Samedi, le 1er février 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme j’aurais aimé te recevoir ce matin! Comme je souffre! Je n’ai aucune nouvelle de mon directeur. Mon Bien-Aimé je crois en toi et en la parole de l’Esprit Saint. Tu nous disais que R, fera son entrée dans l’Équipe le 2 février. Malgré toutes les apparences, je crois que tu vas aller chercher notre directeur pour cette occasion. Merci de m’avoir envoyé W et R. Ensemble, nous avons attendu, nous cachions notre peine en riant. Les heures passaient! Pas de nouvelles. »
Mon ennemi ne cessait de me tourmenter et me disait :
– Satan : « Tu vois comme j’avais raison de te dire que tu écris des mensonges. Regarde. Tu prétends que R sera reçue dans l’Équipe. Tu n’as aucune nouvelle de ton directeur. Il ne reviendra pas. Il est temps qu’il comprenne bien la situation. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je mets ma confiance entre tes mains. Que ta Sainte Volonté s’accomplisse en moi et j’accepte tout par amour. Mon Bien-Aimé, regarde W et R. Nous avons tellement hâte à demain. Nous avons confiance. Nous croyons à ta parole. Avec toi, rien d’impossible, ô Dieu tout-puissant.
La journée s’est passée à cacher notre peine. Merci de nous avoir aidés à tout offrir par amour. Et pour passer le temps, nous avons eu un bon moment de détente, au lieu de pleurer, cela nous a portées à rire de bon cœur. Mon ennemi rageait de la manière que nous acceptions cette épreuve. Puis, tout semblait finir pour nous, il nous fallait attendre le lendemain pour avoir des nouvelles. Toutes résignées, nous attendions avec confiance.
Et voilà que notre directeur arrive le soir vers 8 :00 heures.
Merci mon Dieu! Quelle joie de nous retrouver encore près de lui. Mon ennemi est déçu de cette belle visite imprévue mais si attendue.
Merci mon Dieu ! »
Dimanche, le 2 février 1964
Fête de la Purification de la très Sainte Vierge Marie.
– Mimi : « Merci mon Dieu de nous avoir donné une Mère si pure et qui nous aime!
Ô Vierge Immaculée demande, s’il vous plaît, pour moi la purification de mon âme, de mon esprit, de mon cœur, de tout mon être. Que tout soit purifié : mes prières, mon travail, mes écrits, mes souffrances, mes joies, mes peines, ma mort. Je remets tout entre tes bras afin que tu offres tout à notre Père. Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte!
J’avais tellement hâte de te recevoir après avoir jeûné cinq jours! Que de doux moments nous avons passés ensemble après ma communion! Une heure et quart à te parler, mais surtout à t’écouter! J’aurais aimé que mon action de grâce dure toute la journée. »
Dans l’après-midi mon directeur est venu pour recevoir notre chère R dans l’Équipe. Moment si émouvant pour nous ! Après travail d’Équipe, prières, etc. Nous étions si heureuses de tout offrir. Notre directeur a été très généreux malgré sa fatigue! Il nous donne l’exemple de ce que c’est de tout donner par amour. Comme je souffre davantage de le voir souffrir. En le regardant agir, j’oublie mes petites souffrances.
– Jésus : En effet ma Bien-Aimée, c’est si peu ce que tu souffres à comparer à ce que j’ai enduré par amour pour toi. Aujourd’hui, je me réjouis.
Comme nous avons été comblés, consolés et honorés cet après-midi en voyant toute l’Équipe au travail. Que d’âmes vous avez sauvées! Car si tu mérites, les autres membres méritent aussi, en prenant une large part. Nous, nous prenons tout : l’amour et la souffrance pour les purifier. Merci mes chers enfants. R a été comblée pour une première fois. Merci de votre générosité, merci surtout de votre amour pour nous. Ma Bien-Aimée, es-tu revenue de tes émotions ? N’est-ce pas que c’est beau ? Que sera notre union parfaite ? En attendant, continue de tout offrir par amour. »
Lundi, le 3 février 1964
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’avoir aidé mon directeur. J’ai pu vous recevoir. Je suis si heureuse après tout le bonheur que j’ai eu hier. Mon Bien-Aimé, après de si doux moments, cela fait si mal de revenir en face de la réalité. Est-ce possible que mon petit cœur contienne tant d’amour ? »
– Jésus : Mais, oui, ma Bien-Aimée, puisque nous ne sommes qu’un et que mon amour est infini. Maintenant tu connais parfaitement ce que c’est que d’être victime d’amour. Ce n’est rien à comparer à notre union parfaite. Peu importe ce que tu souffres, je serai toujours avec toi aussi présent qu’hier. Nous avons tellement besoin d’être aimés, consolés, puis il y a beaucoup d’âmes à sauver. Le Concile œcuménique n’est pas fini. Nous avons besoin de toi, de tes souffrances pour coopérer avec moi. Nous avons besoin de ton amour pour nous consoler. Nous sommes si heureux d’avoir notre petite Équipe d’amour où les petites âmes sont si sincères. Le lien que j’ai déposé entre vos âmes sera plus grand après ta mort. Chaque membre le sentira d’une manière sensible et notre divinité en sera glorifiée parce que chaque âme recevra en abondance notre grâce, notre amour. Vous serez mes témoins de mon amour miséricordieux. Ne vous gênez pas pour parler de notre amour, de notre intimité dans les âmes. Vous devez faire connaître ce que c’est que l’amour dans la souffrance, la résignation à la Sainte Volonté de notre Père. Il y a beaucoup plus de joie à accepter que de refuser, à donner qu’à recevoir. Encore une fois merci à toute l’Équipe de nous aimer, de travailler avec nous pour le salut des âmes. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé c’est à nous de vous remercier de nous aimer, de nous accepter malgré notre indignité. Je ne parle pas de mon directeur. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, il ne manquerait plus que cela. Tu sais ce que je pense de tes remarques ? »
Mardi, le 4 février 1964
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour tout ce que tu me donnes, cependant, augmente mon espérance, ma foi. Mon ennemi ne cesse de me tourmenter. Mon Bien-Aimé délivre-moi s’il vous plaît de cette voix mensongère. Mon Dieu, tout est contre moi et de plus une augmentation de loyer. Dans les circonstances cela est un problème pour nous. Je t’en supplie mon Bien-Aimé garde-nous notre demeure. Pense à ta petite Équipe d’amour. Nous voulons bien travailler mais il nous faut un endroit où nous serons en sécurité. Pense au bonheur que nous avons dans notre petit sanctuaire où tu es venu si souvent travailler, prier avec nous et aussi pour nous consoler. Mon Bien-Aimé je m’abandonne entre tes bras. Si c’est ta Sainte Volonté permets que nous restions encore dans notre demeure et que nous ayons l’argent nécessaire pour l’administrer. Je ne voudrais pas que ma compagne ressente et souffre de la misère. Elle est si bonne pour moi malgré son attitude dans la situation présente. »
– Jésus : En effet ma Bien-Aimée, c’est un bon instrument qui travaille bien. Merci mes chers petits enfants de votre délicatesse envers elle. Dimanche, nous étions heureux de vous voir l’accepter à votre table comme une invitée de marque. C’est cela la vraie charité, l’amour pur. Ma Bien-Aimée si tu as reçu beaucoup dimanche c’est parce que tu as accepté de vivre cette situation critique où notre instrument accomplit fidèlement ce que nous voulons et avons prévu pour toi, pour la sanctification de ton âme. En agissant ainsi, nous pouvons travailler librement car c’est le vide en toi et autour de toi. Tu n’es riche que de notre amour et tu es comblée par la souffrance. Humainement, tu es écrasée par ta croix, mais avec nous tu triompheras avec notre croix. »
Mercredi, le 5 février 1964
– Jésus : Ma Bien-Aimée, viens avec nous aujourd’hui. Nous allons rendre visite à notre chère petite épouse C. Elle a besoin de nous. J’aurais bien aimé te laisser un peu de repos mais pour le temps qu’il te reste, nous voulons plus, c’est le temps le plus précieux pour toi, pour les âmes, pour l’Équipe! Chaque seconde est calculée, chaque acte d’amour est enregistré, chaque souffrance est acceptée. Tout est compté pour atteindre plus de gloire pour notre Père. Combien d’âmes souffrent inutilement alors qu’un seul acte de leur volonté pourrait changer toute leur existence. Pourquoi vouloir souffrir seul, alors que je suis là ? Pourquoi refuser mon amour que je leur donne ?
Ma Bien-Aimée il faut beaucoup prier pour les pécheurs mais surtout pour les agonisants. Les derniers instants sont les plus importants. Si les personnes qui entourent ces pauvres âmes pouvaient voir leur état d’âme! Ces personnes laisseraient pleine liberté à ceux qui ont charge d’âmes d’accomplir leur devoir sans difficulté. Sous prétexte de ne pas déranger le malade ou la malade, combien de chrétiens agissent ainsi dans la maladie des êtres chers! D’autres se placent continuellement près du malade et ne lui laisse pas un seul instant pour penser à nous pour pouvoir préparer leur départ sérieusement dans la prière. Qui peut donner et aider un mourant en recevant des visiteurs ? Combien d’âmes sont mortes en apportant des secrets, des peines, des péchés parce que devant la présence des personnes, elles ne pouvaient faire aucun geste, aucune parole aux personnes placées pour les aider dans l’ordre spirituel. Combien de prêtres, de religieuses pourraient aider ces âmes si elles pouvaient parler sans témoin.
Bien des personnes en ce temps-là surveillent leur intérêt. Elles craignent un aveu du malade qui pourrait compromettre leurs biens, leur héritage. Si ces personnes pouvaient scruter le fond des cœurs, voir l’état des âmes parfois si lamentable. Même après avoir reçu les sacrements, les âmes ont besoin d’être seules avec nos représentants, avec nous. »
Jeudi, le 6 février 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je vais prier beaucoup pour les agonisants. Je les confie tous à ma douce Maman du ciel, à saint Joseph. Mon Bien-Aimé au moment de notre union parfaite, accorde-moi la grâce, si c’est la Sainte Volonté de notre Père, que je n’aie rien pour me distraire, pas trop de témoins oculaires; éloigne de moi mon ennemi. Mon Bien-Aimé je tiens à te dire aujourd’hui que si je suis inconsciente durant les derniers instants de ma vie, dis-toi bien que je t’aime, que je te remercie de m’avoir aimée jusqu’au don total. Intercède pour moi, présente-moi à notre Père. Si ma bouche ne peut pas parler, écoute les battements de mon petit cœur comme si c’était des actes d’amour parfait, de remerciement, de contrition. Si mes yeux se ferment, ouvre-les à la lumière céleste. Si ma petite tête devient alourdie, place-la près de ton divin Cœur. Si je ne puis respirer librement, aide-moi, s’il vous plaît, du souffle de l’Esprit Saint et de ta grâce. Que ton souffle divin me donne la vie éternelle. Si mes membres ne peuvent plus bouger, au nom de notre amour, place-les bien sur notre croix où tu m’as déjà fixée. Garde mon corps comme un temple de l’Esprit Saint. Dès maintenant, je remets ma petite âme entre tes bras puissants, par ton Sang Précieux, purifie-la, détache-moi de tout, de moi-même. Avec ta grâce, j’espère, je crois en ta miséricorde infinie pour moi. Ne permets pas que je dérange trop de gens, ni que cela coûte trop cher. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, après t’avoir vêtue pour notre union future crois-tu que je ne suis pas capable de préparer notre grand voyage ? Au sujet de l’argent que les membres de ta famille auront à donner pour ton service et au cimetière, sois sans crainte, cela leur donnera l’occasion de faire quelque chose pour toi, c’est-à-dire pour ton corps, mais pour ton âme c’est nous et ton directeur qui aurons tous les droits. »
Vendredi, le 7 février 1964
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, c’est un bonheur toujours plus grand chaque fois que je te reçois! Mon Bien-Aimé pourquoi faut-il attendre encore avant notre union parfaite ? Je m’ennuie tellement de toi surtout après avoir vécu de si doux moments! J’aurais tant aimé que les autres membres partagent mon bonheur. Merci de ton amour et de ta miséricorde infinie pour moi. Que puis-je faire de plus pour te faire plaisir, te plaire ? »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, continue de tout offrir, de tout accepter par amour. Il te faudra beaucoup de patience pour endurer en silence tout ce que je t’enverrai cette semaine. Ouvre ta porte aux âmes qui te visiteront aujourd’hui. Il faut être charitable et les recevoir avec bonté si cela te fatigue et te contrarie. C’est moi qui te rendrai visite. Pour certaines personnes ce sera la dernière fois qu’elles auront le bonheur de te voir. Oui ma Bien-Aimée donne en abondance ce que tu as reçu par amour. Il faut que tu travailles jusqu’à la dernière minute. Tu as une mission à remplir sur la terre. Avec nous tu en auras une autre. Pour le moment il faut nous aimer, nous consoler, être docile aux inspirations de l’Esprit Saint.
Par tes communions fréquentes tu te fortifies afin de mieux nous servir. Comme membre souffrant de mon corps mystique, tu as un devoir à remplir. Ton devoir d’état est de souffrir par amour pour nous, pour les âmes, pour l’Église afin d’obtenir cette unité chrétienne dans l’amour de Dieu et du prochain. La charité est la loi de l’amour. Si tu nous aimes, tu aimes notre Église, le Saint-Père.
Prie spécialement pour son Éminence le Cardinal Léger. Sa mission est tellement grande auprès des âmes. Aide-le par tes prières, tes souffrances. Il est si généreux, il le mérite! Nous l’aimons et veillons sur lui, sur sa mission de Bon Pasteur, car il donne son amour et apporte par sa grande charité une confiance. Près de lui, l’amour, la confiance renaissent. »
Samedi, le 8 février 1964
– Mimi : « Merci, j’ai encore le plaisir de vous recevoir, ô Trinité Sainte! Mon Bien-Aimé, aide-nous, s’il vous plaît, à bien faire notre triduum en l’honneur de notre douce Maman du ciel et des apparitions de Lourdes. Mon Bien-Aimé que se passe-t-il en moi, en mon âme ? Je ne me suis jamais sentie si seule! Je suis triste et pourtant, en te recevant je suis si heureuse, puis tout à coup, c’est le vide. Je ne suis même plus capable de prier et durant la récitation du chapelet, je dors comme une bienheureuse. Devant tous les événements qui m’entourent je reste insouciante. Ce que j’ai aimé ne me dit plus rien, musique, etc. Que vas-tu penser de moi après tant de bonté, de preuves d’amour ? »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse, ce que je pense de toi c’est que tu vis maintenant cette préparation du détachement des choses de la terre et de toi-même. Te rappelles-tu quand tu demandais à ton directeur ce que cela voulait dire le détachement de tout ? Il t’a répondu qu’un jour tu comprendrais, que Dieu avait son heure. Puis avec l’aide de l’Esprit Saint tu marchais vers un autre sentier celui du détachement. Ma Bien-Aimée, après notre douce rencontre du 2 février 1964, tu n’es plus faite pour vivre avec le monde, c’est-à-dire que durant le temps que tu as, il ne faut pas trop te préoccuper des ennuis, des personnes, des choses qui t’entourent. Dans ton prochain, ne regarde pas trop du côté humain mais bien du côté surnaturel et spirituel. Prie surtout pour les besoins de leur âme. Ne me demande pas tant de soulager les gens que j’éprouve pour leur plus grand bien. Demande que l’Esprit Saint les éclaire et leur donne la force de tout accepter par amour. Que ton âme s’élève vers nous. Que ton esprit reste fixé en nous afin que ton cœur, ton corps restent avec moi sur notre croix afin de glorifier notre Père, ton unique espérance. »
Dimanche, le 9 février 1964
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être venu ce matin. Comme j’ai besoin de toi, de ton aide, de ta grâce pour tout accepter par amour. Je t’en supplie, éclaire-moi. Je ne comprends même pas ce que tu me dis, et il me faut écrire dans cette condition. Si je savais au moins ce que tu désires de plus, ce que tu attends de moi. Mon Bien-Aimé, malgré mon unique désir de te posséder pour toujours, je tremble devant ces mots : « C’est ton dernier carême. » C’était pour 1963. Est-ce que cela signifie que je ne commencerai pas le carême, ou que je le commencerai sans le finir ? Pourquoi cette crainte à certains moments ? Avec toi je sais que je marcherai joyeusement vers notre Père. Ce sentiment de crainte qui s’empare de moi est-il un obstacle à notre union future ? Est-ce un manque de confiance en ta miséricorde infinie ? Pourtant tu le sais que je ne veux pas te perdre, t’offenser par le doute, le découragement. Comme il faut que je lutte pour ne pas me laisser aller à ces idées!
Si je pouvais être sincère avec moi-même quand je fais un acte de foi devant la situation, mais non c’est le contraire, c’est le vide. Je me sens écrasée. Je suis comme dans une prison où mon âme ne voit aucune lumière. J’appelle au secours et je n’entends que l’écho du remords. Je frappe à la porte pour en sortir mais il me semble que je frappe sur une porte de fer. Mon Bien-Aimé, où es-tu ? »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, je suis là en toi. Je te regarde agir, c’est bien normal. C’est le détachement humain, la lutte, le combat avant de remporter la victoire. Ma Bien-Aimée que j’aime tant, pourquoi vouloir scruter les desseins de notre Père au sujet du carême ? Fais-nous confiance. C’est tout ce que je peux te dire pour te rassurer et satisfaire ta curiosité spirituelle, ce qui n’est pas bien pour une petite âme victime d’amour.
Voilà tu seras à l’endroit précis où nous voulons que tu sois. Quel que soit l’endroit, tu seras avec nous dans l’amour par où tu connaîtras cette paix de l’âme. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je regrette, mais je ne comprends pas, mais faites de moi ce que vous voudrez. »
Lundi, le 10 février 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé merci de nous aider à faire ce beau triduum. Je suis si heureuse de te recevoir après la journée de souffrances morales que j’ai passée hier. Mon Bien-Aimé voilà ce que tu désires, le détachement de nos entretiens. Depuis quelques temps je me préparais lentement à cette pensée de la séparation des écrits. Ce matin lorsque mon directeur me parla de la chose, j’ai eu un moment d’hésitation, de surprise, de peine. J’étais comme une mère à qui l’on voudrait enlever son enfant qu’elle porte. Puis, mon Bien-Aimé, ces écrits, c’est toute notre vie, notre intimité, tout notre amour dévoilés que j’ai gardés en silence. Oui, cette petite vie cachée aux regards humains où nous étions si heureux de vivre ensemble dans l’amour et la souffrance. N’est-ce pas que je suis lâche devant le sacrifice ? »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, je te comprends si bien. Je te dirai que cela me console car cela prouve que cette intimité était bien réelle, bien vivante en toi, autrement, si tous les écrits venaient de toi, tu n’aurais pas eu tant de peine en les donnant. Maintenant que ton sacrifice a été offert et accepté de nous, il faut maintenant mettre de l’ordre. Je te conseille fortement de faire une revue en lisant tout avant de les remettre à notre cher apôtre P.M. C’est son bien, son héritage.
Relis 1956. Regarde tout ce que nous t’avons donné en abondance. Laisse le tout pour les âmes! C’est là ta mission de faire connaître notre amour miséricordieux, l’amour dans la souffrance jusqu’au don total et notre intimité avec les âmes. Voilà trois des moyens d’embellir l’âme et de la diriger vers nous. Même sa vie spirituelle s’en ressentira car elle deviendra humble, confiante, soumise; l’esprit et le cœur détachés de tout, l’âme remplie d’amour pur.
Ma Bien-Aimée il ne faut pas être égoïste des dons reçus par amour. Tu as reçu beaucoup, il faut donner beaucoup pour les âmes. Ma Bien-Aimée ce n’est pas la fin de tout, c’est le commencement de tout. Je serai avec toi. Notre intimité va continuer à grandir. »
Mardi, le 11 février 1964
Fête des apparitions de Notre-Dame de Lourdes.
– Mimi : « J’ai le bonheur de vous recevoir!
Bonne fête ma douce Maman du ciel! Merci d’être venue rendre visite à tes enfants de la terre. Ô Vierge Immaculée, protège-moi. J’ai tellement besoin de me sentir en sécurité dans tes bras de Mère. Demande, s’il vous plaît, pour moi la force et le courage de suivre ton Jésus jusqu’au don total, et qu’à ton exemple j’accepte la très Sainte Volonté de Dieu sur moi.
Avec toi, ô ma douce Maman je veux dire mon fiat chaque jour. Je veux être généreuse au service de Dieu. Je veux être généreuse aussi pour mon prochain. Aide-moi à mieux comprendre l’humilité du cœur, de l’âme, de l’esprit; aide-moi à être très charitable envers tous. Médiatrice de toutes grâces, demande s’il vous plaît pour moi l’amour pur, oui l’amour que Dieu veut bien me donner.
Mon petit cœur est si mesquin; je suis si pauvre, si misérable. Je mendie l’amour car mon âme a soif de ton Sang Précieux, mon Bien-Aimé. J’ai faim de toi. Plus je te reçois, plus je sens le besoin de me nourrir de toi. Je ne suis jamais rassasiée. Toi seul peux combler ce vide qui est en moi. J’ai toujours faim de ton amour, de ta vérité, de ta miséricorde, de ta justice et c’est dans ton sacrement d’amour que je puis retrouver tout ce qu’il faut pour alimenter ma vie spirituelle et notre intimité, pour me nourrir chaque jour. Oui je suis une mendiante d’amour. Je te cherche tous les jours, je te cherche dans mon prochain, je te cherche dans les épreuves, dans les événements.
Je te retrouve toujours sur la croix où tu as tout donné par amour. Merci de ton amour, merci de ton Eucharistie où je trouve la douceur de notre intimité. Merci de la belle visite si encourageante pour moi. Mon Bien-Aimé tu as bien raison de l’appeler ton cher apôtre, ton instrument. Par cette visite du P. P.M. cela m’a fait comprendre encore plus l’importance de chaque âme dans le corps mystique. Oui, être exactement à l’endroit où Dieu nous veut pour sa plus grande gloire. »
Mercredi, le 12 février 1964
Mercredi des cendres !
– Mimi : « Je commence le saint temps du carême! Je suis si heureuse de te recevoir. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, moi aussi je suis heureux après avoir reçu tant de preuves d’amour, de générosité. Merci mes chers enfants. Comme vous avez été bien inspirés par l’Esprit Saint en nous offrant ces six jours de communions. Vous ne pouviez nous offrir plus. Oui, deux triduum préparés dans la souffrance, les épreuves! Vous êtes heureux mais votre bonheur n’est rien à comparer à notre joie de recevoir un si bel hommage de la part de vos petites âmes si aimantes, si sincères.
Malgré son âge, sa maladie, ton directeur a fait preuve de courage, de générosité. Son amour est si grand pour nous qu’il ne calcule pas l’étendue de ses souffrances.
Et toi, ma chère petite épouse, n’est-ce pas que tu es heureuse quand nous venons en toi ? Nous sommes si comblés que nous ne pouvons rien te refuser. Que pouvons-nous refuser à une petite mendiante d’amour qui sait demander humblement sa nourriture, c’est-à-dire, qui a besoin de notre amour pour vivre ? Viens ma Bien-Aimée te réfugier près de nous et au plus profond de ton âme savoure les délices, la douceur, la paix de notre intimité et reçois en plénitude toutes les vertus. Si les âmes pouvaient méditer sérieusement et croire ceci : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et je demeure en lui. »
N’est-ce pas là un signe sensible de notre intimité, de notre amour ? Oui, vouloir demeurer dans les âmes et être unis à elles par un lien surnaturel! Si les âmes voulaient me donner la première place dans leur vie elles retrouveraient le repos, la paix, l’amour, la confiance et il y aurait un renouveau dans leur vie spirituelle. »
Jeudi, le 13 février 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé que puis-je t’offrir de plus que mon amour et ma souffrance ? Avec toi, je veux faire mon possible pour sourire alors que je voudrais pleurer.
Ô mon Père, ayez pitié de moi. Je vous offre tout avec votre divin Fils. J’unis mes souffrances à sa passion, à ses mérites, à sa mort afin que tu sois glorifié, aimé, consolé.
Mon Bien-Aimé je te remercie d’être là en moi. Merci de ton intimité où je puis me reposer, me fortifier contre les fatigues de ma maladie, des peines, des déceptions de la vie qui sont tellement grandes parfois. Donne-moi s’il vous plaît la force pour continuer ma route avec toi. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, il ne faut pas te surprendre, il vient un moment dans la vie où il faut s’arrêter pour regarder où nous allons, s’interroger sur notre idéal, s’examiner sérieusement sur notre devoir d’état. Mais, beaucoup d’âmes n’ont plus le temps de penser aux choses spirituelles, mais pour recevoir une augmentation de salaire, pour atteindre un idéal humain, un désir de posséder richesses, honneurs, santé, plaisirs. Ces âmes n’ont pas assez de temps pour calculer, pour penser comment et par quel moyen elles pourront atteindre leur but, même au prix de gros sacrifices, d’efforts presqu’impossible. Mais pour mettre de l’ordre dans leur âme, il faudrait qu’elles s’arrêtent quelques instants pour regarder où je suis et où est leur amour. Peu d’âmes me visitent par amour, par affection. Combien ne savent même pas comment me parler.
Il y a des âmes qui me parlent à l’aide de livres, me parlent par intérêt, me parlent avec un esprit préoccupé, me parlent avec un cœur froid, une âme indifférente.
Pour ces âmes, elles reconnaissent que je suis Dieu, mais pas plus. Quand on ne cherche Dieu que dans les choses matérielles il est plus difficile de le trouver. Malgré tous ces états d’âme, je les regarde toutes et j’attends avec amour et patience leur amour, leur bonne volonté. »
Vendredi, le 14 février 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore une journée pour toi. Le temps me paraît si long avant notre union parfaite. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, patiente, il faut vivre au jour le jour. Sois sans crainte. Chaque instant est un don précieux pour nous, pour les âmes. Nous avons tellement besoin d’âmes pour nous consoler! »
– Mimi : « Merci de la si grande preuve d’amour! Comme il me faut augmenter ma foi, mais j’ai confiance qu’avec toi j’accepterai tout pour te consoler et pour coopérer à sauver des âmes. Merci de la belle surprise! Je suis si heureuse de te recevoir demain. »
Samedi, le 15 février 1964
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, j’ai le grand bonheur de te recevoir. Comme je ne puis me rendre à l’église pour t’adorer à l’occasion des quarante-heures, je vous adore présent en moi. Ô divine Majesté, avec ma douce Maman du ciel, tous les saints, les anges, je me prosterne pour t’adorer et pour vous redire merci de votre amour, de votre miséricorde infinie. Ô mon Bien-Aimé, augmente en moi l’amour de la souffrance afin que je puisse coopérer plus étroitement avec toi pour glorifier notre Père et pour sauver des âmes. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, ma petite hostie d’amour, adore-moi présent en toi. Par tes souffrances physiques, morales, spirituelles, ton pauvre petit corps est pour nous le plus beau reposoir où nous habitons nuit et jour et que nous gardons pour toujours. »
– Mimi : « Merci de la belle visite de ma chère petite sœur infirmière. Il paraît que mon pauvre petit cœur est très faible et pourtant, tu es là, ô mon Bien-Aimé. Tant qu’il y a ton amour il y a de la vie, et tant qu’il y a de la vie il y a espoir. J’ai confiance. »
Dimanche, le 16 février 1964
– Mimi : « Encore une autre communion. Je suis si heureuse de vous recevoir ce matin. Regarde mon Bien-Aimé comme mon directeur est courageux! C’est par amour pour vous et aussi pour le besoin de mon âme qu’il vient. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, je connais si bien son grand amour pour nous et sa conformité à notre Sainte Volonté. Sa générosité n’a pas de limites et nous en sommes consolés. Suivez bien son exemple afin que vous soyez dignes d’être ses petites filles spirituelles et membres de notre belle petite Équipe d’amour. »
– Mimi : « Merci de la belle visite de notre chère R. Mon directeur est venu, il y a eu un travail d’Équipe. Nous avons tout offert par amour pour les âmes. J’espère que tu as tout accepté mon Bien-Aimé ? »
– Jésus : Ma chère petite épouse, pourquoi me demander cette question, tu le sais bien que nous ne sommes qu’un. Alors, ce qui est à toi est à moi, et ce que tu m’offres par amour m’appartient pour toujours. Je sais ma Bien-Aimée que vous avez bien souffert. Moi aussi j’ai pleuré avec toi. Lorsque je te regarde lutter avec ton ennemi et subir en même temps les trois agonies du cœur, de l’âme et de l’esprit et physiquement, ton pauvre petit corps qui souffre et je souffre davantage car selon la Sainte Volonté de notre Père, tu n’auras aucun temps de répit. Il y a tellement d’âmes à sauver.
Ma Bien-Aimée quel que soit l’état de ta petite âme, dis-toi bien que je suis en toi pour toujours pour t’aider à remplir ta mission de nous faire connaître dans l’amour et la souffrance par une grande intimité.
Et c’est devant notre cher petit crucifix que tu as pu apprendre mon amour. Ma Bien-Aimée, à bien regarder la croix, n’est-ce pas que tu découvres des joies! C’est si beau! Vois-tu l’importance de notre intimité, de notre amour caché aux regards humains ? »
Lundi, le 17 février 1964
– Jésus : Merci mes chers enfants pour ce beau triduum de communions et du beau travail d’Équipe. C’est si consolant pour nous et si encourageant pour vous. Avec moi au milieu de vous, vous êtes en sécurité et nous rendons gloire à notre Père par nos souffrances acceptées et offertes par amour. Oui, les âmes coûtent cher. Nous ne pouvons pas acheter ces âmes sans rien donner! Chacune a une valeur infinie aux yeux de notre Père et le prix varie selon l’état de cette âme, de son amour pour nous.
Ma chère petite épouse, tu souffres encore plus, mais je suis plus près. Il ne faut pas te surprendre de ta faiblesse d’hier. C’est l’état habituel de l’âme victime. C’est le trop plein d’amour, c’est le besoin de me posséder, de revenir vers notre Père, c’est le lien spirituel de l’âme avec nous, avec Dieu son Créateur, le Tout-Puissant. Et parfois, l’âme victime est si près de nous par son amour, sa souffrance, son intimité! Nous voudrions venir la chercher tout de suite. Nous approchons d’elle avec amour pour l’aider, la consoler, car le moment de la séparation est plus douloureux que le temps de l’attente.
L’âme ainsi frappée par notre amour ne peut survivre longtemps sans nous, sans notre intimité, sans notre présence. Même son cœur de chair est marqué. Il faut à cette âme beaucoup de patience pour attendre notre heure et beaucoup de soumission à notre Sainte Volonté pour continuer sa route vers nous avec le sourire aux lèvres et le cœur rempli d’amour et les âmes. Et pour la faire mériter davantage et éprouver son amour, nous nous retirons afin de voir cette petite âme nous chercher, nous désirer. Parfois la lutte est très dure et l’épreuve très difficile, mais nous sommes toujours là pour la soutenir. »
Mardi, le 18 février 1964
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’aider dans cette épreuve. Je sais que je ne comprends pas tout mais tout ce que je te demande c’est de ne pas te perdre, ô mon Dieu, mon unique amour. »
– Jésus : Ma chère petite épouse pourquoi voudrais-tu me perdre ? Ne suis-je pas en toi ? Je sais ma Bien-Aimée ce que tu souffres. Moi aussi j’ai passé par les trois agonies, sans oublier l’agonie de mon corps. J’ai tout accepté par amour pour toi, pour les âmes. Oui, ma chère petite G, je te voyais telle que tu étais. Je te voyais avec toutes tes misères, tes faiblesses, tes péchés mais je te voyais surtout avec ton amour. De toute éternité je te voulais. J’ai tout donné pour toi.
Aujourd’hui malgré la dure épreuve, cette sécheresse de ta petite âme, je suis toujours présent en toi. Nous ne sommes qu’un. Continue de tout offrir par amour. Si tu ne peux me parler, regarde-moi. Je te comprends. Dans l’état où nous t’avons placée pour te faire mériter, garde cette confiance en nous. Le combat spirituel n’est pas une question de sentiment, mais bien de volonté. Oui, vouloir, malgré tous les obstacles, vouloir de toutes ses forces. Oui, lutter sans se décourager jusqu’à la victoire finale. Oui, avec moi tu seras forte, courageuse jusqu’à la fin qui sera le commencement de notre union parfaite.
Peu importe ce que tu souffres aujourd’hui, la souffrance passe, mais notre amour demeure et notre Père t’attend pour vivre avec nous pendant toute l’éternité où notre bonheur sera sans fin. Prie beaucoup pour les âmes qui doivent lutter contre leur foi qui est aveuglée par le péché mais aussi par des épreuves.
L’âme victime est continuellement sous notre tutelle car tout ce qu’elle possède est à nous : joies, épreuves, luttes, victoires. Mais notre amour en elle est toujours le même. L’amour d’un Dieu ne peut changer.
Es-tu heureuse maintenant ? »
– Mimi : « Oui, mon Bien-Aimé et je t’en remercie. J’ai confiance en toi. Avec toi je suis en sécurité malgré les attaques de mon ennemi. »
Mercredi, le 19 février 1964
– Mimi : « Je suis si heureuse de te recevoir ce matin! Toi seul peux m’aider, je t’en supplie, au nom de notre amour, viens à mon secours. Je me sens si seule, abandonnée. »
Mon ennemi ne cesse de me tourmenter.
« Ô Esprit d’amour éclaire-moi pour découvrir la vérité lorsque mon ennemi se fait ange de lumière pour me tromper. Et voici ce qu’il me dit en prenant la voix si douce de mon Bien-Aimé. »
– Satan : « Ma chère petite épouse que j’aime tant, il y a un obstacle à notre amour, c’est pour cette raison que je ne puis venir te chercher. Dans l’intérêt de ta petite âme il faut que tu détruises tous les écrits qui ne sont qu’un tissu de mensonges, de faussetés inspirés par l’orgueil. Les âmes ont assez de mon Évangile pour s’instruire et l’Esprit Saint est toujours là pour les aider. Si tu ne mets pas ordre à tout cela tu seras jugée plus sévèrement car dans les écrits tu te moquais de Dieu, tu me mettais au même niveau que toi par ton intimité que je déteste, tu compromettais l’Esprit Saint, tu ridiculisais ma mère.
Oui, ma chère petite fille ton orgueil va te perdre. Si tu savais le nombre d’âmes que tu vas troubler et induire en erreur. Tout ce que je puis faire pour t’aider une dernière fois en te parlant comme je le fais, je te demande de garder le silence, comme cela tu mériterais que je te pardonne si tu veux obéir et détruire les écrits et surtout ne recommence pas. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ton aide. Je me suis confiée à mon directeur. Il a découvert tout de suite la vérité. »
– Jésus : Ma chère petite G, en effet ton ennemi rage. Il te déteste. En te demandant de détruite les écrits, il croit détruire notre amour, notre intimité et le bien qui se fait dans les âmes.
Dans son orgueil il croyait avoir trouvé un bon moyen. Sois sans crainte tu seras jugée par nous sur ton amour et ton obéissance à notre représentant. Ma Bien-Aimée, pour nous prouver ton amour, ton obéissance envers nous, continue d’écrire pour notre plus grande gloire. »
Jeudi, le 20 février 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je n’en peux plus. Viens à mon secours. Viens près de moi! Si je pouvais me reposer quelques heures. Tu le sais, mon Bien-Aimé, sans toi, je ne puis rien, je ne suis rien. Plus je veux m’approcher de toi il me semble que je m’éloigne. Oui, j’ai peur, j’ai peur de mourir, je crains le jugement. Dans l’état où je suis, tout est noir autour de moi, il me semble qu’il y a un mur épais entre nous. Je suis ingrate, méchante de parler comme cela. Je suis si indigne de ton amour, de tes faveurs. Regarde ma misère, je ne puis rien te cacher. Je souffre de cet état d’âme! Je n’ai plus le courage de lutter, la croix m’écrase et pourtant il faut que je continue à marcher avec toi et me redire que tu es avec moi, que tu es présent en moi, que l’état où je suis est voulu de Dieu pour me faire expier, mériter. Cela me demande un effort pour m’accrocher à toi, pour croire. Tout est si vide en moi, après avoir tout reçu de toi. C’est un martyre que de ne pouvoir exprimer ma gratitude.
À certains moments je voudrais me souvenir de tout ce que tu as fait pour moi, de ton amour, de ton intimité, mais c’est le contraire qui se produit malgré ma bonne volonté. Je n’ai devant les yeux que mes péchés. Je voudrais entendre ta voix si douce me parler d’amour, de miséricorde, de confiance et je n’entends que mon ennemi qui blasphème contre toi, me lance des injures, me menace. »
− Mimi : Il rit de sa victoire apparente et me dit :
– Satan : « Regarde-moi bien, je suis roi et maître de la situation. Ton Dieu ne peut rien pour toi. Pourquoi vouloir te raccrocher à lui. Il te déteste et te rejette pour toujours. C’est tout ce que tu as mérité avec ta vie de victime.
Qu’est-ce que cela t’a donné de vouloir l’aimer, le suivre ? Même aujourd’hui tu es trop orgueilleuse pour admettre que j’ai raison. Non, tu persistes à nier le contraire. Que vaut ta foi, ton amour dans cet état? »
– Mimi : « Mon Dieu, je crois, j’espère, j’attends tout de vous ô Trinité Sainte. Donnez-moi, s’il vous plaît, la force de croire et d’aimer, d’offrir tout. »
Vendredi, le 21 février 1964
– Mimi : Ce matin nous commençons un triduum pour remercier Dieu pour tout ce qu’il nous a donné et aussi pour rendre hommage à notre douce Maman du ciel pour la protection toute spéciale dont elle nous entoure depuis toujours. À l’occasion de la fête de mon directeur, j’ai pu communier. J’étais si heureuse!
– Mimi : « Ô mon Dieu répandez sur lui vos bénédictions. Malgré son âge, 82 ans, il fait plus que son possible pour vous faire plaisir. C’est lui qui a pensé de vous offrir un triduum de reconnaissance et d’amour. Veillez sur lui, sur sa santé, sur son ministère. Vous savez comme son idéal est grand pour vous. Avec vous il a coopéré à diriger ma pauvre petite âme. Il m’a appris à vous connaître, à vous aimer, à vous servir dans l’amour et la souffrance selon votre Sainte Volonté. Il m’a bien fixée à la croix avec votre divin Fils, mon Bien-Aimé. Oui, ma petite âme vous a coûté cher et lui a coûté cher! Que de prières, de sacrifices ont été offerts pour moi. Ma dette de reconnaissance est tellement grande. »
– Jésus : Ma chère petite épouse sois sans crainte. Depuis toujours, je le garde près de mon divin cœur. Il a été fidèle à me suivre et s’est attaché à cette paternelle Volonté de notre Père sur lui. Durant son ministère il n’a jamais pensé à lui, à ses aises, il n’a pas calculé avec nous, ni avec la souffrance acceptée par amour.
À certains moments il a eu une lourde croix à porter, mais avec courage, il continue à nous servir, il ne cherche pas les honneurs, les plaisirs, le confort. Sa seule consolation est en nous et notre intimité est sa force, sa joie. Les épreuves sont pour lui des grâces et la croix est son unique espérance.
Ma Bien-Aimée c’est par une grâce spéciale que nous l’avons choisi pour diriger ta petite âme. Il a bien rempli sa mission puisque tu seras son couronnement sacerdotal pour notre plus grande gloire. La direction d’une âme victime n’est pas toujours facile, mais avec nous, rien d’impossible. Prie beaucoup pour ceux qui ont charge d’âmes, spécialement pour notre cher apôtre P.M. »
Samedi, le 22 février 1964
– Mimi : « Deuxième jour de notre triduum de reconnaissance. Malgré ma sécheresse spirituelle, je suis heureuse de vous recevoir. Cependant avec la grâce de Dieu, le secours de l’Esprit Saint, l’aide de mon directeur, les prières de mes petites sœurs de l’Équipe, je parviens à tout offrir par amour. Mon Bien-Aimé se cache. Il me paraît si lointain, je m’ennuie tellement. Le 2 février fut une grande joie et en même temps un coup terrible pour ma petite âme qui soupire après toi, mon Bien-Aimé, mon Jésus que j’aime tant. »
– Jésus : Merci ma Bien-Aimée de me dire que tu m’aimes. N’est-ce pas qu’à l’école de l’Esprit Saint tu apprends l’amour et la souffrance et la joie dans la désolation ? La nuit spirituelle que tu passes en ces jours sombres nous console, nous prouve ton amour. C’est le degré de l’immolation spirituelle. Oui, tout nous remettre par amour même ton esprit, ta volonté, tes consolations, tes joies, tes peines, tes doutes, tes grandes tentations qui sont plus fréquentes afin de te faire mériter davantage pour les âmes, pour le succès du Concile Œcuménique. Par amour et pour mieux t’aider à atteindre ton idéal, à bien te fixer à la croix nous déposons beaucoup de souffrances, oui, souffrances physiques et morales accompagnées d’épreuves. Tu sais, ma Bien-Aimée dimanche soir lorsque ton petit cœur souffrait d’ennui, cette faiblesse venait de moi. Je voulais que tu ressentes un peu mon agonie. J’ai choisi le moment où tu étais seule, cet étouffement, ce manque d’air, ce petit cœur qui était si faible était devenu agité par la peur, la crainte de mourir seule, abandonnée de tous. C’était presque la mort apparente, ne pouvant faire aucun geste pour demander du secours humain. Le temps de l’épreuve, je t’ai consolée. »
Dimanche, le 23 février 1964
Fête de la Transfiguration de Jésus, mon Bien-Aimé !
– Mimi : « Merci mon Dieu de nous avoir aidés à faire ce beau triduum. Il faisait bon de te retrouver par la Sainte Communion. Dans l’état de sécheresse spirituelle, je voulais saisir le vrai sens de la transfiguration de mon âme de baptisée. Je ne pouvais même pas soulever le voile qui me cache la vérité.
Mon Bien-Aimé tu connais le désir que j’ai de vouloir te connaître encore plus, pénétrer plus intimement dans ta vie, mais aujourd’hui tu me demandes de renoncer à ces joies spirituelles pourtant bien légitimes pour une âme victime. Donc, j’accepte de tout te remettre : ma volonté, mon esprit, mes désirs. Reçois tout comme si c’était des actes d’amour, de contrition, de remerciement. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, pour saisir le vrai sens de ma Transfiguration, comme moi, tu auras trois transfigurations : la première a été le jour où je t’ai choisie comme ma petite épouse. Tout dans ta vie spirituelle a été transfiguré. Ta petite âme qui était si sombre est devenue si éclatante par notre présence, la présence divine : ton esprit préoccupé est devenu libre, ta volonté si chancelante est devenue une volonté forte, courageuse dans l’épreuve.
Ta deuxième transfiguration est le moment présent où ta vie est transfigurée par l’acceptation amoureuse de la croix, et la soumission à la Sainte Volonté de notre Père lorsqu’il demandait à ton directeur de te fixer à la croix. Depuis ce jour, nous te regardons avec amour car la souffrance a transformé ton âme et cet éclat si lumineux de notre présence en toi pénètre dans ta vie cachée.
Tu auras aussi ta vie publique par les écrits. Tu ne comprends pas le sens de ce que je te dis, peu importe, ton directeur comprend. Fais-lui confiance, il marche sûrement, suis-le.
La troisième transfiguration sera au moment de notre union parfaite où tu paraîtras devant nous. Tu seras transfigurée par notre présence, par notre amour miséricordieux, notre éclat rejaillira sur toi et sur les âmes que tu auras aidées. L’âme en état de grâce est l’image de ma Transfiguration. »
Lundi, le 24 février 1964
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte de venir en moi par la Sainte Communion. Si je n’avais pas cette présence divine en moi, je ne sais ce que je ferais. Les tentations sont si grandes, presque pas de répit. Je me sens si méchante, si hypocrite. Que penses-tu de moi mon Bien-Aimé ? »
– Satan : « Ma chère petite fille à l’avenir je ne veux plus que tu m’appelles ton Bien-Aimé. Qu’y a-t-il de commun entre nous ? Depuis si longtemps que je t’ai rejetée. Pourquoi vouloir t’accrocher à moi ? Surtout dans la situation présente, tu ne devrais même pas me parler, ni lever les yeux vers nous. Tu espères contre toute espérance. Mon sang a été versé inutilement pour toi. Que puis-je faire pour une âme damnée ? Ton orgueil, ta désobéissance envers nous va te perdre.
Je te défendais d’écrire et de faire du travail d’Équipe, c’est une perte de temps. Si tu avais montré de la bonne volonté en obéissant à ma parole, peut-être que je t’aurais pardonnée, mais il est trop tard. Ton obéissance à ton directeur n’est rien à comparer à mon commandement, à ma parole. Quelle offense, moi qui suis la vérité même. Je me demande pourquoi ton directeur persiste à te faire communier, à te diriger ?
Crois-tu que je suis heureux d’être dans une âme habitée par un autre ? Tu es tellement dans l’erreur que tu te mens. Durant ce temps de pénitence, j’espérais que peut-être tu aurais pu mettre de l’ordre dans ta vie au lieu d’écrire des mensonges. Tu aurais eu assez de temps pour t’examiner sérieusement. Pourquoi ton directeur fait-il la sourde oreille lorsque tu lui parles de tes doutes, de tes craintes ? Tu ne le comprends pas ? C’est parce qu’il redoute le pire.
Il craint que tu tombes dans le découragement, le désespoir. Il a tout essayé pour t’aider mais il ne peut plus rien. »
– Mimi : « Mon Dieu, je n’en peux plus ! Malgré tout je crois en vous, je veux croire de toute la force de mon âme que tu m’aimes, que ta miséricorde est infinie pour moi, si misérable. Merci de me donner la force de lutter. Je veux croire que tu es là en moi, et je t’aime. »
Mardi, le 25 février 1964
– Mimi : « Mon Dieu, encore une autre journée avec vous, avec mon Bien-Aimé sur la croix. J’aurais tant aimé rester au lit pour refaire un peu de mes forces, mais non, tout avait été préparé pour faire le lavage et repassage du linge. Mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît. Tu sais comme j’aime le travail, mais aujourd’hui tout me répugne, me fatigue, m’ennuie. Je travaille quand même, mais à contrecœur, et je me dis, à quoi bon vouloir tenir ta demeure propre, en ordre ? Tu te caches ! Un petit signe de toi m’aiderait tellement aujourd’hui ! Je souffre de ton silence. Je m’ennuie de toi. Je serais tentée de dire : pourquoi m’as-tu abandonnée ? »
– Satan : « Ma chère petite fille, tu te demandes pourquoi Dieu t’a abandonnée? C’est parce qu’il te rejette pour toujours. Vas-tu finir par le comprendre ? Il te donne un signe sensible, il ne te répond même pas. Dans ton orgueil, tu persistes à vouloir croire que Dieu t’aime, te pardonne. Tu luttes contre toi-même, contre ta volonté, et pourtant au plus profond de ton âme, tu le sais, tu le sens bien que tu m’appartiens pour toujours. Quoique tu fasses pour étouffer, effacer ce remords qui te ronge en regardant ta vie, tes péchés, tes petites crises, tes écrits, etc., tu ne pourras jamais rompre notre alliance.
De toute manière tu es à moi et je te garde puisque ton Dieu t’a rejetée et me laisse le privilège de m’occuper de toi, de te parler à sa place. Avec toute sa puissance, qu’a-t-il pu faire de toi ? À quoi a servi son sang pour toi ? Même ton directeur ne te comprend pas, il a bien hâte que tu meures, il est fatigué de toi. Que va lui servir d’avoir dirigé une âme damnée ? Ton Dieu te trompait lorsqu’il te disait qu’il te cachait aux regards humains, c’est parce qu’il avait honte de toi.
Je suis heureux, je suis au même rang que ton Dieu puisque tu prends le temps d’écrire nos entretiens. Ton Dieu se cache, Il fuit, mais moi je demeure. Merci du beau travail d’Équipe. J’étais là. Où était ton Dieu ? »
Mercredi, le 26 février 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu de votre aide. Avec ta grâce j’ai pu communier ce matin. Mon Dieu, je crois, je t’aime, j’accepte et merci ! J’ai tellement besoin de toi pour dire et redire ces phrases. Ton silence me fait souffrir et c’est près de notre cher petit crucifix que je viens chercher la force pour lutter dans la paix, l’amour. Toi seul peux remplir le vide en moi. »
– Satan : « Ma chère petite fille, ma confidente que j’aime ne te fatigue plus à regarder le crucifix. Je me demande à quoi cela te sert de regarder un morceau de bois où est représenté un être qui a été rejeté de tous avec sa doctrine d’amour que personne ne voulait accepter, sauf pour les âmes insensées qui veulent croire à la folie de la croix.
Est-ce logique qu’un Dieu qui prétend aimer une âme la fasse souffrir? Combien de fois a-t-il répondu d’une manière intelligente à ceux qui cherchaient à savoir, à comprendre ? « Je vous parle en parabole », disait-il. Puis, il prétend respecter la liberté des âmes, mais il commande de ne pas faire ceci ou cela, puis vient le cortège des menaces, des malédictions, de peine de mort, de châtiments éternels. Dans son orgueil, il ne veut pas admettre sa défaite. Il rejette la faute sur moi. Médite bien ce que je viens de te dire et je suis certain que tu vas comprendre. Continue d’écrire nos entretiens pour faire connaître la vérité. Je n’ai pas peur moi, je ne me cache pas. »
– Mimi : « Ô Esprit Saint, éclaire-moi, s’il vous plaît. Est-ce bien d’écrire ce que mon ennemi me dit ?
Ô mon Bien-Aimé tu le sais combien je veux coopérer avec toi pour sauver des âmes, mais si tu crois que le fait d’écrire les mensonges de mon ennemi peut nuire ou inquiéter des âmes qui liront ces notes, inspire-moi ce que je dois faire pour ta plus grande gloire.
– Satan : « Pourquoi vouloir chercher sa gloire ? Est-ce une gloire que d’être mort sur une croix ? »
Jeudi, le 27 février 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé regarde ma misère. Soutiens-moi s’il vous plaît j’ai tellement besoin de ton aide pour continuer ma route vers toi. Donne-moi la main, sans toi je ne puis rien. Avec toi je veux tout offrir par amour afin de glorifier notre Père et sauver des âmes. »
– Satan : « Pauvre petite fille à quoi bon vouloir toucher le cœur de ton Dieu par tes supplications, tes prières, tes larmes. Il ne peut et ne veut rien faire pour toi. Il ne peut même pas lutter contre moi. Il est jaloux de moi, de ma victoire sur les âmes. Il me suffit d’une simple suggestion, une toute petite tentation. Les âmes acceptent tout sans discuter avec moi. Elles obéissent sans contrainte parce que je leur donne quelque chose dont elles peuvent jouir, bénéficier pour leur propre satisfaction et cela dans tous les domaines.
C’est si facile pour moi, les occasions ne manquent pas. Je n’ai pas besoin de mendier l’amour, de verser des larmes, des larmes de sang, de chercher, d’attendre après les âmes. Sa doctrine n’est pas comme la mienne : beaucoup d’appelés, peu d’élus. Moi c’est : beaucoup d’élus peu d’appelés. Car les âmes qui veulent le suivre sont des insensés, des fous. Je n’ai pas besoin de cette catégorie d’âmes pour me rendre gloire. »
– Mimi : « Mon Dieu, ayez pitié de moi. Je vous demande pardon d’avoir à écrire tous ces mensonges, ces blasphèmes. Que j’ai hâte que tu reviennes mon Bien-Aimé pour entendre ta voix si douce, si consolante, si encourageante. C’est une épreuve. Avec toi, je l’accepte par amour, mais entre nous j’aimerais mieux écrire nos entretiens que d’entendre la voix de mon ennemi que je déteste. »
Vendredi, le 28 février 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre tout par amour. Je t’en supplie, aide-moi, je ne puis même pas prier. Chaque fois que je prends mon chapelet pour le réciter je ne sais pas ce qui se passe en moi, je me sens engourdie et je dors d’un profond sommeil. Je voudrais converser avec toi, je ne sais que te dire. C’est le vide! Et tu sais pourtant tout ce que je voudrais te confier. Tu te caches, mais malgré tout je vois que tu es là présent en moi.
Mon Bien-Aimé augmente en moi la foi, l’espérance, la charité, l’amour. Donne-moi assez d’amour pour te suivre jusqu’au don total. Avec ma douce Maman du ciel, je veux dire mon fiat chaque jour. Ô Vierge Immaculée, Médiatrice de toutes grâces, garde-moi dans tes bras de Mère. Regarde ton enfant qui souffre avec ton Jésus pour la plus grande gloire de Dieu. »
– Satan : « Pauvre petite fille, comme il faut que tu sois malade mentalement pour ne pas comprendre malgré tous les moyens que tu prends pour faire taire le remords qui te ronge au sujet de ta vie hypocrite, menteuse, même par les écrits. Pour libérer ta conscience et faire taire cette voix intérieure qui te poursuit pour te faire des reproches, tu as imaginé faire parler cette voix à ton avantage et en plaçant ton Dieu au premier plan par l’intimité que tu croyais réelle.
Tu écris simplement ce que tu voudrais que ton Dieu te dise. Tu l’avoues que tu sens un vide sans lui. Donc j’avais bien raison de te dire qu’il s’est retiré de toi et t’a rejetée. Crois-tu qu’en invoquant Marie tu peux obtenir quelque chose ? Elle doit obéir aux ordres du Père. Que peut-elle faire de plus qu’un Dieu ? »
– Mimi : « Merci mon Dieu de m’avoir confiée à un directeur éclairé. Il me conseille de continuer à écrire pour déjouer mon ennemi qui mettait un doute au sujet des écrits, de nos entretiens. »
Samedi, le 29 février 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, dans l’état où je suis, il me faut une grâce spéciale pour te recevoir, pour t’adorer. Ma douce Maman du ciel regarde ta petite fille. Parle pour moi à ton Jésus. Je m’unis à ta prière, à tes adorations devant la majesté divine. Toi seule peux lui parler avec amour, avec respect. J’ai confiance en toi pour intercéder pour moi. Tu es si puissante sur le cœur de Dieu qu’il ne peut rien te refuser. Dis-lui pour moi que je l’aime, que j’accepte sa Sainte Volonté sur moi. Soutiens mon courage, il me reste si peu de forces. »
– Satan : « Ma chère petite fille tant aimée, enfin tu admets que tes forces diminuent. Malgré tous les avertissements que je te donne, tu persistes encore à vouloir rester dans l’erreur. De toute éternité il est écrit que tu mourras entre mes bras. Nous nous comprenons si bien et cela m’honore que tu écrives nos entretiens. C’est un bon moyen pour pénétrer directement dans les esprits crédules. Je te le répète ton Dieu est jaloux de ma puissance dans les âmes. Quand j’étais avec lui tout était beau, puis un jour il devint jaloux de moi, de ma beauté, de ma force. Tout était si pur. Je ne connaissais pas la malice du péché. Lui, le Tout-Puissant, par vengeance, et regrettant de m’avoir fait si beau, déposa en moi cette révolte que je ne connaissais pas. Ayant succombé, il me rejeta de lui, sans même prendre le temps de m’écouter. Où était sa justice ? Sa miséricorde infinie ? Après cela il veut attirer les âmes vers lui en leur disant qu’il est un Dieu juste, miséricordieux. Crois-tu que cela était juste envers son Fils de le faire souffrir et mourir sur une croix pour une erreur que lui avait faite envers moi ? Médite bien ce que je viens de te dire, et si l’Esprit Saint est intelligent, si fort, qu’il te réponde. Pose la question à ton directeur, ce prêtre si éclairé pour diriger ton âme! Crois-tu que P. P.M. pourra répondre, et me prouver le contraire ? »