Mardi, le 1er octobre 1963
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour ton amour. »
– Jésus : « Aujourd’hui, c’est à nous de vous remercier de votre amour. Oui, ma Bien-Aimée n’est-ce pas que nous sommes bien dans notre barque d’amour. Tenez-vous bien, nous sommes au large dans l’océan infini de la miséricorde. Nous nous préparons à aller chercher notre chère petite hostie d’amour C… Pour payer ce beau voyage notre chère petite hostie d’amour W… fera encore un travail d’équipe. Vous mes chers petits enfants que nous aimons tant, continuez à tout nous offrir. Si vous saviez comme votre amour est précieux pour nous. Nous ne sommes jamais rassasiés, oui, être aimés par des cœurs purs. Il y a tellement d’âmes qui désirent nous aimer, mais ces âmes n’ont pas la base qui est l’humilité, l’intimité.
En effet il y a des âmes qui nous servent avec amour mais dans leur amour il y a de l’orgueil, de l’intérêt, l’intimité n’a pas de place. Elles sont trop préoccupées à calculer leurs mérites, le nombre de prières, de chapelets, de sacrifices visibles. Et pourtant nous sommes là et attendons avec patience une parole d’amour. Beaucoup nous reçoivent avec un sentiment de foi. Si en nous regardant dans l’hostie ces âmes nous disaient : « Ô Trinité Sainte je vous adore avec Marie notre Mère et nous croyons que vous êtes là bien vivant avec votre amour miséricordieux, votre amour infini pour nous. Avec les anges, les saints louons et adorons notre Dieu d’amour. »
Si les âmes avaient assez d’humilité pour reconnaître que leur amour n’est rien à comparer à notre amour.
Elles prétendent nous aimer avec leur amour, beaucoup se recherchent en voulant nous aimer d’une manière sensible. L’amour sincère se fait en silence en vivant dans une grande intimité et humilité. »
Mercredi, le 2 octobre 1963
Fête des Saints Anges Gardiens.
– Mimi : « Bonne fête Georges! C’est le nom que je donne à mon ange gardien, (dans l’intimité), et bonne fête Gabriel, l’ange gardien de mon directeur. Bonne fête à tous les anges qui vous adorent et à tous les anges qui parcourent le monde pour l’aider, à ceux qui veillent sans cesse sur les âmes pour les protéger, les diriger vers vous, ô Trinité Sainte. Soyez béni et glorifié par vos saints anges. Merci de nous avoir donné à chacun un ange, compagnon de notre vie. Merci spécialement à mon grand ami qui est mon protecteur, saint Michel. Merci à mon ange gardien avec qui je marche vers vous tous les jours. Voudrais-tu, s’il vous plaît, aimer la Sainte Trinité pour moi, lui rendre les hommages qu’elle mérite. Parle pour moi. Merci de m’avoir protégée d’une manière sensible à plusieurs occasions. Je sais que tu as déjà eu beaucoup de peine lorsque je vivais comme une ingrate, comme une misérable dans le péché. Je te demande pardon. Demande aussi pardon pour moi à la divine Majesté, mon Dieu. Que j’ai hâte de te voir un jour!»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je te remercie. Ton bon ange a fait ton message, mais entre nous est-ce que notre intimité n’est pas assez grande pour me parler sans intermédiaire? Depuis toujours je n’ai jamais cessé de parler aux âmes, de prêcher mon amour, mais combien écoutent ma voix? Beaucoup ne correspondent pas à mon amour parce qu’elles mettent un obstacle à ma grâce et aux inspirations de l’Esprit Saint par leur orgueil. Si peu comprennent notre intimité. Pourtant c’est là le point le plus important dans la vie spirituelle.
Les âmes qui ne veulent pas admettre notre intimité avec les âmes ne comprennent pas notre amour. »
– Mimi : « Merci mon Dieu de m’aider à comprendre un peu ton amour. Aide-moi s’il vous plaît à te rester fidèle dans notre demeure intérieure en vivant dans une parfaite intimité avec toi, mon amour, mon Dieu, mon Tout. »
Jeudi, le 3 octobre 1963
Fête de sainte Thérèse.
– Mimi : « Bonne fête ma chère petite sœur! Ô Thérèse demande pour moi la grâce de bien comprendre l’amour de Dieu. Tu sais mon amour est si petit. Avec toi je veux marcher dans la petite voie que tu nous as laissée, petite voie si humble, si facile, remplie d’amour pur. Oui, tout accepté par amour surtout dans les petites choses. Comme toi je voudrais avoir cette confiance d’enfant et vivre dans un abandon total. Je t’en supplie, viens à mon secours! Tu sais que tu es vraiment ma petite sœur. Au moment de paraître devant mon Père, je serai vêtue du même costume que le tien, mais je désire de plus être vêtue de la charité, de l’humilité, mais surtout de l’amour de la souffrance. Avec toi je veux sourire à toutes les âmes. Si je ne puis les aider je peux toujours leur offrir un sourire. Avec toi je veux aider mon prochain à se sanctifier en donnant le bon exemple malgré ma faiblesse. Je veux faire rayonner le Christ partout. Dans l’isolement, la solitude, je veux aider les missionnaires. Aide-moi à voyager. Il y a tellement d’endroits que je ne connais pas et que toi tu visites. Accorde-moi la grâce de ne jamais perdre mon Bien-Aimé. Que je l’aime de plus en plus. Tu sais mon Bien-Aimé me dit que je mourrai victime d’amour. Toi si petite tu as été sa grande victime d’amour. Enseigne-moi s’il vous plaît ce qu’il faut faire pour mériter ce bonheur. Demande que je sois toujours fidèle à tout accepter par amour, que je sois obéissante à écrire afin qu’à l’heure de la mort, après avoir servi, aimé Dieu je puisse être heureuse avec vous. Merci de m’avoir envoyé deux roses par mon directeur. J’étais si heureuse! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée ces roses nous ont coûté cher. Je suis convaincu que ton directeur est de mon avis. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé en faisant cette remarque je ne reçois pas seulement des roses mais aussi des épines. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée en parlant d’épines tu en as placé beaucoup sur ma tête. »
– Mimi : « Je le sais mon Bien-Aimé et je t’en demande pardon du fond de mon petit coeur rempli d’amour pour toi. Merci d’être venu ce matin. »
Vendredi, le 4 octobre 1963
– Mimi : « Enfin mon Bien-Aimé, Tu es là présent. Que c’est long attendre!»
– Jésus : « Je le sais, moi aussi j’ai attendu si longtemps. Je ne regrette rien je suis comblé, rassasié dans ta chère petite âme. Notre demeure est si propre. Merci à ton directeur qui a joué un grand rôle dans ta vie! Il a été fidèle à suivre nos instructions. Depuis longtemps il savait ce que nous voulions de toi. Tu avais une mission à remplir. Ton directeur a coopéré avec nous afin de te diriger vers nous par un sentier bien étroit, celui de l’amour pur et de la souffrance. Je suis si heureux! Vous nous aimés si bien.
Merci pour le beau triduum. Malgré de gros sacrifices, vous avez tout accepté par amour. Jamais vous ne pouvez vous douter du bonheur que vous nous donnez. C’est par une grâce spéciale que vous avez le même idéal, le même amour pour nous, pour les âmes. Tu sais ma Bien-Aimée, travailler pour nous est bien, mais nous aimer est mieux, c’est-à-dire, tout ce que nous voulons et attendons des âmes, c’est de l’amour pur, oui, de l’amour dans les moindres choses. Que rapporte le travail s’il n’y a que l’amour de l’argent. Nous avons tellement déposé d’amour dans le cœur humain! Mais il y a si peu d’âmes qui entretiennent et gardent intact cet amour pour nous. D’autres ne connaissent pas notre amour. Il y en a qui ignorent qu’elles doivent un jour nous rendre compte de l’amour que nous avions déposé dans leur cœur et qui n’a pas été fructifié, dirigé vers nous. Comment nous aimer loin de nous? Comment être fort sans se nourrir de notre amour? Comment accepter et porter sa croix sans notre amour, notre aide, notre force? »
Samedi, le 5 octobre 1963
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte d’être venue ce matin! Nous commençons un autre triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel pour lui prouver notre amour, notre reconnaissance.
Ô ma douce Maman du ciel je t’en supplie soutiens mon courage, je suis si épuisée. Aide-moi à marcher, donne-moi la main pour continuer ma route. Sans toi ma douce Maman du ciel je ne puis atteindre mon idéal. »
– Satan : « Pauvre petite fille comme ton orgueil te pousse à poser des actes, vouloir atteindre un idéal d’aimer Dieu, de n’être plus qu’un avec lui, de vivre son intimité, de souffrir davantage afin de lui ressembler, de mourir fixée à la croix après avoir été offerte comme victime d’amour, comme hostie vivante pour les besoins de l’Église, pour le succès du Concile œcuménique et pour les âmes. Ton Dieu est fatigué de tes mots. Il ne sait que faire de tes désirs. Il se moque bien de ton idéal trop grand pour toi. Combien de fois par jour tu lui répètes : « Que votre Sainte Volonté soit faite en moi », et tu t’imagines un idéal pour attirer l’attention sur les notes que tu écris.
Je ne devrais pas me plaindre parce que tu travailles pour moi. Les erreurs, les mensonges augmentent de plus en plus. Combien d’âmes seront troublées à la lecture de ces feuilles qui ne sont que contradictions. Crois-tu que si ton Dieu était ce que tu crois il agirait de la sorte? Regarde la situation. Je la tiens et dans son orgueil blessé ton Dieu trouve des excuses. Il est mêlé avec ses instruments, ses idées, ses promesses. « Je serai toujours avec toi, je te protégerai » et aujourd’hui que fait-il? Tu n’as pas fini. Ton mal physique augmente de plus en plus! Pour le peu de temps qu’il te reste à vivre, viens vers moi je te comblerai. »
Dimanche, le 6 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé mets-moi en état de te recevoir. Ma douce Maman du ciel prête-moi ton cœur si pur pour adorer, recevoir et garder mon Bien-Aimé. Tu sais si je perds mon Bien-Aimé, je perds toute la Sainte Trinité. Saint Michel aide-moi, mon bon ange veille sur moi, mon saint patron, par qui la puissance a lutté contre le dragon et a remporté la victoire aide-moi à lutter contre mon ennemi. Thérèse ma chère petite sœur jette un regard de pitié vers moi. »
Mon ennemi est là et me tourmente en faisant passer devant mes yeux toutes mes épreuves.
Je sentais mes forces diminuer, le doute, etc. Tout y passait. Je pleurais, j’étais écrasée sous ma croix, je n’avais pas la force de me relever et pourtant je souffrais davantage de voir souffrir mon directeur qui est si bon, si dévoué pour mon âme.
– Jésus : « Mais oui, ma Bien-Aimée, nous avons confié ta petite âme à notre cher et fidèle serviteur. Il est placé pour nous remplacer visiblement pour diriger ta petite âme vers nous. Il la garde jalousement pour nous par les sacrements qu’il te donne. Il te fortifie et notre amour et notre intimité deviennent de plus en plus forts à mesure que l’épreuve arrive. Humainement ce n’est pas croyable tout ce que tu souffres, mais spirituellement tu possèdes une richesse incalculable pour les âmes! Viens près de moi, j’ai un petit secret à te confier. Tu sais les âmes coûtent cher, plus cher que les roses! Ton directeur en sait quelque chose, il a acheté les deux.
Voyons ma Bien-Aimée ne pleure pas. Garde tes larmes pour arroser tes roses, tes fleurs, elles coûtent cher! Ma chère petite épouse, ne pleure pas, est-ce que dans notre intimité quelques taquineries sont défendues? N’ai-je pas le droit de te parler, d’agir en toi? Qui peut me défendre de t’aimer, toi ma chère petite épouse que j’aime tant et que je garde pour moi, pour nous. »
Lundi, le 7 octobre 1963
Fête de Notre-Dame du Saint Rosaire
– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman du ciel! Nous avons fini notre triduum en ton honneur! Merci de nous avoir enseigné à te prier. Après la salutation de l’ange que pouvons-nous offrir de plus pour te témoigner notre amour, notre reconnaissance, notre gratitude? Merci ô ma douce Maman du ciel d’avoir consenti à devenir ma Mère. J’ai tellement besoin de ton amour, de ta protection. Je suis si faible, si fragile. Parfois je tremble devant ma croix. Les grandes tentations me font peur, oui, j’ai peur de perdre ton Jésus. Tu sais je souffre beaucoup, et dire que je t’insulte, toi ma Mère que j’aime tant, toi si pure, ô Vierge Immaculée, être traitée de la sorte par la plus méprisable de tes enfants. Qui suis-je pour te parler de la sorte? Comme tu dois souffrir à cause de moi. Je t’en supplie, viens à mon secours.
Malgré mon indignité je me réfugie dans tes bras de Mère. Laisse-moi pleurer mes péchés. Tu sais bien que je t’aime, que j’aime Jésus ton divin Fils. Demande pour moi grâce et miséricorde à Dieu le Père pour ma conduite si méprisable. J’ai toujours devant les yeux mon passé, mes péchés, mon ingratitude. »
– Jésus : « Viens ma Bien-Aimée, tu le sais bien que notre douce Maman t’aime et te protège d’une manière toute spéciale parce que tu es ma petite épouse, que tu es l’enfant choyée du Père, et la petite fille chérie de l’Esprit Saint, et pour moi tu es ma petite hostie d’amour, ma petite G, notre petite victime d’amour. Profite bien du temps présent. Chacune de tes souffrances a un prix infini à nos yeux. Malgré tout, n’est-ce pas que nous sommes heureux sur notre croix aujourd’hui? »
Mardi, le 8 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît, donne-moi du courage. De jour en jour je sens mes forces diminuer. Pourtant mon désir est si grand de vouloir t’aimer encore plus, pouvoir correspondre à tout ce que tu attends de moi.»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée tu es placée en toute sécurité dans mon divin Cœur. Cette lassitude que tu as en ce moment est due à l’état de grande faiblesse et d’épuisement physique. Ne l’oublie pas sans une permission et une grâce spéciale tu ne pourrais même pas te lever. Nous te demandons beaucoup mais nous veillons sur toi à chaque instant. Tu n’es pas seule. Il nous reste si peu de temps avant que notre union soit parfaite. J’ai si hâte! Cette joie intérieure qui s’empare de toi lorsque tu me reçois n’est rien à comparer à notre bonheur futur dans la demeure de notre Père. Ma Bien-Aimée, crois-tu qu’après nous avoir donné asile dans ta petite âme, nous allons te laisser frapper à la porte sans t’ouvrir? Non ma chère petite hostie d’amour, la porte de chez nous est grande ouverte et notre Cœur est ouvert et t’attend. Jette un regard sur notre cher petit crucifix et tu constateras que mes bras sont toujours tendus pour te recevoir et mon Cœur est ouvert pour te laisser entrer afin que tu puises dans mon amour, la force!
Oui viens te reposer quelques instants, ferme les yeux et laisse- moi te dire combien je t’aime. Malgré la situation, n’est-ce pas qu’au plus intime de toi-même tu ne refuses rien et dans la plus fine pointe de ta volonté tu acceptes tout par amour?
Notre amour est si fort, si puissant que tu n’es pas capable de me refuser quelque chose, même ton directeur devance nos désirs.
Merci de votre amour, votre fidélité à nous aimer, à nous servir. Merci au nom de toutes les âmes que vous avez aidées et sauvées avec nous. »
Mercredi, le 9 octobre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu de nous aider à commencer un triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel. Mon Bien-Aimé que veux-tu de plus? Je fais mon possible pour ne rien te refuser, mais ma pauvre nature est si fragile. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, il faut lutter sans cesse contre ta petite nature si délicate, si sensible. Je la connais si bien cette petite nature si sensible, mais en te donnant cette nature tu as tout ce qu’il te faut pour te sanctifier, c’est pour cela que tu dois nous demander de diriger ton cœur, ton esprit vers nous. Tu souffres beaucoup plus avec une âme délicate. Cela te permet de nous offrir plus par amour. Regarde tout ce que nous faisons pour toi. Combien de malades ont un directeur généreux qui est fidèle à te faire communier souvent? Nous sommes si heureux et consolés dans notre demeure et grâce au dévouement de notre cher J… nous pouvons nous reposer dans ton âme.
Dans le sentier de l’amour et du silence, tu as le temps de nous parler, de nous aimer, de travailler en silence. Ce ne sont pas toujours les beaux et longs discours qui sont intéressants! Bien souvent la prière fervente et les élans d’amour vers nous, nous consolent. C’est dans le silence que je parle à mes âmes parce qu’elles ont le temps de nous écouter et c’est dans la solitude que mon intimité est plus grande. Vois-tu ma Bien-Aimée dans le sentier du silence tu marches avec moi. N’est-ce pas que par ton silence, tu nous prouves ton amour, tu fais le vide en toi, tu te détaches de toi-même pour ne penser qu’à moi présent en toi, et si tu ne sentais pas cette présence en ton âme combien ton âme serait triste! Pour t’aider dans ta mission nous avons déposé en ton âme notre amour, notre intimité. »
Jeudi, le 10 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé il fait si bon être avec toi! Oui, j’ai tellement besoin de ton amour pour me soutenir. »
– Jésus : « Ma chère petite épouse que j’aime tant, moi aussi j’ai besoin de ton amour pour glorifier mon Père. Oui, plus une âme coopère avec moi dans l’amour et la souffrance pour les âmes, plus nous demandons beaucoup à cette âme, et en retour nous la comblons dès ici-bas par des grâces de choix. Malgré les épreuves, la souffrance, les croix, cette âme jouit d’une grande paix, d’une joie intérieure. Tout est calme, son esprit est libre. Elle n’est pas étouffée par le désir de jouir de tout, mais de se dépouiller de tout ce qui peut nuire à sa sanctification. L’esprit n’est pas préoccupé par les choses matérielles mais bien occupé à poursuivre son idéal, celui de nous aimer davantage, à nous servir dans l’amour, l’humilité et la charité envers toutes les âmes et sa vie s’écoule dans la sérénité parce qu’elle met sa confiance en nous seuls. Comme une enfant cette âme s’abandonne entre nos bras, elle se fie à nous, elle est sincère avec nous et avec amour elle se soumet et s’incline devant notre adorable Volonté. Elle accepte la souffrance, la croix comme un cadeau précieux. Tu sais ma Bien-Aimée c’est par une grâce spéciale que tu peux comprendre l’amour dans la souffrance. À l’école de l’Esprit Saint on peut tout apprendre et avec l’appui, et les dons de l’Esprit Saint on peut tout accomplir. Rien, aucun obstacle ne peut empêcher cette âme de marcher sans crainte vers nous. Ton directeur a toujours compris notre amour et c’est avec confiance que pendant 43 ans de son sacerdoce il nous a aimés, consolés. Avec lui et les membres de notre belle équipe, vous nous comblez. Merci mes chers enfants tant aimés. Notre cher apôtre P.M. a une place de choix dans notre amour et dans notre cœur. »
Vendredi, le 11 octobre 1963
Fête de la Maternité de la Vierge Marie
– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman du ciel! Merci d’avoir accepté de devenir ma Mère. Tu sais que malgré ma conduite je souffrais. Combien de fois je suis allée me réfugier à tes pieds en pleurant. Je te demande pardon pour toutes les peines que tu as eues à cause de moi. Je sais que ton cœur de Mère a été meurtri en voyant avec quelle ingratitude j’ai traité ton doux Jésus, puis ma conduite si méprisable envers mon Père du ciel. Pourquoi ai-je été si méchante? Ma douce Maman, laisse-moi pleurer près de ton cœur. Regarde-moi. J’ai tellement besoin d’un pardon, d’un regard d’amour, de pitié. Donne-moi la main, je ne veux plus te quitter. Prête-moi, s’il vous plaît, une parcelle de ton âme si pure pour adorer, recevoir et garder la Sainte Trinité en moi.
Merci de ta protection toute spéciale devant les attaques de mon ennemi. Aide-moi à bien me préparer pour paraître devant mon Père, mon Juge. Intercède pour moi et durant mon dernier sommeil, berce-moi dans tes bras, enveloppe-moi de ton amour, ferme-moi les yeux aux choses de la terre. Sous ton manteau cache-moi, garde-moi pour toujours près de ton cœur de Mère. Demande que je sois digne d’être appelée ton enfant. Avec ton doux Jésus mon Bien-Aimé je veux faire mon gros possible pour plaire à mon Père en acceptant sa Sainte Volonté sur moi. Merci ma douce Maman du ciel. Je suis fière d’avoir une Maman si puissante sur le Cœur de Dieu. Ô Vierge Immaculée, ma toute Belle, Mère de miséricorde, refuge des pécheurs aie pitié de ton enfant qui t’aime et qui désire t’aimer davantage. »
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée, ta Maman qui t’aime ne cesse de veiller sur toi. Elle est déjà en route pour venir te préparer pour notre union. Avec elle ton sommeil sera si doux. Elle te bercera en chantant le Salve Regina que ton directeur a déjà entendu. Si tu pouvais voir ton réveil devant nous, jamais tu n’oserais te plaindre. Fais comme si… Crois à ton bonheur futur avec nous. »
Samedi, le 12 octobre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Mon Dieu bénissez mon directeur. Malgré ses souffrances il est venu me faire communier. C’est pour vous qu’il le fait et aussi pour moi, j’ai tellement besoin de force, de courage pour accomplir mon devoir d’état. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée ton devoir d’état est de nous aimer, de nous consoler, de coopérer avec moi par la souffrance au salut des âmes, nous servir dans la joie et d’écrire nos entretiens afin de faire connaître notre amour miséricordieux, notre intimité. Demande à l’Esprit Saint d’éclairer les prêtres afin qu’ils comprennent notre intimité, notre amour et l’enseigner aux âmes. C’est dans le silence près de nous qu’ils pourront puiser dans notre amour ce dont ils ont besoin pour éclairer, diriger vers nous les âmes.
Tu sais ma Bien-Aimée pour connaître notre intimité, il y a deux points essentiels : Le premier est l’amour. Oui, il faut avoir beaucoup d’amour pour comprendre le nôtre, c’est-à-dire, nous voir en tous les événements, nous voir en les âmes malgré leurs faiblesses, nous voir dans le prochain, nous voir dans les choses créées, nous voir dans notre puissance et regarder tout ce que nous faisons dans les âmes. Même parmi mes âmes consacrées, il y a du respect humain pour parler de nous, de notre amour, de notre intimité. Leur vie spirituelle serait tellement plus riche avec nous! Comment vouloir avoir de l’intimité s’il n’y a pas d’amour pur. Il ne faut pas confondre l’amour sensible. Je ne demande pas de tout comprendre dans notre amour. Cela est impossible parce que notre amour est infini et le vôtre est fini, mais ce que nous désirons c’est d’être aimés, consolés.
Si l’âme cherchait ce qu’il y a de beau, de pur, si elle prenait le temps de faire le silence autour d’elle, de faire le vide en elle pour nous laisser libres d’entrer de la manière que nous voulons, soit par la joie spirituelle, ou par la sécheresse.
À demain, ma Bien-Aimée, repose-toi bien dans mes bras. »
Dimanche, le 13 octobre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée nous allons continuer notre entretien. Tu sais j’ai déposé dans chaque cœur de l’amour et une intelligence pour le comprendre et une volonté pour le diriger et une âme pour le purifier et l’élever vers nous. Mais je respecte la liberté des âmes. L’amour commandé, l’amour imposé, l’amour forcé nous console si peu. Ce n’est pas ce que nous voulons et attendons de nos créatures. Durant ma Passion j’ai souffert beaucoup de l’indifférence des hommes devant notre amour, mon amour, plus que de l’indifférence devant ma personne. Moi qui ai tout donné par amour.
Deuxième point est l’humilité. Oui, ma Bien-Aimée, il en faut beaucoup pour accepter notre amour, notre volonté dans les âmes. Beaucoup d’âmes prétendent nous aimer mais n’ont pas assez d’humilité pour accepter notre amour tel que nous le désirons et le voulons. Ces âmes acceptent notre amour dans la paix, la joie intérieure, mais lorsque nous arrivons avec les épreuves, les croix, là notre amour pour elles ne compte plus. Elles ressentent du dégoût pour la prière. Le vide en elles, les sacrements pour elles ne leur disent plus rien. Leur devoir d’état les accable. Tout ce qui les entoure devient ennuyeux, etc. Si ces âmes avaient assez d’humilité pour admettre notre intimité! Oui, croire en notre présence en elles, pas seulement lorsqu’elles nous reçoivent, mais croire en cette présence d’un Dieu bien vivant. L’amour ne se commande pas. Je suis toujours là et j’attends. Combien d’âmes pensent à nous remercier de notre amour! De notre intimité! Si je demandais aux âmes de calculer leur amour pour nous, si je demandais combien d’heures passées avec nous dans une grande intimité, beaucoup d’âmes seraient incapables de nous répondre. »
Lundi, le 14 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-nous s’il vous plaît. Nous commençons un triduum en l’honneur de la grande sainte Thérèse, notre grande sœur dans le Tiers-Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel et de sainte Thérèse, notre Mère.
Je suis si heureuse de vous recevoir ce matin! Merci, ô Trinité Sainte, merci à mon directeur. Mon Bien-Aimé tu me disais l’autre jour que notre douce Maman du ciel était en route pour venir me préparer à notre union. J’ai tellement hâte! Je ne pense qu’à cela, j’ai la nostalgie du ciel! Être enfin avec toi, ô mon Bien-Aimé, être dans la maison de notre Père, c’est-à-dire, chez nous. Maman marches-tu à grands pas? Est-ce pour bientôt? Je compte les jours. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée vas-tu commencer à calculer les pas de notre Mère? Peu importe qu’ils soient petits ou grands, chaque pas est dirigé par la Sainte Volonté de notre Père. Pense à moi, à ton directeur. Nos pas n’ont pas été calculés quand nous sommes allés te chercher. Te rappelles-tu au début quand tu voulais calculer tes grands pas et tu n’étais même pas capable de marcher, de faire des petits pas dans la vie spirituelle? Qui t’a aidée? Qui a marché devant toi pour te montrer le chemin? As-tu déjà calculé les pas de ton directeur? Il marche beaucoup par amour pour nous et pour toi.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon d’avoir été indiscrète en demandant cela, mais j’ai hâte. Mon petit cœur bat si fort! Mon âme ne soupire que pour toi. Tu sais un bébé a toujours hâte d’aller avec sa Maman. »
– Jésus : « Ma chère petite hostie d’amour, voyons ne pleure pas, viens près de moi. En agissant ainsi tu es comme un vrai bébé. Tu sais je le connais si bien ton petit cœur affectueux rempli d’amour pour nous. Je connais ton grand désir d’être avec nous pour toujours. Ta petite âme n’est jamais rassasiée. Maintenant es-tu heureuse près de moi? Ne pleure plus, tu sais bien que je t’aime. »
Mardi, le 15 octobre 1963
Fête de sainte Thérèse d’Avila.
– Mimi : « En ce beau jour de fête mon directeur est venu me faire communier. Pour la circonstance j’ai mis mon costume du Tiers-Ordre. J’étais si heureuse de vous recevoir! »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée toi tu étais si heureuse et nous nous étions comblés, consolés. Quelle joie pour nous! Merci à notre cher représentant du bonheur qu’il nous donne de venir dans ta petite âme. Ma Bien-Aimée comme tu étais belle en nous. Plus notre intimité grandit, plus notre amour devient plus grand, plus fort. De plus en plus tu deviens consciente de notre amour miséricordieux, infini pour toi. C’est avec joie que ta douce Maman du ciel te regardait, puis tes deux petites sœurs la grande Thérèse et la petite Thérèse. N’est-ce pas que tu es heureuse d’avoir le même costume et le même idéal qu’elles? »
– Mimi : « Merci mon Dieu pour ton amour, pour tout ce que tu fais pour moi. Je te demande pardon de ne pas avoir compris ton amour. Tu le sais combien j’ai souffert durant ce temps devant ma conduite si ingrate, si méchante. Tu es venu me chercher comme un bon Papa pour me prendre dans tes bras et depuis ce temps tu n’as cessé de me combler. Je suis si émue en regardant tout ce que tu m’as donné. Par le don total de ton divin Fils, mon Bien-Aimé que puis-je désirer de plus? Merci de m’avoir donné une Mère qui veille sur moi et me protège. Merci de tous tes biens. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée Je me réjouis avec toi dans l’amour et la vérité par une grâce spéciale que tu as reçue ce matin après ta communion au moment de l’offrande par ton directeur. Il faut que tu rendes témoignage de notre amour par l’amour, la vérité, la charité, l’intimité. Oui, si les âmes voulaient mettre Dieu au centre de leur vie, leur vie spirituelle serait si abondante et l’épanouissement de leur âme avec notre amour porteraient de beaux fruits et non des fruits verts qui ne sont là que pour mourir parce qu’ils n’ont pas gardé la lumière, la chaleur de notre amour que nous leur avions données par amour. »
Mercredi, le 16 octobre 1963
– Mimi : « Merci mon Dieu, nous avons fini notre triduum. Mon Bien-Aimé je ne suis pas rassasiée de toi. Tu sais j’ai beaucoup de peine d’avoir manqué au silence en parlant comme je l’ai fait l’autre jour. J’ai parlé pour rien et je t’ai fait de la peine. Toi que j’aime et qui es si bon pour moi. Je te demande pardon, mon Bien-Aimé. »
– Jésus : « Viens ma chère petite, ne pleure pas. Ce n’est pas pour rien que je t’ai demandé de prendre le sentier du silence dans la situation actuelle. Mon représentant t’a pardonnée en notre nom. Relève-toi, fais-moi un beau sourire et dis-moi que tu m’aimes. Tu as si peu de temps avant de me le dire de vive voix. J’ai si hâte! Alors dis-le-moi, répète-le souvent que tu m’aimes, surtout dans la situation présente. Maintenant le combat final est de plus en plus dur, dernière purification. C’est pour cela que je te demandais d’être le témoin de notre amour miséricordieux. Oui, prêcher l’amour sous toutes ses formes. Être notre témoin, c’est de nous aimer et nous faire rayonner en toi, autour de toi, en pratiquant l’amour pur et l’humilité. Être notre témoin par la vérité, c’est d’être sincère avec nous et ne pas accepter l’erreur, les mensonges de ton ennemi, quel que soit l’état de ton âme, sécheresse ou consolation spirituelle, la vérité sur notre amour demeure toujours.
Être notre témoin par la charité, c’est de ne jamais te lasser de travailler pour les âmes. C’est un devoir de charité envers nous qui t’avons confié cette mission.
Être notre témoin par l’intimité c’est de vivre continuellement en notre présence, nous parler comme à quelqu’un de bien vivant, nous sentir en toi, nous confier tes peines, nous demander conseil, vivre avec nous dans une grande intimité même au milieu du monde, que rien ne s’efface de ta volonté de posséder notre amour.
Tu connais si bien les douceurs si intimes de notre amour, même dans tes grandes épreuves, notre consolation se manifeste visiblement. »
Jeudi, le 17 octobre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée continue de tout accepter par amour afin d’être mon témoin de silence. Pense à moi. N’ai-je pas gardé le silence chez Pilate, et devant tes péchés? Être témoin du silence, cela ne veut pas dire qu’il faut garder le silence, ne rien dire, laisser faire! Non, quand il s’agit de défendre, de protéger notre amour, il faut parler, c’est un devoir de charité envers nous et de justice envers les âmes. Il faut toujours demander les lumières de l’Esprit Saint et tous ses dons afin de parler selon l’esprit de Dieu. Même parmi mes âmes consacrées, beaucoup parlent. Ils ont toujours l’esprit de Dieu en eux. Combien laissent parler l’Esprit Saint en eux?
Il faut beaucoup d’humilité pour admettre qu’ils ne sont que nos instruments par la parole et l’action. Combien mettent un obstacle sérieux à la grâce et aux inspirations de l’Esprit Saint en exposant leurs idées par des mots, des phrases. Parfois il y a aveuglement involontaire, mais il y a aussi de la vanité spirituelle même par la parole. Il y a ceux qui tiennent à leurs idées croyant que c’est notre idée. Tu sais le sentier du silence est si étroit, mais le sentier de l’amour est plus large et plus long. Pour y arriver il faut beaucoup d’amour pur et non d’amour-propre. Pour s’attacher à nous il faut se détacher de tout, de soi-même. Pour nous servir il faut travailler pour les âmes. Pour penser à nous il faut s’oublier pour les autres. Pour s’identifier à moi, il faut porter sa croix et avoir la charité d’aider son prochain. Pour vouloir éclairer les âmes il faut demander les lumières de l’Esprit Saint et le secours de la grâce. Combien demandent et profitent de la grâce actuelle, de la grâce d’état?
Ma Bien-Aimée tu as plusieurs sujets à méditer, à pratiquer. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai encore beaucoup de chemin à faire. Je te remercie de me faire comprendre mes erreurs et un gros merci de me faire connaître et comprendre ton amour. Merci de me faire jouir de ton intimité, ô mon Bien-Aimé que j’aime tant. »
Vendredi, le 18 octobre 1963
– Mimi : « Comme je m’ennuie de toi mon Bien-Aimé. Mon âme vit dans l’espérance de notre union future. Je ne puis exprimer ce qui se passe en moi. J’ai hâte et en même temps je crains. Je médite ton Évangile et je me trouve à plusieurs endroits : Marie-Madeleine, no.1, l’enfant prodigue, « Pierrette de l’Évangile », le larron pénitent, etc. Je regarde ma pauvre vie étape par étape et toujours je retrouve ton amour miséricordieux, ton amour infini. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, de toute éternité je t’ai aimée. En retournant vers mon Père ce n’était pas pour te préparer une place dans le purgatoire. Non, c’est dans notre demeure que tu seras accueillie comme mon épouse. Ma Bien-Aimée, notre Père te tend déjà les bras pour te presser sur son Cœur si miséricordieux, l’Esprit Saint te garde une place de choix. Ta douce Maman se penche sur toi pour te préparer. Saint Michel se tient prêt à lutter avec toi pour le dernier combat de ton ennemi. Ton ange gardien redouble de protection, ton saint patron veille sur toi ainsi que ta patronne sainte Anne et tes deux petites sœurs Thérèse. Je te le répète au moment de notre union parfaite, les témoins invisibles seront plus nombreux que les témoins oculaires. Ton directeur ne pourra pas supporter longtemps cette joie, cette consolation de nous remettre ta petite âme pour toujours. Tu seras son couronnement sacerdotal. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’espère que la couronne ne sera pas une couronne d’épines! »
– Jésus : « Voyons ma Bien-Aimée, il y a assez de moi qui l’ai portée à cause de toi. Ton directeur sera couronné par notre amour, et toi tu es notre petite hostie d’amour. Comment ma Bien-Aimée, tu pleures encore? Fais-moi un beau sourire! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai de la peine à la suite de cette remarque, je ne puis m’empêcher de voir toute la laideur de mes péchés et la peine que je t’ai faite, après cela, tu me demandes de te faire un beau sourire. Je te le donne par obéissance. »
– Jésus : « Viens plus près de moi. J’accepte ton sourire par obéissance, mais j’aime mieux un sourire d’amour. Si je te fais des remarques, c’est pour montrer combien je t’aime et que notre miséricorde est infinie. Avec ce baiser de paix, es-tu heureuse ? »
– Mimi : « Oui, mon Bien-Aimé. Merci. Un autre s’il vous plaît. »
Samedi, le 19 octobre 1963
– Mimi : « J’ai encore le bonheur de vous recevoir, ô Trinité Sainte. Je suis inondée d’une joie, d’une paix que personne ne peut savoir. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée cette joie sera plus grande au moment de notre union parfaite. Ma chère petite épouse j’ai une remarque à te faire. Tu as hâte de venir vers nous et parfois tu trembles! Aujourd’hui avec nous présents en toi, trembles-tu et pourtant nous sommes là bien vivants? Le jugement… est-ce que nous ne te jugeons pas à tous les jours, à chaque instant puisque nous voyons tout? Est-ce que Marie-Madeleine a craint mon jugement, le jugement des hommes? Non, seul son amour, son repentir étaient si forts qu’il n’y avait aucun obstacle entre son amour et le mien. Le bon larron n’a pas eu peur du jugement. Par son audace et sa confiance naïves, il ne voulait qu’une chose, être avec moi parce qu’il m’aimait. Son amour était sincère.
Tu sais ma Bien-Aimée une âme qui naît à la vie de la grâce doit nous revenir en nous aimant en plénitude. Elle doit atteindre la perfection avec nous. Ma chère petite hostie d’amour, examine-toi. En craignant notre jugement, tu te recherches. Il ne faut pas renverser les rôles. C’est nous qui allons te juger. Notre jugement se portera sur l’amour envers nous, envers le prochain, puis l’humilité, la charité et la conformité à notre Sainte Volonté, l’obéissance à l’Esprit Saint et à nos représentants, l’obéissance aux commandements, la pratique de l’Évangile et de toutes les vertus puis le devoir d’état.
Avec notre cher représentant, examine-toi minutieusement sur tous ces points. Le jugement de ton directeur sera le nôtre. « Celui qui vous écoute, m’écoute. » Après avoir étudié chaque point tu constateras que notre amour est toujours là, et que notre miséricorde est infinie. Ce sentiment est bien humain, mais je te juge aujourd’hui sur ton attitude devant notre jugement. Tu sais ma Bien-Aimée que je t’aime et dis-toi bien que je t’ai aimée telle que tu étais, telle que tu es maintenant et telle que tu seras. Est-ce assez clair? Cela peut servir aux autres. »
Dimanche, le 20 octobre 1963
– Jésus : « Ma Bien-Aimée viens près de moi, ne pleure pas. Je sais tout ce qui se passe en toi. Cela est compris dans ton vœu d’immolation. Si je te parle c’est pour t’aider. La pauvre nature humaine est toujours là. Il faut toujours prier, lutter, demander les lumières de l’Esprit Saint, suivre ses inspirations et obéir sans chercher à comprendre, nous faire confiance. Tu sais, même dans la vie spirituelle il faut se dépouiller de tout, ne jamais se rechercher, mais nous chercher avec notre amour et notre pensée. Même parmi mes âmes consacrées beaucoup se recherchent par leurs paroles, leurs pensées, leurs désirs, leurs actions, et pourtant la vie spirituelle est si simple à vivre avec nous pour nous comprendre, nous aimer tels que nous sommes. Dès qu’une âme cherche par elle-même à comprendre la vie spirituelle et à la pratiquer selon ses principes à elle, là l’Esprit Saint n’a plus sa place et cette vie spirituelle perd de sa valeur, et même après avoir fait beaucoup d’efforts cette âme reconnaît son erreur, elle sent le vide en elle.
Une vie spirituelle est fructueuse et florissante que si elle est basée sur l’amour, l’humilité, la charité, l’intimité, la confiance en nous. La vie spirituelle n’est pas généralisée, c’est une affaire personnelle. Même dans la vie spirituelle nous respectons la liberté des âmes. Nous laissons l’âme libre de la choisir ou de la rejeter. L’âme qui veut vraiment marcher avec nous dans ce sentier peut, si cela l’aide, référer à des traités de vie spirituelle mais le meilleur auteur est l’Esprit Saint qui travaille avec amour dans une âme humble, soumise. Par l’intimité nous parlons librement aux âmes. Chacune en particulier peut se dire : « Dieu me parle, m’écoute, me conseille, me dirige. Il m’entend, je ne suis plus seule pour souffrir, pour lutter.
Oui, je crois qu’il est là bien vivant en moi. Malgré mon indignité il s’abaisse et vient vivre en mon âme pour toujours si en toute humilité je reconnais mon néant et lui ouvre toute grande la porte de mon âme afin qu’il entre avec la Sainte Trinité et son amour. » Avec cela, une âme peut s’élever vers nous dans un amour pur et avoir une vie spirituelle enrichie selon notre Sainte Volonté sur elle. »
Jeudi, le 24 octobre 1963
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te reviens après quelques jours de repos forcé.»
– Jésus : « Ma Bien-Aimée je te remercie d’avoir accepté cette dure épreuve. Par cette chute je te voulais fixée avec moi sur notre croix. Par tes souffrances accompagnées d’amour, tu me consolais. Merci à notre cher représentant d’avoir gardé le silence dans la situation. Ma Bien-Aimée, malgré cette chute, tu as été protégée d’une manière spéciale. Et pense un peu. Heureusement que cette chute n’était pas celle de ton âme. »
– Mimi : « Excuse-moi mon Bien-Aimé, je n’ai plus la force d’écrire. »
Mercredi, le 30 octobre 1963
– Mimi : Je préparais ma communion.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, merci de ce beau triduum d’amour, merci surtout à notre cher représentant. Nous étions si heureux. Approche-toi ma Bien-Aimée, j’ai quelques remarques à te faire, au sujet du travail d’équipe de mardi. Nous avons été déçus, dès le début vous n’avez pas offert votre travail, puis vous n’avez pas remercié de la grande faveur que vous aviez d’être ensemble pour prier, travailler, souffrir et jouir.
Notre travail d’équipe n’a pu se faire, parce que notre chère petite fille, ma chère petite épouse que j’aime tant W… n’avait pas l’esprit vers nous. Elle était préoccupée, et a regardé l’heure à plusieurs reprises; elle trouvait les minutes très longues. Crois-tu, ma Bien-Aimée que le temps fixé par nous, lui aurait fait manquer le train? Elle a parfois bien du temps pour rire! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu le sais bien, elle n’a pas fait cela pour te faire de la peine! »
– Jésus : « Ne pleure pas ma Bien-Aimée, je le sais très bien, mais la simple délicatesse envers nous présents au milieu de vous, durant le travail d’équipe, était suffisante, même pour obéir au protocole. Elle n’aurait pas agi de la sorte devant sa provinciale ou supérieure, mais notre Divinité oblige à plus.
Ma Bien-Aimée si je te parle de la sorte, c’est que je suis un Dieu jaloux, et la moindre minute où je ne suis pas avec vous me peine.
Oui ma Bien-Aimée, nous avons eu de la peine devant votre attitude. Si vous saviez le nombre d’âmes que vous auriez aidées et sauvées par votre travail d’équipe. Nous étions là et attendions tellement de cette réunion pour être consolés et aimés, encore plus par vous, que nous aimons.
Nous sommes allés la chercher pour travailler, ne l’oubliez pas : Vous devez payer le voyage de notre chère petite épouse C… À l’avenir que le travail d’équipe soit fait au commencement, selon les circonstances, puis après sera la détente. Notre divine Majesté doit être servie en premier. Nous ne sommes pas friands, friands des restes!
Ma Bien-Aimée, je sais que je te demande beaucoup. Fais part à ton directeur de ceci, il jugera ce qu’il doit faire. Nous attendons votre réponse! Faites attention de ne pas agir encore une fois comme Pierre et Pierrette : vous ne voulez pas faire de peine à ma chère petite épouse W… et vous nous blessez par votre silence. Je sais que ce n’est pas grave, mais c’est pour vous montrer que nous prenons soin de vous toujours.
Maintenant ne pleure plus, et fais-moi un beau sourire. Oui mes chers petits enfants que nous aimons tant, je vous pardonne et vous bénis. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, j’ai une faveur à te demander, pour réparer, fais-nous souffrir encore plus. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, vous aurez l’occasion, sous peu, de réparer, mais tu sais quand je pardonne, j’oublie tout, et quand j’aime je ferme les yeux et j’ouvre mon divin Cœur pour donner plus d’amour, et je tends les bras pour recevoir plus d’amour même de mes chers petits enfants de notre belle équipe d’amour qui sont distraits ou préoccupés. Malgré tout je vous aime pour toujours et ce n’est pas des mots. »