Lundi, le 1er juin 1964
– Mimi : « Merci d’être venu ce matin. Après la journée d’émotions d’hier, le choc se fait sentir. Je ne puis me tenir debout. Je souffre beaucoup. Il faut que je reste couchée. Je n’ai même pas la force de prier, d’écrire. Je ne suis portée qu’à dormir. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, c’est cela reposer dans mes bras. Abandonne-toi. Dors en paix. Je suis là. Après tant d’épreuves, de luttes, ton petit corps déjà épuisé ressent les effets humains. C’est tout à fait normal.
Ma Bien-Aimée, durant ces heures d’épreuves, d’angoisse, tu n’étais pas seule. Nous étions là à te protéger et tu avais sans le savoir, le secours des prières des religieux, des religieuses et beaucoup de sympathie des gens, de ta famille; tous craignaient pour toi. Ton ennemi aurait voulu profiter de la situation pour se venger. Mais, que pouvait-il faire ? Tu étais avec moi et j’étais en toi. »
– Mimi : « Merci, mon Bien-Aimé. Avec ma douce Maman du ciel, je chante un chant de reconnaissance, d’action de grâce pour tant d’amour, de bonté. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, c’est nous qui te remercions d’avoir tout accepté par amour. Ton directeur a beaucoup souffert de ne pouvoir t’aider. Il est resté à son poste, au confessionnal. Il y avait des âmes en danger.
Merci mes chers enfants. »
Mardi, le 2 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, comme il me faut du courage pour me lever. Je me sens si faible. C’est avec peine que je porte ma croix, mon fardeau si lourd. Oui, c’est bien le temps de dire : Faites de moi ce que vous voudrez en tout et partout. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, moi aussi j’ai connu ces heures sombres, ce dégoût devant la souffrance, l’amertume devant le calice. Je n’ai jamais cessé de demander l’aide de mon Père. Ma Bien-Aimée, pour continuer de marcher vers moi, garde toujours ta volonté fixée vers notre Père, et que ta petite âme reste unie à moi. Sous la tutelle de l’Esprit Saint tu es en sécurité. Notre douce Maman veille sur toi et te protège d’une manière toute spéciale. Tu en as eu une preuve dimanche. Elle était si heureuse de t’entendre chanter à plusieurs reprises, le Salve Regina juste une heure avant l’incendie. Elle a entendu ton appel et c’est l’Esprit Saint qui t’a inspirée à te blottir entre ses bras sans trop savoir pourquoi. Nous étions si près de toi. Ton ennemi rageait. La lutte avec nous a été très dure. Il espérait tant te voir disparaître et détruire notre demeure, lieu où nous nous reposons et sommes si bien reçus, lieu de prières, de sacrifices.
C’est mon Cénacle où nous pouvons nous réunir et recevoir les membres de notre belle petite Équipe d’amour. C’est bien l’endroit choisi pour prier dans le silence, la paix. Tout y respire le calme, l’amour. C’est pour cette raison que l’on vient se réfugier dans notre demeure. Les petits enfants aiment tellement venir chez nous. Ils sentent ce besoin d’avoir ce calme, de respirer notre amour, de se savoir aimés. Ils sentent le besoin de jouir de cette présence divine, mystérieuse, dans notre demeure. »
Mercredi, le 3 juin 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu, je suis si heureuse de vous recevoir.
Mon Bien-Aimé, aide-nous, s’il vous plaît, à faire ce triduum de communions en l’honneur de la belle fête du Sacré Cœur de Jésus. Ta fête, c’est-à-dire, notre fête, oui, la fête de l’amour. C’est avec ce cœur que tu m’aimes. Que c’est beau, que c’est grand que d’être aimée par le cœur d’un Dieu infiniment bon et miséricordieux. Comme je voudrais avoir ton cœur afin de t’aimer comme tu le mérites et le désires. Mon Bien-Aimé, tu sais tout ce que je souffre de ne pas correspondre à ton amour! Je fais bien mon possible, mais c’est si peu. Mon cœur est si petit. Que vaut l’amour qu’il contient ? Quand je pense à ce cœur si affectueux dont j’ai abusé en partageant ton amour que tu avais déposé en lui. Comme je regrette tout et te demande pardon.
Oui, mon Bien-Aimé, rends mon petit cœur semblable au tien comme tu le désires. Purifie mon amour afin que je puisse t’aimer sincèrement avec un cœur pur, un cœur libre, un cœur sensible à tes souffrances. Oui, t’aimer avec un cœur dégagé des affections humaines. Avoir un cœur généreux à tout donner. Oui, garder un cœur charitable prêt à pardonner, à oublier, un cœur qui n’est pas mesquin. Donne-moi, s’il vous plaît, un cœur aimant jusqu’au don total, un cœur qui sait aimer loyalement et qui ne cherche aucune satisfaction personnelle. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, ne cherche pas trop ce qui te manque dans ton petit cœur, dans ton amour! Regarde surtout ce que tu as.
Ma Bien-Aimée, si tu savais tout ce que j’ai déposé dans ce petit cœur si affectueux pour nous, pour les âmes. Que de richesses il contient! Un cœur purifié par nous et racheté par moi avec le concours de l’Esprit Saint.
Ma Bien-Aimée, c’est si facile, si simple de nous aimer. L’amour échappe parfois à la logique, surtout l’amour de la croix, l’amour miséricordieux.
Merci à notre cher représentant d’avoir été docile aux inspirations de la grâce et sous la conduite de l’Esprit Saint il a bien dirigé ce petit cœur rempli d’amour pour nous et élevé ta petite âme avec nous pour toujours. »
Jeudi, le 4 juin 1964
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte de nous aider à préparer la belle fête du Sacré Cœur. Je suis de plus en plus heureuse de te recevoir. Viens mon Bien-Aimé avec ton amour, avec ce cœur qui m’aime tant. Je ne puis retenir mes larmes devant ton amour miséricordieux, devant ce cœur qui a tant souffert à cause de moi.
Comme j’ai été stupide de vouloir comparer l’amour humain à l’amour divin! Qu’est-ce que j’étais pour vouloir faire un choix ? Et pendant ce temps, tu étais là à me regarder, à m’aimer quand même d’un amour infini. Pauvre Jésus, comme tu as dû souffrir devant ma conduite si ingrate. Je te remercie de ton amour. Merci de me donner l’occasion de réparer ma conduite si méprisable envers ton divin cœur, ce cœur si adorable formé près du cœur Immaculé de Marie ma douce Maman du ciel! »
– Jésus : Ma chère petite épouse, en effet mon cœur a été blessé par ta conduite irréfléchie, négligente, méprisable par le péché, mais mon cœur a été plus atteint lorsque tu manquais de confiance envers moi, ton Dieu. Je n’ai pas seulement souffert dans mon Esprit, mais comme Homme-Dieu, mon cœur de chair était si sensible, si délicat. C’est pourquoi chaque manquement me blesse au plus profond, surtout si cette indélicatesse, cette offense viennent d’une âme consacrée.
Bien souvent ce sont mes âmes choisies qui me font le plus souffrir. Étant élevées à une vie spirituelle supérieure, ces âmes se croient rendues à un degré où elles sont à l’abri du péché et restent toujours dans le même état. Elles prétendent m’aimer, elles m’offrent leur cœur. C’est plus que cela que je demande, que nous voulons.
Oui, ma Bien-Aimée, je veux des âmes sincères, des âmes pures, des âmes confiantes, mais je veux surtout des âmes pécheresses, mais qui sont humbles, des âmes qui ont un idéal mais qui ne vivent pas seulement de désirs. Dans chaque cœur humain il doit y avoir un idéal et pour atteindre cet idéal il faut de la bonne volonté et une pleine confiance en nous. Il faut lutter sans cesse pour atteindre ce but. Une vie sans idéal est une vie manquée, inutile. L’être humain n’a pas été créé pour rester là où il est. Non, l’être humain doit lutter, travailler, aimer, servir, souffrir et sa fin doit être de nous revenir. Et l’âme doit aussi passer par le même chemin, car elle doit s’élever vers nous par un amour pur, afin d’atteindre son idéal, qui est le nôtre, celui de vivre avec nous pour toujours.
Tôt ou tard, l’âme doit revenir vers nous, revenir vers son Dieu, son Créateur qui attend avec amour cette âme. C’est un besoin pour moi d’aimer, de pardonner. Si les âmes voulaient comprendre mon amour! Comprendre que je les aime, pas seulement comme Dieu mais que je les aime surtout avec mon cœur de chair. Oui, ce cœur qui bat d’amour pour ces âmes, un cœur qui vibre au moindre son d’une âme qui souffre, un cœur qui répond toujours « oui », à l’âme qui a faim et soif de moi, un cœur qui se donne à l’âme qui le désire et le demande humblement mais sincèrement, un cœur qui correspond à l’amour de sa créature. »
Vendredi, le 5 juin 1964
Fête du Sacré-Cœur de Jésus.
– Mimi : « Merci mon Dieu de nous avoir aidés à faire ce triduum de communions. En ce beau jour, laisse-moi déposer sur ton front un doux baiser de fête. Sur ton cœur, laisse-moi me reposer. Je suis si bien, si heureuse près de toi.
Ô mon Bien-Aimé, pourquoi faut-il que je me dégage de toi ? Ton étreinte était si douce à mon âme! Comme c’est dur de revenir en face de la réalité après avoir passé de si doux moments près de ton cœur adorable, où tout est si pur, tout est si beau, si bon, si consolant pour une pauvre petite âme.
Mon Bien-Aimé, je me sens triste d’avoir si peu à t’offrir pour ce beau jour. Cependant, je t’offre l’amour infini de notre Père, je t’offre le cœur si pur, l’amour de notre douce Maman, je t’offre l’Esprit d’amour dans toute son étendue, je t’offre l’adoration des anges, et je m’unis aux louanges des saints qui ornent la Cour Céleste, je t’offre tout l’amour des âmes, tous les mérites des âmes qui t’aiment et qui veulent te consoler, te servir fidèlement afin que le règne de Dieu se fasse connaître dans toutes les âmes.
Je t’offre mon petit cœur si affectueux, si rempli d’amour pour toi, je t’offre toute ma vie telle que tu la veux. Avec ta grâce, j’accepte tout par amour. Tu sais mon Bien-Aimé comme il me faut lutter, comme il me faut du courage pour continuer ma route, pour accomplir ma mission. Mon ennemi me déteste tellement. Il prend tous les moyens pour essayer de me décourager. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, peu importe les moyens de ton ennemi. Tu es toute à moi pour toujours. Avec ton petit cœur si rempli d’amour pour nous, pour moi, ton époux.
Ma chère petite épouse ce que tu as eu de bonheur lorsque je t’ai apporté une fois de plus mon amour, n’est rien à comparer à tout ce qui t’attend près de moi. Tu ne savais pas ce que tu pouvais m’offrir de plus pour ma fête ? N’est-ce pas que j’ai bien choisi ? Mais oui, ma Bien-Aimée, par cette dure épreuve, je voulais avoir plus en te demandant d’aller baiser le front de cette personne et de t’excuser. Tu sais, je me sers de mon instrument pour te faire mériter. À ses yeux, tu avais tort. Oui, j’ai bien regardé ce que tu allais faire, mais je n’ai pas été déçu. J’étais certain que tu ne me refuserais pas cette joie. Tu n’es plus capable de me refuser quelque chose. Tu es rivée à mon divin cœur. Tu es fixée à mon amour par une très grande intimité que personne ne peut te ravir. C’est ton bien, je devrais dire, notre bien.
Peu d’âmes peuvent comprendre cela et pourtant je suis toujours prêt à me donner aux âmes qui veulent de moi, de mon amour. Je suis prêt à répondre aux âmes qui me parlent. Je suis prêt à me donner aux âmes qui me désirent et me demandent humblement, sincèrement de les aider. Devant un seul soupir d’amour, je ne puis rester insensible, tellement mon amour est puissant, fort devant une âme humble, aimante, sincère. »
Samedi, le 6 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te remercie de m’avoir aidée à faire ma communion spirituelle.
Mon directeur a commencé sa retraite hier soir. Mon Bien-Aimé, je te le recommande, je te le confie; veille sur lui; éclaire-le; accorde-lui, s’il vous plaît, toutes les grâces spirituelles dont il a besoin pour sa sanctification et pour les âmes qu’il dirige. Donne-lui aussi la force physique, malgré son âge (82 ans), son désir est aussi ardent qu’au jour de son ordination. Il fait encore du ministère et c’est pour vous, mon Dieu, qu’il travaille ferme, c’est pour vous prouver son amour en vous demandant beaucoup d’âmes. Son seul idéal était pour vous. C’est lui qui m’a appris à vous connaître, à vous aimer, à vous servir, à souffrir avec votre divin Fils pour votre plus grande gloire. Depuis qu’il dirige ma petite âme, il a toujours coopéré avec l’Esprit Saint à tout accepter par amour pour vous et les âmes, tout ce que vous vouliez de lui et de moi. Tu le sais mon Bien-Aimé comme mon âme lui a coûté cher. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, sois sans crainte. Il est avec nous. Je veille sur lui comme sur toi. Vos deux âmes sont si près l’une de l’autre et je suis le trait d’union entre vous. Un jour tu comprendras tout ce qu’il a fait pour toi, surtout pour diriger ta petite âme. Il avait une mission à remplir auprès de toi. Oui, diriger une âme victime n’est pas chose facile mais très délicate, surtout être capable de discerner tout : les luttes avec ton ennemi, tes entretiens avec nous, tes tentations et tes aspirations, etc. Maintenant, avec nous, il t’a bien fixée pour toujours. Tu ne comprends pas tout ce qui se passe en toi. Peu importe, reste en paix avec nous.
Tu es en sécurité avec ton directeur. Quel que soit ton état d’âme, reste très obéissante; tu l’aides à remplir sa tâche, car il doit nous remettre ta petite âme.
Rappelle-toi de cette belle journée où je présentais à mon Père, ta petite âme victime d’holocauste à notre amour. Oui, ma petite victime d’amour, notre chère petite hostie d’amour : « Recevez Père Saint avec la blanche hostie, etc. »
Voilà un résumé de ce que nous sommes l’un pour l’autre, c’est-à-dire, ce que tu es pour moi pour toujours. »
Dimanche, le 7 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tout pour toi par amour! Trop malade pour écrire. Je suis restée au lit, bien fixée sur notre croix. Je souffre beaucoup de la tête. Je ne puis même pas garder aucun liquide. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, offre-moi tout. Pense à ma couronne d’épines que j’ai portée par amour.
Pense à mon jeûne enduré par amour, afin qu’un jour, les âmes soient rassasiées de moi. Unis tes souffrances aux miennes. Il y a tant de péchés qui vont se commettre aujourd’hui.
Je suis avec toi sur notre croix. N’est-ce pas que nous sommes heureux dans notre sanctuaire où nous rendons grâce à notre Père par nos souffrances et notre amour. »
Lundi, le 8 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, la journée commence par le « Faites de moi ce que vous voudrez. » À 7:00 heures, tu étais déjà prêt à me faire travailler. Mon Bien-Aimé, tu sais combien j’aurais aimé me reposer un peu après la dure journée d’hier. Donne-moi, s’il vous plaît, la force et le courage nécessaires pour ne rien te refuser. J’ai tellement besoin de toi, de ton amour pour me soutenir. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, ma chère petite épouse, aujourd’hui, j’avais besoin de plus. Humainement, tu aurais dû rester couchée pour refaire tes forces physiques, mais dans le plan de Dieu, notre Père, tu as refait tes forces morales. Par ta mission de victime, il n’y a pas de répit. Ton ennemi ne prend pas le temps de se reposer.
Moi aussi, Ma Bien-Aimée, combien j’aimerais me reposer, mais il y a tant d’âmes à sauver. La foi diminue de plus en plus. La morale des âmes baisse. Certaines âmes croient qu’elles ont été créées pour jouir. Elles ne veulent pas accepter de souffrir. La pénitence, le sacrifice ne sont plus que du temps passé, du temps perdu. Pour elles ma doctrine de l’amour dans la souffrance n’est que fausseté ridicule. Mon intimité est insensée, la croix, une invention, une folie. Et pourtant après tant de preuves d’amour, c’est avec peine que je regarde ces pauvres âmes agir et marcher sans savoir où elles vont. Le chemin de l’amour est si facile à suivre avec moi. Tout ce qui est droit est parfait. »
Mardi, le 9 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, une autre journée avec toi. Comme j’ai hâte de te recevoir! J’ai toujours faim de toi. Pour le moment, je fais une communion spirituelle, mais j’aime mieux te recevoir tout entier. Mon Bien-Aimé, c’est ton désir de te donner en nourriture, pas seulement en esprit.
Je vis aujourd’hui notre belle prière du don total : non seulement j’accepte mais je demande tout ce que dans votre sagesse infinie il vous plaira de m’envoyer.
Oui, mon Bien-Aimé, j’attends tout de toi, de ta sagesse. Toi seul sais ce que mon âme a besoin et ce que mon corps peut accepter de souffrance.
Toi seul, ô Esprit Saint peux m’éclairer, diriger mon esprit. Fortifie ma volonté pour accomplir ce que Dieu attend de moi.
Mon Bien-Aimé donne-moi la main pour marcher. Je me sens si faible. Seule la certitude, la foi de ta présence en moi me donne cette joie intérieure, cette espérance du ciel et de notre union future. Je m’ennuie tellement de toi, ô mon Dieu que j’aime, que j’adore. Mon Bien-Aimé. »
– Jésus : Ma chère petite épouse tant aimée, moi aussi j’ai hâte de te recevoir pour toujours. Crois-le c’est avec regret que nous sommes obligés de prolonger tes jours sur la terre. Le nombre d’âmes que tu dois aider est fixé par notre Père, car les âmes confiées à l’âme victime ne sont pas limitées. Pour quelques-unes, les âmes s’achètent très cher et pendant des mois, des années, d’autres sont sauvées par un long martyre. Chaque âme victime a une mission à remplir.
Cette mission varie selon l’état d’âme, d’esprit, du cœur et selon nos desseins sur elle. Pour toi, ta mission est de faire connaître notre amour dans la souffrance par une grande intimité. Il te faudra aller jusqu’au don total. Sois sans crainte puisque nous ne sommes plus qu’un. C’est facile pour toi de faire connaître notre amour! Et pour faire connaître notre intimité, tu n’as qu’à parler de nous, moi et toi. Et pour faire comprendre l’amour dans la souffrance, tu n’as qu’à rester fixée à notre croix, tout accepter par amour. Comme cela, tu seras notre témoin d’amour.
Je sais ma Bien-Aimée combien je te demande beaucoup! Approche-toi, viens pleurer près de moi. Je te comprends si bien! Si tu pouvais voir le nombre d’âmes qui attendent et demandent de l’aide pour être sauvées et le nombre est plus considérable des âmes qui ne veulent pas coopérer, qui refusent notre amour, tournent le dos à notre amour miséricordieux et se révoltent et maudissent notre Père de les avoir créées. Comment ces âmes peuvent-elles croire à mon amour pour elles, à ma passion, à ma Rédemption ? Dans de telles conditions, comment peuvent-elles vivre heureuses sans nous aimer, sans avoir cette espérance de venir un jour habiter la demeure de notre Père ? Elles ne peuvent pas s’arrêter un moment pour réfléchir, pour savoir où elles vont. Tout ce qui compte pour ces âmes, c’est le moi, c’est-à-dire, leur être avec toutes les jouissances possibles et le confort. Peu leur importe leur âme, le salut éternel, la souffrance. Elles auront bien le temps. Et combien n’ont pas eu le temps de mettre de l’ordre avant de paraître devant nous. »
Mercredi, le 10 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, depuis six heures que je t’attendais. Je croyais que tu serais venu me faire une surprise. J’ai si hâte de te recevoir et pourtant il faut que j’attende le retour de mon directeur. Viens, mon Bien-Aimé, j’ai tellement faim de toi et j’ai soif de ton Sang Précieux. Ma pauvre petite âme n’est jamais rassasiée. Toi seul, ô mon Bien-Aimé, es ma raison de vivre. Avec toi, je puis marcher vers notre Père. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, merci d’accepter de me suivre. Aujourd’hui, nous avons beaucoup marché pour les âmes. Ne sois pas surprise de l’état physique de ton petit cœur. Cet ennui de nous, ton amour pour nous est si grand que c’est bien normal que tu en subisses les conséquences. Oui, ma Bien-Aimée, je te consume dans mon amour. Plus tu t’approches de nous, plus le temps te paraîtra très long, car tu ne seras pas rassasiée de ma présence après avoir joui de mon intimité, après avoir goûté à mon amour par un lien spirituel plus grand.
Merci ma Bien-Aimée d’avoir aidé ton prochain. Je sais dans quelle condition tu as fait ce travail pénible. Maintenant que tu as tout accepté, partage ce que tu as reçu. Merci de ton amour. Si tu pouvais voir le nombre d’âmes que nous avons aidées ce soir afin de glorifier notre Père. N’est-ce pas que tu es heureuse d’être avec moi ? Que ferais-tu seule ? »
– Satan : « Pauvre petite fille, n’est-ce pas que ton Dieu se moque de toi ? Il t’accable d’épreuves, de croix, après cela il vient en hypocrite te demander si tu es heureuse avec lui! Il ment lorsqu’il te fait croire que tu sauves des âmes. Il n’est pas juste envers toi.
Il t’oblige à travailler sans répit pour les âmes et pour aider ton prochain. Pendant ce temps, ces personnes prennent le temps de s’amuser, de jouir du repos à tes dépens. Que fait-il pour toi ? Pour essayer de t’encourager, il te parle du ciel où tu n’iras jamais. Il te parle de son intimité qui n’est que des chimères, que d’illusions. Il te parle de son amour. Peut-il en avoir pour une âme damnée ? Dans son orgueil, il espère qu’un jour tu seras avec lui. C’est pour cette raison qu’il t’appelle « ma Bien-Aimée, mon épouse », afin que tu puisses le croire. Et ce jour-là où tu seras convaincue que ton Dieu t’aime et qu’il te considère comme épouse, c’est toi qui seras orgueilleuse, car tu croiras être l’épouse d’un Dieu.
Ton Dieu méprise, condamne l’orgueil, et pourtant il est orgueilleux et jaloux, car il n’aurait pas voulu que moi, je sois son égal. Sa puissance est-elle supérieure à la mienne ? Sous prétexte qu’il est Dieu, il croit avoir tous les droits. Où est sa puissance sur les âmes ? Moi aussi je suis Dieu pour beaucoup d’âmes, je suis le Dieu de l’amour sous toutes ses formes, le Dieu du plaisir, le Dieu de la richesse et je ne suis pas un Dieu mendiant d’amour qui implore pour être aimé, consolé. Jamais je ne m’abaisse devant une âme. »
Jeudi, le 11 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, à peine quelques heures de sommeil. Je me fais éveillée très tôt. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, si je suis venu t’éveiller par notre instrument c’est que ton ennemi était déjà près de toi. Je voulais te dire « Bonjour » le premier et prendre ton petit cœur, ton offrande.
Ne pleure pas ma chère petite épouse. Je sais que je te demande beaucoup. Moi aussi j’ai hâte de me donner à toi dans mon sacrement d’amour. Sois courageuse, tu auras une dure journée. Ton ennemi se croit puissant et fort. Que peut-il faire de plus sans notre permission ? »
– Satan : « Pauvre petite fille, comme ton Dieu sait mentir. Dans son orgueil il veut te faire croire qu’il t’aime et que c’est bien lui qui est venu le premier. C’est faux! Je me tiens constamment près de toi. Tu es toute à moi pour toujours. Crois-tu qu’il t’aime pour te faire souffrir comme il le fait ? C’est lui qui te châtie, après cela il prétend que c’est moi. C’est facile de te dire : « Sois courageuse. » Crois-tu qu’il est logique d’agir de la sorte ? Que vaut sa doctrine d’amour ? « Je t’aime, dit-il, mais je te fais souffrir. Je t’apporte la paix et t’afflige de croix de toutes sortes. Je te donne tout », et il t’enlève le peu que tu as. « Toi qui souffres, viens à moi », Je t’accablerai davantage. « Venez les bénis de mon Père » pour être condamnés.
Je suis heureux que ton directeur soit en retraite. Huit jours de repos, de paix! Je le déteste tellement. Il a bien besoin de réfléchir avant qu’il ne soit trop tard!
Dans son orgueil de prêtre, il ne voit pas qu’il travaille pour moi, car diriger une âme damnée est une tâche très délicate, car avec toi, tu auras beaucoup d’âmes. Je me demande quand il va comprendre qu’il fait fausse route. Depuis quatorze ans que tu le trompes. Je ne devrais pas te parler de la sorte; je parle contre mes intérêts! Cependant cela me fait plaisir de faire connaître l’impuissance de ton Dieu et l’ignorance de ton directeur. Si ton Dieu était si puissant, aurait-il eu besoin de ton directeur pour diriger ton âme déjà perdue pour l’éternité ? »
Vendredi, le 12 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, viens à mon secours. Je n’en peux plus. Écoute ma voix. Resterais-tu insensible à mon appel ?
Mon Dieu, je crois en vous, j’espère en vous et je vous aime.
Ô Père Éternel, ô Père, mon Père, regarde ta petite fille qui lutte contre les attaques de son ennemi. Donne-moi, s’il vous plaît, la force pour accepter et le courage pour continuer d’aller vers toi.
Mon Bien-Aimé se cache. Où est-il ? Je me sens si seule. Cependant mon Dieu, je crois en vous présent dans mon âme. Avec ma douce Maman du ciel, je t’adore et je m’incline et accepte ta très Sainte Adorable Volonté. »
– Satan : « Pauvre petite fille, comme tu agis comme une insensée. Tu constates que ton Dieu s’éloigne de toi et tu lui demandes de t’aider. Tu ne sais même pas où est sa Volonté et tu prétends l’accepter. Un esprit a-t-il une volonté ? C’est ridicule de croire qu’il est présent en toi. Crois-tu à l’existence de l’âme ? C’est une invention de ton Dieu pour ébranler les esprits crédules et pour cacher la défaite de son Fils, car il était venu pour sauver les âmes, racheter le genre humain. Mais il a été déçu, ce sont les âmes qui se sont sauvées. Il voulait racheter le genre humain et c’est moi qui les ai achetées avec tout ce qu’il y avait d’humain : plaisir, amour, argent, jouissances sous toutes ses formes, oui, la jouissance du corps, de l’esprit. Je leur donne tout pour être heureux : l’amour dans toute son étendue, toilettes, confort, richesses, orgueil, boisson qui est un élément qui attire beaucoup d’âmes. C’est une arme puissante sur les esprits.
N’ayant plus de volonté, comment ces âmes peuvent-elles lutter, résister ? Et c’est le premier pas vers l’abîme, car la boisson entraîne une transfusion de vices, de sensualité qui coule dans toutes les veines et se loge dans la volonté, le cœur. Et en regardant ces âmes, je puis dire comme ton Dieu : « Tout est consommé par amour. »
- Mimi : Arrivée de R, Merci mon Dieu.
Samedi, le 13 juin 1964
- Mimi : Après une nuit agitée, mon ennemi rageait contre moi.
À cinq heures du matin, je commençais à préparer ma communion. Enfin mon directeur me téléphona me disant qu’il venait m’apporter mon bon Jésus. Quelle joie après avoir jeûné! Mon petit cœur bat très fort. Mon âme tressaille de joie.
– Mimi : « Tu me comprends ma douce Maman du ciel ? Toi aussi tu as connu et vécu dans l’attente! »
Après ma communion, longue action de grâces où mon Bien-Aimé s’est fait connaître, avec un amour plus grand, plus fort.
Dans l’après-midi, travail d’Équipe avec mon directeur et ma chère petite sœur R. Tout a été offert pour C et P.M.
– Mimi : « Merci mon Dieu, je suis si heureuse! Je souffre mais ton amour est plus fort que ma souffrance. »
Dimanche, le 14 juin 1964
– Mimi : « Merci ô Trinité Sainte d’être venue ce matin. Je suis si heureuse. Seul l’amour de Dieu peut produire cet effet en mon âme. »
Après ma communion, long entretien avec mon Bien-Aimé.
Je ne sais combien de temps a duré ces doux moments, où notre intimité est devenue une réalité. Son étreinte était si forte que je croyais mourir dans ses bras puissants. Étant seule avec lui, j’ai savouré avec délices ses paroles si encourageantes. C’est dans son sacrement d’amour que je me sens plus unie à lui. Oui, le rencontrer avec son amour, ses grâces, sa puissance, sa miséricorde et moi, je vais à sa rencontre avec mon pauvre petit cœur rempli d’amour. Je lui apporte ma bonne volonté, mes misères, mes besoins, mes péchés, ma faiblesse, mes luttes. Il est si bon! Il me regarde avec tendresse. Il me parle avec tant d’amour, de miséricorde que mon âme est inondée de joie. Je suis toute transformée, remplie de courage pour continuer ma route. Comme il m’en faut du courage pour revenir en face de la réalité. Je me repose si bien près de son divin cœur!
– Mimi : « Je comprends maintenant pourquoi saint Jean aimait être avec toi, ô mon Dieu, mon Bien-Aimé. Et aussi pourquoi Marie-Madeleine n’a pu résister à ton appel, à ton amour, à ta miséricorde. Je comprends pourquoi le larron avait cette confiance en face de la mort, cette patience à endurer et à aimer sa souffrance. N’est-ce pas que l’amour, la croix me rapprochent de toi et me font découvrir bien des choses ? Sans le secours de ta grâce et le concours de l’Esprit Saint, je ne pourrais même pas comprendre. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, le peu que tu as pu saisir n’est rien à comparer à tout ce que tu as à apprendre et de tout ce que je te réserve. Ma Bien-Aimée, si je me suis caché un peu, c’est pour avoir le bonheur de t’entendre et avoir le plaisir de te voir me chercher. Je t’ai longtemps voilé mon visage et caché mon mystère d’amour afin que tu le découvres un jour avant même de paraître devant nous, ce que je suis et combien je t’aime parce que tu m’aimes en répondant Oui à mon amour et en restant bien unie à moi par notre intimité dans l’amour et la souffrance pour la plus grande gloire de notre Père et pour le salut des âmes. »
– Satan : « Pauvre petite fille tout ce qui s’est passé ce matin n’est rien. C’est moi qui étais présent en ton âme et j’ai agi sur tes sens en t’immobilisant près d’une heure. Comme cela, je ne voulais pas que les prières, l’offrande, se fassent après ta communion, car je voulais que tu profanes l’hostie sans témoin. Seule avec moi, que pouvais-tu faire ? Ton directeur a tombé dans le piège que je lui tendais. En te laissant seule avec moi, il croyait que tu étais en grande intimité avec ton Dieu. C’est par orgueil et pour impressionner ton directeur et R que tu as tenu le coup. Si ton directeur croit que je mens, pourquoi est-il parti ? C’est parce que tu as bien rempli ton rôle et joué la comédie. Tu travailles bien pour moi et ton Dieu me laisse libre d’agir avec toi. Il sait bien que tout est fini entre lui et toi. Il a donné sa vie pour rien. »
– Mimi : « Va-t’en menteur! Mon Bien-Aimé, je crois en toi, j’espère et je t’aime.
Mon Dieu, ayez pitié de moi.
Maman, viens à mon secours, s’il vous plaît. »
Lundi, le 15 juin 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu de venir à mon aide. Je suis si heureuse de te recevoir dans ton sacrement d’amour. J’ai tellement besoin de ta présence pour me soutenir. Lorsque je me place sur ton divin cœur pour me reposer un peu, j’oublie tout. Seul, ton amour me reste. Plus je te goûte et plus j’ai faim! Et je ne suis jamais rassasiée. Je veux vivre de toi, je ne veux aimer que par toi, je ne veux que te servir et non me faire servir par toi. »
– Jésus : En effet, ma chère petite épouse, combien d’âmes me traitent comme un esclave. Elles me demandent tout : il me faut ceci ou cela, et pour leur plaire, il faudrait que je les exauce tout de suite. Elles ne savent pas attendre ni accepter notre Sainte Volonté sur elles. Mais si ces âmes insistaient pour nous demander tout de suite plus d’amour pour nous, plus de conformité, de soumission envers nous, plus de charité envers leur prochain, plus de pitié envers ceux qui souffrent, plus d’obéissance envers nos représentants, plus de respect pour les sacrements, l’Église, les autorités religieuses et laïques. Ces âmes n’agissent pas en vrais enfants de Dieu. Bien souvent, elles insistent bien plus sur les faveurs matérielles que spirituelles et parfois pour satisfaire leurs goûts, leurs caprices au détriment de leur âme. Il y a des âmes qui demandent la guérison rapide d’une personne malade, mais combien demandent avec confiance, persévérance, la guérison d’une âme malade, font tous les sacrifices pour aider cette âme en danger de mort éternelle ? Certaines âmes croient que cela ne regarde que les prêtres, les religieuses. Mais comme membres du corps mystique, par leur baptême, beaucoup d’âmes auront à rendre compte de leur négligence à prier, à aider leur prochain, en gardant en égoïstes ce que nous avons déposé en elles.
C’est un manque de charité de ne pas prier pour ces âmes et un manque d’amour envers nous, un mépris pour l’Esprit Saint qui inspire, un manque de délicatesse envers Marie Immaculée qui a tout donné pour les âmes. »
– Satan : « Pauvre petite fille, c’est ridicule, plus tu vas, plus tu t’enfonces dans l’abîme de l’erreur, du mensonge, en écrivant tout. »
Mardi, le 16 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci de m’avoir enseigné ton intimité. Je comprends mieux ton amour pour moi et c’est dans ton eucharistie que je trouve la paix, la sécurité. Oui, mon Bien-Aimé, j’aime à me reposer en toi.
Accorde-moi, s’il vous plaît, la grâce de t’aimer de plus en plus, à aimer ma mission, mon devoir d’état; sanctifie mes peines, mes sacrifices; purifie mon âme, mon esprit, ma volonté, mon cœur. Je suis si faible. Donne-moi le courage de me relever pour continuer à lutter et me redire toujours : je ferai mieux. Avec toi, je puis tout. Aide-moi à atteindre mon idéal dans l’amour et la souffrance et que ma volonté reste unie à la tienne afin que s’accomplissent en moi, vos desseins d’amour. »
– Jésus : Ma chère petite hostie d’amour, demande-nous tous les jours de trouver toujours notre Sainte Volonté, de trouver dans mon eucharistie de trouver dans mes sacrements d’amour, baptême, eucharistie, pénitence et tous les autres sacrements, tous les mystères et les grâces qui les accompagnent. Si les âmes voulaient coopérer avec nous. Que de grâces, de lumières, de paix intérieure et extérieure se perdent inutilement faute de manque de volonté, de sincérité, mais surtout d’amour. Ce n’est pas toujours de la négligence parmi certaines âmes, mais parfois, il y a eu un manque de formation, d’éducation morale. Même parmi mes âmes consacrées, beaucoup négligent ce point. Beaucoup d’âmes se préoccupent, se spécialisent par de longues études afin de parfaire leur capacité spirituelle, culturelle. Après ces années d’études, d’efforts, de luttes, de sacrifices, elles se rendent compte que tout ce qu’elles ont appris est si peu. Bien souvent à la base, la formation spirituelle manque.
D’autres se croient à l’abri parce qu’elles ont une petite connaissance de la vie spirituelle. Ces âmes restent toujours au même niveau moral. Dans le plan de notre Père l’âme n’a pas été créée pour rester stationnaire mais bien pour s’élever vers nous et nous revenir avec un amour plus fort. Et c’est sur la terre que les âmes doivent préparer leur place en vivant leur vie d’enfants de Dieu et cohéritiers du ciel. Si la foi était plus vivace, l’amour plus sincère, l’intimité plus grande, les âmes accepteraient notre Sainte Volonté sans discuter, sans calculer la valeur de la souffrance, sans éloigner les épreuves, ou refuser la croix. Oui, tout nous offrir par amour. Avec ce programme, combien d’âmes resteraient dans notre amour, dans une paix solide et durable en attendant de posséder un bonheur sans fin avec nous dans la maison de notre Père. »
– Satan : « Pauvre petite fille, tu n’es pas fatiguée d’entendre les plaintes, les reproches, les « si » de ton Dieu ? Pourquoi a-t-il créé les âmes libres pour ensuite les arrêter dans tous leurs élans, leurs instincts, leurs talents, leur amour. Oui, avec un « si » je leur donne la liberté en apparence mais je les tiens avec mes commandements, en attendant de les juger. En agissant ainsi, il affiche sa défaite et les âmes qui veulent le suivre sont les plus faibles, les plus craintives. »
Mercredi, le 17 juin 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu. Comme je trouve le temps long avant de te recevoir.
Avec ma douce Maman du ciel, j’ai préparé ma communion. J’ai longuement médité sur ton amour pour moi. Comme j’ai été ingrate parfois. Tu sais mon Bien-Aimé que dans le fond de mon petit cœur si affectueux, il y avait de l’amour et un idéal que je ne parvenais pas à découvrir parfaitement. Puis, dans ton amour tu as choisi pour moi un bon directeur éclairé, dévoué, patient, généreux. Il n’a pas été égoïste de son temps pour diriger ma petite âme. Il n’a pas calculé ses souffrances, ses sacrifices, ses prières pour m’aider à atteindre mon idéal, celui de vous aimer encore plus, de vous connaître vraiment par une grande intimité et de vous servir fidèlement jusqu’au don total. Avec lui j’ai appris à connaître la joie dans la souffrance jusqu’à l’immolation. Comme mon âme lui a coûté cher! »
– Satan : « Pauvre petite fille, encore dans le rêve. Quel résultat a obtenu ton directeur en dirigeant ton âme ? La vie spirituelle n’existe que dans l’imagination des insensés. Tu ne vis que de rêves! Que d’illusions! C’est comme un homme qui serait assis dans le foin et qui se pense bien installé dans un bon fauteuil, ou bien il mange du pain dur, il croit que c’est un bon repas, il boit de l’eau, il pense que c’est un bon vin, il est en guenilles, il se croit bien vêtu, etc. La vie spirituelle est aussi ridicule que cela, car elle porte les âmes à transformer leur esprit, leur volonté, leur cœur vers un idéal inconnu. Pourquoi vouloir spiritualiser une vie humaine, alors que l’être humain n’est qu’un sujet de perdition! Comment l’âme peut-elle vouloir atteindre un idéal avec quelque chose qu’elle ne voit pas et ne comprend pas ?
Dieu se moque des âmes et il répondra ceci : Mon amour est un mystère. Il a bien fait de pratiquer la vie cachée. Il a vu la défaite par sa vie publique. Ceux et celles qui ont eu pitié de lui étaient les plus misérables, les rejetés de la société. C’était tout un honneur pour quelqu’un qui se dit roi. Et toi, pauvre petite tu crois à toutes ces chimères. Tu crois être l’épouse d’un Dieu comme celui-là ? Tu crois avoir une mission à remplir ? Faire connaître l’amour dans la souffrance. Si ton Dieu n’a pas réussi, crois-tu être capable de changer les esprits ? Si au moins tu avais comme mission de faire connaître l’amour sous toutes ses formes sans la souffrance! Là tu aurais beaucoup de succès! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi à oublier tous ces mensonges. Ô Esprit Saint, purifie mon esprit et fortifie, s’il vous plaît, ma volonté.
Ma douce Maman du ciel, garde mon cœur pur et protège mon âme. Merci de votre amour. »
Jeudi, le 18 juin 1964
– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé. Comme nous avons commencé notre travail de bonne heure! À peine quelques heures de sommeil. Je sens de plus en plus la lourdeur de ma croix. Elle m’écrase parfois. Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, pourquoi dis-tu ma croix alors que nous sommes là tous les deux ? Pourtant dimanche tu étais certaine que nous n’étions plus qu’un! Sois courageuse ma Bien-Aimée. Je sais que ta croix est plus lourde parce que tu as plus d’âmes à sauver. Par ta mission tu coopères avec moi. Regarde-moi sur notre cher trésor, notre petit crucifix, notre bien. Ne te laisse pas abattre par les assauts de ton ennemi qui rage contre toi. Tu n’es pas encore tombée sous le fardeau de ta croix. Et ce n’est pas de force que je t’aide à porter notre croix. Pense à moi, je n’avais pas de place pour me reposer et appuyer ma tête, et toi tu as mon divin cœur.
Ton ange consolateur est ton directeur que j’ai choisi pour toi, pour diriger ta petite âme. Ma Bien-Aimée, plus ta croix est lourde, plus tes mérites seront grands et agréables à notre Père. N’oublie pas que tu dois toujours marcher dans le sentier du silence avec l’amour. Je te demande beaucoup, mais comme cela, tu ne peux avoir aucune satisfaction personnelle, car je permets ces épreuves pour te détacher de plus en plus du monde, des choses de la terre. Même dans nos moments d’intimité, que te reste-t-il ? Tu n’as pas le bonheur, la joie de penser à tout ce qui se passe entre nous lorsque je suis avec toi. Tu serais trop heureuse! Après mon étreinte d’amour je disparais et tu restes là en face de la réalité. C’est pour cette raison que brusquement tu sens le vide autour de toi et que tu pleures.
Un jour, ma Bien-Aimée, tu connaîtras le vrai bonheur près de moi pour toujours. Notre union sera parfaite dans la maison de notre Père. »
– Satan : « Pauvre petite fille, tu deviens de plus en plus malade mentale. Tu es rendue à espérer une union avec ton Dieu. De quelle union parle-t-il ? S’il est vraiment ressuscité avec son corps, c’est donc une union charnelle qu’il désire ? Donc il approuve l’union de deux êtres qui s’aiment sans être compromis par les liens du mariage! Si c’est cela l’union mystique, pourquoi est-il si sévère ? Et toi, comment es-tu devenue son épouse ? Tu crois qu’il suffit d’être choisie, appelée par son nom ? Pourquoi se choisit-il une épouse s’il n’est pas capable d’en jouir ?
Et toi, en croyant cela, tu te prives de grandes joies, du bonheur. Pourquoi a-t-il donné des sens si tu n’es pas capable de t’en servir pour jouir. Après cela il veut que tu sois heureuse. Après ta communion, il te donne une étreinte d’amour et part pour se cacher comme Adam. Mais si tu veux agir de la sorte et avoir l’amour humain, il condamne tout parce qu’il est jaloux. Mais toi, si tu voulais, je pourrais te donner du bonheur sans te faire de reproches. »
– Mimi : « Mon Dieu, je t’en supplie, viens à mon secours. Je crois en vous, j’espère et je vous aime. Saint Michel, reste près de moi, s’il vous plaît. Maman, donne-moi la main. Avec toi, je suis en sécurité. »
Vendredi, le 19 juin 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je ne sais pas pourquoi je me sens nerveuse et impatiente. Je ne parviens même pas à m’endurer. Tout me fatigue surtout les longues conversations au téléphone. Mon Bien-Aimé, aide ta petite épouse, s’il vous plaît. »
– Jésus : Chère petite épouse, bien sûr que je vais t’aider. Tu ne sais pas pourquoi tu es comme cela ? C’est parce que je veux plus et cela me donne la joie de t’entendre m’appeler à ton secours.
Ma Bien-Aimée, par ta mission, par ton vœu d’immolation, je ne puis t’envoyer que de la souffrance physique; la souffrance morale est celle qui contribue le plus à sauver des âmes. Par la souffrance morale, tu te détaches de plus en plus de toi-même, tu te détaches même des joies, des consolations permises dans la vie spirituelle. Par ces épreuves, c’est le vide complet de ton âme, ton cœur, ton esprit, de tout ton être. Tu passes en ce moment sous le pressoir de mon amour où jaillira une source de grâce pour abreuver des âmes assoiffées d’amour, de vérité. Ma Bien-Aimée, mon amour t’alimente et tu nourris les âmes. »
– Satan : « Ma chère petite fille, j’ai bien hâte de voir comment ton histoire, ta vie va finir. Depuis si longtemps que tu trompes ton directeur. Tromper le Père Éternel, n’est pas chose facile! Comment peux-tu croire en Dieu qui te trompe ? Il prétend être la nourriture des âmes : « Mon corps est une nourriture et mon sang est un breuvage », a-t-il dit et enseigné et aujourd’hui il essaye de te faire croire qu’il alimente ton amour pour que tu nourrisses les âmes. Est-ce assez ridicule de se compromettre comme cela ? Lui, le Dieu de vérité ?
Le Tout-Puissant, avoir besoin d’une âme de damnée pour accomplir sa mission! Comment peux-tu coopérer ? Il parle de la vie spirituelle comme si elle existait vraiment. Il te parle de la souffrance morale qui contribue à sauver des âmes. Dans ce cas, pourquoi a-t-il souffert dans son corps ? Pourquoi a-t-il été crucifié ? Que valent maintenant tes souffrances physiques ? Depuis quarante-trois ans de souffrances, tout est perdu, fini. Tout ce qu’il te reste à faire, c’est de prendre le plus possible de joie, de bonheur que la vie peut t’apporter. »
Samedi, le 20 juin 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu. Comme il fait bon de te recevoir avec tout ton amour! Je suis heureuse de retrouver un peu de repos près de toi, mon Dieu que j’aime, que j’adore.
Mon Bien-Aimé, augmente ma foi, ma confiance dans la situation présente. Je me demande pourquoi je perds du temps pour écrire tous les mensonges, les suggestions de mon ennemi ? J’ai assez de les subir! Mon esprit en est rempli et mon cœur souffre tant! »
– Jésus : Ma chère petite épouse, encore un pourquoi! Ton directeur a bien fait de te parler sévèrement hier. Il me semble que je te donne assez de preuves.
Viens, ma Bien-Aimée, ne pleure pas. Regarde-moi dans les yeux. Si ton petit cœur est si sensible, pense au mien qui est si tendre, si bon, si délicat, si doux. Une indélicatesse envers mon amour, venant de toi, me blesse au plus profond de mon âme. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je souffre davantage de savoir que tu souffres à cause de moi. C’est à mon tour de te demander de venir près de moi afin que je puisse essuyer tes larmes et te demander sincèrement pardon en déposant sur ton front un doux baiser de paix. Oui, mon Bien-Aimé, regarde-moi dans les yeux afin que je puisse y découvrir un pardon. Je ne puis retenir mes larmes rien qu’à la pensée de t’avoir fait de la peine.
Mon Bien-Aimé, toi seul peux savoir tout ce qui se passe en moi. Je ne sais plus que faire. Tu me dis de te faire confiance et de ne pas chercher à comprendre. Et quand arrivent les grandes tentations contre la foi, etc., tu me demandes de comprendre, alors que tout en moi est noir et que c’est le vide complet. Mon directeur me dit de tout lui dire, et quand je lui dis tout, il me parle sévèrement, puis tu l’appuies. Dans les grandes tentations, comment puis-je comprendre, alors que je ne puis discerner le vrai du faux ? Mon Bien-Aimé, viens à mon secours, je ne sais plus où je vais. Je ne veux pas te perdre. Ô Esprit Saint, éclaire-moi et guide-moi, s’il vous plaît. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, il ne faut pas te surprendre de ce qu’il t’arrive. Tu ne fais que continuer à marcher sur la route que notre Père a tracée pour toi. Ce chemin n’est pas un chemin de roses, mais bien un chemin de croix qui deviendra, après notre union parfaite, un chemin de roses où le parfum si doux embaumera notre demeure pour toujours.
Ma chère petite hostie d’amour, je sais ce que tu souffres en ce moment. Je te comprends si bien. Moi aussi, j’ai connu ces heures de noirceur, de lassitude, de dégoût, d’abandon. Tu sais, ma Bien-Aimée, parfois dans la vie spirituelle, il semble y avoir contradiction et les âmes doivent nous faire confiance malgré tout. Même parmi des âmes éclairées, il vient un jour où tout leur échappe, tout devient obscur. Ce sont les ténèbres spirituelles qu’elles doivent passer avant de découvrir la lumière éternelle dont elles jouiront dans notre demeure. Et cette lumière, c’est notre amour miséricordieux, c’est notre paix pendant toute l’éternité avec nous. »
– Satan : « Ainsi soit-il », dirait W, si elle était près de toi. Regarde comme ton Dieu te trompe de nouveau. Il n’a même pas l’humilité pour s’excuser de t’avoir grondée sans que tu le mérites. C’est lui qui permet la situation, donc, tu n’es pas responsable. Tout ce qu’il veut c’est de te faire souffrir le plus avant de t’immoler pour ensuite te damner. »
Dimanche, le 21 juin 1964
– Mimi : « Mon Dieu, viens à mon secours. Mon ennemi ne cesse de me poursuivre. Il m’attaque avec violence. Pour me protéger, je prends de l’eau bénite et je vais me réfugier près de mon Bien-Aimé en disant : Mon Dieu, je crois en vous, j’espère en vous et je vous aime.
Moi, qui étais si heureuse d’être seule avec toi dans notre demeure. Mon ennemi profite de l’occasion pour me troubler. Mon Dieu, si c’est une épreuve, je l’accepte et si c’est moi qui suis si méchante, convertis-moi. Éclaire-moi, s’il vous plaît. »
– Satan : « Ma chère petite fille, crois-tu que ton Dieu peut te convertir ? Ne cherche pas à vouloir te repentir et attirer de la pitié. Il y a longtemps que ton Dieu t’a rejetée et son Fils te méprise. L’Esprit Saint se moque de toi avec ses suggestions que tu crois des inspirations. Avec eux, tu crois avoir une mission à remplir pour sauver des âmes et avec moi tu as un rôle à jouer pour perdre les âmes. Tu as tout ce qu’il faut pour cela : une figure calme, une voix d’ange même pour chanter le Salve Regina, un esprit vif, une intelligence supérieure pour composer des prières au Père Éternel, puis, « Recevez Père Saint » etc…, tout cela pour émerveiller tes auditeurs. Tu as une facilité extrême pour préparer ton jeu auprès de ton directeur et de W, R, P.M et C, une autre qui va tomber sous ton influence; j’ai assez hâte. Tu parais si sincère à la fin du travail d’Équipe et les larmes que tu verses ne sont que pour impressionner tes témoins oculaires.
Si tout ce qui t’arrive venait de ton Dieu il ne permettrait pas que tu trompes son représentant et des âmes consacrées.
Crois-tu qu’il te laisserait écrire des mensonges et répandre l’erreur, le doute dans les âmes ? Pourquoi ce remord qui te ronge nuit et jour ? Et quand tu en parles à ton directeur pour libérer ta conscience, il prétend que tout est bien clair, excepté ses yeux car il ne voit pas ce que tu es. Quand tu seras avec moi pour toujours il regrettera de ne pas avoir voulu t’écouter, t’exorciser.
Cependant je n’ai pas à me plaindre car ton directeur m’appuie en te disant de continuer, « tout va bien ». Même ton Dieu me laisse le champ libre, car il aime mieux fuir. Il ne peut supporter de voir une âme de baptisée travailler si bien pour moi. Avec tout ce que tu as reçu de lui. Il t’a comblée, je devrais dire il nous a comblés, car ce que tu as reçu, c’est moi qui en bénéficie et je l’applique aux âmes choisies. J’en ai moi aussi des âmes choisies qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Pour le moment celle que j’aime et que je préfère le plus c’est toi. Je me demande pourquoi je n’oserais pas t’appeler moi aussi : ma bien-aimée, parce que tu es toute à moi pour toujours. Ne pleure pas je te dis ce que tu es. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, où es-tu ? Je n’en peux plus. Mon esprit est rempli de ces mensonges, de ces idées. Mon cœur souffre davantage d’avoir à écrire tout cela. »
– Jésus : Ma chère petite G, que j’aime tant, offre bien tout, même la consolation d’être dans le vrai et dans notre paix. C’est cela vivre d’un amour pur, nous aimer avec une foi sèche mais sincère et confiante. La valeur n’a pas de prix à nos yeux. Même si ton ennemi trouve que ton directeur et moi n’avons pas les yeux clairs. Il n’a pas regardé tes yeux durant le travail d’Équipe, surtout après avoir regardé notre cher petit crucifix. »
Lundi, le 22 juin 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu. Je suis si heureuse de vous recevoir après la tempête d’hier. Près de toi le calme est revenu. Merci de me donner un directeur si éclairé. Il m’encourage de continuer à tout offrir, car l’épreuve tire à sa fin. J’ai plutôt l’impression que c’est la fin qui tire après moi.
Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à bien vivre la belle prière du don total. « Faites de moi ce que vous voudrez ». Si je puis encore faire quelque chose pour toi et pour les âmes, j’accepte tout par amour même de vivre. »
– Satan : « Pauvre petite fille, si tu savais comme ton Dieu se moque de toi, de tes promesses, de tes offrandes. La situation se complique de plus en plus, et cela m’amuse beaucoup. Ce n’est rien à comparer au travail d’Équipe qui va se faire dans quelques jours. Que j’ai hâte! Ton Dieu est déjà inquiet. Il a peur du résultat, lui qui se dit humble. Il devra accepter sa défaite, et s’il ne l’accepte pas, il montrera qu’il est aussi orgueilleux que moi; la seule différence c’est que moi je ne suis pas hypocrite. C’est pour cette raison qu’il me déteste, parce que quand j’entre dans une âme, je lui parle toujours avec douceur, j’agis avec calme, je suis sincère avec les âmes qui m’écoutent. Jamais de promesses. Lui c’est le contraire, beaucoup de promesses et jamais d’action. Des menaces en quantité : menaces de le perdre comme si c’était une chose terrible, menaces de perdre son amour. Il y a assez d’amour de toutes sortes sans se sentir malheureux de ne pas avoir et mériter son amour; menaces de mort comme si la mort était une chose à redouter. C’est simplement une délivrance où l’âme ne sera plus sur la crainte.
L’âme reviendra simplement dans le néant où elle est sortie de ma puissance. C’est sur ce point qu’a commencé ma révolte de voir comme ton Dieu était jaloux de moi. Pour se venger, il a voulu compromettre ma puissance. Devant sa défaite, il croyait nous exterminer tous, mais c’est le contraire qui se produisit, même de nos jours. Je ne suis pas parti seul, j’avais bien des alliés qui travaillent encore pour moi. Et à la fin des temps, je reviendrai plus fort dans toute ma gloire, ma puissance. Lui, ton Dieu, que fait-il ? Il cherche encore des âmes. Il mendie l’amour alors que moi je l’ai en abondance. Il pleure et moi je jouis. Il demande tout, moi, je donne tout. Sa loi est une doctrine de crainte, alors que ma doctrine est la liberté dans toute son étendue. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore lui mon ennemi. Viens à mon secours, s’il vous plaît. Cela me fait souffrir et répugne d’avoir à écrire tout. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, ce n’est pas lui, c’est moi qui permets ces tentations terribles. Il se croit fort. Que peut-il faire sans notre permission. Même devant ton directeur, il fuit. Il craint une âme consacrée. Il a peur de nous, Trinité Sainte. Il se dérobe à la vue de Marie Immaculée. Il redoute ton âme, moi en toi. Il ne peut l’approcher. Saint Michel ne cesse de le poursuivre. Avec cela, il se dit puissant.
Ma Bien-Aimée, reste en paix dans notre amour. »
À la demande de ma petite sœur G, je rédige ces pages des écrits de 1964.
26 juin 1964
− Mimi: Vendredi à 3:00 heures p.m. avait lieu la 2e réunion plénière des membres de l’Équipe : J, G, C, R, et W.
Oui, C y était. Notre Seigneur nous avait promis de nous l’envoyer. Malgré tous les obstacles, il nous a réunies une fois de plus près de notre directeur, son représentant, pour prier, souffrir et jouir dans sa demeure. Tous nos cœurs exultèrent de joie, de bonheur, de reconnaissance.
Il y a eu travail d’Équipe à 4:05 heures, p.m.
27 juin 1964
Fête de Notre-Dame du Perpétuel Secours.
- Samedi matin, G a communié.
- Il y a eu travail d’Équipe.
- 2e anniversaire de mon entrée dans l’Équipe.
Magnificat.
30 juin 1964
Après la communion de notre chère petite sœur G, notre bon directeur lui a administré le sacrement de l’extrême-onction pendant qu’elle achevait son action de grâce. Il a récité la prière spéciale qui doit être récitée à sa mort : « Mon Dieu, recevez l’âme de G.F, que par votre miséricorde infinie m’avez confiée par une mission spéciale, etc. » Les témoins oculaires? Tous les membres de l’Équipe et la compagne de G. Le Bon Dieu a permis que G soit consciente et s’unisse d’esprit et de cœur aux prières récitées pour elle.
Tout s’est passé dans le plus grand recueillement possible. L’Esprit d’amour avait envahi nos esprits et nos cœurs. Notre bon Jésus viendrait-il chercher sa Bien-Aimée ? Nous avions accepté sa Sainte Volonté. Cependant, nous avons été tellement heureux lorsque nous avons constaté qu’il nous « prêtait » notre chère petite sœur pour quelque temps encore. Merci mon Dieu. Des larmes de joie, de reconnaissance brillèrent dans nos yeux.
N.B : Ce texte a été écrit par une autre personne que Mimi, probablement une personne de l’Équipe.