Dimanche, le 1er mars 1964
– Mimi : « Je suis si heureuse de vous recevoir ce matin malgré les menaces de mon ennemi envers mon directeur lors du travail d’Équipe d’hier soir, qui s’est terminé par une grande joie. Cet après-midi nous avons bien travaillé, car R est avec nous depuis ce matin. W et C nous manquent tellement. Tout a été offert par amour pour toi pour glorifier notre Père et pour les âmes. Que de complications avant le travail d’Équipe! J’ai confiance, tu vas nous protéger. Merci mon Dieu de tout. »
– Satan : « Ma chère petite fille, merci. Quand tu seras avec moi, je te donnerai le premier rôle dans la comédie, car avec moi tu sais captiver l’attention de ton directeur et de R. Tu joues à merveille ton rôle : rires, larmes, mimiques pour amuser ou pour faire pleurer selon la circonstance et cela jusqu’à sur la croix de bois.
Que peux-tu recevoir de consolation devant l’image du Christ en plastique ? C’est drôle de voir l’émotion sur les figures des insensées! Comme tu vas être jugée sévèrement, mais ne t’en fais pas, ta sentence est déjà prête. Je serai le premier à aller t’accueillir. D’ici à ta mort prochaine, ton Dieu me laisse libre d’agir en toi sous prétexte de te faire mériter, mais c’est le contraire qui se produit. Tu es toute à moi et tu travailles très bien pour moi, pour ma gloire. Je suis si heureux! Je ne croyais jamais avoir tout obtenu, même avant ta mort! »
− Mimi: Le soir après le travail d’Équipe.
– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi. Revenir encore en face de la réalité après avoir eu quelques instants de bonheur. Je te remercie mon Bien-Aimé de venir me soutenir dans mon épreuve. »
Après le départ de ma chère R, une grande épreuve commence.
– Mimi : « Mon Dieu, protège cette âme qui est en danger. Au nom des mérites, des souffrances de votre divin Fils ayez pitié de nous, de ma famille. Aide-moi, s’il vous plaît, à porter cette nouvelle croix. Avec toi, j’offre toutes mes souffrances pour ces âmes. Je te demande pardon pour elles. »
Lundi, le 2 mars 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu ce matin. J’ai tellement besoin de toi, de ton amour, de ton aide! La lutte est terrible pour moi et tu te caches. Merci de me soutenir par ton amour. Augmente en moi la foi, l’espérance, la charité. Oui, la foi pour croire que tu es toujours en moi présent dans cet état, dans cette épreuve. La foi pour croire que ma souffrance est utile aux âmes. L’espérance, j’en ai tant besoin pour espérer le ciel, pour espérer que dans l’épreuve où je suis je puisse te prouver mon amour, ma gratitude et que je fais ta Sainte Volonté. La charité je dois en avoir beaucoup pour donner mes souffrances pour les âmes, et mon amour à toi, mon Dieu, mon Bien-Aimé mendiant d’amour que j’aime tant! Que j’ai hâte que tu reviennes! »
– Satan : « Ma chère petite fille, tu admets que tu as perdu ton Dieu, puisque tu as hâte qu’il revienne! Tu le constates que l’intimité que tu croyais avoir n’était que l’effet de ton imagination. Tu sais, beaucoup d’âmes sont avec moi parce qu’elles ont voulu être ce qu’elles n’étaient pas. De belles grandes âmes, après avoir marché avec lui, sont maintenant avec moi pour toujours, parce que l’orgueil dans leur vie spirituelle est une chose difficile à se défaire. Même des vierges sont avec moi.
Ce sont ces âmes-là qui ont abusé des sacrements, qui se croyaient aimées de Dieu, capables de sauver le monde par leurs exemples, leurs souffrances, leurs prières, leurs dévotions, leurs conseils qu’elles donnaient avec un air de sainteté, l’intimité qu’elles croyaient éternelle. Tout a été perdu pour elles, parce que malgré leur amour, elles se gardaient de l’orgueil caché aux regards humains.
Tu vois ce que cela donne d’avoir de l’amour, de l’intimité, de la souffrance avec lui. De toutes manières tu sais que je suis là pour t’aider. Est-ce que ton Dieu te parle comme je le fais pour te dire la vérité? »
– Mimi : «Dieu, aide-moi s’il vous plaît à tout accepter par amour! »
− Mimi : Vous qui lirez ces écrits, priez pour moi, s’il vous plaît.
Mardi, le 3 mars 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore une autre journée avec toi pour accomplir la Sainte Volonté de notre Père. Oui, je crois que tu m’aimes, que ton amour est plus fort durant cette épreuve. Comme je souffre de ne pouvoir te parler comme je voudrais! Je te regarde sur notre cher petit crucifix et tout s’efface, aucun souvenir précis du bonheur que j’ai eu. C’est le vide en mon âme. Je regarde ce cher petit crucifix témoin de notre amour, de notre souffrance. Je voudrais me rappeler ces doux moments de notre intimité où nous étions si heureux d’être tous les deux sur la même croix où nous offrions nos souffrances à notre Père afin de nous soumettre à sa Sainte Volonté pour le glorifier en lui donnant des âmes!
Mais, je n’ai rien pour m’accrocher! Même notre intimité qui m’a tant aidée dans la vie spirituelle n’apparaît plus. Mon amour pour toi me semble si mesquin, si faible. Si je pouvais me souvenir de nos entretiens, mais non, c’est le vide, l’amour sec et j’en souffre. Je relis les écrits et j’ai l’impression qu’il s’agit d’une autre personne. Tout me dégoûte, m’ennuie. Ce n’est guère encourageant pour mon directeur qui a fait plus que son possible pour mon âme. »
– Satan : « Pauvre petite fille, depuis très longtemps que je t’avertis que ton directeur est épuisé, fatigué de toi. À son âge il a besoin de repos. Que peut-il faire de plus ? Il espère pouvoir t’assister à ta mort. Il est mieux de se résigner de ne pas voir le spectacle d’une âme de damnée qu’il a dirigée! Il ne se serait pas trompé s’il avait obéi lorsqu’il aurait dû t’exorciser, mais non, dans son orgueil de prêtre, il voulait ton âme pour la remettre à ton Dieu qui n’en veut pas. Je prends tous les moyens pour te faire comprendre et tu ne veux rien entendre. Bientôt, tu entendras la voix de ton Dieu.
Il faudra bien que tu écoutes ta sentence qui sera celle-ci : Va-t’en fille perdue. Je te remets entre les bras de ton ennemi que tu as si bien servi. Nous ne pouvons rien faire de plus pour toi. »
Mercredi, le 4 mars 1964
– Mimi : « Merci d’être là! Oui, je crois, je t’adore et je t’aime! Oui, mon Bien-Aimé, je crois en ta présence en mon âme. Je crois en la présence de la Sainte Trinité en moi.
Je crois que par votre présence, votre puissance, vous m’aidez et que votre grâce me soutient à chaque instant. Sans vous, je ne puis rien. Je sais mon Dieu, que durant cette épreuve, je ne comprends pas tout ce que vous voulez de moi. Je vous bénis et m’incline devant votre adorable Volonté. J’ai confiance que tout va redevenir normal si c’est votre Sainte Volonté. Tout ce que je dois faire c’est de continuer à vous aimer avec un amour sec, de vous servir sans poser de questions, de marcher sans savoir où je vais et tout accepter, tout vous offrir sans en ressentir de joies sensibles, de consolations.
Oui, il faut pour lutter que ma volonté soit unie à la tienne, ô mon Bien-Aimé, que mon cœur soit avec le tien dans un même amour, que mon âme s’élève avec toi vers notre Père, que mon corps travaille par la souffrance pour glorifier notre Père. Oui, tout faire comme si tout allait bien! »
– Satan : « Pauvre petite fille, c’est triste de te voir dans cet état, en être rendue là, espérer encore et croire que Dieu entend ta prière. Réfléchis un peu! Est-ce assez ridicule de parler, d’agir comme tu le fais ? C’est une insulte à faire à ton Dieu que de lui dire que tu veux l’aimer avec un amour sec. Il n’est pas trop friand des restes. Oui, un amour où il n’y a pas de sincérité. Il rejette les tièdes! Que va-t-il faire de ton amour sec ? Tu veux marcher sans savoir où tu vas ? C’est bien le langage des insensés!
Tu veux offrir tes souffrances sans ressentir de joies ? As-tu déjà vu des gens qui souffrent, être heureux ? Non, la souffrance est entrée dans le monde comme châtiment. N’est-ce pas la loi de Dieu, de la nature ? Il a créé les hommes pour les faire souffrir de leur vivant et après leur mort. »
Jeudi, le 5 mars 1964
– Mimi : « Mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez. Augmentez en moi la grâce actuelle. Oui, mon Bien-Aimé j’ai tant besoin de toi. Seule ta grâce peut m’aider pour tout accepter. Aujourd’hui je sens une force nouvelle pour continuer ma route parce que je veux croire que tu es là présent en moi. Toute ma force est dans le mot « je crois », malgré l’état où je suis. Mon Bien-Aimé regarde ma misère, ma faiblesse, mais regarde surtout mon amour. Oui, je veux croire de toutes mes forces que je t’aime même avec mon amour sec. Je sais que mon amour est bien pauvre, bien indigne, mesquin, faible, mais je sais que par ton amour si pur, ton amour infini, ton amour miséricordieux, tu peux, si c’est la Sainte Volonté de notre Père, changer mon cœur, le rendre semblable au tien.
Oui, mon Bien-Aimé, ouvre toute grande la plaie de ton divin cœur afin que je puisse y entrer avec mon amour et aussi avec toutes mes misères et ma bonne volonté. Malgré les apparences tu le sais que je veux être sincère; que je veux être obéissante envers toi et mon directeur. Quoique je ne comprends pas toujours ce qu’il me demande, je ne veux rien faire de moi-même. Ce n’est pas drôle pour lui d’avoir à diriger ma petite âme.»
– Satan : « En effet, tu le sais, ton âme lui a coûté cher pour rien. J’espère qu’il va être assez humble pour admettre sa défaite, car tu sais son orgueil de prêtre va le perdre. Malgré les avertissements, les preuves que Dieu te rejette il continue à vouloir croire le contraire; il persiste à espérer, il lutte avec moi pour rien. Au jour du jugement il devra rendre compte à Dieu de tout le temps qu’il a perdu à diriger une âme damnée.
S’il persiste à désobéir à Dieu en continuant à diriger ton âme, ça sera sa perte. Et nous serons si heureux! Au lieu d’une âme nous en recevrons deux. Une âme de prêtre et une âme victime. « Tu seras son couronnement sacerdotal. »
Dieu n’a pas dit à quel endroit il voulait le couronner. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, je suis si heureuse de vous recevoir! C’est en te recevant dans ton sacrement d’amour que je retrouve la force, le courage de vivre et de te suivre. Oui mon Bien-Aimé je m’appuie sur ta grâce et je me blottis entre tes bras pour me reposer quelques instants. La lutte est terrible pour moi si faible, mais elle est si salutaire pour mon âme. Merci mon Dieu de la belle surprise! W et R viendront ce soir! »
Samedi, le 7 mars 1964
– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel de m’avoir aidée à préparer ma communion. Mon Bien-Aimé comme ton silence me fait souffrir! Mon Bien-Aimé, merci d’être venu ce matin. Aide-moi, s’il vous plaît, à garder le sourire malgré mes souffrances physiques et morales, afin que mes deux petites sœurs W et R puissent profiter de leur visite et retournent toutes encouragées, l’âme en paix et le cœur joyeux.
Dans l’après-midi, notre directeur est venu. Nous avons fait du travail d’Équipe avec W et R nous avons tout offert. C et R. P.M. ne sont pas étrangers à notre travail. Merci mon Bien-Aimé de la grande faveur obtenue sur notre cher petit crucifix, notre trésor, notre bien. Il est si précieux pour nous! »
Dimanche, le 8 mars 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, augmente en moi le courage pour continuer à te suivre par l’amour, la souffrance et la patience pour attendre ton heure. Merci d’être venu ce matin. C’est en regardant l’hostie que je te retrouve. Oui, te regarder avec amour, avec les yeux de la foi, te voir dans toute ta splendeur. Quand aurais-je ce bonheur ? »
Cet après-midi, travail d’équipe. Je te regardais sur notre cher crucifix! Que de souvenirs si beaux, si doux! Merci!
Lundi, le 9 mars 1964
– Mimi : « Encore une journée avec toi pour souffrir afin de glorifier notre Père. Lorsque je te reçois, je me sens plus forte, mon amour grandit, mais je ne suis jamais rassasiée. J’ai toujours faim de toi. J’ai besoin d’entendre ta voix. J’ai besoin de ton intimité pour vivre, mais surtout pour mourir, où notre union sera parfaite pour toujours.
Si tu savais mon Bien-Aimé, comme je m’ennuie de toi. Que j’ai hâte d’être présentée à notre Père comme ta petite épouse qui a coûté si cher et que tu as achetée au prix de ton sang! Oui, ce sang si précieux qui me désaltère et qui me purifie de plus en plus. Plus je te reçois, plus je m’identifie à toi, mon Bien-Aimé, mon Dieu, mon unique amour en qui je mets toute ma confiance. Je sais que tu te caches, mais avec l’aide de l’Esprit Saint, je comprends que ton cœur veille sans cesse sur mon âme et que ma douce Maman du ciel me protège de mon ennemi.
Merci de m’aider de me détacher de tout. Tu sais, hier, lorsque mon directeur me demanda de lui remettre les écrits de 1963, je me sentais faiblir. Il me semblait qu’il t’arrachait de moi, tellement notre intimité est grande. C’est une partie de mon cœur qui s’en va. Durant 1963, que de doux moments nous avons passés ensemble pour glorifier, consoler, aimer notre Père. Chaque jour je te retrouvais par l’intimité, par l’amour, par la souffrance.
Père Éternel, mon Dieu, avec votre divin Fils, je vous offre ce sacrifice par amour. C’est bien le temps de le dire : « Faites de moi ce que vous voudrez! » Il ne faut pas que je garde en égoïste ce que tu m’as donné par amour par pure bonté.
J’espère que les écrits donneront autant d’amour, de bonheur, de paix à celui qui les aura, car Dieu apporte son amour, sa paix, sa grâce. Et l’Esprit Saint donne sa force, sa lumière, et Dieu le Fils se donne par amour dans une grande intimité à l’âme qui lui ouvre la porte par l’amour, la confiance, l’abandon. »
Mardi, le 10 mars 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé que j’ai hâte de te voir. Je m’ennuie de toi. Je te cherche partout et en moi, tu sembles dormir. Réveille-toi, mon Bien-Aimé. J’ai tant besoin d’entendre ta voix pour retrouver notre intimité où nous ne sommes plus qu’un dans l’amour et la souffrance. Augmente en moi ce désir de la croix. Parfois, je me trouve si lâche pour te suivre. Mais mon Bien-Aimé, regarde-moi avec toutes mes misères, mes faiblesses. Regarde-moi telle que je suis… rien de plus qu’un petit rien entre tes mains puissantes.
Mon Bien-Aimé je te remercie de m’aider dans cette lutte, dans cette épreuve. Ne me quitte pas, parce que laissée à moi-même je ne suis rien et ne puis rien. Humainement j’ai besoin de toi, de ton aide. Et spirituellement j’ai besoin de toi. Malgré l’état de sécheresse spirituelle, avec l’aide de l’Esprit Saint, je me réfugie dans les bras de ma douce Maman du ciel et j’attends ton retour, car tu ne peux rester longtemps loin de ta divine Mère, ma Mère aussi. Je me mets sous sa protection. Médiatrice de toutes grâces, elle veille sur moi et intercède pour moi. »
J’ai tellement besoin de prières, de lumières pour bien accomplir avec amour, sincérité, la Sainte Volonté de Dieu sur moi.
Cet après-midi, j’ai longuement causé avec mon directeur. Je lui ai fait part de mes doutes, de mes craintes. Avec sa charité habituelle, il a été patient à tout écouter. Mon ennemi rageait de voir que j’ai été très ouverte avec lui en lui exposant les besoins de mon âme. Il me parla de la confiance, de ton amour miséricordieux pour moi, de l’importance de l’obéissance.
Il me conseilla pour m’aider dans cette épreuve de dire souvent : Je crois, j’espère, je t’aime, je t’adore. Et pour lutter contre mon ennemi et me distraire de sa voix j’ai commencé à essayer d’écrire à la machine les écrits de 1957. Mon ennemi rage. Mon esprit est si occupé à trouver les lettres pour ne pas faire trop d’erreurs! Mon ennemi prend la fuite pour quelque temps. Merci à l’Esprit Saint de m’avoir inspiré ce moyen d’éloigner mon ennemi.
Mercredi, le 11 mars 1964
– Mimi : « Merci de cette belle visite! Je suis si heureuse de te recevoir. C’est avec toute la sincérité de mon cœur que je veux te dire que je t’adore, j’espère et je t’aime. Dans l’état où je suis, je veux croire avec la foi de ma douce Maman du ciel, je veux espérer comme elle et t’aimer avec son cœur si pur. Avec ma douce Maman, je veux redire mon fiat chaque jour. Dans ses bras, je suis en sécurité. Je souffre tellement, mais je veux être sincère et tout offrir par amour par les mains de Marie Immaculée, ma Mère que j’aime tant. »
– Satan : « Pauvre petite fille, tu le constates que tu n’as plus la foi. Pourquoi vouloir croire, espérer et aimer malgré tout ? Crois-tu que le fait de demander de l’aide de la Vierge, tout va s’arranger ? Si elle était si puissante, elle aurait pu sauver son Fils au lieu de le laisser mourir pour rien! Crois-tu qu’elle va s’occuper de toi ? Que peut-elle faire de plus ? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, que je souffre. Je viens d’apprendre la triste nouvelle, c’est-à-dire l’épreuve qui vient de s’abattre sur ma famille. Tout s’est bien réalisé de ce que tu m’annonçais le 7 janvier 1964. Moralement je suis bien atteinte. Cependant ô mon Bien-Aimé, permets que cette épreuve soit acceptée comme une grande grâce et en expiation. Qu’à l’avenir, la paix, l’amour règnent dans ma famille. Fais taire les mouvements de révolte et que tous se soumettent avec humilité à ta Sainte Volonté. Je te demande ton aide pour les soutenir, ton amour pour opérer dans ces âmes. Je te les confie tous et toutes. Ô Esprit Saint, Esprit d’amour, de vérité, éclaire ces âmes afin qu’elles reconnaissent leurs erreurs et demandent sincèrement pardon à Dieu.
Mon Dieu, je te remercie de tout ce que tu as fait pour moi, pour m’aider. »
Jeudi, le 12 mars 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’unis cette épreuve à ta passion. Avec ta grâce, j’accepte tout par amour, pour toi, pour les âmes. »
– Satan : « Pauvre petite fille, pourquoi vouloir toucher son cœur en lui disant que tu veux t’unir à sa passion ? Quel orgueil que de vouloir être avec lui sur la même croix! Lui-même a demandé à son Père d’éloigner ce calice de lui. Ta force est-elle plus grande que sa puissance ? Crois-tu que Dieu le Père va jeter un regard vers toi ? Il est juste. Tu prends plaisir à l’offenser, à le tromper, à te moquer de l’Esprit Saint! Moi, tu me sers avec respect presque. Je suis au même rang que ton Dieu et même plus, car tu prends le temps d’écrire lorsque je te parle. Ton Dieu n’ose même pas te regarder, même te parler. Il se cache parce qu’il a peur de toi, de ton amour mesquin, de tes prières d’hypocrite, de tes paroles menteuses, de tes souffrances morales imaginées, de tes souffrances physiques inutiles. Même les écrits dénotent chez toi ta folie. Tu écris simplement ce que tu voudrais être. Toute ta vie, tu as eu un idéal mais tu n’as jamais eu le bonheur de l’atteindre, alors devant cette vie perdue pour toujours, que pouvais-tu espérer ? Que pouvait-elle t’apporter de bonheur, de paix, de sécurité pour l’avenir, pour l’éternité qui n’est autre chose que le néant, la fin de tout ? »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, après un long silence, je viens te demander d’écrire un mot à l’occasion de l’anniversaire de notre instrument qui travaille si bien pour nous. Remercie-la pour tout, spécialement de t’aider à porter ta croix. Avec cette croix de tous les jours et notre instrument, nous pouvons réaliser en toi nos desseins pour notre plus grande gloire et pour ta sanctification. »
Vendredi, le 13 mars 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, merci d’être venu quelques instants pour m’aider. Je crois, j’espère et je t’aime. Je crois que tu es là présent en moi. Je crois que tu es là dans cette épreuve voulue par notre Père. »
– Satan : « Je me demande par quel moyen ton Dieu, le Tout-Puissant va te faire comprendre que tu es dans l’erreur. De plus en plus tu vas en profondeur dans l’abîme. Tu crois avoir libéré ta conscience en disant tout à ton directeur. Il ne veut même pas te pardonner avec le pouvoir qu’il a. Et pourtant les faits sont là. Les écrits sont contre toi. Que de faussetés! Crois-tu que l’Esprit de vérité se prête à cette comédie ? Non, cet Esprit témoignera contre toi au jour du jugement. Tu devrais trembler de frayeur. Je me demande si tu auras du courage lorsque ton Dieu te jugera plus sévèrement qu’une autre, parce que par les écrits, tu as répandu l’erreur. Tu as trompé son amour. Tu n’as pas respecté les secrets de son intimité.
Combien de fois il te disait qu’il te cachait aux regards humains pour protéger son amour, son intimité! Il te disait qu’il te cachait comme un trésor. Tu n’as pas obéi, tu n’as pas été discrète en écrivant et en laissant lire tes notes. Que peut-il y avoir d’intéressant à lire dans la vie d’une âme damnée ? Que de temps perdu à lire ces notes, ces mensonges. Pourtant il y a assez de livres inspirés de Dieu qui sont plus utiles pour les âmes.
Ton châtiment sera terrible, tu vas souffrir du besoin de le posséder, car sur la terre, tu n’es jamais rassasiée. Cela est de la gourmandise spirituelle. Cette séparation d’avec ton Dieu sera une torture parce que tu n’as été qu’un avec lui. Tu as connu et aimé l’intimité que ton Dieu ne réserve qu’à ses amis.
Tu auras autant de douleurs qu’il y a eu de pages d’écrites. Tu peux voir d’ici ce que tu vas souffrir. Si tu cesses d’écrire je te promets, lorsque tu seras avec moi, d’être indulgent parce que tu as fait ton possible pour bien travailler pour moi. »
Samedi, le 14 mars 1964
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel aide-moi, s’il vous plaît à bien préparer ma communion. Prête-moi ton cœur si pur, ton âme si sainte pour recevoir, adorer, remercier Dieu, mais surtout pour garder en mon âme la Sainte Trinité. Ma douce Maman regarde ta petite fille qui souffre et qui lutte! Tu sais dans quel état lamentable je suis. Je ne puis rien te cacher, et pourtant je voudrais tant te dire combien je souffre loin de ton Jésus. Plus je le désire, plus il se cache. Tu me comprends, n’est-ce pas ? Tu sais ce que c’est que de le chercher ? Voilà plus que trois jours que je le cherche. Aide-moi à le retrouver, s’il vous plaît. Je n’en peux plus! La croix m’écrase! Je n’ai plus la force de marcher. Je n’ai plus de courage pour le suivre! Je le cherche partout, je le cherche en moi dans cette épreuve, mais c’est le vide. Tout est sec! Plus d’amour pur! Plus d’intimité! Si je pouvais être sincère en lui disant que je crois, j’espère et je l’aime!
Ma douce Maman du ciel, si pure, aide-moi s’il vous plaît à purifier mon esprit, mon âme, ma volonté, mon corps. Donne-moi la main. Je tremble d’effroi devant la semaine qui commence. Aurai-je le courage d’accepter tout ? Et pourtant, je l’ai promis devant notre petit crucifix. Mon directeur était témoin. Il me conseilla de dire et de redire, quel que soit mon état d’âme : Mon Dieu, je crois, j’espère et je vous aime. »
– Satan : « Vraiment la situation est critique. Ton âme est en danger et ton salut éternel perdu. Ne perds pas ton temps en invoquant la Vierge. Que peut-elle faire de plus ? Sa puissance est inutile pour toi. »
Dimanche de la Passion, le 15 mars 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu d’être venu. Ce jour me rappelle le 7 avril, 1957. Ton message était si consolant pour nous lorsque tu nous parlais de notre cher petit crucifix. Oui, ce cher petit crucifix qui a été l’objet de notre union dans l’amour et la souffrance, qui a été témoin de notre intimité, qui est ma force, ma consolation, mon bouclier contre mon ennemi. Oui, mon Bien-Aimé je baise avec amour, respect, confiance notre cher petit crucifix. En te regardant sur cette petite croix comment ne pas penser à ton amour pour moi.
Oui, mon Père, mon Dieu, avec votre divin Fils, je bénis cette croix et je l’accepte avec amour. J’unis mes souffrances à la passion de votre divin Fils. Avec votre grâce, je veux le suivre en portant ma croix de chaque jour. »
– Jésus : Ma petite G, ma petite hostie d’amour que j’aime tant, avec la permission de notre Père, je viens te redire mon amour. Je viens comme l’ange pour te consoler, pour t’aider dans tes agonies. Par la Sainte Communion, je viens te fortifier car ta mission n’est pas finie. Ensemble restons bien fixés sur notre croix. Quelles que soient la longueur, la lourdeur de ta croix, elle restera toujours notre étendard d’amour. Oui, notre croix sera notre force, et notre amour sera notre triomphe pour glorifier notre Père. Oui, notre amour triomphera sur la vie, sur la mort, sur les âmes, surtout sur ton ennemi qui rage contre toi. Il me lance un défi car il a juré de perdre ton âme. Ma Bien-Aimée sois courageuse, lutte, accepte tout. Le combat sera dur, douloureux. Tu sais, lutter avec ton ennemi est une grande grâce que je donne à mes petites victimes après le don royal de la croix.
En t’associant à ma passion, à mes souffrances tu t’identifies à moi. C’est la plus belle preuve d’amour que tu puisses nous donner, accepter d’être un avec moi pour toujours. Sois très obéissante à notre cher représentant car il faut que tu luttes avec ton ennemi. Ton directeur, par son sacerdoce a le pouvoir de le terrasser. Je serai avec toi toujours. »
Lundi, le 16 mars 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme je suis heureuse de te recevoir. Je sais que tu vas m’aider à lutter. Merci d’être venu me consoler, m’encourager. Tout était si noir! Je sais que j’aurai beaucoup à souffrir afin de coopérer avec toi au salut des âmes. Avec ta grâce je l’accepte cette croix, car je crois que tu es avec moi pour toujours. Oui, mon Dieu, faites de moi ce que vous voudrez pour votre plus grande gloire. Et merci de me donner l’occasion de réparer, d’expier, de mériter. Je vous donne tout au nom de votre divin Fils, au nom de notre amour, au nom de ses mérites. Je vous en supplie, gardez-moi bien unie à lui, à sa passion et si ma pauvre nature tremble, hésite, a peur, fixez-moi de nouveau à la croix avec votre divin Fils, car vous le savez bien qu’au fond de mon petit cœur je ne puis rien vous refuser.
Vous connaissez mon Dieu les besoins de mon âme qui ne soupire qu’après vous. J’ai soif du Sang Précieux de votre divin Fils, j’ai faim de lui, je ne suis jamais rassasiée de votre présence, ô Trinité Sainte qui êtes ma joie, mon espérance, mon salut. Ô Esprit d’amour, guide-moi, éclaire-moi dans mes ténèbres; soutiens ma foi, fortifie-moi, donne-moi du courage pour lutter durant ce combat que mon Père permet pour le plus grand bien de mon âme. Oui, cette âme qui a coûté si cher. Dieu a été si bon, si miséricordieux pour moi. Pour lui témoigner mon amour, ma gratitude, j’accepte d’être fixée à la croix avec mon Bien-Aimé afin de lui rendre gloire et pour sauver beaucoup d’âmes. »
– Satan : « Pauvre petite fille, tu ne sais pas ce qui t’attend ? Ton Dieu accepte le défi. Il a tellement peur de perdre qu’il attendait ton consentement. Où est sa puissance sur ton âme ? Comment vas-tu lutter avec un Dieu craintif ?
Ton Bien-Aimé se cache pour ne pas regarder la lutte. Ton orgueil va te perdre, toi, la plus petite créature, vouloir combattre contre moi, le roi des ténèbres. Crois-tu que ton amour pour ton Dieu est une arme puissante ? »
Mardi, le 17 mars 1964
– Mimi : « Merci, je suis toujours heureuse de vous recevoir, ô Trinité Sainte !
− Mimi : Aujourd’hui commencent les attaques de mon ennemi.
– Mimi : « Mon Dieu ayez pitié de moi. Vers vous je lève les yeux avec confiance. Toi seul, ô mon Dieu, mon Père Tout-Puissant, toi seul peux me sauver. Du fond de mon abîme, je crie vers toi. Écoute ma voix. Mon cœur souffre. Mon âme soupire après mon Bien-Aimé. Viens m’aider à lutter contre mon ennemi qui rage et qui s’attaque à tout mon être avec violence. Mon âme est troublée, ma volonté est inerte. Mon amour reste froid, indifférent même devant notre cher petit crucifix. J’ai l’impression de marcher seule dans la nuit, entourée de fantômes. La lutte est terrible. Avec la permission de mon directeur je vais offrir plus. Ô Esprit Saint donne-moi la force pour combattre. Ma douce Maman du ciel, donne-moi la main, s’il vous plaît. Saint Michel protège-moi.
Mon Dieu, je crois, j’espère et je vous aime. Mon Bien-Aimé j’ai confiance en toi. Je me méfie tellement de moi-même. Avec toi, je veux tout offrir par amour. Oui, mon Dieu, mon Père, que votre Sainte Volonté soit faite en moi. J’attends tout de vous; sans vous je ne puis rien. Dans cette lutte ne permettez pas que je vous perde. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, je suis là en toi. Il faut remporter la victoire, même au risque de ta vie. Mais ton âme est protégée. Nous sommes là.
Le combat est très sérieux, dangereux. Tu es placée comme un bon petit soldat sur la ligne de feu.
Quelles que soient tes blessures, tu ne tomberas pas sous les coups de ton ennemi. Physiquement tu auras beaucoup à souffrir, mais ton âme, il ne peut l’approcher. Ma Bien-Aimée, si mon Père a accepté le défi avec ton ennemi, c’est pour le confondre, c’est pour écraser son orgueil. En acceptant de lutter avec nous, tu nous rends gloire. Tu sais le combat de ton ennemi n’est pas fini. Ce n’est pas chose facile pour lui de lutter avec une âme victime, une âme qui sauve d’autres âmes pour nous. »
Mercredi, le 18 mars 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu du grand bonheur que j’ai de vous recevoir six jours de suite. Je crois mon Dieu, mon Bien-Aimé que si je n’avais pas eu la chance de te recevoir si souvent, je n’aurais pas eu la force de tout accepter.
Oui, mon Bien-Aimé, tu es toute ma force, mon espérance, mon soutien. Avec toi en moi je veux accepter la Sainte Volonté de notre Père. Je veux marcher avec amour afin de glorifier notre Père. »
– Satan : « Pauvre petite fille, comme il faut que tu sois naïve pour croire que ton Dieu va t’aider! Je me demande ce que tu penses en voulant tout accepter, même le combat avec moi. Tu sais, un combat spirituel n’est pas un jeu et j’aurai toutes les chances de mon côté puisque ton Dieu me laisse libre d’agir. Donc, j’ai plein pouvoir sur toi. En agissant ainsi, ton Dieu, lui le Tout-Puissant, annonce sa défaite, car c’est moi qui agirai et commanderai. Je suis très heureux de ce combat.
Dieu me donne le privilège de me venger de toi. Tu veux être fixée à la croix avec lui ? Tu veux coopérer avec lui pour sauver des âmes ? Sois sans crainte. Pour avoir le bonheur de te voir souffrir avec lui, je ne reculerai pas devant la souffrance physique et morale. Je ne serai pas seul moi! Ma chère petite fille, réfléchis bien. Tu peux toujours rétracter tes engagements envers lui. Ton Dieu n’a pas été juste envers toi. Comment a-t-il agi ? Il prétend respecter ta liberté mais il ne cesse de faire pression sur toi; tu es envahie par son amour. Comment veux-tu être libre puisque tu n’es plus qu’un avec lui ? Il est encore temps pour te ressaisir et reprendre ta liberté, tu n’as qu’à refuser le combat.
Alors tu n’auras pas de souffrances inutiles, tu retrouveras la paix. Ton Dieu en acceptant le combat ne pensait qu’à ses intérêts, Il ne pense pas à toi. Dans son orgueil de Créateur il voulait faire éclater sa puissance sur ton âme et remporter la victoire. Mais qui aura souffert ? C’est toi, pas lui. »
Jeudi, le 19 mars 1964
Fête de saint Joseph!
Mon directeur et moi avons fait deux triduum pour célébrer ce beau jour. Nous fêtions aussi Dieu le Père.
– Mimi : « Merci de nous avoir donné saint Joseph, oui, le père nourricier de votre divin Fils. Nous fêtons aussi notre douce Maman du ciel, car on ne peut séparer l’époux de l’épouse. C’est par toi, ô mon Bien-Aimé, que nous pouvons offrir tant de bonheur à notre Père, à notre douce Maman du ciel, à toi, à saint Joseph et à nous. Ces deux triduum m’ont tellement aidée à tout accepter. Sans toi je ne puis rien. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, c’est à nous de remercier notre cher représentant. Malgré son âge, quatre-vingt-deux ans, il ne recule pas devant le sacrifice pour nous prouver son amour et nous faire plaisir.
Aux membres de l’Équipe : prenez exemple et suivez bien ses conseils. « Celui qui vous écoute, m’écoute. » Et lorsqu’un prêtre parle en notre nom, il ne peut jamais se tromper.
Ma Bien-Aimée, durant cette épreuve, il faut que tu vives ta foi, car tout secours spirituel viendra de ta confiance. Accroche-toi à nous avec amour. Je suis avec toi pour lutter. Par la présence de la Sainte Trinité en ton âme, tu n’as rien à craindre.
Je t’aime ma Bien-Aimée et je resterai avec toi pour toujours malgré l’état où ton âme sera. Je sais que tu vas souffrir beaucoup. Durant tes trois agonies du cœur, de l’âme et de l’esprit il te faudra de plus lutter, combattre avec ton ennemi. Sois assurée de mon amour qui te soutiendra jusqu’à la fin. Avec moi tu en sortiras victorieuse pour notre plus grande gloire. Si tu savais le nombre d’âmes qui vont en bénéficier de ce temps de souffrance! Plus tu souffriras, plus notre amour sera fort, puissant et plus je serai en toi avec ma grâce. »
– Satan : « Pauvre petite fille, j’espère que tu ne croiras pas cela, des paroles qui n’ont aucun sens. Il te dit que plus tu souffriras, plus il sera en toi, mais, physiquement, qui va souffrir ? C’est toi. Son amour te soutiendra. As-tu déjà vu une victoire remportée par l’amour ? J’ai un pouvoir puissant sur ton corps, sur tes sens. Avec cela, j’aurai bien l’âme, l’esprit, la volonté. Je suis libre. Je vais gagner. »
Vendredi, le 20 mars 1964
– Mimi : « Merci mon Dieu de votre visite en mon âme. Par ta présence je me sens plus forte et c’est en toi que je mets ma confiance. Je croix, j’espère et je vous aime. Oui, je veux te le redire souvent. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, ma chère petite hostie d’amour, je remercie ton directeur d’avoir déposé entre tes mains les trois armes puissantes contre ton ennemi. Oui, la foi, pour croire dans la profondeur de ton abîme que je suis avec toi que je t’aime; pour croire aussi que cette épreuve est voulue de notre Père pour sa gloire et pour ta sanctification.
Ma Bien-Aimée, si tu savais le nombre incalculable d’âmes qui vont ressusciter avec moi, je devrais dire notre triomphe, car tu auras une large part de ma joie pascale après m’avoir suivi dans le chemin douloureux de ma passion, de mon agonie, de ma mort.
Avec l’espérance, la confiance en nous présents en toi, tu n’auras rien à craindre quelles que soient tes blessures physiques et morales, je les panserai. Ta douce Maman mettra un baume sur tes blessures, et notre amour, encore plus fort, plus vivant fera cicatriser tes blessures. Pense à moi et regarde-moi sur notre cher petit crucifix, témoin de notre amour dans la souffrance pour sauver des âmes, beaucoup d’âmes, spécialement celles de la ruchée de notre cher apôtre P.M., où les âmes viendront comme des abeilles. Nous déposerons dans ces âmes notre message d’amour, de paix, qui sera doux, suave comme du miel pur.
Et c’est avec délices que ces âmes savoureront les paroles de notre cher apôtre qui travaille si bien pour nous, pour notre plus grande gloire. Nous attendons beaucoup de lui. Plus tu accepteras et souffriras, plus tu l’aideras dans ses ministères. L’amour et la souffrance ne doivent pas être seulement pour les membres de notre Équipe d’amour. Notre amour miséricordieux doit parcourir le monde et notre message de paix doit envelopper toutes les âmes dans un même amour par une grande charité. »
Samedi, le 21 mars 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai tellement hâte de me reposer dans tes bras pour toujours. Avec ma communion d’aujourd’hui nous avons pu t’offrir une belle neuvaine de communions. Je suis si heureuse. J’ai tant besoin de toi! »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, nous sommes si heureux et consolés de pouvoir venir dans ta petite âme. Moi aussi j’ai besoin de repos avant la grande semaine. Unis tes souffrances à ma passion. Offre tout par amour pour nous et les âmes. Oui, ma Bien-Aimée c’est durant la semaine sainte qu’il y a plus de péchés, de sacrilèges qui se commettent. Et pourtant c’est le temps de l’amour, le temps du pardon où ma miséricorde est en abondance, où je voudrais répandre mes grâces sur toutes les âmes. Je suis là et j’attends. Tu auras beaucoup à souffrir pour les âmes qui vont s’approcher des sacrements en état de péché. Combien d’âmes sous prétexte d’accomplir leur devoir pascal se présenteront pour recevoir le pardon de leurs fautes et ne seront même pas sincères. La contrition n’est qu’à la surface. Combien d’âmes me reçoivent ainsi sans préparation, sans amour, sans sincérité. »
– Satan : « Pauvre petite fille tu n’es pas fatiguée de l’entendre se plaindre tous les jours ? Ton Dieu prétend respecter la liberté des âmes. Que fait-il ? Il n’est pas juste. Il passe son temps à se plaindre, à faire des reproches. Où est sa puissance sur les âmes ? Ton Dieu accepte le combat. C’est ridicule, car c’est toi qui vas souffrir. Toutes mes armes sont prêtes. J’aurai plus d’âmes que ton Dieu et je n’ai pas besoin de pleurer pour les avoir, de me plaindre pour attirer la sympathie. »
Dimanche, le 22 mars 1964
Dimanche des rameaux.
– Mimi : « Mon Dieu que votre Sainte Volonté soit faite! Oui, mon Dieu, mon Père, j’ai confiance en vous. Mettez-moi, s’il vous plaît, en état de bien vous servir durant cette semaine. Quel que soit l’état de mon corps, de mon âme, de mon esprit, je veux suivre mon Bien-Aimé durant sa passion. Avec votre grâce, je veux tout accepter avec amour jusqu’au don total, jusqu’à la croix. S’il vous plaît, donnez-nous des âmes pour votre plus grande gloire. Je vous remercie de votre belle visite. Je suis si heureuse de vous recevoir. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, aujourd’hui tu commences avec moi ta mission de victime d’amour. Merci du beau travail d’Équipe. Je sais que tu souffres beaucoup. J’ai une preuve sensible que tu es bien fixée à la croix. Comme j’attendais avec patience ce jour où tu répondrais oui dans cette lutte. Le combat est commencé cet après-midi. Aucun temps de répit! Offre-moi tout. Tu sais ma Bien-Aimée, moi aussi je souffre avec toi, mais en coopérant avec moi tu allèges ma douleur, tu mets du baume sur mes plaies. Tu me consoles lorsque durant tes épreuves, tu baises avec respect, avec amour, notre cher petit crucifix. Avec moi tu es en sécurité. Je ne crains pas! Ton ennemi te hait. Cet après-midi, il a été forcé de fuir devant moi et pourtant je n’étais pas dans toute ma gloire, dans toute ma puissance. Il n’est pas capable de me regarder sur la croix, Je devrais dire notre croix. »
– Satan : « Ma chère petite fille, ton Dieu prétend être si humble et dans son orgueil, il croit que j’ai peur de le regarder sur la croix! Si je ne le regarde pas c’est qu’il me dégoûte.
De plus, ce n’est pas lui qui m’intéresse pour le moment, c’est toi. Il ne respecte pas le défi. C’est avec toi que je dois lutter et non avec lui. Il veut te faire mériter et t’envoie de l’aide par la présence de R venue pour plusieurs jours. Que peut-elle faire de plus ? »
Lundi Saint, le 23 mars 1964
– Mimi : « Merci. Je suis si heureuse de te recevoir. Après une nuit de souffrances morales et physiques, je viens refaire mes forces pour la journée afin de continuer la lutte avec mon ennemi. Comme je souffre de la tête. Mon Bien-Aimé, aide-moi, s’il vous plaît, à cacher mes souffrances. Je t’offre tout par amour. Cet après-midi la lutte a été terrible. Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée à prendre les grands moyens et d’offrir plus. Avec l’assistance de ma douce Maman du ciel, je parvenais à dire : Mon Dieu, j’ai confiance en vous, j’espère en vous et je vous aime. Chaque fois, mon ennemi rage et redouble ses attaques. Merci de m’avoir aidée. Mon ennemi a fui. »
– Jésus : Ma chère petite hostie, n’est-ce pas que tu crois en ma présence en toi ? Reste toujours unie. Ton directeur a beaucoup prié pour toi ainsi que notre cher apôtre P.M. W et C souffrent aussi, R nous console. C’est un appui moral pour vous. Merci à notre chère Équipe de nous consoler. Je suis si heureux d’être avec vous cette semaine. Reste avec moi durant ma passion. Il y a tellement d’âmes à sauver. Offre bien tout pour ceux qui veulent accomplir leur devoir pascal, mais hésitent devant le sacrifice, devant l’effort pour faire une bonne et sincère confession et une bonne et fervente communion où la seule raison serait l’amour. Si les âmes voulaient se laisser conduire par notre amour, par notre esprit d’amour, elles vivraient en paix avec nous. »
– Satan : « Pauvre petite fille, ton Dieu croit les âmes assez naïves, assez stupides pour croire à son amour qui ne rapporte rien de sensible. L’amour de ton Dieu apporte la souffrance, les épreuves, les privations, la guerre, la haine, la mort.
Il voudrait des âmes en leur disant : « Venez tous à moi, suivez-moi, prenez votre croix. » Seuls les insensés veulent le suivre. Moi, pour avoir des âmes, je n’ai même pas la peine de parler. Je n’ai qu’à leur présenter l’amour dans toute son étendue, l’amour charnel, sensuel, l’amour de l’argent, l’amour des plaisirs, des honneurs, et avec moi les âmes peuvent vraiment vivre et jouir. »
Mardi Saint, le 24 mars 1964
– Mimi : « Mon Bien-Aimé comme je trouve le temps long avant de te recevoir à 4 :00 heures, p.m.! Merci d’être venu. Merci d’avoir aidé mon directeur, il est si malade, mais pour vous faire plaisir, il ne calcule pas ses souffrances. Il offre tout par amour. »
– Jésus : Ma chère petite hostie d’amour je suis si consolé. Tu as une dure mission à remplir. Sois sans crainte, je suis en toi et je resterai ton époux, ton Bien-Aimé. Ma Bien-Aimée reste bien fixée avec moi. Ton ennemi est déchaîné. Il cherche par tous les moyens de te nuire. Sois très prudente, très attentive aux inspirations de l’Esprit Saint qui te guide vers nous. Ta douce Maman du ciel veille sur toi.
Merci pour le beau travail d’Équipe. Si vous saviez le nombre d’âmes que vous avez aidées par vos prières, par vos souffrances unies à ma passion. C’est par un privilège spécial que vous êtes associés à moi afin de glorifier notre Père.
Ma Bien-Aimée, ton ennemi est très habile. C’est par une grâce spéciale que je permets que ton directeur découvre ton ennemi. Par son pouvoir sacerdotal, ton directeur a tous les droits sur lui. Ton ennemi rage contre toi. Quelles que soient ses attaques, il ne peut rien faire sans notre permission. Plus il lutte avec toi, plus tu mérites et plus nous sommes consolés. Le nombre d’âmes à sauver est si grand et les âmes généreuses si peu nombreuses! »
– Satan : « Tu vois ma chère petite fille ton Dieu admet qu’il y a peu d’âmes pour le servir, l’aimer. Regarde la croix! Voilà l’image de sa défaite! Tu souffres pour rien. Il est encore temps de renoncer à cette vie de souffrances que lui a choisie pour toi. Après cela, il dit qu’il respecte la liberté des humains et c’est un vrai martyre ce que tu endures. »
Mercredi Saint, le 25 mars 1964
– Mimi : « À peine quelques heures de sommeil après une lutte avec mon ennemi. Je parvenais à dormir un peu mais j’étais éveillée très tôt. Je ne pouvais dormir. J’avais trop hâte de te recevoir! C’est toujours nouveau de vous recevoir. Je ne suis jamais rassasiée.
Jour d’actions de grâces! Voilà quatorze ans que mon directeur me fit faire mes vœux. J’étais si heureuse, ô mon Bien-Aimé, d’être ton épouse. Enfin je suis à toi pour toujours. Je me souviens de ce jour que j’aurais voulu éternel.
Après mon action de grâce, je renouvelle mes vœux. Que de beaux souvenirs pour nous! J’ai longuement pleuré en silence! Les larmes de joie sont si douces en sa présence. Pendant ce temps mon ennemi se tenait près de moi, il voulait agir sur mes sens afin de me troubler et me distraire de notre entretien. »
– Jésus : Ma chère petite épouse tant aimée, comme nous étions heureux sous le regard de notre Père. Au moment de notre union parfaite ta petite âme sera envahie par notre présence presque visible à certains regards humains. Oui, ce jour si attendu de nous où ta petite âme sera consumée par notre amour. Ma chère petite épouse que j’aime, oui, je vais venir dans toute ma gloire pour te chercher. Mon étreinte d’amour sera si forte que ton pauvre petit cœur de chair ne pourra pas supporter autant de bonheur. »
– Satan : « N’est-ce pas que ton Dieu a le tour de se moquer de toi! Que de promesses ridicules! Il t’entretient pour essayer de gagner du temps, mais moi, je n’ai pas de temps à perdre.
C’est pour cela que je ne te laisse pas de répit, même la nuit, car tu sais, même la nuit, j’ai beaucoup d’âmes qui me servent. Ton Dieu en a si peu. Tu vois comme ton Dieu est ridicule. Lorsque je suis près de toi, il prétend que tu mérites. »
Jeudi Saint, le 26 mars 1964
– Mimi : « Enfin je puis te recevoir aujourd’hui en ce beau jour du Jeudi Saint. Oui, mon Bien-Aimé quel bonheur de te recevoir dans toute ta splendeur. Tu es si beau! Ton amour est si grand, si puissant pour transformer ma petite âme. Seul ton amour miséricordieux peut produire cet effet en moi. »
– Jésus : En effet, ma Bien-Aimée, c’est moi qui opère en toi par ma grâce, ma miséricorde. Quel beau jour! C’est aussi jour de fête pour nous. Oui, ma chère petite hostie d’amour, ce matin après ta communion, mon étreinte a été trop forte. Ta petite âme a ressenti les effets de ma gloire, de notre présence en toi. Ce n’est rien à comparer à notre union parfaite, car ce qui s’est produit n’est qu’une répétition de mon offrande à notre Père. Oui, je lui disais : Me voici, ô mon Père, avec ma petite épouse bien-aimée, votre petite hostie d’amour, qui par une grâce spéciale, a répondu oui à votre appel en acceptant votre Sainte Volonté sur elle.
Oui, mon Père, regardez-la aujourd’hui comme votre petite hostie, Je devrais dire, comme votre grande hostie, puisque je suis avec elle pour toujours. Demain, penchez-vous sur elle, regardez-la comme votre petite victime d’amour, qui par une mission spéciale, doit coopérer avec moi pour sauver des âmes par l’amour et la souffrance en vivant en parfaite intimité avec nous présents dans sa petite âme où nous faisons nos délices. Nous aussi, nous ne sommes jamais rassasiés de venir dans son âme qui nous désire et nous invite par son amour et nous ouvre la porte par l’état de grâce; alors nous entrons avec notre puissance, notre gloire. Nous la comblons en déposant en elle notre intimité »
– Satan : « Pauvre petite fille, encore des rêveries, des illusions. Profite bien des dernières heures qu’il te reste avec lui. Demain, tu seras fixée à la croix, mais pas avec lui. C’est moi qui ai maintenant tous les pouvoirs sur toi. Le défi est commencé. Il faut que je remporte la victoire, car une âme qui veut sauver d’autres âmes a de la valeur pour moi. »
Vendredi Saint, le 27 mars 1964
– Mimi : « Quel beau jour, le Vendredi Saint! Je suis si heureuse d’être placée avec toi sur la croix! »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, c’est à nous de vous remercier d’avoir accepté tout par amour pour nous et les âmes. Durant le travail d’Équipe, vous avez mérité beaucoup pour les âmes. Votre ennemi voulait vous empêcher de travailler. Combien d’âmes auront bénéficié de vos prières, de vos souffrances.
Ma chère petite hostie d’amour c’est la première fois que tu portes royalement ma couronne d’épines. Je l’ai placée sur ta tête afin de te faire mériter par tes souffrances. Au moment de notre union parfaite cette même couronne deviendra ta couronne de gloire. Je sais que tu as beaucoup souffert lorsque je t’ai annoncé que je ne venais pas te chercher pour toujours. Moi aussi, j’aurais tant aimé arriver avec toi vers notre Père, mais par ton vœu d’immolation, notre Père te demande plus pour les âmes, le Saint-Père, pour le succès du Concile Œcuménique, pour les âmes de notre cher apôtre P.M. Ta mission est si grande à accomplir! Comme moi, il faut attendre et se soumettre à la Sainte Volonté de notre Père. Cette épreuve est terrible pour toi de ne pas nous recevoir aujourd’hui et ta souffrance morale est plus intense que ta souffrance physique. »
– Mimi : Pendant le chemin de la croix à trois heures, mon ennemi faisait son apparition. Il m’attaquait avec violence et voulait me troubler, même me blesser afin que je ressemble à « ton Dieu », me disait-il en riant. Les attaques redoublèrent lorsqu’il alla chercher de l’aide. Il me disait :
– Satan : « Ma chère petite épouse, prends des pilules afin de mourir plus vite pour aller vers ton Dieu. Il ne pourra pas te juger sévèrement puisque tu désires être près de lui le plus vite possible. Il sera si heureux de te recevoir. Ton directeur ne peut rien dire de ton acte, car s’il est vraiment sincère, il devra te pardonner au nom de Dieu. Après cela tu auras ton ciel plus vite. Personne ne peut te blâmer. Ton Dieu lui-même le dit que la plus grande preuve d’amour est de donner sa vie pour ceux que l’on aime en accomplissant le don total. »
Samedi Saint, le 28 mars 1964
– Mimi : « Une autre journée sans te recevoir. J’ai si hâte de te recevoir! Je souffre tellement! Que j’aurais aimé être avec toi dimanche! »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, viens, ne pleure pas. Tu es plus heureuse que Marie-Madeleine, car au matin de Pâques, elle me cherchait encore, mais toi, par notre intimité, notre amour, tu n’as qu’à nous regarder présents en toi. Avec ta douce Maman du ciel, rends-nous grâce de tout notre amour, de nos bienfaits. Demain, ma Bien-Aimée ta petite âme ressuscitera avec moi, parce que ton désir de me suivre jusqu’à la croix, jusqu’au don total a été sincère. Même aujourd’hui ta petite âme a été éprouvée, tu as souffert terriblement pour les âmes qui attendent à la dernière minute pour faire leur confession pour Pâques. Chaque fois qu’une âme profane mon divin corps, elle renouvelle mon agonie, ma passion, ma mort. C’est pour cette raison que tu souffres davantage durant le travail d’Équipe. C’est l’orgueil qui est à la base de tout. Ta pauvre petite tête souffre. Moi aussi je souffre lorsque les épines sont enfoncées de force.
Ma chère petite hostie d’amour, nous sommes si consolés par le beau travail d’Équipe! Merci à ton directeur d’avoir été généreux et fidèle à me suivre. R a rempli son devoir. W, C souffrent aussi. P.M. est un habile ouvrier auprès des âmes. Ma chère petite épouse, que j’aime, merci de votre amour pour nous, et les âmes. »
– Satan : « Après tant de preuves comment peux-tu croire à son amour pour toi? Il n’a pas le droit de te faire souffrir en plaçant sa couronne d’épines sur ta tête. En faisant ce geste inutile, il admet sa défaite.
Tu vois jusqu’où va la folie de la croix ? Oui, cette croix qui est ton unique espérance. Comme il faut être malade de l’esprit pour croire que tu es une âme victime. D’un autre côté tu es victime de ton orgueil pour croire que ton Dieu t’aime en t’associant à sa passion qui a été sa défaite pour toute l’éternité. Et toi tu marches avec lui pour ta perte. Je voulais rire de toi en te disant que ton Dieu a placé sa couronne sur ta tête. Tu le croyais si fort que tu avais mal. »
Dimanche de Pâques, le 29 mars 1964
– Mimi : « Pâques! Enfin tu es là mon Bien-Aimé dans toute ta gloire. Soyez glorifié, ô Père Éternel, par la passion, le sang, la mort de votre divin Fils ressuscité par l’amour, pour nous.
Merci d’être venu ce matin. J’étais si heureuse! Ces deux jours de séparation m’ont paru si longs. Ô ma douce Maman du ciel aide-moi, s’il vous plaît, à attendre avec patience, même dans les choses spirituelles. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, ensemble rendons grâce à notre Père. En ce beau jour, voilà le triomphe de mon amour, de ma puissance sur les âmes, sur la vie, sur la mort. Ma Bien-Aimée, j’aurais tant aimé que notre union soit parfaite aujourd’hui. Mais, selon la Sainte Volonté de notre Père, il faut que tu attendes. La mort d’une âme victime d’amour est parfois très lente. Par un privilège, tu as une mission à remplir, celle de faire connaître l’amour dans la souffrance par l’intimité.
Si tu savais le nombre d’âmes que nous t’avons confiées et que tu dois sauver avec moi! Plus tu souffriras, plus je serai près de toi, parce que durant ma passion, mon agonie, ma mort, tu étais près de moi, ton amour me soutenait. Durant le travail d’Équipe, combien je te regardais souffrir avec moi bien fixée sur notre croix! Notre Père était consolé en regardant ce beau tableau représentant le triomphe de l’amour dans la souffrance! Avec le concours de l’Esprit Saint, tu as accepté de me suivre, de coopérer avec moi pour sauver des âmes.
Dans la vie spirituelle, il n’y a pas seulement que la bonne volonté, le désir, mais bien de l’amour, beaucoup d’amour pour nous et beaucoup d’amour pour pouvoir accepter notre Sainte Volonté. Il ne faut jamais se raidir dans mes bras. L’âme souple, docile, humble, confiante, s’abandonne et garde une paix profonde. »
PRIÈRE
Pâques, 29 mars 1964
– Jésus : Recevez Père Saint, avec la blanche hostie, tout ce que je dépose sur la patène d’or. Je vous offre ma vie et celle de G.F., mon épouse bien-aimée, que de toute éternité avez choisie pour moi. Au nom de mes mérites, de ma passion, de son amour, recevez-la pour votre plus grande gloire et le salut des âmes.
Acceptez-la comme une hostie consacrée afin que votre sainte Église, au nom du Père Éternel, purifie toutes les âmes.
Ô Dieu Tout-Puissant, Père Éternel, par les mérites de ma passion, de mon sang, de ma mort, de ma Résurrection, acceptez-la comme victime d’amour.
Ô Dieu Tout-Puissant, soyez béni et glorifié par cette petite victime et par toutes les âmes que vous lui avez confiées.
Ô Vierge Immaculée, veillez sur cette âme, votre enfant. Protégez-la des assauts de son ennemi, et qu’après avoir accompli sa mission de victime, de faire connaître l’amour dans la souffrance par une plus grande intimité, elle puisse jouir de la béatitude éternelle.
Ainsi soit-il.
Lundi, le 30 mars 1964
– Mimi : « Merci d’être venu! Je suis si heureuse d’être avec toi pour commencer ma journée! Je suis si épuisée que si je m’écoutais je resterais couchée afin de mieux me reposer. »
– Jésus : Ma Bien-Aimée, je sais que tu souffres beaucoup, mais je désire plus pour les âmes qui refusent d’approcher de moi dans mon sacrement d’amour. Si ces âmes comprenaient mon grand désir de me donner à elles! Avec quelle tendresse je les regarde chacune en particulier! Du haut de ma croix, je les voulais toutes pour les offrir à mon Père afin qu’il soit glorifié. »
Mardi, le 31 mars 1964
– Mimi : « Mon Dieu, ayez pitié de moi. Je souffre tellement! Mon pauvre petit cœur fait si mal! Mon Bien-Aimé, j’ai peur de mourir comme cela. Ce serrement de gorge, cet étouffement qui me surprend au moment où j’y pense le moins. Est-ce bien là ta Sainte Volonté ? Mon Bien-Aimé aide-moi à tout accepter. Mon ennemi se tient près de moi pour me troubler. »
– Jésus : Ma chère petite épouse, sois courageuse. Tu n’auras aucun temps de répit. Peu importe que ton ennemi soit près de toi. Moi, ton Dieu, ton Bien-Aimé, je suis en toi. Ton âme est notre asile où nous habitons pour toujours. Malgré les attaques de ton ennemi, reste en paix avec nous. En suivant les conseils de ton directeur, tu peux marcher sans crainte vers nous. Depuis quatorze ans qu’il dirige ta petite âme que nous lui avons confiée et qu’il doit nous remettre toute purifiée. Sa tâche délicate n’a pas toujours été facile, même elle a été pénible parfois. Dans son humilité il nous demandait de l’éclairer, de l’aider. Avec nous il t’a bien fixée à la croix. Il sait ce que nous voulons et attendons de toi, notre petite victime d’amour. »