MARDI, Le 7 février 1989
En se rendant en ambulance à l’Hôpital Notre-Dame,
– Le Père Éternel : « Tu vas de plus en plus vers la croix. »
MERCREDI, Le 15 mars 1989
– Mimi : Le Père Éternel remercie pour cette Eucharistie célébrée dans sa demeure.
(P. Foley, s.j. est venu de Londre)
– Le Père éternel : « Je bénis mon fils d’une manière spéciale parce qu’il croit à ce que la Vierge Marie fait pour ses enfants de la terre. Et aussi parce qu’il croit en ce que nous faisons en toi (Georgette Faniel) pauvre petite servante. Je vous bénis tous les trois (P. Foley, Père Guy, Georgette) et je vous accepte comme prêtres et victimes jusqu’à la dernière hostie qui sera consacrée sur terre. »
N.B. Voix du Père Éternel que Georgette entendit durant la communion. Ceci fut dit au moment où le Père Foley donnait la communion au Précieux Sang de Jésus.
− Le Père Éternel a dit : « Je l’aime
– parce qu’il est prêtre,
– parce qu’il croit à Medjugorje,
– parce qu’il croit en ce que Dieu fait en Georgette. »
LUNDI, Le 12 juin 1989
− Mimi : (parlant à la statue de la Vierge que l’on place sur l’autel pour la messe.)
− « Voulez-vous vous faire plus légère pour que je vous porte ? »
Réponse :
– Marie : « Je ne puis pas être légère car je porte la croix de mon Fils avec toute l’humanité; demande plutôt à la Cour Céleste de t’aider. »
Mimi a remercié et elle a demandé l’aide de la Cour Céleste.
SAMEDI, Le 8 juillet 1989
Fête de Mimi.
(Nous avions rencontré sans arrêt 8 personnes du Vermont).
– Mimi au Père Éternel : « Êtes-vous content de nous? »
– Le Père éternel : « C’est le cadeau que je te réservais pour ton anniversaire. Votre mission est plus grande dans un sens que les voyants de Medjugorje; par la responsabilité morale que vous avez à diriger les âmes, pour les conduire vers le Père. Pour eux, par les messages, ils dirigent les âmes vers Marie! Que tout soit pour la gloire du Père! Merci de votre esprit de sacrifice, de votre accueil à recevoir les âmes que j’ai choisies et envoyées. Ta vie publique est bien commencée. Action de grâce pour tout ce qui a été reçu en ce jour béni. »
DIMANCHE, Le 27 août 1989
Première chute.
LUNDI, Le 4 septembre 1989
– Jésus : « Tu n’as pas fini ton calvaire et pour me rendre au calvaire, j’ai fait trois chutes. Toi tu as eu une chute physique, c’est la première. »
– Mimi : « Est-ce que j’aurai d’autres chutes? »
– Jésus : « Oui, elle sera plus grave, car c’est dans le plan spirituel. Tu iras jusqu’au désespoir, car ce sera les ténèbres pour toi. Est-ce que tu acceptes? »
– Mimi : « Oui », jusque dans mon subconscient. »
– Jésus : « La troisième chute sera dans mes bras. À ce moment-là, tu auras accompli les trois agonies du cœur, de l’âme, de l’esprit. Et pour moi, c’est une agonie de ne pas t’avoir près de nous pour toujours. L’Église et le Saint Père attendent tes souffrances pour sauver les âmes. Accepte tout et remercie.
Cette chute te blessera comme un dard d’amour. Ce sera notre union parfaite de l’âme avec son Dieu. »
MARDI, Le 5 septembre 1989
Mimi à l’hôpital Notre-Dame passait une tomographie. Elle se sentait mourir.
– Jésus : « Non je ne suis pas mort avant 3 heures. Je suis resté 3 heures attaché à la croix avant de mourir. Continue à tout offrir; oublie-toi, pense à moi et aux âmes. Glorifie le Père Éternel dans ta souffrance.
C’est un cadeau, tu as reçu le don royal de la croix. Sois en action de grâces toujours. Plus tu souffres, plus nous sommes unis. »
JEUDI, Le 14 septembre 1989
Fête de l’exaltation de la sainte croix.
Hôpital Notre-Dame.
– Mimi : « Jésus je me retrouve encore à l’hôpital, examen pour voir comment ce pauvre cœur fonctionne. J’espère que cette douleur intense due à la transfixion permanente restera cachée aux regards humains. »
DIMANCHE, Le 24 septembre 1989
– Mimi : Dans la nuit.
– Le Père éternel : « La deuxième chute se fera officiellement le 27 septembre 89. Tu dois tout accepter, spécialement par amour. »
MARDI, Le 26 septembre 1989
(Nuit)
– Jésus : « Détache-toi davantage de tout. Sur ma croix, j’étais détaché totalement. Le détachement que mon Père me demandait, était celui de me détacher de ma Divine Mère. Lorsque j’étais crucifié, les larmes de sang dans mes yeux ne me permettaient pas de voir ma Mère. Mon regard était voilé. Comme j’aurais aimé voir le doux regard de ma Mère. Cela m’était impossible car le Père me demandait le détachement de cela.
Ce fut le détachement de mes œuvres, prédications, miracles, enseignements, amis, apôtres. Mon seul regard fut vers le Père Éternel pour tout offrir. »
Le 27 septembre 1989
Deuxième chute.
DIMANCHE, Le 1er octobre 1989
Mimi retourne à l’hôpital.
– Jésus : « Tu ne reviendras pas sur tes pas. Ma Bien-Aimée tes pas sont plus rapides vers la croix. Accepte tout malgré ton état d’âme. Personne ne peut comprendre cette peine, ce calvaire qui se passe en ton âme, en toi. Ton sourire peut tromper, mais non tes yeux. Ce regard fixé vers la croix exprime l’abandon et l’amour dans la souffrance. »
En venant, dans l’ambulance vers 7 heures P.M.
– Mimi : « Je me retrouve encore une autre fois à l’hôpital Notre-Dame. Jésus, j’accepte et je te remercie. Si j’écoutais mon goût personnel je serais restée chez nous dans ta demeure. Que me réserve ce séjour à l’hôpital? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, il te réserve ma Sainte Volonté. »
Lundi, LE 2 octobre 1989
– Mimi : « Jésus, reste avec moi. »
10 heures A.M. Électrocardiogramme
Radiographies poumons et thorax.
Visite du Docteur Fortier.
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée d’offrir tant de souffrances. Cette misère humaine, ces souffrances que tu nous présentes chaque jour au nom de tous les malades du monde. C’est un holocauste d’amour que tu offres au Père pour le glorifier.
C’est l’offrande de Jésus avec sa petite victime, que je reçois à chaque instant par les mains puissantes de Marie Reine de la Paix. Si tu pouvais voir un seul instant le bonheur du Père Éternel, la joie de Marie. Dans le plus profond de ta douleur, la Cour Céleste offre pour toi. Merci pour tout. Garde le courage. »
MARDI, Le 3 octobre 1989
– Mimi : « Mon Dieu tout pour toi et merci, Jésus, Marie aide-moi s.v.p. Je commence ma journée. »
– Jésus : « Mais non ma Bien-Aimée, tu devrais dire nous commençons notre journée car nous sommes tous les deux dans la souffrance et sur notre croix, pour glorifier notre Père et sauver le plus grand nombre d’âmes; pour soutenir le Saint Père; pour Medjugorje. »
5 heures et demie : prise de sang.
10 heures : visite du cardiologue.
– Jésus : « Ma Bien-Aimée reprends courage. Je ne te défends pas de pleurer sur mon cœur. Ne doute jamais que Marie te protège toujours. »
MERCREDI, Le 4 octobre 1989
Fête de Saint François D’Assise.
– Mimi : « Jésus pourquoi te caches-tu? Au moment où j’ai tant besoin de toi; cette chambre de l’hôpital qui est la cellule! Aide-moi, à vivre avec la souffrance des autres, à comprendre davantage la valeur de la croix. Aujourd’hui la douleur de la croix me pèse, c’est à peine si je puis l’offrir. Je n’ai même pas la force pour pleurer et pourtant mon cœur fait si mal; j’ai le cœur si gros. Jésus tu as connu ces heures d’agonie, il y avait cet ange qui venait te consoler, mais pour moi où est cet ange? »
Le P.G. arrive à ce moment.
– Mimi : « Jésus pourquoi ton cœur est si froid lorsque je désire me reposer un peu. Je ne puis comprendre ton Amour. Faut-il que je renonce à saisir ton Amour? Je n’ai plus rien c’est le vide complet. Malgré tout je me force à le dire : merci. »
JEUDI, Le 5 octobre 1989
Hôpital Notre-Dame.
– Mimi : « Mon Dieu, il me semble que mon âme se détache de mon corps. Mon esprit ne répond plus à ma volonté d’accepter tout. Malgré le beau soleil, tout est noir. J’ai tellement besoin de vérité, d’amour et de paix. Combien de temps encore sans lumière. Jésus es-tu devenu insensible à mon cri de détresse? Me demandes-tu de me détacher des consolations que tu me donnais par pure gratuité qui me soutenaient dans les moments difficiles. Je n’ai plus rien. Je n’ai même plus la foi en l’Alliance. Si je pouvais croire ce que Dieu me demande. Je n’aime plus vivre cette vie inutile sans amour, sans but, sans idéal! Pourquoi continuer à mentir à tous, même à moi-même? Je n’en peux plus de cette vie. Je souhaiterais en finir. Pourquoi vivre dans cet état pour les autres? »
VENDREDI, Le 6 octobre 1989
Hôpital Notre-Dame, vendredi.
Depuis 4 heures et demie a.m. je ne puis dormir, cependant avec Marie j’offrais tout et dans ma douleur (physique, morale et spirituelle) je remercie le Père Éternel.
10 heures : saluts.
11 heures : Départ de ma chambre 2104 pour un examen, tube dans la gorge jusqu’au cholédoque.
– Mimi : « Merci mon Dieu. Père Guy est près de moi pour m’aider à tout offrir. Je savais qu’Armand offrait aussi. Pendant l’examen je priais! Jésus m’a demandé de tout offrir pour soutenir le Saint Père dans son voyage à Séoul; pour expier pour les prêtres qui quittent le sacerdoce; pour mes propres fautes; pour les péchés de l’humanité, etc, sans oublier les voyants (Medjugorje). Merci Jésus, avec Marie dans la souffrance sur la même croix, je pourrais me laisser mourir d’amour. Je suis très souffrante. Je ne puis écrire davantage. Le docteur Fortier me dit qu’il faudrait attendre 48 heures pour des résultats. À la grâce de Dieu. »
(Le démon lui disait : « Tu vas mourir étouffée, je vais t’étouffer, on croira à un accident. »)
SAMEDI, Le 7 octobre 1989
Hôpital Notre-Dame.
Samedi, Fête de Notre Dame du Rosaire.
– Mimi : « Bonne fête Marie. Comme j’aimerais être près de toi pour déposer sur ton front un doux baiser. Mon Dieu, je vous remercie de m’aider à tout offrir. Ce « oui » que tu attends à chaque instant de ma vie. Avec Marie et Jésus nous voulons tout offrir pour ta plus grande gloire. Devant ce cortège de misère humaine, cette souffrance morale de milliers d’êtres humains, je me sens tellement petite, c’est pourquoi j’offre la Passion de Jésus, les douleurs de Marie, afin de vous glorifier. Merci pour tout ce que tu fais en moi pour une plus grande purification que je ne comprends pas, mais que je dois accepter par amour. Je t’en supplie, je t’en supplie de guérir tous ces malades. J’ai confiance. Tu es le même Jésus qui guérissait. Je te lance ce cri! Prends pitié de nous. »
Dimanche, le 8 octobre 1989
Hôpital Notre-Dame.
– Mimi : « Merci mon Dieu pour cette journée. Jésus donne-moi s.v.p. la force et le courage d’accepter la Sainte Volonté de notre Père en tout et partout. Plus la souffrance devient aiguë, plus je désire coopérer avec toi au salut des âmes et en même temps je me sens faible, inutile. Sans une grâce spéciale je ne puis me rendre avec ma croix jusqu’au calvaire malgré ma bonne volonté. Chaque jour je sens mes forces diminuer. Combien il me reste de temps à vivre? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, j’aimerais que ta vie mortelle soit immortelle, tellement ta mission est grande. C’est pour cette raison que j’ai incrusté sur ton corps l’Alliance. Ne l’oublie jamais, Nous sommes deux. Avec Marie, rendons gloire au Père Éternel! »
Lundi, le 9 octobre 1989
Fête de l’action de grâces.
– Mimi : « Oui mon Dieu action de grâces pour tout, spécialement pour votre amour, votre miséricorde infinie; actions de grâces pour nous avoir donné Marie, de nous donner Jésus, de permettre que l’Esprit Saint soit toujours en nous! Père très Saint, actions de grâces pour la souffrance que tu permets pour une plus grande purification. Merci pour la lourdeur de la croix, merci pour l’état d’âme où tu me places. Merci de me tenir fixée à la croix. Merci de me faire partager la douleur des autres malades. Merci de cacher ma douleur et les souffrances en présentant une figure calme et le sourire. Sans une grâce spéciale je crierais continuellement. Mon Dieu regarde ta petite servante, aide-moi s.v.p. je n’en peux plus. Merci de me permettre d’écrire. »
Mardi, le 10 octobre 1989
Hôpital Notre-Dame.
– Mimi : « Mon Dieu, je souffre intérieurement mais le mal physique est plus intense. Ce qui me donne le courage et la force d’accepter la situation présente, c’est la grâce que Dieu dépose en ma pauvre âme. Malgré tout je veux croire! Oui croire que cet état où Dieu me place sert à coopérer au salut des âmes. Je ne ressens rien, c’est le vide humain. Je me cramponne à Jésus le suppliant de me garder dans sa miséricorde infinie. Je n’ai rien que ma faiblesse, ma lâcheté. Je ne puis plus marcher, mais je me traîne avec ma croix. Le chemin que j’ai à parcourir me paraît si long, sans fin. Jésus porte moi dans tes bras. Je crains de tomber et ne plus me relever. »
Mimi devait sortir de l’hôpital demain après le « scan » de l’abdomen.
MERCREDI, Le 11 octobre 1989
– Mimi : « Mon Dieu, c’est le grand jour. Levée très tôt. Il faut que je prenne 5 tasses de liquide avant l’examen (scanner pour l’abdomen) plus un sérum. Donne-moi la force je ne veux rien te refuser. Il faut que je m’oublie et que je pense davantage aux autres malades; que je porte les douleurs et les souffrances physiques et morales. Je pense au Saint Père, tout ce que je porte dans mon cœur et ma prière. Jésus, rappelle-toi où j’étais dans tes bras. Je sais que tu me tiens. Augmente ma foi, ma confiance. Reste avec moi, j’attends que l’on vienne me chercher. Je pense à toi Jésus, lorsque tu attendais que je réponde à ton amour. Donne-moi s.v.p. d’être fidèle à cette mission et que tout soit pour la gloire du Père Éternel et le triomphe de Marie Reine de la Paix. »
Mimi est revenue chez elle ce soir, 11 octobre par ambulance. Le Père Guy était avec elle. Elle peut se lever seule même si elle est très faible.
Hôpital Notre-Dame.
– Mimi : « Pendant l’examen du scanner, je remercie Dieu de tant de souffrances car la préparation a été très pénible; par des erreurs; le sérum mal placé avec l’aiguille croche. Un deuxième sérum : autre erreur. »
Jésus me disait : « Ma Bien-Aimée, offre tout. Comme moi les bras étendus sur ta croix. Tu me ressembles, en plus des plaies, tu as eu des aiguilles mal placées sur les coudes, en plaçant tes bras sur ta tête, cela nous permettait de recevoir davantage d’actes d’amour, de souffrances. »
– Mimi : « Puis le moment venu d’entrer dans ce (tunnel) scanner c’était pour moi le tombeau. Ô merveilleuse expérience de l’amour dans la souffrance. Seule avec toi, Jésus, je suis si heureuse. Ce bonheur d’être avec toi, sur notre croix, me transportait dans un état d’âme et d’esprit qui ne ressemble pas aux joies terrestres. Merci Jésus mon bonheur est si grand. Si tu me demandais de me faire couper morceau par morceau, avec ta grâce je dirais « oui »!
– Jésus : « Merci ma Bien-Aimée de tout offrir. Ce mois à l’hôpital avec tant de souffrances nous a été agréable. L’Église, le Saint Père, Marie Reine de la paix, ont reçu une large part. Nos deux enfants privilégiés, P.G et P.A sont favorisés d’une très grande grâce. Dis-leur bien que tous leurs péchés sont pardonnés. Nous sommes très heureux et consolés parce que vous marchez dans le chemin de la Sainteté. Il faut vivre de plus en plus près de Marie, Reine du ciel et de la terre. »
– Mimi : « Merci Jésus, aide-moi s.v.p. car je dois retourner chez nous dans la demeure du Père Éternel, avec ta grâce je veux rester ta petite servante. Merci pour mes deux fils. Jésus, pourquoi ne pas leur dire toi-même ce beau message? »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée ce bonheur te revient. »
Jeudi, le 12 octobre 1989
– Mimi : « Merci mon Dieu, je suis encore chez nous après une nuit très courte. Je ne pouvais trouver un sommeil réparateur, tellement mon âme était remplie de joie, d’actions de grâces pour tant d’amour, de miséricorde pour chacun de nous. Je me sens si petite. Tout ce que je peux t’offrir c’est par une grâce spéciale, que je ne mérite pas, que je t’offre tout. Je sais que par la foi, la confiance, nous pouvons obtenir tout; mais pour moi, c’est ton Amour miséricordieux qui m’attire; c’est ce doux Jésus crucifié que je veux suivre; c’est cette croix qui me tend les bras pour que je sois avec, sur cette même croix pour être offerte avec toi au Père Éternel à chaque messe, jusqu’à la dernière hostie consacrée. Père très Saint, voulez-vous bénir tous ceux qui m’ont soutenue par leurs prières durant ces heures d’épreuves. Que tout soit pour ta gloire et le triomphe de Marie Reine de la Paix. »
Vendredi, le 13 octobre 1989
– Mimi : « Que ta Sainte Volonté soit faite! Que se passe-t-il en moi, je me sens si triste, si souffrante malgré que les gens près de moi, me disent : « Comme elle paraît bien! ». Merci mon Dieu de cacher ma souffrance. »
– Jésus : « Ma Bien-Aimée, ta vie de victime est à nous et pour l’Église. Le Saint Père Jean-Paul II a besoin de toi pour le soutenir, comme toi, il porte la croix de l’Église, le fardeau du monde. Ne l’oublie pas, tu es sa mère spirituelle. Les enfants que tu portes, sont aussi ses enfants puisqu’ils sont les enfants de Dieu. Nous te confions cette mission parce que tu connais la valeur de la souffrance humaine et la lourdeur de la croix. Nous comptons sur notre petite famille du Père Éternel. »
– Mimi : « Merci mon Dieu pour tout; merci pour tant d’âmes, merci pour ceux que tu viens chercher, préparés à cette union parfaite. Merci, Marie, maman bien-aimée. »
Samedi, le 14 octobre 1989
– Mimi : « Jésus dormais-tu cette nuit? J’aurais tant aimé t’entendre répondre à mes questions. Ton silence me fait si mal. J’espère ne pas t’avoir fait de la peine. La période que je passe n’est pas facile. J’ai besoin de ton aide, je me sens si seule, abandonnée. Je suis parfois tentée de te demander pourquoi avoir fait un vœu que ne comprends pas, mais que je dois accepter par amour. J’espère ne jamais me détacher de ton amour. Je crois que je mourrais de peine. Pour le moment, je me sens si pauvre, sourde, muette, aveugle. Tout ce que j’accepte je le fais avec le peu de foi qu’il me reste. Je ne comprends plus ton langage, si au moins j’étais sûre que tu m’entends! J’aimerais tellement te parler; retrouver notre intimité. Je ne vois plus où je vais. Maman garde-moi s.v.p. dans tes bras de Mère et laisse-moi pleurer, mon cœur fait si mal. »
Dimanche, le 15 octobre 1989
– Mimi : « Mon Dieu aide-moi s.v.p. Vous êtes notre Père, ce n’est pas rien, Père très Saint. Pourquoi garder le silence toi aussi? Le silence de Jésus me fait tellement souffrir. Ce n’est pas possible que tu ne me désires plus comme ta petite servante ? Je te demande pardon de ne pas toujours comprendre etc. et d’accepter par amour ce que tu me demandes. Et pourtant au plus profond de mon âme je voudrais te glorifier avec Jésus et Marie. Je veux croire que tu vis par Jésus et que Jésus vit par toi, par ton amour miséricordieux. Marie, demande pour moi s.v.p. que cet Amour du Père Éternel et de ton Jésus puisse vibrer en mon âme, afin de raviver ma foi. Ranime mon amour pour continuer ma mission au service de Dieu et des âmes; pour l’Église, le Saint Père Jean-Paul II, pour mes croix (fils), pour ceux que tu places sur mon chemin. »
Lundi, le 16 octobre 1989
– Mimi : « Encore une journée dans la solitude. Pourtant, il fait très beau, et au plus profond de moi-même c’est la noirceur, l’incertitude, le doute, ce silence de mort qui est bien installé. Pourquoi vouloir continuer à vivre sans aucun but, sans idéal. Ces souffrances je les mérite et les souffrances des autres me laissent indifférente. Dans l’état d’âme où je suis personne ne peut m’aider et comprendre cette angoisse. Je regrette presque le temps donné aux autres. Aujourd’hui j’ai besoin d’aide. J’ai tant à faire, je n’ai même pas la force physique pour mettre de l’ordre. Ce n’est pas par caprice mais un mois à l’hôpital sans rien faire. Si au moins je croyais que tout n’est pas fini, entre nous. Pourtant j’ose frapper à la porte de votre cœur de Père. Pas de réponse. Est-ce que ce silence va durer jusqu’à la mort ? »
Mardi, le 17 octobre 1989
– Mimi : « Je me demande ce que je vais devenir, sans dormir, de plus en plus souffrante. Mon pauvre corps blessé ne supporte plus la douleur. Si je pouvais croire que je ne suis pas perdue; que cette souffrance peut être utile. Je ne ressens rien. J’ai presque de la haine en regardant la croix. Pourquoi suis-je si misérable, méchante ? Je sens cette révolte, devant ceux que tu places sur mon chemin pour m’aider, par tes paroles. Toi qui es la Vérité. Toi qui me promettais de n’être jamais seule pour souffrir! Où es-tu ? Et les autres G. et A. F.J. ils sont comme les apôtres, endormis ou fuyant devant le danger.
Si vraiment tu es mon Père, sauve-moi ! Je t’en supplie, Maman Marie, toi qui m’as protégée toute ma vie, me laisses-tu périr sans intervenir ? Suis-je damnée pour que Dieu ne fasse plus rien pour mon âme ? Si c’est cela la 2e chute, je vais rester seule. Je n’ai plus confiance en personne. »
Mercredi, le 18 octobre 1989
– Mimi : Que c’est difficile d’obéir. Oui il faut écrire. Écrire quoi ? Ce que je vis, je ne puis l’exprimer. Je dois le vivre en silence, alors que je devrais crier, pleurer, tellement je souffre moralement et physiquement. Mon pauvre cœur se durcit, devant la croix; la prière me répugne, même la messe qui était le centre de ma vie, est pour moi maintenant une mise en scène ridicule, des mots, des gestes inutiles pour me faire croire que ce Dieu devient présent. Je ne crois même pas qu’il est présent en moi. Pourquoi m’obliger à croire, malgré la situation. Si j’en étais capable je maudirais tout. Je ne puis comprendre ce qui se passe. Pourquoi une damnée peut-elle servir l’Église, soutenir le Saint Père etc. Je ne puis croire le P.G. et P.A.! Je sais que c’est leur devoir de m’aider. Que peuvent-ils faire de plus? Et moi non plus je ne puis rien pour eux. C’est à mon tour de les donner au Père. Il les aime, moi je ne suis rien.
Jeudi, le 19 octobre 1989
– Mimi : Au réveil très grande souffrance. Je puis à peine remuer. Tous mes membres semblent broyés. Le moindre geste me donne des douleurs. Si je n’avais pas cette souffrance morale, je pourrais respirer un peu. Mais non, tout semble être contre moi. Où trouver le repos ? Personne ne peut comprendre le drame qui est au plus profond de mon âme, personne à l’écoute, les cœurs sont fermés à la confidence. Tout ce que l’on me dit : « Dieu a passé les mêmes épreuves, il faut continuer à marcher », moi qui me traîne, « offre tout », alors que je n’ai rien à donner. Il me semble qu’il me reste quelques pas à faire pour tomber dans cet abîme. J’ai hâte d’en finir, avec cette vie. Si je suis damnée le plus vite sera fait. Pourquoi vivre avec ces souffrances et me conduire vers la mort morale, vers la défaite, vers le désespoir ? Dieu n’aura même pas à me juger. Je serai où il me rejette : loin de lui!
Vendredi, le 20 octobre 1989
– Mimi : Voilà déjà dix jours de retour de l’hôpital. Ce que j’ai passé d’épreuves, de souffrances; aujourd’hui ce que je passe est plus difficile à vivre car le mal moral n’a pas de remède. Je ressens que de plus en plus, le peu de foi n’est plus là; écrasée par la croix je tombe chaque jour dans ce gouffre où je ne puis respirer. Je me sens mourir. Je maudis les heures qu’il me reste à vivre. Je suis indifférente aux prières des P.G. et P. A. F. et J. et les autres. Toute ma vie j’ai toujours eu quelqu’un qui m’empêchait d’être moi-même, de vivre libre. Quand je pense à ce témoignage de mensonges pour nuire à Medjugorje! C’est sur la directive du Malin que j’écrivais, sa puissance est tellement grande. Même les P.G. et P.A. F. et J. ont été aveuglés croyant que tout était vrai et que j’étais inspirée par l’Esprit Saint. Dieu savait que tout ce qu’il voulait que j’accepte par amour je ne pouvais pas le faire. Il m’a rejetée. Je suis comme Judas. Personne ne peut plus me sauver, juste la mort.
Samedi, le 21 octobre 1989
– Mimi : Dès le début de la journée beaucoup d’épreuves. Très grande fatigue. Je peux à peine marcher. Je sens la révolte, la haine envers ceux qui veulent m’aider. Ce n’est pas les mots qui peuvent me guérir. Comment une personne peut-elle intervenir pour apporter la paix. Si tout cela vient de Dieu! Je n’ai plus le courage pour continuer à lutter. J’aimerais tellement mieux écrire autre chose, mais par obéissance il faut que j’écrive tout. C’est un supplice ajouté à tant d’autres. Si je pouvais décrire l’enfer où je suis : la privation de toute intimité avec Dieu; le rejet de Jésus, après avoir connu son étreinte d’amour; l’absence de l’Esprit Saint qui m’inspirait. Perdre la paix du cœur, de l’âme, de l’esprit. Ne plus croire à l’amour dans la souffrance; ressentir le remord de mes péchés.
Le soir.
– Mimi : « Merci mon Dieu du rayon de soleil. Dans sa grande miséricorde, j’ai reçu le sacrement du pardon, cette goutte d’eau sur mes plaies m’a aidée. Merci mon Dieu, merci P.A. P.G. »
Dimanche, le 22 octobre 1989
– Mimi : « Merci mon Dieu le calme se fait sentir un peu du côté moral. Cependant je me sens de plus en plus faible. Je t’offre ma faiblesse physique et morale. Jésus voudrais-tu s’il te plaît incruster dans mon pauvre cœur, et dans mon esprit et ma volonté, ce mot merci. Que chaque fois que mon cœur battra, soit un merci d’amour, soit un acte d’offrande et d’acceptation à la Sainte Volonté de notre Père. Cette grâce de purification que je ne comprends pas, je me dois de l’accepter en toute humilité, comme Jésus et Marie pour glorifier le Père Éternel.
Je me sens comme un nouveau-né dans les bras de sa mère, après sa naissance. Je vois à peine; je ne peux rien par moi-même, je pleure, je ressens la peur. Cependant je dois m’abandonner totalement entre les bras de Maman Marie qui n’a jamais laissé tomber un enfant malade. Marie Reine de la Paix, prends pitié de ta pauvre petite servante. Merci avec ce cœur qui est blessé. »
Lundi, le 23 octobre 1989
– Mimi : Pendant la messe au moment de l’offrande je demandais à Marie de m’offrir au Père Éternel avec son Jésus. Je ne ressentais rien, toujours ce silence. Je marche les yeux fermés ne pouvant plus voir à cause du bandeau sur les yeux.
– Mimi : « Mon Dieu je t’en supplie, donne-moi la main. J’espère qu’au plus profond de ma misère, il me reste encore un peu d’espoir. Jésus comme tu dois rire de moi, de me voir me plaindre pour si peu. Par ton Précieux Sang que je reçois dans cet état d’âme (par obéissance) j’augmente en moi le sacrilège, je vais vers ma perte.
Pourquoi un jour, j’ai tout accepté par amour et j’en ai fait un vœu. La première chute physique n’est pas encore guérie et voilà que je dois subir la deuxième. Comme je voudrais pouvoir le redire « OUI » comme celui de Jésus, le oui de Marie. Je suis muette et aveugle dans le temps présent, une vraie loque humaine, sans cœur. »
Mardi, le 24 octobre 1989
– Mimi : Cela me répugne d’écrire, il y aurait tellement d’autres choses que je pourrais faire, plus importantes. Les forces physiques me manquent pour mettre à l’ordre tant de choses. Ce n’est pas facile de se voir agir comme une loque humaine. Tout est disparu. Je n’ai plus la volonté d’accomplir la moindre chose. Tout me répugne, me dégoûte. Que sert une vie sans amour, sans idéal ? Chaque jour devient pour moi une lourdeur, chaque pas me place devant la réalité que je suis rejetée de Dieu. Toutes ces images qui passent devant mes yeux me donnent raison. Je vois Dieu en colère, me rejetant, malgré les suppliques de Marie. Il n’y a rien à faire, même Jésus ne me regarde plus. Retournant sa tête, son regard se durcit et me condamne.
Mercredi, le 25 octobre 1989
– Mimi : Quand mes yeux se fermeront-ils aux choses de la terre ? Je n’ai même pas la joie de penser qu’un jour ils s’ouvriront sur une vie nouvelle, accompagnée d’un bonheur éternel. Dieu me rejette parce que je n’ai pas eu assez d’humilité pour accepter ce que Dieu faisait en moi!
Je ne comprends pas! Pourquoi me demander de faire un vœu et d’accepter tout ce qu’il faisait en moi et que je ne comprenais pas ? C’est vraiment stupide c’est ridicule de vivre comme cela! Comment puis-je vivre dans la paix et avoir la foi, devant tant de contradictions, d’erreurs, de mensonges ? Je ne puis même pas essayer de comprendre, cela ne vaut pas la peine. C’est comme si je demandais à une personne qui n’a plus de jambes de monter les marches de l’Oratoire Saint-Joseph!
Jeudi, le 26 octobre 1989
– Mimi : Il y aura déjà un mois demain 27 octobre que je suis dans la deuxième chute. Je ne puis comprendre ce qui se passe. Je suis continuellement surveillée. Je me croirais en temps de guerre. Gestapo, et moi c’est « guette ta peau ». Litanie de chaque jour : Ne marche pas si vite! Prends ta canne! Fais attention! Ne reste pas debout longtemps! Tu dois faire des exercices pour tes jambes! Tu devrais rester couchée pour te reposer! Etc. Combien de temps cela va durer ? Je n’en peux plus. Cela me révolte lorsque j’entends des gens se plaindre pour des choses matérielles. Ils ont la tête remplie de projets; mais devant le malheur des autres, ils n’ont pas le temps de s’arrêter, moi je fais mieux de m’arrêter!!!
Vendredi, le 27 octobre 1989
– Mimi : C’est avec peine que je me lève. Déjà deux mois de cette chute avec fracture du sternum et deux côtes de brisées. Je n’ai aucune partie de mon pauvre corps qui ne souffre. Autrefois j’étais si heureuse d’offrir tout à Dieu. Je voulais tellement m’identifier à Jésus, simplement par amour. Mais voilà ce n’était qu’un rêve illusion. Je croyais mes propres mensonges. Je n’ai plus la force de lutter. Et pourquoi lutter ? Je n’ai rien à perdre, je suis déjà dans cet état d’âme où il n’y a plus d’espoir; tout est noir. Si au moins il y avait une petite lueur d’espérance, de lumière, mais non, toujours cette noirceur, ce gouffre qui m’attire. Je sais que ce geste sera ma perte, peu importe Dieu me rejette, donc il me faut avoir le courage de détruire cette Alliance, la faire disparaître de mes yeux, par une blessure ou autre moyen.
Que me réserve ce jour ? Malgré une très grande faiblesse, il me faut cacher tout ce qui se passe en moi, souffrance physique et morale. Je ressens du dégoût de vivre dans un corps mort. Je me demande ce que je fais encore sur la terre. Je n’ai plus intérêt à entendre les conversations, les récits des gens. Tout est vide. Je n’ai plus d’idéal à vivre. La mort serait si facile, mais je n’ose pas me suicider de crainte de manquer mon coup. Cette voix que j’entends dans le moment critique, me disant ceci :
– Satan : « Ma Bien-Aimée demande-moi mon aide, je suis toujours avec toi. Ne crains pas la mort ce n’est qu’un échange d’état de vie. Pourquoi croire à une vie éternelle ? Cela serait si facile pour toi, de me dire oui en tout. Par le rejet de ton Dieu, tu as une preuve que tu m’appartiens pour toujours. J’en suis très heureux. Je ne rejette jamais une âme! »
Dimanche, le 29 octobre 1989
– Mimi : Très grande fatigue, comme j’aimerais me reposer un peu. Il me faut recevoir quatre personnes venant de Québec et de Sainte-Thérèse.
Ces deux heures étaient pour moi une journée. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Les gens pleuraient de joie à entendre parler de l’amour miséricordieux du Père Éternel pour chacun de nous; de l’amour de Marie Reine de la Paix, de l’importance de l’Esprit Saint, du Saint Esprit bien vivant en chacun de nous.
Je me sentais comme un haut-parleur dont la fréquence est plus forte de ce que je devais avoir, et malgré tout où la tonalité restait calme, dans un silence mystérieux, presque majestueux. Et pourtant j’étais là comme un instrument inutile, brisé, usé. Un instrument de 74 ans n’est bon qu’à être jeté. Si j’étais un violon je ne dirais pas la même chose, plus l’instrument est vieux, plus il a de la valeur, cela ne m’empêche pas de marcher sur une corde raide.
Toujours dans l’incertitude, sans aucun but dans la vie. Je crois devenir folle. Je ne devrais pas dire je crois, je le suis déjà, avec cela. Dieu aura pitié d’une insensée. Si j’avais une folie de la croix et dire qu’un jour je croyais à tout cela. Que de temps perdu! Et ce qui me reste, rien. Je n’ai rien, je ne suis rien et le peu que je ressens en moi est un esprit de haine. Oui vouloir détruire tout ce qui m’entoure. Je déteste ceux qui m’entourent. Je ne crois pas aux paroles. Je n’ai plus confiance en eux. Des mots, des mots, je ne sais que faire de leurs promesses. « Nous sommes avec toi. » me dit-on. « Nous allons t’aider », rien ne se fait. « Si tu as besoin de nous ne te gêne pas. » Lorsque j’ai besoin personne n’est là. C’est injuste; parfois je suis tentée de faire la sourde oreille à leur demande.
Mardi, le 31 octobre 1989
– Mimi : Par obéissance, j’écris pour dire que je n’ai pas écrit. Bonsoir P.G., P.A.
Mercredi, le 1er novembre 1989
– Mimi : Comme j’aimerais à être joyeuse et fêter la belle fête de tous les Saints!
Je me sens d’une grande tristesse; je ressens la mort dans l’âme. Pourquoi cet état ? J’ai un dégoût pour la prière. La haine pour tout ce qu’il y a de beau. Et pourtant dans ce gouffre de misères, je me sens engourdie, incapable de bouger pour revenir à la surface. Mes yeux se ferment devant cette noirceur. Aucune lueur d’espérance, ma volonté s’égare. Je ne puis survivre à tout cela. Dieu m’a-t-il créée pour me perdre ? Ou dois-je continuer de vivre dans cet état pour perdre d’autres âmes ? Je ne sais plus où je vais! Que puis-je faire de plus ? La réponse est toujours rien, rien, tout est fini pour toi. J’ai abusé des grâces et aujourd’hui je reçois le châtiment que je mérite.
Jeudi, le 2 novembre 1989
– Mimi : Je n’ai plus la force d’écrire ces mensonges!
Si le P.A. et le P.G. sont stupides pour tout croire sur ma vie, je n’y puis rien. Mais leur responsabilité sera grande devant Dieu d’avoir trompé le public avec le faux témoignage sur ma vie. Quelle insulte à la Vierge et quel scandale pour Medjugorje, lorsque la vérité sera connue. Leur orgueil de prêtre sera puni et la malédiction est sur nous tous. Je me sens coupable et j’attire sur la terre la vengeance de Dieu. C’est pour cela qu’il me rejette et me maudit pour toujours, avec ceux que je voulais sauver. Je ne peux plus écrire tellement mon cœur est rempli de haine. Et pourquoi continuer à mentir en écrivant tout!
Vendredi, le 3 novembre 1989
– Mimi : Est-ce possible de tant souffrir! Depuis trois heures cette nuit, il me semble que mon pauvre cœur va cesser de battre. C’est seulement vers neuf heures ce matin que j’ai été un peu soulagée, après avoir vomi, j’ai dû rester à jeun toute la journée. J’étais très faible et les fractures me faisaient souffrir davantage. Dr Fayez est venu et m’a beaucoup aidée, à tout offrir et me demande de rester au lit pour bien me reposer. Je me demande où est le repos dans le moment présent.
Samedi, le 4 novembre 1989
– Mimi : Je ne crois pas à la guérison des fractures du sternum et des côtes. Cependant je dois accepter cette douleur, ces souffrances.
Je sens de plus en plus le vide. Une vie inutile sans idéal. Tout ce qui m’attire vers le bien, je le combats de toutes mes forces car une damnée est capable de combattre et de gagner la lutte. Je crois à la puissance de mon ennemi sur moi, de plus en plus je marche vers ma perte. Je suis heureuse parce que je n’entends plus les reproches de Dieu, ni les remarques du P.A et P.G. et les paroles de F. Je me trouve lâche de continuer à écrire. Le silence pour moi serait si facile.
Dimanche, le 5 novembre 1989
– Mimi : Je n’ai plus le courage pour lutter! L’extrême faiblesse que je ressens me décourage. Toujours cette noirceur. Ma volonté semble morte. Aucune réaction humaine; seule la haine me donne l’impression que je vis. Ce cœur qui a tant aimé Dieu, déjà, se durcit. Pour continuer à vivre il me faudrait renaître avec un cœur nouveau. Après tout pourquoi vivre? Pourquoi écrire? Je ne comprends plus rien. Je me demande parfois, qui m’inspire à écrire ces choses? Le Malin ou l’Esprit Saint? Je ne crois pas que l’Esprit peut inspirer d’écrire l’état de mon âme, puisque le Malin est déjà présent, dans mon esprit et ma volonté. Si Dieu le permet, je n’ai pas de reproches à recevoir.
Lundi, le 6 novembre 1989
– Mimi : Comme d’habitude je me sentais lasse. Aucun goût. Tout ce que je voulais accomplir était négatif. Tout ce que je peux voir sans comprendre, c’est que j’enfonce de plus en plus dans ce gouffre et dire que dans quelque temps, tout sera du passé. Rien pour le ciel, tout pour ma perte, avec ceux que je dois perdre car c’est là ma nouvelle mission, surtout chez les âmes consacrées. Pourquoi dois-je écrire toutes ces choses? J’ai assez de les subir sans avoir à les écrire. Le soir le P.A. me rend visite pour m’aider à refaire mes forces par le sacrement du pardon; ça n’a pas été facile. Par la foi en son sacerdoce qu’il vit avec confiance et l’aide de Dieu, j’ai un peu de calme, depuis la deuxième (2e) chute (27 sept.89), je ne pouvais pas dormir. Le calme après la tempête. Je remerciais Dieu en lui demandant d’avoir pitié de moi. J’aurais tant aimé que Marie me berce un peu pour me reposer près de son cœur de Mère. Mais devant la Sainte Volonté du Père Éternel, Marie s’incline et rend grâce pour cette purification.
Mardi, le 7 novembre 1989
− Mimi : « Merci mon Dieu, pendant la messe célébrée par le P.G. au moment de l’offrande, j’ai ressenti une grande paix et en même temps une joie que je ne connaissais pas encore. Il me semblait que ma pauvre âme était détachée de mon pauvre corps et je pleurais. Puis je m’unissais à Dieu avec le P.G. et le P.A. pour que Marie puisse nous offrir au Père Éternel. J’aurais voulu que cette messe, cette offrande dure toute la vie. Comme j’aurais aimé être seule dans le silence, la paix, mais non, je dois accepter d’être accueillante, joyeuse avec celles que Dieu place sur ma route. Malgré ce calme, je souffre physiquement, le moindre mouvement, mon corps semble se briser, mon pauvre cœur n’a plus la force de battre normalement, peu importe, il n’est plus à moi. J’ai tout donné par amour. »
Mercredi, le 8 novembre 1989
– Mimi : La journée a mal commencé. Toujours cet état de tristesse. De plus en plus, je découvre en moi cette misère, cette pauvreté spirituelle; la méchanceté de mon cœur blessé, et pourtant ce cœur blessé était pour moi, ma force, car j’avais la certitude que nos deux cœurs battaient à l’unisson pour glorifier le Père Éternel. Quand je pense, que je tendais mes bras vers ce Jésus crucifié, pour atteindre la croix, cette croix où je voulais partager ses souffrances, ses douleurs pour qu’il ne soit pas seul pour mourir. Je voulais être avec lui, en lui, vivre et mourir d’amour pour glorifier le Père Éternel. Pourquoi aujourd’hui je me sens si seule, loin de tout cela. Ma volonté est rebelle, mon esprit est troublé, mon cœur est durci! Que fait mon âme dans le moment ? La réponse est toujours rien.
Jeudi, le 9 novembre 1989
– Mimi : Que j’ai hâte d’avoir un petit rayon de soleil! Toute contrariété me peine. J’aimerais répondre mais je suis incapable de dire quelques mots. Je me sens imbécile de ne pouvoir parler librement. Dans l’état où je suis c’est peut-être mieux, car je pourrais manquer à la charité. Ma pire souffrance c’est d’accepter et remercier Dieu de cette deuxième (2e) chute. Et pourtant je l’ai acceptée jusqu’en mon subconscient lorsque j’étais très souffrante à l’hôpital. Je regarde ce que j’ai pu vivre depuis cette chute du 27 août 1989, où j’étais si heureuse; plus y avait de la douleur, plus je me sentais avec Jésus sur la croix. Aujourd’hui je réalise que tout était faux; un rêve qui ne se réaliserait jamais sans un miracle de la grâce. Et cette grâce, je ne la mérite plus. J’ai trop abusé. Je n’ai rien à demander, ni à recevoir, seulement le châtiment que je mérite.
Vendredi, le 10 novembre 1989
– Mimi : Chaque vendredi, je souffre davantage et je me demande quelle douleur j’ajouterai aux autres. Je n’ai qu’à regarder ma conduite, mes doutes, mes péchés et j’ai la réponse. Le temps me paraît si long. Le silence de Jésus ajoute une douleur plus aiguë au cœur. Ce cœur blessé tant de fois! Comment peut-il battre encore, sans ressentir la douleur, du rejet, de l’abandon? Si j’avais au moins une petite lueur d’espérance. Le tunnel que je dois traverser me paraît si long, chaque jour je marche, mais aujourd’hui je me traîne. Si je pouvais au moins respirer et espérer, mais non, toujours non. Je regardais les nouvelles à la télévision. J’étais dans la joie de voir ce grand miracle de la Vierge (mur de Berlin). Oui ce grand miracle de Marie Reine de la Paix est un cadeau du Père Éternel pour la foi que ce peuple a gardée au plus profond de leur âme.
Malgré la souffrance morale et physique, avec dignité ils ont enduré. Comme une maman, Marie a fait sortir de l’esclavage ses enfants pour leur donner la Paix. Le Père Éternel a été touché du grand respect et surtout de la grande foi et l’amour avec lequel un certain nombre de ce peuple Allemand a accepté de publier et de lire le volume « Marie Reine de la paix, demeure avec nous. » Après avoir exaucé leurs prières, Marie a montré et prouvé au monde qu’elle protège et soutient ceux qui mettent une pleine confiance en Dieu, le Père Éternel. Le Père Éternel bénit et pose sa main sur tous ceux qui aiment Marie et l’invoquent sous le vocable de « Marie Reine de la Paix demeure avec nous ». Oui nous aurons la Paix que par Dieu, son Fils Jésus et par Marie, en vivant dans la prière confiante et reconnaissante.
Marie demeure avec nous sans cesse. Elle visite encore notre terre pour réunir ses enfants, pour les offrir au Père avec son Jésus. Elle intercède pour obtenir la paix, l’amour, la charité pour chacun de nous.
Elle sera avec nous jusqu’à la fin des temps puisqu’elle n’a pas quitté Jésus au pied de la croix. Et c’est par un privilège spécial que l’Allemagne a été le deuxième pays au monde à publier le témoignage : « Marie Reine de la Paix demeure avec nous ».
1- Medjugorje 2- Allemagne 3- Canada 4- États-Unis.
La paix se fera aussi dans d’autres pays. Merci mon Dieu. Merci Marie : messe d’actions de grâces à Dieu pour tous ces gens.
Messe d’actions de grâces et d’intercession à Marie Reine de la Paix. Messe d’actions de grâces à Jésus Christ, Christ-Roi pour son Amour Miséricordieux.
Samedi, le 11 novembre 1989
− Mimi : Je ne puis écrire comme je voudrais. C’est le vide complet. Il me semble vivre dans un corps mort. Où est mon esprit ? Ma volonté ne peut plus réagir, ni lutter. Le combat est déjà perdu. Mon pauvre cœur blessé n’a plus la force de battre !
Le soir.
– Mimi : « Merci mon Dieu, mon directeur le P.A. m’a aidée à tout accepter. La foi dans son sacerdoce est tellement grande, et malgré tout je ne puis retrouver tout ce calme pour mon âme. »
Dimanche, le 12 novembre 1989
− Mimi : Pendant la messe je me trouvais si indigne d’être offerte au Père Éternel. Et pour un moment, j’aurais voulu moi aussi chanter les louanges à Dieu, à Marie. Tous chantaient, le P.A. (R. C. J). La colombe roucoulait, Pit chantait et moi je pleurais. Je suis si épuisée, les gens ne savent pas ce qui se passe en moi. Je suis fatiguée de paraître avec un sourire et de rester calme.
N.B. Pit était un petit oiseau qu’elle avait et qui chantait…..
Lundi, le 13 novembre 1989
− Mimi : Trop malade pour écrire! Combien de temps va durer cette deuxième (2e) chute ? Si j’avais un peu de courage pour continuer ma route, mais dans mon puits de misère, je dois y rester pour mourir. Dr F. est venu : injection contre la grippe. Pourquoi tant de dévouement je ne le mérite pas. Cependant la lecture qu’il me fait m’aide un peu. Lorsqu’il me parle avec tant de conviction de l’amour du Père Éternel, de Marie. C’est vraiment l’Esprit Saint qui vit en lui.
Mardi, le 14 novembre 1989
− Mimi : Le temps est si triste, pas de soleil, il me semble que le ciel est sombre et que les élus pleurent, laissant couler leurs larmes sur la terre. Je ne puis marcher. Si je pouvais croire que Marie me garde dans ses bras, près de son cœur, comme je serais heureuse! Pourquoi ma volonté se refuse de croire ? Que fait l’Esprit Saint ? L’esprit malin sait, lui ce qui se passe, il me le dit.
Mercredi, le 15 novembre 1989
− Mimi : Il pleut encore! Avec peine et misère j’ai essayé de mettre de l’ordre dans la correspondance. Je me sens de plus en plus coupable de ne pas répondre à ces lettres et de ne pas répondre aux appels téléphoniques. Je suis si faible. Je suis si seule, abandonnée de tous. Je me risque à frapper à la porte du ciel. Toujours rien, pas de réponse pour moi. Comment le Père Éternel peut-il rester sourd à mon appel? Je ne puis croire qu’il voit tout, qu’il entend tout; cette doctrine est fausse et je n’ai plus confiance.
Jeudi, le 16 novembre 1989
– Mimi : Il pleut, encore la tornade, le vent, la tempête fait rage en dedans et au dehors. Si je pouvais avoir un petit rayon de soleil. Je ne demande pas tant.
– Mimi : « Mon Dieu, combien de temps vas-tu faire la sourde oreille à mes demandes ? Toi qui es supposé voir tout. Serais-tu aveugle pour ne pas regarder l’état lamentable où je suis ? Que fait ton cœur de Père ? Tu es peut-être las de toujours m’entendre gémir ? Tu n’es pas le seul à avoir cette attitude! Ton Jésus est allé chercher la brebis blessée pour la guérir. Je suis blessée physiquement et moralement, vais-je mourir comme cela en brebis perdue ? »
Vendredi, le 17 novembre 1989
− Mimi : Toute la journée passe par de grandes souffrances physiques et morales. À plusieurs reprises, j’ai dû garder le lit. Si au moins ces souffrances pouvaient servir à quelqu’un, à quelque chose. Je n’ai même pas la certitude que j’aurai une troisième chute. À quoi bon croire cela; rien ne change la situation.
Samedi, le 18 novembre 1989
− Mimi : Les Pères G. et A. G. sont venus célébrer la Sainte Messe. Je n’ai jamais autant souffert. Je n’avais pas le choix. Mon cœur me faisait mal de les voir prier avec tant de respect, de dignité devant la Présence Réelle. À genoux devant Jésus, ils récitent avec foi, la prière du don total; prière inspirée par l’Esprit Saint qui autrefois était la seule raison de vivre; ma vie spirituelle était basée sur cette prière, cadeau de l’Esprit Saint aux petites âmes. Je suis incapable de l’entendre réciter sans en ressentir une haine, tellement je la déteste. Je n’aurais jamais dû l’écrire. Si je pouvais trouver un moyen de la détruire!
Dimanche, le 19 novembre 1989
− Mimi : Je me sens de plus en plus seule, toujours souffrante.
Je suis plus sensible à tout ce qui m’entoure. Certaines personnes ont le don de me blesser par leur attitude, soit par leur silence, ou par leurs paroles trop directes. Pourtant la situation est assez grave, sans que je sois blessée davantage. Pourquoi vouloir me faire mal ? J’en ai assez de tout. Je n’ai plus confiance aux belles paroles, quel que soit leur charme pour essayer de m’aider à tout offrir. Sous prétexte de comprendre, ces personnes ne comprennent rien. Seul l’orgueil ou l’ignorance peuvent les faire parler ainsi, ce n’est pas ainsi soit-il!
Lundi, le 20 novembre 1989
– Mimi : « Mon Dieu, que voulez-vous de moi ? »
Dans sept (7) jours, il y aura deux (2) mois que je suis à vivre dans la deuxième chute (27 septembre). Je devrais dire 2 mois que je me sens mourir. L’agonie est si longue, mes yeux semblent fermés sur tout. Mon pauvre cœur blessé bat à peine. Et dire qu’autrefois, il battait si fort, tellement il y avait de l’amour. Rien qu’à vivre cette intimité avec ce Jésus que j’ai tant aimé déjà. Mon cœur battait si fort que je croyais mourir d’amour. Aujourd’hui ce pauvre cœur doit battre, battre sans cesse, pourquoi ? Pour rien, car il n’a plus rien à donner, ni à recevoir, seule la mort sera bienvenue.
Mardi, le 21 novembre 1989
− Mimi : De plus en plus la communion est difficile pour moi. Il me faut un discernement à faire. Recevoir le corps du Christ par la foi et l’obéissance ? Ou communier sans la foi, par obéissance et faire un sacrilège ? La situation est tellement ridicule que je ne devrais pas poser de questions. Ce sont que les intelligents qui cherchent, demandent et posent des questions. L’innocent ne demande rien, pas de conseil, etc. À l’avenir je devrais garder le silence et ne rien dire, ni écrire. Cela ne sert à rien puisque je n’ai jamais de réponse. En agissant ainsi je serais seule à garder l’attitude de silence de l’innocent.
Spécial : JEUDI, Le 30 novembre 1989
Fête de Saint André apôtre
John Cornwell (écrivain de Londres) vint pour voir Georgette Faniel. Durant la messe, le Père Éternel donna ce message pour lui :
– Le Père éternel : « Marie et moi étions dans la joie de voir notre fils s’agenouiller devant la présence réelle de Jésus. Et j’ai posé ma main sur lui pour le bénir d’une manière spéciale; lui accordant toutes les grâces nécessaires dans son travail et sur tous ceux qu’il porte dans son cœur et sa prière et tout lui sera accordé dans tout ce qu’il demandera selon sa foi et sa confiance. Il vivra des jours heureux. »
Message reçu par Mimi. Ça faisait deux mois qu’elle n’avait pas entendu la voix du Père Éternel.
Nous discutions avec John Cornwell et parlant comment Georgette voyait le Père Éternel. Elle se le représentait avec un corps. Je lui dis ce n’est pas théologique : la représentation que tu as peut être sous un aspect humain, mais c’est une vision adaptée à notre façon d’imaginer.
– Soudain le Père Éternel lui dit : « Qui empêche les théologiens de croire que je suis un être vivant avec un corps, puisque mon Fils s’identifie à moi. Au lieu de discuter, priez l’Esprit Saint. »
Durant l’entretien avec John Cornwell de Londres le démon a essayé d’étouffer Mimi car il ne voulait pas que le Père Guy parle de Marie et de Medjugorje. Alors il s’est attaqué à Mimi. J’ai prié et fait le signe de la croix et en récitant le « Je vous salue Marie », il a quitté.
JEUDI, Le 7 décembre 1989
– Jésus a demandé à Mimi : « Prie pour que Monseigneur Zanic se rende à Rome pour inviter le Saint Père à venir à Medjugorje. »
VENDREDI, Le 22 décembre 1989
– Le Père éternel : « Ma chère petite fille ce qui réjouit mon cœur, c’est le parfum de ta prière qui monte vers moi et l’amour de ton âme qui ne se fane pas. Oui petite rose blanche immortelle que j’offre à Marie. »
Lors des meurtres à la polytechnique (Université).
« Je regardais l’état des victimes et l’essentiel est qu’ils sont les enfants de Marie. »