutes les souffrances. Merci de ton amour durant cette épreuve. Merci de nous accepter pour coopérer au salut des âmes. Mon Bien-Aimé es-tu content de nous, de notre travail d’équipe? »
– Satan : « Ma chère petite fille c’est moi qui suis heureux. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une détente pareille. Ton Dieu le dit lui-même que je suis amusant, et de plus il a ri de bon cœur en vous voyant agir. Pauvre petite W… qui croyait donner un grand effort et ne dépensait que des sueurs. Que pouvait-elle faire de plus avec ses petites mains molles douces comme de la laine d’agneau. C’est pour cela que j’ai fait allusion aux mitaines. Nous aurions dû chanter : « Le voici l’Agneau si doux. » Elle est si faible et pourtant elle prétend avoir de la force. « Faites de moi ce que vous voudrez », et une simple petite égratignure la fait souffrir. J’ai assez hâte que C… vienne. Là nous allons rire à notre goût! La grosse C… avec sa figure de bébé… ce n’est pas les mains molles qu’elle aura, mais les jambes. Elle a besoin de se renforcir assez vite. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse vois-tu ce que c’est que l’orgueil? Ton ennemi pense que je le trouve amusant! Cela m’amusait de le voir agir. Il ne savait plus que faire. Il a tout essayé… En vous faisant rire, cela vous empêchait d’offrir, de prier, mais soyez sans crainte tout a été accepté et appliqué aux âmes, beaucoup d’âmes. Même les quelques moments de rire ont ajouté une note gaie afin que vous gardiez ce souvenir dans vos heures de lassitude. Ton directeur est très habile pour se rappeler certains faits… « Mademoiselle »… etc.
Encore une fois merci mes chers petits enfants que nous aimons tant. Merci de votre amour et de votre aide. Gardez bien cette paix intérieure, et cette joie extérieure. Faites rayonner l’amour dans les âmes pour nous glorifier. »
Mardi, le 17 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, après quelques jours de répit la situation redevient la même. Tu as bien raison de me faire prendre le sentier du silence. Je t’en supplie, aide-moi, s’il vous plaît. Tu me demandes d’être très habile pour cacher ma souffrance. Donne-moi le courage de sourire. Si je m’écoutais je ferais une grimace. Je suis rendue à bout, je pourrais seulement pleurer! »
– Jésus : « Ma chère petite épouse viens près de moi. Je ne te défends pas de pleurer tes fautes. Pense à nous, à ton directeur, à ma divine Mère et moi qui avons tant pleuré à cause de toi! Ma Bien-Aimée lorsque tu me reçois, est-ce une grimace que tu me ferais? Non, n’est-ce pas? Alors offre ton sourire quand même comme si c’était moi parce que je suis là. Plus tu souffres, plus ton sourire est beau et a de la valeur surtout s’il est accompagné de tes larmes qui brillent comme des perles d’amour. »
– Satan : « Ma chère petite fille regarde comme ton Dieu se moque de toi. Il se réjouit de tes larmes, de ta souffrance, « Venez tous à moi, vous qui souffrez », et il ne te donne même pas la chance de te plaindre un peu. Combien de fois il te dit : « Viens te reposer » et il t’accable d’épreuves. Il t’oblige à écrire. C’est une corvée pour toi. Je me demande ce que va dire l’Esprit Saint lorsque tu seras jugée sur tes cahiers de notes remplis de faussetés, de mensonges. Tu compromets l’intimité de ton Dieu avec toi et le tourne en ridicule. Dans ton orgueil tu parles pour lui, tu penses pour eux, la Sainte Trinité, la Vierge, etc. Crois-tu que l’Esprit Saint t’inspire à écrire tous ces mensonges? Si tu savais le nombre d’âmes que tu vas perdre par tes écrits et à l’heure actuelle quelques-unes sont troublées.
Elles ne voient en lui qu’un Dieu sévère qui surveille tout et ne passe rien, même pas l’ombre d’un manquement et qui place son représentant pour corriger. »
Grande tentation de tout détruire.
– Mimi : « Mon Dieu aide-moi, s’il vous plaît, à retrouver la paix. »
Mercredi, le 18 septembre 1963
– Mimi : « Merci de venir m’aider. J’ai tellement besoin de force physique et morale. Lorsque j’ai le bonheur de vous recevoir je suis plus forte! Tu sais mon Bien-Aimé, après le vœu d’immolation, je croyais que tout était complet, mais passer par le sentier du silence, tout accepter sans rien dire, cela est très difficile dans la situation présente, mais avec toi, je suis certaine que tout va s’arranger. Je m’incline avec amour devant ta Sainte Volonté, mais je t’en supplie, aide-moi, s’il vous plaît. Je suis si faible. Je suis si prompte à répondre et si lente à tout offrir. Il me faut lutter, me surveiller continuellement pour bien accepter ce que tu me demandes. Heureusement que nous vivons dans une grande intimité! Autrement je ne sais pas ce que je ferais! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, l’immolation n’était pas la fin de tes épreuves, mais être mon esclave d’amour, immolée sur la croix, et de plus fixée par le silence, voilà bien le chemin que doit prendre une victime d’amour. Oui, venir vers nous avec sa croix en gardant le silence par amour. Ma Bien-Aimée je ne te défends pas de me parler. J’ai besoin que tu me parles! Ne l’oublie pas c’est par une grâce spéciale que tu passes cette dure épreuve, mais combien méritoire.
Merci à ton directeur du beau geste, et à W… de son attention pour notre petit instrument. Tous les trois vous avez pratiqué la charité parfaitement, votre délicatesse me touchait, car j’étais là à vous voir agir. Personne ne pouvait savoir la lutte que vous aviez à faire pour répondre oui avec amour dans la situation présente, je devrais dire notre situation parce que voulue et permise par notre Père.
Oui, vous ne pouvez jamais vous faire une idée de tout ce que vous allez accumuler de mérites pour les âmes mais surtout, pour nous, pour nous glorifier. Tout accepter par amour, voilà ce qui nous console le plus. »
Jeudi, le 19 septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je te demande plus aujourd’hui. Viens près de moi pour me consoler. Si tu savais tout le bonheur que vous nous avez donné par votre beau travail d’équipe chaque membre a sa place. Il y a longtemps que nous attendions ce jour! Vous nous avez comblés par vos souffrances et votre amour pour les âmes. Je sais ma Bien-Aimée que la lutte a été dure. Tu avais affaire à sept ennemis différents : un orgueilleux, un hypocrite, un menteur, un blasphémateur, un expert en souffrances physiques, un tentateur habile et pour finir un comédien très spirituel. Mais par son sacerdoce ton directeur a pu les vaincre tous et par la présence de notre Mère, l’appui de notre Père et de l’Esprit Saint, par notre puissance et l’aide de notre bon ami saint Michel, avec nous vous avez remporté une grande victoire.
Qu’est-ce que c’est que quelques heures de souffrances pour sauver beaucoup d’âmes, pour nous consoler? Si les âmes voulaient faire un effort pour comprendre la valeur de la souffrance. Il y a des âmes généreuses qui veulent bien nous servir, mais ne pas souffrir. Combien nous disent : « Mon Dieu je vous aime et j’accepte tout. » Et quand nous voulons répondre à cet amour en arrivant avec la croix, elles détournent la tête. Pauvres âmes elles veulent nous aimer et nous servir avec leur amour, un amour mesquin, égoïste, et par leur orgueil, leur vanité spirituelle, elles croient posséder toutes les vertus et avec un air satisfait elles disent qu’elles marchent vers Dieu. Il y en a même qui comptent leurs petits pas. Te souviens-tu de la petite fille qui voulait faire de grands pas, et qui tombait parce qu’elle était trop petite, trop faible?
Oui, ces pauvres âmes viennent vers nous mais pas par le bon chemin. Notre chemin est un chemin étroit rempli d’amour, de souffrances et de croix. C’est le seul qui conduit directement à la Maison de notre Père et que j’ai choisi par amour. Combien d’âmes me suivent avec leur croix, leur amour? »
Vendredi, le 20 septembre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu, encore une journée avec vous pour vous servir, mais surtout pour vous aimer! Ô douce patience, venez me visiter! Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît, je suis rendue à bout d’être bousculée. Tu le sais, sans toi je ne puis rien. Je t’en supplie, je ne veux pas te perdre ni perdre la grâce que tu me donnes d’accepter tout par amour. J’ai confiance en toi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, je sais ce qui se passe en toi, c’est bien normal. Pourtant tu sais bien combien ton ennemi te déteste, te méprise. Il est jaloux de toi, il est furieux contre nous et ton directeur et de nos deux petites sœurs, W…, C…, que nous aimons tant. Sa haine pour notre cher apôtre augmente tous les jours. L’équipe nous console. Tous les membres sont bien fidèles et actifs. Maintenant que notre chère petite W… est dans notre barque d’amour ensemble redoublons d’efforts pour aller chercher notre chère petite C… que nous aimons tant. Ma Bien-Aimée c’est le temps le plus précieux pour toi et si je ne t’éprouvais à chaque jour tu te croirais abandonnée, délaissée par moi. N’est-ce pas que je te connais bien et je connais surtout ton petit cœur qui a une réserve surprenante d’amour et qui n’est jamais satisfait tant qu’il n’a pas tout donné? Humainement, lorsque tu verses des larmes devant tant de croix, intérieurement tu es heureuse! Par une grâce spéciale, tu as compris ma miséricorde, mon amour, mon intimité dans ton âme. Voilà les trois éléments les plus importants dans la vie spirituelle et la base doit être l’amour, l’humilité, la confiance. L’âme qui veut venir vers nous, marcher dans le chemin de la vie spirituelle et qui n’a pas l’une ou l’autre de ces vertus risque beaucoup de se tromper.
Sans doute, elle marchera peut-être vers nous mais avec un voile devant les yeux au lieu de marcher d’un pas rapide, l’âme en paix, le cœur léger, l’esprit libre, les yeux ouverts à la clarté divine et l’âme qui comprend et accepte de vivre la vie spirituelle de cette manière est le plus beau chef-d’œuvre sorti des mains de Dieu. »
Samedi, le 21 septembre 1963
– Mimi : « Je suis si heureuse près de toi! Merci d’être venue ô Trinité Sainte! J’ai tellement besoin de votre aide pour continuer ma route vers vous. Mon ennemi est de plus en plus près de moi. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée peu importe que ton ennemi soit près de toi. Moi je suis en toi pour toujours. Nous sommes si bien dans ta petite âme, notre demeure permanente. Tu te sens faible? Puise dans le don de la force. Combien d’âmes ne pensent même pas à profiter des dons de notre Esprit d’amour. Oui, nous avons déposé ces dons dans les âmes afin de les aider, de les fortifier. Si les âmes demandaient à l’Esprit Saint de les éclairer. Si elles étaient soumises, dociles sous l’action de la grâce, ces âmes marcheraient sans crainte, avec confiance vers un bonheur sans fin, c’est-à-dire vers nous qui sommes leur fin. Les âmes doivent faire fructifier les dons reçus aussi bien que les talents. Elles seront jugées sur leur négligence, leur indifférence envers nous. Il y a des âmes qui veulent nous aimer sans coopérer avec l’Esprit Saint. Que peuvent-elles avec leurs petits moyens humains, leur petite science que nous leur donnons par pure bonté. Parmi mes âmes consacrées beaucoup recherchent les honneurs, les titres. Elles ne peuvent même pas obtenir une maîtrise sur leurs défauts, ces âmes travaillent ferme, s’imposent de gros sacrifices pour recevoir un degré de plus. Si encore c’était un degré de plus d’amour, d’humilité pour notre plus grande gloire. Tu sais ma Bien-Aimée c’est une science très avancée que de comprendre notre intimité, de la vivre; et pour la développer il faut sans cesse l’aide de l’Esprit Saint et avoir assez d’humilité pour reconnaître son impuissance et son manque de confiance. Oui il faut toujours demander notre aide dans tout.
Pour comprendre notre amour, notre intimité l’âme n’a pas besoin de tant de science, seuls l’amour, l’humilité, la confiance en nous c’est suffisant. Ma Bien-Aimée est-ce que ton ignorance nous empêche de te parler, de t’aimer, de vivre en une parfaite intimité? Je ne condamne pas ceux qui veulent se perfectionner dans tous les domaines, mais bien souvent ces âmes se recherchent avant de nous rechercher. »
Dimanche, le 22 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai le cœur bien gros. Laisse-moi pleurer sur ton épaule, je m’ennuie tellement de toi! Ce matin je méditais sur ma pauvre vie mais je regardais avec quel soin tu as protégé cette vie, avec quel amour tu as pris possession de ma petite âme. Tu l’as fortifiée par les sacrements, tu l’as nourrie de ton amour et encore aujourd’hui tu ne cesses de me combler par les épreuves, les souffrances physiques et morales et par le don royal de la croix. Que puis-je désirer de plus sur cette terre? Par notre intimité nous ne sommes plus qu’un, par notre intimité notre amour grandit de jour en jour. Tu sais mon Bien-Aimé je sens ta présence en moi physiquement et moralement. Seul l’amour divin peut produire cet effet dans mon âme. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée c’est bien cela, le lien qui nous unit est si fort, si puissant et personne ne peut rompre ce lien. C’est notre amour qui le tient. Par une grâce spéciale de miséricorde tu es rivée à mon divin Cœur et fixée à ma croix pour toujours. Tu sais ma chère petite hostie d’amour le temps présent est le temps le plus précieux pour nous et pour toi. Les croix, l’immolation n’est rien à comparer à notre bonheur futur où notre union sera parfaite et notre amour sans fin. Viens ma Bien-Aimée ne pleure pas, reprends courage, appuie ta petite tête sur mon divin Cœur qui t’aime tant. Regarde-moi sur notre cher petit crucifix et dis-toi bien ceci : « Dans le moment je suis fixée sur notre croix avec lui mon Époux, mon Dieu et bientôt je serai avec lui pour toujours. » Tu as tant d’âmes qui attendent encore l’aumône de tes souffrances, je devrais dire de nos souffrances pour glorifier notre Père.
L’Église a un besoin urgent de souffrances, de sacrifices, de prières et les petites âmes victimes sont sa force, sa consolation, son appui. Tu sais le Concile œcuménique va reprendre. Je compte sur toi pour m’aider. Avec l’équipe nous allons travailler pour obtenir la paix dans le monde et pour le succès du Concile afin que l’Esprit Saint pénètre dans toutes les âmes pour déposer en elles notre amour, notre charité et l’humilité de la Vierge Immaculée. Le Concile œcuménique sera notre Pentecôte d’amour. »
Lundi, le 23 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé merci, avec toi en moi je suis plus forte. Ô Trinité Sainte aidez-moi, s’il vous plaît, à bien remplir ma journée par un travail d’amour pur. Comme il me faut beaucoup de patience et surtout beaucoup de charité, d’amour! Mon Bien-Aimé aide-moi à garder le silence dans notre situation. Pourtant mon Bien-Aimé cela serait si facile pour toi de tout arranger. »
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée cela serait facile pour moi de tout arranger, de mettre de l’ordre, de la paix dans notre demeure, mais comme toi, je dois me soumettre à la Sainte Volonté de mon Père. Moi aussi je souffre avec vous, ton directeur et toi êtes généreux de tout offrir par amour! Tu sais dans le sentier du silence cela demande beaucoup d’attention et d’amour. Par ton vœu d’immolation tu coopères avec moi au salut des âmes. Nous sommes très heureux. N’est-ce pas que tu comprends ce que nous voulons de toi? Ne l’oublie pas tu vas à l’école de l’Esprit Saint et ton directeur est un professeur très éclairé parce qu’il marche sous notre conduite. Il a toujours été obéissant à la parole de Dieu. Il a répondu oui à la grâce pour diriger ta petite âme vers nous. Il a eu une tâche très délicate, une mission à remplir pour nous. Avec amour et générosité il a tout accepté sans jamais calculer. Ensemble remercions notre Père pour tout son amour. »
– Mimi : « Merci mon Dieu, avec ton divin Fils, mon Bien-Aimé, je t’adore présent en mon âme, je me prosterne devant ta majesté divine pour t’aimer, te servir, te consoler. Oui, je veux t’aimer avec l’amour de ton divin Fils, je veux te servir comme ma douce Maman du ciel, je veux te consoler comme l’Esprit d’amour.
Mon Dieu accorde-moi s’il vous plaît la grâce de t’aimer de plus en plus, de te servir par un amour pur. Toi seul peux me purifier, me sanctifier. J’ai confiance en toi. Je m’abandonne entre tes bras. Fais de moi ce que tu voudras. Je me défie tellement de moi et je me fie à toi, ô bonté, ô Amour infini, mon Père que j’aime tant. »
Mardi, le 24 septembre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé réchauffe-moi, j’ai tellement froid que je ne puis tenir ma plume pour écrire! Tu sais ce n’est pas drôle d’avoir une jambe de cadavre dans un corps vivant! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, pense à moi dans ma crèche et au froid que j’ai enduré par amour pour toi! Ce n’était pas drôle de voir ton petit cœur si affectueux devenir si froid en ma présence, et malgré tout je n’ai jamais cessé de t’aimer, de te désirer comme ma petite épouse! Après ce que je viens de te dire, as-tu chaud? »
– Mimi : « Pour le moment j’ai chaud, même très chaud! Je t’offre tout par amour, mais toi mon Bien-Aimé tu avais notre douce Maman pour te réchauffer, puis dans la crèche il y avait l’âne et le bœuf qui étaient d’un grand secours, tandis que moi je n’ai que la tête d’âne près de moi. »
– Jésus : « Voyons ma Bien-Aimée, de qui parles-tu ? Est-ce de toi ou de l’autre ? Si c’est de toi, tu as raison. Rappelle-toi, tu as déjà été têtue et si c’est de l’autre, tu as tort, c’est notre instrument. Ne l’oublie pas par ton vœu d’immolation tu acceptes tout par amour et en silence. Ne pleure pas ma Bien-Aimée. Si je te fais des reproches c’est pour t’empêcher de manquer à la charité et ainsi perdre la grâce spéciale que tu as en ce moment pour endurer la dure épreuve que vous avez. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne comprends pas. Tu me dis que je suis ton petit instrument et j’ai tort, l’autre est aussi ton instrument, elle a raison dans tout?»
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, je me sers de toi comme instrument pour te faire travailler avec moi par la souffrance, l’amour, le don total. L’autre je m’en sers aussi comme instrument pour te faire mériter. Avec elle tu as tellement d’occasions de tout offrir par amour. Maintenant je ne prétends pas qu’elle a raison dans tout. Pour le moment ce qui importe le plus c’est de tout offrir par amour afin de ne rien perdre. Pour l’autre, le temps n’est pas loin où la lumière se fera. Ayez confiance je suis toujours avec vous pour vous aimer, vous aider, vous consoler. »
Mercredi, le 25 septembre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est à moi de te remercier de me donner asile dans ta petite âme. »
– Mimi : « Mais mon Bien-Aimé tu le sais bien la porte est toujours ouverte pour vous recevoir, ma petite âme est votre demeure. »
– Jésus : « Je le sais ma chère petite épouse, mais j’avais besoin de me l’entendre dire. En effet ta chère petite âme est bien notre demeure où nous nous reposons. Nous sommes si heureux de nous sentir aimés, désirés, glorifiés, consolés. Tout ce que nous désirons de plus est de te voir enfin avec nous pour toujours. Si nous pensions à nous, nous viendrions te chercher à l’instant et si nous pensons aux âmes, il faut attendre encore quelque temps. Tu sais ma Bien-Aimée mon amour ne peut être partagé. Si je pense à notre amour, à notre union parfaite, si je ne pense rien qu’à toi, en te voyant je ne puis m’empêcher de penser aux âmes, beaucoup d’âmes qui attendent de l’aide. Si je ferme les yeux sur notre amour et regarde les besoins des âmes je ne puis m’empêcher de te voir en elles et notre amour est toujours vainqueur. Et c’est avec amour et respect que je m’incline devant la Sainte Volonté de notre Père. Ne crois pas que je viendrai te chercher comme un voleur! Non, ma Bien-Aimée je viendrai te chercher comme un Époux, j’avancerai vers toi d’un pas si léger et devant toute ma gloire. Tu seras émue, confondue, tu sentiras ta petitesse en face de la Majesté divine. Sois sans crainte je serai avec toi. Nous marcherons la main dans la main vers notre demeure, chez notre Père où notre union sera parfaite, où notre bonheur sera sans fin.
Ma Bien-Aimée médite bien ceci : au moment de notre rencontre ce n’est pas un Dieu crucifié que tu vas voir, mais un Dieu glorifié. Tu n’auras plus cette crainte de me perdre, tu me posséderas pour toujours. Oui, ma Bien-Aimée notre amour triomphera pour la plus grande gloire de notre Père. Dans tes heures sombres pense à cela, à notre amour, à notre bonheur futur pour toujours. »
Jeudi, le 26 septembre 1963
Fête des Saints Martyrs Canadiens
– Mimi : « Accorde-moi la grâce de tout accepter par amour afin que Dieu soit glorifié!
Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée. Sans toi je n’aurais pas pu faire ce travail épuisant pour mon prochain. Tu le sais j’ai tout accepté par amour pour toi. Je suis si heureuse. »
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, je voulais plus pour les âmes. Humainement tu étais épuisée mais ta joie intérieure était plus grande que ta fatigue. Rendre les autres heureux, donner sans calculer son amour, son temps, sa santé. Tu as travaillé avec un amour pur, ton esprit était fixé vers nous. N’est-ce pas que tu as fait des personnes heureuses ? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je ne sais pas si ces personnes étaient heureuses mais tout ce que je veux c’est de vous faire plaisir pour vous consoler et vous témoigner toute ma gratitude. Merci de votre amour infini, merci de votre miséricorde infinie. Après tant de marques d’amour je ne puis rien vous refuser. Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît à ne pas perdre la grâce spéciale que j’ai en ce moment. J’en ai tant besoin. Il faudrait être un ange de la patience pour endurer la situation présente. Avec toi, mon Bien-Aimé, je m’incline devant la Sainte Volonté de notre Père et je m’abandonne avec confiance entre tes bras puissants. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour tu sais, parfois pour encourager les âmes à mieux faire, notre Père couronne dès ici-bas leurs efforts. N’est-ce pas qu’aujourd’hui, ta croix était légère, elle avait des ailes! Tu n’en sentais même pas la lourdeur, pourquoi ? Parce que ton idéal était de nous donner plus. Ton esprit était tourné vers nous et ton cœur vers le prochain, et l’amour était le trait d’union. Vois-tu ce que c’est que de s’oublier, de pratiquer la charité dans un amour pur ? Ton ennemi rageait de nous voir agir en toi. »
Vendredi, le 27 septembre 1963
– Mimi ; « Mon Bien-Aimé c’est près de toi que je viens me réfugier. J’ai tellement besoin de toi. Je te demande pardon. Je reconnais que je t’ai fait de la peine en agissant ainsi envers ma compagne. À quoi m’a servi de lui dire que tout était cher ? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée en effet j’ai eu le cœur bien gros. Regardons ensemble la situation. Pourquoi lui dire que tout était cher alors que c’est notre argent distribué par notre représentant? Hier tu étais si heureuse d’avoir coopéré pour donner du bonheur à celles qui ne font rien pour toi. Crois-tu qu’en agissant ainsi tu as procuré de la joie en lui faisant cette remarque ? Est-ce que le seul fait d’avoir dit cela a changé notre situation ? Surveille bien tes paroles, il ne faudrait pas faire souffrir notre instrument mais la faire sourire. Elle a un cœur et du cœur. Tu sais ma Bien-Aimée par ton vœu d’immolation, le silence est compris.
Lorsque ton directeur demande dans la belle prière du don total, « le détachement du monde et d’elle-même », cela comprend le détachement de tes paroles, des remarques que tu pourrais faire même si tu as raison. Offre-moi ton silence par amour. En faisant cela tu m’offres plus d’amour. Qu’est-ce que la valeur d’une parole à comparer à un silence offert par amour ? Quand tu seras tentée de trop parler, pense à moi, pense à mon silence devant tes péchés, devant tes manquements, devant tes imperfections, devant tes défauts, pense à moi qui t’aime tant et fais un acte de foi et parle-moi, dis-moi tes misères, ta peine. Je suis toujours là en toi pour t’aider. Nous sommes plus qu’un. Je te suis comme une ombre, mais je ne veux pas qu’il y ait une ombre entre nous. Mes chers enfants soyez patients et confiants. Je serai avec vous toujours. Offrez tout par amour.
Si ton directeur avait parlé cet après-midi, il aurait changé de place dans notre barque d’amour. Mais son silence a été plus méritoire. Nous étions si heureux et lui aussi était heureux de tout offrir par amour. Notre heure va bientôt sonner. »
Samedi, le 28 septembre 1963
– Mimi : « Merci d’être venu ce matin. J’ai tellement besoin de toi, de force physique et morale pour tout accepter. Mon Bien-Aimé avec toi je peux tout. »
Bon voilà que ton instrument décide de nettoyer les tuyaux.
Je ne me sens pas la force. Je suis épuisée avant de commencer. Près de mon Bien-Aimé je pleurais.
– Mimi : « Si c’est ta Sainte Volonté, j’accepte avec amour, mais donne-moi la force. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, pleure près de moi. Je sais que c’est très dur. Reprends courage, pense à moi qui t’aime. »
Nous commençons, je n’ai pas la force de tenir. Les douleurs physiques augmentent. Je dis à notre instrument : « Je n’en peux plus. » Elle me répond : « Il faut toujours faire son possible, aide-toi, le ciel t’aidera. » Puis, elle riait de me voir pleurer. Après deux heures de travail j’ai pu avoir de l’aide de trois hommes. Mais aucun ne pouvait vider les tuyaux. La suie était assez épaisse, et une odeur très forte se dégageait. Ils ne pouvaient respirer, ils toussaient, mouchaient, crachaient. Ils étaient d’accord pour ne pas les nettoyer.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, offre-moi plus, c’est toi qui vas les nettoyer, eux vont les remettre en place. »
- Mimi : Il y en avait quarante-cinq feuilles. Les autres riaient de me voir faire. J’étais rendue à bout.
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, reconnais-tu notre action en toi ? Notre force, notre puissance ? Trois hommes forts en santé n’ont pu faire le nettoyage, enlever la suie et c’est toi qui as fait le plus dur de l’ouvrage. Ma Bien-Aimée, je souffrais avec toi, je voyais dans quelle condition tu travaillais. Même des reproches parce que tu t’étais coupée. Humainement ce n’est presque pas croyable ce que tu as passé cet après-midi et ce soir.
Malgré tout ce que tu as souffert ce n’est rien à comparer à ce que j’ai enduré par amour pour toi. Ta petite âme a déjà été bien sale et ton directeur n’a pas craint de se salir pour aller la chercher. »
Dimanche, le 29 septembre 1963
Fête de Saint Michel, mon grand ami.
− Mimi : Mon directeur est venu m’apporter mon Bien-Aimé.
– Mimi : « Je suis si heureuse d’être avec vous, ô Trinité Sainte. Nous avons commencé hier un triduum en honneur de notre grand ami, saint Michel, notre protecteur visible et invisible.
Ô saint Michel je te souhaite bonne fête, et merci de ton assistance dans tous mes besoins. Merci de ta protection toute spéciale dans les grandes tentations. Protège-moi toujours contre mes ennemis spirituels et temporels. Je t’en supplie, reste près de moi à l’heure de ma mort afin d’éloigner mon ennemi si redoutable. Merci d’accompagner mon directeur lorsqu’il vient me faire communier. Ta protection de tous les instants nous aide à lutter sans cesse.»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée nous sommes heureux d’être rendus chez nous. C’est avec peine que ton directeur pouvait marcher. Son grand cœur, son amour pour nous sont plus forts que ses forces physiques. Nous sommes si consolés de vous voir agir avec amour et générosité pour nous et les âmes, pour l’Église. Le Concile reprend aujourd’hui, tu sais ce que cela veut dire! Merci ma chère petite hostie d’amour de tout accepter. Nous avions bien raison de te mettre à l’école de l’amour sous la direction de notre cher représentant. Sa belle vie sacerdotale a toujours été de tout nous offrir par amour. Son humilité, sa charité, sa générosité ont été son idéal qui était aussi le nôtre. Merci mes chers enfants, vous nous consolez tellement. Nous avons besoin de plus pour les âmes; les retraites vont commencer!
Merci d’avoir remercié notre instrument et d’avoir été t’excuser en lui demandant pardon. Elle a beaucoup travaillé pour te faire mériter. Tout a été accepté, même tes larmes. Le calice était si plein, pauvre petite victime d’amour, ma Bien-Aimée que j’aime tant. »
Lundi, le 30 septembre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de nous avoir aidés à faire ce triduum en l’honneur de notre grand ami et protecteur saint Michel. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, c’est nous qui vous remercions. Que pouvons-nous vous demander de plus? Votre amour pour nous, nous console et votre souffrance nous réjouit et par l’acceptation amoureuse de votre croix, vous nous glorifiez. Merci de ton silence, de ton travail pour les âmes. Tu sais l’Église a tellement besoin d’un renouveau, d’une purification. L’humilité, la charité n’ont pas toujours été observées et pratiquées. Ce n’est pas avec de l’orgueil, de la vanité spirituelle que l’on peut enseigner ma doctrine qui est en premier lieu l’amour, l’humilité, la charité, la souffrance, la conformité à Dieu notre Père. On ne prêchera jamais trop sur l’amour, sur notre amour miséricordieux pour tous sans exception. Notre amour est si puissant avec les humbles, si fort avec les pauvres, les malades, eux qui souffrent dans leur âme, dans leur corps!
Tu sais ma Bien-Aimée, parmi mes âmes consacrées beaucoup ne comprennent pas notre amour. Elles sont préoccupées à renseigner, à se documenter sur certains faits de l’Église. Elles veulent améliorer la structure de la communauté des chrétiens. Ces âmes passent en revue l’Évangile. Crois-tu que mes apôtres cherchaient à enrichir leur science? Non, près de moi ils cherchaient à comprendre mon amour, ils voulaient saisir le vrai sens de notre amour. Après la venue de l’Esprit Saint, de l’Esprit d’amour et de vérité, ils ont compris sans chercher à en savoir plus, ils étaient sincères, ils ne mettaient aucun obstacle à l’Esprit Saint et correspondaient à la grâce en vivant dans une grande humilité et dans l’abandon total.
Prie beaucoup et offre-toi pour que le Concile œcuménique soit notre Pentecôte d’amour, afin que notre Esprit et notre Amour pénètrent dans toutes les âmes. »