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Mardi, le 1er septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, après deux mois de vacances forcées par la maladie, je reprends nos entretiens. Que de souvenirs à me rappeler, que de remerciements à t’adresser, que de louanges à te rendre pour tant d’amour, tant de bonté, de miséricorde!

Depuis que j’ai reçu le privilège de recevoir le sacrement des malades, je ne suis pas encore rétablie. Le choc a été trop fort pour mon petit cœur de chair. Mais, pour ma petite âme, cette étreinte d’amour a laissé sa blessure, car depuis ce jour, je souffre encore plus d’être séparée de toi, ô mon Dieu. Je ne croyais jamais que ton amour était si fort!

Après avoir reçu le sacrement des malades, humainement, j’étais déçue de vivre après avoir eu de si doux moments avec toi. Merci de m’avoir aidée à accepter de vivre. Comme je dois lutter pour ne pas paraître triste devant mon prochain!

Merci de nous avoir réunis encore dans ta demeure, le 25 juin 1964. Nous étions si heureuses d’être près de notre directeur pour prier et souffrir par amour pour ta plus grande gloire et pour les âmes. Il y a près de deux ans que nous attendions notre chère petite sœur C, mais nous gardions confiance qu’elle viendrait. Tu nous l’avais promis! Tout s’est réalisé! Merci mon Bien-Aimé. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, quand vous ai-je trompés ? Si j’ai tenu à vous réunir, c’était pour rendre gloire à mon Père et avoir plus d’amour, plus d’âmes, plus de souffrance. 

En vous regardant près de notre cher représentant, cela me faisait penser à la dernière assemblée près de mes apôtres. Oui, avant mon départ, j’ai voulu être avec eux. Et c’est par amour que nous avons permis que vous soyez toutes présentes et témoins oculaires de l’union d’amour dans la souffrance entre ma chère petite épouse G  et moi, son Dieu. Et même, ce qui s’est passé n’est rien à comparer à l’union parfaite que j’ai avec une âme en état de grâce. Mon étreinte est aussi douce avec une âme repentante, sincère, aimante. 

Devant une âme pécheresse,  je ne regarde pas tant ses péchés; je regarde surtout son amour, son humilité, sa sincérité, sa soumission à notre adorable Volonté. Plus cette âme me recevra avec amour, me recevra avec notre adorable Volonté, plus mon accueil sera grand lorsque je viendrai la chercher. Je lui ferai le même accueil qu’elle m’aura fait en me recevant. C’est pour cette raison que l’âme doit toujours demander l’aide de Marie, médiatrice de toutes grâces. Une Mère ne refuse jamais rien à son enfant qui reconnaît sa petitesse et qui demande avec amour, sincérité, surtout si cette enfant se jette dans ses bras avec confiance, abandon.

Marie est ma Mère, la vôtre aussi. »

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Mercredi, le 2 septembre 1964

– Mimi : « Déjà deux mois que j’ai reçu l’onction des malades et je suis encore là. Loin de toi, mon Bien-Aimé, mon agonie est plus longue. Il n’y a plus rien qui m’intéresse. Seul ton amour me soutient et m’aide à accepter la Sainte Volonté de notre Père. Oui, mon désir du ciel est de plus en plus grand. Que j’ai hâte de te recevoir! »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, c’est cela m’aimer. C’est d’accepter tout par amour. Mais oui, il faut que tu répondes à tous les besoins des âmes que je t’envoie et que notre Père t’a confiées pour sa plus grande gloire.

Ma chère petite épouse, par ton vœu d’immolation, il faut que tu marches avec moi. Après avoir eu une vie cachée, il faut maintenant élargir les horizons par une vie publique afin que notre amour grandisse dans les âmes. Si tu savais le nombre d’âmes que nous devons remettre toutes purifiées. Notre Père est si heureux d’être consolé par sa petite Équipe d’amour. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, combien de fois tu me disais que nous étions si heureux d’être seuls, que tu me cachais aux regards humains ? Aujourd’hui tu me demandes d’élargir les horizons par une vie publique. Que dois-je faire ? Je t’avoue que je ne comprends pas exactement ce que tu veux et me demandes de plus. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, reste calme, reste en paix. Je ne te demande pas de parcourir la terre pour prêcher, pour prier en public, pour faire de longs discours! Mais non, ma chère petite G, reste simplement ce que tu es. Oui, reste notre petite hostie d’amour, notre petite victime. 

Reste où nous t’avons fixée sur notre croix. En te cachant aux regards humains pendant quatorze ans, je voulais te préparer à ta belle mission de victime. Aujourd’hui, je te demande plus pour notre plus grande gloire et pour les âmes. Il faut que les âmes que je t’envoie et que notre Père nous a confiées reviennent à lui. Il faut les lui remettre toutes purifiées. Il ne faut pas que tu gardes en égoïste ce que nous t’avons donné par amour et ce que tu sais de nous. 

Par une grâce spéciale que ton directeur t’a méritée, tu comprends maintenant la valeur d’une âme. Avec l’aide de l’Esprit Saint, tu comprends notre amour miséricordieux, notre intimité. Après avoir tant reçu, il faut coopérer avec nous pour aider le plus grand nombre d’âmes. Ce contrat avec nous n’a pas été fait et accepté en esprit seulement. Il doit se maintenir, se manifester en actes. Tu n’auras aucun temps de répit. Il te sera demandé beaucoup parce que tu as beaucoup reçu. Tu as été choyée, traitée comme une reine, puisque notre Père a daigné te donner la croix, oui, ce don royal de la croix que tu as accepté avec moi, ton Dieu, ton époux qui t’aime tant d’un amour infini. »

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Jeudi, le 3 septembre 1964

– Jésus : Ma Bien-Aimée, en acceptant de devenir mon épouse, tu acceptais tout. Rappelle-toi du mot « tout ». Souviens-toi de ce que ton directeur te disait un jour après ta confession : « Dieu veut tout de vous ». Il était inspiré de l’Esprit Saint. Il comprenait l’étendue du mot « tout ». Par le mot tout, nous te préparions à ta belle mission de victime d’amour. »

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  Vendredi, le 4 septembre 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu ce matin. Oui, j’ai tellement besoin de toi pour accomplir tout ce que tu attends et veux de moi. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, nous attendons beaucoup de toi. Aux âmes que je t’envoie, il faut surtout parler de nous, de notre amour, faire connaître notre miséricorde, notre intimité. Sois sans crainte, l’Esprit Saint sera dans ton cœur, dans ton esprit, dans ta bouche et nous serons dans ton âme.

Oui, il faut parler de nous, des besoins de notre Église, des vocations religieuses, des missions. Oui, il faut aussi parler des petits, des malades, de ceux qui souffrent moralement et physiquement. Mais, il faut surtout prier. Chaque âme a un devoir d’état à remplir dans le Corps Mystique. Une âme qui vit sans avoir un idéal surnaturel est comme un être sans raison qui se contente d’agir, sans savoir pourquoi.  Ce n’est pas son esprit qui le guide ni sa volonté, ce sont ses pieds. Son cœur ne parle que par ses instincts. Tout son être est réduit à l’esclavage. »

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Samedi, le 5 septembre 1964

– Mimi : « Des millions de fois merci d’être venu ce matin. Je suis si heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte! Merci ô Père Éternel de ton amour infini et miséricordieux pour moi. Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Donne-moi la force et le courage pour tout accepter. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu le sais que je ne te quitte jamais. Nous voulons plus. C’est par la charité, la patience que tu élargiras les horizons de notre amour.

Tu recevras ces âmes comme une mère reçoit ses enfants. Cela va te demander beaucoup de sacrifices, mais surtout beaucoup d’amour. Il faut que tu communies  à la souffrance, aux problèmes de ton prochain. Que peut faire une âme devant une porte fermée ? N’ai-je pas ouvert mon divin cœur pour laisser pénétrer les âmes ? Et toi, comment es-tu entrée dans mon cœur pour toujours ? As-tu déjà oublié cette étreinte du 30 juin 1964 ? Où ton cœur de chair n’a pu résister ?

Ce trop-plein d’amour que tu as reçu il faut le faire partager avec ton prochain. Il ne faut pas garder en égoïste les dons reçus. Combien d’âmes consacrées gardent jalousement ce défaut qui se nomme égoïsme spirituel ? »

– Mimi : « Merci mon Dieu de ce nouveau bonheur. »

Arrivée de mes deux chères petites sœurs W et R.

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Dimanche, le 6 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci d’être là en mon âme par une communion spirituelle. Je vous adore ô Trinité Sainte et je vous aime. »

Dans l’après-midi, travail d’Équipe avec notre directeur et mes deux chères petites sœurs W et R. C’est bien le temps de dire : Faites de moi ce que vous voudrez et merci mon Dieu pour tout. Oui, merci de me permettre de vivre la belle prière du don total.

– Jésus : Merci, ma Bien-Aimée de l’accepter dans ta vie, ce beau cadeau de l’Esprit Saint, ce chef-d’œuvre d’amour aux petites âmes. »

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Lundi, le 7 septembre 1964

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir dans votre sacrement d’amour. Oui, mon Bien-Aimé, je vais à toi dans l’hostie car je crois en ton amour, je crois que tu es bien vivant. C’est avec confiance que je viens exposer mes besoins et ceux des âmes que vous m’avez confiées qui sont encore plus grands. Mon Dieu, vous qui connaissez les misères humaines, ayez pitié de nous; aidez-nous, éclairez-nous. R et moi commençons une petite retraite de trois jours en grand silence.

Ô Esprit Saint, guide-nous durant ces jours bénis. Sois dans notre volonté afin que nous ayons la force et le courage de correspondre à tout ce que Dieu nous demande. Sois dans notre esprit afin que nos pensées, nos désirs s’élèvent vers toi, mon Dieu, mon tout. Sois dans nos cœurs. Aide-nous à le détacher des choses du monde afin que l’amour qu’il contient soit dirigé vers vous seul, mon Père, Dieu Tout-Puissant. »

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Mardi, le 8 septembre 1964

Fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge.

– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir en ce beau jour! 

Ô Vierge Immaculée, ma douce Maman du ciel, je viens te souhaiter bonne fête! Merci mon Dieu de nous l’avoir donnée pour Mère. C’est dans ses bras que je désire vivre et mourir.

Ma douce Maman, protège-moi de mon ennemi. Garde mon âme pure. Comme toi, je veux tout accepter par amour en me soumettant à la très adorable Volonté de notre Père. J’unis ma pauvre petite vie à ta vie si active, si grande, si remplie d’amour jusqu’au don total. Merci d’avoir accepté de devenir ma Mère. Malgré ma conduite si méprisable, tu étais toujours là près de moi pour m’aider, me protéger. Combien de fois je ne pensais même pas à te remercier. Comme j’étais ingrate! Je ne pensais pas que les joies que j’avais, tu les achetais de tes larmes. J’étais égoïste comme une enfant gâtée. Je croyais que tout m’était dû, et pourtant, si Dieu m’avait traitée de la même manière que je me conduisais envers lui, je n’aurais pas reçu beaucoup. Mais, dans son amour infini, au lieu de me rejeter, il est venu me chercher en me donnant son divin Fils comme époux.

Oui, pauvre Jésus, comme il m’aime avec toutes mes misères, mes faiblesses! Pauvre petite nature,  je suis si indigne de tant de bonté! Qu’est-ce que je suis à tes yeux, ô mon Dieu ? Je ne suis qu’un petit rien! »

– Jésus : Mais non, ma Bien-Aimée, tu es plus qu’un petit rien, tu es l’enfant de Dieu, mon épouse. Par l’état de grâce, nous habitons en toi malgré l’état où se trouve ta petite âme.

Oui, nous vivons en toi. Il ne faut pas regarder que tes misères. As-tu pensé à tout ce que nous faisons en ton âme ? C’est nous qui opérons dans les âmes. Devant la laideur d’une âme en état de péché, nous mettons la beauté. Devant une âme méchante, nous mettons la bonté. Devant une âme qui est dans le désespoir, nous mettons l’espoir. Devant une âme tiède, nous mettons la ferveur, l’amour. Plus l’âme se fera humble, soumise, plus notre amour grandira en elle, plus elle se sentira petite dans nos mains, plus elle sera forte en nous.

Notre amour triomphera toujours. »

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Mercredi, le 9 septembre 1964

– Mimi : « Merci. J’ai encore le bonheur de vous recevoir. Mon Bien-Aimé, malgré mon indignité, je suis sûre que cela te fait plaisir de venir en moi, en mon âme pour la purifier, l’éclairer, la fortifier, l’embellir. C’est ta demeure en premier lieu. Aide-moi à la garder propre afin que vous puissiez vous reposer. Vous savez combien j’aime vous recevoir! »

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 Jeudi, le 10 septembre 1964

– Mimi : Communion. Nous préparons la belle fête du Saint Nom de Marie.

– Mimi : « Ô Esprit Saint, éclaire-moi, s’il vous plaît, afin que je puisse offrir à ma douce Maman du ciel un cadeau qui lui fera plaisir. Tu sais mon Dieu comme je veux lui plaire, je l’aime tant!

Ô Vierge Immaculée, garde-moi bien dans tes bras afin qu’un jour tu puisses m’offrir à Dieu. »

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Vendredi, le 11 septembre 1964

– Mimi : « Mon Dieu, merci! Plus je vous reçois, plus je sens le besoin d’être avec vous. Au petit enfant, il faut donner le petit Jésus, et je suis comme une enfant, il me faut toujours mon petit Jésus, je devrais dire, mon grand Jésus, mon Bien-Aimé, mon époux, mais surtout mon Dieu, mon tout.

Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à bien préparer la belle fête de notre Mère. Avec la permission de mon directeur, je peux offrir plus. Mon ennemi rage contre moi parce que j’aime ma douce Maman du ciel, car, avec elle je suis en sécurité. »

– Jésus : Mais oui, ma Bien-Aimée, avec l’aide de l’Esprit Saint, tu seras dirigée vers nous et conduite par notre douce Mère. »

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Samedi, le 12 septembre 1964

Fête du Saint Nom de Marie.

– Mimi : « Bonne fête ma douce Maman du ciel! Et merci d’avoir permis que je vous reçoive en ce beau jour. Comme cela doit être beau au ciel lorsque c’est la fête de la Mère de Dieu, de Marie Immaculée!

Je m’unis aux chants de louanges de la Cour Céleste pour te témoigner mon amour, ma reconnaissance, pour ta protection toute spéciale durant ma vie et surtout durant les grandes tentations. Oui, ma douce Maman, j’ai vraiment été protégée. Merci, oui, merci de m’avoir donné ton Jésus. Merci de m’avoir fait connaître Dieu, merci de m’avoir aidée à lutter contre mon ennemi. Merci d’avoir été mon modèle. Combien de fois avec toi j’ai pleuré mes fautes, et combien de fois aussi ai-je chanté avec toi le Magnificat. Lorsque je récite le Salve Regina, je sais que tu es là avec moi et j’ai confiance. Je crois que tu intercèdes pour moi. Tu es mon soutien, je m’appuie sur toi. Tu es ma force, je combats avec toi contre mon ennemi. Dans mes peines, je t’appelle et je suis certaine qu’à l’heure voulue par Dieu, tu viendras à mon secours. Ton cœur de Mère ne peut rejeter sa petite fille qui te demande humblement de l’aider. Oui, l’aider à marcher sans cesse vers Dieu, l’aider à tout accepter par amour, l’aider à ne travailler que pour la gloire de Dieu, l’aider à garder le silence dans les joies comme dans les peines, l’aider à lutter contre son ennemi, l’aider à vivre de cette intimité divine.

Ô Vierge Immaculée, demande pour moi, s’il vous plaît, toutes les grâces dont j’ai besoin pour aimer, servir Dieu. Apprends-moi à vivre dans l’humilité et le détachement afin de plaire à Dieu. Ô Vierge Immaculée, soyez bénie et glorifiée par ce doux nom de Marie, ma Mère. »

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Dimanche, le 13 septembre 1964

– Mimi : « Merci de te donner à moi dans ton sacrement d’amour! Oui, je médite souvent ces mots : « Venez tous à moi ». À cet appel, je ne puis résister, rester insensible et devant la blanche hostie, je te regarde, mon Dieu, mon Bien-Aimé que j’adore.

Je crois que tu es bien vivant. Je mange ton amour, puisque tu es tout amour. Ton Corps est si précieux et je bois ton Sang pour me fortifier. C’est toi seul qu’il faut tous chercher, et tout te dire et attendre tout de toi. Oui, attendre ton amour. Toi seul peux me le donner. Mon amour que je crois si fort est si petit près du tien. Et pourtant, je veux t’aimer de toute mon âme, de tout mon cœur, de toutes mes forces. Mon Bien-Aimé, regarde ma bonne volonté, ma sincérité.

Une personne lisait mes notes et me dit : « C’est bien, même très bien, mais il y a beaucoup de répétitions. » J’étais triste. Puis, j’ai pensé à toi. Jamais tu ne me reproches de me répéter lorsque je te dis que je t’aime! »

– Jésus : Mais non, ma Bien-Aimée, je suis toujours heureux de te l’entendre dire et redire. Ma vie n’est-elle pas une répétition de mon amour ? Après des siècles, je ne cesse de répéter les mêmes paroles d’amour, de miséricorde. Même mes gestes sont les mêmes. Médite bien et regarde-moi sur notre petit crucifix, n’ai-je pas toujours eu les bras tendus pour te recevoir ? Petit enfant, je te tendais mes petites mains, plus tard, je tendais les bras pour aller te chercher dans ton puits de misères. Puis, un jour, je te donnais la main pour marcher avec moi vers notre Père. 

Et là, dans mes bras puissants, je t’ai offerte à notre Père comme victime d’amour. Et, acceptant mon offrande, il t’a fixée à la croix avec moi. Et depuis cette étreinte d’amour, dans l’amour et la souffrance, nos bras sont tendus vers notre Père pour le remercier, pour le louer, pour l’implorer.

Tout dans la vie est une répétition : travail, conversations, gestes, saisons, etc. Même le développement intellectuel et moral de l’être est une répétition. L’unique n’appartient qu’à Dieu, l’unique amour infini et miséricordieux, le Tout-Puissant. D’ici à la fin des temps, il y aura toujours répétition dans les âmes, dans les corps, dans les astres, dans la nature, dans la vie comme dans la mort. Dans tout, seul notre amour est unique. »

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Lundi, le 14 septembre 1964

Exaltation de la Sainte Croix.

– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu ce matin! Après ma communion, j’ai renouvelé mes vœux. 

N’est-ce pas mon Bien-Aimé que c’est jour de fête pour nous ? Par l’exaltation de la sainte croix, c’est le triomphe de l’amour, c’est la victoire sur notre ennemi.

Mon Bien-Aimé, comme j’aime à te regarder sur la croix! C’est là que je comprends ton amour, ta miséricorde! C’est près de la croix que je médite, et avec ta grâce je découvre ce que c’est que l’amour dans la souffrance. Ô mon Bien-Aimé, je te remercie de m’aider à porter ma croix de chaque jour, et merci de m’en faire cadeau. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, c’est le plus beau don que je puisse faire aux âmes. Oui, le don royal de la croix. L’amour de la croix est difficile à comprendre, pénible à accepter. Les âmes recherchent plutôt le bonheur, le confort. Pauvres âmes si elles savaient que la plus petite croix acceptée par amour a un prix infini à mes yeux. 

Comment veulent-elles entrer dans la maison de notre Père sans la croix ? Oui, ma Bien-Aimée, porte avec amour tes croix physiques et morales. Ne l’oublie pas, la croix est l’étendard de notre amour. N’est-ce pas que c’est un privilège pour toi d’être fixée à la croix avec moi, ton Dieu ?

Merci ma chère petite victime d’amour. »

– Mimi : « Merci mon Dieu de me parler. »

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Mardi, le 15 septembre 1964

Fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs.

– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu ce matin. Merci à mon directeur.

Tu le sais ma douce Maman du ciel comme nous t’aimons! Mon directeur est toujours prêt à te rendre hommage, à te prouver son amour. Je suis heureuse, car cela me donne l’occasion de recevoir mes amours, la Sainte Trinité.

Je méditais sur tes souffrances et sur tout ce que tu as accepté par amour pour Dieu et par amour pour nous, pour moi.

Je te demande pardon pour toutes les peines, les souffrances que je t’ai causées. Comme j’ai été ingrate, méchante! Comment ai-je pu me dire ton enfant ? Au lieu de me rejeter, tu es venue me chercher, car, tu le savais bien que j’étais malheureuse d’être séparée de Dieu, d’être éloignée de ton divin Fils! Tu le sais que malgré ma conduite si méprisable, c’est près de toi que je venais me réfugier pour pleurer mes péchés! Avec toi, je sais que je suis en sécurité.

Ô Vierge des Douleurs, apprends-moi à voir l’énormité de mes fautes, à avoir une vive douleur d’avoir offensé mon Dieu, infiniment bon, mon Créateur.

Prête-moi ton cœur pour l’aimer, l’adorer, le servir toujours. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, merci de demander à notre Mère de t’aider. Elle se penche sans cesse sur toi. En nous regardant sur notre croix, Elle rend grâce à Dieu. Par ta mission de victime, comme ta douce Mère, Marie Immaculée, tu dois enfanter beaucoup d’âmes dans l’amour et la souffrance. »

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, tu vois que je n’empêche pas la famille! Tous les jours, ma famille spirituelle augmente. Ô mon Dieu, aidez-moi, s’il vous plaît, à leur apprendre à aimer et adorer ta Sainte Volonté sur elles, en tout et partout.

Aide-moi à les nourrir de ton amour. Comment puis-je les alimenter avec le peu que j’ai ? Toi seul peux déposer en elles l’amour, la confiance, la charité. Je ne suis qu’un faible instrument entre tes bras puissants.

J’attends tout de toi, ô mon Dieu, mon Père que j’aime tant. »

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Mercredi, le 16 septembre 1964

– Mimi : « Merci de venir me visiter dans ton sacrement d’amour! Merci de me donner le désir de vous recevoir! Merci de me donner le goût de te manger, afin de me nourrir et de boire ton Précieux Sang afin de me purifier et me sanctifier. Merci de me donner l’occasion de te recevoir si souvent. Malgré tout, je ne suis jamais rassasiée. »

– Jésus : Ma chère petite épouse, Moi aussi je ne suis jamais rassasié de venir en toi. Tu as tellement besoin de nous et nous avons besoin de toi, de ton amour pour coopérer avec moi au salut des âmes. »

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Jeudi, le 17 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, c’est près de notre petit crucifix que je viens chercher le courage. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, que de choses à apprendre devant notre cher petit crucifix. Je sais que tu souffres beaucoup. Tu sais, c’est un art que de savoir souffrir en souriant, et c’est un chef-d’œuvre d’amour que de savoir souffrir en nous aimant.

Par une grâce spéciale, tu as reçu les deux. Ce n’est pas tout d’avoir reçu,  il faut garder bien précieusement ces grâces. Tu en as besoin pour accomplir ta mission dans l’amour et la souffrance. »

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Vendredi, le 18 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me sens triste. J’aurais tant aimé te recevoir; cependant, avec une communion spirituelle, je puis, avec ta grâce, t’adorer présent en moi.

Oui, aujourd’hui, je veux travailler avec toi. Je sens le besoin de répandre du bonheur, de la joie autour de moi.

Et merci, mon Dieu d’avoir déposé en moi tant d’amour pour les âmes. Comme je voudrais tout le monde heureux!

Ô Père Éternel, dépose dans toutes les âmes, l’amour, afin qu’elles puissent avoir l’amour dans leur âme, dans leur cœur, dans leur esprit, afin de vivre dans un esprit de charité, de confiance, de paix.

Au nom des mérites de votre divin Fils, exaucez-moi, s’il vous plaît. »

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Samedi, le 19 septembre 1964

– Mimi : « Enfin, je puis te recevoir ce matin. J’en suis si heureuse. Ô mon Bien-Aimé, apprends-moi à mieux me donner. C’est une science difficile à atteindre que de se donner totalement, se donner par des paroles, par l’esprit, mais se donner avec son cœur, sa volonté, cela demande ton aide. Comme j’ai besoin de ton aide pour te voir en mon prochain! Il me faut regarder avec les yeux de la foi!

Ô Esprit Saint, éclaire-moi s’il vous plaît. Ma douce Maman guide-moi dans mes actes, mes paroles, afin que les âmes que Dieu m’envoie retournent avec un peu plus d’amour de Dieu et du bonheur dans leur cœur, et la paix dans l’âme. Je t’en supplie, parle-moi s’il vous plaît. Je voudrais tant que les âmes vous aiment plus, ô Trinité Sainte. »

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Dimanche, le 20 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je viens te rendre visite dans ma pauvre petite âme. Oui, encore une communion spirituelle. J’ai tellement hâte de te voir face à face, te posséder pour toujours sans avoir la crainte de te perdre. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, merci d’être venue nous visiter dans notre petite demeure où nous sommes si heureux. Oui, ce bonjour si affectueux de chaque jour, nous l’attendons comme tu attends le rayon de soleil. Il met de la lumière en ton âme. Et par notre divinité, nous mettons ce rayon d’amour que tu donneras aux âmes que nous t’avons confiées. »

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Lundi, le 21 septembre 1964

– Mimi : « Merci, merci des millions de fois. Merci mon Dieu. Je ne sais plus en quels mots te redire ma reconnaissance tout mon amour. Je suis si heureuse de te recevoir. Augmente en moi, s’il vous plaît, le désir de toujours te voir en mon prochain.

Ô Esprit Saint, éclaire-moi sans cesse afin de savoir comment donner sans garder en égoïste ce que j’ai reçu de Dieu par amour. Je veux donner librement, largement, sans mesquinerie, donner sans compter, sans regarder, donner tout par amour jusqu’au don total. C’est un éternel recommencement. Je dois lutter contre cet égoïsme spirituel qui se glisse et me guette.

Pauvre Jésus, que penses-tu de ta petite épouse ? »

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Mardi, le 22 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît. Je suis si triste lorsque je vois une personne vivre sans espoir, sans amour, sans idéal. Je voudrais tant qu’elle comprenne ton amour.

Et quand je pense que moi aussi je ne comprenais pas ton amour et pourtant je croyais t’aimer. Comme je regrette tout. Comme j’étais aveugle. Je marchais vers ma perte sans même m’ouvrir les yeux. Merci mon Bien-Aimé d’être venu me racheter, me sauver, me chercher pour aller, comme l’enfant prodigue vers son Père, où il m’a reçue avec son amour miséricordieux.

Merci mon Dieu de votre amour infini. »

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Mercredi, le 23 septembre 1964

– Mimi : « Mon Dieu, merci. Je ne sais comment vous remercier pour tant d’amour. Je suis si heureuse de vous recevoir dans ma pauvre petite âme qui soupire après vous, mon Dieu, mon Père, que j’adore en silence. Merci de la grâce que vous m’avez donnée de comprendre un peu votre amour, de m’associer aux souffrances de votre divin Fils.

Ô mon Dieu, que puis-je vous refuser après tant de preuves d’amour ? Je suis si indigne. Plus je reconnais mes péchés, mes faiblesses, plus je découvre votre amour miséricordieux. Votre paternelle bonté, ô Dieu que j’aime tant. »

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Jeudi, le 24 septembre 1964

Fête de Notre-Dame de la Merci.

– Mimi : « Merci mon Dieu. J’ai le bonheur de vous recevoir ce matin.

Bonne fête ma douce Maman du ciel. Ô Vierge Immaculée, écoute la prière de ta petite fille qui se confie à sa Mère. Aide-moi, s’il vous plaît, à réaliser mon idéal d’aimer Dieu et les âmes. Oui, je désire m’unir à mon Dieu de plus en plus.

Toi qui as eu la possession de Dieu, qui as connu l’action de l’Esprit Saint, qui as joui de la présence de Jésus en toi, demande pour moi ces grâces. Oui, que Dieu le Père soit pour moi mon tout, que je le possède vraiment afin qu’à ton exemple, je puisse le donner aux autres. Pour cela, j’ai besoin d’être docile à l’action de l’Esprit Saint en moi. À ton exemple, je m’abandonne à l’action de l’Esprit Saint en moi.

Avec toi, guidée par l’Esprit d’amour, de vérité, je marcherai avec toi dans l’humilité, la soumission, l’amour de Dieu. Par la présence de Jésus en toi, tu as connu l’intimité où l’amour et la souffrance ne font qu’un. Implore pour moi que cette intimité, cet amour grandissent en mon âme afin que je les donne aux âmes.

Merci pour toutes les grâces que tu as demandées pour moi.

Merci de ta protection de chaque instant. »

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Vendredi, le 25 septembre 1964

– Mimi : « Mon Bien-Aimé, accorde-moi, s’il vous plaît, la grâce de te voir en tout, et partout. Augmente ma foi, pour te voir en mon prochain, et dans toutes les circonstances qui m’entourent.

Oui mon Bien-Aimé, je veux être à la place que tu me donnes dans le corps mystique. Avec toi, je veux accepter tout par amour. Merci de m’aider à comprendre et accepter ma mission, après t’avoir tant offensé! Par amour tu me donnes le privilège de te suivre dans le chemin de l’amour et la souffrance. Merci mon Dieu.

Merci à l’Esprit Saint qui guide mes pas et m’éclaire. Merci ma douce Maman de ta protection de chaque instant. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, tu le constates que sans moi tu ne peux rien. Plus tu t’appuies sur moi, plus tu deviens forte, courageuse. Plus le vide se fait en toi, plus je prends possession de notre demeure en ton âme. Après t’avoir détachée du monde, des choses de la terre, de toi-même, car je te voulais toute à moi pour toujours. 

Mon Père a dégagé ton âme, en te faisant subir les trois agonies, du cœur, de l’âme, de l’esprit. Et c’est à l’école de l’Esprit Saint que tu as dû passer ces épreuves, avec l’aide de ton directeur qui a été un professeur accompli jusque dans le moindre détail. 

Notre douce Maman a veillé sur ta formation spirituelle. Elle a été ton modèle. Saint Michel te protège, il se tient constamment près de toi avec ton ange gardien, et ton saint patron, saint Georges qui prend un soin jaloux de ta petite âme. Sainte Anne intercède pour toi, tu as le bonheur de porter ces deux beaux noms, chers à notre cœur : Marie-Anne. La signification du nom Anne en hébreu est si grande. Oui enfant de la grâce, c’est bien ce que tu as été pour nous, après avoir été l’enfant de notre amour miséricordieux. »

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Samedi, le 26 septembre 1964

Fête des Saints Martyrs Canadiens.

– Mimi : « En ce beau jour, j’ai reçu mes trois amours.

Merci mon Dieu de ce grand bonheur. Nous commençons un Triduum de communions en l’honneur de saint Michel, notre grand ami et protecteur. Merci à mon directeur pour son dévouement.

Mon Bien-Aimé, aide-le s’il vous plaît, tu connais son grand désir de tout offrir par amour, soutiens-le, il est si faible, épuisé, il souffre tant. Saints Martyrs Canadiens, aidez-le s’il vous plaît durant toute sa vie, il a souffert pour la plus grande gloire de Dieu et pour le salut des âmes. Étant votre frère dans le Christ, veillez sur lui, comme vous avez veillé sur moi à l’âge de huit ans lorsque j’étais dans le coma. Un père Jésuite plaça sur mon front une image-relique du Père Jean de Brébeuf et Isaac Jogues, je repris conscience au grand bonheur de mes parents. D’après le médecin il n’y avait plus d’espoir possible, il exhortait mes parents à faire leurs sacrifices. Combien de fois ma chère maman me racontait ce fait. Avec elle nous avions appris à aimer et à prier les saints Martyrs Canadiens, que de faveurs obtenues,  grand merci. 

Ô Saints Martyrs, veillez sur notre paroisse et tous les pères Jésuites, les familles, les malades, les petits. Donnez-nous, s’il vous plaît, votre foi, votre courage, pour lutter, votre amour pour tout accepter, votre générosité pour tout donner jusqu’au don total. Donnez-nous beaucoup de vocations sacerdotales, religieuses, missionnaires. Veillez sur les missionnaires, aidez-les dans leur belle vocation si héroïque au service de Dieu.

Augmentez leur amour pour vous, et les âmes. Ô Saints Martyrs faites-nous comprendre l’esprit d’amour, de sacrifice, de charité, envers notre prochain, surtout pour ceux qui ne vous connaissent pas ô mon Dieu, et qui ont besoin de vous.

Ô Esprit Saint, éclairez-les s’il vous plaît afin que nous nous retrouvions tous dans la maison de notre Père. »

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Dimanche, le 27 septembre 1964

– Mimi : « Merci, mon Dieu de nous aider. Mon directeur est venu m’apporter mon bon Jésus, je suis si heureuse. Ô mon Bien-Aimé, mon unique repos est en toi. Oui c’est près de toi que j’apprends bien des choses, je comprends mieux ton amour miséricordieux. Je te remercie de me faire comprendre ta Sainte Volonté en moi. Merci de m’avoir détachée des choses du monde, bien souvent c’était malgré moi, je ne comprenais pas. Merci de me donner cette liberté de détachement du cœur, de l’âme, de l’esprit. Enfin je respire, je sens cette joie intérieure, cette paix de l’âme. Oui je respire ton amour. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, ce bien-être n’est rien à comparer au bonheur que j’ai d’être accueilli dans une âme qui fait le vide en elle. Merci de recevoir les âmes que je t’envoie, tu pratiques la charité en faisant l’aumône de ton temps. Ne t’inquiète pas de ce que tu devras dire ou répondre, laisse parler ton cœur, élève ton esprit vers nous, ouvre la porte de ton âme, afin que notre amour puisse pénétrer et toucher ces âmes, tu as tellement reçu. 

Il faut nourrir tes enfants spirituels par la prière, le sacrifice, l’amour. Combien d’âmes sont mortes faute de nourriture spirituelle. L’âme ainsi négligée ne respire plus, et devient anémique, et va vers sa perte. La volonté n’est plus à la hauteur de sa qualité humaine d’enfant de Dieu, n’ayant plus la force de savoir dire oui à Dieu, et pouvoir dire non aux choses du monde. Et dans quel état le cœur se trouve-t-il ? Que vaut la vie pour ces âmes ? Prie beaucoup pour les âmes qui demandent beaucoup et nous donnent si peu ou presque rien. »

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Lundi, le 28 septembre 1964

– Mimi : « Merci mon Dieu de vous recevoir, je ne mérite pas tant de bonheur; merci à mon directeur. Mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît, éclaire-moi, guide-moi, afin que les âmes que je recevrai cet après-midi, retournent avec le cœur rempli d’amour de Dieu et pleine confiance en toi. Ô Esprit Saint éclaire-les, s’il vous plaît. Ô mon Bien-Aimé, par ma vie publique, j’ai beaucoup de difficultés à écrire; il y a les appels téléphoniques, les visites; ne permets pas que notre intimité en souffre.

Mon Bien-Aimé accorde-moi, s’il vous plaît, la grâce de ne pas me rechercher dans la conversation. Avec toi je veux rester bien petite, bien humble, patiente, charitable dans mes pensées, mes paroles, mes actions. Mon Bien-Aimé, j’ai tellement besoin de toi, en tout et partout. Je suis si épuisée physiquement. »

– Jésus : Ma Bien-Aimée, reprends courage, ton repos avec moi sera éternel et notre amour sera sans fin. Pense aux âmes que je t’envoie et dont nous avons besoin. Chaque personne que tu reçois, accepte-les toutes sans exceptions; c’est moi qui te visite en elles. Je sais que cela t’épuise mais rappelle-toi qu’une petite âme victime n’a jamais de répit. Lorsque tu sens la douleur de la croix, viens, regarde-moi sur notre cher petit crucifix. Rappelle-toi du bonheur que tu as eu de voir et goûter mon amour miséricordieux, je t’ai comblée. Ton directeur aussi est épuisé, regarde tout ce qu’il fait. Il reste fidèle à son sacerdoce à nous servir dans l’amour pur, par la souffrance. Tu sais ma Bien-Aimée l’âme victime, s’abandonne toujours entre mes bras avec amour,  confiance,  humilité,  sincérité. »

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Mardi, le 29 septembre 1964

Fête de Saint Michel

– Mimi : « En ce beau jour je suis heureuse de vous recevoir. Merci de nous avoir aidés à faire ce triduum de communions. Bonne fête à mon grand ami saint Michel. Merci de m’avoir protégée visiblement et invisiblement de mon ennemi si redoutable. Le combat est si dur, la lutte si épuisante, mais avec ton assistance je me sentais forte. Combien de fois ma vie était en danger, et j’ai été protégée d’une manière spéciale.

Ô saint Michel, je t’en supplie, veille sur mes enfants spirituels, sur toutes les âmes, spécialement celles qui sont le plus en danger. Protège notre sainte Église. Par le pouvoir que Dieu t’a donné veille sur le très Saint Père, sur notre cardinal P.E. Léger, sur tous les cardinaux, les évêques, les prêtres, surtout sur tous les assistants qui sont à Rome pour assister au concile œcuménique.

Protège-moi maintenant et à l’heure de ma mort. Reste mon ami, mon compagnon de route, mon confident. Je sais que mon ennemi parcourt le monde pour la perte des âmes. Ô saint Michel, parcours le monde à la conquête des âmes, pour la plus grande gloire de Dieu. Tu sais, mon ennemi me déteste tellement, mais avec toi près de moi, je n’ai rien à craindre, quoique je doive lutter sans cesse. Parfois les tentations sont très fortes, mais avec la grâce de Dieu, je fais mon possible pour rester où Dieu m’a fixée pour toujours. »

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Mercredi, le 30 septembre 1964

– Mimi : « Comme le temps me paraissait long! Avec ma douce Maman du ciel, j’ai préparé ma petite âme pour vous recevoir avec toute la pureté possible à une pauvre petite fille, c’est-à-dire à la plus misérable. Mes misères sont tellement grandes. Cependant mon idéal de vous aimer, de vous servir, est si grand, malgré mon indignité.

Quelle attitude doit avoir un enfant devant son père qui l’aime ? Et devant Dieu, qui est mon Père tant aimé, je dois avoir un profond respect devant la majesté divine. Mais, je dois avoir surtout beaucoup d’amour, de confiance, d’abandon entre ses bras puissants. J’ai confiance, j’attends tout de vous mon Dieu, et j’espère tout de votre amour. »