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 Mercredi, le 1er janvier 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé nous commençons une autre année, 1964! Que me réserve-t-elle? Année de séparation? Ou année d’union? Comme je me confie à tes bras puissants pourquoi chercher à savoir?

Déjà quatorze ans que mon directeur me dirige! Merci mon Dieu de cette grande faveur d’avoir un guide éclairé et choisi par toi. Merci de ton amour miséricordieux, merci de ton intimité. Je te remercie de cette belle année écoulée. Que de grâces reçues par ton amour! Oui, j’ai eu le bonheur de vous recevoir par la sainte communion 196 fois, sans compter les communions spirituelles! Que d’absolutions! Que de conseils reçus par mon directeur, d’encouragements à continuer ma route! Avec ta grâce, j’ai pu accepter ce que tu me demandais. J’ai eu à lutter, mais avec toi je me sentais plus forte! Sans toi, je ne puis rien.

Ô mon Dieu, mon Père tant aimé je viens à tes pieds te demander de bénir ta petite fille, de bénir mon idéal, de bénir mes luttes, mes efforts, de bénir mon travail, de me sanctifier par mes souffrances, de bénir tous ceux que j’aime, de bénir les membres de ta belle petite équipe d’amour. Je vous demande de bénir ma famille, mes amis et ennemis. Bénissez mes pensées, mes désirs. Je vous offre chaque battement de mon cœur comme si c’était des actes d’amour, de remerciement, de contrition parfaite. 

Mon Dieu accordez-moi la grâce de vous aimer de plus en plus, de vous servir avec fidélité jusque dans les moindres choses. Augmentez mon désir de souffrir davantage avec votre divin Fils afin de vous glorifier. 

Mon Dieu que votre Sainte Volonté s’accomplisse en moi. Je m’abandonne avec amour et confiance entre tes bras de Père. Faites de moi ce que vous voudrez en tout et partout. Oui, je vous offre tout par amour et par les mains de ma douce Maman du ciel. 

Ô Vierge Immaculée, offrez-moi à Dieu le Père avec ton divin Fils. Merci de m’aimer, ô ma douce Maman que j’aime. »

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Jeudi, le 2 janvier 1964

– Jésus :Ma Bien-Aimée, en cette année ton idéal va se réaliser et le nôtre aussi. »

– Mimi : « Nous avons été si heureux en acceptant la Sainte Volonté de notre Père sur nous. »

– Jésus :Oui ma Bien-Aimée, de toute éternité nous te voulions. Notre Père dans sa miséricorde infinie s’est penché vers toi avec amour. Il t’a comblée de grâces de choix. Comme il t’a aimée pour t’associer à mes souffrances! Il a permis par une grâce spéciale que tu deviennes ma petite épouse, notre petite hostie d’amour, notre petite victime d’amour. Nous sommes si bien dans ta petite âme, notre demeure. Merci ma Bien-Aimée de nous accueillir, de nous parler, de nous écouter. C’est en vivant avec nous dans une grande intimité que tu as pu comprendre un peu notre amour pour toi. Nous t’avons demandé beaucoup, mais nous voulions te combler. Tu as reçu en abondance nos faveurs, car tu en avais besoin pour bien remplir ta mission. Je sais que le sentier de l’amour est très étroit. Puis, il y avait le sentier du silence qui est très difficile à accepter et à suivre, mais avec le concours de l’Esprit Saint et notre aide tu as marché vers nous d’un pas rapide. Nous t’avons donné en plénitude tout notre amour et notre paix afin que malgré les épreuves, les croix, les souffrances, tu sois notre petit rayon d’amour. Oui, que tu nous fasses rayonner partout autour de toi, que cette gaieté de cœur, cette paix de l’âme, cette tranquillité d’esprit, cette sérénité devant la souffrance soient un exemple, un réconfort pour les âmes qui s’approchent de toi ; car elles comprendront ce que c’est que de nous aimer, de croire en nous, de vivre par une grande intimité. 

C’est si facile pour l’âme qui s’abandonne entre mes bras avec amour et confiance, sous la tutelle de l’Esprit Saint et la protection de Marie. L’âme humble, confiante, sincère n’a rien à craindre mais tout à gagner. »

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Vendredi, le 3 janvier 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu. Nous voilà encore ensemble pour commencer l’année! J’ai tellement besoin de toi pour m’aider. Je souffre tellement. Aide-moi, s’il vous plaît, à me lever. Mon Bien-Aimé, donne-moi ton sourire afin que je puisse l’offrir aux autres. Je sais qu’avec toi ma souffrance sera cachée. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je veux bien pour aujourd’hui mais je dois aussi laisser travailler ta petite nature qui lutte contre la souffrance afin d’expier, de mériter pour les âmes. Ton moral accepte, mais ton état physique ne peut pas toujours te suivre. Les lois de la nature sont puissantes, mais avec ma grâce, tu peux accepter. Ma Bien-Aimée, sois patiente. Reprends courage. Je sais que la lutte est dure. Je suis avec toi pour toujours. »

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Samedi, le 4 janvier 1964

– Mimi : « Merci d’être là ce matin, ô Trinité Sainte. Venez dans votre petite demeure. Je vous désire tellement! Je me demande combien de temps je dois attendre pour être près de vous ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, tu n’as rien à attendre puisque nous sommes là en toi, bien présents. Oui nous sommes là avec tout notre amour.

Merci mes chers enfants du beau travail d’Équipe. Tu as beaucoup souffert mais chaque membre a eu aussi sa part. Nous sommes si consolés et vous êtes privilégiés. Tu sais que notre amour est un mystère et notre souffrance un échange. Oui, il faut accepter de me suivre sans trop comprendre, me faire confiance. Un seul « oui » pour répondre à notre appel met l’âme à notre disposition, la rend agréable à nos yeux, et si cette âme est misérable, faible, nous nous penchons avec plus d’amour pour nous manifester en elle. »

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Dimanche, le 5 janvier 1964

Fête du Saint Nom de Jésus.

– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte d’être venue ce matin! Je suis si heureuse. Trois jours de suite à vous recevoir. Je vous adore ô Trinité Sainte. Devant votre divine majesté je me prosterne avec amour pour vous adorer, vous remercier de votre amour. Je vous demande pardon. Je veux ô mon Dieu unir mes pauvres actions aux actes infiniment parfaits de votre divin Fils. Détachez-moi de tout, de moi-même afin que je me perde en vous. Moi qui ne suis rien, je me cache dans votre grand tout. Accordez-moi la grâce de toujours répondre « oui » à votre appel, de ne jamais penser à moi mais toujours à vous, de ne pas calculer l’étendue des épreuves, des souffrances. Gardez-moi bien fixée à la croix avec votre divin Fils.

Donne-moi la force, le courage pour lutter, pour marcher sans cesse avec toi dans le chemin de la souffrance et de l’amour. Que je te reste fidèle, je me méfie tellement de moi-même! Comme il faut que je lutte contre ma pauvre nature humaine. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je ne te demande pas de lutter mais de maîtriser ta petite nature dans les moindres actes de ta vie. Oui, cette petite vie cachée aux regards humains mais si connue de nous. »

– Mimi : « Ô Père Éternel, reçois nos hommages.  Nous sommes là avec ton divin Fils pour accomplir ta Sainte Volonté sur nous. Nous vous offrons tout et nous vous remercions. »

Après une longue lutte et épuisée, mon Bien-Aimé me consola pour quelques instants. Oui, instants bénis où mon âme est transpercée de son amour! Comme je désirais le garder! Oui, j’ai compris ce que cela voulait dire, n’être qu’un avec lui, et ce que c’est que l’union dans l’amour et la souffrance. Je ne puis écrire tout ce qui se passa en mon âme. Après de si doux moments, c’est un martyre que de revenir en face de la réalité.

– Mimi : « Je te remercie. Je suis si indigne de ces faveurs. »

Je ne puis exprimer tout ce qui se passa en mon âme. Je ne puis retenir mes larmes de joie, de repentir devant tant d’amour, de miséricorde!

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Lundi, le 6 janvier 1964

– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte pour tout, spécialement pour la journée d’hier. Je ne suis pas encore revenue de mes émotions! Je ne pense qu’à cela et c’est plus fort que moi, je pleure. Pourquoi mon Bien-Aimé être parti si vite? Nous étions si heureux! Ma petite âme ne peut plus supporter cette séparation et mon petit cœur en souffre physiquement. Ne rien avoir est bien triste, mais recevoir tout d’un coup ce que j’ai tant désiré et me le faire enlever en quelques instants, c’est une dure épreuve. Avec ta grâce j’accepte tout par amour. Je sais que je ne mérite pas tant de bonheur. 

Il n’y a pas de mots pour exprimer toute ma gratitude. Merci mon Dieu, ô Père infiniment bon et miséricordieux pour moi. Merci de votre amour. Merci pour m’accepter pour partager votre intimité. Je suis si heureuse avec vous. Je me blottis entre vos bras afin de respirer votre amour. Oui, mon Dieu, j’accepte tout jusqu’à la dernière minute et si au moment de ma mort je ne puis te dire que je t’aime, rappelle-toi cet instant d’hier où nous n’étions plus qu’un. »

– Jésus :En effet ma Bien-Aimée sais-tu ce que c’est maintenant que notre intimité, ce que c’est que l’amour miséricordieux ? Tout ce qui s’est passé n’est rien à comparer à ce qui t’attend sous peu. J’ai permis cela afin de vous témoigner notre gratitude pour le beau travail d’Équipe. Que d’âmes vous avez aidées. Le spectacle était si beau, si consolant pour nous. N’est-ce pas que vous étiez si heureux ensemble ? Vous avez été si généreux que vous n’aviez même pas le temps de penser à vos souffrances. Votre seule préoccupation était de faire notre Sainte Volonté pour nous prouver votre amour et pour coopérer à sauver des âmes. Le chiffre que ton ennemi a dit n’est rien à comparer à la vérité. »

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Mardi, le 7 janvier 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de m’aider. Je souffre tellement aujourd’hui. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée il ne faut pas te surprendre, d’ici à notre union parfaite tu n’auras aucun temps de répit. Dimanche je te préparais à tout ce que tu dois souffrir avec moi. N’est-ce pas que tu as tout accepté? Une très grande épreuve va s’abattre sur ta famille et c’est toi qui seras la plus atteinte. Actuellement tu souffres pour trois personnes. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé si c’est la Sainte Volonté de notre Père je t’offre ma vie pour sauver cette âme. Je te la confie. »

– Jésus :Ma chère petite hostie d’amour crois-tu qu’en offrant ta vie pour cette âme serait plus efficace que de rester à souffrir pour cette âme ? Il est plus important de te laisser près d’eux. Tu peux les soutenir par tes prières et aussi par ton exemple, par le silence, par le sacrifice. Tu sais l’acceptation amoureuse de ta croix les aide à porter avec confiance, avec foi, avec amour, leur croix. »

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Mercredi, le 8 janvier 1964

– Mimi : « Mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez; c’est bien le temps de le dire. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, si tu savais comme je souffre avec toi. Je partage tes trois agonies. Sois sans crainte, ta souffrance morale est à nous et ta souffrance physique nous appartient depuis plus de quarante ans. C’est notre part, ton « gros lot », comme tu dis pour rire. Nous ne permettrons pas à aucun être humain de s’en servir pour des recherches inutiles. Nous viendrons te chercher avant. Personne ne peut découvrir la cause de la mort d’une âme victime. Certains trouveront la cause apparente, mais jamais la cause réelle. Même pour moi, le soldat croyait que le coup de lance avait mis fin à mes souffrances, mais mon divin cœur était déjà ouvert par l’amour. Il ne fallait pas que le Fils de Dieu meure par la main d’un homme. Seul Dieu a le droit de vie, de mort.

Mes chers enfants vous êtes venus à ma rencontre et je me suis manifesté dans tout mon amour. »

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Jeudi, le 9 janvier 1964

– Mimi : « Mon Dieu que de souffrances en ce monde! Je souffre davantage de me sentir impuissante. Comme je voudrais que tous soient heureux! Comment leur faire comprendre ton amour dans l’épreuve ? Mon Dieu pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font et disent, pardon pour eux. Au nom des mérites de votre divin Fils, faites-leur miséricorde, pardon pour leur mouvement de révolte en face de la souffrance. Ils sont aigris, ils n’ont pas assez d’esprit de foi pour s’approcher de toi. Cela me fait tellement souffrir. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, sois heureuse. Après t’avoir humiliée, critiquée, insultée, méprisée, ces personnes s’accrochent à toi. Combien sont jaloux de toi ? Si ces personnes connaissaient notre intimité! Si elles connaissaient mon amour! Non, elles n’ont pas le temps, quand tout va bien. Mais le jour où dans ma miséricorde infinie j’arrive avec ma croix, ces âmes se sentent déjà écrasées rien qu’à la regarder, et si je la place sur leurs épaules c’est avec cris de révolte, pleurs qu’elles la rejettent. Pourtant cette croix est un signe sensible de notre amour. Si ces âmes avaient plus de foi, plus d’amour pour nous, elles baiseraient avec amour cette croix et l’accepteraient avec respect en s’inclinant devant notre Sainte Volonté. Si les âmes savaient tout ce que renferme cette croix ? Elles nous demanderaient, à genoux, de les fixer à la croix pour toujours! Plus il y a d’amour, plus la croix est légère, parce que dans mon amour infini, j’aide les âmes de bonne volonté, les âmes sincères, les âmes humbles. Malgré tout, n’est-ce pas que tu es heureuse avec nous ? 

Si ces âmes avaient ce que nous t’avons donné par pure bonté, leur attitude ne serait pas la même. Demande pour elles. Puise dans notre trésor d’amour ce que tu voudras pour elles, mais surtout pour nous donner ces âmes. Nous devons être les premiers servis par toi. »

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Vendredi, le 10 janvier 1964

– Mimi : « Encore une autre journée avec vous pour vous aimer, vous servir afin de vous glorifier et aussi pour coopérer avec vous, ô mon Bien-Aimé, pour sauver des âmes. Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît. La route est si longue et épuisante. Je m’ennuie tellement de toi. Malgré notre grande intimité, il reste encore un vide. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée c’est cela le détachement de tout, ne rien avoir à soi, et le détachement de toi-même est de ne rien garder de ce que je t’ai donné par amour. Oui, il faut venir à moi avec un esprit libre, les mains vides, mais le cœur rempli d’amour pur. Combien d’âmes me cherchent partout dans la prière, dans les livres, dans la nature, mais peu me cherchent en elles. Et pourtant nous sommes là, bien vivants, aussi présents qu’à la crèche, qu’à la dernière Cène, aussi présents que sur le calvaire, sur la croix. 

Les esprits étroits qui ne veulent pas admettre notre intimité dans les âmes me font penser aux pharisiens. Nous ne pouvons nous manifester dans les âmes où il y a de l’orgueil, de la méfiance. Que pouvons-nous faire dans une âme qui sait tout et qui peut tout ? Comment l’Esprit Saint peut-il agir ? Comment une âme peut-elle accepter notre Sainte Volonté si elle garde la sienne ? Comment peut-elle venir vers nous si elle refuse de l’aide et marche seule ? 

Pour venir vers Notre Père, il faut beaucoup d’amour et accepter avec humilité d’être dirigée. Autrefois mon peuple marchait sans crainte par la voix de mon Père, par la voix des prophètes, par la voix des anges-messagers. 

Moi j’ai obéi à la Sainte Volonté de mon Père, ma divine Mère a accepté avec soumission, saint Joseph a obéi; les bergers, les mages ont été dirigés par l’étoile et par la suite, tous ceux qui ont accepté d’être dirigés par l’amour. Paix aux hommes de bonne volonté! Est-ce vraiment de la bonne volonté que de refuser notre amour par l’intimité ? »

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Samedi, le 11 janvier 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de m’aider, de m’aimer! Si je n’avais pas notre intimité je ne sais ce que je ferais. Pourquoi n’ai-je pas voulu croire dès le début ? Tu me parlais et je faisais la sourde oreille. Comme j’ai été ingrate envers toi! Dans mon orgueil j’ai refusé de croire à ton intimité parce que je ne comprenais pas. Pauvre Jésus comme tu as souffert à cause de moi! »

– Jésus :Ma chère petite épouse tant aimée, tu n’es pas la seule à avoir agi de la sorte. Même parmi mes âmes consacrées ce mal existe. Combien comprennent mon amour ? Beaucoup d’âmes ignorent notre intimité, d’autres n’y croient pas et ne veulent rien entendre. C’est une grâce que j’accorde aux âmes humbles et qui me le demandent. Si j’avais voulu être aimé seulement comme un Dieu, je ne serais pas venu sur terre et n’aurais pas pris un corps humain. Je ne vous aurais jamais aimés avec un cœur de chair. Vous n’auriez pas eu le bonheur de me recevoir, de me manger pour vous nourrir. Vous n’auriez pas eu cette joie de vivre avec moi dans une grande intimité, oui, de savourer cette douce paix dans l’âme. 

N’est-ce pas une consolation pour l’âme de pouvoir se dire : « Dieu habite en moi ? »  Et pour nous c’est aussi un grand bonheur de trouver asile dans une âme. Si je n’étais pas venu, comment auriez-vous pu connaître mon intimité ? Vous ne pouviez m’atteindre que par la foi, l’adoration, la prière, par la pensée en élevant votre esprit vers nous. En venant sur la terre je venais apporter mon message d’amour. 

 Je venais me donner aux âmes, en me donnant tout entier dans mon sacrement d’amour, je leur donnais un moyen de me retrouver bien vivant en elles. Je leur ouvrais la porte toute grande à mon intimité afin qu’elles sentent notre présence divine, qu’elles acceptent de nous parler cœur à cœur avec amour, respect, confiance, sincérité. »

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Dimanche, le 12 janvier 1964

Fête de la Sainte Famille !

– Mimi : « Je suis si heureuse en ce beau jour! J’ai eu le bonheur de vous recevoir! Merci de tant de bonté, merci de votre amour. Ô Père Éternel, Père de notre grande famille, regarde avec amour et miséricorde tes enfants de la terre. Nous sommes bien misérables, nous sommes faibles. Au nom des mérites de votre divin Fils, Dieu et Sauveur, ayez pitié de nous. Ô mon Père, tu les connais toutes les misères humaines, chacune en particulier. Toutes les âmes sont sorties de tes mains de Créateur. Soyez béni et loué, ô Dieu tout-puissant et soyez glorifié par toutes les âmes. Merci de votre amour infini, merci de votre miséricorde pour nous. Merci de nous avoir donné votre divin Fils, de nous avoir créés et de nous avoir donné une mère qui nous aime et qui intercède pour nous. Médiatrice de toutes grâces, ayez pitié de nous, maintenant, mais surtout à l’heure de notre mort. Venez nous présenter, nous introduire auprès de votre Père.

Ô Esprit Saint, Esprit d’amour, de vérité, donne-nous tous tes dons afin que nous soyons tous réunis dans la maison de notre Père du ciel. En espérant ce bonheur, aide-nous à nous aimer les uns comme les autres, à pratiquer la charité envers tous, d’avoir assez d’humilité pour reconnaître nos erreurs, nos fautes, nos péchés. Donnez-nous d’être sincères avec vous et aussi avec notre prochain, avec nous-mêmes. Donne-nous cet esprit de sacrifice et de générosité à ton service. Augmente en nous ton amour et ton intimité afin que nous acceptions dans nos vies cette présence réelle d’un Dieu vivant. Ô Esprit Saint, éclaire-nous dans le chemin que nous devons suivre pour aller vers toi. 

Ô Trinité Sainte inspire-nous comment parler à Dieu présent en nous. Bénissez ma famille spirituelle, ma famille. En leur nom je vous demande de nous bénir tous, et toutes les familles afin que dans chacune d’elle, règnent l’amour, la paix, le bonheur avec vous. »

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Lundi, le 13 janvier 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de nous avoir aidés à faire un autre triduum de communions. Je commence à compter mes communions. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, moi aussi! Si je pouvais en multiplier le nombre! Cependant par tes communions spirituelles, nous sommes comblés. Combien d’âmes pensent à nous remercier par un triduum d’amour, de souffrances. Merci à notre cher représentant de cette pensée de délicatesse envers nous. C’est le plus grand hommage qu’une âme puisse nous rendre en nous recevant avec amour pur, respect, humilité. Ce n’est pas tout de nous recevoir! Il faut nous garder, nous prier, nous adorer, nous aimer sincèrement. Comme nous aimons habiter dans les âmes où nous sommes attendus, désirés! C’est pour cela que nous t’avons choisie. 

Ta mission est de faire connaître notre amour dans la souffrance et aussi notre intimité. Tu avais tout ce qu’il fallait pour cela, un cœur très affectueux et une âme sensible pour souffrir moralement, et un corps malade. Malgré qu’il tombait en ruines, nous l’avons protégé d’une manière spéciale : depuis 42 ans que les médecins cherchent la cause de ce mal incurable. Ils tentent opérations sur opérations. Résultat? Complications! Malgré tous les efforts des médecins, personne ne peut comprendre ce mal mystérieux. Oui, Ma Bien-Aimée, ta souffrance est à nous. C’est notre bien, notre part. Nous l’avons déposée en toi. 

Dès l’âge de six ans, tu as connu la souffrance morale et physique. Ton directeur était inspiré, lorsqu’en 1923, il disait à ta mère que tu étais bien jeune pour commencer à souffrir, mais que Dieu voulait t’habituer à le suivre dans le chemin de la souffrance. »

Père Joseph Gamache s.j. : S’il y avait eu d’autres chemins, Dieu nous l’aurait enseigné, mais c’est le seul.

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Mardi, le 14 janvier 1964

– Jésus :Ma Bien-Aimée, nous allons rester aujourd’hui sur notre croix afin de sauver des âmes pour glorifier notre Père par nos souffrances. Oui, ces moments douloureux ont un prix infini à nos yeux. C’est un grand privilège que de comprendre et d’accepter notre amour dans la souffrance. Quelle faveur que de coopérer avec moi à sauver des âmes. Ma Bien-Aimée, offre toutes tes souffrances pour ceux qui n’en veulent pas et qui se révoltent devant la douleur. Que de grâces inutiles! Que de faveurs perdues, pour ces âmes! Si les âmes souffrantes voulaient accepter avec amour, je ne leur demande pas de tout comprendre! Je leur demande simplement de nous répondre « oui » lorsque nous les visitons par la maladie ou par les épreuves. Je leur demande de nous ouvrir la porte de leur âme lorsque nous frappons avec notre croix. Oui, par la croix, je leur apporte un gage de salut éternel, un billet d’entrée pour le ciel. 

La croix est un don royal qui renferme tout notre amour infini, notre miséricorde, notre intimité. Elle donne aussi la confiance, la sécurité, le bonheur, la paix. Et l’âme qui accepte de me suivre avec amour, avec sa croix ne marche pas dans l’erreur, dans les ténèbres. En marchant sur les traces de son divin Maître elle ne peut se tromper de chemin. Chaque âme a son chemin de croix à parcourir. Pour certaines âmes, porter sa croix est une corvée, parce que ces âmes n’ont pas assez d’esprit de foi pour croire et pas assez d’humilité pour accepter et pas assez d’amour pour me suivre en disant un « oui » sincère, pas seulement par des mots. Ce que nous voulons c’est une réponse à notre appel, à notre amour. »

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Mercredi, le 15 janvier 1964

Fête de Saint Paul.

– Mimi : « Merci du grand bonheur de vous recevoir! »

Ma communion a été offerte pour remercier Dieu de nous avoir donné un Pape qui porte un si beau nom, Paul VI, et aussi, notre cher cardinal, Paul-Émile Léger. J’ai prié à toutes leurs intentions. Comme leur mission est grande, et quelle responsabilité que celle des âmes!

– Mimi : « Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman du ciel, veille sur eux d’une manière spéciale, soutiens leurs efforts, donne-leur du courage pour continuer leur route afin qu’ils apportent dans toutes les âmes le message d’amour, de charité, de paix. Que par eux s’ouvrent les horizons à l’amour, la fraternité dans tous les peuples. Guidés par l’Esprit Saint, ils apportent la lumière aux âmes afin de les éclairer dans leurs ténèbres. Combien sont emprisonnés par leurs erreurs. 

Saint Michel, protège nos chefs spirituels de tous leurs ennemis spirituels et temporels. Ô mon Dieu, bénissez-les, bénissez leur idéal, leurs travaux. Gardez-leur une bonne santé et je m’offre à souffrir pour eux. Bénissez aussi mon cher petit frère P et spécialement votre cher apôtre P.M. qui a une si belle mission à remplir auprès des âmes, son champ d’apostolat est si vaste et les besoins sont si grands. Mon Bien-Aimé veille sur lui, sur sa santé. Sois dans son cœur afin qu’il répande avec amour ta parole et sois dans son esprit afin qu’il apporte la lumière dans les âmes que tu lui as confiées. Au nom de notre amour, pour notre Père et afin de le glorifier, permets qu’il puisse t’offrir toutes les âmes qu’il rencontrera durant son ministère. 

Je m’unis d’intention à sa messe, à ses prières, à ses sacrifices. Avec toi je veux faire ma petite part pour lui, mon Dieu.

Bénissez tous les Paul de la terre afin qu’ils deviennent tous des saints courageux comme leur saint patron. »

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Jeudi, le 16 janvier 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît. La souffrance augmente. Je suis si épuisée! Si je pouvais dormir quelques heures pour me reposer. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je ne puis te donner le repos que tu désires. En faisant cette demande c’est comme si tu me demandais de te croiser les bras sur notre croix, de te détacher pour changer de position. Ma Bien-Aimée selon la Sainte Volonté de notre Père il faut que tu restes bien fixée à la croix avec moi. Je sais qu’humainement, tu souffres beaucoup, mais moralement tu es notre enfant privilégiée. Sois sans crainte, je suis toujours en toi. Ma chère petite épouse tant aimée, oui, notre petite victime d’amour, sois courageuse. Il nous reste si peu de temps pour sauver des âmes. Il y a tellement d’âmes qui attendent de l’aide. »

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Vendredi, le 17 janvier 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton aide. Comme il faut que je lutte pour cacher ma souffrance. En souriant j’ai l’impression d’être hypocrite. Si je m’écoutais je ferais une grimace. »

– Jésus :Je te comprends si bien. Moi aussi j’ai été tenté de faire des grimaces devant la douleur que me causait ta conduite, tes péchés. Mais j’ai tout enduré par amour pour toi. Pour me suivre il faut souffrir beaucoup et porter sa croix avec amour, avec soumission à notre Sainte Volonté. Peu importe ce que tu souffres aujourd’hui. Avec moi, ma Bien-Aimée, ta souffrance a un prix infini aux yeux de notre Père. Offre bien tout pour ceux qui doivent paraître devant nous et qui durant leur vie nous ont délaissés pour satisfaire leurs passions. Comment veulent-ils nous reconnaître, nous aimer, après nous avoir méconnus sur la terre ? »

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Samedi, le 18 janvier 1964

– Mimi : « Merci de votre belle visite, ô Trinité Sainte. Ô mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît, à bien remplir ma mission auprès des âmes. Ne permets pas qu’une seule âme meure en état de péché parce que j’aurai négligé de prier, de souffrir pour elle. Donne-moi la force et le courage de tout offrir afin que les âmes ne commettent pas de péchés. Mon Bien-Aimé donne-moi des âmes. Avec toi je veux toutes les offrir à notre Père afin de le consoler, qu’il soit glorifié.

Mon Dieu je vous adore présent en moi et je te remercie de ton amour infini pour moi. Comme je regrette de n’avoir pas compris ton amour plus vite, d’avoir négligé de répondre à ton appel. Quand je pense que je voulais taire cette petite voix intérieure qui me poursuivait toujours. »

– Jésus :Mais oui, ma Bien-Aimée, ne pleure pas. Tout est passé et pardonné. Aujourd’hui, c’est moi qui pleure des larmes de joie. Malgré ta faiblesse tu as montré de la bonne volonté. Avec l’aide de l’Esprit Saint et le secours de ta douce Maman du ciel et l’amour de notre Père, tu as pu refaire ta petite vie sous la conduite de notre cher représentant. Cette petite voix intérieure que nous avons déposée en toi marchait à l’unisson avec la petite voix de ta conscience pour préparer notre intimité, car tu avais besoin de cette petite voix pour te soutenir à chaque instant. Tu avais besoin de notre intimité pour tout accepter, tu avais besoin de notre amour pour nous aimer, pour me suivre jusqu’au don total jusqu’à la croix. 

Notre cher représentant avait bien préparé le terrain et même arrosé de ses larmes, de son sang mêlé au mien, le terrain prêt. 

L’Esprit d’amour pouvait travailler sous le regard de notre Père. Ta douce Maman du ciel veillait à ce qu’il ne te manque rien afin de rendre grâce à Dieu.

Un petit rien qui devient tout dans la main de Dieu. Mystère d’amour ! »

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Dimanche, le 19 janvier 1964

Semaine de l’Unité !

– Jésus :Ma chère petite hostie d’amour la grande semaine commence pour l’unité. C’est notre semaine! Oui, nous attendons beaucoup pour les âmes. Il faut beaucoup prier pour que le règne de notre Père arrive. C’est un devoir pour tous de prier, de se mortifier pour le succès de cette semaine, c’est un devoir de justice envers nous et un devoir de charité envers le prochain. Si chaque âme voulait faire un bon examen de conscience et mettre de l’ordre dans sa vie. En premier lieu, s’examiner, méditer, étudier le mot « Unité ». Que signifie le mot       « Unité » ? Avec nous, avec le prochain ? L’unité avec nous consiste à nous aimer, à nous adorer comme Dieu et accepter notre intimité qui n’est autre que notre unité avec l’âme. 

Être qu’un avec nous dans l’amour pur, dans la soumission à notre Sainte Volonté, n’être qu’un avec nous par l’intimité, cela veut dire de nous reconnaître comme Dieu et aussi comme Dieu vivant en elles. Vivre avec un être aimé c’est de lui parler, de s’occuper de lui, de lui demander conseil, c’est de l’écouter en silence, c’est de chercher par tous les moyens à lui faire plaisir et éviter de le peiner, c’est aussi de désirer sa présence, c’est de sentir le vide lorsqu’il n’est pas là, c’est de vouloir n’être qu’un avec lui, c’est unir sa volonté à la sienne, c’est de s’oublier pour lui laisser la première place. 

Ma chère petite épouse, si les âmes voulaient nous accepter dans leur vie comme elles acceptent un ami, Nous serions si heureux de vivre intimement avec elles. Toute leur vie spirituelle s’en ressentirait. 

Si ceux qui doivent diriger les âmes voulaient étudier ce problème de l’unité de Dieu avec les âmes, et l’unité de l’âme avec Dieu. Oui, être un avec nous comme j’ai été un avec mon Père. »

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Lundi, le 20 janvier 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de m’aider. Avec ta grâce je parviens à me tenir debout malgré ma grande faiblesse. Mon Dieu protège mon directeur. Il est aussi souffrant que moi, cependant il est venu me faire communier. J’étais si heureuse de recevoir ma transfusion de sang divin qui coule goutte à goutte dans mon âme, dans tout mon être. Que de miracles s’accomplissent chaque jour dans une âme, dans un corps humain. Oui, c’est l’œuvre de mon Dieu créateur. Merci de m’avoir créée par amour. Merci Dieu tout-puissant, mon Père que j’aime! Je suis si heureuse de vivre avec vous toujours, de partager votre intimité. Comme je regrette le temps où je te regardais comme un Dieu lointain, sévère, juge terrible et redoutable. Et, malgré cette fausse conception de toi, je me sentais attirée vers toi. Je voulais t’aimer, mais je n’osais pas. Une force mystérieuse me retenait. J’aurais voulu te parler cœur à cœur, mais je restais là, muette, la bouche et le cœur bien fermés. J’aurais voulu courir pour aller vers toi, mais je restais figée. Je voulais te suivre mais je ne prenais pas le bon chemin. »

– Jésus :Oui, ma chère petite hostie d’amour. En effet, il y avait une vie spirituelle à développer en toi. Tu ignorais tout et malgré tout, ta petite âme avait un idéal caché que ton directeur a su découvrir avec l’aide de l’Esprit Saint, tâche très difficile, délicate. Mais, il avait mis toute sa confiance en nous. Enfin, nous avons gagné. La lutte a été dure mais le triomphe sera grand et beau pour notre plus grande gloire. Tu es le parfait témoignage de notre amour miséricordieux. Ce que nous avons fait en toi, nous voudrions le faire pour toutes les âmes si seulement elles nous appelaient avec sincérité, si elles répondaient à notre appel avec amour. 

Prie beaucoup pour que mes âmes consacrées fassent l’éducation spirituelle des âmes, expliquent notre amour, notre intimité, en quoi consiste l’amour dans la souffrance jusqu’au don total. »

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Mardi, le 21 janvier 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, encore une journée avec toi. Je suis si heureuse et malgré tout, je souffre de ne pas t’aimer comme tu le mérites et comme tu le désires. Je t’en supplie, donne-moi, s’il vous plaît, l’amour que tu désires. Je fais mon possible pour t’aimer, mais mon amour est si petit, si pauvre! Cependant pour témoigner mon amour à Dieu le Père, je me sers de l’amour de son Fils, de l’Esprit Saint. Pour prouver mon amour à Dieu le Fils, je prends l’amour de Dieu le Père et de l’Esprit Saint. Pour offrir mon amour à la Sainte Trinité, je prends l’amour de ma douce Maman du ciel. Pour prouver mon amour à ma douce Maman du ciel je prends l’amour de la Sainte Trinité et de tous les saints, de toutes les âmes saintes. C’est un moyen que l’Esprit d’amour me donna. Avec cela, toute ma vie, mes pauvres petites actions sont offertes par amour et sont purifiées par l’amour infini. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, tu me rends si heureux en voulant m’aimer encore plus. Ton désir se réalisera au moment de notre union parfaite. Médite bien ce que sera notre bonheur dans la demeure de notre Père pour toujours. Notre intimité n’est rien à comparer à ce que nous te réservons de bonheur. Je prépare notre rencontre. Que ta petite âme reste en paix. Oui, cette paix silencieuse de la présence mystérieuse d’un Dieu en trois personnes. Tu auras à souffrir beaucoup. C’est le temps le plus précieux pour nous, car il nous faut beaucoup d’âmes, car avec nous, tu pourras intercéder pour les âmes. Mais aujourd’hui, tu mérites, tu pries, tu souffres pour elles. Ton ennemi te fera une lutte terrible. Sois sans crainte, je serai là. Quel que soit l’attaque, nous triompherons. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme c’est long attendre jusqu’à demain pour vous recevoir! Ma douce Maman du ciel, prête-moi ton âme pour bien recevoir mes amours. »

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Mercredi, le 22 janvier 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de votre belle visite. J’ai tellement besoin de vous, ô Trinité Sainte! Plus mes forces diminuent, plus je m’attache à toi, ô mon Bien-Aimé. Comme je voudrais être près de toi pour toujours! Le temps est si long! Je m’ennuie de toi! »

– Jésus :Ma chère petite hostie d’amour, ne pleure pas. Moi aussi je m’ennuie. J’ai hâte de te voir enfin avec nous. Pour le moment, adore-moi présent en toi. Vis de la contemplation de la Trinité Sainte en ton âme, dans le silence et la solitude. Regarde tout ce que nous avons fait par amour pour toi. Je n’ai pas ménagé mes largesses et notre Père t’a comblée de grâces de choix. Tu as été choyée par l’Esprit Saint, l’enfant chérie de ma divine Mère. Ton directeur a été très généreux!

Ma chère petite épouse, je t’en supplie au nom de notre amour, attends notre heure avec patience. Je sais ce que c’est que d’attendre. Ton directeur en sait aussi quelque chose. Offre-nous cette souffrance et dis-toi bien que tu n’es pas seule. Je suis là en toi et j’attends avec toi. Nous ne sommes pas seuls à attendre. Les âmes aussi attendent tout de nous et beaucoup de toi.  Prie spécialement pour que les âmes apprennent à nous connaître par l’intimité et à se connaître. Combien d’âmes refusent de se connaître avec leurs défauts, avec leurs qualités. Même dans la vie spirituelle, beaucoup d’âmes ignorent ce qu’elles sont exactement. Pour certaines âmes, la vie spirituelle est un perfectionnement et en voulant atteindre ce but, elles se recherchent en imitant les grands mystiques. 

En se comparant à ces grandes âmes, et malgré de grands efforts, elles sentent quelque chose qu’elles ne peuvent atteindre et qui leur échappe. Dans leur aveuglement ces âmes se dirigent seules. Elles ne voulaient accepter ce qu’elles étaient! Dans son chef-d’œuvre d’amour, Dieu n’a pas fait deux âmes pareilles, ni deux corps. Il y a toujours une nuance. Si les âmes voulaient s’accepter telles qu’elles sont et se reconnaître devant nous comme des enfants qui attendent tout de leur Père. »

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Jeudi, le 23 janvier 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé viens à notre secours. Frappe-moi, mais si c’est ta Sainte Volonté, épargne les membres de ma famille. Comme j’aimerais avant de partir que tous soient heureux et vivent dans la paix véritable, qu’on ne trouve qu’en vous, ô Trinité Sainte. »

– Jésus :Ma chère petite hostie d’amour, moi aussi j’ai désiré que tous soient heureux! Malgré le don total de tout mon être, de tout mon amour, combien me sont restés fidèles jusqu’au bout ? Pourtant, je les avais choisis, appelés par leur nom. Aujourd’hui, combien d’âmes répondent à mon appel, correspondent à mon amour, à mon intimité ? Être intime avec moi, c’est me faire confiance, reconnaître notre amour infini, miséricordieux, croire à notre puissance, nous adorer comme Dieu et aussi comme Créateur et Sauveur. Devant notre majesté divine, les âmes doivent se prosterner pour nous adorer, nous prier et nous offrir des louanges en nous offrant leur amour, leur cœur. Oui, accepter d’être un avec nous. Être intime avec nous ne consiste pas à être trop familier, nous parler sans respect, nous traiter comme un égal au plan humain. Non c’est plus que cela. Notre intimité doit être interprétée dans un sens surnaturel et notre amour doit être placé au plus haut degré de la spiritualité. Pour mériter de comprendre notre intimité, l’âme doit faire le vide en elle, être docile aux inspirations de l’Esprit Saint, avoir assez d’humilité pour demander de comprendre notre amour, notre intimité, obéir à la grâce, avoir assez d’esprit de foi pour admettre notre présence en elle comme Dieu vivant. 

Nous serions si consolés si les âmes nous parlaient humblement avec amour, respect, simplicité, comme un enfant parle à son Père, à un frère, à un ami. 

Combien de belles âmes étouffent leur amour parce qu’elles ont peur de mon intimité. Oui, ce mot « intimité », mal interprété par les esprits étroits, scrupuleux ou vulgaires, ce mot « intimité » que nous avons choisi pour faire comprendre aux âmes notre amour afin qu’elles vivent étroitement avec nous dans l’unité du Père, du Fils, de l’Esprit Saint, cela donne une autre signification. »

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Vendredi, le 24 janvier 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, une autre journée avec toi. Aide-moi, s’il vous plaît, à porter ma croix. Je me sens si faible et ma croix est si lourde! Je ne sais pas ce qui se passe en moi. Je me sens fatiguée seulement à regarder le travail à faire. Je n’ai plus de goût pour rien. Tout est insignifiant autour de moi. Je n’ai même plus de goût pour manger. Toute nourriture prend un goût amer. Mais par amour pour toi je me force à manger les rôties brûlées, cela me fait expier mes gourmandises. Te rappelles-tu le sucre à la crème, de 1953 ? »

– Jésus :Mais oui, je me souviens de cela et de bien d’autres choses. Je me souviens surtout de ton amour, de ton repentir. Ma chère petite épouse que j’aime tant, offre-moi tout. Cette lassitude devant l’effort est bien normal dans le moment présent, mais sois sans crainte, je suis avec toi. Je te soutiendrai jusqu’à la dernière minute où notre union sera parfaite. Médite bien ceci : notre union dans l’amour et la souffrance pour glorifier notre Père et pour sauver des âmes, beaucoup d’âmes. Si tu savais le nombre d’âmes qui attendent notre secours, spécialement chez notre apôtre P.M. Cette oasis d’amour dans la souffrance et la prière sera toujours remplie à pleine capacité. Pour moi, c’est un autre cénacle où je vais rencontrer les âmes. Tout est si bien préparé par l’Esprit Saint et le concours de notre cher apôtre, si généreux. Comme ton directeur, c’est un bon instrument qui travaille bien. Nous attendons beaucoup de lui, car la moisson est abondante et il devra élargir ses horizons pour notre plus grande gloire. Par une grâce spéciale nous l’aidons dans son ministère gigantesque auprès des âmes. Soutiens-le par tes prières et tes souffrances. Que les membres de l’Équipe portent une intention spéciale pour cette oasis d’amour et pour son gardien. »

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Samedi, le 25 janvier 1964

– Mimi : « Je suis si heureuse avec toi, ô mon Bien-Aimé! Garde-moi dans tes bras. Je ne sais ce qui se passe en moi. Malgré mon grand désir d’aller vers toi je ressens une crainte devant l’inconnu. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, sois sans crainte. Moi aussi j’ai connu ces heures où j’ai tremblé devant ma passion. Par ma nature humaine, j’ai voulu passer ces épreuves. Il ne faut pas te surprendre, ta petite nature humaine est encore là. Malgré le diagnostic, tu aurais dû mourir il y a plusieurs années, mais nos desseins sur toi ont une autre interprétation. Ta maladie est notre part, notre bien et en te tenant fixée à la croix avec moi, tu es certaine de faire la Sainte Volonté de notre Père. Pour le moment nous te tenons par la main et nous te faisons vivre malgré tout et contre tous. Le miracle de notre amour se renouvelle chaque jour dans ton âme, mais aussi dans ton corps. C’est par une grâce spéciale que tu peux accomplir tout ce que tu fais. Je prends tout, même les heures de repos. Il n’y aura plus de repos qu’en moi. 

Ma Bien-Aimée, je souffre avec toi. Offrons notre souffrance afin de glorifier notre Père. Ma chère petite hostie d’amour si tu voyais le nombre d’âmes qu’il nous faut sauver! Par tes souffrances, tu coopères beaucoup. Je porte toutes les misères en mon cœur et toi tu portes toutes les misères en ton corps afin d’aider les âmes. Ma Bien-Aimée, ce qui se passe en toi aujourd’hui est bien normal. Tout est prévu dans notre itinéraire. Cette crainte de venir vers nous n’est qu’une épreuve, une tentation. Voyons, ma chère petite G, mon épouse que j’aime tant, nous vivons dans une grande intimité! Nous ne sommes qu’un et nous sommes si heureux! Pourquoi craindre notre union parfaite ? 

Tu étais si heureuse de ne voir qu’une faible image de ce que je suis. Ferme tes yeux aux choses de la terre et ouvre-les devant moi. 

Oui, regarde-moi avec amour, confiance, malgré cette dure épreuve de l’imprévu pour toi et prévu et voulu pour nous. »

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Dimanche, le 26 janvier 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que penses-tu de moi ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je pense de toi tout ce qu’un Dieu doit penser de sa créature. Cependant, je te regarde comme mon épouse que j’aime tant. Je te regarde avec les yeux de ma miséricorde et je pense que tu es toute à moi pour toujours. Je pense combien ta petite âme nous a coûté cher. Maintenant que je te possède, je te cache aux regards humains. Oui, je te cache comme un trésor que personne ne peut me ravir. Avec ma grâce tu as fait preuve de bonne volonté. Malgré tes efforts, tu restais faible, mais avec tes transfusions de sang divin, ta petite âme reprenait vie, respirait librement sous l’effet de la grâce. L’Esprit Saint alimentait ta vie spirituelle et mon amour complétait le tout. Ma Bien-Aimée, je regardais tes efforts, tes luttes, mais ce qui me consolait le plus c’est ton petit amour et la confiance en ma miséricorde infinie. Oui, me faire confiance en tout et partout, surtout dans tes dernières luttes.

 Je ne te délaisserai pas malgré les attaques de ton ennemi qui rage contre toi. Ton directeur et moi avons gagné la victoire. Le triomphe sera pour bientôt. Ma Bien-Aimée, si notre Père permet que tu souffres davantage, que tu subisses les attaques de ton ennemi, c’est pour avoir le bonheur de sonder la profondeur de ton amour par les trois agonies que tu auras cette semaine. Avec moi, offre bien tout. Reste fidèle à me suivre par la prière, le sacrifice mais surtout par ton amour si confiant. Malgré tes faiblesses, ta misère, offre-moi ce peu et ça sera tout pour moi. Oui, ma Bien-Aimée, je suis un Dieu miséricordieux. Mon amour et ma miséricorde sont un mystère. Même par notre union mystique il y a un mystère pour toi mais pas pour nous. 

Quel bonheur de découvrir tous ces mystères lorsque tu seras avec nous. Ne t’arrête pas. Marche sans cesse, regarde avec les yeux de la foi. Offre-nous ton amour même quand tout est noir. Offre-moi ton néant pour me consoler. »

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Dimanche, le 26 janvier 1964

Le soir après avoir fini d’écrire mes petites notes spirituelles, je pensais à la belle fête de la Purification de notre douce Maman du ciel et j’ai demandé à mon Bien-Aimé ce que nous pourrions faire pour lui faire plaisir et quel cadeau elle aimerait recevoir : un triduum ? Une messe ? Un travail d’Équipe ? Ma vie ?

– Jésus :Merci ma Bien-Aimée d’avoir pensé à tout cela. Nous vous en sommes très reconnaissants et honorés, mais ce qui nous comblerait serait de recevoir dans notre belle petite Équipe d’amour R, G.  Oui, comme ma divine Mère serait heureuse de l’accepter pour la présenter comme mon épouse! Notre bonheur est si grand lorsque nous recevons une petite âme toute purifiée, toute inondée de mon divin sang, une petite âme enveloppée de notre amour miséricordieux.

En devenant mon épouse par ses vœux elle peut atteindre son idéal et le nôtre aussi. Nous l’avons choisie par amour. Elle est si sincère, généreuse! Cependant nous devons respecter sa liberté. Si elle accepte de me suivre dans le chemin de l’amour et de la souffrance, elle devra être offerte le 2 février 1964. En attendant elle devra prier beaucoup l’Esprit Saint, méditer la belle prière du Don Total, lire le grand message de l’Équipe.

Ma Bien-Aimée, tu vas souffrir beaucoup. Offre bien tout pour ta petite sœur. Nous serions si heureux d’offrir à notre Père cette belle âme par les mains de Marie Immaculée. 

Ce serait aussi un beau cadeau pour notre cher représentant. En recevant notre chère R., c’est un peu de C que nous recevons, puisqu’avec son cœur de mère elle a veillé sur elle. Si elle ne peut accepter pour une raison qu’elle croit justifiée, nous la garderons quand même dans notre amour, car elle sera pour toujours ma petite épouse que j’aime, notre petite R.

Fais part à ton directeur de notre décision et de notre choix pour notre plus grande gloire. »

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Lundi, le 27 janvier 1964

– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte d’être avec moi aujourd’hui. Lorsque j’ai le bonheur de vous recevoir, je suis si heureuse. Mon bonheur est si grand! C’est à peine si je sens mon mal. »

- Jésus : « Ma Bien-Aimée, j’ai une petite remarque à te faire, ne dis plus mon mal, car ta souffrance est à nous, c’est notre bien pour toujours. D’ici à ce que nous venions te chercher, tu n’auras aucun temps de répit, ni repos. Nous voulons plus pour les âmes. Le moment présent est le plus précieux pour nous, pour toi, pour tes enfants spirituels. Comme une petite mère, il faut que tu veilles à ce qu’il ne manque rien avant ton départ. Comme nous, penche-toi sur les plus misérables. Reçois avec amour, charité toutes les âmes que je t’envoie et si certaines personnes semblent abuser de ton temps pense que c’est nous qui te visitons. Donne-leur ton sourire si sympathique car c’est mon sourire que tu leur donnes puisque nous ne sommes qu’un.

Ma chère petite épouse, cette paix intérieure que tu possèdes il faut en faire partager les âmes. Tu sais, il y a beaucoup d’âmes qui, en entrant chez nous sentent le besoin de te dire : « Qu’il fait bon ici où je viens me reposer, tout est si calme ». C’est avec peine qu’elles retournent chez elles et pourtant dans certaines maisons, il y a du confort, des choses de grande valeur, mais je n’ai pas la première place. C’est pour cette raison qu’elles sentent le vide. C’est pourquoi, quand je désire entrer dans une âme avec tout mon amour, ma puissance, je demande à cette âme de faire le vide en elle et autour d’elle afin d’entrer pour la combler. »

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Mardi, le 28 janvier 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme je souffre. Je n’en peux plus! Laisse-moi pleurer sur ton divin cœur. Mon directeur vient de m’annoncer son départ. Quelle dure épreuve pour nous! Car nous devions nous réunir le 2 février pour recevoir dans ta belle Équipe d’amour notre chère petite sœur R. Je devais avoir la messe chez nous, célébrée par notre directeur. Mon Bien-Aimé, tout s’écroule. Il y aura 44 ans que mon directeur recevait le sacerdoce, le 2 février 1920. Mais, je m’incline devant ta Sainte Volonté et accepte avec amour, malgré que mon pauvre petit cœur souffre. 

À l’exemple de mon directeur, je veux être courageuse et généreuse. Après m’avoir confessée, son offrande a été pour moi un déchirement. Ces paroles résonnent encore à mes oreilles : « Mon Dieu, je vous l’offre, etc. » Ces mots étaient comme un cri venant de son âme, une supplication! J’ai tellement souffert de ne pouvoir te baiser sur notre petit crucifix avant le départ. Tout de même, je suis heureuse de te savoir parti avec lui. Je sais que tu vas nous le garder encore pour nous aider. S’il ne revient pas, qui va prendre la charge de ma pauvre petite âme ? De ta petite Équipe d’amour ? Ne nous laisse pas orphelines.  R, vient de naître, C, se traîne,  W, marche à peine, G, ne peut marcher seule, je suis plus souvent tombée que debout, P.M. est si loin. Viens à notre secours, s’il vous plaît. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, moi aussi je souffre. Je te disais dimanche que tu devais souffrir beaucoup, que tu passerais par les trois agonies.  De plus, c’est moi qui devais te frapper directement au cœur par cette nouvelle épreuve. Humainement, c’est le vide, abandonnée de tout secours humain! 

Tout s’accomplit en toi de ce que nous avions prévu pour notre plus grande gloire et le salut des âmes. Notre cher représentant souffre et passe lui aussi les trois agonies. Soyez toutes courageuses, fidèles à votre vœu d’amour dans la souffrance. Toute l’Équipe travaille bien. Nous sommes si heureux et consolés par vous. Je suis toujours au milieu de vous. Je demeure votre chef. Ayez confiance, je veille sur lui. »

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Mercredi, le 29 janvier 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme je souffre! J’espérais te recevoir ce matin, j’avais tout préparé. Je n’ai presque pas dormi de la nuit! Dire que nous aurions pu vivre avec toi des heures de joie, de bonheur en ayant la messe chez nous dimanche. Mon Dieu, faites de nous tout ce que vous voudrez. Tous les membres de votre petite Équipe acceptent avec amour. Oui, mon Dieu, mon Bien-Aimé, à l’exemple de mon directeur, j’accepte, le sourire aux lèvres, mais la peine dans le cœur. Dans l’ordre moral, je me réjouis de souffrir encore plus, mais je dois lutter encore plus contre ma pauvre nature humaine. Ô Esprit Saint, éclaire-moi, donne-moi la force de tout accepter. J’offre tout pour mon directeur. Je vous le confie, mon Dieu. Vous savez que nous avons besoin encore de lui, de ses conseils pour continuer notre travail d’Équipe. Mon Bien-Aimé, viens à mon secours; mon ennemi a bien du plaisir à voir la situation, il ne cesse de me poursuivre. »

– Satan : « Regarde, me dit-il, ce que c’est que l’amour d’un Dieu. Après t’avoir tout demandé, dépouillé de tout, il te laisse seule. Il te rejette pour toujours. Il refuse d’aller s’immoler chez toi, car il sait bien que tu n’es pas digne de le recevoir. Il se moque de cette maudite Équipe, où tous les membres sont à leur poste. Vous êtes toutes dans l’erreur. Croyez-vous encore à cet amour ? Qu’est-ce que vous allez faire ? Plus de directeur pour vous aider ? Vous encourager ? Je suis heureux de voir que c’est moi qui avais raison. Je le savais bien qu’un jour tu seras toute à moi pour toujours. Tu vas mourir seule, abandonnée de tous. Ton directeur regrettait de t’avoir dirigée! Il a fui. Il a peur maintenant de toi. Il en sera de même de W, C, R, P.M. Enfin, tu seras seule avec moi. Voilà où t’a conduite tes illusions mystiques! 

Voilà ce que c’est que de vouloir aimer un Dieu invisible, vouloir partager son intimité, croire à son amour. Tu en as une preuve. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, parle-moi, s’il vous plaît, afin d’oublier tous les mensonges de mon ennemi. Mon Dieu je crois en votre amour infini pour moi. Je vous aime et j’accepte. Je vous remercie de m’aider.

Sans toi, je ne puis rien! »

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Jeudi, le 30 janvier 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme je souffre! Encore une journée sans nouvelle de mon directeur. Cependant il est parti avec notre cher petit crucifix. J’ai confiance que vous allez revenir ensemble. Mon ennemi rage contre moi. Il tente par tous les moyens de me décourager. Mon Bien-Aimé je t’en supplie, aide-moi, s’il vous plaît. Parle-moi. J’ai tant besoin d’entendre ta voix. Voilà déjà trois jours sans te recevoir par la sainte communion. J’accepte tout par amour et spécialement pour mon directeur. Nous en avons tellement besoin dans l’Équipe. Sans lui, qu’allons-nous devenir ? Que deviendra l’Équipe, si tous les membres sont dispersés ? »

– Satan : « Pauvre petite folle, tu as raison de craindre. Tu as toujours fait erreur avec ton directeur. Dès le début, il a bien fait son possible pour te diriger, pour t’aider, mais il n’avait rien à faire avec toi. Tu étais déjà perdue et rejetée de Dieu. Aujourd’hui il a compris qu’il avait eu tort de s’occuper de toi. Que pouvait-il faire avec une âme damnée ? Où est la puissance de son sacerdoce ? Combien de fois il a ri de moi! Il croyait à sa puissance sur moi, mais aujourd’hui, il ne peut rien contre moi. Je commence à me servir de toi pour mettre dans l’erreur de belles petites âmes qui auraient pu se sauver, mais hélas seront perdues à cause de toi, de ton orgueil de vouloir écrire des faussetés. Ton directeur a voulu fuir devant le danger. Il se retire tranquillement. Il le sait bien qu’il n’y a rien à faire puisque Dieu n’a rien fait pour toi. Regarde ce qu’il fait en ce moment! Tout est sombre en toi. Tu es seule, abandonnée, épreuves sur épreuves. Voilà ce qu’il voulait faire de toi, une loque humaine, rejetée de tous et de lui. »

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Vendredi, le 31 janvier 1964

– Mimi : « Ma journée commence par beaucoup de peine. Pourquoi mon Bien-Aimé te caches-tu aujourd’hui ? J’aimerais tellement te voir près de moi. Où allons-nous, tous les membres de ta petite Équipe d’amour ? Mon Dieu, qu’est-ce qu’il y a de plus triste que de vivre dans l’incertitude ? Est-ce bien ce que tu veux ? Si c’est la Sainte Volonté de notre Père, j’accepte tout par amour, pour coopérer avec mon Bien-Aimé par mes souffrances au salut des âmes. Tout ce que je désire c’est de faire ta Sainte Volonté.

Mon ennemi est toujours près de moi. Comme il travaille car je me réfugie dans tes bras et je me cache, il me cherche. Mais, avec toi je ne crains pas. Peu importe ce qu’il me fera. Avec ta grâce je sais que tu me soutiendras et me garderas pour toujours. »

– Satan : « Pauvre folle, comme il faut que tu sois malade pour ne pas comprendre que ton Dieu te rejette. Il ne prend  même plus la peine de te répondre. Pourquoi vouloir insister ? Que fait-il pour toi ? Chaque jour il t’apporte une nouvelle croix. Il prend plaisir à t’accabler. Est-ce vraiment t’aimer que de te faire souffrir ? Tu souffres les trois agonies. Est-ce qu’il est là pour te soulager, pour t’aider ? Ouvre les yeux tandis qu’il est encore temps. Profite que ton directeur soit absent pour prendre une décision. Déchire tous les écrits. Ne reçois pas les autres membres de l’Équipe. Demande à ton Dieu qu’il montre sa puissance et qu’il intervienne dans la situation présente. Si c’est la vérité que l’intimité est si grande avec ton Dieu, pourquoi sens-tu le vide en toi ? Si c’est vrai, malgré les épreuves, il pourrait te répondre? »

– Mimi : « Merci mon Dieu, tu ne me parles pas mais j’ai le bonheur de te regarder sur notre petit crucifix bleu. Comme je suis heureuse d’avoir encore ce privilège. Tu es toujours aussi beau, aussi puissant.  W, a bien pris soin de toi. »e remets tout entre tes bras afin que tu offres tout à notre Père. Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte!

J’avais tellement hâte de te recevoir après avoir jeûné cinq jours! Que de doux moments nous avons passés ensemble après ma communion! Une heure et quart à te parler, mais surtout à t’écouter! J’aurais aimé que mon action de grâce dure toute la journée. »

Dans l’après-midi mon directeur est venu pour recevoir notre chère R dans l’Équipe. Moment si émouvant pour nous !  Après travail d’Équipe, prières, etc. Nous étions si heureuses de tout offrir. Notre directeur a été très généreux malgré sa fatigue! Il nous donne l’exemple de ce que c’est de tout donner par amour. Comme je souffre davantage de le voir souffrir. En le regardant agir, j’oublie mes petites souffrances.

– Jésus :En effet ma Bien-Aimée, c’est si peu ce que tu souffres à comparer à ce que j’ai enduré par amour pour toi. Aujourd’hui, je me réjouis. 

Comme nous avons été comblés, consolés et honorés cet après-midi en voyant toute l’Équipe au travail. Que d’âmes vous avez sauvées! Car si tu mérites, les autres membres méritent aussi, en prenant une large part. Nous, nous prenons tout : l’amour et la souffrance pour les purifier. Merci mes chers enfants. R a été comblée pour une première fois. Merci de votre générosité, merci surtout de votre amour pour nous. Ma Bien-Aimée, es-tu revenue de tes émotions ? N’est-ce pas que c’est beau ? Que sera notre union parfaite ? En attendant, continue de tout offrir par amour. »

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Lundi, le 3 février 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’avoir aidé mon directeur. J’ai pu vous recevoir. Je suis si heureuse après tout le bonheur que j’ai eu hier. Mon Bien-Aimé, après de si doux moments, cela fait si mal de revenir en face de la réalité. Est-ce possible que mon petit cœur contienne tant d’amour ? »

– Jésus :Mais, oui, ma Bien-Aimée, puisque nous ne sommes qu’un et que mon amour est infini. Maintenant tu connais parfaitement ce que c’est que d’être victime d’amour. Ce n’est rien à comparer à notre union parfaite. Peu importe ce que tu souffres, je serai toujours avec toi aussi présent qu’hier. Nous avons tellement besoin d’être aimés, consolés, puis il y a beaucoup d’âmes à sauver. Le Concile œcuménique n’est pas fini. Nous avons besoin de toi, de tes souffrances pour coopérer avec moi. Nous avons besoin de ton amour pour nous consoler. Nous sommes si heureux d’avoir notre petite Équipe d’amour où les petites âmes sont si sincères. Le lien que j’ai déposé entre vos âmes sera plus grand après ta mort. Chaque membre le sentira d’une manière sensible et notre divinité en sera glorifiée parce que chaque âme recevra en abondance notre grâce, notre amour. Vous serez mes témoins de mon amour miséricordieux. Ne vous gênez pas pour parler de notre amour, de notre intimité dans les âmes. Vous devez faire connaître ce que c’est que l’amour dans la souffrance, la résignation à la Sainte Volonté de notre Père. Il y a beaucoup plus de joie à accepter que de refuser, à donner qu’à recevoir. Encore une fois merci à toute l’Équipe de nous aimer, de travailler avec nous pour le salut des âmes. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est à nous de vous remercier de nous aimer, de nous accepter malgré notre indignité. Je ne parle pas de mon directeur. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, il ne manquerait plus que cela. Tu sais ce que je pense de tes remarques ? »

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Mardi, le 4 février 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour tout ce que tu me donnes, cependant, augmente mon espérance, ma foi. Mon ennemi ne cesse de me tourmenter. Mon Bien-Aimé délivre-moi s’il vous plaît de cette voix mensongère. Mon Dieu, tout est contre moi et de plus une augmentation de loyer. Dans les circonstances cela est un problème pour nous. Je t’en supplie mon Bien-Aimé garde-nous notre demeure. Pense à ta petite Équipe d’amour. Nous voulons bien travailler mais il nous faut un endroit où nous serons en sécurité. Pense au bonheur que nous avons dans notre petit sanctuaire où tu es venu si souvent travailler, prier avec nous et aussi pour nous consoler. Mon Bien-Aimé je m’abandonne entre tes bras. Si c’est ta Sainte Volonté permets que nous restions encore dans notre demeure et que nous ayons l’argent nécessaire pour l’administrer. Je ne voudrais pas que ma compagne ressente et souffre de la misère. Elle est si bonne pour moi malgré son attitude dans la situation présente. »

– Jésus :En effet ma Bien-Aimée, c’est un bon instrument qui travaille bien. Merci mes chers petits enfants de votre délicatesse envers elle. Dimanche, nous étions heureux de vous voir l’accepter à votre table comme une invitée de marque. C’est cela la vraie charité, l’amour pur. Ma Bien-Aimée si tu as reçu beaucoup dimanche c’est parce que tu as accepté de vivre cette situation critique où notre instrument accomplit fidèlement ce que nous voulons et avons prévu pour toi, pour la sanctification de ton âme. En agissant ainsi, nous pouvons travailler librement car c’est le vide en toi et autour de toi. Tu n’es riche que de notre amour et tu es comblée par la souffrance. Humainement, tu es écrasée par ta croix, mais avec nous tu triompheras avec notre croix. »

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Mercredi, le 5 février 1964

– Jésus :Ma Bien-Aimée, viens avec nous aujourd’hui. Nous allons rendre visite à notre chère petite épouse C. Elle a besoin de nous. J’aurais bien aimé te laisser un peu de repos mais pour le temps qu’il te reste, nous voulons plus, c’est le temps le plus précieux pour toi, pour les âmes, pour l’Équipe! Chaque seconde est calculée, chaque acte d’amour est enregistré, chaque souffrance est acceptée. Tout est compté pour atteindre plus de gloire pour notre Père. Combien d’âmes souffrent inutilement alors qu’un seul acte de leur volonté pourrait changer toute leur existence. Pourquoi vouloir souffrir seul, alors que je suis là ? Pourquoi refuser mon amour que je leur donne ? 

Ma Bien-Aimée il faut beaucoup prier pour les pécheurs mais surtout pour les agonisants. Les derniers instants sont les plus importants. Si les personnes qui entourent ces pauvres âmes pouvaient voir leur état d’âme! Ces personnes laisseraient pleine liberté à ceux qui ont charge d’âmes d’accomplir leur devoir sans difficulté. Sous prétexte de ne pas déranger le malade ou la malade, combien de chrétiens agissent ainsi dans la maladie des êtres chers! D’autres se placent continuellement près du malade et ne lui laisse pas un seul instant pour penser à nous pour pouvoir préparer leur départ sérieusement dans la prière. Qui peut donner et aider un mourant en recevant des visiteurs ? Combien d’âmes sont mortes en apportant des secrets, des peines, des péchés parce que devant la présence des personnes, elles ne pouvaient faire aucun geste, aucune parole aux personnes placées pour les aider dans l’ordre spirituel. Combien de prêtres, de religieuses pourraient aider ces âmes si elles pouvaient parler sans témoin. 

Bien des personnes en ce temps-là surveillent leur intérêt. Elles craignent un aveu du malade qui pourrait compromettre leurs biens, leur héritage. Si ces personnes pouvaient scruter le fond des cœurs, voir l’état des âmes parfois si lamentable. Même après avoir reçu les sacrements, les âmes ont besoin d’être seules avec nos représentants, avec nous. »

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Jeudi, le 6 février 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je vais prier beaucoup pour les agonisants. Je les confie tous à ma douce Maman du ciel, à saint Joseph. Mon Bien-Aimé au moment de notre union parfaite, accorde-moi la grâce, si c’est la Sainte Volonté de notre Père, que je n’aie rien pour me distraire, pas trop de témoins oculaires; éloigne de moi mon ennemi. Mon Bien-Aimé je tiens à te dire aujourd’hui que si je suis inconsciente durant les derniers instants de ma vie, dis-toi bien que je t’aime, que je te remercie de m’avoir aimée jusqu’au don total. Intercède pour moi, présente-moi à notre Père. Si ma bouche ne peut pas parler, écoute les battements de mon petit cœur comme si c’était des actes d’amour parfait, de remerciement, de contrition. Si mes yeux se ferment, ouvre-les à la lumière céleste. Si ma petite tête devient alourdie, place-la près de ton divin Cœur. Si je ne puis respirer librement, aide-moi, s’il vous plaît, du souffle de l’Esprit Saint et de ta grâce. Que ton souffle divin me donne la vie éternelle. Si mes membres ne peuvent plus bouger, au nom de notre amour, place-les bien sur notre croix où tu m’as déjà fixée. Garde mon corps comme un temple de l’Esprit Saint. Dès maintenant, je remets ma petite âme entre tes bras puissants, par ton Sang Précieux, purifie-la, détache-moi de tout, de moi-même. Avec ta grâce, j’espère, je crois en ta miséricorde infinie pour moi. Ne permets pas que je dérange trop de gens, ni que cela coûte trop cher. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, après t’avoir vêtue pour notre union future crois-tu que je ne suis pas capable de préparer notre grand voyage ?  Au sujet de l’argent que les membres de ta famille auront à donner pour ton service et au cimetière, sois sans crainte, cela leur donnera l’occasion de faire quelque chose pour toi, c’est-à-dire pour ton corps, mais pour ton âme c’est nous et ton directeur qui aurons tous les droits. »

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Vendredi, le 7 février 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, c’est un bonheur toujours plus grand chaque fois que je te reçois! Mon Bien-Aimé pourquoi faut-il attendre encore avant notre union parfaite ? Je m’ennuie tellement de toi surtout après avoir vécu de si doux moments! J’aurais tant aimé que les autres membres partagent mon bonheur. Merci de ton amour et de ta miséricorde infinie pour moi. Que puis-je faire de plus pour te faire plaisir, te plaire ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, continue de tout offrir, de tout accepter par amour. Il te faudra beaucoup de patience pour endurer en silence tout ce que je t’enverrai cette semaine. Ouvre ta porte aux âmes qui te visiteront aujourd’hui. Il faut être charitable et les recevoir avec bonté si cela te fatigue et te contrarie. C’est moi qui te rendrai visite. Pour certaines personnes ce sera la dernière fois qu’elles auront le bonheur de te voir. Oui ma Bien-Aimée donne en abondance ce que tu as reçu par amour. Il faut que tu travailles jusqu’à la dernière minute. Tu as une mission à remplir sur la terre. Avec nous tu en auras une autre. Pour le moment il faut nous aimer, nous consoler, être docile aux inspirations de l’Esprit Saint. 

Par tes communions fréquentes tu te fortifies afin de mieux nous servir. Comme membre souffrant de mon corps mystique, tu as un devoir à remplir. Ton devoir d’état est de souffrir par amour pour nous, pour les âmes, pour l’Église afin d’obtenir cette unité chrétienne dans l’amour de Dieu et du prochain. La charité est la loi de l’amour. Si tu nous aimes, tu aimes notre Église, le Saint-Père. 

Prie spécialement pour son Éminence le Cardinal Léger. Sa mission est tellement grande auprès des âmes. Aide-le par tes prières, tes souffrances. Il est si généreux, il le mérite! Nous l’aimons et veillons sur lui, sur sa mission de Bon Pasteur, car il donne son amour et apporte par sa grande charité une confiance. Près de lui, l’amour, la confiance renaissent. »

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Samedi, le 8 février 1964

– Mimi : « Merci, j’ai encore le plaisir de vous recevoir, ô Trinité Sainte! Mon Bien-Aimé, aide-nous, s’il vous plaît, à bien faire notre triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel et des apparitions de Lourdes. Mon Bien-Aimé que se passe-t-il en moi, en mon âme ? Je ne me suis jamais sentie si seule! Je suis triste et pourtant, en te recevant je suis si heureuse, puis tout à coup, c’est le vide. Je ne suis même plus capable de prier et durant la récitation du chapelet, je dors comme une bienheureuse. Devant tous les événements qui m’entourent je reste insouciante. Ce que j’ai aimé ne me dit plus rien, musique, etc. Que vas-tu penser de moi après tant de bonté, de preuves d’amour ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse, ce que je pense de toi c’est que tu vis maintenant cette préparation du détachement des choses de la terre et de toi-même. Te rappelles-tu quand tu demandais à ton directeur ce que cela voulait dire le détachement de tout ? Il t’a répondu qu’un jour tu comprendrais, que Dieu avait son heure. Puis avec l’aide de l’Esprit Saint tu marchais vers un autre sentier celui du détachement. Ma Bien-Aimée, après notre douce rencontre du 2 février 1964, tu n’es plus faite pour vivre avec le monde, c’est-à-dire que durant le temps que tu as, il ne faut pas trop te préoccuper des ennuis, des personnes, des choses qui t’entourent. Dans ton prochain, ne regarde pas trop du côté humain mais bien du côté surnaturel et spirituel. Prie surtout pour les besoins de leur âme. Ne me demande pas tant de soulager les gens que j’éprouve pour leur plus grand bien. Demande que l’Esprit Saint les éclaire et leur donne la force de tout accepter par amour. Que ton âme s’élève vers nous. Que ton esprit reste fixé en nous afin que ton cœur, ton corps restent avec moi sur notre croix afin de glorifier notre Père, ton unique espérance. »

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Dimanche, le 9 février 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être venu ce matin. Comme j’ai besoin de toi, de ton aide, de ta grâce pour tout accepter par amour. Je t’en supplie, éclaire-moi. Je ne comprends même pas ce que tu me dis, et il me faut écrire dans cette condition. Si je savais au moins ce que tu désires de plus, ce que tu attends de moi. Mon Bien-Aimé, malgré mon unique désir de te posséder pour toujours, je tremble devant ces mots : « C’est ton dernier carême. » C’était pour 1963. Est-ce que cela signifie que je ne commencerai pas le carême, ou que je le commencerai sans le finir ? Pourquoi cette crainte à certains moments ? Avec toi je sais que je marcherai joyeusement vers notre Père. Ce sentiment de crainte qui s’empare de moi est-il un obstacle à notre union future ? Est-ce un manque de confiance en ta miséricorde infinie ? Pourtant tu le sais que je ne veux pas te perdre, t’offenser par le doute, le découragement. Comme il faut que je lutte pour ne pas me laisser aller à ces idées! 

Si je pouvais être sincère avec moi-même quand je fais un acte de foi devant la situation, mais non c’est le contraire, c’est le vide. Je me sens écrasée. Je suis comme dans une prison où mon âme ne voit aucune lumière. J’appelle au secours et je n’entends que l’écho du remords. Je frappe à la porte pour en sortir mais il me semble que je frappe sur une porte de fer. Mon Bien-Aimé, où es-tu ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je suis là en toi. Je te regarde agir, c’est bien normal. C’est le détachement humain, la lutte, le combat avant de remporter la victoire. Ma Bien-Aimée que j’aime tant, pourquoi vouloir scruter les desseins de notre Père au sujet du carême ? Fais-nous confiance. C’est tout ce que je peux te dire pour te rassurer et satisfaire ta curiosité spirituelle, ce qui n’est pas bien pour une petite âme victime d’amour. 

Voilà tu seras à l’endroit précis où nous voulons que tu sois. Quel que soit l’endroit, tu seras avec nous dans l’amour par où tu connaîtras cette paix de l’âme. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je regrette, mais je ne comprends pas, mais faites de moi ce que vous voudrez. »

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Lundi, le 10 février 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé merci de nous aider à faire ce beau triduum. Je suis si heureuse de te recevoir après la journée de souffrances morales que j’ai passée hier. Mon Bien-Aimé voilà ce que tu désires, le détachement de nos entretiens. Depuis quelques temps je me préparais lentement à cette pensée de la séparation des écrits. Ce matin lorsque mon directeur me parla de la chose, j’ai eu un moment d’hésitation, de surprise, de peine. J’étais comme une mère à qui l’on voudrait enlever son enfant qu’elle porte. Puis, mon Bien-Aimé, ces écrits, c’est toute notre vie, notre intimité, tout notre amour dévoilés que j’ai gardés en silence. Oui, cette petite vie cachée aux regards humains où nous étions si heureux de vivre ensemble dans l’amour et la souffrance. N’est-ce pas que je suis lâche devant le sacrifice ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je te comprends si bien. Je te dirai que cela me console car cela prouve que cette intimité était bien réelle, bien vivante en toi, autrement, si tous les écrits venaient de toi, tu n’aurais pas eu tant de peine en les donnant. Maintenant que ton sacrifice a été offert et accepté de nous, il faut maintenant mettre de l’ordre. Je te conseille fortement de faire une revue en lisant tout avant de les remettre à notre cher apôtre P.M. C’est son bien, son héritage. 

Relis 1956. Regarde tout ce que nous t’avons donné en abondance. Laisse le tout pour les âmes! C’est là ta mission de faire connaître notre amour miséricordieux, l’amour dans la souffrance jusqu’au don total et notre intimité avec les âmes. Voilà trois des moyens d’embellir l’âme et de la diriger vers nous. Même sa vie spirituelle s’en ressentira car elle deviendra humble, confiante, soumise; l’esprit et le cœur détachés de tout, l’âme remplie d’amour pur. 

Ma Bien-Aimée il ne faut pas être égoïste des dons reçus par amour. Tu as reçu beaucoup, il faut donner beaucoup pour les âmes. Ma Bien-Aimée ce n’est pas la fin de tout, c’est le commencement de tout. Je serai avec toi. Notre intimité va continuer à grandir. »

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Mardi, le 11 février 1964

Fête des apparitions de Notre-Dame de Lourdes.

– Mimi : « J’ai le bonheur de vous recevoir!

Bonne fête ma douce Maman du ciel! Merci d’être venue rendre visite à tes enfants de la terre. Ô Vierge Immaculée, protège-moi. J’ai tellement besoin de me sentir en sécurité dans tes bras de Mère. Demande, s’il vous plaît, pour moi la force et le courage de suivre ton Jésus jusqu’au don total, et qu’à ton exemple j’accepte la très Sainte Volonté de Dieu sur moi. 

Avec toi, ô ma douce Maman je veux dire mon fiat chaque jour. Je veux être généreuse au service de Dieu. Je veux être généreuse aussi pour mon prochain. Aide-moi à mieux comprendre l’humilité du cœur, de l’âme, de l’esprit; aide-moi à être très charitable envers tous. Médiatrice de toutes grâces, demande s’il vous plaît pour moi l’amour pur, oui l’amour que Dieu veut bien me donner. 

Mon petit cœur est si mesquin; je suis si pauvre, si misérable. Je mendie l’amour car mon âme a soif de ton Sang Précieux, mon Bien-Aimé. J’ai faim de toi. Plus je te reçois, plus je sens le besoin de me nourrir de toi. Je ne suis jamais rassasiée. Toi seul peux combler ce vide qui est en moi. J’ai toujours faim de ton amour, de ta vérité, de ta miséricorde, de ta justice et c’est dans ton sacrement d’amour que je puis retrouver tout ce qu’il faut pour alimenter ma vie spirituelle et notre intimité, pour me nourrir chaque jour. Oui je suis une mendiante d’amour. Je te cherche tous les jours, je te cherche dans mon prochain, je te cherche dans les épreuves, dans les événements. 

Je te retrouve toujours sur la croix où tu as tout donné par amour. Merci de ton amour, merci de ton Eucharistie où je trouve la douceur de notre intimité. Merci de la belle visite si encourageante pour moi. Mon Bien-Aimé tu as bien raison de l’appeler ton cher apôtre, ton instrument. Par cette visite du P. P.M. cela m’a fait comprendre encore plus l’importance de chaque âme dans le corps mystique. Oui, être exactement à l’endroit où Dieu nous veut pour sa plus grande gloire. »

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Mercredi, le 12 février 1964

Mercredi des cendres ! 

– Mimi : « Je commence le saint temps du carême! Je suis si heureuse de te recevoir. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, moi aussi je suis heureux après avoir reçu tant de preuves d’amour, de générosité. Merci mes chers enfants. Comme vous avez été bien inspirés par l’Esprit Saint en nous offrant ces six jours de communions. Vous ne pouviez nous offrir plus. Oui, deux triduum préparés dans la souffrance, les épreuves! Vous êtes heureux mais votre bonheur n’est rien à comparer à notre joie de recevoir un si bel hommage de la part de vos petites âmes si aimantes, si sincères.

Malgré son âge, sa maladie, ton directeur a fait preuve de courage, de générosité. Son amour est si grand pour nous qu’il ne calcule pas l’étendue de ses souffrances.

Et toi, ma chère petite épouse, n’est-ce pas que tu es heureuse quand nous venons en toi ? Nous sommes si comblés que nous ne pouvons rien te refuser. Que pouvons-nous refuser à une petite mendiante d’amour qui sait demander humblement sa nourriture, c’est-à-dire, qui a besoin de notre amour pour vivre ? Viens ma Bien-Aimée te réfugier près de nous et au plus profond de ton âme savoure les délices, la douceur, la paix de notre intimité et reçois en plénitude toutes les vertus. Si les âmes pouvaient méditer sérieusement et croire ceci : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et je demeure en lui. » 

N’est-ce pas là un signe sensible de notre intimité, de notre amour ? Oui, vouloir demeurer dans les âmes et être unis à elles par un lien surnaturel! Si les âmes voulaient me donner la première place dans leur vie elles retrouveraient le repos, la paix, l’amour, la confiance et il y aurait un renouveau dans leur vie spirituelle. »

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Jeudi, le 13 février 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que puis-je t’offrir de plus que mon amour et ma souffrance ? Avec toi, je veux faire mon possible pour sourire alors que je voudrais pleurer. 

Ô mon Père, ayez pitié de moi. Je vous offre tout avec votre divin Fils. J’unis mes souffrances à sa passion, à ses mérites, à sa mort afin que tu sois glorifié, aimé, consolé.

Mon Bien-Aimé je te remercie d’être là en moi. Merci de ton intimité où je puis me reposer, me fortifier contre les fatigues de ma maladie, des peines, des déceptions de la vie qui sont tellement grandes parfois. Donne-moi s’il vous plaît la force pour continuer ma route avec toi. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, il ne faut pas te surprendre, il vient un moment dans la vie où il faut s’arrêter pour regarder où nous allons, s’interroger sur notre idéal, s’examiner sérieusement sur notre devoir d’état. Mais, beaucoup d’âmes n’ont plus le temps de penser aux choses spirituelles, mais pour recevoir une augmentation de salaire, pour atteindre un idéal humain, un désir de posséder richesses, honneurs, santé, plaisirs. Ces âmes n’ont pas assez de temps pour calculer, pour penser comment et par quel moyen elles pourront atteindre leur but, même au prix de gros sacrifices, d’efforts presqu’impossible. Mais pour mettre de l’ordre dans leur âme, il faudrait qu’elles s’arrêtent quelques instants pour regarder où je suis et où est leur amour. Peu d’âmes me visitent par amour, par affection. Combien ne savent même pas comment me parler. 

Il y a des âmes qui me parlent à l’aide de livres, me parlent par intérêt, me parlent avec un esprit préoccupé, me parlent avec un cœur froid, une âme indifférente. 

Pour ces âmes, elles reconnaissent que je suis Dieu, mais pas plus. Quand on ne cherche Dieu que dans les choses matérielles il est plus difficile de le trouver. Malgré tous ces états d’âme, je les regarde toutes et j’attends avec amour et patience leur amour, leur bonne volonté. »

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Vendredi, le 14 février 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore une journée pour toi. Le temps me paraît si long avant notre union parfaite. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, patiente, il faut vivre au jour le jour. Sois sans crainte. Chaque instant est un don précieux pour nous, pour les âmes. Nous avons tellement besoin d’âmes pour nous consoler! »

– Mimi : « Merci de la si grande preuve d’amour! Comme il me faut augmenter ma foi, mais j’ai confiance qu’avec toi j’accepterai tout pour te consoler et pour coopérer à sauver des âmes. Merci de la belle surprise! Je suis si heureuse de te recevoir demain. »

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Samedi, le 15 février 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, j’ai le grand bonheur de te recevoir. Comme je ne puis me rendre à l’église pour t’adorer à l’occasion des quarante-heures, je vous adore présent en moi. Ô divine Majesté, avec ma douce Maman du ciel, tous les saints, les anges, je me prosterne pour t’adorer et pour vous redire merci de votre amour, de votre miséricorde infinie. Ô mon Bien-Aimé, augmente en moi l’amour de la souffrance afin que je puisse coopérer plus étroitement avec toi pour glorifier notre Père et pour sauver des âmes. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, ma petite hostie d’amour, adore-moi présent en toi. Par tes souffrances physiques, morales, spirituelles, ton pauvre petit corps est pour nous le plus beau reposoir où nous habitons nuit et jour et que nous gardons pour toujours. »

– Mimi : « Merci de la belle visite de ma chère petite sœur infirmière. Il paraît que mon pauvre petit cœur est très faible et pourtant, tu es là, ô mon Bien-Aimé. Tant qu’il y a ton amour il y a de la vie, et tant qu’il y a de la vie il y a espoir. J’ai confiance. »

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Dimanche, le 16 février 1964

– Mimi : « Encore une autre communion. Je suis si heureuse de vous recevoir ce matin. Regarde mon Bien-Aimé comme mon directeur est courageux! C’est par amour pour vous et aussi pour le besoin de mon âme qu’il vient. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je connais si bien son grand amour pour nous et sa conformité à notre Sainte Volonté. Sa générosité n’a pas de limites et nous en sommes consolés. Suivez bien son exemple afin que vous soyez dignes d’être ses petites filles spirituelles et membres de notre belle petite Équipe d’amour. »

– Mimi : « Merci de la belle visite de notre chère R. Mon directeur est venu, il y a eu un travail d’Équipe. Nous avons tout offert par amour pour les âmes. J’espère que tu as tout accepté mon Bien-Aimé ? »

– Jésus :Ma chère petite épouse, pourquoi me demander cette question, tu le sais bien que nous ne sommes qu’un. Alors, ce qui est à toi est à moi, et ce que tu m’offres par amour m’appartient pour toujours. Je sais ma Bien-Aimée que vous avez bien souffert. Moi aussi j’ai pleuré avec toi. Lorsque je te regarde lutter avec ton ennemi et subir en même temps les trois agonies du cœur, de l’âme et de l’esprit et physiquement, ton pauvre petit corps qui souffre et je souffre davantage car selon la Sainte Volonté de notre Père, tu n’auras aucun temps de répit. Il y a tellement d’âmes à sauver. 

Ma Bien-Aimée quel que soit l’état de ta petite âme, dis-toi bien que je suis en toi pour toujours pour t’aider à remplir ta mission de nous faire connaître dans l’amour et la souffrance par une grande intimité. 

Et c’est devant notre cher petit crucifix que tu as pu apprendre mon amour. Ma Bien-Aimée, à bien regarder la croix, n’est-ce pas que tu découvres des joies! C’est si beau! Vois-tu l’importance de notre intimité, de notre amour caché aux regards humains ? »

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Lundi, le 17 février 1964

– Jésus :Merci mes chers enfants pour ce beau triduum de communions et du beau travail d’Équipe. C’est si consolant pour nous et si encourageant pour vous. Avec moi au milieu de vous, vous êtes en sécurité et nous rendons gloire à notre Père par nos souffrances acceptées et offertes par amour. Oui, les âmes coûtent cher. Nous ne pouvons pas acheter ces âmes sans rien donner! Chacune a une valeur infinie aux yeux de notre Père et le prix varie selon l’état de cette âme, de son amour pour nous.

Ma chère petite épouse, tu souffres encore plus, mais je suis plus près. Il ne faut pas te surprendre de ta faiblesse d’hier. C’est l’état habituel de l’âme victime. C’est le trop plein d’amour, c’est le besoin de me posséder, de revenir vers notre Père, c’est le lien spirituel de l’âme avec nous, avec Dieu son Créateur, le Tout-Puissant. Et parfois, l’âme victime est si près de nous par son amour, sa souffrance, son intimité! Nous voudrions venir la chercher tout de suite. Nous approchons d’elle avec amour pour l’aider, la consoler, car le moment de la séparation est plus douloureux que le temps de l’attente. 

L’âme ainsi frappée par notre amour ne peut survivre longtemps sans nous, sans notre intimité, sans notre présence. Même son cœur de chair est marqué. Il faut à cette âme beaucoup de patience pour attendre notre heure et beaucoup de soumission à notre Sainte Volonté pour continuer sa route vers nous avec le sourire aux lèvres et le cœur rempli d’amour et les âmes. Et pour la faire mériter davantage et éprouver son amour, nous nous retirons afin de voir cette petite âme nous chercher, nous désirer. Parfois la lutte est très dure et l’épreuve très difficile, mais nous sommes toujours là pour la soutenir. »

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Mardi, le 18 février 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’aider dans cette épreuve. Je sais que je ne comprends pas tout mais tout ce que je te demande c’est de ne pas te perdre, ô mon Dieu, mon unique amour. »

– Jésus :Ma chère petite épouse pourquoi voudrais-tu me perdre ? Ne suis-je pas en toi ? Je sais ma Bien-Aimée ce que tu souffres. Moi aussi j’ai passé par les trois agonies, sans oublier l’agonie de mon corps. J’ai tout accepté par amour pour toi, pour les âmes. Oui, ma chère petite G, je te voyais telle que tu étais. Je te voyais avec toutes tes misères, tes faiblesses, tes péchés mais je te voyais surtout avec ton amour. De toute éternité je te voulais. J’ai tout donné pour toi. 

Aujourd’hui malgré la dure épreuve, cette sécheresse de ta petite âme, je suis toujours présent en toi. Nous ne sommes qu’un. Continue de tout offrir par amour. Si tu ne peux me parler, regarde-moi. Je te comprends. Dans l’état où nous t’avons placée pour te faire mériter, garde cette confiance en nous. Le combat spirituel n’est pas une question de sentiment, mais bien de volonté. Oui, vouloir, malgré tous les obstacles, vouloir de toutes ses forces. Oui, lutter sans se décourager jusqu’à la victoire finale. Oui, avec moi tu seras forte, courageuse jusqu’à la fin qui sera le commencement de notre union parfaite. 

Peu importe ce que tu souffres aujourd’hui, la souffrance passe, mais notre amour demeure et notre Père t’attend pour vivre avec nous pendant toute l’éternité où notre bonheur sera sans fin. Prie beaucoup pour les âmes qui doivent lutter contre leur foi qui est aveuglée par le péché mais aussi par des épreuves. 

L’âme victime est continuellement sous notre tutelle car tout ce qu’elle possède est à nous : joies, épreuves, luttes, victoires. Mais notre amour en elle est toujours le même. L’amour d’un Dieu ne peut changer. 

Es-tu heureuse maintenant ? »   

– Mimi : « Oui, mon Bien-Aimé et je t’en remercie. J’ai confiance en toi. Avec toi je suis en sécurité malgré les attaques de mon ennemi. »

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Mercredi, le 19 février 1964

– Mimi : « Je suis si heureuse de te recevoir ce matin! Toi seul peux m’aider, je t’en supplie, au nom de notre amour, viens à mon secours. Je me sens si seule, abandonnée. » 

Mon ennemi ne cesse de me tourmenter. 

« Ô Esprit d’amour éclaire-moi pour découvrir la vérité lorsque mon ennemi se fait ange de lumière pour me tromper. Et voici ce qu’il me dit en prenant la voix si douce de mon Bien-Aimé. »

– Satan : « Ma chère petite épouse que j’aime tant, il y a un obstacle à notre amour, c’est pour cette raison que je ne puis venir te chercher. Dans l’intérêt de ta petite âme il faut que tu détruises tous les écrits qui ne sont qu’un tissu de mensonges, de faussetés inspirés par l’orgueil. Les âmes ont assez de mon Évangile pour s’instruire et l’Esprit Saint est toujours là pour les aider. Si tu ne mets pas ordre à tout cela tu seras jugée plus sévèrement car dans les écrits tu te moquais de Dieu, tu me mettais au même niveau que toi par ton intimité que je déteste, tu compromettais l’Esprit Saint, tu ridiculisais ma mère. 

Oui, ma chère petite fille ton orgueil va te perdre. Si tu savais le nombre d’âmes que tu vas troubler et induire en erreur. Tout ce que je puis faire pour t’aider une dernière fois en te parlant comme je le fais, je te demande de garder le silence, comme cela tu mériterais que je te pardonne si tu veux obéir et détruire les écrits et surtout ne recommence pas. »

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton aide. Je me suis confiée à mon directeur. Il a découvert tout de suite la vérité. »

– Jésus :Ma chère petite G, en effet ton ennemi rage. Il te déteste. En te demandant de détruite les écrits, il croit détruire notre amour, notre intimité et le bien qui se fait dans les âmes. 

Dans son orgueil il croyait avoir trouvé un bon moyen. Sois sans crainte tu seras jugée par nous sur ton amour et ton obéissance à notre représentant. Ma Bien-Aimée, pour nous prouver ton amour, ton obéissance envers nous, continue d’écrire pour notre plus grande gloire. »

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Jeudi, le 20 février 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je n’en peux plus. Viens à mon secours. Viens près de moi! Si je pouvais me reposer quelques heures. Tu le sais, mon Bien-Aimé, sans toi, je ne puis rien, je ne suis rien. Plus je veux m’approcher de toi il me semble que je m’éloigne. Oui, j’ai peur, j’ai peur de mourir, je crains le jugement. Dans l’état où je suis, tout est noir autour de moi, il me semble qu’il y a un mur épais entre nous. Je suis ingrate, méchante de parler comme cela. Je suis si indigne de ton amour, de tes faveurs. Regarde ma misère, je ne puis rien te cacher. Je souffre de cet état d’âme! Je n’ai plus le courage de lutter, la croix m’écrase et pourtant il faut que je continue à marcher avec toi et me redire que tu es avec moi, que tu es présent en moi, que l’état où je suis est voulu de Dieu pour me faire expier, mériter. Cela me demande un effort pour m’accrocher à toi, pour croire. Tout est si vide en moi, après avoir tout reçu de toi. C’est un martyre que de ne pouvoir exprimer ma gratitude. 

À certains moments je voudrais me souvenir de tout ce que tu as fait pour moi, de ton amour, de ton intimité, mais c’est le contraire qui se produit malgré ma bonne volonté. Je n’ai devant les yeux que mes péchés. Je voudrais entendre ta voix si douce me parler d’amour, de miséricorde, de confiance et je n’entends que mon ennemi qui blasphème contre toi, me lance des injures, me menace. » 

Il rit de sa victoire apparente et me dit :

– Satan : « Regarde-moi bien, je suis roi et maître de la situation. Ton Dieu ne peut rien pour toi. Pourquoi vouloir te raccrocher à lui. Il te déteste et te rejette pour toujours. C’est tout ce que tu as mérité avec ta vie de victime. 

Qu’est-ce que cela t’a donné de vouloir l’aimer, le suivre ? Même aujourd’hui tu es trop orgueilleuse pour admettre que j’ai raison. Non, tu persistes à nier le contraire. Que vaut ta foi, ton amour dans cet état? »

– Mimi : « Mon Dieu, je crois, j’espère, j’attends tout de vous ô Trinité Sainte. Donnez-moi, s’il vous plaît, la force de croire et d’aimer, d’offrir tout. »

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Vendredi, le 21 février 1964

Ce matin nous commençons un triduum pour remercier Dieu pour tout ce qu’il nous a donné et aussi pour rendre hommage à notre douce Maman du ciel pour la protection toute spéciale dont elle nous entoure depuis toujours. À l’occasion de la fête de mon directeur, j’ai pu communier. J’étais si heureuse! 

– Mimi : « Ô mon Dieu répandez sur lui vos bénédictions. Malgré son âge, 82 ans, il fait plus que son possible pour vous faire plaisir. C’est lui qui a pensé de vous offrir un triduum de reconnaissance et d’amour. Veillez sur lui, sur sa santé, sur son ministère. Vous savez comme son idéal est grand pour vous. Avec vous il a coopéré à diriger ma pauvre petite âme. Il m’a appris à vous connaître, à vous aimer, à vous servir dans l’amour et la souffrance selon votre Sainte Volonté. Il m’a bien fixée à la croix avec votre divin Fils, mon Bien-Aimé. Oui, ma petite âme vous a coûté cher et lui a coûté cher! Que de prières, de sacrifices ont été offerts pour moi. Ma dette de reconnaissance est tellement grande. »

– Jésus :Ma chère petite épouse sois sans crainte. Depuis toujours, je le garde près de mon divin cœur. Il a été fidèle à me suivre et s’est attaché à cette paternelle Volonté de notre Père sur lui. Durant son ministère il n’a jamais pensé à lui, à ses aises, il n’a pas calculé avec nous, ni avec la souffrance acceptée par amour. 

À certains moments il a eu une lourde croix à porter, mais avec courage, il continue à nous servir, il ne cherche pas les honneurs, les plaisirs, le confort. Sa seule consolation est en nous et notre intimité est sa force, sa joie. Les épreuves sont pour lui des grâces et la croix est son unique espérance. 

Ma Bien-Aimée c’est par une grâce spéciale que nous l’avons choisi pour diriger ta petite âme. Il a bien rempli sa mission puisque tu seras son couronnement sacerdotal pour notre plus grande gloire. La direction d’une âme victime n’est pas toujours facile, mais avec nous,  rien d’impossible. Prie beaucoup pour ceux qui ont charge d’âmes, spécialement pour notre cher apôtre P.M. »

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Samedi, le 22 février 1964

– Mimi : « Deuxième jour de notre triduum de reconnaissance. Malgré ma sécheresse spirituelle, je suis heureuse de vous recevoir. Cependant avec la grâce de Dieu, le secours de l’Esprit Saint, l’aide de mon directeur, les prières de mes petites sœurs de l’Équipe, je parviens à tout offrir par amour. Mon Bien-Aimé se cache. Il me paraît si lointain, je m’ennuie tellement. Le 2 février fut une grande joie et en même temps un coup terrible pour ma petite âme qui soupire après toi, mon Bien-Aimé, mon Jésus que j’aime tant. »

– Jésus :Merci ma Bien-Aimée de me dire que tu m’aimes. N’est-ce pas qu’à l’école de l’Esprit Saint tu apprends l’amour et la souffrance et la joie dans la désolation ? La nuit spirituelle que tu passes en ces jours sombres nous console, nous prouve ton amour. C’est le degré de l’immolation spirituelle. Oui, tout nous remettre par amour même ton esprit, ta volonté, tes consolations, tes joies, tes peines, tes doutes, tes grandes tentations qui sont plus fréquentes afin de te faire mériter davantage pour les âmes, pour le succès du Concile Œcuménique. Par amour et pour mieux t’aider à atteindre ton idéal, à bien te fixer à la croix nous déposons beaucoup de souffrances, oui, souffrances physiques et morales accompagnées d’épreuves. Tu sais, ma Bien-Aimée dimanche soir lorsque ton petit cœur souffrait d’ennui, cette faiblesse venait de moi. Je voulais que tu ressentes un peu mon agonie. J’ai choisi le moment où tu étais seule, cet étouffement, ce manque d’air, ce petit cœur qui était si faible était devenu agité par la peur, la crainte de mourir seule, abandonnée de tous. C’était presque la mort apparente, ne pouvant faire aucun geste pour demander du secours humain. Le temps de l’épreuve, je t’ai consolée. »

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Dimanche, le 23 février 1964

Fête de la Transfiguration de Jésus, mon Bien-Aimé !

– Mimi : « Merci mon Dieu de nous avoir aidés à faire ce beau triduum. Il faisait bon de te retrouver par la Sainte Communion. Dans l’état de sécheresse spirituelle, je voulais saisir le vrai sens de la transfiguration de mon âme de baptisée. Je ne pouvais même pas soulever le voile qui me cache la vérité.

Mon Bien-Aimé tu connais le désir que j’ai de vouloir te connaître encore plus, pénétrer plus intimement dans ta vie, mais aujourd’hui tu me demandes de renoncer à ces joies spirituelles pourtant bien légitimes pour une âme victime. Donc, j’accepte de tout te remettre : ma volonté, mon esprit, mes désirs. Reçois tout comme si c’était des actes d’amour, de contrition, de remerciement. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, pour saisir le vrai sens de ma Transfiguration, comme moi, tu auras trois transfigurations : la première a été le jour où je t’ai choisie comme ma petite épouse. Tout dans ta vie spirituelle a été transfiguré. Ta petite âme qui était si sombre est devenue si éclatante par notre présence, la présence divine : ton esprit préoccupé est devenu libre, ta volonté si chancelante est devenue une volonté forte, courageuse dans l’épreuve. 

Ta deuxième transfiguration est le moment présent où ta vie est transfigurée par l’acceptation amoureuse de la croix, et la soumission à la Sainte Volonté de notre Père lorsqu’il demandait à ton directeur de te fixer à la croix. Depuis ce jour, nous te regardons avec amour car la souffrance a transformé ton âme et cet éclat si lumineux de notre présence en toi pénètre dans ta vie cachée. 

Tu auras aussi ta vie publique par les écrits. Tu ne comprends pas le sens de ce que je te dis, peu importe, ton directeur comprend. Fais-lui confiance, il marche sûrement, suis-le. 

La troisième transfiguration sera au moment de notre union parfaite où tu paraîtras devant nous. Tu seras transfigurée par notre présence, par notre amour miséricordieux, notre éclat rejaillira sur toi et sur les âmes que tu auras aidées. L’âme en état de grâce est l’image de ma Transfiguration. »

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Lundi, le 24 février 1964

– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte de venir en moi par la Sainte Communion. Si je n’avais pas cette présence divine en moi, je ne sais ce que je ferais. Les tentations sont si grandes, presque pas de répit. Je me sens si méchante, si hypocrite. Que penses-tu de moi mon Bien-Aimé ? »

– Satan : « Ma chère petite fille à l’avenir je ne veux plus que tu m’appelles ton Bien-Aimé. Qu’y a-t-il de commun entre nous ? Depuis si longtemps que je t’ai rejetée. Pourquoi vouloir t’accrocher à moi ? Surtout dans la situation présente, tu ne devrais même pas me parler, ni lever les yeux vers nous. Tu espères contre toute espérance. Mon sang a été versé inutilement pour toi. Que puis-je faire pour une âme damnée ? Ton orgueil, ta désobéissance envers nous va te perdre. 

Je te défendais d’écrire et de faire du travail d’Équipe, c’est une perte de temps. Si tu avais montré de la bonne volonté en obéissant à ma parole, peut-être que je t’aurais pardonnée, mais il est trop tard. Ton obéissance à ton directeur n’est rien à comparer à mon commandement, à ma parole. Quelle offense, moi qui suis la vérité même. Je me demande pourquoi ton directeur persiste à te faire communier, à te diriger ? 

Crois-tu que je suis heureux d’être dans une âme habitée par un autre ? Tu es tellement dans l’erreur que tu te mens. Durant ce temps de pénitence, j’espérais que peut-être tu aurais pu mettre de l’ordre dans ta vie au lieu d’écrire des mensonges. Tu aurais eu assez de temps pour t’examiner sérieusement. Pourquoi ton directeur fait-il la sourde oreille lorsque tu lui parles de tes doutes, de tes craintes ? Tu ne le comprends pas ? C’est parce qu’il redoute le pire. 

Il craint que tu tombes dans le découragement, le désespoir. Il a tout essayé pour t’aider mais il ne peut plus rien. »

– Mimi : « Mon Dieu, je n’en peux plus ! Malgré tout je crois en vous, je veux croire de toute la force de mon âme que tu m’aimes, que ta miséricorde est infinie pour moi, si misérable. Merci de me donner la force de lutter. Je veux croire que tu es là en moi, et je t’aime. »

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Mardi, le 25 février 1964

– Mimi : « Mon Dieu, encore une autre journée avec vous, avec mon Bien-Aimé sur la croix. J’aurais tant aimé rester au lit pour refaire un peu de mes forces, mais non, tout avait été préparé pour faire le lavage et repassage du linge. Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît. Tu sais comme j’aime le travail, mais aujourd’hui tout me répugne, me fatigue, m’ennuie. Je travaille quand même, mais à contrecœur, et je me dis, à quoi bon vouloir tenir ta demeure propre, en ordre ? Tu te caches ! Un petit signe de toi m’aiderait tellement aujourd’hui ! Je souffre de ton silence. Je m’ennuie de toi. Je serais tentée de dire : pourquoi m’as-tu abandonnée ? »

– Satan : « Ma chère petite fille, tu te demandes pourquoi Dieu t’a abandonnée? C’est parce qu’il te rejette pour toujours. Vas-tu finir par le comprendre ? Il te donne un signe sensible, il ne te répond même pas. Dans ton orgueil, tu persistes à vouloir croire que Dieu t’aime, te pardonne. Tu luttes contre toi-même, contre ta volonté, et pourtant au plus profond de ton âme, tu le sais, tu le sens bien que tu m’appartiens pour toujours. Quoique tu fasses pour étouffer, effacer ce remords qui te ronge en regardant ta vie, tes péchés, tes petites crises, tes écrits, etc., tu ne pourras jamais rompre notre alliance. 

De toute manière tu es à moi et je te garde puisque ton Dieu t’a rejetée et me laisse le privilège de m’occuper de toi, de te parler à sa place. Avec toute sa puissance, qu’a-t-il pu faire de toi ? À quoi a servi son sang pour toi ? Même ton directeur ne te comprend pas, il a bien hâte que tu meures, il est fatigué de toi. Que va lui servir d’avoir dirigé une âme damnée ? Ton Dieu te trompait lorsqu’il te disait qu’il te cachait aux regards humains, c’est parce qu’il avait honte de toi. 

Je suis heureux, je suis au même rang que ton Dieu puisque tu prends le temps d’écrire nos entretiens. Ton Dieu se cache, Il fuit, mais moi je demeure. Merci du beau travail d’Équipe. J’étais là. Où était ton Dieu ? »

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Mercredi, le 26 février 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de votre aide. Avec ta grâce j’ai pu communier ce matin. Mon Dieu, je crois, je t’aime, j’accepte et merci ! J’ai tellement besoin de toi pour dire et redire ces phrases. Ton silence me fait souffrir et c’est près de notre cher petit crucifix que je viens chercher la force pour lutter dans la paix, l’amour. Toi seul peux remplir le vide en moi. »

– Satan : « Ma chère petite fille, ma confidente que j’aime ne te fatigue plus à regarder le crucifix. Je me demande à quoi cela te sert de regarder un morceau de bois où est représenté un être qui a été rejeté de tous avec sa doctrine d’amour que personne ne voulait accepter, sauf pour les âmes insensées qui veulent croire à la folie de la croix. 

Est-ce logique qu’un Dieu qui prétend aimer une âme la fasse souffrir? Combien de fois a-t-il répondu d’une manière intelligente à ceux qui cherchaient à savoir, à comprendre ? « Je vous parle en parabole », disait-il. Puis, il prétend respecter la liberté des âmes, mais il commande de ne pas faire ceci ou cela, puis vient le cortège des menaces, des malédictions, de peine de mort, de châtiments éternels. Dans son orgueil, il ne veut pas admettre sa défaite. Il rejette la faute sur moi. Médite bien ce que je viens de te dire et je suis certain que tu vas comprendre. Continue d’écrire nos entretiens pour faire connaître la vérité. Je n’ai pas peur moi, je ne me cache pas. »

– Mimi : « Ô Esprit Saint, éclaire-moi, s’il vous plaît. Est-ce bien d’écrire ce que mon ennemi me dit ? 

Ô mon Bien-Aimé tu le sais combien je veux coopérer avec toi pour sauver des âmes, mais si tu crois que le fait d’écrire les mensonges de mon ennemi peut nuire ou inquiéter des âmes qui liront ces notes, inspire-moi ce que je dois faire pour ta plus grande gloire. 

– Satan : « Pourquoi vouloir chercher sa gloire ? Est-ce une gloire que d’être mort sur une croix ? »

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Jeudi, le 27 février 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé regarde ma misère. Soutiens-moi s’il vous plaît j’ai tellement besoin de ton aide pour continuer ma route vers toi. Donne-moi la main, sans toi je ne puis rien. Avec toi je veux tout offrir par amour afin de glorifier notre Père et sauver des âmes. »

– Satan : « Pauvre petite fille à quoi bon vouloir toucher le cœur de ton Dieu par tes supplications, tes prières, tes larmes. Il ne peut et ne veut rien faire pour toi. Il ne peut même pas lutter contre moi. Il est jaloux de moi, de ma victoire sur les âmes. Il me suffit d’une simple suggestion, une toute petite tentation. Les âmes acceptent tout sans discuter avec moi. Elles obéissent sans contrainte parce que je leur donne quelque chose dont elles peuvent jouir, bénéficier pour leur propre satisfaction et cela dans tous les domaines. 

C’est si facile pour moi, les occasions ne manquent pas. Je n’ai pas besoin de mendier l’amour, de verser des larmes, des larmes de sang, de chercher, d’attendre après les âmes. Sa doctrine n’est pas comme la mienne : beaucoup d’appelés, peu d’élus. Moi c’est : beaucoup d’élus peu d’appelés. Car les âmes qui veulent le suivre sont des insensés, des fous. Je n’ai pas besoin de cette catégorie d’âmes pour me rendre gloire. »

– Mimi : « Mon Dieu, ayez pitié de moi. Je vous demande pardon d’avoir à écrire tous ces mensonges, ces blasphèmes. Que j’ai hâte que tu reviennes mon Bien-Aimé pour entendre ta voix si douce, si consolante, si encourageante. C’est une épreuve. Avec toi, je l’accepte par amour, mais entre nous j’aimerais mieux écrire nos entretiens que d’entendre la voix de mon ennemi que je déteste. »

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Vendredi, le 28 février 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre tout par amour. Je t’en supplie, aide-moi, je ne puis même pas prier. Chaque fois que je prends mon chapelet pour le réciter je ne sais pas ce qui se passe en moi, je me sens engourdie et je dors d’un profond sommeil. Je voudrais converser avec toi, je ne sais que te dire. C’est le vide! Et tu sais pourtant tout ce que je voudrais te confier. Tu te caches, mais malgré tout je vois que tu es là présent en moi. 

Mon Bien-Aimé augmente en moi la foi, l’espérance, la charité, l’amour. Donne-moi assez d’amour pour te suivre jusqu’au don total. Avec ma douce Maman du ciel, je veux dire mon fiat chaque jour. Ô Vierge Immaculée, Médiatrice de toutes grâces, garde-moi dans tes bras de Mère. Regarde ton enfant qui souffre avec ton Jésus pour la plus grande gloire de Dieu. »

– Satan : « Pauvre petite fille, comme il faut que tu sois malade mentalement pour ne pas comprendre malgré tous les moyens que tu prends pour faire taire le remords qui te ronge au sujet de ta vie hypocrite, menteuse, même par les écrits. Pour libérer ta conscience et faire taire cette voix intérieure qui te poursuit pour te faire des reproches, tu as imaginé faire parler cette voix à ton avantage et en plaçant ton Dieu au premier plan par l’intimité que tu croyais réelle. 

Tu écris simplement ce que tu voudrais que ton Dieu te dise. Tu l’avoues que tu sens un vide sans lui. Donc j’avais bien raison de te dire qu’il s’est retiré de toi et t’a rejetée. Crois-tu qu’en invoquant Marie tu peux obtenir quelque chose ? Elle doit obéir aux ordres du Père. Que peut-elle faire de plus qu’un Dieu ? »

– Mimi « Merci mon Dieu de m’avoir confiée à un directeur éclairé. Il me conseille de continuer à écrire pour déjouer mon ennemi qui mettait un doute au sujet des écrits, de nos entretiens. »

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Samedi, le 29 février 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, dans l’état où je suis, il me faut une grâce spéciale pour te recevoir, pour t’adorer. Ma douce Maman du ciel regarde ta petite fille. Parle pour moi à ton Jésus. Je m’unis à ta prière, à tes adorations devant la majesté divine. Toi seule peux lui parler avec amour, avec respect. J’ai confiance en toi pour intercéder pour moi. Tu es si puissante sur le cœur de Dieu qu’il ne peut rien te refuser. Dis-lui pour moi que je l’aime, que j’accepte sa Sainte Volonté sur moi. Soutiens mon courage, il me reste si peu de forces. »

– Satan : « Ma chère petite fille tant aimée, enfin tu admets que tes forces diminuent. Malgré tous les avertissements que je te donne, tu persistes encore à vouloir rester dans l’erreur. De toute éternité il est écrit que tu mourras entre mes bras. Nous nous comprenons si bien et cela m’honore que tu écrives nos entretiens. C’est un bon moyen pour pénétrer directement dans les esprits crédules. Je te le répète ton Dieu est jaloux de ma puissance dans les âmes. Quand j’étais avec lui tout était beau, puis un jour il devint jaloux de moi, de ma beauté, de ma force. Tout était si pur. Je ne connaissais pas la malice du péché. Lui, le Tout-Puissant, par vengeance, et regrettant de m’avoir fait si beau, déposa en moi cette révolte que je ne connaissais pas. Ayant succombé, il me rejeta de lui, sans même prendre le temps de m’écouter. Où était sa justice ? Sa miséricorde infinie ? Après cela il veut attirer les âmes vers lui en leur disant qu’il est un Dieu juste, miséricordieux. Crois-tu que cela était juste envers son Fils de le faire souffrir et mourir sur une croix pour une erreur que lui avait faite envers moi ? Médite bien ce que je viens de te dire, et si l’Esprit Saint est intelligent, si fort, qu’il te réponde. Pose la question à ton directeur, ce prêtre si éclairé pour diriger ton âme! Crois-tu que P. P.M. pourra répondre, et me prouver le contraire ? »

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Dimanche, le 1er mars 1964

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir ce matin malgré les menaces de mon ennemi envers mon directeur lors du travail d’Équipe d’hier soir, qui s’est terminé par une grande joie. Cet après-midi nous avons bien travaillé, car R est avec nous depuis ce matin. W et C  nous manquent tellement. Tout a été offert par amour pour toi pour glorifier notre Père et pour les âmes. Que de complications avant le travail d’Équipe! J’ai confiance, tu vas nous protéger. Merci mon Dieu de tout. »

– Satan : « Ma chère petite fille, merci. Quand tu seras avec moi, je te donnerai le premier rôle dans la comédie, car avec moi tu sais captiver l’attention de ton directeur et de R. Tu joues à merveille ton rôle : rires, larmes, mimiques pour amuser ou pour faire pleurer selon la circonstance et cela jusqu’à sur la croix de bois. 

Que peux-tu recevoir de consolation devant l’image du Christ en plastique ? C’est drôle de voir l’émotion sur les figures des insensées! Comme tu vas être jugée sévèrement, mais ne t’en fais pas, ta sentence est déjà prête. Je serai le premier à aller t’accueillir. D’ici à ta mort prochaine, ton Dieu me laisse libre d’agir en toi sous prétexte de te faire mériter, mais c’est le contraire qui se produit. Tu es toute à moi et tu travailles très bien pour moi, pour ma gloire. Je suis si heureux! Je ne croyais jamais avoir tout obtenu, même avant ta mort! »

Le soir après le travail d’Équipe.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi. Revenir encore en face de la réalité après avoir eu quelques instants de bonheur. Je te remercie mon Bien-Aimé de venir me soutenir dans mon épreuve. »

Après le départ de ma chère R,  une grande épreuve commence.

– Mimi : « Mon Dieu, protège cette âme qui est en danger. Au nom des mérites, des souffrances de votre divin Fils ayez pitié de nous, de ma famille. Aide-moi, s’il vous plaît, à porter cette nouvelle croix. Avec toi, j’offre toutes mes souffrances pour ces âmes. Je te demande pardon pour elles. »

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Lundi, le 2 mars 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu ce matin. J’ai tellement besoin de toi, de ton amour, de ton aide! La lutte est terrible pour moi et tu te caches. Merci de me soutenir par ton amour. Augmente en moi la foi, l’espérance, la charité. Oui, la foi pour croire que tu es toujours en moi présent dans cet état, dans cette épreuve. La foi pour croire que ma souffrance est utile aux âmes. L’espérance, j’en ai tant besoin pour espérer le ciel, pour espérer que dans l’épreuve où je suis je puisse te prouver mon amour, ma gratitude et que je fais ta Sainte Volonté. La charité je dois en avoir beaucoup pour donner mes souffrances pour les âmes, et mon amour à toi, mon Dieu, mon Bien-Aimé mendiant d’amour que j’aime tant! Que j’ai hâte que tu reviennes! »

– Satan : « Ma chère petite fille, tu admets que tu as perdu ton Dieu, puisque tu as hâte qu’il revienne! Tu le constates que l’intimité que tu croyais avoir n’était que l’effet de ton imagination. Tu sais, beaucoup d’âmes sont avec moi parce qu’elles ont voulu être ce qu’elles n’étaient pas. De belles grandes âmes, après avoir marché avec lui, sont maintenant avec moi pour toujours, parce que l’orgueil dans leur vie spirituelle est une chose difficile à se défaire. Même des vierges sont avec moi. 

Ce sont ces âmes-là qui ont abusé des sacrements, qui se croyaient aimées de Dieu, capables de sauver le monde par leurs exemples, leurs souffrances, leurs prières, leurs dévotions, leurs conseils qu’elles donnaient avec un air de sainteté, l’intimité qu’elles croyaient éternelle. Tout a été perdu pour elles, parce que malgré leur amour, elles se gardaient de l’orgueil caché aux regards humains. 

Tu vois ce que cela donne d’avoir de l’amour, de l’intimité, de la souffrance avec lui. De toutes manières tu sais que je suis là pour t’aider. Est-ce que ton Dieu te parle comme je le fais pour te dire la vérité? »

– Mimi : «Dieu, aide-moi s’il vous plaît à tout accepter par amour! »

Vous qui lirez ces écrits, priez pour moi, s’il vous plaît.

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Mardi, le 3 mars 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore une autre journée avec toi pour accomplir la Sainte Volonté de notre Père. Oui, je crois que tu m’aimes, que ton amour est plus fort durant cette épreuve. Comme je souffre de ne pouvoir te parler comme je voudrais! Je te regarde sur notre cher petit crucifix et tout s’efface, aucun souvenir précis du bonheur que j’ai eu. C’est le vide en mon âme. Je regarde ce cher petit crucifix témoin de notre amour, de notre souffrance. Je voudrais me rappeler ces doux moments de notre intimité où nous étions si heureux d’être tous les deux sur la même croix où nous offrions nos souffrances à notre Père afin de nous soumettre à sa Sainte Volonté pour le glorifier en lui donnant des âmes! 

Mais, je n’ai rien pour m’accrocher! Même notre intimité qui m’a tant aidée dans la vie spirituelle n’apparaît plus. Mon amour pour toi me semble si mesquin, si faible. Si je pouvais me souvenir de nos entretiens, mais non, c’est le vide, l’amour sec et j’en souffre. Je relis les écrits et j’ai l’impression qu’il s’agit d’une autre personne. Tout me dégoûte, m’ennuie. Ce n’est guère encourageant pour mon directeur qui a fait plus que son possible pour mon âme. »

– Satan : « Pauvre petite fille, depuis très longtemps que je t’avertis que ton directeur est épuisé, fatigué de toi. À son âge il a besoin de repos. Que peut-il faire de plus ? Il espère pouvoir t’assister à ta mort. Il est mieux de se résigner de ne pas voir le spectacle d’une âme de damnée qu’il a dirigée! Il ne se serait pas trompé s’il avait obéi lorsqu’il aurait dû t’exorciser, mais non, dans son orgueil de prêtre, il voulait ton âme pour la remettre à ton Dieu qui n’en veut pas. Je prends tous les moyens pour te faire comprendre et tu ne veux rien entendre. Bientôt, tu entendras la voix de ton Dieu. 

Il faudra bien que tu écoutes ta sentence qui sera celle-ci : Va-t’en fille perdue. Je te remets entre les bras de ton ennemi que tu as si bien servi. Nous ne pouvons rien faire de plus pour toi. »

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Mercredi, le 4 mars 1964

– Mimi : « Merci d’être là! Oui, je crois, je t’adore et je t’aime! Oui, mon Bien-Aimé, je crois en ta présence en mon âme. Je crois en la présence de la Sainte Trinité en moi.

Je crois que par votre présence, votre puissance, vous m’aidez et que votre grâce me soutient à chaque instant. Sans vous, je ne puis rien. Je sais mon Dieu, que durant cette épreuve, je ne comprends pas tout ce que vous voulez de moi. Je vous bénis et m’incline devant votre adorable Volonté. J’ai confiance que tout va redevenir normal si c’est votre Sainte Volonté. Tout ce que je dois faire c’est de continuer à vous aimer avec un amour sec, de vous servir sans poser de questions, de marcher sans savoir où je vais et tout accepter, tout vous offrir sans en ressentir de joies sensibles, de consolations.

Oui, il faut pour lutter que ma volonté soit unie à la tienne, ô mon Bien-Aimé, que mon cœur soit avec le tien dans un même amour, que mon âme s’élève avec toi vers notre Père, que mon corps travaille par la souffrance pour glorifier notre Père. Oui, tout faire comme si tout allait bien! »

– Satan : « Pauvre petite fille, c’est triste de te voir dans cet état, en être rendue là, espérer encore et croire que Dieu entend ta prière. Réfléchis un peu! Est-ce assez ridicule de parler, d’agir comme tu le fais ? C’est une insulte à faire à ton Dieu que de lui dire que tu veux l’aimer avec un amour sec. Il n’est pas trop friand des restes. Oui, un amour où il n’y a pas de sincérité. Il rejette les tièdes! Que va-t-il faire de ton amour sec ? Tu veux marcher sans savoir où tu vas ? C’est bien le langage des insensés! 

Tu veux offrir tes souffrances sans ressentir de joies ? As-tu déjà vu des gens qui souffrent, être heureux ? Non, la souffrance est entrée dans le monde comme châtiment. N’est-ce pas la loi de Dieu, de la nature ? Il a créé les hommes pour les faire souffrir de leur vivant et après leur mort. »

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Jeudi, le 5 mars 1964

– Mimi : « Mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez. Augmentez en moi la grâce actuelle. Oui, mon Bien-Aimé j’ai tant besoin de toi. Seule ta grâce peut m’aider pour tout accepter. Aujourd’hui je sens une force nouvelle pour continuer ma route parce que je veux croire que tu es là présent en moi. Toute ma force est dans le mot « je crois », malgré l’état où je suis. Mon Bien-Aimé regarde ma misère, ma faiblesse, mais regarde surtout mon amour. Oui, je veux croire de toutes mes forces que je t’aime même avec mon amour sec. Je sais que mon amour est bien pauvre, bien indigne, mesquin, faible, mais je sais que par ton amour si pur, ton amour infini, ton amour miséricordieux, tu peux, si c’est la Sainte Volonté de notre Père, changer mon cœur, le rendre semblable au tien. 

Oui, mon Bien-Aimé, ouvre toute grande la plaie de ton divin cœur afin que je puisse y entrer avec mon amour et aussi avec toutes mes misères et ma bonne volonté. Malgré les apparences tu le sais que je veux être sincère; que je veux être obéissante envers toi et mon directeur. Quoique je ne comprends pas toujours ce qu’il me demande, je ne veux rien faire de moi-même. Ce n’est pas drôle pour lui d’avoir à diriger ma petite âme.» 

– Satan : « En effet, tu le sais, ton âme lui a coûté cher pour rien. J’espère qu’il va être assez humble pour admettre sa défaite, car tu sais son orgueil de prêtre va le perdre. Malgré les avertissements, les preuves que Dieu te rejette il continue à vouloir croire le contraire; il persiste à espérer, il lutte avec moi pour rien. Au jour du jugement il devra rendre compte à Dieu de tout le temps qu’il a perdu à diriger une âme damnée. 

S’il persiste à désobéir à Dieu en continuant à diriger ton âme, ça sera sa perte. Et nous serons si heureux! Au lieu d’une âme nous en recevrons deux. Une âme de prêtre et une âme victime. « Tu seras son couronnement sacerdotal. »

Dieu n’a pas dit à quel endroit il voulait le couronner. »

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, je suis si heureuse de vous recevoir! C’est en te recevant dans ton sacrement d’amour que je retrouve la force, le courage de vivre et de te suivre. Oui mon Bien-Aimé je m’appuie sur ta grâce et je me blottis entre tes bras pour me reposer quelques instants. La lutte est terrible pour moi si faible, mais elle est si salutaire pour mon âme. Merci mon Dieu de la belle surprise! W et R  viendront ce soir! »

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Samedi, le 7 mars 1964

– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel de m’avoir aidée à préparer ma communion. Mon Bien-Aimé comme ton silence me fait souffrir! Mon Bien-Aimé, merci d’être venu ce matin. Aide-moi, s’il vous plaît, à garder le sourire malgré mes souffrances physiques et morales, afin que mes deux petites sœurs W et R  puissent profiter de leur visite et retournent toutes encouragées, l’âme en paix et le cœur joyeux.

Dans l’après-midi, notre directeur est venu. Nous avons fait du travail d’Équipe avec W et R  nous avons tout offert. C et R. P.M. ne sont pas étrangers à notre travail. Merci mon Bien-Aimé de la grande faveur obtenue sur notre cher petit crucifix, notre trésor, notre bien. Il est si précieux pour nous! »

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Dimanche, le 8 mars 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, augmente en moi le courage pour continuer à te suivre par l’amour, la souffrance et la patience pour attendre ton heure. Merci d’être venu ce matin. C’est en regardant l’hostie que je te retrouve. Oui, te regarder avec amour, avec les yeux de la foi, te voir dans toute ta splendeur. Quand aurais-je ce bonheur ? »

Cet après-midi, travail d’équipe. Je te regardais sur notre cher crucifix! Que de souvenirs si beaux, si doux!  Merci! 

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Lundi, le 9 mars 1964

– Mimi : « Encore une journée avec toi pour souffrir afin de glorifier notre Père. Lorsque je te reçois, je me sens plus forte, mon amour grandit, mais je ne suis jamais rassasiée. J’ai toujours faim de toi. J’ai besoin d’entendre ta voix. J’ai besoin de ton intimité pour vivre, mais surtout pour mourir, où notre union sera parfaite pour toujours. 

Si tu savais mon Bien-Aimé, comme je m’ennuie de toi. Que j’ai hâte d’être présentée à notre Père comme ta petite épouse qui a coûté si cher et que tu as achetée au prix de ton sang! Oui, ce sang si précieux qui me désaltère et qui me purifie de plus en plus. Plus je te reçois, plus je m’identifie à toi, mon Bien-Aimé, mon Dieu, mon unique amour en qui je mets toute ma confiance. Je sais que tu te caches, mais avec l’aide de l’Esprit Saint, je comprends que ton cœur veille sans cesse sur mon âme et que ma douce Maman du ciel me protège de mon ennemi.

Merci de m’aider de me détacher de tout. Tu sais, hier, lorsque mon directeur me demanda de lui remettre les écrits de 1963, je me sentais faiblir. Il me semblait qu’il t’arrachait de moi, tellement notre intimité est grande. C’est une partie de mon cœur qui s’en va. Durant 1963, que de doux moments nous avons passés ensemble pour glorifier, consoler, aimer notre Père. Chaque jour je te retrouvais par l’intimité, par l’amour, par la souffrance. 

Père Éternel, mon Dieu, avec votre divin Fils, je vous offre ce sacrifice par amour. C’est bien le temps de le dire : « Faites de moi ce que vous voudrez! » Il ne faut pas que je garde en égoïste ce que tu m’as donné par amour par pure bonté. 

J’espère que les écrits donneront autant d’amour, de bonheur, de paix à celui qui les aura, car Dieu apporte son amour, sa paix, sa grâce. Et l’Esprit Saint donne sa force, sa lumière, et Dieu le Fils se donne par amour dans une grande intimité à l’âme qui lui ouvre la porte par l’amour, la confiance, l’abandon. »

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Mardi, le 10 mars 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que j’ai hâte de te voir. Je m’ennuie de toi. Je te cherche partout et en moi, tu sembles dormir. Réveille-toi, mon Bien-Aimé. J’ai tant besoin d’entendre ta voix pour retrouver notre intimité où nous ne sommes plus qu’un dans l’amour et la souffrance. Augmente en moi ce désir de la croix. Parfois, je me trouve si lâche pour te suivre. Mais mon Bien-Aimé, regarde-moi avec toutes mes misères, mes faiblesses. Regarde-moi telle que je suis… rien de plus qu’un petit rien entre tes mains puissantes. 

Mon Bien-Aimé je te remercie de m’aider dans cette lutte, dans cette épreuve. Ne me quitte pas, parce que laissée à moi-même je ne suis rien et ne puis rien. Humainement j’ai besoin de toi, de ton aide. Et spirituellement j’ai besoin de toi. Malgré l’état de sécheresse spirituelle, avec l’aide de l’Esprit Saint, je me réfugie dans les bras de ma douce Maman du ciel et j’attends ton retour, car tu ne peux rester longtemps loin de ta divine Mère, ma Mère aussi. Je me mets sous sa protection. Médiatrice de toutes grâces, elle veille sur moi et intercède pour moi. »

J’ai tellement besoin de prières, de lumières pour bien accomplir avec amour, sincérité, la Sainte Volonté de Dieu sur moi.

Cet après-midi, j’ai longuement causé avec mon directeur. Je lui ai fait part de mes doutes, de mes craintes. Avec sa charité habituelle, il a été patient à tout écouter. Mon ennemi rageait de voir que j’ai été très ouverte avec lui en lui exposant les besoins de mon âme. Il me parla de la confiance, de ton amour miséricordieux pour moi, de l’importance de l’obéissance. 

Il me conseilla pour m’aider dans cette épreuve de dire souvent : Je crois, j’espère, je t’aime, je t’adore. Et pour lutter contre mon ennemi et me distraire de sa voix j’ai commencé à essayer d’écrire à la machine les écrits de 1957. Mon ennemi rage. Mon esprit est si occupé à trouver les lettres pour ne pas faire trop d’erreurs! Mon ennemi prend la fuite pour quelque temps. Merci à l’Esprit Saint de m’avoir inspiré ce moyen d’éloigner mon ennemi.

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Mercredi, le 11 mars 1964

– Mimi : « Merci de cette belle visite! Je suis si heureuse de te recevoir. C’est avec toute la sincérité de mon cœur que je veux te dire que je t’adore, j’espère et je t’aime. Dans l’état où je suis, je veux croire avec la foi de ma douce Maman du ciel, je veux espérer comme elle et t’aimer avec son cœur si pur. Avec ma douce Maman, je veux redire mon fiat chaque jour. Dans ses bras, je suis en sécurité. Je souffre tellement, mais je veux être sincère et tout offrir par amour par les mains de Marie Immaculée, ma Mère que j’aime tant. »

– Satan : « Pauvre petite fille, tu le constates que tu n’as plus la foi. Pourquoi vouloir croire, espérer et aimer malgré tout ? Crois-tu que le fait de demander de l’aide de la Vierge, tout va s’arranger ? Si elle était si puissante, elle aurait pu sauver son Fils au lieu de le laisser mourir pour rien! Crois-tu qu’elle va s’occuper de toi ? Que peut-elle faire de plus ? »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, que je souffre. Je viens d’apprendre la triste nouvelle, c’est-à-dire l’épreuve qui vient de s’abattre sur ma famille. Tout s’est bien réalisé de ce que tu m’annonçais le 7 janvier 1964. Moralement je suis bien atteinte. Cependant ô mon Bien-Aimé, permets que cette épreuve soit acceptée comme une grande grâce et en expiation. Qu’à l’avenir, la paix, l’amour règnent dans ma famille. Fais taire les mouvements de révolte et que tous se soumettent avec humilité à ta Sainte Volonté. Je te demande ton aide pour les soutenir, ton amour pour opérer dans ces âmes. Je te les confie tous et toutes. Ô Esprit Saint, Esprit d’amour, de vérité, éclaire ces âmes afin qu’elles reconnaissent leurs erreurs et demandent sincèrement pardon à Dieu.

Mon Dieu, je te remercie de tout ce que tu as fait pour moi, pour m’aider. »

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 Jeudi, le 12 mars 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’unis cette épreuve à ta passion. Avec ta grâce, j’accepte tout par amour, pour toi, pour les âmes. »

– Satan : « Pauvre petite fille, pourquoi vouloir toucher son cœur en lui disant que tu veux t’unir à sa passion ? Quel orgueil que de vouloir être avec lui sur la même croix! Lui-même a demandé à son Père d’éloigner ce calice de lui. Ta force est-elle plus grande que sa puissance ? Crois-tu que Dieu le Père va jeter un regard vers toi ? Il est juste. Tu prends plaisir à l’offenser, à le tromper, à te moquer de l’Esprit Saint! Moi, tu me sers avec respect presque. Je suis au même rang que ton Dieu et même plus, car tu prends le temps d’écrire lorsque je te parle. Ton Dieu n’ose même pas te regarder, même te parler. Il se cache parce qu’il a peur de toi, de ton amour mesquin, de tes prières d’hypocrite, de tes paroles menteuses, de tes souffrances morales imaginées, de tes souffrances physiques inutiles. Même les écrits dénotent chez toi ta folie. Tu écris simplement ce que tu voudrais être. Toute ta vie, tu as eu un idéal mais tu n’as jamais eu le bonheur de l’atteindre, alors devant cette vie perdue pour toujours, que pouvais-tu espérer ? Que pouvait-elle t’apporter de bonheur, de paix, de sécurité pour l’avenir, pour l’éternité qui n’est autre chose que le néant, la fin de tout ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, après un long silence, je viens te demander d’écrire un mot à l’occasion de l’anniversaire de notre instrument qui travaille si bien pour nous. Remercie-la pour tout, spécialement de t’aider à porter ta croix. Avec cette croix de tous les jours et notre instrument, nous pouvons réaliser en toi nos desseins pour notre plus grande gloire et pour ta sanctification. »

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Vendredi, le 13 mars 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci d’être venu quelques instants pour m’aider. Je crois, j’espère et je t’aime. Je crois que tu es là présent en moi. Je crois que tu es là dans cette épreuve voulue par notre Père. »

– Satan : « Je me demande par quel moyen ton Dieu, le Tout-Puissant va te faire comprendre que tu es dans l’erreur. De plus en plus tu vas en profondeur dans l’abîme. Tu crois avoir libéré ta conscience en disant tout à ton directeur. Il ne veut même pas te pardonner avec le pouvoir qu’il a. Et pourtant les faits sont là. Les écrits sont contre toi. Que de faussetés! Crois-tu que l’Esprit de vérité se prête à cette comédie ? Non, cet Esprit témoignera contre toi au jour du jugement. Tu devrais trembler de frayeur. Je me demande si tu auras du courage lorsque ton Dieu te jugera plus sévèrement qu’une autre, parce que par les écrits, tu as répandu l’erreur. Tu as trompé son amour. Tu n’as pas respecté les secrets de son intimité. 

Combien de fois il te disait qu’il te cachait aux regards humains pour protéger son amour, son intimité! Il te disait qu’il te cachait comme un trésor. Tu n’as pas obéi, tu n’as pas été discrète en écrivant et en laissant lire tes notes. Que peut-il y avoir d’intéressant à lire dans la vie d’une âme damnée ? Que de temps perdu à lire ces notes, ces mensonges. Pourtant il y a assez de livres inspirés de Dieu qui sont plus utiles pour les âmes. 

Ton châtiment sera terrible, tu vas souffrir du besoin de le posséder, car sur la terre, tu n’es jamais rassasiée. Cela est de la gourmandise spirituelle. Cette séparation d’avec ton Dieu sera une torture parce que tu n’as été qu’un avec lui. Tu as connu et aimé l’intimité que ton Dieu ne réserve qu’à ses amis. 

Tu auras autant de douleurs qu’il y a eu de pages d’écrites. Tu peux voir d’ici ce que tu vas souffrir. Si tu cesses d’écrire je te promets, lorsque tu seras avec moi, d’être indulgent parce que tu as fait ton possible pour bien travailler pour moi. »

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Samedi, le 14 mars 1964

– Mimi : « Ma douce Maman du ciel aide-moi, s’il vous plaît à bien préparer ma communion. Prête-moi ton cœur si pur, ton âme si sainte pour recevoir, adorer, remercier Dieu, mais surtout pour garder en mon âme la Sainte Trinité. Ma douce Maman regarde ta petite fille qui souffre et qui lutte! Tu sais dans quel état lamentable je suis. Je ne puis rien te cacher, et pourtant je voudrais tant te dire combien je souffre loin de ton Jésus. Plus je le désire, plus il se cache. Tu me comprends, n’est-ce pas ? Tu sais ce que c’est que de le chercher ? Voilà plus que trois jours que je le cherche. Aide-moi à le retrouver, s’il vous plaît. Je n’en peux plus! La croix m’écrase! Je n’ai plus la force de marcher. Je n’ai plus de courage pour le suivre! Je le cherche partout, je le cherche en moi dans cette épreuve, mais c’est le vide. Tout est sec! Plus d’amour pur! Plus d’intimité! Si je pouvais être sincère en lui disant que je crois, j’espère et je l’aime!

Ma douce Maman du ciel, si pure, aide-moi s’il vous plaît à purifier mon esprit, mon âme, ma volonté, mon corps. Donne-moi la main. Je tremble d’effroi devant la semaine qui commence. Aurai-je le courage d’accepter tout ?  Et pourtant, je l’ai promis devant notre petit crucifix. Mon directeur était témoin. Il me conseilla de dire et de redire, quel que soit mon état d’âme : Mon Dieu, je crois, j’espère et je vous aime. »

– Satan : « Vraiment la situation est critique. Ton âme est en danger et ton salut éternel perdu. Ne perds pas ton temps en invoquant la Vierge. Que peut-elle faire de plus ? Sa puissance est inutile pour toi. »

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Dimanche de la Passion, le 15 mars 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu. Ce jour me rappelle le 7 avril, 1957. Ton message était si consolant pour nous lorsque tu nous parlais de notre cher petit crucifix. Oui, ce cher petit crucifix qui a été l’objet de notre union dans l’amour et la souffrance, qui a été témoin de notre intimité, qui est ma force, ma consolation, mon bouclier contre mon ennemi. Oui, mon Bien-Aimé je baise avec amour, respect, confiance notre cher petit crucifix. En te regardant sur cette petite croix comment ne pas penser à ton amour pour moi.

Oui, mon Père, mon Dieu, avec votre divin Fils, je bénis cette croix et je l’accepte avec amour. J’unis mes souffrances à la passion de votre divin Fils. Avec votre grâce, je veux le suivre en portant ma croix de chaque jour. »

– Jésus :Ma petite G, ma petite hostie d’amour que j’aime tant, avec la permission de notre Père, je viens te redire mon amour. Je viens comme l’ange pour te consoler, pour t’aider dans tes agonies. Par la Sainte Communion, je viens te fortifier car ta mission n’est pas finie. Ensemble restons bien fixés sur notre croix. Quelles que soient la longueur, la lourdeur de ta croix, elle restera toujours notre étendard d’amour. Oui, notre croix sera notre force, et notre amour sera notre triomphe pour glorifier notre Père. Oui, notre amour triomphera sur la vie, sur la mort, sur les âmes, surtout sur ton ennemi qui rage contre toi. Il me lance un défi car il a juré de perdre ton âme. Ma Bien-Aimée sois courageuse, lutte, accepte tout. Le combat sera dur, douloureux. Tu sais, lutter avec ton ennemi est une grande grâce que je donne à mes petites victimes après le don royal de la croix. 

En t’associant à ma passion, à mes souffrances tu t’identifies à moi. C’est la plus belle preuve d’amour que tu puisses nous donner, accepter d’être un avec moi pour toujours. Sois très obéissante à notre cher représentant car il faut que tu luttes avec ton ennemi. Ton directeur, par son sacerdoce a le pouvoir de le terrasser. Je serai avec toi toujours. »

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Lundi, le 16 mars 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme je suis heureuse de te recevoir. Je sais que tu vas m’aider à lutter. Merci d’être venu me consoler, m’encourager. Tout était si noir! Je sais que j’aurai beaucoup à souffrir afin de coopérer avec toi au salut des âmes. Avec ta grâce je l’accepte cette croix, car je crois que tu es avec moi pour toujours. Oui, mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez pour votre plus grande gloire. Et merci de me donner l’occasion de réparer, d’expier, de mériter. Je vous donne tout au nom de votre divin Fils, au nom de notre amour, au nom de ses mérites. Je vous en supplie, gardez-moi bien unie à lui, à sa passion et si ma pauvre nature tremble, hésite, a peur, fixez-moi de nouveau à la croix avec votre divin Fils, car vous le savez bien qu’au fond de mon petit cœur je ne puis rien vous refuser. 

Vous connaissez mon Dieu les besoins de mon âme qui ne soupire qu’après vous. J’ai soif du Sang Précieux de votre divin Fils, j’ai faim de lui, je ne suis jamais rassasiée de votre présence, ô Trinité Sainte qui êtes ma joie, mon espérance, mon salut. Ô Esprit d’amour, guide-moi, éclaire-moi dans mes ténèbres; soutiens ma foi, fortifie-moi, donne-moi du courage pour lutter durant ce combat que mon Père permet pour le plus grand bien de mon âme. Oui, cette âme qui a coûté si cher.  Dieu a été si bon, si miséricordieux pour moi. Pour lui témoigner mon amour, ma gratitude, j’accepte d’être fixée à la croix avec mon Bien-Aimé afin de lui rendre gloire et pour sauver beaucoup d’âmes. »

– Satan : « Pauvre petite fille, tu ne sais pas ce qui t’attend ? Ton Dieu accepte le défi. Il a tellement peur de perdre qu’il attendait ton consentement. Où est sa puissance sur ton âme ? Comment vas-tu lutter avec un Dieu craintif ? 

Ton Bien-Aimé se cache pour ne pas regarder la lutte. Ton orgueil va te perdre, toi, la plus petite créature, vouloir combattre contre moi, le roi des ténèbres. Crois-tu que ton amour pour ton Dieu est une arme puissante ? »

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Mardi, le 17 mars 1964

– Mimi : « Merci, je suis toujours heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte! »

Aujourd’hui commencent les attaques de mon ennemi.

– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi. Vers vous je lève les yeux avec confiance. Toi seul, ô mon Dieu, mon Père Tout-Puissant, toi seul peux me sauver. Du fond de mon abîme, je crie vers toi. Écoute ma voix. Mon cœur souffre. Mon âme soupire après mon Bien-Aimé. Viens m’aider à lutter contre mon ennemi qui rage et qui s’attaque à tout mon être avec violence. Mon âme est troublée, ma volonté est inerte. Mon amour reste froid, indifférent même devant notre cher petit crucifix. J’ai l’impression de marcher seule dans la nuit, entourée de fantômes. La lutte est terrible. Avec la permission de mon directeur je vais offrir plus. Ô Esprit Saint donne-moi la force pour combattre. Ma douce Maman du ciel, donne-moi la main, s’il vous plaît. Saint Michel protège-moi.

Mon Dieu, je crois, j’espère et je vous aime. Mon Bien-Aimé j’ai confiance en toi. Je me méfie tellement de moi-même. Avec toi, je veux tout offrir par amour. Oui, mon Dieu, mon Père, que votre Sainte Volonté soit faite en moi. J’attends tout de vous; sans vous je ne puis rien. Dans cette lutte ne permettez pas que je vous perde. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je suis là en toi. Il faut remporter la victoire, même au risque de ta vie. Mais ton âme est protégée. Nous sommes là. 

Le combat est très sérieux, dangereux. Tu es placée comme un bon petit soldat sur la ligne de feu. 

Quelles que soient tes blessures, tu ne tomberas pas sous les coups de ton ennemi. Physiquement tu auras beaucoup à souffrir, mais ton âme, il ne peut l’approcher. Ma Bien-Aimée, si mon Père a accepté le défi avec ton ennemi, c’est pour le confondre, c’est pour écraser son orgueil. En acceptant de lutter avec nous, tu nous rends gloire. Tu sais le combat de ton ennemi n’est pas fini. Ce n’est pas chose facile pour lui de lutter avec une âme victime, une âme qui sauve d’autres âmes pour nous. »

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Mercredi, le 18 mars 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu du grand bonheur que j’ai de vous recevoir six jours de suite. Je crois mon Dieu, mon Bien-Aimé que si je n’avais pas eu la chance de te recevoir si souvent, je n’aurais pas eu la force de tout accepter.

Oui, mon Bien-Aimé, tu es toute ma force, mon espérance, mon soutien. Avec toi en moi je veux accepter la Sainte Volonté de notre Père. Je veux marcher avec amour afin de glorifier notre Père. »

– Satan : « Pauvre petite fille, comme il faut que tu sois naïve pour croire que ton Dieu va t’aider! Je me demande ce que tu penses en voulant tout accepter, même le combat avec moi. Tu sais, un combat spirituel n’est pas un jeu et j’aurai toutes les chances de mon côté puisque ton Dieu me laisse libre d’agir. Donc, j’ai plein pouvoir sur toi. En agissant ainsi, ton Dieu, lui le Tout-Puissant, annonce sa défaite, car c’est moi qui agirai et commanderai. Je suis très heureux de ce combat. 

Dieu me donne le privilège de me venger de toi. Tu veux être fixée à la croix avec lui ? Tu veux coopérer avec lui pour sauver des âmes ? Sois sans crainte. Pour avoir le bonheur de te voir souffrir avec lui, je ne reculerai pas devant la souffrance physique et morale. Je ne serai pas seul moi! Ma chère petite fille, réfléchis bien. Tu peux toujours rétracter tes engagements envers lui. Ton Dieu n’a pas été juste envers toi. Comment a-t-il agi ? Il prétend respecter ta liberté mais il ne cesse de faire pression sur toi; tu es envahie par son amour. Comment veux-tu être libre puisque tu n’es plus qu’un avec lui ? Il est encore temps pour te ressaisir et reprendre ta liberté, tu n’as qu’à refuser le combat. 

Alors tu n’auras pas de souffrances inutiles, tu retrouveras la paix. Ton Dieu en acceptant le combat ne pensait qu’à ses intérêts, Il ne pense pas à toi. Dans son orgueil de Créateur il voulait faire éclater sa puissance sur ton âme et remporter la victoire. Mais qui aura souffert ? C’est toi, pas lui. »

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Jeudi, le 19 mars 1964

Fête de saint Joseph!

Mon directeur et moi avons fait deux triduum pour célébrer ce beau jour. Nous fêtions aussi Dieu le Père.

– Mimi : « Merci de nous avoir donné saint Joseph, oui, le père nourricier de votre divin Fils. Nous fêtons aussi notre douce Maman du ciel, car on ne peut séparer l’époux de l’épouse. C’est par toi, ô mon Bien-Aimé, que nous pouvons offrir tant de bonheur à notre Père, à notre douce Maman du ciel, à toi, à saint Joseph et à nous. Ces deux triduum m’ont tellement aidée à tout accepter. Sans toi je ne puis rien. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, c’est à nous de remercier notre cher représentant. Malgré son âge, quatre-vingt-deux ans, il ne recule pas devant le sacrifice pour nous prouver son amour et nous faire plaisir.

Aux membres de l’Équipe : prenez exemple et suivez bien ses conseils. « Celui qui vous écoute, m’écoute. » Et lorsqu’un prêtre parle en notre nom, il ne peut jamais se tromper. 

Ma Bien-Aimée, durant cette épreuve, il faut que tu vives ta foi, car tout secours spirituel viendra de ta confiance. Accroche-toi à nous avec amour. Je suis avec toi pour lutter. Par la présence de la Sainte Trinité en ton âme, tu n’as rien à craindre. 

Je t’aime ma Bien-Aimée et je resterai avec toi pour toujours malgré l’état où ton âme sera. Je sais que tu vas souffrir beaucoup. Durant tes trois agonies du cœur, de l’âme et de l’esprit il te faudra de plus lutter, combattre avec ton ennemi. Sois assurée de mon amour qui te soutiendra jusqu’à la fin. Avec moi tu en sortiras victorieuse pour notre plus grande gloire. Si tu savais le nombre d’âmes qui vont en bénéficier de ce temps de souffrance! Plus tu souffriras, plus notre amour sera fort, puissant et plus je serai en toi avec ma grâce. »

– Satan : « Pauvre petite fille, j’espère que tu ne croiras pas cela, des paroles qui n’ont aucun sens. Il te dit que plus tu souffriras, plus il sera en toi, mais, physiquement, qui va souffrir ? C’est toi. Son amour te soutiendra. As-tu déjà vu une victoire remportée par l’amour ? J’ai un pouvoir puissant sur ton corps, sur tes sens. Avec cela, j’aurai bien l’âme, l’esprit, la volonté. Je suis libre. Je vais gagner. »

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Vendredi, le 20 mars 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de votre visite en mon âme. Par ta présence je me sens plus forte et c’est en toi que je mets ma confiance. Je croix, j’espère et je vous aime. Oui, je veux te le redire souvent. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, ma chère petite hostie d’amour, je remercie ton directeur d’avoir déposé entre tes mains les trois armes puissantes contre ton ennemi. Oui, la foi, pour croire dans la profondeur de ton abîme que je suis avec toi que je t’aime; pour croire aussi que cette épreuve est voulue de notre Père pour sa gloire et pour ta sanctification.

Ma Bien-Aimée, si tu savais le nombre incalculable d’âmes qui vont ressusciter avec moi, je devrais dire notre triomphe, car tu auras une large part de ma joie pascale après m’avoir suivi dans le chemin douloureux de ma passion, de mon agonie, de ma mort.

Avec l’espérance, la confiance en nous présents en toi, tu n’auras rien à craindre quelles que soient tes blessures physiques et morales, je les panserai. Ta douce Maman mettra un baume sur tes blessures, et notre amour, encore plus fort, plus vivant fera cicatriser tes blessures. Pense à moi et regarde-moi sur notre cher petit crucifix, témoin de notre amour dans la souffrance pour sauver des âmes, beaucoup d’âmes, spécialement celles de la ruchée de notre cher apôtre P.M., où les âmes viendront comme des abeilles. Nous déposerons dans ces âmes notre message d’amour, de paix, qui sera doux, suave comme du miel pur. 

Et c’est avec délices que ces âmes savoureront les paroles de notre cher apôtre qui travaille si bien pour nous, pour notre plus grande gloire. Nous attendons beaucoup de lui. Plus tu accepteras et souffriras, plus tu l’aideras dans ses ministères. L’amour et la souffrance ne doivent pas être seulement pour les membres de notre Équipe d’amour. Notre amour miséricordieux doit parcourir le monde et notre message de paix doit envelopper toutes les âmes dans un même amour par une grande charité. »

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Samedi, le 21 mars 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai tellement hâte de me reposer dans tes bras pour toujours. Avec ma communion d’aujourd’hui nous avons pu t’offrir une belle neuvaine de communions. Je suis si heureuse. J’ai tant besoin de toi! »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, nous sommes si heureux et consolés de pouvoir venir dans ta petite âme. Moi aussi j’ai besoin de repos avant la grande semaine. Unis tes souffrances à ma passion. Offre tout par amour pour nous et les âmes. Oui, ma Bien-Aimée c’est durant la semaine sainte qu’il y a plus de péchés, de sacrilèges qui se commettent. Et pourtant c’est le temps de l’amour, le temps du pardon où ma miséricorde est en abondance, où je voudrais répandre mes grâces sur toutes les âmes. Je suis là et j’attends. Tu auras beaucoup à souffrir pour les âmes qui vont s’approcher des sacrements en état de péché. Combien d’âmes sous prétexte d’accomplir leur devoir pascal se présenteront pour recevoir le pardon de leurs fautes et ne seront même pas sincères. La contrition n’est qu’à la surface. Combien d’âmes me reçoivent ainsi sans préparation, sans amour, sans sincérité. »

– Satan : « Pauvre petite fille tu n’es pas fatiguée de l’entendre se plaindre tous les jours ? Ton Dieu prétend respecter la liberté des âmes. Que fait-il ? Il n’est pas juste. Il passe son temps à se plaindre, à faire des reproches. Où est sa puissance sur les âmes ? Ton Dieu accepte le combat. C’est ridicule, car c’est toi qui vas souffrir. Toutes mes armes sont prêtes. J’aurai plus d’âmes que ton Dieu et je n’ai pas besoin de pleurer pour les avoir, de me plaindre pour attirer la sympathie. »

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Dimanche, le 22 mars 1964

Dimanche des rameaux.

– Mimi : « Mon Dieu que votre Sainte Volonté soit faite! Oui, mon Dieu, mon Père, j’ai confiance en vous. Mettez-moi, s’il vous plaît, en état de bien vous servir durant cette semaine. Quel que soit l’état de mon corps, de mon âme, de mon esprit, je veux suivre mon Bien-Aimé durant sa passion. Avec votre grâce, je veux tout accepter avec amour jusqu’au don total, jusqu’à la croix. S’il vous plaît, donnez-nous des âmes pour votre plus grande gloire. Je vous remercie de votre belle visite. Je suis si heureuse de vous recevoir. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, aujourd’hui tu commences avec moi ta mission de victime d’amour. Merci du beau travail d’Équipe. Je sais que tu souffres beaucoup. J’ai une preuve sensible que tu es bien fixée à la croix. Comme j’attendais avec patience ce jour où tu répondrais oui dans cette lutte. Le combat est commencé cet après-midi. Aucun temps de répit! Offre-moi tout. Tu sais ma Bien-Aimée, moi aussi je souffre avec toi, mais en coopérant avec moi tu allèges ma douleur, tu mets du baume sur mes plaies. Tu me consoles lorsque durant tes épreuves, tu baises avec respect, avec amour, notre cher petit crucifix. Avec moi tu es en sécurité. Je ne crains pas! Ton ennemi te hait. Cet après-midi, il a été forcé de fuir devant moi et pourtant je n’étais pas dans toute ma gloire, dans toute ma puissance. Il n’est pas capable de me regarder sur la croix, Je devrais dire notre croix. »

– Satan : « Ma chère petite fille, ton Dieu prétend être si humble et dans son orgueil, il croit que j’ai peur de le regarder sur la croix! Si je ne le regarde pas c’est qu’il me dégoûte. 

De plus, ce n’est pas lui qui m’intéresse pour le moment, c’est toi. Il ne respecte pas le défi. C’est avec toi que je dois lutter et non avec lui. Il veut te faire mériter et t’envoie de l’aide par la présence de R venue pour plusieurs jours. Que peut-elle faire de plus ? »

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Lundi Saint, le 23 mars 1964

– Mimi : « Merci. Je suis si heureuse de te recevoir. Après une nuit de souffrances morales et physiques, je viens refaire mes forces pour la journée afin de continuer la lutte avec mon ennemi. Comme je souffre de la tête. Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à cacher mes souffrances. Je t’offre tout par amour. Cet après-midi la lutte a été terrible. Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée à prendre les grands moyens et d’offrir plus. Avec l’assistance de ma douce Maman du ciel, je parvenais à dire : Mon Dieu, j’ai confiance en vous, j’espère en vous et je vous aime. Chaque fois, mon ennemi rage et redouble ses attaques. Merci de m’avoir aidée. Mon ennemi a fui. »

– Jésus :Ma chère petite hostie, n’est-ce pas que tu crois en ma présence en toi ? Reste toujours unie. Ton directeur a beaucoup prié pour toi ainsi que notre cher apôtre P.M.  W et C  souffrent aussi,  R  nous console. C’est un appui moral pour vous. Merci à notre chère Équipe de nous consoler. Je suis si heureux d’être avec vous cette semaine. Reste avec moi durant ma passion. Il y a tellement d’âmes à sauver. Offre bien tout pour ceux qui veulent accomplir leur devoir pascal, mais hésitent devant le sacrifice, devant l’effort pour faire une bonne et sincère confession et une bonne et fervente communion où la seule raison serait l’amour. Si les âmes voulaient se laisser conduire par notre amour, par notre esprit d’amour, elles vivraient en paix avec nous. »

– Satan : « Pauvre petite fille, ton Dieu croit les âmes assez naïves, assez stupides pour croire à son amour qui ne rapporte rien de sensible. L’amour de ton Dieu apporte la souffrance, les épreuves, les privations, la guerre, la haine, la mort. 

Il voudrait des âmes en leur disant : « Venez tous à moi, suivez-moi, prenez votre croix. » Seuls les insensés veulent le suivre. Moi, pour avoir des âmes, je n’ai même pas la peine de parler. Je n’ai qu’à leur présenter l’amour dans toute son étendue, l’amour charnel, sensuel, l’amour de l’argent, l’amour des plaisirs, des honneurs, et avec moi les âmes peuvent vraiment vivre et jouir. »

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Mardi Saint, le 24 mars 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme je trouve le temps long avant de te recevoir à 4 :00 heures, p.m.! Merci d’être venu. Merci d’avoir aidé mon directeur, il est si malade, mais pour vous faire plaisir, il ne calcule pas ses souffrances. Il offre tout par amour. »

– Jésus :Ma chère petite hostie d’amour je suis si consolé. Tu as une dure mission à remplir. Sois sans crainte, je suis en toi et je resterai ton époux, ton Bien-Aimé. Ma Bien-Aimée reste bien fixée avec moi. Ton ennemi est déchaîné. Il cherche par tous les moyens de te nuire. Sois très prudente, très attentive aux inspirations de l’Esprit Saint qui te guide vers nous. Ta douce Maman du ciel veille sur toi. 

Merci pour le beau travail d’Équipe. Si vous saviez le nombre d’âmes que vous avez aidées par vos prières, par vos souffrances unies à ma passion. C’est par un privilège spécial que vous êtes associés à moi afin de glorifier notre Père.

Ma Bien-Aimée, ton ennemi est très habile. C’est par une grâce spéciale que je permets que ton directeur découvre ton ennemi. Par son pouvoir sacerdotal, ton directeur a tous les droits sur lui. Ton ennemi rage contre toi. Quelles que soient ses attaques, il ne peut rien faire sans notre permission. Plus il lutte avec toi, plus tu mérites et plus nous sommes consolés. Le nombre d’âmes à sauver est si grand et les âmes généreuses si peu nombreuses! »

– Satan : « Tu vois ma chère petite fille ton Dieu admet qu’il y a peu d’âmes pour le servir, l’aimer. Regarde la croix! Voilà l’image de sa défaite! Tu souffres pour rien. Il est encore temps de renoncer à cette vie de souffrances que lui a choisie pour toi. Après cela, il dit qu’il respecte la liberté des humains et c’est un vrai martyre ce que tu endures. »

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Mercredi Saint, le 25 mars 1964

– Mimi : « À peine quelques heures de sommeil après une lutte avec mon ennemi. Je parvenais à dormir un peu mais j’étais éveillée très tôt. Je ne pouvais dormir. J’avais trop hâte de te recevoir! C’est toujours nouveau de vous recevoir. Je ne suis jamais rassasiée.

Jour d’actions de grâces! Voilà quatorze ans que mon directeur me fit faire mes vœux. J’étais si heureuse, ô mon Bien-Aimé, d’être ton épouse. Enfin je suis à toi pour toujours. Je me souviens de ce jour que j’aurais voulu éternel.

Après mon action de grâce, je renouvelle mes vœux. Que de beaux souvenirs pour nous! J’ai longuement pleuré en silence! Les larmes de joie sont si douces en sa présence. Pendant ce temps mon ennemi se tenait près de moi, il voulait agir sur mes sens afin de me troubler et me distraire de notre entretien. »

– Jésus :Ma chère petite épouse tant aimée, comme nous étions heureux sous le regard de notre Père. Au moment de notre union parfaite ta petite âme sera envahie par notre présence presque visible à certains regards humains. Oui, ce jour si attendu de nous où ta petite âme sera consumée par notre amour. Ma chère petite épouse que j’aime, oui, je vais venir dans toute ma gloire pour te chercher. Mon étreinte d’amour sera si forte que ton pauvre petit cœur de chair ne pourra pas supporter autant de bonheur. »

– Satan : « N’est-ce pas que ton Dieu a le tour de se moquer de toi! Que de promesses ridicules! Il t’entretient pour essayer de gagner du temps, mais moi, je n’ai pas de temps à perdre. 

C’est pour cela que je ne te laisse pas de répit, même la nuit, car tu sais, même la nuit, j’ai beaucoup d’âmes qui me servent. Ton Dieu en a si peu. Tu vois comme ton Dieu est ridicule. Lorsque je suis près de toi, il prétend que tu mérites. »

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Jeudi Saint, le 26 mars 1964

– Mimi : « Enfin je puis te recevoir aujourd’hui en ce beau jour du Jeudi Saint. Oui, mon Bien-Aimé quel bonheur de te recevoir dans toute ta splendeur. Tu es si beau! Ton amour est si grand, si puissant pour transformer ma petite âme. Seul ton amour miséricordieux peut produire cet effet en moi. »

– Jésus :En effet, ma Bien-Aimée, c’est moi qui opère en toi par ma grâce, ma miséricorde. Quel beau jour! C’est aussi jour de fête pour nous. Oui, ma chère petite hostie d’amour, ce matin après ta communion, mon étreinte a été trop forte. Ta petite âme a ressenti les effets de ma gloire, de notre présence en toi. Ce n’est rien à comparer à notre union parfaite, car ce qui s’est produit n’est qu’une répétition de mon offrande à notre Père. Oui, je lui disais : Me voici, ô mon Père, avec ma petite épouse bien-aimée, votre petite hostie d’amour, qui par une grâce spéciale, a répondu oui à votre appel en acceptant votre Sainte Volonté sur elle. 

Oui, mon Père, regardez-la aujourd’hui comme votre petite hostie, Je devrais dire, comme votre grande hostie, puisque je suis avec elle pour toujours. Demain, penchez-vous sur elle, regardez-la comme votre petite victime d’amour, qui par une mission spéciale, doit coopérer avec moi pour sauver des âmes par l’amour et la souffrance en vivant en parfaite intimité avec nous présents dans sa petite âme où nous faisons nos délices. Nous aussi, nous ne sommes jamais rassasiés de venir dans son âme qui nous désire et nous invite par son amour et nous ouvre la porte par l’état de grâce; alors nous entrons avec notre puissance, notre gloire. Nous la comblons en déposant en elle notre intimité »

– Satan : « Pauvre petite fille, encore des rêveries, des illusions. Profite bien des dernières heures qu’il te reste avec lui. Demain, tu seras fixée à la croix, mais pas avec lui. C’est moi qui ai maintenant tous les pouvoirs sur toi. Le défi est commencé. Il faut que je remporte la victoire, car une âme qui veut sauver d’autres âmes a de la valeur pour moi. »

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Vendredi Saint, le 27 mars 1964

– Mimi : « Quel beau jour, le Vendredi Saint! Je suis si heureuse d’être placée avec toi sur la croix! »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, c’est à nous de vous remercier d’avoir accepté tout par amour pour nous et les âmes. Durant le travail d’Équipe, vous avez mérité beaucoup pour les âmes. Votre ennemi voulait vous empêcher de travailler. Combien d’âmes auront bénéficié de vos prières, de vos souffrances.

Ma chère petite hostie d’amour c’est la première fois que tu portes royalement ma couronne d’épines. Je l’ai placée sur ta tête afin de te faire mériter par tes souffrances. Au moment de notre union parfaite cette même couronne deviendra ta couronne de gloire. Je sais que tu as beaucoup souffert lorsque je t’ai annoncé que je ne venais pas te chercher pour toujours. Moi aussi, j’aurais tant aimé arriver avec toi vers notre Père, mais par ton vœu d’immolation, notre Père te demande plus pour les âmes, le Saint-Père, pour le succès du Concile Œcuménique, pour les âmes de notre cher apôtre P.M. Ta mission est si grande à accomplir! Comme moi, il faut attendre et se soumettre à la Sainte Volonté de notre Père. Cette épreuve est terrible pour toi de ne pas nous recevoir aujourd’hui et ta souffrance morale est plus intense que ta souffrance physique. »

Pendant le chemin de la croix à trois heures, mon ennemi faisait son apparition. Il m’attaquait avec violence et voulait me troubler, même me blesser afin que je ressemble à « ton Dieu », me disait-il en riant. Les attaques redoublèrent lorsqu’il alla chercher de l’aide. Il me disait :

– Satan : « Ma chère petite épouse, prends des pilules afin de mourir plus vite pour aller vers ton Dieu. Il ne pourra pas te juger sévèrement puisque tu désires être près de lui le plus vite possible. Il sera si heureux de te recevoir. Ton directeur ne peut rien dire de ton acte, car s’il est vraiment sincère, il devra te pardonner au nom de Dieu. Après cela tu auras ton ciel plus vite. Personne ne peut te blâmer. Ton Dieu lui-même le dit que la plus grande preuve d’amour est de donner sa vie pour ceux que l’on aime en accomplissant le don total. »

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Samedi Saint, le 28 mars 1964

– Mimi : « Une autre journée sans te recevoir. J’ai si hâte de te recevoir! Je souffre tellement! Que j’aurais aimé être avec toi dimanche! »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, viens, ne pleure pas. Tu es plus heureuse que Marie-Madeleine, car au matin de Pâques, elle me cherchait encore, mais toi, par notre intimité, notre amour, tu n’as qu’à nous regarder présents en toi. Avec ta douce Maman du ciel, rends-nous grâce de tout notre amour, de nos bienfaits. Demain, ma Bien-Aimée ta petite âme ressuscitera avec moi, parce que ton désir de me suivre jusqu’à la croix, jusqu’au don total a été sincère. Même aujourd’hui ta petite âme a été éprouvée, tu as souffert terriblement pour les âmes qui attendent à la dernière minute pour faire leur confession pour Pâques. Chaque fois qu’une âme profane mon divin corps, elle renouvelle mon agonie, ma passion, ma mort. C’est pour cette raison que tu souffres davantage durant le travail d’Équipe. C’est l’orgueil qui est à la base de tout. Ta pauvre petite tête souffre. Moi aussi je souffre lorsque les épines sont enfoncées de force. 

Ma chère petite hostie d’amour, nous sommes si consolés par le beau travail d’Équipe! Merci à ton directeur d’avoir été généreux et fidèle à me suivre. R a rempli son devoir. W, C souffrent aussi. P.M. est un habile ouvrier auprès des âmes. Ma chère petite épouse, que j’aime, merci de votre amour pour nous, et les âmes. »

– Satan : « Après tant de preuves comment peux-tu croire à son amour pour toi? Il n’a pas le droit de te faire souffrir en plaçant sa couronne d’épines sur ta tête. En faisant ce geste inutile, il admet sa défaite. 

Tu vois jusqu’où va la folie de la croix ? Oui, cette croix qui est ton unique espérance. Comme il faut être malade de l’esprit pour croire que tu es une âme victime. D’un autre côté tu es victime de ton orgueil pour croire que ton Dieu t’aime en t’associant à sa passion qui a été sa défaite pour toute l’éternité. Et toi tu marches avec lui pour ta perte. Je voulais rire de toi en te disant que ton Dieu a placé sa couronne sur ta tête. Tu le croyais si fort que tu avais mal. »

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Dimanche de Pâques, le 29 mars 1964

– Mimi : « Pâques! Enfin tu es là mon Bien-Aimé dans toute ta gloire. Soyez glorifié, ô Père Éternel, par la passion, le sang, la mort de votre divin Fils ressuscité par l’amour, pour nous.

Merci d’être venu ce matin. J’étais si heureuse! Ces deux jours de séparation m’ont paru si longs. Ô ma douce Maman du ciel aide-moi, s’il vous plaît, à attendre avec patience, même dans les choses spirituelles. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, ensemble rendons grâce à notre Père. En ce beau jour, voilà le triomphe de mon amour, de ma puissance sur les âmes, sur la vie, sur la mort. Ma Bien-Aimée, j’aurais tant aimé que notre union soit parfaite aujourd’hui. Mais, selon la Sainte Volonté de notre Père, il faut que tu attendes. La mort d’une âme victime d’amour est parfois très lente. Par un privilège, tu as une mission à remplir, celle de faire connaître l’amour dans la souffrance par l’intimité. 

Si tu savais le nombre d’âmes que nous t’avons confiées et que tu dois sauver avec moi! Plus tu souffriras, plus je serai près de toi, parce que durant ma passion, mon agonie, ma mort, tu étais près de moi, ton amour me soutenait. Durant le travail d’Équipe, combien je te regardais souffrir avec moi bien fixée sur notre croix! Notre Père était consolé en regardant ce beau tableau représentant le triomphe de l’amour dans la souffrance! Avec le concours de l’Esprit Saint, tu as accepté de me suivre, de coopérer avec moi pour sauver des âmes. 

Dans la vie spirituelle, il n’y a pas seulement que la bonne volonté, le désir, mais bien de l’amour, beaucoup d’amour pour nous et beaucoup d’amour pour pouvoir accepter notre Sainte Volonté. Il ne faut jamais se raidir dans mes bras. L’âme souple, docile, humble, confiante, s’abandonne et garde une paix profonde. »

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PRIÈRE
Pâques, 29 mars 1964

Recevez Père Saint, avec la blanche hostie, tout ce que je dépose sur la patène d’or. Je vous offre ma vie et celle de G.F., mon épouse bien-aimée, que de toute éternité avez choisie pour moi. Au nom de mes mérites, de ma passion, de son amour, recevez-la pour votre plus grande gloire et le salut des âmes.

Acceptez-la comme une hostie consacrée afin que votre sainte Église, au nom du Père Éternel, purifie toutes les âmes.

Ô Dieu Tout-Puissant, Père Éternel, par les mérites de ma passion, de mon sang, de ma mort, de ma Résurrection, acceptez-la comme victime d’amour.

Ô Dieu Tout-Puissant, soyez béni et glorifié par cette petite victime et par toutes les âmes que vous lui avez confiées.

Ô Vierge Immaculée, veillez sur cette âme, votre enfant. Protégez-la des assauts de son ennemi, et qu’après avoir accompli sa mission de victime, de faire connaître l’amour dans la souffrance par une plus grande intimité, elle puisse jouir de la béatitude éternelle.

Ainsi soit-il.

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Lundi, le 30 mars 1964

– Mimi : « Merci d’être venu! Je suis si heureuse d’être avec toi pour commencer ma journée! Je suis si épuisée que si je m’écoutais je resterais couchée afin de mieux me reposer. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je sais que tu souffres beaucoup, mais je désire plus pour les âmes qui refusent d’approcher de moi dans mon sacrement d’amour. Si ces âmes comprenaient mon grand désir de me donner à elles! Avec quelle tendresse je les regarde chacune en particulier! Du haut de ma croix, je les voulais toutes pour les offrir à mon Père afin qu’il soit glorifié. »

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Mardi, le 31 mars 1964

– Mimi : « Mon Dieu, ayez pitié de moi. Je souffre tellement! Mon pauvre petit cœur fait si mal! Mon Bien-Aimé, j’ai peur de mourir comme cela. Ce serrement de gorge, cet étouffement  qui me surprend au moment où j’y pense le moins. Est-ce bien là ta Sainte Volonté ? Mon Bien-Aimé aide-moi à tout accepter. Mon ennemi se tient près de moi pour me troubler. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, sois courageuse. Tu n’auras aucun temps de répit. Peu importe que ton ennemi soit près de toi. Moi, ton Dieu, ton Bien-Aimé, je suis en toi. Ton âme est notre asile où nous habitons pour toujours. Malgré les attaques de ton ennemi, reste en paix avec nous. En suivant les conseils de ton directeur, tu peux marcher sans crainte vers nous. Depuis quatorze ans qu’il dirige ta petite âme que nous lui avons confiée et qu’il doit nous remettre toute purifiée. Sa tâche délicate n’a pas toujours été facile, même elle a été pénible parfois. Dans son humilité il nous demandait de l’éclairer, de l’aider. Avec nous il t’a bien fixée à la croix. Il sait ce que nous voulons et attendons de toi, notre petite victime d’amour. »

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Mercredi, le 1er avril 1964

– Mimi : « Nous commençons un autre mois, vais-je le finir ? Merci mon Bien-Aimé d’être venu ce matin. Merci de m’avoir aidée à parler à mon directeur. Avec ta grâce j’ai pu définir l’état de ma petite âme. Je suis si tourmentée. Il me semble que je vis un rêve. Tout ce que je voudrais savoir, comprendre, devient pour moi un mystère, de l’incertitude. Je voudrais marcher sur un chemin droit et c’est le contraire qui se produit. Je reviens toujours au point de départ; je tourne en rond. Et pourtant tu le sais combien je voudrais parfois m’arrêter un peu pour refaire mes forces afin de mieux te servir. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, il ne faut pas te surprendre, surtout dans la situation présente qui fait partie de notre programme. Par tes vœux d’immolation du corps, de l’âme, de l’esprit, il n’est pas permis pour toi de savoir si tu marches sur un chemin droit ou si tu tournes en rond, si tu reviens au point de départ ou si tu t’arrêtes. Ma Bien-Aimée, tout ce que tu dois faire est de nous faire confiance et d’obéir à ton directeur qui a charge d’âmes. Il marche avec nous. Par une grâce spéciale, il sait ce que nous voulons de toi et de lui, car avec moi il doit aussi coopérer à ta mission. Il ne faut pas que tu doutes de ton union avec moi dans l’amour et la souffrance et de tout ce qui se passe durant le travail d’Équipe. 

Ce n’est pas un rêve mais bien une réalité, et mon amour miséricordieux pour toi n’est pas un mystère, mais bien un amour vivant, un amour puissant. Ma Bien-Aimée, ce que j’ai fait pour toi je puis le faire pour toutes les âmes. Ma miséricorde est infinie. Mon amour est sans limite. Devant une âme misérable, coupable, je me penche avec plus d’amour. C’est un besoin de pardonner, de me donner à elle, surtout si cette âme est humble, sincère, aimante. »

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  Jeudi, le 2 avril 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de ton aide. Sans toi je ne puis rien. Je t’en supplie donne-moi la force de te suivre jusqu’au bout, jusqu’au don total. J’ai tellement besoin de me sentir seule avec toi pour t’écouter, te parler sans témoin oculaire. Oui, mon Bien-Aimé, parle-moi. J’ai besoin d’entendre ta voix pour me rassurer sur notre amour. Tu sais que je ne puis rien te cacher, mais je suis triste à la pensée que je pourrais te perdre. Il me faut lutter encore, m’accrocher à toi, car tu es mon unique espérance. 

Oui, mon Dieu, mon seul refuge. Selon les conseils de mon directeur, tout ce que je dois faire est d’obéir, de dire et redire souvent : mon Dieu, je crois en vous, j’espère en vous et je vous aime. Dans la situation présente, dans ce temps d’épreuves, je me demande jusqu’où va ma foi, mon espérance et mon amour. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, tu veux savoir jusqu’où va ta foi ? Regarde-moi présent en toi et tu comprendras. Crois-tu que notre intimité est simplement une illusion ? Ce besoin de m’aimer, de me suivre, de me servir, de souffrir avec moi, de coopérer avec moi pour sauver des âmes est une preuve que ta foi est bien vivante en toi. La foi pure ne consiste pas en une foi sensible. Ma Bien-Aimée dans la vie spirituelle, la foi doit être purifiée, éprouvée. Avant de paraître devant nous l’âme doit traverser un sentier obscur où sa foi doit être purifiée avant de retrouver son éclat devant la majesté divine. Médite bien ceci : tu seras jugée sur ta foi en l’amour de Dieu, en notre amour miséricordieux; ta foi en l’Esprit Saint, ta foi en la présence de la Sainte Trinité en toi, ta foi en notre intimité, ta foi en notre union dans l’amour et la souffrance, ta foi en ta mission de victime d’amour et d’hostie vivante consacrée par notre amour. 

Tu seras jugée sur ta foi dans les épreuves, dans tes sécheresses spirituelles, ta foi dans les grandes tentations et durant le travail d’Équipe, ta foi sur nos entretiens et sur les écrits, ta foi envers ton directeur. La foi, la confiance sont deux choses concrètes et le lien de notre amour. Tout doit revenir vers nous avec amour. »

– Mimi : « Mon Dieu, augmentez ma foi, mon amour, s’il vous plaît. »

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Vendredi, le 3 avril 1964

– Mimi : « Enfin, tu es là mon Bien-Aimé! Pour refaire mes forces je viens près de toi, car je crois que tu es là présent en moi. J’étais si heureuse de te recevoir ce matin. Je méditais sur ton amour miséricordieux envers moi. Je revoyais chaque époque de ma vie où ton amour m’a protégée, soutenue, éclairée, dirigée. Malgré ma conduite, il y avait au fond de mon petit cœur ce besoin de t’aimer, de souffrir avec toi. Dès l’âge de six ans j’ai connu la souffrance morale et physique. Combien de fois j’ai pleuré en silence, n’osant me confier à personne, même pas à ma chère maman. Pourtant un cœur de mère comprend tout. Combien de fois j’aurais aimé me confier, m’appuyer la tête sur son cœur pour me faciliter les confidences. Mais ne pouvant pas dévoiler notre intimité, j’ai tout gardé secret, confidences, etc. Sous le masque du sourire j’ai caché bien des souffrances. »

– Jésus : En effet, ma Bien-Aimée ton directeur et moi avons attendu longtemps pour voir ce qui se passait au fond de ta petite âme. Même aujourd’hui tu es restée mystérieuse pour certaines personnes, mais pas pour nous; avec ta petite âme ouverte, affectueuse, sincère, il n’y a pas de mystère entre nous puisque nous ne sommes qu’un. Ton directeur a reçu une grâce spéciale pour diriger ta petite âme, pour découvrir bien cachés au fond de ta petite âme, tous tes petits secrets, nos entretiens, ta mission de victime de notre amour. Un jour ton directeur te disait ceci : « Dieu veut tout de vous. » Ce jour-là, il savait ce que nous voulions et attendions de toi. Avec nous il a dirigé ta petite âme. Il a coopéré avec nous, il l’a purifiée. Maintenant que tu es bien fixée à la croix, il ne te reste plus qu’à lui obéir, sans même comprendre ce qui se passe en ton âme. Le mystère est maintenant pour toi. Avec moi, tu es en sécurité. »

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Samedi, le 4 avril 1964

– Mimi : « Merci de nous avoir aidés pour faire ce triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel. Nous sommes rendus au 2e jour. Je suis si heureuse de vous recevoir. Oui, mon Dieu je crois en vous, j’espère en vous et je vous aime. Mon Dieu, augmentez ma foi, ma confiance, mon amour. »

Après une lutte avec mon ennemi tout ce que je pouvais dire pour m’accrocher à Dieu était : Mon Dieu je veux croire que je crois, car tout était si sombre. C’était le vide; rien de cette intimité qui me soutient continuellement. Tout disparaissait.

– Mimi : « Merci de ton amour. Après ma communion, je sentis une force. Avec toi, que puis-je craindre de mon ennemi ? »

– Jésus :Mais oui, ma Bien-Aimée, avec moi ton époux qui suis en toi présent! Je suis là avec ma grâce, car il faut me demander chaque jour la grâce d’état pour accomplir ta mission et aussi la grâce du moment présent, car il suffit d’un moment pour commettre une erreur dans la vie spirituelle comme dans les choses matérielles. Dans un seul moment, une âme peut s’éloigner de moi et me perdre pour toujours. Mais l’âme qui prend la bonne habitude de demander ces grâces ne craint pas de perdre notre amour, notre intimité, car à chaque moment nous sommes avec elle. Ma Bien-Aimée, il faut avoir pleine confiance en ma divine Providence. Avoir confiance quand tout va bien est bien, mais avoir confiance quand tout va mal, quand tout s’écroule, tout est noir, c’est cela avoir la foi pure et pleine confiance. Avec la foi, l’espérance, l’amour, la confiance, tu peux marcher sans crainte malgré les attaques de ton ennemi. Il ne peut s’approcher de toi. »

– Satan : « Tu vois comme ton Dieu te trompe! Durant les grandes tentations, j’agis sur tes sens. Que dis-tu des étouffements, de tes chutes physiques, etc ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, tu vois jusqu’où va l’orgueil de ton ennemi? S’il agit sur tes sens, c’est parce que nous le lui permettons. Notre divine Mère va le chercher pour l’humilier. Alors il s’attaque à toi avec violence pour se venger. Pendant ce temps tu souffres, tu mérites, tu coopères avec moi à sauver des âmes que ma divine Mère va chercher pour nous rendre gloire.

Parfois il y a des âmes très difficiles à atteindre, surtout des âmes consacrées, des âmes qui ont abusé de ma grâce, de mes sacrements. Pour prendre possession de ces âmes, je suis obligé d’obéir à notre Père et venir vers ces âmes avec mon amour miséricordieux, ma couronne d’épines, ma croix. Parfois la conquête est assez longue, mais je triomphe toujours.

Oui, ma Bien-Aimée, ma petite hostie d’amour, notre petite victime que nous aimons tant, continue de nous aimer, de nous suivre fidèlement sans même comprendre tout. Dis-toi simplement que nous ne sommes qu’un dans un même amour, sur la même croix, que Dieu Tout-Puissant, notre Père, nous aime. C’est un honneur pour toi de souffrir avec moi et c’est un bonheur pour moi de souffrir avec toi. » 

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Dimanche, le 5 avril 1964

– Mimi : « Comme j’ai trouvé le temps long avant de te recevoir, à 10:00 heures! Merci mon Dieu de nous avoir aidés. Nous avons fini notre triduum pour fêter notre douce Maman du ciel. Elle si bonne pour nous! Elle veille sur nous. Merci de ta protection toute spéciale, de ton amour sensible devant les attaques de mon ennemi.

Mon Dieu, c’est bien le temps de le dire : faites de moi ce que vous voudrez. Avec votre grâce, j’accepte tout de vous. Que puis-je vous refuser après tant de preuves d’amour dont je suis entourée malgré mon indignité ? Ô mon Dieu, Père infiniment bon et miséricordieux, merci de votre amour. Je ne puis retenir mes larmes de joie, de reconnaissance de m’avoir donné votre Fils comme époux. 

Ô mon Père, vous avez dû fermer vos yeux sur mes misères. Par contre vous avez ouvert votre cœur et vos bras puissants pour me recevoir comme votre enfant prodigue. Des millions de remerciements. Comme ma dette de reconnaissance est de plus en plus grande envers vous, envers mon Bien-Aimé, envers l’Esprit Saint, envers ma douce Maman du ciel, envers tous ceux et celles qui prient pour moi. C’est avec le secours de l’Esprit Saint que je puis marcher avec vous.

Ô mon Bien-Aimé, avec toi je veux accepter et accomplir ce que notre Père attend de sa petite fille, si faible, si fragile.

Ma douce Maman du ciel, apprends-moi, s’il vous plaît, à rester bien cachée aux regards humains afin que je ne puisse pas nuire aux desseins de Dieu sur moi. Demande pour moi, l’humilité du cœur, de l’âme, de l’esprit. J’ai tellement besoin de grâces, de prières pour suivre votre Jésus jusqu’au don total, sur la croix. »

– Jésus :Ma chère petite épouse jamais tu ne comprendras exactement l’importance de ta mission de victime d’amour! Oui, être victime avec moi dans notre amour par la souffrance, être victime avec moi sur la croix. Oui, ma Bien-Aimée ta mission est grande de faire connaître mon amour, c’est-à-dire, notre amour dans la souffrance. En faisant connaître notre amour, tu enseignes aussi l’importance de souffrir avec moi. L’amour et la souffrance peuvent se concilier avec mon intimité. Combien de belles âmes aiment et souffrent sans trop comprendre l’importance de leurs épreuves, de leurs croix. Oui, accepter de souffrir avec moi. Combien je les aiderais encore plus par mon intimité, car avec moi, cette présence deviendrait réelle. Je serais un Dieu vivant. En pratiquant l’intimité avec nous, avec moi, l’âme apprendra vite à bien nous recevoir, à nous accepter dans sa vie. Comme un Dieu, je comblerai cette âme, et comme un ami, un frère, un époux, je lui parlerai sans cesse. Toute sa vie spirituelle changera d’aspect. 

Sur la croix, ceux qui ont eu le privilège d’être près de moi sont les âmes qui ont partagé mon intimité. Par l’intimité, l’âme humble, sincère, respectueuse vit continuellement en notre présence. Être enfant de Dieu ne consiste pas seulement à être baptisé, nous prier le matin, le soir et dans la journée selon la règle, nous recevoir par les sacrements, mais bien de vivre son baptême car nous sommes entrés dans cette âme avec notre amour, notre puissance, notre intimité. Nous voulons que les âmes nous prient, nous adorent, mais nous voulons surtout que l’âme nous parle intimement, sans détour, simplement, comme un enfant parle avec amour, avec confiance à son Père qui est aussi un Dieu. »

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Lundi, le 6 avril 1964

Fête de l’Annonciation de la très Sainte Vierge.

– Mimi : « Bonne fête Maman! J’ai eu le grand bonheur de recevoir la sainte communion. Merci mon Bien-Aimé. Que de souvenirs pour moi. Déjà quatorze ans que j’ai reçu la grâce de faire mes vœux. À partir de ce jour, tout dans ma vie a été changé, transformé par ton amour. »

Je souffre tellement aujourd’hui! Je ne puis écrire. 

N.B : L’annonciation de la très Sainte Vierge est le 25 mars 1964. On peut penser que Mimi n’a pu transcrire ce texte avant le 6 avril 1964.  / S.D

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Mardi, le 7 avril 1964

– Mimi : « Mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez pour votre plus grande gloire. Avec votre grâce j’accepte tout par amour en union à la passion de mon Bien-Aimé. Lorsque Dieu parle par la souffrance, sa voix devient plus intime. Être unie à mon Bien-Aimé par l’amour et la souffrance, voilà mon grand désir, mon idéal, mon bonheur, ma paix. »

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Mercredi, le 8 avril 1964

– Mimi : « Merci d’être venu ce matin pour me réconforter, m’aider à tout accepter.

Mon Bien-Aimé, la mission que j’ai à remplir est bien grande pour ma petitesse, mais avec toi, je veux coopérer. Je m’appuie sur toi avec amour, avec confiance et j’espère tout de ton amour infini. Les souffrances physiques et morales augmentent de plus en plus. »

– Jésus :Mais oui, ma Bien-Aimée, c’est ton ascension vers nous. Il n’est pas surprenant pour nous que ton petit cœur résiste à tout. Il contient tellement d’amour pour nous, pour les âmes. »

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Jeudi, le 9 avril 1964

– Mon Dieu, aidez-moi, s’il vous plaît. Je n’en peux plus et pourtant tu le sais mon Bien-Aimé que je veux te suivre jusqu’à la croix.

Donne-moi la force de marcher avec toi et si je tombe, porte-moi dans tes bras puissants. Au nom de notre amour, soutiens-moi, s’il vous plaît.

Mon Dieu j’accepte tout. Il faut que je reste bien couchée sur notre croix. »

Les petites hémorragies de la langue recommencent. Les inquiétudes commencent pour mon infirmière religieuse et pour les membres de ma famille.

Mon Bien-Aimé, je t’aime.

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Vendredi, le 10 avril 1964

– Mimi : « Que j’ai hâte de te recevoir! Il me faut attendre jusqu’à demain. Mes souffrances sont terribles. Mon Bien-Aimé, je ne te demande pas de moins souffrir. Je te demande s’il vous plaît la grâce, la force pour cacher ma souffrance afin de ne pas trop inquiéter mon entourage, ma famille.

Toi qui as voulu me cacher aux regards humains, cache-moi jusqu’à la fin. »

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Samedi, le 11 avril 1964

– Mimi : « Merci d’être avec moi. En te recevant je retrouve mes forces. J’ai tellement besoin de toi! Je trouve le chemin si long, si dangereux! Donne-moi la main pour me conduire vers notre Père.

Je me demande si cela est bien de prendre des comprimés pour calmer la douleur. En obéissant à mon médecin, est-ce que je fais bien ta volonté ? Est-ce que je remplis mon devoir d’état de victime ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, sois sans crainte. Malgré tous les remèdes, personne ne pourra adoucir tes souffrances. Ta douleur morale, qui peut la soulager? Ta souffrance est à nous. Si parfois tu ressens un peu de repos, c’est nous qui te le donnons afin que tu puisses refaire tes forces pour le combat. »

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Vendredi, le 17 avril 1964

– Mimi : « Merci d’être venu. Déjà un an que j’ai fait profession dans le Tiers-Ordre de Notre Dame du Mont Carmel. Que de souvenirs depuis ce jour! Que de grâces reçues! Merci mon Dieu pour tout. Mon Bien-Aimé reste avec moi sur la croix! Je souffre tellement. »

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Samedi, le 18 avril 1964

– Mimi : « Encore une autre communion! Je suis si heureuse de pouvoir te recevoir! Mon Bien-Aimé, comme mon directeur est généreux pour toi et pour moi. Aide-le, s’il vous plaît. Il souffre tant. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, je veille sur lui comme sur toi. Les âmes ne s’achètent pas seulement par la prière. Ton directeur le sait bien. »

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Dimanche, le 19 avril 1964

– Mimi : « Merci de nous avoir aidés pour commencer un triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel, le 22 avril, reine de la Compagnie de Jésus.

Mon Dieu bénissez, s’il vous plaît, tous les Pères Jésuites du monde et tous ceux qui doivent un jour reprendre la relève. Donnez-nous beaucoup de vocations religieuses et missionnaires afin qu’ils soient tous de bons et saints prêtres. Bénissez mon directeur que vous avez choisi pour diriger ma petite âme qu’il doit vous remettre toute purifiée pour votre plus grande gloire. Bénissez votre cher apôtre, P.M., à qui vous avez confié une si lourde tâche de prêcher aux âmes, de faire pénétrer dans les esprits et les cœurs ton amour. »

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Samedi, le 25 avril 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu pour tant d’amour. Pense à mon bonheur de te recevoir tous les jours 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, pense à ma joie de venir en toi. Merci mes chers enfants! Nous avons été touchés de la délicatesse de ton directeur et par son amour et sa générosité, Nous avons été comblés. Nous le tenons par une grâce spéciale, car rares sont les prêtres qui font du ministère à l’âge de 82 ans. Que cela serve d’exemple. Avec la foi, l’amour, la confiance, l’humilité ton directeur a toujours dirigé ses pas vers nous dans une entière soumission à notre Sainte Volonté. Comme une âme victime choisie par nous, il a répondu oui avec amour en acceptant la souffrance sous toutes ses formes, pour partage, la croix qu’il a acceptée comme un don. Cela ne l’a pas empêché de vivre heureux! »

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Dimanche, le 26 avril 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais pas ce qui se passe en moi. À cinq heures, j’étais éveillée en sursaut croyant que je devais communier, mais j’ai réalisé assez vite que ce n’était qu’un rêve. Mon Bien-Aimé je ne puis retenir mes larmes, je m’ennuie tellement de toi. Je compte les jours. Je trouve le temps si long! Que j’ai hâte de te voir! D’être près de toi! »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, sois patiente. Ton ascension vers nous est déjà commencée. Offre bien tout, même le sang que tu verses durant les petites hémorragies de la langue. Ce sang est utile pour les âmes, car il est uni à mon Précieux Sang. Tu sais chaque âme victime doit un jour ou l’autre verser du sang. Dans ton cas, c’est un point d’interrogation pour les médecins et les humains. J’ai permis que tu puisses me recevoir à tous les jours durant cette épreuve. En me recevant dans mon sacrement d’amour, tu pouvais refaire tes forces sans l’aide humaine. Ma grâce te soutient et mon amour est ta force. 

Humainement, ce n’est pas possible que tu puisses vivre avec tant de souffrances morales et physiques. Mais chaque jour se renouvelle en toi le miracle de l’amour. La foi, l’amour, la confiance sont des armes puissantes pour combattre. Ma Bien-Aimée, quand une âme a fait le vide en elle, là nous avons toute liberté d’agir en elle, de travailler avec elle. Plus cette âme reconnaît son néant, plus nous sommes en elle avec notre amour, notre puissance. Plus elle sent sa petitesse, plus nous la comblons par de grandes grâces et si cette âme est humble, sincère nous lui donnons ce que nous avons de plus beau, l’amour dans la souffrance par le don royal de la croix. Comme moi l’idéal de l’âme victime doit être l’amour dans la souffrance jusqu’au don total. 

Pour atteindre cet idéal, l’âme doit être humble, docile aux inspirations de l’Esprit Saint, se soumettre à notre Sainte Volonté en tout et partout, croire en notre présence en elle, vivre dans une grande intimité de tous les instants. Être chrétien, c’est accepter d’être aimé par nous et de nous aimer. Si l’âme a bien compris cela, son amour sera transformé, dirigé vers nous, car elle comprendra ce que nous attendons et voulons d’elle, quels que soient l’état de cette âme, l’étendue de ses épreuves, la sécheresse spirituelle, ses luttes, ses joies, ses victoires, cette âme restera toujours dans notre amour et gardera malgré tout la paix et notre intimité. Personne  ne peut lui ravir ces dons. »

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Lundi, le 27 avril 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te remercie d’être venu ce matin. Je ne suis jamais rassasiée. Je m’ennuie de toi. Aujourd’hui mon Bien-Aimé tu me gardes sur la croix avec toi. Augmente ma force, mon courage pour bien rester où tu m’as fixée, et où tu désires que je sois. »

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Mardi, le 28 avril 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de m’avoir aidée. Après plusieurs heures de souffrances physiques, morales surtout, je puis me reposer près de toi, mon Dieu que j’aime, que j’adore. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, moi aussi je te remercie de me donner l’occasion de me reposer en toi. Ma chère petite hostie d’amour, plus tu souffres, plus tu t’élèves vers nous, car t’élevant vers nous par la souffrance physique, tu te détaches de ton corps et par la souffrance morale, tu te détaches de toi-même, de ta volonté et t’élèves vers nous, c’est-à-dire, tu élèves ton esprit, ton âme vers nous.

Ma Bien-Aimée, c’est à l’école de l’Esprit Saint qu’il faut apprendre à aimer, à souffrir afin de désirer un jour la croix. Oui, la recevoir sincèrement, l’accepter à chaque instant, la porter de la manière que Dieu vous la donne, vous la prépare. À la mort, l’âme sera jugée sur son amour et la croix qu’elle aura portée avec résignation et conformité à notre Sainte Volonté. Tu sais, le mystère de l’amour et le mystère de la croix ne se séparent jamais. »

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Mercredi, le 29 avril 1964

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir! Je souffre tellement! Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à me tenir debout pour recevoir ces personnes. Sois dans mon cœur, sur mes lèvres afin que je puisse les aider. Elles souffrent tant! Si tu le voulais mon Bien-Aimé parler à chacune d’elles. Elles ont si besoin d’être encouragées. Moi, je fais bien mon possible, mais si c’était toi qui leur parlais, je suis certaine qu’elles retrouveraient la lumière, la paix, l’amour dont elles ont si besoin. »

Nous commençons mon directeur et moi un triduum pour préparer la fête de saint Joseph.

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Jeudi, le 30 avril 1964

– Mimi : « Mon Dieu, aidez-moi, s’il vous plaît. Je suis si heureuse de vous recevoir! Mon Bien-Aimé, j’ai tellement besoin de toi! Je souffre tant aujourd’hui. Il faut que j’aide mon prochain. Je ne me sens pas la force, mais avec toi, je sais que je vais pouvoir accomplir ce travail. »

– Jésus :Mais oui, ma Bien-Aimée, je suis en toi. Aujourd’hui je te demande beaucoup. Nous avons besoin de plus de souffrances pour les âmes et beaucoup d’amour pour nous. Si la personne te donne de l’argent pour ton travail, donne-le à ta compagne. Tu ne travailles pas pour l’argent mais par amour pour nous et les âmes. »

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Vendredi, le 1er mai 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu, je suis si heureuse! Avec votre grâce nous avons terminé le beau triduum en l’honneur de saint Joseph. Comme j’ai trouvé le temps long avant de te recevoir. »

Un autre mois commence! Oui, ce beau mois consacré à notre douce Maman du ciel.

– Mimi : « Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman, je t’en supplie, regarde ta petite fille si épuisée. Donne-moi ton courage pour continuer ma route. Donne-moi ta patience pour attendre l’heure de Dieu, donne-moi ton amour afin de mieux aimer et servir mon Dieu. Donne-moi ta sagesse en tout et partout, donne-moi ta soumission au bon vouloir de Dieu. Je me réfugie dans tes bras de Mère. Protège-moi de mon ennemi qui rage contre moi. Il prend tous les moyens pour m’empêcher de tout offrir. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, sois sans crainte nous veillons sur toi. Si tu pouvais voir avec quelle attention ma divine Mère prépare ton ascension vers nous. Que ton regard se lève de plus en plus vers nous. Malgré les attaques de ton ennemi, reste bien fixée avec moi sur notre croix. »

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Samedi, le 2 mai 1964

– Mimi : « Mon directeur est venu me faire communier. Merci mon Dieu de l’aider. Merci de ton amour. Merci de m’aider à cacher ma souffrance. »

Dans l’après-midi nous avons fait du travail d’Équipe avec R. Chaque fois nous sommes si heureux de travailler ensemble. Notre directeur nous donne l’exemple.

– Jésus :En effet, ma Bien-Aimée, tu as encore beaucoup à apprendre et à comprendre. Toutefois nous t’aimons comme cela, car nous savons que tu attends tout de nous. Tu le réalises de plus en plus. »

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Dimanche, le 3 mai 1964

– Mimi : « Merci de venir me combler par ta présence, mon Bien-Aimé que j’aime tant, mon époux choisi par notre Père. Je ne puis penser à tout l’amour miséricordieux sans verser des larmes. Je n’ai rien fait pour mériter tant de bonheur, de paix, d’amour, et tu me donnes la preuve en venant dans ma pauvre petite âme et malgré tout je ne suis jamais rassasiée. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, tu seras dans cet état jusqu’à notre union parfaite. Courage ma chère petite hostie d’amour. Le temps avance à grands pas. »

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Lundi, le 4 mai 1964

– Mimi : « C’est toujours avec joie que je te reçois mon Bien-Aimé. Tout ce que je puis te dire c’est merci. Oui, merci de ton amour. Avec toi, je veux tout offrir à notre Père. »

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Mardi, le 5 mai 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu. Chaque fois que j’ai le bonheur de vous recevoir, je sens en moi une force nouvelle pour accepter tout. Merci de m’aider à cacher ma souffrance. Merci de m’aider à porter ma croix de tous les jours. »

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Mercredi, le 6 mai 1964

– Mimi : « Encore une autre communion. Je suis si heureuse de vous recevoir dans votre sacrement d’amour. Mon Bien-Aimé, que puis-je te dire de plus ? C’est toujours le même langage. Oui, te dire et redire que je t’aime, que je te remercie pour tout. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, c’est le plus beau et plus touchant langage d’une enfant. Est-ce qu’un Père se lasse d’entendre son enfant lui dire son amour et lui témoigner sa gratitude ? Est-ce qu’un époux fait la sourde oreille aux aveux de sa petite épouse ? Ma Bien-Aimée, c’est par cette répétition de ton amour à chaque instant que se resserre notre intimité. 

Merci de me dire merci. Merci de me dire que tu m’aimes. Chaque fois que tu acceptes de souffrir avec moi, tu me consoles car je vois que tu m’aimes. Et par chaque acte de volonté uni à ma volonté c’est pour nous un éternel merci. »

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Jeudi, le 7 mai 1964

Fête de l’Ascension de Notre Seigneur !

– Mimi : « Merci de nous avoir aidés pour faire ce triduum à l’occasion de cette belle fête! Mon Bien-Aimé, comme j’aurais aimé partir avec toi aujourd’hui. Je ne puis retenir mes larmes. Je m’ennuie tellement! »

– Jésus :Ma chère petite épouse moi aussi j’ai hâte de te voir avec moi pour toujours. Ma Bien-Aimée par ta mission, par ton vœu d’immolation il faut que tu sacrifies ton bonheur immédiat de partir avec moi. Ton sacrifice uni à mon sacrifice sera très salutaire aux âmes. Sois sans crainte, ton ascension vers nous est commencée. Plus ton amour grandit, plus tu t’élèves. Plus tu souffres, plus tu montes vers nous. Plus tu fais l’aumône de tes souffrances, plus tu te détaches de toi-même. Ma Bien-Aimée, reste bien fixée avec moi sur notre croix. Ta mission est si grande. Pense au bonheur que tu possèdes et pense aux âmes qui souffrent et attendent de l’aide. J’ai besoin de toi pour coopérer par ton amour, par tes souffrances. »

Comme la voix de Dieu résonne autrement lorsque j’écoute avec la foi et comme la voix humaine change de son lorsque l’Esprit Saint parle.

– Jésus :Ma Bien-Aimée, ne l’oublie pas, c’est l’amour qui transforme et purifie l’âme, et c’est l’Esprit Saint qui opère par la souffrance. L’intimité complète le tout. »

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Vendredi, le 8 mai 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de me faire comprendre ton intimité, de me faire aimer la souffrance. Mon Bien-Aimé la plus belle prière que je puis t’offrir est la souffrance acceptée par amour. »

– Jésus :En effet, ma Bien-Aimée, lorsque tu souffres, tu coopères avec moi au salut des âmes. Tu renforcis le Corps Mystique, tu élargis les horizons de mon amour. En restant bien fixée à notre croix, tu restes notre petite victime d’amour que notre Père regarde avec amour, avec compassion, car avec moi, tu deviens un autre Christ souffrant puisque nous ne sommes plus qu’un, moi, l’infini, s’identifiant à toi, notre petit rien humain, mais notre tout dans l’amour spirituel et dans notre intimité.

Ma chère petite épouse, il ne faut pas te surprendre de ce langage entre nous. Si je fais plus pour toi que pour d’autres c’est que je savais qu’un jour, tu serais tout à moi pour toujours. Cela ne veut pas dire que tu n’auras plus à lutter, au contraire, le combat sera plus long, plus dangereux, car tu as à défendre notre amour. Il faut que tu protèges notre intimité pour bien accomplir ta mission de victime. Sois toujours disponible à notre bon vouloir.

Merci ma Bien-Aimée de me parler, de m’écouter, de m’aimer, de m’adorer comme Dieu. C’est avec amour que je me penche vers toi lorsque tu pries avec ta souffrance. C’est si facile pour toi, car notre intimité est sans limite et notre amour sans fin. »

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Samedi, le 9 mai 1964

– Mimi : « Merci d’être venu dans ma petite âme. Ma faim de toi augmente de plus en plus! Que j’ai hâte d’être avec toi pour toujours! Mon Bien-Aimé, tu me demandes de faire encore plus. J’accepte, mais donne-moi la force et le courage, s’il vous plaît. Je comprends maintenant combien tu as dû souffrir à cause de moi et j’ai appris combien une âme coûte cher. Comme ma dette de reconnaissance est grande envers toi, envers mon directeur qui a tant fait pour moi. Mon âme lui a coûté cher. Comme je regrette tout et te demande sincèrement pardon. Avec ta grâce, je veux t’aimer, je veux réparer, expier, et mériter. »

– Jésus :Ma chère petite épouse tant aimée, ne pleure pas. Viens près de moi. Ne me regarde pas avec des yeux si tristes. Ma Bien-Aimée, tu veux expier, mériter, réparer, qu’est-ce que tu fais lorsque tu acceptes tout par amour en restant fixée à la croix avec moi ? Si je permets que tu souffres moralement de l’incertitude et que tu sentes le vide en toi, c’est pour avoir le bonheur de t’entendre m’appeler à ton secours, de te sentir toute petite entre mes bras puissants. 

Je sais que je te demande beaucoup, mais je t’ai comblée en t’associant à ma passion et à ma Rédemption. N’as-tu pas reçu le don royal de ma croix ? Que penses-tu de ma couronne d’épines pour orner ton petit front ? N’as-tu pas été marquée pour honorer la sixième plaie sur ton épaule ? Ce n’est rien à comparer à ce que je te prépare pour notre union future. Ton pauvre petit cœur ne pourra pas supporter cette étreinte. »

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Dimanche, le 10 mai 1964

Fête des Mères.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, voudrais-tu, s’il vous plaît, souhaiter « Bonne Fête » à ma douce Maman du ciel et aussi à la mère de mon directeur ainsi qu’à ma chère maman qui est près de toi, je l’espère, et « Bonne Fête » à la chère mère de R, C  et celle de W,  sans oublier la mère de P.M. et toutes les mères de la terre. Mon Dieu, bénissez toutes les mamans et celles qui doivent un jour le devenir.    

Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman du ciel, merci d’avoir consenti à devenir ma Mère. Apprends-moi, s’il vous plaît, à toujours rester humble, bien petite, à garder le silence durant l’épreuve et dans la souffrance. Maman que j’aime, Mère de mon Dieu, laisse-moi me reposer sur ton cœur de Mère; j’ai tant besoin de toi, de ton aide pour bien accomplir ma mission de victime, que Dieu dans son amour infini a choisie pour moi. Avec toi, je veux accepter tout par amour. Je veux être docile à l’Esprit Saint. N’étant qu’un si faible instrument entre les mains puissantes de mon Dieu, mon Père tant aimé, j’ai besoin de forces pour lutter, de grâces pour accepter tout, de lumières pour marcher sans cesse vers mon Père. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, il ne faut pas regarder seulement ce que tu es. Il faut surtout regarder ce que nous sommes en toi. Ne t’arrête pas trop sur ton passé, il est à nous, c’est notre bien et nous sommes si heureux de le posséder, car il nous a fourni l’occasion de nous manifester en toi, d’exercer notre miséricorde infinie d’une manière toute spéciale, de te combler de notre amour en te donnant le privilège d’être associée à ma passion. 

De toute éternité, tu étais marquée et choisie pour accomplir cette belle mission dans l’amour et la souffrance, afin de coopérer avec moi au salut des âmes pécheresses, surtout des âmes consacrées. Par notre grande intimité, je te préparais à être mon témoin. Oui, témoigner de mon amour miséricordieux, témoigner de mon intimité, témoigner de ma puissance, témoigner de ma souffrance jusqu’au don total, jusqu’à l’immolation de tout ton être sur notre croix. 

Pour être mes témoins, il faut connaître mon Évangile, l’étudier, le pratiquer, l’aimer, le mettre dans sa vie et s’en servir envers tous. Chaque âme a besoin de se nourrir, d’alimenter sa vie spirituelle, afin de la faire fructifier, la purifier, la diriger vers nous. 

Pour bien comprendre mon Évangile, il faut demander sans cesse l’aide de l’Esprit Saint et tous ses dons. Il faut aussi beaucoup d’humilité pour accepter malgré toute l’importance que l’âme se donne parfois à vouloir tout comprendre, tout savoir. Sans nous, elle ne peut rien. L’orgueilleux ne comprend pas mon Évangile, parce que tout est humble, simple, pur. L’hypocrite peut s’en servir mais il ne le vit pas, car tout est si beau, si clair. La vérité éclate dans toute son étendue. Mon Évangile est une faible partie de mon amour, de ma miséricorde infinie. 

Seules les âmes humbles, dociles à l’Esprit Saint, soumises à notre Sainte Volonté, peuvent avec le secours de la grâce, vivre ma doctrine d’amour. Je parle aux âmes et l’Esprit d’amour, de vérité met l’âme en état de comprendre et notre Père donne tout. »

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Lundi, le 11 mai 1964

– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, mon Dieu, mon tout; je suis si heureuse de te recevoir. Je souffre tellement aujourd’hui. Je me demande comment je pourrai rester debout. Viens à mon secours. Je ne suis même pas capable de me peigner. Cela me demande un grand effort, et dire que dans le passé, je pouvais passer une heure à me coiffer juste pour paraître fière. Merci de me donner l’occasion de réparer mon orgueil, ma vanité. »

– Jésus :En effet, ma chère petite épouse, il y avait tellement d’orgueil en toi. Que de choses dans cette petite tête. Mais je dois te faire une remarque : il ne faut pas te laisser abattre et que tu deviennes insouciante de ta personne. Je n’aime pas que mes âmes consacrées deviennent négligentes, car j’aime tellement le beau, le pur, le propre. Pense que nous sommes présents en toi. 

Par respect pour nous, même si cela te demande un grand effort physique, sois digne d’habiter dans notre demeure que nous voulons propre en dedans comme au dehors. Que dirais-tu de voir du désordre dans mon temple ? Tu es le temple vivant où nous habitons avec toute notre puissance, notre gloire. C’est une marque d’amour envers nous que de paraître et d’être propre, gaie. Ne l’oublie pas, tu es un porte-Dieu. Tu es l’enfant de Dieu, mon épouse. Si je me permets de te faire cette remarque, c’est que je veux plus. Je veux être fier de toi. Je t’aiderai. Si tu n’es plus capable de te peigner, de faire ta toilette, demande de l’aide. Offre-moi tout. »

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Mardi, le 12 mai 1964

– Mimi : « Bienvenu dans notre demeure par une communion spirituelle. J’ai si hâte à demain pour te recevoir. Merci mon Dieu de me donner le désir de te recevoir, de me donner le goût de te manger. Merci de me donner la foi pour croire que tu es là présent en moi. Merci de ton amour miséricordieux. Merci de m’avoir confiée à un bon directeur qui comprend si bien l’état de mon âme et le désir que j’ai de te posséder. Merci de l’aider à me diriger. Aide-nous, s’il vous plaît, à bien préparer la belle fête de la Pentecôte et la venue de l’Esprit Saint, l’Esprit d’amour, de vérité, de Paix, de lumière. Avec ta grâce j’espère recevoir tous les dons que tu désires me prêter, parce que tout ce que j’ai t’appartient. Oui, mon Bien-Aimé, mon Dieu, que j’adore, je m’abandonne avec amour, avec confiance entre tes bras puissants. »

– Jésus :Ma petite épouse, merci de me dire merci. Un simple petit merci, une seule marque de reconnaissance, un tout petit signe de gratitude, un seul regard vers nous, nous console et réjouit mon cœur. Les âmes qui savent être reconnaissantes des dons reçus, des joies comme des peines sont nos enfants privilégiés. »

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Mercredi, le 13 mai 1964

– Mimi : « Merci mes amours! Ô Trinité Sainte, que je suis heureuse de vous recevoir dans ma petite âme! Mon Bien-Aimé, je t’offre tout par amour. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, chaque fois que tu offres tout par amour, tu nourris tes enfants spirituels, tu renforcis le Corps Mystique. Par ta souffrance qui représente un travail, tu aides énormément notre Église, surtout en temps de Concile, tu soutiens mes âmes qui travaillent pour nous, tu nous donnes des âmes. Je t’associe au ministère de ton directeur et de celui de notre cher apôtre, P.M. que tu soutiens par tes prières et notre souffrance. La moisson des âmes est abondante. La récolte est très difficile parfois, mais son travail est fécond.

Aujourd’hui, je te demande plus pour aider ton directeur et les autres membres de l’Équipe.

Ma Bien-Aimée, par ta souffrance cachée, tu aides à donner le courage, la force aux âmes que nous t’avons confiées par ta mission de l’amour dans la souffrance. Chaque âme victime a un certain nombre d’âmes à aider. C’est pour cela que tu dois vivre dans une grande intimité avec nous afin de coopérer plus étroitement au salut des âmes. La Rédemption a été accomplie par l’amour et la souffrance et ce qui m’a soutenu et aidé durant ma mission, ma vie terrestre, ma passion a été l’intimité avec mon Père et la présence de l’Esprit Saint.

Ma Bien-Aimée, garde toujours intacte notre intimité et notre amour sera protégé. »

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Jeudi, le 14 mai 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-nous, s’il vous plaît. Nous désirons commencer un triduum de communions pour fêter l’Esprit Saint, pour le remercier de son assistance de tous les instants, de son amour pour nous, de sa présence en nous, de son aide, de tous ses dons. Sans son esprit d’amour, de vérité, de lumière, de paix, combien de fois j’aurais fait fausse route!

Merci, ô Esprit Saint pour tout, merci de m’avoir conduite là où Dieu me voulait de toute éternité. Merci de m’avoir éclairée, guidée même quand je ne voulais pas te croire, ni croire ce que mon directeur me disait au sujet de ma mission de victime, des tentations, de l’amour miséricordieux envers moi. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, en effet, tu as déjà été très ingrate envers l’Esprit Saint et très méfiante envers nous et très injuste envers ton directeur qui avait pour mission de diriger ta petite âme vers nous. Tu nous as coûté cher à tous. Malgré tout nous savions que tu ne pouvais fuir notre amour, cette voix intérieure si claire, si nette, si pure qui te poursuivait sans cesse et que parfois tu voulais faire taire parce que tu n’en comprenais pas l’importance. C’est alors que par pure bonté et sur l’ordre de notre Père, l’Esprit Saint pouvait agir quand même en toi, malgré toi.

Ne pleure pas ma Bien-Aimée, je sais que tu regrettes tout. Si je fais cette remarque c’est pour prouver que l’Esprit Saint agit sans cesse dans les âmes. Malgré leur état, il agit et travaille continuellement afin de bien remplir son engagement envers nous et dans l’âme des baptisés. »

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Vendredi, le 15 mai 1964

– Mimi : « Merci d’être venu ce matin. Nous commençons notre triduum. Mon Dieu, merci de tout mon petit cœur affectueux. Je suis si heureuse de vous recevoir. Mon Dieu, ô Père Éternel, mon Père, aide-nous, s’il vous plaît, à bien préparer cette belle fête de la Pentecôte.

Ma douce Maman du ciel, près de toi, je veux me tenir constamment. Comme les apôtres, c’est avec toi que je veux recevoir l’Esprit Saint et ses dons. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, la présence de ma divine Mère était nécessaire près de mes apôtres pour leur aider à préparer la venue de l’Esprit Saint, ce Dieu méconnu que l’on considère parfois comme une simple colombe.  C’est plus que cela l’Esprit d’amour, de vérité. Il est Dieu. Son Esprit est rempli d’amour, de sagesse, de puissance. C’est lui, le dispensateur des grâces. C’est lui qui dirige et conduit les âmes vers nous. Dès qu’une âme est baptisée, il s’engage envers nous, envers cette âme afin de l’aider, de la guider, de l’éclairer, de la conduire vers nous. Il lui inspire la direction qu’elle doit suivre. Il l’éclaire sur le choix de sa vocation. 

Quel que soit son état de vie, l’âme sincère, humble, aimante est toujours sous la tutelle de son esprit, de sa sagesse et de ses dons. Comme nous, son bonheur est de le donner aux âmes. C’est un besoin pour lui de pénétrer dans chaque âme afin de déposer en elle tous ses dons et de partager son intimité. Il coopère avec moi au triomphe de notre amour et au salut des âmes. Aucune âme ne peut se sauver sans le secours, sans l’assistance de l’Esprit Saint. Pour bien comprendre notre amour, il faut le concours de l’Esprit Saint. »

Ma Bien-Aimée, lorsque je désire une âme c’est par l’Esprit Saint que je vais la chercher et si cette âme est sincère, humble, docile, l’Esprit Saint agit en elle. Même l’âme la plus misérable, il la rend agréable à nos yeux, l’âme abandonnée, délaissée il la comble de ses dons et lui fait partager les fruits de ses richesses.

À l’âme incrédule, il apporte la foi, la lumière; à l’âme tourmentée, il apporte la paix, la sécurité; à l’âme qui lutte, il apporte la force, le courage; l’âme qui est tombée par le péché, il la relève et l’élève; à l’âme qui est dans le désespoir, il apporte l’espérance du ciel; l’âme ignorante de la vie spirituelle, il l’instruit, la dirige, la fortifie, lui donne une science pour comprendre ce que nous attendons et voulons d’elle. Sans l’aide de l’Esprit Saint, l’âme ne peut accepter la souffrance. 

L’Esprit Saint est le sanctificateur, le trait d’union entre nous et les âmes. Que de merveilles il accomplit avec une âme humble, sincère, une âme avec qui il vit par une grande intimité et une parfaite union d’amour avec nous. Comme nous, il est comblé lorsqu’une petite âme l’invite, le désire dans sa vie, dans sa petite demeure intérieure. Si cette petite âme lui prouve son amour en étant docile à ses inspirations, soumise à notre Sainte Volonté, il demeure pour toujours dans cette âme. Combien d’âmes croient que l’Esprit Saint passe dans leur vie en coup de vent, alors qu’il est bien présent avec ses dons. »

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Samedi, le 16 mai 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu! Avec ton aide, mon directeur a pu venir me faire communier. J’ai eu de la difficulté à dormir. Je pensais à toi, mon Dieu, mon Bien-Aimé. Je méditais sur ta miséricorde envers moi, sur notre intimité, sur nos projets sur ma mission et toujours je te voyais avec moi, et mon amour pour toi augmente, et mon désir de souffrir avec toi pour les âmes devient pour moi un idéal. »

– Jésus :Merci ma Bien-Aimée. À l’école de l’Esprit Saint, tu as appris à m’aimer avec ma croix. Je devrais dire notre croix, comme sur notre cher petit crucifix, Nous sommes deux sur une même croix, une victime visible, moi, et l’autre petite victime cachée, toi. Ton directeur a été inspiré de nous fixer ensemble sur notre cher trésor, notre cher petit crucifix, symbole de ce que nous sommes.

Ma Bien-Aimée, il me faut plus pour les âmes. Demande à notre Esprit d’amour de venir habiter dans chacune d’elles. Combien d’âmes ont préparé cette belle fête de la Pentecôte ? Beaucoup d’âmes pensent déjà à l’Exposition de 1967, mais combien pensent à l’exposition de l’Esprit Saint sur le monde, sur la terre ? Oui, l’Esprit Saint expose ses dons et les dépose dans les âmes qui sont vides d’elles-mêmes, les âmes libres, les âmes simples, les âmes aimantes, les âmes dociles, les âmes soumises. Dans une âme orgueilleuse, une âme prétentieuse, une âme qui sait tout, l’Esprit Saint ne peut agir, ni travailler. 

Mais lorsqu’une âme lui découvre sa misère, admet sa petitesse, sa nudité spirituelle et réclame son aide, son assistance et obéit aveuglement en s’abandonnant au bon plaisir de notre Père, en voyant cette âme sincère, l’Esprit Saint opère dans cette âme des merveilles et la transforme en lui donnant ses dons. Et notre Père permet que cette âme fasse des choses admirables tout en gardant l’humilité du cœur, de l’âme, de l’esprit. 

Notre Père se sert des petits pour protéger le monde. Il se sert des malades pour soutenir les âmes. Il se sert des âmes victimes pour sauver, pour coopérer avec lui. Il se sert des petites âmes aimantes pour répandre l’amour, l’intimité. Il se sert des âmes pécheresses pour exercer sa miséricorde, pour leur apporter son amour, son pardon. Il se sert des âmes ignorantes parfois pour éclairer certains esprits forts et les confondre avec toute leur science afin de leur faire admettre leur néant. Même parmi mes âmes consacrées, ce malaise existe. 

Beaucoup vivent dans le néant des vanités spirituelles de l’orgueil caché sous le masque de la piété, du sacrifice, de la prière. Par leur manque de foi en leur néant ces âmes mettent un obstacle à la grâce et au travail de l’Esprit Saint. Si ces âmes demandaient à l’Esprit Saint de les éclairer, de les guider, de les fortifier elles pourraient coopérer avec nous, travailler avec l’Esprit Saint afin de sauver des âmes en étant un bon instrument qui se laisse diriger, conduire docilement vers l’endroit où nous le voulons. »

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Dimanche, le 17 mai 1964

Fête de la Pentecôte!

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre tout! La journée commence par une épreuve, une peine. Mon directeur me téléphone pour me dire qu’il ne pouvait venir à 10:00 heures mais qu’il viendrait à 4:00 heures. Mon Bien-Aimé nous avions si hâte de fêter ce beau jour. Nous étions préparés par un triduum de communions.

Ô Esprit Saint, je t’en supplie, viens me visiter, viens habiter en mon âme. Aide mon directeur à venir cet après-midi. Tu connais son grand désir de ne rien vous refuser.

Ma douce Maman du ciel, porte-le s’il vous plaît dans tes bras de Mère. C’est ton enfant! Il a bien la force morale pour venir mais la force physique fait défaut. Il est si épuisé!

Bonne Fête, ô Esprit Saint, mon grand ami! Mon compagnon de vie. Oui, c’est jour de réjouissance car tu nous apportes la paix, l’amour de la Pentecôte. Oui, cet amour dont nous avons tant besoin, que nous recherchons sans cesse. 

Comment le trouver sans toi ô Esprit d’amour ? Comment vivre de cet amour sans ton aide ? Comment aimer sans ta présence ? Comment le donner aux autres sans te posséder ? Comment vouloir l’obtenir sans obéissance à ta voix ? Ô Esprit de vérité, comment vouloir jouir de ta présence, de ton intimité sans avoir fait le vide en nous ? Accorde-moi la grâce de me détacher de tout, de moi-même, des choses, des personnes qui pourraient me distraire de toi. 

Donne-moi s’il vous plaît cette paix de la Pentecôte, cette paix de l’âme, du cœur, de l’esprit. Donne-nous la paix dans le monde, dans toutes les âmes, dans ton Église. Nous en avons un besoin urgent. Oui, avoir la paix en nous et autour de nous. »

– Jésus :Ma chère petite épouse tant aimée, sois sans crainte, ton désir sera exaucé de me recevoir. Nous viendrons avec notre amour et l’Esprit Saint déposera en ton âme et celle de ton directeur, des grâces en abondance afin de vous fortifier pour ce que nous attendons de vous, de l’Équipe.

En ce jour je viens apporter aux âmes le message de la Pentecôte, c’est-à-dire, le message d’amour, de paix, de vérité. Je viens avec toute ma puissance et l’Esprit Saint dépose dans les âmes ses dons, sa lumière, sa paix. Mais combien d’âmes auront ce bonheur de le recevoir ? Cela me rend triste à la pensée que des âmes auraient pu bénéficier de son amour, de ses dons. Comme nous, il doit respecter la liberté humaine, attendre parfois des années avant de se manifester en ces âmes et j’attends avec mes dons pour les leur offrir par l’Esprit Saint. Il y a des âmes qui nous invitent, d’autres qui ne répondent pas et des âmes qui nous rejettent, d’autres qui ignorent qui nous sommes.

N’est-ce pas ma Bien-Aimée, que vous êtes heureux cet après-midi ? Et nous attendions avec joie cette nouvelle rencontre. Notre petite demeure était si propre, si remplie d’amour.

Merci mes chers enfants. Merci au nom de l’Esprit Saint. Merci pour les âmes que vous avez aidées par vos souffrances unies aux miennes. »

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Lundi, le 18 mai 1964

– Mimi : « Je ne sais comment te remercier pour ce grand bonheur que j’ai de te recevoir ce matin. Ma joie est de plus en plus grande, mon amour grandit. Je souffre beaucoup aujourd’hui! J’aurais tant aimé rester couchée, mais les circonstances m’obligent à me lever pour aider. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, par ta mission tu n’auras aucun temps de répit. Mais sois sans crainte l’Esprit Saint est continuellement en toi, comme nous. Continue de marcher vers nous. Que chaque jour soit pour toi une nouvelle résurrection, une nouvelle pentecôte dans ton amour, avec notre amour.

Ma Bien-Aimée, nous avons tant d’âmes à aider et à sauver! Par ta vie cachée nous t’avons préparée pour accomplir ta belle mission dans l’amour et la souffrance. À l’école de l’Esprit Saint tu as appris ce qu’était d’aimer dans la souffrance et ce qu’était notre intimité. Il y a des âmes qui croient que notre amour est quelque chose de sensible, de palpable. Que d’âmes mettent un obstacle à notre intimité et par conséquent à notre amour en agissant ainsi. Si au moment de nous recevoir dans mon sacrement d’amour, l’âme ne ressent pas des palpitations de joie intérieure, elle croit que tout finit là. Mais non, nous sommes bien là avec notre amour pur, notre puissance, notre majesté. »

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Mardi, le 19 mai 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te remercie de m’aider à me lever. Merci de me faire comprendre et accepter ma souffrance. Merci de me donner ton amour. Et merci de m’aimer ! »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, vois-tu l’importance que l’Esprit Saint a dans ta vie. Je t’envoie la souffrance, les épreuves physiques, morales et c’est l’Esprit Saint qui opère en toi, c’est-à-dire qu’il te fait accepter tes croix. Et avec mon amour pour compléter, tu en es venue à l’aimer, la désirer cette croix. Car avec moi, avec notre intimité, par une grâce spéciale, tu restes bien fixée avec ton cœur, ton esprit. Nul ne peut se détacher de notre amour. Demande-nous de toujours te mettre en état de nous aimer, de travailler, de nous servir par la souffrance. Ton ennemi rage et cherche par tous les moyens à se venger. Je sais que tu souffres mais si tu voyais toutes les souffrances gaspillées inutilement. 

Aujourd’hui les âmes ne veulent plus accepter de souffrir, elles ne veulent que jouir même au détriment de leur santé, de leur argent, de leur bonheur. Ces âmes croient que le fait de se révolter, de fuir la souffrance leur apportera la paix, le bonheur. Et pourtant elles perdent un prix infini. C’est le seul chemin pour aller vers notre Père, le seul que je suis venu enseigner et accepter par amour. Chaque âme a son chemin de croix à faire. Pour certaines âmes ce chemin est rude, crucifiant, mais pour les âmes qui acceptent de me suivre par amour, ce chemin est doux et conduit droit vers nous. »

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Mercredi, le 20 mai 1964

– Mimi : « Mon Dieu, merci. J’ai encore le bonheur de vous recevoir. J’ai si besoin de toi, de ton assistance pour m’aider. Plus je m’approche de toi, plus je me sens indigne. Il faut être si pure pour paraître devant toi. Il faut être si humble pour te ressembler. Il faut être si dépouillée de tout pour te posséder. Que vaut la souffrance sans toi ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, c’est bien cela faire le vide en soi. Oui, faire le vide en son âme pour me permettre d’y entrer et y demeurer. Faire le vide en son cœur pour le détacher des choses de la terre, du monde. Oui, le détacher de ses affections humaines, des vanités, de l’orgueil, des plaisirs même légitimes. Il faut surtout se détacher l’esprit, la volonté. Tout nous remettre dans un esprit libre, être bien conscient de l’acte accompli. Plus le détachement est complet, sincère, plus l’âme s’approche de nous. En regardant la générosité de cette âme qui nous aime avec un cœur pur, une âme sincère, un esprit libre, nous ne pouvons plus résister, et notre amour pour cette âme se manifeste d’une manière spéciale. 

Même parmi mes âmes consacrées, beaucoup me servent par obligation, par routine, avec distraction, avec intérêt, avec un amour de surface. Même parmi ces âmes, il y en a qui ont l’audace d’essayer de nous faire croire en leur amour mesquin. Nous ne rejetons pas leur amour, mais bien souvent nous sommes plus consolés par une âme simple, misérable, ignorante mais sincère, aimante, fidèle à nous servir en tout et partout. »

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Jeudi, le 21 mai 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-nous, s’il vous plaît. Nous voulons vous offrir un triduum de communions pour célébrer la belle fête de la Sainte Trinité, notre fête. Que j’ai hâte!

Ô Esprit Saint, éclaire-nous afin que nous puissions offrir à la Sainte Trinité, des prières, des sacrifices, mais surtout notre amour.

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 Vendredi, le 22 mai 1964

– Communion.       Merci mon Dieu.

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 Samedi, le 23 mai 1964

– Communion.  Merci, ô Trinité Sainte.

Travail d’Équipe.  Nous avons tout offert par amour.

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Dimanche, le 24 mai 1964

Fête de la Sainte Trinité !

Ma fête, car je porte ce beau nom dans le Tiers-Ordre, Sœur Aimée de la Sainte Trinité!  Merci, ô Trinité Sainte! Longue action de grâces. 

– Mimi : « N’est-ce pas que nous étions heureux d’être seuls ? »

Travail d’Équipe avec mon directeur et mes deux chères petites sœurs W et R.

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’étais triste à la pensée qu’un de nos secrets de notre intimité soit dévoilé et surtout devant des témoins oculaires. »

– Jésus :Ne sois pas triste, moi, j’étais si heureux. Ton directeur méritait bien cette joie. Tes deux petites sœurs avaient besoin de voir et d’entendre, pour les aider à persévérer.

Ma Bien-Aimée, dans l’état où tu étais, c’était le plus beau cadeau que tu pouvais nous offrir. Merci de ton amour pour nous. »

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Lundi, le 25 mai 1964

– Mimi : « Merci! Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte!

Mon ennemi rage contre moi. Ma douce Maman protège ta petite fille. Mon Bien-Aimé, garde-moi dans tes bras. »

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 Mardi, le 26 mai 1964

– Mimi : « Une autre communion. Merci mon Dieu! Mon Bien-Aimé aide-nous s’il vous plaît à continuer notre triduum en l’honneur de la fête de mon Dieu. »

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 Mercredi, le 27 mai 1964

– Mimi : « Communion! C’est par de grandes souffrances que je prépare ta belle fête, ô mon Dieu, mon tout. »

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Jeudi, le 28 mai 1964

– Mimi : « Bonne Fête, mon Dieu! Je suis si heureuse de vous recevoir. Je t’adore présent en moi. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, nous aussi sommes heureux de venir nous reposer en toi. Oui, ma chère petite hostie d’amour, nous sommes si bien dans notre reposoir, c’est-à-dire, dans ton corps si malade. Notre demeure est dans ta petite âme. Aujourd’hui, reste bien fixée sur notre croix. C’est le plus beau présent que tu puisses nous offrir. »

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Vendredi, le 29 mai 1964

– Mimi : « Mon Dieu, aide-moi, s’il vous plaît. Je n’en peux plus. Les souffrances physiques augmentent de plus en plus. Depuis cette étreinte si forte, mon petit cœur souffre. Je ne puis respirer librement sans ressentir cette vive douleur. Cette nostalgie du ciel me hante!

Mon Bien-Aimé comme je m’ennuie de toi, ô mon Dieu que j’aime, que j’adore.

Merci de ton amour. »

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Samedi, le 30 mai 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu. Plus je te reçois, plus je te désire. Merci de ton aide. Tu sais mon Dieu, l’épreuve de C, me fait tellement souffrir, mais je t’offre tout par amour. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, tu n’as pas fini de souffrir. Ne sois pas inquiète. Cette épreuve sera un rapprochement vers nous, et très salutaire pour son âme. »

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Dimanche, le 31 mai 1964

– Mimi : « Bonne Fête, ma douce Maman du ciel. Oui, Marie Reine du Monde, veille sur tes enfants, protège-nous. J’aurais tant aimé t’offrir comme cadeau ma communion. Je comptais les heures. »

Dans l’après-midi j’étais si heureuse d’être seule avec mon Bien-Aimé!

Comme je commençais à écrire je vis une lueur rouge sur les fenêtres de la chapelle des Pères Jésuites, mais croyant que c’était le reflet du soleil, je continuai à écrire. Mais, tout à coup, des cris s’élevèrent, venant des personnes sur la rue. Je regardai par la fenêtre et je vis les flammes qui venaient de la maison près de chez moi. Étant seule, incapable de me sauver seule, tout ce que je pouvais faire était de demander de l’aide à mon Bien-Aimé et la protection de ma douce Maman de ciel. Tout ce que je faisais était de prier, de bénir la maison en jetant de l’eau bénite afin que nous soyons protégés. Je tenais dans ma main notre petit crucifix et la statue de ma douce Maman du ciel. J’étais certaine d’être en sécurité. Cet incendie a duré plusieurs heures. Il y a eu vingt pompiers de blessés. Après une heure, on vint m’avertir qu’il fallait me tenir prête à partir en civière pour aller à l’hôpital; ne pouvant me déplacer sans danger, je n’avais pas de choix, car on craignait d’autres explosions. Je continuais à prier, seule, ne pouvant pas téléphoner à mon directeur, car toutes les lignes téléphoniques faisaient défaut.

Au moment précis où commençait l’incendie, une religieuse, ma petite sœur d’âme, E, accompagnait la statue de Marie Reine des Cœurs qui était allée passer trois jours à Beauharnois. 

Alors venant reconduire cette précieuse statue en passant à quelques rues près de chez moi,  elle suppliait Marie Reine des Cœurs de me protéger, de veiller sur moi. Elle priait pour moi sans savoir qu’il y avait un incendie, que j’étais en danger, car la maison voisine commençait à brûler.

– Mimi : « Merci mon Dieu de nous avoir protégés! »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, en effet, notre demeure était en danger. Notre douce Maman a couvert de son manteau notre demeure pour la protéger. Merci de ta confiance, je te soutenais de mon amour, de ma puissance. Ta foi, ton exemple a été un réconfort moral pour les personnes qui t’entouraient.

Notre demeure a été protégée miraculeusement par Marie Immaculée. Pense à ces vingt familles qui ont tout perdu. Prie pour elles.

Ton ennemi croyait que tu serais incapable de bouger, de prier, car habituellement, tu t’évanouis, ou tu n’es plus capable de ne faire aucun geste. Mais, avec moi, tu n’as rien à craindre. Nous ne sommes qu’un. Je serai toujours en toi, avec toi, ma chère petite épouse que j’aime. »

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Lundi, le 1er juin 1964

– Mimi : « Merci d’être venu ce matin. Après la journée d’émotions d’hier, le choc se fait sentir. Je ne puis me tenir debout. Je souffre beaucoup. Il faut que je reste couchée. Je n’ai même pas la force de prier, d’écrire. Je ne suis portée qu’à dormir. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, c’est cela reposer dans mes bras. Abandonne-toi. Dors en paix. Je suis là. Après tant d’épreuves, de luttes, ton petit corps déjà épuisé ressent les effets humains. C’est tout à fait normal.

Ma Bien-Aimée, durant ces heures d’épreuves, d’angoisse, tu n’étais pas seule. Nous étions là à te protéger et tu avais sans le savoir, le secours des prières des religieux, des religieuses et beaucoup de sympathie des gens, de ta famille; tous craignaient pour toi. Ton ennemi aurait voulu profiter de la situation pour se venger. Mais, que pouvait-il faire ? Tu étais avec moi et j’étais en toi. »

– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé. Avec ma douce Maman du ciel, je chante un chant de reconnaissance, d’action de grâce pour tant d’amour, de bonté. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, c’est nous qui te remercions d’avoir tout accepté par amour. Ton directeur a beaucoup souffert de ne pouvoir t’aider. Il est resté à son poste, au confessionnal. Il y avait des âmes en danger.

Merci mes chers enfants. »

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Mardi, le 2 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme il me faut du courage pour me lever. Je me sens si faible. C’est avec peine que je porte ma croix, mon fardeau si lourd. Oui, c’est bien le temps de dire : Faites de moi ce que vous voudrez en tout et partout. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, moi aussi j’ai connu ces heures sombres, ce dégoût devant la souffrance, l’amertume devant le calice. Je n’ai jamais cessé de demander l’aide de mon Père. Ma Bien-Aimée, pour continuer de marcher vers moi, garde toujours ta volonté fixée vers notre Père, et que ta petite âme reste unie à moi. Sous la tutelle de l’Esprit Saint tu es en sécurité. Notre douce Maman veille sur toi et te protège d’une manière toute spéciale. Tu en as eu une preuve dimanche. Elle était si heureuse de t’entendre chanter à plusieurs reprises, le Salve Regina juste une heure avant l’incendie. Elle a entendu ton appel et c’est l’Esprit Saint qui t’a inspirée à te blottir entre ses bras sans trop savoir pourquoi. Nous étions si près de toi. Ton ennemi rageait. La lutte avec nous a été très dure. Il espérait tant te voir disparaître et détruire notre demeure, lieu où nous nous reposons et sommes si bien reçus, lieu de prières, de sacrifices. 

C’est mon Cénacle où nous pouvons nous réunir et recevoir les membres de notre belle petite Équipe d’amour. C’est bien l’endroit choisi pour prier dans le silence, la paix. Tout y respire le calme, l’amour. C’est pour cette raison que l’on vient se réfugier dans notre demeure. Les petits enfants aiment tellement venir chez nous. Ils sentent ce besoin d’avoir ce calme, de respirer notre amour, de se savoir aimés. Ils sentent le besoin de jouir de cette présence divine, mystérieuse, dans notre demeure. »

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Mercredi, le 3 juin 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu, je suis si heureuse de vous recevoir.

Mon Bien-Aimé, aide-nous, s’il vous plaît, à faire ce triduum de communions en l’honneur de la belle fête du Sacré Cœur de Jésus. Ta fête, c’est-à-dire, notre fête, oui, la fête de l’amour. C’est avec ce cœur que tu m’aimes. Que c’est beau, que c’est grand que d’être aimée par le cœur d’un Dieu infiniment bon et miséricordieux. Comme je voudrais avoir ton cœur afin de t’aimer comme tu le mérites et le désires. Mon Bien-Aimé, tu sais tout ce que je souffre de ne pas correspondre à ton amour! Je fais bien mon possible, mais c’est si peu. Mon cœur est si petit. Que vaut l’amour qu’il contient ? Quand je pense à ce cœur si affectueux dont j’ai abusé en partageant ton amour que tu avais déposé en lui. Comme je regrette tout et te demande pardon. 

Oui, mon Bien-Aimé, rends mon petit cœur semblable au tien comme tu le désires. Purifie mon amour afin que je puisse t’aimer sincèrement avec un cœur pur, un cœur libre, un cœur sensible à tes souffrances. Oui, t’aimer avec un cœur dégagé des affections humaines. Avoir un cœur généreux à tout donner. Oui, garder un cœur charitable prêt à pardonner, à oublier, un cœur qui n’est pas mesquin. Donne-moi, s’il vous plaît, un cœur aimant jusqu’au don total, un cœur qui sait aimer loyalement et qui ne cherche aucune satisfaction personnelle. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, ne cherche pas trop ce qui te manque dans ton petit cœur, dans ton amour! Regarde surtout ce que tu as. 

Ma Bien-Aimée, si tu savais tout ce que j’ai déposé dans ce petit cœur si affectueux pour nous, pour les âmes. Que de richesses il contient! Un cœur purifié par nous et racheté par moi avec le concours de l’Esprit Saint.

Ma Bien-Aimée, c’est si facile, si simple de nous aimer. L’amour échappe parfois à la logique, surtout l’amour de la croix, l’amour miséricordieux.

Merci à notre cher représentant d’avoir été docile aux inspirations de la grâce et sous la conduite de l’Esprit Saint il a bien dirigé ce petit cœur rempli d’amour pour nous et élevé ta petite âme avec nous pour toujours. »

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Jeudi, le 4 juin 1964

– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte de nous aider à préparer la belle fête du Sacré Cœur. Je suis de plus en plus heureuse de te recevoir. Viens mon Bien-Aimé avec ton amour, avec ce cœur qui m’aime tant. Je ne puis retenir mes larmes devant ton amour miséricordieux, devant ce cœur qui a tant souffert à cause de moi. 

Comme j’ai été stupide de vouloir comparer l’amour humain à l’amour divin! Qu’est-ce que j’étais pour vouloir faire un choix ? Et pendant ce temps, tu étais là à me regarder, à m’aimer quand même d’un amour infini. Pauvre Jésus, comme tu as dû souffrir devant ma conduite si ingrate. Je te remercie de ton amour. Merci de me donner l’occasion de réparer ma conduite si méprisable envers ton divin cœur, ce cœur si adorable formé près du cœur Immaculé de Marie ma douce Maman du ciel! »

– Jésus :Ma chère petite épouse, en effet mon cœur a été blessé par ta conduite irréfléchie, négligente, méprisable par le péché, mais mon cœur a été plus atteint lorsque tu manquais de confiance envers moi, ton Dieu. Je n’ai pas seulement souffert dans mon Esprit, mais comme Homme-Dieu, mon cœur de chair était si sensible, si délicat. C’est pourquoi chaque manquement me blesse au plus profond, surtout si cette indélicatesse, cette offense viennent d’une âme consacrée. 

Bien souvent ce sont mes âmes choisies qui me font le plus souffrir. Étant élevées à une vie spirituelle supérieure, ces âmes se croient rendues à un degré où elles sont à l’abri du péché et restent toujours dans le même état. Elles prétendent m’aimer, elles m’offrent leur cœur. C’est plus que cela que je demande, que nous voulons. 

Oui, ma Bien-Aimée, je veux des âmes sincères, des âmes pures, des âmes confiantes, mais je veux surtout des âmes pécheresses, mais qui sont humbles, des âmes qui ont un idéal mais qui ne vivent pas seulement de désirs. Dans chaque cœur humain il doit y avoir un idéal et pour atteindre cet idéal il faut de la bonne volonté et une pleine confiance en nous. Il faut lutter sans cesse pour atteindre ce but. Une vie sans idéal est une vie manquée, inutile. L’être humain n’a pas été créé pour rester là où il est. Non, l’être humain doit lutter, travailler, aimer, servir, souffrir et sa fin doit être de nous revenir. Et l’âme doit aussi passer par le même chemin, car elle doit s’élever vers nous par un amour pur, afin d’atteindre son idéal, qui est le nôtre, celui de vivre avec nous pour toujours. 

Tôt ou tard, l’âme doit revenir vers nous, revenir vers son Dieu, son Créateur qui attend avec amour cette âme. C’est un besoin pour moi d’aimer, de pardonner. Si les âmes voulaient comprendre mon amour! Comprendre que je les aime, pas seulement comme Dieu mais que je les aime surtout avec mon cœur de chair. Oui, ce cœur qui bat d’amour pour ces âmes, un cœur qui vibre au moindre son d’une âme qui souffre, un cœur qui répond toujours « oui », à l’âme qui a faim et soif de moi, un cœur qui se donne à l’âme qui le désire et le demande humblement mais sincèrement, un cœur qui correspond à l’amour de sa créature. »

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Vendredi, le 5 juin 1964

Fête du Sacré-Cœur de Jésus.

– Mimi : « Merci mon Dieu de nous avoir aidés à faire ce triduum de communions. En ce beau jour, laisse-moi déposer sur ton front un doux baiser de fête. Sur ton cœur, laisse-moi me reposer. Je suis si bien, si heureuse près de toi.

Ô mon Bien-Aimé, pourquoi faut-il que je me dégage de toi ? Ton étreinte était si douce à mon âme! Comme c’est dur de revenir en face de la réalité après avoir passé de si doux moments près de ton cœur adorable, où tout est si pur, tout est si beau, si bon, si consolant pour une pauvre petite âme.

Mon Bien-Aimé, je me sens triste d’avoir si peu à t’offrir pour ce beau jour. Cependant, je t’offre l’amour infini de notre Père, je t’offre le cœur si pur, l’amour de notre douce Maman, je t’offre l’Esprit d’amour dans toute son étendue, je t’offre l’adoration des anges, et je m’unis aux louanges des saints qui ornent la Cour Céleste, je t’offre tout l’amour des âmes, tous les mérites des âmes qui t’aiment et qui veulent te consoler, te servir fidèlement afin que le règne de Dieu se fasse connaître dans toutes les âmes.

Je t’offre mon petit cœur si affectueux, si rempli d’amour pour toi, je t’offre toute ma vie telle que tu la veux. Avec ta grâce, j’accepte tout par amour. Tu sais mon Bien-Aimé comme il me faut lutter, comme il me faut du courage pour continuer ma route, pour accomplir ma mission. Mon ennemi me déteste tellement. Il prend tous les moyens pour essayer de me décourager. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, peu importe les moyens de ton ennemi. Tu es toute à moi pour toujours. Avec ton petit cœur si rempli d’amour pour nous, pour moi, ton époux.

Ma chère petite épouse ce que tu as eu de bonheur lorsque je t’ai apporté une fois de plus mon amour, n’est rien à comparer à tout ce qui t’attend près de moi. Tu ne savais pas ce que tu pouvais m’offrir de plus pour ma fête ? N’est-ce pas que j’ai bien choisi ? Mais oui, ma Bien-Aimée, par cette dure épreuve, je voulais avoir plus en te demandant d’aller baiser le front de cette personne et de t’excuser. Tu sais, je me sers de mon instrument pour te faire mériter. À ses yeux, tu avais tort. Oui, j’ai bien regardé ce que tu allais faire, mais je n’ai pas été déçu. J’étais certain que tu ne me refuserais pas cette joie. Tu n’es plus capable de me refuser quelque chose. Tu es rivée à mon divin cœur. Tu es fixée à mon amour par une très grande intimité que personne ne peut te ravir. C’est ton bien, je devrais dire, notre bien. 

Peu d’âmes peuvent comprendre cela et pourtant je suis toujours prêt à me donner aux âmes qui veulent de moi, de mon amour. Je suis prêt à répondre aux âmes qui me parlent. Je suis prêt à me donner aux âmes qui me désirent et me demandent humblement, sincèrement de les aider. Devant un seul soupir d’amour, je ne puis rester insensible, tellement mon amour est puissant, fort devant une âme humble, aimante, sincère. »

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Samedi, le 6 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te remercie de m’avoir aidée à faire ma communion spirituelle.

Mon directeur a commencé sa retraite hier soir. Mon Bien-Aimé, je te le recommande, je te le confie; veille sur lui; éclaire-le; accorde-lui, s’il vous plaît, toutes les grâces spirituelles dont il a besoin pour sa sanctification et pour les âmes qu’il dirige. Donne-lui aussi la force physique, malgré son âge (82 ans), son désir est aussi ardent qu’au jour de son ordination. Il fait encore du ministère et c’est pour vous, mon Dieu, qu’il travaille ferme, c’est pour vous prouver son amour en vous demandant beaucoup d’âmes. Son seul idéal était pour vous. C’est lui qui m’a appris à vous connaître, à vous aimer, à vous servir, à souffrir avec votre divin Fils pour votre plus grande gloire. Depuis qu’il dirige ma petite âme, il a toujours coopéré avec l’Esprit Saint à tout accepter par amour pour vous et les âmes,  tout ce que vous vouliez de lui et de moi. Tu le sais mon Bien-Aimé comme mon âme lui a coûté cher. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, sois sans crainte. Il est avec nous. Je veille sur lui comme sur toi. Vos deux âmes sont si près l’une de l’autre et je suis le trait d’union entre vous. Un jour tu comprendras tout ce qu’il a fait pour toi, surtout pour diriger ta petite âme. Il avait une mission à remplir auprès de toi. Oui, diriger une âme victime n’est pas chose facile mais très délicate, surtout être capable de discerner tout : les luttes avec ton ennemi, tes entretiens avec nous, tes tentations et tes aspirations, etc. Maintenant, avec nous, il t’a bien fixée pour toujours. Tu ne comprends pas tout ce qui se passe en toi. Peu importe, reste en paix avec nous. 

Tu es en sécurité avec ton directeur. Quel que soit ton état d’âme, reste très obéissante; tu l’aides à remplir sa tâche, car il doit nous remettre ta petite âme.

Rappelle-toi de cette belle journée où je présentais à mon Père, ta petite âme victime d’holocauste à notre amour. Oui, ma petite victime d’amour, notre chère petite hostie d’amour : « Recevez Père Saint avec la blanche hostie, etc. »

Voilà un résumé de ce que nous sommes l’un pour l’autre, c’est-à-dire, ce que tu es pour moi pour toujours. »

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Dimanche, le 7 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tout pour toi par amour! Trop malade pour écrire. Je suis restée au lit, bien fixée sur notre croix. Je souffre beaucoup de la tête. Je ne puis même pas garder aucun liquide. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, offre-moi tout. Pense à ma couronne d’épines que j’ai portée par amour.

Pense à mon jeûne enduré par amour, afin qu’un jour, les âmes soient rassasiées de moi. Unis tes souffrances aux miennes. Il y a tant de péchés qui vont se commettre aujourd’hui.

Je suis avec toi sur notre croix. N’est-ce pas que nous sommes heureux dans notre sanctuaire où nous rendons grâce à notre Père par nos souffrances et notre amour. »

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Lundi, le 8 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, la journée commence par le « Faites de moi ce que vous voudrez. » À 7:00 heures, tu étais déjà prêt à me faire travailler. Mon Bien-Aimé, tu sais combien j’aurais aimé me reposer un peu après la dure journée d’hier. Donne-moi, s’il vous plaît, la force et le courage nécessaires pour ne rien te refuser. J’ai tellement besoin de toi, de ton amour pour me soutenir. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse, aujourd’hui, j’avais besoin de plus. Humainement, tu aurais dû rester couchée pour refaire tes forces physiques, mais dans le plan de Dieu, notre Père, tu as refait tes forces morales. Par ta mission de victime, il n’y a pas de répit. Ton ennemi ne prend pas le temps de se reposer.

Moi aussi, Ma Bien-Aimée, combien j’aimerais me reposer, mais il y a tant d’âmes à sauver. La foi diminue de plus en plus. La morale des âmes baisse. Certaines âmes croient qu’elles ont été créées pour jouir. Elles ne veulent pas accepter de souffrir. La pénitence, le sacrifice ne sont plus que du temps passé, du temps perdu. Pour elles ma doctrine de l’amour dans la souffrance n’est que fausseté ridicule. Mon intimité est insensée, la croix, une invention, une folie. Et pourtant après tant de preuves d’amour, c’est avec peine que je regarde ces pauvres âmes agir et marcher sans savoir où elles vont. Le chemin de l’amour est si facile à suivre avec moi. Tout ce qui est droit est parfait. »

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Mardi, le 9 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, une autre journée avec toi. Comme j’ai hâte de te recevoir! J’ai toujours faim de toi. Pour le moment, je fais une communion spirituelle, mais j’aime mieux te recevoir tout entier. Mon Bien-Aimé, c’est ton désir de te donner en nourriture, pas seulement en esprit.

Je vis aujourd’hui notre belle prière du don total : non seulement j’accepte mais je demande tout ce que dans votre sagesse infinie il vous plaira de m’envoyer.

Oui, mon Bien-Aimé, j’attends tout de toi, de ta sagesse. Toi seul sais ce que mon âme a besoin et ce que mon corps peut accepter de souffrance.

Toi seul, ô Esprit Saint peux m’éclairer, diriger mon esprit. Fortifie ma volonté pour accomplir ce que Dieu attend de moi.

Mon Bien-Aimé donne-moi la main pour marcher. Je me sens si faible. Seule la certitude, la foi de ta présence en moi me donne cette joie intérieure, cette espérance du ciel et de notre union future. Je m’ennuie tellement de toi, ô mon Dieu que j’aime, que j’adore. Mon Bien-Aimé. »

– Jésus :Ma chère petite épouse tant aimée, moi aussi j’ai hâte de te recevoir pour toujours. Crois-le c’est avec regret que nous sommes obligés de prolonger tes jours sur la terre. Le nombre d’âmes que tu dois aider est fixé par notre Père, car les âmes confiées à l’âme victime ne sont pas limitées. Pour quelques-unes, les âmes s’achètent très cher et pendant des mois, des années, d’autres sont sauvées par un long martyre. Chaque âme victime a une mission à remplir. 

Cette mission varie selon l’état d’âme, d’esprit, du cœur et selon nos desseins sur elle. Pour toi, ta mission est de faire connaître notre amour dans la souffrance par une grande intimité. Il te faudra aller jusqu’au don total. Sois sans crainte puisque nous ne sommes plus qu’un. C’est facile pour toi de faire connaître notre amour! Et pour faire connaître notre intimité, tu n’as qu’à parler de nous, moi et toi. Et pour faire comprendre l’amour dans la souffrance, tu n’as qu’à rester fixée à notre croix, tout accepter par amour. Comme cela, tu seras notre témoin d’amour.

Je sais ma Bien-Aimée combien je te demande beaucoup! Approche-toi, viens pleurer près de moi. Je te comprends si bien! Si tu pouvais voir le nombre d’âmes qui attendent et demandent de l’aide pour être sauvées et le nombre est plus considérable des âmes qui ne veulent pas coopérer, qui refusent notre amour, tournent le dos à notre amour miséricordieux et se révoltent et maudissent notre Père de les avoir créées. Comment ces âmes peuvent-elles croire à mon amour pour elles, à ma passion, à ma Rédemption ? Dans de telles conditions, comment peuvent-elles vivre heureuses sans nous aimer, sans avoir cette espérance de venir un jour habiter la demeure de notre Père ? Elles ne peuvent pas s’arrêter un moment pour réfléchir, pour savoir où elles vont. Tout ce qui compte pour ces âmes, c’est le moi, c’est-à-dire, leur être avec toutes les jouissances possibles et le confort. Peu leur importe leur âme, le salut éternel, la souffrance. Elles auront bien le temps. Et combien n’ont pas eu le temps de mettre de l’ordre avant de paraître devant nous. »

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Mercredi, le 10 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, depuis six heures que je t’attendais. Je croyais que tu serais venu me faire une surprise. J’ai si hâte de te recevoir et pourtant il faut que j’attende le retour de mon directeur. Viens, mon Bien-Aimé, j’ai tellement faim de toi et j’ai soif de ton Sang Précieux. Ma pauvre petite âme n’est jamais rassasiée. Toi seul, ô mon Bien-Aimé, es ma raison de vivre. Avec toi, je puis marcher vers notre Père. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, merci d’accepter de me suivre. Aujourd’hui, nous avons beaucoup marché pour les âmes. Ne sois pas surprise de l’état physique de ton petit cœur. Cet ennui de nous, ton amour pour nous est si grand que c’est bien normal que tu en subisses les conséquences. Oui, ma Bien-Aimée, je te consume dans mon amour. Plus tu t’approches de nous, plus le temps te paraîtra très long, car tu ne seras pas rassasiée de ma présence après avoir joui de mon intimité, après avoir goûté à mon amour par un lien spirituel plus grand. 

Merci ma Bien-Aimée d’avoir aidé ton prochain. Je sais dans quelle condition tu as fait ce travail pénible. Maintenant que tu as tout accepté, partage ce que tu as reçu. Merci de ton amour. Si tu pouvais voir le nombre d’âmes que nous avons aidées ce soir afin de glorifier notre Père. N’est-ce pas que tu es heureuse d’être avec moi ? Que ferais-tu seule ? »

– Satan : « Pauvre petite fille, n’est-ce pas que ton Dieu se moque de toi ? Il t’accable d’épreuves, de croix, après cela il vient en hypocrite te demander si tu es heureuse avec lui! Il ment lorsqu’il te fait croire que tu sauves des âmes. Il n’est pas juste envers toi. 

Il t’oblige à travailler sans répit pour les âmes et pour aider ton prochain. Pendant ce temps, ces personnes prennent le temps de s’amuser, de jouir du repos à tes dépens. Que fait-il pour toi ? Pour essayer de t’encourager, il te parle du ciel où tu n’iras jamais. Il te parle de son intimité qui n’est que des chimères, que d’illusions. Il te parle de son amour. Peut-il en avoir pour une âme damnée ? Dans son orgueil, il espère qu’un jour tu seras avec lui. C’est pour cette raison qu’il t’appelle « ma Bien-Aimée, mon épouse », afin que tu puisses le croire. Et ce jour-là où tu seras convaincue que ton Dieu t’aime et qu’il te considère comme épouse, c’est toi qui seras orgueilleuse, car tu croiras être l’épouse d’un Dieu. 

Ton Dieu méprise, condamne l’orgueil, et pourtant il est orgueilleux et jaloux, car il n’aurait pas voulu que moi, je sois son égal. Sa puissance est-elle supérieure à la mienne ? Sous prétexte qu’il est Dieu, il croit avoir tous les droits. Où est sa puissance sur les âmes ? Moi aussi je suis Dieu pour beaucoup d’âmes, je suis le Dieu de l’amour sous toutes ses formes, le Dieu du plaisir, le Dieu de la richesse et je ne suis pas un Dieu mendiant d’amour qui implore pour être aimé, consolé. Jamais je ne m’abaisse devant une âme. »

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Jeudi, le 11 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, à peine quelques heures de sommeil. Je me fais éveillée très tôt. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, si je suis venu t’éveiller par notre instrument c’est que ton ennemi était déjà près de toi. Je voulais te dire « Bonjour » le premier et prendre ton petit cœur, ton offrande.

Ne pleure pas ma chère petite épouse. Je sais que je te demande beaucoup. Moi aussi j’ai hâte de me donner à toi dans mon sacrement d’amour. Sois courageuse, tu auras une dure journée. Ton ennemi se croit puissant et fort. Que peut-il faire de plus sans notre permission ? »

– Satan : « Pauvre petite fille, comme ton Dieu sait mentir. Dans son orgueil il veut te faire croire qu’il t’aime et que c’est bien lui qui est venu le premier. C’est faux! Je me tiens constamment près de toi. Tu es toute à moi pour toujours. Crois-tu qu’il t’aime pour te faire souffrir comme il le fait ? C’est lui qui te châtie, après cela il prétend que c’est moi. C’est facile de te dire : « Sois courageuse. » Crois-tu qu’il est logique d’agir de la sorte ? Que vaut sa doctrine d’amour ? « Je t’aime, dit-il,  mais je te fais souffrir.  Je t’apporte la paix et t’afflige de croix de toutes sortes. Je te donne tout », et il t’enlève le peu que tu as. « Toi qui souffres, viens à moi », Je t’accablerai davantage. « Venez les bénis de mon Père » pour être condamnés.

Je suis heureux que ton directeur soit en retraite. Huit jours de repos, de paix! Je le déteste tellement. Il a bien besoin de réfléchir avant qu’il ne soit trop tard! 

Dans son orgueil de prêtre, il ne voit pas qu’il travaille pour moi, car diriger une âme damnée est une tâche très délicate, car avec toi, tu auras beaucoup d’âmes. Je me demande quand il va comprendre qu’il fait fausse route. Depuis quatorze ans que tu le trompes. Je ne devrais pas te parler de la sorte; je parle contre mes intérêts! Cependant cela me fait plaisir de faire connaître l’impuissance de ton Dieu et l’ignorance de ton directeur. Si ton Dieu était si puissant, aurait-il eu besoin de ton directeur pour diriger ton âme déjà perdue pour l’éternité ? »

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Vendredi, le 12 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, viens à mon secours. Je n’en peux plus. Écoute ma voix. Resterais-tu insensible à mon appel ?

Mon Dieu, je crois en vous, j’espère en vous et je vous aime.

Ô Père Éternel, ô Père, mon Père, regarde ta petite fille qui lutte contre les attaques de son ennemi. Donne-moi, s’il vous plaît, la force pour accepter et le courage pour continuer d’aller vers toi.

Mon Bien-Aimé se cache. Où est-il ? Je me sens si seule. Cependant mon Dieu, je crois en vous présent dans mon âme. Avec ma douce Maman du ciel, je t’adore et je m’incline et accepte ta très Sainte Adorable Volonté. »

– Satan : « Pauvre petite fille, comme tu agis comme une insensée. Tu constates que ton Dieu s’éloigne de toi et tu lui demandes de t’aider. Tu ne sais même pas où est sa Volonté et tu prétends l’accepter. Un esprit a-t-il une volonté ? C’est ridicule de croire qu’il est présent en toi. Crois-tu à l’existence de l’âme ? C’est une invention de ton Dieu pour ébranler les esprits crédules et pour cacher la défaite de son Fils, car il était venu pour sauver les âmes, racheter le genre humain. Mais il a été déçu, ce sont les âmes qui se sont sauvées. Il voulait racheter le genre humain et c’est moi qui les ai achetées avec tout ce qu’il y avait d’humain : plaisir, amour, argent, jouissances sous toutes ses formes, oui, la jouissance du corps, de l’esprit. Je leur donne tout pour être heureux : l’amour dans toute son étendue, toilettes, confort, richesses, orgueil, boisson qui est un élément qui attire beaucoup d’âmes. C’est une arme puissante sur les esprits. 

N’ayant plus de volonté, comment ces âmes peuvent-elles lutter, résister ? Et c’est le premier pas vers l’abîme, car la boisson entraîne une transfusion de vices, de sensualité qui coule dans toutes les veines et se loge dans la volonté, le cœur. Et en regardant ces âmes, je puis dire comme ton Dieu : « Tout est consommé par amour. »

Arrivée de R,  Merci mon Dieu.

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Samedi, le 13 juin 1964

Après une nuit agitée, mon ennemi rageait contre moi.

À cinq heures du matin, je commençais à préparer ma communion. Enfin mon directeur me téléphona me disant qu’il venait m’apporter mon bon Jésus. Quelle joie après avoir jeûné! Mon petit cœur bat très fort. Mon âme tressaille de joie.

– Mimi : « Tu me comprends ma douce Maman du ciel ? Toi aussi tu as connu et vécu dans l’attente! »

Après ma communion, longue action de grâces où mon Bien-Aimé s’est fait connaître, avec un amour plus grand, plus fort.

Dans l’après-midi, travail d’Équipe avec mon directeur et ma chère petite sœur R. Tout a été offert pour C et P.M.

– Mimi : « Merci mon Dieu, je suis si heureuse! Je souffre mais ton amour est plus fort que ma souffrance. »

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Dimanche, le 14 juin 1964

– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte d’être venue ce matin. Je suis si heureuse. Seul l’amour de Dieu peut produire cet effet en mon âme. »

Après ma communion, long entretien avec mon Bien-Aimé.

Je ne sais combien de temps a duré ces doux moments, où notre intimité est devenue une réalité. Son étreinte était si forte que je croyais mourir dans ses bras puissants. Étant seule avec lui, j’ai savouré avec délices ses paroles si encourageantes. C’est dans son sacrement d’amour que je me sens plus unie à lui. Oui, le rencontrer avec son amour, ses grâces, sa puissance, sa miséricorde et moi, je vais à sa rencontre avec mon pauvre petit cœur rempli d’amour. Je lui apporte ma bonne volonté, mes misères, mes besoins, mes péchés, ma faiblesse, mes luttes. Il est si bon! Il me regarde avec tendresse. Il me parle avec tant d’amour, de miséricorde que mon âme est inondée de joie. Je suis toute transformée, remplie de courage pour continuer ma route. Comme il m’en faut du courage pour revenir en face de la réalité. Je me repose si bien près de son divin cœur!

– Mimi : « Je comprends maintenant pourquoi saint Jean aimait être avec toi, ô mon Dieu, mon Bien-Aimé. Et aussi pourquoi Marie-Madeleine n’a pu résister à ton appel, à ton amour, à ta miséricorde. Je comprends pourquoi le larron avait cette confiance en face de la mort, cette patience à endurer et à aimer sa souffrance. N’est-ce pas que l’amour, la croix me rapprochent de toi et me font découvrir bien des choses ? Sans le secours de ta grâce et le concours de l’Esprit Saint, je ne pourrais même pas comprendre. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, le peu que tu as pu saisir n’est rien à comparer à tout ce que tu as à apprendre et de tout ce que je te réserve. Ma Bien-Aimée, si je me suis caché un peu, c’est pour avoir le bonheur de t’entendre et avoir le plaisir de te voir me chercher. Je t’ai longtemps voilé mon visage et caché mon mystère d’amour afin que tu le découvres un jour avant même de paraître devant nous, ce que je suis et combien je t’aime parce que tu m’aimes en répondant Oui à mon amour et en restant bien unie à moi par notre intimité dans l’amour et la souffrance pour la plus grande gloire de notre Père et pour le salut des âmes. »

– Satan : « Pauvre petite fille tout ce qui s’est passé ce matin n’est rien. C’est moi qui étais présent en ton âme et j’ai agi sur tes sens en t’immobilisant près d’une heure. Comme cela, je ne voulais pas que les prières, l’offrande, se fassent après ta communion, car je voulais que tu profanes l’hostie sans témoin. Seule avec moi, que pouvais-tu faire ? Ton directeur a tombé dans le piège que je lui tendais. En te laissant seule avec moi, il croyait que tu étais en grande intimité avec ton Dieu. C’est par orgueil et pour impressionner ton directeur et R que tu as tenu le coup. Si ton directeur croit que je mens, pourquoi est-il parti ? C’est parce que tu as bien rempli ton rôle et joué la comédie. Tu travailles bien pour moi et ton Dieu me laisse libre d’agir avec toi. Il sait bien que tout est fini entre lui et toi. Il a donné sa vie pour rien. »

– Mimi : « Va-t’en menteur! Mon Bien-Aimé, je crois en toi, j’espère et je t’aime.

   Mon Dieu, ayez pitié de moi.

   Maman, viens à mon secours, s’il vous plaît. »

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Lundi, le 15 juin 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de venir à mon aide. Je suis si heureuse de te recevoir dans ton sacrement d’amour. J’ai tellement besoin de ta présence pour me soutenir. Lorsque je me place sur ton divin cœur pour me reposer un peu, j’oublie tout. Seul, ton amour me reste. Plus je te goûte et plus j’ai faim! Et je ne suis jamais rassasiée. Je veux vivre de toi, je ne veux aimer que par toi, je ne veux que te servir et non me faire servir par toi. »

– Jésus :En effet, ma chère petite épouse, combien d’âmes me traitent comme un esclave. Elles me demandent tout : il me faut ceci ou cela, et pour leur plaire, il faudrait que je les exauce tout de suite. Elles ne savent pas attendre ni accepter notre Sainte Volonté sur elles. Mais si ces âmes insistaient pour nous demander tout de suite plus d’amour pour nous, plus de conformité, de soumission envers nous, plus de charité envers leur prochain, plus de pitié envers ceux qui souffrent, plus d’obéissance envers nos représentants, plus de respect pour les sacrements, l’Église, les autorités religieuses et laïques. Ces âmes n’agissent pas en vrais enfants de Dieu. Bien souvent, elles insistent bien plus sur les faveurs matérielles que spirituelles et parfois pour satisfaire leurs goûts, leurs caprices au détriment de leur âme. Il y a des âmes qui demandent la guérison rapide d’une personne malade, mais combien demandent avec confiance, persévérance, la guérison d’une âme malade, font tous les sacrifices pour aider cette âme en danger de mort éternelle ? Certaines âmes croient que cela ne regarde que les prêtres, les religieuses. Mais comme membres du corps mystique, par leur baptême, beaucoup d’âmes auront à rendre compte de leur négligence à prier, à aider leur prochain, en gardant en égoïstes ce que nous avons déposé en elles. 

C’est un manque de charité de ne pas prier pour ces âmes et un manque d’amour envers nous, un mépris pour l’Esprit Saint qui inspire, un manque de délicatesse envers Marie Immaculée qui a tout donné pour les âmes. »

– Satan : « Pauvre petite fille, c’est ridicule, plus tu vas, plus tu t’enfonces dans l’abîme de l’erreur, du mensonge, en écrivant tout. »

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Mardi, le 16 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de m’avoir enseigné ton intimité. Je comprends mieux ton amour pour moi et c’est dans ton eucharistie que je trouve la paix, la sécurité. Oui, mon Bien-Aimé, j’aime à me reposer en toi.

Accorde-moi, s’il vous plaît, la grâce de t’aimer de plus en plus, à aimer ma mission, mon devoir d’état; sanctifie mes peines, mes sacrifices; purifie mon âme, mon esprit, ma volonté, mon cœur. Je suis si faible. Donne-moi le courage de me relever pour continuer à lutter et me redire toujours : je ferai mieux. Avec toi, je puis tout. Aide-moi à atteindre mon idéal dans l’amour et la souffrance et que ma volonté reste unie à la tienne afin que s’accomplissent en moi, vos desseins d’amour. »

– Jésus :Ma chère petite hostie d’amour, demande-nous tous les jours de trouver toujours notre Sainte Volonté, de trouver dans mon eucharistie de trouver dans mes sacrements d’amour, baptême, eucharistie, pénitence et tous les autres sacrements, tous les mystères et les grâces qui les accompagnent. Si les âmes voulaient coopérer avec nous. Que de grâces, de lumières, de paix intérieure et extérieure se perdent inutilement faute de manque de volonté, de sincérité, mais surtout d’amour. Ce n’est pas toujours de la négligence parmi certaines âmes, mais parfois, il y a eu un manque de formation, d’éducation morale. Même parmi mes âmes consacrées, beaucoup négligent ce point. Beaucoup d’âmes se préoccupent, se spécialisent par de longues études afin de parfaire leur capacité spirituelle, culturelle. Après ces années d’études, d’efforts, de luttes, de sacrifices, elles se rendent compte que tout ce qu’elles ont appris est si peu. Bien souvent  à la base, la formation spirituelle manque. 

D’autres se croient à l’abri parce qu’elles ont une petite connaissance de la vie spirituelle. Ces âmes restent toujours au même niveau moral. Dans le plan de notre Père l’âme n’a pas été créée pour rester stationnaire mais bien pour s’élever vers nous et nous revenir avec un amour plus fort. Et c’est sur la terre que les âmes doivent préparer leur place en vivant leur vie d’enfants de Dieu et cohéritiers du ciel. Si la foi était plus vivace, l’amour plus sincère, l’intimité plus grande,  les âmes accepteraient notre Sainte Volonté sans discuter, sans calculer la valeur de la souffrance, sans éloigner les épreuves, ou refuser la croix. Oui, tout nous offrir par amour.  Avec ce programme, combien d’âmes resteraient dans notre amour, dans une paix solide et durable en attendant de posséder un bonheur sans fin avec nous dans la maison de notre Père. »

– Satan : « Pauvre petite fille, tu n’es pas fatiguée d’entendre les plaintes, les reproches, les « si » de ton Dieu ? Pourquoi a-t-il créé les âmes libres pour ensuite les arrêter dans tous leurs élans, leurs instincts, leurs talents, leur amour. Oui, avec un « si » je leur donne la liberté en apparence mais je les tiens avec mes commandements, en attendant de les juger. En agissant ainsi, il affiche sa défaite et les âmes qui veulent le suivre sont les plus faibles, les plus craintives. »

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Mercredi, le 17 juin 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu. Comme je trouve le temps long avant de te recevoir.

Avec ma douce Maman du ciel, j’ai préparé ma communion. J’ai longuement médité sur ton amour pour moi. Comme j’ai été ingrate parfois. Tu sais mon Bien-Aimé que dans le fond de mon petit cœur si affectueux, il y avait de l’amour et un idéal que je ne parvenais pas à découvrir parfaitement. Puis, dans ton amour tu as choisi pour moi un bon directeur éclairé, dévoué, patient, généreux. Il n’a pas été égoïste de son temps pour diriger ma petite âme. Il n’a pas calculé ses souffrances, ses sacrifices, ses prières pour m’aider à atteindre mon idéal, celui de vous aimer encore plus, de vous connaître vraiment par une grande intimité et de vous servir fidèlement jusqu’au don total. Avec lui j’ai appris à connaître la joie dans la souffrance jusqu’à l’immolation. Comme mon âme lui a coûté cher! »

– Satan : « Pauvre petite fille, encore dans le rêve. Quel résultat a obtenu ton directeur en dirigeant ton âme ? La vie spirituelle n’existe que dans l’imagination des insensés. Tu ne vis que de rêves! Que d’illusions! C’est comme un homme qui serait assis dans le foin et qui se pense bien installé dans un bon fauteuil, ou bien il mange du pain dur, il croit que c’est un bon repas, il boit de l’eau, il pense que c’est un bon vin, il est en guenilles, il se croit bien vêtu, etc. La vie spirituelle est aussi ridicule que cela, car elle porte les âmes à transformer leur esprit, leur volonté, leur cœur vers un idéal inconnu. Pourquoi vouloir spiritualiser une vie humaine, alors que l’être humain n’est qu’un sujet de perdition! Comment l’âme peut-elle vouloir atteindre un idéal avec quelque chose qu’elle ne voit pas et ne comprend pas ? 

Dieu se moque des âmes et il répondra ceci : Mon amour est un mystère. Il a bien fait de pratiquer la vie cachée. Il a vu la défaite par sa vie publique. Ceux et celles qui ont eu pitié de lui étaient les plus misérables, les rejetés de la société. C’était tout un honneur pour quelqu’un qui se dit roi. Et toi, pauvre petite tu crois à toutes ces chimères. Tu crois être l’épouse d’un Dieu comme celui-là ? Tu crois avoir une mission à remplir ? Faire connaître l’amour dans la souffrance. Si ton Dieu n’a pas réussi, crois-tu être capable de changer les esprits ? Si au moins tu avais comme mission de faire connaître l’amour sous toutes ses formes sans la souffrance! Là tu aurais beaucoup de succès! »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi à oublier tous ces mensonges. Ô Esprit Saint, purifie mon esprit et fortifie, s’il vous plaît, ma volonté.

Ma douce Maman du ciel, garde mon cœur pur et protège mon âme. Merci de votre amour. »

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Jeudi, le 18 juin 1964

– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé. Comme nous avons commencé notre travail de bonne heure! À peine quelques heures de sommeil. Je sens de plus en plus la lourdeur de ma croix. Elle m’écrase parfois. Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, pourquoi dis-tu ma croix alors que nous sommes là tous les deux ? Pourtant dimanche tu étais certaine que nous n’étions plus qu’un! Sois courageuse ma Bien-Aimée. Je sais que ta croix est plus lourde parce que tu as plus d’âmes à sauver. Par ta mission tu coopères avec moi. Regarde-moi sur notre cher trésor, notre petit crucifix, notre bien. Ne te laisse pas abattre par les assauts de ton ennemi qui rage contre toi. Tu n’es pas encore tombée sous le fardeau de ta croix. Et ce n’est pas de force que je t’aide à porter notre croix. Pense à moi, je n’avais pas de place pour me reposer et appuyer ma tête, et toi tu as mon divin cœur. 

Ton ange consolateur est ton directeur que j’ai choisi pour toi, pour diriger ta petite âme. Ma Bien-Aimée, plus ta croix est lourde, plus tes mérites seront grands et agréables à notre Père. N’oublie pas que tu dois toujours marcher dans le sentier du silence avec l’amour. Je te demande beaucoup, mais comme cela, tu ne peux avoir aucune satisfaction personnelle, car je permets ces épreuves pour te détacher de plus en plus du monde, des choses de la terre. Même dans nos moments d’intimité, que te reste-t-il ? Tu n’as pas le bonheur, la joie de penser à tout ce qui se passe entre nous lorsque je suis avec toi. Tu serais trop heureuse! Après mon étreinte d’amour je disparais et tu restes là en face de la réalité. C’est pour cette raison que brusquement tu sens le vide autour de toi et que tu pleures. 

Un jour, ma Bien-Aimée, tu connaîtras le vrai bonheur près de moi pour toujours. Notre union sera parfaite dans la maison de notre Père. »

– Satan : « Pauvre petite fille, tu deviens de plus en plus malade mentale. Tu es rendue à espérer une union avec ton Dieu. De quelle union parle-t-il ? S’il est vraiment ressuscité avec son corps, c’est donc une union charnelle qu’il désire ? Donc il approuve l’union de deux êtres qui s’aiment sans être compromis par les liens du mariage! Si c’est cela l’union mystique, pourquoi est-il si sévère ? Et toi, comment es-tu devenue son épouse ? Tu crois qu’il suffit d’être choisie, appelée par son nom ? Pourquoi se choisit-il une épouse s’il n’est pas capable d’en jouir ? 

Et toi, en croyant cela, tu te prives de grandes joies, du bonheur. Pourquoi a-t-il donné des sens si tu n’es pas capable de t’en servir pour jouir. Après cela il veut que tu sois heureuse. Après ta communion, il te donne une étreinte d’amour et part pour se cacher comme Adam. Mais si tu veux agir de la sorte et avoir l’amour humain, il condamne tout parce qu’il est jaloux. Mais toi, si tu voulais, je pourrais te donner du bonheur sans te faire de reproches. »

– Mimi : « Mon Dieu, je t’en supplie, viens à mon secours. Je crois en vous, j’espère et je vous aime. Saint Michel, reste près de moi, s’il vous plaît. Maman, donne-moi la main. Avec toi, je suis en sécurité. »

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Vendredi, le 19 juin 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais pas pourquoi je me sens nerveuse et impatiente. Je ne parviens même pas à m’endurer. Tout me fatigue surtout les longues conversations au téléphone. Mon Bien-Aimé, aide ta petite épouse, s’il vous plaît. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, bien sûr que je vais t’aider. Tu ne sais pas pourquoi tu es comme cela ? C’est parce que je veux plus et cela me donne la joie de t’entendre m’appeler à ton secours.

Ma Bien-Aimée, par ta mission, par ton vœu d’immolation, je ne puis t’envoyer que de la souffrance physique; la souffrance morale est celle qui contribue le plus à sauver des âmes. Par la souffrance morale, tu te détaches de plus en plus de toi-même, tu te détaches même des joies, des consolations permises dans la vie spirituelle. Par ces épreuves, c’est le vide complet de ton âme, ton cœur, ton esprit, de tout ton être. Tu passes en ce moment sous le pressoir de mon amour où jaillira une source de grâce pour abreuver des âmes assoiffées d’amour, de vérité. Ma Bien-Aimée, mon amour t’alimente et tu nourris les âmes. »

– Satan : « Ma chère petite fille, j’ai bien hâte de voir comment ton histoire, ta vie va finir. Depuis si longtemps que tu trompes ton directeur. Tromper le Père Éternel, n’est pas chose facile! Comment peux-tu croire en Dieu qui te trompe ? Il prétend être la nourriture des âmes : « Mon corps est une nourriture et mon sang est un breuvage », a-t-il dit et enseigné et aujourd’hui il essaye de te faire croire qu’il alimente ton amour pour que tu nourrisses les âmes. Est-ce assez ridicule de se compromettre comme cela ? Lui, le Dieu de vérité ? 

Le Tout-Puissant, avoir besoin d’une âme de damnée pour accomplir sa mission! Comment peux-tu coopérer ? Il parle de la vie spirituelle comme si elle existait vraiment. Il te parle de la souffrance morale qui contribue à sauver des âmes. Dans ce cas, pourquoi a-t-il souffert dans son corps ? Pourquoi a-t-il été crucifié ? Que valent maintenant tes souffrances physiques ? Depuis quarante-trois ans de souffrances, tout est perdu, fini. Tout ce qu’il te reste à faire, c’est de prendre le plus possible de joie, de bonheur que la vie peut t’apporter. »

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Samedi, le 20 juin 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu. Comme il fait bon de te recevoir avec tout ton amour! Je suis heureuse de retrouver un peu de repos près de toi, mon Dieu que j’aime, que j’adore.

Mon Bien-Aimé, augmente ma foi, ma confiance dans la situation présente. Je me demande pourquoi je perds du temps pour écrire tous les mensonges, les suggestions de mon ennemi ? J’ai assez de les subir! Mon esprit en est rempli et mon cœur souffre tant! »

– Jésus :Ma chère petite épouse, encore un pourquoi! Ton directeur a bien fait de te parler sévèrement hier. Il me semble que je te donne assez de preuves.

Viens, ma Bien-Aimée, ne pleure pas. Regarde-moi dans les yeux. Si ton petit cœur est si sensible, pense au mien qui est si tendre, si bon, si délicat, si doux. Une indélicatesse envers mon amour, venant de toi, me blesse au plus profond de mon âme. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je souffre davantage de savoir que tu souffres à cause de moi. C’est à mon tour de te demander de venir près de moi afin que je puisse essuyer tes larmes et te demander sincèrement pardon en déposant sur ton front un doux baiser de paix. Oui, mon Bien-Aimé, regarde-moi dans les yeux afin que je puisse y découvrir un pardon. Je ne puis retenir mes larmes rien qu’à la pensée de t’avoir fait de la peine.

Mon Bien-Aimé, toi seul peux savoir tout ce qui se passe en moi. Je ne sais plus que faire. Tu me dis de te faire confiance et de ne pas chercher à comprendre. Et quand arrivent les grandes tentations contre la foi, etc., tu me demandes de comprendre, alors que tout en moi est noir et que c’est le vide complet. Mon directeur me dit de tout lui dire, et quand je lui dis tout, il me parle sévèrement, puis tu l’appuies. Dans les grandes tentations, comment puis-je comprendre, alors que je ne puis discerner le vrai du faux ? Mon Bien-Aimé, viens à mon secours, je ne sais plus où je vais. Je ne veux pas te perdre. Ô Esprit Saint, éclaire-moi et guide-moi, s’il vous plaît. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, il ne faut pas te surprendre de ce qu’il t’arrive. Tu ne fais que continuer à marcher sur la route que notre Père a tracée pour toi. Ce chemin n’est pas un chemin de roses, mais bien un chemin de croix qui deviendra, après notre union parfaite, un chemin de roses où le parfum si doux embaumera notre demeure pour toujours.

Ma chère petite hostie d’amour, je sais ce que tu souffres en ce moment. Je te comprends si bien. Moi aussi, j’ai connu ces heures de noirceur, de lassitude, de dégoût, d’abandon. Tu sais, ma Bien-Aimée, parfois dans la vie spirituelle, il semble y avoir contradiction et les âmes doivent nous faire confiance malgré tout. Même parmi des âmes éclairées, il vient un jour où tout leur échappe, tout devient obscur. Ce sont les ténèbres spirituelles qu’elles doivent passer avant de découvrir la lumière éternelle dont elles jouiront dans notre demeure. Et cette lumière, c’est notre amour miséricordieux, c’est notre paix pendant toute l’éternité avec nous. »

– Satan : « Ainsi soit-il », dirait W, si elle était près de toi. Regarde comme ton Dieu te trompe de nouveau. Il n’a même pas l’humilité pour s’excuser de t’avoir grondée sans que tu le mérites. C’est lui qui permet la situation, donc, tu n’es pas responsable. Tout ce qu’il veut c’est de te faire souffrir le plus avant de t’immoler pour ensuite te damner. »

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Dimanche, le 21 juin 1964

– Mimi : « Mon Dieu, viens à mon secours. Mon ennemi ne cesse de me poursuivre. Il m’attaque avec violence. Pour me protéger, je prends de l’eau bénite et je vais me réfugier près de mon Bien-Aimé en disant : Mon Dieu, je crois en vous, j’espère en vous et je vous aime.

Moi, qui étais si heureuse d’être seule avec toi dans notre demeure. Mon ennemi profite de l’occasion pour me troubler. Mon Dieu, si c’est une épreuve, je l’accepte et si c’est moi qui suis si méchante, convertis-moi. Éclaire-moi, s’il vous plaît. »

– Satan : « Ma chère petite fille, crois-tu que ton Dieu peut te convertir ? Ne cherche pas à vouloir te repentir et attirer de la pitié. Il y a longtemps que ton Dieu t’a rejetée et son Fils te méprise. L’Esprit Saint se moque de toi avec ses suggestions que tu crois des inspirations. Avec eux, tu crois avoir une mission à remplir pour sauver des âmes et avec moi tu as un rôle à jouer pour perdre les âmes. Tu as tout ce qu’il faut pour cela : une figure calme, une voix d’ange même pour chanter le Salve Regina, un esprit vif, une intelligence supérieure pour composer des prières au Père Éternel, puis, « Recevez Père Saint » etc…, tout cela pour émerveiller tes auditeurs. Tu as une facilité extrême pour préparer ton jeu auprès de ton directeur et de W, R, P.M et C, une autre qui va tomber sous ton influence; j’ai assez hâte. Tu parais si sincère à la fin du travail d’Équipe et les larmes que tu verses ne sont que pour impressionner tes témoins oculaires.

Si tout ce qui t’arrive venait de ton Dieu il ne permettrait pas que tu trompes son représentant et des âmes consacrées. 

Crois-tu qu’il te laisserait écrire des mensonges et répandre l’erreur, le doute dans les âmes ? Pourquoi ce remord qui te ronge nuit et jour ? Et quand tu en parles à ton directeur pour libérer ta conscience, il prétend que tout est bien clair, excepté ses yeux car il ne voit pas ce que tu es. Quand tu seras avec moi pour toujours il regrettera de ne pas avoir voulu t’écouter, t’exorciser. 

Cependant je n’ai pas à me plaindre car ton directeur m’appuie en te disant de continuer, « tout va bien ».  Même ton Dieu me laisse le champ libre, car il aime mieux fuir. Il ne peut supporter de voir une âme de baptisée travailler si bien pour moi. Avec tout ce que tu as reçu de lui. Il t’a comblée, je devrais dire il nous a comblés, car ce que tu as reçu, c’est moi qui en bénéficie et je l’applique aux âmes choisies. J’en ai moi aussi des âmes choisies qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Pour le moment celle que j’aime et que je préfère le plus c’est toi. Je me demande pourquoi je n’oserais pas t’appeler moi aussi : ma bien-aimée, parce que tu es toute à moi pour toujours. Ne pleure pas je te dis ce que tu es. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, où es-tu ? Je n’en peux plus. Mon esprit est rempli de ces mensonges, de ces idées. Mon cœur souffre davantage d’avoir à écrire tout cela. »

– Jésus :Ma chère petite G, que j’aime tant, offre bien tout, même la consolation d’être dans le vrai et dans notre paix. C’est cela vivre d’un amour pur, nous aimer avec une foi sèche mais sincère et confiante. La valeur n’a pas de prix à nos yeux. Même si ton ennemi trouve que ton directeur et moi n’avons pas les yeux clairs. Il n’a pas regardé tes yeux durant le travail d’Équipe, surtout après avoir regardé notre cher petit crucifix. »

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 Lundi, le 22 juin 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu. Je suis si heureuse de vous recevoir après la tempête d’hier. Près de toi le calme est revenu. Merci de me donner un directeur si éclairé. Il m’encourage de continuer à tout offrir, car l’épreuve tire à sa fin. J’ai plutôt l’impression que c’est la fin qui tire après moi.

Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à bien vivre la belle prière du don total. « Faites de moi ce que vous voudrez ». Si je puis encore faire quelque chose pour toi et pour les âmes,  j’accepte tout par amour même de vivre. »

– Satan : « Pauvre petite fille, si tu savais comme ton Dieu se moque de toi, de tes promesses, de tes offrandes. La situation se complique de plus en plus, et cela m’amuse beaucoup. Ce n’est rien à comparer au travail d’Équipe qui va se faire dans quelques jours. Que j’ai hâte! Ton Dieu est déjà inquiet. Il a peur du résultat, lui qui se dit humble. Il devra accepter sa défaite, et s’il ne l’accepte pas, il montrera qu’il est aussi orgueilleux que moi; la seule différence c’est que moi je ne suis pas hypocrite. C’est pour cette raison qu’il me déteste, parce que quand j’entre dans une âme, je lui parle toujours avec douceur, j’agis avec calme, je suis sincère avec les âmes qui m’écoutent. Jamais de promesses. Lui c’est le contraire, beaucoup de promesses et jamais d’action. Des menaces en quantité : menaces de le perdre comme si c’était une chose terrible, menaces de perdre son amour. Il y a assez d’amour de toutes sortes sans se sentir malheureux de ne pas avoir et mériter son amour; menaces de mort comme si la mort était une chose à redouter. C’est simplement une délivrance où l’âme ne sera plus sur la crainte. 

L’âme reviendra simplement dans le néant où elle est sortie de ma puissance. C’est sur ce point qu’a commencé ma révolte de voir comme ton Dieu était jaloux de moi. Pour se venger, il a voulu compromettre ma puissance. Devant sa défaite, il croyait nous exterminer tous, mais c’est le contraire qui se produisit, même de nos jours. Je ne suis pas parti seul, j’avais bien des alliés qui travaillent encore pour moi. Et à la fin des temps, je reviendrai plus fort dans toute ma gloire, ma puissance. Lui, ton Dieu, que fait-il ? Il cherche encore des âmes. Il mendie l’amour alors que moi je l’ai en abondance. Il pleure et moi je jouis. Il demande tout, moi, je donne tout. Sa loi est une doctrine de crainte, alors que ma doctrine est la liberté dans toute son étendue. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore lui mon ennemi. Viens à mon secours, s’il vous plaît. Cela me fait souffrir et répugne d’avoir à écrire tout. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, ce n’est pas lui, c’est moi qui permets ces tentations terribles. Il se croit fort. Que peut-il faire sans notre permission. Même devant ton directeur, il fuit. Il craint une âme consacrée. Il a peur de nous, Trinité Sainte. Il se dérobe à la vue de Marie Immaculée. Il redoute ton âme, moi en toi. Il ne peut l’approcher. Saint Michel ne cesse de le poursuivre. Avec cela, il se dit puissant.

Ma Bien-Aimée, reste en paix dans notre amour. »

À la demande de ma petite sœur G,  je rédige ces pages des écrits de 1964.

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26 juin 1964

Vendredi à 3:00 heures p.m. avait lieu la 2e réunion plénière des membres de l’Équipe : J,  G,  C,  R,  et W.

Oui, C  y était. Notre Seigneur nous avait promis de nous l’envoyer. Malgré tous les obstacles, il nous a réunies une fois de plus près de notre directeur, son représentant, pour prier, souffrir et jouir dans sa demeure. Tous nos cœurs exultèrent de joie, de bonheur, de reconnaissance. 

Il y a eu travail d’Équipe à 4:05 heures, p.m.

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27 juin 1964

Fête de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

  • Samedi matin, G a communié.
  • Il y a eu travail d’Équipe.
  • 2e anniversaire de mon entrée dans l’Équipe.

Magnificat. 

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30 juin 1964

Après la communion de notre chère petite sœur G,  notre bon directeur lui a administré le sacrement de l’extrême-onction pendant qu’elle achevait son action de grâce. Il a récité la prière spéciale qui doit être récitée à sa mort : « Mon Dieu, recevez l’âme de G.F,  que par votre miséricorde infinie m’avez confiée par une mission spéciale, etc. » Les témoins oculaires? Tous les membres de l’Équipe et la compagne de G. Le Bon Dieu a permis que G soit consciente et s’unisse d’esprit et de cœur aux prières récitées pour elle.

Tout s’est passé dans le plus grand recueillement possible. L’Esprit d’amour avait envahi nos esprits et nos cœurs. Notre bon Jésus viendrait-il chercher sa Bien-Aimée ? Nous avions accepté sa Sainte Volonté. Cependant, nous avons été tellement heureux lorsque nous avons constaté qu’il nous « prêtait » notre chère petite sœur pour quelque temps encore. Merci mon Dieu. Des larmes de joie, de reconnaissance brillèrent dans nos yeux. 

N.B : Ce texte a été écrit par une autre personne que Mimi, probablement une personne de l’Équipe.

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Mardi, le 1er septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, après deux mois de vacances forcées par la maladie, je reprends nos entretiens. Que de souvenirs à me rappeler, que de remerciements à t’adresser, que de louanges à te rendre pour tant d’amour, tant de bonté, de miséricorde!

Depuis que j’ai reçu le privilège de recevoir le sacrement des malades, je ne suis pas encore rétablie. Le choc a été trop fort pour mon petit cœur de chair. Mais, pour ma petite âme, cette étreinte d’amour a laissé sa blessure, car depuis ce jour, je souffre encore plus d’être séparée de toi, ô mon Dieu. Je ne croyais jamais que ton amour était si fort!

Après avoir reçu le sacrement des malades, humainement, j’étais déçue de vivre après avoir eu de si doux moments avec toi. Merci de m’avoir aidée à accepter de vivre. Comme je dois lutter pour ne pas paraître triste devant mon prochain!

Merci de nous avoir réunis encore dans ta demeure, le 25 juin 1964. Nous étions si heureuses d’être près de notre directeur pour prier et souffrir par amour pour ta plus grande gloire et pour les âmes. Il y a près de deux ans que nous attendions notre chère petite sœur C, mais nous gardions confiance qu’elle viendrait. Tu nous l’avais promis! Tout s’est réalisé! Merci mon Bien-Aimé. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, quand vous ai-je trompés ? Si j’ai tenu à vous réunir, c’était pour rendre gloire à mon Père et avoir plus d’amour, plus d’âmes, plus de souffrance. 

En vous regardant près de notre cher représentant, cela me faisait penser à la dernière assemblée près de mes apôtres. Oui, avant mon départ, j’ai voulu être avec eux. Et c’est par amour que nous avons permis que vous soyez toutes présentes et témoins oculaires de l’union d’amour dans la souffrance entre ma chère petite épouse G  et moi, son Dieu. Et même, ce qui s’est passé n’est rien à comparer à l’union parfaite que j’ai avec une âme en état de grâce. Mon étreinte est aussi douce avec une âme repentante, sincère, aimante. 

Devant une âme pécheresse,  je ne regarde pas tant ses péchés; je regarde surtout son amour, son humilité, sa sincérité, sa soumission à notre adorable Volonté. Plus cette âme me recevra avec amour, me recevra avec notre adorable Volonté, plus mon accueil sera grand lorsque je viendrai la chercher. Je lui ferai le même accueil qu’elle m’aura fait en me recevant. C’est pour cette raison que l’âme doit toujours demander l’aide de Marie, médiatrice de toutes grâces. Une Mère ne refuse jamais rien à son enfant qui reconnaît sa petitesse et qui demande avec amour, sincérité, surtout si cette enfant se jette dans ses bras avec confiance, abandon.

Marie est ma Mère, la vôtre aussi. »

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Mercredi, le 2 septembre 1964

– Mimi : « Déjà deux mois que j’ai reçu l’onction des malades et je suis encore là. Loin de toi, mon Bien-Aimé, mon agonie est plus longue. Il n’y a plus rien qui m’intéresse. Seul ton amour me soutient et m’aide à accepter la Sainte Volonté de notre Père. Oui, mon désir du ciel est de plus en plus grand. Que j’ai hâte de te recevoir! »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, c’est cela m’aimer. C’est d’accepter tout par amour. Mais oui, il faut que tu répondes à tous les besoins des âmes que je t’envoie et que notre Père t’a confiées pour sa plus grande gloire.

Ma chère petite épouse, par ton vœu d’immolation, il faut que tu marches avec moi. Après avoir eu une vie cachée, il faut maintenant élargir les horizons par une vie publique afin que notre amour grandisse dans les âmes. Si tu savais le nombre d’âmes que nous devons remettre toutes purifiées. Notre Père est si heureux d’être consolé par sa petite Équipe d’amour. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, combien de fois tu me disais que nous étions si heureux d’être seuls, que tu me cachais aux regards humains ? Aujourd’hui tu me demandes d’élargir les horizons par une vie publique. Que dois-je faire ? Je t’avoue que je ne comprends pas exactement ce que tu veux et me demandes de plus. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, reste calme, reste en paix. Je ne te demande pas de parcourir la terre pour prêcher, pour prier en public, pour faire de longs discours! Mais non, ma chère petite G, reste simplement ce que tu es. Oui, reste notre petite hostie d’amour, notre petite victime. 

Reste où nous t’avons fixée sur notre croix. En te cachant aux regards humains pendant quatorze ans, je voulais te préparer à ta belle mission de victime. Aujourd’hui, je te demande plus pour notre plus grande gloire et pour les âmes. Il faut que les âmes que je t’envoie et que notre Père nous a confiées reviennent à lui. Il faut les lui remettre toutes purifiées. Il ne faut pas que tu gardes en égoïste ce que nous t’avons donné par amour et ce que tu sais de nous. 

Par une grâce spéciale que ton directeur t’a méritée, tu comprends maintenant la valeur d’une âme. Avec l’aide de l’Esprit Saint, tu comprends notre amour miséricordieux, notre intimité. Après avoir tant reçu, il faut coopérer avec nous pour aider le plus grand nombre d’âmes. Ce contrat avec nous n’a pas été fait et accepté en esprit seulement. Il doit se maintenir, se manifester en actes. Tu n’auras aucun temps de répit. Il te sera demandé beaucoup parce que tu as beaucoup reçu. Tu as été choyée, traitée comme une reine, puisque notre Père a daigné te donner la croix, oui, ce don royal de la croix que tu as accepté avec moi, ton Dieu, ton époux qui t’aime tant d’un amour infini. »

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Jeudi, le 3 septembre 1964

– Jésus :Ma Bien-Aimée, en acceptant de devenir mon épouse, tu acceptais tout. Rappelle-toi du mot « tout ». Souviens-toi de ce que ton directeur te disait un jour après ta confession : « Dieu veut tout de vous ». Il était inspiré de l’Esprit Saint. Il comprenait l’étendue du mot « tout ». Par le mot tout, nous te préparions à ta belle mission de victime d’amour. »

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  Vendredi, le 4 septembre 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu ce matin. Oui, j’ai tellement besoin de toi pour accomplir tout ce que tu attends et veux de moi. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, nous attendons beaucoup de toi. Aux âmes que je t’envoie, il faut surtout parler de nous, de notre amour, faire connaître notre miséricorde, notre intimité. Sois sans crainte, l’Esprit Saint sera dans ton cœur, dans ton esprit, dans ta bouche et nous serons dans ton âme.

Oui, il faut parler de nous, des besoins de notre Église, des vocations religieuses, des missions. Oui, il faut aussi parler des petits, des malades, de ceux qui souffrent moralement et physiquement. Mais, il faut surtout prier. Chaque âme a un devoir d’état à remplir dans le Corps Mystique. Une âme qui vit sans avoir un idéal surnaturel est comme un être sans raison qui se contente d’agir, sans savoir pourquoi.  Ce n’est pas son esprit qui le guide ni sa volonté, ce sont ses pieds. Son cœur ne parle que par ses instincts. Tout son être est réduit à l’esclavage. »

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Samedi, le 5 septembre 1964

– Mimi : « Des millions de fois merci d’être venu ce matin. Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte! Merci ô Père Éternel de ton amour infini et miséricordieux pour moi. Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Donne-moi la force et le courage pour tout accepter. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, tu le sais que je ne te quitte jamais. Nous voulons plus. C’est par la charité, la patience que tu élargiras les horizons de notre amour.

Tu recevras ces âmes comme une mère reçoit ses enfants. Cela va te demander beaucoup de sacrifices, mais surtout beaucoup d’amour. Il faut que tu communies  à la souffrance, aux problèmes de ton prochain. Que peut faire une âme devant une porte fermée ? N’ai-je pas ouvert mon divin cœur pour laisser pénétrer les âmes ? Et toi, comment es-tu entrée dans mon cœur pour toujours ? As-tu déjà oublié cette étreinte du 30 juin 1964 ? Où ton cœur de chair n’a pu résister ?

Ce trop-plein d’amour que tu as reçu il faut le faire partager avec ton prochain. Il ne faut pas garder en égoïste les dons reçus. Combien d’âmes consacrées gardent jalousement ce défaut qui se nomme égoïsme spirituel ? »

– Mimi : « Merci mon Dieu de ce nouveau bonheur. »

Arrivée de mes deux chères petites sœurs W et R.

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Dimanche, le 6 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci d’être là en mon âme par une communion spirituelle. Je vous adore ô Trinité Sainte et je vous aime. »

Dans l’après-midi, travail d’Équipe avec notre directeur et mes deux chères petites sœurs W et R. C’est bien le temps de dire : Faites de moi ce que vous voudrez et merci mon Dieu pour tout. Oui, merci de me permettre de vivre la belle prière du don total.

– Jésus :Merci, ma Bien-Aimée de l’accepter dans ta vie, ce beau cadeau de l’Esprit Saint, ce chef-d’œuvre d’amour aux petites âmes. »

Lundi, le 7 septembre 1964.

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir dans votre sacrement d’amour. Oui, mon Bien-Aimé, je vais à toi dans l’hostie car je crois en ton amour, je crois que tu es bien vivant. C’est avec confiance que je viens exposer mes besoins et ceux des âmes que vous m’avez confiées qui sont encore plus grands. Mon Dieu, vous qui connaissez les misères humaines, ayez pitié de nous; aidez-nous, éclairez-nous. R et moi commençons une petite retraite de trois jours en grand silence.

Ô Esprit Saint, guide-nous durant ces jours bénis. Sois dans notre volonté afin que nous ayons la force et le courage de correspondre à tout ce que Dieu nous demande. Sois dans notre esprit afin que nos pensées, nos désirs s’élèvent vers toi, mon Dieu, mon tout. Sois dans nos cœurs. Aide-nous à le détacher des choses du monde afin que l’amour qu’il contient soit dirigé vers vous seul, mon Père, Dieu Tout-Puissant. »

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Mardi, le 8 septembre 1964

Fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge.

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir en ce beau jour! 

Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman du ciel, je viens te souhaiter bonne fête! Merci mon Dieu de nous l’avoir donnée pour Mère. C’est dans ses bras que je désire vivre et mourir.

Ma douce Maman, protège-moi de mon ennemi. Garde mon âme pure. Comme toi, je veux tout accepter par amour en me soumettant à la très adorable Volonté de notre Père. J’unis ma pauvre petite vie à ta vie si active, si grande, si remplie d’amour jusqu’au don total. Merci d’avoir accepté de devenir ma Mère. Malgré ma conduite si méprisable, tu étais toujours là près de moi pour m’aider, me protéger. Combien de fois je ne pensais même pas à te remercier. Comme j’étais ingrate! Je ne pensais pas que les joies que j’avais, tu les achetais de tes larmes. J’étais égoïste comme une enfant gâtée. Je croyais que tout m’était dû, et pourtant, si Dieu m’avait traitée de la même manière que je me conduisais envers lui, je n’aurais pas reçu beaucoup. Mais, dans son amour infini, au lieu de me rejeter, il est venu me chercher en me donnant son divin Fils comme époux.

Oui, pauvre Jésus, comme il m’aime avec toutes mes misères, mes faiblesses! Pauvre petite nature,  je suis si indigne de tant de bonté! Qu’est-ce que je suis à tes yeux, ô mon Dieu ? Je ne suis qu’un petit rien! »

– Jésus :Mais non, ma Bien-Aimée, tu es plus qu’un petit rien, tu es l’enfant de Dieu, mon épouse. Par l’état de grâce, nous habitons en toi malgré l’état où se trouve ta petite âme.

Oui, nous vivons en toi. Il ne faut pas regarder que tes misères. As-tu pensé à tout ce que nous faisons en ton âme ? C’est nous qui opérons dans les âmes. Devant la laideur d’une âme en état de péché, nous mettons la beauté. Devant une âme méchante, nous mettons la bonté. Devant une âme qui est dans le désespoir, nous mettons l’espoir. Devant une âme tiède, nous mettons la ferveur, l’amour. Plus l’âme se fera humble, soumise, plus notre amour grandira en elle, plus elle se sentira petite dans nos mains, plus elle sera forte en nous.

Notre amour triomphera toujours. »

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Mercredi, le 9 septembre 1964

– Mimi : « Merci. J’ai encore le bonheur de vous recevoir. Mon Bien-Aimé, malgré mon indignité, je suis sûre que cela te fait plaisir de venir en moi, en mon âme pour la purifier, l’éclairer, la fortifier, l’embellir. C’est ta demeure en premier lieu. Aide-moi à la garder propre afin que vous puissiez vous reposer. Vous savez combien j’aime vous recevoir! »

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 Jeudi, le 10 septembre 1964

Communion. Nous préparons la belle fête du Saint Nom de Marie.

– Mimi : « Ô Esprit Saint, éclaire-moi, s’il vous plaît, afin que je puisse offrir à ma douce Maman du ciel un cadeau qui lui fera plaisir. Tu sais mon Dieu comme je veux lui plaire, je l’aime tant!

Ô Vierge Immaculée, garde-moi bien dans tes bras afin qu’un jour tu puisses m’offrir à Dieu. »

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Vendredi, le 11 septembre 1964

– Mimi : « Mon Dieu, merci! Plus je vous reçois, plus je sens le besoin d’être avec vous. Au petit enfant, il faut donner le petit Jésus, et je suis comme une enfant, il me faut toujours mon petit Jésus, je devrais dire, mon grand Jésus, mon Bien-Aimé, mon époux, mais surtout mon Dieu, mon tout.

Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à bien préparer la belle fête de notre Mère. Avec la permission de mon directeur, je peux offrir plus. Mon ennemi rage contre moi parce que j’aime ma douce Maman du ciel, car, avec elle je suis en sécurité. »

– Jésus :Mais oui, ma Bien-Aimée, avec l’aide de l’Esprit Saint, tu seras dirigée vers nous et conduite par notre douce Mère. »

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Samedi, le 12 septembre 1964

Fête du Saint Nom de Marie.

– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman du ciel! Et merci d’avoir permis que je vous reçoive en ce beau jour. Comme cela doit être beau au ciel lorsque c’est la fête de la Mère de Dieu, de Marie Immaculée!

Je m’unis aux chants de louanges de la Cour Céleste pour te témoigner mon amour, ma reconnaissance, pour ta protection toute spéciale durant ma vie et surtout durant les grandes tentations. Oui, ma douce Maman, j’ai vraiment été protégée. Merci, oui, merci de m’avoir donné ton Jésus. Merci de m’avoir fait connaître Dieu, merci de m’avoir aidée à lutter contre mon ennemi. Merci d’avoir été mon modèle. Combien de fois avec toi j’ai pleuré mes fautes, et combien de fois aussi ai-je chanté avec toi le Magnificat. Lorsque je récite le Salve Regina, je sais que tu es là avec moi et j’ai confiance. Je crois que tu intercèdes pour moi. Tu es mon soutien, je m’appuie sur toi. Tu es ma force, je combats avec toi contre mon ennemi. Dans mes peines, je t’appelle et je suis certaine qu’à l’heure voulue par Dieu, tu viendras à mon secours. Ton cœur de Mère ne peut rejeter sa petite fille qui te demande humblement de l’aider. Oui, l’aider à marcher sans cesse vers Dieu, l’aider à tout accepter par amour, l’aider à ne travailler que pour la gloire de Dieu, l’aider à garder le silence dans les joies comme dans les peines, l’aider à lutter contre son ennemi, l’aider à vivre de cette intimité divine.

Ô Vierge Immaculée, demande pour moi, s’il vous plaît, toutes les grâces dont j’ai besoin pour aimer, servir Dieu. Apprends-moi à vivre dans l’humilité et le détachement afin de plaire à Dieu. Ô Vierge Immaculée, soyez bénie et glorifiée par ce doux nom de Marie, ma Mère. »

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Dimanche, le 13 septembre 1964

– Mimi : « Merci de te donner à moi dans ton sacrement d’amour! Oui, je médite souvent ces mots : « Venez tous à moi ». À cet appel, je ne puis résister, rester insensible et devant la blanche hostie, je te regarde, mon Dieu, mon Bien-Aimé que j’adore.

Je crois que tu es bien vivant. Je mange ton amour, puisque tu es tout amour. Ton Corps est si précieux et je bois ton Sang pour me fortifier. C’est toi seul qu’il faut tous chercher, et tout te dire et attendre tout de toi. Oui, attendre ton amour. Toi seul peux me le donner. Mon amour que je crois si fort est si petit près du tien. Et pourtant, je veux t’aimer de toute mon âme, de tout mon cœur, de toutes mes forces. Mon Bien-Aimé, regarde ma bonne volonté, ma sincérité.

Une personne lisait mes notes et me dit : « C’est bien, même très bien, mais il y a beaucoup de répétitions. » J’étais triste. Puis, j’ai pensé à toi. Jamais tu ne me reproches de me répéter lorsque je te dis que je t’aime! »

– Jésus :Mais non, ma Bien-Aimée, je suis toujours heureux de te l’entendre dire et redire. Ma vie n’est-elle pas une répétition de mon amour ? Après des siècles, je ne cesse de répéter les mêmes paroles d’amour, de miséricorde. Même mes gestes sont les mêmes. Médite bien et regarde-moi sur notre petit crucifix, n’ai-je pas toujours eu les bras tendus pour te recevoir ? Petit enfant, je te tendais mes petites mains, plus tard, je tendais les bras pour aller te chercher dans ton puits de misères. Puis, un jour, je te donnais la main pour marcher avec moi vers notre Père. 

Et là, dans mes bras puissants, je t’ai offerte à notre Père comme victime d’amour. Et, acceptant mon offrande, il t’a fixée à la croix avec moi. Et depuis cette étreinte d’amour, dans l’amour et la souffrance, nos bras sont tendus vers notre Père pour le remercier, pour le louer, pour l’implorer.

Tout dans la vie est une répétition : travail, conversations, gestes, saisons, etc. Même le développement intellectuel et moral de l’être est une répétition. L’unique n’appartient qu’à Dieu, l’unique amour infini et miséricordieux, le Tout-Puissant. D’ici à la fin des temps, il y aura toujours répétition dans les âmes, dans les corps, dans les astres, dans la nature, dans la vie comme dans la mort. Dans tout, seul notre amour est unique. »

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Lundi, le 14 septembre 1964

Exaltation de la Sainte Croix.

– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu ce matin! Après ma communion, j’ai renouvelé mes vœux. 

N’est-ce pas mon Bien-Aimé que c’est jour de fête pour nous ? Par l’exaltation de la sainte croix, c’est le triomphe de l’amour, c’est la victoire sur notre ennemi.

Mon Bien-Aimé, comme j’aime à te regarder sur la croix! C’est là que je comprends ton amour, ta miséricorde! C’est près de la croix que je médite, et avec ta grâce je découvre ce que c’est que l’amour dans la souffrance. Ô mon Bien-Aimé, je te remercie de m’aider à porter ma croix de chaque jour, et merci de m’en faire cadeau. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, c’est le plus beau don que je puisse faire aux âmes. Oui, le don royal de la croix. L’amour de la croix est difficile à comprendre, pénible à accepter. Les âmes recherchent plutôt le bonheur, le confort. Pauvres âmes si elles savaient que la plus petite croix acceptée par amour a un prix infini à mes yeux. 

Comment veulent-elles entrer dans la maison de notre Père sans la croix ? Oui, ma Bien-Aimée, porte avec amour tes croix physiques et morales. Ne l’oublie pas, la croix est l’étendard de notre amour. N’est-ce pas que c’est un privilège pour toi d’être fixée à la croix avec moi, ton Dieu ?

Merci ma chère petite victime d’amour. »

– Mimi : « Merci mon Dieu de me parler. »

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Mardi, le 15 septembre 1964

Fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs.

– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu ce matin. Merci à mon directeur.

Tu le sais ma douce Maman du ciel comme nous t’aimons! Mon directeur est toujours prêt à te rendre hommage, à te prouver son amour. Je suis heureuse, car cela me donne l’occasion de recevoir mes amours, la Sainte Trinité.

Je méditais sur tes souffrances et sur tout ce que tu as accepté par amour pour Dieu et par amour pour nous, pour moi.

Je te demande pardon pour toutes les peines, les souffrances que je t’ai causées. Comme j’ai été ingrate, méchante! Comment ai-je pu me dire ton enfant ? Au lieu de me rejeter, tu es venue me chercher, car, tu le savais bien que j’étais malheureuse d’être séparée de Dieu, d’être éloignée de ton divin Fils! Tu le sais que malgré ma conduite si méprisable, c’est près de toi que je venais me réfugier pour pleurer mes péchés! Avec toi, je sais que je suis en sécurité.

Ô Vierge des Douleurs, apprends-moi à voir l’énormité de mes fautes, à avoir une vive douleur d’avoir offensé mon Dieu, infiniment bon, mon Créateur.

Prête-moi ton cœur pour l’aimer, l’adorer, le servir toujours. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, merci de demander à notre Mère de t’aider. Elle se penche sans cesse sur toi. En nous regardant sur notre croix, Elle rend grâce à Dieu. Par ta mission de victime, comme ta douce Mère, Marie Immaculée, tu dois enfanter beaucoup d’âmes dans l’amour et la souffrance. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu vois que je n’empêche pas la famille! Tous les jours, ma famille spirituelle augmente. Ô mon Dieu, aidez-moi, s’il vous plaît, à leur apprendre à aimer et adorer ta Sainte Volonté sur elles, en tout et partout.

Aide-moi à les nourrir de ton amour. Comment puis-je les alimenter avec le peu que j’ai ? Toi seul peux déposer en elles l’amour, la confiance, la charité. Je ne suis qu’un faible instrument entre tes bras puissants.

J’attends tout de toi, ô mon Dieu, mon Père que j’aime tant. »

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Mercredi, le 16 septembre 1964

– Mimi : « Merci de venir me visiter dans ton sacrement d’amour! Merci de me donner le désir de vous recevoir! Merci de me donner le goût de te manger, afin de me nourrir et de boire ton Précieux Sang afin de me purifier et me sanctifier. Merci de me donner l’occasion de te recevoir si souvent. Malgré tout, je ne suis jamais rassasiée. »

– Jésus :Ma chère petite épouse, Moi aussi je ne suis jamais rassasié de venir en toi. Tu as tellement besoin de nous et nous avons besoin de toi, de ton amour pour coopérer avec moi au salut des âmes. »

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Jeudi, le 17 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est près de notre petit crucifix que je viens chercher le courage. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, que de choses à apprendre devant notre cher petit crucifix. Je sais que tu souffres beaucoup. Tu sais, c’est un art que de savoir souffrir en souriant, et c’est un chef-d’œuvre d’amour que de savoir souffrir en nous aimant.

Par une grâce spéciale, tu as reçu les deux. Ce n’est pas tout d’avoir reçu,  il faut garder bien précieusement ces grâces. Tu en as besoin pour accomplir ta mission dans l’amour et la souffrance. »

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Vendredi, le 18 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me sens triste. J’aurais tant aimé te recevoir; cependant, avec une communion spirituelle, je puis, avec ta grâce, t’adorer présent en moi.

Oui, aujourd’hui, je veux travailler avec toi. Je sens le besoin de répandre du bonheur, de la joie autour de moi.

Et merci, mon Dieu d’avoir déposé en moi tant d’amour pour les âmes. Comme je voudrais tout le monde heureux!

Ô Père Éternel, dépose dans toutes les âmes, l’amour, afin qu’elles puissent avoir l’amour dans leur âme, dans leur cœur, dans leur esprit, afin de vivre dans un esprit de charité, de confiance, de paix.

Au nom des mérites de votre divin Fils, exaucez-moi, s’il vous plaît. »

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Samedi, le 19 septembre 1964

– Mimi : « Enfin, je puis te recevoir ce matin. J’en suis si heureuse. Ô mon Bien-Aimé, apprends-moi à mieux me donner. C’est une science difficile à atteindre que de se donner totalement, se donner par des paroles, par l’esprit, mais se donner avec son cœur, sa volonté, cela demande ton aide. Comme j’ai besoin de ton aide pour te voir en mon prochain! Il me faut regarder avec les yeux de la foi!

Ô Esprit Saint, éclaire-moi s’il vous plaît. Ma douce Maman guide-moi dans mes actes, mes paroles, afin que les âmes que Dieu m’envoie retournent avec un peu plus d’amour de Dieu et du bonheur dans leur cœur, et la paix dans l’âme. Je t’en supplie, parle-moi s’il vous plaît. Je voudrais tant que les âmes vous aiment plus, ô Trinité Sainte. »

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Dimanche, le 20 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je viens te rendre visite dans ma pauvre petite âme. Oui, encore une communion spirituelle. J’ai tellement hâte de te voir face à face, te posséder pour toujours sans avoir la crainte de te perdre. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, merci d’être venue nous visiter dans notre petite demeure où nous sommes si heureux. Oui, ce bonjour si affectueux de chaque jour, nous l’attendons comme tu attends le rayon de soleil. Il met de la lumière en ton âme. Et par notre divinité, nous mettons ce rayon d’amour que tu donneras aux âmes que nous t’avons confiées. »

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Lundi, le 21 septembre 1964

– Mimi : « Merci, merci des millions de fois. Merci mon Dieu. Je ne sais plus en quels mots te redire ma reconnaissance tout mon amour. Je suis si heureuse de te recevoir. Augmente en moi, s’il vous plaît, le désir de toujours te voir en mon prochain.

Ô Esprit Saint, éclaire-moi sans cesse afin de savoir comment donner sans garder en égoïste ce que j’ai reçu de Dieu par amour. Je veux donner librement, largement, sans mesquinerie, donner sans compter, sans regarder, donner tout par amour jusqu’au don total. C’est un éternel recommencement. Je dois lutter contre cet égoïsme spirituel qui se glisse et me guette.

Pauvre Jésus, que penses-tu de ta petite épouse ? »

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Mardi, le 22 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Je suis si triste lorsque je vois une personne vivre sans espoir, sans amour, sans idéal. Je voudrais tant qu’elle comprenne ton amour.

Et quand je pense que moi aussi je ne comprenais pas ton amour et pourtant je croyais t’aimer. Comme je regrette tout. Comme j’étais aveugle. Je marchais vers ma perte sans même m’ouvrir les yeux. Merci mon Bien-Aimé d’être venu me racheter, me sauver, me chercher pour aller, comme l’enfant prodigue vers son Père, où il m’a reçue avec son amour miséricordieux.

Merci mon Dieu de votre amour infini. »

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Mercredi, le 23 septembre 1964

– Mimi : « Mon Dieu, merci. Je ne sais comment vous remercier pour tant d’amour. Je suis si heureuse de vous recevoir dans ma pauvre petite âme qui soupire après vous, mon Dieu, mon Père, que j’adore en silence. Merci de la grâce que vous m’avez donnée de comprendre un peu votre amour, de m’associer aux souffrances de votre divin Fils.

Ô mon Dieu, que puis-je vous refuser après tant de preuves d’amour ? Je suis si indigne. Plus je reconnais mes péchés, mes faiblesses, plus je découvre votre amour miséricordieux. Votre paternelle bonté, ô Dieu que j’aime tant. »

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Jeudi, le 24 septembre 1964

Fête de Notre-Dame de la Merci.

– Mimi : « Merci mon Dieu. J’ai le bonheur de vous recevoir ce matin.

Bonne fête ma douce Maman du ciel. Ô Vierge Immaculée, écoute la prière de ta petite fille qui se confie à sa Mère. Aide-moi, s’il vous plaît, à réaliser mon idéal d’aimer Dieu et les âmes. Oui, je désire m’unir à mon Dieu de plus en plus.

Toi qui as eu la possession de Dieu, qui as connu l’action de l’Esprit Saint, qui as joui de la présence de Jésus en toi, demande pour moi ces grâces. Oui, que Dieu le Père soit pour moi mon tout, que je le possède vraiment afin qu’à ton exemple, je puisse le donner aux autres. Pour cela, j’ai besoin d’être docile à l’action de l’Esprit Saint en moi. À ton exemple, je m’abandonne à l’action de l’Esprit Saint en moi.

Avec toi, guidée par l’Esprit d’amour, de vérité, je marcherai avec toi dans l’humilité, la soumission, l’amour de Dieu. Par la présence de Jésus en toi, tu as connu l’intimité où l’amour et la souffrance ne font qu’un. Implore pour moi que cette intimité, cet amour grandissent en mon âme afin que je les donne aux âmes.

Merci pour toutes les grâces que tu as demandées pour moi.

Merci de ta protection de chaque instant. »

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Vendredi, le 25 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, accorde-moi, s’il vous plaît, la grâce de te voir en tout, et partout. Augmente ma foi, pour te voir en mon prochain, et dans toutes les circonstances qui m’entourent.

Oui mon Bien-Aimé, je veux être à la place que tu me donnes dans le corps mystique. Avec toi, je veux accepter tout par amour. Merci de m’aider à comprendre et accepter ma mission, après t’avoir tant offensé! Par amour tu me donnes le privilège de te suivre dans le chemin de l’amour et la souffrance. Merci mon Dieu.

Merci à l’Esprit Saint qui guide mes pas et m’éclaire. Merci ma douce Maman de ta protection de chaque instant. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, tu le constates que sans moi tu ne peux rien. Plus tu t’appuies sur moi, plus tu deviens forte, courageuse. Plus le vide se fait en toi, plus je prends possession de notre demeure en ton âme. Après t’avoir détachée du monde, des choses de la terre, de toi-même, car je te voulais toute à moi pour toujours. 

Mon Père a dégagé ton âme, en te faisant subir les trois agonies, du cœur, de l’âme, de l’esprit. Et c’est à l’école de l’Esprit Saint que tu as dû passer ces épreuves, avec l’aide de ton directeur qui a été un professeur accompli jusque dans le moindre détail. 

Notre douce Maman a veillé sur ta formation spirituelle. Elle a été ton modèle. Saint Michel te protège, il se tient constamment près de toi avec ton ange gardien, et ton saint patron, saint Georges qui prend un soin jaloux de ta petite âme. Sainte Anne intercède pour toi, tu as le bonheur de porter ces deux beaux noms, chers à notre cœur : Marie-Anne. La signification du nom Anne en hébreu est si grande. Oui enfant de la grâce, c’est bien ce que tu as été pour nous, après avoir été l’enfant de notre amour miséricordieux. »

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Samedi, le 26 septembre 1964

Fête des Saints Martyrs Canadiens.

– Mimi : « En ce beau jour, j’ai reçu mes trois amours.

Merci mon Dieu de ce grand bonheur. Nous commençons un Triduum de communions en l’honneur de saint Michel, notre grand ami et protecteur. Merci à mon directeur pour son dévouement.

Mon Bien-Aimé, aide-le s’il vous plaît, tu connais son grand désir de tout offrir par amour, soutiens-le, il est si faible, épuisé, il souffre tant. Saints Martyrs Canadiens, aidez-le s’il vous plaît durant toute sa vie, il a souffert pour la plus grande gloire de Dieu et pour le salut des âmes. Étant votre frère dans le Christ, veillez sur lui, comme vous avez veillé sur moi à l’âge de huit ans lorsque j’étais dans le coma. Un père Jésuite plaça sur mon front une image-relique du Père Jean de Brébeuf et Isaac Jogues, je repris conscience au grand bonheur de mes parents. D’après le médecin il n’y avait plus d’espoir possible, il exhortait mes parents à faire leurs sacrifices. Combien de fois ma chère maman me racontait ce fait. Avec elle nous avions appris à aimer et à prier les saints Martyrs Canadiens, que de faveurs obtenues,  grand merci. 

Ô Saints Martyrs, veillez sur notre paroisse et tous les pères Jésuites, les familles, les malades, les petits. Donnez-nous, s’il vous plaît, votre foi, votre courage, pour lutter, votre amour pour tout accepter, votre générosité pour tout donner jusqu’au don total. Donnez-nous beaucoup de vocations sacerdotales, religieuses, missionnaires. Veillez sur les missionnaires, aidez-les dans leur belle vocation si héroïque au service de Dieu.

Augmentez leur amour pour vous, et les âmes. Ô Saints Martyrs faites-nous comprendre l’esprit d’amour, de sacrifice, de charité, envers notre prochain, surtout pour ceux qui ne vous connaissent pas ô mon Dieu, et qui ont besoin de vous.

Ô Esprit Saint, éclairez-les s’il vous plaît afin que nous nous retrouvions tous dans la maison de notre Père. »

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Dimanche, le 27 septembre 1964

– Mimi : « Merci, mon Dieu de nous aider. Mon directeur est venu m’apporter mon bon Jésus, je suis si heureuse. Ô mon Bien-Aimé, mon unique repos est en toi. Oui c’est près de toi que j’apprends bien des choses, je comprends mieux ton amour miséricordieux. Je te remercie de me faire comprendre ta Sainte Volonté en moi. Merci de m’avoir détachée des choses du monde, bien souvent c’était malgré moi, je ne comprenais pas. Merci de me donner cette liberté de détachement du cœur, de l’âme, de l’esprit. Enfin je respire, je sens cette joie intérieure, cette paix de l’âme. Oui je respire ton amour. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, ce bien-être n’est rien à comparer au bonheur que j’ai d’être accueilli dans une âme qui fait le vide en elle. Merci de recevoir les âmes que je t’envoie, tu pratiques la charité en faisant l’aumône de ton temps. Ne t’inquiète pas de ce que tu devras dire ou répondre, laisse parler ton cœur, élève ton esprit vers nous, ouvre la porte de ton âme, afin que notre amour puisse pénétrer et toucher ces âmes, tu as tellement reçu. 

Il faut nourrir tes enfants spirituels par la prière, le sacrifice, l’amour. Combien d’âmes sont mortes faute de nourriture spirituelle. L’âme ainsi négligée ne respire plus, et devient anémique, et va vers sa perte. La volonté n’est plus à la hauteur de sa qualité humaine d’enfant de Dieu, n’ayant plus la force de savoir dire oui à Dieu, et pouvoir dire non aux choses du monde. Et dans quel état le cœur se trouve-t-il ? Que vaut la vie pour ces âmes ? Prie beaucoup pour les âmes qui demandent beaucoup et nous donnent si peu ou presque rien. »

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Lundi, le 28 septembre 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de vous recevoir, je ne mérite pas tant de bonheur; merci à mon directeur. Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît, éclaire-moi, guide-moi, afin que les âmes que je recevrai cet après-midi, retournent avec le cœur rempli d’amour de Dieu et pleine confiance en toi. Ô Esprit Saint éclaire-les, s’il vous plaît. Ô mon Bien-Aimé, par ma vie publique, j’ai beaucoup de difficultés à écrire; il y a les appels téléphoniques, les visites; ne permets pas que notre intimité en souffre.

Mon Bien-Aimé accorde-moi, s’il vous plaît, la grâce de ne pas me rechercher dans la conversation. Avec toi je veux rester bien petite, bien humble, patiente, charitable dans mes pensées, mes paroles, mes actions. Mon Bien-Aimé, j’ai tellement besoin de toi, en tout et partout. Je suis si épuisée physiquement. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, reprends courage, ton repos avec moi sera éternel et notre amour sera sans fin. Pense aux âmes que je t’envoie et dont nous avons besoin. Chaque personne que tu reçois, accepte-les toutes sans exceptions; c’est moi qui te visite en elles. Je sais que cela t’épuise mais rappelle-toi qu’une petite âme victime n’a jamais de répit. Lorsque tu sens la douleur de la croix, viens, regarde-moi sur notre cher petit crucifix. Rappelle-toi du bonheur que tu as eu de voir et goûter mon amour miséricordieux, je t’ai comblée. Ton directeur aussi est épuisé, regarde tout ce qu’il fait. Il reste fidèle à son sacerdoce à nous servir dans l’amour pur, par la souffrance. Tu sais ma Bien-Aimée l’âme victime, s’abandonne toujours entre mes bras avec amour,  confiance,  humilité,  sincérité. »

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Mardi, le 29 septembre 1964

Fête de saint Michel.

– Mimi : « En ce beau jour je suis heureuse de vous recevoir. Merci de nous avoir aidés à faire ce triduum de communions. Bonne fête à mon grand ami saint Michel. Merci de m’avoir protégée visiblement et invisiblement de mon ennemi si redoutable. Le combat est si dur, la lutte si épuisante, mais avec ton assistance je me sentais forte. Combien de fois ma vie était en danger, et j’ai été protégée d’une manière spéciale.

Ô saint Michel, je t’en supplie, veille sur mes enfants spirituels, sur toutes les âmes, spécialement celles qui sont le plus en danger. Protège notre sainte Église. Par le pouvoir que Dieu t’a donné veille sur le très Saint Père, sur notre cardinal P.E. Léger, sur tous les cardinaux, les évêques, les prêtres, surtout sur tous les assistants qui sont à Rome pour assister au concile œcuménique.

Protège-moi maintenant et à l’heure de ma mort. Reste mon ami, mon compagnon de route, mon confident. Je sais que mon ennemi parcourt le monde pour la perte des âmes. Ô saint Michel, parcours le monde à la conquête des âmes, pour la plus grande gloire de Dieu. Tu sais, mon ennemi me déteste tellement, mais avec toi près de moi, je n’ai rien à craindre, quoique je doive lutter sans cesse. Parfois les tentations sont très fortes, mais avec la grâce de Dieu, je fais mon possible pour rester où Dieu m’a fixée pour toujours. »

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Mercredi, le 30 septembre 1964

– Mimi : « Comme le temps me paraissait long! Avec ma douce Maman du ciel, j’ai préparé ma petite âme pour vous recevoir avec toute la pureté possible à une pauvre petite fille, c’est-à-dire à la plus misérable. Mes misères sont tellement grandes. Cependant mon idéal de vous aimer, de vous servir, est si grand, malgré mon indignité.

Quelle attitude doit avoir un enfant devant son père qui l’aime ? Et devant Dieu, qui est mon Père tant aimé, je dois avoir un profond respect devant la majesté divine. Mais, je dois avoir surtout beaucoup d’amour, de confiance, d’abandon entre ses bras puissants. J’ai confiance, j’attends tout de vous mon Dieu, et j’espère tout de votre amour. »

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Jeudi, le 1er octobre 1964

Quel beau mois consacré à Marie et à la récitation du saint rosaire!

Comme j’aime à méditer les mystères. Avec l’Esprit Saint je veux méditer, mais surtout mettre en pratique toutes les leçons qui sont renfermées dans chaque mystère.

  • Premier mystère joyeux : L’annonciation.

« Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole. » Lc, 1.38

– Mimi : « Mon Dieu, prosternée à vos pieds, devant votre divine majesté, regarde-moi s’il vous plaît comme ta petite servante aimante. Comment puis-je servir mon Dieu comme il le veut, comme il le faut, avec un amour pur! »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, tu sers notre Père, en servant ton prochain par amour pour nous. C’est si facile de servir son prochain, par la prière, le sacrifice, la pénitence, le silence, l’exemple, le dévouement, la charité, la générosité jusqu’au don total. »

–  Mimi : « Qu’il me soit fait selon ta parole. Ô Esprit Saint éclaire-moi s’il vous plaît afin qu’à l’exemple de Marie, je puisse servir Dieu avec amour, humilité.» 

Comme je regrette le temps où je servais mon ennemi. Pendant ce temps, mon Dieu attendait avec amour, patience, le moment où je le servirais, sans contrainte mais sincèrement.

Pauvre Jésus qui m’avait tout donné par amour. Tout ce que Dieu me demandait, était de l’aimer, le servir fidèlement, sincèrement avec amour. Il ne me demandait pas de le servir comme une esclave, mais de le servir comme Marie, en restant humble, soumise à sa très Sainte adorable Volonté.

– Mimi : « Ô ma douce Maman du ciel, apprends-moi s’il vous plaît à être pour Dieu, sa petite servante d’amour, afin que je puisse le servir et servir mon prochain avec tout ce que Dieu m’a donné par amour.

Pardon mon Dieu de mes ingratitudes et de mon égoïsme spirituel. »

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Vendredi, le 2 octobre 1964

Fête de nos saints anges gardiens.

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir en ce beau jour. «

  • Deuxième mystère : La visitation.

« Tu es bénie entre les femmes et le fruit de tes entrailles est béni. Et d’où me vient ce bonheur que la mère de mon Seigneur soit venue vers moi ? »  Lc. 1.42

– Mimi : « Pauvre Maman, combien de fois ai-je oublié de te remercier d’avoir accepté de devenir ma Mère. Je te demande sincèrement pardon de mon ingratitude. Ô Vierge toute belle, temple de mon Dieu, apprends-moi s’il vous plaît à bien me préparer pour recevoir mon Dieu, mon Bien-Aimé. Aide-moi à me détacher de tout, afin que mon âme soit le temple où la Sainte Trinité reste pour toujours. Toi qui as eu le grand privilège, le bonheur de porter ton Jésus, aide-moi à le garder, et que chacune de mes communions soit un renouveau spirituel : c’est-à-dire que mon amour soit plus ardent, mon intimité plus grande, afin qu’avec toi je puisse dire : « Je porte Dieu en moi. » Malgré mon indignité, j’ai confiance que Dieu est présent en moi et qu’avec sa grâce je puisse le donner aux autres.

Oui avec ma douce Maman du ciel, je le donnerai, je ne garderai pas en égoïste tout ce que j’ai reçu. Avec toi, ô Marie, je veux adorer la Sainte Trinité présente dans mon âme. 

Merci de venir me visiter dans ton sacrement d’amour ô mon Bien-Aimé que j’aime. Mon Bien-Aimé accorde-moi s’il vous plaît la grâce de toujours répondre oui à ton appel et d’aller en toute hâte vers mon prochain pour l’aider. À l’exemple de ma douce Maman du ciel je veux porter l’amour et la confiance par l’humilité, la charité, en gardant cette paix de l’âme. »

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Samedi, le 3 octobre 1964

Fête de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

  • Troisième mystère : La naissance de Jésus.

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. »  Lc,  2.14

– Mimi : « Ô Père Éternel, je vous loue et glorifie par la naissance de Jésus, votre Fils, mon époux Bien-Aimé. Merci mon Dieu de m’avoir donné votre Fils par amour. Mon âme est remplie de joie à la vue de ce cher petit Jésus. Que de mystères d’amour apporte ta naissance.

Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman du ciel, comme j’aimerais partager l’intimité que tu avais en portant et vivant avec ton cher trésor, ton bel amour. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, as-tu déjà oublié tous les privilèges que tu as eus en partageant notre intimité! Ne t’ai-je pas comblée de grâces spéciales ? Ne l’oublie pas que nous ne sommes plus qu’un dans l’amour infini de notre Père. Oui, gloire lui soit rendue par ta petite âme qui m’aide à sauver d’autres âmes. Nous sommes glorifiés par le beau travail de ton directeur, des membres de notre petite Équipe d’amour, et aussi par notre cher apôtre P. Mayer si généreux à notre service : que d’âmes attendent son aide. Prie beaucoup pour lui. »

– Mimi : « Ô Dieu Tout-Puissant, je veux vous glorifier par mon amour, ma souffrance, ma prière. Je voudrais parcourir la terre pour te louer avec toutes les âmes. Oui, paix sur terre aux hommes de bonne volonté. 

Père Éternel, malgré mon indignité, regarde ma bonne volonté de t’aimer comme jamais un cœur humain t’a aimé.

Ô Esprit Saint inspire-moi comment aimer Dieu comme il doit être aimé, comme il le mérite. Donne-moi s’il vous plaît cet esprit de foi, cet esprit de sagesse, cet esprit d’amour pur qui anima le cœur, l’âme de ma douce Maman devant la majesté Divine, afin que lorsque je paraîtrai devant Dieu mon Père, je puisse dire sincèrement : « Me voici, avec tout mon amour. »

Bonne fête ma chère petite sœur Thérèse. Demande s’il vous plaît pour moi la grâce de marcher avec toi dans le chemin de l’amour pur. Donne-moi la main pour te suivre dans ta petite voie, qui est aussi le chemin royal de la croix.

Aide-moi à bien accomplir ma mission, afin que je puisse offrir à Dieu le plus grand nombre d’âmes pour sa plus grande gloire. Demande pour moi une plus grande connaissance de Dieu, afin que je le fasse aimer et connaître davantage. Mes moyens sont si petits, et pourtant mes désirs si grands. Je me sens animée par le désir de le servir avec plus d’amour jusqu’au don total. À ton exemple, je veux bien vivre afin de bien mourir. Toi qui connais ce que c’est que l’union parfaite, je t’en supplie demande pour moi cette grâce que je ne mérite pas, mais que mon Bien-Aimé a achetée pour moi au prix de son amour, de son sang. »

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Dimanche, le 11 octobre 1964

Fête de la Maternité de Marie.

– Mimi : « Mon père, que puis-je ajouter de plus après avoir entendu ces mots et vu cette belle image. J’en suis si heureuse et indigne. Mais Dieu infiniment miséricordieux et bon, a voulu une fois de plus me faire comprendre son amour. J’étais si émue. » 

Mon Bien-Aimé me rassura en me disant ceci :

– Jésus :Ma Bien-Aimée reste en paix. Ce qui s’est passé est voulu de nous. Ce n’est pas toi qui as parlé et deviné tout cet amour caché. C’est un grand privilège que tu as de voir en lui, un autre Christ vivant.

Baise avec amour et respect ses plaies. Il s’identifie à moi, en laissant la marque dans sa chair. Je me manifeste en lui. Te rappelles-tu ma Bien-Aimée, je te disais un jour que je m’identifierais en lui. Te souviens-tu de ma transfiguration durant un travail d’Équipe où ce n’était plus lui, mais moi en lui. N’est-ce pas que je t’aime pour te donner le même privilège que Marie Madeleine, et même plus.

Ton directeur a pu jouir du bonheur que j’ai lorsque je garde près de mon divin cœur, une petite âme aimante, sincère, même pour une petite âme pécheresse. 

Tout est si beau, si pur, près de mon divin cœur, qui vous aime tant tous les deux. Réalisez-vous tout ce que nous faisons pour vous ? Ma Bien-Aimée lorsque tu te penches avec respect vers moi en lui, oui, adore-nous, parle-nous, nous t’écoutons en silence. Nous sommes si heureux d’être consolés. »

Puis en signe de reconnaissance, j’adresse à mon Père cette offrande au nom de ton directeur.

– Mimi : « Ô Père Saint, Dieu Tout-Puissant, regardez-moi en lui, comme votre Fils crucifié. Vous le voyez, nous ne sommes plus qu’un dans une même chair, dans un même amour. Ma croix est fixée en lui, et lui est fixé en moi pour toujours.

Recevez notre amour, nos souffrances, comme hommage à votre divine majesté et pour le salut des âmes, spécialement pour votre petite victime d’amour, mon épouse, qu’il a dirigée vers nous pour toujours.

Ô Père Saint, veillez sur lui en attendant de le recevoir dans vos bras de Père, où son bonheur sera éternel et son amour sera sans fin en vous rendant gloire, avec toutes les âmes que vous lui avez confiées et qu’il nous remettra par son couronnement sacerdotal. »

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Lundi, le 12 octobre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé que devons-nous faire dans la situation présente?

– Jésus :Ma Bien-Aimée, qui a permis cela ? Ne vous ai-je pas rassurés avant même que le doute effleure vos pensées. Mes chers enfants, laissez agir votre amour pour nous et les âmes.

Je serai avec vous. »

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Mardi, le 13 octobre 1964

– Mimi : « Mon Dieu qu’est-ce qui nous arrive ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée ce qui vous arrive est la chose la plus merveilleuse du monde spirituel. »

– Mimi : « Merci mon Dieu de votre amour miséricordieux. Merci à mon directeur de sa générosité. Je ne suis pas encore revenue de mes émotions. Que de larmes je ne puis retenir, après m’avoir tout donné. Merci mon Bien-Aimé. Enfin, j’ai pu me rassasier. J’étais si heureuse, je me sentais comme un tout petit bébé entre tes bras. Ces minutes étaient si précieuses pour nous près de ton divin cœur. 

À un moment, mon petit cœur battait si fort. J’aurais pu pleurer lorsque je devais te quitter. J’étais comme une enfant à qui sa mère refuse le sein, alors qu’il a encore besoin de boire. Il faisait si bon d’entendre les battements d’amour de ton divin cœur. Oui, cette présence divine était bien là! Que puis-je désirer de plus. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, ce n’est rien à comparer à tout ce que je vous réserve pour toujours. C’était jour de fête pour nous. Le ciel entier nous rendait grâce. Votre douce Maman a chanté le Magnificat, le spectacle était si beau. Par une grâce spéciale, je me suis manifesté en ton directeur. Il a répondu oui à notre amour, avec générosité. Que pouvais-je offrir à mon Père de plus beau, de plus précieux que mon divin sang! Oui du sang divin uni au sang humain si pur. Maintenant, au saint sacrifice de la messe, il pourra se dire, devant le calice, je suis là. Et moi, je dirai à notre Père : « Voilà notre sang, versé par amour pour vous et les âmes.»

Ma Bien-Aimée tu as été gâtée par nous et par ton directeur. Te rappelles-tu ? Tu me demandais de t’aider à nourrir tes enfants spirituels. Maintenant, après avoir bu mon Précieux Sang, tu vas pouvoir les alimenter. J’étais si heureux en lui. Mon cœur battait aussi fort que le tien.

Nous avons hésité pour venir te chercher dans une étreinte d’amour. Mais nous avons pensé à notre cher représentant, à son amour, à sa générosité. Il y avait aussi la vertu de prudence, et dans sa sagesse infinie, notre Père a voulu que vous éprouviez cet amour, cette joie dans la souffrance jusqu’au don total. Si vous aviez pu voir toutes les âmes que Marie Immaculée est venue nous donner pour nous rendre hommage en ce beau jour. Merci mes chers enfants, le triomphe de notre union parfaite sera encore plus beau. Que j’ai hâte!

Je m’identifie à lui par mon amour, par ma miséricorde, par mon sang, par mes plaies, par ma transfiguration. Regarde tout ce que je suis en lui, un autre Christ vivant. Merci ma Bien-Aimée d’avoir pansé mes plaies, cela m’a fait oublier bien des choses!

Il voulait me donner tout par amour! Je me suis servi royalement! »

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Vendredi, le 23 octobre 1964

Nous commençons un triduum en l’honneur de la fête du Christ-Roi.

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir dans ton sacrement d’amour. Mon Bien-Aimé veux-tu s’il vous plaît aider mon directeur, il souffre tant. Tu connais son grand désir de te faire plaisir. Il voudrait tant faire ce beau triduum pour vous prouver son amour et vous rendre hommage. Que puis-je faire pour lui aider! »

– Jésus :Ma Bien-Aimée reste en paix. Je veille sur lui, comme sur toi. Je sais qu’il souffre beaucoup, ne l’oublie pas c’est une âme victime lui aussi! C’est pour cette raison que je l’ai choisi pour diriger ta petite âme. Il connaît la valeur de la souffrance. Il sait combien coûte cher une seule âme, et son désir, son idéal de nous donner des âmes est si grand. Sa vie sacerdotale a été dirigée et vécue dans l’amour et la souffrance.

Si les âmes pouvaient comprendre mon amour pour chacune d’elles! Si elles voulaient méditer sur mes souffrances! Bien souvent lorsqu’une âme souffre, elle se révolte, elle s’éloigne de moi. Elle me rejette alors même que je m’approche avec amour pour l’aider, pour la placer en sécurité près de mon divin cœur.

Les épreuves ne sont pas toujours une malédiction, mais bien une bénédiction. Ma Bien-Aimée, il faut toujours regarder avec les yeux de la foi et spiritualiser la moindre action. Un seul soupir d’amour nous console. Un seul regard d’amour vers nous, nous rend heureux. 

Il n’y a pas de plus grand hommage que de vivre avec amour dans notre intimité, et de plus beaux dons que la souffrance dans l’amour pur, par une entière soumission à notre adorable volonté. »

- À méditer sérieusement,

     - À pratiquer sincèrement,

- À aimer purement,

  • À garder précieusement.
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Samedi, le 24 octobre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je suis si heureuse de vous recevoir. Je ne sais pas ce qui se passe en moi, il me semble que mon petit cœur va s’ouvrir; il bat si fort. Est-ce possible qu’il contienne tant d’amour pour vous ô Trinité Sainte. »

- Jésus : « Ma Bien-Aimée, en effet c’est une réalité puisque nous sommes plus qu’un. Ma Bien-Aimée, que puis-je t’offrir de plus après avoir reçu tant de preuves sensibles de mon amour. Les moindres de tes désirs ont été exaucés. Il ne nous reste que notre union parfaite, près de notre Père.

Oui ma Bien-Aimée tu as été témoin de mon amour miséricordieux. Je me suis manifesté par mon amour miséricordieux, par mon amour sensible le 30 juin, par mon Précieux Sang, par mes divines plaies et ma transfiguration. Il ne nous reste plus que la possession éternelle de notre amour. Béni soit ce jour et gloire à notre Père, Dieu infiniment bon et miséricordieux. Ensemble, rendons-lui grâce en lui témoignant notre amour, en lui donnant des âmes.

As-tu remarqué ma Bien-Aimée que tes enfants spirituels augmentent ? Plus tu souffres, plus notre amour devient fort, puissant. Comprends-tu maintenant la folie de la croix ? Ton directeur en sait quelque chose. 

Merci d’avoir bandé mes plaies, cela m’a fait oublier bien des choses. Comme je t’aime lorsque je te vois petite, humble, sincère. Chaque mouvement de ton cœur, le moindre geste est rempli d’amour, avec moi en toi ta petite âme en est remplie. Je te regarde agir, tu es comme une petite mère poule près de ses enfants spirituels. »

– Mimi : « C’est bien vrai mon Bien-Aimé, parfois j’ai la chair de poule devant la souffrance. Mais lorsque je te regarde en ces âmes, tout est transformé, je deviens forte, car je sais que tu es là. Merci de m’avoir envoyé R. »

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Dimanche, le 25 octobre 1964

Fête du Christ-Roi.

– Mimi : « Bonne Fête mon Bien-Aimé, mon Dieu que j’adore, mon Roi d’amour. J’ai eu le grand bonheur de te recevoir, merci mon Dieu. C’est avec respect et amour que je me prosterne pour te rendre hommage, ô mon souverain Roi, mais surtout pour te remercier pour ton amour infini. Que pouvais-je espérer de meilleure place qu’à tes pieds pleurant mes nombreux péchés. 

Il me semble t’entendre me dire ces paroles : « Vous aimez le Seigneur votre Dieu. Comment refuser cette invitation, comment rester insensible à cet appel. Oui, l’appel de l’amour. »

Ô mon Bien-Aimé, tu désires être aimé de moi, malgré mes péchés contre ta majesté divine, malgré mes ingratitudes. Éclaire-moi s’il vous plaît afin de me faire connaître la malice de mes péchés. Je ne veux plus te faire de la peine. Ô mon Bien-Aimé qui m’a tant aimée et qui m’a tant pardonné avec amour, avec ta grâce, fais que je vive uniquement pour toi. Purifie mon amour et chacune de mes pensées et actions. Que j’ai hâte de te voir dans toute ta gloire et vivre avec toi dans le royaume de notre Père! En ce beau jour, que puis-je t’offrir de plus que ma vie, mon amour. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, offre-moi ce que je t’ai donné par amour. Et si tu veux me plaire, offre-toi avec moi à notre Père pour sa plus grande gloire, lui la majesté infinie, l’amour même : merci de m’aimer. Toi aussi tu connaîtras le triomphe royal de l’amour puisque tu as accepté le triomphe royal de la croix, de l’amour dans la souffrance. Oui, je t’ai comblée comme une petite reine. 

Il ne nous reste plus que la possession éternelle de notre amour avec notre Père. En attendant, reste près de mon divin cœur. Repose-toi ma petite Georgette, petite reine de mon amour, de mon cœur qui t’aime tant d’un amour infini. »

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Lundi, le 26 octobre 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de votre amour, merci d’être venu ce matin. J’ai tellement besoin de votre amour, de force, de courage, de lumière, de générosité pour être à votre service.

Mon Bien-Aimé je ne mérite pas le nom de petite reine, j’en suis si indigne. Je ne suis qu’une petite mendiante d’amour. Dans le plan humain, comme dans la vie spirituelle, j’attends tout de toi mon Dieu.

Que puis-je faire sans toi, tu es ma vie. Quand j’ai faim, tu es ma nourriture. Quand je suis assoiffée, tu es mon breuvage, mon espoir. Quand je lutte, tu es ma force. Tu es ma confiance, tu es ma consolation dans ma désolation. Tu es mon refuge dans les tentations. Tu es mon Bien-Aimé, mon confident, mon époux, mon unique amour, mon Dieu que j’aime. »

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Vendredi, le 20 novembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu connais notre grand désir de vous offrir plus par amour, et aussi pour témoigner notre reconnaissance à notre douce Maman du ciel. Que veux-tu que nous fassions pour correspondre à vos divins desseins sur nous ? Est-ce bien, ce que nous voulons vous offrir ? »

– Jésus :Ma Bien-Aimée avant même de te dire ce que nous voulons, laissez-nous vous remercier de ce beau geste de gratitude envers nous et votre douce Maman du ciel, et de charité envers les âmes. Oui, geste posé par la foi, la confiance, la reconnaissance, mais surtout accompli par amour pur.

Ma Bien-Aimée nous attendons beaucoup en ce beau jour. Tout devra se faire après la communion, afin que tout soit purifié. C’est la meilleure action de grâce, le plus grand hommage fait à notre majesté divine, présente dans vos âmes.

Combien de fois ma Bien-Aimée, n’as-tu pas soupiré après cette transfiguration, cette transfusion de sang ? Et notre cher représentant, combien de fois n’a-t-il pas versé son sang avec le mien pour ta petite âme ?

Un jour, ton directeur et moi avons versé des larmes à cause de toi.  Aujourd’hui, n’étant plus qu’un dans une même chair dans un même amour, nous versons des larmes de joie. Notre Père soupire en pensant à notre union parfaite. Merci mes chers enfants. »

– Mimi : « Que faites-vous de notre intimité ? »

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Lundi, le 7 décembre 1964

– Mimi : « Mon Dieu vous connaissez notre grand désir d’offrir à notre douce Maman du ciel un cadeau pour sa fête de demain, l’Immaculée Conception; mon directeur est prêt à offrir plus avec toute la prudence, la sagesse, l’amour possible. La confiance ne nous manque pas puisque mon Bien-Aimé sera avec nous et l’Esprit Saint nous guidera. Si c’est votre Sainte Volonté, dites-nous s’il vous plaît ce que nous devons faire pour votre plus grande gloire et pour les âmes. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, quel cadeau est plus agréable à offrir à notre Mère que mon Précieux Sang versé par amour. Ta petite âme n’est jamais rassasiée; c’est un grand privilège que de me recevoir sous les deux espèces. Prépare-toi par la prière, le sacrifice, le silence.

Merci à notre cher représentant. Regarde, ma Bien-Aimée jusqu’où va l’amour d’une âme. Il sait ce que je veux dire; comme moi, il aura tout donné par amour pour nous. Nous avions bien raison de te dire que ta petite âme avait coûté cher. Maintenant que tu en connais le prix, et pris possession de toute cette richesse spirituelle, de cette valeur spirituelle, de cette richesse incalculable, ta petite âme avait besoin de cet amour, pour la soutenir dans le chemin si douloureux de la croix et pour aider et nourrir tes enfants spirituels. »

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Mardi, le 8 décembre 1964

Fête de l’Immaculée Conception.

– Mimi : « Merci mon Dieu du grand bonheur de vous recevoir en ce beau jour; merci de nous avoir aidés à tout offrir par amour! Merci de votre protection toute spéciale. C’est avec respect, avec amour et pleine confiance que nous vous avons tout offert. Tout est si rempli de mystère autour de moi, et cependant je suis si heureuse près de toi! Après tant de preuves d’amour, que puis-je désirer de plus ? Je vous remercie, ô Dieu infiniment bon, miséricordieux. Ô Esprit Saint mettez-moi en état de reconnaître tout ce que je reçois chaque jour. Je me prosterne devant votre divine majesté pour vous adorer, vous remercier, vous aimer jusqu’au don total. »

– Jésus :Ma Bien-Aimée, voilà ce que c’est que l’amour miséricordieux d’un Dieu, devant une petite âme assoiffée d’un amour plus grand, du désir sincère de nous aimer, nous servir avec soumission à notre adorable Volonté. Oui, ce petit cœur rempli d’amour pour nous, pour les âmes, avait besoin d’être soutenu. Après avoir bu le calice de l’amertume, tu bois avec respect, avec amour notre Précieux Sang. Ton esprit de foi si fort t’a poussée à agir avec ardeur, tout était si beau, si pur! Merci mes chers enfants.

Ma Bien-Aimée, n’as-tu pas soupiré après cette transfusion de sang ? 

                                                                                   Merci, mes chers enfants. »


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